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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 14:54

   * Les auteurs de Cap Béar à Paris (espace des Blans-Manteaux, dans le Marais) : dédicace de Nicole YRLE au stand de Cap Béar, avec Jean-Pierre Gayraud : présentation des livres de J.P.Bonnel, J.François Mourages, Hélène Legrais, Antoine Parra, Marie-Claire Baco-Baeza, Loïc Robinot...


yrle-copie-1  N.Yrle présente son dernier recueil de nouvelles "Eclats de vie", à l'écriture exigeante, au sentiment profond mais toujours retenu.

 

* Cap Béar représente AdER Languedoc-Roussillon(Association pour le 

développement de l’édition en région Languedoc-Roussillon) 

Représentant légal : Christophe Bara 

Domaine de la Feuillade, 264, rue du Capitaine-Pierre-Pontal - 34000 Montpellier 

Tel. : 0623302451 

contact.aderlr@gmail.com 

Forme juridique: association - Année de création: 2005 

Présentation: L’ADER-LR est une association professionnelle dont le but est de 

créer une cohésion entre les éditeurs de la région, défendre leurs intérêts et pro- 

mouvoir leurs activités. Elle mène des actions se répartissant en commissions de 

travail : « salons », « mutualisation d’achats », « web-marketing » et « communi- 

cation à destination des professionnels ». 

Éditeurs adhérents, présents sur le salon: Atelier du Gué (revue Brèves), Au Dia- 

ble Vauvert, Balzac, Cabardès, Cadex, Cap Bear, Cardabelle, Domens, Éditions 

du Mont, Espaces 34, Grandir, Jorn, L’Entretemps, Le papillon rouge, Les écologistes 

de l’Euzière, Les éditions du Petit Pois, Les nouvelles presses du Languedoc, Lira- 

belle, Talaia 

 

Catalogue des éditeurs indépendants 

 

Association l’autreLIVRE 

48, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie 

75004 Paris 

contact@lautrelivre.net - www.lautrelivre.net 

 

 

 

10eSalon de l’autreLIVRE - 2012 www.lautrelivre.net1973    

                               C31 

17 rue des arts                     B35 

Absalon                                A1 

Aden                                    D8 

ADER Languedoc-Roussillon    B12-B18 

À dos d’âne                          B15 

Al Manar                              A4-A6 

Albertine                              B26 

Alexandrines                         B28 

Amandier (L’)       B22-B24 

Anacharsis                            B4-B6 

Antidata                               A15-A17 

Arkhê                                   D13 

Artisans-Voyageurs                B30-B32 

Aspect                                  A3 

Asphalte                               C30 

Asphodèle éditions                D38 

Atelier du Gué                      B12-B18 

Attila                                    D28 

Au Diable Vauvert                 B12-B18 

Aux Forges de Vulcain           C22-C24 

Balzac                                  B12-B18 

Bleu autour                           A11-A13 

Blusson                                 D31 

Bruno Doucey (Éditions)          A2-B1 

Cabardès                             B12-B18 

Cadex                                  B12-B18 

Cambourakis                        A12-B13 

Cap bear                             B12-B18 

...

etc (voir le site de L'autre Livre"

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 14:49

 

 

marquer comme non lu

 

 

 

 

Samedi 17 novembre 20h30 au Gîte "La Trobada

Jo falieu nous amène en balade au pays des mines

Repas sur réservation au plus tard vendredi 16 novembre au 04 68 96 29 71 

ou par retour de mail.

Repas et spectacle: 20 euros (0468962971


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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 14:20

images-copie-30.jpeg  J'expose mon itinéraire littéraire et parle de mon dernier roman, ce soir, de 18h30 à 20h, à la maison de la Région, avenue de la gare, à Perpignan (entrée libre) : lectures de Dominique BAILLIEUX, guitare classique de Jean-Claude Raucoules...

 

Je suis concurrencé par Amélie NOTHOM, invitée par la librairie Torcatis et Jean Vigo !!! Dommage, mais je pense qu'Amélie viendra me faire un petit coucou...à moins que ce ne soit le contraire...

En tout cas, je lui dirai que je conserve un très bon souvenir de son grand-oncle, Paul Nothom, que nous (André BONET et le CML, Pierre COUREUX et les Amitiés internationales André Malraux) avions invité à Perpignan, pour un grand colloque Malraux, au Palais des Congrès, en 2000...avec Olivier Todd, Henri Godard, etc.

