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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 18:32

 

045327-caminos-retirada_m.jpg

Caminos de la Retirada

 

du 22 au 24 février 2013

Vendredi 22 février ARGELES-SUR-MER

 

Exposition et film CIDER (Espace Jules Pams - Valmy)
A 17h - Visite des EXPOSITIONS : Fonds du CIDER, organisée en collaboration avec FFREEE.
De lexode à lexil 1936-1945, du Réseau culturel / Terre catalane.
Exposition prêtée par la Maternité dElne et Sanguines dAnne Garcia.
18h - INAUGURATION des expositions.
18h15 - CONFÉRENCE de Grégory Tuban : « Mars 1941, la révolte des femmes du camp dArgelès-sur-Mer face à la déportation des brigadistes internationaux vers lAfrique du Nord ».

Apéritif offert par la municipalité dArgelès-sur-Mer. Casa de lAlbera (Place des Castellans - Centre-village)
FILM « Argelès-sur-Mer se souvient...la Retirada, le camp ». Rappel des journées commémoratives qui se sont tenues du 31 août au 5 septembre 1999.
Ouvert de 10h à 12h et de 14h à 17h. Entrée 3 euros, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés dun adulte.

Galerie Marianne (Espace Liberté - Rue du 14 Juillet - Centre Village).
EXPOSITION « Exil(s) », photos et gravures de Paul Delgado et Philippe Llech. Ouvert tous les jours de 14h à 18h, ainsi que les mercredis et samedis de 10h à 12h. Entrée gratuite.

 

Samedi 23 février

ELNE

Marche Symbole à 10h - De la GARE SNCF à la MATERNITÉ Suisse dElne.
30 minutes de marche entre le parking de la gare et le grand parking à la Maternité. Maternité dElne (Route de Bages) Prises de PAROLE. DON dune plaque commémorative à la Maternité.

SOLIDARITÉ avec la lutte que mènent avec courage les femmes du monde arabe pour égalité des droits, la liberté et la démocratie. Une femme Tunisienne parlera en leur nom à la Maternité, lieu emblématique du droit au respect et à la dignité de tout être humain.

Apéritif offert par la municipalité dElne. Renseignements : gare dElne et Maternité, route de Bages, suivre les panneaux indicateurs.

 

ARGELES-SUR-MER

Salon du Livre Espace Jean Carrerre (Avenue Molière)  - Je serai au salon du livre pour pésenter mes livres, en particulier "Machado, la mort ) Collioure" et "W.Benjamin, la moet ) Port-Bou"... JPBonnel.
10h - OUVERTURE du Salon du Livre.

12h30 - REPAS tiré du sac autour dexpositions et du Salon du Livre.

HOMMAGES et FORUM

15h30 - DÉT de GERBE au cimetière des Espagnols (Avenue de la Retirada, en direction dArgelès-plage).

En présence de M. Pierre Aylagas, Maire dArgelès-sur-Mer, Député des Pyrénées-Orientales et de la Municipalité.

16h15 - FORUM : Témoignages denfants de la Retirada.

Concert et Cinéma

18h15 - CONCERT avec la chorale « Les chiffons rouges » de Narbonne.

19h - APÉRITIF dînatoire.

20h45 - Projection du FILM « Corsino » en présence de son réalisateur, Luis Argeo.
De Asturias a Texas : reconstruction de la vie de « un niño de la guerra » (Festival de Gijon). Participation : 10 euros (apéritif dînatoire et film).

 

Dimanche 24 février

COLLIOURE

Fondation Antonio Machado


Centre Culturel (rue Michelet)

9h45 - Conférences

Antonina Rodrigo (Historienne et écrivain) : « Las mujeres de Antonio Machado : Ana Ruiz y Pauline Quintana ».

Bénédicte Mathios (Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand) : « Echos de Machado dans loeuvre poétique de Ángel González».

PRESENTATION

« Le Fascisme détruit le trésor artistique de l´Espagne : la cour, dite des trois langues, de l´Université (Alcalá de Henares, 1938) », Gonzalo Pérez Suáres (President del Foro del Henares, Alcalá de Henares).

11h15 - Remise du PRIX décriture lycéen avec lecture de poèmes par des élèves.

11h35 - Remise du PRIX international de Littérature Antonio Machado par la Présidente du Jury, Mme Zimmerman

12h15 - Clôture des travaux.

12h30 - Dépôt de gerbe sur la tombe dAntonio Machado au cimetière marin de Collioure avec la participation de la chorale « Le chiffon rouge » de Narbonne.

15h - THÉÂTRE par la troupe « Voces de Mujeres » de Torrejon de Ardoz : « Los Machado entre naranjos », parcours poétique en français et en espagnol.

Renseignements :

Infos et renseignements
FFREEE (
Fils et Filles de Républicains Espagnols et Enfants de lExode) - Tél. 04 68 95 85 03 -- Espace Jules Pams - Route de Valmy - 66700 Argelès-sur-Mer

Off
ice du tourisme
P
lace de l'Europe
66700 Argelès sur mer
Tél : 04 68 81 10 15

 

---  CAMINOS. CAMINS. CHEMINS de la RETIRADA

 

Commémoration de l’exil républicain. Commemoraciò de l’exili republicà. Conmemoración del exilio republicano

CAMINOS.CAMINS.CHEMINS de la RETIRADA

La Retirada par la mer

Exposition : “Les affiches de la guerre d’Espagne”

Évocation de la Retirada - Table ronde - Hommages - Marche symbole - Expositions - Témoignages - Film - Concert - Livres

23.24.25 de Febrer.de Febrero.Février 2007
Argelès sur Mer.Collioure.Port-Vendres

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Organisé par :
FFREEE - 04 68 95 85 03
La ville d’Argelès-sur-Mer - 04 68 95 34 58
La ville de Port-Vendres - 04 68 82 01 03
La ville de Collioure - 04 68 82 14 28

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 11:08

images-1-copie-2.jpeg  Les anciens grands écrivains catalans (J.Pla, J.Pere Cerda, M.Rodoreda....) sont partis; les "grands" (ou du moins reconnus par l'édition, les médias et le public aussi, le plus important, même si le lectorat est "dirigé") auteurs  catalans contemporains sont d'expression espagnole (hier dans le blog, Javier CERCAS- de même, le regretté  Montalbàn)

 

Les plus jeunes seront bientôt reconnus et ces sexuagénaires catalans seront les "best sellers" de demain : Joan Luis-Luis, J.D.Besznonoff, Miquel Bauçà, Antonia Vicens, Alex Reyné, Rodolf Sirera...)

