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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 08:38

maillol.JPG  La Méditerranée à Banyuls (tombe de Maillol- photo J.P.Bonnel)

 

       Hier soir lundi, au cinéma Castillet, Fernando Trueba présentait son dernier film, en compagnie de l'actrice voluptueuse Aïda Folch. "L'artiste et son modèle" est un long métrage poétique, en noir et blanc, nourri de peu de dialogues ou de répliques sur l'art, mais les images, où coule la lumière horizontale d'une fin d'après-midi en Vallespir, mettent en valeur les épaules des statues...

 

Sur le thème du dialogue entre le vieil artiste et la jeune femme sensuelle, on pense tout de suite au récent Renoir : la réflexion sur l'art et les jeux de miroir entre le modèle et le peintre est très limitée. On se réfère surtout, pour une approche plus approfondie et pour des images encore plus voluptueuses, grâce aux formes d'Emmanuelle Béart, au film sur "La belle noiseuse".

 

Le film intimiste de Trueba se limite au face à face, dans un mas isolé (on pense à la "Métairie" de la vallée de la Rome, à Banyuls, avec sa rivière), dans la montagne : seule la venue d'un compagnon, d'un Résistant ou d'un Allemand, désirant écrire un livre sur le sculpteur, vient interrompre ce diaphane dialogue. Quelques scènes montrent l'épouse de l'artiste et le marché de Céret, mais ces moments de reconstitution rapide de la France de 1943, sont d'une utilité et efficacité très relatives. On préfère le retour à la glaise, au plâtre et à la peau caressante de la jeune fille...

 

F. Trueba a prétendu inventer un personnage fictif en s'inspirant de plusieurs artistes : son frère, décédé, Manolo Hugué, exilé à Céret, Picasso...et Maillol. 

 

    Il s'agit surtout de Maillol car tout (lieux, personnage de Dina, petites statuettes - on reconnaît "L'action enchaînée" et mille autres, la naïveté de sculpteur pendant l'Occupation et ses relations avec les Nazis...), même si manque la barbe à Jean Rochefort ! D'ailleurs le générique remercie Dina Vierny et son fils Olivier Lorquin, le conservateur de la fondation parisienne. 

 

   Dina n'a sans doute pas vu le film, mais elle serait contente de la vision, édulcorée, qu'en donnent le réalisateur et le scénariste, J.Claude Carrière : un Maillol Résistant (malgré lui, il est vrai), reclus dans son mas, une Dina qui organise des passages vers l'Espagne (on ne parle pas de la fameuse robe rouge, belle légende, mais c'est inutile : le film est en noir et blanc !)...En outre, Dina n'était pas, à Banyuls, aussi sage et présente qu'on nous le montre: les souvenirs de Frère, l'ami de Maillol, décrit les retards du modèle et les colères du sculpteur...


Ce n'est pas un personnage fictif: Maillol est partout, et surtout dans les images finales qui s'attardent sur la gestation de "La Méditerranée": erreur historique, car cette statue date de 1905/07, et non de 1943, et l'oeuvre ultime, inachevée d'Aristide est "Harmonie".

On a le droit de mélanger ainsi l'imaginaire et le réel, avec des personnages aussi ancrées dans l'Histoire..? 

 

Peut importe : on ne conservera que cette vision de la lumière sur "La Méditerranée" transformant le plâtre blanc en un marbre virginal... Vision, d'ailleurs, de la la version de marbre blanc qui se trouve au musée d'Orsay...

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 16:24

 ABA_0255-1--2-.jpg

         Loïc Robinot    présentera et dédicacera ses livres :

« Sur ma route, un certain… Georges Brassens »

 et « Horizons Canigo’ »  (Album de photos)

Mardi 12 février 2013 à 18 h 30 à la Maison de la Région – 34, avenue du Général de Gaulle

A propos de ce livre (par Loïc)

     « Ces souvenirs de ma rencontre, puis de mes rencontres avec Georges Brassens, sont inscrits dans ma mémoire depuis le 3 octobre 1970, vivaces et fidèles.   

     Alors un jour, récemment, je me suis décidé à les partager, à raconter le pourquoi, le comment de ces rencontres, à inclure dans un livre les objets de mon petit musée personnel, à rendre un humble mais solide hommage à cet homme hors du commun

    Vous trouverez dans ce livre, des anecdotes originales, les conversations que nous eûmes sur des sujets parfois surprenants, des photos de Cardiff etc…, des lettres et documents nouveaux, rares ou inédits.

     Vous trouverez aussi l’ambiance des cabarets, des auditions,  quelques informations sur le folklore et le folksong, et également les doutes, les interrogations qui ont bordé mon parcours. Vous découvrirez ou redécouvrirez  Colin Evans, l’initiateur de la rencontre de 1970, et du concert à Cardiff de 1973. A propos de ce concert, il m’a été impossible de passer sous silence Jake Thackray, ce chanteur anglo-saxon qui y fit la première partie de Georges Brassens et le pourquoi de sa participation.

      Les préfaces de Carol Evans, (l’épouse de Colin) ainsi que de Maddy Delpont viennent encore renforcer  cette approche un peu différente, par le ton, du poète que nous aimons.

