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23 avril 2022 6 23 /04 /avril /2022 10:08
Canigou (J. Iglesis) - Pierre-Jean BRASSAC et son dernier livre - é livres de JPB
Canigou (J. Iglesis) - Pierre-Jean BRASSAC et son dernier livre - é livres de JPB
Canigou (J. Iglesis) - Pierre-Jean BRASSAC et son dernier livre - é livres de JPB
Canigou (J. Iglesis) - Pierre-Jean BRASSAC et son dernier livre - é livres de JPB
Canigou (J. Iglesis) - Pierre-Jean BRASSAC et son dernier livre - é livres de JPB

Canigou (J. Iglesis) - Pierre-Jean BRASSAC et son dernier livre - é livres de JPB

* Fête du LIVRE ce samedi :

ARGELES

 

 

Fêtes et Festivals, Argelès-sur-Mer

 

 

La catalanité sera à l’honneur samedi 23 avril, avec la célébration de la Sant Jordi, saint patron de Catalogne.

 

Un après-midi festif attend petits et grands à la salle Carrère (non loin du centre,  vers la plage, parking gratuit): nombreuses animations, dédicaces d'auteurs :

 

Thérèse CAU, Brigitte FARINES, J.Philippe LAPEYRE, J. P. Bonnel...

 

Sollers & Z...Lévy et André Breton...etc

 

- - -

 

 

 

**Vient de paraître :

La contrebande dans les Pyrénées, par

 

 Pierre-Jean Brassac

 

auteur, traducteur, journaliste, lecteur public

 

L'auteur viendra à Banyuls -salle Novelty, entrée libre- en octobre 2022, pour parler de son livre (invité par l'association. Walter BENJAMIN sans frontières - 06 31 69 09 32)

 

http://www.sgdl-auteurs.org/pierrejean-brassac

 

http://www.autourdesauteurs.fr/pierre-jean-brassac/

http://www.occitanielivre.fr/annuaire?field_search=Brassac&field_ville=&view_mode=list

http://www.m-e-l.fr/pierre-jean-brassac,ec,1220

http://pjbrassac.wix.com/pierrejeanbrassac

https://blogs.mediapart.fr/brassac/blog

 

 

Monts-Déserts Editions: 978-2-9546023

 

 

ROLYORK_VANILLE_13725 copie.jpg

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Cette saison, nous voyons Majorque à travers les yeux de notre créatrice Anita Radovanovic.

 

 

 

 

 

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22 avril 2022 5 22 /04 /avril /2022 09:04
Argelès : lieux pour la Sant-Jordi - JP.Bonnel : son dernier livre sur la Catalogne
Argelès : lieux pour la Sant-Jordi - JP.Bonnel : son dernier livre sur la Catalogne
Argelès : lieux pour la Sant-Jordi - JP.Bonnel : son dernier livre sur la Catalogne
Argelès : lieux pour la Sant-Jordi - JP.Bonnel : son dernier livre sur la Catalogne

Argelès : lieux pour la Sant-Jordi - JP.Bonnel : son dernier livre sur la Catalogne


Argelès-sur-Mer
 Sant Jordi   place des Castellans
(ou salle Carrère en cas de pluie)

 

La catalanité sera à l’honneur samedi 23 avril, avec la célébration de la Sant Jordi, saint patron de Catalogne. Un après-midi festif attend petits et grands sur la place des Castellans et dans le centre du village.

Sant Jordi est célébré depuis le XVe siècle. La légende raconte qu’il transperça de son épée un dragon, sauvant ainsi une princesse vouée à une mort certaine, et qu’un rosier sortit du sang du dragon. Sant Jordi, triomphant, cueillit une rose, d’un rouge comme on n’en avait jamais vu, et l’offrit à la princesse. Depuis ce jour, chaque 23 avril, Argelès-sur-Mer et toute la Catalogne célèbrent Sant Jordi et perpétuent la tradition d’offrir une rose aux dames et, depuis 1920, un livre aux hommes.

Rendez-vous donc samedi 23 avril, dès 14 h, sur la place des Castellans, pour un après-midi festif riche en émotions. Décorations sur le thème de la légende de Sant Jordi, présentation des boîtes à livres, jeux, conteur et bien d’autres surprises.

 

Au programme (sauf mention contraire, toutes les animations se déroulent place des Castellans) : à 14 h 30, inauguration des boîtes à livres décorées par les artistes Ben Caillous et Prooz. À 15 h, saynètes présentées par les enfants des classes bilingues d’Argelès-sur-Mer ; à 15 h 30, défilé et danse des Gegants (les géants), place des Castellans et dans les rues du centre ancien ; à 16 h, chorale des enfants des classes bilingues d’Argelès-sur-Mer ; à 16 h 15, goûter pour les enfants ; à 16 h 30, conte par Wilfried Delahaie, à la médiathèque Jean-Ferrat ; de 16 h à 18 h, atelier créatif de réalisation de marque-pages personnalisés, à la médiathèque Jean Ferrat ; à 17 h 30, chants traditionnels par Els cantaïres d’Argelers ; à 17 h 45, sardane par le Foment de la Sardane, place de la République ; à 18 h 15, apéritif de clôture.

 

La Catalogne, une fenêtre ouverte sur l’avenir…

Catalunya més que mai…

 

Première puissance industrielle, seconde force agricole de l’Espagne, la Catalogne se révèle aujourd’hui comme un vivier de projets, d’espoirs et de dynamiques dans l’espace européen qui se dessine et qui s’installe.

 

Dans une société en mouvement perpétuel, être catalan c’est choisir son destin, c’est mesurer tout ce que le passé nous a légué, c’est appréhender avec lucidité mais non sans humilité ce que l’avenir nous propose…

La Catalogne, c’est la force tranquille d’un destin contrarié. Née d’un passé millénaire, elle a connu des heures glorieuses, sublimées par le règne du Royaume de Majorque (1262-1349), elle a perdu sa couronne lors du Compromis de Caspe (1412), le Traité des Pyrénées lui a ravi son identité (7 novembre 1659), sa capitale : Barcelone a capitulé devant les troupes espagnoles (l1 septembre 1714) sa langue a été proscrite, bafouée, interdite (en France, édit royal du 2 avril 1700)…. Mais elle ne s’est jamais déclarée vaincue…

 

Au long des générations qui ont suivi, au cours de décennies baignées par plus d’ombre que de lumière, la lutte de la Catalogne s’est organisée… mesurée, patiente, clandestine… Fortement affectée au siècle dernier par la dictature franquiste (1936-1975), la Catalogne – saluée en exemple par des écrivains militants et visionnaires tels George Orwell - a accédé au statut d’autonomie en 1979. Forte d’une conscience collective, forgée de jour en jour, d’événement en événement, elle rayonne aujourd’hui de par sa singularité, de par sa diversité et de par son esprit d’ouverture…

 

Etre catalan ici et maintenant, c’est moins un héritage acquis qu’une vigilance et qu’un combat de chaque instant. Tout comme en Catalogne Sud, dans la région de Valence, aux Iles Baléares, en Andorre, dans la Frange d’Aragon, à l’Alguer (Sardaigne), dans le Val d’Aran, nous sommes fiers, Catalans du Nord, de défendre au quotidien notre terre, notre langue, nos traditions, notre passé …et ce pour mieux forger notre avenir. Nous sommes fiers de faire partie de ces douze millions d’êtres humains qui ont été, sont ou ont choisi d’être catalans… comme le philosophe Ramon Llull, comme le sculpteur Aristide Maillol, comme le violoncelliste Pau Casals, comme Jordi Barre, artiste et chanteur, qui porte pour l’éternité – pour toujours et à jamais - notre foi…oui, nous sommes fiers d’être catalans!… «Sempre endavant, mai morirem…»

Jean Iglesis

Sant Jordi
Le Canigou: plus qu’une montagne, un véritable symbole…
 
Elevé à 2 785 mètres d’altitude, il culmine, majestueux… «Montagne sacrée des Catalans», comme l’a péremptoirement baptisé Joseph Ribas, écrivain et chantre de ce massif nourricier et ô combien loué, le Canigou s’impose, au fil de l’Histoire, comme une incarnation de l’identité et de la résistance catalanes. Contrairement aux idées reçues, une montagne ne peut objectivement constituer une frontière. Le Canigou s’est d’ailleurs inscrit, dès son peuplement, en exemple d’exception géographique. En lieu et place d’entraver les liaisons et les échanges entre les hommes, il a de toujours représenté un espace de vie, un vivier économique et social. Réserve de neige, et de fait source d’énergie hydraulique, il n’a jamais manqué de s’orienter vers l’exploitation de la forêt et du sol (gisements de fer et de marbre, aujourd’hui abandonnés…). Il a favorisé la concentration du bétail (estives et pâtures). Il propose encore maintenant, face à l’avenir et à l’incertitude, outre le tourisme et les sports de montagne (marche, ski, alpinisme…) des pistes parcourues depuis des siècles, et à nouveau recommencées telles le thermalisme et le solaire…
Pour Jacint Verdaguer, poète de la Renaissance, le Canigou - titre de son fameux poème épique, cristallise l’union de la Catalogne, divisée le 7 novembre 1659 par le Traité des Pyrénées…
 
Par temps clair, lorsque la Tramontane caresse - parfois un tant soit peu rudement -le littoral méditerranéen, on peut voir le Canigou pointer son pic enneigé de loin, de fort loin, depuis Marseille même… Et quand on a vu une seule fois le Canigou, magnifique sous la lumière du printemps, on s’en souvient à jamais….
 
