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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 21:10

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  • Presses Universitaires du Mirail

  • Capitale catalane, cœur économique de l’Espagne, métropole méditerranéenne, siège de l’exposition universelle de 1929 et des Jeux olympiques de 1992, Barcelone a traversé l’histoire. Depuis les années 1980, ses quartiers anciens – la « Ciutat Vella » des Barcelonais – ont fait l’objet d’une politique ambitieuse associant réhabilitation du patrimoine, développement du tourisme et construction de nouveaux équipements culturels et de logements sociaux : un Modelo Barcelona dont on connaît mieux, trente ans après, les limites.
  • L’ouvrage livre une analyse des transformations sociales et urbaines contemporaines qui ont bouleversé le paysage des quartiers anciens de Barcelone. L’exemple de la métropole catalane est une invitation à s’interroger sur les mutations qui affectent les grandes villes européennes depuis les années 1980 : patrimonialisation, développement du tourisme urbain, mais aussi gentrification, transformation démographique des quartiers anciens et renouvellement de leur population, parfois au détriment de leurs catégories populaires.
  • Hovig Ter Minassian est géographe, maître de conférences à l’université François Rabelais de Tours et membre de l’équipe CoST du laboratoire CITERES (UMR 7324). Spécialiste de Barcelone, ses travaux portent sur la gentrification, le patrimoine, l’action publique et plus généralement sur les transformations sociales et urbaines des quartiers anciens.
  • Pur plus d'informations, vous pouvez consulter notre site: http://w3.pum.univ-tlse2.fr/~Changer-Barcelone~.html
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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 09:37

images-1-copie-10.jpeg  Léni l'exilé, Escudero le Républicain, je le croisais parfois à Perpignan, quand j'étais ado : il attendait son fils à l'ancien hôpital militaire (classes en préfabriquées, annexes de l'ancien lycée Arago, près du tribunal.


  Je le voyais aussi sortant de sa belle maison, qui fait angle, dans la rue qui mène au centre des Impôts et au lycée Lurçat, en face des locaux de la Maif... Des chansons tendres, un engagement discret, une époque adolescente... J.P.B.

 

 

Joaquim Leni Escudero (ou Leny Escudero) est un chanteur français né le 5 novembre 1932 à Espinal (Espagne).

 

Son père (d'origine gitane) et sa mère, républicains espagnols, analphabètes, quittent leur pays ravagé par la guerre civile en 1939. Ils s'installent à Paris dans le quartier de Belleville. Par la suite, il survit grâce à des petits métiers : il commence par être terrassier et installe des canalisations, la pioche à la main. Il devient ensuite carreleur et s'établit à son compte. Sa carrière de chanteur commence en 1957.

 

En 1962, il sort son premier disque, et c'est le succès, la célébrité et la fortune. Pourtant, il abandonne tout pour un tour du monde : Amérique du Sud, Moyen-Orient, États-Unis, Russie, Afrique, il va partout. Au Dahomey, il construit une école « en dur » en pleine brousse.

 

Son album Escudero 71 reçoit le Grand prix de L'Académie Charles CROS.

 

Enfin il représente la chanson française à thèmes des années 1970-1990.

 

Auteur-compositeur et interprète, sa voix est très caractéristique, car elle est prenante, intensément émotionnelle, et surtout empreinte de rigueur et de sincérité.

 

Ses paroles traitent de thèmes plutôt graves et tristes tels que la guerre d'Espagne (album Vivre pour des idées), les dictatures, et la maltraitance des habitants de notre planète (album la Planète des fous).

 

Il a écrit quelques belles chansons gaies et très poétiques telles que Ballade à Sylvie ou Pour une amourette.

 

Aujourd'hui, il vit à Giverny près de Vernon. 

 

Source : fr.wikipedia.org/.../fr.wikipedia.org/wiki/Leni_Escudero

 

28 mars 2013

Sortie du livre "Ma vie n'a pas commencé" Biographie de Leny Escudero : Ma Vie n’a pas commencé, Autobiographie est le très inattendu retour d’une figure de la chanson des 7O’s : Leny Escudero

