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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 15:01

venus-du-patio-sant-jordi-copie-1.jpg  (C) Photo de Pascal Yvernault (voir son blog sur over-blog)

 

 

    Il faut positiver, être optimiste, ne pas considérer que les aspects négatifs ! Je voudrais arrêter de mettre l'accent sur ce qui ne marche pas à Perpi et faire l'éloge de Perpinya, ma ville natale, la cité que j'aime, où je me sens Catalan, Français et Européen à la fois !i

 

     L'hebdomadaire parisien "Le Point" vient de publier une édition régionale consacrée aux dix raisons d'être optimiste à Perpignan... On veut bien y croire ! A Saint-Charles, au solaire, à l'arrivée du TGV, au développement du quartier "centre du monde", à la solidarité, à la fin des égoïsmes et des communautarismes...

 

    Hélas, les responsables n'ont pas le langage de la vérité : on cache la misère sous le masque de la fête, des trobades, des sardanes, des coblas : voir la video proposée dans le dernier numéro de la revue de Perpignan : tout va pour le mieux, madame la marquise, au quartier de la gare... Et on utilise encore Dali -à la fin de sa vie, spectacle désolant !- pour vanter le "centre du monde", alors que l'on sait (voir l'article de ce blog) que le "maître" aimait Perpignan pour envoyer ses toiles et gagner de l'argent..!

 

    Le journal Le Point, préparé par des journalistes parisiens, après les reportages angoissants de France-culture, montre les atouts de la cité catalane : toujours les mêmes thèmes, l'identité, il y fait bon vivre, le solaire pour le marché Saint-Charles... Rien de très neuf.

 

    Le dossier est cependant sauvé par une page sur Teresa REBULL, la grande dame de Banyuls, peintre et chanteuse (prix Charles Cros du disque !), révolutionnaire et optimiste encore, à 93 ans !!! Elle a su nous enchanter cet été, sur la scène du Château Royal de Collioure, lors d'un débat sur la liberté, à l'occasion du festival du livre... Elle nous montre la voie, avec sa grande gueule (je veux dire "voix", bien sûr !)

 

    Merci Teresa et bravo à la journaliste qui a eu, là, du flair !!!

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 17:50

masse-claude.jpeg * Vient de paraître :

 

  Un gros et bel album vient de paraître (1) sur le plasticien Claude Massé. Ancien conservateur du musée de Céret, peintre, écrivain, l'auteur des célèbres patots fait partie du courant de "l'art brut". Ses nombreuses expositions de par le monde ont donné au fils du romancier Ludovic Massé une renommée internationale.

(1) Catalogue "Peuple du lière et collage", 38 euros à : ADABS, 68 rue de Lunaret, 34000, Montpellier (0467663240)

 

 

  * Le café littéraire de Ellen Hall fait sa rentrée littéraire à Collioure (premier étage du café Les Templiers :


Caféclat Automne 2012- écrivains sur l'écriture aux Templiers, 18h30

28 Septembre - Hélène Legrais - Les Ailes de la Tramontane 
L’amour pour la langue, la culture et les gens de sa Catalogne natale imprègne tout ce quécrit Helene Legrais. Dans son dernier roman le destin d'un jeune garçon est changé quand il se croise les pilotes d'essai de l'Aéropostale à Saint Laurent de la Salanque  dans les années 1920. Calmann-Lévy. En français.

 
26 Octobre -  Bruno Giner - Le crin et le fusain
Le petit-fils du peintre Balbino Giner Garcia raconte la rencontre entre son grand-père et Pablo Casals, deux refugiés de l’Espagne de Franco. A l’occasion du premier festival de Prades en 1950, le grand-père de l’auteur a réalisé environ 150 portraits de Pablo Casals et de divers membres de l’orchestre. Istesso Tempo. En français.


14 Decembre - Jim Kennedy– The Man Who Wrote the Teddy Bears' Picnic

Jim Kennedy se souvient de son père, le prolifique parolier Jimmy Kennedy, dans une biographie. Le livre est aussi une histoire de l'industrie musicale au cours du 20e siècle. AuthorHouse. En Anglais.

 

   * A la librairie Torcatis : le mardi 25 septembre 17:30 – 19:00 - Stéphanie JAEGER


 Du blog au livre"Situées entre Bridget Jones et BHL, les Tribulations de Stephy J sont un mix entre conjectures improbables et journal de bord. C'est l'histoire d'une rencontre entre une femme moderne et celle qu'elle est en train de devenir..."

