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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 11:40

bages.jpg  Ce soir, samedi 2 février, à Bages : Soirée théâtre à 20h30 . La troupe Vigatanes i Barretina présente "Comme chien et chat...!" Venez partager un moment de détente et de rire. Le pot de l'amitié cloturera cette soirée... Comédie burlesque écrite, jouée et mise enscène par Viviane Auger "Félicie la Franc-Comtoise" et Bernard Gimbernat "Narcisse le Catalan"...(Salle des fêtes de Bages, 8 euros - 0468218950).

 

**Madame Butterfly à l'Archipel de Perpignan:

 

  Notre mélomane et néanmoins envoyé spécial, Julien Verjoul, exprime son enthousiasme après la représentation de l'opéra de Puccini (hier soir vendredi- une autre représentation dimanche 3 février à 16h30-entre 30 et 50 euros) :

 

"On en oublie le coût de ce théâtre et l'endettement de la ville !

 

On oublie qu'il a fallu payer un copain à l'ancien maire, J.Paul Alduy, pour construire un lieu de prestige : on connaît pourtant les bourdes et les ennuis de Jean Nouvel dans plusieurs villes- il vient d'ailleurs d'être couronné d'un "anti-prix" d'architecture pour ses erreurs !

 

On en oublie que les musiciens sont serrés dans la fosse d'orchestre, comme sardines dans un bocal de Desclaux : à ce prix-là, on aurait pu envisager deux mètres de plus ! Et même quelques rangées de spectateurs supplémentaires pour un lieu de 1300 places environ afin de rentabiliser ce théâtre. Celui-ci, cependant, il a été conçu pour être ...un théâtre et non une salle de musique ou d'opéra !!! Alors, soit les chanteurs et orchestres symphoniques ne viennent pas, soit ils chantent, comme hier soir, dans le passage qui conduit à la fosse d'orchestre ! Choeur aveugle et l'acoustique, je vous dis pas !!!

 

Il oublie, le spectateur subjugué par ces voix et ces instruments splendides, que l'espace accordé à ses jambes repliées est compté ! Comptée, aussi, la coupe de champagne, 7 euros, qu'il finira d'obtenir, à la fin de l'entracte car, même si on a mis trois serveurs à présent, on doit comprendre que ça ne suffit pas quand 800 spectateurs sont là, à faire la queue, dans ce hall d'entrée laid, froid, infâme!!! Après tout, tant pis pour eux, ils n'ont qu'à pas jouer aux bourgeois mélomanes !! "

 

*** Fête de l'Ours à Arles/Tech, ce week-end : on regrette que cette tradition soit incluse dans le carnaval au lieu d'être autonome; il faudrait montrer la portée anthropologique de cette fête, exposer sa mémoire dans l'espace pyrénéen. On se passera donc d'Arles : la fête de l'ours sera plus culturelle le 23 février à Prats-de-Mollo (livres, conférences...)
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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 17:14

cabaner-par-manet.jpg Cabaner par MANET.

Renoir et Ernest Cabaner, le musicien de Perpignan

 

Le film récent sur Renoir est beau: c'est la moindre des choses, peinture colorée, corps de jeune femme, vue sur la Méditerranée depuis la Côte d'Azur. Tragique ausi, puisqu'il s'agit des dernières années du peintre et que la grande boucherie est là. Mais il sen moque, il se contente de tracer ses "impressions" et de distiller des citations...

 

Si l'on revient sur la carrière de ce maître de la lumière, on sait que c'est un continuateur de Watteau et de Fragonard; Renoir a croqué lui aussi des scènes galanres; il aime la sensualité; c'est le peintre du bonheur, comme plus tard Matisse et Bonnard...

Il refuse l'idée d'école ou de groupe artistique, mais il peint "L'atelier de la rue Saint-Georges", sorte de ptit cénacles, composé d'amis, pas de grands concurrents tels Degas, Manet ou Monert. Il aime ce bourgeois éclairés, bohèmes, originaux, idéalistes.

Lestringuez, à gauche de la toile, se passionne pour les sciences occultes. George Rivière écrit. Ernest Cabaner, lui, de dos, est un artiste famélique; il hante Pigalle et le Quartier latin; il joue du piano dans un café de La Motte-Piquet; il niche dans un pavillon modeste, rue de La Rochefoucauld; ses amis sont les poètes Richepin, Banville, Charles Cros l'Audois, pour qui il compose des chansons, à partir de leurs poésies. 

 

Il incarne l'artiste maudit, incompris et son personnage de marginal et de bohème apparaît dans de nombreux romans à clés de l'époque...

 

Renoir, d'origine modeste, en quête de travail, peint ses amis bourgeois; il deviendra bientôt riche, il fera partie du courant fameux de l'Impressionnisme, lui qui voulait se tenir en dehors des chapelles. L'épisode de la rue Saint-Georges, vécu dans la misère et la joie, au milieu de ses camarades, sera vite oublié : Renoir court vers la gloire et la fortune...

 

Ernest Cabaner220px-Edouard_Manet_Ernest_Cabaner.JPG.jpg 

Portrait de Cabaner (1880), pastel d' Édouard Manet (Musée d'Orsay)

Ernest Cabaner, de son véritable nom Jean de Cabanes, (Perpignan, 12 octobre 1833 - Paris, 3 août 1881), est un compositeur, pianiste et poète français.

