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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:46

moi Canigou  *Présentation du dernier numéro de la revue "Mirmanda" 

   *Mirmanda us convida a la presentació del darrer número de la revista

 

«Els Pieds-noirs catalans. Una qüestió de país / Les Pieds-noirs catalans. Une question de pays»

 

 Dijous 31 de gener a les 18.15h a Perpinyà, a la Casa de la Generalitat (1, carrer de la Fusteria. Tel. 04.68.35.17.14)

 

Conjuntament al tast del documental sobre el mateix tema dirigit pel periodista Juli Esteve "Algèria, el meu país. Història i memòria de l'emigració valenciana a Orà i Alger".

D'aquesta manera, Mirmanda ha mirat de fer la volta a un fenòmen humà i cultural (més enlla del polític, que va portar milers de persones des del Mediterrani català meridional i central fins a les costes africanes, per (re)tornar a un Mediterrani septentrional.

 

Hi sou tots/es convidats/es!!

 

"Cinquanta anys és un temps suficient en la història contemporània per a mirar enrere i fer un estat de la qüestió. El cas de la independència d’Algèria, un procés que va ser profundament dolorós tant en la tradició colonitzadora europea com en els lligams interns de la mateixa Àfrica del Nord, representa una fita en la història de França i de bona part de països en vies d’alliberament en aquella època. (...) Els Pieds-noirs, "Potes negres" al Rosselló com a mostra precisament d’aquesta incomprensió i xoc en l’arrelament dels nouvinguts, eren tanmateix majoritàriament catalans. Això és quelcom conegut en els llocs d’origen. És, també, un fet amagat o desconegut per la historiografia francesa. Només un tal Albert Camus acaba citant i donant forma al perquè del seu interès africà, anomenant els seus orígens menorquins. I és que, efectivament, i aquesta és la novetat —tan simple com parlar-ne, fer-ho extensiu al conjunt de l’imaginari col·lectiu—, la major part d’aquests Pieds-noirs provenien del País Valencià, de les Illes Balears i, fins i tot, de l’Empordà o el Rosselló..."

 

http://mirmanda.blogspot.com.es/2012/12/nou-numero-de-mirmanda-7-els-pieds.htm

***

Mirmanda Núm. 7 (2012)

Sumari :

Editorial

Obertura literària

Joan-Daniel Bezsonoff

L’Atlàntida

Xavier Serra (compilador)

Algèria. Una oportunitat literària desaprofitada.

Emigrants i contrabandistes

(Jacint Verdaguer, Vicent Blasco Ibáñez

i Joan Fuster)

Migracions i exilis

Philippe Bouba

L’activité des associations de rapatriés

pendant l’année 1962 en Roussillon

Paqui Morales

Vincles valencians a terres africanes

Mercè Valero

Els Pieds-noirs illencs

Marta Marfany

Menorca i Algèria (1830-1962)

(Des)arrelaments

Grégory Tuban

Le double exil des républicains réfugiés

et déportés politiques en Afrique du Nord, 1939-1962

Antoni Marimon

Tan a prop i tan lluny: els illencs a l’Algèria francesa

Eric Forcada

Le monument de Sidi Ferruch d’Emile Gaudissard.

Œuvre de mémoires, mémoires d’une œuvre (1830-2012) 

Joan Lluís Mas i Alícia Marquès

Una infància catalana al Magrib i al nord de França

Addenda (a)fronterera

Joan-Francesc Castex-Ey

L’espai català transfronterer: d’un concepte a la realitat

Xavier Oliveras

Ficció i realitat en la pràctica de la cooperació transfronterera

Jordi Gomez

La frontière étatique sur l’espace catalan:

état des lieux et stratégies politiques locales

Resums

www.mirmanda.com

http//:mirmanda.blogspot.com

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 13:16

julien-peluchon.jpg  COUP DE COEUR DU CML AUJOURD'HUI LUNDI 28 JANVIER A LA MAISON DE LA REGION DE PERPIGNAN   A 18H30 : JULIEN PELUCHON : COMMENT REUSSIR SA VIE APRES LA fin du monde ? Julien Péluchon est né à Brest en 1978. Il passe quatre ans au Cameroun dans son enfance. Après le bac, il commence des études de mathématiques, puis de médecine, avant de bifurquer vers les beaux-arts, et enfin les lettres où il rédige un mémoire sur Raymond Roussel. Il a déjà publié "Pop et Kok" (2012) et "Formications" aux Éditions du Seuil (2006).

