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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 12:56

asphodeles.jpg   Vernissages

 

La grande majorité des habitués de vernissages artistiques profitent de l’événement pour boire abondamment et manger de façon gargantuesque, tandis que les autres causent peinture et font les esthètes. 

 

Lors de ce rituel qui débute l’exposition, on peut aisément prendre Julien pour un artiste ou pour un critique d’avant-garde, avec ses cheveux longs et sa chemise à fleurs. En vérité, ce n’est qu’un drôle de coucou, faisant son nid près des tables bien garnies des hôtes de ces hauts lieux de l’inspiration et de la création contemporaines ; il ne s’agit que d’un pique-assiette, échangeant de temps en autre quelque réflexion pointue avec une vague connaissance, un habitué de ces agapes, mais se situant plus près du phénomène d’indigestion que d’une situation de communication. 

 

D’ailleurs, comment parler quand on lorgne sur les nouveaux plateaux regorgeant de gourmandises sur canapé.. ? Comment causer avec profondeur quand le mélange des vins commence à vous  tourner les esprits..? Et puis, en fin de compte, ce n’est pas très convivial, cette rencontre : debout, dérangé sans cesse par des visiteurs qui veulent, eux aussi, participer, à la collation générale, vous stagnez à votre place, la plus proche de la sainte table, dans un perpétuel déséquilibre et l’inconfort de sentir vos deux mains occupées par des charcuteries ou des îles flottantes… 

 

Et la graisse de ces amuse-gueule, l’huile des olives, la crème des gâteaux, qui se mêlent à la chaleur de la pièce et à la sueur de plus en plus prégnante de votre corps, finalement, tout ceci mettait Julien mal à l’aise et ne lui permettait pas d’apprécier à leur juste valeur les chefs-d’œuvre exposés sur les cimaises de cette galerie ou de ce musée… Les vernissages sont des épreuves  et comme vous faites un repas incomplet, déséquilibré, sans plat vraiment nutritif et consistant, vous sortez de cette cérémonie, vouée à l’estomac plus qu’à la jouissance esthétique, comme frustré, mais avec l’intention, tout de même, de participer activement à la prochaine… 

 

Julien rentrait chez lui avec le désir d’écrire ces moments uniques et pourtant sans cesse recommencés. Ces instants auraient dû être consacrés à la contemplation, à la méditation ; or, la grande bouffe l’immobilisait dans les basses activités du quotidien. Comment noter cette réalité.. ? Julien ressassait dans sa tête cette forte pensée de Sun Tseu :


« Employer la feinte de la fiction pour terrasser la rigueur du réel. »

 

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 15:25

sego-neuville.jpg   Beaucoup d'amis, vendredi après-midi devant la vitrine de la librairie Torcatis. Une soixantaine de peintres, d'auteurs (d'Autres Plumes et d'ailleurs...), des copains, des copines pour les livres de J.P.Bonnel et les toiles de D.Baillieux !

 

   Merci à Nicole Yrle, Suzanne, Loïc Robinot (pour les photos), Michel Arcens, Maria Banus, Robert Triquère (mon ancien éditeur), Maurice Azra, Claude et Jeanne-Marie, Anaïs, Thierry, Pascal Yvernault, Momond, Robert Sulpice et Claude,Jacques Geneste, Véronique et Jean-Luc, Jef Maurages, Laurence Langloff, J.Pierre Gayraud (mon éditeur), Claude Villers et Claude Carceller et leurs associations des Arts en Roussillon, accompagnés de plusieurs membres, Michèle Benamou, Annie, Mickaël...et j'en oublie...Pardon ! segolene-n-copie-1.jpg

 

 

 

   Puis vint Ségolène Neuville, que je n'avais pas revue depuis notre travail en commun à l'hôpital : j'ai animé un atelier d'écriture, avec des malades du sida  (textes publiés par Cap Béar), au service des maladies infectieuses et tropicales. Ségolène était détendue, sûre d'étre élue dimanche soir, se voyant déjà sièger dans des commissions (femmes, santé) à l'assemblée nationale. Bravo, elle a eu raison de ne pas avoir peur des anathèmes de Marine Le Pen. Elle est députée, elle, la féministe, la femme qui a des valeurs, femme sincère, militante fidèle, amie irréprochable... Je lui souhaite une belle carrière à Paris ! Qu'elle reste comme elle est, spontanée, naturelle et en pleine forme, la grande sportive (course du Canigou...)