 

     ( +Animation en direct : chansons de l’auteur et de Georges Brassens)

L. Robinot 

Au Festival  de         Collioure 2012

Photo : S. Champon

Photo Loïc Bobino 76

       

        

 Avec          G. Brassens               en  1970      à Cardiff

Photo Colin Evans

         

 

 

 

Horizons Canigo’ Ouvrir ce livre, c’est se voir offrir une rencontre inattendue entre un Breton aux yeux emplis d’océan et la montagne mythique qui dessine ses crêtes sur le ciel catalan. Les photos de Loïc, poète et musicien, font regarder autrement le Canigou qu’on croyait pourtant familier. Nicole Yrle

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 20:54

images-copie-17.jpeg    Le retournement est stupéfiant ! La Catalogne avait voté la fin de la corrida sur son territoire et transformé les arènes de Barcelone en centre commercial...

 

    Or, à présent, le congrès espagnol s'apprête à restaurer la course de taureaux avec mise à mort, à Barcelone et dans toute la Catalogne ! La tauromachie sera classée parmi les "Biens d'intérêt culturel" ! L'Unesco avait déjà décerné des lauriers culturels à la boucherie !

 

    La barbarie revient en Catalogne, grâce aux votes de la doite (le parti populaire) et une partie de la "gauche" (le PSOE, parti socialiste), l'Erc (gauche indépendantiste) s'y opposant ainsi que le Parti communiste.

 

Rappelons que, le 28 juillet 2010, le Parlement catalan votait l'interdiction des corridas en Catalogne : ce n'était qu'opportunisme et décision politicienne, la corrida symbolisant le centralisme madrilène face à l'indépendantisme catalan !!!

 

Honte à cette Catalogne de la violence et de la souffrance des animaux !

 

Honte aussi aux corridas en Roussillon, dans des villes comme Céret et Millas s'obstinant dans une tradition qui n'est pas millénaire, comme les "officionados" ignares le croient, mais de 1870, à l'époque des "espanyolades" à la mode et imposées par l'épouse de l'empereur-dictateur Napoléon III "le petit" !

 

Honte au maire de Céret qui vient de décider de créer une école tauromachique pour les enfants du Vallespir !

 

Bravo, en revanche, à la mairie de Collioure qui a détruit ses arènes et pratique une "corrida virtuelle " et bien arrosée devant le café Sola. Chapeau, Michel Moly !!!

 

 

Ailleurs, hélas, en Espagne et en catalogne, unies pour célébrer la tauromachie, la bêtise et la barbarie ont de bons jours devant elles !

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 09:44

images-copie-16.jpeg  Diego Tosi

 

    * Federico (1893-1987) Mompou est le plus espagnol et le plus parisien des musiciens catalans. Il exprime une musique sobre, sans ornement ni faconde : un monde musical épuré et dédié au piano, avec Scènes d'enfants, Suburbis, morceaux empreints de folklore de Catalogne. Mais aussi Charmes, rappelant les poésies de son ami Paul Valéry... ET surtout, cette "Musica callada", ou "musique tue" ce qui est paradoxale pour un créateur de sons et d'harmonies... Ce musicien immense, trop malconnu chez lui, a pourtant acquis  une stature européenne, depuis son travail à Paris, auprès de Poulenc et Darius Milhaud...

 

** Notre reporter et mélomane Julien Verjoul s'est rendu hier soir à Cabestany, pour un concert symphonique de grande valeur, autour de Brahms (concerto pour violon) et de Beethoven (Symphonie héroïque), dirigé par Daniel Tosi.

 

   Le chef-d'orcheste s'est excusé pour le manque d'organisation (la queue, debout, dans le hall ou le froid, pendant une heure, erreur de comptage, certains élèves du conservatoire et leurs parents ne pouvant assister au spectacle!) et pour l'exiguïté de la salle du centre culturel (290 places) : il fallut le sang-froid de Marc, le responsable, pour éviter la colère des gens qui s'étaient déplacés en vain !)

 

   D. Tosi fit aussi une bonne présentation pédagogique des morceaux choisis; c'est surtout son fils Diego que le public attendait.

   Talent, jeunesse, sympathie, ce musicien international, auteur de 4 CD, travaille au centre intercontemporain de Boulez à Paris. Une autre Catalane, Fanny Vicens, présente au concert, joue aussi dans l'orchestre de Boulez (voir sur YouTube).

 

Une soirée musicale réussie, malgré les couacs des organisateurs, un concert gratuit, payé par la Communauté de communes, c. à d. nos impôts et D. Tosi se dut de remercier les élus, dont Jacqueline Irles, et le Président, sans nommer J.Paul Alduy... 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 16:13

frida.jpg  SOUS LE SOLEIL DE FRIEDA" Théâtre - samedi 9 février 2013


    • THÉÂTRE DU RÉFLEXE CANOHÈS 04.68.55.39.77 Sam. 9 Février 20h30 Sam. 23 Mars 20h30 
  • THÉÂTRE DE LA RENCONTRE
  • PERPIGNAN 04.68.55.54.07
  • Sam. 16 Mars 20h30
  • Dim. 17 Mars 17h00
  • Frieda, étrangère, tombe amoureuse des Pyrénées-Orientales et s’y installe.
  • Mais, tragédienne, elle découvre que sous le soleil du Sud la comédie règne en maître. Commence pour elle une métamorphose originale, parsemée de péripéties.
  • Frieda embarque les spectateurs pour un voyage amusant, accompagné d’une création son et lumières. En un seul mot, c’est un excellent moment...
  • Sébastian CORTO - Flash66
  • " lors de son interprétation « Sous le soleil de
  • Frieda » la fougue et le verbe ont réellement
  • enthousiasmé l’auditoire..."
  • L’Indépendant
  • ... Hanna nous dévoile ses qualités d’interprétation
  • en passant de la tragédie à l’humour... "Midi Libre"...

