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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 15:48

elne.JPG  Cathédrale d'Elne (C) J-Pierre Bonnel

 

Malgré la canicule, l'attrait des plages, la crise "libérale" et la tendance à l'ignorance pour la servitude des peuples, la culture se porte bien et les événements se multiplient. Au-delà de la conception démagogique d'une culture "animation" ou "divertissement", je m'attacherai ici à une culture de qualité. 

 

Comment juger si une création est "de qualité"..? L'auditeur ou le spectateur ressente vite que l'oeuvre n'est pas faite pour la fête ou le défoulement (ce qui nécessaire, de façon périodique), mais qu'elle nous plonge au plus profond des choses et de nous-mêmes; une sonate, un prélude...nous permet la méditation la plus forte au coeur du silence de la musique...Avec Bach ou Mozart, on atteint les limites qui nous interrogent sur la vie et la mort. Même si on ne sait rien du sujet du compositeur, narration, méditation ou commande d'un protecteur...

 

C'est l'émotion que le public de la cathédrale d'Elne a ressenti en écoutant Claire Désert, Abel Rhaman, et les autres virtuoses venus pour le festival "Fortissimo" !

 

C.Desert.JPG Claire Désert -   (C) J.P.B.

 

J'ai eu le plaisir d'aller chercher (puis de raccompagner) Claire Désert à l'aéroport; avec une artiste aussi simple, humble, c'est un façon plus intime de connaître un individu qui a une vie, un passé, un père ancien rugbyman, à Dax, à l'époque de P.Albaladejo, et n'a pas qu'un masque médiatique...

 

Elle se prêta, comma El Bacha, un "monstre" de talent et de modestie, à l'exercice des dédicaces, puis vint nous rejoindre (association et responsables de la municipalité) à la galerie de la Pardalera, pour des agapes conviviales. 

De même, Sofi Jeannin, directrice de la maîtrise de Radio-France, est d'une simplicité étonnante, marque des grands artistes, alors qu'elle pourrait, cette Norvégienne belle comme un top-model, avoir une conduite de star...

 

La culture continue. L'été est un creuset fécond pour ces rencontres qui ravissent le coeur et l'esprit. Quelques rendez-vous, donc, pour ces jours prochains, en Catalogne "française" :

 

-P. Mouratoglou et Pedro soler à Collioure, le 26, à Baho le 28, au Mas Riquier de Catllar le 29...

 

- La viste guidée de l'expo "Paris-Perpignan-Barcelone, chaque mardi à 16h30, musée Rigaud rue de l'Ange (4 et 2 euros) à ne pas rater !

 

-Les roseaux résonnent à Ruscino: visite du site archéologique et concert d'instruments faits en roseau (10 heures, 5 euros, chaque mercredi. Près de Château Roussillon, route de Canet) 04 68 86 08 51)

 

- Maurice Durozier (à lire demain)

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 14:13

 

 images-copie-11.jpeg Guy Jacquet.

 

 

     En 1927, Walter Benjamin était venu à Marseille et avait tiré de ce voyage un recueil de courts textes publié dans une revue suisse à la suite d’un recueil semblable sur Weimar. À la ville de Goethe, celle du classicisme allemand, témoin d’une époque où, selon Benjamin, « le riche lui-même devait encore sentir la dureté de la vie sur son propre corps », avant de céder bientôt au confort de l’ère industrielle, succédait la ville du Sud, moderne, cosmopolite et prolétaire, terrain d’expériences surréalistes et réservoir des forces politiques du présent. 

 

Ces textes en tête, j'ai l'intention de suivre le parcours de Walter Benjamin dans Marseille. Ils dessinaient une géographie approximative : le quartier du Panier, la cathédrale de la Major, les quartiers de la Joliette et d’Arenc, la ligne tracée par la rue de Lyon en direction du nord, des environs de la station Bougainville, terminus du métro, jusqu’aux hauteurs de la Viste d’où l’on domine la ville...

 

"...Le 17 août je dois me réfugier plus loin dans le Midi

à Marseille la ville des fuites des rencontres

des portes et des fenêtres

 

des bateaux des cales, des hublots

des visages cosmopolites

avec des envies de mer et d'Orient

ai-je ce désir d'Amérique

la fuite vers le Nouveau Monde est-il lâcheté ?

Mais inutile d'y penser les green cards pour cinq bonnes années

sont épuisées !

 

Je me grime en marin

à tout prix je dois débarquer..."

 

(extrait de "Le chemin ultime de Walter Benjamin" - J.P.Bonnel - Cap Béar éditeur)

 

 

 

         * Tout sur le théâtre de la RENCONTRE :

 

*Vendredi 19 - SAMEDI 20 juillet à 21hDIMANCHE 21 à 17h30  

 

Le Kabaret de Rencontre joue "Il est 10 heures du soir ..."

 

 

Théâtre-chansons 

 

 

« Une nuit, alors qu’il commençait 

à s’endormir, la tête sur son sac à dos et les pieds dans la fraîcheur d’un banc de bois, quelques sirènes (de bateaux en partance et de police en errances…), il franchira une porte entr’ouverte qui le mènera dans les méandres d’une mémoire tout à la fois drolatique et émouvante, féroce et comique tour à tour….

 

 Guy Jacquet nous ressert  la puissance de son interprétation, s’appropriant des textes et des musiques que nous pensions connaître... »    

(Jean Christian Bierly – 

Vent des tourbes –Charente)

 

 Le Kabaret de Rencontre joue

Il est 10 heures du soir Théâtre-chansons 

conçu et interprété par Guy Jacquet


Textes et musiques :

Anne Sylvestre,  Léo Ferré, Villon, Prévert, B.Vian,  Gaby Verlor, Aragon, Mouloudji, Rutebeuf, Brecht,  J.Genet, Kutt Weill  Guy Jacquet, 

Arrangements musicaux :  Henri Xéridat- P.Lepennec- André Stuber- Raf.Marcos Séba et Serge Llado 

 

Scénographie: Cécile Moins  -  Lumière: Xico Xica - Encuentra Light

Photos de scène : Robert Barrero

 

 

Co-Production: Théâtre de la Rencontre/ Vendanges d’Octobre(Alénya) Veillées d'Arpaon / Quemada/ Le Cachou d'Ain/ Paroles en Ossau/

La Salle Bleue (Toulouse)- Le Troc à chants (Gap) 

 

Il est 10 heures du soir ...

 

Où entre- t-IL? Dans une arrière salle (d'attente? de bistrot?), une réserve, des coulisses, une chambre aux chimères? Peut-être nulle part... entre incunables et poussière de temps retrouvée. 

Autour d'un vieux poste de TSF, des livres empilés, des  objets répandus, souvenirs assemblés en cascade sur les chaises et les costumes et le lit. 

Fuyant une sirène inquiétante, c'est dans ce capharnaüm sublime 

qu' IL va se réfugier. 

Mais là, quelque chose va se mettre en route, malgré lui, qu'il ne pourra arrêter. 

 

Jamais!

Peu à peu IL investira cette boîte de Pandore, boira deux ou trois coups, dira quatre sottises, rira d'une image ancienne pour mieux chanter et puiser dans l'assemblage de sa mémoire, l'eau de la tendresse, ses colères et ses pirouettes moqueuses. 

Ce type aime les romances, les coups de gueule et coups de rouge, comme autant de filets de secours lancés vers un monde pas tout à fait perdu. 

