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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 22:41

images-copie-25.jpeg Jojo Pous aux Templiers, parmi son musée imaginaire...

"La Fondation RENE POUS a pour vocation de perpétuer la mémoire du grand mécène que fut René POUS en présentant au public les œuvres de maîtres de sa magnifique collection de peintures, dessins, gravures, affiches et sculptures, de diffuser la connaissance artistique et d’apporter son soutien à la création contemporaine.


Elle a son siège depuis juillet 1989 à AUTERIVE, dans les locaux de grande dimension construits dans la tradition régionale.
La famille POUS, propriétaire de l’Hostellerie Les Templiers à Collioure a toujours abrité et protégé les artistes de cette capitale de l’Art où sont passés ou ont demeuré les peintures, compositeurs, écrivains, les plus célèbres du monde entier."

Fernand Roux - 05.61.08.34.03

FONDATION RENÉ POUS 

"Les Escloupiès"

Route de Grépiac

31190 Auterive

05.61.08.34.03

contact@fondationpous.org

http://www.fondationpous.org

Un musée aux champs

Entre Auterive et Grépiac, si le cœur vous en dit, la Fondation René Pous, située au lieu dit »les Escloupiès »vous accueille pour une visite, au fil des cimaises. Dans ce musée, tout près des champs, vous découvrirez une partie de la très belle collection particulière de la famille Pous de Collioure. Elle a reçu, dans son hostellerie, au début du siècle dernier, des peintres , qui, à lépoque, peu fortunés, lui laissaient en guise de remerciements pour son accueil, des peintures. Se sont ainsi succédés Matisse, Dali, Picasso, Giner, Mucha, Perrot et bien dautresLeurs dons ainsi que lachat par la famille de nombreuses toiles lui ont ainsi permis dêtre, par la suite, à la tête dune collection de renom. Si vous passez par Collioure, lHôtellerie des templiers est actuellement tenue par Jo Pous, le fils du célèbre mécène et par sa fille Mané. Fernand Roux, le créateur de la fondation René Pous, ami aussi de la famille , a ainsi délocalisé une partie de la collection, en accord avec la famille, collection que vous pouvez admirer désormais à la Fondation.


Des visites gratuites et commentées

Les visites sont gratuites et commentées, sur rendez-vous. Marie-Odile Peter, muse de lartiste peintre Fernand Roux vous guidera au fil des salles et au fil des toiles, agrémentant la visite de savoureuses anecdotes. Cette fondation, ouverte toute lannée, reçoit des groupes et des particuliers, des écoliers, des ateliers dart, des touristes Chaque mois, se succèdent des activités parallèles aux visites : expositions personnelles ou de groupes, conférences, visites de musées, voyages et de mi-novembre à mi-décembre la Fondation organise un Salon dAutomne ouvert aux peintres, sculpteurs, français et étrangers ainsi quaux jeunes artistes désireux de se faire connaître.

 

 

Historique

" Loin des feux de la grande ville, il est très étonnant de trouver sur une petite route des bords de I'Ariège, un haut lieu culturel de la peinture : le musée de la fondation René-Pous.

Voulez-vous savourer un Don Quichotte de Dali ? La pureté d'un profil de Cocteau ? Retrouver Dufy, Brayer ? Il y a les beaux portraits de Grandidier. Matisse aux côtés de Balbino Giner ou Carzou qui côtoie René Aspe. La liste est vraiment très longue. Mais pas avant de dire que ce lieu a une Ame : celle de Fernand Roux. Ici fut sa demeure. Ici vit la fondation René-Pous. Normal alors de rencontrer aux détours de la visite, de nombreuses oeuvres de ce grand peintre : nus, en sanguines, au dessin linéaire où I'on sent qu'il fut I'ami de Matisse. Paysages, en peintures vigoureuses, construites et éclairées, corridas très psentes, en différentes manières."

Elfie DESSORT.

"L'Hostellerie des Templiers à Collioure est une véritable institution, connue pour avoir hébergé les peintres, compositeurs et écrivains qui venaient chercher l'inspiration dans ce charmant petit port catalan (en particulier durant la guerre d'Espagne).
Pro
priétaire de l'hôtel, René POUS les a bien connus et, en mécène autodidacte, a collectionné plus de deux mille toiles parmi lesquelles on relève les plus grands noms de l'art moderne (Dali, Derain, Maillol, Cocteau, Chagall, Picasso, Matisse, etc.)."
Les Guides de Charmes

 

René Pous à la terrasse de l'Hostellerie des Templiers

 

Fernand ROUX, élève et ami de Henri MATISSE, a habi

Collioure quelques années, séduit par la couleur des paysages de ce petit port de pêche. Il a naturellement fréquenté la famille POUS, qui est devenu son ami. Revenu plus tard dans la région toulousaine, Fernand ROUX lui a proposé de créer et d'héberger une Fondation de peinture qui serait le prolongement de l'hostellerie des Templiers. Aujourd'hui, c'est Marie-Odile PETER la compagne du peintre durant 30 ans, qui perpétue leur mémoire en faisant visiter cette fondation (gratuitement, mais, sur rendez-vous).

COLLIOURE, rendez-vous des artistes

Pourquoi tant d'artistes se sont retrouvés à Collioure?

COLLIOURE a repsenté pour les artistes peintres et les sculpteurs, durant la première moitié du XXème siècle, ce qu'a été dans les années 1960-1980 Saint TROPEZ pour les artistes de cinéma et le show business. Il fallait s'y faire voir, et y être reconnu.

Collioure est situé tout ps de la frontière espagnole, et durant la guerre d'Espagne, beaucoup d'artistes catalans y ont trouvé refuge, lorsque la "guardia civil" se faisait trop pressante.
Enf
in Collioure possède aux dires de tous des artistes, une "couleur" inimitable.

