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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 10:55

images-copie-24.jpeg    L'homme est un cochon pour l'homme.

 

Télescopage fâcheux dans l'actualité : S.Hessel et DSK.

 

 

 

La mort a choisi Hessel le Juste. Elle est rarement juste, elle, la camarde, mais il est vrai que l'ancien Résistant était vieux et qu'il attendait la fin sans appréhension, sans révole ni indignation; avec curiosité, plutôt :vivre sa mort serait peut-être aussi passionnant que vivre sa vie...

 

Et puis, voilà, l'actualité nous apprend une autre triste nouvelle : la justice a choisi DSK. Elle permet de condamner un hebdomadaire, Le Nouvel Observateur, un éditeur, Stock et un auteur, juriste subtile, Marcella Iacub, à des sommes importantes. A afficher aussi la décision de justice sur la couverture du journal et par un encart dans le livre. 

 

Sous prétexte d'atteinte à la vie privée d'un homme, qui n'est jamais cité dans l'ouvrage incriminé !

 

L'homme est un loup pour l'Homme, paraît-il; il est surtout un cochon pour ses frères, et ses soeurs...

 

En effet, n'est-ce pas cet homme riche et puissant, un ancien "maître du monde", qui, par ses maladresses et ses errements aisément identifiables, a exhibé sa vie sexuelle la plus intime..? Viols, ou tentatives, violences, proxénétisme avec des policiers qui s'affichaient francs-maçons... Derrière les idées généreuses, une réalité sordide. 

 

On assiste là à un retournement des valeurs. Les médias et les décideurs ont mis du temps à s'avouer le peu d'humanisme de l'ancien directeur du FMI... Sa philosophie, c'est le "truisme", cette part maudite du cochon dans l'Homme : la romancière Marie Darrieussecq l'avait déjà montré dans son livre "Truismes", paru en 1996, chez POL.

 

Mme Iacub décrit aujourd'hui, dans "Belle et Bête", cette tentative de définir le désir brut, sans préliminaires, ni bornes. Cette envie d'aller vers la jouissance absolue sans entraves, ni morale.

 

Le truisme ou cochonnerie sexuelle, fait partie de ces "expériences des limites" analysée par Georges Bataille. Dans le cas du porcinet en question, il s'agit d'aller plus loin dans le mépris de la femme et la quête du plaisir égoïste. DSK est un héros de nos temps perturbés, magnifié en littérature et bientôt par le cinéma, incarné par Gérard Depardieu, autre cochon sublime qui, pour faire parler de lui, se complaît à faire sortir de son groin des déclarations provocatrices...

 

Les deux petits c... Mais revenons à l'autre versant de l'actualité : à son adret, à sa lumière, à son étoile qui montre le chemin de l'espérance et de la fraternité, avec Stéphane Hessel !

 

Avec ces contes porcins et malsains, on voudrait nous faire oublier le message humain et humaniste de l'auteur de cette petite bombe livresque : "Indignez-vous !"... Revenons vite à lui, à ses exigences d'éthique et de solidarité ! Indignons-nous face à l'hypocrisie de la société du spectacle et à la toute-puissance de l'argent !

 

Tant pis si je tombe dans la morale ! Excusez-moi, mais je trouve indignes les hommes qui exaltent l'instinct de verrat qui sommeille, peste brune, en chacun de nous !

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 12:35

   * Au moment où l'on vient, dimanche dernier à Collioure, de rendre hommage, lors de la commémoration de la Retirada, au poète andalou, l'écrivain et journaliste Xavier Febrés (connu pour son livre, avec Quéralt et Grando, sur les camps de la honte) vient de publier "Les derniers jours du poète A.Machado". (La traduction de ce livre en français devrait être publiée par les éditions Mare Nostrum)

 

 

(C) Remerciements au journal El Punt et à Aleix Renyé.



  On se souvient que le professeur Jacques Issorel, il y a plus de vingt ans déjà, avait décrit les ultimes instants du poète mort dans la pension Quintana (éditions Mare Nostrum). Ce livre était une analyse historique au plus près de la vérité. X.Febrés articule, de façon originale, fiction et histoire. 

 

(PS. Je me permets de signaler la réédition de ma "biographie poétique" de Machado : De Séville à Collioure - 14 euros, chez l'auteur : 06 31 69 09 32- J.Pierre Bonnel, éditions Cap Béar)

 

** Els últims dies del poeta Antonio Machado

El periodista i escriptor Xavier Febrés publica un llibre sobre l'estada i la mort a Cotlliure del poeta republicà espanyol, enterrat en aquesta població de la Costa Vermella

19/02/13 02:00 - COTLLIURE - ALEIX RENYÉ

 

(photo : site de "El Punt")

 

Xavier Febrés davant la casa Quintana de Cotlliure, on va morir Antonio Machado Foto: A.R.