Leny Escudero auteur compositeur interprète retrace sur quelque 432  pages, un époustouflant feuilleton à rebondissements, aux épisodes multiples, celui de sa vie, celui de la vie. Son histoire, racontée de manière fluide et sensible, ressemble à une fresque libertaire qui rappelle les textes de Jules Vallès ou Alexandre Dumas père. Né en Navarre, enfants de Républicains espagnols réfugiés en France, Leny Escudero se retrouve au début des années 60 à travailler comme ouvrier du bâtiment sur les chantiers en banlieue parisienne. Il a 20 ans et sa passion à lui, c’est la chanson. Il enchaîne les premiers cabarets (Les Trois Baudets, Bobino,) démarche les éditeurs, rencontres la fine fleur artistique de l’époque (Juliette Greco, Boris Vian, Jacques Brel,Félix Leclerc, Raymond Devos, Jacques Canetti jusqu’à ce titre « Pour une amourette » qui fait irruption sur les radios. Un tube énorme  repris par la chanteuse jazz Sarah Vaughan qui fera le tour du monde. Personne ne s’attendais à un tel succès , surtout pas lui. Il entame alors une belle carrière avec des titres quiI évoquent souvent, la nature, l’eau, le vent et les hommes avec leurs « mauvais côtés » fanfarons, hâbleurs tels  « Ballade à Sylvie, Pour une amourette, Parce que tu lui ressemble, L’arbre de la vie, Je t’attends à Charonne, Vivre pour mes idées…. Ce récit vivant et coloré est direct combatif à l’image des chansons à textes de cet éternel  guérillero communard. Une réflexion sur la fragilité et les forces de l’amitié, de l’amour, doublé d’une critique sur la société française des 70’s.

Ma Vie n’a pas commencé | Leny Escudero- mars 2013 | Prix : 18.50 € - Editions : Cherche Midi

 

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LENY ESCUDERO

Dédicace : 8 et 9 juin Salon du Livre de Montpellier   

Leny Escudero, l'homme des contre-courants, devenu célèbre au temps du yé-yé, en chantant des ballades (Pour une amourette) a reconquis le public en pérégrinant sur les scènes au temps du spectacle télévisé...
De grandes retrouvailles avec un homme droit qui nous invite à nous réchauffer aux feux de la scène sur laquelle il irradie...

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 11:31

images-1-copie-9.jpegCe soir au théâtre de L'Archipel (20h30, Perpignan), le drame de Victor HUGO

 

 

Lucrèce Borgia

 

Lucrèce Borgia (Lucrezia Borgia en italien), née à Subiaco le 18avril1480 et morte à Ferrare le 24juin1519, est la fille naturelle du cardinal espagnol Rodrigo Borgia (futur pape Alexandre VI). Elle a marqué son époque comme protectrice des arts et des lettres.

Fille naturelle du cardinal Rodrigo Borgia (futur papeAlexandre VI) et de Vannozza Cattanei, une patricienne romaine, Lucrèce est la sœur de César Borgia et est célèbre pour sa beauté autant que pour ses mœurs prétendument dissolues. Outil politique de son père et de son frère, elle ne commença à vivre l'existence tranquille à laquelle elle aspirait qu'après son troisième mariage :

* 1493 : premier mariage, avec Giovanni Sforza annulé en 1497 par son père le pape, pour des raisons diplomatiques (changement d'alliance). Officiellement, l'annulation est due à la non consommation de l'union. Sforza, vexé, est le premier à faire courir le bruit de rapports incestueux entre Lucrèce Borgia, son père et son frère.

*1498 deuxième mariage, avec Alphonse d'Aragon, assassiné en 1500 par Michelotto Corella, homme de main de son beau-frère César Borgia. Car le couple ayant eu un enfant, l'annulation pour non consommation n'était plus possible.

*1501: troisième mariage, avec Alphonse Ier d'Este, futur duc de Ferrare (en 1505).

À Ferrare, elle devient protectrice des arts. L'Arioste et Pietro Bembo la célèbrent.

Elle meurt à 39 ans d'une septicémie consécutive à la naissance d'une fille, qui ne survit pas non plus.

 

Le mythe de Lucrèce Borgia et son influence sur les arts

À partir du xxe siècle, de nombreuses biographies remettent en question les accusations d'immoralité portées contre Lucrèce Borgia (d'aucuns lui ont prêté un fils né de ses amours incestueuses avec son frère César, quelques bâtards, une activité d'empoisonneuse, etc.) et présentent le personnage comme la victime d'une époque plutôt cruelle pour les femmes. La réputation de Lucrèce Borgia a souffert des agissements de ses proches, mais les historiens s'accordent aujourd'hui à l'innocenter des multiples crimes et méfaits qui lui ont été imputés.

 

Lucrèce Borgia par Le Pinturicchio, 1492-1494.