Peu avant 1900, la famille POUS acquiert et exploite un café bordant le Douy, face au château des Templiers (actuel Château Royal à Collioure)
Ce café
s'appelait le "Café des Sports".

 

 

En 1905, Matisse s'installe avec sa famille à l'auberge de Rosette, ps de la gare et y travaille jusqu'en 1914. Derain est déjà sur place et Maillol est à Banyuls il vient de quitter la tapisserie pour la sculpture.

 

Pendant que Mme Matisse et Mme Maillol font de la couture ensemble, Maillol psente Matisse et Derain à Monfreid.

De son côté, le jeune René POUS va à l'école avec le fils Matisse.

 

 

Maillol

Monfreid

 

 

En 1910, Henri-Jean-Guillaume MARTIN, toulousain, connu pour ses œuvres exposées au Capitole, habitait à Collioure la première maison de la rue Bellevue, la dernière étant celle du peintre Henri Marre (montalbanais d'origine)

Leurs œuvres se situant entre l'impressionnisme et le pointillisme.

Collioure par H. MARTIN

Henri MARRE

 

derain andré.jpg

Braque Georges.jpg

André DERAIN

Georges BRAQUE

 

En 1925, René POUS reprend le café des Sports.

En 1942, Fernand ROUX s'installe sur le port avec Sita, son épouse qui est la 3ème sœur des célèbres "Sœurs CARITA " qui ont tenu l'un des plus célèbre salon de coiffure parisien de l'époque.

Toujours en 1910, Picasso va travailler l'été à Cadaquès avec DERAIN et l'année suivante à Céret avec Georges BRAQUE (cubisme analytique).

Dans les mêmes années, Albert Marquet, l'ami fidèle de Matisse, habite lui aussi Collioure.

 

Albert MARQUET

 

En 1948, Dufy est également à Collioure.

A la fin de la 2ème guerre mondiale,
Le café de
s Sports devenu Hostellerie des Templiers fait également restaurant.
Tous les artistes de l'époque s'y retrouvent régulièrement.

De 1950 à 1952, Picasso installe sa famille à la Miranda, annexe de l'Hostellerie des Templiers.

 

 


 

De 1953 à 1957 Salvador DALI se rend fréquemment à Collioure où il retrouve l'ambiance de "fêtes" qu'il adore.

 

 

En 1950, Fernand Roux séjourne à Nice où vit son oncle, le coiffeur de Matisse.

Matisse (jusqu'à sa mort, en 1954) devint le mentor de Fernand ROUX durant toutes les dernières années de sa vie.

Henri MATISSE


 

 

 

"Les Escloupiès"
Route de Grépiac
31190 AU
TERIVE

 

Tél. : 05.61.08.34.03

 

Visite sur rendez-vous

 

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 10:42

colliore-par-descossy.jpeg Collioure, par Descossy -

 

   Camille DESCOSSY (1904/1980), exposition jusqu'au 17 mars, à l'Espace Bagouet, Esplanade, à Montpellier.

 

Dans le catalogue, des textes de Vincent Bioulès, ancien élève de Descossy, et de Numa Hambursin, commissaire de l'exposition et responsable artistique de l'espace Dominique Bagouet- 56 pages, six photographies.

 

 

L'Espace Dominique Bagouet, un nouveau lieu d'exposition temporaire pour explorer l'oeuvre des figures de l'art et du patrimoine régional, confié à Numa Hambursin.

 

Pour la première exposition programmée à l'occasion de la réouverture du lieu, la ville de Montpellier a choisi l'oeuvre de Camille Descossy, un peintre régional.

 

Camille Descossy est né en région Languedoc-Roussillon, plus précisément à Céret (Pyrénées-Orientales) en 1904.

Après un passage aux Beaux-Arts de Montpellier, où le peintre a pu rencontrer des figures comme Georges Dezeuze et Albert Dubout, Descossy est reçu aux Beaux-arts de Paris, ville où il expose dès 1926, au Grand Palais.

Camille Descossy est nommé professeur aux Beaux-Arts de Montpellier en 1939, avant den devenir directeur.

 

Il est une figure incontournable de la peinture régionale, explorant sans cesse les paysages de notre arrière-pays ou encore de la terre catalane qui le vit naître. Sa touche large et affirmée soutient une peinture dune grande rigueur.

 

expo-camille-descossy-1354287647-25823.jpg   Extrait de la biographie de C.Descossy, par  Jac ques Marmayou

 

Camille Descossy naît à Céret le 24 Mai 1904 et passe les dix premières années de sa vie à Prats de Mollo. Après un passage aux Beaux Arts de Montpellier, où il a connu Germaine Richier, Georges Dezeuze, Albert Dubout, C Descossy est reçu aux Beaux Arts de Paris et aux Arts Décoratifs, premier en première division il suit les cours de Cormon qui se prend de sympathie pour lui et qui apprécie, dans son néo-impressionnisme, une certaine liberté. C Descossy expose dès 1926, au Grand Palais puis à la Société Nationale des Beaux Arts, aux Indépendants et au Salon d’Automne.

 

A Paris , il se lie d’amitié avec Baranovski, ancien ami de Modigliani, puis avec Schuffenecker qui évoque pour lui le souvenir de Gauguin Joseph Delteil lui demande d’illustrer sa « Jeanne d’Arc »; puis il rencontre Achille Laugé qui lui dévoile ses pastels aux petits points. Il découvrira chez Paul Signac le fonds d’atelier de Seurat.. Nommé professeur aux Beaux Arts de Montpellier, il en devient directeur en 1939. 