 

   Je me souviens : je suis allé chercher Paul N. et son épouse à l'hôtel Wndsor et je les ai accompagnés jusqu'à la salle de conférence : une grande modestie pour cet homme, grand écrivain méconnu et héros de la guerre d'Espagne !!!

 

---

Paul Nothomb

 

Paul Nothomb, né en 1913 à Bruxelles, mort le 27 février 2006, était un aviateur et écrivain belge. Communiste, il participa à la guerre d'Espagne dans le camp républicain et à la Résistance contre l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. On lui reprocha d'avoir donné des renseignements à la Gestapo, qui l'avait arrêté.

Alors qu'il avait un avenir socio-professionnel bien tracé par sa famille de la haute bourgeoisie catholique de droite (il est en effet le fils du nationaliste belge Pierre Nothomb), le jeune Nothomb, sorti navigateur bombardier de l'école des cadets, devient communiste1. Sous le pseudonyme de Paul Bernier, il traite de politique étrangère dans deux journaux belges, Le Drapeau Rouge (communiste) et La Voix du Peuple2. Engagé pour participer à la guerre d'Espagne dans le camp républicain, il s'illustre dans l'escadrille España d'André Malraux, qui devient son ami. Il aurait d'ailleurs inspiré le personnage d'Attignies dans L'Espoir, de Malraux. Productions Rose Night a recueilli en 1999 le témoignage de Paul Nothomb et celui de sa compagne sur la période de la guerre d'Espagne. Un livre a vu le jour trois ans plus tard sur son engagement dans le conflit.

Résistant durant la Seconde Guerre mondiale, il fut arrêté par la police allemande le 13 mai 1943, puis incarcéré et transféré dans les locaux de la Gestapo à Bruxelles. La Gestapo pratiquant couramment la torture contre ceux qui refusaient de parler, la consigne de la Résistance était de tenir deux jours puis de donner quelques renseignements en espérant que le réseau dont on était membre se serait dispersé3. Nothomb se dit converti au national-socialisme pour protéger son épouse enceinte, donna des noms de membres de son réseau et assista aux interrogatoires afin de convaincre les détenus de renoncer à toute résistance et de parler. Du 2 juillet au 30 août, il y eut cent quatre arrestations de communistes ou de sympathisants, membres du réseau de Nothomb. Soixante-seize furent déportés, douze exécutés et huit moururent en déportation. Après la Libération, en juin 1945, Nothomb fut arrêté sur plainte de quelques survivants parmi ceux qu'il avait dénoncés. Les procès eurent lieu en 1946 - Conseil de guerre et Cour militaire - et Nothomb fut condamné à deux ans de prison puis, en appel, à huit ans. Il sera finalement réhabilité en 1948.

Un documentaire relatant les circonstances de ce dilemme, "Trahir?", a été réalisé par Georges Mourier en 2000 dans le cadre de sa collection "Le Choix des Hommes".

Après son court emprisonnement, il s'exila en France, où il prit le nom de Julien Segnaire. Malraux l'introduisit chez Gallimard, qui publia ses cinq romans et l'employa à la documentation d'écrits sur l'art.

La pensée de Paul Nothomb

Romancier et philosophe, il propose, entre autres passions telles que l'amour de la Liberté et son pourquoi, une relecture des textes de la Bible, hors des canons. Se référant au texte brut, il dénonce des erreurs de traduction, et offre un nouvel éclairage de la Genèse en particulier.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 11:35

borne-frontiere.JPG   Borne frontière au-dessus d'Ille sur Têt (photo J.P.Bonnel)

 

La route érotique du Perthus à Figueres - La frontière ou l'autre côté du miroir. 

 

   Passer la frontière, c'est aller de l'autre côté du miroir : exprimer sa vraie personnalité, occultée, censurée par les codes sociaux. Le touriste allemand ou hollandais se défoule en Espagne, sur la Costa Brava ou ailleurs : bière, gros repas et hauts cris... 

 

   Le Catalan des Pyrénées-orientales, aussi: la frontière franchie, il se libère, il donne libre cours à ses instincts : il boit, fume, baise... Il oublie tout, ou presque : sa vie banale à Perpignan, son travail pesant à Prades, ses ennuis à Prades, son voisinage à Cabestany... Il opte pour le tourisme sexuel... Franchir la frontière, c'est franchir l'interdit...

