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8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 10:48

     

 dali-a-ceret.jpg 1. Céret

 

 

Sa tournée en Roussilon, en passant par Céret et Perpignan (gare et Sant Vicens) fut un véritable triomphe ! Je n'étais, à cette époque, qu'un ado aculturé et introverti : mon témoignage est surtout de seconde main, même si j'ai pu aller applaudir l'artiste dans mon quartier, Saint-Jean, face à la montre, peu molle et monumentale, du magasin Ducommun, le mal nommé en cette occasion et avec un personnage aussi hors-normes...

 

L'artiste de Port-Lligat fut d'abord reçu dans la capitale de Vallespir avec tous les égards : c'est par les plus grandes instances qu'il fut honoré : le maître ne qualifia pas Céret de la banale périphrase, devenue slogan touristique : "la capitale de la cerise" et encore moins de l'expression picturale, trop marquée à son goût par les séjours de Picasso: "La Mecque du Cubisme". Non ! Céret fut nommée, de façon musicale, on ne sait trop pour quelle raison ( peut-être à cause de la venue ancienne, ici,  de Déodat de Séverac, ou d'un souvenir lointain du "chant des oiseaux" d'un Casals pourtant pradéen...) de "super-rossignolesque"...

 

Le Maître, accompagné de Gala et d'une belle escorte d'admirateurs et de curieux, apparut en son costume d'Amiral de la Méditerranée : costume étincelant, d'un blanc uni agrémenté de boutons dorés; et une canne à la manière de Victor Hugo conféraient encore plus de noblesse à ce portrait; seules, les bigatanes, rendaient le personnage plus modeste : le peintre tient beaucoup - malgré son long exil glorieux en Amérique et sa gloire intersidérale - à afficher son enracinement catalan ! Le couple, du haut de sa rutilante calèche, menait ce caravanserail pittoresque composé des musiciens de la fanfare locale, de la cobla costumée, des danseurs du "Foment de la sardane". 

 

   Des mules ornées de pompons rouges, harnachées de cuivres, aveuglants sous les reflets du soleil, et devenues ivres du bruit ininterrompu de leurs grelots obsédants, donnaient le la à la grande fête et ouvrait le bal de l'art à travers les rues ombragées de Céret, ville d'eaux et de platanes...

 

   Dali, saluant et lançant de bons mots, en réponse aux nombreux vivats d'une foule émerveillée par ce carnaval déjanté de fin d'été, se plia avec patience à la longue traversée de la cité, parée de drapeaux, de flonflons, de banderoles, d'arcades de verdure et d'enfants déguisés en papillons... 

 

   Il fallut aller au pas, sous la chaleur et le poids des costumes, jusqu'au coeur de la festivité, place des Arcades, munie, pour la circonstance, d'un socle inattendu, où se dressait un monumental rhinocéros ! Là, les discours et les remerciements s'enchaînèrent, le maire, M. Sageloly, invitant le Maître à emprunter un souterrain inédit, situé sous les locaux du syndicat d'initiative : en effet, quelle belle initiative ! Dali a été confronté à un squelette énorme : ce tas d'os se métamorphosé vite pour donner naissance à une adorable petite fille, candide, à l'image de ses vêtements; ce passage de la mort à la vie devait symboliser la résurrection dalinesque !!!

 

   Que d'émotions ! Pour les estomper et retrouver la verve des déclarations surréalistes, ponctuées de consonnes roulantes, il fallait bien un cocktail, que dis-je, un banquet, en plein coeur des arènes : le spectacle n'était pas voué aux toros, mais à la clobla sardaniste, que le public immense n'écoutait que d'une oreille, s'intéressant plutôt au repas pantagruélique offert à l'artiste et à son égérie ! 

 

   Les meilleurs moments ont une fin, et Dali, tout à fait rassasié, quitta Céret, avec ses proches et une suite complice et bien organisée...  dali-Ceret.jpg

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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 14:21

guy-jacquet.jpg   Théâtre de la RENCONTRE - Samedi 7 et dimanche 8 juillet 2012 à 22 h : La nuit où la lune s'est perdue (théâtre et chansons) : Anne Sylvestre, Serge Llado, Mouloudji, Prévert, Villon, Léo Ferré...Rutebeuf, Nougaro...

Contact : 04 68 55 54 07 - 06 80 01 63 70 - 31 rue des Romarins - 66000 - Perpignan

theatrerencontre@gmail.com

 **** Spectacle conçu et interprété par Guy Jacquet


 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 11:00

Cet été la Librairie Torcatis offre aux auteurs de la région une place au soleil.

