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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 14:19

 

Frisco...

san.jpeg    Voilà pour ce jour glorieux !

 

    Et puis, voici la nuit, loin des fugitives étoiles de Las Vegas, comme assez souvent, nous dormons à la belle étoile du bus, afin de gagner du temps et d'économiser une nuit d'hôtel... Ainsi, pour atteindre la destination prochaine, un long ruban de bitume sera parcouru dans le silence de la nuit et des immensités de l'Ouest : il faut dormir avant d'arriver à une des plus originales attractions naturelles, le grand Canyon du Colorado !!! Nous allons descendre vers le fleuve verdâtre et effectuer une rando immémorielle : à ne même pas penser au retour et à la montée sous la chaleur : la beauté vous donne des ailes...

 

     San Francisco ! Je dois relire les livres de la Beat generation : On the road. Enfin, nous voici en Californie ! On the road again ? Non, on va louer une petite voiture pour parcourir cet espace immense. Et c'est moi qui dois parler au téléphone pour réserver un engin : je n'y comprends rien, à cet accent à la gomme ! Pourtant, ça y est, c'est fait, après un dialogue chaotique et surréaliste  : j'ai réussi !

 

         La Californifiction faute de Californication... A califourchon dans la fraîcheur retrouvée et une vie un peu plus calme; en tout cas plus détendue et "cool" que sur la côte Est. Fraîcheur car le vent du grand large et le courant froid du Pacifique se font sentir. Et comment ! En effet, BRR, en arrivant la veille, en débarquant, éreintés, visqueux, moites et anesthésiés, du cher Greyhound, fidèle lévrier... On a été happés par un froid cinglant, ceinturé par les brumes qui cachaient le haut des buildings et par un brouillard -nuages ou pollutions ?- qui pesait sur la ville et noyait le célèbre Golden Gate, pont suspendu entre mers et ciels... On se serait cru, c'est incroyable et râlant, pour un dix août, en plein hiver ! Quelle déception, quand on espère trouver la tiédeur d'un éden, après la chaleur plombée des grandes plaines centrales et des déserts mauves de la Sierra Nevada...

 

       Mais -autre méchante surprise- la difficulté de trouver un hôtel car, en plus de l'heure -il est vingt heures -, c'était la grève (bien choisie, la sécheresse du mot "strike", dont la sonorité évoque des coups de triques et les esprits frondeurs, les fers de lance de la révolte !) générale des employés des gros -et grands!- hôtels du centre-ville. Les ouvriers tournaient devant les portes des établissements, en chantant et en brandissant des pancartes de fortune, sur lesquelles étaient inscrites   les six (les si) fameuses lettres : "Strike". Il s'agissait d'un "spectacle" un peu folklorique, bon enfant, presque fleur bleue, à des milliers de kilomètres de distance de nos dures et massives grèves françaises... Oui, une sorte de show, mais ...dans le froid !

 

          On a tout de même réussi à trouver où se "nocher" : dans un énorme "bloc" tenu par une famille hindoue. Au huitième étage, auquel il faut accéder au moyen d'un minable petit ascenseur qui donne des frayeurs abyssales...

 

          Donc, nous voilà sous les toits de Frisco; nous sommes sur les ailes californiennes, dans un quartier artiste, "Sutter street", rue des galeries de peinture, des expositions où les Dali, Picasso et Chagall ont l'honneur des larges vitrines. En plein centre. C'est tranquille, pourtant Les maisons sont cossues, les gens sont bien habillés, les voitures sont-le plus simplement du monde- américaines ! Mais où se trouve donc le Frisco des Marginaux et des Homos..? Où le paradis des révolutions sociales et des avant-gardes artistiques..? C'est bien propret et bourgeois par ici...

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 11:52

st.jpeg

 

    Etonnant : quand je publie des reportages sérieux (comme mon voyage aux USA), l'impact est limité, l'audience en baisse, mes lecteurs (c'est vous !) me délaissent... Mais quand j'aborde une polémique (Gino Giner, le musée raciste de Perpignan, le pôle culturel et muséal aux mains des gauchistes dans la cité catalane...), alors c'est l'affluence des grands jours. Je vous croyais peu sensibles au voyeurisme, à la chicane, au fait divers, mais vous êtes séduits par ce qui sort de la morosité quotidienne.... Donc, j'ai compris, aujourd'hui, j'enlève le bas !!! Etonnant, non..? (mais vous allez être décus...)

 

 

y.jpeg Paysage de Yellowstone

 

 

 

 

   C'est reposant, magnifique ! Les Américains peuvent être les plus grands écologistes comme les plus grands prédateurs. C'est peut-être parce que des lieux culturels ou historiques (une mémoire, une archéologie, des strates de civilisations lointaines...) leur font défaut qu'ils aménagent avec tant d'amour des parcs nationaux et préservent les espaces naturels. Pour contrebalancer le modernisme, le gigantisme des villes, aussi. Pour tenter de se refaire un passé, comme d'autres essaient de se refaire une virginité, l'Amérique yankee reconstitue des villages indiens : tel celui du XIXème siècle, de Tuzigot, près d'Oak Creek Canyon, ou les villes de l'époque de la ruée vers l'or, baptisées aujourd'hui "villes fantômes"... En définitive, rien que des musées, presque, où les Américains protègent (c'est bien !) ce qu'ils ont pillé (c'est mal !) et font semblant de ressusciter les peuples exterminés (c'est pire !).

   Et les survivants des Indiens peuvent  être visités dans leurs réserves-ghettos, musées vivants...