 

   Le paysage, d'ailleurs, l'inspire : après la vision de mille jambons dans les vitrines du Perthus, il découvre les cuisses de mille jeunes femmes dans les champs d'oliviers ou sur les carrefours de La Junquera. Ensuite, les enseignes suggestives de la zone industrielle, où s'arrêtent les routiers, adeptes de la prostitution, indiquent les lieux "chauds", les boîtes et autres lupanars : c'est ici le "Paradise", la Baby Doll, la Lady of Dallas !

 

Le promeneur, quêteur de chair fraîche, obsédé par son addiction sexuelle, doit se rendre jusqu'à Figueres; là, le théâtre-musée de Dali étale les fantasmes et toiles érotiques du Maître : c'est de l'art, de la psychanalyse, de la peinture ! Pas du cochon !

 

* Comme l'a écrit D.Sistach, dans la revue Ruixat, déjà analysée dans ce blog, la route érotique commence en Roussillon : "Sur le tout nouveau pont de la ligne LGV coupant les Pyrénées-orientales., à la croisée de la route départementale bordant les Pyrénées et conduisant au Perthus, on peut lire une monumentale inscription noire et argentée "Paye ta chnek"...page 105)

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 13:50

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Mobilisons-nous

pour donner plus dampleur à notre action !

Merci d'avoir signé notre pétition pour arrêter le massacre des abeilles .

Pour obtenir l'interdiction pure et simple de tous les pesticides tueurs d'abeilles, nous devons être des centaines de milliers à signer cette pétition.

Vous pouvez nous aider à donner beaucoup plus d’ampleur à notre action . Il vous suffit de copier/coller le lien de la vidéo "Abeilles : le massacre autorisé" et de l'envoyer à tous vos amis :
http://www.pollinis.org/petitions/video_pesticides.html

Sinon, vous pouvez aussi leur envoyer directement la pétition :
http://www.pollinis.org/petitions/petition_neonicotinoides.php

Mais je crois vraiment que tout le monde devrait connaître les infos révélées par la vidéo, et je vous encourage vivement à la faire circuler.

Surtout, dites bien à vos amis que nous devons tous agir très vite, avant que les multinationales agrochimiques ne remettent sur le marché de nouveaux produits toxiques pour les abeilles et la nature - en changeant simplement le nom de leur produit interdit par exemple, comme la loi les y autorise. (Véridique : c'est déjà arrivé avec le Cruiser, rebaptisé Cruiser 350 pour contourner une interdiction du Conseil d'Etat !)

Merci par avance pour tout ce que vous pourrez faire pour la sauvegarde des abeilles, des cultures et de la biodiversité. Pour nous aujourd’hui, et pour les générations futures.

 

Pour nous écrire : contact@pollinis.org

 

Parlez-en à vos amis

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J’aime

 

50 922 personnes aiment ça. Soyez le premier de vos amis.

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 La campagne "Abeilles : le massacre autorisé" est organisée par Pollinis, le Réseau de conservatoires abeilles et pollinisateurs. Vous pourrez adopter une ruche dans un conservatoire d’abeilles, ou trouver plus d'informations sur nos actions, les abeilles, leur rôle dans le maintien de la biodiversité et ce qui les menace aujourd’hui sur notre site : www.pollinis.org

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 13:02

 

Du mercredi 14  au dimanche 18 novembre 2012

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer

Les Amis de Cinémaginaire

présentent

> Ecrans d’automne <

 

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autour du thème

L’impertinence! 

films inédits, débats, rencontres...

Films programmés :

La vie de Brian, Affreux sales et méchants, Ames en stock,

La faute à Fidel, Elsa & Fred, Oh my God,

La vierge les coptes et moi, Dans la maison,

Au revoir ! Comment allez-vous?

...

 télécharger le programme complet :

<http://www.cinemaginaire.org/www/images/news/ecrans2012.pdf>

 

plus d’infos : <http://amiscinemaginaire66.blogspot.fr>

 

Cinémaginaire : réseau cinéma de proximité en Pyrénées-Orientales

www.cinemaginaire.org

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 16:23

caravage moi encadré

 

   * MOI, MATISSE A COLLIOURE (en 2003 - Balzac éditeur), dont quatre chapitres ont été publiés par la revue roumaine Axioma, n°45, déc.2003-traduction de Letitia ILEA) :

 

«  Un roman en forme d'autobiographie foisonnant de détails sur les débuts du peintre, ses rencontres, sa création »                                        ( Gwenaëlle Moulins, LA CROIX du 24 avril 2004)

 

« Une autobiographie fictive formidablement documentée, imaginée par Jean-Pierre Bonnel. »                                                                     (J.M.D - Le FIGARO Magazine du 26 juin 2004)

