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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 16:14

images-copie-17.jpeg  photo : Jacky Terrasson.

 

 

Depuis le concert "Mistico Mediterraneo", cet été, aux Rois de Majorque, sous un ciel tiède et bleu-noir-Soulages, Julien n'avait pas été emporté par une nouvelle plage musicale... Paolo Fresu avec les voix de A Filetta et le bandoneon de D. di Bonaventura, c'était une nuit  estivale inoubliable... 

 

A présent, c'est une autre saison, amis aussi une autre passion : le piano exalté et multiforme de J.Terrasson : son CD s'appelle "Gouache" et le jazzman peint sur l'ivoire du clavier: il colorie les airs de Sonny Rollings, de John Lennon ou d'Amy Winehouse ! Du rythme, la clarinette de Michel Portal : un régal !

 

Dans un autre domaine, plus classique, mais loufoque et jazzy, aussi, voici le pianiste A.Tharaud qui rend hommage au "Boeuf sur le toit", avec un disque et un spectacle nomade (avec Nathalie Dessay, Frank Braley, Madeleine Peyroux...le 14 octobre à la cité de la musique, à Paris !)

 

On se souvient de l'aventure de Darius Milhaud : à l'armistice de 1918, il revient de Rio, se mêle à l'avant-garde et, avec Cocteau, se longe dans l'euphorie de l'après-guerre...Après"Parade" de son amie, Darius va créer "Le Boeuf sur le toit" à la comédie des Champs-Elysées, le 21/2/1920. C'est une farce surréaliste qui, sur scène montre des vedettes venues du cirque Médrano, dans un décor de Dufy.Le spectacle mélange les genres, jazz, air populaire brésilien, l'esprit su café-concert...

 

Julien se passe et repasse ces trois disques, jusqu'à la nausée...Mais l'écoeurement ne veut pas venir...

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 18:38

madres--pascal-Y-et-Michel-C.JPG refuge-du-Caillau--pascal-et-moi.JPG   photos au refuge du Caillau. (C) Pascal Yvernault,, Michel Cristofol et J.Pierre Bonnel.

 

 

Juste avant la grande rando du samedi 30 septembre, Groupama avait fait machine arrière : le massif du Madres (à partir du col de Jau ou des lacs de Nohèdes, 66) serait ouvert à tous... Les chasses à courre, aux sangliers, pour les banquiers et sociétaires de la banque mutualiste, on n'en parle plus, ça se fera en catimini...

 

On y est pourtant allé voir de près, à partir de la barrière installée après le refuge jusqu'au sommet, donnant sur le Capcir, à partir d'un cirque admirable : 7h30 de marche, il faut partir de très bonne heure, ou bien coucher dans la petite cabane (en dur) de la Balmette, juste avant le cirque...

 

Tout était calme et beau, pas de gardes ni de chasseurs ! Seules, les pancartes "défense de ramasser les champignons" nous ont incommodés. Des ramasseurs de cèpes et de lactaires, il s'en trouvait des dizaines, mais plus bas, à partir de l'ancienne station de ski, jusqu'au refuge. Plus haut, le sol est plus sec, rien que de mauvais champignons..

 

Cette rando est enthousiasmante, par la traversée de riches forêts, par la piste sinueuse qui suit la rivière Castellane, le long de prairies et de points d'eau remplis de truites... Malgré la fatigue de la rude montée, on s'extasie à l'arrivée dans le cirque, ceint de crêtes enneigées...

 

Encore une fois, rechantons le poncif "que la montagne est belle", surtout si elle est accessible à tous, toute l'années et si sa gestion est démocratique, dans le respect des hommes et de la nature !!!

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 19:31

Edition gastronomique : pour la 14ème année consécutive, «Le Malin Gourmand» nous met l'’eau à la bouche

 

«Le Malin Gourmand», guide unique des métiers de bouche en Pyrénées-Roussillon, offre une visite originale de notre région, des points de vue artisanal et gastronomique.