" Belle énergie et grand talent chez cette actrice-écrivaine, qui croque la Catalogne et la vie avec humour et amour ! On en redemande ! On attend d'autres créations ! " Jean-Pierre BONNEL - 

 

 

   Écrit et interprétée par Hanna FIEDRICH, mise en scène par Georges PAWLOFF, avec une création son & lumière de Benjamin VILLANTI et Manelle GÉRARD, la dernière création d' Hanna FIEDRICH, sera en tournée dans notre département en février et mars. 

 

Voilà un spectacle qui "décoiffe" avec de l'humour noir, des rebondissements, des situations drôles d'autres plus tragiques. En un seul mot, c'est un excellent moment. Un monologue ! On aurait peur à tord de s'ennuyer mais là c'est tout le contraire tant la pièce est riche de ses accessoires originaux, des émotions qu'insuffle la comédienne et de son jeu de scène.

 

Nous avons été enchanté par la mise en scène de Georges Pawloff. La pièce est pimentée par la création son et lumière originale de Benjamin Vilanti et Manelle Gerard. On est emporté dans l'histoire de Frieda, une tragédienne Allemande arrivée chez nous juste pour quelques jours

 

Mais devenant amoureuse de nos terres, elle s'y installe Ici où la comédie règne ; il lui faudra entamer une métamorphose. Devenir drôle ! Est ce si facile pour une tragédienne ?

Un voyage amusant commence parsemé de péripéties

 

Au THÉÂTRE DU RÉFLEXE, Canohès samedi 9 Février et 23 Mars 20h30 - THÉÂTRE DE LA RENCONTRE, Perpignan le samedi 16 Mars 20h30 et le dimanche 17 Mars 17h00.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 13:00

images-copie-15.jpeg  Petit dictionnaire incomplet des incompris d'Alain Gerber, éditions Alter Ego "Jazz Impressions", 256 pages, 19 euros, 2012.

 

 

   Rares sont les petites maisons d'éditions implantées en province qui arrivent à se faire connaître nationalement. Quand j'ai publié "Moi, Matisse à Collioure", j'étais heureux de constater la diffusion, grâce aux éditions Balzac: mon petit livre se trouvait à la librairie Gallimard, à Paris, à côté des meilleurs ouvrages d'art, à la librairie du Centre Pompidou...

 

On connaît le succès de la maison d'édition d'Arles, toujours citée en exemple, "Actes Sud": sa réussite est presque unique ! On pense tout de même aux éditions du "Diable Vauvert", créées en 2000 par Marion Mazauric, à Vauvert. Cependant, comme le fondateur d'Actes-Sud, elle avait des contacts à Paris, où elle était directrice de collection pour "J'ai Lu".

 

Dans le 66, Trabucaire a tenté, un temps, d'avoir un relais à Paris, mais a renoncé et la diffusion est locale, régionale (Roussillon-Languedoc-Catalogne). Les Presses littéraires, dirigées par l'imprimeur de Saint-Estève, Jérôme Fricker, ont essayé de lancer quelque ouvrage de façon nationale (le livre du chanteur -?-), mais la maison d'édition (le plus souvent à compte d'auteur) profite surtout de la vogue du polar (avec Françoise Delmont, Dani Boissé...) La dernière née en Roussillon, TDO, malgré sa présence dans les salons de France et de Navarre et un catalogue bien nourri, demeure une maison locale, spécialisée dans le roman du terroir, genre à la mode, populaire, jouissant d'un grand succès. Enfin, "Mare Nostrum", avec sa collection consacrée à la Retirada et à la guerre d'Espagne, a eu un impact certain après du public national avec les livres de Max Aub. (dont l'oeuvre, abondante et méconnue, est reprise depuis à Paris, par les "Fondeurs de briques".)

 

C'est "Alter Ego", maison spécialisée dans le domaine des arts moderne et contemporain, dirigée par Joël Mettay, résidant à Céret, qui se hisse en haut de l'affiche des éditeurs locaux reconnus à Paris et dans les medias. Grâce à sa collection sur le jazz, avec les livres profonds et érudits de Michel Arcens (ancien chroniqueur à Midi Libre, de 1974 à 2001, vivant à Perpignan) et d'Alain Gerber, journaliste à France-Musique et auteur de nombreux ouvrages. Avec un prix national et un bel article dans "Le Monde des livres" (sélection du 21 décembre 2012), on peut lire que "Gerber a trempé sa plume dans son coeur pour évoquer, dans une galerie de 46 courts portraits, non pas des petits maîtres, mais les malentendus du jazz..."

 

get_photo.php.jpg Michel Arcens

Préface d' Alain Gerber

Editeur : Alter Ego, Céret, France - 2010 - 17.00 €


  • Les présentations des éditeurs : 02/04/2010

Une musique toujours inventée...