 

 Dans quelques années, elle sera maire (mairesse, ça ne me plaît pas !) de Perpignan ! Chiche ????

 

 

  Un apéro en plein air (il faut aller vers les lecteurs, ne plus attendre qu'ils viennent dans les librairies ! Merci Roger COSTE !), des gâteaux excellentissimes concoctés par André BLIN, meilleur ouvrier de France (ex-salarié chez Olivier Bajard) !!!

 

 

 

   C-contre, avec Nicole YRLE (photo de L.Robinot)yrle-nicole.jpg

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 11:06

subi.jpeg   

  •  

      • Musée Terrus - Elne / Museu Terrús - Elna

    • Cet été le Musée Terrus présente l’œuvre d'un artiste singulier, Josep Subirats. Un jeune peintre barcelonais [1914-1997] qui confronté à la guerre civile et à la Retirada n'a cessé de dessiner, de peintre pour offrir un témoignage exceptionnel sur les dures conditions de vie des centaines de milliers de réfugiés dans les camps du Barcarès, d'Argelès et de Perpignan. 
    • En rassemblant une centaine de pièces originales, le Musée Terrus permettra au public de découvrir, du 23 juin au 7 novembre 2012, le périple d'un artiste pris dans la tourmente de l’histoire : affiches réalisées en faveur de la République espagnole dans les ateliers du Sindicat de Dibuixants Professionals [1936-1937], croquis volés sur le front [1937-1939], dessins ébauchés durant ses différents internements dans les camps roussillonnais [1939-1940] ou dans les rangs des bataillons disciplinaires imposés aux vaincus par le régime franquiste [1940-1941]. 
    • Une exposition exceptionnelle révélant des images d'un réalisme troublant et d'une humanité fragile, fondatrices de la mémoire de la Retirada, épisode crucial de l'histoire du XXe siècle. 
    • _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
    • Aquest estiu el Museu Terrús presenta l'obra d'un artista singular, Josep Subirats. Un jove pintor barceloní [1914-1997] confrontat a la guerra civil i a la Retirada no va deixar de dibuixar, pintar per realitzar un testimoni excepcional sobre les dures condicions de vida dels centenars de milers de refugiats dels camps del Barcarès, d'Argelers i de Perpinyà. 
    • Aplegant un centenar de peces originals, el Museu Terrús permetrà al públic de descobrir, del 23 de juny al 7 de novembre de 2012, el periple d'un artista davant de la història : cartells realitzats a favor de la República espanyola en els tallers del Sindicat de Dibuixants Professionals [1936-1937], els croquis fets el front [1937-1939], dibuixos esbossats durant els seus diferents internaments en els camps rossellonesos [1939-1940] ja sigui als batallons disciplinaris del règim franquista [1940-1941]. 
    • Una exposició excepcional que revela imatges d'un realisme inquietants i d'una humanitat fràgil, fundadores de la memòria de la Retirada, moment clau de la història del segle XXe. 
    • Expo coproduïda per
    • Vila d'Elna  - Museu Terrú -expocatorze.cat
    • Museu Memorial de l'Exili de la Jonquera