 

Mais Juan Marsé..!

Un immense romancier d'expression espagnole, pourtant né à Barcelone en 1933, et n'ayant jamais quitté la "cité des prodiges" (Edouardo Mendoza)...Sauf en 1961, dans la nuit de la dictature de Franco : il se rend à Paris, trouve un travail de garçon de laboratoire à l'Institut Pasteur et vit dans la misère : dans un hôtel minable, qualifié ironiquement de "Le bijou"...

 

D'ailleurs la misère et les bas-fonds de la ville catalane adorée, et le peuple des quartiers de Guinardo et du Carmelo, voilà ses thèmes favoris !

 

Il a appris le français, il parle catalan (en famille, c'est la langue de son enfance), mais écrit en espagnol. Il obtient le prix Planeta, en 1978, avec "La fille à culotte d'or", puis, en 2008, le prix Cervantès: il devient le premier lauréat Catalan, même s'il est d'expression castillane. 

 

Romans

  • Encerrados con un solo juguete (1960); Enfermés avec un seul jouet, Gallimard, 1992.
  • Esta Cara de la luna (1962)
  • Últimas Tardes come parlar ccon Teresa (1966); Térésa l'après-midi, Christian Bourgois, 1993.
  • La Oscura Historia de la prima Montse (1970); L'Obscure histoire de la cousine Montse, Seuil, 1980.
  • Si te dicen que caí (1973); Adieu la vie, adieu l'amour, 1992.
  • La Muchacha de las bragas de oro (1978)
  • Un día volveré (1982); Un jour je reviendrai, 1997.
  • Ronda del Guinardó (1984); Boulevard du Guinardó molikounes, 2000.
  • Teniente Bravo (1987, nouvelles); Le Fantôme du cinéma Roxy, Gallimard, 1990 ou Lieutenant Bravo, 2004.
  • El Amante bilingüe (1990); L'amant bilingue,traduit par Jean-Marie Saint-Lu, 1996.
  • El Embrujo de Shangai (1993); Les nuits de Shangaï, traduit par Jean-Marie Saint-Lu, 1995.
  • Rabos de lagartija (2000); Des lézards dans le ravin, traduit par Jean-Marie Saint-Lu, 2001.
  • Canciones de amor en Lolita's club (2005); Chansons d'amour au Lolita's Club, 2006.
  • Caligrafía de los sueños (2011); Calligraphie des rêves, 2012

Essais

  • Confesiones de un chorizo (1977)
  • Señoras y señores (1988)
  • Las mujeres de Juanito Marés (1997)
  • Un paseo por las estrellas (2001)
  • La Gran Desilusión (2004)
  • Momentos inolvidables del cine (20
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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 13:58

   images-copie-21.jpeg Les plus grands écrivains catalans écrivent en castillan; sans doute pour une question d'efficacité : trouver un plus large public grâce à une diffusion de leur oeuvre dans toute l'Espagne et en Amérique latine.

    Cependant, l'amour de la langue et des origines demeure; c'est ainsi que Javier Cercas, même si ses romans sont traduits de l'espagnol, écrit en catalan des articles pour le journal El Païs : il est collaborateur régulier de l'édition catalane du supplément dominical.


   Diplômé en philologie espagnole à l'université de Barcelone, en 1985, et y obtiendra, quelques années plus tard, un doctorat.  En 1989, il devient professeur de littérature espagnole à l'université de Gérone. Auparavant, il était professeur dans l'Illinois, où il publie son premier livre, en 1987, El Movil (Le mobile, non traduit en français),


   Mais ses premiers romans sont des échecs. Il devient un auteur connu du grand public avec son troisième roman, Les soldats de Salamine (2001, publié en France par Actes Sud, en 2002; l'éditeur d'Arles a publié récemment, en 2010,  son "Anatomie d'un instant", sur la tentative de coup d'état dans le parlement de l'Espagne post-franquiste, le 23 février 1981. Le chef du gouvernement Adolfo Suarez est pris en otage dans l'hémicyclique : J. Cercas réécrit cette page d'histoire des nostalgiques du fascisme et insiste sur le courage de certains protagonistes, comme Suarez et Santiago Carillo, secrétaire général -du Parti communiste espagnol.

 

Il remporte le prix littéraire de la ville de Barcelone, où il vit, au troisième étage d'un immeuble. S'il écrit en castillan, c'est en catalan qu'il parle en famille, avec sa mère, son épouse et son fils âgé de 17 ans. Catalan d'adoption (ses parents, d'Estrémadure, s'installent à Barcelone, quand Javier est à peine adolescent), ce romancier semble partagé entre deux langues; en fait, ce bilinguisme n'est pas une frontière en lui, mais une richesse culturelle...

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 12:17

commentaire.pdf-0001.jpg    De notre envoyé spécial, Julien Verjoul, à l'inauguration de la maternité rénovée, samedi 16 février 2013, à 11 heures. 

 

   Le soleil, la douceur de la matinée, l'absence de vent n'a pu que combler les six cents personnes (personnes nées à la maternité, officiels, adhérents des associations liées à la Retirada et à la guerre civile espagnole), qui allaient, à l'écoute du discours du maire Nicolas Garcia, apprendre que le lieu venait d'être classé monument historique ! Avec toutes les conséquences, pécunières et de célébrité (tourisme historique) qui vont suivre...

 

La beauté du jour ne pouvait gommer la mémoire et les souvenirs horribles des exilés de 1940, même si la mémoire se raccourcit avec la mort progressive des témoins et survivants des camps de la honte...

 

Cependant, ici, à la maternité, devenue désormais musée, l'architecture élancée de Pétersen et l'amour dispensé à l'égard des nouveaux-nés, le bonheur était plein : le lieu, protégé, était à l'écart des chemins de l'exode et des souffrances de ceux qui étaient parqués sur les plages, si proches, à vol de colombe...