Avec «Instants de jazz», Michel Arcens fait revivre ceux et celles qui ont fait ou font encore cette musique. Louis Armstrong, Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Miles Davis, Thelonious Monk, John Coltrane, Stan Getz, Chet Baker, Lee Konitz, Django Reinhardt y sont présents, parmi d'autres figures tutélaires.

Pour atteindre son but, l'auteur met en résonance le jazz avec la littérature, la peinture et même la philosophie. Un peu comme si la ci-devant «musique de nègres» dévoilait tout un horizon de possibles, un peu comme si son histoire était une aventure «toujours recommencée».

En «prologue» à ces «Instants de jazz», Alain Gerber - sans doute le plus grand «écrivain de jazz» aujourd'hui - a proposé quelques textes, singuliers, poétiques, imaginatifs et comme musicaux, tous évocateurs de cet art et de ceux qui, au jour le jour, depuis un siècle, nous en font le présent.

En contrepoint, les photographies de Jean-Jacques Pussiau, rassemblées ici pour la première fois, sont une autre voie vers l'évocation du jazz, une autre façon, insidieuse mais insistante, de donner à entendre les battements de coeur de ses ouvriers.

Michel Arcens a été le rédacteur d'une chronique de jazz de 1974 à 2001, publiée par le quotidien Midi Libre. Il est auteur de nombreux articles sur le jazz notamment pour deux ouvrages «1928» et «1929» (éditions du Signe) ou, occasionnellement, pour Jazz Magasine. Il a aussi conçu la programmation de plusieurs festivals de jazz.

Écrivain maintes fois primé (Prix Interallié, Bourse Goncourt de la nouvelle, Prix de la ville de Paris), critique de jazz et homme de radio, Alain Gerber a signé près de cinquante ouvrages : romans, nouvelles ou essais. Le dernier paru est «Blues» (octobre 2009, Fayard). Ses célèbres portraits romancés de jazzmen (comme «Chet», «Lady Day» ou «Miles, ce feu paisible», son essai «Ce cas Coltrane» ou les textes lumineux de «Balades en jazz» sont autant de références pour ceux qui aiment le jazz.

 

 

 

Auteur : Alain Gerber

Date de saisie : 07/07/2011

Genre : Poésie

Editeur : Alter Ego, Céret, France

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782915528275

GENCOD : 9782915528275

Sorti le : 18/05/2011

  • La présentation des éditeurs : 16/09/2011

Des sources d'enchantement, il y en a partout dans l'univers qu'Alain Gerber nous invite à découvrir par-dessus son épaule. Pour la bonne raison qu'il y a partout, dans chacune de ses pages, à leurs détours et dans tous les tours qu'elles nous jouent, des mots qui chantent et des chants qui empruntent, l'air de rien, les mêmes chemins que les mots.

Après nombre d'essais et de récits, après tant de romans, «Longueur du temps» se présente comme une aventure où cet auteur ne s'était jamais risqué auparavant.

Alain Gerber ici se raconte. Ou plutôt tous ses souvenirs se disent dans l'instant de la lecture. Qu'ils soient ceux de l'enfance ou qu'ils se situent en d'autres temps et en d'autres lieux - au Mexique ou en Grèce, à Montréal ou à Ouagadougou - ils se disent tous, lorsqu'ils s'offrent à nous, dans une sorte de «présent absolu». L'un après l'autre, ils s'expriment comme ils viennent, comme ils se ressentent, comme ils s'inventent, se disent et se redisent sans doute : tous sont là, tous vivent intensément. Parce que leur naissance, leur élan ont lieu comme au coeur de chaque mot, dans chacune des phrases de chacun de ces textes. Ces textes dont on ne sait pas trop (et leur auteur pas plus que nous, confie-t-il volontiers) s'il faut dire qu'ils sont «de la poésie» - comme si toute littérature cligne de ce nom n'aspirait pas à ce destin quelque voie qu'elle emprunte un jour !

Alors oui, même si ces pages l'invitent à explorer des terres nouvelles, le lecteur ne sera pas dérouté s'il connaît l'oeuvre d'Alain Gerber. Celui qui aura la chance de la découvrir, pour sa part, comprendra vite ce qu'est la littérature pour cet auteur aussi rare que prolifique : une forme de musique, c'est certain.

Une forme de jazz peut-être bien...

 

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 10:25

* Ainsi, selon une enquête récente, les méfaits du réseau Facebook sont démontrés : ceux qui utilisent FB souvent ont une faible estime de soi ! Ils se rendent dans le monde virtuel car la solitude leur pèse : ils peuvent ainsi dialoguer avec de nombreux "amis", le chiffre de 150 vrais échanges étant un maximum; le stress viendrait, de plus, du nombre d'amis à gérer !

   En outre, ce réseau social déforme la vision de la vie réelle : l'utilisateur a l'impression que ses "amis" ont une vie formidable et que lui est minable... En tout cas, cette pratique est le reflet d'un narcissisme prononcé : plus nombreux sont les amis, plus ancré serait l'égocentrisme...

Un conseil donc, cher Julien Verjoul, qui avait plus de 1600 amis, sortez, marchez, aérez-vous, ne lisez pas dans le virtuel, mais dans le papier du vrai livre !!!

