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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 12:56

ibrahim.jpg    

 

Après des études musicales, Ibrahim opte pour la trompette, puis l'abandonne; il va vers le jazz, puis vers un mélange de musique orientalearabe ( le musicien est originaire du Liban, mais totalement francophone) et occidentale. Il n'est pas vraiment jazzy, même s'il connaît la généalogie de l'instrument, Miles, Baker, Rava, Fresu, Belmondo... Il est "musiques du monde", et surtout, comme le montrera le concert de 22 heures, "hard-rock". 

 

En effet, un grand concert, pathétique (sur Bayrouth) et souvent violent, grâce à ses musiciens très doués : guitares électriques, batterie... Parfois, le leader a du mal à s'imposer, ou il s'efface facilement, devant cet orchestre "électrique" : on pense alors au Miles Davis de Tutu, aux influences de Q.Jones et Marcus Miller...

 

I.Maalouf a joué cet hiver à L'Archipel de Perpignan : 30 euros, mais ici, c'est gratuit ! Pourquoi ?

 

L'artiste se prête, à Carcassonne,  à une rencontre avec son public, dans un lieu culturel. A Perpignan, rien de tel ! Pourquoi ? Comment se fesse..?

 

Bravo pour le festival -énorme- de Carcassonne  Pour le musée des Beaux-Arts ! Pour la Maison des Mémoires ! 

 

concert.jpg (photos de D.Baillieux)

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 11:21

caravage-toulouse.JPG  Entrée de l'expo, église du musée des Augustins (photo Jean-Pierre Bonnel)

 

 

    A l'exposition au musée des Augustins de Toulouse, tant médiatisée, pas un seul tableau de Caravage ! 9 euros l'entrée et vous  ne verrez que des peintres influencés par l'artiste italien. Il fallait bien lire : on n'allait vous montrer que du "Caravagisme" (du Nord d l'Europe) !!! 

   On ne lit jamais assez, mais quelle arnaque, tout de même ! Et cette affiche qui fait croire qu'on va voir un "Caravage "... Rage et Caravage !

 

 

   Promeneur déçu (à part l'idée du "cube" où vous pouvez vous déguiser en personnage du peintre et vous faire prendre en photo dans le "clair-obscur" d'une petite pièce...), vous verrez des épigones, disciples ou copieurs de la lumière fameuse. Des toiles secondaires, à la technique souvent maladroite : des nez marron, des seins tordus, des visages identiques, un personnage éclairé par une bougie comme si c'était par mille spots... On aurait voulu au moins un Georges de LaTour... Faudra-t-il aller à Montpellier pour voir cinq ou six chef-d'oeuvre...? Non, il vaut mieux aller en Italie, dans ces églises obscures de Venise ou de Rome, où vous découvrez, soudain, un chef-d'oeuvre, dans un coin...

 

   L'intérêt de ces expos jumelées et complémentaires, c'est de proposer un "itinéraire culturel en Languedoc : une "route caravagesque", permettant de découvrir, par exemple, Gabriel Fournier à Pézénas ou Nicolas Tournier à Narbonne...  

 


            (photo: J.P.Bonnel "encadré" à l'expo caRAvaGEsque )caravage-moi-encadre.JPG

 

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 13:19

images-1-copie-1.jpeg (photo : Paolo FRESU)

 

 

 

   Hier soir, mercredi 25 juillet 2012, le public venu au Palais des anciens rois de Majorque, à Perpignan, pour les "Chants méditerranéens", assista au plus beau concert de l'été en Roussillon (j'exclus le festival Casals, à venir et le festival de piano classique d'Elne, toujours admirable) : les "Estivales" de la municipalité, en perte de vitesse, et les "Déferlantes" d'Argelès ont invité des "vieux" : J.Clerc et Sting, des noms destinés à attirer les foules... Hier soir, on était dans l'intime, dans la parole mystique, dans le choeur antique des   textes fondamentaux...

 

   En effet, le Conseil général a eu très bon goût -merci Robert Garabé, responsable de la culture au CG666- en programmant le groupe polyphonique "A Filetta", choeur de six voix  pathétiques, avec le bandonéon de D.Di Bonaventura et la trompette magique de Paolo Fresu. 

