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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 10:51

images-copie-29.jpeg       Depuis des décennies, la petite ville-frontière du Perthus, attire des milliers de touristes et de Roussillonnais. Dans son unique artère avenue descendant jusqu'au poste de douanes, désormais fantomatique depuis l'ouverture de l'espace européen, le promeneur part en quête de produits de consommation bon marché.

 

Comment expliquer le succès persistant de cette bourgade sans âme, alors que les prix et la fiscalité tendent à s'ajuster entre la France et l'Espagne..?

 

Parce que Le Perthus fonctionne comme un mythe.

Le mythe est écrit pour expliquer le monde, donner sens à une activité humaine. Celui de Don Juan traite de l'amour, de la séduction mais aussi de la solitude et de la mort. Prométhée, de la révolte et de la liberté des hommes. Hamlet, de l'angoisse métaphysique...

 

Le Perthus traite du consumérisme : mythe dégradé, matérialiste, il s'agit d'une rumeur, d'une fausse nouvelle : on croit faire de bonnes affaires en ce lieu impersonnel, étrange, situé entre deux Etats, sorte d'enclave destinée à un marché permanent : Le Perthus est un hypermarché, pas un village, mais une rue bourrée de magasins ouverts à tous les vents...

 

La foule y vient faire ses courses en raison d'une fiscalité moindre en Catalogne; or, depuis plusieurs mois, l'essence et le tabac ont bien augmenté; les produits sont souvent de basse qualité, ou frelatés (on se souvient de l'huile de vidange dans les bouteilles d'huile d'olive), les objets sont parfois volés ou de pacotille, les vêtements des contrefaçons...

 

Le chaland ne fait pas vraiment d'affaires dans l'étroit perthuis pyrénéen, mais il s'y rend malgré tout, encore et toujours : il s'agit d'un rite "de passage", mais on n'y passe pas, on s'arrête puis on fait marche arrière, on revient chez soi...C'est une balade, le but d'un dimanche de désoeuvrement : on y boit un coup, le pot au café castillan étant moins cher qu'en France, ou on y mange un menu insipide, mais souvent à volonté, d'où les queues à certains restaurants-cantines de la frontière, à La Junquera, en particulier...

 

Le Perthus, c'est la virée familiale, dominicale ou entre amis ou quand on s'ennuie. Comme le vide-grenier, c'est l'activité du oisif, du pauvre, c'est la culture du chômeur ou du fainéant, qui ne veut pas savoir qu'existent, entre autres, le sport, la marche, la rando, le concert, le musée, l'exposition, la balade entre amis à la campagne, à la montagne...

 

La rue-route du Perthus, à la fois passage historique, voie internationale pour les migrations estivales et vacancières, est surtout une venelle encombrée, embouteillée le plus souvent, où l'on doit rouler à petites roues, où l'on remonte à petits pas, les bras chargés de cartons de victuailles. Le Perthus est synonyme de grande bouffe, grande fête de la tripaille ! C'est un vaste hypermarché à ciel ouvert (et que dire de La Junquera, qui verra s'élever en 2013, le plus grand centre commercial d'Europe, grâce aux frères Escudero ?).

 

Certains ignorent ce paradis : ils prennent l'autoroute; ce sont les riches, les gens pressés qui roulent vers un objectif, qui vont vers une ville du sud ou une location.

Les autres, en contrebas des voies rapides, sont des misérables, à la recherche d'un produit à bas prix : ils ont le temps, la lenteur de l'éternité, toute une vie vouée à la nourriture ou à l'alcool, car retraités, inactifs ou simples vacanciers, à qui on a fait croire que ce lieu était un joyau du patrimoine catalan : ils sont indifférents au fort de Bellegarde, là-haut, à ses ruines romaines, à ses expositions...

 

Cette foule fait vivre le mythe : il est composé d'exotisme (les clichés de l'âme espagnole sont en vitrine), de désirs de consommation compulsive, maladive, de quête de moments festifs à bon marché...

 

Le Perthus, dont les hauteurs, dans la forêt des Albères, sont de toute beauté, vertes et sauvages, se résume à une artère laide et anonyme; c'est une attraction commerciale; son magnétisme est inépuisable : son mythe ne peut que perdurer !

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 11:51

verslesplagesdelexil.png Les éditeurs des Pyrénées-orientales n'ont pas voulu du roman d'Isabelle Callis-Sabot; le thème retenu - guerre civile en Espagne, Retirada- aurait été trop "romancé". 

   Ils ont tort : nous avons la mémoire courte et ce genre d'horreur est à raconter sans cesse. L'auteur a trouvé un éditeur portugais qui a confectionné une bien belle couverture : le sable d'Argelès, les Albères et le ciel de la Catalogne, toute les nuances du bleu...

 

   Les éditeurs d'ici sont passés à côté d'un récit bien structuré, dramatique et écrit avec aisance; malgré quelques poncifs dans les descriptions ("les rayons vivifiants du soleil", un paysage "écrasé de chaleur"...), le lecteur ne peut rester indifférent à de nombreux passages pathétiques : les ouvriers de Paulilles (page 15), l'évocation du poète Machado (p.58, 129, 147), les nouvelles de la guerre civile et la chute de Barcelone (p.66, 75...), la description d'Argelès et de sa fameuse (hélas!) plage, l'histoire de "Banania" et du tirailleur sénégalais (p. 83), la figure du grand-père abattu par un officier lors de la "grande guerre", le portrait de Maillol (p. 105), le rêve de Luis (p. 143)...

 

La chronologie du récit est brisée par les retours sur la guerre de 14/18 : est original ce parallèle entre la première guerre mondiale et la mort du grand-père et la guerre civile (temps de la narration), avec l'engagement de Francisco, le "communiste", si mal considéré par Thérèse, sa belle-mère. D'ailleurs la critique acerbe de certains éléments -anars et staliniens- égorgeurs de curés ou violeurs de nonnes, de la "gauche républicaine", est très directe. La vision idyllique de la République n'est pas reconduite; le point de vue fasciste n'est pas donné : le lecteur comprend simplement que le narrateur est franchement antifranquiste...