Enllaços relacionats

 

Al cementiri de Cotlliure la tomba del poeta Antonio Machado és lloc de peregrinatge per a molts espanyols i sud-catalans. S'ha convertit en un actiu memorial de l'èxode de mig milió de republicans per la frontera pirinenca l'hivern del 1939 com es pot llegir en la contraportada del llibre que el periodista Xavier Febrés acaba de publicar a l'editorial La Mansarda.

En Els últims dies de Machado Febrés relata la vida i el compromís del poeta en els darrers mesos a l'Estat espanyol i el seu pas cap a l'exili a la Catalunya Nord. A través de la figura de Machado el llibre fa un relat detallat i documentat de la Retirada, els camps d'internament on van anar a parar el republicans i de les mesures preses per les autoritats franceses. La documentació citada amb la que s'ha construït el llibre en fan una referència per aquest període de la història recent de Catalunya, nord i sud. Com diu el subtítol de la portada del llibre el poeta republicà encara viu exiliat a Cotlliure. En un epíleg en clau personal l'autor explica la seva relació amb les comarques nord-catalanes, sobretot ambPerpinyà i la Costa Vermella.

Xavier Febrés va entrar en relació amb l'actualitat de la Catalunya Nord i de França quan va esdevenir corresponsal del diari perpinyanès L'Indépendant a Barcelona, corresponsalia que va exercir durant força temps. Ha escrit una vintena de llibres, alguns d'ells de temàtica nord-catalana en col·laboració amb autors rossellonesos com Jaume Queralt. Enguany també ha publicat un llibre sobre l'escultor de Banyuls de la Marenda Maillol l'escultor carnal, entre altres.

 

Darrera actualització( Dimarts, 19 de febrer del 2013 08:19 )

 

 

 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 14:33

* Pour lire mon article sur le site des ECHOS : LE CERCLE +

VOIR TOUS LES ARTICLES

  • bio_claude_simon.jpg
  • 25/02 | VERJOUL | Critiques | Lu 111 fois
  • Célébrer le centenaire de la naissance de Claude Simon
  • Faut-il rendre hommage au romancier Claude Simon, Prix Nobel de littérature, dans sa région d'inspiration, le Roussillon ? La biographie n'est qu'un prétexte, disait-il !Lire la suite
  • http://lecercle.lesechos.fr/cercle/livres/critiques/221166478/celebrer-centenaire-naissance-claude-simon

     

    http://lecercle.lesechos.fr/221132650/jean-pierre_bonnel

     

     

    ** Martine Camiade, professeur à l'Université de Perpignan

     Jordi Font, directeur du MUME
    Michel Cadé, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Perpignan

    DEPLACEMENTS FORCES ET EXILS EN EUROPE AU XX SIECLE

    paru aux éditions Talaia, en collaboration avec ICRESS et l'UPVD

    "La première partie a pour cadre la guerre civile espagnole (1936/39) et l'exil des

    républicains espagnols. Dans la seconde partie, les communications s'inscrivent dans

    le contexte de la seconde guerre mondiale, les processus de décolonisation -en particulier

    l'indépendance de l'Algérie en 1962- et les convulsions vécues par les pays de l'Europe

    de l'Est aux années 1990, à travers le cas des guerres balkaniques."


    images.jpg


    ***Concert

    Public · Par Pedro Soler - lundi 25 mars 2013 - 20:00

 

Théâtre de l'Athénée

Paris


  • K6_TY47YS3x.png
  • Albéniz et le Flamenco
  • « Rumores de la Caleta »
  • Né de la rencontre entre Philippe Mouratoglou et Pedro Soler, le spectacle
  • « Rumores de la Caleta » est un dialogue entre deux puristes de la guitare -
  • classique pour l’un, flamenca pour l’autre –aux parcours très différents.
  • « Rumores de la Caleta » est l’extrait le plus connu de Recuerdos de Viaje op
  • 71 (1887) d’Isaac Albéniz, inspiré par la musique populaire espagnole et
  • notamment le flamenco. Certaines de ses suites semblent avoir été composées
  • pour et à la guitare alors qu’Albéniz composait au piano dans le plus grand
  • respect des formes originales (sevillanas, malaguenas, bulerias…) Ce sont
  • paradoxalement les transcriptions pour la guitare par Francisco Tarrega qui l’ont
  • rendu célèbre. Philippe Mouratoglou a fait à son tour une transcription
  • rigoureuse de l’oeuvre d’Albéniz.
  • Rigueur et talent caractérisent l’approche et le jeu de ces deux maîtres de la
  • guitare. Leurs cultures et leurs styles se révèlent formidablement
  • complémentaires. Avec « Rumores de la Caleta » ils partagent, communient et
  • leur bonheur sur scène est communicatif.
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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 10:30

images-copie-23.jpeg       Pour répondre à la colère et à l'impatience manifestée dans un dialogue de B.Revel et N. Caudeville, dans le site "L'Archipel contre-attaque", du 17 février dernier, on doit se demander si le rôle de la ville de Perpignan est de rendre hommage à C.Simon. Celui-ci vécut rue de la clocher d'or (1), fréquenta le lycée Arago (2), puis ne revint en Roussillon qu'après la guerre, comme viticulteur à Salses. Ce gros bourg n'a pas les moyens de célébrer avec faste l'écrivain, et puis, les élus villageois de nos campagnes sont souvent incultes...