Avec humour et élégance, deux braves résistent à la barbarie dans un XXIIe siècle peuplé de zombies prêts à toutes les facéties. Au milieu du XXIIe siècle, la planète  a été frappée par «le Souffle»,  une «catastrophe de couleur bleue»: «Vingt ans après, quelques survivants tentaient encore de reconstruire  un semblant de civilisation (…). Certains s'étaient mystérieusement changés  en zombies loqueteux, d'autres étaient devenus des barbares stupides et pleins de fiel. Peu à peu, des centaines de milliers de zombis  et un nombre au moins égal de barbares avaient envahi  la terre. Au milieu, cette poignée de braves  dont faisaient partie Pop et Kok, qui s'étaient  remis au travail et souhaitaient vivre en paix.» Malgré leur bonne volonté, les deux hommes accumulent les déconvenues.  Amours, affaires: rien ne va plus du côté  de Rouen. Kok déprime et ses pulsions suicidaires le condamnent à un fauteuil roulant. Le pire est à venir.  Julien Péluchon signe avec Pop et Kok un conte  post-apocalyptique savoureux et inventif. Il faut imaginer des centrales électriques alimentées par des zombies  qui pédalent, les curieux «adorateurs de Verge dorée» dont la religion semble inspirée par un ancien acteur porno, les facéties des barbares… Rencontre improbable entre La Route de McCarthy et Bouvard et Pécuchet, ce roman distille une fantaisie qui n'oublie pas l'élégance: «Cioran  le bouleversait, c'était le côté snob de ce zombie,  cependant son éveil semblait trouver là sa limite.»

«Pop et Kok», de Julien Péluchon Seuil, 162 p., 16 €.

Présentation et dédicace du roman de Julien PELUCHON, Pop et Kok  (éditions du Seuil).   lundi 28 janvier 2013 à 18 h 30 à la Maison de la Région – 34, avenue du Général de Gaulle Immeuble « Le Royal Roussillon » - Perpignan

 

** Notre reporter mélomane Julien Verjoul est allé écouter hier dimanche les "Interprètes de Venise", virtuoses du violon, grands solistes facétieux (le violencelliste se moquant du morceau répétitif qu'il est en train de jouer!): il est vrai que le baroque, musique codée, est souvent monotone, avec les concertos de Vivaldi, c'est comme pour Canaletto : quand vous avez regardé trois vues de Venise, vous avez tout vu...

   Ce fut tout de même une agréable matinée musicale; la salle du Carré était comble et des personnes voulaient des billets! L'Archipel aurait pu gagner un peu plus d'argent, mais la grande salle nécessite du personnel pour le plateau, les lumières...Est-ce là la raison pour nous avoir parqués dans l'étroit Carré..?

 

*** J.Verjoul, ce bon vivant, aime les mots mais aussi les beaux fruits de la nature. Après la lecture, dans le quotidien Le Monde, d'un reportage à EUS, chez Bénédicte et Michel Bachès, qui cultivent la plus grande collection d'agrumes de France, il est allé se gaver de poires, pommes, scoubidous et cédras..."Aux citrons tu cèderas !" Nous obéirons volontiers à ce 13ème commandement divin !!!


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 10:26

pignon.jpeg                   Exposition du 1er juin au 13 octobre 2013

Edouard Pignon, femmes en méditerranée : les Catalanes à Collioure, étés 1945-1946 

 

 

Le musée d’art moderne de Collioure organise du 1er Juin au 13 octobre 2013, une très importante exposition qui regroupera les œuvres réalisées lors des séjours d'Edouard Pignon à Collioure entre 1945 et 1946.

 

Le site de Collioure est connu dans le monde entier grâce au passage de nombreux artistes pendant tout le XXe siècle et notamment à travers l’expérience fauve lors de l’été 1905 conduite par Matisse et Derain. Depuis lors, la ville de Collioure est rentrée dans l’histoire de l’art d’une manière magistrale.

De très nombreux artistes y ont séjourné : Marquet, Camoin, Valtat, Manguin, Max Jacob, Juan Gris….Tous en quelque sorte, à travers leurs préoccupations plastiques du moment, ou bien dans leur recherche personnelle, ont rendu hommage à cette petite ville  connue dans le monde entier pour sa beauté et sa remarquable lumière.