 

Il va participer aux mouvements culturels de la région, en créant le Groupe Frédéric Bazille, puis plus tard le Groupe »Montpellier Sète » avec François Desnoyer et Gabriel Couderc. Suivra une série d’échanges fructueux avec Jean Hugo, Jean Lurçat, Albert Gleizes et, lors du Festival du Palais des rois de Majorque en 1951, il réalisera plusieurs décors. Sa participation, en 1953, en tant que récitant au « misteri » de Joseph Sébastien Pons, le place au côté de Pau Casals. Il profite du séjour de Dufy à Perpignan pour évoquer avec lui les différentes techniques de conservation des œuvres.

 

Quand le département rachète à l’Armée le Palais des Rois de Majorque, Camille Descossy, défenseur du projet d’un grand Musée moderne catalan, ne sera pas entendu par le Président du Conseil Général. Mais ce dernier lui confiera pendant trois ans, la direction de la « Casa Rossello » à Collioure, qui réunissait, l’été, les meilleurs élèves de peinture de l’Hexagone.

 

Camille Descossy reste un peintre très ancré dans sa terre catalane, dont il partage les émotions avec J S Pons, Gustave Violet et Aristide Maillol. Sa touche large et affirmée soutient une peinture d’une grande rigueur. Il utilise une palette restreinte, aux teintes terreuses de l’Aspre aride qui le possèdera jusqu’à ne plus le libérer..

Son enseignement va révéler des artistes aussi variés que Claude Viallat, François Rouan ou Pierre Soulages, qui vont explorer le processus de création, de la destructuration du support à la peinture informelle.

 

Bibliographie: Camille Descossy.R.A Lacassagne.lib Cros,Montpellier 1934, Camille Descossy, J Marmayou, LaureMartinez.Eudesia 2001 

Le siècle de C Descossy,J C Marre. Terres catalanes n°38, décembre 2004

 

 

Espace Dominique Bagouet

Du 7 décembre 2013 au 17 mars 2013

Ouvert du mardi au dimanche, 10h-13h et 14h-18h
Entrée Libre

Esplanade Charles-De-Gaulle
34000 Montpellier
Tél. : 04 67 34 88 21 04 67 66 88 90

www.montpellier.fr

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 10:47

femme.jpgUn jour pour les femmes, 364 pour les hommes ! Non, moins, car il faut penser à d'autres gadgets : la journée de l'enfant, de l'écologie, du sans-tabac...

     Non soyons libéraux : 3 ou 4 jours pour les "DONES" (femmes en catalan !) : celles des grands-mères, des belles-mères...C'est encore pour la femme !!


    En France, une légende veut que l’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en1857, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu (aucun journal américain ne le relatant)3Ce mythe est né en 1955 dansL'Humanité qui relate une manifestation de couturières new-yorkaises. Cette information est relayée chaque année par la presse militante du PCF, de la CGT et celle des « groupes femmes » du Mouvement de libération des femmes, puis reprise par les quotidiens nationaux. Il s'agit d'un clin d’œil des féministes américaines qui, dans les années 1950, veulent à la fois intégrer cette journée dans le contexte américain et rendre un hommage à Clara Zetkin, 1857 étant son année de naissance.

place-du-8-mars.jpg  Photo de Pascal YVERNAULT


Selon l'hypothèse de l'historienne Françoise Picq, l'initiative en revient à Madeleine Colin, féministe et secrétaire confédérale de la CGT : la commémoration étant depuis son origine encadrée par le PCF et ses organisations satellites, elle souhaite l'affranchir de cette tutelle communiste pour en faire la lutte des femmes travailleuses4. L’origine de cette journée s’ancre donc bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du xxe siècle.

 

FEMMES au Ciné Download.html.jpg ma / ginaire :

 

La lettre de Cinémaginaire  n° 107  mars 2013 

Cinémaginaire : des images en mouvement dans les Pyrénées Orientales

réseau diffusion,   éducation,   festivals, création,   formation

  •      
  • Pour  trouver  toutes les infos et en savoir plus sur Cinémaginaire :   <http://www.cinemaginaire.org/www/index.htm>
  • retrouver le programme de toutes les salles de cinéma programmées par Cinémaginaire sur :   <http://www.allocine.fr/salle>

jusqu'au dimanche 10 mars - Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer 

Les Amis de Cinémaginaire, en partenariat avec Cinémaginaire, la Ville d’Argelès/mer et la médiathèque C.C.A.C.V. Jean Ferrat présentent


FEMMES ET TOILES 


Films, contes, danse, expo...Avec Femmes et Toiles l'association Les Amis de Cinémaginaire continue de s'interroger sur la place et le rôle des femmes dans la société, à travers des films venus des quatre coins du monde. Elle vous invite à conjuguer avec elle le plaisir cinématographique, des débats et des spectacles vivants dans une ambiance conviviale.

Programme disponible au cinéma Jaurès ou sur le site    http://www.cinemaginaire.org/www/index.htm ou http://amiscinemaginaire66.blogspot.fr/  Pass 4 films : 15€

 

Dimanche 17 mars à 15h30          Salle des fêtes – 66 Laroque des Albères  et Mercredi 20 mars à 15h30         Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer 

Le Ciné des enfants: Le tableau, Film d'animationde Jean-François Laguionie (France, 2010,1h16) à partir de 6 ans

Dans ce tableau vivent trois sortes de personnages : les Toupins qui sont entièrement peints, les Pafinis auxquels il manque quelques couleurs et les Reufs qui ne sont que des esquisses. S'estimant supérieurs, les Toupins prennent le pouvoir, chassent les Pafinis du château et asservissent les Reufs. Persuadés que seul le Peintre peut ramener l’harmonie en finissant le tableau, Ramo, Lola et Plume décident de partir à sa recherche.