 

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La lettre de Cinémaginaire  n° 106  du 1er février 2013 

Cinémaginaire : des images en mouvement dans les Pyrénées Orientales

réseau diffusion,   éducation,   festivals, création,   formation

  • Cinémaginaire :   <http://www.cinemaginaire.org/www/index.htm>
  • retrouver le programme de toutes les salles de cinéma programmées par Cinémaginaire sur :   <http://www.allocine.fr/salle>

vos  prochains rendez-vous

Jeudi 7 février à 19h

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer    

Le Ciné-Forum avec  les  Amis de Cinémaginaire

chaque premier jeudi du mois

Formule du Forum : Présentation + Film + Casse-croûte tiré du sac + Débat

Jours de pêche en Pentagonie

Film de Carlos Saurin (Argentine 2012 1h18 VO) avec Alejandro Awada, Victoria Almeida, Oscar Ayala 

A la recherche d'un nouveau départ, Marco décide de partir en Patagonie s'initier à la pêche au requin. Ce nouvel hobby ne semble pas être l'unique raison de son arrivée dans la petite ville de Puerto Deseado...

Tarif : 5   euros

Vendredi 8 février à 18 h30

Cinéma Vautier - 66  Elne et  Mardi 12 février à 20 h30

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer  Sortie nationale

En présence du réalisateur - Dans la peau de l'ours

Film de François Boutonnet (France 2012 58') 

Les fêtes de l'ours et de carnaval, à Prats de Mollo dans les Pyrénées-Orientales, l'une des plus fascinantes traditions carnavalesques d'Europe!

infos et bande annonce sur:

<http://www.kalimago.com>

 

Samedi 9 février à 14 h 30 Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer 

Les Ciné-Conférences CONNAISSANCE DU MONDE, s'inscrivent dans une longue tradition de l'exploration française dans le Monde. La rencontre du public avec l'explorateur venu commenter son film, constitue le coeur du concept des Ciné-Conférences.

Les chemins de Compostelle

Film de Alain de la Porte Tarif :  6  euros

Mardi 12 février à 14 h 30

Cinéma Vautier - 66  Elne

Séance exceptionnelle -  Le Ciné des  Aînés présenté par les  Amis d'Illibéris chaque deuxième mardi du mois

Formule du Ciné des Aînés : séance ouverte à tous, jeunes et moins jeunes, clôturée par un goûter offert par la ville d’Elne 

Un siècle à Elne : Film de Bernard Arnaud (France 2012 Kalimago Films) Tarif : 5   euros

Vendredi 15 février à 18 h 30        

Cinéma Vautier - 66  Elne

ADOCINE organisé en partenariat avec le Point Information Jeunesse - PIJ d’Elne 

De l'autre côté du périph

Film de David Charhon (France 2012 1h36) avec Omar Sy, Laurent Lafitte, Sabrina Ouazani

Un matin à l’aube dans une cité de Bobigny, près d’un vieux tripot clandestin, est retrouvé le corps sans vie de Eponine Chaligny, femme du très influent Jean-Éric Chaligny, premier patron de France, au centre d’un climat social extrême qui secoue la France depuis quelques semaines. Ce matin-là deux mondes radicalement opposés vont alors se croiser : Ousmane Diakité, policier de la section financière de Bobigny et François Monge, capitaine de la fameuse police criminelle de Paris. Leur enquête va les emmener d’un côté à Paris et son syndicat patronal, de l’autre en banlieue de Bobigny et ses affaires clandestines. Tour à tour, de l’autre côté du périph.

 

Mardi 19 février à 20 h 30

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer    

Le Groupement National des Cinémas de Recherche présente

Cette proposition régulière prend place au Cinéma Jaurès chaque dernier ou avant-dernier mardi du mois. Chaque séance sera accompagnée, et un "bonus" (comme on dit pour les DVD) suivra la projection du film et viendra aussi nourrir la conversation.

Like someone in love

Film de Abbas Kiarostami (France/Japon 2012 1h 49 VO) avec Rin Takanashi,  Tadashi Okuno,  Ryo Kase

De nos jours dans une grande ville du Japon. Un vieil universitaire très érudit, garant des traditions ; une jeune et séduisante étudiante, qui doit vendre ses charmes pour payer ses études ; un jeune homme jaloux, dont la violence ne demande qu’à exploser : entre ces trois-là, se nouent en une journée des relations inattendues, qui changeront leurs vies à jamais.

 

Mercredi  20 février à 21 h                 nouvelle saison 2012 - 2013 

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer

et Vendredi 22 février à 18 h 30

Cinéma Vautier - 66  Elne

Cinemaginaire présente MIREM CATALA, un cycle de films en version originale en catalan et sous titres français

Any de gracia

Film de Venture Pons (Barcelone, 2011, 1h30 VO)

David a vingt ans et arrive à Barcelone pour tenter sa chance. Gràcia en a soixante et quelques et lui offre une chambre en échange de compagnie et d'un peu d'attention. Dès le départ, cette cohabitation devient explosive. Vont-ils finalement réaliser qu'ils ont besoin l'un de l'autre? 

Tarif : 4 euros

Vendredi 22 février à partir de 19h      évènement !

Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer

Cinemaginaire présente CINE CHANSON

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        Hommage à la Georges Brassens

Film + repas + concert = 13 euros !

€ 19h00  Cinéma Jaurès    film 

Le regard de Georges Brassens

Film de Sandrine Dumarais (France 2011 - 52’)

Au tout début de sa carrière, avec l’un de ses premiers salaires, Georges Brassens s’offre une caméra 16mm.