Cabaner, musicien bohème et excentrique, arrive à Paris en 1850. Il s'intéresse à la littérature et à la poésie, fréquente les peintres impressionnistes au Café Guerbois, Paul Cézanne, Pierre Auguste Renoir, Édouard Manet et le salon de Nina de Callias (Nina de Villard). Après divers emplois précaires dans le milieu artistique à Paris, il devient barman et pianiste à l'Hôtel des Étrangers où se réunissait le Cercle des poètes Zutiques. C'est là qu'il rencontre Paul Verlaine qui le dépeint comme un « Jésus-Christ après trois ans d'absinthe »1. Plus tard, il écrit lui même quelques poèmes et met en musique ceux de Charles Cros, de Baudelaire et de Mallarmé. Il meurt à 47 ans, atteint de tuberculose.

Ses relations avec Arthur Rimbaud

Fin septembre 1871, Verlaine doit trouver un logement pour Rimbaud qui s'est rendu insupportable chez sa femme, il le présente à Ernest Cabaner qui héberge fraternellement l'adolescent quelques mois chez lui à l'Hôtel des Étrangers. Il lui donne sans doute quelques cours de piano. Selon Pierre Petitfils2, on pourrait voir dans le célèbre sonnet « Voyelles » de Rimbaud, l'influence de Cabaner qui avait développé une méthode chromatique d'enseignement de la musique, il coloriait chaque note d'une couleur définie. Il a d'ailleurs dédié son Sonnet des Sept Nombres à son élève « Rimbald »3

Œuvres220px-Charles_Cros_-_Le_Hareng_Saur.jpg

Le Hareng saur de Charles Cros, musique de Cabaner

  • L’Archet, texte de Charles Cros, musique de Cabaner
  • Le Hareng saur, texte de Charles Cros, musique de Cabaner
  • Mazurka à Nina de Villard, musique de Cabaner
  • Le Pâté, texte et musique de Cabaner
  • À Paris que fais-tu, texte de Cabaner (d'après Rimbaud)
  • Souffles de l’Air, texte et musique de Cabaner
  • Sonnet des Sept Nombres, texte de Cabaner
  • Le Pâté Del Fragson, texte de Cabaner
  • Le Sonnet des Sept Nombres, texte et musique de Cabaner

Bibliographie : Willi Schuh, Ernest Cabaner - Musicien et poète maudit. In : Wolfgang Burde: Aspekte der Neuen Musik. Kassel 1968

  • Jean-Jacques Lefrère, Mickaël. Pakenham, Cabaner, poète au piano, Charleville-Mézières, L'Échoppe, 1994

Notes et références

  1. Cité par Bernard Bousmanne, Rimbaud - Verlaine, l'Affaire de Bruxelles, Calmann-Lévy - 2006 - page 23 - (ISBN 2702137215) - source : Wikipédia-
  2. Pierre Petitfils, Rimbaud, Julliard, coll. « Les Vivants », 1992 (ISBN 2-260-00895-X)
  3. Relevé sur le site Mag4.net [archive]

* Lire : ERNEST CABANER. MUSICIEN CATALAN, GRAND ANIMATEUR DE LA VIE PARISIENNE, AMI INTIME DE RIMBAUD ET DES IMPRESSIONNISTES, de Claude Colomer.

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 04:52

images-copie-12.jpeg  La Sardane de Picasso

La sardane de Max Jacob *

 

Les fillettes iront se coucher de bonne heure

et les hommes seront au café tout à l'heure

car les musiciens sont payés tant par heure

quarante pesetas pour donner du bonheur.

 

Un garçon se plaignait qu'on ne sût plus danser.

Une fille grattait la jambe à son soulier.

Vers la fin, des messieurs et des dames très bien

s'appliquaient du pied gauche et la main dans la main.

 

Dansez aussi, dame en grand deuil.

Une fillette a reçu de la poussière dans l'oeil.

Elle va se cacher derrière un réverbère

où l'attendait sa mère avec les autres mères.

 

Et, malgré sa douleur, elle sourit encore

aux accents séduisants de l'ardente tenore.

Les balcons se drapaient de couleurs catalanes

pendant que tressautait la rose des sardanes.

 

Le choc du jaune et du rouge s'allie assez

avec, ô tenora, les gammes alliacées.

Elle m'a grisé comme une eau de vie.

Elle s'est éteinte comme une bougie

son souvenir est dans ma vie...

 

* extraits du poème publié dans le recueil : Le laboratoire central, édition Gallimard.

 

Max Jacob est un poèteromancieressayisteépistolier et peintre français, né le 12 juillet 1876 à Quimper, mort le 5 mars 1944, alors qu'il était emprisonné au camp de Drancy (Seine-Saint-Denis).

 

En premier lieu sifflote la ritournelle d'un flaviol à peu près invariable dans le chant. Mains entrelacées, pied chevillés par des vigatanes la plupart du temps, chaque danseur oscille au rythme de la cobla, l'ensemble instrumental typique composé de onze musiciens qui joue des instruments à vents traditionnels tels que la tenora, le flaviol, le tible, le tambori...