Tarif : film + jeu + goûter : 2,50 euros pour tous

 

 

 ***  Le site http://www.larchipelcontreattaque.eu/ a présenté une conférence d'Hervé Vigier animé par le journaliste Nicolas Caudeville

L'image du monde apportée par l'Eglise s'écroule devant les découvertes scientifiques ; les Chapelles sont mises en cause pour avoir prêché la violence et semé le malheur ; le siècle des lumières génère deux courants : l'un qui se met à rêver d'une religion naturelle et primordiale qui puise dans la seule Nature le message du Créateur destiné à sa créature ; l'autre qui voit dans les premiers siècles de l'Eglise un âge d'or où Jésus, Docteur de la Loi, inspire chaque communauté dans le respect de sa culture et la restauration de l'Esprit qui libère Dieu du Temple où les religions l'ont enfermé. La Franc-Maçonnerie française du 18e siècle construit une symbolique qui se nourrit de ce double élan, et tente d'unir tous les Frères dans une démarche initiatique respectueuse de chaque sensibilité, culture et philosophie. Un message universel et toujours moderne.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 18:05

DSCN4447.JPG* blablART informe: Rétrospective du photographe Pierre Parcé au Couvent des Minimes. Vernissage le 08 mars à 18h00

Cette rétrospective est dédiée à Pierre Corratgé puisqu’il souhaitait travailler dessus et avait commencé à le faire avec Pierre Parcé et Jean Casagran (commissaire d'expo).

   A noter également à la Galerie Lumière d'Encre à Céret, le mardi 12 mars à partir de 18h30:

Jean-Claude Mougin (professeur de philosophie et photographe spécialiste du palladium) viendra évoquer le sujet "La beauté" dans le cadre d'une conférence débat.

Ce thème sera celui de la prochaine revue Regards #12 en cours de préparation (sortie prévue en juin) avec le belles surprises...

   renseignements:http://www.lumieredencre.fr 

 Jean Claude Mougin: http://www.platine-palladium.com

            Pascal Ferro  ( http://www.revue-regards.com )

 

 

 

*Rencontre avec l'artiste peintre céramiste  JOËL CAPELLA

 

LIBRAIRIE TORCATIS 10 rue Mailly à Perpignan

 

Exposition du 25 février au 25 mars 2013 à l'occasion de la sortie de son livre paru aux éditions Cercle d'Art

 

Regards nomades entre Antonio Machado et Walter Benjamin, texte de Philippe Sergeant - Vernissage en présence de Joël Capella le vendredi 8 mars à 17h

  

 

www.librairietorcatis.com

    « Joël Capella est un agitateur d'émulsions. Dans son creuset, il a disposé un peu d'enseignement, de la peinture, de l'engagement syndical, les bleus et or de sa porcelaine, des convictions antithétiques, du dessin sur motif, colères et débordements en tous genres, de la jouissance sans entrave, des brassées d'humanisme intact, de la mauvaise foi et un concentré explosif de force de conviction. Et il s'agite. Et il s'agite. Gare. Il rétablit un atelier, crée un diplôme, expose des tableaux, cuit à 1300°, cueille des fleurs d'anis, offre des couteaux espagnols, convainc des élus, fustige des confrères, poursuit le sanglier, boit du vin frais d'un trait, se désespère et rebondit. Un agitateur inusable, malgré les frottements. Vous avez mis la main sur un drôle d'oiseau. Rare. Agaçant. Précieux. Indispensable. Pour que le juste triomphe, il faut le traître. L'agitateur intervertit les rôles et les pôles. Vous le connaîtrez pour ce qu'il n'est pas. Je me souviens de le croiser où il n'est pas. Il peint. Il vit. Il cherche. Trouve. Renonce. Relance. Offrez-lui une exposition du Sans-pareil. Vous n'en reviendrez pas. Lui, si. »

 

     Michel Pagnoux (Peintre, ancien directeur d'école d'art, professeur des écoles nationales supérieures d'art, co-auteur du Dictionnaire de l'œuvre peinte, à paraître en 2013)  - Un regard Nomade (Ed. Cercle d'Art 2012)

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 11:38

IMGP0019 photo Jean-Pierre Bonnel

 

A l'accueil d'une marie des P.O., à Banyuls, Perpignan ou Le Barcarès, le touriste en quête d'informations, peut prendre la revue gratuite "Sud-Est, l'Arc méditerranéen", sous-titrée "Touristique-Economique-Culturel". 

 

Le dossier le plus important (la plupart des articles sont écrits par Alexandre Bauer, ancien attaché parlementaire de l'ex-députée Jacqueline Irles, maire UMP de Villeneuve de la Raho) est annoncé en couverture : "Nice, capitale des Rapatriés et des Harkis"... Le ton est donné, on va beaucoup parler de l'Algérie, française surtout, avec, en illustration, le musée de l'Algérie française, situé à Perpignan, dans l'ancien couvent/ancienne prison, quartier Saint-Mathieu...

 

 

Oui, il s'agit d'un magazine de droite, qui fait l'éloge de maires de droite et flattant l'électorat pied-noir (dossier sur me 50 ème anniversaire des Rapatriés d'Algérie en Métropole,etc...), alors que le touriste naïf croit que le sud-est se limite à ces pages...

 

On notera encore un article sur le "Cercle algérianiste" de Perpignan: discours de Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan, l'entretien avec C.Estrosi, maire de Nice, qui apparaît à plusieurs reprises dans le journal): "Je suis fier de vous!"...L'exode dans les pages sur St-Cyprien (autre ville de droite.