 

“C'est tout l'art en mouvement, au début du XX° siècle, en Roussillon, qui est évoqué dans cette fiction, fondée sur des lectures et des témoignages”.  ( Luc Malepeyre- Midi Libre du 8/8/2003)

 

“Pour Bonnel, Matisse, c'est moi. Cette historio-fiction invite à replonger dans une époque bénie.”                                                                   (Grégory Tuban – La Semaine du Roussillon)

 

“Dans ce livre-récit aux couleurs fauves, l'auteur évoque le cheminement d'un grand peintre qui se raconte à la première personne.”                  (Valérie Pons, L'Indépendant catalan, 3/11/2003)

 

“J.P.Bonnel a effectué un énorme travail de documentation...Un hommage au Matisse et au Collioure qu'il aime.”                        (Christine Tomas – Le petit journal, n°1, trimestriel, janvier 2004)

 

“J'ai beaucoup apprécié ce livre à la structure subtile: trois présents s'entremêlent, celui du Matisse de 1905 à 1914, celui du Matisse de 1950 et enfin celui du narrateur de 2004, qui fait revivre ces années du fauvisme.”                                  (Jean Reynal – L'Accent catalan, mensuel, déc. 2003)

 

“Au Matisse de Bonnel, on lui ferait bien une petite gâterie...”

                                                                     (Catherine Aime, L'art, ça presse – Paris – 29/2/05)

 

 

   * LA CATALOGNE en PEINTURE  (en 2004)

 

« Il manquait une histoire des peintres catalans ou l'histoire catalane des peintres reconnus internationalement. »                                                    WWW.llibreriacatalana.com

 

 

  * L'Infini de l'enfance (Cap Béar Editions 2009)

 

Le décor est catalan. Ce Perpignan des années cinquante et après... où les personnages disparus semblent indifférents au temps qui passe, seul compte leur témoignage. L'Infini de l'enfance serait-il cet instant immémoriel, où l'héritage de nos aînés côtoie le petit d'homme découvrant les humains et le monde.

Un aller et retour curieux entre passé et présent dont l'enfant gardera toujours un souvenir nostalgique et libérateur, caché dans sa vie d'homme tel un clin d'œil à une enfance perdue... Imagée, sensible et poétique, l'écriture accompagne Jean-Pierre Bonnet. L'écrivain ouvre une malle aux souvenirs emplie de tendresse, de douceur et parfois de peine, où l'éternité d'une vie pourrait peut-être se résumer à " L'Infini de l'enfance ".  (Site Babelio, 2010)

 

 

    *  Site :  louisiane.catalogne.over-blog.com Vendredi 26 octobre 2012 (Pascal Yvernault)

      Jean-Pierre Bonnel : à l'amour à la haine

 

 Jean-Pierre Bonnel, écrivain, essayiste, a écrit plusieurs biographies sur des personnalités qui, sur le Roussillon, ont laissé leur empreinte comme Henri Matisse et Walter Benjamin.

 Son dernier roman paru en avril dernier aux éditions Cap Béar et intitulé Je te haine parle d'une histoire d'amour compliquée - pardon pour le "plaie"onasme - semée de plusieurs séparations et qui se termine, et c'est ainsi que le livre commence, par une ultime rupture après quatre années de vie commune. Ce n'est pas un énième livre sur l'incommunicabilité entre les êtres et sur le gigantesque fossé qui existe entre l'homme et la femme qui ne les empêche pourtant pas de s'accoupler et de se reproduire, mais une démonstration du mécanisme qui conduit à une rupture définitive, à ce voyage vers Madrid, voyage sans issue pour cette histoire.

L'auteur détaille les sept bâts qui blessent un amour : la jalousie, l'ennui, la lassitude, le silence, la rancœur, l'illusion, la fuite.

Les enfants ne sont pas un ciment pour les couples : Julien, écrivain est marié et a un enfant ; Inès, artiste-peintre, a des enfants et a divorcé "en s'insultant, en se menaçant, en s'attaquant à coup de procès mesquins". Tous deux se rencontrent à un vernissage et se plaisent immédiatement. Mais l'un comme l'autre a du mal à trouver sa place dans cette nouvelle relation.