 

Mes impressions immédiates : fatigue et sommeil ! Nous ne dormons plus, nous somnolons dans la maison provisoire des bus ventrus, chameaux infatigables du désert de l'Ouest yanki... Qu'est-ce qu'un lit ? J'en ai perdu le souvenir... Envoyez-moi un dessin, merci ! De plus, à cause du vent du Pacifique, j'ai attrapé encore un rhume, ce qui contribue à l'ensuquement généralisé ! Vivement la Lorraine et à son climat de congélateur de cervelles... A part ces cogitations, il faut dire que nous trouvons les Amerloques assez distants et, en outre, ne saisissant pas tout à fait l'intonation de leur accent, accentuation à rallonges de mâcheurs de chewingommes, nous ne nous risquons pas à des contacts prolongés et approfondis...

 

   Un "bello", un renseignement, mais la discussion avec les Français en vadrouille est plus courante. Ah! Le plaisir d'entendre l'accent pointu de la tour Eiffel et la langue de Molière ! Cependant, jusqu'à présent, aucun de ces nomades ne nous a paru digne d'entamer des relations suivies. Mon compagnon de route, lui, est encore supportable, mais il faut que je ménage sa susceptibilité car c'est lui qui porte, le plus souvent, le pesant sac-à-dos...

 

  Demain, les grands déserts, la vallée de la mort, les squelettes antiques -ou plus jeunes !-, qui décorent les sables rouges, les vastes paysages fantastiques de l'Ouest américain !

 

  Je récapitule car je me perds dans les distances : ce n'est pas un pays, ce sont des Etats, c'est un espace, d'abord ! Après Toronto, Chicago, puis, après un "voyagenbus" de trente-six heures (et des poussières...de piste !), Salt Lake City, oasis perdue dans le désert blanc. Ensuite, ce fut le parc naturel de Yellowstone, où naissent les plus hautes sources chaudes verticales du monde : lieu très touristique, mais reposant, tout de même, par rapport aux immenses villes angoissantes.

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:44

toronto.jpeg Toronto

 

 

 

  Toujours près des lacs, près du Michigan, mais à Chicago, où nous sommes arrivés, à minuit, (à l'heure du crime, dans la ville du vice et de la maffia !), sous la pluie, dans un quartier lugubre et désert. Le premier hôtel a fait l'affaire, même si, pour une nuit qui s'annonçait courte, c'était un peu cher... Chicago, le jour, n'a rien de l'image détestable dont on l'affuble en général; c'est même une ville agréable ! Nous visitons l'immense musée des Sciences et de la Technique, puis nous montons sur la plus haute tour du monde (Sears, 442 mètres, cent-sept étages), avant de nous plonger dans les eaux claires du lac. 

 

  Dans une rue du centre-ville, une manifestation, un attroupement, plutôt, de Noirs autour d'un intellectuel muni d'un mégaphone. Deux flics - des Noirs !- s'avancent et tentent de disperser la foule : en vain ! Alors, ils notent l'identité du "meneur" sur un calepin et repartent, l'air penaud, sous les huées.

   Autre formidable "happening" : des chanteurs et des orchestres pop, près de la plage, et d'interminables files de jeunes et d'adolescents s'y rendent. 

 

   Le lendemain, nous reprenons notre fidèle "lévrier" pour la cité du lac salé (et puant, paraît-il), où nous arriverons dans... deux jours, sans escale, si ce n'est quelques arrêts pipi-coca-bière-caca-big mac, ou autre, d'une demi heure ou d'une heure... Deux mille kilomètres dans cette carlingue, qui commence à être pas mal sale et à sentir d'un peu partout... et surtout, de l'arrière-train ! 

 

   Ainsi, après les grandes plaines de céréales et d'herbages, à la limite des Rocheuses, voici Salt Lake City. C'est une ville horizontale : pas de buildings, mais la tranquillité, la propreté, une ambiance bourgeoise et religieuse. La présence de Mormons se fait sentir en tous lieux. Nous visitons l'unique centre d'intérêt : la cathédrale des Mormons et les multiples "dépendances de cette secte qui a réussi à convertir un million de personnes... Mais pas nos ! Nous avons eu droit à un cours pénible sur Jésus Christ et le prophète Smith... Nous avons dû "bader" devant de vastes fresques à la guimauve, dans le style "réalisme socialiste", mais les personnages, bien sûr, ne sont pas tout à fait les mêmes...

 

Vite, quitter S.L.C... Sans avoir vu le fameux lac, mais personne (bus, agence, ou en faisant de l'auto-stop) n'a voulu nous y emmener ! Nous partons alors pour Yellowstone, vers le plus grand parc naturel des Etats-Unis, aux paysages préservés et stupéfiants ! Huit heures d'autobus, mais j'ai déniché un Proust qui comblera bien l'ennui, à moins qu'il ne l'exaspère...

 

   A Desmoines, un bon wamaha café. Un steak à Cheyenne. Un milkshake à Rock Springs. Hier, c'était une truite à huit heures du matin à Salt... Mais non, tout ça, c'est du flashback ! Plutôt, nous avons pris un expresso à Pocatello, une glace à Butte et une voiture de location à Yellowstone. Sources chaudes, lacs de montagne, pins, caribous, cerfs, ours, écureuils et, of course, des dizaines de geysers ! Attendre une heure pour fixer pendant une minute le plus "fidèle" : le "Faithfull geyser" !!!

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 11:39

 

 

  li.jpegLa Liberté nous est montée à la tête !!!  

  (merci pour le commentaire de Pascal Y. : il devrait publier ses carnets américains !)