 

Édité pour la 14ème année consécutive, il propose bon nombre d'’informations, indispensables au consommateur, classées par rubrique et par corporation. En particulier, il révèle 9 tests-goût ainsi que 16 nouvelles recettes artisanales, des réalisations issues de l'’esprit inventif de nos artisans, chefs et maîtres queux locaux. Fort d’une nouvelle mise en page encore plus attrayante, il met l’'accent sur bon nombre d’'entrepreneurs et leurs atouts, distingués à titre individuel ou collectif, tout en visitant des domaines aussi éclectiques que la boucherie, la charcuterie, les traiteurs, les volailles et rôtisserie, les boulangers et pâtissiers, les épiciers, les grossistes, les espaces spécialisés, les fruits et légumes, l’alimentation bio, les produits des terroirs, les bonnes tables...

 

Cette année, la parole est donnée à certains acteurs locaux incontournables sous les titres « Paroles de » et « Le mot de » pour finir par deux mises en lumière de deux professionnels de talent de Saillagouse.

On a goût et plaisir à redécouvrir ainsi, parmi les partenaires-acteurs qualitatifs de notre département, Vila, Segui (meilleur ouvrier de France 2011), Michel Roger, Cano, Alda, Blazi, Bonzom, Lafont, Planas, Asia Center, Reynal, S.P.F., Le Chalut, Le Ponte Vecchio, Al Très, La Balette, Planes.

 

Dès aujourd’hui, 19 000 exemplaires du Malin Gourmand 2012 sont distribués gratuitement dans les Pyrénées-Orientales. Ils sont mis à disposition du public par le biais de près de 150 points locaux de diffusion, répartis entre les commerces, les métiers de bouche, les institutions professionnelles, les associations et davantage de comités d’entreprise

Le guide nouveau compte toujours 80 pages, d'’une composition et d'’un contenu éditoriaux encore à la hausse. A noter que «Le Malin Gourmand», répertoire des Métiers de Bouche en Pyrénées-Roussillon, est une marque déposée, exploitée et éditée par la société Orvaloris, sise Mas Guérido à Cabestany, et toujours conçue et fabriquée en France. Donc, fins gourmets
bonne lecture et à vos papilles ! (Merci à Jean Iglésis pour cette information pleine de saveurs..!

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 16:31

cerdans.JPG        De retour du théâtre de l'Archipel, vendredi soir, après la représentation des "Noces de Figaro", Julien Verjoul se sentait comblé, ravi par les voix, les costumes, l'orchestre... Ce théâtre coûte cher, mais, à présent, le "mal" est fait, on ne va pas le détruire; ce n'est plus qu'un argument électoral, mais il faut coaliser toutes les énergies pour préserver cette salle de spectacles... aide de mécènes,  d'entreprises privées, contributions du conseil général et de la communauté de communes...

 

Malgré cette douce euphorie, Julien en voulait encore cette année à la municipalité, aux artistes, aux décideurs, de ne pas avoir instauré une "nuit blanche", comme à Paris...

 

Alors, il se mit à rêver d'installations et de happenings dans la rue, ou près des bâtiments culturels ou historiques de la ville... Le président de la région a décidé d'accueillir, le matin, aux Rois de Majorque, les "nouveaux arrivants" vite catalanisés : grillade, stands, sardanes...C'est bien, mais...

 

      Il fallait mettre le feu dans la ville et imposer la fête à chaque coin de rue...

 

Alors, Julien se contentera de l'animation du café "L'Ubu", place Rigaud, d'un atelier d'écriture en catalan à la médiathèque, de concerts de rock au palais des Congrès, d'une rencontre autour d'un vino verde et d'un plat de morue, au restau portugais, place Rigaud encore, lieu convivial où toutes les nationalités et marginalités se parlent...

 

Mais la nuit perpignanaise ferme vite ses volets, dès que la nuit tombe, même le samedi soir...Se rendre jusqu'au village d'Alénya pour un concert de jazz, avec Didier Malherbe et Eric Löher...En attendant la "nuit blanche du 20 octobre", au même endroit !

