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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:46

IMGP7906.JPG   * La peinture, c'est fini, foutu, après la photo, les provocations dadas, les installations de mauvais goût, la mort de l'idée de beauté, de représentation !!! Restent les peinturlureurs du dimanche, les rétros, les réacs, inconscients, archaïques, dessinateurs désuets, sanguinisres fossilisés, aquarellistes constipés, maniaques de la couleur..Ou, plus simplement, artisans du trottoir sensibles aux retombées matérialistes dans une société ignare et snob, mesurant sa modernité et sa clairvoyance à l'acquisition d'un tableau...

   Dans une société où l'image est omniprésente, à quoi bon peut encore servir la peinture ? L'art n'est-il plus qu'installation d'objets au rebut, manifestation d'une idée, véhicule d'un cri, simulacre et provocation..?  Où la nostalgie des reconstitutions  et descriptions miniatures d'un intérieur domestique hollandais..? Le réactionnaire, c'est vraiment bibi..!

 

   * Tout est faux : tableaux, lèvres et fesses, passeports et billets de banque, les livres de PPDA, son entretien avec Castro, son interview du bon Dieu : sa vie, son oeuvre, son existence...

   La motivation des faussaires est, bien sûr, le gain, l'argent, mais en trichant et imitant ce qu'ils croient être "le vrai", le billet de banque, alors que celui-ci n'est que fiction, code, échange monétaire virtuel, des "écritures" : les faussaires sont eux-mêmes trompés ! Ils donnent, paradoxe, vie  et authenticité à ce qui n'est que mort, échange froid. Le vrai est faux et le faux qu'ils fabriquent n'est pas un faux au second degré; il devient le réel: la preuve en est, qu'il perturbe les échanges normaux et que les faussaires sont traqués avec force. En imitant le beau (le tableau, la sculpture), en contrefaisant à plusieurs exemplaires, ils donnent consistance, vie et donc vérité à l'oeuvre d'art, multipliée, loin de l'original unique. La reproduction n'est qu'un leurre, une frustration, un faux elle aussi.

   Au simulacre, on préfère bien sûr l'original, mais celui-ci s'avère souvent hors d'atteinte du regard commun. Les truqueurs, en devenant faussaires, font part de leur ressentiment face à leur manque. Ils font pitié, ils sont vraiment tragiques...

 

   Ne conservons que les aspects positifs de la fausseté. Le faux, c'est, pour plagier La Bruyère, l'hommage que le faux rend à l'authentique... 

 

   * En littérature aussi les falsifications sont légion; il existe les plagiats mais excusables si on se réfère à la modestie de Montaigne : "On ne fait que s'entregloser." Il existe les Nègres, les faux auteurs, les doubles tels Emile Ajar et Romain Gary, les fausses découvertes (Lettres d'une Portugaise, La chasse à l'Infini de Rimbaud ou "La défense de l'infini" d'Aragon), le roman pornographique "Leila dit tout"...

   Quand un écrivain a le courage de signer un roman comme "Les Faux-monnayeurs", c'est pour renouveler le genre narratif et montrer, avant le Nouveau Roman, ce qu'il y a de faux dans le pacte de lecture traditionnel. André Gide désarticule la narration et joue avec les pleins pouvoirs du narrateur. Le lecteur devient actif, il existe, mais il devint aussi un peu auteur. Dali signait des feuilles blanches à tour de bras, puis ses secrétaires vendaient ces fausses lithographies. Maillol, Rodin et d'autres sculpteurs, pour subsister, ont fait de vraies fausses statues; toute cette production picturale ou statuaire n'est pas condamnable; au contraire, elle mine de l'intérieur la conception vénale de l'art; elle montre que celui-ci est aux mains de la spéculation mondiale !

 

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 22:21

nez.jpeg  * Le nez, organe peu reluisant, enlaidissant souvent le visage, est pourtant un beau sujet littéraire : lire Cyrano et Gogol... Mais là n'est pas ma méditation. Je veux parler du nez ou de son absence au beau milieu du visage sculptural. 

   En priorité, il semble qu'on (le temps, le hasard des catastrophes, les actes des pillards-délinquants...) en vienne à profaner cette érection corporelle sur les sculptures! Cette constatation m'est venue en visitant le musée des Augustins de Toulouse. En regardant, en particulier, le Gisant de Geoffrey de Vayrols, archevêque de Toulouse, de 1361 à 1378... De même, la Vierge foulant l'hérésie et les anges, tous y passent : pas de pitié ! En revanche est bien conservé, dans le solide formol de la pierre, le profil au nasal énorme de Louis XIV en médaillon, par Marc Arcis, du 17ème siècle...En outre, Alain Decaux, dans "Le belle histoire de Versailles", nous apprend, à propos des bobos de Louis XIV, que l'on soignait la dent cariée avec un purgatif composé de poudre d'écrevisse, de vipère, de tamaris, de crottins de cheval... et que l'on nourrissait le pauvre malade par...le nez !

 

   * Gogol mourut le nez mangé par les sangsues; les deux narines formant un baveux robinet. Paf sur le pif ! Et c'est la mer Rouge ! L'écrivain mourut le 4 mars 1852, à Moscou, le nez en feu, sucé à mort par les hirudinées... Nabokov dit de lui : "La bedaine est la belle fille de ses récits; le nez, leur beau gars."

   Le nez est au centre du visage comme au centre de la vie... Chacun connaît les plaisirs intimes et secrets d'un rigoureux curage de nez !!!