Jean Iglesis
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21 avril 2022 4 21 /04 /avril /2022 09:42
La culture selon Macron (3) - Il a enfourché le tigre !
La culture selon Macron (3) - Il a enfourché le tigre !

Macron et la culture

 

Le débat d'hier soir (mercredi 20 avril 2022), policé et un peu ennuyeux, n'a pas abordé la thématique de la culture. Seul, E. Macron, en expliquant ses mesures pour l'éducation, a insisté sur la culture artistique à l'école.

 

Culture à l'école

 

Le thème n'est pas porteur ? N'intéresse pas les citoyens? Pourtant, le président entend aider les créateurs contemporains et M. Le Pen est plutôt attaché au patrimoine, aux "vieilles pierres inertes" comme l'écrit Michel Guerrin (1), ce qui est cohérent avec son idéologie qui célèbre les racines de la France, l'enracinement de la civilisation occidentale dans la chrétienté.

 

Il manque sans doute une grande vision d'ensemble pour la culture, un projet mobilisateur, un nouvel espace à consacrer à la création. Pour l'instant, la vision de Macron est l'Europe, et la paix. 

On ne peut cependant pas oublier les 14 milliards consacrés à la culture durant le confinement. 

 

On ne peut omettre que le budget du secteur culturel n'a cessé d'augmenter pendant la dernière mandature : 15% d'accroissement depuis 2017...

 

On ne peut gommer, sauf à être de mauvaise foi, l'instauration du "pass culture ", ou chèque de 500 euros, pour les jeunes (plus d'un million l'utilise). Trop consumériste, dit-on, car dépensé surtout pour des manges, des tickets de ciné ou des instruments de musique...mais les commerçants de ces biens de consommation culturels se réjouissent...

 

N'oublions pas non plus l'effort en direction du patrimoine: "redevenu un sujet central", avoue Stéphane Bern.

 

Ne passons pas sous silence la création, en 2020, du Centre national de la musique-, et des "Micro-Folies", musées numériques de proximité...

 

Le débat n'a pas permis d'informer les Français sur ces innovations ! Enfin retenons que l'action culturelle a aidé les créateurs, les acteurs du spectacle vivant, et a pérennisé le régime d'assurance-chômage des intermittents. Beaucoup de dépenses pour la "démocratisation culturelle",  une action publique, étatique, sans équivalent durant la crise sanitaire ! Les théâtres, cinémas...ont été fermés pendant cent jours en deux ans, mais ils ont été sauvé par ce sacré Macron qui a

Enfourché le tigre !!

 

J.P.Bonnel

(1) Chronique du journal Le Monde du 16 avril dernier. 

  • - - - -

 

 

 

  • Relevé dans la presse (La Croix) :
  •  
  •  
  • Emmanuel Macron

Le président sortant reconnaît en préambule de son programme: “Trop de citoyens n'ont pas accès à la culture”. Il propose dès lors de “créer un Pass Culture de 500 € pour tous les jeunes de 18 ans” et “d’ouvrir les bibliothèques le soir et le dimanche”.

Autre préoccupation d’Emmanuel Macron: “le rayonnement international de notre vie artistique s’essouffle”. Il prévoit d’”investir dans les industries créatives et culturelles françaises en créant un fonds d’investissement dédié de 200 millions d’euros.” Face à la concurrence des plateformes, le chef de l’Etat mise sur une autre stratégie que ses concurrents: “créer les conditions de l’émergence d’un “Netflix européen” exposant le meilleur du cinéma et des séries européennes”.

 

  • Marine Le Pen

Pas de section consacrée à la culture dans le programme de la candidate du Rassemblement National, mais un long livret, en revanche, sur la question du patrimoine. “Il tient une place majeure dans le programme de redressement moral du pays", explique Marine Le Pen, qui le juge aujourd’hui en péril.

Sa solution? D’abord un état des lieux - un livre blanc -, puis une “loi de programmation du patrimoine”. Le budget annuel pour l’entretien du patrimoine passerait de 330 millions d’euros à un milliard. Marine Le Pen souhaite aussi privatiser l’audiovisuel public.

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19 avril 2022 2 19 /04 /avril /2022 09:32
Photo : Emmanuel Macron, aux Matins de France Culture.• Crédits :  Christophe Abramowitz - Radio France
Photo : Emmanuel Macron, aux Matins de France Culture.• Crédits :  Christophe Abramowitz - Radio France
Photo : Emmanuel Macron, aux Matins de France Culture.• Crédits :  Christophe Abramowitz - Radio France

Photo : Emmanuel Macron, aux Matins de France Culture.• Crédits :  Christophe Abramowitz - Radio France

Macron et la Culture (2)

 

Après une campagne et un premier tour où la culture fut un parent pauvre, E.Macron enfourche le tigre et se rend à France Cul pour dresser un bilan. Il devait passer par cette radio, un des lieux de l'hégémonie culturelle de la gauche française. Il fallait contrebalancer cette hégémonie médiatique qui a placé au premier plan de l'actualité la renaissance de l'idéologie d'extrême-droite, avec Zemmour surtout et sa nostalgie du passé colonial et du régime de Vichy, avec son racisme et sa célébration de la civilisation judéo-chrétienne. 

 

Libérée du poids de Z. Le an peut se redialoliser pour attirer les réacs et racistes et surtout colorer sa campagne de thématiques originales et sulfureuses : le voile, se libérer de l'emprise européenne, etc... 

 

Macron devait rallier à lui les artistes, intellos, écrivains d'une gauche égarée, divisée, effacée : la radio culturelle est idoine pour capter l'attention des chercheurs, philosophes et des avant-gardes. Face au RN dont la culture se limite à la célébration des traditions, des fêtes locales, montrant l'enracinement du peuple dans un territoire et une temporalité précises (voir l'action culturelle des élus RN en Provence- Côte d'Azur, et l'exemple du Puy-du-Fou de De Villiers dont L. Aliot veut s'inspirer pour Perpignan), le candidat-président devait élever le débat et dire que la culture est diversité, respect des créations étrangères, recherche de soi et dialogue avec l'autre, tentative de sortir de sa condition pour atteindre, par la création, à un "anti-destin"...

 

Emmanuel M. tout en reconnaissant - comme nous tous- que la culture populaire est la fondation de l'architecture de l'Europe chrétienne, comme un enracinement et une identité, qui s'est nourrie des passages et conquêtes des autres peuples qui sont venus sur notre territoire, il  sait que la culture est une tension entre une culture populiste, d'une grande vitalité, incarnant une vitalité collective, et une culture élitiste, érudite, créatrice, dépassant les habitudes, le folklore, le chauvinisme de la tradition, le nationalisme d'un savoir qui se veut le centre du monde...

 

(Ainsi L. Aliot, maire de Perpignan, peu réceptif à la culture catalane, réitère le lieu commun de "Perpignan, centre du monde", alors que pour Dali, c'était la gare, permettant la diffusion et la vente de ses lèvres, qui constituait ce centre...)

 

LA CULTURE AUTHENTIQUE DOIT TROUVER UNE DIALECTIQUE permettant de dépasser les contradictions entre enracinement local (discours identitaire de l'extrême-droite) et l'aspiration universelle, ou du moins marche vers une unité et une solidarité européennes. On est encore ici confronté au "en même temps" de Macron, variation de la dialectique marxiste qui, par le débat et la lutte des classes, doit permettre de trouver une issue en s'emparant du meilleur de chaque opinion.

