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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 15:48

                 * Voir la fête des fleurs à Gérone : temps de flors a Girona !


gerone.jpg

   Barcelone en miniature :

 

Situé à 11 kilomètres de Barcelone, dans une petite municipalité nommée Torrelles de Llobregat, Catalunya en miniatura est aujourd’hui le plus grand parc miniature au monde. On y retrouve plus de 120 modèles miniatures des édifices et monuments les plus importants de l’histoire de la Catalogne dont le Parc Güell et la Família Sagrada d’Antoni Gaudí, le monastère de Montserrat, l’Aqueduc de Tarragone et beaucoup d’autres.

Une entreprise à l’origine familiale qui existe depuis 1982 cherche à promouvoir la richesse de la culture catalane à travers les monuments et bâtiments réalisés par les grands artistes de renom à travers l’histoire. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle qu’on dit que ce parc d’exposition n’est pas seulement destiné aux enfants, il est en essentiel un regroupement de l’héritage catalane en matière de l’architecture qui est à partager avec les visiteurs de tous les âges.

Cette année, Catalunya en miniatura célèbre son 30e anniversaire et vise à ouvrir ses portes à plus de 100,000 visiteurs. Plusieurs activités sont organisées afin d’attirer le plus de personnes possible. Les visiteurs peuvent même choisir de parcourir le parc suspendus sur des cordes en métal. Ce qui les permet de contempler l’ampleur du terrain d’exposition qui est estimé à plus de 35,000 mètres carré. De plus, ce qui est encore plus intéressant est le fait que certains modèles miniatures peuvent bouger...

 

   * Merci aux auteurs du site "envolées.cat"  -  Exposition à Gérone sur le thème des fleurs : fleurs à gérone

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 18:14

        * Toile de Dominique Baillieux.100_0191.JPG          

 

 

     SUR LA POESIE

 

Il ne suffit sans doute plus de s’extasier comme Vigny, dans Les Destinées : « Poésie, ô trésor ! perle de la pensée ! »

Il ne s’agit plus de se limiter à une utilité de la poésie : elle est, certes, une technique pour communiquer, conserver et transmettre les textes, contes, fables, épopées (Iliade, Odyssée), les livres fondateurs ou religieux  Elle est mémoire des hommes, mais plus : elle est mythe.

            Ainsi, l’imagination de Hugo retrouve la fonction mythologique de la poésie : La fin de Satan est un vaste poème, écrit en 1854, expression de l’utopie romantique ; cette poésie traite de philosophie de l’histoire, de réflexion politique et sociale, de liberté, de la révolte de l’homme : le mythe du progrès parcourt toute l’œuvre de Hugo.

En outre, la poésie s’est voulue, à certaines périodes difficiles des hommes, engagement. Voici encore l’exemple de Hugo et l’exil du poète durant la dictature de Napoléon III. On trouve une attitude identique chez les poètes du XX° siècle durant la guerre et  la Résistance face au nazisme. Quand la liberté physique n’existe pas, la poésie exprime le mythe de la liberté imaginée, ressuscitée : c’est le cas des poètes résistants comme Eluard, Desnos, Aragon, ou René Char, « Capitaine Alexandre » dans les maquis de Provence…

De même les poètes du Tiers-monde ont exprimé leur sentiment de révolte contre l’occupant : Pablo Neruda au Chili ou les écrivains de la Négritude, contre le colonialisme : exaltation des valeurs négro-africaines. C’est l’exemple d’un mythe qui a réussi avec la poésie d’Aimé Césaire et de Léopold-Sédar Senghor : leur poésie a été reçue par les jeunes lecteurs antillais ou africains comme un appel à la reconquête de leur identité volée.

La poésie est aussi magie, incantation ; la parole poétique est un langage qui dépasse le rôle purement utilitaire, de communication, d’information; ce langage manifeste sa puissance, sa force d’envoûtement. Baudelaire définit son art poétique comme « une sorcellerie évocatoire » et la poésie constitue, pour lui, une réponse à la faillite des religions : elle est le dernier espace du sacré; Paul Valéry, au XX° siècle, retrouve le sens étymologique du mot « charmes », du latin carmina signifiant des chants au pouvoir magique.

