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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:43

costa.jpeg    Le tourisme de masse, issu des pays occidentaux, conduit les foules dans des hôtels impersonnels, des restaurants à la gastronomie "européenne", des paquebots à l'immensité, à la monstruosité luxueuse inouïe... C'est un scandale pour la raison et pour les peuples africains, asiatiques, en développement qui voit débarquer chez eux des troupeaux d'humains en quête d'exotisme, d'images insolites ou de plaisirs pervers : goûts pour la pédophilie, la prostitution à moindre coût...

 

   Ces foules peu romantiques vont faire quelque excursion ou safari touristico-voyeur, puis reviennent se mettre en sécurité dans leurs hôtels six étoiles ou leur immeuble flottant, contenant piscine, tennis, sauna, casino, thalasso, etc... Parfois, ces paquebots démesurés s'échouent : on a encore en mémoire le naufrage lamentable du Costa-Concordia au nom peu adéquat, car trompeur ! (photo ci-dessus) !!!

 

   Ce peuple grégaire, composé de classes moyennes ou de bobos à la recherche d'émotions "fortes", depuis leur refuge sécuritaire ou ou par le média photographique, se dit qu'il ne peut rien face à la misère du Tiers-Monde : donner un peu d'argent, de temps en temps, mais c'est à l'Etat de le faire, et puis, vous savez, tous ces envois humanitaires seront détournés par des mafias locales ou par les gouvernements en place... Alors, vive l'égoïsme, l'individualisme, l'exhibitionnisme, la partouze généralisée...

 

 Et vive Le Club Méd et Trigano qui vendent du vent et de la misanthropie : "Vendre du voyage, c'est vendre du rêve." Vendre, toujours, le marché, toujours et le simulacre d'un songe !!!

 

   Rachid Amirou, dans sa thèse sur "L'imaginaire touristique" (CNRS éditions, 20 euros, 2012) nous prend à revers, nous plonge dans le paradoxe. Intellos, écolos, défenseurs des pauvres et des opprimés, nous désirons protéger ces populations assaillies et perverties par le tourisme massif. Nous voudrions que ces pays "exotiques", beaux et "naturels" ne changent pas : c'était l'idée de Gauguin, se rendant en Océanie, profitant des faveurs du climat, de la mer et des femmes et n'ayant pas conscience que l'utopie était morte : les "Blancs" installés aux Marquises avaient déjà transformé -en mal- ces îles édéniques...

 

   R.Amirou écrit au contraire que notre idéologie est moralisatrice, que nous installons une "construction exotique de la pauvreté", et que ces peuples lointains, autrefois décrits par Bougainville ou victor Segalen, en fait désirent "s'agréger au mode de vie occidental". Ils veulent particper de la mondialisation et profiter des avancées du progrès au lieu d'être regardés cmme des indigènes qu'on exposerait au musée des arts premiers, à Paris ou ailleurs en Europe..?

 

  Nous nous étions trompés : ces peuples exploités, méprisés, veulent se développer comme nous et avoir une part du gâteau...

 

 Il faut les aider, de façon durable, mais surtout généreuse, en les traitant comme des êtres à part entière. L'exotisme, la pauvreté, les anciens rites, ce n'est pas l'authenticité ! " Ils aspirent, ces peuples, au mode de vie occidental." !!!

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 10:16

IMGP0005.JPG  Vernissage vendredi 15 à partir de 18h - librairie Torcatis

 

   Evénement à la librairie Torcatis : Peinture et Littératureexposition de Dominique BAILLIEUX, du 11 au 18 juin 2012 – Vernissage et présentation des livres de J.Pierre Bonnel : vendredi 15 juin, de 18 à 20 heures (cocktail : desserts et chocolats de André BLIN, meilleur ouvrier de France, employé chez Olivier Bajard)

 

Présentation de Dominique BAILLIEUX (peintre)

 

       Dans un premier temps, n'étant pas initié à la peinture, je commençai par le pastel : fleurs aux couleurs vives et aux formes arrondies. Puis me vint le désir de peindre, un désir plus instinctif que réfléchi.