 

     Quant à la municipalité de Perpignan, qui préfère investir dans un musée d'extrême-droite, elle n'a pas l'intention de chanter le Prix Nobel (même si l'élu à la culture est un intellectuel raffiné, et le directeur de la culture un intello engagé !), qui se battit avec les Républicains, en 1936, à Barcelone. Peut-être le CML, qui prépare l'année Trénet (pour le grand public, un bateleur est plus accessible, au contraire d'un romancier qualifié d'hermétique), permettra-t-il une table-ronde autour de C.Simon... En effet, Perpignan apparaît souvent, sans être nommée, dans les romans tels que "Le vent", "Le tramway" (5)...

 

C'est l'Université, avec l'association des lecteurs de C.S. (3), les Cahiers C.Simon (6) et les "Cahiers de l'Université de Perpignan" (5), avec les éditeurs locaux (7), pour la San-Jordi, par exemple, qui doivent honorer la mémoire de celui qui vécut de nombreuses années en Catalogne, même s'il ne défendit jamais la langue catalane, mais son territoire (8)...

 

Pour l'instant, localement, c'est L'Indépendant, sous la plume de J.M.Collet, qui a impulsé une tentative d'hommage, avec un court dossier "C.S. ou l'art du collage" et un entretien avec la biographe du romancier (9)

 

En attendant de vagues et peut-être vaines commémorations, il vaut mieux lire CS dans l'édition de La Pléiade: le tome 2 vient de sortir, rassemblant les oeuvres que le romancier n'avait pas retenues pour le premier tome, en 2001.

    Il avait écarté à l'époque les romans fondés de façon visible sur un matériau familial; la biographie ou le local l'ont indifféré; en effet, pour lui : "Ces éléments biographiques sont des prétextes. le texte est autre chose."

 

Fi donc des hommages de la ville. Restons-en au texte, au seul texte !

                                                                                           J.P.B.

---

 

(1) voir Jean-Pierre Bonnel : Balades culturelles en Catalogne - Presses du Languedoc - un chapitre, page 26, est consacré à C.Simon en Catalogne.(Salses, Perpignan, Barcelone, Vernet)

 

(2) Cet établissement lui a rendu hommage en donnant son nom à une promotion d'élèves.

 

(3) voir son site, très riche. 

 

(4) revue annuelle depuis 2005, association dirigée par J.-Y.Laurichesse, qui fut prof. à l'Université de Perpignan.

 

(5) voir Jean-Pierre Bonnel : article sur le Tramway, par rapport à  la Marseille de Pagnol, dans "CatalognARTS", recueil d'études sur la peinture et la littérature.

 

(6) Voir le n°34, publié en 2005, dirigé par Paul Carmignani et le n°14 "Passages", 1993, avec un bel article de Maurice Roelens sur C.Simon et Vernet les Bains.

 

(7) rappelons l'anthologie "Promenade littéraire dans les rues de Perpignan"- Mare Nostrum - nov. 2004, où figure C.Simon - recueil publié avec le soutien de la ville de Perpignan.

 

(8) On se rappelle son article dans le journal "Le Monde", contre le projet d'autoroute (A9) : "Massacre dans les Corbières" !

 

(9) "Bol d'air", février 2013.

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 13:11

 

 

 

ours.jpeg L'ours de Patrick Loste

 

*Fête de l'Ours et Carnaval à Prats de Mollo La Preste : tout le programme du 26 Février au 2 Mars 2011

 

Au cœur des murailles du Fort Lagarde, trois garçons, revêtus d’une peau de mouton, s’enduisent le visage et les bras d’huile mélangée à du noir de fumée. Escortés de leurs chasseurs, les « ours » descendent dans la ville et marquent de leur empreinte tous ceux qui se trouvent à leur portée avec une préférence marquée pour les jeunes filles.

En fin de journée, les barbiers, tout de blanc vêtus, les enchaînent au prix d’une lutte féroce et procèdent à un rasage symbolique redonnant ainsi forme humaine à ces êtres sauvages, héritiers des croyances et des légendes pyrénéennes.

Noirs de suie, d’huile et de sueur, griffant ou mordant tout sur leur passage, les trois derniers ours du Costabonne descendront dans la ville. Chacun aura sur le visage l’empreinte du plantigrade et celle d’une des plus anciennes et des plus authentiques traditions carnavalesques.