 

Monument historique, le lieu est avant tout un monument pathétique, affectif, humaniste, grâce au dévouement et à la générosité de quelques infirmières de la Croix-Rouge. (il faut voir l'exposition aménagée dans les étages: on reprochera seulement aux panneaux de porter tous la même faute d'orthographe "fond  Elisabeth Eidenbenz ": sans le -S final...) 

 

Les discours furent trop longs (on avait convoqué les élus locaux, le président de Région, en grande forme, la Generalitat, le MUME, les autorités suisses...), alors que la foule, pourtant motivée, avait envie de se mettre à l'ombre des arbres où un modeste cocktail avait été installé : muscat, olives, côtes du Roussillon "La dame d'Elne")...

 

Oui, merci, Dame d'Elne, enterrée désormais en ton pays, mais ressuscitée grâce à cette douzaine d'enfants qui portent désormais ce prénom immortel : "ELNE" !

 

 

 Elisabeth-Eidenbenz.jpg ** Le long travail de la mémoire de la Materni

Le 16 février à 09h33 par Grégory TUBAN

 

    La renaissance de la Maternité Suisse d'Elne est un cas d'école dans la récupération de la mémoire historique liée à la Retirada et à la seconde Guerre Mondiale sur notre territoire. Cette superbe bâtisse construite pour l'une des filles Bardou au début du XX° siècle n'était qu'une ruine au milieu des années 1990. Un château abandonné à l'image de son histoire longtemps oubliée et morcelée dans l'intimité des mémoires familiales de quelques 22 nationalités. Ce lieu de vie gérée par de jeunes volontaires suisses a vu la naissance de 597 enfants entre 1939 et 1944. Des dizaines d'autres y furent recueillis pour y être sauvés. Il aura fallu que l'un d'entre-eux, Eckstein, décide de recoller les morceaux en retrouvant dans sa retraite bien méritée mademoiselle Elisabeth Eidenbenz, l'ancienne directrice de la Maternité, dont la trajectoire en pays catalan va peu à peu intéresser les historiens.

Depuis la Suisse, Eckstein a ainsi discrètement œuvré à faire revivre ce château racheté et sauvé par François Charpentier en 1997. Un an plus tôt, l'histoire du site s'était remise en marche. Un documentaire à la télévision Suisse, un article dans Terres Catalanes, des reportages dans la presse nationale et internationale... Dès lors, plus rien ne viendra arrêter sa renaissance du site porté à bout de bras par la mairie.. De par son caractère exceptionnel, cette maternité est ainsi devenue un symbole d'humanité durant la ténébreuse période de Vichy et de l'occupation dans le sud de la France. De la reine d'Espagne au président de la Generalitat de Catalunya, de l'Etat d'Israël à la République Française, sa directrice, qui ne reviendra à Elne qu'en 2002, sera justement mais, tardivement, honorée tandis que son œuvre deviendra un sujet en soi donnant naissance à des livres, une pièce de théâtre et bientôt un film...

Décédée en 2011 à Zurich Elisabeth Eidenbenz n'a jamais caché son bonheur de retrouver les enfants qu'elle a aidé à mettre au monde. L'ancienne infirmière et institutrice, qui a consacré dès 1937 en Espagne sa vie à aider celle des autres, laisse donc en héritage ce lieu symbolique devenu désormais un musée dont l'inauguration a lieu quasiment 74 ans jour pour jour après que les derniers bénévoles de l'Ayuda Suissa aient franchi les Pyrénées lors de la Retirada. Cette renaissance interroge aussi sur le travail qu'il reste à accomplir en terme de recherche autour de la Maternité. Si l'histoire du site est cernée, celle d'autres structures qui lui sont directement liées dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales (colonie du château du Lac à Sigean, de la ferme du Faou-Petit, aux Martyrs dans la montagne noire, du Moulin St jean à Carcassonne ou la maternité du camp d'Argelès...) sont encore en souffrance à l'image de sujet annexes comme les rapatriements d'enfants vers l'Espagne. Ce travail de recherche, abordé dans l'exposition "Femmes oubliées, l'histoire du secours suisse aux enfants 1917-1948" reste à entreprendre pour mieux appréhender l'histoire du lieu et de ces mères et de ces enfants passés par Elne. Un pan de ces trajectoires se trouvent dans le superbe album personnel d'Elisabeth Eidenbenz qui a patiemment tenu un journal illustré de la maternité. Un document unique, mis en ligne sur le site de l'association DAME, qui donne toute la mesure d'une opération humanitaire complexe elle-même inscrite dans l'histoire mouvementée de l'accueil des étrangers de 1939 à 1944 en France. (C) L'Indépendant.

 

Pour ce dossier, remerciements à G.Tuban, Jean Iglésis, le journal El Punt.

 

*** Élisabeth Eidenbenz était institutrice en Suisse et au Danemark, puis elle décida de rejoindre l'Asociación de Ayuda a los Niños en Guerra (Association d'aide aux enfants en guerre). Au sein de cette association, elle rejoint Madeid en 1937, pour aider les mères et les enfants victimes de la guerre civile espagnole. Après la chute de la république espagnole, elle rejoint le Roussilln, où de nombreux réfugiés se massaient dans des camps (tels que celui d'Argelès-sur-Mer). Atterrée par les conditions de vie dans ces camps, la malnutrition rampante, et les maladies, elle décida de venir en aide aux enfants, femmes enceintes et jeunes mères. Elle reconvertit un manoir désaffecté à Elne, la ville voisine, en maternité pour les accueillir.

