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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 15:31

moulin-a-soufre.JPG

 

       Les Catalans du sud ne nous prennent pas au sérieux ! Ils se gaussent de l'accent et du vocabulaire "roussillonnais" plus proches de l'occitan que du parler de Catalogne du Sud... Notre économie n'est pas très dynamique, nos artistes ou écrivains sont insipides ou inexistants... 

 

    Les habitants de Figueres ou de Gérone viennent passer la journée à Perpignan pour voir nos vieux murs : Castillet, Rois de Majorque...ou pour la semaine sainte et les vieilles traditions touristico-commerciales... Peu e rendent à Perpinya pour nos événements culturels, malgré les efforts de collaboration 'transfrontières ", à L'archipel, par exemple...

 

La fête du livre, lors de la Sant Jordi, est grandiose à Barcelone; ici, une petite enfilade d'auteurs et d'éditeurs, au quai Vauban...

D'ailleurs, les Catalans n'ont pas besoin de nous et de nos problèmes (chômage, insécurité, désindustrialisation...); les bourgeois barcelonnais demeurent riches, malgré la crise : immobilier, énergie, eau... Leur désir d'indépendance est croissant, afin de ne pas payer un lourd tribut fiscal à Madrid...

 

Le restaurateur, d'origine barcelonaise, du "Moulin à Soufre" de Rivesaltes me disait récemment qu'il ne considérait pas les gens d'ici, du Roussillon, comme de "vrais "Catalans... Ils ne savent pas parler catalan, ils n'ont pas le courage de ceux qui, comme lui, exilés, ont créé un entreprise, ont travaillé beaucoup et ont réussi... Les Catalans d'ici sont des sortes de Belges qui n'ont pas franchi la frontière des Pyrénées... Un manque d'ouverture, de largeur d'esprit :le Catalan roussillonnais prend sa plaine pour le centre du monde...

 

   Les gens d'ici sont souvent originaires, par leurs grands-parents, du Sud; cependant, depuis la Retirada et le mauvais accueil (euphémisme, mais il faudra revenir sur ce sujet occulté, encore aujourd'hui), que les Républicains ont reçu, à la frontière et dans les camps, le lien de fraternité entre Catalans s'est brisé et l'amertume, ou la rancune, persiste...

 

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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 19:45

 

* Ecrivains de "Autres plumes" : présents au salon du livre de Prats-de-Mollo, le 11 août, toute la journée. 

 

 

 

 

 

      * Michèle Vert-Nibet jusqu'au 20 août à Cadaquès :vert-ibet.jpg

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 12:18
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Festival «Un livre à la  mer-Collioure 2012»
La liberté de pensée...
 Jeudi 23 Août 2012 :
- 17h30 - INAUGURATION du estival - centre culturel
 par M. Michel Moly Maire de Collioure  et 1eVice président du Conseil Général des Pyrénées-OrientaleM. Guy Llobet président de la  fondation Antonio Machado
- 18h30 -  Conérence, «Diderot, l’humaniste» - Henri Lhéritier  ( ed. Trabucaire)- 20h30 - Brassens, libre penseur - Janine Marc-Pezet - Lettres à Toussenot 1946-50 (ed. textuel)
Vendredi 24 Août 2012 :
 
- Conérences :  - Au Square Caloni :- 17h30  Joséphine Matamoros - Tom Carr ; Visualisation de la pensée ( ed.Balzac- en langue rançaise)- 19h00 L’histoire des totalitarismes  - Nicolas Lebourg (ed. Denoël)- 20h30 Quelle liberté de penser au  quotidien ? -  Dominique Sistach- Nocturne des éditeurs de 19h30 à 00h00, sur les quais
Samedi 25 Août 2012 :
Sur les quais :- Nocturne des éditeurs de 18h00 à 00h00, sur les quais- Rencontres et dédicaces d’auteurs- Conérences Square Caloni :- 15h00 Héros et libres penseurs - Hélène Legrais - Les ailes de  la tramontanes (ed. Calman-Lévy)- 16h30 L’héritage du siécle des lumiéres - Raoul-Marc Jennar La trahison des élites (ed. Fayard)- 18h00 La non violence comme acte politique - Jean-Pierre Barou - Le courage de la non violence (ed. Indigéne)20h30 au Château Royal  Soirée des libres penseurs, avec chansons et musiques« La liberté de pensée:  acte de rébellion, acte citoyen »débat animé par Hélène Legrais  avec: : Jean-Pierre Barou - Nicolas Lebourg - Raoul-Marc Jennar - Dominique Sistach
Dimanche 26 Août 2010 
:
10h - Hommag à Antonio Machado (Sépulture - cimetière de Collioure)
Dépôt d’une gerbe  par M. Michel Moly Maire de Collioure  et 1er Vice président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales M. Guy Llobet président de l a fondation Antonio Machado
Square Caloni :16h30 -  L’histo ire des 80 - Jean Sagnes - Le vote des 80 (ed. Talaia)Sur les quais :- Présentation des collections des éditeurs 10h00 - 17h00- Rencontres et dédicaces d’auteurs
C
lôture
 