Le personnage mythique de Lucrèce Borgia a inspiré de nombreux auteurs et artistes.

Lucrèce Borgia

 

 

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:09

images-1-copie-8.jpeg    Paco Ibanez, Carcassonne, juillet 1980 -

   Entretien publié dans "Vous avez la mémoire courte", éditions du Chiendent, 1981 - Merci à M. Xavier D'Arthuis. (C) Le Chiendent.

 

Paco Ibañez 

Chemins de l'exil

 

« Quand les fascistes ont pris Barcelone, mon père - qui avait eu des responsabilités dans les Jeunesses Anarchistes - a suivi lexode avec tous ceux qui, comme lui, étaient menacés. Avec ma mère, ma soeur et mon frère, on est allés vivre chez une tante, dans une ferme de San Sebastian, au Pays Basque. Lobsession permanente, cétait de partir en France rejoindre le père, trouver assez dargent pour payer un passeur. Ce fut pendant des années comme une vie provisoire, un purgatoire. Nous étions là à attendre, dans lantichambre de la France, la vraie vie était ailleurs. Jai passé mon enfance en évadé... 

Un jour, avec un homme qui connaissait un passage à gué sur la Bidasoa, nous sommes allés à Irun pour reconnaître le terrain. Pour la première fois, jai aperçu la France, sur lautre rive du fleuve : pour moi, le paradis était de lautre côté. Tout ce qui bougeait là-bas était vivant. Le bon côté de la vie, le paradis, cétait lautre côté du fleuve. Une fois de plus, le voyage a été reporté ... Nous étions toujours en train de faire des préparatifs, cétait toujours « le mois prochain ». Nous étions comme dans la nacelle dun ballon quon gonfle, quon gonfle... et qui refuse obstinément de décoller.

Enfin, au mois daoût 1948, on est passés, avec un guide, par la montagne. Partis vers 5 heures, laprès-midi, nous avons marché jusquau lever du jour, en silence, plaqués au sol à la moindre alerte, et nous avons franchi ce qui me sembla être une infinité de sommets et de vallées. Soudain, lhomme qui nous accompagnait a dit : « Estamos en Francia ». Il faisait encore nuit ; jai senti que cette ligne qui nexiste pas, la frontière, était derrière nous. Je lai sentie presque physiquement. Nous avons continué à marcher en nous guidant au bruit dun ruisseau. Arrivé au sommet dune colline, jai vu au loin une lumière qui sallumait et séteignait : cétait le phare de Biarritz !

A Perpignan, cétait un paradis aux couleurs assez sombres, mais on était bien parce quon était tous ensemble. Mon père avait un atelier débénisterie dans un passage, près de la rue des Augustins, et toute la famille vivait entassée dans une seule pièce, impasse des Amandiers ; la vie commençait vraiment, mais il ma fallu passer dautres frontières ... 

Le premier dimanche, jai demandé si on devait aller à la messe comme au Pays Basque. Mon père sest contenté de hausser les épaules et de sourire : sans mot dire, il mavait fait passer la frontière de la religion. 

Il y a une autre frontière plus longue, plus difficile à franchir, celle de létranger, la notion imbécile d’« étranger ». Combien de fois nai-je entendu pour un incident avec les voisins, une dispute de gosses : « Espagnol de merde ! Tu viens bouffer notre pain... ». Ça renforce le sentiment de lexil, le besoin de vivre en vase clos, entre espagnols. Lintégration ne sen fait que plus lentement. 

Cette intégration se fait tout de même, progressivement, mais même alors tu te sens manchot ou cul de jatte parce que tu es politiquement un mutilé, toujours en sursis de papiers, de carte de séjour, dautorisations. Tu as le sentiment de navoir aucune prise sur les événements du pays où tu vis. Ça crée une mentalité différente de celui qui peut crier à haute voix.

Les anarchistes exilés à Perpignan se réunissaient souvent dans latelier de mon père. Ils continuaient à militer, à refaire la guerre dEspagne, la révolution, le monde... Leurs souvenirs ressemblaient déjà aux histoires danciens combattants. Jécoutais, avidement, mais je sentais bien que tout ça cétait fini... 