  Lui se mure dans son silence, préférant parler par le truchement des personnages qu'il invente; elle veut de l'amour, de la tendresse. Lui est ordonné, elle veut du désordre. Lui fait l'amour pour gagner du temps - cela lui évite d'avoir à parler -, elle veut élever l'amour au rang d'un huitième art. Elle veut être son amour, sa passion ; elle veut se mettre à nu, le reste n'étant que vêtement, à l'image du très beau tableau de Dominique Baillieux qui illustre la couverture du livre.

 

 Elle n'est que son faire-valoir. "Quand donc vas-tu me faire l'amour..? Tu n'es pas fait pour l'amour, mais pour les musées ! Pas pour les caresses, mais pour les vernissages ! Pas pour les baisers, mais pour les rencontres littéraires !" L'homme se morfond alors que la femme veut profiter de l'existence. "La vie est trop courte pour se payer le luxe de s'embêter, de se quereller..."

 Julien a peur de la mort ; mais qui a peur de la mort a peur de la vie, disait Arthur Miller. Je t'appartiens, tu m'appartiens, pense-t-elle, alors que personne n'appartient à personne. Les êtres en couple finissent par se ressembler, c'est tout. Ils finissent par perdre ce qui les fait eux : "... c'est du mimétisme, l'homme prend du ventre quand sa femme commence à être enceinte... Inès et Julien iront-ils voir Gabrielle de Patrice Chéreau ? D'ailleurs est-ce le bon choix ?

 Julien devrait plutôt emmener Inès voir Intimité du même Chéreau, histoire d'un amour fort et vrai où personne ne demande rien à personne - pas même son nom -, où les personnages font l'amour pour la beauté de l'acte, dans la simplicité et le respect de l'autre. Mais ils n'iront pas au cinéma et dans leur relation il manquera toujours "ce plus qui fait que l'on se transporte, que l'autre nous transporte dans un univers de désir, d'amour, de fusion de l'autre". Et ce ne sont pas les visites des musées des beaux arts de toute l'Europe qui y changeront quelque chose. Inès rompt et cette fois c'est pour de bon. La rupture est consommée comme on dit d'un mariage, mais on ne repasse pas deux fois les mêmes plats.

 

*Jean-Pierre Bonnel présentera ses livres dont ce dernier roman à la Maison de la Région Languedoc-Roussillon, avenue du général de Gaulle à Perpignan, le jeudi 15 novembre 2012 à partir de 18 heures. Cette rencontre est organisée par le CML (Centre Méditerranéen de Littérature) et son président André Bonet.

 Vous pouvez aussi retrouver ses écrits sur son blog www.leblogabonnel.over-blog.com

 

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 11:35

   Xavier FEBRÉS vient de publier en catalan "Maillol, l'escultor carnal" (Curbet edicions - 15 euros - www.ccgedicions.cat )

 


Ha estat corresponsal a Barcelona de L'Indépendant perpinyanès i d'altres mitjans de comunicaciò francesos. És coautor amb René Grando i Jacques Queralt de Les camps du mépris i ha publicat llibres de viatges, biografies, grans reportatges i monografies, entre els quals El Pirineu, frontera i porta de Catalunya (1984), Roma, passejar i civilitzar-se (1986), Ofici d'amant a Florència (1989), Metros i metròpolis (1990), Josep Pla, biografia de l'homenot(1990), Pasqual Maragall, un rebelde en el poder (1991), Grans hores de la Costa Brava (1994), La tramuntana(1995), etc.
Ha publicat a les Edicions Trabucaire Les camps du mépris, des chemins de l'exil à ceux de la résistance (1939-1945) et Retrat de França amb francesos...

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 15:01

 

Au début du XXe siècle l’évènement majeur, pour le département des Pyrénées-Orientales sera constitué par l’avènement du chemin de fer, il se traduira dans les faits

par le désenclavement du département et tout particulièrement des hautes vallées mais provoquera également une modification profonde de tous les aspects de la vie des hommes.

Deux grands évènements marqueront les premiers pas du chemin de fer dans le département : son arrivée jusqu’à Perpignan à la fin du XIXe siècle et la prolongation de la ligne sur Cerbère, puis dans un second volet les essais de traction pratiqués entre Perpignan et Villefranche-de-Conflent début du XXe siècle et qui se terminera par la naissance du train jaune avec sa voie métrique.

Jean-Claude Bosc, en historien du chemin de fer, relate dans cet ouvrage l’implantation et l’extension du chemin de fer dans les Pyrénées-Orientales avec tous les espoirs que cette innovation a pu avoir de bénéfique pour le développement et l’accession au modernisme de ces territoires, mais également de déception par les effets pervers qu’elle va induire envers une culture ancestrale qui va devoir disparaître ou s’effacer au profit des conquérants du siècle qui s’annonce.