 

 USA 2 


 

  Eté à l'heure Picasso : une rétrospective géante est organisée au MOMA, où sont exposés, non seulement les tableaux sur Guernica et Les demoiselles d'Avignon, mais encore les mille faits et gestes de l'artiste, dessins, sculptures, aquarelles... Une vitrine montre l'artiste face à un modèle nu, traduit en cubes sur la toile. Et dans Greenwich Village, l'omniprésente statue gigantesque de Pablo trône...

 

  Impossible de rencontrer l'exotisme à Manhattan : rien qu'un théâtre de carton pâte inanimé. Exception : on peut trouver le vertige à Harlem et une longue interrogation à Central Parc, en essayant de comprendre les règles d'une partie de baseball qui se déroule sur une immense pelouse... L'exotisme fugace peut vous serrer la main dans les quatre rues du quartier chinois ou sur les terrasses calmes des cafés du quartier italien;

 

   Rien que des voitures et des gratte-ciel ! Avec le recul, on peut se rendre compte du "néant" newyorkais - à part Broadway, yes! - quand on compare cette vie banalisée avec l'agitation des plages de Los Angeles : Santa Monica, Pacific Palissades, Long Beach, et avec l'animation de Hollywood, de Disneyland ou de Marineland... Surtout, avec la fébrile modernité de Venice : concours de skate, paddle tennis, jogging, lutte et haltérophilie sur la plage, pétitions pour la libéralisation de la drogue, couples divers, transistors énormes collés aux oreilles et qui crachent la musique la musique la plus "dure", tonnes de glaces, de hot-dogs, cuves de coca-cola et, pour couronner le tout, le spectacle hétéroclite de la Krishna, fête qui vous offre flons-flons, confessions, longs discours philosophiques et collations pour ascètes du Tibet...

 

   Vite, dernier tour de piste dans New York. Ultime pizza à "Little Italy", une photo furtive de Carnegie Hall, où l'on signe pour les acteurs en grève, diapo géniale de Wall Street, Trade Worl Center, Rockefeller Center, dernier bus de la septième avenue pour Washington Square, avant de regagner, à East Side, le nauséeux hôtel "Valencia"...

 

      A New York, nous avons presque tout visité : le cloître  (The Cloisters) avec les morceaux de chapiteaux pris à Saint-Michel de Cuxa, la statue de la Liberté, la cinquième avenue avec le MOMA, mais impossible d'obtenir un ticket pour la rétrospective Picasso... Des quartiers agréables, mais le décor écrase, la chaleur est insupportable et nous sommes déjà fatigués : des kilomètres à travers Manhattan ! Des hôtels crades et bruyants ! 

   La vie ne paraît pas trop chère; je traîne Didier dans les bouibouis chinois…

 

 

   Nos pérégrinations à travers la côte Est, en direction de la côte Ouest, vers la Californie -en passant par le Canada !-, se poursuivent bien... Nous sommes un peu fatigués par la chaleur, les trajets en bus et les petits déjeuners : deux œufs sur le plat, chaque matin, quel mal au foie !...

 

Nous avons quitté New York, ses bruits et la chaleur étouffante pour faire une petite incursion vers les chutes et les lacs du Niagara. La vie n'est pas très différente de celle des Etats-Unis, mais l'espace est occupé de façon plus horizontale que verticale. Nous mangeons bien, dormons pas trop mal et voyageons en bus... pour l'instant ! Je ne comprends pas grand-chose aux divers accents américains mais eux, ils semblent goûter l'anglais du lycée Arago... Demain, les plaines du centre et le western, comme au ciné, depuis les étranges lucarnes de ce cher "Greyhound"...

 

  Oui, ô spectacle inoubliable, nous venons de visiter les chutes du Niagara, du côté canadien et donc, nous profitons de ce détour, après les grandes eaux pour touristes ayant larme facile (et l'arme, je veux dire, l'appareil-photo ) à l'oeil, pour faire une incursion à Toronto. C'est le même gigantisme qu'aux USA, même si la vie paraît plus calme et la région plus verte, plus "aérée" : grâce aux lacs, sans doute... Manhattan, la Liberté, les Cloisters... cela semble loin, désormais !  On se sent plutôt aspiré par les grandes plaines centrales, par les grandioses paysages de western : grand Canyon, Monument Valley, la Vallée de la Mort...

 

   Demain, les grandes plaines du centre, nos grandes silhouettes sveltes dans les grandioses paysages des westerns... Nous avons pris un forfait bus-les Greyhounds- pour quinze jours; nous louerons ensuite une voiture à Los Angeles. A bientôt, pour le récit de nos folles aventures américaines !

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 10:59

* Le récent film, tourné à partir du roman Jack Kérouac, Sur la route, a éveillé en moi les souvenirs d'une traversée des Etats-Unis, en Cinq semaines. J'ai remis au propre mes carnets; voici le début de l'aventure...

 

 

 

 

york.jpeg  "Les USA, c'est quoi, ça ?"

 

 

   Aux USA -

 

   1. La côte Est :

 

   De New York, midi, le 31 juillet 1980 : Bien arrivés à Kennedy Airport; le DC 10 n'a pas coulé, pas de décès, ni un ni dix, à signaler. Le voyage s'est bien déroulé entre un Auvergnat et un Indien, deux "bons sauvages", au-dessus des flots, mais comme Didier, j'ai peu dormi. On va maintenant vers le centre, à la recherche d'un hôtel. Il fait beau, vingt-sept degrés, sans être étouffant... Voilà, je termine ma bafouille : le train est là, on part pour l'aventure ferroviaire, après l'avion, avant le bus, et bientôt "the road" !!! 