 

Le "en même temps", c'est la modestie d'une pensée qui se cherche et s'invente à chaque instant; ce doit être le respect de l'autre. C'est le contraire d'une idéologie fasciste ou stalinienne.

 

Aujourd'hui, face à la mort des grandes idéologies qui devaient faire le bonheur des hommes (socialisme, communisme, maoïsme...) et ont fait son malheur, face à la faillite de pensées qui se sont révélées criminelles (camps de déportation, goulag, déplacement des paysans en URSS, Chine, Corée... dictatures d'Amérique latine sans oublier les crimes du capitalisme : colonisations, tortures et expériences chimiques lors des guerres de décolonisation : Algérie, Vietnam...exploitation du Tiers-Monde...), nous assistons à un retour du populisme, de l'égoïsme, du nationalisme (Hongrie, mouvements néo-nazis...).

 

Si on ose dresser un bilan de l'action culturelle du gouvernement Macron, sous la baguette de Roselyne Bachelot -on a déjà oublié le nom des 2 autres ministres cultureux- on doit d'abord dire qu'aucun grand projet patrimonial (sauf la reconnaissance de Villers-Cotterets, berceau de la langue française) n'a été annoncé, même si l'accent a été mis sur le patrimoine grâce à un présentateur très médiatique...

 

Surtout, durant la crise du Covid, il faut rappeler la position calamiteuse de Castex and Co traitant la culture de "non-essentielle", même si cette erreur a été rectifiée et si les librairies et les éditeurs ont bénéficié de l'indemnisation généralisée des entreprises de l'hexagone.

 

 

J.P.Bonnel

19 avril 2022

à suivre... les aspects positifs.

 

 


MACRON

SUR

FRANCE-CULTURE

 

DIFFUSÉ LE 18/04/2022etieulture et les i

CONTACTER L'ÉMISSION

Emmanuel Macron, président de la République et candidat à sa réélection, est l'invité des Matins. Au micro de Guillaume Erner, il défend son bilan de politique culturelle et fait part de ses aspirations pour un futur mandat. Face à la radicalité du débat d'idées, il entend "bâtir des compromis".

 

À l’issue d’une campagne électorale au cours de laquelle les discussions au sujet des grands enjeux culturels et la vie des idées ont eu du mal à se faire entendre, Emmanuel Macron, président de la République et candidat à sa réélection, défend son bilan quinquennal et présente ses projets en matière de culture.

Comment le débat public a-t-il évolué depuis cinq ans ? Comment perçoit-il le renouveau des rapports de forces politiques en France ? La culture peut-elle contribuer à réduire les fractures sociales ? Quelle est sa vision de la culture et quels moyens l’Etat est-il prêt à lui consacrer ? Au cours de cet entretien, Emmanuel Macron a notamment précisé comment il compte réformer les institutions et s'est prononcé pour une consolidation de sa politique d'accès à la culture.

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Combattre la radicalité politique

Au sujet du climat social et politique, Emmanuel Macron observe que "de plus en plus de gens s'engagent pour des causes" et que le "rapport au politique se structure de manière de plus en plus émotionnelle". Cette situation est selon lui "extrêmement difficile à appréhender pour celles et ceux qui gouvernent" :

"Un projet politique n'est pas une agrégation de causes, c'est une vision de la société, une lecture de la société, de la nation, de la géopolitique. [...] On pense entre groupes fermés. Ce n'est pas comme ça qu'on construit du commun. Pourquoi ? Parce que vivre en société, travailler le commun, c'est bâtir en permanence des compromis, c'est décider d'un rythme d'évolution entre des injonctions qui peuvent être contraires."

A cet égard, Emmanuel Macron veut tirer un enseignement personnel et politique des résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Il présente sa voix comme celle de "l'extrême centre" :

"Les trois quarts des électeurs qui se sont exprimés pour trois projets. Un projet d'extrême droite (...) Un projet d'extrême gauche. (…) Et ce que je qualifierai comme un projet d'extrême centre, si on veut qualifier le mien, dans le champ central. Je trouve qu'il faut collectivement réfléchir, intellectuels d'un côté et responsables politiques de l'autre, à reconsidérer notre démocratie par rapport à cette relation à la radicalité, ce que j'appelle cette volonté de pureté. Parce qu'à la fin, on vit tous ensemble. (...) Ça suppose des compromis. La question, c'est comment on arrive à créer de l'adhésion, du respect, de la considération entre des citoyens qui peuvent penser très différemment, en leur montrant que ce n'est pas une trahison de leurs convictions profondes, mais que ce sont d'indispensables compromis qu'on trouve pour vivre en société."

Le mouvement des gilets jaunes et la colère sociale

Au sujet des violences policières qui ont notamment eu lieu dans le cadre des manifestations des gilets jaunes, Emmanuel Macron considère qu'on ne peut "légitimer une espèce de violence libérée, même dans le débat public" :

"Il y a eu un début du mouvement social des gilets jaunes, qui a dit quelque chose de la question sociale et qui continue à me préoccuper, et que j'ai essayé, avec le grand débat d'appréhender, j'y ai apporté des réponses. Je veux continuer là-dessus parce que c'est la question des classes moyennes et populaires et [celle] de pouvoir vivre de son travail dans une société où les inégalités s'installent."

L'écologie et le défi du changement climatique

Sur un sujet aussi crucial que l'environnement et la lutte contre le dérèglement climatique, notamment pour l'électorat jeune, Emmanuel Macron confesse "ne pas avoir suffisement pensé le rapport à la nature" :

"Une des choses sur lesquelles je me suis sans doute le plus transformé intellectuellement, c'est le rapport à la nature, c'est la pensée de l'écologie. Ce n'était pas quelque chose que j'avais suffisamment pensé. [...] Je ne dis pas que je suis au bout du chemin, mais sur ce sujet-là, j'ai beaucoup lu, j'ai essayé de beaucoup comprendre et de voir comment la pensée que je pouvais avoir de la société qui était la nôtre, de la nation, de notre aventure européenne, était compatible aussi avec cette pensée de la nature et des équilibres dans lesquels nous vivons."

Comment défendre les libertés académiques ?

Lors du quinquennat d'Emmanuel Macron, le débat d'idées a été occupé par un terme nouveau, largement controversé : "islamogauchisme". Tout en défendant la liberté académique et le fait qu'elle ne doit pas être "régulée par le pouvoir politique", il estime qu'un "débordement dans le champ politique" n'est pas acceptable :

"La liberté académique, pour moi, c'est indiscutable, et la liberté intellectuelle [aussi]. Par contre, ce qui est vrai, c'est que certains utilisent ce sujet pour fracturer la question de la République et du commun."

Les intentions du candidat en matière culturelle

Certains citoyens ont regretté que la culture soit la portion congrue des sujets de cette campagne électorale, alors même que le secteur a été durement touché par la crise sanitaire. Emmanuel Macron défend son bilan culturel : une politique de renouvellement des nominations aux postes des institutions culturelles, plus féminisées, la défense des droits d'auteurs et des droits voisins notamment à l'échelle européenne, ou l'accompagnement des acteurs du secteur culturel lors de la crise du Covid :

"Nous avons un statut des intermittents qui est unique au monde. On ne l'a pas simplement préservé, on lui a donné des dérogations pour que tous et toutes puissent continuer à vivre et à être accompagnés pendant cette période de crise où ils ne pouvaient pas forcément travailler. Et on a ensuite accompagné des artistes durant cette période pour pouvoir justement avoir des revenus. J'en suis très fier."

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Emmanuel Macron : un bilan culturel façonné par la crise sanitaire ?

Emmanuel Macron entend mener une politique forte d'accès à la culture, via une initiative comme le prolongement du pass Culture en faveur des plus jeunes. Cette consolidation est, selon lui, l'une des réponses à apporter aux divisions politiques : "Compte tenu des difficultés de la question politique et des tensions, la question culturelle est un ciment. Je pense qu'elle fait partie des réponses. L'Éducation, la culture sont des réponses à cette espèce de diffraction de la question politique."

Le candidat veut défendre "l'exception culturelle française", en élaborant "un nouveau système de financement" afin de préserver "un cinéma français très fort, une création musicale et une scène française vivante". Autre proposition : bâtir un métavers européen et français.

