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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 17:50

venus-du-patio-sant-jordi.jpg   Décidément la police municipale ne s'améliore pas ! En tout cas, elle s'acharne sur moi, citoyen de Perpignan la Catalane, et de nombreux autres : la mairie a besoin d'argent !

 

   L'été dernier, je m'émeus en sortant, vers 23 heures, d'un concert du CG66 au palais des Rois de Majorque : les rues adjacentes au boulevard principal, par où doit passer le tour de France cycliste doivent être déblayées ! C'est pourquoi des dizaines de policiers s'activent avec les engins de la fourrière : il faut tout enlever ! A presque minuit !

   Les gens sont scandalisés, je me mets en colère en disant qu'il est plus facile de verbaliser les bons citoyens que de surveiller les délinquants des quartiers "chauds"..! Un jeune flic ouvre alors ma portière comme s'il allait me taper dessus : il a perdu son sang froid. 

 

  Lâchetés : il est plus facile de travailler dans la nuit. Injustice : j'étais bien garé et ne gênais personne !

 

  Et ça recommence : je viens de recevoir une amende forfaitaire : stationnement gênant place Arago, le 11 juin, à 14h18.

 

C'est vrai: je suis resté 10 minutes, du côté du Quick, le temps de décharger des tableaux pour la librairie Torcatis, à 200 mètres. Je ne gênais pas la circulation. La voiture n'est jamais restée seule, mais mon amie la surveillait, assise. On n'a vu personne, pas le moindre policier ! Personne n'est venu discuter (ou dialoguer) pour avoir des éclaircissements (6 camions déchargeaient aussi au même moment). 


  Le policier a-t-il pris une photo, de loin ? d'hélicoptère ? Avec son super-ordi-zoom..? En tout cas, lâcheté de la part de l'agent verbalisateur n° 748000 : il travaille à distance ! Il n'a pas le temps de parler aux gens

 

   Je veux bien reconnaître mes fautes, mais où est la police de proximité, de justice, de dialogue ? 

 

   Municipalité et police de lâcheté !

 

 

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 17:57

 Valérie : depuis que son nom, désormais célèbre, a « été pourri » sur le Net par des malfaisants et un ex-compagnon « un peu bordeline », elle a « une psychose » des informations la concernant sur le Web. Après des mois passés dans la « détresse psychologique », elle a sorti la tête de leau.  domi.JPG

 Les aléas de la vie d'un couple "normal" : « Un jour, après une brouille, on a décidé de se séparer, ça arrive à tout le monde. Cest ici que lembrouille a démarré. » Son ex-compagnon lui vole son chéquier et s'achète un abonnement à "Paris-Match"... Valérie annonce à lhomme quelle va porter plainte contre lui.

« Il est fou furieux que je décide de porter plainte pour vol. Il me menace et projette de me couler à mon boulot. Il disait quil allait balancer des insultes à mon sujet sur le Web. Il me mettait tellement la pression que jallais souvent vérifier. Et un jour, je me suis trouvée. »        

                                *Toile de Dominique BAILLIEUX :

 

 


Une vidéo (censurée)  En tapant son (vrai) prénom et son nom dans Google, une « quinzaine de liens » apparaissent « dès la première page de référencement ». Tous renvoient à une vidéo intitulée « Une bonne ... (X) par Valérie» postée sur YouTube via un compte créé avec son patronyme. Dans la vidéo, où l’« on voit une femme pratiquer une ...(X = censuré par l4elysée) » et qui contient « ladresse du lieu de travail et du village angevin» de Valérie... Même lors de la suppression de la vidéo, les liens de partage conservent une image capturée qui sert dillustration. On y voit toujours clairement la pratique de la fellation et le texte avec les informations de Valérie.

« Quand il a mis en ligne la vidéo, il a coché la case pour autoriser la vidéo et le texte à être recopiés. Jai trouvé le texte partout, sur des sites français, allemands, arabes, papous et même sur des sites de menuisiers et autres partouzeurs en DSKonneries... Jai dabord eu peur. Peur pour moi, mon travail mais aussi pour mes enfants. Ma seconde réaction a alors été de trouver la source de ces liens. »

« Je pleurais seule devant lordinateur »

Devant lampleur de la diffusion du texte, Valérie est abattue. Elle en parle à quelques membres de sa famille proche et une poignée damis. Elle écrit à Google et YouTube, remplit « des formulaires complexes » que même ses « copains qui connaissaient linformatique » avaient du mal à compléter.