 

            Le poète devient mage, voyant : le recours au rêve, la puissance de l’imaginaire vont permettre d’explorer de nouveaux espaces. Cependant, va vite s’opérer une dégradation de l’utopie romantique. A la contemplation de la Nature va se substituer le décor urbain : la ville va devenir le lieu privilégié de toutes les contradictions. Et la poésie, comme la ville, est l’espace où les oppositions de toutes sortes (sociales, politiques, religieuses…) vont se manifester ; relire encore Baudelaire et Rimbaud…

Alors la poésie est synonyme de connaissance : elle peut devenir un moyen d’élucidation, d’explication : le romantisme européen a fait du poète un « mage », un prophète, un voyant (Rimbaud : « Je dis qu’il faut être voyant, se faire voyant. » , ou Novalis, poète allemand : « L’homme entièrement conscient s’appelle le voyant » Cette conception est idéaliste : le poète serait celui qui a accès à un monde autre, à un ailleurs ; exilé dans le monde matériel ; il conserve rait le souvenir du ciel antérieur ; le thème de « la voyance poétique «  se retrouve tout au long du XIX° siècle. Ainsi, Hugo : « Le domaine de la poésie est illimité. Sous le monde réel, il existe un monde idéal…Préface des Odes, 1822. Ou Gérard de Nerval : « Le rêve est une seconde vie. Je n’ai pu percer sans frémir ces portes d’ivoire et de corne qui nous séparent du monde invisible. », note-t-il dans Aurélia, publié en 1855

Pour Baudelaire, la poésie est symbolique : « Tout est hiéroglyphique et les symboles ne sont obscurs que d’une manière relative…or, qu’est-ce qu’un poète, si ce n’est un traducteur, un déchiffreur.. ? », dans son essai Sur Victor Hugo, 1861.

            Mais, au-delà du symbolisme, l’auteur des Fleurs du mal annonce la modernité, une écriture inédite qui travaille le matériau de la langue, qui déconstruit, avec Mallarmé, l’ordonnancement classique de la syntaxe et désarticule la phrase. « La poésie est une écriture qui brûle son alphabet », écrit Baudelaire, célèbre aussi pour cette affirmation, en apparence contradictoire : « Je hais le mouvement qui déplace les lignes. » Baudelaire, le premier, affirme surtout la relativité du Beau, annonçant par là les « ready made » à la Marcel Duchamp ou les « installations » artistiques d’aujourd’hui : « La beauté absolue et éternelle n’existe pas ; l’élément particulier de chaque beauté vient des passions et comme nous en avons de particulières, nous avons notre beauté. » (salon de 1846)

 

La vision idéaliste du poète prophète et sauveur de l’humanité :

« Le poète est l’homme des utopies,

Les pieds ici, les yeux ailleurs.

C’est lui qui sur toutes les têtes,

En tout temps, pareil aux prophètes,

…Fait flamboyer l’avenir ! », (Victor Hugo, dans le recueil Les rayons et les ombres) est désormais, à la fin du XIX° siècle et, surtout, au début du XX°, avec Apollinaire et la boucherie de 14-18, dépassée ! La poésie, privée de ponctuation, d’ordre grammatical, devient un dessin, un calligramme, puis un jeu surréaliste, un fruit du hasard ou de l’agilité ludique des troubadours modernes…Cependant la présence de la magie, chez les surréalistes et André Breton, surtout, et aussi celle de l’émerveillement («J’émerveille ! », clame Guillaume Apollinaire, ou « Le génie n’est que l’enfance retrouvée à volonté. ») traverse toujours le texte poétique, en dépit de toutes les métamorphoses et de tous les avatars insolites de la forme. 

 

A Hugo se décrivant comme un nouveau Moïse, à l’ambition démesurée qui apparaît dans un poème écrit en août 1823 : « Un formidable esprit descend dans sa pensée…sa parole luit comme un feu…Et son front porte tout un Dieu ! », s’oppose, avec la modernité du siècle nouveau, une conception plus simple et « matérialiste » : le poète est un « parolier » pour Jean Paulhan, un « fabricateur » pour Paul Valéry, rappelant le « faiseur » décrit par Diderot, deux siècles plus tôt. Et aussi Théophile Gautier, orfèvre des mots, adepte de l’art pour l’art (« Tout ce qui est utile est laid », préface au roman Mademoiselle de Maupin) écrivant :

« Le mot « poète » veut dire littéralement faiseur : tout ce qui n’est pas fait n’existe pas. » A l’inspiration, don des dieux ou des Muses, s’oppose donc le travail sur les mots, la langue, conception moderne de la poésie, le poème devenant une « chose » ou, mieux, un objet d’art. Conception plus modeste, avant tout, s’opposant à celle du créateur : le poète était une sorte de dieu. Et pour Rimbaud, le poète disposait du pouvoir du langage, mais il est surtout à la recherche d’un nouveau langage : « Le poète est un voleur de feu. », écrivait l’auteur d’Une saison en enfer.

Loin de cette exaltation de ce rôle primordial, la poésie, qu’on prétendait impossible après les horreurs de la Shoah ; du génocide, des camps…est à lire et à entendre dans la publicité, dans le rythme du rap ou dans la chanson.

Cependant tous les poètes n’ont pas renoncé à affirmer une exigence plus haute. Mais qui lit, à présent, Char, Guillevic ou Bonnefoy.. ? A qui la faute ? La poésie serait-elle devenue une langue étrangère, un continent étrange, trop éloigné des préoccupations de nos contemporains.. ?