*****/*****

‘’...alors nous embarquons sur des textes navigants, des musiques en chamades et en aussi charades, autant d' ambiances et de personnages en dérives que Guy Jacquet affectionne (ne joua-t-il pas Ulysse voilà quelques années ?) . Dehors, dans le brouillard du quai, où les sirènes de cargos répercutent l’écho de départs sans bagages, un accordéon de barbarie file toujours l'âme des poètes. ‘(M.Cleiris– La Montagne)

 

"C'est un acteur hanté par les gens qu'il aime profondément, sans esbroufe mais avec intensité, drôlerie ou cruauté. Son impact théâtral est cultivé par toutes ces années à arpenter les scènes de France, de Navarre et d'ailleurs. Il vaut mieux aller l'écouter avant qu'il ne disparaisse vers des destinations mystérieuses, remettant son feutre et nous laissant un goût d'anis sur les lèvres. Certes il revient toujours, mais ce qui est pris, n'est plus à prendre. " (Michel Bouteyre- La Charente Libre). 

La nuit où la lune s’est perdue… .(extraits –Guy Jacquet)

Il est 10 heures du soir

Et pourtant tout commence et s’achève et s’étale

Et moi je n’y peux rien, 

Même ayant tout compris, tout vécu, 

je n’y peux rien du tout. 

J’ai déchiffré de loin !

Il est 10 heures du soir 

Au saxophone pluvieux de Charlie ‘’Bird’’ Parker…

Le pavillon bourré de pierres et de coton désesclavé

Night and day…  Day and night…  

Il est 10 heures du soir et ça ne change rien. 

Dix heures, par ici, c’est qu’elle heure à Rio, 

à Rome, à Syracuse, à Vienne, à Berlin Est, 

Prague ou Valparaiso …

Il est onze heures du soir. Il fait bon. Tout va bien. -

la nuit mène sa route.....

…...

 

Et le vieux trapéziste Ephraïm , 

que l’on a tous connu, qu’on aime bien, 

Et  qu’on a tous aidé de bon cœur à se saoûler la gueule

Savez vous ce qu’il fait ce soir ?

Il se promène au long des murs du cimetière Saint Martin …

Il sifflote Le Temps des Cerises entre deux coups de pinard, en sourdine, pour lui seul.

Ephraïm est si vieux qu’il se cherche peut-être parmi tous ces gens là. Il en connaît beaucoup. Il n’aurait aucun mal à se faire inviter 

Mais il du respect pour les morts. Il hésite. …...

 

Dix  heures en pleines Albères

A votre avis qu’elle heure peut-il bien être dans l’île de Pâques ?

Fait-il soleil ou nuit ?  Croyez vous qu’il fait beau ?

…. 

Il est onze du soir.... ? La nuit trotte et s'échappe ...

Rue Coupe Vent des Minimes- 

Et l’archiprêtre a soif !

Il va faire une entorse à ses habitudes anciennes et féodales ! 

"Pourquoi l’homme de dieu n’aurait-il pas le droit de s’offrir un whisky ……. 

Deux whiskies, trois...et peut-être bien cinq ! 

Mais dieu toujours premier servi. Amen !

…...

"Il est onze heures du soir, exactement c’est vrai. 

On croise sur les quais des amoureux possibles 

Ils ont les yeux tout clairs et tout définitifs, déjà !

On lève les yeux sans trop savoir pourquoi

Le Castillet est environné d’oiseaux préhistoriques !

Ils exécutent autour du drapeau puéril 

des figures piquées à vous couper le souffle. 

Gargouilles découpées dans les songes et splendides

Il est Onze heures du soir… 

Le ciel se fait du bleu et la nuit se sent belle 

et le silence arrive  et bientôt c’est minuit 

 

Minuit ! Au  carillon Westminster 

de Monsieur Mackie Messer 

Quelque part dans Soho ! 

 

Ce vieux truand malade

 

Cerné de toutes parts par toutes sortes de gens

Qu’il n’aurait même pas vu, jadis,

Qu’il aurait fait descendre entre poire et fromage…

Mr Mackie  a peur ! 

 

Il regarde la pendule et se met à haïr……Il lui crache au cadran 

faute de se plomber d’un pruneau au cerveau

Il n’y a pas si longtemps il aurait arraché les aiguilles une à une

Écrasé  les ressorts… bouffé le balancier où ses 80 ans se dessinent avec une cruauté noire.

 

Mais minuit par ici, c’est quelle heure à Pékin 

et quelle heure à Beyrouth, à Brest à Djakarta, Irkoutsk et Tel-Aviv….?

 

Les acteurs fatigués  écoutent dans la fumée en contre jour de leurs derniers cigares 

Ils sont là, devant le vieux miroir piqué de leur loge  

Et leurs cabotinages s’y dessinent avec une cruauté noire.Ils savent bien qu’il faut y aller !Comme toujours, même à reculons, comme toujours, même les yeux fermé

Il faut toujours que ça finisse entre nez rouge et fond de teint.

Il faut bien que les choses continuent d’être choses

Pour les uns, pour les autres, pour les fils et tout ça.

 

Une heure vient de sonner au clocher de Collioure

Et puis deux heures et trois  …La nuit va son chemin…la vache !

C’est quelle heure à Madrid 

et quelle heure à Lisbonne. 

Et quelle heure à Capri 

et quelle heure à Vérone ?

 

Et Charlie ‘'Bird ‘’Parker 

s’accroche fermement à la bouillotte de son sax.

Night and day - Day and night?

 

Et la clarté se lève

A cinq heures – 

Comme ça – 

Sur nos vies!

 

Fait-il soleil ou nuit ?

 

 

G.Jacquet

 

JUGEONS SUR PIECES  Productions des acteurs et metteurs en scène du Théâtre de la Rencontre 

Le Guichet de Jean Tardieu 1971 (par le Groupe de Recherche et d’Etudes Théâtrales- Préfiguration de La Rencontre)

La Ville création poétique. 1971 : Ponge, Pichette, Fargues, Cendrars, Vian, Duras, Bachelin, Dubac…(GRET)

Christophe Colomb de Michel de Gheld.erode, 1971/72 (GRET)

Jouliet and Woméo parade de rue, d’après Shakespeare, création 1971/72…(GRET)

Mozart assassiné de Guy Jacquet, création - Festival en Fenouillèdes 1972 -Tournée 1973…(GRET)

Le Cycle du crabe de Gabriel Cousin, adaptat Pierre Bouchet  - Stage national Caudiès, 1972

La Moschetta d’après Ruzzante, Stage Nal. Caudiès, Festival de Bern 1973 (GRET)

Classe terminale de René de Obaldia, adaptation Guy Jacquet.  Tournée :1973/74…(GRET)

Le Cavalier bizarre de Ghelderode, adaptation - Pierre Bouchet - Stage national Caudiès, 1974

Le Médecin malgré lui de Molière, Création et tournée 1974/75 /76

Fièvres de Maurice Durozier, Guy Freixe, Guy Jacquet, création Avignon 1975

Cabaret à Emporter de Serge Llado, Guy Jacquet, création et tournée 1974/75/76

1976   DEBUT DE LA COMPAGNIE : THEÂTRE DE LA RENCONTRE

L’ombre d’un franc-tireur de Sean O’Casey.  Tournée :1976 /77

Anafolisme de Marc Delestre - Stage Nal.Caudiès, création 1977

La véritable histoire de François Villonde Roger Payrot, création Festival d’Octon 1977

Chanson d’un Gâs qu’a mal tourné de Gaston Couté par Guy Jacquet, création Avignon 1978/ Tournées Permanente depuis .