Pour plus de participation citoyenne

Marine Le Pen, candidate du Rassemblement Nationale à l'élection présidentielle, propose d'instituer un référendum d'initiative citoyen. Emmanuel Macron marque son "clivage profond" avec sa concurrente, appelant, en "républicain" à "réformer la Constitution en respectant la Constitution". Le candidat propose de faire appel à plus de "concertation citoyenne" sur des questions comme celle de la fin de vie, par le biais d'une "convention citoyenne qui sera organisée par le Conseil économique, social et environnemental, qui permette de proposer un projet qui sera soit soumis aux assemblées, soit soumis au peuple".

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Culture, écologie, évolution des idées et de la politique : Emmanuel Macron nous répond

France Culture a convié les deux candidats présents au second tour de l'élection présidentielle.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien en vidéo.

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18 avril 2022 1 18 /04 /avril /2022 09:24
La culture, avec MACRON

Le président-candidat parlait ce matin lundi 18 avril, à 8h du matin, sur France-Culture...à suivre, demain, son bilan culturel...

 jpb

 

Emmanuel Macron : un bilan culturel façonné par la crise sanitaire ?

Par Benoît Grossin

Incontestablement, Emmanuel Macron a tenu le cap financier de ses promesses au plan culturel, mais sans convaincre tous les acteurs dans les territoires. L’Élysée assure que l'ensemble des structures a bénéficié du “quoi qu’il en coûte” et défend son chantier prioritaire : le pass Culture.

En présentant sa candidature à la présidentielle en 2017, Emmanuel Macron s’était fixé pour premier objectif de "donner le goût de la Culture" en visant un accès à l’éducation artistique pour 100% des enfants, une ouverture des bibliothèques en soirée et le dimanche et en créant un nouveau dispositif pour les jeunes âgés de 18 ans : un pass Culture initialement de 500 euros, cofinancé par les distributeurs et les grandes plateformes numériques. Il était question aussi de "soutenir les artistes et la création" en pérennisant le statut d’intermittent du spectacle et en investissant dans les industries créatives par l’instauration d’un fonds dédié de 200 millions d’euros. Emmanuel Macron promettait également de lancer un Erasmus de la culture, de faire du château de Villers-Cotterêts une Cité internationale de la langue française, de rénover et mieux valoriser le patrimoine, de défendre un meilleur partage de la valeur au profit des créateurs vis-à-vis des GAFA ou encore de protéger l’indépendance éditoriale des médias d’information et conforter les médias de service public.

Si l’Erasmus de la culture, en vue de favoriser la circulation des artistes, des commissaires d’exposition et des conservateurs, n’a pas vu le jour, la quasi-totalité des autres mesures ont été mises en œuvre, quelquefois transformées ou adaptées aux contraintes liées à la pandémie.

En réponse aux critiques sur une trop forte verticalité dans le rapport d’Emmanuel Macron avec la Culture, l’Élysée assure que toutes les structures, grandes et petites, ont bénéficié des quelque 14 milliards d’euros d’aides depuis le début de la crise sanitaire et de la hausse en cinq ans du budget du ministère de la Culture.

 

« Pour la culture, Emmanuel Macron entend choyer les artistes vivants, Marine Le Pen les vieilles pierres »

Si

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15 avril 2022 5 15 /04 /avril /2022 09:46
L. Aliot et Christelle Martinez - plan de saint-Jacques - Rue des 15 degrés
L. Aliot et Christelle Martinez - plan de saint-Jacques - Rue des 15 degrés
L. Aliot et Christelle Martinez - plan de saint-Jacques - Rue des 15 degrés

L. Aliot et Christelle Martinez - plan de saint-Jacques - Rue des 15 degrés

Un autre ALIOT occupa déjà au 16° siècle un poste important à Perpignan :

 

 

 

ALIOT Charles fut élu consul de la ville, en 5° position, en 1504, par application d'une ordonnance royale, aux termes de laquelle la paroisse Saint)-Jacques devait être, de rigueur, représentée au Consulat. 

La famille ALIOT prospéra et "les ALIOTS" devinrent consul quatrième en 1556, puis consul 3° en 1564 et enfin consul second en 1573.

 

La rue des Quinze-Degrés, qui fut baptisée successivement : 

Carrer d'en Carles Aliot (Charles Aliot), Carrer de na Tuixana, Carrer dels Quinze graons, nom actuel depuis 1830,

se trouve dans lquartier Saint-Jacques (en catalan, barri de Sant Jaume) est un des quartiers médiévaux du centre historique de Perpignan.

Elle est parallèle à la rue de l'anguille et à celle des Farines (voir plan)

(C) source : Henry ARAGON, membre de la société française d'archéologie.

 

La conseillère municipale de Louis Aliot louait une logement insalubre , rue des Quinze Degrés à Saint-Jacques. (Ph. Google Maps)

Habitat indigne à Perpignan : une colistière de Louis Aliot louait un taudis

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FN: A PERPIGNAN, L'HABITAT PAS TRÈS DIGNE D'UNE COLISTIÈRE D'ALIOT
FN: A Perpignan, l'habitat pas très digne d'une colistière d'Aliot

A LA RUBRIQUE logement -, Le programme électoral de Louis Aliot pour les élection municipale A Perpignan promettait de frapper tut grand coup : «Mettre en place un plan de lutte contre l'habitat indigne, et tolérance zéro pour les marchands de sommeil !

Triomphalement élu, le maire lepéniste va maintenant pouvoir mener à bien cette lut te qui lui tient tant a cœur. En commençant par appliquer sa «tolérance zéro» à l’une de ses propres colistières, Christelle Martinez.

Cette « accueillante familiale» (sic), comme elle se présentait elle-même sur la liste RN, a été élue le 28 juin en 28' position ; elle est aujourd'hui conseillère municipale de Perpignan, déléguée au sport professionnel. Louis Aliot n’est pas allé jusqu'à lui confier la délégation du logement, et c’est dommage car, depuis quatre mois, Christelle Martinez se trouve sous le coup d’une procédure pour avoir profité d’un habitat... pas très digne.

Hospitalité de façade

Copropriétaire, via une société immobilière (la SCI de l’Agty), d'un petit immeuble lépreux dans la rue des Quinze-Degrés, à Perpignan, l’élue a reçu, le 10 mars, la visite du service d’hygiène et de santé de la ville. Un agent municipal s’est présenté à celte charmante adresse du quartier Saint-Jacques, que l’ « accueillante» tenancière n’est pas gênée de louer.

A cinq jours du premier tour des municipales, cette descente était, certes, plutôt opportuniste. Mais derrière la grosse ficelle se cachait tout de même une vilaine réalité. I'agent, a d’abord pris «les photos de la façade délabrée, des escaliers hors d'âge et infects, des boîtiers électriques déglingués, etc.

Puis il a pu enfin dresser son procès-verbal. Motif : « Faits susceptibles de constituer une infraction pénale dans le cadre de la lutte contre l’habitat indigne ».

Les lieux, en effet, se trouvent sous le coup d‘un arrêté préfectoral pris en... 2007 ! 

A l’époque, déjà, l'immeuble avait été déclaré «insalubre»,«interdit à l'habitation» et à toute location. 

Treize ans plus tard, l'agent de l'hygiène a pu constater que Christelle Martinez y accueillait toujours une locataire. Pendant toute ces années, aucun gros travaux de rénovation n'ont été lancés pour permettre la levée de l'arrêté préfectoral d'insalubrité. Ni, accessoirement, pour mettre la locataire en sécurité.

Taudis peu louable

Le 16 mars, au lendemain du premier tour, le procès-verbal dressé par le service d’hygiène a été expédié par la mairie à Jean-David Cavaillé, procureur de la République de Perpignan. 

Le camp Aliot y a évidemment vu un mauvais coup de l'équipe du maire sortant, Jean-Marc Pujol (LR).

Las ! l'affaire est un peu plus compliquée : il y a onze ans, en avril 2009, un premier procès-verbal avait été dressé contre le logement pourri de sa copine Martinez et transmis au parquet de Perpignan sans suite. 

En novembre 2016, comme l'a raconté «L'Indépendant», la maman de la logeuse, surnommée «la Baronne » et propriétaire de 18 immeubles (dans le quartier Saint-Jacques, notamment), avait été condamnée à 8 mois de prison avec sursis et 70 000 euros d'amende pour avoir loué des appartements... insalubres et avoir perçu des allocations logement de locataires fictifs…

C’est affreux : les inflexibles principes politiques d’Aliot vont durement frapper cette famille !