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 11:19

images-copie-16.jpeg       Les écrivains qui ont le mieux décrit la cité catalane sont rarement des écrivains catalans. A part Bausil et Claude Simon (1), il faut compter sur les romans policiers de Marion Poirson (éditions Trabucaire) et sur l'audois génial Joseph Delteil (2).

 

Il sait analyser l'âme catalane : "L'influence latine a laissé au Catalan le goût de la netteté. L'influence islamique a engendré une certaine sensualité. L'influence espagnole a apporté le goût de la couleur..." (page 9, dans l'édition introuvable ou fort coûteuse de 1927 - j'ai repéré cet ouvrage chez un bouquiniste au prix de 45 euros ! On peut sans doute marchander..)

 

    Son écriture poétique se développe dans l'évocation du défunt carnaval perpignanais, mais c'est dans l'humour que l'écriture s'anime souvent : le thème de la cuisine a fait l'objet d'un ouvrage inoubliable :"La cuisine paléolithique", Arléa)

 

   L'humanisme de Delteil est à apprécier dans sa célébration des paysans : "L'homme a le sens naturel du bonheur. On se plaint parfois de la désertion des campagnes...Ils ont le goût et le besoin de la joie. Ils filent aux villes, à la Ville. Ne me faites pas dire qu'ils y jouissent plus et mieux qu'aux champs..."

 

Ce livre est un bel hommage à l'esprit provincial, mais Delteil n'hésite pas à montrer la mesquinerie de certaines institutions littéraires, distribuant des prix dépourvues de valeur à des écrivaillons dépourvus de talent : "L'art en Province, parlons-en ! Il y a les Félibriges, Rosati, Jeux Floraux et autres balivernes du même tonneau..." (p.32)

 

L'auteur revient aux vrais artistes, aux écrivains qui ont du style, Montherlant le Catalan, Bausil, Carlos de Lazermet, bien sûr, l'immense Aristide Maillol; à ce propos, il faudrait citer toutes les pages (63/65) consacrées à l'ermite du mas de la Roume, mais c'est à toi lecteur, à vous, lectrice, de vous ruer sur ce petit livre inimitable, par le ton, mi joyeux-mi acerbe, face à la petitesse ambiante de ces bourgeois et pseudo-esthètes du XXème siècle... 

 

Le thème paraît suranné ? Que non, la bêtise provinciale et la fatuité catalane règnent toujours en maîtresses indéboulonnables; seuls changent les modes, les médias, la communication trompeuse, les projets architecturaux coûteux et vains...

 

Quelle sensualité dans la perception stylistique; on s'arrête dans la lecture au détour d'un passage succint, mais admirable, pareil à un instantané photographique; à propos de Collioure, par exemple:

 

"Il y eut ce Collioure éclatant et tendre, avec ses beaux anchois de pourpre, ses murs de mer, et cette ruelle en queue de cochon où deux chats l'un sur l'autre faisaient l'amour dans le ruisseau..."

 

---

(1) voir "Promenade littéraire dans les rues de Perpignan" (Mare Nostrum, 2004)

(2) "Perpignan"éditions Emile-Paul Frères, Paris, 1927. Réédition par un éditeur de Carcassonne : Collot, 1984)

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 18:37

Le dernier homme qui parlait catalan, de Carles Casajuana

 

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  Le dernier homme qui parlait catalan, de Carles Casajuana, s’agit d’un livre portant sur l’existence de la langue catalane, dans un contexte de création littéraire, de problème immobilier auquel la Catalogne et le reste de l’Espagne font face. Casajuana nous présente Rovira, un auteur qui écrit en castillan et qui malgré les pressions du co-propriétaire, majoritaire de son immeuble, essaie de terminer son roman.

     Un conflit éclate entre le co-propriétaire majoritaire de l’édifice et l’écrivain. Ce conflit se présente par le refus de Rovira à quitter ou vendre son appartement. Il refuse de partir, car au-delà du bénéfice économique qui est la motivation principale du co-propriétaire, à l’opposé, Rovira perçoit son appartement comme source d’inspiration essentielle dans l’écriture de son oeuvre.

