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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 11:24

 

 

"La Russie est une grande démocratie". Cette phrase de Gérard Depardieu n'a pas du faire sourire les journalistes, défenseurs des droits et artistes mis en prison par le régime autoritaire du président Poutine.

Pendant que l'acteur se félicite d'être devenu citoyen russe,deux des trois musiciennes du groupe féministe Pussy Riot croupissent dans des camps de travail pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse". Leur tort ? Avoir prononcé une prière anti-Poutine lors d'un concert à la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou.

Pour exprimer notre soutien à celles qui sont devenues le symbole de la répression en Russie, j'ai lancé avec les élus de notre groupe une pétition sur Change.org demandant au Conseil de Paris de nommer les Pussy Riot "citoyennes d’honneur" de la ville de Paris.

Cliquez ici pour signer notre pétition et partagez-la autour de vous.

Nommer les Pussy Riot à ce titre serait un geste fort. Paris avait nommé "Citoyennes d'Honneur" la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt ou la Birmane Aung San Suu Kyi, lorsqu'elles étaient détenues. Comme elles, les Pussy Riot luttent pour la promotion de la liberté et de la démocratie dans leur pays, valeurs que la ville de Paris défend depuis toujours.

Le Conseil de Paris se prononcera dans quelques jours sur notre proposition de nommer les Pussy Riot à ce titre. Un grand soutien populaire à cette initiative est indispensable pour convaincre les membres du Conseil. Pouvez-vous nous rejoindre?

Cliquez-ici pour signer notre pétition et soutenir la candidature des Pussy Riot au titre de citoyennes d’honneur de la Ville de Paris.

Denis Baupin, député, Vice-Président de l'Assemblée Nationale, et les ÉluEs du groupe EELV à Paris

La Russie vient d'offrir la citoyenneté à Gérard Depardieu. Pour montrer notre attachement à la liberté, offrons la citoyenneté d'honneur de la Ville de Paris aux musiciennes du groupe Pussy Riot, emprisonnées en Russie.

 

Signez la pétition 

 

Qu'est-ce que Change.org ? 

Change.org est la plus grande plateforme mondiale de pétitions, donnant à 25 millions de personnes (dont vous!) le pouvoir de créer le changement qu'elles souhaitent voir. Cliquez ici pour lancer dès maintenant votre pétition sur Change.org. Découvrez ici d'autres pétitions populaires sur Change.org en France. Suivez-nous sur Twitter pour être informé(e) des pétitions qui pourraient vous intéresser.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 18:49

commentaire.pdf-0194.JPG  commentaire.pdf-0197.JPG

 

Vernissage Michel Pagnoux chez Torcatis lundi 21 janvier

 

40 ANS DE CHE AUX TRÉSORS

 

Il y a un peu plus de quarante ans maintenant, 

MICHEL PAGNOUX 

exposait une bande dessinée dun nouveau genre, 

sans doute unique au monde, sans paroles, sans bulles et sans personnages, 

dans les salons de la librairie 

COSTE-TORCATIS.

Depuis, lauteur a légèrement bifurqué vers la peinture, 

mais sans jamais renier lesprit qui lanimait à lépoque, bien au contraire.

Aujourdhui, il revient à la librairie avec des peintures, des dessins et (presque) toutes ses dents, 

à loccasion de la publication dune série de dessins anciens et nouveaudans la revue 

LA LICORNE DHANNIBAL 

qui a le plaisir de linviter.

Le vernissage de lexposition aura lieu 

LUNDI 21 JANVIER à partir de 18h. 

Il sera loccasion de rencontrer lartiste ainsi que la joyeuse équipe des « Authentiques Cabochards de lIf » 

qui produisent la revue depuis une bonne dizaine d années.

 

40 ANS DE PÊCHE AUX TRÉSORS

 

 

Il y a un peu plus de quarante ans maintenant, MICHEL PAGNOUX exposait une bande dessinée

d’un nouveau genre, sans doute unique au monde, sans parole, sans bulle et sans personnage, dans

les salons de la librairie TORCATIS.

Depuis, l’auteur a légèrement bifurqué vers la peinture, mais sans jamais renier l’esprit qui l’animait à l’époque,

bien au contraire.

