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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 15:39

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La deuxième édition du Printemps Lyrique Laurentin aura lieu à Saint Laurent de la Salanque du 30 mars au 1er avril, en partenariat avec la Mairie. Trois concerts exceptionnels vous seront proposés.

-         Le vendredi 30 mars à 20h30 en l’église de Saint Laurent, un concert de musique sacrée. Vous y entendrez l’excellent chœur de Saint Genis des Fontaines sous la direction d’Aline Rico, la soprano Gisèle Vacher, le contre ténor Sébastien Gabillat, et Jean-Pierre Baston à l’orgue Théodore Puget. Ils interpréteront différentes pièces dont, en particulier, le célèbre Gloria d’Antonio Vivaldi.

-         Le samedi 31 mars à 16h au Foyer rural, un hommage à Jules Massenet dont on célèbre cette année le centenaire de la disparition. Tout le concert est dédié à ses mélodies et à ses airs d’opéras. Ils seront chantés par la soprano dramatique Sylvia Cazeneuve, 1er prix du Concours international de chants lyriques de Nîmes, accompagnée au piano par Nobuyoshi Shima. Préparez vos mouchoirs.

-         Le dimanche 1er avril à 16h au Foyer rural, un récital très original par le sopraniste canadien Etienne Cousineau, 1er prix d’opérettes des Concours internationaux de Marseille 2010 et de Marmande 2011. Offenbach, Audran, Lecoq et bien d’autres seront conviés à ce moment souvent désopilant qui clôturera le festival.

Le ticket d’entrée à chacun des concerts coûte 12 € et le passe des 3 concerts 30 €. Si vous souhaitez participer à cette fête, envoyez vite votre chèque à l’ordre des Amis d’Alain Marinaro à la Mairie de Saint Laurent – Service Culturel – Avenue Urbain Paret – 66250 SAINT LAURENT DE LA SALANQUE. Vous trouverez vos places à votre nom au guichet des réservations le soir du concert.

04 68 28 66 04 – 04 68 28 66 01

 

**L'identité de la Catalogne du Nord, conférence de Llorenç Planes, jeudi 15 mars 18:00 – 19:00

Librairie Torcatis Perpignan rue mailly

 

Le site web l'archipel contre attaque présente le dernier livre de Llorenç Planes jeudi 15 mars à 18 heure à la Librairie Torcatis Au moment où, une politique fait rage entre le sénateur maire du Soler François Calvet et le président de la région Languedoc-Roussillon et sénateur socialiste Christian Bourquin , pour des propos que le premier tint sur le fait "que le futur de l'université de Perpignan soit transfrontalier et bilingue", sort le livre de Llorenç Planes. Dans "Pour comprendre la Catalogne Nord"( édité au sud par Pagès éditions) sous-titré "De l'identité dénaturée à l'espérance futur", l'auteur "du petit livre de la Catalogne nord" dresse un bilan plus de 20 après (comme pour les trois mousquetaires) de notre territoire. Qu'est devenue l'identité catalane? A-t-elle dépassé le stade du rugby et de la cargolade? Qui sont les catalanistes? Quelle a été leur action concréte au-de-là de la gesticulation revendicatrice? La langue catalane est-elle un outil de développement économique ou une langue agonisante tout juste bonne à insulter les gendarmes? Montpellier est-elle, une autre Paris aux féroces instincs jacobins? Barcelone la grande soeur du sud vient-elle ici pour notre bien? Et que faire des délites locales? Tout cela et bien plus vous le trouverez dans ce livre écrit par un ancien professeur d'agronomie qui fut la figure pensante d'UNITAT CATALANA. Le débat sera animé par le journaliste Nicolas Caudeville

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 13:51

430674_3026600421541_1158714225_32424290_1963175475_n.jpg   Une oeuvre de Jaume Rocamora, à voir au Musée d'Art Moderne de Collioure du 13 mars au 3 juin 2012! Vernissage, ce matin, au musée de Collioure. M.Le maire, en bon prof de maths, a apprécie ces figures géométriques. Moi, j'ai trouvé que, depuis Kandinsky (cela fait un siècle) jusqu'à Ayats et Serge Fauchier, artistes catalans, cela suffisait... L'originalité des "tableaux" est, peut-être à chercher du côté des matériaux utilisés (bois, carton, papier d'emballage...) : Jaume Rocamora est un indéniable bon artisan menuisier !