 

Un autre aspect original du livre réside dans les analyses familiales : derrière la tragédie de la guerre se devinent les déchirements d'une fratrie : la haine de Thérèse la catholique pour Francisco le rouge, l'amour d'Emile pour sa belle-soeur Angèle, la rivalité entre les deux soeurs, Rose et Angèle...

 

Originale aussi, et un peu étonnante, cette page 76, où l'auteur se cite elle-même en donnant un extrait de poème..! Petite faiblesse de l'ego..?


- - - - -

Isabelle Callis-Sabot - Collection: Voyages dans la Fiction , 222 - Date de Publication: Juin 2011
Genre:
Roman - Prix: 21
ISBN:
978-989-697-246-2

Banyuls sur mer, été 1936. La guerre civile vient déclater en Espagne, à quelques kilomètres à peine, de lautre côté des Pyrénées. Luis a huit ans. Le conflit lui semble lointain et irréel. Jusquau jour où son père Francisco lui annonce son départ : il va partir combattre contre les troupes de Franco. Luis promet dêtre courageux et de veiller sur sa mère. Mais il est loin de se douter que la guerre change les hommes.  Il nimagine pas non plus que labsence fait naître de nouvelles passions et révèle des conflits de famille trop longtemps enfouis

Isabelle CALLIS-SABOT est née à Montpellier en 1958. Après des études dergothérapie, elle se consacre à lécriture. Dabord poète, elle commence par publier quelques recueils, avant de se tourner vers le roman.

Le Bugey, où elle est venue sinstaller, devient la source de son inspiration, par la richesse de son histoire et la beauté de ses paysages.

Son premier ouvrage « Le Miracle de Mazières » témoigne de son attachement à cette région. Il remporte le prix dAmbronay en 2000.

Suivront ensuite dautres romans historiques célébrant diverses périodes et différents lieux de lAin.

 

En 2009, Isabelle Callis-Sabot quitte son pays dadoption et choisit de vivre dans le Sud de la France. Un retour aux origines, un choix déterminé, un endroit où elle puisera le thème de ses futurs ouvrages.

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 19:56

Elisabeth-Eidenbenz-par-Jos.jpg   jordi-barre.jpg   

Collioure--joyau-de-la-cote-catalane.jpg    * Tableaux de JOSElisabeth Eidenbenz - Jordi Barre - Collioure, joyau de la côte catalane.


  Joseph Van den Nieuwenhof, connu sous le nom de JOS, du prénom Joseph, peintre pastelliste, artiste d'origine anversoise, a eu le coup de foudre pour la Catalogne : il séjourne désormais à Elne (Pyrénées-Orientales).

 

Cet artiste n'est pas seulement un portraitiste hors-pair, un dessinateur qui sait donner gravité et profondeur à ses modèles, c'est un homme simple, sympathique; sa modestie contraste avec l'orgueil de ceux qui se croient être de grands maîtres...

 

   Les personnages qui "peuplent son univers pictural" -comme l'a écrit Jean Iglésis- sont des artistes ou des humanistes; ils s'appellent Jordi Barre, Joan Cayrol, Aristide Maillol, Elisabeth Eidenbenz, Mstislav Rostropovitch, Edgar Degas, le Mahatma Gandhi. Ils sont connus pour leur talent et leur humanité. Quand on connaît un peu Jos, on comprend qu'il ait choisi ces êtres d'exception, ces hommes et ces femmes intègres. 

Ces portraits reflètent la beauté intérieure de l'Homme; ils expriment des valeurs auxquelles nous voulons croire encore, de façon peut-être naïve...Amitié, solidarité, fraternité... Merci à Joseph ! Joseph-Van-den-Nieuwenhof.jpg

 

 

 (contact : van-den-nieuwhenoh.joseph@orange.fr) 

 

 enhof.joseph@orange.fr )

 


 

photos : Jean Iglésis.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 16:54

 

images-copie-28.jpeg   LES BEAUX BLEUS DE MON ÂME premier album (sortie octobre 2011), est l'aboutissement d’un travail personnel et collectif.

Sa forme littéraire, poétique et musicale s’apparente à un livret. Mots ciselés, musiques colorées, épicées… ont donné ce CD insolite où chaque morceau est un tableau qui nous embarque dans un univers particulier, vers une rencontre, un voyage.

Les cinq musiciens, Christophe PUCCIO, piano, Rolland GALLINA, trompette, Vincent CHOBLET percussions , Eric FLANDRIN, batterie, Hans KOLBE, contrebasse et le chanteur du sextet « Enrique SALVADOR » développent une musicalité personnelle et originale.

" Curieux du monde, ces nomades de la musique mêlent le Jazz à la Salsa, la musique brésilienne aux sonorités africaines et maghrébines et de ces rencontres, naît une véritable Odyssée.

Car l’Odyssée est un grand conte et les paroles et la musique d’Enrique SALVADOR ont le souffle des grandes traversées. "        Marie CANAL, poète, écrivain

cd_actu.png

Concert Saillagouse, ven 23 nov 20h30, salle de cinéma Jean Pierre Avel

Tarif: 10 € (5 € enfant - 6 € chômeur) http://www.enrique-salvador.com/cd_musique.htm

 

   * Extrait d'un article de L'Indépendant : Figure incontournable de la scène locale, collaborateur de nombreux projets artistiques et membre de plusieurs formations, Enrique Salvador sort son premier album. Opus de la maturité donc. "C'est l'aboutissement d'un projet qui est dans mes tiroirs depuis pas mal d'années. Les choses ont pris corps à la suite de ma rencontre avec le pianiste Christophe Puccio en 2006. Grâce à sa sensibilité, il a su apporter l'écrin harmonique à mes compositions, il a donné corps à tout cela"."Il s'agit d'une évocation poético-musicale qui raconte, en chansons et en poésie, sous forme de tableaux, des événements qui ont jalonné et marqué ma vie."