 Par ailleurs, tout au long du livre, l’auteur nous présente Rovira comme étant relativement aisé économiquement. Il est fonctionnaire, il a pu prendre un congé de plusieurs mois pour écrire son roman. Donc, cet auteur ne vit pas exclusivement de l’écriture. Aussi, ayant fait son éducation en castillan, et s'exprimant en partie en castillan, la pérennité de la langue catalane n’est pas perçue par ce dernier comme étant nécessaire dans la diffusion littéraire, et ce, même dans certains aspects de la vie courante.

 En outre, très tôt, on nous présente un jeune écrivain catalan, Balaguer, «squatter» dans l’un des multiples appartements laissés vacants dans l’immeuble. Celui-ci contraste avec Rovira. Il débute dans l’écriture, et sa rencontre avec Rovira se déroulera autour des romans de ce dernier, et du tout premier en cours de Balaguer, qui est Le dernier homme qui parlait catalan. Ce jeune aspirant romancier écrit en catalan, dont il voue un véritable culte. De plus, bien qu’il fréquente l’immeuble de Rovira, il vit chez sa copine.

 Rapidement ces deux auteurs vont se rapprocher. Il y a un certain respect du cadet face à son aîné, puisqu’il a lut ses oeuvres. Cependant, la trame centrale de l’œuvre est que le jeune écrivain va affirmer à son aîné que ses œuvres écrites en castillan seraient davantage intéressantes en catalan. Celle-ci enrichirait la profondeur et la fluidité de ses œuvres, car cette écriture serait un portrait plus fidèle de sa pensée originale, en langue catalane. Il affirme que la transition entre deux langues fait généralement perdre l’essence même de la pensée de l’auteur.

 Sans dévoiler davantage le cheminement du livre, il faut présenter l’axe central, le danger de disparition de la langue catalane.

C’est un conflit idéologique entre une interprétation minoritaire de parlant catalan devant l’immensité des locuteurs castillans. Le double débat sera reflété aussi à travers le roman de Balager, où l’on voit le dernier représentant d’une langue, dans cas c’est le catalan.  Cette idée, comme mentionné lors du débat, est probablement inspiré par l’existence réelle du dernier homme qui parla le dalmatien.

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 16:53

Bientôt, reportage sur le massif du MADRES ! madres.jpg

Jazzèbre à Perpignan : concerts de jazz, artistes de jazz....Chers amis du Zèbre,
 

  

La Tournée Régionale avec Didier Malherbe et Eric Löhrer prend les routes du département et de l'Aude dès ce soir jusqu'à samedi 6 octobre :

 


DIDIER MALHERBE et ERIC LÖHRER
"Nuit d'Ombrelle"


Mercredi 3 octobre à 18h30
Hôpital Spécialisé de THUIR

Tarifs Thuir : 5€ / gratuit*
(*pour les patients, leurs familles et le personnel de l'Hôpital)


Jeudi 4 octobre à 21h00
Cinéma Le Lido de PRADES

Sans oublier la projection du film
"Dead Man" de J. Jarmusch à 18h



Vendredi 5 octobre à 21h00
Jazz au Caveau de CAUNES-MINERVOIS


Samedi 6 octobre à 21h00
Caves Ecoiffier d'ALENYA


Tarifs : 12€ / 9€ / 6€


Prochain rendez-vous Jazzèbre : 

"L’ÉCHAPPÉE DU ZÈBRE" avec 
LA FACE CACHÉE DES SOUS-BOIS
 
 

 

Dimanche 7 octobre

Départ des cyclistes à 10h
Place de la Victoire - PERPIGNAN

Arrivée des cyclistes et non-cyclistes à 12h
Jardin des Plantes - SAINT-CYPRIEN

Concert à 14H

Penser à prendre votre pique-nique
(le vin et le café seront offerts)

Entrée libre

 


A TRÈS BIENTÔT!!!

  VENEZ NOMBREUX!!!