      La municipalité compense la "légèreté" de ses expos au musée Peské par un vernissage somptueux (pizzas, gariguettes de Théza, Banyuls rimage, Rouge Collioure cuvée Matisse, gâteaux et gâteries !) dans le jardin adorable situé au pied de la colline du moulin...

 

    Cette rencontre est surtout l'occasion de rencontrer des gens intéressants et cultivés : aujourd'hui Xavier Febrès ! Merci Joséphine Matamorros et Michel Moly pour cette rencontre printanière dans l'éden colliourenq... 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 17:50

      Un couple d'Anglais -ils ont chacun soixante-deux ans, à la retraite, a décidé, comme de nombreux étrangers, désormais, de venir passer leurs vieux jours en France. Lui était entrepreneur; ses revenus confortables lui ont permis d'acheter un appartement en Roussillon, dans un gros village situé non loin de la mer. Leurs deux enfants et leurs trois petits-enfants venaient voir les Hallington, de façon régulière dans cette région pittoresque de La Salanque. Installés dans leur confortable logement, le couple de retraités tranquille commençait à passer de longs mois tranquilles, quand...

 

   Un jour, une toux permanente, une fièvre incompréhensible, une fièvre persistante, s'emparèrent d'Andrew. Aucun médicament ne pouvait arrêter ces maux violents et épuisants... Le mal se fit de plus en plus oppressant : il fallut se résoudre à une hospitalisation. Mais dans le service de réanimation, l'état du malade empirait... 

 

 A l'occasion d'une batterie de tests passés à l'hôpital, l'équipe médicale s'est rendue compte qu'Andrew avait contracté le sida !  Il resta entre la vie et la mort pendant trois semaines. Quand il put enfin sortir de la salle de réanimation, il a bien fallu lui annoncer le diagnostic. L'homme s'est effondré; i interdit ensuite que l'on révèle la vérité à son épouse Rebecca et à sa famille, accourue depuis l'Angleterre pour le voir.

 

  Il devint totalement mutique, refusant de parler aux infirmières; il se laissait aller... Il sombrait vers l'issue fatale, emportant le terrible secret avec lui...

 

  Au fil des jours, les forces lui revinrent un peu; c'est alors qu'il avoua au médecin qui le suivait depuis un mois, qu'il avait eu une relation avec un homme : un rapport unique ! Pour lui, c'était la cause de sa maladie; il refusait toujours qu'on en parle à sa femme; par conséquent, il refusait qu'on la teste à son tour ! Terrible décision !

  Par moments, il voulait sortir de l'hôpital; cependant il avait été obligé de dire à Rebecca que les médicaments qu'il prenait étaient dus à une pneumopathie...

   Ensuite, au fur et à mesure qu'on attendait sa sortie de l'hôpital, son état empirait... Pas une fois,depuis plus de quatre semaines, il n'était sorti une seule fois de sa chambre afin qu'on ne voie pas son état ! 

 

  Malgré toutes les thérapeutiques qu'on lui prodiguait, malgré des résultats biologiques relativement bons, il continuait à s'affaiblir... Il se laissait, en fin de compte, mourir, pour éviter d'affronter la vérité. Sa vérité. 

 

   Il mourut à l'hôpital, deux mois après son hospitalisation. Les médecins n'ont jamais rien dit à son épouse : la loi l'interdit, c'est le fameux "secret médical"...

 

  On peut toujours s'interroger sur le bien-fondé du secret médical. Faut-il continuer à ne rien dire à la famille ? Peut-on laisser dans l'ignorance une épouse, qui a été peut-être contaminée par son mari, et qui risque, ainsi, puisqu'aucun soin ne lui est prodigué, de succomber rapidement dans une mort programmée..? IMGP0004-copie-1.JPG (photo J.P.Bonnel)

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 20:12

   * Qui est moderne ? Comment l'être ? L'est-on naturellement ? Etre l'écho, le scribe de la vie quotidienne : par le journal, le blog, les réseaux sociaux..?

   La société de transparence, impudique actuelle : les medias ouvrent le coeur et le téléphone portable mange notre intimité !

 

   * Borges écrit (Pléiade, tome 1) que le poète Apollinaire n'est pas moderne, mais que ses poèmes nous émeuvent comme la proximité de la mer. Dans le Livre des préfaces (NRF, 1980), il note que Wilkie Collins laisse aux divers protagonistes le soin de narrer les épisodes successifs de l'histoire; ce procédé, qui permet la confrontation dramatique et souvent satirique des divers points de vue, est inspiré des romans par lettres du XVIIIème siècle.