    • Périple d’un artiste du front aux camps de concentration et des bataillons disciplinaires aux baraquements miséreux de la Barcelone d’après-guerre [1936-1941] : Argelès, Saint-Cyprien, Le Barcarès… les camps de concentration de la côte roussillonnaise ont fait l’objet ces dernières années d’importants travaux de recherche qui ont tenté de restituer la réalité de l’internement des exilés républicains catalans et espagnols suite à l’exode du mois de janvier 1939.
    • Le camp de concentration du Champ de Mars de Perpignan, qui se situait sur l’emplacement actuel du Lycée Jean Lurçat, restait jusqu’à présent inexploré; n’ayant fait l’objet d’une étude spécifique et n’ayant laissé aucune trace visuelle ou mémorielle. Grâce aux œuvres que Josep Subirats y réalise du mois de novembre 1939 au mois de mars 1940, c’est un pan inédit de l’histoire de Perpignan que le public perpignanais peut enfin découvrir. Ces images retrouvées par Eric Forcada sont au cœur de l’exposition « Josep Subirats. Périple d’un artiste : du front aux camps de concentration et des bataillons disciplinaires aux baraquements miséreux de la Barcelone d’après-guerre (1936-1941) »
    • Un peintre oublié des camps du Roussillon : Joseph Subirats. (article -Samedi 26 février 2011- de Michel Cristofol:extraits)
    •  Longtemps exclue du monde de l'art, parce que donnant à voir des lieux et des scènes que la société de son temps préférait ignorer ou oublier, l'oeuvre de Josep Subirats vient d'être enfin rassemblée et étudiée dans un ouvrage d'Eric Forcada, publié par les éditions Mare Nostrum.
    • Pendant cinq ans, l’artiste ira de camp en camp et, à chacune de ses étapes, dessinera son quotidien. Il laissera ainsi le témoignage de son passage dans trois camps de concentration roussillonnais (Le Barcarès, Argelès et Perpignan), dans deux camps franquistes (Figueres et Reus) et dans les terribles Bataillons disciplinaires (Lleida, Darnius, Caldes de Malavella et la Barceloneta). En chemin, il témoignera du camp du Champ de Mars, en plein Perpignan, qui n’avait fait l’objet d’aucune étude jusqu’à auourd’hui. A son retour à la vie civile en 1941, il travaillera à une importante série consacrée au phénomène méconnu du « Barraquisme » à Barcelone. Comme un prolongement naturel de l’expérience de sa vie dans les baraques des camps de concentration français, il s’intéresse à ces quartiers improvisés et sera le premier à les peindre apportant un témoignage inédit sur ces baraquements qui rassemblaient aux portes de Barcelone, d’innombrables victimes du franquisme. L’oeuvre de Josep Subirats, réaliste et incisive, montre l’univers transitoire et éphémère de toutes ces victimes directes ou indirectes du franquisme. Vaincu parmi les vaincus, par ses dessins Subirats lègue un patrimoine visuel redonnant corps à des espaces de vie aujourd’hui totalement disparus, effacés presqu’oubliés
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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 22:36