Laissant mon émotion guider ma main, celle-ci me conduisit à tracer les courbes de la femme. Femme sensuelle dans toute sa simplicité et son naturel aux teintes discrètes, mais toujours enveloppée d'un voile de pudeur. Ensuite, ce voile invisible devint apparent et coloré, tout en laissant deviner un nu féminin aux formes avantageuses et plus affirmées.

 

Au travers de ma peinture et du message que je tente de transmettre, me vient toujours à l'esprit cette phrase de Coco Chanel : "Il n'y a pas de femmes laides, il n'y a que des femmes qui s'ignorent."

 

----- Quelques éléments biographiques : Après avoir fréquenté plusieurs ateliers à Perpignan, à Baixas et à Théza, Dominique Baillieux a participé à de nombreuses expositions collectives dans le département: (Palais des Congrès, Centre culturel de Cabestany, Centre des arts au Soler, au Château de Valmy, au musée du liège de Maureillas, au Mas de L'Ille à Port-Barcarès...) et à l'extérieur (à Dax et Bayonne, en 2006).


        Elle a pu aussi exposer de façon individuelle à Baixas (Cellier Dom Brial), à Alénya (Espace associatif Sol i Art) et au CEL 66 (Culture & loisirs) à Perpignan. Les expositions individuelles à venir, après celle de la librairie Torcatis, auront lieu au Café Sola et à la galerie Teynidor, à Collioure.

 

Les prix obtenus : Grand prix de la ville de Perpignan, en 2007. Premier prix du jury à Perpignan, en 2008. Invitée d'honneur au Salon des Arts du Palais des Congrès, en 2010. 

Nommée Chevalier de l'art en 2011 (section Beaux-arts, Peinture) et Premier prix du Conseil général en 2012, Au salon des arts de Théza.

 

---    Présentation de Jean-Pierre Bonnel (écrivain) Avec son roman autobiographique récent "Je te haine" (éditions Cap Béar), J.Pierre Bonnel raconte la liaison tumultueuse d'un couple, à travers des lieux différents : Perpignan, Madrid, Bilbao, Montpellier..

 

Le lecteur assiste à une décomposition progressive des sentiments, qu'il a sans doute vécue, puisque divorces et séparations sont désormais monnaie courante. A travers des scènes fortes, parfois érotiques, 

et des dialogues directs et violents, le narrateur montre le cheminement d'individus solitaires disséminés dans la foule contemporaine : leurs destins réunis de façon éphémère, puis dissociés, les conduisent à une décadence de l'amour et de la solidarité. Ce roman est divisé en chapitres qui peuvent se lire séparément et constituant autant de "nouvelles dans le novel", roman qui tente une structure romanesque nouvelle...

 

L'auteur a publié une douzaine d'ouvrages chez des éditeurs différents (Balzac éditeur, Cap Béar, Presses du Languedoc, Presses littéraires) : sur la peinture (Matisse à Collioure, CatalognARTS - Peinture en Catalogne), sur la sculpture (Dina Vierny, une grande dame au pays de Maillol), sur la poésie (Machado, de Séville à Collioure - Méditerriennes), la philosophie (Le chemin ultime de Walter Benjamin), et le polar (Rafales sur Cap Béar)...

 

Deux de ses livres ont été adaptés, ces dernières années, pour des spectacles : Matisse, par Fabrice Eberhart, musique de Daniel Tosi (au musée Peské et au Château Royal de Collioure, au Conservatoire

de Perpignan, à la Cathédrale d'Elne, en 2009, 2010 et 2011) et Machado (par Jaques Vinas et Cédric Debarbieux, au Château Royal de Collioure, en août 2011).