  • Greg Tuban, Les enfants de la Retirada, magazine Terres Catalanes, num 16, novembre 1998. Six pages. Première publication sur la maternité d'Elne.
  • Tristan Castanier i Palau, Femmes en exil, Mères des camps, Elisabeth Eidenbenz et la Maternité Suisse d'Elne (1939-1944), Trabucaire Editions, (ISBN 2849740748)
  • Hélène Legrais,Les Enfants d’Elisabeth, Éditeur : Presses de la Cité , (ISBN 2258071690)
  • (ca) Assumpta Montella3, La maternitat d’Elna en imatges, (ISBN 8492406267)
  • (es) Manuel Huerga, Las madres de Elna4, film, 2008
  • Film = Frédéric Goldbronn, La Maternité d'Elne, 2002, 56 minutes (La compagnie des taxi-brousse, Diffusion France 3/TSR, édité en DVD aux éditions Docnet)

*** LES PROJETS DE D.A.M.E.

 

Objet : réunir les descendants et amis de la Maternité Suisse d'Elne 

Coordonnées : 04 68 22 02 94

 

Bureau / Membres : 

Président : Mme. Célia CARRÉ 

Vice Président : Mme. Esther FUMAT 

Tsorier : Mme. Christiane SUBIRATS 

Secrétaire : Mme. CHARPENTIER 

 

Lassociation des Descendants et Amis de la Maternité dElne vient de se réunir en assemblée générale. Ils ont présenté leurs projets pour 2010/2011 

- recenser les enfants nés à la maternité suisse dElne

- communiquer par le biais dinternet

- chercher des subventions auprès des organismes tels que la Fondation de France, les Fonds Européens et les Fondations Mac Donald

- se rapprocher des Amis dIllibéris pour des projets en commun.

 

Composition du bureau -présidente : Célia Carre -vice-présidente : Esther Fumat -secrétaire : Christiana Charpentier -trésorière : Christiane Subirats -technique information : Roberto Albalat -  Conseil dadministration : S.Barba, P.Manzanares, P.Cruzado, M-T Garrido, Irène Suné

 

****Elna i la Generalitat de Catalunya homenatgen Elisabeth Eidenbenz

Quatre-centes persones es van reunir a l'antiga Maternitat Suïssa del Castell d'en Bardou

Elna és el primer municipi de la Catalunya del Nord que integra la Xarxa d'Espais de Memòria Democràtica

14/06/11 10:58 - ELNA -   Per una tercera edició, la Vila d'Elna i l'associació DAME (Descendents i Amics de la Maternitat d'Elna) organitzaven, aquest diumenge 12 de juny passat, un homenatge a l'Elisabeth Eidenbenz. Tal com pogué ser una ressurgència de la història, 70 ninetes, d'edat entre els 5 i els 17 anys, nétes de refugiats, havien fet el viatge en procedència, la majoria, de Catalunya del Sud acompanyades de les seves famílies, per participar a aquesta diada. Com a punt comú, el seu nom genèric: Elna, un nom que evoca un lloc i una història. En efecte, totes aquestes Elnes el nom Elna significa llum o victòria”– han estat batejades i anomenades Elna perquè els seus avis l'havien triat i decidit, ja que ells havien nascut a la Maternitat Suïssa, que se'n recorden i que se'n recordaran per sempre.

 

L'emoció i el respecte guiaven aquesta trobada, que va reunir unes quatre-centes persones: a través de les preses de paraula de Nicolas Garcia, alcalde d'Elna, de Joan Auladell, representant de la Generalitat de Catalunya, però també durant els homenatges de tots els anònims que han nascut entre les mans d'Elisabeth Eidenbenz.

Conveni amb la Generalitat

Aquest retrobament filial va donar lloc a un acte oficial. En efecte, un conveni va ser firmat diumenge passat entre la Vila d'Elna i la Generalitat de Catalunya, per tal de recuperar i de fomentar el patrimoni i la memòria democràtica de la població nord-catalana, i més particularment l'heretatge de la Maternitat Suïssa.

Elna és avui dia el primer municipi de la Catalunya del Nord a integrar la Xarxa d'Espais de Memòria Democràtica, organisme de la Generalitat de Catalunya que obra per la recuperació i la difusió de la memòria de Catalunya. Amb la firma d'aquest conveni, la Generalitat de Catalunya esdevé partenaire de la Vila d'Elna amb vista de desenvolupar al si del lloc històric i humà que constitueix la Maternitat Suïssa la memòria i l'obra d'Elisabeth Eidenbenz.

La Vila d'Elna retrà un homenatge públic i solemne a Elisabeth, el proper dissabte 25 de juny, amb la denominació oficial de dues vies comunals: la passejada dels Infants de la Maternitat i l'avinguda Elisabeth Eidenbenz.

Una lliçó d'humanitat

Elisabeth, una jove mestra d'escola suïssa, preocupada del destí de la població espanyola, enfrontada a la Guerra Civil, s'havia engatjat al Servei Civil Internacional amb l'organització Ajut Suís als Infants d'Espanya. La lluita de l'Elisabeth Eidenbenz directora de la Maternitat Suïssa que va instal·lar amb fe, força i perseverança al castell d'en Bardou d'Elna, va permetre el naixement de 597 criatures, del desembre del l939 a Pasqua del 1944. A saber, 400 nines i nins, filles i fills de republicans, víctimes potencials de la Retirada, però també 200 infants jueus i zíngars. Elisabeth Eidenbenz es va aixecar contra la història implacable, posant en perill la seva vida mateix. Per ella, el refús i la revolta es van convertir en un deure. Elisabeth va donar una lliçó d'humanitat a un món esdevingut inhumà. Ella va entrar a la memòria col·lectiva d'Espanya amb només un sobrenom, lluminós d'amor i de gratitud: el de Señorita Isabel. Elisabeth Eidenbenz, desapareguda fa gairebé un mes, va obtenir al capdavall de 50 anys d'oblit la medalla dels Justos entre les Nacions, atorgada per l'Estat d'Israel, la medalla d'or de l'Orde Social i de la Solidaritat atribuïda per la reina d'Espanya, la Creu de Sant Jordi, atorgada per la Generalitat de Catalunya, la Legió d'Honor concedida pel govern francès..., però sobretot la silenciosa reconeixença dels 600 homes i dones que va ajudar a infantar.Darrera actualització ( Dimarts, 14 de juny del 2011 14:37 ) Notícies de ...

 

 "http://www.elpunt.cat/elna.html" -  ecarrera@elpunt.info - JOAN IGLESIS

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 10:34

images-copie-20.jpeg     Je ne peux que me faire l'écho de Jacques Bonnaure qui, ce mois-ci, dans la revue "Classica" consacrée à Wagner, publie une belle critique de l'enregistrement de F.M.Rignol, professeur au Conservatoire de Perpignan.