Le résultat s'apparente à un livret d'opéra, mêlant mots parlés et paroles chantées. Chaque tableau traite d'un thème bien particulier et se développe en plusieurs mouvements, sur différents tempos, à la façon d'une oeuvre classique. Côté style musical, on y croise le jazz, la bossa, la salsa, le funk, le blues et des rythmes africains. Y apparaissent aussi quelques figures du monde du jazz comme Billie Holiday.

Pour cet album très personnel, Enrique Salvador n'est que chanteur. Il s'est entouré de cinq musiciens, compagnons de la première heure et grands ambassadeurs des musiques improvisées.

   Enregistré à la Casa Musicale, qui est aussi partenaire du projet, le disque se veut un outil de promotion. "Je fais une résidence à la Casa jusqu'au 26 octobre afin de préparer le spectacle. J'aimerais bien qu'on puisse le faire tourner".

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 17:59

images-copie-27.jpeg      Contes-lectures-écritures

La Lettre d'Information de Cédric Debarbieux   NUMÉRO 2 / NOVEMBRE 2012

 

 

Au vu d'une certaine évolution du spectacle vivant qui pourtant m'y invite, je ne rentrerai pas dans la querelle qui oppose aujourd'hui les partisans du « distrayant à tout prix » aux tenants du « spectacle porteur de sens », ou, si l'on préfère, la cacophonie des têtes vides et embrumées aux hiérarques pontifiants. La culture est avant tout pour moi terre de liberté, terre de sensations, terre de sentiments, et le temps se charge de renvoyer aux oubliettes les tumultes temporaires ou ultra-locaux, les buzz dépourvus de signification, ou les images superflues dont on nous abreuve à seule fin de forcer l'attention, non sur l'œuvre, mais sur le bipède qui la commet. 

 

A l'heure où certains média nationaux, hebdomadaires ou quotidiens, croient s'honorer en déchaînant la haine contre les Intermittents du Spectacle, je prétends continuer mon ouvrage, mon travail d'artiste, librement, avec exigence et dans l'espoir que, quelque part, cela agrandit l'homme. Vous m'excuserez pour cet orgueil.

 

Vous trouverez donc ici des projets à taille humaine, des idées dont il faut débattre ensemble, des propositions simples, des spectacles et des lectures qui donnent ou rendent leurs places à la culture ancienne (c'est un choix que j'assume), aux paroles fondatrices, à l'écoute bienveillante et apaisée du formidable, du gigantesque, du merveilleux travail accompli par la pensée des hommes depuis des millénaires.

 

Et si nous ne pouvons malheureusement nous rencontrer avant les fêtes de fin d'année, qu'elles soient pour vous et pour tous ceux qui vous sont chers, comme la caresse de l'arc-en-ciel.

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J'étais le 17 octobre dans la petite bibliothèque municipale de Servian (Hérault), à l'invitation bienveillante de Sandro Maillot et de sa collègue, pour une lecture du Vin pur, le formidable roman de Ludovic Massé. Accueil chaleureux et empressé, quelques mots échangés avant la lecture m'ont conforté dans l'idée que des hommes et des femmes attachent de l'importance aujourd'hui encore à l'accueil de leurs lecteurs, et lectrices, à leur écoute, et, disons le mot, à la culture. Lecture de plus d'une heure quinze, devant un petit auditoire attentif, silencieux, presque recueilli... J'étais en terre vigneronne, et parler de la révolte de 1907 était à tout le moins risqué. Ce fut, simplement, un de ces moments qui vous donnent l'envie de continuer !

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Mercredi 7 novembre, à 21h, je lirai des pages choisies du Dictionnaire philosophique de Voltaire (1764). A côté du spectacle sur l'Affaire Calas, c'est l'autre volet de mon travail sur ce grand bonhomme, mordant, prodigieusement intelligent, parfois teigneux et malhonnête, mais si jubilatoire ! Ce sera à la Maison de l’Étudiant, à l'entrée de l'Université de Perpignan, et l'entrée est libre.

 

Le mercredi suivant, le 14, donc, à 20h30, à la salle Marcel Oms (les Caves Ecoiffier, à Alenya, quelques kilomètres au sud de Perpignan), j'aurai le plaisir de participer à une lecture de textes aux côtés de Marie-Christine Barrault, de Jacques Vinas, et du clarinettiste Florent Pujuila. Les textes parleront des migrants (ou plutôt, leur donneront la parole !), des réfugiés, de ceux qui meurent, ceux qui croient réussir, ceux qui disparaissent de manière plus ou moins sordide aux portes de notre Europe.

 

Ici, l'important est de prendre position : soit je pense que « nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde », soit je soutiens que « tous les hommes sont mes frères » et que les frontières ne sont que des barrières bancaires, soit j'invente une position intermédiaire. Mais dans tous les cas, il faut se battre. Pour défendre sa pensée. La bête profite toujours de nos tiédeurs.

  - - -

 

Quelques séances de contes autour de Noël, près de Perpignan ou dans l'Aude (un peu reculée), et ce sera 2013. (voir le site « cedricleconteur », sur Google).

 

J'organise, avec le soutien financier et amical de la Ville de Perpignan, les Journées du Conte, du 25 février au 6 avril. Vous pourrez y écouter, à mes côtés, Violaine Condat, Patrick Brisset, Georges Pawloff et Jean-Michel Castellarnau. Cinq voix, cinq présences différentes, cinq styles, avec une seule ambition au cœur, celle de dire « les belles histoires ». Cela s'adressera aux enfants comme aux adultes. La librairie Coste sera notre partenaire.