Édouard Pignon n’y a pas échappé et ses séjours à Collioure entre 1945 et 1946 témoignent de son engouement pour le site et ses habitants. Homme du nord, il saisit là l’intensité mythique de la méditerranée, notamment  sur la question de la femme, comme personnage essentiel de la dramaturgie méditerranéenne, sans renoncer complètement à la déconstruction des formes et à la fragmentation des espaces issus du cubisme.

 

Le projet de montrer le travail de cet artiste à travers l'exposition " Edouard Pignon, femmes en méditerranée : les catalanes à Collioure, étés 1945-1946 " remonte à plusieurs années et notamment lors d’un échange avec Philippe Bouchet voici deux ou trois ans. Ce dessein se concrétise aujourd’hui par un double commissariat, celui de Philippe Bouchet spécialiste de l’œuvre de Pignon et le mien. Cette collaboration rend  encore plus lisible le travail de fond que réalise le musée de Collioure depuis les années 80, à travers une politique d’expositions qui a contribué à faire connaître au grand public les passages des artistes dans cette ville, mais aussi à produire un travail scientifique de recherche sous forme de publications qui ont dévoilé l’importance de Collioure et sa contribution exceptionnelle dans l’histoire de l’art du XXe siècle. 

Le musée présentera une soixantaine d’œuvres majeures de cette période : peintures, dessins et céramiques.

 

Auriez-vous l’extrême gentillesse d’inclure dans votre agenda culturel l’annonce de notre exposition, nous restons a votre disposition si vous souhaitez  obtenir des visuels. 

Vous en remerciant par avance, veuillez accepter l’expression de mes sentiments les plus cordiaux. 

 

Joséphine Matamoros,    Collioure, le 10 janvier 2013

 

 

Musée d’art moderne de Collioure

Route de Port-Vendres

66190 Collioure

Assistantes de l’exposition 

Nadine Skilbeck

Marion Serra                                                       

Tél : 04 68 82 10 19      mailto:musee@collioure.net"musee@collioure.net                                                              

 

 

* De notre critique théâtral Julien Verjoul : hier soir, samedi, le charmant théâtre à l'italienne de la place de la Rép, à Perpignan, rose en dehors, rouge en dedans, accueillait le fourbe, le délinquant : le héros, en blouson noir, était le héros de public jeune et bourgeois du centre ville : on se dévergonde comme on peut, et avec le théâtre, c'est mieux ! Même le directeur de la Kulture à Perpi, en cuir, of course, est arrivé à la fin du spectacle : Jordi Vidal ne vient pas pour se montrer, mais rencontrer des amis.        

Hélas, pas de critique cultureux, pas d'élus, exténués par leur marathon des "voeux", ni de gauche ni de droite, ni de personnalités, à l'exception de Jacques Vinas, Josiane et Gérard Coranti, J.Louis Ferrer et Hanna Fiedrich; cette actrice talentueuse va en février et mars, présenter son spectacle "Frida" au théâtre du Réflexe, puis de la Rencontre !

Justement le théâtre du Réflexe, de Canohès, c'est celui de Georges Pawloff, et la farce de ce samedi, c'est la pièce des Pawloff : le fils, très dynamique, au point de casser une enseigne, de faire rouler un tonneau vers les premiers rangs et de déraper sur les nombreux et inutiles "papiers" des avocats ridicules de l'époque ! Puis le père : Georges a de la voix et du métier, et a eu l'idée de trouvailles scéniques, tout en se laissant aller à la facilité (l'acteur en string, aux fesses porcines : provocation inutile, pétard mouillé, car on a vu pire !), ou à la maladresse (parlant avec Zerbinette dans le coin droit de la scène, privant la moitié du public de visibilité !). Enfin, la mère, Maryse, convaincante (au moins physiquement) dans son rôle de généreuse nourrice..

En gros, un bon spectacle, commençant dans le statique, puis trouvant son rythme !                                         

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 10:20

images-copie-11.jpeg  Jean Iglesis

      La Catalogne, une fenêtre ouverte sur l’avenir…

Catalunya més que mai…

 

Première puissance industrielle, seconde force agricole de l’Espagne, la Catalogne se révèle aujourd’hui comme un vivier de projets, d’espoirs et de dynamiques dans l’espace européen qui se dessine et qui s’installe.