La te manquée d’après Jean Tardieu, adaptation Guy Jacquet, création Festival de Carcassonne. Création et tournée1979/80/81

Théâtre au café volant de Robert Barrero et Guy Jacquet, 

création Festival d’Octon 1980. Tournées 81/82/83

La Ballade des Perdus de Roger Payrot, 

création Théâtre Action Perpignan 1981-Tournée 81/82

La Démarieuse adapt. Annie Florenza-Festival Minerve 1982

DArti Show de Roger Payrot, création 1983/84

Ce soir on vous le chantera ! de G.Jacquet et Henri Xeridat.- Festival Minerve. Tournée1983  à  1992

Georges Dandin de Molière, 1984/85.- Tournée. R.F.A :85

OM’argiles travaux d’acteurs - Guy Jacquet -Stage International - Chartreuse Vill.Lez Avignon 1984

Grand’peur et misère du 3e Reich de Brecht,adaptation et mise en scène : Robert Barrero 1985 

Le son de la feuille de Guy Jacquet - Stage Nal-Parc des Cévennes , Festival d’Ispagnac 1987

Ainsi criait le coq, Pablo ! Poèmes de PabloNeruda,. Adapt.de Guy Jacquet- Festival de Sarlat 1988

Et l’Eté reviendrait collectif d’auteurs sur les cahiers de doléances du Roussillon. 1989

La Ricineraie d’après Anton Tchekhov, adaptation Annie Florenza, création Estivales 1990

Monserrat d’Emmanuel Roblès, création Estivales 1990/ Tournée 1990

La Rue mon camarade de Guy Jacquet, création Estivales 1991. Tournée  de 1991 à  1998 

Les Inconnus dans la Raison,performance de théâtre “invisible”,1re création: Château de Nyers 1991

Le Voyage du Médecin de Molière, adaptation G.Jacquet, création Estivales 1991-Tournée RFA 1991

 

Tosca  de Puccini – Dion Musicale :  Daniel Tosi - Mis en scène : Guy Jacquet 1991

 

Pour tout l’Or de Granada création théâtre-musique-danse, sur l’année 1492 en Espagne 

(la reconquista ; la persécution et l’exil de juifs, l’arrivée des gitans … et le 1er voyage de C.Colomb)

avec Angélique Ionatos, Amina Allaoui, La Joselito, Pedro Soler, Henri Agnel – M.e.Scène:  G.Jacquet

Jugeons sur pièces suite

Par la barbe d’Ulysse de Pierre Bouchet, création Estivales 1992

La plus vieille histoire du monde de Pierre Bouchet d’après Homère, création Estivales 1992

La Nuit du Cavalier d’après M. de Ghelderode, adaptation Guy Jacquet, création Estivales 1993

Demain une fenêtre sur rue de Jean-Claude Grumberg, création Estivales 1994

Le Sourire au pied de l’échelle d’après Henri Miller, adapt. Guy Jacquet, création Estivales 1995

Edmond de David Mammet, adaptation Christian Hernandez, création Estivales 1995

Chez Pierrot de Jean-Claude Grumberg, adaptation et mise en scène Robert Barrero 1996

Ce que voit Fox de James Saunders, mise en scène Christian Hernandez 1997

Les Iks d’après Colin Turnbull, adaptation Jean-Claude Carrière, création Quémada 1999

Milagro 2000 d’après Josué de Castro, adaptation Pierre Bouchet /Guy Jacquet, création Estivales 1999. Coprod. Franco Brésilienne Théâtre de la Rencontre - Ecole Nale.de Salvador de Bahia.

Le Cabaret de 4 Sous d’après Brecht et K.Weill. Montage de Roger Payrot et G.Jacquet. Dion. Musicale :A.Peus - Conservatoire .Nal de Région.

Homère, alors! création musicale d’après l’Odyssée, adap. P.Bouchet / Guy Jacquet, 2000

Et remettez-nous ça ! Théâtre-Chanson 2001

Le peuple des montagnes d’après Les Iks- 

2e mise en scène, création Estivales 2002

Viande crue à Whitechapel de Pierre Bouchet  sur Louise Michel - 2004

Longue pente vers Recife de Josué de Castro, 

Adapt. Guy Jacquet - création mai 2004

Enquête de Guinguette de J, Tardieu, création Festival ‘’Nits d’Eus’’ 2005

Festival  ’’Arcanes d’Ulysse’’ – Archipel des Théâtres 2007 .

Au loin une Galère de Pierre Bouchet - 2ième version d’Ulysse. 

Duos avec  Angélique Ionatos et Mike 

LAlphabet de la Mer dAngélique Ionatos / Lumières  G.Jacquet – 

Elle lui dirait dans l’Île de Françoise .Xénakis - Lecture par les acteurs de La Rencontre .

Dix Harmonies Création Musico-poétique de Michel Deneuve (orgue de cristal) et Guy Jacquet – St.Jordi 2008

Une’’ Auberge Rouge de Pierre Bouchet -Adap.G.Jacquet - Création Estivales -  2009/ 2010

Contes du Futur création Fwd:acousmatique d’André Dion- 

Textes :Guy Jacquet– Festivals: Monseret - Alénya 2010- Toulouse 2011

LAmi des gres de Georges Tabory – création 2011-2012

A Seca – Oratorio pour 12 acteurs sur les marais de la faim au Brésil- Journée du Patrimoine-Camps de Rivesaltes -  Automne 2012

L''Indien et la Baleine – Création janvier 2013

 

Prochaines créations 

Ohé, San Francisco ! d’après William Saroyan- Adaptation Guy Jacquet –-2013

Je   vous aime pour la vie !  lecture dramaturgique sur les lettres de poilus et de leurs familles de 1914 / 1918

 

A ce jour, plus de 60 spectacles ou performances, dont 32 créations originales…Un répertoire, quoi !

 

 

le Théâtre de la Rencontre est soutenu par 

La Ville de Perpignan/ 

Le Conseil Général des Pyrénées Orientales /

La Région Languedoc Roussillon / 

La DRAC. L.R /

 

 theatredelarencontre.contact@gmail.com

Tel : 04 68 55 54 07

Théâtre de la Rencontre

31 rue des Romarins

66000  PERPIGNAN

 

.(extraits –...)

Il est 10 heures du soir

Et pourtant tout commence et s’achève et s’étale

Et moi je n’y peux rien,

Même ayant tout compris, tout vécu,

je n’y peux rien du tout.

J’ai déchiffré de loin !

Il est 10 heures du soir

Au saxophone pluvieux de Charlie ‘’Bird’’ Parker…

Le pavillon bourré de pierres et de coton désesclavé

Night and day… Day and night…

Il est 10 heures du soir et ça ne change rien.

Dix heures, par ici, c’est qu’elle heure à Rio,

à Rome, à Syracuse, à Vienne, à Berlin Est,

Prague ou Valparaiso …

Il est onze heures du soir. Il fait bon. Tout va bien. -

la nuit mène sa route.....

...

Et le vieux trapéziste Ephraïm ,

que l’on a tous connu, qu’on aime bien,

Et qu’on a tous aidé de bon cœur à se saoûler la gueule

Savez vous ce qu’il fait ce soir ?

Il se promène au long des murs du cimetière Saint Martin …

Il sifflote Le Temps des Cerises entre deux coups de pinard, en sourdine, pour lui seul.

Ephraïm est si vieux qu’il se cherche peut-être parmi tous ces gens là. Il en connaît beaucoup. Il n’aurait aucun mal à se faire inviter

Mais il du respect pour les morts. Il hésite. …...

Dix heures en pleines Albères

A votre avis qu’elle heure peut-il bien être dans l’île de Pâques ?

Fait-il soleil ou nuit ? Croyez vous qu’il fait beau ?

.

J’ai vécu sous bien des toits, de hangars, de granges, de vieilles cabanes de bois tenant à peine debout.