 

  Pratiquement pas de femmes enceintes dans Manhattan ! Pourquoi ? Nous nous sentons anonymes et banals, dans cette ville cosmopolite. Cosmopolis ... Cité moderne, d'avant-garde, trop rapide, et faite de trop de béton vertical, mais d'une certaine beauté, d'un monde nouveau, dépourvu de racines, de références, de culture, de mythologies (à part la conquête, la poussée vers l'Ouest, la destruction des Peaux-Rouges, la quête de l'or, du pétrole...thèmes d'un peuple qui se cherche et colonise et doit ensuite s'inventer une civilisation sur les décombres d'un continent approprié.

 

   La première impression, en sortant du métro dégueulasse newyorkais et en débouchant dans la cinquième avenue, est celle d'être happé par le ciel, aspiré vers le sommet des gratte-ciels, à travers le couloir vertical formé par les façades vitrées de ces étonnants buildings. Marcher le nez en l'air... La tête tourne. Bousculades avec les passants. Mille torticolis...

 

  Haine, violence et ségrégation s'expriment et s'exaspèrent à travers le trafic urbain. Tranquillement, un Noir en short fait son jogging à côté des grosses cylindrées polluantes, sur la big avenue..! 

 

   Didier me fait remarquer : "Ces Américains sont d'une impolitesse !"

 

  Plus tard, en parlant de la nouvelle littérature américaine, je noterai une autre citation de mon frèe : "Flaubert allait dans son "gueuloir". Bukowski doit, lui, sans doute, aller dans le ...dégueuloir !"

 

   Nous décidons de nous rendre dans l'île où se dresse la statue de la Liberté : passage obligée, hommage affectif obligatoire ! Nous montons dans la tête de l'énorme statue, tournons dans  les circonvolutions de son cerveau vide...A travers le bandeau,nous voyons le mur de béton de Manhattan, sous un orage crépusculaire. Nous imaginons que nous sommes, grâce à cette charmante Babel vert-de-gris, en Egypte. Nous aussi, nous levons le poing. 

 

   La Liberté nous est montée à la tête !!!

       (à suivre)

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 11:28

Dossier_Sous-le-soleil-de-Frieda_M.jpghannah-copie-1.jpgThéâtre du Réflexe, à Canohès (près du supermarché, à l'entrée en venant de Perpignan et direction de Thuir)

 

04 68 55 39 77

 

06.52.19.49.69

 

www.theatredureflexe.com

 

 

Un spectacle hilarant ! le 6 juin à 20h30 (10 et 12 euros) : je vous le conseille ardemment !!!

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 12:35

ANDRE-BONET-UNE-AVENTURE-MEDITERRANEENNE.jpg 

 

 

ANDRE BONET invité de France Info pour

 LES 30 ANS DU CML

 

   André Bonet vient d'être nommé Officier des Arts et des Lettres. Il recevra sa distinction le 20 octobre prochain à Perpignan, lors de la remise des prix Méditerranée 2012. 

 

    Les 30 ans du CML,  une belle histoire  qu'il narre dans un livre qui vient de paraitre, "Une aventure méditerranéenne" (Editions Talaia). Le président du CML est à cette occasion l'invité du 12-14 sur France Info, mardi 5 juin  pour évoquer cette aventure ponctuée par la création de Prix Méditerranée prestigieux, nourrie de rencontres exceptionnelles et riche aujourd’hui du partage méditerranéen.

 

    Depuis trente ans, le Centre Méditerranéen de Littérature, avec l’'appui de partenaires institutionnels et privés, a fait rayonner la littérature et l’'envie de lire, a couronné des écrivains de renom, des auteurs engagés ou en devenir.


  Bernard Thomasson rédacteur en chef de France Info donne  la parole à son fondateur, André Bonet et à deux anciens lauréats du prix Méditerranée, distingués pour leur premier roman : Chochana Boukhobza,  "Un été à Jérusalem" (Balland, 1985) et Jean-Christophe Ruffin, "L'Abyssin" (Gallimard, 1997), dont le prix Méditerranée a été un véritable tramplin dans leur parcours littéraire.

 

 

 

 

 

 

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 19:53

100_0629.JPG    Pas d'article hier, samedi ! J'étais à Montpellier, à la "Comédie du livre" (photo, au stand de la région et de Cap Béar). Cette année, pas mal de changements : des stands bien organisés le long de la promenade, mais un espace un peu étriqué à cause de la ...Gay Pride, sur la place !!!

 

         Chaleur et affluence samedi, puis orage cévenol ce dimanche : adieu livres, la pluie, c'est pas bon pour les papiers !!!

 

         Les promeneurs se concentraient surtout autour des dessinateurs de BD : faut que je me recycle... Ou autour de quelques "écrivains connus"J.F.Kahn, F.Olivier Gisberg...) : faut que je me peoplelise !!!

 

         Difficile exercice livresque et commercial, donc, pour les Catalans regroupés sous les bâches (J.Pierre Gayraud, Philippe Salus, Robert Triquère, M.Ange Falquès...) quand les auteurs n'ont pas une notoriété nationale et médiatique : faut que je fasse dans le fait-divers !!!

   Même J.Pierre Barrou tout près ne signait pas trop son dernier livre (en poche) sur le Tibet... Il aurait dû faire venit S. Hessel, mais le pauvre commence à être âgé !