Elle appelle également des structures spécialisées dans le nettoyage de-réputation. Plusieurs lui proposent de payer 200 euros demblée mais dautres suggèrent de « patienter quelques semaines que les liens redescendent ». Mais Valérie na pas envie dattendre :

« Quand ça vous arrive, vous nêtes pas patient du tout. Vous voulez que cela disparaisse immédiatement. Jexplosais, javais limpression que lon me regardait différemment. Parfois les liens descendaient puis remontaient dans le référencement huit jours plus tard. A moment-là, je nen pouvais plus. Je vérifiais matin, midi et soir si les liens partaient. Je pleurais seule devant lordinateur. »

Elle entre dans une période de détresse proche de la dépression. « Heureusement », elle est dans une période dinactivité professionnelle et « laffaire » na pas dimpact direct sur son travail.

« Il y a eu un moment où lon tapait le nom de mon lieu de travail et on voyait mon nom et le texte de la vidéo apparaître. »

LA belle Valérie réagit : Elle a recours à un site qui soccupe du nettoyage de-réputation, MaViePrivee.fr (les inscriptions sont temporairement closes), qui agit pour les particuliers et leur propose de payer ce quils veulent.

« Ils ont contacté les sites pour effacer les informations et créé des tas de pages me concernant sur les réseaux sociaux pour étouffer les liens. Et effectivement les liens ont commencé à descendre. »

Elle alerte aussi la Commission nationale de linformatique et des libertés (Cnil), compétente pour traiter ce genre de dossiers gratuitement. Problème, à lépoque, elle ne peut contacter que les sites hébergés sur le territoire français ou jouer les intermédiaires avec ses homologues étrangers qui « prennent les dossiers en main au bout dun mois ».

Après six mois de bataille, il ne restait que deux sites comportant ces informations. Valérie entrevoit le bout du tunnel avec un certain soulagement tout en sachant que les démarches prendront encore un certain temps pour lun des deux sites : « Lun français et lautre en Turquie, où il n’y a pas déquivalent à la Cnil... Cela a donc été compliqué de leffacer. »

 Elle na pas porté plainte pour diffamation sur Internet contre son ex-compagnon. La procédure est « trop longue » pour réagir à ce genre de problèmes, les démarches au tribunal de grande instance pouvant prendre plusieurs mois.

Une lenteur juridique, qui nest pas propre à ce genre daffaire, inadaptée à la vitesse de circulation des informations sur le Net. Valérie continue dutiliser Internet « quotidiennement » mais a radicalement changé ses habitudes de consommation. Le traumatisme, sans doute.

« Je ne veux plus rien de moi sur Internet. Jai une psychose dinformations à mon égard sur le Net, que se soit vrai ou pas. Je veux disparaître de Google, Facebook, MySpace... Avec une simple vidéo téléchargée et un texte débile, jai mis des mois et des mois à men tirer. Ne faites confiance à personne. »

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 11:21

expo-Pere.Creixams-copie-1.jpg  A la maison de la Catalanité, à Perpignan (derrière la cathédrale), c'est l'expo la plus singulière de l'été : découvrir l'artiste barcelonais et montmartrois, ami de Picasso...

 

Vernissage, le 6 juillet à 18 heures...


 

   Il faut aussi se rendre à l'exposition sur le Caravage, au musée Fabre de Montpellier (et à Toulouse) : à suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

tapies--musee-de-ceret.jpg Hommage à TAPIES, au musée de Céret : vernissage, samedi 20 juin à 11 heures. On peut aussi aller à la fondation Antoni T. de Barcelone, si on aime les objets à symbole mystique et les installations qui décoiffent, avec des choses récupérées...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 14:58

caravage.jpg te-te-de-st-jean.jpg salome-.jpg Après celle de la zizique, voici la fête de la Saint-Jean : tous azimuts, elle aussi, pouvant contenter tous les publics (préoccupation électoraliste de toute municipalité).