J’ai dormi sous les ponts, dans des abris de planches et même dans la rue

Je suis un drôle d’oiseau aux ailes de papier délavées par la pluie, un oiseau-mouche dans une volée d’outardes, une mouche à feu au milieu des néons.

De quelque côté qu’on vienne, les montagnes ne présentent que leur dos.

J’ai quitté la grand-route pour retrouver l’enfance, le vieux vélo du temps, la clef des champs tapie sous un tapis de ronces.

 

Ma marche quotidienne bifurque au cimetière. Je m’y arrête pour écrire.

Je me cherche au-delà de mon corps dans le cosmos des autres.

 

Il est onze du soir.... ? La nuit trotte et s'échappe ...

Rue Coupe Vent des Minimes-

Et l’archiprêtre a soif !

Il va faire une entorse à ses habitudes anciennes et féodales !

"Pourquoi l’homme de dieu n’aurait-il pas le droit de s’offrir un whisky …….

Deux whiskies, trois...et peut-être bien cinq !

Mais dieu toujours premier servi. Amen !

...

"Il est onze heures du soir, exactement c’est vrai.

On croise sur les quais des amoureux possibles

Ils ont les yeux tout clairs et tout définitifs, déjà !

On lève les yeux sans trop savoir pourquoi

Le Castillet est environné d’oiseaux préhistoriques !

Ils exécutent autour du drapeau puéril

des figures piquées à vous couper le souffle.

Gargouilles découpées dans les songes et splendides.

Il est Onze heures du soir…

Le ciel se fait du bleu et la nuit se sent belle

et le silence arrive et bientôt c’est minuit

Minuit !

Au carillon Westminster de Monsieur Mackie Messer...Quelque part dans Soho !

 

Mais minuit par ici, c’est qu’elle heure à Pékin

et qu’elle heure à Beyrouth, à Brest à Djakarta, Irkoutsk et Tel-Aviv….?

Les acteurs fatigués écoutent dans la fumée en contre jour de leurs derniers cigares

Ils sont là, devant le vieux miroir piqué de leur loge

Et leurs cabotinages s’y dessinent avec une cruauté noire.Ils savent bien qu’il faut y aller !

Comme toujours, même à reculons, comme toujours, même les yeux fermé

Il faut toujours que ça finisse entre nez rouge et fond de teint.

Il faut bien que les choses continuent d’être choses

Pour les uns, pour les autres, pour les fils et tout ça.

Une heure vient de sonner au clocher de Collioure

Et puis deux heures et trois …La nuit va son chemin…la vache !

C’est quelle heure à Madrid

et quelle heure à Lisbonne.

Et quelle heure à Capri

et quelle heure à Vérone ?

Et Charlie ‘'Bird ‘’Parker

s’accroche fermement à la bouillotte de son sax.

Night and day - Day and night?

Et la clarté se lève

A cinq heures –

Comme ça –

Sur nos vies!

 

 

Fait-il soleil ou nuit ?

 

 

G.J acquet

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 11:21

fresque-pour-blog.JPG     Le disciple de Pagnol, sur le vieux port, cite des phrases de théâtre, entre deux perroquets enivrants. La mouette, à la terrasse de l'hôtel, est comme un poil sur la langue ou un fer à repasser sur une table d'opération...

 

Penser à relire Louis Brauquier ! (Nîmes 1900/1976)

 

    Ici, on a l'impression que le passant ne fait que passer : ville ouverte, porte de l'Orient Les écrivains ne notent que quelques impressions fugaces, leur départ comme Isabelle Eberhardt, rêvant d'Afrique... Ou Casanova, qui embarque, au début de ses Mémoires, comme Flaubert, racontant ses voyages, vers l'Orient..

 

   Le tourbillon prend tous ces habitants de la grande cité, riches et pauvres aux rêves impossibles, ou immigrés aux espoirs de retour, investissant peu à peu le centre historique... Les plus aisés montent sur les collines, pour s'ancrer dans une terre ou une pointe rouges, allant même plus loin, dans la profonde Provence,  Population e perpétuel mouvement : autoroutes, métro, train et bateaux... Ville qui subit la crise, la concurrence, l'incessant agitation des dockers... Le temps où les grandes compagnies maritimes, les messageries Paquet ou La Transatlantique, soutenaient des revues, notamment les célèbres "Cahiers du Sud"... Ils ont été repris par les éditions de L'Aube, en terre provençale...

 

   La beauté pour la Provence, le commerce pour Marseille... Mais  le Phocéa ne hante plus le vieux port; crise morale, économique, politique (les clans), crise culturelle : on parle d'arrêter l'opéra, la revue de poésie "Le Refuge " est morte, et son animateur Julien Blaine a lancé une bouteille à la mer sale, pour créer un "nouvel espace de liberté"... (Marseille, été 1990)

 

 Le port à vol d'oiseau, les brumes du matin gros d'hiver, le jour qui se risque à s'allonger, la minute supplémentaire de lumière facilite la vue sur des soies : elles suggèrent le rapide passage d'un abîme de jambes.

La guerre et le croissant sur le papier dans le paquet de la rue ouverte sur une mer sans sommeil...

 

 

---- Ce jeudi 18, début du festival de piano d'Elne "Fortissimo" ! à 18h30 (conférence de Michèle Tosi sur Poulenc) et 21h30 (soirée jazz), tout est gratuit !

 

-------

 

 

* Fête du conte à Cucugnan : le 18 juillet, 21 h, sous chapiteau, Henri Gougaud "Les contes m'ont nourri toute la vie..." et Ludovic Souliman. La soirée : 12 euros - queribuscucugnan@orange.fr   -   06.71.72.64.01

 

 

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 09:57

garcia-Fons.jpg (C) P.Garcia-Fons.

 

 

 Mar, Massilia, la réécrire, la ville, et la mer qui bouge, dans les deux sens. Vers l’Afrique : désir de désert. Mouvement vers l’Europe des pauvres, des sans-papiers : après le péril jaune, la peur de l’Arabe…De l’autre, du Noir, de l’immigré…

 

 

  *  J'étais au sommet comme un corail profond. Je voyais le bout des terres, la pointe rouge de la mer depuis mon nid préhistorique. Je dévorais la montagne des calanques, vertes de thym et de lumière d'incendie. Soleil dans les yeux, soufre au fond du nez.

 

  Les feux étaient pourtant morts d'angoisse à l'idée de lécher la conque de la mer, de peigner la douce ennemie, de brûler de plaisir les bateaux...

 

  Victoire, tu prêtais le soleil comme un premier matin sur une terrasse d'ifs, insérée dans une baise grise endormie, inhumaine...

 

   Ile hypothétique d'un nouveau monde. Je restais là, prostré dans la chaleur du Bengale, prisonnier des mâchoires du spectacle solaire... Hébété jusqu'au soir, jusqu'au cercle ocre de la mort inscrite dans les pins dégénérés de Cassis.

 

   Redescendre vers l'embrun, vers la pluie des rivages, avec des espoirs de plein midi réitérés. Ecouter ton chant, montagne, suivre ta loi inflexible, Nausicaa, à la triple roche élevée. 

   Demain, je planterai la tente à la crête du chemin de ronde. Pour une randonnée farouche sur l'immobilité du temps...

 

  * Marseille, porte de l'Orient dessinée par Puvis de Chavanes. Je n'ai pas vu Marseille simplement de l'intérieur des rues, des terrasses du Vieux-Port. Je me souvient de la ville depuis la mer, la vision acquise depuis le bateau africain...

 

  * Marseille transit ? Fille à voyous, à femmes faciles ? Cité violente, chaude ?

   Non, Marseille la poétique, entre Garrigue et Afrique.

 

  * Visite à Sud, revue de poésie, rue Saintes, en plein Midi de Marseille, sous la pluie. 