Renseignements et réservations :

Maison du Festival Jazzèbre

Place Gambetta
(Ancienne Société Générale)

PERPIGNAN

Du mardi au samedi de 11h à 19h

04 68 51 13 14 / www.jazzebre.com

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 18:42

le-ciel-de-ma-maison.JPG   (C) Jean-Pierre Bonnel - Le ciel de ma maison...

 

 

 

    Dimanche dernier, au matin brumeux, Julien aurait mieux fait de rester dans son lit, dont le ciel était constellé de nuages humides. Il n'avait pas voulu se rendre à Rivesaltes avec la foule des bobos-pseudo-intellos courant écouter la bonne parole de M.Onfray. Il revient pour la troisième fois, il aime la province, les plumitifs de la plaine, le vin des côtes du Rousillon...Il fustige les critiques, les Parisiens et même les Aixois, le bel ange moralisateur...

 

   Non, Verjoul devait monter jusqu'à Villefranche, porte du Conflent, belle forteresse aménagée par l'infatigable Vauban ! 

  Mais montrer, dédicacer des livres dans ces ruelles est de l'ordre de l'exploit : des bus entiers s'arrêtent, le flot des touristes se déversent, mais ces promeneurs du dimanche n'ont pas un regard pour les stands installés devant la salle des fêtes. Malgré une stratégie improvisée : mettre des chaises au milieu de la rue, lire un poème ou déclamer une page, rien n'y fait ! Le livre fait-il peur ? Ou son prix ? En fait, because toujours la crise, le livre est secondaire, d'abord le restau (ils étaient pleins !), puis un colifichet en guise de souvenir, et hop, on repart ...

 

   Avec ses amis littérateurs, Julien apprit que la division règne dans ce village, ce qui n'arrange pas la mise en route et la communication d'un événement. L'ancienne association s'occupant du salon du livre a démissionné; la nouvelle ne s'entend pas avec le correspondant du journal L'Indépendant...Le maire a démissionné, une conseillère a pris sa place, mais elle ne fait pas l'unanimité; mais les deux listes ont fusionné dans le plus grand désordre; mais on n'a pas vu Huguette, la mairesse, et peu d'habitants se sont intéressés aux livres exposés, à part Bernard le sympathique bouquiniste... Etrange village ! Ah, il faut ajouter que le curé s'est marié et que la place est libre, avis aux chômeurs...

 

La journée fut triste et humide ! Dommage car Villefranche a du cachet, mais il vaut mieux ne pas savoir ce qui se passe entre les 240 habitants...

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 11:16

images-copie-15.jpeg    Acteur, vigneron, Audois, l'acteur Pierre Richard prête sa notoriété pour participer à une campagne publicitaire destinée à créer une gare TGV à Narbonne. Le slogan est simple et direct : "L'Aude veut sa gare TGV à Narbonne." C'est la photo du vigneron de Gruissan qui est plus parlante et convaincante, en présentant une figure de responsable d'entreprise ou politique, en costume et cravate, désirant se rendre à Paris (ou à Barcelone). On est loin du personnage loufoque et ébouriffé des films comiques bien connus ...

 

Les Audois ont compris la rivalité ente Rivesaltes et Perpignan; celle-ci a "fabriqué" le quartier du Centre du Monde, des bureaux (vides, encore) et une nouvelle gare avec galerie marchande (fantomatique, encore...), tandis que Rivesaltes a misé sur la proximité avec l'aéroport et avec son territoire d'entreprises, près du Camp d'internement de Rivesaltes.

 

   En annonçant tout récemment l'inauguration officielle du camp rénové devenant Mémorial  (1er juin 2015), avec musée et création de quatre emplois permanents sur le site, Christian Bourquin défend de façon implicite une virtuelle gare TGV à Rivesaltes et enfonce un coin dans les utopies décadentes des élus perpignanais...