A l'origine grecque paraît-il, la sardane maintenue depuis des siècles par les pays catalans est une danse unique au monde, puisqu'elle est originalement mathématique. En effet, musiciens et danseurs des deux sexes, fraternellement unis en se donnant la main, sont tributaires du rythme qui est exactement de 55 points dans une minute.

Au XIXème siècle, le compositeur Pep Ventura (1818-1875) a remplacé la sardane courte par la sardane longue. Pionnier, il est l'auteur de 500 œuvres. Mais on ne joue plus que "Toc d'Oracio", "Per tu ploro", "Cant dels occels". Max Havart est un des dignes successeurs de ce créateur de sardanes. Il y aura aussi Antoni Agramunt, Enric MORERA, Josep Serra, Juli Garreta...


Jusqu'à la seconde guerre mondiale, la sardane, sauf à Prats-de-Mollo et au Perthus, la sardane n'est quasiment plus dansée dans les Pyrénées-Orientales. Puis grâce à l'impulsion d'un grand nombre de catalans venus de la Retirada, elle se développe dans les villages, se propage dans tout le département. La véritable impulsion est donnée quand la fédération sardaniste du Roussillon naît en 1976 à l'initiative du regretté Roger Raynal. Elle se regroupe alors en quatre foments. Aujourd'hui elle en compte 68 et a débordé de ses frontière naturelles. Les foments existent à Toulouse, Marseille, Montpellier, Lille, Tarbes. Chaque année, vers le mois de février, le guide sardaniste est publié avec l'agenda de tous les rendez-vous...

 

 georges-fontaine.jpg La sculpture de Georges Fontaine (front de mer de Banyuls)

 

*** 

 La jolie sardane interprétée par Charles Trenet :

Qu'elle est jolie la Sardane
Que l'on danse main dans la main
Au pays de verts platanes
Du pays des tramontanes.
Jeunes filles jeunes gens l'aiment bien
Et même les vieux de leur canne
La martèlent sur les pierres du chemin
Ce soir combien d'amourettes
Vont éclore dans les coeurs de vingt ans
Ils la connaissent la Sardane
Ils l'ont dansée quand ils étaient gamins
Combien vont perdre la tête
Pour toi Sardane du pays catalan.

Amis, c'est la fête à Collioure.
On a pavoisé le vieux port
Et devant la mer qui l'entoure
Voici l'éternel clocher d'or
Sur les galets, vertes et roses
Les barques aux tendres couleurs
Commencent la métamorphose
De leurs voiles changées en fleurs
Et sous la lune vagabonde
La Sardane forme sa ronde.

Qu'elle est jolie la Sardane
Que l'on danse main dans la main
Du pays des tramontanes
Elle vole jusqu'aux pays voisins
Ce soir combien d'amourettes
Vont éclore dans les coeurs de vingt ans
Combien vont perdre la tête
Pour toi, Sardane du pays catalan
Pour toi, Sardane du pays catalan.

Paroles et Musique: Charles Trenet   1952 © 1952 Editions Raoul Breton
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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 21:47

Paule Margail : Couleurs Inspirées

Du 2 février au 31 mars 2013 au Centre dArt Contemporain de Saint-Cyprien

paule_margail_couleurs_inspirees_illustration.jpg

Les Collections de Saint-Cyprien rendent hommage à Paule Margail, artiste peintre, dont l’œuvre originale bouscule les frontières de la couleur.

Un univers pictural présenté comme une anatomie de la couleur, dont lémotion en constitue sa chair. Lexposition se traverse comme un cercle chromatique, au hasard des formes intemporelles imaginées par lartiste. Chaque visiteur pourra ainsi explorer son propre monde de la couleur et de la matière, expression contemporaine dune peinture hors du temps.

Horaires : tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h (fermé le mardi).
Tarif : 4, réduit 2, dimanche 1, gratuit pour les - de 12 ans.
Lieu : Centre dArt Contemporain, place de la République.

Plus d'informations :
Collections de Saint-Cyprien
Tel : 33 (0)4 68 21 32 07


P.Margail : 12 rue Henri Muchart,- 66750 Saint-Cyprien Plage France
Tél : 04.68.21.41.84 - Fax : 04.68.21.41.84 - GSM : 06 15 06 93 44
Galerie Arts Evasion

http://paule-margail.fr - paule.margail@dbmail.com  margail.jpeg

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:46

moi Canigou  *Présentation du dernier numéro de la revue "Mirmanda" 

   *Mirmanda us convida a la presentació del darrer número de la revista

 

«Els Pieds-noirs catalans. Una qüestió de país / Les Pieds-noirs catalans. Une question de pays»

 

 Dijous 31 de gener a les 18.15h a Perpinyà, a la Casa de la Generalitat (1, carrer de la Fusteria. Tel. 04.68.35.17.14)

 

Conjuntament al tast del documental sobre el mateix tema dirigit pel periodista Juli Esteve "Algèria, el meu país. Història i memòria de l'emigració valenciana a Orà i Alger".

D'aquesta manera, Mirmanda ha mirat de fer la volta a un fenòmen humà i cultural (més enlla del polític, que va portar milers de persones des del Mediterrani català meridional i central fins a les costes africanes, per (re)tornar a un Mediterrani septentrional.