 

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 12:20

mignaval.jpeg   Pierre Mignaval (en noir) et ses salariés, à Sète, au siège des NPL (Nouvelles Presses du Languedoc).

 

 

 

  A propos de mon livre "Balades culturelles en Catalogne".(*)

 

Me voici donc dans un contentieux avec les NPL et son directeur Piere Mignaval: obligé de prendre un avocat puisque ce personnage (issu du net, propriétaire de "mon editeur.net" et des "éditions singulières") refuse de régler, depuis trois ans, mes droits d'auteur et même de me donner le moindre relevé des ventes ou de la diffusion de mon livre (noms des points de vente) ! Un vrai scandale ! La malhonnêteté incarnée ! Je me suis pourtant rendu à trois reprises dans les locaux des NPL, à Sète, afin de trouver un terrain d'entente et d'obtenir des documents sur les diffuseurs... Hélas !

 

   Pourtant l'histoire avait bien commencé; j'avais envoyé mon manuscrit aux Presses du Languedoc, à Montpellier; quelques petites semaines plus tard, son directeur, Max Chaleil, me téléphone sur le portable, m'annonçant qu'il est intéressé, qu'il faut maintenant retravailler plusieurs passages... Je relis, corrige et vais à Montpellier pour signer le contrat et travailler à la mise en page...

 

Puis vint ce Pierre Mignaval qui aurait mieux fait de rester sur le net, car il ne connaît rien aux livres et surtout car il méprise les auteurs. Eliane Comelade m'a raconté ses démêlées, elle aussi, avec ce sinistre personnage.

   J'agis seul pour obtenir droits d'auteurs et dommages et intérêts. Il vaudrait mieux que les auteurs malmenés par les marchands de papier se regroupent en entament des actions collectives ! Cette attitude ne peut que dégoûter les auteurs : la solution serait de s'auto-éditer, ou de lancer sa propre maison d'édition (voir le courage de Patrick Gifreu, avec les éditions de La Merci, qu'il a créées.), même si la reconnaissance est difficile à obtenir ! Le lecteur ou le critique littéraire "reconnaissent" les auteurs édités à compte d'éditeurs, en ignorant (ou feignant d'ignorer que ceux-ci pratiquent très largement le compte d'auteurs...)

 

   A suivre...

  (*) Merci de ne pas l'acheter en librairie (22 euros); je diffuse moi-même (!) quelques dizaines d'exemplaires au prix de 18 euros (me contacter au 0631690932).

 

--- *Sur le site officiel :  Nouvelles Presses du Languedoc 

"Elles ont été créées en 2006 par Pierre Mignaval, quand il a racheté les fameuses Presses du Languedoc fondées par Max Chaleil à Montpellier en 1977.
On y trouve aujourd'hui 18 collections et plus de 300 titres, qui ont pour vocation de présenter tous les éléments constitutifs de la culture régionale, sur un territoire qui va de l'Aquitaine à l'Italie : histoire, protestantisme, nature, langue, cuisine, etc.
La collection Itinéraires et Découvertes, par exemple, publie des guides géographiques thématiques... Sur les traces des Templiers et des Hospitaliers, de Jeannine Redon, nous fait ainsi visiter tous les sites de ces deux ordres en Languedoc."
Les Editions Singulières
"Créées en 2005, elles correspondent à une double volonté de Pierre Mignaval : ne pas se restreindre au seul cadre régional pour la thématique et la diffusion, et proposer des sujets originaux dans le domaine du roman, des essais, du livre d'opinion, de l'art, de la photo...
Et puisqu'il s'agit de publier ce type d'ouvrages depuis Sète, qui est surnommée "L'Ile Singulière", leur nom était tout trouvé !
Un exemple : Fontaines et jets d'eau - Conception et réalisation d'Eric Compan, un des rares spécialistes français en la matière, et qui travaille dans le monde entier.
On a ici 11 collections, dont une intitulée "Hors collection"...
Nouvelles Presses du Languedoc & Les Editions Singulières - 18, impasse Gaffinel - 34200 SETE - Tél. : 04 67 51 60 80 www.npl-editeur.fr
www.editions-singulieres.fr

 

** Rencontre aux Nouvelles Presses du Languedoc (en trois ans, pas une seule invitation ! je me suis invité au stand des NPL à la "Comédie du livre" de Montpellier, en 2009...)

 

A l'occasion de la rencontre annuelle organisée par Pierre Mignaval et les Nouvelles Presses du Languedoc à Sète, l'équipe de Thau Tv vous présentent quelques auteurs de cette éditions sètoise. D'autres reportages sur www.thautv.fr

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 14:43

giner.jpeg  Toile de Gino Balbino Giner-Gabarda.