Jérôme Canard

Jointe par « Le Canard », Christelle Martinez explique qu'elle n'a pas «pu finir les travaux de rénovation du logement faute d'agent ». Et d'ajouter : «je n’encaisse aucun loyer depuis des années. » Depuis que l’occupante a cessé de payer pour cause d’insalubrité, surtout.

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14 avril 2022 4 14 /04 /avril /2022 10:56
Saint-Georges et le dragon - livre de J.P.Bonnel à paraître pour le 23 avril - Vernissage M.Pagnoux
Saint-Georges et le dragon - livre de J.P.Bonnel à paraître pour le 23 avril - Vernissage M.Pagnoux
Saint-Georges et le dragon - livre de J.P.Bonnel à paraître pour le 23 avril - Vernissage M.Pagnoux

Saint-Georges et le dragon - livre de J.P.Bonnel à paraître pour le 23 avril - Vernissage M.Pagnoux

Sant Jordi, symbole vivace de la Catalogne millénaire…

 

Sant Jordi terrassant le dragon, c’est plus qu’une image d’Epinal, mais c’est une véritable icône. Bien que d’abord manichéenne, cette scène épique de combat, de ferveur et de courage nous renvoie au travers de la geste éthérée du chevalier romain au triomphe de la lumière sur les ténèbres, de la connaissance sur l’obscurantisme, de la liberté face à l’oppression.

L’Histoire retient de Sant Jordi un militaire romain et chrétien qui fut martyrisé à l’époque de l’Empereur Dioclétien, vers l’an 303.

 

La légende attribue à Sant Jordi d’avoir vaincu le dragon qui s’apprêtait à dévorer une princesse, laquelle princesse avait été tirée au sort et lui avait été livrée, pour apaiser sa fureur.

Au Moyen Age, la Géorgie, l’Angleterre, la Grèce et la Catalogne ont choisi Saint-Georges pour saint- patron.

 

A la fin du XIXème, Sant Jordi devient un symbole catalaniste. La lutte du chevalier contre le dragon pour libérer la jeune princesse représente le combat de la Catalogne pour sa propre liberté.

 

Cette lutte s’inscrit pleinement et légitimement dans le conflit pluriséculaire qui a opposé la Catalogne à la Castille. Jetons au vent de l’Histoire quelques événements, qui ont endeuillé la Catalogne : le Compromis de Caspe (1412), le Traité des Pyrénées (7 novembre 1659), la chute de Barcelone (11 septembre 1714) devant les armées du Roi Felip V d’Espagne, l’exécution de Lluís Companys (président de la Generalitat de Catalogne de 1934 à 1940)…

Retour en arrière c’est le jour de Sant Jordi que depuis le XVème siècle l’on célèbre la traditionnelle Foire des Roses.

 

En 1926 le jour de Sant Jordi devient réellement celui de la Fête du Livre en Catalogne.

C’est dans un esprit forgé par les poètes de la Renaissance (Jacint Verdaguer), du « noucentisme », puis du modernisme (Angel Guimerà et Joan Maragall) que Sant Jordi va s’imposer peu à peu comme un symbole de combat, de progrès et d’espoir.

 

La Catalogne, opprimée depuis l’annexion (son partage est effectué le 7 novembre 1659 entre la France et l’Espagne, dans l’île des Faisans, au large de       la Bidassoa, par le « maudit » Traité des Pyrénées) va engager peu à peu sa reconquête et sa reconstruction.

 

Le fait que Barcelone soit une capitale européenne du livre et de l’édition n’est pas un élément étranger à l’action qui sera menée, dans la réappropriation identitaire et culturelle de la Catalogne…

 

Les volontés politiques qui s’affirmeront plus tard, lors de la dictature franquiste notamment – date du coup d’état du Général Franco – à sa mort, le 20 novembre 1975, n’entameront pas la détermination catalane qui, après l’échec de l’instauration d’une République (Francesc Macià proclame en avril 1931 la 1ère République Catalane) va aboutir en 1979 à l’instauration d’un gouvernement autonome : la Generalitat de Catalunya verra alors le jour.

 

Pour mémoire, c’est en 1926, que le jour de Sant Jordi devient réellement celui de la fête du livre en Catalogne.

 

On célèbre le 23 avril de cette année 1926 le 310ème anniversaire de la disparition de Miguel Cervantès. De manière concomitante – par les hasards d’un décalage entre le calendrier grégorien et le calendrier julien -, le 23 avril 1616, Miguel Cervantès meurt le même jour que William Shakespeare.

 

C’est dire qu’il y a déjà quatre siècles, le 23 avril s’annonçait déjà comme la date propice à l'émergence d 'une manifestation littéraire d’ampleur.

Curiosité de l’Histoire si l’on se rappelle que Miguel Cervantès, le génial auteur du «Don Quichotte», a été grandement influencé par Joanot Martorell,  écrivain catalan – un Valencien s’il en fût – lequel a été considéré comme annonciateur du roman picaresque, avec «Tirant lo Blanc».

 

La Sant Jordi prend aujourd’hui la forme d’un retour aux sources, outil et arme de récupération de la langue, de la culture et de l’identité catalane « al capdevall » (c’est-à-dire au final).

Au cours de la première moitié du XXème siècle, les événements se précipitent : Pompeu Fabra « el Seny ordenador de la llengua » réalise la            normalisation du catalan.

Eclate la guerre d’Espagne :

 Luís Buñuel, Pablo Picasso, Pau Casals, Joan Alavedra et bien d’autres s’exilent. Antonio Machado meurt à Collioure : « Petit Espagnol qui viens au monde, que Dieu te garde, l’une des deux Espagne va te glacer le cœur », écrit-il avec foi et gravité…Federico Garcia Lorca est exécuté sur la route de Grenade.

 

George Orwell, écrivain talentueux, engagé dans la milice du POUM, rend « Hommage à la Catalogne », exaltant les efforts des mouvements syndicaux      et et nationalistes. Nombre de réfugiés de l’Espagne, déchirée, iront par la suite lutter contre les nazis. Certains connaîtront l’enfer des camps de      concentration, tragiquement déportés à Dachau, à Auschwitz ou à Buchenwald…

 

Ces éléments conjugués ont peu à peu forgé la conscience et la résistance catalanes. Ils ont appris à un peuple pourvu d’une identité des plus marquées à lutter pour conquérir enfin sa liberté.

Sant Jordi, 23 avril, une date qui ne s’est pas démentie, puisque la fièvre de Sant Jordi a graduellement gagné toute l’Europe pour être aujourd’hui officiellement reconnue par l’UNESCO comme journée mondiale du livre et du droit d’auteur (le 23 avril 2002 précisément).

 

Jean Iglesis

CatalognARTS

 


Du 16 avril 2022 au 1 mai 2022

Vernissage le 16 avril 2022 » « 18h00 – 18h00


Jean-Pierre Gilly

Seront présentées à cette exposition des toiles de la série « Infinis » qui susciteront un moment privilégié d’échanges avec le public.

On pourra voir dans ces œuvres une résonance avec les paysages marins de la côte audoise.

(NB: exposition fermée entre 12 et 14h)

Le Cube


Place des Souvenirs d'Enfance, 66440 - TORREILLES

 

- - - 

Michel Pagnoux

Michel Pagnoux: Visions


 TORREILLES


Du 13 avril 2022 au 24 avril 2022

Vernissage le 14 avril 2022 » « 18h30 – 18h30


Michel Pagnoux: Visions

Exposition de Michel Pagnoux et inauguration du nouveau lieu d’exposition  » La Cave » de l’association du Pont des Arts

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13 avril 2022 3 13 /04 /avril /2022 11:09
IAM Limoux : affiches des événements et concert de J. Francisco ORTIZ
IAM Limoux : affiches des événements et concert de J. Francisco ORTIZ
IAM Limoux : affiches des événements et concert de J. Francisco ORTIZ
IAM Limoux : affiches des événements et concert de J. Francisco ORTIZ
IAM Limoux : affiches des événements et concert de J. Francisco ORTIZ
IAM Limoux : affiches des événements et concert de J. Francisco ORTIZ

IAM Limoux : affiches des événements et concert de J. Francisco ORTIZ

  • l’Institut des Arts du Masque de Limoux

 


Depuis trois week end l’Institut des Arts du Masque à Limoux a pu enfin rouvrir au public ses expositions avec succès  :

- le Carnaval de Limoux et la Collection des Goudils d’Emile Taillefer  

- les nouvelles expositions : Goya - la peinture et le Masque -«Masques en Scène : La Maison du Sourd» Cie de l’Arche de Noé. 