En évoquant leurs souvenirs du camp dArgelès, ils racontaient souvent une histoire : chaque jour, un réfugié faisait sa « valise » - quatre bouts de planches cloués entre eux - et annonçait quil partait « en Amérique ». Il entrait dans leau et marchait jusquà ce que leau lui arrive aux aisselles, tenant sa drôle de valise en lair pour ne pas la mouiller. Arrivé là, il regagnait la plage. Cétait devenu une sorte de cérémonial, un rituel : à chaque départ, les copains se réunissaient autour de lui sur la plage, pour lui dire au revoir et lui souhaiter bon voyage. Et puis un jour, il a continué à avancer dans la mer et il nest pas revenu. Peut-être bien quil connaissait vraiment un pont ... ou un tunnel.

Il y a une autre forme dexil encore plus terrible, cest quand tu reviens dans ton pays. Sentir que tu es étranger chez toi, à cheval entre deux frontières, entre deux cultures. Dun côté les valeurs acquises durant lenfance, de lautre celles reçues ailleurs. Mes racines sont là où je suis né, à Valencia. Quoi quil arrive, le premier air que tu as respiré, le premier vent qui ta effleuré la peau, tu lui appartiens. Mais en Espagne comme en France, on me regarde comme un étranger. Je suis un exilé permanent, pour toujours, doté dune égale capacité dintégrer les valeurs françaises et espagnoles ; mais cest un sort que tu nacceptes jamais. Pour moi, exiger quil n’y ait pas de frontières, cest une revendication désespérée, totale. 


Cest une aventure personnelle, mais si ce nétait que ça, par pudeur, je nen parlerais pas, je ne chanterais pas pour le dire. Des millions dhommes vivent la même aventure. Le poème de Cernuda, « Un español habla de su tierra », ça peut être aussi bien un chilien, un argentin, un afghan... Lexil est une maladie secrétée par lhistoire et la raison dEtat. Lexil, cest une prison ».

 

Entretien avec Paco Ibañez - Carcassonne, juillet 1980, publié dans le livre « Vous avez la mémoire courte » - Editions du Chiendent - 1981 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 19:23

CartonPortes1.jpg  Vendredi 17 mai Le Boulou -

 

 

 

"La poésie est ce qu'il y a de plus réel, ce qui n'est complètement vrai que dans un autre monde. Ce monde-ci, dictionnaire hiéroglyphique." Baudelaire

 

Le poète complet s'exprime par le discours la harangue des camelots et par l'écriture : c'est l'Ursus de V. Hugo - dans L'homme qui rit, roman poétique- conscience critique et lyrique, inventeur de fictions, de légendes, mythologique Protée. Gwynplaine, lui, est le poète-voyant, faisant entrevoir l'invisible.

 

"Toute existence ressemble à une lettre, que modifie le post-scriptum." Hugo.

 

La fonction du poète est politique : il doit se pencher avec amour sur le sort des enfants malheureux. Dans Melancholia, Hugo se fait chantre de l'enfance et montre le scandale du travail des enfants.

Sa poésie est en même temps "visionnaire", animée par deux grands principes : le contraste et le mouvement (de la lumière à l'ombre, exprimant le détail puis l'immensité de l'univers). Les antithèses, le contraste entre le noir et le blanc, le clair-obscur donnant du relief au personnage, forgent une vision du monde.

 

Dans les Rayons et les Ombres, le poème "La fonction du poète" (1839) décrit un prophète, un guide; cette conception est reprise dans "Les Contemplations". Le mage guide l'humanité vers la vérité car il est voyant, "interlocuteur des arbres et des vents"; il sonde les mystères de la nature et de l'au-delà (cf."Les Mages" et "Olympio").

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 10:27

 images-1-copie-7.jpeg « De Prades à Perpignan, Pau Casals & le monde de l’exil. Reportages du photojournaliste Jean Ribière [1944-1956] ». Une exposition qui réunit 160 photos qui permettent, à travers la figure du grand soliste catalan, de revivre les activités et mobilisations des exilés républicains espagnols en lutte contre le franquisme et pour le rétablissement des libertés démocratiques de leur pays depuis les Pyrénées-Orientales. Un département qui dans l’immédiate après-guerre compte 200 000 habitants et ne tardera pas à abriter près de 40 000 réfugiés politiques espagnols. Le regard singulier du photojournaliste Jean Ribière (Niort, 1922 – Perpignan, 1989) permet au visiteur de l’exposition de revivre en images : la Libération de Perpignan ainsi que ce 11 novembre 1944 durant lequel Félix Mercader, maire de Perpignan, rend un hommage officiel aux Brigades Internationales pour leur action au sein des FFI. Il peut également s’imprégner de l’ambiance de la manifestation rassemblant 15 000 personnes devant le Castillet, au mois de mars 1945, contre la nomination d’un consul franquiste ou celle que suscite la « Falla, Cremem a Franco » plantée au Pont d’en Vestit par la communauté valencienne en exil. Les clichés réunis et présentés par Eric Forcada, permettent de redécouvrir les enjeux de toute une période et de rasseoir Perpignan comme véritable capitale de l’exil républicain catalan. Commissaire de l’exposition : Eric Forcada. À voir jusqu’au 8 juin, à  la salle Maillol du Palais des Congrès. Ouvert de 12 h à 19h du lundi au samedi inclus en entrée libre. Renseignements au 04 68 68 26 26.