   Mine de rien, les six cents spectateurs des gradins des jardins andalous, avaient devant eux un des plus grands trompettistes de jazz  actuel (avec son maître Enrico Rava, après Miles Davis et Chet Baker !): Fresu, à Marciac avec Omar Sosa, le 6 août, c'est complet et c'est 25 euros. Ici, au palais majorquin géré par le département, c'était ... gratuit !  (*)

 

   Les voix a capella se mêlaient  aux souffles des instruments : ces Corses, Sardes, Italiens, ces Méditerranéens se comprennent parfois avec difficulté, mais la musique permet la communion, la solidarité entre les peuples de la Méditerranée !

 

   Ces chanteurs et musiciens modestes ont expliqué leur musique et leur projet : la parole fut belle car sincère ! On attend le disque en duo de Fresu/Bonaventura; dans l'immédiat, on se délecte du disque commun "Mistico Mediterraneo" (ECM Records 2011, 21 euros à la Fnac, qui n'avait fait aucun pub et mis que deux CD dans le bac du jazz ! Quelle médiatisation et information lamentable  dans cette ville de  Perpignan : ainsi, le journaliste "culture" (sic !) du journal "L'indépendant" (sic!) ne rend compte que des spectacles programmés par la mairie de droite...

 

---

(* A ce propos, il est énervant de voir des gens partir en plein concert parce qu'ils sont venus là par hasard, par curiosité, parce que c'est gratuit ! Je propose une participation de 5 euros pour les adultes (et deux pour les enfants) pour motiver et impliquer les citoyens (qu'ils se renseignent avant ! ce n'est pas parce que c'est gratuit que tout est permis). Cet argent servira à aider des jeunes musiciens, par exemple... La culture pour tous (slogan du conseil général) n'empêche pas la participation (modique) des citoyens.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 15:05

rocades.JPG

  * Villégiature tranquille dans un transat du Prado. A Marseille, la drôle de mort de Rimbaud. Dans le jeu de quilles de la vie, il perd la sienne. Mort d'une jambe, perte d'un poète...

 

  Arthur toujours ivre sur sa dune d'olive. Harar, Roucas blanc, Lolla Touareg. Il peut écrire tous les déserts des pages, ailleurs la vraie mort...

 

   L'écriture rimbesque court sur le sein des vagues. Elle est happeuse, pressante, exigeante, sans concession : elle est la mer, dirait Rimbald le Marin, elle écrit du haut de ses épées d'écume !

 

  *  L'été des oiseaux sur la plage. Pattes et poitrines calcinées par le soleil. Les ailes dans le goudron du vent. La cage noire des cheveux. Quelques filles, qui détiennent la vocation du bonheur, voltigent dans leurs dentelles, dont le geste aérien est charnel. La peau se lit à la pointe d'un sein qui cogne à l'enveloppe de l'air. Un désir nu se visse dans cette rougeur à la chair de poule.

 

   Eté des arbres crachés à la mer; elle rend pourtant un jour, toujours, ses excréments d'hommes et d'objets. Au-dessus des têtes, un manège de cuivres. Une musique d'eau sur l'enclume du sable. La chaleur habite la surface des lèvres, tout à leur récitation du silence. Sculptures immobiles des corps marins. L'été referme ses demeures de noix sous une rapide voûte de bras.

 

     Il se tient où navigue l'écriture. Il mine le crayon de la parole...

 

  * Chemins de l'été. Carrières abandonnées. Ardoises de la maison liquide. Nomadisme de par les plaines. Camis ramaders de Catalogne. Canaïres de Provence. Trazzere de Sicile. Drumul oilor de Roumanie. Canadas de Castille. Drailles du Languedoc...

 

  * Je me souviens, Le Lavandou...Ces gens multicolores, hôtels éventrés, cuisses boursouflées, coquillages blancs, mondes du large, des nuits humides et des sexes ouverts...

  Devanture sans vitrine, un décor de sable et un café posés dans un théâtre fin de siècle...

 

   * Miettes d'un été.