   Notons que Collioure et Argelès, socialistes, n'apparaissent pas ! villes pas intéressantes ! ), Palavas, quelques photos de Cerbère, un tour à Barcelone, et... retour à Port-Vendres, où l'épouse du maire fait l'éloge de son mari, en cachant et réécrivant sa vie (premier mariage, enfant...) 

 

   Mais le touriste, l'étranger ne saura rien de la vérité et pourra croire un moment à la beauté de ces reportages creux, insipides, hypocrites, fallacieux...La presse écrite gratuite et militante a de beaux jours devant elle...

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 12:16

IMGP7823.JPG  La revue "Objectif Languedoc-Roussillon",  de mars 2013 (numéro 131 - 3.50 euros) présente un dossier sur " Perpignan 2014 / 13, avec ces deux sous-titres ambitieux : "Quelle stratégie économique?", "Quels enjeux pour les municipales ?"

 

On apprend que, pour l'immobilier, il vaut mieux investir à Perpignan qu'à Barcelone (prix supérieurs de 75 %);  Gérone est plus attractive (2200 euros le m2, à peine un peu plus cher qu'à Perpinya), pour les achats d'appartements, mais c'est une ville qui se développe vite grâce à la culture et à l'implantation de Ryanair, depuis des années.

 

   L'immobilier et ses bureaux, au "Centre du Monde", à la nouvelle gare TGV, sont un échec pour l'instant : le retard du TGV a contrarié les projets de la mairie et de l'office HLM. En outre, les Barcelonais qui s'étaient implantés ici dans les décennies précédentes sont reparties : Perpignan est une ville morte, d'octobre à avril !Les commerces se plaignent mais ferment tôt : si Perpinya se veut vraiment catalane (mais le veut-elle ?), elle doit s'ouvrir aux ambiances de la vraie Catalogne !

 

    Les décideurs ne jouent pas le jeu dans "Perpignan, la fausse Catalane" ! Pour compenser la frustration TGV, ils doivent trouver des alternatives ! 

 

Le dossier politique n'apporte rien de nouveau : Pujol s'est déclaré, talonné par Alduy : "Je serai dans le film!"; Romain Grau est un faux nouveau, venu de la gauche codognesque à la droite bon teint, mais animateur d'équipes qui pensent... Quant à C. Bourquin, il propose ses candidats et refuse de se tourner vers Barcelone pour un essor de Perpignan. C'est là le vieux projet de J.P.Aduy, mais il ne se concrétise qu'à la marge (échanges culturels) et Barcelone se moque du département : cette banlieue où l'on parle le "Roussillonnais", une langue abâtardie, mélangée...

 

Les réelles réussites ici sont l'agence de développement économique "Perpignan Méditerranée Communauté d'agglomération" lancée le 19 février 2013 : "Perpignan, naturelle compétitive" est un bon slogan; autre initiative réussie de JP. Alduy est le théâtre de L'Archipel, très fréquenté. Surtout, Perpignan, après l'accord-cadre passé avec l'Etat en 2010, Perpignan va devenir la première collectivité à énergie positive, près la plus grande ferme photovoltaÏque de France mise en service en 2011...

 

Avec ces points positifs, Jean-Paul Alduy a des atouts pour revenir sur la scène municipale de Perpignan ...

 

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 13:27

moi, livre machado donjon  Il est né à Séville, mot qui pétille, ville aux berges de l'Afrique.

Il dort, doux euphémisme aragonesque, à Collioure : c'est qu'il est bien vivant. Dans nos souvenirs, nos coeurs amers et nostalgiques, dans ses livres.

 

C'est un décor de montagnes bleues et dispersées, sous les rougeurs d'un ciel immense. Un pays de cannes à sucre, au temps de son enfance. A six ans - il conserve ce souvenir - il se trouvait plaza de la Magdalena avec, en main, une canne sucrée...

 

"Chemineur, il n'y a pas de chemin. Le chemin s'invente en marchant."

 

Il découvre le printemps castillan aux rives du Duero -ou Douro, mot portugais-.

En 1909, il se marie avec l'infortunée Leonor, âgée d'à peine quinze ans.

Il ne retient que "l'émotion des choses".

 

Le 14 juillet 1991, à Paris -déshonneur e la France- Leonor est victime d'une hémorragie. C'est la tuberculose : Paris n'est pas une fête ! Elle meurt le premier août 1912 à l'âge de 18 ans...

 

Voici Baëza, 1912/19, près de Jaén, au fin fond de l'Andalousie.

 

Puis Ségovie, à 90 km au nord de Madrid. Sa modeste pension est devenu un musée : le triste touriste le visite.

 

Il écrit Juan de Mairena, sentences d'un professeur humaniste, livre apocryphe, usant d'un hétéronyme; ce personnage, tolérant, est ouvert au dialogue : un ami de la vérité. 

   "Pour autant que vaille un homme, il n'aura jamais de plus haute valeur que celle d'être homme."

 

Nombreux écrits dans la presse, des articles dans le journal "El Sol", dans "La Vanguardia".

 

Le 18 juillet 1936, comme un obus absurde, éclate la guerre civile. Exode : Barcelone, Figueres, Port-Bou le 27 janvier 39 ( Voir le livre de souvenirs de son frère José)

 

Collioure. José découvre un vers dans la veste d'Antonio; celui-ci lui avait demandé la veille un bout de papier : "Estos dias azules y este sol de la infancia."

 

En un éclair, il opère un retour furtif, ému, tragique sur l'enfance sévillane.

Son enfance, ce sont des parfums d'orangers et de citronniers. Ce sont des jardins d'or, images de lumières. C'est une gloire jaune, de vermeil...L'arôme de l'iris, sous un soleil torride qui aveugle...