 Commentaires d'images :


Avec la Libération de Perpignan, les réfugiés catalans sortent de la clandestinité et peuvent porter leur combat contre le franquisme et pour la liberté de leur pays au cœur de la ville. Ils célèbrent la première fête nationale depuis 1938 devant le Casal de Catalunya de Perpignan, situé alors au cours Palmarole près de la Promenade des platanes.


Dans l'immédiate après-guerre, le Casal de Catalunya, devient l'épicentre de la vie et des revendications des réfugiés catalans. Son président est jusqu'en 1949, Joan Alavedra, homme proche des présidents de la Generalitat de Catalunya, Francesc Macià et Lluís Companys qui était devenu en 1939, le secrétaire personnel de Pau Casals. 

 

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Reportage 'Retour sur scène de Pau Casals'

Église Saint Pierre, Prades, 2 juin 1950

 

Le début de la Guerre Froide rejaillit sur le problème espagnol. A partir de 1948, le gouvernement nord-américain se rapproche du régime franquiste afin de le consolider et en faire un rempart contre l'entrée du communisme en Europe occidentale.

Ce nouvel alignement fait sortir Pau Casals de son silence et le pousse à faire son retour sur scène avec la volonté de sensibiliser la population nord-américaine sur la question catalane. Pour ce faire, il donne l'exclusivité de son Festival à 'Life'.

Malgré cette exclusivité, Jean Ribière est présent à l’Église de Prades pour assister au retour sur scène de Pau Casals. il se saisit de son appareil photo et prend cinq clichés de ce moment historique.

 

Une image présentée dans le cadre de l'exposition photo exceptionnelle à découvrir à l'Espace Maillol. 

Exposition du 3 mai au 10 juin 2013 - entrée libre.

 

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49944_557059254_1624482_q.jpg  Jean Iglesis

 

 

A Pau Casals

 

Quand Franco s'empara du pouvoir en Espagne

Et voulut que tout art, toute poésie meure,

Pablo Casals quitta ses amis, sa demeure

Et vint se réfugier au pied de la Cerdagne.

 

En pensant à Lorca, aux vers de Machado,

A Miguel Hernandez mourant dans son cachot,

Chacun de ses yeux devenait un vaste lac,

Chacun de ses refrains une suite de Bach.

 

Fils d'un arbre de la péninsule ibérique,

Son violoncelle semblait mélancolique

Mais connaissait par c?ur l'accord de l'espérance,

Se doutant qu'un matin viendrait la délivrance.

 

Aveugle à son talent, sourde à ses festivals,

La mort un jour a emporté Pablo Casals,

L'empêchant, raffiné et suprême bourreau,

D'assister à la fin de l'ère du garrot.

 

A la mort de Franco, il m'a été conté

Par maint homme pourvu de bonne volonté

Qu'un violoncelliste, au pied de la Cerdagne,

Jouait à l'aube d'un jour nouveau pour l'Espagne.

 

Mont-Saint-Martin le 26 octobre 1981

 

Jean Iglesis

 

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 09:56

images-1-copie-6.jpeg       Le spectacle de Dieudonné, le 31 mai, à Perpignan, sera supprimé et nous sommes des milliers à dire oui à cette censure ! (*)

 

 En effet, la liberté d'expression, comme toute liberté, a ses limites, sinon c'est le laxisme, le n'importe quoi, l'insulte généralisée, la haine instaurée à la place du respect !

 

Et Dieudonné, c'est le contraire du respect des autres, c'est l'idéologie du mépris pour se faire du fric et un nom ! Ce Dieu-là, c'est un diable, qui truffe ses spectacles (et le dernier, à Paris, au Théâtre de la Main d'or) d'allusions au peuple juif et de remarques antiisémites !