 

Interventions au Festival de Musique sacrée, séances de contes, peut-être Camus, peut-être Machado, les projets se placent peu à peu.

 

L'un d'entre eux me tient à cœur, c'est celui de la Journée de la Femme, le 8 mars prochain. Je travaille en ce moment à vous proposer une lecture des « manuels de civilités », petits ouvrages donnant jusqu'au siècle dernier des leçons de comportement aux jeunes filles et aux dames qui doivent aller en société. C'est drôle au premier abord, souvent même hilarant (ah, les conseils pour aller au bal !!!), mais à y regarder de plus près, voilà de bien étranges choses. Et n'y trouverait-on pas des indices de la misogynie ambiante ? Et tout a-t-il tellement changé ? Une lecture qui ne laissera pas indifférent, à coup sur.

- - -

 

Je vous rappelle que j'ai à mon répertoire des lectures de Gustave Flaubert (Salammbô), Pablo Neruda, Rabindranath Tagore, Ludovic Massé, Saint-Exupéry, André Malraux, Virgile, Jean Giono, Théophile Gautier, Edgar Poe, Allen Ginsberg, Antonio Machado... etc.

Je me tiens à votre disposition pour étudier avec vous tout projet de lecture, ou simplement pour répondre à vos questions.

 

Cédric Debarbieux   Contes-lectures-écritures     "mailto:cedric.debarbieux@laposte.net"   -    cedric.debarbieux@laposte.net

 

PS : l'entrée au spectacle d'Alenya avec Marie-Christine Barrault est payante : de 10 à 12 euros, au bénéfice de la Cimade.

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 10:10

la-mediterranee-des-pheniciens-de-tyr-a-carthage-6_363---Ve.jpg   PERPIGNAN, UNE PAROLE

POUR LA MEDITERRANEE

 

Méditerranéenne, catalane, européenne, le triptyque identitaire de Perpignan se décline à la Casa Xanxo où nous vous proposons une série de conférences et colloque consacrées à ces différentes facettes, toujours suivies d’un débat.

C’est au bord de la Méditerranée qu’est née, sous la plume d’Homère, la culture européenne telle que nous l’entendons. C’est en Méditerranée qu’à rayonné la Catalogne pendant son âge d’or avec ses multiples comptoirs, et c’est encore la Méditerranée qui a porté dans ses flots nombre de Perpignanais jusque’à notre ville. Comprendre les enjeux de ces identités multiples tissées par l’histoire, en analyser les variations, c’est gagner en confiance et mieux déchiffrer notre avenir. LA ROUTE DES PHENICIENS, dans laquelle nous nous inscrivons, notre implication complémentaire dans le projet ODYSSEA participe de cette grande ambition.

Jean-Marc PUJOL, maire de Perpignan.

 

J’ai toujours médité la phrase de Jean Monnet sur la culture à propos de la construction européenne : « ce qui me séduit dans la démarche des itinéraires culturels, c’est la force puissante de levier qu’ils sont en capacité d’exercer en termes d’économie touristique, et en conséquence d’échange et d’évolution des mentalités. Plus que jamais cette force de cohésion et de partage est indispensable autour de la Méditerranée.»

Marie-Thérèse SANCHEZ-SCHMID, député européen

 

DIALOGUE EURO-MÉDITERRANÉEN 

SUR LA ROUTE DES PHÉNICIENS 

 

lAssemblée générale de la confédération internationale «La Route des Phéniciens», le réseau international des villes et régions, les institutions culturelles et touristiques le long des routes historiques de lancienne civilisation des Phéniciens aura lieu à Perpignan (France), les 8, 9 et 10 novembre 2012. 

Les représentants de l'Espagne, de la Catalogne, de Malte, de la Grèce, de la France, dItalie, de la Tunisie et du Liban sentretiendront de la mise en oeuvre pour les prochaines années. Seront présents le représentant actuel de l'Institut Européen des Itinéraires Culturels, le secrétaire exécutif de l'Accord Partiel élargi sur les Itinéraires Culturels, le Conseil de l'Europe, et la représentante du Ministère de la Culture de France,ainsi que le directeur de projet dOdyssea.

Communications thématiques, conférences et rencontres artistiques sont au programme .

 

 

PROGRAMME

 

Jeudi 8 novembre Casa Xanxo

 

20 heures Accueil des délégations

21 heures Récital de flûtes. Charles Limouse. «Voyage en Méditerranée»

 

Vendredi 9 novembre Casa Xanxo

 

 8 h 30 Réunion du Comité autour du petit-déjeuner

10 heuresAllocution de bienvenue de Marie Costa  et ouverture des travaux par Antonio Barone

Séance de travail du Comité de pilotage et des invités

12 heures Discours de Jean-Marc Pujol,

de Marie-Thérèse Sanchez Schmidt et de Thierry Del Poso

                      Signature de la convention tripartite Odyssea-Perpignan-Saint Cyprien

 

 

 

14h30   Reprise des travaux avec communications / actualité des projets Karine Peres (Thalassa-Océanides), Lionel Sanchez (UPVD)

Jean Sicre (Aresmar), André Bonet (CML), Guillaume Lagnel (DRIDT) 

"Personnages en quête d'auteurs. Jules Verne contre Homère ?"

par Michel Thomas-Penette

 

17 h 30 Pause

 

18 heures Conférence dAlem Surre-Garcia  avec Samir Hammouch musicien

«Les Orients dOccitanie Des Routes phéniciennes aux chemins de  Compostelle »

 

 

Samedi 10 novembre site de Ruscino

 

9 h 30 Visite du site archéologique par Isabelle Rebé, archéologue

directrice du centre Rémi Marichal.