Pour ce faire seront organisées devant la librairie tous les samedis de juillet et d'aout, des séances de dédicaces,

le matin de 10 heures à 12 heures et l'après midi de 15 heures à 18 heures.

Le passant chaland lecteur ( ou pas ) pourra rencontrer les auteurs de façon informelle dans un échange plus détendu, chacun s'appliquant alors à comprendre comment de chemins de traverses en sentiers différents ils se retrouvent à la même

page d'un livre.

 

 

samedi 7 juillet : yrle-nicole-copie-1.jpg


10h-12h Gérard Salgas, Simone Salgas, « Les Verbieuses » éditeur de Narbonne


15h- 18h : Anaïs Bonnel (Catalogue Pere Creixams)  Nicole Yrle (Les dames de Paulilles) et Jean Pierre Bonnel (Je te haine)... (photo ci-contre devant la librairie Torcatis)

  

AGENDA DE L'ETE :


samedi 21 juillet

10h-12h Eva Pyrène et Terrry éditions Alexandra de Saint-Prix ana.jpeg

15h-18h Jean Rifa et Jacques Allemand

samedi 28 Juillet

10h-12h Gérard Jacquet et Emilie Hoerner       (Photo : Anaïs Bonnel)

15h -18h Kamash

samedi 4 août

10h-12h Philippe Georget

15h-18h Stéphane Babey

samedi 11 août

10h-12h Gildas Girodeau

15h-18h Françoise Delmon et Dani Boissé

samedi 18 août

15h-18h Jacques Issorel et Marion Poirson

samedi 25 août

15h-18h Philippe Bringel, Joël Cimarron et Maryse Alonso

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 17:24

expo-Pere.Creixams-copie-2.jpg   Pere Créixams

 

 

Pere Créixams (1893 Barcelone -1965 Barcelone) artiste catalan, rattachée à l'École de Paris. Peintre et illustrateur figuratif autodidacte dont l'oeuvre reflète à la fois les sources de l’École de Paris et de la peinture catalane. Pendant toute sa vie, il est partagé, physiquement, entre l’Espagne, pays natal, et la France, pays d’adoption.

Barcelone-Paris, A la recherche de son destin, 1893-1917[modifier]

Pere Modesto Luis Creixams est né le 9 novembre 1893 à Barcelone, dans un quartier populaire appelé Poble Sec. Creixams a toujours revendiqué son origine : «- je sors du trottoir, du trottoir méditerranéen…» Pere est le fils unique de Ramon Creixams Roig et de Catarina Picó tous deux issus d’une famille pauvre. Son père meurt jeune. Pere a 13 ans. Il vit alors seul avec sa mère calle dels Tallers au numéro 61, au 5° étage. (rue qui conduit de la Rambla de les Estudis à la Universitat) Le Catalan s’essaye alors à de nombreux petits boulots. Puis il devint imprimeur. Le soir, il va en classe à la Escuela Moderna (l’Ecole Moderne). Il dit avoir appris à lire dans les « livres rouges et anarchistes ». En effet cette école est ouverte en 1901 par Francisco Ferrer, important leader et pédagogue anarchiste. C’était une école laïque dont le projet éducatif s’inscrit dans une pensée révolutionnaire prônant l’anarchie, le libre-examen, l’anticléricalisme, l’anticonformisme. A l’âge de dix-sept ans, Pere veut alors assouvir sa passion naissante, le théâtre, et il entre au Conservatorio del Grand théâtre du Liceu de Barcelone. En 1916, Pere décide de se rendre à la capitale français pour poursuivre sa carrière de comédien.

Les débuts parisiens, Naissance d’un peintre, 1917-1929[modifier]

Le Catalan arrive en 1917 à Paris, à Montparnasse plus exactement au moment où le contexte historique et social n’est pas favorable, et plus encore quand on est étranger. Il débute chez François Bernouard, à La Belle Edition en 1917. Puis c’est au sein de l’imprimerie Union, engagé en tant que phénicien, que le monde littéraire, poétique et artistique s’ouvre à lui. La rencontre avec l’écrivain Florent Fels est décisive. Il lui présente tout le Paris intellectuel: le poète, critique d’art et écrivain André Salmon qui le surnomme Pierre l’imprimeur, l’écrivain suisse Blaise Cendrars, de son vrai nom Frédéric-Louis Sauser, Max Jacob, André Malraux, Raymond Radiguet, André Salmon et le peintre Amedeo Modigliani. Il rencontre Marie Lebourg, toujours appelée « Madeleine » par Pere et tous leurs amis. Il l’épouse le 4 octobre 1919, à la mairie de Rouen, ville de la mariée.