Dans une société en mouvement perpétuel, être catalan c’est choisir son destin, c’est mesurer tout ce que le passé nous a légué, c’est appréhender avec lucidité mais non sans humilité ce que l’avenir nous propose…

     La Catalogne, c’est la force tranquille d’un destin contrarié. Née d’un passé millénaire, elle a connu des heures glorieuses, sublimées par le règne du Royaume de Majorque (1262-1349), elle a perdu sa couronne lors du Compromis de Casp (1412), le Traité des Pyrénées lui a ravi son identité (7 novembre 1659), sa capitale : Barcelone a capitulé devant les troupes espagnoles (l1 septembre 1714) sa langue a été proscrite, bafouée, interdite (en France, édit royal du 2 avril 1700)…. Mais elle ne s’est jamais déclarée vaincue…

Au long des générations qui ont suivi, au cours de décennies baignées par plus d’ombre que de lumière, la lutte de la Catalogne s’est organisée… mesurée, patiente, clandestine… Fortement affectée au siècle dernier par la dictature franquiste (1936-1975), la Catalogne – saluée en exemple par des écrivains militants et visionnaires tels George Orwell - a accédé au statut d’autonomie en 1979. Forte d’une conscience collective, forgée de jour en jour, d’événement en événement, elle rayonne aujourd’hui de par sa singularité, de par sa diversité et de par son esprit d’ouverture…

      Etre catalan ici et maintenant, c’est moins un héritage acquis qu’une vigilance et qu’un combat de chaque instant. Tout comme en Catalogne Sud, dans la région de Valence, aux Iles Baléares, en Andorre, dans la Frange d’Aragon, à l’Alguer (Sardaigne), dans le Val d’Aran, nous sommes fiers, Catalans du Nord, de défendre au quotidien notre terre, notre langue, nos traditions, notre passé …et ce pour mieux forger notre avenir. Nous sommes fiers de faire partie de ces douze millions d’êtres humains qui ont été, sont ou ont choisi d’être catalans… comme le philosophe Ramon Llull, comme le sculpteur Aristide Maillol, comme le violoncelliste Pau Casals, comme Jordi Barre, artiste et chanteur, qui porte notre foi…oui, nous sommes fiers d’être catalans !… « sempre endavant, mai morirem… »

 

262746_10151320571514255_396219532_n.jpg   Contre l'Etat espagnol :


Lhistoire se chargera de juger la Seconde Restauration espagnole et ses protagonistes. En ce moment,il est difficile déviter un verdict sévère: le taux de chômage, entre 1980 et 2012, a toujours été supérieur à 15% deux années sur trois et supérieur à 20% deux années sur cinq. Il n’y a aucun autre pays européen qui ait connu une situation semblable. En effet, sur les trente-cinq pays classés par leFMI dans la catégorie « économies avancées », un seul (en dehors de lEspagne) a atteint un taux de chômage supérieur à 20%, et ce pour lannée 2012 uniquement, la Grèce.

LEspagne aurait-elle souffert une catastrophe naturelle ? Aurait-elle été victime dun boycott international ? Aurait-elle joué de malchance ? Non, rien de tout cela. Certes, il est vrai que lEspagne nentamait pas son périple au meilleur moment, parce que la crise politique de la transition sest produite en même temps que la plus forte crise économique survenue après la Seconde Guerre mondiale, celle du choc pétrolier, du manque de matières premières et de la dévaluation du dollar. Mais elle partait aussi avec des avantages : sa situation géographique lui a assuré la stabilité politique, lUnion européenne lui a ouvert le plus grand marché du monde et lui a octroyé des aides qui équivalent trois Plans Marshall, le nombre de touristes sest multiplié au-delà des prévisions les plus optimistes, les financiers lui ont prêté des sommes astronomiques dargent et les investisseurslui ont fait confiance à lheure dimplanter des industries productives. Et pourtant, trente-trois ans après ladoption de la Constitution, lEspagne est un pays ruiné, incapable doffrir un avenir à la plupart de ses jeunes et de garantir à ses retraités le paiement des retraites à court et à moyen terme.

Dans ce contexte, Felipe González et José Maria Aznar sont revenus sur la scène politique pour donner des leçons à leurs successeurs, lun à loccasion dune commémoration et lautre avec la publication dun livre.