 

Hi sou tots/es convidats/es!!

 

"Cinquanta anys és un temps suficient en la història contemporània per a mirar enrere i fer un estat de la qüestió. El cas de la independència d’Algèria, un procés que va ser profundament dolorós tant en la tradició colonitzadora europea com en els lligams interns de la mateixa Àfrica del Nord, representa una fita en la història de França i de bona part de països en vies d’alliberament en aquella època. (...) Els Pieds-noirs, "Potes negres" al Rosselló com a mostra precisament d’aquesta incomprensió i xoc en l’arrelament dels nouvinguts, eren tanmateix majoritàriament catalans. Això és quelcom conegut en els llocs d’origen. És, també, un fet amagat o desconegut per la historiografia francesa. Només un tal Albert Camus acaba citant i donant forma al perquè del seu interès africà, anomenant els seus orígens menorquins. I és que, efectivament, i aquesta és la novetat —tan simple com parlar-ne, fer-ho extensiu al conjunt de l’imaginari col·lectiu—, la major part d’aquests Pieds-noirs provenien del País Valencià, de les Illes Balears i, fins i tot, de l’Empordà o el Rosselló..."

 

http://mirmanda.blogspot.com.es/2012/12/nou-numero-de-mirmanda-7-els-pieds.htm

***

Mirmanda Núm. 7 (2012)

Sumari :

Editorial

Obertura literària

Joan-Daniel Bezsonoff

L’Atlàntida

Xavier Serra (compilador)

Algèria. Una oportunitat literària desaprofitada.

Emigrants i contrabandistes

(Jacint Verdaguer, Vicent Blasco Ibáñez

i Joan Fuster)

Migracions i exilis

Philippe Bouba

L’activité des associations de rapatriés

pendant l’année 1962 en Roussillon

Paqui Morales

Vincles valencians a terres africanes

Mercè Valero

Els Pieds-noirs illencs

Marta Marfany

Menorca i Algèria (1830-1962)

(Des)arrelaments

Grégory Tuban

Le double exil des républicains réfugiés

et déportés politiques en Afrique du Nord, 1939-1962

Antoni Marimon

Tan a prop i tan lluny: els illencs a l’Algèria francesa

Eric Forcada

Le monument de Sidi Ferruch d’Emile Gaudissard.

Œuvre de mémoires, mémoires d’une œuvre (1830-2012) 

Joan Lluís Mas i Alícia Marquès

Una infància catalana al Magrib i al nord de França

Addenda (a)fronterera

Joan-Francesc Castex-Ey

L’espai català transfronterer: d’un concepte a la realitat

Xavier Oliveras

Ficció i realitat en la pràctica de la cooperació transfronterera

Jordi Gomez

La frontière étatique sur l’espace catalan:

état des lieux et stratégies politiques locales

Resums

www.mirmanda.com

http//:mirmanda.blogspot.com

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 13:16

julien-peluchon.jpg  COUP DE COEUR DU CML AUJOURD'HUI LUNDI 28 JANVIER A LA MAISON DE LA REGION DE PERPIGNAN   A 18H30 : JULIEN PELUCHON : COMMENT REUSSIR SA VIE APRES LA fin du monde ? Julien Péluchon est né à Brest en 1978. Il passe quatre ans au Cameroun dans son enfance. Après le bac, il commence des études de mathématiques, puis de médecine, avant de bifurquer vers les beaux-arts, et enfin les lettres où il rédige un mémoire sur Raymond Roussel. Il a déjà publié "Pop et Kok" (2012) et "Formications" aux Éditions du Seuil (2006).

Avec humour et élégance, deux braves résistent à la barbarie dans un XXIIe siècle peuplé de zombies prêts à toutes les facéties. Au milieu du XXIIe siècle, la planète  a été frappée par «le Souffle»,  une «catastrophe de couleur bleue»: «Vingt ans après, quelques survivants tentaient encore de reconstruire  un semblant de civilisation (…). Certains s'étaient mystérieusement changés  en zombies loqueteux, d'autres étaient devenus des barbares stupides et pleins de fiel. Peu à peu, des centaines de milliers de zombis  et un nombre au moins égal de barbares avaient envahi  la terre. Au milieu, cette poignée de braves  dont faisaient partie Pop et Kok, qui s'étaient  remis au travail et souhaitaient vivre en paix.» Malgré leur bonne volonté, les deux hommes accumulent les déconvenues.  Amours, affaires: rien ne va plus du côté  de Rouen. Kok déprime et ses pulsions suicidaires le condamnent à un fauteuil roulant. Le pire est à venir.  Julien Péluchon signe avec Pop et Kok un conte  post-apocalyptique savoureux et inventif. Il faut imaginer des centrales électriques alimentées par des zombies  qui pédalent, les curieux «adorateurs de Verge dorée» dont la religion semble inspirée par un ancien acteur porno, les facéties des barbares… Rencontre improbable entre La Route de McCarthy et Bouvard et Pécuchet, ce roman distille une fantaisie qui n'oublie pas l'élégance: «Cioran  le bouleversait, c'était le côté snob de ce zombie,  cependant son éveil semblait trouver là sa limite.»

«Pop et Kok», de Julien Péluchon Seuil, 162 p., 16 €.