 Mais qui se cache derrière Stephy J, comme se cache derrière Zorro Don Diego de la Vega (et faisant cette interview ne suis-je pas le Bernardo putatif de Stephy)? Stéphanie Jaeger. Cette ex marketteuse est un filtre humain vivant qui réussit le défi de faire des chroniques quasi-mondaines (et pas à demi) dans un Perpignan parallèle (une ile inconnue de l'archipel), où l'on croise des personnages qui se reconnaîtront, ou pas: le politicien Néron, Jean-Miche Much, Valoche, Tamara... Des portraits pour rire, se détendre. Attention talent, Stéphanie Jaeger ira loin si les petits cochons ne la mangent pas, parce que Perpignan mène à tout, à condition d'en sortir! 

  • Présentation du livre et de l"auteureuse" Stéphanie Jaeger par Nicolas Caudeville

 

 

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 15:11

 

Marche-Madres.jpg

 

 



MARCHE POUR LA LIBÉRATION DU MADRES

             SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2012

Le Collectif "Libérons le Madres" appelle tous les amoureux de la  
montagne, attachés à la liberté de circulation sur les chemins et  
sentiers, les randonneurs à pied, à cheval, en vtt, les chasseurs, les pêcheurs, les  éleveurs, les passionnés de photos, les cueilleurs de champignons... à  un
 

             Rendez-vous au sommet du Madres

                           le samedi 29 septembre 2012 

  
pour protester contre les mesures d'interdiction de toutes sortes  
que tentent d'imposer Groupama et ses gardes sur "son" domaine privé  
de Covazet et du massif du Madres.


Nous entendons réaffirmer que la montagne du Madres est un bien  
commun qui doit rester accessible à tous, comme cela a toujours été  
le cas depuis les temps les plus anciens, contrairement à  
l'entreprise de privatisation et d'interdits décrètée sur ce  
territoire par Groupama sur toute personne traversant sa "propriété  
privée" au seul bénéfice des quelques privilégiés invités aux 5  
chasses annuelles de prestige organisées par cette société d'assurance  
mutualiste !!!  censée relever de l'économie sociale et solidaire...


Nous appelons les organisations de randonnées, les guides et  
accompagnateurs de montagne, les responsables d'associations de pêche  
et de chasse, les syndicats d'éleveurs et autres usagers de la  
montagne à mobiliser leurs adhérents pour donner à cette marche de  
libération du Madres un retentissement exceptionnel pour sauvegarder  
sur ce territoire l 'intérêt commun d"un droit de passage" consacré  
par des us et coutumes séculaires

signé le LE COLLECTIF POUR LA LIBÉRATION DU MADRES
 

RDV à 8H au col de Jau

Puis pour ceux voulant venir par les chemins de Nohèdes, Sansa, le Capcir, l’Aude, RDV à partir de 12H au sommet du Madres (plusieurs étapes possibles).

Contact : liberonslemadres@gmail.com    -     06_86_97_42_73  / 06_79_95_44_05


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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 12:16

images-copie-10.jpeg     Le quartier de la gare était en fête, ces 14 et 15 septembre qui célébraient le patrimoine. La gare, rénovée, biface (conservation de l'ancien bâtiment ouvert sur la ville et la place de Catalogne- nouvelle gare, ouverte sur Saint-Assiscle et l'extérieur : l'arrivée d'un virtuel TGV. L'Arlésienne...) est connue pour la boutade du "maître" de Figueres/Cadaquès/Port-Lligat. En effet :

    Salvador Dali considérait la gare de Perpignan comme le centre du monde : « C'est toujours à la gare de Perpignan [...] que me viennent les idées les plus géniales de ma vie. [...] L'arrivée à la gare de Perpignan est l'occasion d'une véritable éjaculation mentale qui atteint alors sa plus grande et sublime hauteur spéculative. [...] Eh bien, j'ai eu à la gare de Perpignan une espèce d'extase cosmogonique plus forte que les précédentes. J'ai eu une vision exacte de la constitution de l'univers. L'univers, qui est l'une des choses les plus limitées qui existe, serait, toutes proportions gardées, semblable par sa structure à la gare de Perpignan."