 

Il publiera, en décembre 2012, un beau livre sur Collioure, avec des photos de Loïc Robinot, aux éditions Cap Béar.

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 19:29

   Une expo "En souvenir de toi..." en souvenir de l'artiste sensible R.Marie Vigo, récemment disparue, est présentée, du 8 au 30 juin 2012, à la Maison Secall de Torreilles.

 

* Ponts des Arts, association loi 1901, place Mal Joffre, 66440 (0468596766)

 

* Maison Secall, atelier de mosaïque catalane, 1 place Mal Joffre, Toreilles (0468596766) : "stages de mosaïques", ave ou sans hébergement sur 5 jours - crétion et réalisation d'objets et de meubles en moqaïques - fresques en mosaïque de grès pour collectivités et particuliers...

 

  Très beau lieu, agréable, pour résidences d'artistes, à dix minutes de la mer...

 

* Photos  ( J.P.Bonnel)  du vernissage de l'expio VIGO, le 8 juin dernier : IMGP0008.JPG

 

 

 

 

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 19:18

IMGP0006.JPG

 

 

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 Les images de F. Guillamet sont des photos qu'on voudrait manger : plats d'El Bulli...

A signaler son bel album sur Aristid Maillol !

 

   Au fil de vingt ans de haute créativité culinaire, achevés le 30 juillet 2011, le célèbre chef Ferran Adria a confié à un autre créatif, son ami le photographe Fransesc Guillamet, la mise en image du catalogue des 1846 recettes qui ont fait la renommée mondiale du restaurant « el Bulli », à Rosas. Quelques unes de ces surprenantes images à déguster ...

Mais les dernières.

 

  Ce plat ressemble à une toile de Soulages...

IMGP0004.JPG

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 16:37

PLAQUETTE-COLLIOURE-jepg.jpg 

 

La Fête du Piano à Collioure se rapproche. C’est pour notre association l’occasion d’une grande rencontre avec plus de 20 bénévoles, un millier d’auditeurs, les concurrents, les artistes, les intervenants de la Mairie de Collioure et du Conseil Général des Pyrénées Orientales, nos sponsors (Société Générale, MAIF, Roussill’Hôtel, Cybercom), les journalistes… Nous venons d’éditer un joli dépliant que je vous joins et nous engageons la billetterie, tant pour le Concours que pour la Fête du Piano. Je vous en rappelle les tarifs :

1/ Pour chaque soirée concours au Château royal (29 juin, 30 et 1er juillet à 21h), 5 € pour nos adhérents, 10 € tarif normal.

2/ Pour le récital d’ouverture de Shani Diluka au Centre culturel le 28 juin à 21h, 10 € pour nos adhérents, 15 € tarif normal.

3/ Pour les récitals au Centre culturel de Gaspard Dehaene (le 30 juin à 18h) et de Nathanaël Gouin (le 1er juillet à 18h), 5 € pour nos adhérents, 8 € tarif normal.

Dans tous les cas, le parking de la place du marché nous est réservé ; il sera ouvert gratuitement, à partir de 17h (les 28juin, 30 et 1er juillet) et de 19h30, le 29 juin, seulement pour les auditeurs qui présenteront leur billet d’accès au concert à l’entrée du parking. D’où la nécessité d’un achat préalable des billets. A cet effet, adresser un chèque à l’ordre des Amis d’Alain Marinaro à Jean Meunier, 19 rue Ludovic Massé, 66150 Villeneuve de la Raho, 04 68 55 91 31, ou acheter à la boutique Harmonia Mundi, 18 rue de l’Ange, 66000 Perpignan, 04 68 35 58 37.

 * la séance d’ouverture du jeudi 28 juin :

A 18h sur le podium de la place du 18 juin, Nicolas Horvath et Sakuya Okayasu joueront la sardane du pianiste composée par Robert Sarrade en hommage à Alain Marinaro et récemment transcrite par lui pour piano quatre mains. Au bas du podium, les sardanistes de Collioure, Montesquieu et Argelès la danseront et vous pourrez vous joindre à eux.