 

Voltaire, le noble défenseur de Calas, a tort quand il veut défendre son pire ennemi - il a tort aujourd'hui encore car il est cité par un meneur du Front national, défenseur de Dieudonné, même si celui-ci n'a pas pu adhérer au FN : trop extrémiste pour les frontistes, c'est dire !

 

   Dieudonné a tort, car on ne peut accepter les discours racistes, nazis, anti-Arabes, anti-Juifs, anti-Gitans ou anti-Noirs : le passé récent et l'Histoire tragique du XX° siècle sont encore dans nos mémoires (pour longtemps, j'espère !). Camps, Shoah, exterminations, délation, régime de Vichy... 

 

   Pour tout cela, censurons Dieudonné, ce triste clown, qui assure son salaire avec la pire saleté ! (**)

 

Nous revoilà au coeur du débat sur la culture ! Le maire de Perpignan ne savait pas que Dieudonné venait dans sa ville ! Il ne regarde donc pas les programmes des régies culturelles (Palais des expos, des congrès, théâtre municipal...). 

 

  De même, son adjoint à la culture ne s'intéresse -t-il pas à la programmation ? Et que dire du Directeur de la culture ? Et des conseillers plus ou moins officiels ? On ignorait ? Ou on s'en moquait, de l'arrivée de Dieudonné..? 

 

Trop de conseillers culturels tuent la culture ! 


 

Seconde hypothèse, plus politicienne : M. J.Marc PUJOL, avant les élections municipales, veut se placer au centre politique, faire oublier ses "passions pied-noir" : la stèle en hommage à l'OAS, le Centre documentaire glorifiant l'Algérie française, la non-commémoration du 19 mars... On voudrait que le maire de Perpignan s'explique. Quoi qu'il en soit, se voulant modéré ou pas, il a raison d'interdire Dieudonné sur sa commune !

 

      ----

 

(*) Les éditeurs Grasset, Stock et Gallimard, tour à tour, viennent de refuser le roman de Pierre Mérot : "Toute la noirceur du monde", traitant du pire racisme. Ils ont eu raison ! De même on ne veut pas voir réédités les pamphlets anti-sémites de Céline et consorts...

 


(* *)Condamnation en 2012 pour humour sur le génocide juif

En octobre 2012, Dieudonné M'Bala M'Bala a écopé d'une amende de 20.000 euros pour injure et provocation à la haine et à la discrimination raciale. Le tribunal correctionnel de Paris a infligé cette condamnation à l'humoriste, qui avait diffusé sur Internet deux pastiches de chansons, dont "Chaud cacao", de la Belge Annie Cordy, transformé en "Shoah nanas", dans une référence au génocide du peuple juif lors de la Seconde Guerre mondiale. La représentante du parquet a évoqué des "abus de la liberté d'expression" de la part de l'artiste, dont la troisième fille, née en 2008, a pour parrain Jean-Marie Le Pen. (C) LA CLAU.

 

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 09:42

100 0387 (C) Dominique Baillieux.

 

Je reviens de Figueres; malgré la crise, cette petite bourgade a changé : nombreux commerces, quartiers rénovés, neufs, espaces verts autour de l'hôpital et de la citadelle. Le musée Dali a-t-il assuré l'essor de cette ville désormais pimpante et animée...? Sans doute...

   Et puis, il y a aussi Gérone : un fort développement, aussi, grâce à Ryanair..? Je ne parlerai pas de Barcelona, de ses foules, de ses ramblas, de sa permanente offre culturelle de haut niveau, et pour tous (grâce à la Caxa, mais les entrées des expositions vont être bientôt payantes...)

 

Et quand le promeneur revient à Perpignan, un dimanche, ou le soir : ville fantomatique, places vides... La cité qui se qualifie de "Catalane" ne vibre qu'en été (Estivales, les jeudis), en septembre (Visa pour l'image), puis, après un grand couloir hivernal, voici la musique sacrée, la Sant Jordi, la Saint-Jean...

 

A Figueres, c'était hier, jour férié, l'animation des grands jours : Brocante sur la rambla, foire du dessin et de la peinture au marché, foire de l'artisanat, de l'alimentation...dans les rues, où les gens se rencontraient, sur les terrasses, prises d'assaut... Le 3 mai, ce sera la foire du livre ancien, le 18 la foire du disque et marché des collectionneurs, repris le 12 octobre (Fira del disc, Trobadas diverses...) Le slogan de la ville dalinienne est : "Més de 150 anys fent i difonent cultura : musica, teatre, escacs, informàtica, conferències, sardanes, excursionisme..."

