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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 07:37
Palais du verre : Festival de musique de Palau - Expo André Susplugas à la Catalanité -
Palais du verre : Festival de musique de Palau - Expo André Susplugas à la Catalanité -

Palais du verre : Festival de musique de Palau - Expo André Susplugas à la Catalanité -

André SUSPLUGAS ou la peinture de proximité : elle témoigne du local pour affirmer l'universel

 

Dans la galaxie de ces grandes personnalités catalanes qui ont marqué les années de la seconde partie du XIX° siècle, les Maillol, Henri Frère, J. Sebasia Pons, Marcel Gili…le docteur Susplugas investit le monde pictural : il croque le décor de la vie quotidienne, le travail de la vigne à Trouillas et l'intimité de la famille, de la maison, les repères primordiaux de la casa Pairal.

 

Vos yeux sont attirés tout de suite par la simplicité des scènes, par l'humilité des sujets choisis, par cette atmosphère de calme, de paix, de sérénité au plus près de la nature et de la sincérité. On est tenté de parler de réalisme bien construit, aux couleurs chaudes et chatoyantes, une inspiration personnelle, née in situ, dans un champ, dans une pièce, d'où se dégage un lyrisme retenu.

 

En effet, en regardant ces portraits d'un parent, de Mariette, de Marie cousant, de Marguerite l'épouse - l'admirable Guite au jardin-, de ces jeunes filles jouant aux dames, d'Hélène et Laure, le visiteur pense à l'esthétique de Bonnard, croquant la vie la plus proche, l'environnement le plus immédiat.

 Et c'est vrai, de ces "heures les plus simples" de 1965 à "L'été heureux" de 1976, où la lecture est sans cesse célébrée, c'est une thématique en apparence "banale" qui semble s'emparer de la succession d'une existence normale. 

Le miracle opère pourtant, qui impose la beauté et surtout le dialogue avec le public : chacun se retrouve dans une scènette, ou plutôt chacun de nous voudrait évoluer dans un quotidien aussi serein. L'osmose a lieu : le tableau d'André Susplugas rend heureux car on sent que l'artiste l'est, de façon intense, et que son plaisir de peindre transcende les petits complots visant à la gloire, à la reconnaissance, au succès commercial, au vain anti-destin de l'oeuvre d'art…

 

Bonheur, plaisir et sensualité : la toile qui expose "L'été heureux" cadre, avec les persiennes et les volets bleus, une jeune femme au bleu déshabillé : le plaisir du livre posé sur le lit est une attente patiente, un prélude inattendu à la jouissance du corps…

Cette peinture refuse la provocation, tout engagement, qu'il soit social ou idéologique : Susplugas ne s'engage que dans son art et, sans le crier sur les toits, mais en oeuvrant chaque jour, dans son métier, au chevet de ceux qui, loin du bonheur de vivre, se démènent dans la douleur…

 

Ainsi, on a pu parler d'une vision humaniste chez ce "fauve" assagi. C'est son optimisme qui prouve l'amour et le respect de l'Autre. Le "regardeur", celui qui donne vie à l'oeuvre et prolonge le regard, aime la joie de vivre de ces foyers catalans : hors de ce cadre, le monde extérieur, le village global, ne semble pas exister.. Repli sur son cadre -au double sens de limite du tableau et de frontière familiale - là, y a-t-il oubli des autres cultures et traditions, des autres pays et continents..? 

Non, cette philosophie, résumée dans la geste chromatique susplugassienne, affirme que chacun vit dans son microcosme, entouré d'enfants et d'animaux -de chiens, surtout, pour Orion-Susplugas, ce chasseur passionné !- et que la sagesse et l'identité heureuses consistent à fréquenter ses proches et son jardin.

 

En effet, pas de mouvements de foules, pas de tableaux de bravoure décrivant guerres, manifestations grèves, élans vers l'avenir…Cette peinture, d'une éternité imperturbable, telle Marie cousant, Marie lisant, Marie méditative dans le double jeu de reflet du cadre d'une toile et l'encadrement d'une fenêtre…Cette peinture, fermée dans sa thématique de l'intime, ose ici l'entre-deux, avec cette tentation de "sortir du cadre", comme chez Flaubert, avec ces fenêtres au bord desquelles les mélancoliques héroïnes, rêvent à des amours romanesques… 

 