 

Festivités, fanfares, brocanteurs...Ne font pourtant pas oublier les récents événements : présence de nombreux marginaux agressifs car alcoolisés. Dans les mémoires, surtout, le meurtre du directeur adjoint de l'hôtel Le Terminus, par un client, en juin 2007. Et plus loin dans le passé, la disparition de trois jeunes filles, dont le crime n'a pas été élucidé : lire les  excellents romans policiers de Marion Poirson (Serial Vénus, 2009, 14 euros et Filcs & Geeks, 2012, 14 euros, éditions Trabucaire

 

La gare n'est pas le seul quartier "chaud" à Perpignan : j'ai parlé, dans ce blog, de Saint-Jacques, de Saint-Mathieu ou du Vernet. De nombreux sites (lefigaro.fr - Babel Trip - auféminin.com... décrivent ces zones de non-droit en plein centre-ville (rue Petite-la-monnaie, ou rue des Augustins, désertée, marquée par le ras-le-bol, là encore, des commerçants); le Figaro évoque l'histoire de Myriam, habitant rue des trois-journées, et quittant Perpignan, "abandonnant le terrain à ces nouveaux barbares". 

Où est la vérité ? La police semble vivre un malaise réel, un quasi-couvre-feu règne sur la ville, d'où ses rues désertes, dès 19 heures; le sentiment d'insécurité est exacerbé par la crise...des magasins vendent des bombes lacrymogènes et des matraques... Tout récemment, le tabac-presse du Moulin à Vent a été  braqué... 

Perpignan est-elle une "poudrière", nom donné à un lieu d'exposition, dans le quartier Saint-Dominique, rue Rabelais..? Il ne faut cependant pas fantasmer, même si Perpinya est à la 5ème place pour la délinquance en France... 

Les solutions ? Plus de caméras-vidéo ? Plus de policiers ? Employer les municipaux plus à la sécurité qu'à la course effrénée aux amendes et aux déplacements des voitures vers la fourrière..?

 

Perpignan est une ville de passage, entre le Nord et le Sud, choisie par les pauvres et les marginaux, les sans-papiers et les aventuriers, pour son climat : difficile de changer la géographie ! Un travail en profondeur est à faire en direction de la population : du social, du dialogue, moins de fêtes qui occultent la réalité sur le terrain... Tâche immense, que la municipalité seule ne peut accomplir... L'équipe en place prône la solidarité, le dialogue inter-religieux... Perpignan est "plurielle", mais il semble que chaque communauté reste dans coin et ne s'intéresse qu'à ses propres affaires, qu'à ses profits plus ou moins juteux

 

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 20:58

banderola-catnord.jpg    Ils m'ont énervé tous ces reportages sur les journées du patrimoine ! Pater noster : société patriarcale, civilisation patrimoniale... Le père règne ! L'homme (le mâle) commande ! Et la mère, alors ?

 

Alors je suis allé voir ma mère, 88 ans (j'écris pas printemps, ça ferait fils-lèche-bottes ou fils-vise l'héritage !), et je l'ai fait sortir au grand soleil de ce dimanche de septembre voué aux queues devant châteaux et monuments... On n'a pas hanté le patrimoine militaire ou religieux de Perpignan, on est allé se poser au café de la poste : boire une blanche et regarder les foules qui courent vers la dernière expo de Visa, avant la fermeture... Pour une fois, pour un dimanche, Perpinya n'était pas ville morte...

 

Et mère nature ? De bon matin, j'avais filé au vide-grenier de Rodès, entre Bouleternère et Vinça (enfin, quelque part en Roussillon, sur la route de Prades...). Il faut marcher durant des kilomètres dans ce village pour trouver quelque bonne affaire : des verres pour l'apéro, des livres d'Eric-Emmanuel Schmitt (La rêveuse d'Ostende...).

 

J'en avais envie de cette balade à Rodès (pas celui de l'Aveyron, mais le catalan!) depuis longtemps : j'ai donc pu visiter les gorges, le canal de Corbère, voir le vieux pont) aqueduc datant du Moyen-Age, le castel tout en haut, surplombant le hameau, avec son drapeau sang et or (encore la patrimoine ! guerre et fanion : ils aiment ça, les hommes !), après une montée en pleine chaleur, entre pins et chênes carbonisés...

 

La journée du matrimoine s'est achevée à l'office de tourisme : expositions sur le canal, les travailleurs italiens de la carrière de granite, sur la montagne de Rodès et des environs... A l'année prochaine : faut croire que les Français visitent leur "patrimoine" quand on leur dit de la faire ! Comme pour la fête de la musique : ils sortent quand c'est la fête de la zizique..! C'est pas un peu triste, tout ça..?