Exposition photos « Les 3 Fêtes de l’Ours du Vallespir »

 

Dimanche 27 Février  10h00 Passage du témoin “La patte de l’ours” (Office de tourisme)

10h30 Arrivée de Sa Majesté Carnaval

11h00 Contrapàs et sardanes (Place Trinxeria)

15h00 Grande chasse à l’ours

17h00 Rasage (Place du Foiral)

18h00 Sardanes (Place d’armes)

22h00 Grand bal (Foyer Rural)

Lundi 28 Février  10h00 Mascarade

11h00 Sardanes (Place d’armes)

15h00 Encadenat

16h00 Corrida

16h30 Ball de la Posta et Ball de Correr

18h00 Sardanes (Place Trinxeria)

22h00 Grand bal costumé

Minuit Echelle

Mardi 1er Mars

11h00 Sardanes (Place Trinxeria)

15h00 Bal d’enfants

18h00 Sardanes (Place d’armes)

22h00 Grand bal de clôture

Minuit Tió-Tió

01h30 Dernier tour de ville et Incinération de Sa Majesté Carnaval

 

** OURS des fictions, des contes :


L'ours était à l'origine présent dans une grande partie de l'Europe, mais fut abondamment chassé au cours du Moyen Âge, avec le soutien des autorités chrétiennes qui luttaient contre les survivances du culte de l'ours, en particulier chez les Celtes et les Germains. L'ours se retrouva peu à peu cantonné aux régions montagneuses telles que les Alpes, les Pyrénées, le Jura et les Vosges au xviiie siècle. À cause d'une pression toujours plus importante de l'homme sur leur habitat et leur population, le nombre d'ours français ne cessa de diminuer. Dès le début du XXe siècle, on ne trouve plus aucun ours en dehors des Pyrénées, où leur nombre est estimé entre 70 et 150. Le déclin est rapide, malgré l'intervention du gouvernement, et l'arrêt de la chasse à l'ours n'est effectif qu'en 1972. L'ours brun est inscrit sur la liste des espèces protégées en 1979 et le premier plan de sauvegarde remonte à 1984. On recensait une quinzaine d'individus dans les années 1980 et seulement cinq au milieu des années 1990.

 

L'ours des Pyrénées dans la culture
 

Carnaval de La Vijanera, en Cantabrie, où l'Ours (el Oso), incarnation du mal, est tué chaque année.

Les traces d'un ancien culte de l'ours sont nombreuses dans les Pyrénées, puisqu'il existe deux divinités directement liées à cet animal, qui furent vénérées localement dans le Comminges. Alors que partout en Europe, les différents cultes liés à l'ours furent sévèrement combattus afin de mettre un terme à des pratiques qualifiées de païennes, conduisant à une diabolisation progressive de l'animal, le prestige de l'ours semble s'être plus ou moins conservé dans les Pyrénées2.

 

Carnaval Les cultes de l'ours se retrouvent encore sous des formes « folklorisées » mais très ancrées dans la tradition locale. Ce sont généralement des manifestations liées au Carnaval et au renouveau du printemps, symbolisées par la sortie de l'hibernation de l'animal qui a lieu à la Chandeleur. Des chasses à l'ours très ritualisées ont lieu : un homme est revêtu de fourrures, le visage noirci ou masqué, il court les rues en donnant la chasse aux femmes, avec des simulacres sexuels très explicites : « L'Ours, allongé sur la route, se laisse aller à des mouvements extrêmement suggestifs — tout à fait adaptés, certes, aux recherches d'un ritualiste sur la fécondité — toujours enveloppé dans la peau de son animal sacré, car l'obscénité est un bon recours magique pour la fertilité »3. Puis il est pris en chasse par des chasseurs et divers personnages aux masques et tenues également très ritualisées, avant d'être mis à mort. La mort de l'ours n'est que provisoire, car chacun sait qu'il reviendra l'année suivante. Ces festivités ont lieu plus souvent en Soule, en Bigorre, en Andorre et en Roussillon4,5,6.

 

Mythologie et symbolique Comme en Bulgarie, en Roumanie, dans les Balkans, en Asie, en Yougoslavie ou chez les Indiens d’Amérique du Nord, les Pyrénéens ont longtemps considéré l’ours comme l’ancêtre de l’homme ou encore comme un homme sauvage, souvent même il avait le statut d'un dieu. Certaines attitudes proches de celles de l'humain lui ont valu cet anthropomorphisme. Ainsi les Béarnais le nomment « lou pedescaou », le va-nu-pieds, ou encore « lou Moussu », le Monsieur. On lui donne des prénoms comme Dominique et Martin.

Pour les Basques, c’est « Artza » (dont le prénom puis nom de famille García pourrait dériver) tandis que les bergers sont nommés « artzainak ». L’ours était autrefois un symbole de résurrection et de fertilité, l’Église s’est donc efforcée de lutter contre ces anciens cultes animistes. Dans d'anciennes légendes, le Pic d'Ossau représente la tête de Jean de l'Ours.

En Aragon, l'Ome grandizo de la vallée de Onsera (toponyme lié à l'ours) était un géant armé d'une hache de pierre, toujours accompagné d'un ours.