du
 
festival 
Dimanche 26 Août 2010 à  18h30Les enants des écoles de Collioure partent à bord d’un Sardinal et jettent à la mer une bouteille contenant un texte de Diderot .
 
Henri Lhéritier  JaninMarc-Pezet
 
Nicolas Lebourg 
 
Dominique Sistach
 
à gauche :
 
Raoul-Marc Jennar
 
Hélène Legrais Jean Sagnes Jean-Pierre Barou Joséphine MatamorosClairSala MartinFlaissierLoïc Robinot
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of 2
 
 

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corrections : la tramontane - indigène - siècle...

 

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 21:01

 

          collioure-du-chateau.JPG                 La peinture

 

 

          Le piano noir est seul dans la cour d'honneur. On vient de l'accorder sur la scène. Parmi les chaises rouges et les remparts ocre, il attend la nuit. Et dix doigts de velours, qui feront chanter les vignes dans leur amphithéâtre.

 

          L'après-midi est consacré à la peinture et aux expositions sur l'artisanat catalan, la voile latine, la vendange "a burro de coll", le chêne alzina. Dans un proverbe, le souvenir de Ludovic Massé : "Vendanges par temps sec et tu cueilleras du vin pur."

 

          Entre le drapeau rouge et or, et le linceul du roi Sanche, le Château est un dédale qui, pourtant, s'ouvre mille fois sur les paysages de Collioure : perspectives sur les anses bleues, sur les façades roses, les pins, les bateaux, les hauteurs du vin... Les tours disent leur histoire. Les douves attendent la jeunesse de la nui qui danse, et les oubliettes feraient des caves parfaites...

 

          Mais il faut aller à l'essentiel. La peinture. Les salles déroulent des deux Catalognes : Balbino Giner, Camille Descossy, Joan Ponç, Modest Cuixart...Dali est célébré par San Martin Felez, qui s'inspire de Velázquez. Montserrat Caballé est mythifiée grâce à Montserrat Torres. Et beaucoup de visages non élucidés... Je retiendrai les formes anonymes qui s'immobilisent dans la glaise des couleurs : femme au miroir de Garcia-Fons, la servante Rosina de dos, ou la secrète personne, la non-personne, l'abstraction en jaune et bleu de Grau-Garriga...

 

         

          Plus haut, Michel Brigand peint des natures mortes au doux pastel et des nus endormis, ou lascifs, suggérant un Balthus moins pervers... Et mille fenêtres avec ou sans personnage : volets mi-clos, jalousies, peinture voyeuse. Le cadre est une ouverture vers la virtualité de l'invention totale... Mais les plus beaux tableaux ne sont-ils pas ceux que contiennent les fenêtres et les baies vitrées du Château : la mer et les places, la mer et les vignobles, le va et vient du monde, le mouvement de la vie...

 

          Le quotidien est peinture et fiction !

 

 

 

 

        Eté

 

 

          Encore un été, le bel été des Méditerranées. La terrasse au soleil, le toit dans le ciel. Peindre les briques bleues, les façades diaprées, les galets rouges, en essayant de ravaler les paliers de la parole.

 

          Demeurer dans les vignes altières, près des châteaux voyeurs, qui en ont tant vu, durant la longue histoire des frontières. SE blottir entre les sarments, écouter leur récit sur notre patiente généalogie...

 

          Sur une fine ligne de crête, je vois quelques cyprès discrets, à l'ombre verticale du fort gris et massif, comme harponné, cette nuit, par la demi-lune...

 

La vague des maisons monte, irrésistible rumeur de fête, vers les collines dont les verts espaliers tentent toujours de repousser des Babels de béton...