 


 

   Le peintre est mort dans Collioure tant aimée : 'il s'en est allé vérifier si les couleurs de l'au-delà sont aussi lumineuses qu'ici-bas", dit le faire-part, publié dans le quotidien L'Indépendant (11 mai 2012), ajoutant : "ses cendres seront confiées à la Méditerranée qu'il aimait tant."

 

  Il avait fait les Beaux-Arts, avait beaucoup exposé, invité tout récemment à la Bienale internationale de Florence, mais n'aura jamais pu se libérer de l'emprise d'un père, Balbino Giner Garcia, si glorieux, si connu pour sa faconde, son exubérance, sa bonne humeur, son talent, en Catalogne. Gino, lui, était plus froid, plus réservé, moins populaire; après les expériences figuratives et abstraites, il avait retrouvé la luminosité matissienne dans son ultime veine (image ci-contre).

 

   A l'occasion de sa "rétrospective de 2005 à Perpignan, j'avais écrit (cf. "leblogabonnel") un article "méchant" sur lui, "fauve d'un après-midi d'été": la pornographie attire les foules, mais il ne suffit pas de montrer son cul pour montrer son génie...

 

   Depuis ce non-événement, il m'insultait, quand il me croisait à Collioure (*), ou se postait tout près de moi, avec un air mauvais, comme lors d'un récent vernissage à la Castang Galerie. 

 

  Oublions ces mesquineries ! Ce personnage était mal dans sa peau, il n'a pu donner le meilleur de lui-même : faute d'avoir pu "tuer le père", comme le proclame la psychanalyse de trottoir, il essayait de tuer les autres... Le journal "républicain des Catalans" lui consacre une page entière, en couverture : un sacré linceul. La commémoration comme un fait divers, cela permet de ne pas causer culture tous les jours en ce Roussillon tissé de jalousies et d'hostilités rentrées...

 

- - - - -

 

   (*) Je n'ai rien d'intéressant à vous dire ce matin, alors je vais vous parler d'un personnage insignifiant. Je l'ai rencontré à Collioure, ce dimanche de foule et de marché. Il me poursuit de sa hargne, m'adresse des mots de haine. Il m'a lancé, je crois, un mot charmant "Je vous emmerde !" Il est plus doué en parole qu'en einture, c'est sûr !

   Cet individu raffiné s'appelle Balbino Giner, numéro deux, dit "le Petit". Comme il veut se distinguer du père, si sympathique et talentueux, il se fait appeler "GINO": sa petitesse est toute dans ce diminutif...

   Pourquoi cesinsultes ? J'avais écrit, durant l'été 2005, un pas gentil article sur sa mauvaise peinture (voir les débuts de mon blog) : cet "artiste", utilisant les zébrures animales et les costumes des bagnards, dans les couleurs franches de Matisse, n'a pas apprécié que je définisse ainsi son bariolage "pinar plutôt que pintar". J'ai la liberté de dire ce que je pense et ce monsieur me prête trop d'importance: ma "critique" n'a été lue que par 345000 personnes...

   Je l'ai revu un peu plus loin, près des stands des auteurs et éditeurs: se montrer dans le monde de la culture ne peut être que valorisant pour sa cote et ses marchands. On dit toutefois que Gino est plus cul que ture...mais cela ne nous regarde pas...

   Au fait, trêve de trivialité et d'insignifiance, j'avais une info importante à vous communiquer : Marie-Christine Barrault lit ce soir des poèmes de Césaire et Saint-John Perse, au Château Royal, à 21 heures (10 euros): enfin, la vraie culture ! moi-tombe-balbino.jpg

 

 

 

 

 

 

 

La tombe du père, décoré par le fils, au cimetière ancien de Collioure, avec l'appui de la municipalité.

 

(photo de Nadine de Brabandère)

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 14:05

 

  * Chronique du vagabondage :

IMGP0001-copie-3.JPG

  Jack Kerouac, auteur du "Vagabond solitaire", écrit, dans "Les anges vagabonds" que "la mort est au Mexique"... On réédite "Sur la route", en version complète, non épurée. Et le film sort ces jours-ci...

 

  * Le poète et voyageur franco-irlandais Kenneth White se nomme "clochard transcendantal", "nomade intellectuel", ou "solitaire social". Ses poèmes et ses essais ( comme "La figure du dehors", biblio/essais) tentent de définir l'Homme, cet éternel vagabond : "C'est un animal que j'appellerais bio-cosmos poétique"...

 

  Les derniers films de Kurosawa ("Rêves") ou de Fellini ("La Lune") montrent un monde passé, passif, décadent ou en évanescence. On peut aimer ces songes, ces fantasmes, cette beauté plastique, mais où est le présent ? Fellini affirmait : "Vivre, c'est comme se souvenir."