«
González a appris aux jeunes à être fainéants », ma un jour déclaré un vieux paysan de lExtrémadoure. Il faisait allusion au P.E.R. (Plan demploi rural), mais il aurait pu évoquer les indemnisations, préretraites et invalidités massives accordées durant la reconversion ; ou la régulation du chômage qui na jamais encouragé les bénéficiaires à accepter un travail. Felipe González a un certain nombre de réussites à son compte, personne ne peut peut en douter; mais il a aussi une grande responsabilité dans la situation actuelle, entre autres parce que cest lui qui a lancé, avec « les fastes de 1992 » - -organisation simultanée des Jeux olympiques de Barcelone, de lExpo de Séville et de la Capitale de la culture à Madrid - la politique de grandes dépenses publiques somptuaires, ainsi que la politique dinfrastructures non prioritaires avec le TGV Madrid-Séville.

Aznar, quant à lui, il a démultiplié ces politiques alimentant ainsi une bulle immobilière qui allait finalement nous dévorer. À la fin de sa première législature, lEspagne avait atteint un équilibre relatif, avec un taux de chômage, 10,6%, qui commençait à être raisonnable, une inflation modérée, la balance extérieure et la balance fiscale contrôlées. Il a mis le pied sur laccélérateur en maintenant le prix de lélectricité en-dessous du coût de production, avec une hausse de la dette publique et une folle politique de travaux publics qui comprenait la rénovation de tous les aéroportset la construction du plus vaste réseau ferroviaire de grande vitesse au monde. Pour soutenir leuphorie, il a toléré lentrée de deux millions dimmigrés, dont deux tiers par laéroport Barajas de Madrid.

La seconde Restauration a été caractérisée par les grands chantiers de travaux publics, mais tous les gouvernements sans exception ont scrupuleusement veillé à ne pas articuler du point de vue logistique la zone exportatrice la plus dynamique. Il y a quelques jours, dans ce même journal, Josep Parcerisa parlait du cul-de-sac ferroviaire que constitue Llorca, entre Alicante et Almeria ; la voieentre Tarragone et Vandellòs na pas encore été dédoublée à ce jour ; le PSOE et le PP au Gouvernement et aux Cortès ont frustré laxe méditerranéen de marchandises, conçu et défendu par lUnion européenne, pour le rendre subsidiaire dun axe central impossible Une politique suicide.

Il semble quà lorigine de lautoroute de la Méditerranée la seule grande infrastructure du franquisme à ne pas répondre au schéma radial il y avait le rapport bien connu que la Banque mondiale avait rédigé en 1961 lorsque le régime franquiste avait implorait de laide à lextérieur. Aujourdhui, comme alors, il faut que lon vienne de lextérieur pour suggérer à lEspagne de concevoir rationnellement ses infrastructures ; ainsi, le commissaire aux Transports, Siim Kallas, corrige les plans espagnols en argumentant « quil faut garantir que les connexions viennent de quelque part et aillent quelque part ».

Les dirigeants espagnols auront besoin de beaucoup dhumilité pour gérer les conséquences des décisions prises par leurs prédécesseurs. Il serait souhaitable que ces derniers apprennent au moins à se taire.

Miquel PUIG

Traduction de l'article "Estarien millor callats" publié dans ARA, par Montserrat Vallribera.

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 11:13

images-copie-9.jpeg  La Catalogne à Montolieu

 

 Samedi 26 janvier de 15h30 à 18h au Musée des Arts et Métiers du livre se tiendra le volet littéraire des Ampélofolies du Cabardès. Suite logique du partenariat culturel mis en place en 2012 avec la première partie de l’exposition sur la gravure du collectionneur privé monsieur Antoni Gelonch Viladegut, c’est le thème « Catalunya » qui a été retenue pour cette édition 2013 des Ampélofolies. Programme :

Lecture à voix haute avec Sophie Delarue, compagnie Recto Verso, des textes de Ludovic Massé, auteur Catalan.

Rencontre de créateurs et vernissage de l’exposition « Paysages catalans, gravures plurielles et livres singuliers de Ibéria et Pier Lanoé (exposition présentée jusqu’au 15 mars)

Rencontre et conférence Catalunya avec Mme Aguilô, historienne des vins, Mme Roura, propriétaire d’une cave à Alella et Mme Roser Huguet, secrétaire du Conseil Regulador de la Denominacó d’Origin Alella.

Une citation d’un autre Catalan célèbre, Salvador Dali, « Qui sait déguster ne boit plus jamais de vin mais goûte des secrets » présidera sûrement à la dégustation qui clôturera la manifestation.