Aujourd’hui, il revient à la librairie avec des peintures, des dessins et (presque) toutes ses dents, à l’occasion de

la publication d’une série de dessins anciens et nouveaux dans la revue LA LICORNE D’HANNIBAL qui lui

fait l’honneur de l’inviter.

 

Le vernissage de l’exposition prévu le 21 Janvier à partir de 18h00 sera l’occasion de rencontrer l’artiste ainsi

que la joyeuse équipe des « Irréductibles Cabochards de l’If » qui produisent la revue depuis une bonne dizaine

d ‘années.

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 15:50

couva3.jpg  Livre de Jean-François Sterell (11 euros-The bookedition) :

  "...Ecrire comme on dessine pour mieux voir, lorsqu'admirer ne suffit plus. Et ce que l'auteur a vu dans La Recherche, c'est un formidable appareil stratégique dirigé contere la mort. Mort refoulée, exclue et qui, par conséquent, est omniprésente."

 

En mourant, en écrivant ...(une lecture de A la Recherche du Temps Perdu), est à présent disponible sur le site de TheBookEdition.( exclusivement )

 

Pour lire des extraits ou commander :

http://www.thebookedition.com/en-mourant-en-ecrivant-de-jean-francois-sterell-p-90274.html

 

P.S : Si Proust vous endort de bonne heure mais que vous connaissez des proustiens, proustophiles voire proustomanes, n'hésitez pas à leur transférer ce message.

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 10:26

Le Baiser par la Fenêtre

Contes pour grandes personnes

 

dits par Cédric Debarbieux

 

SAMEDI 19 JANVIER, à 20H30

Espace Primavera, 6 avenue du Languedoc, Perpignan

 

 

Le Baiser par la Fenêtre

 

Contes pour les grandes personnes, dits par Cédric Debarbieux

 

Samedi 19 janvier, à 20h30, 

à l'Espace Primavera, 6, avenue du Languedoc, 66000 Perpignan

(Parking gratuit)

 

Entrée 10€. Renseignements au 06 68 73 88 72

 

Il fut un temps où les contes pour enfants n'existaient pas. La plupart des histoires qui se racontaient s'adressaient aux adultes. Les enfants dormaient déjà. A eux restaient les... comptines.

 

Aujourd'hui où beaucoup d'adultes auraient honte d'avouer qu'ils adorent les contes, on découvre encore, au cœur de cet immense patrimoine oral de l'humanité, de très nombreuses histoires dont le public cible n'est de toute évidence pas l'enfant.

 

Contes venus d'Orient, lieu habituel de la Sagesse paraît-il, d'Arabie, lieu habituel du Mystère, mais aussi et surtout contes et histoires de nos Provinces, de nos terres, de nos aïeux. Contes anciens, mais contes éternels. Le Baiser par la Fenêtre n'est pas un spectacle de contes coquins ou érotiques (même si certains contes de la Renaissance italienne relèvent de la veine paillarde), mais un florilège d'histoires merveilleuses, de tranches de vie, où l'on parle des rumeurs, des peurs, de l'amour, des contes où l'on se moque gentiment de nos propres défauts, des histoires qui font rire, puis qui font réfléchir parce que leur niaiserie n'est que feinte...

 

 

**LA LIBRAIRIE TORCATIS vous invite à rencontrer

le samedi 19 janvier 2013 de 11h00 à 12h30

 

GEORGES FERRE pour la dégustation de son dernier livre

L'AME DU VIN Symbolisme et spiritualité dans les trois religions Ed. Dervy

et pour la présentation des vins "Château de Caladroy"

 

A l'occasion de la présentation de son dernier livre "L'âme du vin", l'historien

Georges Ferré vous propose un voyage symbolique et spirituel dans le Judaïsme,

le Christianisme et l'Islam. En s'appuyant sur différents "textes sacrés", historiques

et poétiques, en projetant des oeuvres picturales, Georges Ferré essaiera

d'appréhender l'influence du fruit de la vigne, tant dans l'imaginaire que dans la

réalité quotidienne.