Présentation et dédicace du roman de Julien PELUCHON, Pop et Kok  (éditions du Seuil).   lundi 28 janvier 2013 à 18 h 30 à la Maison de la Région – 34, avenue du Général de Gaulle Immeuble « Le Royal Roussillon » - Perpignan

 

** Notre reporter mélomane Julien Verjoul est allé écouter hier dimanche les "Interprètes de Venise", virtuoses du violon, grands solistes facétieux (le violencelliste se moquant du morceau répétitif qu'il est en train de jouer!): il est vrai que le baroque, musique codée, est souvent monotone, avec les concertos de Vivaldi, c'est comme pour Canaletto : quand vous avez regardé trois vues de Venise, vous avez tout vu...

   Ce fut tout de même une agréable matinée musicale; la salle du Carré était comble et des personnes voulaient des billets! L'Archipel aurait pu gagner un peu plus d'argent, mais la grande salle nécessite du personnel pour le plateau, les lumières...Est-ce là la raison pour nous avoir parqués dans l'étroit Carré..?

 

*** J.Verjoul, ce bon vivant, aime les mots mais aussi les beaux fruits de la nature. Après la lecture, dans le quotidien Le Monde, d'un reportage à EUS, chez Bénédicte et Michel Bachès, qui cultivent la plus grande collection d'agrumes de France, il est allé se gaver de poires, pommes, scoubidous et cédras..."Aux citrons tu cèderas !" Nous obéirons volontiers à ce 13ème commandement divin !!!


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 10:26

pignon.jpeg                   Exposition du 1er juin au 13 octobre 2013

Edouard Pignon, femmes en méditerranée : les Catalanes à Collioure, étés 1945-1946 

 

 

Le musée d’art moderne de Collioure organise du 1er Juin au 13 octobre 2013, une très importante exposition qui regroupera les œuvres réalisées lors des séjours d'Edouard Pignon à Collioure entre 1945 et 1946.

 

Le site de Collioure est connu dans le monde entier grâce au passage de nombreux artistes pendant tout le XXe siècle et notamment à travers l’expérience fauve lors de l’été 1905 conduite par Matisse et Derain. Depuis lors, la ville de Collioure est rentrée dans l’histoire de l’art d’une manière magistrale.

De très nombreux artistes y ont séjourné : Marquet, Camoin, Valtat, Manguin, Max Jacob, Juan Gris….Tous en quelque sorte, à travers leurs préoccupations plastiques du moment, ou bien dans leur recherche personnelle, ont rendu hommage à cette petite ville  connue dans le monde entier pour sa beauté et sa remarquable lumière.

Édouard Pignon n’y a pas échappé et ses séjours à Collioure entre 1945 et 1946 témoignent de son engouement pour le site et ses habitants. Homme du nord, il saisit là l’intensité mythique de la méditerranée, notamment  sur la question de la femme, comme personnage essentiel de la dramaturgie méditerranéenne, sans renoncer complètement à la déconstruction des formes et à la fragmentation des espaces issus du cubisme.

 

Le projet de montrer le travail de cet artiste à travers l'exposition " Edouard Pignon, femmes en méditerranée : les catalanes à Collioure, étés 1945-1946 " remonte à plusieurs années et notamment lors d’un échange avec Philippe Bouchet voici deux ou trois ans. Ce dessein se concrétise aujourd’hui par un double commissariat, celui de Philippe Bouchet spécialiste de l’œuvre de Pignon et le mien. Cette collaboration rend  encore plus lisible le travail de fond que réalise le musée de Collioure depuis les années 80, à travers une politique d’expositions qui a contribué à faire connaître au grand public les passages des artistes dans cette ville, mais aussi à produire un travail scientifique de recherche sous forme de publications qui ont dévoilé l’importance de Collioure et sa contribution exceptionnelle dans l’histoire de l’art du XXe siècle. 

Le musée présentera une soixantaine d’œuvres majeures de cette période : peintures, dessins et céramiques.

 

Auriez-vous l’extrême gentillesse d’inclure dans votre agenda culturel l’annonce de notre exposition, nous restons a votre disposition si vous souhaitez  obtenir des visuels. 

Vous en remerciant par avance, veuillez accepter l’expression de mes sentiments les plus cordiaux. 

 

Joséphine Matamoros,    Collioure, le 10 janvier 2013

 

 

Musée d’art moderne de Collioure

Route de Port-Vendres

66190 Collioure

Assistantes de l’exposition 

Nadine Skilbeck

Marion Serra                                                       

Tél : 04 68 82 10 19      mailto:musee@collioure.net"musee@collioure.net                                                              

 

 

* De notre critique théâtral Julien Verjoul : hier soir, samedi, le charmant théâtre à l'italienne de la place de la Rép, à Perpignan, rose en dehors, rouge en dedans, accueillait le fourbe, le délinquant : le héros, en blouson noir, était le héros de public jeune et bourgeois du centre ville : on se dévergonde comme on peut, et avec le théâtre, c'est mieux ! Même le directeur de la Kulture à Perpi, en cuir, of course, est arrivé à la fin du spectacle : Jordi Vidal ne vient pas pour se montrer, mais rencontrer des amis.        