A 21h au Centre Culturel, l’extraordinaire pianiste sri lankaise Shani Diluka donnera son récital comportant des œuvres de Mozart, Beethoven, Liszt et Debussy. « Passionnée et sensible, jeune, belle et immensément douée, Shani appartient à cette catégorie de pianistes capables de fasciner par leur technique impeccable, leur style sensuel et leur remarquable présence sur scène » (Sunday Times). Choisie par René Martin, elle a ouvert en mai dernier la Folle Journée au Japon.

Evidemment, dès 17h, vous aurez laissé votre voiture au parking gratuit et réservé de la place du marché. Quelle belle soirée en perspective !

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 19:52

ang.jpeg Los ANGELES.

 

 

 

 

 

 

   Le soleil s'est levé, aujourd'hui, pour nous permettre de marcher à travers les larges avenues, d'aller jusqu'à la jetée apercevoir le pont enjambeur et, surtout, admirer la ville depuis la baie... Depuis le port, où de modestes bateaux ramènent des paquets de sardines devant la gourmandise tentalesque et, en fin de compte, devant l'effronterie millénaire des goélands qui se jettent sur quelques poissons, échappés en vain des nasses et des filets : ils engloutissent subrepticement ces malheureuses bêtes ! A partir de ce port balayé par une bise aux lèvres glaciales, on se délecte des collines urbanisées à l'extrême et, au cœur de la baie, île exilée, bannie, répudiée, hypocritement rejetée, occultée, de la prison d'Alcatraz, mot espagnol signifiant "pélican"...

 

  Journée magnifique, donc, à errer en plein soleil retrouvé dans le quartier marginalo-artiste de North Beach. Enfin, l'après-midi sert à monter par les célèbres rues pentues qui traversent les non moins renommés "cabble-cars" -les tramways-, où s'agglutinent des grappes humaines. Vous montez dans une de ces rues et, devant vous, s'étalent le bitume monotone et le ciel bleu ! Quand, Sisyphe heureux, vous avez atteint le sommet, vous vous reposez quelques minutes et contemplez la masse brune d'Alcatraz ou les fourmis de l'espace portuaire.

 

Ensuite, vous replongez de l'autre côté de la rue, et le rouleau infatigable du macadam vous emporte vers la ville, vers Golden Parc, vers Berkeley-campus ou encore, pour nous, vers quelque restau T et l'hôtel Post 66, pour y trouver peut-être un brin de nostalgie, le mal du pays...catalan. 

   Ou bien, au lieu de redescendre tout de suite, vous pouvez revenir sur vos pas et jouer, en haut de la rue, avec le soleil qui décline et semble mourir sous vos pieds en pénétrant le goudron... Ou jouer avec les différents éléments du décor, qui vont, tour à tour, à votre guise, disparaître ou ressusciter, naître, renaître, ou agoniser... et  surtout, bien sûr, se ménager une halte à Powell Street, la célèbre et tortueuse rue aux géraniums... enfin, frapper, fasciné, à la porte de la nuit : le jazz vous ouvre alors ses portiques de la joie !

 

   Océan Pacifique, vu à Long Beach.

 

   L'océan amène ses eaux en strates épaisses. Ses rouleaux ne sont pas vraiment paisibles quand ils drainent avec force des joutes d'écume autour de la tête du nageur inconscient, quand les muscles ocres doivent trouer la masse aqueuse sur le sable mouillé...

Fuites de franges vertes, circulation pressée de bave dentelée, couronne de vagues et eau à la bouche du château qui fait eau de tous remparts...

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 14:19

 

Frisco...

san.jpeg    Voilà pour ce jour glorieux !