Suivi ce même jour, à 15h, par une conférence-diaporama à la Médiathèque de Perpignan.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 12:18

 

Lecture : "Libertalia, une utopie pirate", de Daniel Defoe (éditions Phébus et  Libertalia, Paris, 2012)

 

Dans cet extrait de "L'Histoire générale des plus fameux pyrates", D.Defoe (1660-1731), auteur du célébrissime "Robinson Crusoé", relate les aventures du capitaine Misson, "l'homme le plus doux dans ses manières qui eût jamais sabordé un navire ou tranché une gorge", et de son complice, l'hérétique Carraccioli qui, las de courir les mers, décident de s'installer à Madagascar pour y fonder une république égalitaire, tout en continuant à piller les navires passant à leur portée. La propriété est abolie, les ressources mises  en commun; les distinctions de classe, de sexe et de race disparaissent. Le rêve sera cependant de courte durée...

 

"...La république utopique appelée "Libertalia" à Madagascar renvoie à l'ancienne prophétie selon laquelle le paradis se trouverait sur la côte est de l'Afrique; elle s'inspire déjà des idéaux révolutionnaires de liberté, d'égalité et de fraternité. Les habitants seraiet en effet les "gardiens vigilants des droits et des libertés du peuple"; ils se dressent telles "les barrières contre les riches et leur pouvoir..." (extrait de la postface, page 129, qui contextualise de façon historique le mythe "Libertalia" et atténue les bondieuseries et remarques ethnocentrées, voire racistes, de Daniel Defoe.

 

Extraits : La défense des valeurs humanistes : "..Il lui incombait de leur recommander un amour fraternel. Il fallait bannir moqueries et rancunes personnelles, instaurer entre eux l'entente et l'harmonie..." (page 33) - "...On affecta les Nègres, un par un, aux cabines des Français, et ils témoignèrent par des gesticulations toute leur reconnaissance de se voir libérés de leurs chaînes..." (page 53) - 

 

-La description de ce paradis, page 57 : "On y trouve une eau pure, une abondance de poissons et de nourriture fraîche qui leur fut fournie par les naturels en échange de marchandise du bord. DE plus, l'endroit est abrité..."

 

-La libération des esclaves : "Les Nègres de Misson furent mariés de la sorte. On traita les naturels avec beaucoup d'égards, et on leur fit comprendre par signes que liberté leur serait rendue...On les confia aux soins de Blancs qui tâchèrent de leur faire comprendre, de toutes les manières possibles, qu'ils abhorraient l'esclavage..."(page 97). "Ces voyages autour de l'île  permirent de donner aux Nègres récemment délivrés les rudiments de la navigation. Ils montraient beaucoup de bonne volonté, tant pour apprendre le français que pour se rendre utiles..." (page 100).

 

-Le bien commun : "A bord de la prise, Misson avait trouvé abondance de couronnes anglaises; on les serra dans le trésor général, puisque là où tout était mis en commun et où n'existait nulle barrière pour borner la propriété privée, l'argent était inutile..." (p.99)

 

-Le pouvoir pour tous, par tous : "Bâtir la maison commune... Ils avaient en vue un régime démocratique : quand le peuple édicte et juge à la fois ses propres lois,on a affaire au régime le plus convenable; en conséquence ils demandèrent aux hommes de se répartir par dix et d'élire, par groupe, un représentant à l'assemblée constituante chargée de voter des lois saines dans l'intérêt public..." (page 112) 

 

** DuoJatekok4-copie-1.JPG  Les amis d’Alain Marinaro souhaitaient commencer la nouvelle année par un acte de générosité. Ce sera bientôt chose faite grâce au club des Lions Perpignan Méditerranée Orientale qui nous a proposé un concert humanitaire au profit de l’Eléphant vert, une association qui œuvre pour le respect de l’enfant et la prévention de la maltraitance. La Ville de Toulouges a mis généreusement la belle salle du Mil.lénari  à notre disposition le vendredi 18 janvier à 20h30. Nous recevrons le Duo Jatekok composé par les deux pianistes Adélaïde Panaget et Naïri Badal. Certains d’entre vous ont déjà eu l’occasion d’apprécier leur sensibilité artistique et leur entente musicale, l’été dernier à Montner ou en mai à Collioure. Rappelons que ce duo est lauréat du Concours international de Valberg et du Concours Grieg où elles obtinrent le prix spécial Borodine. En 2011, elles ont décroché le premier prix du Concours Roma. Enfin, elles sont invitées par René Martin aux prochaines « Folles journées de Nantes ». Elles nous interprèteront du Debussy, du Ravel, quelques danses slaves de Dvorak et les danses polovtsiennes de Borodine.