 

   * J'ai noté, dans mon journal de l'année 1999, cette étrange remarque d' Oscar Wilde : " L'art, la philosophie...arrivent sur la scène lorsque la merde a déjà touché le ventilateur, comme un commentaire exalté de ce qui s'est déjà passé."

 

   * Poésie des titres; pour le titre d'une revue, j'avais pensé à : Centre du monde, Epicentre, Anus de Catalogne, L'enfance de l'art, Le village global, Café du commerce, Le juste milieu, Midi le juste, A l'insu de la diagonale, Domaine public, Ecritures publique, La sensitive, Empreintes, France-Catalogne, aller-retour...

 

   * Matisse à Picasso : "Pas besoin de terroriser le regardant !" - Matisse : "Je peins rarement des portraits et quand je le fais, c'est toujours de façon décorative." 

 

   * Je lis Le lecteur, de Pascal Quignard à Marseille : "Etre ce qu'on lit.", "Le livre, c'est le dénuement du monde."

 

   * De septembre 1999 à mai 2000, je fais de nombreuses et riches rencontres : Francis Coste chez lui, à Banyuls, Berta-Maillol, Teresa Rebull, Jojo Pous, à Collioure, Sébastien Frère chez lui, avec Nicole la libraire de la rive gauche, Louis Monich à radio-France, avec Alain Tarrius et S. Missaoui, Claude Massé chez lui, à Perpignan, Guy Llobet avec Robert Triquère, M.Claude Valaison au musée Rigau, Didier Goupil, André Vinas chez lui, à Argelès, J.Matamoros au musée de Céret, Régine Merle des Iles, Jacques Briu et Isabelle Merle des Iles à Tautavel, Pierre Torrès à Camélas, Jacques Henric au café de la paix... 

 

   * Cézanne dit le besoin de sens; faire de la nature un décor, c'est y ensevelir notre raison d'être. Yves Bonnefoy, dans La vie errante, écrit que Cézanne ne voulait que représenter : ce qu'il obtenait ne le satisfaisait jamais parce que c'était du dehors, du divisé, parce qu'y manquent l'Un, la synthèse, le Tout.

 

   * A propos de la Sainte-Victoire, Y. Bonnefoy a raison d'écrire : "On saccage les lieux car on ne sait pas qu'ils sont des méditations."

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 10:23

   Exposition au Château royal de Collioure, organisée par le Conseil général 66, avec Collioure et les autres ports de la Catalogne : y chercher plus des témoignages que des créations originales...

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 11:45

Publication du livre d'André Bonnet sur l'histoire du CML (Centre méditerranéen de Littérature) - Voir les éditions Talaïa et le blog d'A. Bonet.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 18:54

IMGP0066.JPG  * Pour André Velter, la poésie est un mystère fatal qui jette hors de soi-même et dispense, tour à tour, grâce ou malédiction...

 

   * Ecrire "La maison de la mémoire". Joli titre : "De mémoire". Mais faut que je me hâte...

 

   * Ecouter sans cesse la mélancolie de la chanson "My song".

 

   * "Un fabricateur écrit ce qu'il veut, un écrivain authentique ce qu'il peut." Roger-Martin du Gard (Lettres, p.19)

 

   * "La littérature, c'est-à-dire toujours la poésie." Mallarmé.

 

   * "La poésie ? Du rêve inventé ! " Max Jacob. 

 

   * La rose nautique

fleur des vents

aux pétales losangés

à la mémoire labile.

 

   * Poésie des couleurs : vert du sinople, émeraude du smaragdin, violacé-rouge du zingolin...

 

  * Villon, Verlaine, Mandelstam, poètes vagabonds, portant dans leur besace tous les rêves du monde.

  "La poésie est une charrue qui laboure le temps et fait apparaître à la surface ses couches les plus profondes... le poète recueille le mot et le montre au temps, comme un prêtre d'eucharistie.", écrit O. Mandelstam. Il veut aussi renouveler les formes poétiques léguées par la tradition : "Le classicisme est la poésie de la révolution." Il est surtout le poète civique, annonçant des valeurs morales qui lui donnent la force d'interpeller, d'égal à égal, les puissances du siècle.

 

  *  Poésie de la montagne. Ecrire les randos du Queyras. Mieux : les faire, les refaire...

 

   * Max Jacob, "déjà vieil apprenti", a publié Le cornet à dès à compte d'auteur, en 1917 : "J'écris pour mieux écrire." - " L'amitié a été le clou où est pendue ma vie."