 

  Lettre à Sud. Les épreuves du bac au lycée Thiers me donnent l'opportunité d'écrire sur la cité. Je vous laisse à voir ces pages extraites d'un Bel été (recueil Méditerriennes). Sont-ils publiables ? Peu importe. Là n'est pas la question, la gestion du temps, de l'argent, de la diffusion, de la notoriété : la poésie a tout son temps. Le temps du monde. Le chant du monde ! 

 

  Je veux, tout simple, vous dire ma fatigue d'avoir arraché à la ville, à la plage, au soleil artiste, à la foule phocéenne, ces quelques mots ramassés en des pages compactes...

 

  La boîte à poèmes annonce "Sud, Broussard et Lovichi". Pas de minuterie, les clairs-obscurs de la poésie. Le sol est inégal dans cette mansarde énorme et labyrinthique. Mais, du sud au nord, de la cour intérieure aux escaliers des terrasses, délabrement, délitement. Littérature absente, du diminuement...

 

  *  A Marseille, le vieux port, qui semble sans issue vers la mer...Valéry Larbaud.

 

 

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 09:19

fauteuils.jpg (C) Jean-pierre Bonnel - L'été dans un fauteuil : un transat pour Marseille

 

  * Mar, Massilia, la réécrire, la ville, et la mer qui bouge, dans les deux sens. Vers l’Afrique : désir de désert. Mouvement vers l’Europe des pauvres, des sans-papiers : après le péril jaune, la peur de l’Arabe…De l’autre, du Noir, de l’immigré…

 

   * Le bel été, le beau Rimbaud. Une trace sur la plage qui parle d’une ultime empreinte. Dernière aventure à Marseille : sa mort.

 

  *  J'étais au sommet comme un corail profond. Je voyais le bout des terres, la pointe rouge de la mer depuis mon nid préhistorique. Je dévorais la montagne des calanques, vertes de thym et de lumière d'incendie. Soleil dans les yeux, soufre au fond du nez.

 

  Les feux étaient pourtant morts d'angoisse à l'idée de lécher la conque de la mer, de peigner la douce ennemie, de brûler de plaisir les bateaux...

 

  Victoire, tu prêtais le soleil comme un premier matin sur une terrasse d'ifs, insérée dans une baise grise endormie, inhumaine...

 

   Ile hypothétique d'un nouveau monde. Je restais là, prostré dans la chaleur du Bengale, prisonnier des mâchoires du spectacle solaire... Hébété jusqu'au soir, jusqu'au cercle ocre de la mort inscrite dans les pins dégénérés de Cassis.

 

   Redescendre vers l'embrun, vers la pluie des rivages, avec des espoirs de plein midi réitérés. Ecouter ton chant, montagne, suivre ta loi inflexible, Nausicaa, à la triple roche élevée. 

   Demain, je planterai la tente à la crête du chemin de ronde. Pour une randonnée farouche sur l'immobilité du temps...

 

** Festival Été 66 :

Soirée avec l'Orchestre de Catalogne et Recoveco 

Mardi  16  juillet   2013 à 2  1  h  (entrée libre et gratuite)


Palais des Rois de Majorque 

- Perpignan - 

Mardi 16 juillet à 21h, le festival Été 66 propose un concert complètement 

décalé au Palais des Rois de Majorque ! La rencontre entre Accordzéam, 

des solistes de l'Orchestre de Catalogne, et le groupe latino Recoveco va 

bousculer les codes, avec un programme où se croiseront Star Wars et 

Bach, Pirates des Caraïbes et Mozart... Entrée libre et gratuite (dans la 

limite des places disponibles), places assises dans les gradins, buvette. 

L’Info en plus... 


Du 22 juin au 25 août, la 6e édition du festival Été 66 fera vibrer les P.-O. 

avec 37 soirées toutes gratuites ou presque : concerts, mais aussi danse, 

théâtre et humour, dans les cadres exceptionnels du Palais des Rois de 

Majorque, du Château Royal de Collioure et du Prieuré de Serrabona.

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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 14:18

images-copie-10.jpeg Monument à Rimbaud à Marseille  

 

* Villégiature tranquille dans un transat du Prado. A Marseille, la drôle de mort de Rimbaud. Dans le jeu de quilles de la vie, il perd la sienne. Mort d'une jambe, perte d'un poète...

 

  Arthur toujours ivre sur sa dune d'olive. Harar, Roucas blanc, Lolla Touareg. Il peut écrire tous les déserts des pages, ailleurs la vraie mort...

 

   L'écriture rimbesque court sur le sein des vagues. Elle est happeuse, pressante, exigeante, sans concession : elle est la mer, dirait Rimbald le Marin, elle écrit du haut de ses épées d'écume !

 

   * Je ne raconterai pas l'histoire de la sardine qui a bouché le vieux port, ni son enterrement : lire Fernando Arrabal.

 

  * Clair soleil aux débarcadères du poème, eau douce pour navire.

Zeugma, fusion du rêve et du réveil.

 

   * Marseille, ville-espace à conquérir, la maîtriser, la quadriller par le plan et les pièges de la mémoire. Jaillissent les souvenirs de Jules Esperandieu aux pied romano-byzantin de Notre-Dame, phare d'une mer cosmopolite.

 

   Plus bas, dans les caves de la nuit, le jazz mêle-pêle, mille-pattes aux mille couleurs, chante le Panier, le Rose et le Merlan sur les linges de la Charité. D'autres ont écrit la chanson de la révolte : "A quand la rénovation ?"

 

   Partout, rien que toiles et poésies, au coeur cafardeux de tous ces taudis !"

 

   Clair soleil, vert printemps. Air-Bel, poésie marine, villa commune délaissée pour la paix des Amériques. 

 

 

 

---------------- Rencontres ciné de Prades : Du 16 au 24 juillet

 

Deuxième Festival français par sa longévité après celui de Cannes, Le Festival de Cinéma de

 

Prades, créé en 1959, sous la présidence d’honneur de René Clair et Pablo Casals, est devenu

 

aujourd’hui Les Ciné-Rencontres de Prades.

 

Situé au pied du mont Canigou dans les Pyrénées-Orientales, dans un cadre convivial, c’est un rendez-vous incontournable pour les cinéphiles et le grand public régional, national et international.

 

Nous avons accueilli, entre autres François Truffaut, Joseph Losey, Bernardo Bertolucci, Roman Polanski, Fabrice Luchini, Claire Denis, Bertrand Tavernier, Michel Piccoli...

 

 

L'édition 2013, définitivement européenne, sera tournée vers l’Allemagne, avec Werner Herzog à l'honneur et un coup de projecteur sur le nouveau cinéma allemand. Nous fêterons les 50 ans desFilms du Losange, partenaire de longue date du festival et la part belle sera faite aux avant –premières cannoises et aux courts-métrages avec le prix du public Bernard Jubard.

 

Le Festival est avant tout un lieu d'échange qui mise sur la convivialité et la beauté de son cadre

 

pyrénéen, aussi, les 9 jours de programmation sont entrecoupés de débats et de repas en extérieur avec les invités et le public.

 

Séances :

Au cinéma Le Lido, 174 avenue du Général de Gaulle, 66500 Prades.

4 séances quotidiennes (9h/14h/17h/21h).

1 seule salle de projection numérisée 186 places.

Repas festifs sur place.

Un espace détente et rencontres géré par l’association au 2ndétage du cinéma.

Contact et réservations :

Tarifications, billetteries : de 4€ (prix réduit séance) à 75€ (pass complet + catalogue).

Tarifs réduits pour adhérents, groupes, étudiants et chômeurs.

 

 

LES CINE-RENCONTRES.