Prix des places 15 €. Ces places peuvent être réservées dès à présent en s’adressant à  Daniel Koehler au 04 68 95 01 45 ou au 06 15 38 51 72, ou par mail à  danielkoehler@orange.fr , ou par voie postale à Daniel Koehler – Cami de Bages - 66620 BROUILLA.

Bref, une occasion de conjuguer la solidarité et le plaisir personnel !

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 15:03

WBenjamin.jpgPour une utopie positive

 

 

        "Une carte du monde sur laquelle ne figure pas le pays d'Utopie ne mérite pas le moindre coup d'oeil." Oscar Wilde.

 

On s'intéressera ici au sens positif d'utopie; non à l'acception péjorative qui vise à disqualifier tout projet jugé irréalisable et dépassant les frontières du possible; on se souvient du slogan de Mai 68 : "Soyons réalistes, demandons l'impossible!", qui prenait à rebrousse-poil et de façon poétique l'idéologie frileuse de la société bourgeoise... 

 

On sait aussi que notre société "vit sous l'empire de la haine de l'utopie; haine née dans les années 1840 à l'encontre de l'effervescence utopique de l'époque et qui culmina lors de la répression meurtrière de juin 1848, où, d'un même élan des forces conservatrices cherchèrent à assassiner l'utopie et la révolution... 

 

Selon l'opinion du jour, l'utopie serait le berceau de la domination totalitaire. N'est-ce pas confondre gravement l'utopie et le mythe ? A considérer l'histoire du XXème siècle, ce n'est pas l'utopie qui est le berceau du totalitarisme, mais c'est bien plutôt le totalitarisme qui est le cercueil de l'utopie ou de tout ce qui s'en rapproche..." M.Abensour, "L'utopie, une nécessaire technique du réveil", article paru dans le dossier "L'Atlas des utopies" (Le Monde/La Vie, novembre 2012)

 

Le mot utopie revêt une signification positive car il désigne une voie spécifique de nature à changer la société et à transformer le monde.  (se reporter aux études de Miguel Abensour : "Le procès des Maîtres rêveurs, Utopiques 1", 2011)

 

         L’utopie selon W. Benjamin

 

L'auteur de "Paris, capitale du XIXème siècle", a étudié les phénomènes utopiques en les replaçant dans leur contexte social et historique. Il a compris que, tenter de comprendre une époque, c'est aussi expliquer ses rêves en montrant la"conscience onirique du collectif." Pour lui, l'utopie, c'est le rêve d'un collectif, d'une communauté, d'un peuple : "Le collectif exprime ses conditions de vie dans le rêve.", écrit le philosophe juif allemand. 

Un peu plus tard, en 1964, Ernst Bloch et Adorno, ami de Benjamin et animateur de "L'Ecole de Frankfort", ont montré que la conscience utopique dans le rêve "exprime à la fois l'insatisfaction de ses conditions et le désir d'en surmonter les limites." 

 

W. Benjamin, "guetteur de rêves", interprète des désirs de changement, doit considérer les aspirations collectives tout en refusant la séduction du rêve ou la fascination de l'utopie; le philosophe s'est toujours voulu historien "objectif", tentant d'étudier la société avec le recul voulu; être impartial constituait, pour W.Benjamin, une forme d'engagement politique. Il a su faire la différence entre l'image mythique qui nous replonge de façon passive dans le rêve originel de l'âge d'or et l'image utopique, qui nous mène vers un devenir nouveau, en rupture avec le passé et les ambiguïtés de l'univers du mythe. 

 

Le mythe, c'est le regard en arrière, la pensée qu'on endort. L'utopie, c'est le rêve en avant, c'est le regard prospectif, qui va permettre la libération, la prise de conscience, le réveil : "Le rêve attend secrètement le réveil.", note W. Benjamin.

 

Au rêve individuel, à la jouissance personnelle passive, le philosophe oppose le projet collectif, encore à l'état de sommeil, mais qui tend vers la rupture, la révolution; avec la dialectique, l'homme doit surmonter ses contradictions : l'image dialectique contenue dans l'utopie doit contrecarrer les faussetés du mythe, miroir aux alouettes... 

 

W.Benjamin, dans le contexte de la montée du nazisme, entre 1933 et 1940, savait que la catastrophe allait venir; il fustigeait la naïveté, l'aveuglement ou, pire, la collaboration des élites et des intellectuels. Il savait que la meilleure façon (ou la moins pire!) consistait à proposer de nouvelles utopies...