Créixams s’essaie à l’art sous les conseils du peintre Othon Friesz et c’est le temps des premiers succès. Il expose en 1921 au café du Parnasse (Les Cent du Parnasse exposent au café) et lors de l'Exposition du nu à la Galerie Montaigne. Ses portraits de femmes sont marqués par le style de l’illustre représentant de l’École de Paris, Amedeo Modigliani. Florent Fels le présente au célèbre marchand de tableaux Paul Guillaume installé 39 rue La Boétie. Celui-ci lui propose de signer un contrat pour s’engager à lui livrer toute sa production artistique de novembre 1921 à juin 1922. Les toiles de Créixams sont exposées aux côtés de celles d'André Derain, de Pablo Picasso, de Maurice de Vlaminck, d'Henri Matisse et d'Amedeo Modigliani… Par la suite, Créixams travaille avec le galeriste Pierre Loeb avec qui il signe un contrat en 1925. Située à l'angle de la rue de Seine et de la rue des Beaux-arts, la célèbre Galerie Pierre qui, de 1927 à 1963, représenta de nombreux artistes qui marquèrent le XX° siècle (Braque, Klee, Chirico, Derain, Dufy, Gromaire, Léger, Miro, Pascin, Picasso, Soutine, Masson, Man Ray…) En peinture, il se tourne vers ses ancêtres espagnols, Le Greco, Francisco de Goya, Diego Vélasquez afin d’affirmer leur héritage artistique. Son admiration pour Pablo Picasso se fait aussi sentir dans sa production des années vingt et il retient la leçon du peintre des miséreux, des saltimbanques et des guitaristes.

A partir de 1922, il s’installe à Montmartre et fréquente les anciens du Bateau- Lavoir tels que Pablo Picasso, Max Jacob, André Salmon. Ses amis du cercle littéraire de Florent Fels le soutiennent et Créixams devient alors l’ami des écrivains. Le peintre se transforme en illustrateur et collabore avec le duo écrivain et éditeur Pascal Pia et René Bonnel sur le poème inédit de Charles Baudelaire publié d'après le manuscrit original qu'il orne de huit eaux-fortes.1 Le Catalan se lance dans le portrait et prend pour modèle ses amis, artistes et écrivains (Florent Fels,2 Edgar Du Perron dit Eddy,3 Georges Duhamel,4Colette,5 Paul Fierens,6 André Gaillard,7 Jean Paulhan,8 André Suarès, 9 les frères Tharaud10)

La Catalogne, Le retour aux sources, les années trente[modifier]

Créixams se fait un nom en exposant dans les galeries et les salons parisiens. (Salon des Indépendants, Salon d’Automne, Salon des Tuileries) Sa peinture va être aussi diffusée en Catalogne. À Paris, il fréquente des artistes catalans, comme lui exilés, ou séjournant dans la capitale française, tels que Joaquín Torres García, Eugenio d'Ors et Joan Miró. Ce réseau permet une grande solidarité entre artistes. À Barcelone, de la même façon, Créixams entretient des amitiés. Sa rencontre avec le critique et peintre Rafael Benet lui ouvre les portes du monde artistique barcelonais. Le succès de Créixams est total : il est présenté dans les galeries avant-gardistes de la ville, dans les salons et ses œuvres attirent l’œil des collectionneurs.(Galerías Dalmau, Sala Parés, Galeries d’Art Syra)Il expose ses œuvres régulièrement à l’Exposició de Primavera [ Exposition de Printemps], du Saló de Montjuïc.

La peinture de Créixams s’inspire d'abord du mouvement noucentiste catalan. Le Noucentisme chronologiquement débute vers 1906 et dure jusqu’au début de la guerre civile en 1936. Ce mouvement se veut artistique et politique et propose une rénovation de la société. Eugenio d'Ors, le théoricien de cette nouvelle esthétique, désire une régénération artistique en Catalogne. Puis Créixams rapidement évolue vers un réalisme populaire et direct revendiqué par la nouvelle génération d'artistes appelée Generació del 17. Ses paysages sont très construits, géométrisés, fruit d’une grande admiration pour Cézanne.