Cependant l'inspiration n'ouvre le tableau que dans les toiles consacrées aux vendanges, aux paysages des Aspres et aux meutes de chiens.  Elle puise dans le quotidien des jours et l'admiration pour le travail bien fait. De cette simplicité naît un art de célébrer, à l'instar de Virgile, Giono et Maillol, le bucolique, le panthéisme, le respect du labeur ancestral : le modelage de la plaine et des roux sillons, la beauté des arbres roses et blancs en fleur, l'émergence de la beauté sont l'oeuvre du paysan et l'artiste n'a plus qu'à copier… Il n'aurait plus qu'à copier-coller…

 

Erreur : André Susplugas, au-delà du naturalisme, invente une sorte d'abstraction figurative... les personnages se rapprochent, tendent à la fusion, vers une forme aux contours flous désirant exprimer l'unanimisme, le coeur total du monde. Regardons les troupeaux de chèvres, les meutes de chien de chasse…

Le peintre est parti des études, brouillons, esquisses, essais, croquis de ses célèbres carnets de l'instant. Ensuite la toile s'élabore et gomme les traits forts, les limites des sujets : même les tableaux les plus réalistes (vendanges, groupes) s'estompent et glissent vers une masse abstraite au coloris indécidable…Le cadre est alors saturé, où les figures se côtoient pour finir dans une ronde silencieuse, dans une osmose générale. Le cadre est plein comme un oeuf, celui du bonheur et dans la rondeur des jours tranquilles au pays catalan.

 

Cette "abstraction figurative" impose la force d'un territoire, son intemporalité, avec ses travailleurs, ses saisons, ses amours : la terre âpre, la famille unie, le paysan laborieux, l'ami fidèle, des personnages toujours actifs, saisis en train d'oeuvrer , comme dans Mariette en 1953, La mule de 1956, La jupe rouge de 1957, Une barque à Venise en 1974, ou La bougie de 1964…

C'est cette énergie représentée dans un halo poétique léger, ô paradoxe, que j'aime dans la palette d'André Susplugas…

 

Jean-Pierre Bonnel, mars 2017 (extrait du catalogue de l'expo)

***RETIRADA : l'exil - PARRA Manuella et Antoine :

 

l'association FFFREE se retire à Argelès, en plein centre et quitte son local de Valmy, si grand, si bien placé, avec une terrasse pour des concerts d'été...Pourquoi ? La mairie d'Antoine Parra veut sans doute, dans un but touristique, regrouper toutes les activités et associations culturelles en coeur de ville. 

C'est une autre perspective. Des problèmes pour accéder se garer...

***

*** EXPOSITION  « BOITES NOIRES DE L’EXIL »  Manuella PARRA

 

DU 13 AU 23 JUIN 2017 - MEDIATHEQUE FRANÇOIS MITTERRAND SETE

L’exil n’est jamais consenti. C’est une douleur, un déchirement, une blessure intérieure gravée en « ébarbes de cœur » avec laquelle les déracinés devront apprendre à vivre ou à survivre.

 

Les « Boîtes noires de l’exil » ont gardé l’empreinte d’une mémoire, celle des républicains espagnols, des crimes commis sous la répression franquiste, des luttes, de la chute de la république espagnole, de l’exode massif vers la France et des conditions atroces des réfugiés dans des camps et enfin de l’histoire étouffée des deux côtés de la frontière.

 

Et l’exilé se tait pour oublier la défaite. Et celui qui est resté se tait sous l’oppression et la peur. 

 

Manuela Parra, poète-graveur, fille de républicain espagnol réfugié puis exilé en France, a rompu le silence transmis en héritage grâce à la découverte de poèmes du Romancero Gitano de Federico García Lorca recopiés par son père dans le camp d’Argelès-sur-Mer.

  

A la pointe sèche ou à coup de morsures, elle rappelle, gravure après gravure, cette histoire tragique. Elle suggère par quelques objets les conditions de vie dans les camps ou dans des prisons.

Elle nous offre en partage cette écriture paternelle sur ces feuilles jaunies, Reyerta, La muerte de Antoñito el Camborio, San Gabriel et le poème écrit par Pilar Felliu en février 1941 dans le camp d’Argelès-sur-Mer.

Ce patrimoine poétique, témoignage de résistance est délicatement posé dans quelques boites noires mais l’auteur nous montre également la souffrance accrochée à ces barbelés du mépris..