11 heures Ouverture de la Salle du Belvédère du Musée archéologique de Ruscino

                Inauguration de lexposition : « le Chant du Roseau » et conférence de

Guy Bertrand

 


 

ONT CONFIRMÉ LEUR PRÉSENCE 

ET POURRONT PARTICIPER AUX DÉBATS

 

 

LA ROUTE DES PHENICIENS FRANCE - VILLE DE PERPIGNAN

Marie COSTA Directrice Directrice des Relations Internationales et développement territorial

Elisabeth DOUMEYROU Directrice du Patrimoine et le Museal

Isabelle REBE Directrice du Musée Archéologique de Ruscino

Audrey AVARELLO Office du Tourisme

Guillaume LAGNEL Chargé de mission Projets Méditerranée  Délégué Route des Phéniciens France

 

LA ROUTE DES PHENICIENS FRANCE

Joseph SFEIR  Président de la Route des Phéniciens France. Journaliste Liban -France.

Michel THOMAS PENETTE Président dhonneur - Délégué Général de l'Association EHTTA et ancien Directeur de l'Institut Européen des Itinéraires culturels.   

Cédric DEBARBIEUX Auteur lecteur

 

LA ROUTE DES PHENICIENS MAGHREB  طريق الفينيقيين  TUNISIE

Walid BEN CHEIKH AHMED   Président de lAssociation des Guides Touristiques Indépendants de Tunis.

 

THE PHOENICIANS ROUTE IN GREECE AND CIPRUS - Ο ΔΡΌΜΟΣ ΤΩΝ ΦΟΙΝΊΚΩΝ  

Vasileios KONJORDOS  

President de Elleniki ETAIRIA Thessaloniki  

 

ASSOCIAZIONE LA ROTTA DEI FENICI ITALIA

Antonio BARONE (Italie)

Direttore La Rotta dei Fenici

Itinéraires phenico-punique en Sicile (délegué du Maire de Castelvetrano)

Itinéraires phenico-punique en Sardaigne

Walter Cabasino (Italie   Maire de Pula

Augusto Porcedda (Adjont à la culture)

 

Nicola NAPOLITANO (Italie)

SYNERGIE RICERCHE

 

CHEMIN D'HANNIBAL

Lorenzo BORGIA (Italie)

Vice maire de Tuoro sul Trasimeno

Angelo BILLI

 

COORDINAMENTO AGENDA 21 LOCALE

Enzo FINOCCHIARO (Italie)

Responsable Tourisme Durable du Réseau et Provincia de Rimini  

 

EARTH European Alliance Responsible Tourism and Hospitality

Sara GUTIÉRREZ (Espagne)

Délegué et Koan Consulting

 

LA RUTA IBÈRICA DELS FENICIS

Jordi TRESSERAS

 

LA RUTA IBÈRICA DE LIOS FENICIOS

Juan Carlo MATAMALA

 

MINISTÈRE DE LA CULTURE - FRANCE

Marie Paule SANS CHAGRIN 

TOURISME CULTUREL

Philippe VÊRGHÀIN

DIRECTION DU PATRIMOINE

 

ODYSSEA

Philippe CALAMEL directeur de projet.

bastien BAUER

 

Fabrice LORENTE Président de lUniversité de Perpignan Via Domitia

André BONET, Directeur de Centre Méditerranéen de Littérature (CML)

Karine PERES, médiation culturelle européenne des guides Thalassa / Océanides 

Lionel SANCHEZ, Université de Perpignan (IPUVD

Jean SICRE, ARESMAR

 

Parmi les quelques 30 itinéraires culturels européens reconnus par le Conseil de lEurope, la Route des Phéniciens se présente comme litinéraire de linterculturalité, car il comprend le bassin méditerranéen dans son entier et tous les pays qui le bordent. Les routes des Phéniciens sétendaient jusquaux Amériques et sur les mers de lAfrique à lEurope du Nord. Le but de litinéraire est de valoriser le patrimoine des sites concernés à travers la collaboration de toutes les villes, les partenaires et les institutions qui veulent donner leur contribution à la recherche dun nouveau rapport entre lhomme et le patrimoine culturel et naturel qui lentoure, à la recherche de nouveaux modèles pédagogiques et touristiques suivant les envies et besoins déchanges culturels.

 

ORGANISATION ET LOGISTIQUE 

 

Dominique VILAIN         06 77 89 00 66 

Luce BURAL  06 20 52 24 35

Thierry GOPAUL            06 61 40 73 92 

 

de la Direction des Relations Internationales et du développement territorial

 

Guillaume LAGNEL 06 11 68 15 60 - guillaumelagnel@gmail.com

 

 

CHARLES LIMOUSE

 

8 NOVEMBRE 21h 

CASA XANXO

 

Au cours du concert nous entendrons un éventail d’œuvres écrites au fil des siècles pour flûtes seules (piccolo, soprano, alto, basse, flûtes baroques et renaissantes). Au programme Van Eyck, Vivaldi, Couperin

 

La carrière de flûtiste et  chef dorchestre de Charles Limouse lamène à se produire avec notamment Billy Eidi, Ian Honeyman, Aris Cristofelis, Alain Prévost, Patrick Cohen, Jean Nirouët, Robert Expert, Agnès Mellon, Jean-Pierre Wallez, Jean-François Gardeil, Jaap Schröder, Florence Malgoire, Mira Glodeanu, Kenneth Weiss, Xavier Sabata. La ville dEtampes lui commande lécriture dOpéra denfants. Il vient de signer son cinquième « Mon noM » (création en juin 2012) Il a enregistré lintégrale des concertos pour piccolo de Vivaldi (Accord baroque-Universal). En mars 2010 paraît un disque de triosonates uvres de Vivaldi, Corelli, Telemann) et en juillet 2012 un enregistrement de musique renaissance. Ces deux disques sont distribués par Harmonia Mundi. Concert gratuit ouvert au public.