Il faut attendre un Languedocien, qui vient s'installer à Céret et dans le Vallespir, pour chanter, avec son piano, les beautés du Roussillon et de la Cerdagne, un peu dans le style de Debussy. Enregistré à l'Ermitage de Font-Romeu, ce disque contient Cerdana, En vacances, Baigneuses au soleil... (Solstice-Fy) et fait revivre les dernières années de la "vie brève" de Déodat, ami des Cubistes, de Picasso...à Céret.

Pour mémoire, il faut aussi écouter les enregistrements de Michel PEUS,gravés dans le marbre de la mémoire musicale roussillonnaise ! On peut aussi se référer à Ado Ciccolini et à Jordi MASO...

 

   * Déodat de Séverac fait ses études à Toulouse, puis à la Schola Cantorum de Paris, où il devient l'élève de Vincent d'Indy et d'Albéric Magnard. Il y prend des leçons d'orgue avec Alexandre Guilmant et devient l'assistant d'Isaac Albéniz. Très attaché à ses origines, il se fixe dans le Languedoc, région qui attire par la suite un certain nombre d'artistes tels que Manolo Hugué, qu'il avait rencontré à Paris.

En 1900, il écrit des poèmes symphoniques sur les saisons. Il met en mélodies des poésies de Baudelaire et de Verlaine ainsi que des vers occitans et compose sa musique chorale avec des arrangements de textes encatalan. Il écrit deux opérasLe Cœur du moulin, créé à l'Opéra-Comique de Paris le 8 décembre 1909, etHéliogabale, créé aux Arènes de Béziers en 1910 avec l'introduction de la cobla catalane, groupe d'instruments jouant les primes et les tenores (instruments en bois apparentés au flageolet). Sa musique pour piano, au style très personnel, est souvent imagée et colorée, comme dans le Chant de la Terre, qui décrit une idylle rustique, ou les morceaux En Languedoc et Baigneuses au soleil. La suite Cerdaña, son chef-d'œuvre, illustre son amour pour le terroir méridional.

Déodat de Séverac fut le chantre d'une musique régionale et soutint, en 1907, une thèse sur La Centralisation et les petites chapellesClaude Debussy dira que « sa musique sent bon ».

Ecouter : Le Chant de la Terre (1900 )

Musique pour le théâtre
Mélodies
  • Plusieurs recueils, dont À l'aube dans la montagne (1906) et Flors d'Occitania (1912)
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:41

images-copie-19.jpeg  Caféclat  15 Février 2013 - écrivains sur l'écriture aux Templiers, Collioure, 18h30

François Bernadi parlera de son roman L'oeil de mer - et les conséquences humaines de la guerre civile espagnole. François Bernadi est né à Collioure en 1922 dans une famille de pêcheurs-vignerons. Il a travaillé comme illustrateur, peintre et sculpteur, ainsi que romancier. L'Oeil de mer est inspiré d’une histoire vraie de José Ramón Perez Jurado décédé en 1960. Il ne s'agit pas de la guerre des soldats, mais celle des exilés, des réfugiés et des personnes déracinées. Publié par Gallimard en 1962, cinquante ans après, il a été réédité par les éditions de l'Olivier. En français.

Pour d’avantage d’info voir : www.cafeclat.blogspot.com

Caféclat 15 February 2013 - Writers on writing at the Templiers, Collioure, 18h30

François Bernadi will talk about his novel L’oeil de mer – and the human consequences of the Spanish Civil War. François Bernadi was born in Collioure in 1922 into a family of fishermen- winemakers. He has worked as an illustrator, painter and sculptor, as well as novelist. L'Oeil de mer was inspired by the real story of José Ramón Perez Jurado who died in 1960.   It is not about the war of soldiers, but the war of the exile, the refugee, and the uprooted. First published by Gallimard in 1962, fifty years on, it has been re-issued by Publications de l’Olivier.  In French.

For further details see: www.cafeclat.blogspot.com

** Pavlenichvili.jpg  De nombreux musiciens géorgiens se font apprécier en Europe occidentale. Issus d’un petit peuple qui a su garder vivantes ses traditions musicales, malgré la soviétisation du pays et les influences islamiques, ils nous touchent par leur spontanéité et leurs convictions. Les Amis d’Alain Marinaro en connaissent quelques uns et ils en reçoivent deux, particulièrement admirables, le samedi 16 février à 16h au foyer rural de Saint Laurent de la Salanque et le dimanche 17 février à 17h à la salle Novelty de Banyuls sur Mer. Il s’agit de la basse Kakhaber Shavidze et de la pianiste Nino Pavlenichvili.

 

Kakhaber a triomphé au 24ème Concours international de Chant de Marmande (août 2012) avec des airs où sa voix puissante et ensoleillée s’est jouée de toutes les difficultés (air de Macbeth de Verdi, air de Sarastro de Mozart, air de la calomnie de Rossini). Grand prix opéra et prix du public, il a gagné l’unanimité des cœurs dans ce concours dont les 17 membres du jury exercent une fonction essentielle dans les maisons d’opéra de France et d’Europe.

 

Quant à Nino, on se l’arrache. Elle se consacre à la préparation des jeunes chanteurs au Conservatoire de Toulouse et au Centre de Formation des Artistes Lyriques de Marseille (CNIPAL). En tant que spécialiste du répertoire russe, elle a mené la préparation de Boris Godounov (Moussorgski) à Palerme, des fiançailles au couvent (Prokofiev) à Toulouse et d’Eugène Onéguine (Tchaïkovski) à Metz. Elle collabore également avec le festival d’Aix, le festival Radio France Montpellier, le Printemps des Arts de Monte Carlo et le festival Musiques d’Eté à Toulouse.

 

Ces deux artistes nous régaleront d’airs d’opéras et, sur notre demande, de chants traditionnels géorgiens. Entrée 12 € à Saint Laurent et 7 € à Banyuls. Pot convivial aux deux concerts. Renseignements au 04 68 89 65 96.

 

Jean-Yves Marinaro

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 12:10

photos-0192.JPG  M.Pagnoux dans son atelier (Jean-Pierre Bonnel)

* Une expo SOLID' de Michel Pagnoux :

Vernissage le 15 févier à 18h30, café "Le Lézard", à Opoul. "Art is fun" !!

 

18 rue de la tramontane, Opoul - tél. 04 68 63 96 68.