L’attachement de Créixams à son pays se manifeste par des séjours réguliers en Catalogne tout au long de sa vie. La période estivale était privilégiée et le petit village de pêcheurs de Tossa de Mar accueillit l’artiste lors de nombreux séjours. Ces retours en Catalogne apportent à Créixams une nouvelle inspiration et un style plus personnel. Tossa, havre de paix et site d’une grande beauté, devient sous son impulsion, un véritable centre artistique et intellectuel. Créixams et Benet attirent avec eux leurs amis catalans: Emili Bosch Roger, Francesc Camps Ribera, Josep Gausachs, Francesc Domingo, Josep Mompou, Manuel Humbert, Emili Grau Sala, Enric Casanovas. Mais l’attraction dépasse les frontières catalanes grâce aux connaissances de l’artiste qui invite ses amis parisiens, écrivains, avec en tête Florent Fels, Georges Charensol, Georges Duthuit et des artistes tels que Albert Marquet, Roger Wild, Georges Kars et Marc Chagall.

Après avoir passé l’été 1934 à Tossa en compagnie de nombreux artistes, Créixams ne rentre pas à Paris et reste en Catalogne jusqu’en 1937. En effet, il est nommé professeur à l’« Escola Superior de Paisatge » d'Olot . Puis survint l’année 1937 marquant un tournant historique et politique pour la Catalogne et l’Espagne. Creixams s’engage artistiquement du côté des Républicains. C’est à cette date là que le gouvernement catalan le choisit pour illustrer un ouvrage de propagande édité par le Comissariat de Propaganda de la Generalitat11 Il vit à Barcelone les premiers affrontements armés, mais finalement, la situation se dégradant, il retourne vivre à Paris le 20 février 1937. Il quitte la Catalogne en pleine guerre civile et il n’y reviendra qu’à la suite d’un exil de onze années. À la suite de ses dessins engagés, il réalisa en 1939 des toiles illustrant la Retirada décrivant la fuite vers la France de milliers de Républicains espagnols.

Entre Paris et Barcelone, La double identité : le Catalan de Montmartre, 1937-1965[modifier]

Ce retour en France, durant la seconde guerre mondiale, et la période de l’Occupation sont difficiles. Mais Montmartre l’accueille une nouvelle fois à bras ouverts et Creixams retrouve ses amis de la Butte, écrivains, peintres et chansonniers. Le Catalan devient alors une figure montmartroise essentielle aux côtés de Marcel Aymé, Pierre Mac-Orlan, Gen Paul entre autres. La traditionnelle ambiance de fête qui règne à Montmartre convient parfaitement au caractère de bon vivant de Creixams. L’éloignement, pendant plusieurs années, de la Catalogne, a pour conséquence une peinture aux profonds accents espagnols. Créixams connaît une période de faible activité artistique. Tout de même, dès 1938, il participe de nouveau aux différents salons parisiens. De plus, il expose en tant qu’artiste montmartrois lors d’expositions collectives mais aussi aux côtés de ses compatriotes catalans. Lui sont consacrés des expositions individuelles régulières par les galeries parisiennes. (Galerie Delpierre, Galerie Pétridès, Galerie de L'Elysée, Galerie Charpentier...) À Barcelone, à partir de la guerre civile espagnole, Creixams n’expose plus. Il faut attendre 1948, année qui marque son retour à la Sala Parés. Cette galerie, toujours fidèle à l’artiste, lui organise des expositions individuelles ainsi que la galerie La Pinacoteca.

Créixams et Madeleine mariés depuis 1919, se séparent. Creixams rencontre vers 1940 Nana de Herrera (1905-1991) et de leur amour naît un enfant, Ramon de Herrera. Nana de Herrera, figure majeure de la vie mondaine parisienne pendant les années folles, est une danseuse de flamenco. Elle fut le modèle de Max Ponty pour son dessin du célèbre paquet de cigarettes Gitanes (de la Seita). Elle incarna également quelques rôles au cinéma, avant et après-guerre. Elle est enfin demeurée célèbre pour son portrait (peu enjoliveur) qui fut peint en 1928 par Tamara de Lempicka à la demande du Baron austro-hongrois Raoul Kuffner, alors son amant. Lointain écho de la réclame de Joël Martel qui la représentait en posture de danse en 1926, la toile de Lempicka semble avoir été faite pour dénigrer sa beauté.