 

   Ainsi les Catalans et Catalanistes peuvent apprécier cette date réunissant les fervents de la trobada du Canigou, les adeptes des fleurs magiques ou "herbes de la Saint-Jean - lire le roman de Hélène Legrais) De la montagne sacrée jusqu'au Castillet et au moindre village, la flamme descend dans les vallées det la plaine du Roussillon pour allumer les fameux feux centenaires ! Et même millénaires car les origines antiques remonteraient à des rites très lointains, de Scandinavie, de Phénicie ou de Syrie : le feu a, de tous temps, un pouvoir purificateur (lire Gaston Bachelard) et ce rituel protégerait les moissons, convierait à l'abondance et à la fertilité...

 

  Perpignan la Catalane n'est donc pas, encore une fois, au centre du monde...

 

   Cependant, l'idée de se réunir en communauté, pour un bonheur collectif, en signe de solidarité humaine, est une valeur à poursuivre, bien sûr !

 

   Mais la fête en question fut d'abord païenne : le rite célèbre le solstice d'été (le jour le plus long, donc la nuit la plus brève) et la tradition veut qu'on allume un grand feu de joie au crépuscule : danser, boire, chanter, se défouler, qui serait contre..?

 

   Hélas, cette fête est entachée de multiples superstitions, troublant la raison des laïcs et la religion des croyants : les herbes médicinales sont "magiques : elles gardent "leurs vertus tout l'an"; elle symboliserait la lutte entre le Bien et le Mal (lire Manès); elle expulserait, dit la croyance populaire, les impuretés et éloignerait les maléfices; ces "herbes" feraient fuir les sorcières; une fois le feu éteint, il faut prendre un tison ("le feu de Saint-Jean ne brûle pas") et l'enfermer dans une armoire ou le placer près du lit des parents : fertilité, préserver la maison de l'incendie, de la foudre et de maladies... Autant de fariboles ayant cours jusqu'à la fin du Moyen-Age.

 

  C'est à cette époque-là que la religion réagit et que le Christianisme essaie de récupérer le rituel païen : le feu de la Saint-Jean ne symbolise plus la lumière du soleil, mais celle de Dieu; c'est désormais la fête du prophète Jean, le baptiste du Jourdain, le cousin de Jésus, nommé par celui-ci "Agneau de Dieu". On sait que l'Evangéliste fut décapité sur ordre du roi Hérode (ci-dessus les tableaux du Caravage représentant la scène, avec Salomé, Hérodiade...) 

   Saint-Jean-Baptiste annonçait l'arrivée du royaume de Dieu. 

 

  La fête annonce maintenant un vaste défoulement, une sorte de carnaval où les actifs et participants sont de moins en moins nombreux. Cela devient un spectacle, un moment du calendrier "culturel" d'une mairie et de commerçants qui pensent surtout à attirer les touristes et les consommateurs...

 

   Toutes ces fêtes ont perdu de leur "aura" (lire Walter Benjamin) et, la télé et internet aidant, le moment a perdu de sa ferveur. On attend que, ce soir et cette nuit, Perpignan et tous les villages oeuvrent pour que la fête soit celle du coeur et de la solidarité, pour tous, Catalans, étrangers, immigrés, jeunes ou vieux... 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 16:04

images.jpeg      La mairie de Perpignan avait, cette année, bien fait les choses : périmètre piétonnier d'envergure, psence policière massive, plate-formes nombreuses pour accueillir les groupes, nombreux, plus ou moins doués, en tout cas bruyants : une "fête du bruit" bien organisée...

 

   En fin d'aps-midi, je m'étais mis à l'écart des sonoris intempestives et autres "metal hurlant", loin des foules qui vont et viennent sans savoir où elles vaquent : dans le modeste amphithéâtre du Conservatoire de musique. Là, plaisir d'écouter les classes d'élèves motis, les cuivres, les violoncelles, puis Daniel Tosi, dirigeant, en simple chemise colorée, les chansons les plus populaires, de Brassens aux Beatles. L'ancien maire J.Paul Alduy était psent dans la petite assistance, décontracté, en famille, vêtu de peu, lui aussi, et applaudissant avec naturel...