 

 * Après le lever brutal du matin gorgé de soleil, l'écriture se renouvelle, dans l'ombre des tuiles et des lauses...

 

  * J'apprécie, lors des matins estivaux, l'effet duveteux de l'évaporation, de la dissipation des mots nocturnes. Je l'attends, la guette, cette fuite des brumes, pour découvrir enfin les lignes du village, du paysages, les courbes de la mer. Mais la brume se change en un brouillard intense, qui monte, vite, vers les collines et, même en courant vers les hauteurs, les vignes, les tours de guet, elle monte plus rapidement que moi, la brume insoupçonnée, même en courant sur le toit du décor, je n'ai guère le temps d'apercevoir la vergue de la mer, le découpage du littoral, la cambrure de la Méditerranée, la ligne obstinée de l'horizon, l'improbable voile hasardée dans les cotons trompeurs... Il faut fendre les vapeurs de l'impossible jour pour revenir chez soi, avant l'intégrale invisibilité...

 

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 12:28

Alexis-Jenni.jpg  Le Prix Goncourt Alexis Jenni, vendredi 27 juillet à Perpignan

De la baie d'Along à la casbah d'Alger, en passant par Vénissieux, Alexis Jenni, Prix Goncourt 2011 propose une vision polémique de l'Histoire de France. Un récit passionnant que l'auteur psentera et dédicacera vendredi 27 juillet à 11h à l'hôtel Pams à Perpignan,  à l'invitation du CML et de la Ville de Perpignan (avec le concours de la librairie Torcatis)

 

Le premier roman d'un professeur de biologie, L'Art français de la guerre d'Alexis Jenni, est un coup de maître. «Qu’'est-ce qu'’un héros ? Ni un vivant ni un mort, un être qui pénètre dans l’autre monde et qui en revient.» À la lumière de cette citation de Pascal Quignard, on mesure mieux la personnalité du capitaine Victorien Salagnon, personnage central et ambigu de ce gros roman, et le dialogue qu'’il noue avec un jeune homme désoeuvré, reclus dans la banlieue lyonnaise, qui passe son temps à trafiquer ses arrêts de travail, à faire l'’amour, à boire et à regarder des films de guerre. L'’ex-parachutiste raconte avec un mélange d'’horreur et de pudeur, à son cadet fasciné, les conflits où il a servi. En échange, il l’'initie au maniement de l'’encre.

    L’'Art français de la guerre : un titre bien rébarbatif, où Alexis Jenni, né en 1963, et dont c'’est le premier ouvrage, parcourt vingt-neuf ans de colonisation française. L'’Indochine, le Viêtnam, l’'Algérie. On pourrait croire à une réflexion sur l’'absurdité des conquêtes, si l’'auteur ne portait son récit à des hauteurs spirituelles, avec un style parfait d’'équilibre. Il va plus loin que Camus, lequel n'’envisageait pas une Algérie non française.

    Les guerres de colonisation ont fait couler autant d’'encre que de sang. C'’est à l'’encre que s'’attache l'’ex-officier. Celle dont il tirait, sur le papier, entre deux coups de canon, la pureté que la confusion générale interdisait. Celle qui noircit les Mémoires du général de Gaulle, baptisé «le Romancier», champion du mentir-vrai, quand il travestit ce qui gêne et passe sous silence ce qui dérange. De Gaulle est le plus grand menteur de tous les temps, mais il l'’était comme mentent les romanciers. Il construisit par son verbe, pièce à pièce, la légende dont nous avions besoin pour habiter le XXe siècle».

     De Gaulle menteur ? Avant mai 1968, il avait écrit que l’'Algérie française était une utopie ; quand il a constaté à Alger l'’immense ferveur des pieds-noirs et la possibilité d'’une amitié franco-musulmane, il a cru un moment que la chose était possible. Il a très vite déchanté. Son « Je vous ai compris » était-il sincère, avant sa volte-face, ou bien voulait-il faire avaler progressivement la couleuvre ? Les avis ont toujours divergé. Mais Alexis Jenni tient à la thèse de l’'anagogie. Dans la jungle des partis pris, avoir un ennemi simplifie et rassure. Dans les livres, on en triomphe toujours. Ni Bodard ni Kessel, Jenni condamne l’'héroïsme. Les guerres de colonisation sont de sales guerres, suivies de parfaits exemples de décolonisation ratée.