Hélas, pas de critique cultureux, pas d'élus, exténués par leur marathon des "voeux", ni de gauche ni de droite, ni de personnalités, à l'exception de Jacques Vinas, Josiane et Gérard Coranti, J.Louis Ferrer et Hanna Fiedrich; cette actrice talentueuse va en février et mars, présenter son spectacle "Frida" au théâtre du Réflexe, puis de la Rencontre !

Justement le théâtre du Réflexe, de Canohès, c'est celui de Georges Pawloff, et la farce de ce samedi, c'est la pièce des Pawloff : le fils, très dynamique, au point de casser une enseigne, de faire rouler un tonneau vers les premiers rangs et de déraper sur les nombreux et inutiles "papiers" des avocats ridicules de l'époque ! Puis le père : Georges a de la voix et du métier, et a eu l'idée de trouvailles scéniques, tout en se laissant aller à la facilité (l'acteur en string, aux fesses porcines : provocation inutile, pétard mouillé, car on a vu pire !), ou à la maladresse (parlant avec Zerbinette dans le coin droit de la scène, privant la moitié du public de visibilité !). Enfin, la mère, Maryse, convaincante (au moins physiquement) dans son rôle de généreuse nourrice..

En gros, un bon spectacle, commençant dans le statique, puis trouvant son rythme !                                         

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 10:20

images-copie-11.jpeg  Jean Iglesis

      La Catalogne, une fenêtre ouverte sur l’avenir…

Catalunya més que mai…

 

Première puissance industrielle, seconde force agricole de l’Espagne, la Catalogne se révèle aujourd’hui comme un vivier de projets, d’espoirs et de dynamiques dans l’espace européen qui se dessine et qui s’installe.

Dans une société en mouvement perpétuel, être catalan c’est choisir son destin, c’est mesurer tout ce que le passé nous a légué, c’est appréhender avec lucidité mais non sans humilité ce que l’avenir nous propose…

     La Catalogne, c’est la force tranquille d’un destin contrarié. Née d’un passé millénaire, elle a connu des heures glorieuses, sublimées par le règne du Royaume de Majorque (1262-1349), elle a perdu sa couronne lors du Compromis de Casp (1412), le Traité des Pyrénées lui a ravi son identité (7 novembre 1659), sa capitale : Barcelone a capitulé devant les troupes espagnoles (l1 septembre 1714) sa langue a été proscrite, bafouée, interdite (en France, édit royal du 2 avril 1700)…. Mais elle ne s’est jamais déclarée vaincue…

Au long des générations qui ont suivi, au cours de décennies baignées par plus d’ombre que de lumière, la lutte de la Catalogne s’est organisée… mesurée, patiente, clandestine… Fortement affectée au siècle dernier par la dictature franquiste (1936-1975), la Catalogne – saluée en exemple par des écrivains militants et visionnaires tels George Orwell - a accédé au statut d’autonomie en 1979. Forte d’une conscience collective, forgée de jour en jour, d’événement en événement, elle rayonne aujourd’hui de par sa singularité, de par sa diversité et de par son esprit d’ouverture…

      Etre catalan ici et maintenant, c’est moins un héritage acquis qu’une vigilance et qu’un combat de chaque instant. Tout comme en Catalogne Sud, dans la région de Valence, aux Iles Baléares, en Andorre, dans la Frange d’Aragon, à l’Alguer (Sardaigne), dans le Val d’Aran, nous sommes fiers, Catalans du Nord, de défendre au quotidien notre terre, notre langue, nos traditions, notre passé …et ce pour mieux forger notre avenir. Nous sommes fiers de faire partie de ces douze millions d’êtres humains qui ont été, sont ou ont choisi d’être catalans… comme le philosophe Ramon Llull, comme le sculpteur Aristide Maillol, comme le violoncelliste Pau Casals, comme Jordi Barre, artiste et chanteur, qui porte notre foi…oui, nous sommes fiers d’être catalans !… « sempre endavant, mai morirem… »

 

262746_10151320571514255_396219532_n.jpg   Contre l'Etat espagnol :


Lhistoire se chargera de juger la Seconde Restauration espagnole et ses protagonistes. En ce moment,il est difficile déviter un verdict sévère: le taux de chômage, entre 1980 et 2012, a toujours été supérieur à 15% deux années sur trois et supérieur à 20% deux années sur cinq. Il n’y a aucun autre pays européen qui ait connu une situation semblable. En effet, sur les trente-cinq pays classés par leFMI dans la catégorie « économies avancées », un seul (en dehors de lEspagne) a atteint un taux de chômage supérieur à 20%, et ce pour lannée 2012 uniquement, la Grèce.

LEspagne aurait-elle souffert une catastrophe naturelle ? Aurait-elle été victime dun boycott international ? Aurait-elle joué de malchance ? Non, rien de tout cela. Certes, il est vrai que lEspagne nentamait pas son périple au meilleur moment, parce que la crise politique de la transition sest produite en même temps que la plus forte crise économique survenue après la Seconde Guerre mondiale, celle du choc pétrolier, du manque de matières premières et de la dévaluation du dollar. Mais elle partait aussi avec des avantages : sa situation géographique lui a assuré la stabilité politique, lUnion européenne lui a ouvert le plus grand marché du monde et lui a octroyé des aides qui équivalent trois Plans Marshall, le nombre de touristes sest multiplié au-delà des prévisions les plus optimistes, les financiers lui ont prêté des sommes astronomiques dargent et les investisseurslui ont fait confiance à lheure dimplanter des industries productives. Et pourtant, trente-trois ans après ladoption de la Constitution, lEspagne est un pays ruiné, incapable doffrir un avenir à la plupart de ses jeunes et de garantir à ses retraités le paiement des retraites à court et à moyen terme.