 

Aps un rapide tour de ville, moins remplie que d'ordinaire, - sans doute à cause d'un match de foot et d'un violent vent frisquet - mes pas m'ont conduit, magnétisés par le spectacle de la star tant attendue, vers la place de la Victoire. 

 

   "Victoire de la musique", au pied du Castillet..? Ce serait psomptueux de l'affirmer ! Mais je m'attendais à pire : voir s'avancer l'ancienne vedette des années 60 en déambulateur, et chantant en play-back, comme d'hab... Que nenni, elle chanta debout, et même parla dans le micro. Elle a encore la taille fine, celle qui, des nattes au duo avec Ringo, vendit 70 millions de disques... 

 

  Cependant, je lui ai trouvé les traits un peu tis.. Fatiguée, la chanteuse des "Rois mages"..? Non ! Elle a voulu simplement, comme tant d'autres, se faire rajeunir... Alors, ce visage étrange, déformé, ces yeux plissés lui donnaient un air asiatique...Mais c'est pas grave, il faut durer, lutter contre le temps et affronter le regard impitoyable de son public !

 

     Je n'ai pas fait "long feu" (je me réserve pour les bûchers de la Saint-Jean !), je suis parti vers quelque groupe jazzi du côté, plus apaisé, de l'espace Méditerranée... Je me disais que Sheila, tout de même, c'est un écrivain (c'est dans sa bio), un sculpteur (c'est dans Wikipédia, donc c'est vrai !), une "chantonneuse", puisqu'elle a eu le Grand Prix du disque et fut, c'est assez récent, décorée des "Arts et Lettres"...

 

    Je me demandais si c'était moi qui étais devenu un pauvre intello bobo ou si ce monde, dans son malaise généralisé, n'avait plus de repères ni de valeurs...

 

  En tout cas, merci à la municipalité de nous avoir offert un spectacle d'un tel niveau artistique !!! Vivement l'année prochaine : je vous suggère Frank Alamo !

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 12:52

Bal-de-la-Renaissance-26-juin-2011-St-Cyprienc.jpg    

 

      Le concert baroque du 10 juin au jardin des plantes de Saint Cyprien a réuni plus de 300 auditeurs malgré le temps qui menaçait. Quel encouragement pour les Amis d’Alain Marinaro qui produiront le dimanche 24 juin à 16h un Bal Renaissance dans ce même lieu virgilien.

   Ils y bénéficieront de la collaboration de l’ensemble « les Affinités », formation à géométrie variable, basée à Perpignan mais composés d’éléments d’origines diverses. Ainsi, vous pourrez savourer des airs d’Attaignant, de Suzato et d’Arbeau, chantés par la soprano Dorothée Pinto et le baryton Antonio Guitao, accompagnés par un ensemble instrumental mêlant instruments anciens et traditionnels : dulciane, flûtes à bec et cornemuse (Fanette Estrade), flaviol et tamborino (Isabelle Garcia), cornet à bouquin (Olivier Lust), saqueboutes (Marc Gadave et Charlie Maussion) et percussions.

 

   L’irrésistible pédagogie du maître de ballet, Renaud Charles, permettra de faire découvrir à tous le plaisir de danser branles, pavanes et gaillardes. Les paons ne manqueront pas d’applaudir à leur façon, et ils ne seront pas seuls. Tous les artistes seront habillés de vêtements d’époque, prêtés, ajustés et présentés par Madame Danielle HamelinP1220020--1280x1024-.JPG

   * Entrée gratuite. Prévoir une chaise pliante ou un tapis de sol pour les auditeurs et des chaussures pratiques pour tous ceux qui voudront s’initier aux danses de la Renaissance, peut-être aussi un chapeau pour protéger du soleil. Renseignements au 04 68 89 65 96.

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 12:56

asphodeles.jpg   Vernissages

 

La grande majorité des habitués de vernissages artistiques profitent de l’événement pour boire abondamment et manger de façon gargantuesque, tandis que les autres causent peinture et font les esthètes. 