 

 

ALEM SURRE GARCIA

 

9 NOVEMBRE 18h

CASA XANXO

 

Les Orients dOccitanie des Routes Phéniciennes aux Chemins de Compostelle "Les Orients sont divers autant que les Occidents»

L' Occitanie, par sa façade maritime et sa montagne des "ports et passages", les Pyrénées, ont établi depuis la plus haute Antiquité, de multiples relations avec les divers peuples méditerranéens. Il en a résulté une civilisation originale, mais encore trop occultée bien qu'elle ait fécondé l'Europe moderne, celle des Troubadours occitano-catalans".

 

Né à Carbonne près de Toulouse, cest un écrivain français de langue

occitane avec des racine soccitanes et galiciennes. de 1990 à 2006, il fut chargé de mission pour la langue et la culture occitanes au Conseil régional de Midi-Pyrénées. il est traduit en plusieurs langues, il a notamment publié Antonio Vidal,1983, Le baroque occitan,1986, Canal des deux-mers 2002, Au-delà des rives les Orients dOccitane. de la fondation de Marseille à lexpulsion des juifs du royaume de France ,2005: Archipels et diaspora: essai démancipation , la théocratie républicaine, et les avatars du sacré en 2006.

 

 

 

 

 

GUY BERTRAND

 

10 NOVEMBRE 11H   RUSCINO

 

Lexposition « Le chant du roseau » relate la naissance de la musique autour de la Méditerranée : tibias, aulos, flûtes droites, traversos, hautbois, cornemuses de toutes origines seront présentés par Guy Bertrand.

 

Guy Bertrand est musicien et ethnomusicologue. Il a reçu une formation classique au Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse en flûte. Il a été directeur musical du Conservatoire Occitan, professeur dethnomusicologie à lUniversité de Toulouse Le Mirail, il a créé et fondé la Casa Musicale, devenue une structure pilote internationale en matière de médiation culturelle. Professeur au conservatoire de Lyon, conseiller artistique de plusieurs festivals dont le festival manouche, il est lun des grands spécialistes mondiaux de lhistoire des instruments à anche et des musiques traditionnelles, notamment méditerranéennes qui leur sont associées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 09:16

comedie-du-livre-2012--stand-Bear.JPG (Jean-Pierre Bonnel, à La Comédie du livre 2012)

 

 Jean-Pierre Bonnel vous invite : 

 

* à la Maison de la Région, avenue de la gare à Perpignan, le jeudi 15 novembre, à 18 heures, à l’occasion de la présentation de ses livres et de son dernier roman Je te haine (rencontre organisée par André Bonet et le CML) – Moments de musique classique avec J.-Claude Raucoule, professeur de guitare – Lectures, par Dominique Baillieux

 

* Au musée d’art contemporain de Saint-Cyprien-village, le samedi 9 décembre, à 17 heures, pour parler du philosophe Walter Benjamin et de son livre La mort à Port-Bou (éditions Cap Béar)- à l'invitation de FFREEE.

 

* Contact avec l’auteur : 06.31.69.09.32. - jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 17:05

 

(photo J.Pierre Bonnel - Crépuscule sur le Canigou depuis V. de la Raho)

 

 

IMGP0003.JPG* Ecrire sur la mort, c'est parler pour ne rien vivre.

 

   * Aphorismes de la mort : « Refuser de mourir, c’est ne pas avoir accepté de vivre. » (Sénèque, Lettres à Lucilius.)

Selon Montaigne, disserter sur la mort, voilà le but de toute oeuvre, de toute carrière.

« Vivre sans croire à la vie. Mourir sans croire à sa mort. Mais ça n’est pas une existence, ça ! » Roland Jaccard, qui aime la vie, et imagine la mort sous les traits d’une jeune fille.

 

   Tout parle de la mort : poèmes, lectures, articles de journal, romans…tous ces textes mêlés veulent témoigner, l’approcher vraiment dans une parole humaine, trop vaine…

 

   *  Le cygne, métaphore de la vie, chez Proust.

 

   * Cimetière, pays des allongés ; même au Père-Lachaise, on ne reste pas assis : un million de morts sous douze mille arbres ! (Extrait d’un recueil inédit « De quelque chose qui serait la mort »).

 

   * Les hommes ont-ils perdu la faculté de mourir ? 

  Georges Blin : « Le temps, s’il n’admettait pas de temps morts, ce serait la mort. »

 

   * Héraclite : Les morts sont à rejeter plus encore que le fumier.

 

   * Phrases de Kundera : « Chacun peut à son niveau, atteindre l’immortalité….  Rien n’a plus inspiré Novalis que la mort. La mort enchanteresse, la mort transmuée en alcool de poésie… Les Romantiques la tutoyaient sans vergogne… On compte sur l’immortalité et on oublie de compter avec la mort… Etre absolument moderne, c’est être l’allié de ses propres fossoyeurs… »

 

   * La danse solaire des becs crochus de la mort. (René Char)

 

   * Le livre aussi est un cimetière (Proust, dans Le temps retrouvé, page 265, édition de poche).

 

     * J’apprécie beaucoup les oeuvres d’Hervé Guibert, les tragiques plus que les érotiques. Sans la mort, il serait devenu un immense écrivain : « La maladie donne le temps de découvrir la vie. « Le suicide est un réflexe de bonne santé. » Il est liberté : la maladie et la mort n’ont pas encore leur emprise sur l’individu.

 

   * « J’écris depuis la tombe. » (« Ma vie détruit la vie. » Chateaubriand)

 

   * « Nous qui mourrons peut-être un jour disons l’homme immortel au foyer de l’instant. »

 

   * Marguerite Yourcenar : « La mort, suprême forme de la vie. » – « La mémoire des hommes est un cimetière abandonné. » – « Soyez pour vous-même une lampe. » Le père de l’écrivaine affirmait qu’on n’était bien qu’ailleurs. Sa fille, elle même, était une grande vagabonde…

 

   * « La mort, cette parole retirée. » Dominique de Roux.

 

   * Lire le journal de Cocteau : les nécrophores.

 

   * La mise en page est une mise en bière : les mots sont autant de jalons vers la mort.