 

          Tuile après tuile, l'homme patient et noir de soleil, échafaude un idéal à court terme : à peine sait-il s'inventer sa coquille d'égoïste escargot.

 

          Les tuiles partout, et la mer à trouver, à hauteur de nos bouches, à hauteur de nos rêves...

 

 

 

                   La pluie

  

         Elle a crépité toute la nuit ente Massane et Oli, mettant à sac les collines, à feu leurs jambes de sarments. Eaux verticales qui occupèrent l'entier silence de l'obscurité des criques, des sentiers, des douves, de la placette...

 

 

            Les éclairs fauves de l'étrange été illuminent le ciel de poulpe. Ciel d'un noir banyuls tellement que les sarments d'Ambeille ont sonné un feu de fin du monde, de décadence géographique, comme une nostalgie de colline Matisse...

 

 

            Il pleuvait des cordes, des filins, des milliers d'amarres, à ensommeiller pour toujours toutes les barques sang et muscat !

 

 

            La pluie a mouillé village et château. L'église est devenue encore plus marine : étrange spectacle de deux eaux se mêlant. L'insolente qui pique et vous mordille le dos. L'autre, épaisse, massive, profonde, dont les longues strates horizontales se moquent bien du monde d'en haut... La pluie a tapé sur les ardoises, jusqu'au soleil théorique. Puis, au matin, plus rien. L'homme s'est encore une fois levé. Le vent a séché la pierre, la tuile, la feuille laquée du laurier. La tramontane s'est levée : pour une fois, on elle est la bienvenue.

 

 

            Le soleil paracheva la création...

  

         L'aube

 

            A l'aube, le soleil est rouge sur les tuiles canal du faubourg. L'incendie, sur la me étonnée, est si fort que toute la côte, contemplée des fières vignes du Rimbaud et de Consolation, semble criblée de feux...

 

 

            Là-bas, le cap d'Agde repose dans ses sables. Il semble épargné, mais Canet est en flammes. Les longues baies de Capestang répercutent le soleil, et c'est un peu l'impudique fleur rose des miroirs d'Odeillo.

 

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 13:01

canigou-de-loic.jpg  "Horizons CANIGO",

  recueil de photos de L.Robinot  (20 euros, éditions Cap Béar)

 

 

                 Mon pays

 

Mon pays est une jeune fille au coeur lourd

Que le massif crayeux des Corbières protège

Des assauts d'un vent fou dont le rire rend sourd,

Démon né de quelque terrible sortilège.

 

Mon pays est une jeune fille aux yeux doux

Dans lesquels le sculpteur, le peintre ou le poète

Voient la source couler au pied du Canigou

Et Collioure aux quartiers éclairés par la fête.

 

Mon pays est une jeune fille aux pieds nus

Qui marche dans les champs en dépit des blessures

Que l'existence inflige à ses membres menus,

Si pauvre qu'elle ne peut porter de chaussures.

 

Mon pays est une jeune fille aux cheveux

Que la marinade amoureusement caresse

Et que le vent d'Espagne au long souffle nerveux

Fait frémir sous d'étranges bouffées de tendresse.

 

Mon pays est une jeune fille aux chansons

Qui viennent apporter à l'oreille autochtone

Ces cris d'espoir, montant de tous les horizons,

Qui naissent au printemps et meurent en automne.

 

Mon pays est une jeune fille qui dort ;

La nature, en avril, lui fait une litière

De mimosas, de genêts et de boutons d'or

Et pose un long baiser sur tout son corps de pierre.         - poème de Jean Iglesis -

 

                        Pays en   FEUX 

 

Un témoin a filmé toute la scène.

 

ZagNut : Le pire dans cette histoire, c'est qu'ils ont fait passé les bus, y compris ceux avec remorques, ainsi que plusieurs semi-remorques dans les lacets séparant Banyuls-sur-Mer et Portbou.

 

Le pire, certains venant du voyage de vacances des Aloès (Cerbère), ont voulu à tout prix,regagner l'Espagne malgré le gros nuage de fumée et les flammes visibles du carrefour rejoignant la D114 menant à la frontière, risquant ainsi leur vie. Balancer tout le flux de la D900 et de l'A9 sur cette route sinueuse m'a laissé rêveur.