 

Machado dort à Collioure... Encore. Toujours...

 

(écrit à l'occasion de l'exposé de Jacques Issorel, le 1/12/2012, au Centre d'art contemporain de Saint-Cyprien)

 

* Machadou, de Séville à Collioure, biographie poétique par les chemins d'AM  (J.Pierre Bonnel, 14 euros, chez l'auteur- 0468559639)

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 10:26

visu-theatre-22-02.jpg  200 ans  de théâtre à Perpignan (C) L'Archipel contre-attaque / Jordi Vidal / Michelle Pernelle. (remerciements)

Dimanche 3 mars à 11 heure inauguration.

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A première vue, quoi de plus paisible et consensuel qu’une exposition d’archives sur les 200 ans de théâtre à Perpignan ? Tout le monde s’y retrouve, et le Perpignanais, féru de culture, d’histoire et de théâtre est déjà convaincu d’en connaître les grandes lignes, d’en avoir une représentation assez nette. Le travail de l’archive (vous savez ces expositions que l’on traverse à grandes enjambées sans jamais interroger le détail ni le général) apparaît alors comme l’alibi à une certaine fausse (bonne) conscience.

   Ce que l’époque contemporaine demande le plus souvent à l’archive s’apparente à une forme ultra spectaculaire de storytelling : les documents rassemblés ne sont là que pour valider un point de vue prédéterminé. On ne nous demande pas vraiment de partager une même vision, mais une même fiction.

 

    Lors de la préparation de l’exposition « Le théâtre : toute une histoire ! » nous n’avons pas souhaité raconter une nouvelle histoire en prenant pour prétexte l’histoire. A l’inverse, nous avons voulu témoigner pour l’histoire et au nom de l’histoire, à partir de la masse des documents rassemblés et, pour certains, retrouvés. Quoi de plus instable que le témoignage humain, quoi de plus vulnérable qu’une trace archivée, quoi de plus fragile que l’histoire elle-même.

   Il est des histoires dont on nous dit qu’elles n’existent pas, qu’elles n’existent plus, qu’elles n’ont jamais existé ; d’autres qu’elles sont inventées, d’autres, enfin qui subissent les cours d’une forme particulière de spéculation, à la hausse ou à la baisse.

 

   Le théâtre de Perpignan n’échappe pas à ces étranges mouvements de flux et de reflux, à l’alternance de périodes éclairées et d’autres plus sombres d’où aucune lueur ne provient. La recherche prend alors, confrontée aux anomalies historiques et aux incertitudes contemporaines, un caractère obsessionnel. Les vides, les blancs, les zones d’ombre, les absences font de l’histoire du théâtre de Perpignan une histoire lacunaire qui nous parle, sur un mode délicat et poétique de la fragilité des traces de notre passage dans le cours du temps historique.

 

Pour compléter le fonds existant aux archives nous sommes partis à la recherche de documents complémentaires ; nous sommes partis à la recherche d’affiches, de gravures, de photographies. Au cours de cette recherche, qui a pris la forme d’une quête, nous avons suivi des pistes incertaines, jusqu’à retrouver le petit-fils de l’ancienne habilleuse du théâtre qui a conservé pieusement les précieuses photographies de l’époque dans des boîtes en carton.

 

C’est à Madame Marguerite Sarris que nous devons les témoignages des années 1930 : elle fut, dès 1927, habilleuse au théâtre. Comme quoi, cette histoire de théâtre à Perpignan respecte jusqu’au bout le cadre d’une bonne dramaturgie.

 

André Breton écrivait déjà, à la même époque, combien il est difficile de partir à la recherche de l’or du temps. Pour cet or du temps retrouvé, cette exposition est dédiée à Madame Sarris.

 

Après l’aventure des photographies, il y a eu celle des costumes, avec une conséquence immédiatement positive : cette exposition va permettre de les préserver pour l’avenir. C’est en ce sens qu’on peut parler aujourd’hui d’archives dynamiques. Il est sain pour la démocratie que le passé vienne interroger le présent, et parfois même le mette en doute.

 

   Les archives dynamiques ont le privilège de ne jamais abandonner la proie pour l’ombre. Ainsi une exposition sur le théâtre pose la question artistique du théâtre, la question culturelle du théâtre, la question politique du théâtre.

 

A observer la situation du théâtre de l’Archipel et du théâtre municipal, est-il possible d’imaginer une action qui innove sans pour autant détruire ? Est-il possible de concilier la préservation avec la modernité ? Ce qu’il y avait d’ancien et d’obsolète dans le théâtre municipal a conduit le politique à penser le projet du théâtre de l’Archipel sans intégrer le théâtre municipal dans son dispositif.

 

Quel avenir pour l’ensemble des structures du spectacle vivant à Perpignan ? C’est une question que pose, de manière encore indirecte, cette première exposition sur les 200 ans du théâtre à Perpignan. L’archive n’existe donc pas pour justifier une lecture contemporaine du passé, mais bien pour questionner le présent au nom de l’histoire.

 Ce fut le souhait de Walter Benjamin, celui d’Abby Warburg, c’est toujours le nôtre. Nous n’en sommes qu’au premier acte.

 

   * Voici un autre texte rédigé par Michelle Pernelle des Archives :

 

La tradition théâtrale à Perpignan est très ancienne puisqu’elle remonte au XVe siècle. On représentait alors les mystères (longs drames religieux) sur la place de la Loge. Plus tard, une salle de spectacle dite « casa de las comedias », où l’on donnait aussi des représentations dramatiques, s’implanta dans le quartier Saint-Jean, quelque part dans l’artère qui relie la rue de la main de fer à la rue Foy, connue au milieu du XIXe siècle sous le nom de « carrer de la comedia », puis « rue de l’ancienne comédie » à partir de 1870.