 

    Et puis, voici la nuit, loin des fugitives étoiles de Las Vegas, comme assez souvent, nous dormons à la belle étoile du bus, afin de gagner du temps et d'économiser une nuit d'hôtel... Ainsi, pour atteindre la destination prochaine, un long ruban de bitume sera parcouru dans le silence de la nuit et des immensités de l'Ouest : il faut dormir avant d'arriver à une des plus originales attractions naturelles, le grand Canyon du Colorado !!! Nous allons descendre vers le fleuve verdâtre et effectuer une rando immémorielle : à ne même pas penser au retour et à la montée sous la chaleur : la beauté vous donne des ailes...

 

     San Francisco ! Je dois relire les livres de la Beat generation : On the road. Enfin, nous voici en Californie ! On the road again ? Non, on va louer une petite voiture pour parcourir cet espace immense. Et c'est moi qui dois parler au téléphone pour réserver un engin : je n'y comprends rien, à cet accent à la gomme ! Pourtant, ça y est, c'est fait, après un dialogue chaotique et surréaliste  : j'ai réussi !

 

         La Californifiction faute de Californication... A califourchon dans la fraîcheur retrouvée et une vie un peu plus calme; en tout cas plus détendue et "cool" que sur la côte Est. Fraîcheur car le vent du grand large et le courant froid du Pacifique se font sentir. Et comment ! En effet, BRR, en arrivant la veille, en débarquant, éreintés, visqueux, moites et anesthésiés, du cher Greyhound, fidèle lévrier... On a été happés par un froid cinglant, ceinturé par les brumes qui cachaient le haut des buildings et par un brouillard -nuages ou pollutions ?- qui pesait sur la ville et noyait le célèbre Golden Gate, pont suspendu entre mers et ciels... On se serait cru, c'est incroyable et râlant, pour un dix août, en plein hiver ! Quelle déception, quand on espère trouver la tiédeur d'un éden, après la chaleur plombée des grandes plaines centrales et des déserts mauves de la Sierra Nevada...

 

       Mais -autre méchante surprise- la difficulté de trouver un hôtel car, en plus de l'heure -il est vingt heures -, c'était la grève (bien choisie, la sécheresse du mot "strike", dont la sonorité évoque des coups de triques et les esprits frondeurs, les fers de lance de la révolte !) générale des employés des gros -et grands!- hôtels du centre-ville. Les ouvriers tournaient devant les portes des établissements, en chantant et en brandissant des pancartes de fortune, sur lesquelles étaient inscrites   les six (les si) fameuses lettres : "Strike". Il s'agissait d'un "spectacle" un peu folklorique, bon enfant, presque fleur bleue, à des milliers de kilomètres de distance de nos dures et massives grèves françaises... Oui, une sorte de show, mais ...dans le froid !

 

          On a tout de même réussi à trouver où se "nocher" : dans un énorme "bloc" tenu par une famille hindoue. Au huitième étage, auquel il faut accéder au moyen d'un minable petit ascenseur qui donne des frayeurs abyssales...

 

          Donc, nous voilà sous les toits de Frisco; nous sommes sur les ailes californiennes, dans un quartier artiste, "Sutter street", rue des galeries de peinture, des expositions où les Dali, Picasso et Chagall ont l'honneur des larges vitrines. En plein centre. C'est tranquille, pourtant Les maisons sont cossues, les gens sont bien habillés, les voitures sont-le plus simplement du monde- américaines ! Mais où se trouve donc le Frisco des Marginaux et des Homos..? Où le paradis des révolutions sociales et des avant-gardes artistiques..? C'est bien propret et bourgeois par ici...

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 11:52

st.jpeg

 

    Etonnant : quand je publie des reportages sérieux (comme mon voyage aux USA), l'impact est limité, l'audience en baisse, mes lecteurs (c'est vous !) me délaissent... Mais quand j'aborde une polémique (Gino Giner, le musée raciste de Perpignan, le pôle culturel et muséal aux mains des gauchistes dans la cité catalane...), alors c'est l'affluence des grands jours. Je vous croyais peu sensibles au voyeurisme, à la chicane, au fait divers, mais vous êtes séduits par ce qui sort de la morosité quotidienne.... Donc, j'ai compris, aujourd'hui, j'enlève le bas !!! Etonnant, non..? (mais vous allez être décus...)