    Le maître et l’'élève trouvent la source de la sauvagerie coloniale dans l'’exacerbation des différences et de l'’identité nationale, dans l'’obsession de la race et de la « ressemblance héréditaire », d’où découle le sectarisme. L’'amour, le désir sexuel, l'’art leur paraissent de saines alternatives, capables de transfigurer la haine aveugle : « Comment supporterais-je cet encombrement qu’'est l'’autre, si le désir que j'’ai de lui ne me fait pas tout lui pardonner ? » Et sans désir de l’'autre, que reste-il, sinon l'’envie de le voir disparaître ? L’'identité selon Alexis Jenni est à trouver dans le langage et le sexe, sous un ciel de neige peint à l'’encre noire.

    Mais tout est guerre, selon lui ; « la taupe cannibale » de la furia francese rampe et gronde partout, même en temps de paix. Dans le couple ; lors des émeutes ; dans les files d'’attente devant une pharmacie de nuit où l’on cherche à grappiller une place ; dans l’'acte de consommer (le narrateur lit le mot « enfant » sur une barquette de viande, à côté d’'abats étiquetés « animaux »). Violence partout tapie, partout à l'’oeuvre. L’'État lui-même « veut que l'’autre se taise ; il faut le réduire à quia, trancher sa gorge parlante ».

     La torture est au coeur du débat, jamais décrite, non plus que le compagnon du narrateur ne s’'englue dans la poliorcétique des combats (l'’art d’assiéger les villes). Il rappelle que «le français est la langue internationale de l’interrogatoire». L'’impossible situation des pieds-noirs installe la perfide question de la race, « l'’idée visible qui permet le contrôle. La ressemblance physique, confondue avec l'’identité, permet le maintien de l'’ordre ». Quand le narrateur demande au vétéran s'’il a torturé, l'’autre répond qu’il a fait pis : «Nous avons manqué à l’'humanité.» Tout ce livre tient au creux d’'une phrase : «On n'’apprend pas impunément la liberté, l’égalité et la fraternité à des gens à qui on les refuse».

      Inconnu dans le milieu de l’'édition, Alexis Jenni ne l'est pas resté longtemps. Ce premier roman, chef-d’oeuvre de mesure, que rehaussent l'’art et le désir salvateurs, est un coup de maître.

 

Le programme:

Jeudi 26 juillet à Prades - Rencontre avec Alexis JENNI, le jeudi 26 juillet à Prades à 17 heures dans les Jardins de lʼhôtel Hostalrich pour une séance de dédicaces de :« Lʼart Français de la Guerre » (Gallimard) Prix Goncourt 2011à partir de 20h30 dans lʼAbbaye Saint Michel de Cuxa dans le cadre du Festival Pablo Casals, en psence de Chrsitian Bourquin, Président de Région et Jean Castex, Maire de Pradres.

Vendredi 27 juillet à Perpignan  - Rencontre avec Alexis JENNI, le vendredi 27 juillet dans les Jardins de lʼhôtel Pams à 11 heures pour une séance de dédicaces et débat autour de :« Lʼart Français de la Guerre ». Débat ani par André Bonet psident du CML et Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan. Dédicaces sur place avec le concours de la librairie Torcatis (Entrée libre)

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 13:51

picasso-en-chaise-a-porteur.jpg  *  Picasso en chaise à porteurs à Perpignan, lors de ses séjours, rue de l'Ange : voir, au Musée H.Rigaud, une sélection des oeuvres du musée des Beaux-arts.

 

 

 

* * Il suffit d'un inconscient, jetant un mégot depuis sa voiture, et c'est la tragédie : des feux des deux côtés de la frontière, des blessés et des morts ! 