Il filme ses parents, ses amis, ses amours : un univers et des êtres qui sont restés dans l’ombre de son succès et qui lui ont inspiré certaines de ses plus grandes chansons. De l’auvergnat à la fameuse Jeanne en passant par « Les copains d’abord » et la femme de sa vie, Pupchen, celle pour qui il a composé la fameuse « Non demande en mariage » … autant de personnages, qui jusqu’à présent n’existaient que dans ses chansons et qui vont enfin prendre corps dans les images filmées par Brassens lui-même.

€ 20h30 Salle du 14 Juillet  repas concert

David Kilembé visite Brassens

Repas exclusivement réalisé avec des produits frais et du terroir

Réservations obligatoires au 04 68 08 22 16-

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 la prochaine exposition à la Galerie des Hospices, à Canet Village : 

Nous accueillons trois artistes : Tiffany Vailier, Frédérique Latour et Cathy Giroud Malfondet.

Le vernissage aura lieu le jeudi 7 février à 18h.

 

Virginia FERNANDEZ

Service Culturel

Mairie de Canet-en-Roussillon

Hôtel de Ville - Place Saint Jacques

66140 Canet-en-Roussillon

Tel: 04 68 86 72 63 / Fax: 04 68 86 72 52

Site: www.mairie-canet-en-roussillon.fr

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 18:10

images-copie-14.jpeg    Casser les mythes et les mystifications   

 

J'ai été sensible au commentaire de Grég Tuban (article ci-dessous) nuançant l'accueil reçu par la France et le département du 66, à l'occasion de la Retirada (retraite, exode, exil) des Républicains espagnols (et catalans), début 1940. 

On peut ajouter des faits qui ne sont pas en général, évoqués ici, en Catalogne du Nord, et passés sous silence par des Catalans, dont les parents ont été peu solidaires à l'égard d'autres Catalans, chassés de Barcelone : la réunification, même symbolique des deux Catalognes devraient d'abord dissiper ces malentendus, analyser ces heures troubles et dire, simplement, la vérité historique ! Ainsi, 

-cette foule a été parquée dans des "camps" (sur les plages du Roussillon), dans l'Ariège (Le Vernet), la Haute-Garonne...insalubres, etc...

-certains Espagnols échapperont à l'enfer de la chaleur, de la famine et de la promiscuité : les femmes enceintes grâce à la Croix-Rouge suisse (maternité d'Elne), grâce à des proproértaires terriens qui ont recruté ainsi une main-d'oeuvre facile...

-les réfugiés qui avaient quelques biens sur eux ont pu obtenir de la bonne nourriture (des bijoux contre des légumes, des agriculteurs des P.O. profitant ainsi de la détresse de ces pauvres gens) 

-les douaniers qui ont filtré les exilés à la frontière se sont souvent emparés de biens d'individus qui ont tout laissé derrière eux...

-les agents de la Sncf ont acheminé les exilés les plus dangereux (!), juifs, gitans, révolutionnaires, anarchistes...vers d'autres camps, plus lointains, de la mort...

 

   Nous avons lu les "camps de la honte", et cet "accueil" fut une véritable honte ! Il est, à présent, aisé, d'avoir bonne conscience et de critiquer les Français et les responsables de l'administration, qui, à l'époque, ont agi ainsi ! Donneurs de leçons, intellos de papiers, révolutionnaires virtuels, romanciers pour "France Loisirs", quoi de plus facile et de plus confortable, depuis nos fauteuils ou derrière les écrans de nos ordinateurs...

 

Chacun, s'il est honnête, doit se demander : "Et moi, qu'aurais-je fait en 40..?"

 

 

  * Article de G.TUBAN : Début de polémique suite aux propos d'Harlem Désir sur les Républicains espagnols

 

Les réfugiés espagnols de 1939 «fiers de la solidarité de la France» ? La déclaration d'Harlem Désir sur le plateau de  France 2 n'est pas passée inaperçue auprès des républicains espagnols et de leurs descendants. Verbatim : «Juste avant cette émission, j’étais à Montreuil où nous organisions une réunion de solidarité avec le peuple malien et j’ai vu des hommes et des femmes, beaucoup de Maliens de France, qui étaient à la fois inquiets, pour leur pays, comme ont pu l'être des réfugiés, vous savez, des Espagnols ou autres qui ont été accueillis en France au moment où leur pays traversait des drames et des guerres, et qui en même temps étaient fiers de la solidarité de la France, qui étaient soulagés, qui étaient reconnaissants».

Entre incompréhension et indignation, les commentaires n'ont pas tardé à fuser sur le web à l'image du président de l'Association pour le Souvenir de l’Exil Républicain Espagnol en France (ASEREF), Eloi Martinez Monégal, qui accuse le premier secrétaire du PS de «vouloir réécrire l'histoire» en précisant à juste titre que "s’il y a eu en France solidarité à l’égard des réfugiés espagnols, elle venait du peuple français et non pas des autorités gouvernementales de la troisième République". 

 De l'Amicale des Anciens Internés Politiques et Résistants du camp de concentration du Vernet d'Ariège à l’Amicale des Anciens Guerilleros Espagnols en France, les réactions scandalisées sont unanimes. 