 

 

y.jpeg Paysage de Yellowstone

 

 

 

 

   C'est reposant, magnifique ! Les Américains peuvent être les plus grands écologistes comme les plus grands prédateurs. C'est peut-être parce que des lieux culturels ou historiques (une mémoire, une archéologie, des strates de civilisations lointaines...) leur font défaut qu'ils aménagent avec tant d'amour des parcs nationaux et préservent les espaces naturels. Pour contrebalancer le modernisme, le gigantisme des villes, aussi. Pour tenter de se refaire un passé, comme d'autres essaient de se refaire une virginité, l'Amérique yankee reconstitue des villages indiens : tel celui du XIXème siècle, de Tuzigot, près d'Oak Creek Canyon, ou les villes de l'époque de la ruée vers l'or, baptisées aujourd'hui "villes fantômes"... En définitive, rien que des musées, presque, où les Américains protègent (c'est bien !) ce qu'ils ont pillé (c'est mal !) et font semblant de ressusciter les peuples exterminés (c'est pire !).

   Et les survivants des Indiens peuvent  être visités dans leurs réserves-ghettos, musées vivants...

 

Mes impressions immédiates : fatigue et sommeil ! Nous ne dormons plus, nous somnolons dans la maison provisoire des bus ventrus, chameaux infatigables du désert de l'Ouest yanki... Qu'est-ce qu'un lit ? J'en ai perdu le souvenir... Envoyez-moi un dessin, merci ! De plus, à cause du vent du Pacifique, j'ai attrapé encore un rhume, ce qui contribue à l'ensuquement généralisé ! Vivement la Lorraine et à son climat de congélateur de cervelles... A part ces cogitations, il faut dire que nous trouvons les Amerloques assez distants et, en outre, ne saisissant pas tout à fait l'intonation de leur accent, accentuation à rallonges de mâcheurs de chewingommes, nous ne nous risquons pas à des contacts prolongés et approfondis...

 

   Un "bello", un renseignement, mais la discussion avec les Français en vadrouille est plus courante. Ah! Le plaisir d'entendre l'accent pointu de la tour Eiffel et la langue de Molière ! Cependant, jusqu'à présent, aucun de ces nomades ne nous a paru digne d'entamer des relations suivies. Mon compagnon de route, lui, est encore supportable, mais il faut que je ménage sa susceptibilité car c'est lui qui porte, le plus souvent, le pesant sac-à-dos...

 

  Demain, les grands déserts, la vallée de la mort, les squelettes antiques -ou plus jeunes !-, qui décorent les sables rouges, les vastes paysages fantastiques de l'Ouest américain !

 

  Je récapitule car je me perds dans les distances : ce n'est pas un pays, ce sont des Etats, c'est un espace, d'abord ! Après Toronto, Chicago, puis, après un "voyagenbus" de trente-six heures (et des poussières...de piste !), Salt Lake City, oasis perdue dans le désert blanc. Ensuite, ce fut le parc naturel de Yellowstone, où naissent les plus hautes sources chaudes verticales du monde : lieu très touristique, mais reposant, tout de même, par rapport aux immenses villes angoissantes.

 

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 11:44

toronto.jpeg Toronto

 

 

 

  Toujours près des lacs, près du Michigan, mais à Chicago, où nous sommes arrivés, à minuit, (à l'heure du crime, dans la ville du vice et de la maffia !), sous la pluie, dans un quartier lugubre et désert. Le premier hôtel a fait l'affaire, même si, pour une nuit qui s'annonçait courte, c'était un peu cher... Chicago, le jour, n'a rien de l'image détestable dont on l'affuble en général; c'est même une ville agréable ! Nous visitons l'immense musée des Sciences et de la Technique, puis nous montons sur la plus haute tour du monde (Sears, 442 mètres, cent-sept étages), avant de nous plonger dans les eaux claires du lac. 