 

Il mourut en septembre 1940 à Port-Bou, parce que l'utopie semblait, ce jour-là, impossible. Il fut tué par les réalistes de tous bords, nazisme et pétainisme au-delà des Pyrénées, fascisme et franquisme en deçà. 

 

Sur la crête des Pyrénées, il pensait se trouver à la frontière entre mythe et utopie. Le funambule arpentait en fait la limite fantomatique entre deux réalismes exterminateurs du XXème siècle.

 

 

 

 

 

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 13:17

images-copie-7.jpeg    De notre ami Jacques GAUTRAND (***), correspondant à Paris :

Ce fut une très intéressante conférence hommage à Jordi Pere Cerdà au Centre dEtudes Catalanes.

Ont participé à cette soirée Marie-Claire Zimmermann (Paris-Sorbonne), le poète, traducteur et homme de théâtre Jep Gouzy (que jai découvert à cette occasion) ainsi que luniversitaire et poète Alex Susanna (que je ne connaissais pas), qui a fait un très bel  éloge de JP Cerdà.

 

Bel hommage à Paris, dans le quartier du Marais ! Et en Catalogne ????

 

 

  (Ce fut pour moi loccasion de découvrir lexistence des « Caravanes catalanes en Méditerranée », association basée en Roussillon et qui organise des lectures littéraires sur le pourtour méditerranéen.

 

http://www.caravanecatalane.eu/caravanes.html )

 

 

   * Àlex Susanna : est né à Barcelone en 1957; il a été directeur des éditions Columna, directeur culturel de l’Institut Ramon Llull. Il dirige actuellement la Fondation Caixa Catalunya à La Pedrera de Barcelona.

      Il a publié plusieurs recueils de poésie

dont certains ont été traduits en français : Palais d’hiver dans Carnet

vénitien (Mare Nostrum, 1993), Principe

du froid (Les Cahiers de Royaumont,

Créaphis, 1998), Les Cernes du temps

(fédérop, 1999), et Inutile poésie

(fédérop, 2001). Il a traduit : Le con

d’Irène de Louis Aragon, Monsieur Teste

de Paul Valéry, Calligrammes

d’Apollinaire, les Four Quartets de T.S. Eliot.

En 1984, il a fondé le Festival international de Poésie de Barcelone, qu’il a dirigé jusqu’en 2000. Son oeuvre a été traduite en de nombreuses langues. Il est membre de l’Académie européenne de Poésie et en 2008 a été nommé Chevalier des Arts et des Lettres.

En français

Inutile poésie. Traduction Bernard Lesfargues (bilingue). Gardonne : Editions Fédérop, 2001

Angles morts.Traduction Bernard Lesfargues (bilingue).

Co-édition Fédérop / Écrits des Forges, 2008

Les Cernes du Temps. Traduction Jep Gouzy. Lyon : Editions Fédérop, 1999.

 

 

          -----------La beauté du monde de Cerda-------

 

Jordi Pere Cerda a vu le jour en 1920 à Saillagouse (Pyrénées-Orientales) et il vient de mourir à Perpignan. (article du 14 novembre 2011 by les lettres francaises)

Antoine Cayrol, il avait accepté le pseudonyme que le directeur de Tramontane lui avait suggéré. C’était en un temps où les activités frontalières et nocturnes du jeune Cayrol mettaient sa vie en danger. Ces activités, dont à juste titre il était fier, l’entraînèrent vers des prises de position politiques, mais là n’était pas sa voie. En dehors de la Catalogne, la « française » et « l’espagnole », peu nombreux sont ceux qu’aura émus la disparition de cet écrivain. Il était bien plus connu à Barcelone qu’il ne le fut jamais en France. Une grande partie de son œuvre a été publiée chez des éditeurs de l’autre côté des Pyrénées, et c’est là qu’il a obtenu des récompenses importantes comme le prix d’honneur des lettres catalanes en 1995. C’était un homme de frontière, il aimait se définir ainsi. La stupide frontière coupe en deux le haut plateau de sa Cerdagne natale, et là il était chez lui. À Perpignan, mille mètres plus bas, il n’avait pas que des amis, certes, mais ces dernières années il avait vu son nom s’imposer et il avait enfin été apprécié à sa juste valeur. De là venait qu’une sorte de comédie ridicule avait été jouée par la municipalité de la vieille capitale de la Catalogne du Nord ; on s’était imaginé qu’il suffisait de présenter la candidature de Jordi Pere Cerda au prix Nobel pour qu’il l’obtienne.