 

Jarry, Perpignan : C'est archi faux ils n'ont pas sauté , la fille est tombée et son père a sauté pour essayer de la sauver, faire croire à un suicide face aux flammes c'est ignoble ! ça fait dix fois que vous (le journal L'Indépendant)  écrivez ça !

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Jarry  c'est ignoble ! ça fait dix fois que vous écrivez ça !

 

une zone touristique comme le perthus sans plan de prévention des dangers ( feux , neige et autres ) c'est lamentable , en plus vu que je faisais partie des automobilistes bloqués avec mes deux enfants a l'arrière , ma femme et moi avons eu une belle frayeur , on sortaient d'un restau vers 14h 30 heures en face du " Paradise " , une fumée épaisse arrivait sur nous , les gens on commençaient a paniquer , et a ce moment la police , pompier , ambulances qui remontaient vers le perthus , plus rien ne comptait les gens prenaient les routes rond point a contre sens , c'était la panique pour tous , 2 hres plus loin on sortait de la fumée , et direction cerbére on commençait a être content dans le bouchon , quand au loin une fumée blanche nous a fait perdre le sourire , arrivé a Llança 20h 30 la police Espagnole nous a stoppé avec une délicatesse bien connue ( il aurait pu me cracher a la gueule , il aurait fait ) , j'ai repris la route a 2 heures du mat , arrivé chez moi 4 heures du mat

feux.jpg
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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 12:52

jean-jacob.jpeg          Jean Jacob, jeune et talentueux professeur de Sciences Politiques à l'Université de Perpignan, nous a donné, depuis 1995, à lire des études sérieuses et passionnantes. 

Ses thèmes de prédilection sont l'écologie politique (Les sources, 1995 et L'Histoire, 1999), le fédéralisme européen (2000) et l'Antimondialisation (Aspects méconnus d'une nébuleuse, diffusion PUF, 2006).

 

Jean Jacob vient de publier un ouvrage un peu différent (*), montrant un style et une ironie dignes d'un écrivain du XVIIIème siècle : l'analyse est toujours aussi exhaustive et pointue, mais l'esprit est plus enjoué, la plume plus libérée. En effet, le lecteur sourit à chaque page de cette biographie intellectuelle d'un des penseurs les plus médiatisés de l'époque : Edgar Morin, dont la "méthode" est célèbre, et le leitmotiv de la "complexité" obsessionnel...

 

Après une première partie "légère" sur "La philosophie dans le couloir" et la constitutions des réseaux d'Edgar, notre maître de conférences décortique la "méthode de la méthode" avec une grande méthode !

Le plaisir se niche déjà dans les titres du sommaire : "un romantisme de série B", ""écologie de l'inaction", "Du cochon de civilisation"...


Jean Jacob a pris un évident plaisir malin à traverser l'oeuvre moréenne et son étude se lit comme un conte voltairien. Ma seule critique consisterait à écrire ceci : le lecteur s'esbaudit tellement pendant cent pages qu'il ne prend plus vraiment au sérieux les développements ultérieurs du livre...

 

Je citerai quelques moments de bravoure : "A 4/5 ans, selon ses propres aveux, il prend conscience des contours de la complexité...Doit-il choisir un ballon ou une brouette..."..."Sa vie est une vallée de larmes. Sans doute comprendra-t-on mieux la genèse de sa philosophie sirupeuse aux relents romantiques..."... "Les années passant, Autocritique est devenu un classique de la scène intellectuelle d'après-guerre, un bon témoignage des errements d'alors..." "Dans le journal de Californie, les poncifs déferlent à grande vitesse : le surfeur fait l'amour avec l'océan. E.Morin admire les Indiens,l'Eros est la seule voie vers l'extase qui est le vrai trop, "l'amour est ma seule sécurité"..." (page 25)

 

La gauche intello-bobo bichonne hélas ce faux penseur... Je ne lis plus depuis longtemps "Le Nouvel Obs" ! Hélas, je suis encore un drogué du quotidien "Le Monde"... Espérons que ces médias "de gauche" auront le courage de parler du livre si riche et  amusant -la meilleure lecture pour l'été !- de Jean JACOB !!!

 

* Editions GOLIAS, 14 euros. en librairie.

 

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 12:48

IMGP0001.JPG  * On se baigne dans la rue à Perpignan (quartier gitan, près de Jean Moulin) quand on est pauvre, sans voiture... 