 

Vers le milieu du XVIIIe siècle, dans cette ville en pleine francisation où l’empreinte des Lumières commençait à poindre, le comte de Mailly, gouverneur de la province, pour distraire et égayer son entourage, fit édifier une magnifique salle de spectacle dans la belle et vaste salle du consulat de mer. Pour ce faire, en 1752, la façade et l’intérieur de la Loge de mer furent totalement bouleversés. Ensuite, pendant soixante-trois ans, ce théâtre connut une existence chaotique, avec pas mal de relâches et même sans représentation pendant une campagne entière. La salle fut alors louée pour des bals, à des troupes de passage ou à des comédiens ambulants. En 1813 les trois dernières représentations y furent données : « La Flûte enchantée » de Mozart, « La Vestale » de Spontini et « Le siège de Corinthe » de Méhul.

 

Pour des questions de sécurité et d’accueil, ce lieu posait des problèmes. Ainsi, le 22 avril 1810, 57 bourgeois perpignanais, amateurs de spectacles, formèrent une société d’actionnaires et ouvrirent une souscription pour financer la construction d’un nouveau théâtre dans les locaux du collège des Jésuites, place Napoléon (actuelle place de la République).

Le conseil municipal de Perpignan vota ce projet le 5 mai 1811, avec plans et devis, et la construction démarra fin 1812. Ce nouveau théâtre entra en fonction en novembre 1813, un an avant l’achèvement des travaux. Le public perpignanais ne fut donc pas un seul instant privé de spectacles.

 Pendant une dizaine d’années, le théâtre fut géré par cette société, de plus en plus fortement financée par la ville de Perpignan, jusqu’à ce qu’en 1820 cette dernière achève le rachat de la totalité des actions émises, commencé cinq ans auparavant, et le théâtre devint ainsi municipal.  

L’activité du théâtre municipal, toujours très intimement liée au conservatoire de musique (les professeurs du conservatoire formaient l’orchestre du théâtre), fut plutôt florissante malgré la création de deux nouveaux théâtres, d’un style différent, plus « coquins », implantés dans le faubourg : celui des Variétés en 1877, et celui de l’Alcazar, en 1900. Cependant, au début du XXe

siècle, l’apparition du cinéma captiva rapidement une grande partie du public, et il fallut attendre les années 1950-1960 pour que le théâtre retrouve une place de choix dans la cité.  1813-2013 : 200 ans de vie théâtrale dans la ville, animés par de nombreux artistes, comédiens et musiciens, d’ici et d’ailleurs. Et le spectacle continue !

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 21:18

Grand-mere.jpg  Pour la fête des grands-mères 

 

Grand-mère

Lorsque j’évoque ma grand-mère, c’est comme un boomerang qui me revient en plein cœur…

Fragilité et force  : deux termes en constante opposition, définissant ce qu’on peut éprouver au tréfonds de soi, tant l’enfance est importante dans une vie humaine. La fragilité d’une grand-mère, c’est celle du petit chaperon rouge que le loup dévore et à laquelle il se substitue, dans la symbolique de Perrault, c’est encore celle que la petite marchande d’allumettes ressuscite au plus froid de l’hiver, dans le conte d’Andersen, c’est en outre celle de Pagnol qui dit à Naïs, « le bossu », que « les bosses dissimulent des ailes qui conduisent sans ambages les bossus au ciel… » Un jour, par malheur, lorsque les grands-mères disparaissent, les bossus ne sont plus les anges que l’on s’appliquait à décrire…

La force que m’a donnée ma grand-mère, c’est cet océan d’affection qui déborde, m’envahit et me bouleverse et qui a forgé de tendresse, de douceur et de droiture l’enfant que j’ai été. La fidélité, la mémoire, le respect, la tolérance, l’honnêteté affective ou intellectuelle sont autant d’éléments qui ont participé à ma construction et dont je ne saurais jamais me départir, pour avoir connu jusqu’à 23 ans révolus la personne que j’ai sans nul doute le plus aimée au monde et dont le souvenir me permet aujourd’hui de me conduire comme un enfant, avec toutes ses qualités et ses défauts.

Au-delà de la peine, il y a par ailleurs cette dimension proustienne : temps passé et temps retrouvé ne font qu’un…la saveur d’un café au lait, l’écorce d’une mandarine, la madeleine que l’on redécouvre rappellent à la vie la grand-mère enfuie… Dans le jeu des correspondances baudelairiennes, les souvenirs affleurent, remontent à la surface. Mais à la surface de la vie, comme une plaie béante qui ne se refermera plus, il y a la disparition de sa grand-mère, événement terrible qui nous donne, sans que nous le sollicitions, un avant-goût du malheur, celui que nous n’imaginons aucunement et que nous souhaitons moins encore mais que nous connaîtrons peut-être demain au départ d’un être cher. Le sort nous vole un être aimé et, sans que l’âge apparaisse comme un facteur déterminant, en cette douloureuse occasion, la mort ne connaît pas d’explication, ni de motif, ni de prétexte, ni d’alibi. Perdre sa grand-mère, c’est explorer le « paradis perdu » du poète Milton, c’est s’y replonger comme pour un triste baptême, c’est avouer que « le temps passé, jamais ne reviendra », c’est se dire, à l’instar de Malherbe, dans les stances qu’il formula à Monsieur Du Périer, au moment même de la disparition de sa fille, « qu’elle était du monde où les plus belles choses ont le pire destin et, qu’en tant que rose, elle a vécu ce que vivent les roses : l’espace d’un matin… »