Créixams débute dans les années quarante, une carrière de portraitiste « mondain ». Il fréquente le milieu du théâtre et du cinéma. Ses sujets de prédilection sont sa femme, à la fois danseuse et mère de son enfant et l’espagnolade ou évocation de l’Espagne. Des gitans, des majas, des danseurs, des toreros évoluent entre réalité et fantaisie. Pendant l’Occupation, Créixams fréquente avec le peintre Gen Paul le Lapin Agile au 4 de la rue des Saules et les restaurants Chez Manière, rue caulaincourt et Chez Pomme. À la fin des années 40, Gen-Paul invente sa "Chignolle à Gégène", sorte de fanfare tonitruante*, dans laquelle il entraînera tous les artistes de Montmartre.

Le peintre s’entourait de nombreuses figures du milieu littéraire. L’écrivain Pierre Mac Orlan qui disait Creixams est un « lutteur aux épaules carrées et au torse massif, il se collette sans peur avec les terribles difficultés du plus subtil des arts ». Créixams continua d’apporter ses talents d’illustrateurs pour des ouvrages : pour Joie sur la terre de René Fauchois 12, De Tapioca à grand-mère Dobrovna d’Henry Bry13 et Daphné de Georges Charaire 14

Créixams vivait à Montmartre mais ne cessa d’aller à Barcelone où il retrouvait ses amis catalans. Il logeait toujours dans un appartement calle Colon. Il s’éteint le 5 mars 1965 d’un arrêt cardiaque dans la ville qui l’a vu naître.

Partagé toute sa vie entre sa Catalogne natale et la France, pays d’adoption, Créixams resta une figure de la Butte. Sa double identité de Catalan et de Montmartrois résume sa vie : tout en gardant la nostalgie de la Catalogne, l’exil parisien a enrichi sa palette, la complexité de son œuvre en témoigne.

 

Bibliographie récente

  • Bonnel, Anaïs, Pere Créixams, Montparnasse-Montmartre, 1916-1928, catalogue d’exposition, Paris, 2011.
  • Bonnel, Anaïs, Benet, amic i critic de Créixams, vincle amb Catalunya, Quaderns Rafael Benet, Barcelona, Fundació Rafael Benet, décembre 2010.
  • Bonnel, Anaïs, Pere Creixams et Eddy du Perron, Présence d’André Malraux. Cahiers de l’Association Amitiés Internationales André Malraux, Paris, 2008.
  • Bonnel, Anaïs, Pere Creixams i els amics de París, Berlín>Londres> París>Tossa…La tranquil-litat perduda, catalogue de l'exposition, Girona, Centre Cultural de Caixa Girona, 2007.
  • Bonnel, Anaïs, Pedro Creixams (1893-1965), un artiste aux multiples identités, mémoire de DRA, Ecole du Louvre, Paris, 2006. - 2 vol. (199, 185 f.) : ill. en noir et en coul. ; 30 cm. Mémoire de recherche : Paris, Ecole du Louvre : sous la dir. de François René Martin : 2007.
  • Francesc Fontbona, Oscar Ghez, Susanna Portell, Pere Creixams, catalogue de l'exposition, Tossa/Girona, Museu Municipal de Tossa/Museu d'Art, 1992.

 

Actualités : Exposition Pere Créixams, entre Paris et la Catalogne, l'entre-deux-guerres, Maison de la Catalanité, Perpignan, du 6 juillet au 24 août 2012.

Vernissage le 6 juillet à 18h30. Organisation Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Commissaire Anaïs Bonnel.

 

Sources :