beaute-copie-1.jpg     La beauté?

 

   Pierre Daix, parlant de Picasso : "Les artistes semblent aller plus vite que la beauté, parce qu'ils ont peur d'elle. Les créateurs (sauf Matisse, Maillol, Bonnard) refusent la beauté, du moins, ils disent la difficulté ou l'impossibilité de l'atteindre."

 

    Manet capte, lui, la beauté fluctuante, la fuite des éléments naturels, leur évanescence : les nymphéas, un monde en miniature. Il note le temps continu, les éléments changeants des fleurs et de leurs formes : ce déroulement horizontal de la peinture aboutit à une fresque abstraite...

 

   Matisse recherche l'ordre du monde, la lumière parfaite, le silence des intérieurs et la beauté, elle provient du plus simple objet, d'un détail, d'étoffes surtout; mais il ne quête pas simplement l'idée de beauté, de la couleur et de la lumière exacte, il peut accentuer un défaut (portrait de Greta Moll), la massivité ou les distorsions d'un corps. La peinture est déjà un lourd métier, difficile : aboutir à la cohérence de l'espace pictural; pourquoi irait-il vers les problèmes du monde, pourquoi sortir de l'espace de l'atelier ? Il y a, là, tant à faire !

 

   Au contraire, les cubistes refusent la beauté traditionnelle; ce n'est pas le désir d'imiter la nature qui l'emporte ni l'emprise de l'émotion qui serait à la source du tableau: la peinture reste dans son cadre, elle ne subit plus les influences extérieures, la toile cubiste se veut autonome. 

 

   Si Bonnard et Matisse montrent le beau, Picasso représente la face violence de l'homme, le monstre qu'il peut devenir. Il refuse l'idée conventionnelle de la beauté, comme Kandinsky qui va s'éloigner des paysages russes tant aimés et aller vers l'abstraction. La plastique du monde en prend un coup !

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:43

costa.jpeg    Le tourisme de masse, issu des pays occidentaux, conduit les foules dans des hôtels impersonnels, des restaurants à la gastronomie "européenne", des paquebots à l'immensité, à la monstruosité luxueuse inouïe... C'est un scandale pour la raison et pour les peuples africains, asiatiques, en développement qui voit débarquer chez eux des troupeaux d'humains en quête d'exotisme, d'images insolites ou de plaisirs pervers : goûts pour la pédophilie, la prostitution à moindre coût...

 

   Ces foules peu romantiques vont faire quelque excursion ou safari touristico-voyeur, puis reviennent se mettre en sécurité dans leurs hôtels six étoiles ou leur immeuble flottant, contenant piscine, tennis, sauna, casino, thalasso, etc... Parfois, ces paquebots démesurés s'échouent : on a encore en mémoire le naufrage lamentable du Costa-Concordia au nom peu adéquat, car trompeur ! (photo ci-dessus) !!!

 

   Ce peuple grégaire, composé de classes moyennes ou de bobos à la recherche d'émotions "fortes", depuis leur refuge sécuritaire ou ou par le média photographique, se dit qu'il ne peut rien face à la misère du Tiers-Monde : donner un peu d'argent, de temps en temps, mais c'est à l'Etat de le faire, et puis, vous savez, tous ces envois humanitaires seront détournés par des mafias locales ou par les gouvernements en place... Alors, vive l'égoïsme, l'individualisme, l'exhibitionnisme, la partouze généralisée...

 

 Et vive Le Club Méd et Trigano qui vendent du vent et de la misanthropie : "Vendre du voyage, c'est vendre du rêve." Vendre, toujours, le marché, toujours et le simulacre d'un songe !!!

 

   Rachid Amirou, dans sa thèse sur "L'imaginaire touristique" (CNRS éditions, 20 euros, 2012) nous prend à revers, nous plonge dans le paradoxe. Intellos, écolos, défenseurs des pauvres et des opprimés, nous désirons protéger ces populations assaillies et perverties par le tourisme massif. Nous voudrions que ces pays "exotiques", beaux et "naturels" ne changent pas : c'était l'idée de Gauguin, se rendant en Océanie, profitant des faveurs du climat, de la mer et des femmes et n'ayant pas conscience que l'utopie était morte : les "Blancs" installés aux Marquises avaient déjà transformé -en mal- ces îles édéniques...

 

   R.Amirou écrit au contraire que notre idéologie est moralisatrice, que nous installons une "construction exotique de la pauvreté", et que ces peuples lointains, autrefois décrits par Bougainville ou victor Segalen, en fait désirent "s'agréger au mode de vie occidental". Ils veulent particper de la mondialisation et profiter des avancées du progrès au lieu d'être regardés cmme des indigènes qu'on exposerait au musée des arts premiers, à Paris ou ailleurs en Europe..?

 

  Nous nous étions trompés : ces peuples exploités, méprisés, veulent se développer comme nous et avoir une part du gâteau...

 

 Il faut les aider, de façon durable, mais surtout généreuse, en les traitant comme des êtres à part entière. L'exotisme, la pauvreté, les anciens rites, ce n'est pas l'authenticité ! " Ils aspirent, ces peuples, au mode de vie occidental." !!!