 

   Alors, on rencontre des copains, des amis, G. Raynal, Michèle Bayar, Gil Graf, Nicole Yrle... et on papote, un peu frustrés d'être cloués au stand alors que des rencontres et des débats ont lieu, sur la littérature de Grande-Bretagne (invitée cette année) ou sur les droits et devoirs de l'écrivain...

 

  Ma surprise fut de retrouver mon ancien prof de Littérature comparée, à Perpignan, à l'époque du Capes : M.Lauverjat n'avait pas changé, toujours beaucoup de rires et de gouaille...

 

  A l'année prochaine ! En attendant se profile la "ronde des salons du livre" dans le département : Font-Romu, Collioure, Céret, Villefranche... On va se revoir, c'est sûr !!! 100_0626.JPG 

 

 

 

 

                       (photo : un moment très agréable en compagnie de Robert Triquère, Balzac éditeur ! )

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 14:09

IMGP0088.JPGAu sommet du massif qui sépare Tautavel du village de Cases de Pène, la Torre del Far domine les Corbières. Cette tour sarrasine fut utilisée dès le Xe siècle pour transmettre des signaux par feu la nuit et par fumée le jour afin de se protéger des attaques barbaresques ou de son voisin du Nord. Surnommée « l’espionne du Roussillon », elle est visible depuis la plaine orientale jusqu’aux châteaux cathares. Depuis la Torre del Far, vue panoramique sur la Méditerranée, les Corbières, les Pyrénées, Quéribus et Aguilar.

La torre del far - randonnée: C' est un extraordinaire belvédère sur les Corbières toutes proches.

Au-dessus du village de Tautavel, ce sera l'occasion d'une visite au musée de la préhistoire. 3h 30 de marche - environ 450m de dénivelé

topoguides: Belvedères de l'Aude et des Pyrénées Orientales - Jean-Pierre-Sirejol - photo de J.P.Bonnel (reportage sur Facebook)

 

 

 

* Raymond Moretti est un sculpteur moderne populaire a qui on a demandé dans les années 70 de décorer un mur du forum de halles, à Paris, lors de sa création. Il choisit de créer une oeuvre grandiose, dans le style de ce qu'il avait déjà fait auparavant, une oeuvre intitulée "L'alphabet".

Il s'agit d'une fresque gigantesque de 4m50 de haut sur 45 m de long qui retrace l'évolution du monde et de l'humanité vue à travers le prisme des différents arts développés par l'homme : la peinture, la musique, la calligraphie. Cette évolution est visible lorsqu'on parcoure l'oeuvre de gauche à droite.

Commençant par un masque en bronze, copie du crâne de l'homme de Tautavel, c'est tout naturellement à Tautavel qu'il a été installé, après qu'il ait été obligé de déménager du forum des halles suite à la restructuration de ce dernier. Etant indissociable de son support en béton, le mur complet a été découpé en 56 morceaux, puis repositionné sur son emplacement définitif à Tautavel. Il fallut encore deux ans à Michel Bourdon, peintre-décorateur, pour effacer les traces de ce découpage et relivrer la même oeuvre restaurée. Elle a été inauguré une seconde fois à Tautavel le 11 juillet 2002 par l'auteur. La ville en a profité pour faire une exposition temporaire consacrée à Raymond Moretti.

MurDeMorettiV2.jpg

Malheureusement de nos jours la peinture s'abime. Livrés aux intempéries, elle s'écaille par endroit et laisse entrevoir sa destruction à moyen terme, suite à la disparition progressive des couleurs.

* Ci-dessous, mon article paru sur le site : "frontières-catalogne":

 

La  fresque monumentale du peintre Raymond Moretti, intitulée « L’Alphabet » a été créée en 1979, à Paris, et installée au Forum des Halles. L’œuvre monumentale, après un déplacement périlleux à travers la France et un long et minutieux travail de rénovation, se trouve désormais devant le musée de la préhistoire, à Tautavel. Le vernissage, en présence de l’artiste,  aura lieu le 11 juillet 2002.

L’ALPHABET de Raymond Moretti :

 du « Mur du Forum des Halles », à la fresque de Tautavel :

-         de la genèse de l’univers à la jeunesse du monde –

Elle raconte l’histoire du monde, l’épopée humaine, la légende des millénaires, l’aventure de l’art et de l’écriture…

 

            « Le mur du Forum des Halles » est, à l’origine, une œuvre de 46 mètres de long et 4,50 mètres de haut ; il s’agit d’une peinture à l’huile, commandée par la ville de Paris, réalisée en quatre-vingt-dix nuits, et inaugurée par Jacques Chirac en septembre 1979. Comme l’écrit Yves Courrière, biographe de R.Moretti, elle évoque « l’évolution de l’homme et de son génie, des signes protosumériens à la naissance de l’alphabet, de l’homme de Tautavel à Victor Hugo, Maurice Ravel et Louis Amstrong. » A l’époque, la chorégraphe Carolyn Carlson, danseuse étoile à l’Opéra de Paris, née en Californie dans une famille finlandaise, a voulu rendre hommage à cette création artistique, en évoluant de façon improvisée devant elle, en direct dans le journal télévisé de treize heures.