 Effectivement, si l'on peut discuter de la politique d'intégration post-guerre des réfugiés républicains espagnols en France, leur «accueil» à l'hiver 1939 dans des camps provisoires dont certains n'en auront que le nom (Argelès, Le Barcarès...) n'est pas un exemple à citer lorsque l'on veut parler de solidarité nationale envers des étrangers alors considérés comme "indésirables". 

Les descendants de Républicains espagnols  auront à coeur de rappeler à Harlem Désir que sous la 3° République, la France a procédé à des rapatriements forcés vers l'Espagne franquiste de femmes et d'enfants ou que furent mis à l'isolement dans des camps disciplinaires (Collioure, Le Vernet...) des «suspects» sans aucun jugement. 

De citer la longue liste des camps français en 1939 et le nombre hallucinant de réfugiés internés  (plus de 330.000 espagnols sont passés dans les camps des Pyrénées-Orientales suite à la Retirada*).  

De lui préciser que le premier convoi de déportés sur l'Allemagne nazie est un convoi de 900 Espagnols partis d'Angoulême le 20 août 1940 pour Mauthausen... D'évoquer les livraisons de suspects aux autorités nazies ou franquistes sous Vichy, les déportations sur les camps d'Afrique du Nord, ces camps où certains espagnols croupissaient encore en 1942... 

La déclaration d'Harlem Désir peut donc surprendre par son raccourci historique confondant politique d'accueil - qu'aucun historien ne pourra juger «solidaire» en 1939 – et d'intégration à moyen et long terme. Un manque de connaissances au sujet de réfugiés espagnols de la Retirada - dont un grand nombre se sont battus pour la libération de la France -  dont l'histoire reste encore en souffrance. 

* En juin 1939, la préfecture des Pyrénées-Orientales estime à 500.000 personnes le nombre de réfugiés à être rentrés en France lors de la Retirada. Ce rapport fait état du passage de 330.000 réfugiés dans les camps des  P.O. et du transfert de 170.000 civils vers les différents départements. (source ADPO)

Le 24 janvier à 17h33 par Grégory Tuban 

 

** Pour information : 

bandeau2.jpg

 

Mémoriaux / Musées

http://www.memorial-caen.fr/portail/index.php

http://www.memorialdelashoah.org/

http://www.cg66.fr/culture/memorial/index.html

http://www.museuexili.cat/

Musée Mémorial du Camp de Rivesaltes

Musée de la Junquera sur la guerre civile et la Retirada

 

Camps d’internement

http://www.apra.asso.fr/

L'Association Philatélique de Rouen et Agglomération présente une étude historique sur les camps d'internement français.

http://gurs.free.fr/

Camp de Gurs (Pyrénées Atlantiques)

Associations généralistes  pour la mémoire des républicains espagnols

  • Sites français

 

http://www.ffreee.org/

Site des enfants et petits enfants des exilés de la guerre civile Espagnole qui veulent recueillir en marge de l’histoire officielle, contre l’oubli, la part de mémoire vivante qui tisse les liens d’un peuple.

http://www.acer-aver.fr/

Acer : L'association des amis des combattants en Espagne républicaine

http://site.voila.fr/espana36

L’un des sites français les plus riches quant au contenu informatif et des plus émouvants avec des témoignages de familles de républicains et de réfugiés espagnols

http://www.exilordinaire.org/

Ce site concerne l'exil des réfugiés juifs en Europe. En suivant le fil du destin particulier d’un individu ou d'un petit groupe, on éclaire les caractéristiques du monde qui l’entoure.

 

  • Sites espagnols

 

http://lacucaracha.info/

Un site en anglais et espagnol très documenté sur la Guerre Civile Espagnole

http://www.portaldelexilio.org/

Site espagnol de la Fondation Jaime Vera portant notamment sur l’exode des enfants envoyés en Russie, au Mexique et en Belgique.

http://www.sbhac.net/Republica/Imagenes/ImGCe.htm

Site espagnol de la SBHAC : Sociedad beneficas de historiadores aficionados y creadores.Un site très complet couvrant de nombreux thèmes : la guerre civile, l’exil, le rôle de l’armée, les femmes dans la guerre, le rôle de l’art, les enfants…Avec d’innombrables photos.

 

Les  structures institutionnelles pour la mémoire

http://www.foroporlamemoria.info/

Site du gouvernement espagnol pour la récupération et la réhabilitation des républicains espagnols assassinés par les franquistes.

http://www.histoire-immigration.fr/

L’établissement public de la Porte Dorée est chargé de rassembler, sauvegarder, mettre en valeur et rendre accessibles les éléments relatifs à l’histoire de l’immigration en France, notamment depuis le XIXe siècle et de contribuer ainsi à la reconnaissance des parcours d’intégration des populations immigrées dans la société française et de faire évoluer les regards et les mentalités sur l’immigration en France.

http://www.gencat.cat

 

http://argeles1939.com/

Un site très complet de la Mairie d’Argelès sur la Retirada dans le département.