Jordi Pere Cerda avait débuté comme dramaturge et tout au long de sa vie il écrivit pour le théâtre; malheureusement il fut trop peu joué par des professionnels : misère des langues dites régionales. Quelques titres : Angeleta (1952), la Set de la terra (1955), Quatre done i el sol (1964).

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Jordi Pere Cerda

Jusqu’à la veille de la mort de Franco il ne fut pas de tout repos d’obtenir des relations, littéraires ou autres, entre les deux tronçons de la Catalogne. N’oublions pas, d’ailleurs, que la Cerdagne elle-même, où Cerda était né et dont il portait le nom, était elle aussi divisée, à tel point que Llivia constituait une enclave imbriquée dans le territoire français. On ne s’étonnera pas que Cerda et d’autres intellectuels des Pyrénées- Orientales aient tenu à conserver des relations suivies avec leurs « frères » occitans. L’excellente collection « Messatges », qui contribua fortement à insérer les écrivains occitans dans la modernité, fut ouverte par un choix de poèmes catalans de Joseph-Sébastien Pons, roussillonnais, à qui ont tellement dû Max Rouquette, Robert Laffont et tant d’autres, dont Cerda en ses commencements.

Le premier recueil de poèmes de Cerda, la Guattla i la garba (la Caille et la gerbe), fut publié en 1951. Trois ans plus tard paraissait à Toulouse, édité par l’Institut d’études occitanes, le beau livre de Cerda, involontairement mais superbement appelé Tota llengua fa foc (Toute langue s’embrase). L’œuvre entière est une première fois regroupée en 1966, Obra poetica, aux éditions Barcino de Barcelone. La remarquable introduction est signée par Pierre Verdaguer. Une autre Obra poetica, cette fois presque complète, est réalisée en 1988 chez Columna (Barcelone). L’éditeur, Alex Susanna, écrit : « Ce que j’aimerais, c’est que ce corpus poétique puisse être lu et apprécié comme ce qu’il est en réalité : pas tellement l’œuvre du poète vivant de plus d’envergure en Catalogne du Nord, mais comme une des aventures poétiques les plus personnelles, les plus intéressantes et les plus suggestives parmi celles qui se sont produites dans la littérature catalane de la deuxième moitié du vingtième siècle. »

L’aventure, donc, a débuté avec la Guattla, c’est-à-dire les textes dionysiaques de célébration de la terre natale. La beauté du monde, l’exalta- tion de la belle saison, la profonde respiration de la nuit, ces thèmes de toute lyrique, Jordi Pere Cerda ne les abandonnera pas, mais d’étape en étape sa pensée s’affine, s’aiguise, son écriture se fait de plus en plus poignante. Il faut lire ces textes inoubliables que sont Machado, Rosen- berg, Tot llegint, pons, Tota la nit d’Espanya.

Jordi Pere Cerda est aussi un prosateur. Espérons qu’un jour seront rassemblés les nombreux articles en français ou en catalan, qu’il a écrits dans diverses revues. Mais on peut prendre connaissance de sa prose à la lecture des livres qu’il a publiés, enrichissant ainsi un genre jusqu’à lui assez pauvre, quasiment inexistant. Cant alt, Sens profond (1988), est une très intéressante autobiographie. Col.locacio de personatges en un jardi’ tancat (Emplacement de personnages dans un jardin fermé) est un riche recueil de nouvelles et Passos estrete terres altes (Columna, 1998), traduit en français par Voies étroites pour les hautes terres, a été publié par les éditions Cénomanes ; on peut regretter que ce texte que Cerda a beaucoup travaillé à la fin de sa vie soit demeuré confidentiel.

Jordi Pere Cerda n’a jamais oublié sa Cerdagne, alors que pour des raisons de santé il était contraint de vivre à Perpignan. Il est l’auteur de plusieurs éditions de contes de sa région, dont la dernière est la Dona d’aigua de Lano (la Fée de Lanos), édité par le Trabucaire en 2001. Des « contalles » dans lesquelles la voix populaire se marie heureusement à la voix de l’écrivain.