 

«  Le mur » est baptisé « l’Alphabet » en 2002 car elle a l’ambition de retracer l’Histoire de l’homme et de l’univers. Et la fresque quitte Paris pour Tautavel ! En effet, située au Forum des Halles, dans un sous-sol qui ne permettait pas une mise en valeur de l’œuvre, sur les murs du cinéma Gaumont, elle n’a plus, dans cet espace commercial qui se restructure, sa raison d’être : elle passe inaperçue, elle est incomprise, elle souffre d’enfermement et du manque de lumière ! On décide donc de déplacer l’œuvre dans un lieu plus adéquat et prestigieux. Pourquoi choisit-on Tautavel, village perdu des Corbières, dans une province si reculée, si loin de la capitale ? Parce que « l’Alphabet » s’ouvre sur une impressionnante mise en scène de l’Homme de Tautavel ! Parce que R.Moretti a des relations amicales avec Henri de Lumley, spécialiste de la préhistoire, Directeur du Muséum d’histoire naturelle et du Centre de recherches préhistoriques de Tautavel ! Ainsi, le choix est affirmé : la fresque morettienne passe de la nuit du forum et de l’indifférence des halles, au plein soleil du midi catalanoccitan…

 

C’est ainsi qu’elle est déplacée et transférée, début 2002, à proximité du musée. Après avoir été découpée, telle une énorme mosaïque, en morceaux de 1,80 mètres sur 2 m, elle est emballée, manutentionnée et stockée par des spécialistes dirigées par le célèbre peintre-restaurateur Michel Bourdon. L’opération est délicate : il ne faut pas endommager les différents cadres de cette énorme « bande dessinée », mi-figurative et mi-abstraite, durant la traversée de la France, en gros camions, et réinstaller l’ensemble, en soignant les jointures et en le protégeant des intempéries : d’abord, grâce à une belle bâche bleue, digne des « emballages » à la Christo, puis par un scientifique pelliculage.

 

Afin de reconstituer la fresque à l’identique, le travail, supervisé par M.Bourdon, durera plusieurs mois, durant l’hiver et le printemps 2002, pour donner naissance à une œuvre lumineuse, « reliftée » et mise en valeur sur les hauteurs du désormais célèbre village de Tautavel. Les habitants, les touristes et les spécialistes sont invités au vernissage du 11 juillet 2002, pour admirer l’œuvre et constater qu’après un long exil et un voyage périlleux,  l’Homme de Tautavel  revient chez lui : symboliquement, grâce à la représentation picturale de Raymond Moretti, et physiquement, puisque son crâne précieux, conservé depuis plusieurs années à Marseille, est maintenant protégé par les puissants coffre-forts tautavellois.. ! De la caverne grouillante du forum des Halles, de la grotte parisienne aménagée pour la distraction futile et mercantile, à la caune de l’Arago et au chemin de croix soleilleux du musée préhistorique, l’homme s’est initié à la vie des hommes : Rastignac guéri de sa fatuité et de sa vanité, il réintègre le sol natal et la terre rouge des Corbières ; certes, la boucle est bouclée, mais dieu, que l’espérance fut violente et patiente…

 Tous les visiteurs de passage, jettent, depuis des semaines, un œil frauduleux sur la fresque en cours de montage et de restauration, depuis les étranges échafaudages ou les entrailles de ferraille et de béton, parmi les ouvriers affairés et quelque peu agacés par la curiosité des visiteurs dépourvus d’invitation ; cependant, ils n’étaient pas tout à fait clandestins, puisque « l’Alphabet » est une œuvre de plein air, non faite pour l’enfermement muséal et le respect que vous confère le prix du billet d’entrée…

 

Tous, villageois ou touristes, érudits ou néophytes, s’interrogeaient sur la signification des différents éléments picturaux de la gigantesque œuvre horizontale…La raison, l’explication : il faut toujours comprendre et analyser, souvent au lieu d’apprécier et de se laisser bercer par le rythme de la toile de la pierre, par les couleurs diaprées, par l’écriture originale de l’artiste…Interpréter ! Oui, interprétons, il en restera toujours quelque chose ! Pour certains, du village, cette chose n’est qu’un « tag », qui défigure les lieux et la colline de Tautavel ; ou simplement, cette « fresque », c’est, pour un catalan plein d’humour, un abri pour se mettre « al fresc », les jours de canicule…

 

Mais qu’est-ce qu’il a voulu réellement dire, le Raymond.. ?

 

La fresque serait composée en séquences ; la première, illustrant les origines, la Genèse, montre des feuilles représentant le monde végétal et un magnifique rhinocéros à deux cornes, résumé de toute la faune préhistorique ; l’imposant crâne noir de l’homme de Tautavel symbolise la présence de l’homme préhistorique sur la Terre ; ensuite un creux fait apparaître le feu; la seconde séquence concernerait l’arrivée du paléolithique supérieur et l’expression de l’homme dans tous les domaines de la création et de la communication : ce sont « les temps modernes », avec quelques figures célèbres représentant la culture, la créativité, dans les cinq continents. Les visages sont esquissés ou dessinés à différentes échelles : on discerne un cheval, puis des portraits, des têtes qui se suivent et se mêlent : celles de V.Hugo, Maurice Ravel, Marx et Louis Amstrong ; il s’agit là de l’espace de l’écriture. Au-dessus, c’est un étage abstrait, se situant au-delà de l’écriture et composé des symboles, des signes, des éléments abstraits. La fresque comporte aussi des éléments en saillie : il faut noter que toute la partie supérieure de l’œuvre –un mètre dans le plafond !- n’a jamais été vue ; à Tautavel, c’est donc une création inédite, qui est donnée à voir.