 

VISITES GUIDÉES

Nous proposons des  visites guidées à 18h précises (gratuites)  Durée 50 minutes

Samedi 16  Dimanche 17 avril  Samedi 23 avril 


 

RÉCITAL  le 22 avril à 20h30   «MEMORIAS» par  Juan Francisco ORTIZ, guitare   

Programme de l’Institut  autour de  Francisco Goya «LA MÉMOIRE ET LES JOURS»

Nombre de place limité - Réservation Tel : 0611681560

Ouverture : Adieux à l'Espagne  François de Fossa


 

EXPOSITIONS

EXPOSITION LE CARNAVAL DE LIMOUX ET LA COLLECTION DES GOUDILS  D'EMILE TAILLEFER

EXPOSITION LA MAISON DU SOURD   - PINTURAS NEGRAS - 

EXPOSITION LA MAISON DU SOURD   - LE TRES DE MAYO - 

EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES DE MONIQUE GRANDO 

EXPOSITION DE L'ATELIER DE MASQUES   "L'ENTERREMENT DE LA SARDINE"  DE GOYA

Une exposition qui retrace les différentes étapes de l'Atelier de masques réalisés à l'Institut en février dernier

EXPOSITION  LA MÉNAGERIE  LES ANIMAUX DU MONDE


 

CLÔTURE DES EXPOSITIONS EN TEMPS DE CARNAVAL LE 24 AVRIL 

En raison de la journée d’élection, les expositions seront ouvertes le dimanche 24 avril - de 11h à 15h

 

CLÔTURE DU CARNAVAL DE LIMOUX 24 AVRIL 

LES ARCADIENS - La Nuit de la Blanquette

Le programme des we du Carnaval en PJ

 

 

PRENDRE DATE

MAI

LA NUIT DES MUSÉES (Clôture des  Expositions Goya Printemps 2022)

Se renseigner pour le programme précis (en cours de finalisation)  

SAMEDI 14 MAI  de 15h à 22h  avec NOCTURNE AU PALAIS

A 18h : conférence Marie Laure RUIZ MAUGIS : GOYA

DIMANCHE 15 MAI de 14h à 19h


 

MAI JUIN  - L'Institut Hors les Murs

EXPOSITION À L'ABBAYE DE ST HILAIRE (Aude)

1er MAI  au 26 JUIN - Les Amis de l’Abbaye  Tel : 0601764697

L’ART ROMAN  Le Maître de Cabestany  De la sculpture au masque

Masques et Figures du spectacle « Du Maître et des Anges » Cie l’Arche de Noé

Moulages d’Alphonse Snoeck (Lagrasse) Ateliers sur les Chemins du Maître

 

Guillaume LAGNEL

Page FB  actualités de l'Institut 

https://www.facebook.com/IAM.LIMOUX/?ref=ts&fref=ts

 

 
Exposition Rotspanier :
Travailleurs forcés espagnols durant
la Seconde Guerre mondiale
 

Du samedi 23 avril au samedi 21 mai, la Galerie Marianne accueille l'exposition Rotspanier (Espagnols rouges). Celle-ci présente, pour la première fois, l'histoire de ces travailleurs forcés espagnols durant la Seconde Guerre mondiale.
Conçue par Peter Gaida et Antonio Muñoz Sanchez, avec l'appui de l'association Ay Carmela, cette exposition trilingue (français, espagnol, allemand) s’accompagne de conférences, lors de son inauguration, et de la projection d’un film documentaire sur le Mur de l’Atlantique, pour sa clôture.

UN PEU D'HISTOIRE

En 1939 commence, pour 140 000 réfugiés républicains espagnols, une odyssée de sept ans à travers les camps de concentration et de travail en Europe. 

Dès l'automne 1940, le IIIe Reich a besoin de main-d’œuvre en zone occupée. Un accord est scellé le 3 avril 1941 avec la commission d’armistice. Il prévoit de recruter des travailleurs spécialisés du bâtiment, dans les camps et les groupements de travailleurs étrangers de la zone libre.
 
La commission allemande Todt descend en zone libre au printemps 1941. Dans un premier temps, elle procède à des recrutements. Puis elle réquisitionne des étrangers, à commencer par les républicains espagnols, encore nombreux dans les camps. Pris en charge par les Allemands sur la ligne de démarcation, ces derniers sont divisés en deux catégories : les volontaires sont classées Transportspanier(Espagnol de transport) et bénéficient d’un traitement de travailleurs réguliers. Les réquisitionnés sont classés Rotspanier (Espagnol rouge) et considérés comme des travailleurs forcés et comme des suspects.


Au mois de mai 1941, après le passage de la commission Todt, 800 internés d’Argelès-sur-Mer rejoignent ainsi la zone occupée. Entre les mois de juin et d’août, un millier d’autres suivront, dont une majorité d’Espagnols. Ces hommes seront utilisés à la construction du Mur de l’Atlantique, qui débute en septembre 1941, mais aussi à la fortification des bases sous-marines . La plupart sont des Rotspanier. Entre 1941 et 1944, plus de 35 000 Espagnols seront ainsi livrés par Vichy à l’organisation Todt.

 

AUTOUR DE L'EXPOSITION

Conférences, samedi 23 avril, 14h30: 

  • Rotspanier. Travailleurs forcés espagnols durant la Seconde Guerre mondiale. Victimes oubliées du Nazisme. Par Peter Gaida, Docteur en histoire contemporaine et commissaire de l’exposition Rostspanier.
  • Des CTE aux GTE. Utilisation de la main d’œuvre étrangère dans les Pyrénées-Orientales (1939-1946). Par Grégory Tuban, Docteur en histoire contemporaine et chargé de mission au Mémorial du camp d’Argelès. 
  • L’exil républicain espagnol, les camps de concentration et les groupements de travailleurs étrangers en Algérie (1939-1943). Par Éliane Ortega Bernabeu.

Salle du 14 Juillet, rue du 14 Juillet – Argelès-sur-Mer
Entrée libre. 
 
Projection / débat, samedi 21 mai, 17h: 
Projection du film documentaire de Jérôme Prieur (2010) sur le Mur de l’Atlantique, suive d'un débat en présence du réalisateur.
Cinéma Jean Jaurès, rue Jean-Jaurès – Argelès-sur-Mer

 

Musée de Gérone (Girona) - calendrier

 

Projection de Histoire potentielle de Francesc Tosquelles. La Catalogne et la peur de Mireia Sallarès et Joana Masó 
Samedi 2 avril, 17h 

Organisée par les éditions L’Arachnéen 
Réservations obligatoires : 
10ruestluc@gmail.com

Espace Saint-Luc 
10 rue Saint-Luc 
75018 Paris 

François Tosquelles. Soigner les institutions 
François Tosquelles, Joana Masó 
Éditions L’Arachnéen, novembre 2021 
400 pages

Musée d’art de GERONE (GIRONA)  - +34 972 203 834

Tota l'agenda

Escape room urbà: l’enigma del Museu

Dimecres 6 d’abril 2022
Tot el dia

Jornada “L’accessibilitat cognitiva al patrimoni cultural”

Dissabte 9 d’abril 2022
11.30 h

Retrats brutals! Taller de màscares

Dissabte 16 d’abril 2022
10.30 h

Escape room urbà: l’enigma del Museu

Diumenge 24 d’abril 2022
11.30 h

Visita guiada a l’antic Hospital de Santa Caterina

Dissabte 30 d’abril 2022
16 h

L’art i la dona, de Xavier Barral

Club de lectura

Dimecres 18 de maig 2022
19.00 h

Postectura. La construcció del demà

Dissabte 21 de maig 2022
10.30 h

Escape room urbà: l’enigma del Museu

Dissabte 28 de maig 2022
11.30 h

Visita guiada a l’antic Hospital de Santa Caterina

 

Dissabte 4 de juny 2022
10.30 h

Escape room urbà: l’enigma del Museu

 