 

  Dans une rue du centre-ville, une manifestation, un attroupement, plutôt, de Noirs autour d'un intellectuel muni d'un mégaphone. Deux flics - des Noirs !- s'avancent et tentent de disperser la foule : en vain ! Alors, ils notent l'identité du "meneur" sur un calepin et repartent, l'air penaud, sous les huées.

   Autre formidable "happening" : des chanteurs et des orchestres pop, près de la plage, et d'interminables files de jeunes et d'adolescents s'y rendent. 

 

   Le lendemain, nous reprenons notre fidèle "lévrier" pour la cité du lac salé (et puant, paraît-il), où nous arriverons dans... deux jours, sans escale, si ce n'est quelques arrêts pipi-coca-bière-caca-big mac, ou autre, d'une demi heure ou d'une heure... Deux mille kilomètres dans cette carlingue, qui commence à être pas mal sale et à sentir d'un peu partout... et surtout, de l'arrière-train ! 

 

   Ainsi, après les grandes plaines de céréales et d'herbages, à la limite des Rocheuses, voici Salt Lake City. C'est une ville horizontale : pas de buildings, mais la tranquillité, la propreté, une ambiance bourgeoise et religieuse. La présence de Mormons se fait sentir en tous lieux. Nous visitons l'unique centre d'intérêt : la cathédrale des Mormons et les multiples "dépendances de cette secte qui a réussi à convertir un million de personnes... Mais pas nos ! Nous avons eu droit à un cours pénible sur Jésus Christ et le prophète Smith... Nous avons dû "bader" devant de vastes fresques à la guimauve, dans le style "réalisme socialiste", mais les personnages, bien sûr, ne sont pas tout à fait les mêmes...

 

Vite, quitter S.L.C... Sans avoir vu le fameux lac, mais personne (bus, agence, ou en faisant de l'auto-stop) n'a voulu nous y emmener ! Nous partons alors pour Yellowstone, vers le plus grand parc naturel des Etats-Unis, aux paysages préservés et stupéfiants ! Huit heures d'autobus, mais j'ai déniché un Proust qui comblera bien l'ennui, à moins qu'il ne l'exaspère...

 

   A Desmoines, un bon wamaha café. Un steak à Cheyenne. Un milkshake à Rock Springs. Hier, c'était une truite à huit heures du matin à Salt... Mais non, tout ça, c'est du flashback ! Plutôt, nous avons pris un expresso à Pocatello, une glace à Butte et une voiture de location à Yellowstone. Sources chaudes, lacs de montagne, pins, caribous, cerfs, ours, écureuils et, of course, des dizaines de geysers ! Attendre une heure pour fixer pendant une minute le plus "fidèle" : le "Faithfull geyser" !!!

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 11:39

 

 

  li.jpegLa Liberté nous est montée à la tête !!!  

  (merci pour le commentaire de Pascal Y. : il devrait publier ses carnets américains !)

 

 USA 2 


 

  Eté à l'heure Picasso : une rétrospective géante est organisée au MOMA, où sont exposés, non seulement les tableaux sur Guernica et Les demoiselles d'Avignon, mais encore les mille faits et gestes de l'artiste, dessins, sculptures, aquarelles... Une vitrine montre l'artiste face à un modèle nu, traduit en cubes sur la toile. Et dans Greenwich Village, l'omniprésente statue gigantesque de Pablo trône...