174, avenue du Général De Gaulle - 66500 PRADES - Tél/FAX : 04.68.05.20.47

www.cine-rencontres.org infos@cine-rencontres.org

 

 

 

 

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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 14:28

jbs114.jpg   * Villégiature tranquille dans un transat du Prado. A Marseille, la drôle de mort de Rimbaud. Dans le jeu de quilles de la vie, il perd la sienne. Mort d'une jambe, perte d'un poète...

 

  Arthur toujours ivre sur sa dune d'olive. Harar, Roucas blanc, Lolla Touareg. Il peut écrire tous les déserts des pages, ailleurs la vraie mort...

 

   L'écriture rimbesque court sur le sein des vagues. Elle est happeuse, pressante, exigeante, sans concession : elle est la mer, dirait Rimbald le Marin, elle écrit du haut de ses épées d'écume !

 

   * Je ne raconterai pas l'histoire de la sardine qui a bouché le vieux port, ni son enterrement : lire Fernando Arrabal.

 

* Basalte bleu des solitudes. Solivage de tes hanches qui chantent dans l'amour de la nuit, ô soleares sentimentales !

 

   "J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité." (Robert Desnos)

 

  * Clair soleil aux débarcadères du poème, eau douce pour navire.

Zeugma, fusion du rêve et du réveil.

 

   Marseille, ville-espace à conquérir, la maîtriser, la quadriller par le plan et les pièges de la mémoire. Jaillissent les souvenirs de Jules Esperandieu aux pied romano-byzantin de Notre-Dame, phare d'une mer cosmopolite.

 

   Plus bas, dans les caves de la nuit, le jazz mêle-pêle, mille-pattes aux mille couleurs, chante le Panier, le Rose et le Merlan sur les linges de la Charité. D'autres ont écrit la chanson de la révolte : "A quand la rénovation ?"

 

   Partout, rien que toiles et poésies, au coeur cafardeux de tous ces taudis !"

 

   Clair soleil, vert printemps. Air-Bel, poésie marine, villa commune délaissée pour la paix des Amériques. 

 

 

 

*** A débuté « Perpignan sur scène ». Jusqu’au 27 juillet, cet événement a pour ambition d’être une oasis festive et suspendue, une bulle de fraîcheur au cœur de l’été. Tous les talents se conjuguent pour que musique et théâtre portent haut les couleurs de nos artistes et leur ouverture au monde. Au cadre magnifique du couvent des Minimes, à la convivialité chaleureuse de la guinguette Tapas’n music, aux tarifs modiques, vient s’ajouter cette année un « passeig de vila musical » qui enflammera rues et terrasses de café à l’heure de l’apéritif, quand la ville bruisse encore de l’activité de ses commerces. La rue, la guinguette de la cour du Figuier, le patio du couvent : trois espaces, trois temps, un rythme de sardane en somme pour des soirées « trois en un » inoubliables… 


 Entrée : de 5 à 8 euros. Renseignements : 04 68 62 38 82.

 

 images-copie-9.jpeg  Enrique SALVADOR

 

PERPIGNAN SUR SCENE : Dimanche 15 juillet :  Enrique Salvador (chanson latino et cubaine - Patio 22 heures -)

 

      Enrique est musicien depuis 1982 et, de façon plus professionnelle, depuis 1991 : trouvant son activité d'artisan d'art trop solitaire, il se dirige vers la musique, aux percussions d'abord, à la batterie ensuite, dans un orchestre de bals. Ensuite, c'est une nouvelle expérience avec la trompette.

 

 Les amis forment ensuite un autre groupe, mixte, les "Matous-souris", la fanfare s'acheminant vers des influences latines et jazzies... Une rencontre importante a lieu avec des musiciens de jazz originaires de Paris : "Avec le Crakitos, on a fait craquer Perpignan, de 83 à 87", se .rappelle Enrique. "C'était une époque extraordinaire, en compagnie d'une amie contrebassiste, Monique Guillouët; native de Bretagne, mais installée à Estagel, elle motive les "Parisiens" qui se décident à venir dans la région pour la saison..."

 

Les aventures se poursuivent : Enrique va jouer avec Anne (de 1991 à 2005) dans un ensemble latino-jazz; la petite formation "Ana y succombo" ("combo" signifiant justement "petite formation") va écumer la région Languedoc-Roussillon. C'est, au départ, un duo, puis le groupe musical devient un trio, se transforme en quartet, évolue en quintet : ce sera là sa forme la plus stable.

 

Au départ, cette Espagne, il ne l'a pas aimée. Puis cette histoire l'a rattrapé, une mutation s'est opérée; il s'identifie alors avec le pays de ses racines. Pourtant, enfant de l'exil, il se souvient du rejet de ces gens de l'exode par les autochtones français, qui "accueillaient" ces Républicains dans...des camps de concentration !

 

C'est avec cette double inspiration qu'il réalise en 1998, le premier spectacle musical "Souffle al-Andalous", une vidéo en témoigne : le compositeur fait alterner la mémoire familiale (avec la tragédie de La Retirada), et une mémoire plus imaginaire, celle de l'Andalousie, terre natale de ses parents, obligés de fuir et de s'exiler en 1939, lors de la guerre civile espagnole. Enrique fait cohabiter l'histoire familiale et une évocation poétique de l'Andalousie rêvée. Cette création s'est inscrite dans le cadre d'un "Itinéraire bis", puis dans la programmation de la région : elle est diffusée dans le réseau des communes de moins de dix mille habitants.

 

Ce spectacle a déterminé une autre création sur Boris Vian, intitulé "Aux Mages des mots, Claude Nougaro". 

 

C'est en octobre 2011 qu'il enregistre, à la Casa musicale, un disque comme auteur-compositeur : "Les beaux bleus de mon âme": treize morceaux aux inspirations andalouse, cubaine, "musiques du monde", en sextet, avec piano, percussions, bugle, contrebasse, batterie; Enrique est, lui, au chant, mais il a tout écrit -texte et partie mélodique-, l'harmonie faite par un pianiste de talent, Christophe Puccio.

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 14:48

 

bonnel-juin 0777 (C) Olivier Mosset 

 

 

  * Eté arrivé. Sur la mer aussi, bleu étalé, loin des orages de montagnes...

Pour anticiper l'arrivée à Marseille, écrire sur le chemin marin, invisible, vie effacé.

 

  * Chemins de l'été. Carrières abandonnées. Ardoises de la maison liquide. Nomadisme de par les plaines. Camis ramaders de Catalogne. Canaïres de Provence. Trazzere de Sicile. Drumul oilor de Roumanie. Canadas de Castille. Drailles du Languedoc...

 

   Chaque jour, le plein midi, malgré l'embrun, malgré la pluie.

  Les textes apparaissent comme à une crête de chemin de randonnée.

  Ce juin assoupi qui se surprend à guetter la foule et la venue de l'été...

  Tandis qu'à la ville, des rues, des marchés, des lycéens...

   Je me souviens, Le Lavandou...Ces gens multicolores, hôtels éventrés, cuisses boursouflées, coquillages blancs, mondes du large, des nuits humides et des sexes ouverts...

  Devanture sans vitrine, un décor de sable et un café posés dans un théâtre fin de siècle...

 

 

   L'été des oiseaux sur la plage. Pattes et poitrines calcinées par le soleil. Les ailes dans le goudron du vent. La cage noire des cheveux.

Quelques filles, qui détiennent la vocation du bonheur, voltigent dans leurs dentelles, dont le geste aérien est charnel. La peau se lit à la pointe d'un sein qui cogne à l'enveloppe de l'air. Un désir nu se visse dans cette rougeur à la chair de poule.