 

Hagiographie : Aventin de Larboust ôte une épine de la patte d'un ours7. La légende très répandue de saint Martin de Tours obligeant un ours, qui avait dévoré sa monture, à remplacer celle-ci, et le nom de Martin fréquemment donné à l'ours, est largement connue dans les Pyrénées.

 

Contes: Jean de l'Ours, Juan ou Xan de l’Ours8 pour les Basques, Joan de l’Os pour les catalans est un conte à propos d’un garçon né de l’accouplement d’un ours et d’une femme.

 

180px-FroissartOurs.jpg Chasse à l'ours dans les chroniques de Jean Froissart, fin du XVe siècle.

L'histoire de Pierre de Béarn, demi-frère bâtard de Gaston Phébus, est rapportée par Jean Froissart et conte sa lutte sans pitié contre un ours gigantesque. Après avoir vaincu cette bête, l'homme fut frappé de somnambulisme. Dans les mêmes chroniques, le comte de Biscaye chassait un ours lorsque ce dernier se retourna afin de lui prédire une mort indigne pour avoir traqué un animal innocent9. Jean Froissart suppose que les ours pyrénéens sont d'anciens chevaliers qui furent changés en ours par les dieux païens en punition d'une faute10, et Michel Pastoureau pense que cette histoire fait écho à une survivance des rites de passages dans les Pyrénées, consistant à tuer un ours

 

Montreurs d'ours

Les montreurs d'ours pyrénéens, et notamment ceux de l'Ariège, ont acquis une réputation bien au delà de leurs frontières d'origines. Le village d'Ercé était réputé pour son école des ours. Des oursons capturés étaient élevés et dressés, puis ils partaient avec leur maître pour de très longs périples dans toute l'Europe et jusqu'aux Amériques.

 

Littérature : Boucle d'or et les trois ours : célèbre conte avec un grand ours, un ours moyen et un petit ours

Bande dessinée : Nestor, ours de Moky et Poupy (bande dessinée)

  • Petzi, ourson parcourant le monde à bord de son bateau
  • Pooky, ours en peluche de Garfield
  • Boule de poils, ourson adopté par Bernard Prince

Cinéma : L'Ours de Edmond Séchan (1960).



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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 09:17

** Utopie : L'Eldorado de Voltaire

 

Le XVIIIème siècle est sans aucun doute l'âge d'or de l'utopie, car c'est l'époque qui recherche le bonheur avec le plus d'obstination, dans son rapport avec l'ordre social. 

 

Le genre utopique : Voltaire n'a pas inventé l'Eldorado : c'est un mythe élaboré au temps des Conquistadors dont l'origine réside dans le contact avec la civilisation inca et les récits des Guaranis à la recherche de la "Terre-sans-mal" et de la "Terre d'immortalité". La quête du pays utopique s'inscrit dans un héritage mythique, celui de la quête d'un pays fabuleux ou d'un paradis perdu que l'imaginaire européen, après Colomb et la Renaissance, va situer à l'Ouest (mythe du Nouveau Monde et du symbolisme solaire).

C'est un souvenir de l'expérience millénariste des pionniers, rêvant de trouver en Améique la nouvelle "Terre promise".(cf. Mircea Eliade : La nostalgie des origines).

Le sens de l'Eldorado

 

Il est une "utopie crique", selon la formule de R. Trousson, "une critique de la réalité, dans la mesure où il est essentiellement le pays de la tolérance et de la liberté individuelle." Utopie et critique coexistaient dans des fêtes comme les Saturnales; celles-ci sont l'occasion de revivre les temps mythiques de l'âge d'or mais aussi d'inverser l'ordre social contraignant du quotidien; c'est aussi le cas des "fêtes des fous". Comme ces fêtes, l'Eldorado serait la figure inversée du réel, un miroir satirique.

 

En effet, le projet d'une cité, ou communauté, idéale implique la critique des pouvoirs en place et de l'ordre existant.

 

Pour Candide, il s'agit d'une étape essentielle pour sa maturation et sa quête du bonheur; cette utopie est synonyme de progrès, d'espoir.

 

Critique de l'utopie : 

 

On peut mettre l'accent sur "l'isolement" de l'Eldorado; comme l'écrit M.Duchet : "Les habitants d'Eldorado se sont arrêtés à ce point de perfection où les forces du Bien l'emportent sur celles du Mal. Ils vivent dans un temps immobile." Cette temporalité, on peut l'identifier à l'éternel présent du temps mythique, à la beauté parfaite et, en conséquence, impossible à perfectionner, du jardin des origines.

(J.P.Bonnel)

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A la Rencontre... de Voltaire !

 

Un week-end consacré au plus fin, au plus impertinent, au plus dangereux des auteurs du XVIII e siècle.

 

Deux lectures théâtralisées de

Cédric Debarbieux,

 

Samedi 23 février, à 20h30

Le Dictionnaire Philosophique

(Pages choisies)

Dimanche 24 février, à 17h

L'Affaire Calas,

d'après le Traité sur la Tolérance

 

 

Deux textes qui ont conduit la France à la Révolution de 1789. A écouter encore aujourd'hui...