  1. Baudelaire, Charles, A une courtisane, Paris : Jean Fort, 1925.
  2. Action: cahiers de philosophie et d’art, novembre 1921, numéro 10, Paris : Florent Fels, 1920-1922.
  3. Du Perron, Eddy, Manuscrit trouvé dans une poche : chronique de la conversion de Bodor Guila, Bruxelles : [s.n.], 1923.
  4. Duhamel, Georges, Le miracle suivi de la Chambre de l’Horloge, Paris : Librairie Stock, 1923. Collection Les Contemporains : œuvres et portraits du XXe siècle.
  5. ColetteRêverie de Nouvel An, Paris : Librairie Stock, 1923. Collection Les Contemporains : œuvres et portraits du XXe siècle.
  6. Fierens, Paul, Ligne de vie, Paris : Les Écrivains réunis, 1927.
  7. Gaillard, André, Le fond du cœur, Marseille : les Cahiers du Sud, 1927. Collection Poètes.
  8. Paulhan, Jean, La guérison sévère, Paris : Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1925.
  9. Suarès, André, Voici l’homme, Paris : Stock, 1922. Collection Les Contemporains : œuvres et portraits du XXe siècle.
  10. Tharaud, Jérome et Jean, Un drame de l’automne, Paris : Stock, 1923. Collection Les Contemporains : œuvres et portraits du XXe siècle.
  11. Jordana, C.A, Infants, Barcelona :Edicions del Comissariat de Propaganda de la Generalitat de Catalunya, 1937.
  12. Fauchois, René,Joie sur la terre,Dijon: imprimerie Darantierre, 1945.
  13. Bry, Henri,De Tapioca à grand-mère Dobrovna, Paris: imprimerie E. Desfossés-Néogravure, 1948.
  14. Charaire, Georges, Daphné (Variations sur un thème), Montmartre: Château des Brouillards, 1950. Lithographies de Valentine Hugo, Galanis, Créixams, Grau Sala, Catty, Revol.

 

Naissance

9 novembre 1893

Barcelone, Espagne

Décès

5 mars 1965

Barcelone, Espagne

Nationalité

Espagnole

Activité(s)

Peintre

Formation

autodidacte, à Paris

Sommaire  [masquer

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 20:15

 

 

De : Aleix Andreu i Oliver

Sujet : RECORDATORI: El nou CD de cançons de la Bressola! (amb Verkami)

 

Hola a tots i totes,

 

per tal de fer front a la crisi, des dels Amics de la Bressola i La Bressola ( les escoles catalanes de la Catalunya Nord ) s'està treballant en un nou CD de cançons infantils catalanes finançat mitjançant micromecenatge ( verkami ):

 

http://www.verkami.com/projects/2419-1-2-3-pica-bressolamecenetatge

 

Us animo a col·laborar per fer-lo possible (especialment els que teniu canalla).

 

En un moment en que l'ensenyament en la nostra llengua catalana està més amenaçat que mai, és quan és s necessari del suport de tots els catalans i catalanes, perquè el futur de la nostra llengua depèn sobretot de nosaltres mateixos!

 

Una forta abraçada! 123_picabressola.jpg

Aleix

Els Amics de la Bressola ens proposem fer un nou CD i per fer-lo possible comptem amb en Marc Serrats i la col·laboració d’en Marc Grau (tots dos membres del grup Xerramequ Tiquismiquis). Hi participaran els nins i nines de La Bressola i tindrem la col·laboració de diversos músics i cantants d’arreu dels Països Catalans: Anna Roig, Carles Belda i Joan Garriga ja han dit que sí. I esperem poder tenir la resta de confirmacions durant els pròxims dies.

 

En Francesc Franquesa, mestre i director pedagògic de la Bressola, explica <http://vimeo.com/43909302> que els nins i nines ja treballen en el projecte musical "1, 2 i 3 pica Bressola". La tria de cançons ha estat un primer treball que han realitzat a les aules. La proposta de títols, sobretot nordcatalans, s’ha fet arribar a en Marc Serrats, que ha pogut triar i remenar <http://vimeo.com/43606281>. I si tot va bé, la primera setmana de juliol començarà a enregistrar les cançons escollides.

 

De totes maneres, sense voler precipitar les coses, hi ha un primer repte que és aconseguir el finançament necessari i completar el projecte Verkami <http://www.verkami.com/projects/2419-1-2-3-pica-bressolamecenetatge>.

 

Per ai demanem la col·laboració de tothom, tant per seguir fent difusió com per a concretar les aportacions econòmiques de mecenatge <http://www.verkami.com/projects/2419-1-2-3-pica-bressolamecenetatge>.

 

Moltes gràcies!

 

Associació d’Amics de la Bressola

 

Barcelona, a 13 de juny de 2012

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 12:01

 

  J'écris depuis "la gauche" et suis souvent critique à l'égard de "la droite" (de Perpignan, entre autres), mais je me dois de critiquer la gauche quand elle ne l'est plus, quand elle trahit ses engagements. Sinon, je ne serais pas objectif, je ne servirais à rien et ce blog ne serait plus CREDIBLE !

 

J'adore Collioure, je défends l'action de son maire, compétent et sympathique, Michel Moly...Je prends parti sans arrière-pensée pour le Conseil général quand il instaure "Eté 66, votre festival de l'été" (merci Robert Garabé), avec des concerts gratuits au palais des Rois de Majorque et ailleurs... 