Son travail artistique rend un vibrant hommage au courage de ces femmes et de ces hommes engagés puis sacrifiés. Il nous invite, à travers ce  pèlerinage de mots et d’images, à rebrousser les chemins de cette histoire et à maintenir cette mémoire vivante.Un souffle de vie encré, une focale, des éclats de lumière, pour résister et éviter « la chute de cette lutte dans l’oubli ».

L’exposition présentée suit le cheminement du recueil de poésie de Manuela Parra « Les pas d’un exil à l’encre rouge » publié aux Editions de la Nouvelle Pléiade : 

-           L’Ebre rouge

-           Cerbère,la Retirada,

-           Les camps, 

-           La résistance dans les camps

-           Un rêve esquissé, la "reconquista"

-           L’Espagne sous Franco

Après Sète, cette exposition sera accueillie par la Fondation Zenobia Juan Ramòn Jimenez en Andalousie à Moguer (province de Huelva), dans le cadre des rencontres des Poètes « Voces del extremo » animées par le poète Antonio Orihuela. 

Elle sera présentée du 26 juillet au 15 septembre dans la maison/musée dédiée à l'oeuvre de Juan Ramón Jimenez, poète espagnol, républicain, mort en exil, prix Nobel en 1956 et qui échangea  des poèmes et des correspondances avec Paul Valéry !!!

 

- - -

*** Théâtre : Du 26 au 30 juin, le Théâtre du Réflexe accueille en résidence la compagnie parisienne "Avant l'aube".

Après un long travail de création, cette compagnie (dont fait partie l'enfant du pays : Aurélien Pawloff qui joue dans ce spectacle) vient nous offrir la primeur de la toute première représentation de ce nouveau spectacle avant  leur départ pour le festival d'Avignon où vous pourrez les retrouver du 7 au 30 juillet au Théâtre des barriques à 21 h 45 (tous les jours).

 

BOYS DON'T CRY

de Jean-Gabriel Vidal-Vandroy

 

Écarter les obstacles. Tenir tête. Passer à l'offensive. Séduire, respecter. Ne pas se disperser.
« Et surtout
Ne pleure pas.
Ça pleure pas un homme. »

.

Quatre hommes face à l'image du mâle viril et conquérant. Fiers, violents ou minables, désenchantés et sentimentaux, ils ne sont pas des guerriers, des prédateurs, des héros (faut pas croire ce que disent les journaux). Lui vend son corps à de riches clientes. Lui passe sa nuit sur des sites pornographiques. Lui va à l'opéra avec une femme plus âgée. Ils attendent qu'on les rappelle.

Cette nuit, ils se réunissent et s'offrent à votre regard. Cherchez le garçon. Traquez le masculin : il est partout.
Regardez ces hommes tomber : ils portent en eux la joie désespérée de ceux qui n’ont plus rien à perdre.

.

Création 2017 de la compagnie parisienne « Avant l’aube »
de Jean-Gabriel Vidal-Vandroy
d'après une idée originale de Maya Ernest et Jean-Gabriel Vidal-Vandroy
Mise en scène : Maya Ernest
Comédiens : Aurélien Pawloff, Léonard Bourgeois-Tacquet, Raphaël Goument, Vincent Calas

  • le jeudi 29 juin à 20 h 30 au Théâtre du Réflexe à Canohès (Réservations :  06.52.19.49.69)
  • du 7 au 30 juillet (tous les jours) à 21 h 45 au Théâtre des Barriques à Avignon

 

Maryse PAWLOFF   comédienne - chargée de production

06 . 52 . 19 . 49 . 69

Alicia GRISON   comédienne - chargée de diffusion et communication

06 . 77 . 82 . 21 . 84

 

theatredureflexe@hotmail.fr

www.theatredureflexe.com

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 09:37
Renada Laura Portet (à droite) Photo J.P.Bonnel - Hommage à Barcelona -
Renada Laura Portet (à droite) Photo J.P.Bonnel - Hommage à Barcelona -

Renada Laura Portet (à droite) Photo J.P.Bonnel - Hommage à Barcelona -

Perpignan, Théâtre de l'Archipel : Saison nouvelle 2017/18 - programme Nouvel

 

Ce qui change avant tout, c'est le format du livre qui annonce la saison.