 

 

 

 

***Mercredi 25 à 18h30, mairie de Prades : CASALS

 

 

  • Maire de Prades / Casa de la Vila Prada de Conflent
  • La Ville de Prades présente dans le cadre du Festival Pablo Casals une exposition exceptionnelle montrant, à travers l’œuvre du photojournaliste perpignanais Jean Ribière (1922-1989), la vie quotidienne du maître catalan en exil dans la capitale du Conflent. Chaque série révèle un pan de la grande histoire qui unit Prades à Casals : de l'intimité de la Villa Colette à la fête offerte par les réfugiés pour les 70 ans du maître au café de France (décembre 1946), de l'hommage de la municipalité au grammairien Pompeu Fabra (février 1948) à la cérémonie organisée par la ville de Prades à l'occasion du cinquantième anniversaire du premier concert parisien du soliste (novembre 1949). A travers l'objectif de Jean Ribière, les Pradéens, festivaliers et estivants revivront également l’effervescence de la ville lors de la création du festival en 1950 ou l'émotion suscitée par le vibrant concert que le maître donne en 1952 à l'Abbaye de Saint Michel de Cuxà....
  • Cette manifestation de prestige pensée autour de la grande figure de l'exil catalan est issue d'une sélection de 700 négatifs réalisée par le commissaire de l'exposition, l'historien de l'art, Eric Forcada. Elle s'articule autour de trois expositions présentées en parallèle à la Casa de la Generalitat de Perpignan (du 14 juin au 20 juillet) au Museu Memorial de l'Exili de La Jonquera (du 14 juillet au 11 novembre) et bien évidemment à l'hôtel de Ville, place de l’Église, lieu emblématique de la vie pradéenne mais également cher au cœur et à la mémoire des exilés catalans, au premier chef desquels se place Casals. Une exposition de près de 50 clichés à découvrir avec passion et émotion du 25 juillet au 25 août 2012, au cœur de l'histoire, au cœur de Prades, au cœur de la vie d'un festival et de son maître, Pau Casals.
  • Exposition 'De Prades à Perpignan, Pau Casals & le monde de l'exil. Reportages du photojournaliste Jean Ribière [1944-1956]', Hôtel de Ville - Centre Ville, Prades, 25 juillet au 25 août 2012. Entrée libre.
  • Au Boulou, à l'Espace des Arts : espacedesarts.over-blog.fr-copie-1.jpg
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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 18:53

images-1.jpeg   Cet été, au lac de la Raho, les guinguettes vous tendent les bras. Avec l’'été, le bronzing et la baignade sont devenus des activités quotidiennes des abords du petit lac.

Cycle éternel de la belle saison où le farniente s'’impose, non comme un délassement, mais comme un art de vivre, véhiculant une certaine philosophie méridionale et non moins latine.. Dolce vita, musique langoureuse et nostalgique à la fois, ambiance chaloupée, rien ne manque à l’accueil que vous réservent les commerçants du lac. Inscrivant leur propos dans un tourisme de proximité, ils vous tendent les bras et vous proposent à satiété rafraîchissements, pizzas, repas traditionnels et exotiques, et ce jusqu’à la rentrée.  (Texte de Jean IGLESIS)

 

Voici les coordonnées de ces plagistes qui, sur les berges du plan d’eau, ne nourrissent qu'’un souci : celui de vous rendre le bel été encore plus agréable:

Au bord du petit lac :

Restaurant « Le Galapagos » - 06 12 44 90 77 – « Chalet du Lac » - 06 22 46 07 48 – « Pizza des Pins » - 06 08 75 92 41 – « Le Regal’Eau » 06 86 26 30 31 - « Le Moorea » - 06 83 54 71 06 – 06 16 40 74 83

 

**4ème fête de l'espadrille à Saint Laurent de Cerdan

Fête de l'espadrille : Marché traditionnel catalan, vente d'espadrilles 582169_10150932404082546_1541591808_n.jpget tissage catalan, visite d'atelier.
Nombreuses animations toute la journée
Programme du Jour :
Samedi 28 Juillet :
Repas Spectacle Halle Polyvalente

Dimanche 29 Juillet : Toute la journée
Grande Braderie des Toiles du Soleil.
Découverte de l'usine "Création Catalane". Marché traditionnel catalan avec nombreuses animations.