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 19:58

Perpignan est une « ville d'art et d'histoire "

Manifestations et festivités

  • 120px-Sanch_perpignan_2007_(18).jpg
  • La Procession de la Sanch de Perpignan, avril 2007.
  • 90px-Sanch.JPG.jpg
  • Chevaliers de l'ordre du Saint-Sépulcre qui suivent la Procession.
  • 90px-Sanch2.JPG.jpg
  • Un misteri.
  • La Semaine Sainte est sacrée à Perpignan : le Vendredi Saint est fêté dans les rues avec la procession de la Sanch92. Ce jour-là, les Perpignanais revivent le temps d'un après-midi (trois heures de procession) les différentes étapes de la Crucifixion et de la Passion du Christ. À Perpignan à l'époque romaine, les prisonniers étaient aussi crucifiés et emmenés sur la colline du Serrat d'en Vaquet. Le pénitent, habillé en rouge, la tête couverte du caparutxe, conduit la procession, avec dans sa main une cloche de fer donnant le rythme de la procession. Les tambours sont voilés de noir, tout comme les autres pénitents, dont certains portent des misteris, sorte de plateaux-supports sur lesquels sont représentés des scènes de la Passion de Jésus ou des figures religieuses. Par tradition, les Templiers ferment la marche.
  • Le marché médiéval (septembre) regroupe plusieurs étals (charcuteries, forgerons…) et animations sur le parvis de la cathédrale, ainsi que des combats de chevaliers le matin et des reconstitutions réalistes du marché d'antan de Perpignan se tenant sur la même place.
  • Il existe aussi des manifestations culturelles contemporaines comme « Les Jeudis de Perpignan », tous les étés, qui permettent à de jeunes groupes de musique de faire leurs preuves devant un public venu surtout des stations balnéaires environnantes, et le festival « Jazzèbre »
  • Le Festival international de photojournalisme Visa pour l'image a lieu début septembre et permet aux Perpignanais de se confronter à des visions plurielles du monde. C'est aussi l'occasion de rencontrer des photographes et des journalistes ou de partager ses expériences en se mêlant aux professionnels autour d'un verre ou lors de soirées off94.
  • Depuis les Jeux olympiques de Barcelone de 1992, Perpignan a renoué avec les castells (« châteaux humains »), très populaires en Roussillon. À leur base, les adultes forment une masse compacte, au sommet, parfois à 20 mètres de haut, se trouvent les enfants.
  • 120px-Perpignan2008_007.jpg Le marché médiéval de Perpignan.

Musées

Perpignan 2008

« Perpignan 2008 Capitale de la culture catalane »

Le logo Perpignan 2008 Capitale de la culture catalane

Perpignan est devenue le 1er janvier 2008 la capitale de la culture catalane pour l'année 2008. Cette reconnaissance a eu un impact important sur la ville et sur les Pyrénées-Orientales. Ce label a été mis en place au début de l’an 2000 par les recteurs des universités catalanes afin de donner un coup de projecteur sur une ville de Catalogne. Tout au long de l'année plus d'une soixantaine d'expositions couvrirent tous les champs de la création : du 12 janvier au 16 mars à la galerie « À cent mètres du centre du Monde » douze artistes nord-catalans déclinent leur vision du « Centre du Monde » ; du 14 juin au 20 août, Jean Capdeville accrochera au couvent des Minimes ses 60 ans de peinture (1948-2008), mille ans après la déclaration de Pau i Treva de Déu (la trêve de Dieu promulguée à Toulouges, suspension de l’activité guerrière durant certaines périodes de l’année) « Parmi les temps forts, le 23 juin la ville fêtera Sant Joan Festa Major et la fête de tous les pays catalans… Pendant toute l'année la culture catalane sera célébrée au sein des quatre cent spectacles, festivals ou manifestations qui seront proposées par les associations et les institutions diverses. »96