C'est l'arrivée de Jean-Michel Collet qui signe les textes de présentation. Copinage ? (Il est marié avec la directrice du théâtre, la sympathique et dynamique Jackie Surjus...) Non ! Talent de cet ancien journaliste de l'Indépendant, responsable de la page culture, où il critiquait allègrement (on se rappelle l'affaire Claude Delmas, qui a dû être défendu par J.Pere Cerda !), où il avait ses copains et ses têtes (j'ai été censuré, jamais un compte-rendu car il n'aimait pas ce que j'écrivais..déjà ! jusqu'à Marion et Michalak, décidément, je demeure dans la liste noire…); puis il fut exilé à l'agence de Céret, où il a pu côtoyer les artistes et écrire de beaux textes sur Chappert-Gaujal ou d'autres, dans les livres-objets de Richard Meier…

 

Je n'ai pas pu vérifier s'il a rédigé vraiment tous les textes (quel travail !) ou s'il s'est adonné au péché mignon du "copié-Collet"…à suivre.

Bien sûr le programme est encore de grande qualité. Même si... encore du Shakespeare : c'est pléthore, mais, comme on dit, il y a pire…

 

 C'est varié et dosé : on reverra Galvan, et Vanessa Wagner et Tharaud, pour la musique, et Lavilliers, vu au Bocal du Tech, il y a peu, pour moins cher…Mais il y aura le grand Nicolas Angelich !!

 

Pour le local, si peu et du copinage, Pascal Comelade (le chouchou de l'adjoint à la culture, mais il prétend ne pas intervenir dans la programmation…Il intervient tout de même en peinture pour programmer Jean Capdeville à Rigaud, bientôt)…Comelade, à toutes les sauces (expo "brute" à Collioure), et on évite, pour le moment, Cali...

 

Pour la danse, aussi, beaucoup de retours, mais c'est toujours de la qualité…Cependant, pour le local, les résidences, l'échange avec la Catalogne, c'est très réduit. Les troupes locales ne sont donc pas au niveau pour se montrer au Carré…On reverra le sympathique H.Di Francisco, avec Bausil, qu'on a déjà beaucoup vu l'année dernière, à travers le département...

 

Du très bon et des interrogations…sur le personnel, le nombre, une équipe importante, pesant sur les comptes; à ce propos, où en est-on ?

 

JPB

***Renada Laura PORTET

écrivain de Perpignan, hommage à Barcelone :

homenatjada a Barcelona

A Barcelona tindrà lloc a la seu de l'Institut d'Estudis Catalans, el 28 de juny, un homenatge a l'escriptora Renada Laura Portet.

Ja era hora. Infant terrible de les lletres nord catalanes, R.L. Portet és una escriptora polifacètica. Assagista i especialista reconeguda internacionalment per les seves recerques i publicacions en onomàstica, poetessa i novel·lista. Aquesta triple dimensió no ha escapat a la Institució de les Lletres Catalanes que ha pres la iniciativa d'aquest acte.

© El Portal Catnord digital

 

**Entretien, à bâtons-rompus, avec Renata Portet (J.P.Bonnel)

 

"On ÉTAIT HABILLÉES EN CATALANETTES. CASALS AVAIT DES MAINS RONDES; IL VENAIT D'AVOIR SOIXANTE-DIX ANS. ON A PARLÉ DE BAILLESTAVY; IL M'A PRIS LE BRAS ET M'A accompagnée à sa loge. Un grand silence… ENSUITE, LE COUP D'ARCHER…

 

Il vivait alors avec Madame Capdeville la Barcelonaise. Il n'a pas vécu à Barcelone, mais selon la tradition, il y eut le voyage de noces à Barcelone…

 

A l'âge de quatre ans, je pars en diligence du Boulou jusqu'au Perthus, pour un mariage…Le Perthus n'a jamais été une frontière… J'ai écrit cet événement...

 

J'ai commencé à écrire à l'âge de neuf ans, l'époque du certificat d'études. Mon instituteur m'a pris un cahier pour noter toutes mes rédactions. A propos de  cette scène de mariage, il m'a demandé :"On t'a aidée ?"

J'ai commencé à écrire sérieusement à l'âge de trente-huit ans : pendant les vacances à Cucugnan, chez mes cousins germains, de gros propriétaires.

 

Pendant la guerre, à cause de la mort d'une jeune fille, on a eu les Sénégalais à Saint-Paul :  à cette occasion, j'ai écrit mon premier poème…"

Renada a obtenu un certificat de grammaire française avec Bourciez, et quatre certificats de phonétique; allé a écrit en outre deux livres de toponymie et de nombreux "tirés à part" extraits d'ouvrages collectifs. Une thèse  a été présentée à l'université de Figueres son l'oeuvre poétique. Quant à son texte sur Venise, Christian Camps, président des Hispanistes et Catalans, a été contacté par un spécialiste de l'université de Venise. 