   Ailleurs, justement ! Et la culture pour tous ! Beau slogan, mais hier soir, il n'a pas été appliqué à Collioure, hélas. Un concert gratuit de flamenco était annoncé dans L'Indépendant du jour, dans le programme officiel de la municipalité ("Un été à Collioure") et dans "L'accent catalan" (encart intérieur) de juin 2012 : 21h30, entrée libre et gratuite...

 

J'arrive et une centaine de personnes, venues de Perpignan, de Banyuls, souvent bien pomponnées pour une belle soirée sous les étoiles de la scène en plein air du royal château... "Ils n'ont pas encore ouvert les portes..?"

  Non, elles sont déjà fermées ! C'est complet ! LE RESPONSABLE DES LIEUX NOUS ANNONCE QUE LES PORTES ONT ETE OUVERTES À 20h30 !!!

 

  Qui était au courant ? Les intimes ? Les habitants de Collioure ? Les amis du Conseil général ? (d'ailleurs, notre responsable laisse passer des "gens du CG66", nous explique-t-il...) Incroyable... Toute cette foule dehors, calme, mais qui n'en pense pas moins...La culture pour tous ? Non, pour les pistonnés, pour les ceusses qui sont au courant...

 

   Et puis, peu à peu, des gens sortent du château : "C'est nul, c'est pas du flamenco, de la danse avec une voix off ! Et des places, il y en a, debout dans la cour !"  Il ne reste plus que dix personnes devant les portes fermées, mais le sacré responsable, fils d'un ancien commerçant de Collioure, refuse de nous laisser entrer !!! Mais c'est nul, tout et nul ! Gratuit et nul ! Mieux vous partir et contempler la baie.

 

   La mairie a eu l'idée de nous offrir un diaporama original sur l'église...Bravo, bonne idée ! La soirée n'est pas perdue... Dehors, au Boramar, c'est vraiment la culture pour tous !!!

col.jpeg

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 10:34

2012.jpg   *  Merci à Nadia, à Pierre Barbé et à son association du centre-ville "Saint-Jean" de nous avoir permis de montrer nos livres, samedi dernier.


 

  *Verbaliser derrière un écran : Perpignan : vidéo-verbalisation dès avril 2012

Par Philippe Becker - LA SEMAINE du ROUSSILLON du  10 février 2012 (extraits) :

 

L’information couvait depuis quelque temps. C’est désormais officiel : les caméras de vidéo-surveillance de Perpignan ne serviront plus seulement à prévenir la délinquance, mais aussi à dresser des contraventions.

Mais quelques questions se posent : qu’en sera-t-il de la tolérance rendue possible par une présence humaine sur le terrain ? Un opérateur derrière un écran peut-il faire la différence entre un stationnement d’urgence – un dépôt d’enfants par exemple – et une voiture mal garée depuis longtemps ? Pour Jean-Marc Pujol « il n’y a pas de tolérance pour les gens qui ne respectent pas la loi ».

L’autre interrogation concerne les modalités de la verbalisation. En effet les mêmes opérateurs devront à la fois se charger de la délinquance et des stationnements gênants : le temps passé à verbaliser se fera-t-il au détriment du contrôle des infractions ? Nous verrons ce qu’il en sera à l’usage. Gageons toutefois que les incivilités quotidiennes pourraient, à l’image d’autres villes expérimentant le même système, fortement diminuer.

 

Jeudi 12 juillet 2012, à 20h30, chapelle basse du Couvent des Minimes - 66 Perpignan,

Dans le cadre du Festival Perpignan sur Scène

l'Association HauteVoix présente

Cédric Debarbieux

L'Affaire Calas, une lecture théâtralisée du Traité sur la Tolérance, de Voltaire (1763).

 

Durée 1h25. Entrée : 5 et 8 €  (renseignements et réservations au 04 68 62 38 66)

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 22:36

 

   J'ai enfin compris comment j'ai pu écoper d'une amende sans voir le moindre policier municipal ! (se reporter à mes deux récents articles ). Il suffit de lire le dernier exemplaire (numéro 12) de la revue bimestrielle de la municipalité "Le Journal de Perpignan" (sur le net : www.mairie-perpignan.fr )...