Ces lignes que je viens de consacrer à l’auteur le plus important de la Catalogne-Nord sont bien insuffisantes pour qui voudrait s’intéresser à lui. Important, il l’est pour la Cerdagne, mais surtout pour la Catalogne du Sud qui lui a permis de s’exprimer, de se faire connaître et qui, en 1955, lui a décerné le prix d’honneur des Lettres catalanes.

Bernard Lesfargues

 

   *** Jacques Gautrand

Consulendo.com vous souhaite une Bonne Année 2013

www.consulendo.com >>> "des idées pour faire progresser l'entreprise"

Tél.:     (33) 01 48 83 06 56
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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 11:30

FILE0696.jpeg   L'Association Frontières * crée un événement :


André Roger propose une première approche méthodologique pour évaluer les pratiques des chamanismes et les états de consciences modifiés. 

 

Première rencontre-débat, le vendredi 18 janvier, 18h30, à Villelongue de la  Salanque, salle Jean-Pierre Françès (près de l'église) -Entrée libre-

 

 

    Les états modifiés de la conscience et les chamanismes

 

"La réalité seule ne donne pas l'impression de réalité", propose Henri Michaux, à la suite de multiples observations sous mescaline. Les modifications de l'état habituel de la conscience induits par les états hypnotiques, de transe, d'extase ou par des hallucinogènes, ouvrent des espaces mentaux peu compréhensibles, énigmatiques et encore largement inexplorés.

 

    Les chamanes,depuis la nuit des temps, pénètrent et explorent , avec maîtrise, un vaste domaine de "mondes autres" à des fins religieuses ou thérapeutiques. Les descriptions extraordinaires qu'ils en rapportent donnent du sens au vécu précaire des groupes sociaux dont ils  sont les prêtres et les thérapeutes.IIs seront longtemps assimilés, indûment, à nos sorciers du Moyen-Age.

 

   L'anthropologie récente a proposé des analyses bien plus complexes de ce phénomène socioculturel encore largement pratiqué dans le monde.

      "On comprend ainsi que la pensée mythique, bien qu'engluée dans des images, puisse ètre généralisatrice, donc scientifique..", démontrera Levy-Strauss "Elle n'est pas sans analogie avec le bricolage sur le plan pratique".

 

      "A la maniière du bricolage, ils décomposent et recomposent les ensembles événementiels (sur le plan psychique, socio-historique et technique) et s'en servent en vue d'arrangements structuraux tenant lieu alternativement de fins et de moyens."

 

* Association animée par J.Pierre Bonnel et André Roger

  (brochure sur Maillol, site "frontières-catalogne.com" - séries de conférences : Bugarach... Artaud, W.Benjamin... à venir en 2013)

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 15:38

images-copie-6.jpeg    La droite, copéenne ou extrême, manifeste contre le projet de "Mariage pour tous" (en fait contre le mariage des homos et la possibilité d'adopter). Je ne me sens pas concerné; je trouve même la revendication des gays absurde à l'heure où un couple sur deux divorce ! Mais si c'est par amour, si c'est pour avoir des droits nouveaux, j'acquiesce !

 

Quant aux opposants qui défendent la famille, l'enfant (un père et une mère), ils ne voient pas combien la société est chamboulée : nombreuses cellules monoparentales, à cause des séparations, divorces, veuvages, unions libres...Combien d'enfants ont leur père et leur mère originels à temps complet..?

 

La famille traditionnelle a éclaté et la "nature" a du mal à suivre ! Je pense toutefois qu'un enfant sera plus assuré psychologiquement s'il est éduqué par son père et sa mère (j'ai moi-même été élevé par ma mère et je sens qu'il me manque "quelque chose"...mais je suis peut-être, là, trop traditionaliste !); ainsi je comprends que l'adoption pour un couple d'homos ou de lesbiennes puisse choquer).

 

Quant à faire un bébé in vitro, cela existe depuis longtemps pour les couples qui ne peuvent enfanter; faire un enfant de façon "extérieure" peut également choquer, mais si le désir est motivé par l'amour, par le choix d'une "porteuse" amie, saine, pourquoi pas..?