 

IMGP0002-copie-1.JPG

   * La place des Esplanades (remodelée) est pourtant une des plus agréables de la cité catalane, avec sa fontaine, ses platanes, son café oriental... Pourtant seule la population immigrée en profite...

 

 **Voitures brûlées en centre-ville : Perpignan – Rue Rouget de Lisle (entre l'avenue Maréchal Leclerc et le boulevard Clemenceau), dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 juillet, un véhicule a été intégralement incinéré). La combustion de ce véhicule – placé en stationnement au bord du trottoir a de suite gagné le véhicule, garé juste derrière, qui a été détruit par moitié. Une scène de désolation peu banale, comme vous pouvez le voir sur notre photo jointe.voiture-calcinee.jpg

 

 

 

 

 

  *** Les touristes, ceux qui ont pu économiser un peu d'argent vont passer quelques jours sur la côte sablonneuse, profiter des couleurs du Roussillon: ici un café en bord de mer à Sainte-Marie...

 

 

*** Pour les Bobos, les intellos, les mélomanes, la musique est reine l'été. Estival festival :  mardi 31 juillet à 18h30 dans la cour pleine de charme du château Planères (Saint jean Lasseille)*, les Amis d’Alain Marinaro produiront un duo formé par la violoniste Manon Philippe et l’accordéoniste Fanny Vicens. Née à Perpignan, Manon Philippe (21 ans) y a commencé sa formation violonistique. Reçue en 2007 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, elle y termine actuellement sa deuxième année de master dans la classe de Roland Daugareil, Suzanne Gessner et Serge Pataud. Elle joue un violon Steiner prêté par le Fonds Instrumental Français. Première accordéoniste à être lauréate des Fondations Banque Populaire (Paris) et Yehudi Menuhin (Stuttgart), Fanny Vicens (25 ans) est, par ses qualités artistiques ainsi que par sa détermination et son enthousiasme à défendre les richesses de son instrument, l'une des accordéonistes les plus remarquables de sa génération. Après avoir commencé son parcours au Conservatoire de Perpignan, elle part se perfectionner à la Musikhochschule de Trossingen (Allemagne), puis à la Musikhochschule de Lucerne (Suisse) où elle se spécialise en musique contemporaine. Site : www.fanny-vicens.fr. Nos jeunes amies ont prévu un programme éclectique réunissant Bach, Mozart, Bartok et NiKolaus Brass.

Entrée 5 €, dégustation de vins offerte par le château Planères, gourmandises offertes par Jean Plouzennec du Cédrat-Joa Casino (Toques blanches du Boulou), renseignements au 04 68 89 65 96.

*A Saint Jean Lasseille, prendre la D. 2 en direction de Brouilla. Très vite, on rencontre une route à gauche avec indication de château Planères.

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 12:56

ibrahim.jpg    

 

Après des études musicales, Ibrahim opte pour la trompette, puis l'abandonne; il va vers le jazz, puis vers un mélange de musique orientalearabe ( le musicien est originaire du Liban, mais totalement francophone) et occidentale. Il n'est pas vraiment jazzy, même s'il connaît la généalogie de l'instrument, Miles, Baker, Rava, Fresu, Belmondo... Il est "musiques du monde", et surtout, comme le montrera le concert de 22 heures, "hard-rock". 

 

En effet, un grand concert, pathétique (sur Bayrouth) et souvent violent, grâce à ses musiciens très doués : guitares électriques, batterie... Parfois, le leader a du mal à s'imposer, ou il s'efface facilement, devant cet orchestre "électrique" : on pense alors au Miles Davis de Tutu, aux influences de Q.Jones et Marcus Miller...

 

I.Maalouf a joué cet hiver à L'Archipel de Perpignan : 30 euros, mais ici, c'est gratuit ! Pourquoi ?

 

L'artiste se prête, à Carcassonne,  à une rencontre avec son public, dans un lieu culturel. A Perpignan, rien de tel ! Pourquoi ? Comment se fesse..?

 

Bravo pour le festival -énorme- de Carcassonne  Pour le musée des Beaux-Arts ! Pour la Maison des Mémoires ! 

 

concert.jpg (photos de D.Baillieux)

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 11:21

caravage-toulouse.JPG  Entrée de l'expo, église du musée des Augustins (photo Jean-Pierre Bonnel)

 

 

    A l'exposition au musée des Augustins de Toulouse, tant médiatisée, pas un seul tableau de Caravage ! 9 euros l'entrée et vous  ne verrez que des peintres influencés par l'artiste italien. Il fallait bien lire : on n'allait vous montrer que du "Caravagisme" (du Nord d l'Europe) !!! 