 

 

Prix des Places : Lycéens 5€, Adultes 10€, les deux spectacles 15€.

 

 

au Théâtre de la Rencontre,

31, rue des romarins, à Perpignan.

Tel : 04 68 55 54 07 

 

 

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 08:59

 

images-copie-22.jpeg   Entre la fête de l'ours à Prats de Mollo et l'hommage à la Retirada (samedi, salon du livre à Argelès, salle Carrère, j'y serai - dimanche, journée Machado à Collioure), ce week-end s'annonce bien rempli. Il vous faudra choisir. Ne pas prendre la route du ski car les cheminots bloquent la route de la Cerdagne pour défendre le train jaune abandonné par l'Etat et la Région... Ne pas prendre la direction des plages car il fait trop de marin... 

choisir ! Il y a le Voltaire de C. Debarbieux à Perpignan, au théâtre de la rencontre ! A vous de choisir le destin, votre chemin, car, comme l'a écrit Machado, il n'y a pas de chemin : c'est vous qui devez vous le tracer vous-même... Vous pouvez toujours venir me voir à Argelès-village (salle polyvalente Carrère)...

 

* Extrait du Dictionnaire philosophique :  FANATISME (la citation que j'ai signalée en gras est vraiment d'actualité !)

Le fanatisme est à la superstition ce que le transport est à la fièvre, ce que la rage est à la colère.

Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un fanatique novice qui donne de grandes espérances ; il pourra bientôt tuer pour l’amour de Dieu. […]

Le plus grand exemple de fanatisme est celui des bourgeois de Paris qui coururent assassiner, égorger, jeter par les fenêtres, mettre en pièces, la nuit de la Saint-Barthélemy, leurs concitoyens qui n’allaient point à la messe. Guyon, Patouillet, Chaudon, Nonotte, l’ex-jésuite Paulian, ne sont que des fanatiques du coin de la rue, des misérables à qui on ne prend pas garde : mais un jour de Saint-Barthélemy ils feraient de grandes choses. […]

Il n’est d’autre remède à cette maladie épidémique que l’esprit philosophique, qui, répandu de proche en proche, adoucit enfin les mœurs des hommes, et qui prévient les accès du mal ; car dés que ce mal fait des progrès, il faut fuir et attendre que l’air soit purifié. Les lois et la religion ne suffisent pas contre la peste des âmes ; la religion, loin d’être pour elles un aliment salutaire, se tourne en poison dans les cerveaux infectés. […]

Les lois sont encore très impuissantes contre ces accès de rage : c’est comme si vous lisiez un arrêt du conseil à un frénétique. Ces gens-là sont persuadés que l’esprit saint qui les pénètre est au-dessus des lois, que leur enthousiasme est la seule loi qu’ils doivent entendre.

Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et qui en conséquence est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ? […]

Ce sont presque toujours les fripons qui conduisent les fanatiques, et qui mettent le poignard entre leurs mains ; ils ressemblent à ce Vieux de la montagne qui faisait, dit-on, goûter les joies du paradis à des imbéciles, et qui leur promettait une éternité de ces plaisirs dont il leur avait donné un avant-goût, à condition qu’ils iraient assassiner tous ceux qu’il leur nommerait. Il n’y a eu qu’une seule religion dans le monde qui n’ait pas été souillée par le fanatisme, c’est celle des lettrés de la Chine. Les sectes des philosophes étaient non seulement exemptes de cette peste, mais elles en étaient le remède ; car l’effet de la philosophie est de rendre l’âme tranquille, et le fanatisme est incompatible avec la tranquillité.

Lire la suite sur : http://www.etudes-litteraires.com/voltaire.php#ixzz2La4ldcxp

 


A la Rencontre... de Voltaire !


Un week-end consacré au plus fin, au plus impertinent, au plus dangereux des auteurs du XVIII e siècle.


Deux lectures théâtralisées de

Cédric Debarbieux,

 

Samedi 23 février, à 20h30

Le Dictionnaire Philosophique

(Pages choisies)

Dimanche 24 février, à 17h

L'Affaire Calas,

d'après le Traité sur la Tolérance

 

 

Deux textes qui ont conduit la France à la Révolution de 1789. A écouter encore aujourd'hui...

 

Prix des Places : Lycéens 5€, Adultes 10€, les deux spectacles 15€.

 

 

au Théâtre de la Rencontre,

31, rue des romarins, à Perpignan.

Tel : 04 68 55 54 0

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 14:52

photo-chamane.jpegConférence sur le chamanisme, par André Roger, psychanalyste :

 

"Devenir chamane" (dans le cadre du séminaire 2013 - deuxième sénace - entrée libre et gratuite)

 

    Le chamanisme a des formes diverses d'expression,selon le contexte culturel où il s'exprime. Sa fonction sociale (thérapie,divination..), sacrée (rituels,exorcismes..) et initiatique (rencontre et dialogue avec d'autres mondes) est une constante universelle.