 

ASSOCIATION FÊTE DE L'ESPADRILLE
SAINT-LAURENT-DE-CERDANS Tél. 33 (0)4 68 39 55 75

 

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 14:56

magritte.jpg      Des indignés partout ! C'est devenu une mode, grâce au respectable M. HESSEL...

 

   Indignée, cette conseillère municipale UMP de Toulouse, qui jeta le trouble, au sein de la digne assemblée de la ville "rose" (elle visait les homosexuels), quand elle parla d'anus ! Elle était scandalisée, la belle âme (j'ai vite oublié son nom, désormais dans les latrines de l'Histoire ) car cet orifice "n'est pas fait pour les rapports sexuels" ! (on reparlera de ce thème alléchant...)

 

   En effet, pour être entendu, maintenant, pour que les medias répercutent votre message, il faut faire fort ! Il faut causer sexe ! Et surtout le montrer ! On pensait que les histoires sexuelles ne faisaient plus recette : banalisées avec tous ces sites érotico-porno ? Hé bien non !

 

Ainsi, à Banyuls, pour se révolter face à la menace de la privatisation du port par l'actuel maire Jean Rède, Madame Barbara FRENZ, originaire du Chili, mais installée à la Marenda depuis treize ans, a installé une guirlande de soutiens-gorge dans sa rue... Ruelle haute, comme elle, fière d'être devenue une Catalane d'adoption, et décidée à manifester en silence, sans violence ! Cette quinquagénaire, habitant près de la maison rose, qui a vu naître Maillol, a trouvé le moyen de faire di-joncter le maire : il se rendit, avec sa canne et trois policiers dans cette rue pour faire décrocher l'objet du délit. Lamentable : JR n'aurait pas dû se rabaisser ainsi, il ne fait que donner de la crédibilité à cette histoire rocambolesque ! On soupçonne aussi qu'il voulait voir de plus près les nénés de cette dame, désormais à l'air libre...

 

De même, pour protester contre la politique rigoureuse du gouvernement espagnol, huit pompiers des Asturies (région connue pour ses révoltes: lire la pièce politique de Camus ), alignés contre un mur, ont montré leurs (belles) fesses au monde entier. "Tant de coupes nous ont laissé à poil !"

 

Non, ceci n'est pas une pipe ! Ceci est un pompier ! Magritte et l'esprit surréaliste ne sont pas morts... Vive l'indignation ! Vive la sexualisation de la politique...

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 15:13

du vendredi 20 juillet au lundi 23

 

Vendredi 8 juin  2012

Espace Gavroche salle René Vautier

 


 

 
                        CONCERTS PUBLICS 

  18h30 : 
Léonardo HILSDORF
  
Lauréat du Concours International de Sète 2011.
  
Jeune espoir Brésilien sensible et généreux, à la   technique transcendante.

  
J. HAYDN            
Sonate n° 60 en ut majeur
                               Hob XVI 50                     
  G. CONNESSON          Initials Dances
  S. RACHMANINOFF    Sonate n°2 op 36
  I. STRAVINSKY          Trois mouvements de                                               Petrouchka
 

   

 21h : Philippe LÉOGÉ
  Exaltation du jeu ... puissance magistrale ... 
  le piano qui parle à l'âme.

   “Autour de Nougaro”, Compositions,
   Standards de   jazz.

Lundi 11 juin  2012

Espace Gavroche salle René Vautier



 


  14h30 : concert éducatif à destination des élèves du
  Collège d’Elne par Clarisse VARILH,
  
professeur au   C.C.R. Perpignan Méditerranée
.

  « Autour du jazz »

   
 
 
18h30 : Concert des laureats de l' École d'Elne
  et du  Conservatoire à Rayonnement Régional
  Perpignan  Méditerrannée
.

  Classes de Laurence CANET,
  Jacqueline ABECASSIS-SCHLOUCH
  et Marie-Christine GUICHOT.

   de BACH à CALMEL en passant par MOZART,
  CHOPIN, RACHMANINOFF, DEBUSSY ....
 