 

    Sur le nez en peinture, je me suis attardé à Barcelone, au MNAC, sur le tableau de B. Llorente (Séville, 1680/1759) : "Le tabac, allégorie de l'odorat".

 

   * Le nez et la psychanalyse. On sait que le rêve de "l'homme aux loups" donna à Freud la clé de la psychanalyse célèbre de cet homme de vingt-trois ans; l'idée fixe  de Sergueï était son... nez ! Il le considérait comme défiguré pour toujours en raison des boursouflures causées par les glandes sébacées : elles avaient laissé des cicatrices affreuses, des balafres, des crevasses, et même des trous... 

   Cette histoire de nez, d'allergies, de blocage des narines me ramènent à mes propres problèmes de rhume incessant, à mes nasaux en constante érection... On a voulu m'ôter (lire le récit dans "L'infini de l'enfance") les polypes qui obstruent les fosses nasales; on a voulu remédier à ma cloison déviante  qui m'empêche de bien respirer : "Votre cloison est déviée, c'est la cause de tous vos malheurs!"; on a voulu rectifier toutes ces malformations, redresser les cloisons, on m'a brûler, à Toulouse, la muqueuse, avec les fameuses pointes de feu... C'est la cautérisation à l'aide d'un cryocautère... Un charlatan (de la ville rose, encore !) a conclu, au bout de trois séances que ma maladie nasale ne pourrait être guérie que si j'arrêtais de me goinfrer de Nutela et je m'attelais à une longue psychanalyse...

   Je me suis souvenu alors de Proust et de ses métaphores médicales : la turgescence du nez laissait place à la tumeur de l'amour, à l'excroissance de la jalousie...

 

   * Peintres catalans : Jaume Huguet (Tarragone 1412- Barcelone 1492) : devant d'autel peint à la demande de la corporation des cordonniers de Barcelone pour sa chape Saint-Marc située dans la cathédrale de Barcelone.

   Bernat Martorell (Barcelone 1427/1452) : la légende de Saint-Georges, 1435. Thème à rapprocher de la toile de Raphaël: Saint-Georges et le dragon (1503/05)  "Le petit Saint-Michel")

 

* En Egypte, Victor Segalen se serait intéressé aux noms et inscriptions, notés sur des carnets oblongs. Au Japon, comme Roland Barthes, il aurait créé un nouveau genre littéraire en transcrivant les signes de la pub et les enseignes lumineuses des mégapoles nippones. Ecritures pérennisées dans la pierre, la matière tombale : croix, panneaux stellaires, écritures de la mort. A l'opposé, les narrations, les bandes dessinées à lire sur les obélisques égyptiens : écritures de la vie...

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:31

serge-danis.jpg Jardin et poésie

 tout un programme

 

Il faut cultiver son jardin
 Cette sentence - dans l’'acception que lui ont donnée Leibnitz et plus tard Voltaire, il y a plus de trois siècles – prend une certaine résonance dans une société où le bitume et l’'espace urbain ont graduellement remplacé les vertes prairies et les champs régulièrement moissonnés.

Néanmoins, le jardin est devenu peu à peu un lieu privilégié, intime, où l’individu se ressource.

Si l’on parle de retrouver ses racines, on sait qu'’en le for intérieur de tout un chacun, frémit et survit un jardin secret, un espace privé, inviolé dont l’'entrée est interdite aux autres.

Verlaine, dans un poème fameux – n’'a-t-il pas « poussé la porte étroite qui chancelle  » ? Ronsard n'’a-t-il pas prié Hélène dans un sonnet mémorable de « cueillir dès aujourd’hui les roses de la vie » ? Corneille n'’a-t-il pas lancé à l’'endroit de Marquise « le temps saura faner vos roses comme il a ridé mon front ? ».

Malherbe n'’a-t-il pas écrit à Monsieur Du Périer à la mort de sa fille « Car elle était du monde où les plus belles choses ont le pire destin. Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l’'espace d’un matin...»

Bref les fleurs ont peu à peu gagné en force jusqu’'à obtenir un langage
 la pensée c'’est le souvenir
 la rose la femme aimée
 

On comprend aisément que dans notre civilisation judéo-chrétienne, les fleurs ont acquis une force de symbole indéniable qui reste attachée à l’'homme et à la femme dans ce qu’'ils ont de plus viscéral.

La pensée antique, fondée sur les espaces a tout naturellement légué aux citadins et aux rurbains le jardin comme lieu privilégié, représentatif de ce que l'’on peut être ou de ce que l'’on souhaite devenir.

Un souci d’'ordre, d'’esthétique, visuelle, sensorielle, intuitive vient régénérer un monde de progrès dans lequel le jardin est plus que jamais un lieu de vie, de préservation de soi et de liberté.

Il convient d’'honorer tous les jardiniers qui patiemment, humblement et sûrement nous communiquent une image de leur sérénité, de leur éclat et de la beauté de ce qui est intrinsèquement fragile : une fleur, un pétale de rose
 mais quelle leçon face à l’'Eternité.