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 10:16

IMGP0005.JPG  Vernissage vendredi 15 à partir de 18h - librairie Torcatis

 

   Evénement à la librairie Torcatis : Peinture et Littératureexposition de Dominique BAILLIEUX, du 11 au 18 juin 2012 – Vernissage et présentation des livres de J.Pierre Bonnel : vendredi 15 juin, de 18 à 20 heures (cocktail : desserts et chocolats de André BLIN, meilleur ouvrier de France, employé chez Olivier Bajard)

 

Présentation de Dominique BAILLIEUX (peintre)

 

       Dans un premier temps, n'étant pas initié à la peinture, je commençai par le pastel : fleurs aux couleurs vives et aux formes arrondies. Puis me vint le désir de peindre, un désir plus instinctif que réfléchi.

Laissant mon émotion guider ma main, celle-ci me conduisit à tracer les courbes de la femme. Femme sensuelle dans toute sa simplicité et son naturel aux teintes discrètes, mais toujours enveloppée d'un voile de pudeur. Ensuite, ce voile invisible devint apparent et coloré, tout en laissant deviner un nu féminin aux formes avantageuses et plus affirmées.

 

Au travers de ma peinture et du message que je tente de transmettre, me vient toujours à l'esprit cette phrase de Coco Chanel : "Il n'y a pas de femmes laides, il n'y a que des femmes qui s'ignorent."

 

----- Quelques éléments biographiques : Après avoir fréquenté plusieurs ateliers à Perpignan, à Baixas et à Théza, Dominique Baillieux a participé à de nombreuses expositions collectives dans le département: (Palais des Congrès, Centre culturel de Cabestany, Centre des arts au Soler, au Château de Valmy, au musée du liège de Maureillas, au Mas de L'Ille à Port-Barcarès...) et à l'extérieur (à Dax et Bayonne, en 2006).


        Elle a pu aussi exposer de façon individuelle à Baixas (Cellier Dom Brial), à Alénya (Espace associatif Sol i Art) et au CEL 66 (Culture & loisirs) à Perpignan. Les expositions individuelles à venir, après celle de la librairie Torcatis, auront lieu au Café Sola et à la galerie Teynidor, à Collioure.

 

Les prix obtenus : Grand prix de la ville de Perpignan, en 2007. Premier prix du jury à Perpignan, en 2008. Invitée d'honneur au Salon des Arts du Palais des Congrès, en 2010. 

Nommée Chevalier de l'art en 2011 (section Beaux-arts, Peinture) et Premier prix du Conseil général en 2012, Au salon des arts de Théza.

 

---    Présentation de Jean-Pierre Bonnel (écrivain) Avec son roman autobiographique récent "Je te haine" (éditions Cap Béar), J.Pierre Bonnel raconte la liaison tumultueuse d'un couple, à travers des lieux différents : Perpignan, Madrid, Bilbao, Montpellier..

 

Le lecteur assiste à une décomposition progressive des sentiments, qu'il a sans doute vécue, puisque divorces et séparations sont désormais monnaie courante. A travers des scènes fortes, parfois érotiques, 

et des dialogues directs et violents, le narrateur montre le cheminement d'individus solitaires disséminés dans la foule contemporaine : leurs destins réunis de façon éphémère, puis dissociés, les conduisent à une décadence de l'amour et de la solidarité. Ce roman est divisé en chapitres qui peuvent se lire séparément et constituant autant de "nouvelles dans le novel", roman qui tente une structure romanesque nouvelle...

 

L'auteur a publié une douzaine d'ouvrages chez des éditeurs différents (Balzac éditeur, Cap Béar, Presses du Languedoc, Presses littéraires) : sur la peinture (Matisse à Collioure, CatalognARTS - Peinture en Catalogne), sur la sculpture (Dina Vierny, une grande dame au pays de Maillol), sur la poésie (Machado, de Séville à Collioure - Méditerriennes), la philosophie (Le chemin ultime de Walter Benjamin), et le polar (Rafales sur Cap Béar)...