Dissabte 11 de juny 2022
11.30 h

La càpsula del temps: 1.000 anys en una hora

Francesc Tosquelles 


Le parcours intellectuel de Francesc Tosquelles (Reus, 1912 - Granges-sur-Lot, 1994) est l’un des plus fascinants du XXe siècle en Catalogne. Le début de sa pratique psychiatrique remonte à son passage par l'Institut Pere Mata à Reus, au milieu d'une révolution dans la façon de comprendre les traitements et les institutions qui traitent les maladies mentales opérée à partir de 1929 avec le grand congrès des « aliénistes » qui voulait soigner la vie des malades avec de meilleures conditions et des thérapies d'avant-garde. Disciple d'Emili Mira, mais attentif aussi aux théories d'Hermann Simon, Strauss et Jacques Lacan, Tosquelles articulera psychanalyse et marxisme pour poser les bases de ce qu'on appellera la psychothérapie institutionnelle. Elle se nourrit en partie des innovations originales introduites par le gouvernement autonome de la Catalogne et par la Seconde République espagnole pendant les années 20 et 30. Ainsi, la « cantonalisation » des services psychiatriques en Catalogne se traduira dans l'après-guerre dans ce qu'on appelle en France la psychiatrie de secteur, que Tosquelles contribuera à faire passer comme une loi du gouvernement français dans les années 1960 : une psychiatrie désaliénante, portée par des activités communes comme le cinéma, les clubs et les journaux dont le fameux journal interne Trait d’union. L’urgence humanitaire pendant la Guerre Civile espagnole et la Seconde Guerre Mondiale marquera l'attitude pragmatique qui amène Tosquelles à faire de la psychiatrie une tentative limite pour sauver les personnes des catastrophes grâce à la socialisation et aux soins entre égaux. 

Déjà à Reus au début des années 1930, Tosquelles faisait le lien entre l'avant-garde psychiatrique et l'avant-garde culturelle, comme en témoignent ses liens avec le BOC-Bloc Obrer Camperol et le POUM-Partit Obrer d'Unificació Marxista, en parallèle à ceux des surréalistes Salvador Dalí et René Crevel, qui ont collaboré avec le BOC dès 1931. 

Après ces premiers temps en Catalogne, c’est son passage par l'hôpital de Saint-Alban-sur-Limagnole entre 1940 et 1962, après son internement dans le camp de Septfonds ce qui permet d’éclore complètement le projet révolutionnaire de Tosquelles. Dans l’hôpital où il travaille, il fait alors émerger de nouvelles pratiques de soin basées sur le collectif, le travail et la création artistique par les patients dont le travail sera notamment collectionné par Jean Dubuffet sous l’appellation d’art brut. Il y coïncida avec le Dr. Lucien Bonnafé, le poète surréaliste Paul Éluard, le théoricien dadaïste Tristan Tzara, le médecin, philosophe et historien de la folie George Canguilhem, ainsi qu’avec l'écrivain, psychiatre et critique du colonialisme Frantz Fanon. Tous des noms associés à l'avant-garde culturelle et politique, et aussi à la critique institutionnelle de la médecine et de la psychiatrie. Le rôle des femmes dans cette expérience inédite et collective se révèle également majeur (Agnès Masson, Marguerite Sirvins, etc.). 

 

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12 avril 2022 2 12 /04 /avril /2022 11:52
Borja Sitja.  (photo Le Monde) - son "post" su Facebook -
Borja Sitja.  (photo Le Monde) - son "post" su Facebook -

Borja Sitja. (photo Le Monde) - son "post" su Facebook -

  • Polémique – Théâtre de l’Archipel de Perpignan :
  • M. L’adjoint à la culture répond au directeur du théâtre (non reconduit par la municipalitré) au sujet de son post (texte sur les réseaux) contre Marine Le Pen :

 

André Bonet est avec Louis Aliot et 

6 autres personnes

(le 11 avril 2022)

 

RÉPONSE AU POST FACEBOOK DU DIRECTEUR DU THÉÂTRE DE L’ARCHIPEL

Monsieur Borja Sitja, directeur du théâtre de l’archipel de Perpignan, rémunéré par les contribuables perpignanais, se permet d’ intervenir dans le débat public [ lire son post publié ici ] au lieu de mener à bien sa mission jusqu’à son terme. Ce travail qu’il mène librement depuis sa prise de fonction a apparement moins d’importance pour lui que le respect du public du théâtre dont il a la charge.

Rajouté qu il n y a jamais eu la moindre intervention politique dans les choix artistiques du TDA.

C’est regrettable et indécent au regard du soutien financier et structurel que la collectivité publique lui a toujours accordé jusqu’à ce que ses méthodes de gestion aient dues être remises en question par l’ensemble des administrateurs.

 

André BONET

- - -

Revue de presse : Le Monde

A Perpignan, remous politiques autour de la direction du Théâtre de l’Archipel

Le contrat de Borja Sitja, directeur depuis 2016, n’a pas été renouvelé. Il se dit victime de l’hostilité de la mairie, dirigée par Louis Aliot. 

 

Lire aussi : 

s  A Perpignan, la question de la coexistence entre artistes et municipalité RN

 

Le syndicat dénonce également « le vote des représentants de la région Occitanie, qui cautionne cette décision scandaleuse ». Composé de trois représentants de l’Etat, trois de la région, un représentant de la communauté urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole (PMM), de huit représentants de la ville et d’un représentant du personnel, soit seize membres au total, le CA n’a recueilli que deux voix favorables à la reconduction de Borja Sitja. La région, qui s’est abstenue, justifie son vote « par solidarité avec les salariés qui se sont eux-mêmes abstenus ». Pour Agnès Langevine, vice-présidente socialiste à la région, « les jeux étaient déjà faits avec ou sans notre vote. Surtout, une crise interne perdure, et nous étions dans l’attente d’un nouveau rapport concernant des cas de souffrance au travail », poursuit-elle.

« Risques psychosociaux élevés »

Depuis de longs mois, en effet, un conflit oppose certains salariés aux méthodes de management de M. Sitja. Dès 2019, sous la mandature précédente, un audit financier signalait que « l’établissement souffre de défaillances à plusieurs niveaux en matière de pilotage financier ». Courant 2021, l’inspection du travail pointait que « les conditions de travail actuelles au théâtre sont préoccupantes. Les risques psychosociaux sont élevés, mettant en danger la santé des salariés, avec un risque d’accident du travail ».

Agnès Langevine, vice-présidente socialiste de la région Occitanie : « C’est maintenant qu’il faut se serrer les coudes, être vigilant sur le nouveau processus de désignation »

Une aubaine pour la nouvelle municipalité, afin de se débarrasser d’un directeur jugé encombrant ou non « compatible » ? André Bonet, adjoint à la culture, rétorque que « cette tentative de politisation de la décision de non-renouvellement est faite pour masquer la médiocrité du projet de Borja Sitja ». L’élu estime : « Pour nous, il est donc effectivement temps de changer de directeur, âgé de plus de 65 ans, tant dans l’intérêt du projet artistique que du climat interne à l’établissement. » La municipalité insiste, par ailleurs, sur le fait qu’elle « n’intervient pas dans la programmation et que celle-ci découlera d’un projet et de la conviction de son porteur, issu d’un jury auquel les représentants de la municipalité siégeront avec les autres institutions ».

 

… Le Monde -

Par Philippe Gagnebet(Toulouse, correspondant)

Publié le 08 décembre 2021 à 12h40 - Mis à jour le 08 décembre 2021 à 20h37 

- - -2

LE DIRECTEUR LA SCÈNE NATIONALE DE PERPIGNAN, DÉMIS DE SES FONCTIONS PAR LE MAIRE RN
 

Le directeur de l’Archipel, scène nationale de Perpignan, démis de ses fonctions par le maire RN, la région Occitanie s’abstenant

 

La mairie de Perpignan et son maire, Louis Alliot, membre du Rassemblement national, menacent gravement le devenir du théâtre de l’Archipel, labellisé scène nationale par l’État. À la grande déception du Syndeac, la Conseil régional d’Occitanie présidée par Carole Delga (Parti socialiste), s’est abstenu lors du Conseil d’administration décisif de ce jour, et a ainsi passivement contribué à l’éviction du directeur. À travers sa personne, c’est un modèle qui est ainsi mis en cause.