Mon dernier livre sur Duoda, Comtesse de Barcelone, femme de Bernard de Septimanie, décapité à Toulouse par Charles le Chauve, son demi-frère… Duoda, princesse carolingienne du IX° siècle, a écrit un livre unique sur son fils : j'ai effectué des recherches sur ce manuscrit perdu, puis reconstitué cette histoire écrite en latin… J'aime la recherche et la littérature.

 

En 1979, prix littéraire à Barcelone et prix de la ville de Perpignan; l'éditeur Xavier d'Artois veut alors publier mon carnet de nouvelles : j'ai signé, mais le livre a été vite fait, vite diffusé à Barcelone : une mauvaise édition ! J'ai prié le Canigou de ma grand-mère !!!

 

Le recueil de poèmes de 1985 se situe entre fiction, traductions du latin, de l'ancien français, du catalan…J'ai enseigné l'onomastique au CNRS à Paris; j'ai fait des conférences sur les Troubadours (M.Michel Adroher ne me cite pas, mais il me pille ! quant à Peytavi, voici un autre pilleur…

 

Le livre est publié à Montpellier et à Barcelone : il devrait être présenté à Paris, mais mon mari, Jean Portet, est mort la veille…

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 10:02
L'Archipel - Concert au maBaux - Expo au musée Maillol de Banyuls -
L'Archipel - Concert au maBaux - Expo au musée Maillol de Banyuls -
L'Archipel - Concert au maBaux - Expo au musée Maillol de Banyuls -
L'Archipel - Concert au maBaux - Expo au musée Maillol de Banyuls -

L'Archipel - Concert au maBaux - Expo au musée Maillol de Banyuls -

Avec la canicule, élèves et enseignants des écoles primaires de Perpignan (et d'ailleurs…) subissent une chaleur  épouvantable…Et pas de clim, rien n'est fait pour rafraîchir les locaux. Les citoyens, les parents, les personnels adressent un message d'alerte aux responsables de la mairie…

***Le changement climatique à Perpignan

 

La  calor  criminal  és  provocada. És  un crim contra la humanitat. La  calor  producte  del  canvi climàtic és la causa  de l’estrés, les depressions i els suïcidis. Està comprovat científicament.

 

La chaleur criminelle est provoquée. C'est un crime contre l'humanité. 

À Perpignan, déjà 29 degrés à 10h, on atteint des records historiques, surtout au niveau des températures minimales, signe d'un réchauffement anormal !
Et pas d'alerte canicule de l'Etat Français ! Les gens meurent en silence et les travailleurs sont exposés aux risques, c'est une honte !
L'écorce des platanes explose à cause de la chaleur !
Le réchauffement climatique à Perpignan depuis 1901.


Depuis le milieu des années 90, les mois de juin sont de plus en plus chauds et de plus en plus secs: Plus de voitures, plus d'étalement urbain, plus de constructions inadaptées à notre climat et donc énergivores en climatisation: c'est un cercle vicieux alors qu'il existe des alternatives ! Se déplacer à l'électricité avec le train: Ou à vélo pour les petites distances…


Investir dans des constructions adaptées à notre climat comme faisaient les anciens. Les constructions actuelles sont faites pour 1 ou 2 générations alors que les constructions anciennes de nos centres villes sont encore performantes car adaptées
Les anciens construisez pour les générations futures !


Nous ne construisons que pour nous, par égoïsme et par égocentrisme pour atteindre les marqueurs sociaux de "l'american dream" !


Quelle honte pour nos générations qui sacrifient leur planète pour 50 années de confort !!!
C'est un crime contre l'Humanité qui nourrit le capitalisme et entraîne l'augmentation des inégalités sociales...

 

© NOTES  DE MATTHEW FAYE  SOBRE  EL CANVI  CLIMÀTIC  A  LA CIUTAT  DE PERPINYÀ

(ce texte n'est pas de J.P.Bonnel - le blogabonnel accueille des points de vue, qui, parfois, ne sont pas du goût de l'auteur de ce blog, mais la liberté d'expression passe par là, et c'est l'essentiel...)