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 10:41

images-copie-26.jpeg Dominique Sistach.

 

Sous la couette, Julien Verjoul attend que la pluie cesse. L'orage, plutôt, violent, sur les Pyrénées désorientées, et tellement mouillées depuis quelques jours : on attendait l'eau et puis elle arrive, par seaux, non c'est trop. 


Julien préfère le "ruixat", la saucée brutale et courte, ce mot catalan signifiant, selon la belle formule de D. Sistach : "l'averse brève et salvatrice,  qui estompe en temps la chaleur d'un été oppressant." (1)


La pluie fait, en effet, la liaison et l'actualité : Julien a lu la belle revue de sociologie (éphémère sans doute comme toutes les revues, temporaire comme son directeur de la publication...mais on a tant besoin de journaux intéressants et de périodiques intelligents...on cherche en vain dans le paysage médiatique...il faut admettre que l'information et la création se font dans les blogs, les sites personnels...) et c'est passionnant !

 

Bien sûr, D. Sistach intéresse au plus haut point avec son étude patiente sur la prostitution et le proxénétisme en Catalogne: il traite des "nouvelles frontières" et définit le statut des villes de Perpignan et de La Junquera. Il écrit sous l'égide de "l'ancien", son "maître" Alain Tarrius, ancien prof à Perpignan et Toulouse, à présent consacré à Paris.

 

    On est heureux de ce retour d'A. Tarrius, qui donne ici une contribution sur "Perpignan et les nouveaux étrangers" : Julien bénit la pluie qui lui permet de profiter de la lecture de cette revue 01, promise à durer jusqu'à 007 (Verjoul est un fan de Bond et s'est éclaté au dernier James, investissant le métro londonniens !)

 

Toujours dans les rafales fortes qui inondent le lac de La Raho, Verjoul apprécie l'analyse de Jean-Luc Panek sur le "déclin de la mixité dans les établissements scolaires de Perpignan": on s'y attendait, on en a la preuve : la pauvreté et l'indiscipline régnant dans les collèges, les bourgeois et les classes moyennes, même nos intellos laïcs et révolutionnaires style "front de gauche" mettent leurs rejetons dans le privé, ou l'école catalane, si ce n'est, faute de place ailleurs, dans le confessionnel...

 

Julien se disait : "On est mal barrés !". Par chance, il y a RUIXAT...

        Oui, exact, mais marre la pluie !!!

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 15:55

images-copie-25.jpeg  Le mouvement raëlien et son prophète - Approche sociologique complexe du charisme :  Annie Cathelin - Editions L'Harmattan - Collection "Logiques Sociales" - Février 2004


  Quelques temps passés en observateur, au sein du Mouvement Raëlien, groupe considéré comme une secte, si l'on s'en tient aux critères de dangerosité définis par l'État, ont permis de réfléchir aux composantes et à l'exercice du charisme de son leader Raël. Cet ancien journaliste sportif, de nationalité française, prétend avoir rencontré, par deux fois, des extraterrestres qui l'auraient choisi pour porter à l'humanité la révélation sur notre destinée : ils nous auraient créés par clonage et nous serions nous-mêmes amenés à devenir un jour des Créateurs, grâce au clonage. Ayant constitué autour de lui un groupe qui a pris, depuis vingt-cinq ans, des dimensions internationales, Raël se prétend le dernier Messie, celui qui annonce au monde, le début d'une ère nouvelle, la fin de l'ignorance et des illusions sur nos origines.

   Ce livre montre comment la captation des adeptes par un leader charismatique s'exerce sur des personnes en rupture de classe, en rupture avec leurs valeurs d'appartenance, qui peuvent parfois avoir elles-mêmes d'autres valeurs à proposer. Cependant tentées par la fusion sécuritaire dans une communauté qui les isole du monde, elles étouffent « dans l'oeuf » leurs velléités de contestation. La secte reste contradictoirement, à la fois, lieu d'aveuglement et lieu de contestation potentielle et d'investissement de la religiosité. Celle-ci ne saurait être réduite entièrement à un phénomène pathologique ou à un produit de l'embrigadement idéologique, mais reste l'expression d'un drame existentiel. L'efficacité du gourou sectaire tiendrait plus à la manipulation de la religiosité sincère des adeptes qu'à celle de leur fragilité psychologique et de leur crédulité sup-posées.

  

   Annie CATHELIN est sociologue et docteur en sociologie de l'université de Perpignan. Elle s'est spécialisée dans l'étude des croyances et des représentations sociales liées au phénomène sectaire et aux questions touchant à la santé et à la maladie. Elle vit dans les Pyrénées-Orientales.

 

 

- - - Extrait de Wikipédia : Carrière artistique et sportive

Claude Vorilhon passe son enfance à Ambert, en Auvergne, élevé par sa tante et sa grand-mère, une « ardente athée »1.

Guitariste, il se rend à Paris en 1961 pour devenir chanteur de rue. Sous le pseudonyme de Claude Celler, il a sorti plusieurs chansons en imitation de Jacques Brel en 1966, dont : Le miel et la cannelle, Madam' Pipi, Monsieur votre femme me trompe, Quand on se mariera, et Sacrée sale gueule ; en 1971 : Mon amour Patricia. Il entre chez Disc'AZ avec Lucien Morisse, où il fait six disques, dont Le Miel et la Cannelle. Cependant, en septembre 1970, son producteur se suicide et la carrière de Claude Celler, s'arrête là.

Un peu plus tard, il crée à Clermont-Ferrand une revue de sport automobile, Auto-Pop. Sa revue est un échec, après le choc pétrolier et l'interdiction des compétitions automobiles. En 1974, il abandonne sa profession de chroniqueur sportif et se consacre au mouvement qu'il vient de créer.

Claude Vorilhon a été marié trois fois, successivement à Marie-Paul Cristini, Lisa Sunagawa et Sophie de Niverville1.