 

Lors de ce rituel qui débute l’exposition, on peut aisément prendre Julien pour un artiste ou pour un critique d’avant-garde, avec ses cheveux longs et sa chemise à fleurs. En vérité, ce n’est qu’un drôle de coucou, faisant son nid près des tables bien garnies des hôtes de ces hauts lieux de l’inspiration et de la création contemporaines ; il ne s’agit que d’un pique-assiette, échangeant de temps en autre quelque réflexion pointue avec une vague connaissance, un habitué de ces agapes, mais se situant plus près du phénomène d’indigestion que d’une situation de communication. 

 

D’ailleurs, comment parler quand on lorgne sur les nouveaux plateaux regorgeant de gourmandises sur canapé.. ? Comment causer avec profondeur quand le mélange des vins commence à vous  tourner les esprits..? Et puis, en fin de compte, ce n’est pas très convivial, cette rencontre : debout, dérangé sans cesse par des visiteurs qui veulent, eux aussi, participer, à la collation générale, vous stagnez à votre place, la plus proche de la sainte table, dans un perpétuel déséquilibre et l’inconfort de sentir vos deux mains occupées par des charcuteries ou des îles flottantes… 

 

Et la graisse de ces amuse-gueule, l’huile des olives, la crème des gâteaux, qui se mêlent à la chaleur de la pièce et à la sueur de plus en plus prégnante de votre corps, finalement, tout ceci mettait Julien mal à l’aise et ne lui permettait pas d’apprécier à leur juste valeur les chefs-d’œuvre exposés sur les cimaises de cette galerie ou de ce musée… Les vernissages sont des épreuves  et comme vous faites un repas incomplet, déséquilibré, sans plat vraiment nutritif et consistant, vous sortez de cette cérémonie, vouée à l’estomac plus qu’à la jouissance esthétique, comme frustré, mais avec l’intention, tout de même, de participer activement à la prochaine… 

 

Julien rentrait chez lui avec le désir d’écrire ces moments uniques et pourtant sans cesse recommencés. Ces instants auraient dû être consacrés à la contemplation, à la méditation ; or, la grande bouffe l’immobilisait dans les basses activités du quotidien. Comment noter cette réalité.. ? Julien ressassait dans sa tête cette forte pensée de Sun Tseu :


« Employer la feinte de la fiction pour terrasser la rigueur du réel. »

 

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 15:25

sego-neuville.jpg   Beaucoup d'amis, vendredi après-midi devant la vitrine de la librairie Torcatis. Une soixantaine de peintres, d'auteurs (d'Autres Plumes et d'ailleurs...), des copains, des copines pour les livres de J.P.Bonnel et les toiles de D.Baillieux !

 

   Merci à Nicole Yrle, Suzanne, Loïc Robinot (pour les photos), Michel Arcens, Maria Banus, Robert Triquère (mon ancien éditeur), Maurice Azra, Claude et Jeanne-Marie, Anaïs, Thierry, Pascal Yvernault, Momond, Robert Sulpice et Claude,Jacques Geneste, Véronique et Jean-Luc, Jef Maurages, Laurence Langloff, J.Pierre Gayraud (mon éditeur), Claude Villers et Claude Carceller et leurs associations des Arts en Roussillon, accompagnés de plusieurs membres, Michèle Benamou, Annie, Mickaël...et j'en oublie...Pardon ! segolene-n-copie-1.jpg

 

 

 

   Puis vint Ségolène Neuville, que je n'avais pas revue depuis notre travail en commun à l'hôpital : j'ai animé un atelier d'écriture, avec des malades du sida  (textes publiés par Cap Béar), au service des maladies infectieuses et tropicales. Ségolène était détendue, sûre d'étre élue dimanche soir, se voyant déjà sièger dans des commissions (femmes, santé) à l'assemblée nationale. Bravo, elle a eu raison de ne pas avoir peur des anathèmes de Marine Le Pen. Elle est députée, elle, la féministe, la femme qui a des valeurs, femme sincère, militante fidèle, amie irréprochable... Je lui souhaite une belle carrière à Paris ! Qu'elle reste comme elle est, spontanée, naturelle et en pleine forme, la grande sportive (course du Canigou...)