 

     Ses projets pour 2013 : en janvier, la librairie Torcatis, à Perpignan, avec la revue "La licorne d'Hannibal", animée à Elne par la galerie L'if, Gérard Salgas, Gilbert Desclaux : la dernière livraison (numéro 30) lui consacre un dossier, avec ses dessins, dont un en couverture (licornehannibal@wanadoo.fr) : ce sera une sorte d'anniversaire car il y  quarante ans avait lieu sa première exposition dans cette même librairie.

   Une grande expo au Lycée Jean Lurçat, et même une petite expo au Café Le Lézard à Opoul, juste en face de chez lui !

 

Ensuite, sera organisée une rétrospective de ses oeuvres  à l'Atelier Marcel Gili, au Mas Génégals, durant l'été 2013.

Ses dernières grandes expositions ont eu lieu, récemment  à la galerie des Hospices, à Canet-village : soixante-dix toiles ont été exposées, à la Maison Carrère à Bages, à l'Espace des Arts du Boulou.

 

Et auparavant, en Californie, en Allemagne, en Espagne…(pour plus de détails, voir son site internet: artbysolid.com)

 

 

** Michel BUTOR en ROUSSILLON : PERPIGNAN/CERET : «Les écritures et inscriptions de l’oeuvre d’art», un colloque internationnal présidé par Michel Butor 

 

Le colloque transdisciplinaire « Les écritures et inscriptions de loeuvre dart » se tiendra à l'Université de Perpignan et au Musée d'art moderne de Céret les 14 et 15 février 2013, est organisé dans le cadre dune Journée Sentinelle n°2, par l'artiste Francesca Caruana, Maître de Conférences en sémiotique arts pastiques et sciences de l'art à lUniversité de Perpignan, avec le soutien de la DRAC Languedoc-Roussillon et du Centre Méditerranéen de Littérature. 

 

Ce colloque propose une réflexion sur les « Ecritures et inscriptions de loeuvre dart ». Initiées en 2011, ces journées ont pour but dinterroger la manière dont notre société produit des images et les qualifie dart. Plus spécifiquement ce colloque est consacré aux moyens mis en oeuvre par les artistes, les chercheurs, musées, centres darts, commissaires dexposition, commissairespriseurs, critiques, qui par leurs actions convergentes ont bouleversé la classification des genres. La tradition artistique séparait le registre de la peinture de celui de lécriture. Léclatement des formes de lart initié par Marcel Duchamp avait en son temps ouvert la voie dune hybridation de loeuvre dart et convoqué sa nécessaire reconnaissance par linstitution muséale. Aujourdhui, un siècle après « Fontaine », nous assistons à labsorption par lunivers de lart de formes multiples inenvisageables auparavant. Cela va de lécriture hors de son sens et de la page, insérée dans la peinture (depuis les collages de Picasso), en passant par des lettres sculptées de Wiener, les graphies de Cy Twombly, et le livre dartiste qui est parfois un objet, jusquaux « formes » les plus intruses, environnements proposés Fabrice Hyber, objets alimentaires inventés par Michel Blazy , ou autre Cloaca de Wim Delvoye, sétant inscrits au fil du temps dans la banalité de lart. La thématique est donc cette fois élargie à la notion dinscription. Lécrit dans la peinture traditionnelle montre des procédés narratifs, lécrit dans la peinture contemporaine détourne la graphie de son sens. Selon les supports et les domaines démergence, les dispositifs sont définitoires pour leur dévoilement comme oeuvre. La notion dinscription interrogera non seulement les processus qui fédèrent lécrit et le pictural mais aussi limportance et le rayonnement du livre dartiste avec lequel Michel Butor entretient une relation privilégiée. Au-delà du travail que cet immense auteur a réalisé avec les peintres, cest ce rapport entre le pictural, lécrit et linscrit et cette insertion de lécrit dans la peinture, de la peinture dans le livre, des signes importés (y compris objets de la vie quotidienne) non répertoriés a priori dans les langages de lart comme la développé Goodman, qui seront observés et il sagira de comprendre leurs processus dinscriptions dans le champ de lart. 

 

 

Michel Butor invité d'honneur 

Michel Butor, invité d'honneur de ce colloque international, est romancier, essayiste et poète, né le 14 septembre 1926 à Mons-en-Barœul dans le Nord. Après une jeunesse parisienne et des études de philosophie, il a commencé une carrière denseignant en littérature française qui la mené dans le monde entier. Sil a été assimilé au mouvement du Nouveau Roman à la fin des années 1950, dont on reparle beaucoup aujourdhui, cest à partir de lannée charnière 1962 que se radicalise sa démarche ; en effet, avec la parution de Mobile (un regard neuf sur les États-Unis) la même année, se met en place un nouveau mode décriture très exploratoire. Il décide alors de quitter définitivement lorbite romanesque proprement dite. Son intérêt croissant pour les peintres lui fait réaliser de très nombreux livres dartistes allant de Rencontre avec Enrique Zañartu en 1962 à Une nuit sur le mont Chauve avec Miquel Barceló en 2012. Inscrivant son travail poétique de la transposition sur une solide connaissance critique des œuvres et des créateurs (voir la série Répertoire), il a redynamisé les rapports écriture-peinture, leur offrant peu à peu une place centrale dans son œuvre. Tout au long de sa vie, Butor a travaillé sur ou avec de très nombreux créateurs comme Pierre Alechinsky, Georges Badin, Bernard Dufour, Ruth Franken, Jasper Johns, Jiří Kolář, Jacques Monory, Mark Rothko, André Villers, Son approche encyclopédique de la culture et des arts se conjugue avec une grande passion pour la musique comme en témoigne son implication dans de nombreuses compositions dHenri Pousseur. Michel Butor se présente parfois en « commis voyageur en culture française » dans un monde en totale mutation. Son œuvre proliférante repose sur une tradition intellectuelle constamment revisitée et une grande sympathie envers tous ses acteurs. Le Critique dart et commissaire dexpositions indépendant Philippe Piguet sera également présent. Il collabore régulièrement aux revues L’œil, depuis 1985, et art absolument depuis 2002. Auteur de nombreux textes de catalogues, il enseigne lhistoire de lart à lICART - Institut supérieur des carrières artistiques - depuis 1986 et développe une importante activité de conférences. Il a notamment publié Monet et Venise, éd. Herscher (1986, réédité en 2008), le Guide des Lieux de l’art contemporain en France, éd. Adam Biro (1998), A la table de Monet, Biro Editeur (2010) et Claude Monet prospectif. Les Nymphéas, une œuvre in situ, LEchoppe (2010). Notons également comme autre invité de ce colloque, la présence de Pierre Cornette de Saint Cyr qui est probablement le plus connu des commissaires priseurs français. Habile promoteur des ventes qui firent sa réputation de novateur sur le marché de l'art depuis le début des années 1970, il occupe actuellement, et depuis quelques années, la place de directeur de l'association du Palais de Tokyo. 