 

   Eté des arbres crachés à la mer; elle rend pourtant un jour, toujours, ses excréments d'hommes et d'objets. Au-dessus des têtes, un manège de cuivres. Une musique d'eau sur l'enclume du sable. La chaleur habite la surface des lèvres, tout à leur récitation du silence. Sculptures immobiles des corps marins. L'été referme ses demeures de noix sous une rapide voûte de bras.

  Il se tient où navigue l'écriture. Il mine le crayon de la parole..

 

 

  * Malgré toute sa force brutale, bestiale, fractale, le vent ne peut rien contre les ventouses du jecko, lézard des préhistoires exposant son silence d'orgueil au soleil de minuit. 

 

   *  Eté : atteindre le gouffre plein du savoir, cette mer de vase dévoreuse, mère mouvante. Aller jusqu'au désert compact, la mériter pour obtenir la récompense d'un enfant, la pureté d'un mirage, la gourmandise de l'indicible plaisir du rien, du non-savoir des origines. (Collioure, 12.7.1992)

 

   * Mire la mer (avant de l'écrire ?). Se caler entre les galets qui font le dos rond. Etre mouillé par le vent salin qui vient humecter la plage. Ses jambes implorent une impossible marée.

 

 

** Piano :

 

«Le Piano s’invite à Juhègues» le dimanche 14 juillet à 21h et ce sont les deux professeurs de la master class de Banyuls sur Mer qui nous font l’honneur d’un récital dans la délicieuse chapelle de Torreilles.

 

Née en 1982, Véra Tsybakov est lauréate du prestigieux Concours Marguerite Long en 2004. Depuis, son parcours professionnel est jalonné de prix, de récitals, de tournées à l’étranger et d’émissions radiodiffusées ou télévisées. Dans sa discographie, deux album en solo «Chopin» et «Rhapsody in blue» pour le label Intrada, chaleureusement salués par la critique, ainsi que trois CDs de contes musicaux. www.veratsybakov.com 

 

"Romain Hervé possède un secret, celui d'ouvrir une lucarne sur le paradis. En effet, le regard interrogateur de ses yeux si bleus et si pleins de bonté, c'est le regard d'un ange, mais d'un ange sans illusion" (Midi Libre). Né en 1977, Romain Hervé a reçu l’enseignement de Pierre Froment, disciple d’Alfred Cortot, et de Bruno Rigutto, disciple de Samson François. Premier prix du Concours de Radio France, il s’est produit en récital à Singapour, en Suisse, en Allemagne, en Hollande et au Japon. Ses enregistrements consacrés à Liszt et à Chopin ont été largement récompensés. Dans «Le Monde de la Musique», Michel Le Naour certifie : «Pour l’élégance, la pudeur et la grâce, Romain Hervé montre que le piano français a encore de beaux jours». www.romainherve.com .

A Torreilles, Véra Tsybakov jouera des études-tableau de Rachmaninov et Romain Hervé des études de Chopin.

Entrée gratuite, pot convivial, renseignements au 04 68 89 65 96

 

Dans le cadre de leur festival d’été AMusikenVignes, les Amis d’Alain Marinaro reviennent au somptueux Monastir del Camp à Passa et ils y produisent un concert le lundi 15 juillet à 18h30 dans l’église. A cet effet, ils ont choisi le trio Mariana, constitué par les violonistes Julien Malait et Hanna Zribi, et par l’altiste Claire-Hélène Rignol. Ce trio naît en 2012 d’une forte amitié entre trois jeunes musiciens venus d’horizons différents et qui se perfectionnent aujourd’hui au Conservatoire Supérieur National de Musique de Lyon. C’est une formation inhabituelle pour laquelle de très belles œuvres ont pourtant été composées. Ces chefs-d’œuvre constituent l’essentiel du répertoire interprété par le Trio Mariana.

Entrée 5 €, dégustation gratuite des vins des vignerons de Passa et des douceurs offertes par la Toque Blanche Du JOA Casino du Boulou, Wesley Durand.

 

A Canet, Marie Pierre et Serge Baux ont admirablement organisé le mas Baux pour en faire un lieu de culture et de convivialité. Dans le cadre du festival d’été AMusikenVignes, les Amis d’Alain Marinaro y produiront le mardi 16 juillet à 18h30 deux jeunes et talentueux musiciens du pays. Le violoniste Yoann Guérin a fait ses études musicales en France et à la ‘Royal Academy’ de Musique de Londres. Pour la saison 2011-2012, il s’est produit régulièrement avec l’Orchestre National de Montpellier, l’Orchestre Centre Tours aux Folles Journées de Nantes, ainsi qu’avec l’Orchestre des Lauréats du CNSMD de Paris à la salle Pleyel, la Cité de la Musique et au Théâtre du Châtelet. Il a enregistré pour le film de Luc Besson et Olivier Megaton «Colombiana ». Le pianiste Nicolas  Licciardi commence l’étude du piano à Bourg-Madame. Médaille d’or du C.N.R. de Toulouse, il joue avec l’orchestre de chambre du conservatoire. Après un an de perfectionnement à Toulouse, il est admis second nommé au CNSMD Paris en 2003 dans la classe de G. Pludermacher et de Claire Désert. Il obtient le DES (mention TB) et le prix de piano en 2007. Il se perfectionne auprès d’Abderrahmane el Bacha et Vincent Coq, pianiste du trio Wanderer. Yoann Guérin et Nicolas Licciardi ont joué en duo plusieurs fois depuis 2007. Au programme,. Déodat de Séverac, Henri Collet, De Falla et Turina.

Entrée 5 €, dégustation gratuite, gourmandises offertes par la Toque blanche Jimmy Nicaud (le Don Quichotte), renseignements au 04 68 89 65 96.

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 12:10

12-juillet-cerbere.jpg  8-juillet--cerbere.jpg 

 

La goëlette des écrivains va son petit bonhomme de chemin en suivant l'arc du Golfe du Lion. Le promeneur du large peut apercevoir une dentelle de plages, les rares verdures de la Camargue, un fil de construction longeant le littoral. Cette vue depuis le large permet le recul, le regard un peu plus objectif, mais critique, aussi, sur le comportement mesquin des hommes sur leur lopin de terre...

 

Il nous tarde Marseille, et le souvenir d'un grand philosophe, en exil dans la cité phocéenne :

 

 

Sur les pas Walter Benjamin à Marseille :

 

En 1927, Walter Benjamin était venu à Marseille et avait tiré de ce voyage un recueil de courts textes publié dans une revue suisse à la suite d’un recueil semblable sur Weimar. À la ville de Goethe, celle du classicisme allemand, témoin d’une époque où, selon Benjamin, « le riche lui-même devait encore sentir la dureté de la vie sur son propre corps », avant de céder bientôt au confort de l’ère industrielle, succédait la ville du Sud, moderne, cosmopolite et prolétaire, terrain d’expériences surréalistes et réservoir des forces politiques du présent. 

 

Ces textes en tête, j'ai l'intention de suivre le parcours de Walter Benjamin dans Marseille. Ils dessinaient une géographie approximative : le quartier du Panier, la cathédrale de la Major, les quartiers de la Joliette et d’Arenc, la ligne tracée par la rue de Lyon en direction du nord, des environs de la station Bougainville, terminus du métro, jusqu’aux hauteurs de la Viste d’où l’on domine la ville...