« Or des vergers fleuris se figeaient en arrière – Les pétales tombés des cerisiers de mai – Sont les ongles de celle que j'’ai tant aimée – Ses pétales flétris sont comme ses paupières » Guillaume Apollinaire (Poème « Mai »)

Toute une leçon pour conclure que plus que jamais dans un univers en mouvement perpétuel et en bouleversement
 cultiver son jardin constitue une évidente et impérieuse nécessité

 

Jean Iglesis

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 22:48

 

   * J'ai lu Bélibaste de Henri Gougaud il y a bien longtemps : an avril 82 - de quel siècle? - à Porcelette, charmant village retiré, en Lorraine charbonneuse. IEn le lisant, je pensais à écrire la chronique 'un village : cloches, enterrements, les rameaux sur le parvis, les voitures sur les trottoirs, les voisins, les chiens et les jardins, la maison forestière, le quartier neuf, les jeunes au café, l'enfant nouveau qui bave exagérément... Bref, que des bêtises !

 

   * La méduse est un poumon marin.

 

   * Je veux réécrire le récit perdu de Pytheas le Massaliote, voyageant vers Thulé, en Islande, au Groenland... Quelle drôle d'idée !

 

   * Le gnomon est un antique cadran solaire. Vous apprends-je quelque chose..? Quid novi sous le soleil..?

 

   * Aragon publie en 1931 un énergique "poème" à la gloire du Guépéou...

 

   * J'aime, contre les mirages du monde, les philosophes de la désillusion : Spinoza, Montaigne, Nietzsche, Benjamin... Les autres, qui veulent nous faire croire au progrès : des filousophes...

 

   * Simone Boué fut la femme de Cioran; celui-ci écrivit, entre autres aphorismes affreux, que "Avec Hitler, le néant a une voix."

 

   * Tu es trop égoïste : tu ne penses pas assez à moi !

 

   * J'aime pratiquer l'autofiction : "récit dont la matière est entièrement autobiographique, la manière entièrement fictionnelle."

 

   * Fiction & compagnie... Valeur iconographique plus que fonction coordonnatrice de l'esperluette.

 

   * Itinéraire de la peinture : Tapiès, Miro, Clavé, Marie Laurencin, Nonell... à la galerie Gaspar, à Barcelona, en août 2004, en compagnie de Françoise et Pierre Coureux.

 

   * Quand on achète un nouvel ordinateur, l'ancien paraît soudain préhistorique !

grogbus.jpg
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:42

Somni-de-revolta.jpg Elne - Dimanche 5 février, 15 h 30, salle des fêtes d'Elne,

Joan Llorenç Solé présente son 3ème CD, « Somni de revolta »...

 

Renouveler la scène musicale catalane est le pari engagé du jeune artiste illibérien Joan Llorenç Solé. Sa voix de baryton, travaillée dans les années 90 au conservatoire de Toulouse, offre un répertoire chaleureux empreint d’une vive émotion. Il lance sa carrière solo en 2008 en présentant au public son premier album intitulé « Per tu ploro » (Pour toi je pleure), puis en 2010 un deuxième opus, « I si l’amor fos un conte
 » (Et si l’amour était un conte). Accompagné de musiciens de talents comme Olvier Marquès à la tenora ou Sébastien Barbé au tible, l’ensemble de ses compositions sont arrangées par son fidèle ami Richard Bassole.
Auteur, compositeur et interprète, Joan Llorenç sort en ce début d’année son 3ème album « Somni de Revolta » dans lequel il tient à souligner sa révolte et sa rage face à un vécu ou des sujets d’actualité
 Le cadet roussillonnais de sa catégorie a enregistré 12 titres dont 3 sur des textes du poète Joan Cayrol. L’un d’entre eux est d’ailleurs enregistré en duo avec Esther Ribot Moliné, chanteuse lyrique de la province de Barcelone. Avec un packaging original en carton recyclé qui prend la forme d’un escargot aux couleurs catalanes, travaillé par David Ventura et Neus Hosta dans les ateliers de Navata en catalogne sud, Joan-Llorenç fait le pari audacieux de présenter au public un objet au-delà du disque. Engagé dans sa révolte avec le collectif des « Ben Parits », 4€ par disques seront reversés sur la vente de chaque album au profit de l’association des restos du cœur des Pyrénées Orientales. La culture catalane se voit ainsi offrir une image « jeune » tournée vers l’avenir, qui montre toute l’énergie, la force et l’envie des jeunes artistes des Pyrénées-Orientales.
Joan Llorenç Solé se produira ce dimanche 5 février à 15h30 salle des fête à Elne : Concert gratuit.

 

3 photos jointes :

  • Joan Llorenç Solé
  • Somni de revolta
  • L'escargot catalan, un concept original pour le 3ème CD de Joan Lorenç Solé

* La Médiathèque de Perpignan en collaboration avec la Librairie  TORCATISvous invitent à rencontrer le romancier Philippe Ségur pour la parution de son dernier roman: 

 

"Le rêve de l'homme lucide" éd. Buchet Chastel

 

Le Samedi 4 Fevrier à 10h10 lors d'un "petit déjeuner littéraire"

à la Médiathèque Rue Emile Zola Perpignan.

 

"Simon Perse est écrivain, insomniaque, révolté et lucide. Sa particularite? il ne dort plus du tout.

Mais, tandis que s'ouvre pour lui un jour sans fin, libéré de la contrainte du sommeil, 

des hallucinations commencent à s'emparer de lui...qui  vont le mener à la plus décisive des 

confrontations: la rencontre de soi-même.

dans ce roman autobiographique, P. Ségur décrit avec un regard corrosif et humour une société

d'imposteurs qui pourrait bien être la nôtre. Il y dépeint aussi la quête d'identité et le besoin 

spirituel qui ressurgit dans un monde de rêves."