Pour devenir chamane, il faut être reconnu par ses pairs, et subir de longues et difficiles initiations.

 

L'association Frontières, et André Roger proposent des conférences-débats sur le thème : Chamanes et états modifiés de la conscience.

 

Venrdedi 22 février, à 18h30, salle Jean-Pierre Francès, (près de l'église) à Villelongue de la Salanque. (66). 

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 18:32

 

045327-caminos-retirada_m.jpg

Caminos de la Retirada

 

du 22 au 24 février 2013

Vendredi 22 février ARGELES-SUR-MER

 

Exposition et film CIDER (Espace Jules Pams - Valmy)
A 17h - Visite des EXPOSITIONS : Fonds du CIDER, organisée en collaboration avec FFREEE.
De lexode à lexil 1936-1945, du Réseau culturel / Terre catalane.
Exposition prêtée par la Maternité dElne et Sanguines dAnne Garcia.
18h - INAUGURATION des expositions.
18h15 - CONFÉRENCE de Grégory Tuban : « Mars 1941, la révolte des femmes du camp dArgelès-sur-Mer face à la déportation des brigadistes internationaux vers lAfrique du Nord ».

Apéritif offert par la municipalité dArgelès-sur-Mer. Casa de lAlbera (Place des Castellans - Centre-village)
FILM « Argelès-sur-Mer se souvient...la Retirada, le camp ». Rappel des journées commémoratives qui se sont tenues du 31 août au 5 septembre 1999.
Ouvert de 10h à 12h et de 14h à 17h. Entrée 3 euros, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés dun adulte.

Galerie Marianne (Espace Liberté - Rue du 14 Juillet - Centre Village).
EXPOSITION « Exil(s) », photos et gravures de Paul Delgado et Philippe Llech. Ouvert tous les jours de 14h à 18h, ainsi que les mercredis et samedis de 10h à 12h. Entrée gratuite.

 

Samedi 23 février

ELNE

Marche Symbole à 10h - De la GARE SNCF à la MATERNITÉ Suisse dElne.
30 minutes de marche entre le parking de la gare et le grand parking à la Maternité. Maternité dElne (Route de Bages) Prises de PAROLE. DON dune plaque commémorative à la Maternité.

SOLIDARITÉ avec la lutte que mènent avec courage les femmes du monde arabe pour égalité des droits, la liberté et la démocratie. Une femme Tunisienne parlera en leur nom à la Maternité, lieu emblématique du droit au respect et à la dignité de tout être humain.

Apéritif offert par la municipalité dElne. Renseignements : gare dElne et Maternité, route de Bages, suivre les panneaux indicateurs.

 

ARGELES-SUR-MER

Salon du Livre Espace Jean Carrerre (Avenue Molière)  - Je serai au salon du livre pour pésenter mes livres, en particulier "Machado, la mort ) Collioure" et "W.Benjamin, la moet ) Port-Bou"... JPBonnel.
10h - OUVERTURE du Salon du Livre.

12h30 - REPAS tiré du sac autour dexpositions et du Salon du Livre.

HOMMAGES et FORUM

15h30 - DÉT de GERBE au cimetière des Espagnols (Avenue de la Retirada, en direction dArgelès-plage).

En présence de M. Pierre Aylagas, Maire dArgelès-sur-Mer, Député des Pyrénées-Orientales et de la Municipalité.

16h15 - FORUM : Témoignages denfants de la Retirada.

Concert et Cinéma

18h15 - CONCERT avec la chorale « Les chiffons rouges » de Narbonne.

19h - APÉRITIF dînatoire.

20h45 - Projection du FILM « Corsino » en présence de son réalisateur, Luis Argeo.
De Asturias a Texas : reconstruction de la vie de « un niño de la guerra » (Festival de Gijon). Participation : 10 euros (apéritif dînatoire et film).

 

Dimanche 24 février

COLLIOURE

Fondation Antonio Machado


Centre Culturel (rue Michelet)

9h45 - Conférences

Antonina Rodrigo (Historienne et écrivain) : « Las mujeres de Antonio Machado : Ana Ruiz y Pauline Quintana ».

Bénédicte Mathios (Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand) : « Echos de Machado dans loeuvre poétique de Ángel González».

PRESENTATION

« Le Fascisme détruit le trésor artistique de l´Espagne : la cour, dite des trois langues, de l´Université (Alcalá de Henares, 1938) », Gonzalo Pérez Suáres (President del Foro del Henares, Alcalá de Henares).

11h15 - Remise du PRIX décriture lycéen avec lecture de poèmes par des élèves.

11h35 - Remise du PRIX international de Littérature Antonio Machado par la Présidente du Jury, Mme Zimmerman

12h15 - Clôture des travaux.