 
Festival 20,21,22 et 23 JUILLET

Vendredi 20 juillet

Espace Gavroche salle René Vautier

clarisse Varilh

 11h00 : concert éducatif
à destination des jeunes du Centrede loisirs d’Elne
par Clarisse VARILH,  professeur au C.C.R.

Perpignan Méditerranée

  « Autour du jazz »

     

Vendredi 20 juillet

18h30

Cathédrale

 

18h30  :
piano : François-Michel RIGNOL,
violoncelle :
 François RAGOT
l'Ensemble Mare Nostrum Musicae.
Direction : Michel Peus

Une amitié doublée d'une solide complicité unit
ce groupe de talentueux musiciens d'ici et d'ailleurs.

D. de SEVERAC   Cerdanya :
                    En tartane, l'arrivée en Cerdagne
                    Les fêtes, Souvenir de Puigcerda
                    Ménétriers et glaneuses, souvenir d'un 
                    pélerinage à Font-romeu
                    Les muletiers devant le Christ de Llivia
                    
Le retour des muletiers

F. CHOPIN
 Concerto N°1 en mi mineur op 11

   
 

Vendredi 20 juillet

21h30

Cathédrale




21h30 : Récital de Javier PERIANES
L'une des grandes révélations actuelles d'Espagne, un poète
du clavier. 


   
              
C. DEBUSSY   Préludes, Clair de lune, L'isle joyeuse.
F. CHOPIN      Prelude, berceuse, Barcarolle, Ballade, Nocturne
M. de FALLA   Nocturne, Sérénade andalouse,
                              Quatre pièces espagnoles, Fantasia Baetica

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19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 11:09

moi-Canigou.JPG    Hier, par un temps splendide, j'ai revu CANIGO

 

   Cette montagne, assise au coeur de la plaine du Roussillon, c'est un domaine unique, le bonheur toujours recommencé...

 

        L'approche est longue, à pied ou en voiture, mais le havre des Cortalets est déjà une première récompense...

 

         Ensuite, l'ascension, par Joffre et la fontaine de la perdrix, longue et gorgée de pierres glissantes, vous conduit au sommet, vers un point de vue à 360 degrés : la plaine, la mer et les étangs, les Corbières et le Ventoux, Bugarach et l'Andorre, plus loin le Montcalm ariégeois... Et Cap Béar, Cap de Creus, Montserrat, toute la Catalogne...

 

  Vous accédez au sommet : la croix et la bannière : une foule est là, sur le petit promontoire, des jeunes, des vieux, des Allemands, Anglais, Catalans; c'est la tour de Babel. Chacun tourne pour se trouver une place, pour prendre une photo... Et ce n'était qu'un jour de la semaine, imaginez-vous, les jours de la "Trobada"...

 

Je descends la vertigineuse "cheminée", après avoir attendu une demi-heure, que l'embouteillage se dissolve... Je surfe sur les roches jusqu'au col de la Portella de Valmana... Puis je reviens sur mes pas, je remonte par la cheminée. Je croise une fille angoissée, qui pleure, encordée. Je dialogue avec un ancien alpiniste, équipée comme en 40; il me dit de l'attendre avant d'escalader, mais je file comme un izard malgré mes godillots qui pèsent deux tonnes...

 

   Je rencontre Karine D. la grande sportive, cuivrée et musclée, dans un groupe de casse-cou... C'est fou le monde avec qui l'on peut causer en alpinisant sur les "marches" de la fameuse cheminée du Canigou..!! La montagne invite au dialogue; tout le monde se dit "bonjour", même les étrangers... On est loin de l'anonymat urbain ou de la foule des plages...

 

  Je redescends vers les Cortalets;sont toujours présents le soleil, le ciel bleu, les rares névés et le chapelet des touristes, partant, à toute heure, à la conquête de "la montagne sacrée des Catalans" !

 

 En tout cas, une "sacrée montagne"...

 

**à lire: les ouvrages de Joseph Ribas, avant tout. Les albums de photos de Paul Palau, avec les textes de Patrice Teisseire-Dufour et Jean Rifa. 

***Vient de sortir : "Horizons CANIGO", un livre de photos de Loïc Robinot (20 euros, Cap Béar, 2012).

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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