 

   En effet, page 13, vous saurez tout sur la "video verbalisation" (c'est pas alléchant, ces allitérations..?) : le dispositif de surveillance à distance (les policiers ne sont pas des lâches, c'est le système à la "84" de Georges ORWELL, qui l'est !) est installé  place de la République, Brd Clémenceau, place du Pont d'En Vestit, place de Catalogne et place Arago. Si vous vous garez mal, vous recevrez quelques jours plus tard une amende du centre de Rennes... 

 

   Mais on voudrait savoir si TOUS LES VEHICULES QUI SE GARENT LE SOIR PLACE ARAGO (pour se restaurer) ou boulevard WILSON, face au CASTILLET (pour aller au cinéma) sont VERBALISES.... Non, cela m'étonnerait : il s'agit d'une licence, d'une tolérance, d'une autorisation tacite (hypocrisie) et JUSQU'à QUAND...??

 

   L'article montre que ce système est utile et efficace car il permet de lutter contre les vols, agressions et autres actes de délinquance : c'est sans doute vrai ! Mais pour le stationnement de courte durée (j'apportais des tableaux à la librairie Torcatis et n'ai pas gêné la circulation pendant ces 10 minutes !), on aimerait un petit dialogue, pour s'expliquer avec les policiers : c'est ça, la proximité et le dialogue républicain...

 

   En tout cas, à présent, je balise : une fois par semaine, je vais chercher ma mère, 88 ans, qui ne peut marcher seule, et je me gare le plus près possible de son domicile, entre La Loge et la Cathédrale. Je laisse la voiture 10 minutes et ramène ma mère : je risque donc une amende...et vous aussi !!!

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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 15:44

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 11:21

images-copie-1.jpeg Michel PEUS, directeur artistique du festival "Piano Fortissimo"

 

 

    Festival International ELNE PIANO FORTISSIMO 2012



Intentions artistiques



Une 7ème édition, plus dense et variée avec déjà deux concerts en juin,  pour cet évènement de l’extrême Sud de la France désormais reconnu : c’est encore plus fortissimo !

   Dès juin, un prélude qui s’ouvrait avec deux récitals groupés, celui du jeune brésilien lauréat du Concours international de piano de Sète en décembre 2011, Léonardo HILSDORF, suivi de celui du pianiste toulousain, un grand du Jazz, Philippe LEOGE. Au terme des concerts éducatifs renforcés, la soirée des jeunes talents de l’Ecole de musique d’Elne et du Conservatoire à Rayonnement Régional Perpignan Méditerranée offrait toujours de belles surprises. Ces concerts ont été salués par la presse pour leur grande qualité : la soirée du 8 juin a été réellement exceptionnelle !

Il n’est pas trop tard pour savourer ce festival désormais incontournable : les concerts regroupés sur le 3ème week-end de juillet sont une invitation à découvrir le cadre du festival qui enchante les artistes.

Une formation d’amis, musiciens talentueux de Catalogne Nord et Sud, entoure le soliste François-Michel RIGNOL : une ouverture très méridionale prolongée en soirée par le pianiste madrilène Javier PERIANES. Son CD de Falla remporte des critiques très élogieuses.

A découvrir la jeune et déjà virtuose roumaine Alina AZARIO, avant le récital de Nicolas STAVY, interprète sensible et passionné, sur le devant de la scène avec un enregistrement de Liszt enthousiasmant.

Le retour de David BISMUTH est très attendu, c’est un piano « haute couture » teinté d’élégance et d’inventivité. Il rendra un hommage appuyé à Debussy dont on célèbre le 150ème anniversaire de sa naissance. Michèle TOSI présentera l’œuvre de ce compositeur français lors d’une conférence illustrée par de jeunes pianistes du CRR de Perpignan, dans la matinée.

ET…Cerise sur le gâteau, une soirée supplémentaire qui s’inscrit dans le cadre des concerts en Région du Festival de Radio France et Montpellier Languedoc-Roussillon : le chœur de chambre LES ELEMENTS, victoire de la musique 2006.

« Je me suis engagé bénévolement dans cette belle aventure en 2006 pour créer un nouveau tremplin pour les jeunes notamment, et grâce au Maire d’Elne, à l’association Les Amis de Elne Piano Fortissimo, aux artistes qui me font confiance, au public qui me soutient pour aller toujours plus loin, je vous dis :

A très bientôt ! » 

 

Michel PEUS, directeur artistique

 

****A noter que la location est déjà ouverte à l’Office Municipal du Tourisme d’Elne au 04 68 22 05 07 / par mail : tourisme@ville-elne.com

Bulletin à télécharger sur : www.elne-piano-fortissimo.fr

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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