 

Le programme 

JEUDI 14 FÉVRIER

8h30 : ouverture de la Journée Sentinelle n°2 et accueil de monsieur Michel Butor par le président de lUPVD Fabrice Lorente, en présence d'André Bonet, président du CML

Matinée :

Les genres : de lécrit et du pictural

9h : F. Caruana : « Bâtons kanak, Sophie Calle, et livres d’artistes : trois cas d’inscription de l’oeuvre ». (U. de Perpignan, Labo LLA-Creatis-EA 4152- U. de Toulouse Le Mirail)

9h30 : P. Ancel : « La signature d’artiste ou l’écriture de soi ». (CNRS OPuS -OEuvres, Public, Société- EMC2-LSG (UPMFGrenoble 2 - EA 1967)

10h : P. Cornette de Saint-Cyr : « L’oeuvre en genres et en écrits », (commissaire-priseur, collectionneur)

10h45 : P. Piguet : « Isabelle Lévénez : cris et écrits ». (critique dart et commissaire dexposition)

11h15 : C. Skimao : « Gris et grisant : les oeuvres croisées Butor-Masurowsky ». (Montpellier 3 -labo RIRRA 21)

Après-midi :

Graphies et icônes de lart contemporain

14h15 : L. Lecci : « L’écriture dans l’art conceptuel : l’oeuvre de Joseph Kosuth et Lawrence Weiner d’une écriture autoréférentielle à une écriture comme système de relations complexes ». (Università di Genova- Facoltà di Lettere e

Filosofia Dipartimento di Italianistica, Romanistica, Antichistica, Arti e Spettacolo (DIRAAS)- Storia dellarte contemporanea (L-ART/03)

14h45 : M. Righi : « Le biopop, un art à inscrire ».(Università degli Studi di Bergamo)

15h15 : V. Mika : « La lacération aléatoire comme écriture dans les Affiches Lacérées de Jacques Villeglé ». (Université Paris 8 Vincennes-St-Denis - Laboratoire AI AC (Arts des Images et Art Contemporain) - EA 4010 Equipe

EPHA (Esthétique, histoire et pratique des arts plastiques et de la photographie)

16h00 : C. Souladié : « Tatouages et piercings dans l’art contemporain occidental actuel : quand l’acte écrit le corps ». (U. Michel de Montaigne-Bordeaux III- MICA (Médiations- Information-Communication-Arts)

16h30 : K. Cytlak : « Les usages de l’écriture dans la représentation picturale de lius Koller » (Nucleo de Historia del Arte y Cultura Visual-IDAES-UNSAM : Instituto de Altos Estudios Sociales, de Buenos Aires Universidad Nacional de San Martin (Argentine).

Vendredi 15 FEVRIER

Matinée :

Linscription de l’œuvre dart

8h30 : M. Créach : « Ecritures de Jean Degottex ». (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis- Equipe Littérature et histoires (EA1579)

9h : M.Balat : « Qu’est-ce qu’inscrire ? ». (psychanalyste, sémioticien - Perpignan, intervenant au CH de Bordeaux- Château-Rauzé)

9h30 : B. Tane : « Butor/Lyotard. La figuration « coupée ». (Université de Toulouse 2 Le Mirail, labo : L.L.A. CREATIS)

10h15 : M. Raynal : « La chair, l’écritoire, l’écran dans “The Pillow book de Peter Greenaway (1995) ». (Université de Toulouse-Le Mirail - LLA- CREATIS -EA 4152)

10h45 : A-L. Blanc : « Inscriptions et Textes : la dimension plastique de l’écriture chez Claude Simon ».

Après-midi à Céret : 

« Le livre dartiste a la parole »

(au musée dart moderne de Céret)

13h30 : Accueil de Michel Butor invité dhonneur du colloque, au Musée dart Moderne de Céret , par madame la Conservatrice Nathalie Gallissot

13h45 : M. Calle-Gruber : « Graffitis, pique-nique et autres vanités de Michel Butor. Une poétique éphémère ». (U.Paris 3- Sorbonne- EA 4400 - Écritures de la modernité, littérature et sciences humaines (EA Conventionnée CNRS)

14h15 : D. Leuwers : « Problématiques du livre pauvre ». (Université de Tours)

14h45 : J. Barral : « Écrire ou inscrire, à la recherche du paradis perdu ». (Artiste, maître de conférences -Labo celec/cierec, université de St-Etienne et université européenne de la recherche, Paris, (dir. Jean-Pierre Faye).

15h15 : S. Bourjea : « Fantôme(s) de Rimbaud dans l’oeuvre poétique et critique de Michel Butor ». (U. de Montpellier III ; membre de lI.T.E.M. (Cnrs / ENS, Paris) ,Président de la « Comédie du Livre » de Montpellier).

16h15 : concert de musique de chambre offert par Michel Rubio et les musiciens du CRR ( Conservatoire de musique de Perpignan dirigé par Daniel Tosi)

17h00 : Présentation de livres dartistes par les éditions Voix et les éditions Méridianes, dans le cadre de laccrochage doeuvres thématiques proposées par le musée de Céret.

Entrée libre. www.prixmediterranee.com  Renseignement : "icauwet@univ-perp.fr" icauwet@univ-perp.fr (04 68 66 20 44) et CML : 04 68 51 10 1 0

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:32

 

  images-copie-18.jpeg  Le Catalan Enrique Granados apprend la musique à Barcelone; enfant précoce, il se perfectionne à Paris. Il obtient le succès en Amérique : aux Etats-Unis, ce fut la gloire, maisaussi le pays où il mourut : en mer, lors du torpillage du paquebot Sussex, par un sous-marin allemand; Granados tentait de sauver son épouse de la noyade !