Une rencontre avec des extraterrestres ?

Claude Vorilhon affirme avoir vécu deux expériences de rencontre rapprochée du troisième type avec des extraterrestres qui sont les fondements de son idéologie.

D'après sa description, le 13 décembre 1973 au soir (soit 13 jours après l'interdiction des compétitions automobiles par le gouvernement Messmer2 marquant la fin de son magazine Auto-Pop), alors qu'il se promène aux Puy de la Vache et au Puy de Lassolas, il prétend apercevoir une soucoupe volante qui atterrit devant lui. Un être extraterrestre en sort, parlant français et lui disant être venu pour le rencontrer et lui donner un message qu'il aura pour mission de répandre à travers toutes les nations.

Toujours selon lui, il reçoit alors son nom de prophète, « Raël », qui signifie « Le Messager ». Les entretiens dureront six jours, à raison d'une heure par jour et feront l'objet de son premier livre Le livre qui dit la vérité, lequel affirme que toutes les formes de vie sur Terre ont été créées par ces extra-terrestres, les Elohim, grâce à une maîtrise du génie génétique et une avance scientifique de 25 000 ans. Tous les nombreux prophètes que cette Terre a connus auraient été envoyés par les Elohim mais leurs messages incompris et déformés par les humains auraient été pervertis.

Claude Vorilhon affirme avoir reçu la mission d'informer le monde sur ses origines et celle de construire une ambassade en vue du retour des Elohim. Les extraterrestres lui donnent des explications sur certains mystères (qu'il rapportera dans son livre) en s'appuyant sur de nouvelles lectures des textes sacrés, tel que la Genèse. Il fonde alors, fin 1974, MADECH (mouvement pour l'accueil des Elohim créateurs de l'humanité) qui allait devenir le mouvement raélien3

Rael prétend rentrer de nouveau en contact avec les Elohim le 7 octobre 1975. Ces derniers l'auraient alors amené sur leur planète où il retrouve le Bouddha, Moïse, son « demi-frère » Jésus et Mahomet et reçoit de nombreux enseignements qu'il va décrire dans son second livre, Les extraterrestres m'ont emmené sur leur planète. Il affirme y avoir découvert des êtres merveilleux, harmonieux et pacifiques qui lui enseignent une philosophie fondée sur le plaisir, l'amour, la connaissance et la conscience.

Doctrine

Sa doctrine politique (« géniocratie ») veut instaurer que seules les personnes dotées d'un quotient intellectuel élevé soient en charge des fonctions dirigeantes4.

Claude Vorilhon s'attaque de façon virulente à l'Église catholique romaine. Il a lancé une campagne d'apostasie (« débaptisation ») et de « déchristianisation de l'Afrique » (campagne d'affichage et distribution de feuillets « Afrique, réveille-toi ! ») et ses militants ont lancé une campagne contre des prêtres pédophiles.

Rencontres médiatiques

En novembre 2005, Claude Vorilhon reçoit la visite de l'écrivain Michel Houellebecq, qui s'est inspiré de lui pour le personnage du gourou de son roman La Possibilité d'une île, ainsi que celle de l'humoriste et activiste politique Dieudonné M'bala M'bala. Cependant, ni l'un ni l'autre ne font partie du « mouvement raélien ».

Les procès

Depuis les années 1980, Raël et son mouvement ont intenté de très nombreux procès, généralement « en diffamation », à des personnalités ou des médias7,8,9,10,11,12,13,14. Un commentaire d’Ophélie Winter en 2004 avait été plus particulièrement médiatisé15.

Pour certains observateurs, les actions en justice initiées par Rael semblent lui servir de publicité au moins autant qu’à obtenir réparation16, comme dans l’affaire des « bébés clonés », qui s'est révélée être un canular ou un fait qui n'a pas été démontré, mais a en tous cas apporté une attention médiatique mondiale à Rael17.

La rencontre avec les extraterrestres

La « rencontre » est fréquemment considérée, par les associations ufologiques, comme une exploitation religieuse du phénomène OVNI18, par d'autres auteurs comme un plagiat d'autres récits19,20, comme un récit incohérent et probablement mensonger21,22, voire comme une histoire montée de toute pièce pour trouver le succès, selon certaines de ses anciennes connaissances23,24 ou pour sortir d'une dépression25.

Les anges de Raël

Les « anges » de Raël, sont des femmes censées être au service de Raël et des Elohim, dont le physique est « un critère important » et qui mettent « au service de leurs Créateurs et de leur Prophète leur beauté intérieure et extérieure », en « veillant sur tous les points à leur confort ». En attendant l'arrivée des Elohim, Raël étant le seul prophète, elles doivent « s'occuper de son bien-être »26.

Accusation de plagiat

Raël est accusé par un auteur anonyme d'avoir rédigé ses livres en plagiant divers ouvrages de science-fiction des années 1960 et 1970, en particulier ceux de l'auteur Jean Sendy31,32.

L'affaire Onfray

Le 4 mars 2006, Michel Onfray s’est vu attribuer par Raël le titre de prêtre honoraire du mouvement raélien, qu'il a refusé. Onfray a répondu le 16 mars par un article : « Raël, crétin sidéral, ou La mauvaise odeur des journalistes35. »

Bibliographie:

  • Michel Salamolard et Pierre Rottet, Le Réel de Raël: une secte à la dérive, Éd. Saint-Augustin, 2004, (ISBN 978-2940145461)
  • Annie Cathelin, Le mouvement raëlien et son prophète : Approche sociologique complexe du Charisme, Ed. L'Harmattan, 2004, (ISBN 978-2747561013)
  • Brigitte McCann, Raël : Journal d'une infiltrée, Éd. Stanké, 2004, (ISBN 978-2760409576)
  • Maryse Peloquin, Raël : voleur d'âme ou Biographie d'un menteur, Éd. Trait d'Union, 2004
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