 

 Dans quelques années, elle sera maire (mairesse, ça ne me plaît pas !) de Perpignan ! Chiche ????

 

 

  Un apéro en plein air (il faut aller vers les lecteurs, ne plus attendre qu'ils viennent dans les librairies ! Merci Roger COSTE !), des gâteaux excellentissimes concoctés par André BLIN, meilleur ouvrier de France (ex-salarié chez Olivier Bajard) !!!

 

 

 

   C-contre, avec Nicole YRLE (photo de L.Robinot)yrle-nicole.jpg

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 11:06

subi.jpeg   

  •  

      • Musée Terrus - Elne / Museu Terrús - Elna

    • Cet été le Musée Terrus présente l’œuvre d'un artiste singulier, Josep Subirats. Un jeune peintre barcelonais [1914-1997] qui confronté à la guerre civile et à la Retirada n'a cessé de dessiner, de peintre pour offrir un témoignage exceptionnel sur les dures conditions de vie des centaines de milliers de réfugiés dans les camps du Barcarès, d'Argelès et de Perpignan. 
    • En rassemblant une centaine de pièces originales, le Musée Terrus permettra au public de découvrir, du 23 juin au 7 novembre 2012, le périple d'un artiste pris dans la tourmente de l’histoire : affiches réalisées en faveur de la République espagnole dans les ateliers du Sindicat de Dibuixants Professionals [1936-1937], croquis volés sur le front [1937-1939], dessins ébauchés durant ses différents internements dans les camps roussillonnais [1939-1940] ou dans les rangs des bataillons disciplinaires imposés aux vaincus par le régime franquiste [1940-1941]. 
    • Une exposition exceptionnelle révélant des images d'un réalisme troublant et d'une humanité fragile, fondatrices de la mémoire de la Retirada, épisode crucial de l'histoire du XXe siècle. 
    • _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
    • Aquest estiu el Museu Terrús presenta l'obra d'un artista singular, Josep Subirats. Un jove pintor barceloní [1914-1997] confrontat a la guerra civil i a la Retirada no va deixar de dibuixar, pintar per realitzar un testimoni excepcional sobre les dures condicions de vida dels centenars de milers de refugiats dels camps del Barcarès, d'Argelers i de Perpinyà. 
    • Aplegant un centenar de peces originals, el Museu Terrús permetrà al públic de descobrir, del 23 de juny al 7 de novembre de 2012, el periple d'un artista davant de la història : cartells realitzats a favor de la República espanyola en els tallers del Sindicat de Dibuixants Professionals [1936-1937], els croquis fets el front [1937-1939], dibuixos esbossats durant els seus diferents internaments en els camps rossellonesos [1939-1940] ja sigui als batallons disciplinaris del règim franquista [1940-1941]. 
    • Una exposició excepcional que revela imatges d'un realisme inquietants i d'una humanitat fràgil, fundadores de la memòria de la Retirada, moment clau de la història del segle XXe. 
    • Expo coproduïda per
    • Vila d'Elna  - Museu Terrú -expocatorze.cat
    • Museu Memorial de l'Exili de la Jonquera
    • Périple d’un artiste du front aux camps de concentration et des bataillons disciplinaires aux baraquements miséreux de la Barcelone d’après-guerre [1936-1941] : Argelès, Saint-Cyprien, Le Barcarès… les camps de concentration de la côte roussillonnaise ont fait l’objet ces dernières années d’importants travaux de recherche qui ont tenté de restituer la réalité de l’internement des exilés républicains catalans et espagnols suite à l’exode du mois de janvier 1939.
    • Le camp de concentration du Champ de Mars de Perpignan, qui se situait sur l’emplacement actuel du Lycée Jean Lurçat, restait jusqu’à présent inexploré; n’ayant fait l’objet d’une étude spécifique et n’ayant laissé aucune trace visuelle ou mémorielle. Grâce aux œuvres que Josep Subirats y réalise du mois de novembre 1939 au mois de mars 1940, c’est un pan inédit de l’histoire de Perpignan que le public perpignanais peut enfin découvrir. Ces images retrouvées par Eric Forcada sont au cœur de l’exposition « Josep Subirats. Périple d’un artiste : du front aux camps de concentration et des bataillons disciplinaires aux baraquements miséreux de la Barcelone d’après-guerre (1936-1941) »
    • Un peintre oublié des camps du Roussillon : Joseph Subirats. (article -Samedi 26 février 2011- de Michel Cristofol:extraits)
    •  Longtemps exclue du monde de l'art, parce que donnant à voir des lieux et des scènes que la société de son temps préférait ignorer ou oublier, l'oeuvre de Josep Subirats vient d'être enfin rassemblée et étudiée dans un ouvrage d'Eric Forcada, publié par les éditions Mare Nostrum.
    • Pendant cinq ans, l’artiste ira de camp en camp et, à chacune de ses étapes, dessinera son quotidien. Il laissera ainsi le témoignage de son passage dans trois camps de concentration roussillonnais (Le Barcarès, Argelès et Perpignan), dans deux camps franquistes (Figueres et Reus) et dans les terribles Bataillons disciplinaires (Lleida, Darnius, Caldes de Malavella et la Barceloneta). En chemin, il témoignera du camp du Champ de Mars, en plein Perpignan, qui n’avait fait l’objet d’aucune étude jusqu’à auourd’hui. A son retour à la vie civile en 1941, il travaillera à une importante série consacrée au phénomène méconnu du « Barraquisme » à Barcelone. Comme un prolongement naturel de l’expérience de sa vie dans les baraques des camps de concentration français, il s’intéresse à ces quartiers improvisés et sera le premier à les peindre apportant un témoignage inédit sur ces baraquements qui rassemblaient aux portes de Barcelone, d’innombrables victimes du franquisme. L’oeuvre de Josep Subirats, réaliste et incisive, montre l’univers transitoire et éphémère de toutes ces victimes directes ou indirectes du franquisme. Vaincu parmi les vaincus, par ses dessins Subirats lègue un patrimoine visuel redonnant corps à des espaces de vie aujourd’hui totalement disparus, effacés presqu’oubliés
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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 22:36