 

LA LIBERTE SE DESAPPREND (http://www.philippe-segur.net)

 

> En dix ans et sept romans, Philippe Ségur s'est imposé comme un as du cocasse, du loufoque, de
l'humour - féroce - et de l'ironie sans illusions sur le monde comme il va. S'il n'a pas encore la
célébrité qu'il mérite, c'est certainement en raison de toutes ces qualités. Il n'aime ni la plainte,
ni le sentimentalisme, ni le pathétique. Et il est trop sagace pour emporter l'adhésion de ceux qui
veulent croire que la société pourrait être bonne.
Le monde des livres Vendredi 20/01/2012

www.librairietorcatis.com

 

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NEWSLETTER 27/01/12

 

BON ANY 2012!

 

► La guia de conversa francès-valencià

El dialecte català parlat al País Valencià hi és anomenat tradicionalment «valencià» però es tracta ben bé d’una guia de conversa francès-català, editada per la Generalitat Valenciana. Us adonareu que el català valencià és un xic diferent del català de Catalunya, mes malgrat tot, aquest document de 248 pàgines és molt complet i interessant. Hi aprendreu molt de vocabulari. La podeu consultar aquí o la podeu baixar des del fitxer adjunt.

 

Le guide de conversation français-valencien

Le dialecte catalan parlé au Pays Valencien y est appelé traditionnellement « valencien » mais il s'agit bien d’un guide de conversation français-catalan, édité par la Generalitat Valenciana. Vous vous rendrez compte que le catalan valencien est un peu différent du catalan de Catalogne, mais ce document de 248 pages est néanmoins très complet et intéressant. Vous y apprendrez beaucoup de vocabulaire. Vous pouvez le consulter ici ou télécharger la pièce-jointe.

 

 

► Participeu al lip dub per a la llengua catalana del 31 de març a Perpinyà!

Dissabte 31 de març, pocs dies abans de la primera volta de les eleccions presidencials, els defensors de les llengües regionals de França es mobilitzen per tal d’interpel·lar els candidats i reclamar una llei. 

Aquell dia, a cada regió francesa on hi ha una llengua pròpia, tindrà lloc una manifestació a la qual els ciutadans estan convidats a participar. Per exemple, a Tolosa de Llenguadoc es farà la 4a manifestació «Anem òc, per la lenga occitana». El País Basc del Nord, Alsàcia, Bretanya i Còrsega també es mobilitzaran. 

A la Catalunya del Nord, s’ha decidit d'organitzar un gran lip dub a favor de la llengua catalana. Un lip dub és l’enregistrament d’un vídeo musical per a una causa, amb el màxim de participants possible. Actualment el rècord del món de participació a un lip dub és català: el lip dub per a la independència de Vic, l’any 2010, va reunir 5.770 persones. El 31 de març hem de batre aquest rècord amb el nostre lip dub per a la llengua catalana, el mateix dia que es mobilitzaran els defensors de l’occità, del basc, del bretó, etc.

Us cridem a anar-hi. Per demostrar als polítics, tant locals com estatals, que els catalans, d’origen o d’adopció, volen una promoció real de la llengua catalana! 

I tenim motius per mobilitzar-nos, especialment quant a l’ensenyament del català: malgrat una demanda important, l’escolarització bilingüe o immersiva concerneix només el 5% de l’alumnat i només el 20% rep qualque iniciació al català... El català està perdent locutors i la seua situació esdevé cada cop més preocupant.

Per tant, tots al lip dub! Apunteu a la vostra agenda el lip dub per al català el 31 de març, a les 2 de la tarda, al peu del Castellet. El lloc web: http://lipdubcatnord.wordpress.com/

 

Participez au lip dub pour la langue catalane du 31 mars à Perpignan !

Samedi 31 mars, à quelques jours du premier tour des élections présidentielles, les défenseurs des langues régionales de France se mobilisent afin d'interpeller les candidats et réclamer une loi.

Ce jour-là, une manifestation où tous les citoyens sont invités à participer aura lieu dans chaque région française où il y a une langue propre. Par exemple à Toulouse aura lieu la 4e manifestation « Anem òc, per la lenga occitana ». Le Pays Basque du Nord, l’Alsace, la Bretagne et la Corse se mobiliseront également.

En Catalogne du Nord, l’organisation d’un grand lip dub en faveur de la langue catalane a été décidée. Un lip dub est un enregistrement d’une vidéo musicale pour une cause, avec le maximum de participants possible. Actuellement le record du monde de participation à un lip dub est catalan : le lip dub pour l’indépendance de Vic, en 2010, a réuni 5 770 personnes. Le 31 mars nous devons battre ce record avec notre lip dub pour la langue catalane, le même jour où les défenseurs de l’occitan, du basque, du breton, etc. se mobiliseront.

Nous appelons à votre participation. Pour démontrer aux hommes politiques, aussi bien locaux que nationaux, que les Catalans, d’origine et d’adoption, veulent une promotion réelle de la langue catalane !

Et nous avons des raisons de nous mobiliser, en particulier en ce qui concerne l’enseignement du catalan : malgré une demande importante, la scolarisation bilingue ou immersive ne concerne que 5% des élèves et seulement 20% reçoivent quelque initiation au catalan... Le catalan est en train de perdre des locuteurs et sa situation devient de plus en plus inquiétante. 