 

  * Poète qui ne veut pas laisser de preuves, mais des traces, René Char, "passant appliqué à passer, donc à jeter le trouble", aimait les vagabonds, ces "transparents luni-solaires", qu'il a célébrés dans le recueil des Matinaux et dans les aphorismes de "Fureur et Mystère" :

 

  "Vagabonds, sous vos doux haillons, deux étoiles rébarbatives croisent leurs jambes narratives, trinquent à la santé des prisons."

  Réfractaire et vagabond ("épouse et n'épouse pas ta maison"), le poète ne pourrait pas avoir le prix Nobel : il ne peut "tomber" dans un concours...

 

  * Flâneries : Béatrice Commengé publié ses "Flâneries anachroniques (Finitude, 2012, 96 p., 12 euros) : voyages étranges, insolites à la recherche du lieu intime d'un écrivain, telles les chambres d'hôtel fréquentées par Henry Miller à Paris. Elle accomplit des pélerinages  autour du monde : à Trieste, elle note : "Dans le jardin public, on a volé la tête de Svevo, celle que j'avais photographiée le 14 février 1996..." Ne reste que le piédestal de marbre...Ne restent que les oeuvres...

 

  * L'écriture : mes textes commencent, en général, quand j'écris des bribes de phrases, des images, des idées, en marge de lectures : page de garde des livres, colonnes étroites des journaux; les articles d'un quotidien peuvent servir de tremplins à ma propre écriture.

  J'aime me sentir saturé de notes, d'esquisses (mon matériau essentiel est consigné dans un journal "de bord", une sorte de cahier de brouillon : ces "Mémoires provisoires", je les écrits depuis plus de vingt ans; elles constituent un grenier, une réserve de textes ou de livres à venir, du moins je l'espère...

  Un beau jour, je me décide à écrire le poème ou l'article (j'ai beaucoup publié dans des revues, journaux, blogs...) envisagé depuis un certain temps ! Je m'assois devant mon bureau, tel un fonctionnaire (pour réussir à aller au bout de soi et de l'écriture, c'est ainsi qu'il faut travailler, avec la patience d'un laboureur, et un strict emploi du temps !), alors que je déteste écrire dans une pièce. En effet, l'écriture est pour moi synonyme de mort. Ce que j'avance n'a rien d'original; déjà André Gide, au début du XX° siècle, le proclame dans "Les Faux-Monnayeurs":

  "Il me semble parfois qu'écrire empêche de vivre, et qu'on peut s'exprimer mieux par des actes que par des mots." (La Pléiade, page 1150).

  Délaisser le soleil, les amis, les aventures sensuelles, le sport, la mer et la montagne...est un martyre ! J'en viens parfois à souhaiter qu'il fasse mauvais afin de pouvoir rester chez moi, pour travailler, c'est-à-dire écrire !

 

  Mais c'est vrai, quand je m'y mets, quand j'ai la volonté de m'atteler à l'écriture, une jouissance intense s'installe, peu à peu : je me dis alors que la vraie vie, elle est vraiment là, dans le moment accaparateur de l'écriture...         ( avril 1991, revue "Les Alpes vagabondes", Gap)

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 14:27

aspres.jpeg Banyuls-dels-Aspres

 

 

   Les Aspres

 

   Aspres, un territoire aux visages changeants, où montagnes , collines et vallées sont l’attrait principal de cette région de la Catalogne du Nord. 

   En effet, Aspres qui signifie, «amer, aride et âpres» en catalan, vient faire référence aux multitudes de reliefs abrupts. On y explique l’importance  des Aspres dans la culture catalane en passant par son histoire,qui remonte à cela bien longtemps.

  Plusieurs domaines et gravures laissés par les ancêtres sont encore présents et visibles, ce qui donne un cachet très particulier et exceptionnel dans cette région. De plus, les Aspres sont depuis toujours un lieu de passage entre les deux vallées pour plusieurs personnes, en commençant avec les contrebandiers pour même aller aux pélerins de toutes sortes.

Ensuite, l’article fait référence au riche sous-sol des Aspres et explique son importance dans l’extraction du minerai de fer, travail déjà entrepris auparavant par les Romains. Grâce à leur sous-sol et leur climat, ils leur ont été possible de faire quelque chose de bien original, soit la formation d’un puit de glace. Voici la citation exacte :

Dans ce pays qui cultive les extrêmes, ne manquez pas non plus le puits à glace de Saint Marsal, 3 mètres de diamètre et 5 mètres de profondeur, qui permettait de conserver toute l’année la neige tassée et transformée en glace. Il faut dire que les hivers étaient plus rigoureux et par conséquent, les Aspres enneigées tous les ans, ce qui n’est plus le cas depuis deux décennies. Je peux témoigner ici d’une retraite de communion à la Trinité, dans la neige à la fin du mois d’avril 1971…

Source: http://www.capcatalogne.com/Les-Aspres-la-magie-de-l-authentique–7001.phtm

Une autre caractéristique des Aspres, se sont ses multitudes d’architectures datant de l’âge médiévales et même plus loin dans le temps. Un bien connu est le château de Castelnou :

[...]ont laissé leur marque avec le château de Castelnou qui surplombe l’un des plus beaux villages de Catalogne avec ses rues pavées et pentues épousant la courbe de la colline minérale. Il fut construit en 933 pour atteindre l’apogée de sa puissance avec les vicomtes de Castelnou, entre le XIe et le XIIIe siècle. Aujourd’hui, certes, le village de Castelnou est l’un des plus visités du département et figure en bonne place dans les brochures touristiques. Mais c’est le patrimoine sacré qui tient le haut du pavé, dans ces montagnes écartées des grands axes.