 

Deux de ses livres ont été adaptés, ces dernières années, pour des spectacles : Matisse, par Fabrice Eberhart, musique de Daniel Tosi (au musée Peské et au Château Royal de Collioure, au Conservatoire

de Perpignan, à la Cathédrale d'Elne, en 2009, 2010 et 2011) et Machado (par Jaques Vinas et Cédric Debarbieux, au Château Royal de Collioure, en août 2011).

 

Il publiera, en décembre 2012, un beau livre sur Collioure, avec des photos de Loïc Robinot, aux éditions Cap Béar.

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 19:29

   Une expo "En souvenir de toi..." en souvenir de l'artiste sensible R.Marie Vigo, récemment disparue, est présentée, du 8 au 30 juin 2012, à la Maison Secall de Torreilles.

 

* Ponts des Arts, association loi 1901, place Mal Joffre, 66440 (0468596766)

 

* Maison Secall, atelier de mosaïque catalane, 1 place Mal Joffre, Toreilles (0468596766) : "stages de mosaïques", ave ou sans hébergement sur 5 jours - crétion et réalisation d'objets et de meubles en moqaïques - fresques en mosaïque de grès pour collectivités et particuliers...

 

  Très beau lieu, agréable, pour résidences d'artistes, à dix minutes de la mer...

 

* Photos  ( J.P.Bonnel)  du vernissage de l'expio VIGO, le 8 juin dernier : IMGP0008.JPG

 

 

 

 

 

IMGP0009.JPGIMGP0010.JPG

 

 

 

IMGP0006.JPG

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 19:18

IMGP0006.JPG

 

 

IMGP0002.JPG

 

 Les images de F. Guillamet sont des photos qu'on voudrait manger : plats d'El Bulli...

A signaler son bel album sur Aristid Maillol !

 

   Au fil de vingt ans de haute créativité culinaire, achevés le 30 juillet 2011, le célèbre chef Ferran Adria a confié à un autre créatif, son ami le photographe Fransesc Guillamet, la mise en image du catalogue des 1846 recettes qui ont fait la renommée mondiale du restaurant « el Bulli », à Rosas. Quelques unes de ces surprenantes images à déguster ...

Mais les dernières.

 

  Ce plat ressemble à une toile de Soulages...

IMGP0004.JPG

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 16:37

PLAQUETTE-COLLIOURE-jepg.jpg 

 

La Fête du Piano à Collioure se rapproche. C’est pour notre association l’occasion d’une grande rencontre avec plus de 20 bénévoles, un millier d’auditeurs, les concurrents, les artistes, les intervenants de la Mairie de Collioure et du Conseil Général des Pyrénées Orientales, nos sponsors (Société Générale, MAIF, Roussill’Hôtel, Cybercom), les journalistes… Nous venons d’éditer un joli dépliant que je vous joins et nous engageons la billetterie, tant pour le Concours que pour la Fête du Piano. Je vous en rappelle les tarifs :

1/ Pour chaque soirée concours au Château royal (29 juin, 30 et 1er juillet à 21h), 5 € pour nos adhérents, 10 € tarif normal.

2/ Pour le récital d’ouverture de Shani Diluka au Centre culturel le 28 juin à 21h, 10 € pour nos adhérents, 15 € tarif normal.

3/ Pour les récitals au Centre culturel de Gaspard Dehaene (le 30 juin à 18h) et de Nathanaël Gouin (le 1er juillet à 18h), 5 € pour nos adhérents, 8 € tarif normal.

Dans tous les cas, le parking de la place du marché nous est réservé ; il sera ouvert gratuitement, à partir de 17h (les 28juin, 30 et 1er juillet) et de 19h30, le 29 juin, seulement pour les auditeurs qui présenteront leur billet d’accès au concert à l’entrée du parking. D’où la nécessité d’un achat préalable des billets. A cet effet, adresser un chèque à l’ordre des Amis d’Alain Marinaro à Jean Meunier, 19 rue Ludovic Massé, 66150 Villeneuve de la Raho, 04 68 55 91 31, ou acheter à la boutique Harmonia Mundi, 18 rue de l’Ange, 66000 Perpignan, 04 68 35 58 37.