Musique

  • Jordi Barre (chanteur en catalan)
  • Joan Pau Giné (chanteur en catalan)
  • Pascal Comelade (compositeur)
  • Tekameli (musique gitane catalane)
  • AGRAM, groupe fondé en 1975 qui chante en catalan des chansons de sa composition, des textes d'autres auteurs français ou étrangers tous traduits et adaptés en catalan, des chansons traditionnelles catalanes
  • Blues de Picolat (blues et folk en catalan) Le nom est un jeu de mots avec boles de picolat, plat catalan.
  • Chorissimo (ensemble vocal) 97
  • HushPuppies (groupe de garage rock en français)
  • Cali (chanteur pop français, né le 28 juin 1968)
  • Dani (chanteuse pop en français, née le 1er octobre 1944)
  • Kargol's, (groupe de skacore)
  • Civilwar, (groupe de rock folk métal)
  • Olivie Jouanjan (groupe disco funk)
  • Al Chemist (groupe catalan) - Pas Serge LLADO !!! (note de JPB)

Festivals

  • Guitare au Palais (tous les ans, 3 jours le dernier week-end d'août, depuis 2004)
  • Les Jeudis de Perpignan : tous les ans, plusieurs jeudis d'été, musique de rue.
  • Festival de la Voix: Ce festival reunit des musiciens, phoniatres, chanteurs pour un week-end de musique. (tous les ans, du 20 au 23 octobre)première édition en 2007. Direction artistique: Bertille de Swarte. A voir !
  • Festival Tilt (tous les ans en mars)- Site Internet : http://www.tilt-festival.org/
  • Musique Sacrée (tous les ans, dans le cadre de la semaine sainte)

Culture cinématographique

L’Institut Jean Vigo], centre cinématographique d’animation et de recherche et centre de ressources sur l’histoire du cinéma et l’histoire des sociétés, organise le festival annuel « Confrontation », des colloques, des expositions et des actions d’éducation à l’image. Avec ses collections film et non-film l'Institut organise des activités pour la valorisation et la diffusion de son patrimoine cinématographique. Il publie également Les Cahiers de la Cinémathèque.

Par ailleurs, de nombreux cinéastes sont venus tourner à Perpignan ou dans sa région pour des films aussi originaux que Leur morale… et la nôtre de Florence Quentin (comédie produite par F comme Films et Gaumont avec France 2 et tournée pendant 6 semaines à Perpignan dans le quartier du Moyen Vernet), film dont les rôles principaux sont tenus par Victoria Abril et André Dussollier.

Cinéma

Un complexe cinématographique de 14 salles se situe au Mas Ballande. En ville, on trouve également le cinéma Castillet. Au nord de Perpignan, sur la commune de Rivesaltes, dans la zone commerciale "Perpignan nord", se situe un second complexe cinématographique d'une douzaine de salles.

Folklore

  • Depuis 1416, la confrérie de la Sanch fait revivre lors du Vendredi saint, la passion du Christ dans les rues de Perpignan.
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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 16:27

La seconde émission consacrée aux gitans de Saint-Jacques par France Culture fut aussi sidérante que la première. Les jeunes filles ou les femmes mariées parlent sans retenue de leur calvaire quotidien : battues, violées, méprisées, humiliées par leur conjoint, qui prend l'argent des allocations pour acheter de la drogue... La journaliste va jusqu'à exprimer ce point de vue : "Les Gitans, c'est pire que les Talibans !". 

 

Il semble aussi que les autorités locales ou étatiques aient, à Perpignan, baissé les bras. On attendrait que les Gitans disparaissent, victimes du sida, de l'obésité, pour que le problème disparaisse... Certains promoteurs feraient alors, avec le départ de cette communauté, une belle affaire immobilière...

 

   Pourtant l'intégration est possible; ainsi le témoigne d'Hélène, sur le site de France-Culrture : "Ce point de vue est aussi très intéressant, pourquoi entretenir ces ghettos ?
Comment la ville, la région, le pays, nous, citoyens, acceptons que des enfants ne soient pas scolarisés ? Ils sont sédentaires depuis plusieurs années, français et votre reportage nous donne l'impression d'être dans un autre pays. Je sais que dans certains collèges de Perpignan ce sont des classes uniquement de Gitans qui sont mises en place, la mixité est quasi inexistante. J'habite vers Béziers et j'ai travaillé dans un collège qui fait un travail de fond avec ces enfants, d'origine Gitane, et ça marche, ils viennent à l'école tous les jours, apportent leur matériel, les parents sont présents, il y un vrai échange. N'oublions pas de parler aussi de ce qui fonctionne, avec des hauts et des bas, bien sûr. Dans tous les cas, ce que j'ai vécu n'a rien à voir avec les enfants de ce quartier de Perpignan. J'espère qu'un jour la spirale sera stoppée."