Les sites culturels

 

http://www.reseauculturel.fr/

Vous trouverez sur ce site des parcours sonores avec interviews de témoins ayant vécu la Retirada.

http://www.sergecastillo.com/

Site du sculpteur Serge Castillo créateur de statuettes en terre cuite de réfugiés espagnols.

http://www.cinemaginaire.org/

Site de l’association qui consacre son prochain festival de cinéma au thème de l’Exil

http://www.cinemed.tm.fr/

Site du célèbre festival de cinéma de Montpellier du 25 octobre au 3 novembre qui fait une large place à l’ Espagne et à la guerre civile avec un hommage à Jaime Camino, des expositions, des films sur la guerre civile.

http://orpheus.ucsd.edu/speccoll/tsdp/

Une collection de dessins d’enfants faits au cours de la guerre civile par des orphelins et des réfugiés.

http://bteysses.free.fr

 

Bibliographie de l’exil républicain espagnol en France

Les sites plus politiques

 

http://www.fundanin.org/

Site retraçant l’histoire du Poum. (Parti Ouvrier Unifié Marxiste)

 

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 11:37

 * Le weekend fut théâtral

 

après l'opéra dans l'apparat de l'Archipel, 

simplicité populaire d'une salle des fêtes et franc comique avec Viviane Auger et Bernard Gimbernat, à Bages : on ne s'ennuie pas avec ces histoires de retraités, se chamaillant à tout propos, sexe, apéro, église, pape et Marylin... Le couple, devant plus de cinquante personnes, a donné de la voix, puis nuancé, selon les différents personnages interprétés. Ils préparent un nouveau texte ! 

En attendant, vous les verrez à Llauro, Rivesaltes et dans tous les lieux où souffle l'amour du théâtre...

 

* On attend l'événement théâtral à Perpignan, jeudi, avec une pièce "politique" de Valère Novarina, un des plus grands auteurs actuels, avec Yasmina Rezza. J'ai assisté à une de ses pièces interminables, au festival d'Avignon, dans la cour d'honneur, il y a quelques années; un froid mistral d'été ne m'a pas permis d'apprécier cette représentation (des couvertures étaient même distribuées aux spectateurs !), mais la tiédeur rouge de L'Archipel devrait nous bercer, ce jeudi de février, pourtant soulevé par une tramontane glaciale qui passe sur le dos des neiges catalanes...

 

** Un projet : monter mon texte sur Walter Benjamin, le jouer à Perpignan et ailleurs en France... Je recherche aides et suggestions. J'ai trouvé un acteur (en fait une actrice), une salle, des salles, sans doute, des subventions, c'est pas sûr... 

L'association active et courageuse qui structura ce projet sera "Frontières-Catalogne", dirigée par mon ami André Roger. A suivre...

 

 

argence.jpg  


Chapelle du Tiers Ordre - Perpignan
Hugues Argence à la Chapelle du Tiers Ordre
Plurielle, multiple, souvent déconcertante, la Catalogne se révèle autrement sous l'objectif habité de Hugues Argence : sans bouger, nous voilà au Colorado, en Grèce, au Mexique, dans les Rocheuses ou au coeur même de la catalanité à travers des fêtes millénaires et pourtant terriblement vivantes... Tout existe en Catalogne : des "gueules" typées, comme sculptées par le soleil et le vent, des paysages de naissance du monde, des architectures uniques. Du 5 février au 15 avril, l'invitation au voyage de la Ville de Perpignan est belle et à ne pas manquer !
Chapelle du Tiers Ordre, place de la Révolution française, de 11 h à 17 heures tous les jours sauf le lundi. Vernissage le 5 février à 18 heures

www.huguesargence.com - 
"Catalognes" - Hugues Argence
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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 11:56

images-copie-13.jpeg  Isaac Albéniz  - "ESPANAS" à Canet-en-Roussillon, ce dimanche 3 février à 18 heures, église St-Jacques - de 7 à 20 euros -

 

Dans le cadre de "La folle journée de Nantes consacrée à la musique espagnole et française, de 1850 à 1960, présentation des grands musiciens espagnols (d'origine catalane) :

 

  1- Isaac Albéniz, né à Barcelone en 1860, donne, dès l'âge de 4 ans, des concerts étonnants dans sa ville: beaucoup de spectateurs sont incrédules ... A huit ans, il entame une tournée musicale dans les provinces d'Espagne; à douze ans, il joue à New York, en Amérique du Sud. Revenu en Europe, il fait souvent scandale, puis en 1883, à l'âge de 23 ans, il se calme, abandonne son excentricité et sa collection de voitures ! 

 

   Il habite désormais à Barcelone, il se marie et se consacre à son métier d'enseignant-concertiste.

  Ses oeuvres sont enracinées dans la culture populaire ibérique : Suites espagnoles, Souvenirs de voyage, Iberia, autant de morceaux "exotiques" nourris de malaguenas, sévillanas, habaneras...

 

   En outre Albéniz se passionne pour la musique lyrique : il va écrire pour la voix, composer des zarzuelas, sortes d'opérettes comme Pepita Jimenez. 

 

   A la fin de sa vie, il s'exile à Londres et à Paris; à la Schola cantorum, il formera un autre Catalan, d'adoption, Déodat de Séverac, amoureux de Céret. Il meurt à Cambo les bains en 1909

 

** Pionnier de la renaissance de la musique espagnole, il crée une école pianistique moderne, synthèse de virtuosité; il écrit en 1886 la suite espanola (Suite espagnole)...

 

*** Lire le dossier de "Classica", n°149, février 3013, 7,50 euros. Dossier sur "les sortilèges de l'Espagne" : Ravel, Albéniz...

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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