 

Les Audois se sont unis, pour une fois, villes, conseil général et personnalités. Leurs arguments sont massue : Narbonne, depuis l'Antiquité, a toujours été un noeud de communication essentiel, près de la mer, vers le sud et le nord, vers Toulouse et Barcelone... En outre, la gauche au pouvoir opterait pour l'Aude, premier département socialiste en voix,  plutôt que pour une ville catalane de droite (voire d'extrême-droite, aux élections de 1914)

 

Les PO vont-elles embrayer et suivre la campagne publicitaire. Le département du 66 a-t-elle une personnalité crédible au plan national..? Non, c'est évident : rien que des artistes ou écrivains de seconde zone dans ce département qui risque de voir le TGV filer de Barcelone à Narbonne sans s'arrêter !! Les Catalans peuvent se moquer des "Gavatxs" (étrangers, foresters, gens du "nord", d'outre Corbières...et autres débilités nationalistes), les Audois montrent avec P.Richard (et la championne de judo Automne Pavia) un réel dynamisme ! 

 

 

 

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 21:14

   1.  Rencontre littéraire avec Nicolas Berjoan sur l'identité du Roussillon à la Médiathèque de Perpignan le 5 octobre 2012

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La Médiathèque de Perpignan propose le vendredi 5 octobre 2012 à partir de 18 heures une rencontre avec Nicolas Berjoan, autour de son ouvrage L'identité du Roussillon, penser un pays catalan à l'âge des nations (1780-2000).

 

Comment et pourquoi les Catalans du Roussillon en sont-ils venus à se dire Français ? Comment ont-ils perçu les mutations culturelles qui ont accompagné le processus de nationalisation depuis la toute fin du 18ème siècle ? Comment ont-ils appréhendé l'apparition du nationalisme catalan au sud de la frontière à partir des années 1880 ? Pour répondre à ces questions ce livre rend la parole aux Roussillonnais qui ont cherché à définir l'identité nord-catalane, de Joseph Barthélémy Carrère à Michel Brunet, en passant par François Jaubert de Passa, Jean Amade, Llorenç Planes ou Alicia Marcet.

Ce faisant, il ne découvre pas une série de lamentations passéistes ou de revendications pricocholines, mais l'effort de compréhension réalisé par les intellectuels d'un petit peuple qui s'interroge sur son devenir. Et c'est à une réflexion universelle sur l'identité, la culture, le pouvoir, qu'il invite le lecteur à partir de sa matière catalane. 

Nicoals Berjoan, docteur de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et agrégé d'histoire, enseigne actuellement à l'université de Provence. Spécialiste des nationalismes périphériques et des mouvements régionalistes, il s'intéresse particulièrement aux réactions qu'ont suscité les processus de nationalisation français et espagnol dans les pays catalans. Le livre de Nicolas Berjoan a reçu le Prix Méditerranée Roussillon 2012.

 

(Du Zoom, programme culturel des bibliothèques de la Ville de Perpignan, septembre - octobre 2012)

 

2. M.ARCENS : A la librairie Torcatis (Perpignan) : 12/10/2012 : PRESENTATION DU LIVRE SUR COLTRANE

A 18H00

Rencontre avec JACQUES ABOUCAYA, essayiste, romancier et chroniqueur de jazz

pour la présentation du dernier ouvrage de MICHEL ARCENS:

 

"JOHN COLTRANE, LA MUSIQUE SANS RAISON"

éd. Alter Ego - Esquisses d'une philosophie imaginaire, essai pour une phénoménologie du jazz" en présence de l'auteur... Analyse, lecture d'extraits et musique...

 

 

26/10/2012 : PRESENTATION DE L'OUVRAGE - A 18H00 : Rencontre avec MICHEL ARCENS pour la présentation de l'ouvrage "Les blessures du désir, pulsions et puissances en jazz"  éd. Alter Ego

 

De Jean-Pierre MOUSSARON, Directeur de programme au Collège International de

Philosophie, mais aussi écrivain et considéré comme l'une des "voix neuves"

de la critique de jazz. moi-et-michel-arcens.jpg

 

 

 

  (Avec M.Arcens, photo Loïc Robinot)

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