Nous vous attendons donc tous au lip dub ! Notez dans vos agendas le lip dub pour le catalan le 31 mars, à 14 heures, au pied du Castillet. Le site Internet : http://lipdubcatnord.wordpress.com/

 

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► Un cicle de cinema en català a Elna, Argelers i Cabestany

Segons els articles de El Punt-Avui i de La Semaine du Roussillon, els ajuntaments d’Elna, Argelers i Cabestany organitzen enguany un cicle de projeccions de pel·lícules en català subtitulades en francès. El municipi de Prats de Molló, un cop hagi acabat de renovar la sala de projeccions, s’hauria de sumar a la iniciativa. La primera pel·lícula del cicle «Mirem català» és 501, premi Gaudí 2010 de curtmetratges, en presència de la realitzadora Laia Fàbregas, i es projectarà divendres 3 de febrer a les 18.30 h al cinema Vautier, a Elna. Per a més informació podeu contactar l’associació Cinémaginaire: contact@cinemaginaire.org.

 

Un cycle de cinéma en catalan à Elne, Argelès-sur-Mer et Cabestany

D’après les articles de El Punt-Avui et de La Semaine du Roussillon, les mairies d’Elne, Argelès-sur-Mer et Cabestany organisent cette année un cycle de projections de films en catalan sous-titrés en français. La commune de Prats-de-Mollo, un fois la salle de projections rénovée, devrait elle aussi participer à cette initiative. Le premier film du cycle « Mirem català » est 501, prix Gaudí 2010 des court-métrages, en présence de la réalisatrice Laia Fàbregas, et sa projection aura lieu vendredi 3 février à 18h30 au cinéma Vautier, à Elne. Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter l’association Cinémaginaire : contact@cinemaginaire.org.

 

 

 

► Aneu a la Catalunya del Sud per 9 € / Allez en Catalogne du Sud pour 9 €

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 12:49
mer.jpg Exposition "Portrait de Mer - Retrats de Mar"

 

 

 

Du 2 février au 11 mars 2012 au Château Royal de Collioure

4a1cb8361d8fdf0e30084cb435417167_L.jpg L'Exposition "Portrait de Mer - Retrats de Mar" prend place dans le cadre de La Mar de Museus, en partenariat avec Xarca Museus Marítims Costa Catalana. Le Vernissage est prévu le 10 février à 18h30.  Depuis 2005, le Conseil Général des Pyrénées Orientales est membre de la Mar de Museus, réseau de quinze musées et institutions catalanes qui travaille à la conservation et la sauvegarde du patrimoine maritime. Coordonnée par la Musée Maritime de Barcelone, l'exposition  Retrats de mar  - Portraits de mer est née de la volonté commune d'œuvrer à la  protection et la diffusion de la culture maritime.  

 

Retrats de mar  - Portraits de mer  a pour vocation de faire découvrir la façade maritime de la Catalogne avec ses activités traditionnelles et le travail quotidien des gens de mer. Les peintures présentées donnent une vision contemporaine du littoral avec son urbanisation mais aussi ses paysages naturels.

 

Depuis juin 2008, l'exposition conçue pour présenter une partie des collections des membres de la  Mar de Museus a été présentée dans de nombreuses cités catalanes: Amposta, Cambrils, Tarragona, Vilanova i la Geltrù, Barcelona, Masnou, Vilassar, Mataró, Lloret de Mar, Sant Feliu de Guíxols, Palamós, Torrella de Montgrí, L'Escala. A compter du 2 février 2012  l'exposition  Retrats de Mar - Portraits de Mer est à découvrir au Château Royal de Collioure.

 

Renseignements: Château Royal, ouvert tous les jours de 9h à 17h; Tel: 04 68 82 06 43 - Collioure -  66190 -

 

** Les sources de l’art nouveau en Europe : le temps des précurseurs - 1865-1890 -

 

art+nouveau.jpg Emile Gallé, après des études littéraires remplace son père, maître de l’émail et des faïences.  Au début du XX° siècle, il est  encore reconnaissant  envers le duc de Lorraine Stanislas sous le règne duquel, en plein XVIII°, le développement économique, fut aussi artistique et urbain. Sur ces terres, les ouvriers qualifiés ne manquaient pas. La défaite de 1870 va amener le Dreyfusard de la première heure à insister sur les racines locales de son art floral influencé par les rocailles, dans un répertoire assez rococo et historiciste.

L’art nouveau est associé aux revendications nationalistes du côté de la Catalogne, de la Finlande ou chez les Magyars. Il utilise des matériaux rares et ses 14 meubles pour l’exposition de Paris sont des productions de luxe avec lesquelles il espère édifier les acheteurs. Ce style s’enracine dans l’histoire, et les expositions universelles raccourcissent les espaces : le Japon est à la mode jusqu’au « japonisme » dont on trouve des marques sur des pendules, des chandeliers.

   Auguste Majorelle, inspiré par l’Orient, sera avant tout un créateur de meubles et améliorera les performances du Vernis Martin qui remplaçait les laques chinoises. Son fils Louis travailla plutôt la faïence qu’il mêle aux bois. Un piano spectaculaire témoigne d’un travail original. C’est le temps de Loti et des arabesques mauresques qui vont si bien aux arrondis de l’art nouveau.

Les anglais regardent, eux, surtout du côté du moyen âge.