Sous forme symbolique, d’images fortement colorées et éclatées, cette peinture dynamique, « en marche », « en mouvement », traduit l’histoire du monde, de ses origines à nos jours. Fresque murale, à la manière des grands peintres mexicains, tels que Ribera ou Orozco, c’est une sorte de « codex », de récit dessiné sans paroles ni solutions de continuité, racontant l’évolution de l’homme, depuis la préhistoire jusqu’aux temps modernes, ainsi que l’avancée inéluctable du temps vers l’infini ou la fin du monde et la fin de l’Histoire des hommes…

De nombreux éléments picturaux sont figuratifs, comme les lettrines stylisées de notre abécédaire, ou les visages et les figures connus, le reste du monde culturel ou scientifique se résumant en une flèche, qui se tend vers une cible de lettres et de consonnes ; celles-ci se superposent et forment un calligramme, au-dessus duquel apparaît un corps dénudée de femme : cette apparition est destinée à nous conforter dans l’adage poétique de Louis Aragon :  la femme est bien l’avenir de l’homme.. !

Cette histoire du monde est donnée à voir dans sa fulgurance : l’œil du spectateur ou du visiteur, dans l’avenue qui mène au musée, appréhende, en un résumé expressionniste et saisissant, la fabuleuse épopée de ses ancêtres antédiluviens et de ses aïeux insoupçonnés… Le chiffre incommensurable du temps s’affiche sur un support de quatre mètres de hauteur qui s’étend sur près de quarante mètres de longueur. Un gigantesque masque de bronze, reproduisant l’Homme de Tautavel, marque le point de départ de cette « Histoire du monde », tandis que l’écriture, les mots, les phrases, en délimitent l’aboutissement.

Pour la première fois, la fresque peut être considérée dans son intégralité et dans toute la successivité de son déroulement : tout le contraire de la situation du forum des Halles ; en outre, on peut constater aisément que l’œuvre est visible de plusieurs kilomètres, quand on arrive à Tautavel ; elle est dirigée vers la Caune de l’Arago, berceau de notre héros, tout comme les principales ouvertures des maisons construites depuis la découverte du fameux crâne, sans lequel Tautavel ne serait ce qu’il est aujourd’hui…

Petits hommes, anonymes mortels, vous voici au pied du panneau horizontal, quelque peu dépaysé, dans ce bain bleu, où voguent des lettres rimbaldiennes et une beauté de femme oblique : au bout du panneau, c’est l’inconnu, la mort…Prenons garde à ne pas tomber dans ce noir, car c’est à chacun de nous de poursuivre l’œuvre et l’aventure de la vie ! En effet, il s’agit d’une œuvre ouverte  ; n’attendons pas d’éclaircissement de la part de l’artiste : R. Moretti ne veut pas revenir sur les années de création 1978-79, il n’a rien à dire ; ce qu’il a voulu dire, il l’a dit dans la continuité de son film immobile, et dans l’incessant mouvement de son œuvre massive. Message pérenne, qui doit demeurer dans l’éternité de Tautavel. Saurons-nous le lire, le déchiffrer, en exprimer sa splendeur.. ? Plus simplement, saurons-nous en être dignes.. ?

 

LA FRESQUE de Raymond MORETTI

Raymond Moretti a réalisé «Le mur » avec ses amis : l’écrivain Philippe Sollers, l’homme de théâtre Armand Gatti et le journaliste essayiste Marc Paillet.

Nous devons les remercier tous, ainsi que le biographe de R.Moretti, Yves Courrière. En outre, ce travail n’aurait pas pu être réalisé sans la collaboration amicale de MM. Henri de Lumley, Jacques Pernaud et Joseph Briu, de Mmes Isabelle Merle des Iles, Anne-Marie Moigne et Marie-Thérèse Ripoll, sans oublier mes élèves de 6ème du Collège Jean Massé, et, en particulier, Guillaume Idée et Pierre Pesquiès, qui ont enquêté sur place, à Tautavel.

Mise en texte et en photos : Jean-Pierre Bonnel

 

            Raymond Moretti à Tautavel

            L’intime collaboration et la solide amitié qui existent entre l’artiste et Tautavel ne datent pas d’aujourd’hui. En effet, R. Moretti travaille depuis des années avec le musée et le Centre européen de Préhistoire de Tautavel. C’est ainsi qu’il a créé la statue qui se trouve à l’intérieur du musée ; en effet, à l’occasion de l’ouverture du nouveau musée de la préhistoire de Tautavel, en juin 1992, réalise une œuvre, qui orne désormais le centre européren de la Préhistoire.

Cette statue représente deux profils emboîtés l’un dans l’autre, celui du crâne de « l’homo erectus » (qui vivait, il y a 450000 ans dans la plaine du Roussillon, et mis en évidence par Henry de Lumley et son équipe), en bronze, et celui de « l’homme moderne », en acier : ces deux faces sont accompagnées du profil de « l’homme debout » -formule rappelant la thématique du poète René Char- d’une taille de 1,65mètre, celle de l’homme de Tautavel ; ce troisième profil est taillé dans le bois : polychromé, il représente le chasseur des temps préhistoriques.

Raymond Moretti a aussi réalisé  de nombreux timbres et affiches à l’effigie de l’Homme de Tautavel. Il a aussi beaucoup travaillé avec le musée de Terra Amata, à Nice : d’ailleurs, le début de la fresque « l’Alphabet »,, correspondant à la période antérieure à l’apparition de l’Homme « moderne », et jusqu’à l’Homme de Tautavel, est reproduit devant le musée de Terra Amata.

 

* Bibliographie :

Outre les nombreux livres de Henry de Lumley, publiés chez plusieurs éditeurs, dont Odile Jacob, il faut lire :

*Les hommes de Tautavel, de Marcel Coumes et Albert Pla ; il s’agit de la chronique du village de 1790 à aujourd’hui.