12h30 - Dépôt de gerbe sur la tombe dAntonio Machado au cimetière marin de Collioure avec la participation de la chorale « Le chiffon rouge » de Narbonne.

15h - THÉÂTRE par la troupe « Voces de Mujeres » de Torrejon de Ardoz : « Los Machado entre naranjos », parcours poétique en français et en espagnol.

Renseignements :

Infos et renseignements
FFREEE (
Fils et Filles de Républicains Espagnols et Enfants de lExode) - Tél. 04 68 95 85 03 -- Espace Jules Pams - Route de Valmy - 66700 Argelès-sur-Mer

Off
ice du tourisme
P
lace de l'Europe
66700 Argelès sur mer
Tél : 04 68 81 10 15

 

---  CAMINOS. CAMINS. CHEMINS de la RETIRADA

 

Commémoration de l’exil républicain. Commemoraciò de l’exili republicà. Conmemoración del exilio republicano

CAMINOS.CAMINS.CHEMINS de la RETIRADA

La Retirada par la mer

Exposition : “Les affiches de la guerre d’Espagne”

Évocation de la Retirada - Table ronde - Hommages - Marche symbole - Expositions - Témoignages - Film - Concert - Livres

23.24.25 de Febrer.de Febrero.Février 2007
Argelès sur Mer.Collioure.Port-Vendres

retirada_per_mar.jpg

Organisé par :
FFREEE - 04 68 95 85 03
La ville d’Argelès-sur-Mer - 04 68 95 34 58
La ville de Port-Vendres - 04 68 82 01 03
La ville de Collioure - 04 68 82 14 28

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 11:08

images-1-copie-2.jpeg  Les anciens grands écrivains catalans (J.Pla, J.Pere Cerda, M.Rodoreda....) sont partis; les "grands" (ou du moins reconnus par l'édition, les médias et le public aussi, le plus important, même si le lectorat est "dirigé") auteurs  catalans contemporains sont d'expression espagnole (hier dans le blog, Javier CERCAS- de même, le regretté  Montalbàn)

 

Les plus jeunes seront bientôt reconnus et ces sexuagénaires catalans seront les "best sellers" de demain : Joan Luis-Luis, J.D.Besznonoff, Miquel Bauçà, Antonia Vicens, Alex Reyné, Rodolf Sirera...)

 

Mais Juan Marsé..!

Un immense romancier d'expression espagnole, pourtant né à Barcelone en 1933, et n'ayant jamais quitté la "cité des prodiges" (Edouardo Mendoza)...Sauf en 1961, dans la nuit de la dictature de Franco : il se rend à Paris, trouve un travail de garçon de laboratoire à l'Institut Pasteur et vit dans la misère : dans un hôtel minable, qualifié ironiquement de "Le bijou"...

 

D'ailleurs la misère et les bas-fonds de la ville catalane adorée, et le peuple des quartiers de Guinardo et du Carmelo, voilà ses thèmes favoris !

 

Il a appris le français, il parle catalan (en famille, c'est la langue de son enfance), mais écrit en espagnol. Il obtient le prix Planeta, en 1978, avec "La fille à culotte d'or", puis, en 2008, le prix Cervantès: il devient le premier lauréat Catalan, même s'il est d'expression castillane. 

 

Romans

  • Encerrados con un solo juguete (1960); Enfermés avec un seul jouet, Gallimard, 1992.
  • Esta Cara de la luna (1962)
  • Últimas Tardes come parlar ccon Teresa (1966); Térésa l'après-midi, Christian Bourgois, 1993.
  • La Oscura Historia de la prima Montse (1970); L'Obscure histoire de la cousine Montse, Seuil, 1980.
  • Si te dicen que caí (1973); Adieu la vie, adieu l'amour, 1992.
  • La Muchacha de las bragas de oro (1978)
  • Un día volveré (1982); Un jour je reviendrai, 1997.
  • Ronda del Guinardó (1984); Boulevard du Guinardó molikounes, 2000.
  • Teniente Bravo (1987, nouvelles); Le Fantôme du cinéma Roxy, Gallimard, 1990 ou Lieutenant Bravo, 2004.
  • El Amante bilingüe (1990); L'amant bilingue,traduit par Jean-Marie Saint-Lu, 1996.
  • El Embrujo de Shangai (1993); Les nuits de Shangaï, traduit par Jean-Marie Saint-Lu, 1995.
  • Rabos de lagartija (2000); Des lézards dans le ravin, traduit par Jean-Marie Saint-Lu, 2001.
  • Canciones de amor en Lolita's club (2005); Chansons d'amour au Lolita's Club, 2006.
  • Caligrafía de los sueños (2011); Calligraphie des rêves, 2012

Essais

  • Confesiones de un chorizo (1977)
  • Señoras y señores (1988)
  • Las mujeres de Juanito Marés (1997)
  • Un paseo por las estrellas (2001)
  • La Gran Desilusión (2004)
  • Momentos inolvidables del cine (20
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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