    Augustus Pugin réactualise le style néo gothique lors de la reconstruction du parlement de Londres achevé en 1860. Et le critique John Ruskin défend les préraphaélites (re)renaissants et le travail artisanal : la main contre la machine. En architecture il est pour exhiber les structures en fonte ou en fer, ne pas cacher les matériaux.

    Eugène Viollet Le Duc qui a réhabilité notre patrimoine médiéval n’était pas une sorte de promoteur d’un Disneyland XIX°, suivant le mot de Gilles Genty aux amis du musée : par ses écrits théoriques, il a inspiré par exemple Hector Guimard. Il est question de libellules, très présentes sur les vases de Gallé, leurs ailes se retrouvent dans le dessin des verrières qui surplombent les volutes en fonte de stations de métro parisiennes. Certains ont trouvé quelque peu « nouille » ce style moderne

 

(à Barcelone- à suivre pour les références)
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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 19:48

  * La naïveté de Maillol en ce qui concerne ses rapports avec l'occupant nazi et son amitié avec son mécène le comte Kessler : il était redevable aux Allemands qui l'ont reconnu, exposé, diffusé, acheté, aux occupants qui ont libéré Dina Vierny, emprisonnée à Fresnes, mais cet argument psychologique de la "naïveté" est peu solide. Francis Coste, de Banyuls (décédé tout récemment, décembre 2011), prétendait avoir des preuves de la compromission du sculpteur, en s'appuyant sur la revue de la Collaboration "Signes". La Présidente de la Déportation pour les Pyrénées-orientales aussi, car elle a eu accès, à l'étranger, à des archives encore secrètes, à des photos montrant Maillol et D.Vierny paradant et buvant avec les nazis dans les cafés de Perpignan...

 

  * Rien n'est plus facile que de juger quand on n'est pas dans le contexte de l'époque : qu'aurai-je fait en ces temps de délation et d'occupation ? Aurai-je été courageux..? * Les malheurs de la guerre, de Maillol : l'oeuvre a été commandée par le comité Henri Barbusse en 1939; cependant, la guerre ne permet pas de mener à bien le projet. La sculpture est rebaptisée, de façon idyllique, "La rivière" et exposée au salon d'Automne de 1946. Le plomb est acquis, peu après, par le Musée d'Art moderne.

 

  * Jacques Henric s'intéresse à la peinture et aux modèles. Il écrit que l'on connaît le modèle par le sexe. Le corps du pays qui m'habite, le corps des modèles habitait le peintre. Il devait, pour rendre la vérité de la femme, la connaître intimement, par les formes voluptueuses. L'artiste peint beaucoup avec son sexe.

 

  * Aragon, dans Le Roman inachevé : "Je suis mort en août 1918." * Pourquoi écrire ? On se rappelle la boutade des Surréalistes : "J'écris parce que...", dans l'enquête de la revue Littérature. Plus sérieusement, on écrit pour témoigner, pour rêver, s'inventer une vie meilleure, pour changer le monde, pour la gloire.. Ecrire pour les vivants, même quand on est mort !

* J'ai écrit Moi, Matisse à Collioure à l'encre bleue; j'étais réellement devenu le peintre... Du Portugal, j'avais adressé à la famille S. une lettre dont l'adresse était ainsi libellée: Dany et Lucien S. / Avenue Matisse / 66190 / Collioure. La missive n'est jamais arrivée à ses destinataires car cette belle artère n'existait pas. Je pense plutôt que la lettre a été retenue par un préposé indélicat, je veux dire : collectionneur, maniaque, esthète, fan de Matisse...

 

* Au Maroc, Matisse manie le bleu admirable des Romantiques. A Collioure, il peint une porte-fenêtre dans les tonalités vert amande de Tanger. De noir, il la recouvrira.

 

* "Le bonheur est une fenêtre ouverte sur un jardin. " Aragon.

   "Le bonheur est volonté de bonheur." Matisse Matisse broie du rose et du bleu comme d'autres des tons amers; ses toiles me mettent du ciel dans les yeux, du bonheur au coeur.

 

* On en arrive alors à l'esprit du service public. C'est, ce serait, ce devrait être l'esprit d'abnégation, l'absolu respect du client; faire son travail jusqu'au bout, malgré tout, malgré le bout exténuant de la tournée, c'est-à-dire acheminer en 1999, sans se poser de questions, une lettre adressée à Monsieur Henri Matisse, artiste-peintre, Hôtel Beau Rivage, à Nice...

 

* "La peinture, cette passion périmée." (Bonnard)      maison-mailol.jpg Maison de Maillol à Banyuls (C) J.P.Bonnel

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 19:46

Journal intime : le sexe des mots :

 

   * C'est facile, en fin de compte, d'écrire par aphorismes; ça repose; c'est bien plus dur de s'atteler à un roman !

 

ITALIE

 

   * Je redoute l'autoroute sous les Alpes, j'appréhende les tunnels de Nice à Genova : ils se suivent à un kilomètre de distance, ça n'en finit pas ! Le jour, la nuit, et toutes ces voitures qui foncent vers les vacances... Les ponts de l'autoroute enjambent mille vallées protégées dont les versants à l'adret sont creusés de serres à légumes en terrasses bâchées, qui brillent au soleil... 