 

La petite délinquance ne paraît pas venir des Gitans, dans les quartiers du "secteur sauvegardé" (Les trois "saints" : Jean, Jacques et Mathieu, dans le quartier du Vernet (cité Bellus...) ou dans l'avenue de la gare, rénovée, comme la célèbre la revue de la mairie (1), mais des Maghrébins ou d'individus marginaux.

    La tentation est groupe d'accuser la communauté "beur" ou d'origine arabe et de demander (2) des caméras dans les lieux dangereux de la ville... Le racisme pointe quand on subit ces agressions quotidiennes et on se demande si, après les Italiens, Polonais, Espagnols..., les immigrés d'origine maghrébine veulent s'intégrer et respecter les principes de la République. Il faut, avec P.Boniface (3) nuancer et comprendre :

    "La vague d'immigrés musulmans est arrivée en période de chômage. La machine à intégrer était abîmée, d'où la tentation chez certains d'ethniciser les questions sociales..." (page 73, opus cité en note 3).   (à suivre)

 

---

 

(1)  Mutation du quartier Gare : le XXIème siècle en marche !

LES UNES feed.png

MAIRIES DE QUARTIER

MUTATION DU QUARTIER GARE : LE XXIÈME SIÈCLE EN MARCHE !

mutation-quartier-gare-le-xxieme-siecle-en-marche.jpg 

Le quartier Gare a commencé depuis plusieurs mois déjà sa grande mutation comme le maire Jean-Marc Pujol l’avait annoncé lors de la présentation du projet aux riverains. L’avenue Général de Gaulle a achevé sa mue et elle va être inaugurée mi-septembre. L’ambitieuse requalification générale du secteur lui emboîte le pas avec d’importants moyens sous l’égide de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine, de l’Agence Nationale de l’Habitat et de l’Etat.

Le maire de Perpignan l’a souligné plus d’une fois lors des diverses rencontres organisées avec les associations de commerçants et riverains du quartier Gare associées à la concertation pour ce grand projet. « Votre quartier est à la veille d’une
grande mutation, l’accessibilité du secteur est un enjeu majeur et le plan de circulation qui se met en place pour l’avenir doit être pragmatique et ambitieux », avait ainsi déclaré fin 2010 Jean-Marc Pujol. Perpignan voit, en effet, son cœur s’élargir du centre-ville au Centre del Món, nouveau centre d’affaires d’envergure. Ce qui apporte à la ville une image de modernité avec une ouverture vers le Sud symbolisée par la gare TGV.
Et pour faire le lien entre ses deux quartiers, l’avenue Général de Gaulle constitue l’axe essentiel. La réhabilitation de cette épine dorsale du secteur contribue aussi à l’embellissement de Perpignan et à son image de marque, notamment pour tous les voyageurs qui passent par le « centre du monde » de Salvador Dalí. (...)

« C’est un changement d’image de cette artère principale qui vous est proposé par ce projet avec : des aménagements de qualité, des trottoirs de qualité, une priorité pour les vélos, une mise en sens unique qui permettra d’apaiser la circulation », avait annoncé aux résidents Jean-Marc Pujol à la veille des premiers travaux.
Aujourd’hui l’avenue Général de Gaulle a fière allure. La création de trottoirs plus larges et la réorganisation de l’espace assurent en effet un cheminement piéton plus agréable et sûr, tout en impliquant la mise en valeur des terrasses des cafés ou restaurants. La valorisation des plantations accentue également la couleur méditerranéenne de l’artère. La mise en place d’abris bus transparents mieux intégrés à l’équipement urbain général et le renouvellement de l’éclairage public plus écologique apportent un plus à la mise en valeur de l’avenue.
Le stationnement dans le secteur a fait l’objet d’une réflexion en concertation là aussi avec les associations de commerçants et les riverains. Le parking Bolte rue Valette a été agrandi avec la création de 25 places parallèlement à l’extension du parking Quinta rue Courteline qui lui a gagné 50 places. Un stationnement réglementé a, à la demande des commerçants et riverains, été installé sur le secteur pour 270 places de stationnement en surface et 19 arrêts minute ont été implantés avenue Général de Gaulle. Cette longue avenue mène droit à la gare historique qui, elle aussi, a subi un lifting d’une durée de plus de six mois. Le bâtiment a été modernisé avec la rénovation de la façade et du hall, le parvis est aujourd'hui transformé en une esplanade couleur ocre fermée aux voitures d’où le voyageur a une belle perspective sur la place de Catalogne. Les bus y circulent avec fluidité au bénéfice des usagers, des caméras de vidéo protection garantissent une meilleure sécurité du secteur.
Cette gare new look a d’ailleurs reçu le label NF Services, délivré par l'AFNOR, pour sa qualité et son amélioration.