Il y a en outre cet instant intime,viscéral, vide sidéral et temporel qu’il est impossible de traduire, d’exprimer et qui est comme une écharde plantée en soi, incrustée dans sa chair. Quand le malheur survient, c’est une éclipse de la réalité, de la vérité, de la sincérité des choses les plus simples que l’on ressent. Lorsque sa grand-mère s’en va pour toujours et à jamais, c’est une étoile qui s’éteint dans le ciel qui a béni l’aube de notre naissance. Souffrance qu’on a du mal à taire, mais qu’il faut par pudeur et de par sa responsabilité d’individu assumer. Ne rien dire, accuser le coup et montrer tête haute, voilà ce que l’on doit observer…car faire étalage de ce deuil qui invite au tournis, qui laisse pantois et donnerait le mal de mer aux navigateurs les mieux rompus au roulis, au tangage et aux grains les plus violents n’est pas de mise. Il faut garder le cap, faire face et combattre, même si l’on ne se consolera jamais de cette perte. Si l’on faillait à sa mission, à sa propre personne, comme Pagnol l’exprimait : « ça ferait pleurer les enfants ». Je me permettrais de renchérir : cela aurait certainement fait encore plus de peine à ma grand-mère…celle que j’aime et aimerai jusqu’à mon dernier jour, qui sait ? celui de la fin du monde… certainement celui de ma propre fin…

Lorsqu’une grand-mère quitte cet univers de plus en plus indistinct, c’est à nouveau et encore ou une fois de plus la mienne que je perds.

 

Grand-mère                               La douceur du sucre candi,

Le parfum de l'orange amère

Evoquent dans l'après midi

La silhouette de grand-mère.

 

Alors la robe d'organdi

Valse dans le soir éphémère,

Frôlant le regard enhardi

Que tu faisais naître, grand-mère.

 

Moi, je ne sais de tout ceci

Qu'un épilogue assez sommaire :

Une retraite sans souci

Qui te voyait vieillir, grand-mère.

 

Les châteaux-forts que l'on bâtit

Et les contes qu'on énumère

Débordent d'un cœur trop petit

Quand on se souvient de grand-mère.

La vieille dame

Le miroir dans lequel, depuis plus de trente ans,

Son regard plonge chaque jour

Ne reflète plus les visages espérant

De ceux qui lui faisaient la cour.

 

Les poèmes courtois et les tendres chansons

Qui se disputaient son oreille

Sont partis témoigner ailleurs de leurs passions

Le jour où elle s'est crue vieille.

 

Le parfum des pensées et l'éclat de l'argent,

Tout ce qui semblait naître d'elle,

A cessé d'exister au départ de ces gens

Qui lui murmuraient : "tu es belle. "

 

Elle était jeune hier et, l’œil un peu crédule,

Découvrait les bonheurs de l'aube.

Le temps de vivre et c'est déjà le crépuscule

Qui vient s'éteindre sur sa robe.

 

Et, quand les fils de ses enfants viennent la voir,

Elle éprouve une joie amère,

Elle qui ne vivait que d'amour et d'espoir

Et qu'on nomme aujourd'hui grand-mère.

 

Textes de Jean Iglesis

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 00:13

TE - FOLKLORE - TRADITION - CARNAVAL

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Fête de l'ours à Saint Laurent de Cerdans - du 1er au 3 mars 2013 - Le rendez-vous d'un village avec son ours...

Fête traditionnelle carnavalesque.

La Fête de l'Ours dans ce village du haut Vallespir (canton le plus au sud des P.O) est une tradition dont les origines remontent à plusieurs siècles.
Cette fête inaugure les festivités carnavalesques de St-Laurent.


Dans le passé, elle avait lieu le 2 Février, date de la chandeleur, qui marque la fin de l'hibernation de l'ours. Le dicton affirme que s'il fait beau ce jour-là, la bête replonge dans sa caverne pour 40 jours supplémentaires, s'il fait sombre au contraire, elle rompt son sommeil de l'hiver et annonce le printemps.

  Jadis, les jeunes garçons des villages pyrénéens voulant prouver leur bravoure, partaient en forêt pour capturer un ours qu'ils exhibaient ensuite dans les villages de la vallée. Le moment était bien choisi et la tâche facilitée car l'animal était affaibli par sa longue hibernation. La tradition s'est perpétuée, mais faute de bête féroce, c'est un jeune villageois qui se déguise et la capture devient simulacre.

 

Programme : VENDREDI 1er Mars

15H30 : Fête du Viel Ours (fête de l'ours pour les enfants)

Départ de Notre Dame de la Sort jusqu'au terre plein du syndicat avec rasage de l'Ours.

20h00 : Repas Spectacle suivi d'un Bal Disco animé par Pascal Philadelphia. Halle Polyvalente

 

SAMEDI 2 MARS : 15h00 : Corso départ de la place publique

17h00 : Bal d'enfants Halle Polyvalente animé par Pascal Philadelphia

22h30 : Grand Bal Masqué Halle polyvalente avec l'orchestre "AL Chemist"

Monôme, Echelle, Tio-tio

Journée animée par la banda Els Tirons.

 

DIMANCHE 3 MARS : 15h00 : Départ de la grande Chasse à l'Ours de Notre Dame de la Sort.

Animée par la Banda Els Tirons & la cobla Principal del Rossello.

17h30 : Sardanes avec la cobla Principal del Rossello suivies de l'incinération de sa Majesté Carnaval.

Renseignements : Office de tourisme - 5 rue Joseph Nivet
66260 Saint Laurent de Cerdans - Tél : 04 68 39 55 75

 

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