   Gênes : la cathédrale Saint-Laurent contient, dans son trésor, la coupe sainte dans laquelle le Christ aurait bu, lors de la fameuse Cène. Le Graal de la dernière scène entre amis... Qu'a-t-il donc bu ? Du vin, vraiment..? Livourne, quatre voies gratuites jusqu'à Rome : la via Aurelia. Plages, marinas avant la ville éternelle. Hôtel Corsi, à Tarrimpietra, à vingt-cinq kilomètres de Rome

 

   * Les gisements de marbre de Carrara sont à ciel ouvert. Très haut, dans la montagne, ces riches cavernes semblent des névés se reflétant sous la lumière. La route de Ligurie est droite, entre la mer et la chaîne des Appenins. 

 

   * A Rome, je fais le tour des chapelles, musées insoupçonnés, où sont enterrés des artistes. La descente vers le Corso est un chemin de croix; un autre vers le Styx des commerces, des touristes et des badauds... Quelques minutes au Caffé Greco si bien climatisé et tapissé d'oeuvres...Reprendre le cours de la visite, sous la chaleur, dans l'effervescence des rues; se reposer un moment : café "Americano" face au Panthéon. Colonnes d'Agrippa, moins vingt-sept et les restes d'Hadrien (plus 125). Finir au restau "routard" "La Montecarlo". On apprécie le calme du Trastevere : la foule de la fontaine de Trevi est loin; loin aussi les ruelles aux lumières tamisées, autour de la Plaza Navona à restaurants musiciens, aux vendeurs, aux peintres caricaturistes, rois de la nuit et du tourisme...

   La beauté se trouve sur les façades decette ville muséale à ciel ouvert : et encore ne voit-on pas la munificence des palais : toiles, meubles, tentures, objets divers... Plaza del opulo : une place Concorde ave obélisque en plus petit et les départs du Corso et des avenues... Sculpture de Neptune, su Sphinx, des personnages figés tout autour; soudain un vivant qui fait le mort, mais il est vrai, il respire, on le voit, il perd son aura quand il ôte sa "personna"...

 

   * La cité du Vatican est écrasée par la canicule. Je suis écrasé par les chefs-d'oeuvre de G.Bellini, L. de Vince, F. Lippi, Raphaël... La représentation du Christ, nu, avec son petit zizi, que l'artiste,ou la censure cacha, grâce à la main de la mère... Paris Bordone : "San Giorgio uccide il drago.". Caravage : Déposition de la croix. Visage noir et rides éclairées dans "La négation de Saint-Pierre" de G. de La Tour, en clair-oscur, toujours. Un peintre étonnant, ici : Dali. "Paysage angélique", 1977, don du roi Juan Carlos. Crucifixion, 1954, don, en 1973, de John Patrick Cody. A la vue de Dali, les jolies Japonaises ont comme un orgasme, plus que l'extase mystique: elles se mettent à crier, à piailler...Etonnant et déplacé dans cette cité, encore, ce gros cardinal dans un paysage vert, peint par l'ineffable Botero !

 

   * Dans la chapelle Sixtine : dire que Raphaël fut enfermé ici pendant quatre ans, à peindre, en 1509/11 et après 1514 ! Moi, je m'enferme dans la divine chapelle et j'écris le roman de la BD qui se déroule sur les murs et le plafond... Une noix tombe du ciel de la Sixtine ou vient de la main impie d'un touriste ? Il est écrit que les visiteurs sont priés de ne pas prendre de photos, de téléphoner, de crier, de péter ni de toucher aux fresques... En vérité, cette salle bondée et sombre ressemble à une basse-cour, où chacun essaie de lire ou d'interpréter les scènes bibliques pour faire l'esthète vis à vis de sa famille ou de ses voisins !  Il y a trois niveaux d'interprétation...Cosprons--creche-bleue.jpg

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 19:10

osier.jpg  * La pluie soudaine sur Nice : il pleut sur la mer. Peut-on mouiller la mer..?

 

* Au musée d'art moderne de la ville de Nice (MAMAC) l'expo sur "Le bleu en avant", titre un peu bête et peu parlant, mais qui veut montrer toutes les variations bleutées dans les créations des artistes de la Côte d'Azur : Matisse, Yves Klein... Je préfère les salles consacrées à Niki de Saint-Phalle, et le trajectoire de sa vie dans le vestibule, ses photos : le beau visage de Kiki...

 

   * Le long de la promenade des Anglais, capter toute la gamme des bleus : de la mer au ciel, de l'affiche à la poubelle en acier, des rangées de chaises disposées en rang pour les visiteurs jusqu'aux enseignes de immeubles américaines ...Raconter l'épopée de cette balade, non plus en photos (trop facile), mais en mots !

 

   Au musée de Cimiez, dans la villa italienne du musée Matisse, décorée d'oliviers. Monochrome de ces verts tout contre le rectangle rouge de la façade... Je vois "La jeune fille à l'ombrelle", peinte à Collioure en 1905 : encore du pointillisme à la Signac. Puis le portrait de Matisse par Derain, vu pour la première fois au musée Terrus d'Elne. Le bronze des statues "Les deux négresses" de 1907. En septembre 1921, il oue un appartement au fond du cours Saleya, au troisième étage, un place Ch.Félix; en 1926, Matisse habite au quatrième étage; en 1931, il prend un atelier rue Désiré-Niel Je vois la fresque de La Danse destinée au docteur Barnes...En 1938 jusqu'en 1954, le peintre hante l'hôtel Regina: il achète un appartement au troisième étage. Il réside à Vence en 1943, jusqu'en 49, à la villa "Le Rêve". .. De Collioure, j'admire la petite statuette de 1906/07, aux cheveux striés... Je reviens à la villa florentine presque chaque année. Avec A., M., S. ou H... comme pour redécouvrir la ville et le musée pour la première fois. De toute manière, le plaisir de la visite est renouvelé grâce aux installations temporaires. 