 

(Musée des Arts et Métiers du livre 39 rue de la mairie 11170 Montolieu- 04 68 24 80 04)

 

* Les déambulations de Julien Verjoul : Clotilde RIPOULL -images-copie-10.jpeg

 

 

Notre reporter s'est rendu hier soir aux voeux de l'élue d'opposition, autrefois centriste Modem, à présent catalaniste. Plutôt a couru à la galette : en effet, au Park hôtel, le cocktail ne peut qu'être alléchant...Hélas trop de monde et la configuration de la pièce et des tables faisait que Verjoul se trouva coincé dans un coin, en agréable compagnie toutefois : Vicente Madramani, directeur de la célèbre galerie de Perpignan...

 

Pour boire un muscat, ce fut une autre galère, les militants ripoulliens se montrant des adeptes tenaces de la dive bouteille... Un public très mêlé et mitigé, classe moyenne et commerçante (présence de Pierre Barbé, pour la CCI d'opposition), peu de visages connus, pas d'écrivains : ils s'étaient donné rendez-vous à la maison rouge, au même moment, un peu plus haut, dans le quartier...

Le discours de Clotilde fut bon et offensif; agressif contre la mairie et son aire Pujol, sur la propreté, la sécurité, l'endettement...De bonnes formules, de l'humour, de la gentillesse : il ne manque à Clo qu'un bon accent catalan (dans la République française ou dans une Catalonya indépendante..?)

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:05

images-copie-8.jpeg  LITTERATURE ET CINEMA : LA VILLE DE NAPLES S'INVITE A PERPIGNAN 

 

Rencontre-débat organisée par le CML avec Jean-Noël Schifano, vendredi 25 janvier 2013 à 18h00 dans le cadre de la saison italienne au Théâtre de l'Archipel (entrée libre), suivie à 21h30 au Cinéma Castillet de la projection du film de Matteo Garrone, "Reality" (avec Aniello Arena, Loredana Simioli et Nando Poaone) 

 

Sicilien par son père et lyonnais par sa mère, Jean-Noël Schifano a dirigé de 1992 à 1998 l’Institut français de Naples. Il a traduit les grands auteurs italiens parmi lesquels Umberto Eco, Leonardo Sciascia, Alberto Savinio, Italo Svevo, Elsa Morante. Il a publié notamment, chez Gallimard, L’Education anatomique, Chroniques napolitaines, La Danse des ardents, Les Rendez-vous de Fausta.

Jean-Noël Schifano voue une passion à Naples, qui est présente dans tous ses livres depuis 1981. Il a vécu dans la “cité parthénopéenne” durant plusieurs années et il en a été fait “citoyen d’honneur”. Il y a dirigé l’Institut français de 1992 à 1998, après avoir enseigné dans les principales universités du sud de l’Italie. En 2007, il publiait chez Plon un Dictionnaire amoureux dédié à cette ville qui est pour lui une véritable source de vie et de création.

Naples, capitale trimillénaire, dont la vie à la vitalité inusable jusqu'à la désespérance semble tenir du miracle d'endurance, d'expansion dans l'adversité même, n'est-elle qu'une ville ? Les Napolitains les plus avisés ne parlent-ils pas de «Nation napolitaine» ? Mais pourquoi séduit-elle aveuglément, inquiète-t-elle, fait-elle encore peur, quoi qu'on en dise, quoi qu'on en chante les amours et les jouissances, comme notre dernière chimère ?...

Naples apparaît telle que Jean-Noël Schifano nous la montre, avec science et passion, dans sa splendeur, identique en ses pérennes métamorphoses : elle est non seulement une ville unique au cœur de l'Occident, mais, aujourd'hui encore et plus que jamais, une véritable civilisation qui, contrairement aux autres, nous le savons désormais, n'est pas mortelle.

 

"Reality" - Quand la télé rend fou

 

Le débat avec Jean-Noël Schifano au Théâtre de l'Archipel sera suivi d'une projection du film Reality à 21h30 au Cinéma Castillet. Il s'agit d'une comédie couronnée du Grand prix du jury au dernier festival de Cannes. Après son film réussi sur la violence de la Camorra dans Gomorra (Grand Prix à Cannes en 2008), le réalisateur italien Matteo Garrone s’attaque cette fois aux émissions de téléréalité qui sévissent un peu partout dans le monde. Reality nous projette au cœur du problème : l’insatiable désir de devenir riche et célèbre peut se déclencher à tout moment. Reality nous accueille avec un magnifique travelling vu d’oiseau sur Naples. La ville semble encore endormie, quand tout d’un coup apparaît une calèche en or, tirée par de magnifiques chevaux blancs. La fabuleuse séquence en plongée dure quelques minutes, jusqu'à ce que les futurs mariés quittent la calèche sous les applaudissements et les confettis des invités. On n'est pas dans un conte de fée, mais à une fête de mariage. Enzo, la star de la plus célèbre émission de téléréalité en Italie, est l’invité un peu spécial de cette cérémonie. Avant de s’envoler à bord d’un hélicoptère pour le prochain rendez-vous, il déclare aux mariés : « N’abandonnez jamais vos rêves. »