 

 

--- Un évènement exceptionnel dans un lieu exceptionnel

INES BACAN CONCHA VARGAS PEDRO SOLER pour un concert au Belvédère du Rayon Vert de CERBERE

 

Pendant une semaine, du 8 au 13 juillet, les deux monstres sévillanes du flamenco l'une chante, INES BACAN ,  lautre danse, CONCHA VARGAS se sont installées avec leurs familles dans cet incroyable lieu quest le Belvédère du rayon vert à Cerbère. Elles y enseignent  leur art  avec PEDRO SOLER à des stagiaires venus de toute la France et dEurope. Cest dans létonnante salle de cinéma du Belvédère, quun concert  clôturera cette semaine le samedi 13 juillet à 20h. Aux maîtres se joindront RAFAEL ROMERO (chant), LORENZO RUIZ (danse) et JOSE VARGAS (guitare).

 

Tous les soirs pendant la semaine du stage, le Belvédère du Rayon Vert, cet hôtel monument historique qui à lui seul déjà vaut le déplacement,  se transformera en Bodega où on se retrouvera autour dun verre de vin, quelques tapas et un  « tablao » ouvert à tous les aficionados, aux élèves et aux maîtres. Il risque dy avoir des moments d’improvisation étonnants et chauds !

 

Jean Charles Sin, le propriétaire du Belvédère, sera lui-même au « piano » du restaurant (assiettes composées) et il accueille une exposition du peintre Erik Sutra.

 

Il s’agit là dune première édition dun rendez-vous annuel pour tous les passionnés de flamenco que PEDRO SOLER et un collectif organisateur, caché sous le nom de NO MANS LAND ont décidé d’implanter dans ce lieu magique.

 

Une occasion dassister à un concert dans des conditions extraordinaireet de rencontrer les artistes,  CONCHA VARGAS qui vient de danser à la Biennale de flamenco de Paris  et qui enseigne à Séville, au Japon et aux USA et INES BACAN qui chante dans le monde entier aux côtés dIsrael Galvan qui sera avec elle en octobre au théâtre de lArchipel de Perpignan.

http://hotelrvb.blogspot.fr/

 

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 11:11

plage-du-faubourg.jpg   Le bateau littéraire glisse vers Cap d'Agde. L'espace de la goëlette est compté mais les compagnons ulysséins font bon ménage et causent littérature méditerranéenne (André B) ou musique antique (Paul Macé). Eliane a pu faire griller au soleil des maquereaux : "La mer est un poisson bleu !", aime-t-elle chaner...

 

Le vent, héros homérique, personnage central de l'Odyssée, nous pousse dans le dos et souvent sur la gauche, nous poussant vers le large : la tramontane, glissant, surfant, soufflant sur les neiges des hauts plateaux, nimbe d'un linge vaporeux les moutons de la Méditerranée...

 

Le Sud est vers la poupe, et la Catalogne et Costa Brava. Adieu Béar, passe des pièges, heureusement que nous n'avons pas navigué vers le Midi, vers Cap de Creus et péninsules, vers les dents dorées des Baléares...

 

Adieu la mer baléarique. Vivent les eaux provençales... Vivement L'Estaque et ses picturales côtes. Un regard de mépris pour Agde, cap des orgies programmées, littérature pour des Catherines mouillées de pacotille...

 

 

 

 

---- Marseille la maudite et les écrivains (fin )

 

 

... L. Brauquier a été influencé par Emile Sicard, «le poète du Vieux-Port», mais loin des pochades et portraits convenus, il a donné une vision authentique de sa ville :

"La Marseille de Brauquier est la Marseille vraie, celle qui n'est pas faite pour l'amusement des galeries du théâtre, des alcazars ou du cinéma, mais pour l'intense mouvement du trafic navigateur, pour les puissantes pulsions du commerce de la mer: 

 

"Rue maritime"  (extraits)

Cent mètres de la rue Beauvau

Comme vous possédez le monde!

Les marins anglais qui fument

A la porte des Compagnies…

Les cent mètres de cette rue

Sont plus lourds sur le corps du monde

Que dix villes de cent mille âmes

Que n'agite aucun désir." (op.cit. p.8)

 

Il faudrait citer aussi "Nuit sur le Vieux-Port", "Litanies pour Notre-Dame de La Garde"…Il faudrait réhabiliter l'auteur de Eau douce pour navires (Gallimard,1930), rééditer ses recueils (chez Jeanne Laffitte, par exemple!), et le citer dans les guides touristiques, bleus ou verts, et culturels, où ne sont publiés que les auteurs extérieurs à Marseille ( collection Découvertes - Bouches-du-Rhône, de Gallimard, par exemple) …

 

Pourquoi Massalia n'est-elle pas un grand lieu littéraire -ou artistique: on connaît mieux le groupe de L'Estaque que Monticelli, et Daumier n'est représenté dans sa ville natale que par deux dessins!-, mais simplement un espace de transit: rappelons-nous le court séjour des Surréalistes, en 41, avant leur départ en Amérique..?

 

Personne ne peut être indifférent à Marseille. On la déteste souvent, car, on l'a montré, on ne considère que le théâtre extérieur de la vie: M.la maudite, la sordide ,la pestiférée, la noire, la maghrébine, la délinquante, la corrompue, la révolutionnaire, etc.…Et quand on en est amoureux, comme je le suis: 

 

"Elle est riche de vies multiples

cette ville

elle résume le monde

elle contient la terre et toutes les mers…"

 

(J.-P. Bonnel : L'été en Massalie, dans Le Regard en arrière - Ed. Les Alpes vagabondes-1991)

 

On éprouve tout de même le désir rapide de la fuir…

 

C'est peut-être parce que je ne peux accepter que Marseille ait servi de décor mortuaire à Rimbaud, échouant à l'hôpital de la Conception, après un voyage exténuant, depuis l'Abyssinie…

 

 

---Un évènement exceptionnel dans un lieu exceptionnel

INES BACAN CONCHA VARGAS PEDRO SOLER pour un concert au Belvédère du Rayon Vert de CERBERE

 

Pendant une semaine, du 8 au 13 juillet, les deux monstres sévillanes du flamenco l'une chante, INES BACAN ,  lautre danse, CONCHA VARGAS se sont installées avec leurs familles dans cet incroyable lieu quest le Belvédère du rayon vert à Cerbère. Elles y enseignent  leur art  avec PEDRO SOLER à des stagiaires venus de toute la France et dEurope. Cest dans létonnante salle de cinéma du Belvédère, quun concert  clôturera cette semaine le samedi 13 juillet à 20h. Aux maîtres se joindront RAFAEL ROMERO (chant), LORENZO RUIZ (danse) et JOSE VARGAS (guitare).

 

Tous les soirs pendant la semaine du stage, le Belvédère du Rayon Vert, cet hôtel monument historique qui à lui seul déjà vaut le déplacement,  se transformera en Bodega où on se retrouvera autour dun verre de vin, quelques tapas et un  « tablao » ouvert à tous les aficionados, aux élèves et aux maîtres. Il risque dy avoir des moments d’improvisation étonnants et chauds !

 

Jean Charles Sin, le propriétaire du Belvédère, sera lui-même au « piano » du restaurant (assiettes composées) et il accueille une exposition du peintre Erik Sutra.

 

Il s’agit là dune première édition dun rendez-vous annuel pour tous les passionnés de flamenco que PEDRO SOLER et un collectif organisateur, caché sous le nom de NO MANS LAND ont décidé d’implanter dans ce lieu magique.

 

Une occasion dassister à un concert dans des conditions extraordinaireet de rencontrer les artistes,  CONCHA VARGAS qui vient de danser à la Biennale de flamenco de Paris  et qui enseigne à Séville, au Japon et aux USA et INES BACAN qui chante dans le monde entier aux côtés dIsrael Galvan qui sera avec elle en octobre au théâtre de lArchipel de Perpignan.

http://hotelrvb.blogspot.fr/

 

 

 

 

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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