 

   * Me revoici à Nice. I love Nice. Nice is nice ! A l'hôtel Carlone, boulevard F.Grosso.

 

      Le patron arabe est sympa, il fait payer la chambre chaque fois qu'on prend les clés...Il ne prête le journal, Nice-matin, qu'une fois qu'il l'a bien épluché tout au long de la journée; le quotidien, c'est son occupation favorite; internet, il n'y pige rien...Il n'en finit pas -il s'ennuie)- de raconter son boulot : beaucoup de présence, attendre le chaland, tourner les pages du journal et...de la vie !

 

     Rachida, la réceptionniste, de l'hôtel Dante, 12 rue Andrioli, était vraiment sympa, je me rappelle; à cent mètres, on a la plage, la mer, chaude, et les vagues, les galets, de grosses fesses : pas de place pour ma serviette !

   Au bout de deux ou trois heures, on finit par s'habituer à tous ces voisins énergiques et bons vivants : la naine, le couple beur, les Turcs aux six enfants, les Italiens qui piaillent et font les beaux en jouant au foot dans l'eau, le vieux Français qui écoute la radio à fond...  La fille seule au beau visage, aux lèvres belles côtoie la femme de soixante ans aux seins flottants...Tous sont presque devenus des copains, des "amis" comme à facebouque... Je les photographie en guise de lien: je leur souris, mais ne leur parle pas : doivent me prendre pour un muet ou pour un sauvage...

    Je ne me lasse pas du spectacle de la promenade italienne : footing, vélo, rolers, vieux assis , rentiers se promenant dans des habits de dimanche; ça va, ça vient, et c'est bien... Je passe aussi une autre éternité sur le cours Saleya, à musarder entre les antiquaires, à compter les couleurs vives qui ornent les façades : ici, c'est déjà l'Italie !

 

   * Voyager, bourlinguer jusqu'à en avoir marre de bouger et assez de la vie... Est-ce possible de se lasser ainsi ? Sans doute, avec la fatigue du corps, le démantèlement de l'esprit, la déchéance complète : tout compte fait, c'est bien fait, la vie...

 

 

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 15:49

 

 

   * Musée d'Avignon, expo de l'Américain Cy Twombly à la fondation Lambert. D'abord les manuscrits de Roland Barthes, à l'encre bleue.Puis portraits photographiques d'Andres Serrano : les comédiens français, dont Alexandre Pavloff, en Néron, 2007. Enfin, les belles acryliques de Cy sur papier japonais, 1986. 

   J'ai un dialogue avec la gardienne à l'accent anglais, en jeans, coiffée à la Jeanne d'Arc, elle s'ennuie et marche de long en large dans la petite salle; petite mais très belle, aux grandes baies lumineuses : "Quel rapport entre les sculptures et les carrés sur les vitres ?

-Pour que les oiseaux (alouettes au miroir) viennent s'y fracasser..?

-Ou les visiteurs, ces voyeurs, les baies sont si propres...

-Et là, pourquoi ce tableau placé si bas ? Pour les nains ? Avec un seul point noir dans la surface de la toile ! quel gâchis...

 

   Au musée Calvet, a lieu une lecture, dans la cour aux statues et aux platanes, de Dieudonné Niangonna : provocation, humour...

   Le onze juillet, à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon : l'ajour, la cave du pape, les trois cloîtres, la vue sur le Ventoux, la rotonde, les pilastres épannelés (décorés)...

 

   * Au musée Fabre, à Montpellier : Monet, devenant aveugle, peint le pont japonais sur le bassin aux nymphéas, en 1923 : sorte d'abstraction à la Pollock.

   C'est une expo sur les Impressionnistes et l'Amérique;. Mary Cassatt est une jeune artiste américaine qui s'installe en France en 1873... Voici Montaigne rendant visite au Tasse à Ferrare (1820). Le portrait de Bruyas, Alfred Bruyas le mécène de Courbet, par Glaize, en 1848.

 

  Je voyage au Pic Saint-Loup et aux étangs de Palavas grâce à Combet, 1857, près des cabanes de Pérols. J'aime aussi les garrigues du Pic Saint-Loup par Eugène Castelnau (1859°. Le scandale du salon de 1853, avec "Les baigneuses" de Courbet... J'apprends que C. Ribemont-Dessaignes est né à Montpellier en 1884; il peint un paysage lacustre en 1906. Enfin, je m'attarde à La femme qui marche dans l'eau, de Maillol, bronze de 1924...

 

   * Grenoble, le 10 août 2010, je m'arrête dans la Drôme pour voir le palais du facteur cheval. Avant d'arriver à Hauterives, je visite, par hasard, en voyant de la route ce lieu insolite, la maison bleue de Chritian Guillaut, adepte de l'art naïf et grand collectionneur d'objets hétéroclites. Je discute longuement avec lui et sa femme. 

 

   * On connaît tous la phrase célèbre de Paul Klee: " Non rendre le visible, mais rendre visite." Sartre disait de cet artistes : "Klee est un ange qui recrée les merveilles du monde." 

 

* Les textes de mon ancien blog (le blog à bonnel) sont accessibles, par Google, en cliquant sur "en cache". 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

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