 

Les Pyrénées Orientales et leur chemin de fer – Jean Claude Bosc – Balzac Editeur –20 euros

 

 

 

 

 

 

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 10:51

images-copie-29.jpeg       Depuis des décennies, la petite ville-frontière du Perthus, attire des milliers de touristes et de Roussillonnais. Dans son unique artère avenue descendant jusqu'au poste de douanes, désormais fantomatique depuis l'ouverture de l'espace européen, le promeneur part en quête de produits de consommation bon marché.

 

Comment expliquer le succès persistant de cette bourgade sans âme, alors que les prix et la fiscalité tendent à s'ajuster entre la France et l'Espagne..?

 

Parce que Le Perthus fonctionne comme un mythe.

Le mythe est écrit pour expliquer le monde, donner sens à une activité humaine. Celui de Don Juan traite de l'amour, de la séduction mais aussi de la solitude et de la mort. Prométhée, de la révolte et de la liberté des hommes. Hamlet, de l'angoisse métaphysique...

 

Le Perthus traite du consumérisme : mythe dégradé, matérialiste, il s'agit d'une rumeur, d'une fausse nouvelle : on croit faire de bonnes affaires en ce lieu impersonnel, étrange, situé entre deux Etats, sorte d'enclave destinée à un marché permanent : Le Perthus est un hypermarché, pas un village, mais une rue bourrée de magasins ouverts à tous les vents...

 

La foule y vient faire ses courses en raison d'une fiscalité moindre en Catalogne; or, depuis plusieurs mois, l'essence et le tabac ont bien augmenté; les produits sont souvent de basse qualité, ou frelatés (on se souvient de l'huile de vidange dans les bouteilles d'huile d'olive), les objets sont parfois volés ou de pacotille, les vêtements des contrefaçons...

 

Le chaland ne fait pas vraiment d'affaires dans l'étroit perthuis pyrénéen, mais il s'y rend malgré tout, encore et toujours : il s'agit d'un rite "de passage", mais on n'y passe pas, on s'arrête puis on fait marche arrière, on revient chez soi...C'est une balade, le but d'un dimanche de désoeuvrement : on y boit un coup, le pot au café castillan étant moins cher qu'en France, ou on y mange un menu insipide, mais souvent à volonté, d'où les queues à certains restaurants-cantines de la frontière, à La Junquera, en particulier...

 

Le Perthus, c'est la virée familiale, dominicale ou entre amis ou quand on s'ennuie. Comme le vide-grenier, c'est l'activité du oisif, du pauvre, c'est la culture du chômeur ou du fainéant, qui ne veut pas savoir qu'existent, entre autres, le sport, la marche, la rando, le concert, le musée, l'exposition, la balade entre amis à la campagne, à la montagne...

 

La rue-route du Perthus, à la fois passage historique, voie internationale pour les migrations estivales et vacancières, est surtout une venelle encombrée, embouteillée le plus souvent, où l'on doit rouler à petites roues, où l'on remonte à petits pas, les bras chargés de cartons de victuailles. Le Perthus est synonyme de grande bouffe, grande fête de la tripaille ! C'est un vaste hypermarché à ciel ouvert (et que dire de La Junquera, qui verra s'élever en 2013, le plus grand centre commercial d'Europe, grâce aux frères Escudero ?).

 

Certains ignorent ce paradis : ils prennent l'autoroute; ce sont les riches, les gens pressés qui roulent vers un objectif, qui vont vers une ville du sud ou une location.

Les autres, en contrebas des voies rapides, sont des misérables, à la recherche d'un produit à bas prix : ils ont le temps, la lenteur de l'éternité, toute une vie vouée à la nourriture ou à l'alcool, car retraités, inactifs ou simples vacanciers, à qui on a fait croire que ce lieu était un joyau du patrimoine catalan : ils sont indifférents au fort de Bellegarde, là-haut, à ses ruines romaines, à ses expositions...

 

Cette foule fait vivre le mythe : il est composé d'exotisme (les clichés de l'âme espagnole sont en vitrine), de désirs de consommation compulsive, maladive, de quête de moments festifs à bon marché...

 

Le Perthus, dont les hauteurs, dans la forêt des Albères, sont de toute beauté, vertes et sauvages, se résume à une artère laide et anonyme; c'est une attraction commerciale; son magnétisme est inépuisable : son mythe ne peut que perdurer !

 

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