Source: http://www.capcatalogne.com/Les-Aspres-la-magie-de-l-authentique–7001.phtm

De plus, l’article explique l’importance des moines guerriers dans l’évolution historique de cette ville. En effet, ils ont mis en place plusieurs mesures pour contribuer au développement de cette région de la Catalogne du Nord, en «endiguant les fleuves, créant des canaux, reconquérant des terres arables, maîtrisant l‘irrigation».  Toutefois, il est actuellement pratiquement impossible de pouvoir voir encore des traces de ceci, mais on vous encourage à vous y rendre pareil et d’y faire un tour. Toutefois, certains moines, que l’on appelait les Augustins restaient au Monastir del Camp, une architecture encore présente et visible. Plusieurs information sur les moines et la vie à cet époque sont évoqués dans l’article, pour plus d’informations vous pouvez vous rendre aussi sur le site web des Aspres : http://les-aspres61.fr/

De plus, les Aspres est une région qui réunit histoire, paysages magnifiques, et patrimoines culturels très intéressants.  Il ne faut pas oublier de mentionner l’importance de l’eau et la pureté de cette dernière, ainsi que les villages qui ne changent pratiquement pas, vivant une vraie vie d’agriculture et d’élevage. Toutefois, une compagnie de la place a su se glisser au rang des multinationales, avec sa production de bouchon de liège:

Le chêne-liège, par exemple, a dicté sa loi. Il faut 12 à 13 ans entre chaque levée de liège et cinquante ans d’âge, pour qu’un chêne soit exploitable. Les générations qui ont œuvré ici l’on fait au nom de l’avenir. Ils connaissaient les vertus de la patience et de l‘effort. Résultat, aujourd’hui, l’entreprise familiale Sabaté s’est hissée au rang de multinationale en devenant l’une des grandes références des bouchons en liège et en aggloméré. Un bel hommage à l’infinie sagesse des anciens.

Les Aspres est une vraie fierté pour les catalans, car cette région sait comment se démarquer, malgré sont mode de vie plus conservateur. En effet, la chapelle de la Trinité, oeuvre romaine splendide, s’est retrouvée à la grande exposition du Museu Nacional d’Art de Catalunya sur l‘art roman catalan, en 2010, ce qui est une grande fierté pour eux.

[...]trouve la chapelle de la Trinité dont l’apparente austérité cache l’une des plus belles majestés romanes au monde, un Christ en croix apaisé, la tête doucement affaissée sur le côté dont l’humanité étreint inexplicablement le cœur. Une œuvre tout simplement grandiose. Lors de la grande exposition du Museu Nacional d’Art de Catalunya sur l‘art roman catalan, en 2010, cette pièce a été demandée en priorité par les commissaires, tant elle illustre le génie propre de notre territoire.

Finalement, les Aspres doivent aussi leur fierté à leur belle capitale : Thuir, tout proche de Perpignan. Thuir est l’exemple parfait d’une ville ayant conservée ces atouts depuis le début de son existence. Et sans oublier, qu’elle a su garder son identité catalane, tout en s’ouvrant à la culture contemporaine.

Capitale viticole et maraîchère, Thuir a aussi inventé le Byrrh, ce mystérieux breuvage au goût de quinquina qui fit les beaux jours des tables distinguées pendant plusieurs décennies et aussi la plus grande cuve en chêne du monde, devenue une véritable curiosité touristique !

Source: http://www.capcatalogne.com/Les-Aspres-la-magie-de-l-authentique–7001.pht

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 18:55

     coste.jpeg Alors que je travaillais sur Maillol, il y a dix ans, Francis Coste, écrivain, intellectuel, artiste,vigneron,  homme convivial, m'avait invité chez lui. Il me donna des foules de renseignements et me montra des dessins et documents inédits : il faudra bientôt publier ses recherches...Allons voir l'exposition réalisée pour lui, chez lui, à Banyuls !


 

 

DE TERRE ET DE MER

 

Exposition en hommage à Francis COSTE

 

Du 8 au 28 mai 2012 à Banyuls-sur-Mer

 

Salle du Mas Reig (direction Jardin méditerranéen Biodiversarium)

 

avec la participation de l’artiste sud catalan.