 

Les commerçants du centre-ville de Perpi se plaignent : pas étonnant, puisque rôde l'ennui dans cette ville. Les Perpignanais vont ailleurs, à Canet et en Catalogne : Roses, Perthus, La Roca, près de Gérone... Et avec l'hyper "Escudero", le plus grand d'Europe qui se construit à La Jonquera, et un ensemble de commerces de marques à prix modéré (25 % de différence entre une robe Desigual achetée à Perpi et à La Jonquera ou Figueres !), la situation ne va pas s'améliorer.

 

Pour animer Perpignan et faire venir les foules en ville, il faut étaler les fêtes et les spectacles tout au long de l'année : mobiliser les places, les quais, les ramblas (promenade des platanes) pour installer une culture populaire. 

 

    Il faut, pour être vraiment Catalane, que Perpinya s'en donne les moyens (textes administratifs bi-lingues, proposer des cours de Catalan aux nouveaux arrivants, leur expliquer la culture de Catalogne, par des conférences et rencontres gratuites...). On ne peut pas se contenter de sardanes ou d'embrassade, une fois l'an...

 

 Si elle n'est pas proposée à tous, la catalanité ne peut être que division, exclusion, au lieu d'être union et façon de vivre ensemble...

 

L'image de marque de Perpignan ? "La Catalane", c'est donc difficile dans ce contexte; c'est Barcelone la Catalane !

 

Quant à "P. la Méditerranéenne", sans doute, le slogan permet d'inclure les Pieds-Noirs, les Maghrébins, les 

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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 09:30
  • Ils se sont battus pour défendre et imposer leurs idées.J'ai plus d 1 siècle de service public à mon actif et cela ne serait pas possible sans l'investissement de cheminots "enragés" qui ont sacrifiés beaucoup de leur personne pour que j'existe encore se battant sans compter contre une volonté de dissoudre notre complicité...
  • Aujourd'hui certains individus veulent faire de moi un outil uniquement touristique,une affaire financière, un intérêt politique, dans le seul but de briller dans cette société vouée et dévouée au capital...
  • Ils ne sont pas nombreux mais ils pèsent de toute leur puissance sur mon devenir et celui des cheminots.
  • La question du Train Jaune est un dossier important qui ne peut pas se résumer à un simple choix budgétaire, entre d'un coté la solution d'achat de matériel neuf, avancé comme la solution la plus intéressante et d'un autre la rénovation du matériel existant supposé comme insurmontable et non-viable financièrement.

    Mis en service en 1910 et reliant Villefranche-de-Conflent à Latour-de-Carol, le Train Jaune est un atout formidable pour le territoire par la place qu'il occupe dans l'économie touristique actuelle et par le potentiel qu'il offre aux acteurs du tourisme local. Il est un symbole fort de l'identité catalane et occupe une place importante sur le plan patrimonial. Vitrine du Conflent et de la plaine de Cerdagne, ce train remplit aussi sa mission de service public en desservant les villages de montagne.

    Le Train Jaune est pour la région Languedoc-Roussillon l'exemple type de la conservation d'un patrimoine historique réussi et par ailleurs emblématique d'une lutte des cheminots et de l'ensemble des usagers de la Cerdagne pour sa survie et son développement.

    Le Train Jaune est inscrit sur la liste indicative des sites français pouvant être présentés par l'Etat à l'UNESCO dans les années à venir.

    Pour toutes ces raisons, la CGT exclue de fait l'achat de matériel neuf et propose de rénover le matériel actuel à l'identique tout en modernisant certains éléments liés à une conception vieille de plus de cent ans.

  • Nous allons, au travers de ce document étayer, détailler et argumenter cette proposition sans éluder les autres solutions.

  • 

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  • La CGT propose de retenir la 3° solution, celle de la rénovation du train jaune « à l’identique »

  • Ce dossier de la modernisation du Train Jaune ne doit surtout pas être traité à la légère mais doit être abordé comme une véritable opération de sauvegarde du patrimoine.

     

    Toute cette opération devra aussi être entreprise avec la coopération de plusieurs acteurs :

    •     Les monuments historiques
    •    Les collectifs ayant participés au projet de classement par l’UNESCO
    •    Les associations d’usagers
    •    Les partenaires du projet Parc national régional des Pyrénées catalanes
    •    Les partenaires politiques et syndicaux

    Elle doit aussi s’envisager comme une véritable opération de valorisation du patrimoine existant et de fait doit aussi bénéficier de l’aide de fonds nationaux et européens.