 

Ses opéras, oubliés de nos jours, ont trouyvé un immense succès; il fut aussi célébré pour ses mélodies, issues de chansons traditionnelles espagnoles (1914)

 

Il est surtout connu pour ses compositions pianistiques : Danses espagnoles, Scènes romantiques, et ses célèbres GOYESCAS, où le mianiste d'avant-garde se découvre...

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 08:38

maillol.JPG  La Méditerranée à Banyuls (tombe de Maillol- photo J.P.Bonnel)

 

       Hier soir lundi, au cinéma Castillet, Fernando Trueba présentait son dernier film, en compagnie de l'actrice voluptueuse Aïda Folch. "L'artiste et son modèle" est un long métrage poétique, en noir et blanc, nourri de peu de dialogues ou de répliques sur l'art, mais les images, où coule la lumière horizontale d'une fin d'après-midi en Vallespir, mettent en valeur les épaules des statues...

 

Sur le thème du dialogue entre le vieil artiste et la jeune femme sensuelle, on pense tout de suite au récent Renoir : la réflexion sur l'art et les jeux de miroir entre le modèle et le peintre est très limitée. On se réfère surtout, pour une approche plus approfondie et pour des images encore plus voluptueuses, grâce aux formes d'Emmanuelle Béart, au film sur "La belle noiseuse".

 

Le film intimiste de Trueba se limite au face à face, dans un mas isolé (on pense à la "Métairie" de la vallée de la Rome, à Banyuls, avec sa rivière), dans la montagne : seule la venue d'un compagnon, d'un Résistant ou d'un Allemand, désirant écrire un livre sur le sculpteur, vient interrompre ce diaphane dialogue. Quelques scènes montrent l'épouse de l'artiste et le marché de Céret, mais ces moments de reconstitution rapide de la France de 1943, sont d'une utilité et efficacité très relatives. On préfère le retour à la glaise, au plâtre et à la peau caressante de la jeune fille...

 

F. Trueba a prétendu inventer un personnage fictif en s'inspirant de plusieurs artistes : son frère, décédé, Manolo Hugué, exilé à Céret, Picasso...et Maillol. 

 

    Il s'agit surtout de Maillol car tout (lieux, personnage de Dina, petites statuettes - on reconnaît "L'action enchaînée" et mille autres, la naïveté de sculpteur pendant l'Occupation et ses relations avec les Nazis...), même si manque la barbe à Jean Rochefort ! D'ailleurs le générique remercie Dina Vierny et son fils Olivier Lorquin, le conservateur de la fondation parisienne. 

 

   Dina n'a sans doute pas vu le film, mais elle serait contente de la vision, édulcorée, qu'en donnent le réalisateur et le scénariste, J.Claude Carrière : un Maillol Résistant (malgré lui, il est vrai), reclus dans son mas, une Dina qui organise des passages vers l'Espagne (on ne parle pas de la fameuse robe rouge, belle légende, mais c'est inutile : le film est en noir et blanc !)...En outre, Dina n'était pas, à Banyuls, aussi sage et présente qu'on nous le montre: les souvenirs de Frère, l'ami de Maillol, décrit les retards du modèle et les colères du sculpteur...


Ce n'est pas un personnage fictif: Maillol est partout, et surtout dans les images finales qui s'attardent sur la gestation de "La Méditerranée": erreur historique, car cette statue date de 1905/07, et non de 1943, et l'oeuvre ultime, inachevée d'Aristide est "Harmonie".

On a le droit de mélanger ainsi l'imaginaire et le réel, avec des personnages aussi ancrées dans l'Histoire..? 

 

Peut importe : on ne conservera que cette vision de la lumière sur "La Méditerranée" transformant le plâtre blanc en un marbre virginal... Vision, d'ailleurs, de la la version de marbre blanc qui se trouve au musée d'Orsay...

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 16:24

 ABA_0255-1--2-.jpg

         Loïc Robinot    présentera et dédicacera ses livres :

« Sur ma route, un certain… Georges Brassens »

 et « Horizons Canigo’ »  (Album de photos)

Mardi 12 février 2013 à 18 h 30 à la Maison de la Région – 34, avenue du Général de Gaulle

A propos de ce livre (par Loïc)

     « Ces souvenirs de ma rencontre, puis de mes rencontres avec Georges Brassens, sont inscrits dans ma mémoire depuis le 3 octobre 1970, vivaces et fidèles.   

     Alors un jour, récemment, je me suis décidé à les partager, à raconter le pourquoi, le comment de ces rencontres, à inclure dans un livre les objets de mon petit musée personnel, à rendre un humble mais solide hommage à cet homme hors du commun

    Vous trouverez dans ce livre, des anecdotes originales, les conversations que nous eûmes sur des sujets parfois surprenants, des photos de Cardiff etc…, des lettres et documents nouveaux, rares ou inédits.

     Vous trouverez aussi l’ambiance des cabarets, des auditions,  quelques informations sur le folklore et le folksong, et également les doutes, les interrogations qui ont bordé mon parcours. Vous découvrirez ou redécouvrirez  Colin Evans, l’initiateur de la rencontre de 1970, et du concert à Cardiff de 1973. A propos de ce concert, il m’a été impossible de passer sous silence Jake Thackray, ce chanteur anglo-saxon qui y fit la première partie de Georges Brassens et le pourquoi de sa participation.

      Les préfaces de Carol Evans, (l’épouse de Colin) ainsi que de Maddy Delpont viennent encore renforcer  cette approche un peu différente, par le ton, du poète que nous aimons.

 

     ( +Animation en direct : chansons de l’auteur et de Georges Brassens)

L. Robinot 

Au Festival  de         Collioure 2012

Photo : S. Champon

Photo Loïc Bobino 76

       

        

 Avec          G. Brassens               en  1970      à Cardiff

Photo Colin Evans

         

 

 

 

Horizons Canigo’ Ouvrir ce livre, c’est se voir offrir une rencontre inattendue entre un Breton aux yeux emplis d’océan et la montagne mythique qui dessine ses crêtes sur le ciel catalan. Les photos de Loïc, poète et musicien, font regarder autrement le Canigou qu’on croyait pourtant familier. Nicole Yrle

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