 

 

Vernissage le 12 mai 2012 à 18h30 avec une dégustation

                   des Domaines de La Casa Blanca et de la Rectorie                   

Concert-récital du guitariste international     Pedro SOLER     - à 20h30 -

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 17:00


    Le changement est en marche. Le changement est là : une autre tête, une gouvernance "normale", moins d'arrogance et d'affaires politico-financières...)

 

   Le plus dur, cependant, est à faire : face à la "crise" (organisée par la finance, les marchés internationaux), au chômage, au mécontentement et à l'amertume de l'opposition...

 

   Comment changer ? L'économie par la relance, au niveau européen, par un partage des efforts (de la part des banques, surtout, des grandes entreprises du CAC 40...), par une réforme fiscale, pour plus de justice et de slidarité...

 

   Changer les esprits, aussi et en même temps; en effet, beaucoup de haine est apparue durant la campagne : dans les discours de l'ex-président, tentant de séduire les électeurs "frontistes", se séparant ainsi des citoyens modérés (d'où la décision courageuse de Bayrou), en recourant à des "arguments" peu glorieux (France envahie par les étrangers, les immigrés, viande halal, bourka, etc...). On ne gagne par avec un tel sentiment ! Certes, à gauche, certains médias (Mariane, Charlie-Hebdo..) ont pu afficher des dessins et slogans insultants, haineux, tel que "Le voyou de la République". Mais dans les propos de F. Hollande, la haine fut étrangère, me semble-t-il...

 

   Changer les structures d'un pays, les mentalités de ses citoyens, la marche de l'Europe, vaste programme ! Nous n'y arriverons que si tous nous mettons au boulot, dans une atmosphère plus apaisée, avec l'esprit de tolérance...

 

  En attendant, dansons et chantons : ne bradons pas notre plaisir !!!! 
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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 15:40

 

 cimetieres-de-baleines--clip-2.jpg 

  * Chemins de l'été. Carrières abandonnées. Ardoises de la maison liquide. Nomadisme de par les plaines. Camis ramaders de Catalogne. Canaïres de Provence. Trazzere de Sicile. Drumul oilor de Roumanie. Canadas de Castille. Drailles du Languedoc...

 

   Chaque jour, le plein midi, malgré l'embrun, malgré la pluie.

  Les textes apparaissent comme à une crête de chemin de randonnée.

  Ce mai assoupi qui se surprend à guetter la foule et la venue de l'été...

  Tandis qu'à la ville, des rues, des marchés, des lycéens...

   Je me souviens, Le Lavandou...Ces gens multicolores, hôtels éventrés, cuisses boursouflées, coquillages blancs, mondes du large, des nuits humides et des sexes ouverts...

  Devanture sans vitrine, un décor de sable et un café posés dans un théâtre fin de siècle...

 

  * Villégiature tranquille dans un transat du Prado. A Marseille, la drôle de mort de Rimbaud. Dans le jeu de quilles de la vie, il perd la sienne. Mort d'une jambe, perte d'un poète...

  Arthur toujours ivre sur sa dune d'olive. Harar, Roucas blanc, Lolla Touareg. Il peut écrire tous les déserts des pages, ailleurs la vraie mort...

 

   L'écriture rimbesque court sur le sein des vagues. Elle est happeuse, pressante, exigeante, sans concession : elle est la mer, dirait Rimbald le Marin, elle écrit du haut de ses épées d'écume !

 

   L'été des oiseaux sur la plage. Pattes et poitrines calcinées par le soleil. Les ailes dans le goudron du vent. La cage noire des cheveux. Quelques filles, qui détiennent la vocation du bonheur, voltigent dans leurs dentelles, dont le geste aérien est charnel. La peau se lit à la pointe d'un sein qui cogne à l'enveloppe de l'air. Un désir nu se visse dans cette rougeur à la chair de poule.

 

   Eté des arbres crachés à la mer; elle rend pourtant un jour, toujours, ses excréments d'hommes et d'objets. Au-dessus des têtes, un manège de cuivres. Une musique d'eau sur l'enclume du sable. La chaleur habite la surface des lèvres, tout à leur récitation du silence. Sculptures immobiles des corps marins. L'été referme ses demeures de noix sous une rapide voûte de bras.

  Il se tient où navigue l'écriture. Il mine le crayon de la parole...

 

   * Sale été 93 : Après le froid alpin de début juillet, après la mort de la collègue de Lettres, et les vents marins glaciaux de Collioure. Ou l'ironie du sort de Ferré parti le 14 juillet. Ainsi que Marcel Oms et sa compagne, victimes des cimetières bitumés en pays audois... Que de mauvaises nouvelles ! 

   Pour le témoignage objectif, on notera le décès de Bouygues, qui n'aura su se faire statufier : du béton que de son vivant !