 

OFFICE DE LA LANGUE CATALANE : MME DELGA SE MOQUE DE NOUS

 

Communiqué de presse · Perpignan, 19 juin 2017

 

Samedi 24 juin, la présidence occitane Carole Delga a lancé un office de la langue catalane répondant à une demande forte. Car notre culture, marqueur identitaire majeur et outil de cohésion, est menacée. Sa transmission est mal assurée car le soutien de l’Etat est quasiment nul. Pour sa part, la Région, qu’elle soit centralisée à Montpellier ou à Toulouse, marginalise les Catalans et leur impose le sous-financement. Un puissant outil est donc urgent pour aider nos communes et soutenir l’usage public du catalan ainsi que sa transmission aux générations futures. Mais Mme Delga annonce une structure, qu’elle présidera elle-même, dotée de trois employés et d’un budget d’à peine 200 000 euros, dont seuls 100 000 euros seront financés par la Région Occitanie. L’autre moitié proviendra des communes du Pays Catalan par le biais du syndicat de promotion de la langue catalane et occitane (SIOCCAT). Cela équivaut à seulement 22 centimes par habitant alloués par la Région. Cette somme ridicule révèle un gadget clientéliste, pensé pour caser des amis, noyauter et mettre sous tutelle les Catalans. Ce machin socialiste exprime le mépris régional, face auquel nous exigeons le respect identitaire.

 

En 2016, l’Occitanie n’a investi que 2 % de son budget en Pays Catalan, alors que nous représentons 8 % des habitants. En comparaison, l’Office de la Langue Basque dispose d’un budget de 3,43 millions d’euros, dont 860 000 euros financés par la Région et 620 000 euros du département des Pyrénées-Atlantiques. Comme les Basques, nous exigeons une structure sérieuse, non partisane, dotée de moyens réels pour développer le bilinguisme, au service de notre avenir, de notre culture et notre économie.

 

Contact presse : press@ouiaupayscatalan.com · 06 75 74 25 49.

 

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 06:55
Balbino MEDELIN - Ramon FAURA
Balbino MEDELIN - Ramon FAURA
Balbino MEDELIN - Ramon FAURA

Balbino MEDELIN - Ramon FAURA

Celui qui chante si bien Perpignan était à Perpinya hier soir, dimanche 25 juin 2017, invité par les affaires culturelles de la mairie de Perpignan (billetterie sous l'égide aussi de Boîte-à-clous, qui a donc loué la salle municipale..), les Angelets catalans et ce grand ange sympa de Ramon Faura.

 

Le public populaire et enthousiaste avait eu raison d'investir ce beau lieu culturel si peu utilisé, si peu offert aux créateurs d'ici. Car, en plus de la belle voix rauque de Balbi, d'un accordéon déchaîné et d'une guitare flamenco de talent, il y eut la Barcelonaise, la grande voix de Marina ROSSELL.

 

Là, balbino commit une bourde en nous informant qu'elle venait …d'Espagne ! La Marina corrigea de façon bien gentille face à ce "Catalan espagnol", ce  "gitan de Paname", ce bon français de Picard : pour se faire pardonner, à la Marina (pas à la Delga, elle fit bien de ne pas s'aventurer par là !), il offrit des roses, de …picardie, sans doute. 

Balbino est, à l'image du peuple contemporain, un personnage écartelé, un exilé de l'intérieur, un homme partagé entre deux ou trois, voire quatre, cultures : il chante en Catalan et défend le "Pays catalan" sans oser aller plus loin, parler d'indépendance…De mère espagnole, gitane, catalane, on ne sait trop, il garde les racines du sud. De père bien français, il conserve et aime le Nord; il s'est installé en Picardie. 

Il peut célébrer Perpignan à la télé du samedi soir, avec Sébastien, et chanter les plus grands, ces libertaires : Ferré, Moustaki, Lavilliers… Et les plus petits, les oubliés, les ouvriers, les immigrés, les révoltés…

Grâce à ces inspirations diverses et fortes, Balbino a du coffre, mais du flou aussi. A l'image de nombreux catalanistes d'ici, il clame que le Pays catalan (il ne dit jamais "Catalogne") n'est pas l'Occitanie. Et c'est vrai, mais il ne faut pas opposer deux entités proches, de source latine, deux nations soeurs… Accuser les politiques qui ont trahi, le pouvoir centralisé de la Région, oui, et ces responsables locaux qui ne défendent pas l'économie et l'entité catalane !