   On ne lit jamais assez, mais quelle arnaque, tout de même ! Et cette affiche qui fait croire qu'on va voir un "Caravage "... Rage et Caravage !

 

 

   Promeneur déçu (à part l'idée du "cube" où vous pouvez vous déguiser en personnage du peintre et vous faire prendre en photo dans le "clair-obscur" d'une petite pièce...), vous verrez des épigones, disciples ou copieurs de la lumière fameuse. Des toiles secondaires, à la technique souvent maladroite : des nez marron, des seins tordus, des visages identiques, un personnage éclairé par une bougie comme si c'était par mille spots... On aurait voulu au moins un Georges de LaTour... Faudra-t-il aller à Montpellier pour voir cinq ou six chef-d'oeuvre...? Non, il vaut mieux aller en Italie, dans ces églises obscures de Venise ou de Rome, où vous découvrez, soudain, un chef-d'oeuvre, dans un coin...

 

   L'intérêt de ces expos jumelées et complémentaires, c'est de proposer un "itinéraire culturel en Languedoc : une "route caravagesque", permettant de découvrir, par exemple, Gabriel Fournier à Pézénas ou Nicolas Tournier à Narbonne...  

 


            (photo: J.P.Bonnel "encadré" à l'expo caRAvaGEsque )caravage-moi-encadre.JPG

 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 13:19

images-1-copie-1.jpeg (photo : Paolo FRESU)

 

 

 

   Hier soir, mercredi 25 juillet 2012, le public venu au Palais des anciens rois de Majorque, à Perpignan, pour les "Chants méditerranéens", assista au plus beau concert de l'été en Roussillon (j'exclus le festival Casals, à venir et le festival de piano classique d'Elne, toujours admirable) : les "Estivales" de la municipalité, en perte de vitesse, et les "Déferlantes" d'Argelès ont invité des "vieux" : J.Clerc et Sting, des noms destinés à attirer les foules... Hier soir, on était dans l'intime, dans la parole mystique, dans le choeur antique des   textes fondamentaux...

 

   En effet, le Conseil général a eu très bon goût -merci Robert Garabé, responsable de la culture au CG666- en programmant le groupe polyphonique "A Filetta", choeur de six voix  pathétiques, avec le bandonéon de D.Di Bonaventura et la trompette magique de Paolo Fresu. 

   Mine de rien, les six cents spectateurs des gradins des jardins andalous, avaient devant eux un des plus grands trompettistes de jazz  actuel (avec son maître Enrico Rava, après Miles Davis et Chet Baker !): Fresu, à Marciac avec Omar Sosa, le 6 août, c'est complet et c'est 25 euros. Ici, au palais majorquin géré par le département, c'était ... gratuit !  (*)

 

   Les voix a capella se mêlaient  aux souffles des instruments : ces Corses, Sardes, Italiens, ces Méditerranéens se comprennent parfois avec difficulté, mais la musique permet la communion, la solidarité entre les peuples de la Méditerranée !

 

   Ces chanteurs et musiciens modestes ont expliqué leur musique et leur projet : la parole fut belle car sincère ! On attend le disque en duo de Fresu/Bonaventura; dans l'immédiat, on se délecte du disque commun "Mistico Mediterraneo" (ECM Records 2011, 21 euros à la Fnac, qui n'avait fait aucun pub et mis que deux CD dans le bac du jazz ! Quelle médiatisation et information lamentable  dans cette ville de  Perpignan : ainsi, le journaliste "culture" (sic !) du journal "L'indépendant" (sic!) ne rend compte que des spectacles programmés par la mairie de droite...

 

---

(* A ce propos, il est énervant de voir des gens partir en plein concert parce qu'ils sont venus là par hasard, par curiosité, parce que c'est gratuit ! Je propose une participation de 5 euros pour les adultes (et deux pour les enfants) pour motiver et impliquer les citoyens (qu'ils se renseignent avant ! ce n'est pas parce que c'est gratuit que tout est permis). Cet argent servira à aider des jeunes musiciens, par exemple... La culture pour tous (slogan du conseil général) n'empêche pas la participation (modique) des citoyens.

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