L’avenue Général de Gaulle inaugurée le 15 septembre... (extraits du texte émanant de la mairie de Perpignan).

---

(2) Communiqué de Marie-Thérèse Costa-Fesenbeck, secrétaire départementale du FN 66, conseillère régionale FN du Languedoc Roussillon, membre élue du Comité central du FN

Notre ville surnommée « Perpignan la Catalane » sest transformée au fil du laxisme de nos politiciens de lUMPS en « Perpignan la violente ». Au cours de notre mandat de conseillers municipaux de Perpignan, Louis Aliot et moi-même avons toujours voté pour les caméras de surveillance car seuls, nous avions prévu le devenir de notre ville (et même de notre département, lactualité ne me démentira pas).

Les caméras de surveillance ne peuvent tout faire, seul le Front National donnera les pouvoirs nécessaires à la Police et à la Justice pour enrayer cet engrenage.

(3) Les intellos faussaires, 2011, J.C.Gawsewitch éditeur.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 14:20

Enfants.JPG.jpg

Les enfants du Puig INÈS LÉRAUD © RADIO FRANCE

Au coeur du quartier gitan de Perpignan, sur la place du Puig, telle une nuée d'oiseaux, une bande d'enfants jouent et fument des cigarettes. Ils nous font partager une de leurs après-midi.

Reportage : Inès Léraud

Réalisation : Alexandra Malka

 

Depuis le 10 septembre, France-Culture propose une série d'émissions sur la communauté gitane du quartier Saint-Jacques de Perpignan.

   Pour un auditeur qui ne connaît pas le "ghetto" de la place du Puig, les paroles des enfants interrogés par les journalistes de France-culture paraissent effarants : ils disent le non-dit, ils décrivent la vie quotidienne des familles gitanes. Un peu de provocation, sans doute, dans les propos de ces enfants "libérés", mais la vérité surtout : leurs préoccupations, ce ne sont pas l'école ou l'avenir professionnels, mais le sexe, la bouffe, la drogue, les jeux dans la rue, la musique et les réunions en famille....

Enfants abandonnés, livrés à eux-mêmes ? Bien sûr, les pères sont absents. Les mères sont là, mais laxistes, sans autorité... Où sont les vrais valeurs, où la République dans ce quartier historique et marginalisé depuis des décennies..?

Pourtant pas d'hostilité quand on se promène place Cassagnes ou place du Puig. Pour prendre des photos, il faut cependant être prudent, mais les Gitans sont calmes, gentils, sauf lors de situations-limites, comme en 2005 quand :

 

   "Les six jeunes Gitans qui ont massacré à coups de club de golf et de barre de fer la première victime, Mohamed Bey-Bachir, font partie de cette génération perdue des 14-25 ans, prisonnière des petits trafics et de l'argent facile. « Ketchup », le Gitan de 14 ans et demi qui a déclenché le drame en volant un autoradio dans la voiture de la victime, vol dont Bey-Bachir voulut se venger, déclenchant l'affrontement, avait déjà été arrêté dix-neuf fois."  

 

Ces enfants, ces ados ne semblent pas intégrés; pourtant mairie et inspection académique ont tenté de les maintenir à l'école : au collège Jean Moulin, tout proche, par exemple, où des classes spécifiques ont été créées, les familles gitanes recevant une prime si elles renoncent à l'absentéisme de leurs enfants....

    Communauté assistée, certes (on a parlé d'une prime pour obésité, il s'agit, en fait,d'une prime pour invalidité, concernant les gitans obèses : certains se goinfreraient pour grossir et toucher cette prime...), vivant d'allocations, de vols, de trafic de drogues, de commerces troubles...

On est loin de la mythologie (peuple de la fête, de la musique, de la poésie, de la liberté) célébrée par Garcia Lorca et entretenue par certains sociologues (M.Lelon).

La vérité est autre, voici une communauté rongée par le sida, le nanisme, l'obésité, les drogues dures. Depuis longtemps, le sociologue Alain Tarrius a proposé une vision objective et angoissante de ce problème, dans "Fin de siècle improbable à Perpignan" (édition Trabucaire)...