 

  Impossible de rencontrer l'exotisme à Manhattan : rien qu'un théâtre de carton pâte inanimé. Exception : on peut trouver le vertige à Harlem et une longue interrogation à Central Parc, en essayant de comprendre les règles d'une partie de baseball qui se déroule sur une immense pelouse... L'exotisme fugace peut vous serrer la main dans les quatre rues du quartier chinois ou sur les terrasses calmes des cafés du quartier italien;

 

   Rien que des voitures et des gratte-ciel ! Avec le recul, on peut se rendre compte du "néant" newyorkais - à part Broadway, yes! - quand on compare cette vie banalisée avec l'agitation des plages de Los Angeles : Santa Monica, Pacific Palissades, Long Beach, et avec l'animation de Hollywood, de Disneyland ou de Marineland... Surtout, avec la fébrile modernité de Venice : concours de skate, paddle tennis, jogging, lutte et haltérophilie sur la plage, pétitions pour la libéralisation de la drogue, couples divers, transistors énormes collés aux oreilles et qui crachent la musique la musique la plus "dure", tonnes de glaces, de hot-dogs, cuves de coca-cola et, pour couronner le tout, le spectacle hétéroclite de la Krishna, fête qui vous offre flons-flons, confessions, longs discours philosophiques et collations pour ascètes du Tibet...

 

   Vite, dernier tour de piste dans New York. Ultime pizza à "Little Italy", une photo furtive de Carnegie Hall, où l'on signe pour les acteurs en grève, diapo géniale de Wall Street, Trade Worl Center, Rockefeller Center, dernier bus de la septième avenue pour Washington Square, avant de regagner, à East Side, le nauséeux hôtel "Valencia"...

 

      A New York, nous avons presque tout visité : le cloître  (The Cloisters) avec les morceaux de chapiteaux pris à Saint-Michel de Cuxa, la statue de la Liberté, la cinquième avenue avec le MOMA, mais impossible d'obtenir un ticket pour la rétrospective Picasso... Des quartiers agréables, mais le décor écrase, la chaleur est insupportable et nous sommes déjà fatigués : des kilomètres à travers Manhattan ! Des hôtels crades et bruyants ! 

   La vie ne paraît pas trop chère; je traîne Didier dans les bouibouis chinois…

 

 

   Nos pérégrinations à travers la côte Est, en direction de la côte Ouest, vers la Californie -en passant par le Canada !-, se poursuivent bien... Nous sommes un peu fatigués par la chaleur, les trajets en bus et les petits déjeuners : deux œufs sur le plat, chaque matin, quel mal au foie !...

 

Nous avons quitté New York, ses bruits et la chaleur étouffante pour faire une petite incursion vers les chutes et les lacs du Niagara. La vie n'est pas très différente de celle des Etats-Unis, mais l'espace est occupé de façon plus horizontale que verticale. Nous mangeons bien, dormons pas trop mal et voyageons en bus... pour l'instant ! Je ne comprends pas grand-chose aux divers accents américains mais eux, ils semblent goûter l'anglais du lycée Arago... Demain, les plaines du centre et le western, comme au ciné, depuis les étranges lucarnes de ce cher "Greyhound"...

 

  Oui, ô spectacle inoubliable, nous venons de visiter les chutes du Niagara, du côté canadien et donc, nous profitons de ce détour, après les grandes eaux pour touristes ayant larme facile (et l'arme, je veux dire, l'appareil-photo ) à l'oeil, pour faire une incursion à Toronto. C'est le même gigantisme qu'aux USA, même si la vie paraît plus calme et la région plus verte, plus "aérée" : grâce aux lacs, sans doute... Manhattan, la Liberté, les Cloisters... cela semble loin, désormais !  On se sent plutôt aspiré par les grandes plaines centrales, par les grandioses paysages de western : grand Canyon, Monument Valley, la Vallée de la Mort...

 

   Demain, les grandes plaines du centre, nos grandes silhouettes sveltes dans les grandioses paysages des westerns... Nous avons pris un forfait bus-les Greyhounds- pour quinze jours; nous louerons ensuite une voiture à Los Angeles. A bientôt, pour le récit de nos folles aventures américaines !

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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