 

La situation de la scène nationale de Perpignan constitue un nouveau cas d’école où le directeur, Borja Sitjà, vient d’être démis de ses fonctions par la mairie et l’abstention de la région Occitanie, alors même qu’un projet de direction avait été préparé à la demande du ministère de la Culture. Une inspection de ce dernier avait par ailleurs été diligentée et avait conclu à la pertinence du projet et à sa parfaite inscription dans le cadre du label national. Cette situation fait suite à des mises en cause personnelles répétées à l’encontre du directeur par le maire de Perpignan, tant sur la programmation de la scène nationale que sur ses missions d’intérêt général. L’abstention de la région Occitanie lors du Conseil d’administration d’aujourd’hui,  constitue un renoncement à l’ambition culturelle régionale, par cet appui contre-nature à l’équipe municipale dirigée par le RN. 

 

Les labels nationaux sont régulièrement attaqués de la part de certaines collectivités territoriales notamment depuis les dernières élections municipales et territoriales. Coupes budgétaires parfois, charges en règle contre l’indépendance artistique et la liberté de programmation qui conduisent à des changements de direction arbitraires, les incidents se multiplient ces derniers temps(1). C’est en définitive le modèle de la décentralisation culturelle qui est attaqué. 

 

Les labels de l’État, quels qu’ils soient, constituent un engagement réciproque entre les partenaires pour construire un projet culturel et artistique ambitieux, inscrit dans les missions fondamentales de service public : soutien à la création et à la diversité artistique, rayonnement territorial et diffusion artistique décentralisé au service du plus grand nombre possible d’habitants, transmissions et éducation artistique et culturelle. Dans ces conventions qui rassemblent l’État et les collectivités, la présence et l’engagement de ces dernières est le symbole de l’ancrage local avec la combinaison d’objectifs nationaux qui, par nature, diffèrent selon les territoires. 

 

Le Syndeac est fondamentalement attaché à ce modèle qui a façonné une densité d’équipements culturels ambitieux assurant une présence de l’art et des artistes dans notre pays. Cette richesse est inégalée. 

 

Le Syndeac, rassemblé en assemblée générale le jour même où se déroule un Conseil d’administration stratégique au théâtre de l’Archipel, et à l’avant-veille d’un déplacement de la Ministre en région Occitanie, interpelle cette dernière : l’obtention d’un label national ne peut pas être un bout de chiffon que l’on déchire sans conséquence. La direction d’une scène nationale s’inscrit dans le cadre d’une procédure rigoureuse et d’un cahier des charges et de missions parfaitement connu des signataires villes et région. Le Syndeac demande à Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, de prendre clairement position sur cette situation et de tirer les conséquences de son non-respect par le maire de Perpignan, Monsieur Louis Alliot, représentant du Rassemblement national. 

 


  Baisse budgétaire à Calais, éviction de la directrice de la scène nationale de Narbonne, remise en cause du projet artistique du théâtre d’Arles et éviction de la directrice….

 

 

 

- - - 3 :

Sceneweb

 

Un audit de la Médecine du travail au Théâtre de l’Archipel à Perpignan

 

L’ancien maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol avait commandé en 2019 un rapport d’évaluation sur la performance de gestion qui révélait des conflits de personnes et des dysfonctionnements internes au sein des équipes du théâtre de l’Archipel dirigé par Borja Sitjà. La Médecine a rendu de son côté un audit sur le climat social au sein du théâtre.

Le conseil d’administration du Théâtre de l’Archipel qui s’est tenu ce mardi 5 octobre a pris acte du l’audit du pôle Santé au Travail 66. Dans un communiqué, le CA déplore « cette ambiance délétère qui ne peut perdurer et qui nuit gravement au Théâtre de l’Archipel, outil culturel majeur labellisé scène nationale ». Les membres du CA attendent les conclusions d’un second rapport qui doit être prochainement produit.

Le rapport de la médecine du travail, après un audit mené à l’automne dernier auprès des salariés du Théâtre de l’Archipel fait état d’une longue liste de risques psychosociaux. Des périls  « mettant en danger la santé des salariés avec un risque d’accident du travail et de blessure plus important et qui mettent également en porte à faux la qualité du travail, la qualité de l’accueil des artistes et l’image de la structure ».

 

Borja Sitjà, le directeur du théâtre, a dû s’expliquer devant les membres du conseil d’administration. 

Dans une interview au quotidien L’indépendant, Maurice Halimi, le Président du théâtre de l’Archipel depuis juillet 2020 en appelle « à la sérénité et confirme que Borja Sitja est bel et bien « l’homme de la situation » sans pour autant s’avancer sur sa possible prolongation ».

La procédure de renouvellement de la direction a été lancée par le CA le 24 juin.

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12 avril 2022 2 12 /04 /avril /2022 10:39
Raphaëlle Ricol (3 portraits) - Expo de Michel Pagnoux
Raphaëlle Ricol (3 portraits) - Expo de Michel Pagnoux
Raphaëlle Ricol (3 portraits) - Expo de Michel Pagnoux
Raphaëlle Ricol (3 portraits) - Expo de Michel Pagnoux

Raphaëlle Ricol (3 portraits) - Expo de Michel Pagnoux

 

 

La BD flirte avec l’histoire de l’art autant qu’avec l’actualité.

Tous ces mondes sont juxtaposés grâce à une peinture

expressive, riche de matière noire profonde comme la nuit,

d’arrondis enivrants comme des bouches hurlantes, de

coups de pinceaux puissants déchirant les corps, d’aplats

doucement déposés sur un paysage désolé.

La toile s’anime par le choc des lignes et la force qui

se dégage de cet univers visuel sans pudeur ni retenue.

Sous l’intensité des images, l’œil s’attarde à lire dans

les détails des toiles la lutte de l’artiste pour le dépassement

de soi et le douloureux parcours de la créativité, la

résilience en paysage de fond. Contemporaine, expressionniste,

mystérieuse sans nul doute mais aucunement hermétique.

 

 
Raphaëlle Ricol
 Accalmie

 Centre d'art contemporain A cent mètres du centre du monde | ACMCM  Du samedi 16 avril 2022 au dimanche 26 juin 2022  Peinture

Le travail de Raphaëlle Ricol nous plonge dans un univers protéiforme, coloré, violent, ironique, souvent cynique, et crûment ancré dans le réel. La diversité des techniques picturales, les couleurs aussi criardes qu’inattendues permettent un ressenti individuel. La BD flirte avec l’histoire de l’art autant qu’avec l’actualité. Tous ces mondes sont juxtaposés grâce à une peinture expressive, riche de matière noire profonde comme la nuit, d’arrondis enivrants comme des bouches hurlantes, de coups de pinceaux puissants déchirant les corps, d’aplats doucement déposés sur un paysage désolé. La toile s’anime par le choc des lignes et la force qui se dégage de cet univers visuel sans pudeur ni retenue. Sous l’intensité des images, l’œil s’attarde à lire dans les détails des toiles la lutte de l’artiste pour le dépassement de soi et le douloureux parcours de la créativité, la résilience en paysage de fond. Contemporaine, expressionniste, mystérieuse sans nul doute mais aucunement hermétique. Visuel > Raphaëlle Ricol, À l'aube, 2021.

  

Centre d’art contemporain A cent mètres du centre du monde | ACMCM

3, av. de Grande Bretagne
66000 Perpignan France

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Mathieu Madénian, Un spectacle familial
Vendredi 15 avril, à 21h
 
Espace Jean Carrère (avenue Molière)
Tarif unique : 20 euros. 3 places achetées, la 4
ème offerte
Places en prévente à l’office municipal de tourisme 

Contact : 04 68 81 15 85

 

Mathieu

Madénian

Un spectacle

familial


En Avril, ne te découvre pas...d'un rire !

Le Festival de l'humour d'Argelès-sur-Mer

continue

d'insuffler joie et bonne humeur.

Vendredi 15 avril, à 21h à l'espace Jean

Carrère, rendez-vous avec Mathieu Madénian

qui, une fois n'est pas coutume, exorcise

ses démons familiaux en public 

 

Sans artifice, en jean et baskets blanches, dans le plus pur

style stand-up, Mathieu Madénian a cette fois décidé de nous

parler de sa famille, avec tout ce que cela implique de vexations mal digérées, de dîners alcoolisés et de jalousies fraternelles. Ces névroses, Mathieu Madénian essaye de les guérir dans

cette hilarante introspection.
Il aurait pu en parler à son psy.
Mais il s'est rendu compte que cela lui faisait plus de bien

de les partager sur scène.
Cela lui permet aussi de rembourser son emprunt...


À découvrir aussi sur la scène de l'Espace Jean-Carrère

dans le cadre du Festival de l'humour d'Argelès-sur-Mer :  Christelle Chollet (le 22/04). 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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