Dans ce contexte, Felipe González et José Maria Aznar sont revenus sur la scène politique pour donner des leçons à leurs successeurs, lun à loccasion dune commémoration et lautre avec la publication dun livre.

«
González a appris aux jeunes à être fainéants », ma un jour déclaré un vieux paysan de lExtrémadoure. Il faisait allusion au P.E.R. (Plan demploi rural), mais il aurait pu évoquer les indemnisations, préretraites et invalidités massives accordées durant la reconversion ; ou la régulation du chômage qui na jamais encouragé les bénéficiaires à accepter un travail. Felipe González a un certain nombre de réussites à son compte, personne ne peut peut en douter; mais il a aussi une grande responsabilité dans la situation actuelle, entre autres parce que cest lui qui a lancé, avec « les fastes de 1992 » - -organisation simultanée des Jeux olympiques de Barcelone, de lExpo de Séville et de la Capitale de la culture à Madrid - la politique de grandes dépenses publiques somptuaires, ainsi que la politique dinfrastructures non prioritaires avec le TGV Madrid-Séville.

Aznar, quant à lui, il a démultiplié ces politiques alimentant ainsi une bulle immobilière qui allait finalement nous dévorer. À la fin de sa première législature, lEspagne avait atteint un équilibre relatif, avec un taux de chômage, 10,6%, qui commençait à être raisonnable, une inflation modérée, la balance extérieure et la balance fiscale contrôlées. Il a mis le pied sur laccélérateur en maintenant le prix de lélectricité en-dessous du coût de production, avec une hausse de la dette publique et une folle politique de travaux publics qui comprenait la rénovation de tous les aéroportset la construction du plus vaste réseau ferroviaire de grande vitesse au monde. Pour soutenir leuphorie, il a toléré lentrée de deux millions dimmigrés, dont deux tiers par laéroport Barajas de Madrid.

La seconde Restauration a été caractérisée par les grands chantiers de travaux publics, mais tous les gouvernements sans exception ont scrupuleusement veillé à ne pas articuler du point de vue logistique la zone exportatrice la plus dynamique. Il y a quelques jours, dans ce même journal, Josep Parcerisa parlait du cul-de-sac ferroviaire que constitue Llorca, entre Alicante et Almeria ; la voieentre Tarragone et Vandellòs na pas encore été dédoublée à ce jour ; le PSOE et le PP au Gouvernement et aux Cortès ont frustré laxe méditerranéen de marchandises, conçu et défendu par lUnion européenne, pour le rendre subsidiaire dun axe central impossible Une politique suicide.

Il semble quà lorigine de lautoroute de la Méditerranée la seule grande infrastructure du franquisme à ne pas répondre au schéma radial il y avait le rapport bien connu que la Banque mondiale avait rédigé en 1961 lorsque le régime franquiste avait implorait de laide à lextérieur. Aujourdhui, comme alors, il faut que lon vienne de lextérieur pour suggérer à lEspagne de concevoir rationnellement ses infrastructures ; ainsi, le commissaire aux Transports, Siim Kallas, corrige les plans espagnols en argumentant « quil faut garantir que les connexions viennent de quelque part et aillent quelque part ».

Les dirigeants espagnols auront besoin de beaucoup dhumilité pour gérer les conséquences des décisions prises par leurs prédécesseurs. Il serait souhaitable que ces derniers apprennent au moins à se taire.

Miquel PUIG

Traduction de l'article "Estarien millor callats" publié dans ARA, par Montserrat Vallribera.

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 11:13

images-copie-9.jpeg  La Catalogne à Montolieu

 

 Samedi 26 janvier de 15h30 à 18h au Musée des Arts et Métiers du livre se tiendra le volet littéraire des Ampélofolies du Cabardès. Suite logique du partenariat culturel mis en place en 2012 avec la première partie de l’exposition sur la gravure du collectionneur privé monsieur Antoni Gelonch Viladegut, c’est le thème « Catalunya » qui a été retenue pour cette édition 2013 des Ampélofolies. Programme :

Lecture à voix haute avec Sophie Delarue, compagnie Recto Verso, des textes de Ludovic Massé, auteur Catalan.

Rencontre de créateurs et vernissage de l’exposition « Paysages catalans, gravures plurielles et livres singuliers de Ibéria et Pier Lanoé (exposition présentée jusqu’au 15 mars)

Rencontre et conférence Catalunya avec Mme Aguilô, historienne des vins, Mme Roura, propriétaire d’une cave à Alella et Mme Roser Huguet, secrétaire du Conseil Regulador de la Denominacó d’Origin Alella.

Une citation d’un autre Catalan célèbre, Salvador Dali, « Qui sait déguster ne boit plus jamais de vin mais goûte des secrets » présidera sûrement à la dégustation qui clôturera la manifestation.