beaute-copie-1.jpg     La beauté?

 

   Pierre Daix, parlant de Picasso : "Les artistes semblent aller plus vite que la beauté, parce qu'ils ont peur d'elle. Les créateurs (sauf Matisse, Maillol, Bonnard) refusent la beauté, du moins, ils disent la difficulté ou l'impossibilité de l'atteindre."

 

    Manet capte, lui, la beauté fluctuante, la fuite des éléments naturels, leur évanescence : les nymphéas, un monde en miniature. Il note le temps continu, les éléments changeants des fleurs et de leurs formes : ce déroulement horizontal de la peinture aboutit à une fresque abstraite...

 

   Matisse recherche l'ordre du monde, la lumière parfaite, le silence des intérieurs et la beauté, elle provient du plus simple objet, d'un détail, d'étoffes surtout; mais il ne quête pas simplement l'idée de beauté, de la couleur et de la lumière exacte, il peut accentuer un défaut (portrait de Greta Moll), la massivité ou les distorsions d'un corps. La peinture est déjà un lourd métier, difficile : aboutir à la cohérence de l'espace pictural; pourquoi irait-il vers les problèmes du monde, pourquoi sortir de l'espace de l'atelier ? Il y a, là, tant à faire !

 

   Au contraire, les cubistes refusent la beauté traditionnelle; ce n'est pas le désir d'imiter la nature qui l'emporte ni l'emprise de l'émotion qui serait à la source du tableau: la peinture reste dans son cadre, elle ne subit plus les influences extérieures, la toile cubiste se veut autonome. 

 

   Si Bonnard et Matisse montrent le beau, Picasso représente la face violence de l'homme, le monstre qu'il peut devenir. Il refuse l'idée conventionnelle de la beauté, comme Kandinsky qui va s'éloigner des paysages russes tant aimés et aller vers l'abstraction. La plastique du monde en prend un coup !

 

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