 

Ce qui choque dans l'affaire, c'est -outre l'idéologie fasciste de groupuscules droitistes- c'est le mot d'ordre "moral" de l'église et son hypocrisie : les curés cathos demandent le mariage pour eux-mêmes; au lieu de maintenir le clergé dans une continence impossible (on sait que les religieux ont des liaisons sexuelles, que les papes avaient des amants et maîtresses et que les cimetières, depuis toujours, sont remplis d'enfants d'évêques ou d'abbés !).

 

Pour s'opposer à la manifestation de dimanche, la chaîne ARTE avait programmé, de façon perfide, (d'autant plus que ce n'était sans doute pas voulu!) le film antibourgeois, anticlérical (scènes à propos du Secours catholique, portrait mielleux du curé) de Claude Chabrol "La cérémonie" : film très dur, radical sur la vie bourgeoise et l'hypocrisie de la société des bien-pensants...

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 11:45

Utopie-Ecologie-au-Quotidien-2013-recto-418-ko.jpg utopies-Rencontres-de-l-Ecologie-au-Quotidien-2013.jpg XIème rencontres à DIE (Drôme), du 25 janvier au 4 février - Salle polyvalente-

 

Ensemble imaginons un futur vivable pour tous. Partageons des initiatives locales - Suscitons l'émergence de nouvelles alternatives - Vivons l'écologie civile comme un projets de société ouvert sur le monde...

 

"L'utopie, c'est la vérité de demain." Victor Hugo 

 

** Utopie à Tordères (66) :

Tordères : commune autogérée, mode d’emploi

 

Avec 180 habitants, le petit village de Tordères dans les Pyrénées-Orientales s’est fait connaître pour son fonc­tion­ne­ment muni­ci­pal inha­bi­tuel : le pou­voir y est aux vil­la­geois, et la démo­cra­tie, par­ti­ci­pa­tive. Une expé­rience d’auto-ges­tion dis­crète mais bien rodée. 

Interview de la mairesse porte-voix, Maya Lesné.

Tordères est connu pour sa démocratie par­ti­ci­pa­tive. Comment le projet et l’équipe muni­ci­pale se sont-ils cons­ti­tués ?

Aux dernières élections, le maire sortant en avait ras la cas­quette, et le précédent (qui était resté 14 ans à la mairie), plutôt procédurier et bétonneur, voulait y retourner. On a alors organisé une grande réu­nion publi­que, ouverte à tous, même aux enfants et aux ados. On n’a pas réfléchi à qui était de droite, qui était de gauche, même s’il faut bien avouer que la majorité du village vote à gauche. Nous voulions d’abord déci­der ensemble de ce que nous sou­hai­tions défendre et ensuite déter­mi­ner qui serait can­di­dat, dis­posé à défen­dre le bien commun et pas ses pro­pres inté­rêts.

Très vite, des idées essen­tiel­les se sont impo­sées, quant à la cons­ti­tu­tion de la liste et au fonc­tion­ne­ment de l’équipe muni­ci­pale : 1. Que la popu­la­tion soit tou­jours impli­quée dans les décisions du conseil municipal. 2. Que la liste ne soit pas exclu­si­ve­ment com­po­sée de nota­bles ni de retrai­tés (qui ont sou­vent soit le temps, soit l’argent – voire les deux), mais de « gens nor­maux » : hommes et femmes à parts égales, de tous âges, sans exclure les chô­meurs, les pré­cai­res ni les per­son­nes arri­vant de l’étranger.

Comment se sont déroulées les élections ?

Des 20 personnes rete­nues, seules 11 se sont finalement pré­sen­tées, afin de pou­voir faire face à la liste adverse malgré le panachage électoral. Nous avons obtenu 86 voix contre 20. Au final, la moyenne d’âge se situe autour de la qua­ran­taine, ce qui n’est pas sans poser problème : beau­coup ont des acti­vi­tés, une famille, alors que la participation au Conseil prend du temps et de l’énergie. J’ai été désignée comme mairesse, tout sim­ple­ment parce que j’étais au chômage à l’époque et que j’avais donc plus de temps. Il faut aussi dire que je suis assez grande gueule… L’important étant que ça aurait pu être n’importe lequel d’entre nous.

La suite à lire sur : article11-info-1785e604faa8e42b41027c773fe7fed7.png http://www.article11.info/?Torderes-commune-auto

Affiche-Utopie2013.Web.jpg
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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