 

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 17:50

ninaune.jpg "Le désir n'est pas isolé. Il est multiple et secret. Il est par les autres et pour les autres. Je me suis raccordée aux hommes, aux femmes, aux objets et aux images qui ont construit la personne que je suis", écrit Nina Bouraoui en guise de prologue à Nos baisers sont des adieux. Ce petit livre saturé de sensibilité est une galerie de portraits, traversant les années, de 1972 à 2009. L'auteur du prix Renaudot 2005 (Mes mauvaises pensées) les rapproche, les relie par le seul fait qu'ils ont tous été objets de désir, et d'un amour fou. Entre Paris et Alger, Berlin et Abou Dhabi, entre personnes, oeuvres et images, Bouraoui brise les codes de l'espace et du temps pour tisser doucement une toile fragile, "une géographie intime, la géographie des sentiments".

    D'une intimité émouvante, toute nue, elle se livre et s'abandonne, à l'écriture et à nous, lecteurs. Page après page, rencontre après rencontre, c'est sa vie qui nous est contée, dans ce qu'elle a de plus singulier. Et pourtant, elle semble universelle, cette existence, elle nous parle, au plus profond. C'est dans ce paradoxe que réside la magie murmurante des textes de Bouraoui, des textes indispensables, raisonnants, fondamentaux.   (     Nos baisers sont des adieux de Nina Bouraoui (J'ai Lu, 159 p., 6,70 euros).

**En Mars "Le Franc Théâtre " vous propose...le samedi 3 mars à 21h dans le cadre du festival de l'humour à Pia salle Jean Jaures, le Franc Théâtre joue "L'ours" et "La demande en mariage" de Tchekhov.

 

Le dimanche 4 mars à 18h dans la salle de cinéma Le Majestic du Boulou et samedi 17 mars à 21h à la cave aux contes de Tresserre, le Franc Théâtre  joue "Huis Clos" de Jean Paul Sartre.

   Enfin, dans le cadre des rencontres"Les Dimanches du Vauban", dimanche 25 mars à 18h, Le Franc Théâtre accueille au cinéma Le Vauban, Place castellane à Port Vendres, la compagnie "Et pourquoi pas nous ?", avec son spectacle "Et vous, ça va ?" epicerie_aspertinette_exterieur.png

***  L’Aspartinette – Paris

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L'Aspertinette – 72, rue Condorcet, 75009 Paris, Tel : 01 48 78 17 97. Quelque part dans le 9ème, vient de s'ouvrir un petit coin de Catalogne où vous trouverez un bel assortiment de vins nature, charcuteries et produits catalans qu'il fait bon de mettre à sa table basse d'apéritifs. Et si vous passez par là, à l'heure où justement les bouteilles s'ouvrent et les bellotas se tranchent, une jolie salle vous accueillera pour y goûter tout ce qui s'y vend. Bon profit !

   A une poignée de mètres de la très commerçante rue des Martyrs, se trouve une petite boutique au joli nom qui annonce la couleur : l'aspartinette, goûter ou collation en catalan, idéal justement pour profiter d'un petit creux pour s’y arrêter se remplir le panier gourmand et/ou la panse directement.

Quand vous passez la porte, vous tombez tout d'abord nez à nez avec une vitrine où se prélassent saucisses sèches, fouets, bellotas, tommes de brebis et les beurres Bordier. Sur votre droite, des casiers de bois clair présentent une assez conséquente collection de vins naturels et entre les bouteilles, les élégantes boîtes grises de la Real Conservera Española. Le mur continue avec huiles d'olives, figues sous toutes ses formes de Viv' Les Figues et autres pots de confiture Pro Sain... On s'y sent bien dans ce petit bout de Catalogne à Paris. En plus Béatrice vous expliquera tous ses produits et tous les gens qui les font. Il est temps de passer à la dégustation !

Produit 1 : La Boîte de sardines

  Cela commence par une conserve de la mer, cette fois-ci. Une boîte de Sardinillas en Aceite de Oliva de Real Conservera Española. Bon, n'en jetez plus, ce sont les meilleures sardines en boîtes que j'ai goûtées depuis une tripotée de conserves ! Toutes petites et toutes fines, sans arrête, avec une chair qui se tient sous la dent tout en se laissant fondre sur la langue. C'est bon comme une première sardine à l'huile, ça se rappelle avec délice quelques heures après dans un coin de la tête avec l'envie d'aller finir la boîte. Bref, c'est une conserve qui ne se gardera pas longtemps !