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 11:24

 

 

"La Russie est une grande démocratie". Cette phrase de Gérard Depardieu n'a pas du faire sourire les journalistes, défenseurs des droits et artistes mis en prison par le régime autoritaire du président Poutine.

Pendant que l'acteur se félicite d'être devenu citoyen russe,deux des trois musiciennes du groupe féministe Pussy Riot croupissent dans des camps de travail pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse". Leur tort ? Avoir prononcé une prière anti-Poutine lors d'un concert à la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou.

Pour exprimer notre soutien à celles qui sont devenues le symbole de la répression en Russie, j'ai lancé avec les élus de notre groupe une pétition sur Change.org demandant au Conseil de Paris de nommer les Pussy Riot "citoyennes d’honneur" de la ville de Paris.

Cliquez ici pour signer notre pétition et partagez-la autour de vous.

Nommer les Pussy Riot à ce titre serait un geste fort. Paris avait nommé "Citoyennes d'Honneur" la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt ou la Birmane Aung San Suu Kyi, lorsqu'elles étaient détenues. Comme elles, les Pussy Riot luttent pour la promotion de la liberté et de la démocratie dans leur pays, valeurs que la ville de Paris défend depuis toujours.

Le Conseil de Paris se prononcera dans quelques jours sur notre proposition de nommer les Pussy Riot à ce titre. Un grand soutien populaire à cette initiative est indispensable pour convaincre les membres du Conseil. Pouvez-vous nous rejoindre?

Cliquez-ici pour signer notre pétition et soutenir la candidature des Pussy Riot au titre de citoyennes d’honneur de la Ville de Paris.

Denis Baupin, député, Vice-Président de l'Assemblée Nationale, et les ÉluEs du groupe EELV à Paris

La Russie vient d'offrir la citoyenneté à Gérard Depardieu. Pour montrer notre attachement à la liberté, offrons la citoyenneté d'honneur de la Ville de Paris aux musiciennes du groupe Pussy Riot, emprisonnées en Russie.

 

Signez la pétition 

 

Qu'est-ce que Change.org ? 

Change.org est la plus grande plateforme mondiale de pétitions, donnant à 25 millions de personnes (dont vous!) le pouvoir de créer le changement qu'elles souhaitent voir. Cliquez ici pour lancer dès maintenant votre pétition sur Change.org. Découvrez ici d'autres pétitions populaires sur Change.org en France. Suivez-nous sur Twitter pour être informé(e) des pétitions qui pourraient vous intéresser.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:49

commentaire.pdf-0194.JPG  commentaire.pdf-0197.JPG

 

Vernissage Michel Pagnoux chez Torcatis lundi 21 janvier

 

40 ANS DE CHE AUX TRÉSORS

 

Il y a un peu plus de quarante ans maintenant, 

MICHEL PAGNOUX 

exposait une bande dessinée dun nouveau genre, 

sans doute unique au monde, sans paroles, sans bulles et sans personnages, 

dans les salons de la librairie 

COSTE-TORCATIS.

Depuis, lauteur a légèrement bifurqué vers la peinture, 

mais sans jamais renier lesprit qui lanimait à lépoque, bien au contraire.

Aujourdhui, il revient à la librairie avec des peintures, des dessins et (presque) toutes ses dents, 

à loccasion de la publication dune série de dessins anciens et nouveaudans la revue 

LA LICORNE DHANNIBAL 

qui a le plaisir de linviter.

Le vernissage de lexposition aura lieu 

LUNDI 21 JANVIER à partir de 18h. 

Il sera loccasion de rencontrer lartiste ainsi que la joyeuse équipe des « Authentiques Cabochards de lIf » 

qui produisent la revue depuis une bonne dizaine d années.

 

40 ANS DE PÊCHE AUX TRÉSORS

 

 

Il y a un peu plus de quarante ans maintenant, MICHEL PAGNOUX exposait une bande dessinée

d’un nouveau genre, sans doute unique au monde, sans parole, sans bulle et sans personnage, dans

les salons de la librairie TORCATIS.