  • Elle doit être l’occasion de dépasser la seule question du matériel roulant et aborder les problèmes d’infrastructure (voies, gares, monuments, alimentation) d’une ligne qui date de 1910 afin de pérenniser l’ensemble.

**Jeudi 2 mai à 19h

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer    

Le Ciné-Forum avec  les  Amis de Cinémaginaire

chaque premier jeudi du mois

Formule du Forum : Présentation + Film + Casse-croûte tiré du sac + Débat

 

Blancanieves

Film de Pablo Berger (Espagne 2013 1h44 VO) avec Maribel Verdú, Daniel Gimenez-Cacho, Ángela Molina

Sud de l’Espagne, dans les années 20. Carmen est une belle jeune fille dont l’enfance a été hantée par une belle-mère acariâtre. Fuyant un passé dont elle n’a plus mémoire, Carmen va faire une rencontre insolite : une troupe ambu- lante de nains toreros qui va l’adopter et lui donner le sur- nom de "Blancanieves". 7 GOYAS ESPAGNOLS !!

Tarif : 5  euros

 

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 13:14

 images-copie-38.jpeg Beatriz Frazao est convaincue que, à côté de sa fonction décorative, la mosaïque est avant tout un moyen d’expression artistique à part entière » : elle est en passe de séduire le plus grand nombre.

Née au Brésil, entre les montagnes et la mer de Rio de Janeiro, l'artiste a traversé l'océan Atlantique il y a une vingtaine d'années pour s'installer en France. 

Depuis une décennie, elle réside à Fourques et poursuit une vie artistique riche. Et son domaine d'expression privilégié est la mosaïque. "J'ai découvert celle-ci, il y a une douzaine d'années, lors de voyages, notamment en Italie où j'ai visité des sites archéologiques antiques. J'ai eu un coup de foudre pour cet art", confie l'artiste. 

Elle qui travaillait alors le cuir, le tissu et s'intéressait à la sérigraphie, ne se consacre plus qu'à sa nouvelle passion. La mosaïque, est un moyen d'expression privilégié. "Toutes les matières trouvent leur place dans mes créations : les pierres naturelles, le marbre, l'ardoise...", explique la mosaïste qui crée essentiellement des tableaux grands format (près de 3 m de haut).

 Les sources d'inspiration sont multiples : les sentiments, la nature, les quatre éléments (feu, terre, eau, mer). Certaines œuvres, notamment celles qui traitent le thème des volcans, sont très bigarrées, caractérisées par des couleurs très chaudes. D'autres penchent vers des tons plus discrets, comme le gris ou le noir, mais les touches plus vives ne sont jamais sacrifiées. C'est réussi et ça vaut vraiment le coup dil ! 

 * Galerie Marianne, espace Liberté. Visible tous les jours de 14 h à 18 h, le mercredi et samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Entrée libre.

 

** logo-newsletter.png

à cent mètres du centre du monde / Centre d'Art Contemporain
3, avenue de Grande Bretagne 66000 Perpignan
tél.: 04 68 34 14 35
2013 ©

Exposition "Semences Néolithiques"

Du 13 avril au 6 juin 2013
au Centre dArt Contemporain de Perpignan Àcentmètresducentredumonde

 

Miquel Navarro (Mislata, Valencia, 1945) est considéré internationalement comme l'une des voix les plus personnelles de la sculpture contemporaine.

Ce sculpteur a débuté son activité artistique par la peinture et le dessin au milieu des années 60, mais c'est en 1973 que Miquel Navarro réalise la première de ses villes.

Ces grandes métropoles humanisées en plomb, zinc et aluminium, s'étendent jusqu'à l'horizon, uniquement bornées par des structures emblématiques projetées verticalement que sont les tours, qui envahissent l'espace.

Navarro nous invite à naviguer parmi ces installations urbaines, composées de petites pièces variables et à réfléchir sur la notion d'échelle humaine ainsi que sur la différente et la confluence entre le réel et le mental.

L'ordre et le désordre de notre société industrielle sont mis en évidence dans ces sculptures, grâces auxquelles Navarro synthétise et s'exprime dans toute sa complexité son discours sur la dialectique entre architecture et sculpture. Selon l'artiste "même mes sculptures les plus schématiques, sans abandonner la figuration, permettent de suivre la trace de l'homme.

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Tarif normal : 3
Tarif réduit : 1.50

Du 13 avril au 6 juin 2013
au Centre dArt Contemporain de Perpignan Àcentmètresducentredumonde

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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