Côté prix, on frôle la ligne rouge de l'indécence. 19,50 € la boîte de 130g, ça fait quand même cher le plaisir à l'huile. A cause de ça, au jeu des notes, ça sera un B+ parce que même si c'est très bon, c'est franchement hors de prix.

Produit 2 : Le fouet

Spécialité catalane, cette fine saucisse sèche semblait m'appeler derrière sa vitrine. J'ai cédé à cette sirène pour l'apéritif du soir-même. C'est sec comme un jour d'été en Espagne, c'est parfumé comme un petit pimiento coloré, c'est tout à fait ce qu'il faut pour titiller les papilles avant le dîner. (Le fouet avec son petit prix, 2,81 € l'aller (un demi fouet, quoi) vaut son A et se déguste sans retenue.)

Produit 3 : Le conseil de l'épicière

Cette fois-ci, ça sera un vin. Nature, bien sûr. Avec un nom qui déjà me fait rire "Tout bu or not tout bu". Il parait qu'il se carafe, dommage, depuis que j'ai cassé la mienne, j'ai plus. Mais bon, je l'ouvre un peu avant, je le mets dans un verre, j'attends un peu et j'attaque.

Quand on aime les Médocs, les vins naturels, c'est toujours un peu étrange. Celui-là a tout ce qu'il faut pour ne pas trop perturber. Une jolie couleur rouge profond, bordeaux, presque violet, un petit air de cuivre au nez, du fruit rouge juste assez. Ça a même mérité un second verre. Tout bu or not tout bu, definitely, I drink ! (10€ la bouteille)

Moyenne de l'épicerie L'Aspartinette à Paris : B - Très chouette petite adresse du 9ème qui vaut le détour si vous voulez un bon conseil en vins naturels et respirer un petit air de Perpignan. La salle de dégustation au fond fait aussi envie. On y retournera pour un autre apéritif et découvrir d'autres produits catalans. Bref, longue vie à la toute jeune Aspartinette dans ce quartier qui aime les jolies boutiques et les bons produits.

L'Aspertinette – 72, rue Condorcet, 75009 Paris, Tel : 01 48 78 17 97 - Page Facebook en attendant le site internet

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 19:40

France – EDF – Traversée des Pyrénées  au Perthus. La ligne THT sera enterrée 

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Ce que l'on ne verra pas au Perthus

Le projet provoqué de nombreuses manifestations, comme ici à Céret en 2004

 

 

 

C'est hier que le décret est paru au JO, lançant la déclaration d'utilité publique de la ligne à très haute tension entre la France et l'Espagne. La fin paisible d'un dossier qui avait suscité… de très hautes tensions !

La tension est descendue d'un cran. Même s'il reste encore de petites étincelles autour d'un dossier qui a mis le feu à la Catalogne pendant presque une décennie.

Car au tout début de ce siècle, l'État français et EDF, forts de la bonne santé des centrales nucléaires hexagonales, voulaient vendre cette électricité à l'Espagne. De l'autre côté des Pyrénées, il n'y avait pas encore des milliers d'éoliennes et de panneaux solaires.

« Mais en 2001, il s'agissait de poser des pylônes qui auraient défiguré notre région », rappelle Jean-Claude Péralba, maire de Villemolaque et président du Sydeco, un syndicat regroupant plus d'une centaine de communes des Pyrénées-Orientales.

Un combat qui a duré 7 ans, jusqu'à ce que Jean-Louis Borloo, en 2008, finisse par annoncer que la ligne passerait bien par la Catalogne, mais enterrée. Elle profitera des infrastructures existantes (autoroute, TGV) pour minimiser son impact sur l'environnement.

« Les dés sont jetés depuis 2008, admet Jean-Claude Péralba, et si tout n'est pas réglé, l'impact visuel sera tout de même bien moindre. Mais malgré tout, nous restons sur notre position de principe, pas convaincus de l'utilité de ce projet et nous avons toujours pris des délibérations défavorables. »

« Malgré tout, avec le percement d'un tunnel à la hauteur du Perthus, le massif va subir des perturbations sur la nappe aquifère très importante, avertir Alexandre Pugnau, opposant à la THT et maire de Les Cluses, petite commune entre le Boulou et Le Perthus. A l'heure du Grenelle de l'environnement, on aurait pu y penser. »

Et par ailleurs, aussi bien Jean-Claude Péralba qu'Alexandre Pugnau rappellent que le percement du tunnel de la ligne à grande vitesse a été très pénalisant pour la ville du Perthus. « Et là, même s'il s'agit d'un tunnel plus petit, les habitants vont être pénalisés. »

De son côté le ministre de l'Industrie Éric Besson insiste sur le fait que la capacité des échanges passera de 800 à 2800 MW, « qui va fortement contribuer à la sécurité des réseaux et à l'approvisionnement des deux pays, en particulier en cas d'événement climatique majeur ». En tout cas, en Catalogne, la tempête s'est éloignée.