   Il ne restera que la lecture de Montaigne, long labour estival et les jours rythmés par des musiques, des élans de chaleur, les vagues et les livres sur Artaud, la fête à Perpignan...

 

   * Miettes d'un été. Mots éperdus...

 

  * Après le lever brutal du matin gorgé de soleil, l'écriture se renouvelle, dans l'ombre des tuiles et des lauses...

 

  * J'apprécie, lors des matins estivaux, l'effet duveteux de l'évaporation, de la dissipation des mots nocturnes. Je l'attends, la guette, cette fuite des brumes, pour découvrir enfin les lignes du village, du paysages, les courbes de la mer. Mais la brume se change en un brouillard intense, qui monte, vite, vers les collines et, même en courant vers les hauteurs, les vignes, les tours de guet, elle monte plus rapidement que moi, la brume insoupçonnée, même en courant sur le toit du décor, je n'ai guère le temps d'apercevoir la vergue de la mer, le découpage du littoral, la cambrure de la Méditerranée, la ligne obstinée de l'horizon, l'improbable voile hasardée dans les cotons trompeurs... Il faut fendre les vapeurs de l'impossible jour pour revenir chez soi, avant l'intégrale invisibilité...

 

   La neige sur la mer est aussi insolite qu'un poil de vieillard sur un œuf d'autruche. Pourtant, c'est une si belle surprise, quand plage et mer découvrent la neige !

 

   La plage estivale est une leçon d'anatomie (déjà dit ? décrit dans ce journal intime ?)

   Pourquoi tant de gens demandent-ils si l'eau est bonne. La mer n'est pas bonne, elle n'est que fausse surface, qu'illusion de beauté : sans bonté, son humide profondeur, si angoissante pour mes petites palmes...

   Il a plu dans la nuit méditerranéenne : la mer, au matin, peut vous paraître encore plus mouillée que d'habitude...

   Le vieux fait mille contorsions pour s'enlever le maillot et se mettre un caleçon se; debout, devant la foule qui, par bonheur, ne s'inquiète que de la course d'un nuage ou de la probable venue du dauphin pèlerin de la Côte vermeille.

 

   "Commence pas à couaner !" (sic), lance la mère à son petit, effrayé à l'idée de nager...

 

   Et lui, du tac au tac : "Arrête de nager : tu vas devenir dauphin !"

   Il prit la méduse par dessous et la lança comme une bombe molle cent mètres plus loin dans un orage d'écume.

 

  * L'été, j'aime me contenter de rester dans le soleil de ma table. Au matin, écrire dans cette plongée rêveuse nourrie de cafés chauds et de l'exotisme d'un cigare, pour ramener à peine, parfois, un semblant de poésie...

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 14:58

 

 cri.jpeg Le tableau du peintre norvégien, dans sa version en pastel, a été acquise ces jours derniers, sans doute par la famille royale du Quatar, pour la somme faramineuse et "abstraite", pour moi, de 120 millions de dollars !

 

   Spéculation et investissement dans les oeuvres d'art constituent un scandale, pour la raison humaniste, en ces périodes  de crise, de pauvreté, de famine, d'austérité. Un crime contre l'art : si cet argent pouvait aider les jeunes créateurs de talent ! Or, le capital va vers les oeuvres les plus célèbres ou les plus fantaisistes, à la mode : celles de Jeff Koons, par exemple...

 

   Il ne s'agit pas de contester la "beauté" et la charge émotive contenues dans cette toile; simplement, il s'agit d'écrire ici qu'une telle "obscénité" me pousse à la tentation de vouloir substituer au "marteau"du commissaire priseur, la "faucille" des Segadors, ces faucheurs chers à la République catalane et à d'autres révolutionnaires en herbe..!

 

 

   Le riche acquéreur  s'est emparé de la représentation d'un homme angoissé, en train de crier, les mains sur les oreilles, sur un pont, tentation de suicide, strié de jaune et de mauve, sur un fond de décor tragique et rouge, représentant le crépuscule tombant sur Oslo... Un homme heureux -car l'argent convie au bonheur - a acquis l'intimité, le sentiment le plus personnel, d'un individu poussé aux extrémités par le désespoir...

 

   Ce "cri", exprimant une revendication, demandant de l'aide, traduisant la solitude d'un anonyme dans la foule sourde de la modernité, annonçait, selon les analystes, les traumatismes en tous genres, que le XXème siècle naissant allait subir : guerres coloniales ou boucheries européennes, camps de concentration, Shoah et massacres ethniques...

 

  Ce chef-d'oeuvre d'affectivité, de puissance évocatrice, suggérant la déréliction sociale, affective et métaphysique, se trouve bien à l'abri dans un coffre-fort, loin des regards des amateurs d'art et d'émotion : exposé pour le plaisir d'un puissant de l'argent ou d'une minorité privilégiée ! Que grand soit leur jouissance et grandioses leurs funérailles prochaines !!!

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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