*La saga de l’homme, de Jacques Pernaud-Orliac et Aimé Rigaill

* Le Centre Européen de Préhistoire :

Animations, visite-guidées- boutique du musée- expositions –

1800000 ans d’histoire de l’Homme –

66720 Tautavel

Pyrénées-orientales - France

04.68.29.07.76.

Fax : 04.68.29.40.09.

* Le slogan de Tautavel et du CERP : « 450000ans de vie au soleil »

 

         LES TEMPS DE TAUTAVEL

Avec l’homme de Tautavel, on pénètre dans la nuit des temps.

Avec la fresque de Moretti, on parcourt des séquences et des images du temps. Chronologie ramassée, épopée humaine résumée en quarante mètres. Cinématographe en couleurs saisissable en un seul jet de rétine.

A rouge de la Préhistoire.

B jaune des temps modernes.

CDEFG …voici l’âge nucléaire.

On passe de la Genèse du monde à la jeunesse de l’Homme.

Œuvres humaines : autant de fragments d’un discours sur le temps

Prenons le temps de visiter la rétrospective du travail de R.Moretti sur la préhistoire dans la salle du Palais des Congrès de Tautavel.

Avec le retour de la fresque à Tautavel, le maire du village, M.Guy ILARY n’a pas perdu son temps. Il fait une opération prestigieuse et historique, qui ne coûte rien à la commune !   En effet, les propriétaires de l’Espace Expansion du forum des Halles, en refaisant le centre commercial, sont obligés par la loi de repositionner l’œuvre de R. Moretti. Le groupe « Expansion » a réglé l’artiste et les frais de déplacement et d’installation de la fresque monumentale. Sans oublier la remise en état : jointures, plâtre cassé, peintures originales, nettoyage car la fresque a été polluée lors de son long séjour dans l’antre des Halles

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 14:32

Programa IDENTI'CAT 2012

Dimecres 30 de maig

  • 20h30 : Concert polifònic a l’església
    de Bao amb la Coral Solsti ci, Baho Chante, Cant’Airenou

Dijous 31 de maig

20h30 : Teatre a la Sala Evora amb BIP Brigada d’Intervenció Poèti ca que presentarà
 "Cremat l'home" a partir de l'obra de Joan Pau Giné, i esquetxos escrits per Pere Manzanares .

Divendres 01 de juny

  • 21h00 : Concert amb la Carrau al fogar La Carrau celebra 15 anys, Identi'CAT en celebra 10. La Carrau participava el 2002 a la primera edició de la Trobada de la Catalanitat a Catalunya Nord. Un concert excepcional
  • 22h30 : cremat i xicolatada

Dissabte 02 de juny

  • 15h : Jocs de bitlles catalanes amb la col.laboració de Jordi Bancells, del Fogar Rural de Trasseres, del Municipi dels Angles
  • 18h : 90 anys del Cercle Català a Marsella Exposició de fotos i presentació de llibres al fogar a càrrec dels catalans de Marsella amb la participació de 
    Sergi Bachs: "He trobat l'hivern una mica llarg" (versió francesa i ccatalana).
    Maria Bell.lloch: "Records de la meva infànci" (Versió francesa i catalana.), "Una nova vida comença" (Versió catalana.)
    Liquela Juan: "3 de mayo" (Versió francesa)
    Francesc Panyella: "Quate coses." (Versió catalana.)
  • 19h : Aperitiu al fogar
  • 19h30 : Menjar al fogar (sobre reservació)
  • 21h00 : Concert amb Raph Dumas i The Primeveres al fogar 
  • 22h30 : Correfoc pels carrers del poble amb Diables i Bruixes del Riberal
  • 23h30 : Concert amb Raph Dumas DJ

Diumenge 03 de juny

  • 8h00 : Esmorzar popular Plaça de la Font
  • 9h30 : Cercavila amb

cartell2012.png

 

 

Avui dijous Identi'CAT vos proposa una vesprada de Teatre 

Dijous 31 de maig

20h30 : Teatre a la Sala Evora amb BIP Brigada d’Intervenció Poèti ca que presentarà


 "Cremat l'home" a partir de l'obra de Joan Pau Giné i esquetxos escrits per Pere Manzanares

Entrada gratuita

  • 10h00 : Retolació d’un carrer del poble
  • 10h30  : Pilar al balcó de l’ajuntament.
  • 11h00 : Ball de Gegants, balls folklòrics (Plaça de la Font)
  • 11h30 actuació castellera (Plaça de la Font)

 

** torca.jpg

 

 LIBRAIRIE TORCATIS 10. Rue Mailly PERPIGNAN LES LANGUES ANCIENNES ONT-ELLES UN AVENIR ?

>  

> Jeudi 31 Mai à 18h00 à la Librairie TORCATIS le journaliste Nicolas CAUDEVILLE

> s'entretiendra avec

> Olivier RIMBAULT

> qui a publié aux Presses universitaires de Perpignan

>  

> L'AVENIR DES LANGUES ANCIENNES: REPENSER LES HUMANITES CLASSIQUES

> Suivi de POESIES NEOLATINES POUR LE XXIe SIECLE

http://www.larchipelcontreattaque.eu/article-societe-les-langues-anciennes-comme-le-latin-le-catalan-ont-elle-un-futur-interview-olivier-rim-104635738.html

 

*** Jeudi 31 mai à 20h30, au théâtre du Réflexe, à Canohès (près du supermarché, route de Thuir, sortie Canohès) : 0468553977-

Monologue de et avec Hanna FIEDRICH   (10 et 12 euros l'entrée)

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