Prioritaire

Ce projet a été classé projet prioritaire de l'Union européenne. Il a bénéficié à ce titre d'un financement à hauteur de 225 millions d'euros dans le cadre du Plan de relance européen, pour un coût total estimé de l'ordre de 700 millions d'euros. Éric Besson rencontrera son homologue espagnol à Madrid le 23 mai prochain. Il tracera avec lui la feuille de route pour les prochaines étapes du chantier et pour le développement de l'interconnexion entre les deux pays, qui doit être porté à 4000 MW en 2020 conformément au plan européen à dix ans.

Source La Dépêche du Midi-Le Pèlerin moi-et-rose.jpg

 

** Une école du sexe en Autriche

Les galipettes sous la couette sont un art que les partenaires doivent maîtriser pour atteindre le 7e ciel.

Pour aider ceux et celles qui ne sont pas des experts, une école du sexe, The Austrian International School of Sex, ouvrira ses portes en Autriche dès le début 2012.

Les élèves pourront suivre des cours pimentés dans cette première école du sexe au monde et ainsi améliorer la qualité de leur relation sexuelle. La formation devrait être axée sur la pratique!

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 15:17

rey.jpeg      Je viens de relire le roman de H.François Rey. Cette première oeuvre, publiée en 1958, m'avait enchantée, alors que j'étais ado : le cadre est constitué par Collioure et Barcelone, ce qui explique cela. Et l'histoire d'amour entre un Christine et un Russe, volontaire des Brigades internationales pendant la guerre d'Espagne, est émouvante; ce qui explique ceci. Puis, troisième argument, troisième plaisir, quand on dévore ce roman de 200 pages en deux heures, c'est l'écriture, claire, somptueuse, comme on n'en fait guère plus...

 

     H.F.Rey eut, par la suite, un succès mérité avec Les pianos mécaniques, prix Interallié, en 1962. L'auteur, né à Toulouse en 1920, s'était installé sur la Costa Brava et, depuis le blanc promontoire de Cadaquès, il écrivit La Comédie, Le Rachdingue et un livre d'amitié avec Dali, qui l'invitait à Port-Lligat.

    Le livre débute à Perpignan, où se retrouvaient les engagés dans les B.I. (*) Avant de partir pour la Catalogne, Georgenko va faire les vendanges à Argelès : "Le village puait le vin et avait un aire  de fête permanente... Le soir, dans la grande cour de la métairie, les garçons et les filles dansaient la sardane, célébrant, dans la ronde grave et silencieuse, le vrai culte de la solitude en commun..." (p.35-36).  Ensuite, il découvre Collioure : "Il aperçut une ville rose et reconnut C...". C'est dans le petit port -dans un lieu typique qui ressemble au café des Templiers- qu'il rencontre Nathalie, journaliste : "Ils passèrent dans un restaurant, une salle longue aux poutres apparentes, décorée de filets de pêche et de tableaux répétant à l'infini l'architecture de Collioure.."

     L'amour naît alors et de belles pages sensuelles suivront. Michel G. doit partir à la guerre, d'abord se rendre à Barcelone, puis aller vers le front, jusqu'à Albacete, mais, vite, sa noble intention de se battre pour une Espagne libre laisse place au désir de revoir Nathalie, à la volonté de "fonder un érotisme" en pensant au danger, à la mort, à la vieillesse( pages 151/154)

   Il bénificiera d'une permission pour retrouver son amante à Barcelone, mais le machiavélisme des Franquistes (les Anarchistes sont, eux aussi, décrits comme des fous inhumains, suspectant les volontaires des BI d'être communistes, qu'il s'agit d'éliminer !) et le "viva la muerte" aura raison de l'amour...

     La morale du livre est pessimiste : les moments de solidarité entre soldats "républicains" ont été rares et c'est une femme qui a le dernier mot : "C'est lâche, les hommes. Une race de merde, une race pourrie, il ne faut rien en espérer, rien..."

 

(*) édition du livre de poche 1958, R.Laffont, page 9)

 

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