 * la séance d’ouverture du jeudi 28 juin :

A 18h sur le podium de la place du 18 juin, Nicolas Horvath et Sakuya Okayasu joueront la sardane du pianiste composée par Robert Sarrade en hommage à Alain Marinaro et récemment transcrite par lui pour piano quatre mains. Au bas du podium, les sardanistes de Collioure, Montesquieu et Argelès la danseront et vous pourrez vous joindre à eux.

A 21h au Centre Culturel, l’extraordinaire pianiste sri lankaise Shani Diluka donnera son récital comportant des œuvres de Mozart, Beethoven, Liszt et Debussy. « Passionnée et sensible, jeune, belle et immensément douée, Shani appartient à cette catégorie de pianistes capables de fasciner par leur technique impeccable, leur style sensuel et leur remarquable présence sur scène » (Sunday Times). Choisie par René Martin, elle a ouvert en mai dernier la Folle Journée au Japon.

Evidemment, dès 17h, vous aurez laissé votre voiture au parking gratuit et réservé de la place du marché. Quelle belle soirée en perspective !

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 19:52

ang.jpeg Los ANGELES.

 

 

 

 

 

 

   Le soleil s'est levé, aujourd'hui, pour nous permettre de marcher à travers les larges avenues, d'aller jusqu'à la jetée apercevoir le pont enjambeur et, surtout, admirer la ville depuis la baie... Depuis le port, où de modestes bateaux ramènent des paquets de sardines devant la gourmandise tentalesque et, en fin de compte, devant l'effronterie millénaire des goélands qui se jettent sur quelques poissons, échappés en vain des nasses et des filets : ils engloutissent subrepticement ces malheureuses bêtes ! A partir de ce port balayé par une bise aux lèvres glaciales, on se délecte des collines urbanisées à l'extrême et, au cœur de la baie, île exilée, bannie, répudiée, hypocritement rejetée, occultée, de la prison d'Alcatraz, mot espagnol signifiant "pélican"...

 

  Journée magnifique, donc, à errer en plein soleil retrouvé dans le quartier marginalo-artiste de North Beach. Enfin, l'après-midi sert à monter par les célèbres rues pentues qui traversent les non moins renommés "cabble-cars" -les tramways-, où s'agglutinent des grappes humaines. Vous montez dans une de ces rues et, devant vous, s'étalent le bitume monotone et le ciel bleu ! Quand, Sisyphe heureux, vous avez atteint le sommet, vous vous reposez quelques minutes et contemplez la masse brune d'Alcatraz ou les fourmis de l'espace portuaire.

 

Ensuite, vous replongez de l'autre côté de la rue, et le rouleau infatigable du macadam vous emporte vers la ville, vers Golden Parc, vers Berkeley-campus ou encore, pour nous, vers quelque restau T et l'hôtel Post 66, pour y trouver peut-être un brin de nostalgie, le mal du pays...catalan. 

   Ou bien, au lieu de redescendre tout de suite, vous pouvez revenir sur vos pas et jouer, en haut de la rue, avec le soleil qui décline et semble mourir sous vos pieds en pénétrant le goudron... Ou jouer avec les différents éléments du décor, qui vont, tour à tour, à votre guise, disparaître ou ressusciter, naître, renaître, ou agoniser... et  surtout, bien sûr, se ménager une halte à Powell Street, la célèbre et tortueuse rue aux géraniums... enfin, frapper, fasciné, à la porte de la nuit : le jazz vous ouvre alors ses portiques de la joie !

 

   Océan Pacifique, vu à Long Beach.

 

   L'océan amène ses eaux en strates épaisses. Ses rouleaux ne sont pas vraiment paisibles quand ils drainent avec force des joutes d'écume autour de la tête du nageur inconscient, quand les muscles ocres doivent trouer la masse aqueuse sur le sable mouillé...

Fuites de franges vertes, circulation pressée de bave dentelée, couronne de vagues et eau à la bouche du château qui fait eau de tous remparts...

 

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