 

(Musée des Arts et Métiers du livre 39 rue de la mairie 11170 Montolieu- 04 68 24 80 04)

 

* Les déambulations de Julien Verjoul : Clotilde RIPOULL -images-copie-10.jpeg

 

 

Notre reporter s'est rendu hier soir aux voeux de l'élue d'opposition, autrefois centriste Modem, à présent catalaniste. Plutôt a couru à la galette : en effet, au Park hôtel, le cocktail ne peut qu'être alléchant...Hélas trop de monde et la configuration de la pièce et des tables faisait que Verjoul se trouva coincé dans un coin, en agréable compagnie toutefois : Vicente Madramani, directeur de la célèbre galerie de Perpignan...

 

Pour boire un muscat, ce fut une autre galère, les militants ripoulliens se montrant des adeptes tenaces de la dive bouteille... Un public très mêlé et mitigé, classe moyenne et commerçante (présence de Pierre Barbé, pour la CCI d'opposition), peu de visages connus, pas d'écrivains : ils s'étaient donné rendez-vous à la maison rouge, au même moment, un peu plus haut, dans le quartier...

Le discours de Clotilde fut bon et offensif; agressif contre la mairie et son aire Pujol, sur la propreté, la sécurité, l'endettement...De bonnes formules, de l'humour, de la gentillesse : il ne manque à Clo qu'un bon accent catalan (dans la République française ou dans une Catalonya indépendante..?)

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:05

images-copie-8.jpeg  LITTERATURE ET CINEMA : LA VILLE DE NAPLES S'INVITE A PERPIGNAN 

 

Rencontre-débat organisée par le CML avec Jean-Noël Schifano, vendredi 25 janvier 2013 à 18h00 dans le cadre de la saison italienne au Théâtre de l'Archipel (entrée libre), suivie à 21h30 au Cinéma Castillet de la projection du film de Matteo Garrone, "Reality" (avec Aniello Arena, Loredana Simioli et Nando Poaone) 

 

Sicilien par son père et lyonnais par sa mère, Jean-Noël Schifano a dirigé de 1992 à 1998 l’Institut français de Naples. Il a traduit les grands auteurs italiens parmi lesquels Umberto Eco, Leonardo Sciascia, Alberto Savinio, Italo Svevo, Elsa Morante. Il a publié notamment, chez Gallimard, L’Education anatomique, Chroniques napolitaines, La Danse des ardents, Les Rendez-vous de Fausta.

Jean-Noël Schifano voue une passion à Naples, qui est présente dans tous ses livres depuis 1981. Il a vécu dans la “cité parthénopéenne” durant plusieurs années et il en a été fait “citoyen d’honneur”. Il y a dirigé l’Institut français de 1992 à 1998, après avoir enseigné dans les principales universités du sud de l’Italie. En 2007, il publiait chez Plon un Dictionnaire amoureux dédié à cette ville qui est pour lui une véritable source de vie et de création.

Naples, capitale trimillénaire, dont la vie à la vitalité inusable jusqu'à la désespérance semble tenir du miracle d'endurance, d'expansion dans l'adversité même, n'est-elle qu'une ville ? Les Napolitains les plus avisés ne parlent-ils pas de «Nation napolitaine» ? Mais pourquoi séduit-elle aveuglément, inquiète-t-elle, fait-elle encore peur, quoi qu'on en dise, quoi qu'on en chante les amours et les jouissances, comme notre dernière chimère ?...

Naples apparaît telle que Jean-Noël Schifano nous la montre, avec science et passion, dans sa splendeur, identique en ses pérennes métamorphoses : elle est non seulement une ville unique au cœur de l'Occident, mais, aujourd'hui encore et plus que jamais, une véritable civilisation qui, contrairement aux autres, nous le savons désormais, n'est pas mortelle.

 

"Reality" - Quand la télé rend fou

 

Le débat avec Jean-Noël Schifano au Théâtre de l'Archipel sera suivi d'une projection du film Reality à 21h30 au Cinéma Castillet. Il s'agit d'une comédie couronnée du Grand prix du jury au dernier festival de Cannes. Après son film réussi sur la violence de la Camorra dans Gomorra (Grand Prix à Cannes en 2008), le réalisateur italien Matteo Garrone s’attaque cette fois aux émissions de téléréalité qui sévissent un peu partout dans le monde. Reality nous projette au cœur du problème : l’insatiable désir de devenir riche et célèbre peut se déclencher à tout moment. Reality nous accueille avec un magnifique travelling vu d’oiseau sur Naples. La ville semble encore endormie, quand tout d’un coup apparaît une calèche en or, tirée par de magnifiques chevaux blancs. La fabuleuse séquence en plongée dure quelques minutes, jusqu'à ce que les futurs mariés quittent la calèche sous les applaudissements et les confettis des invités. On n'est pas dans un conte de fée, mais à une fête de mariage. Enzo, la star de la plus célèbre émission de téléréalité en Italie, est l’invité un peu spécial de cette cérémonie. Avant de s’envoler à bord d’un hélicoptère pour le prochain rendez-vous, il déclare aux mariés : « N’abandonnez jamais vos rêves. »

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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