Depuis, l’auteur a légèrement bifurqué vers la peinture, mais sans jamais renier l’esprit qui l’animait à l’époque,

bien au contraire.

Aujourd’hui, il revient à la librairie avec des peintures, des dessins et (presque) toutes ses dents, à l’occasion de

la publication d’une série de dessins anciens et nouveaux dans la revue LA LICORNE D’HANNIBAL qui lui

fait l’honneur de l’inviter.

 

Le vernissage de l’exposition prévu le 21 Janvier à partir de 18h00 sera l’occasion de rencontrer l’artiste ainsi

que la joyeuse équipe des « Irréductibles Cabochards de l’If » qui produisent la revue depuis une bonne dizaine

d ‘années.

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 15:50

couva3.jpg  Livre de Jean-François Sterell (11 euros-The bookedition) :

  "...Ecrire comme on dessine pour mieux voir, lorsqu'admirer ne suffit plus. Et ce que l'auteur a vu dans La Recherche, c'est un formidable appareil stratégique dirigé contere la mort. Mort refoulée, exclue et qui, par conséquent, est omniprésente."

 

En mourant, en écrivant ...(une lecture de A la Recherche du Temps Perdu), est à présent disponible sur le site de TheBookEdition.( exclusivement )

 

Pour lire des extraits ou commander :

http://www.thebookedition.com/en-mourant-en-ecrivant-de-jean-francois-sterell-p-90274.html

 

P.S : Si Proust vous endort de bonne heure mais que vous connaissez des proustiens, proustophiles voire proustomanes, n'hésitez pas à leur transférer ce message.

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 10:26

Le Baiser par la Fenêtre

Contes pour grandes personnes

 

dits par Cédric Debarbieux

 

SAMEDI 19 JANVIER, à 20H30

Espace Primavera, 6 avenue du Languedoc, Perpignan

 

 

Le Baiser par la Fenêtre

 

Contes pour les grandes personnes, dits par Cédric Debarbieux

 

Samedi 19 janvier, à 20h30, 

à l'Espace Primavera, 6, avenue du Languedoc, 66000 Perpignan

(Parking gratuit)

 

Entrée 10€. Renseignements au 06 68 73 88 72

 

Il fut un temps où les contes pour enfants n'existaient pas. La plupart des histoires qui se racontaient s'adressaient aux adultes. Les enfants dormaient déjà. A eux restaient les... comptines.

 

Aujourd'hui où beaucoup d'adultes auraient honte d'avouer qu'ils adorent les contes, on découvre encore, au cœur de cet immense patrimoine oral de l'humanité, de très nombreuses histoires dont le public cible n'est de toute évidence pas l'enfant.

 

Contes venus d'Orient, lieu habituel de la Sagesse paraît-il, d'Arabie, lieu habituel du Mystère, mais aussi et surtout contes et histoires de nos Provinces, de nos terres, de nos aïeux. Contes anciens, mais contes éternels. Le Baiser par la Fenêtre n'est pas un spectacle de contes coquins ou érotiques (même si certains contes de la Renaissance italienne relèvent de la veine paillarde), mais un florilège d'histoires merveilleuses, de tranches de vie, où l'on parle des rumeurs, des peurs, de l'amour, des contes où l'on se moque gentiment de nos propres défauts, des histoires qui font rire, puis qui font réfléchir parce que leur niaiserie n'est que feinte...

 

 

**LA LIBRAIRIE TORCATIS vous invite à rencontrer

le samedi 19 janvier 2013 de 11h00 à 12h30

 

GEORGES FERRE pour la dégustation de son dernier livre

L'AME DU VIN Symbolisme et spiritualité dans les trois religions Ed. Dervy

et pour la présentation des vins "Château de Caladroy"

 

A l'occasion de la présentation de son dernier livre "L'âme du vin", l'historien

Georges Ferré vous propose un voyage symbolique et spirituel dans le Judaïsme,

le Christianisme et l'Islam. En s'appuyant sur différents "textes sacrés", historiques

et poétiques, en projetant des oeuvres picturales, Georges Ferré essaiera

d'appréhender l'influence du fruit de la vigne, tant dans l'imaginaire que dans la

réalité quotidienne.

Suivi ce même jour, à 15h, par une conférence-diaporama à la Médiathèque de Perpignan.

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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