à suivre

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 14:12

images-copie-4   à la médiathèque de Saint-Cyprien,

 

Rencontre franco-vietnamienne "D'un rivage l'autre" de Nicole Yrle et That Peel,

(éditions Cap Béar, 2012)

 

avec la participation de "Plaisir de lire"

 

Vendredi 14 septembre, à 14h30

 

1 rue F.Arago - 66750 - Saint-Cyprien - 04 68 37 32 70

bibliostcyp@fr.oleane.com nicole-Yrle.jpg

 


Photos : Nicole Yrle et Thât Peelthat-Peel.jpeg
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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 14:02

images-copie-9.jpeg  L'ancienne usine Nobel de Paulilles.

 

Commémoration en hommage aux annamites le 12 septembre 2012 à Port-Vendres

* La commune de Port-Vendres a eu l'excellente idée d'organiser la cérémonie dinauguration de la plaque en hommage aux annamites; cet événement se déroulera le mercredi 12 septembre 2012 à 15 h 15 au cimetière de Cosprons.

Il sagit dun travail de mémoire à linitiative du Conseil Municipal des Enfants qui souhaitaient rendre hommage aux ouvriers militaires « annamites » mobilisés pour leffort de guerre sur le site de dynamiterie de Paulilles durant la grande guerre.

 

Nous avons retrouvé sur le registre détat civil, 7 noms douvriers militaires « mort pour la France » pour la période 1916-1918.

Ce projet est soutenu et financé par le Conseil Municipal de la ville, le Souvenir Français et lAssociation Nationale des Anciens et Amis dIndochine.

 

* Je représenterai les Amitiés internationales André Malraux (AIAM-Paris), qui ont été invités pour cet hommage demandé depuis longtemps :

 

* Communiqué de presse rédi par M Raoul Marc JENNAR à l’intention de la mairie de Port-Vendres :

Malraux, lIndochine et les Annamites.

 Le Conseil municipal de Port-Vendres rend hommage aux ouvriers militaires « annamites » mobilisés pour leffort de guerre sur le site de dynamiterie de Paulilles durant la Grande guerre. Parmi eux, 7 noms douvriers militaires « morts pour la France » entre 1916 et 1918 ont été identifiés.

 

Cet hommage bienvenu fournit loccasion de rappeler quAndré Malraux fut aux côtés des Annamites lors de ces deux séjours en Indochine dans les années vingt. Ayant découvert les injustices criantes du système colonial lors dun premier séjour, il revint en 1925 à Saigon où, avec le soutien de son épouse Clara, et en collaboration avec lavocat des Annamites Paul Monin, il créa un journal intitulé « LIndochine. » Ce journal va dénoncer la corruption de ladministration coloniale et la répression qui sévit à lencontre des populations de lIndochine. Le journal finira par succomber sous les coups que lui inflige une administration coloniale très loin de respecter les principes républicains. Il renaîtra avec pour titre « LIndochine enchaînée ». Jusquen février 1926. Malraux a publié 35 éditoriaux. Tous sont consacrés aux droits des Annamites et plus largement aux droits des peuples dIndochine soumis au joug colonial.

 

Retenons cet extrait tiré de léditorial publié dans LIndochine enchaînée du 4 novembre 1925 :

« Les lois françaises promulguées à la colonie sont constamment violées. Nul ne lignore. (…). Toutes les injustices, toutes les exactions ont la même origine : certains groupes financiers et commerçants dIndochine sont devenus plus puissants que le gouvernement local. Celui-ci, au lieu dêtre un médiateur entre ces groupes et la population, fait cause commune avec les premiers. Leur politique est fort simple : gagner le plus dargent possible dans le temps le plus court. »

Et dans un autre article publié le même jour, Malraux mettait en garde :

« Cette rumeur qui monte de tous les points de la terre dAnnam, cette angoisse qui depuis quelques années réunit les rancunes et les haines dispersées, peut devenir, si vous n’y prenez garde, le chant dune terrible moisson. »

Les Annamites morts pour la France avaient pris au sérieux un message humaniste universel que les autorités coloniales refusèrent dappliquer. Vingt ans après les avertissements de Malraux, cest tout un peuple qui allait se lever contre loppression coloniale. 

 

Raoul Marc JENNAR - Essayiste, politologue, spécialiste du Cambodge et de lAsie, Administrateur des Amitiés Internationales André Malraux.

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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