 

La persistance de la langue catalane en territoire français passe avant tout, encore aujourd'hui, par la chanson, et l'engagement de Balbino demeure un espoir, un des tout derniers, sans doute...

JPBonnel

 

Balbino Medellin est un auteur, compositeur, interprète de chanson française. Catalan espagnol du côté de sa mère et Picard du côté paternel, il est issu d'un milieu modeste et ouvrier. Inspiré par les courants populaires et la poésie du quotidien, par les cultures catalanes, espagnoles et gitanes, sa carrière professionnelle débute en 2001 aux côtés de Sergent Garcia sur la tournée Sin fronteras et le titre Resiste me. Il participe ensuite à l'album Les Animals de Mano Solo en 2004 en interprétant avec lui le morceau Barrio Barbes. Il apparaît également sur l'album en public de Bernard Lavilliers, Escale au Grand Rex en2005 sur le titre Les Mains d'or.

En 2006, Balbino Medellin sort son premier album, Gitan de Paname (Universal/Barclay - VK productions).

En 2007, il est invité à participer à l'album Plein de monde de Bratsch où il interprète le titre Bien roulée.

Balbino sort son deuxième album en 2008, Le Soleil et l'Ouvrier (Universal/Barclay - VK productions), et sortira le titre pharePerpignan, hommage à la ville où il passe une grande partie de son enfance.

 

En 2011, il revient avec un troisième album plus rock, Évangiles sauvages, (produit par Bernard Lavilliers), et profite de ce nouvel opus expérimental pour se rebaptiser Balbino. Il chantera également la chanson L'estaca, hymne catalan, en duo avec Cali. Le single Bukowski est un hommage à l'écrivain Charles Bukowski, à son écriture et au personnage qu'il admire. Simultanément à la sortie de cet album, Balbino publie son premier recueil de poèmes, également intitulé Évangiles sauvages (chez Naive).

2013 marque un tournant pour la carrière de l'artiste : Balbino Medellín se lance dans la production indépendante de ses chansons. Désormais producteur, il travaille en collaboration avec sa productrice de concerts Natacha Sloboda (La Horde Productions) avec qui il développe le projet participatif Sauvages modernes.

En 2013, Il revient avec un nouvel album intitulé À l'ancienne, un opus symbole d'un retour aux sources marqué par des textes encore plus libres et affirmés. Dans cet album, le titre Soleil de Picardie est une déclaration d'amour à une partie de ses origines et à la région où il vit.

En fin 2015, il collabore avec La Fouine et compose l'album Nouveau Monde sorti le 4 mars 2016 en produisant l'ensemble des morceaux.

 

Le Col·lectiu Angelets de la Terra revendique un métissage musical autour de la création en langue catalane. La diversité d’origines et de styles des musiciens résidents en Catalogne Nord est une richesse qui transparait dans les 13 disques édités en sept ans. La huitième compilation sera présentée au théâtre municipal de Perpinyà lors du concert de Balbino Medellin, le 25 juin. 

 

Depuis 2010, ce projet musical de qualité qui ne cesse de progresser met en évidence que les nouveaux Catalans permettent à notre culture de ne pas finir dans un musée ou une carte postale, en apportant de nouvelles sonorités et du sang neuf. Le collectif de 300 musiciens revendique une "catalanité" ouverte au monde. Ces musiciens sont originaires d'Occitanie, Sicile, Kabylie, Angleterre, Bretagne, Haïti, Maroc, Alsace, etc. Les artistes locaux ne s’étaient jamais trouvés aussi nombreux autour d’un même projet : valoriser la « llengua d’aquí ». Pour ceux qui doutent, il leur suffira de constater le bilan très positif du Col·lectiu qui a diffusé 256 chansons en catalan, dans tous les styles de musiques actuelles. Le métissage est donc le futur de la Catalogne Nord et la langue catalane est encore un facteur de cohésion sociale.

 

Dans cette huitième compilation, Llamp te Frigui a mis en musique un texte de Ramon Faura pour rendre hommage aux héros, insurgés du Vallespir puis du Conflent qui se révoltèrent pendant une dizaine d’années contre l’annexion de la Catalogne du Nord par la France. Ils se prénommaient les Angelets de la Terra

 

Il y a aussi Balbino Medellin qui interprète magnifiquement une version en catalan de Georges Moustaki qu’avait chanté Marina Rossell. www.angeletsdelaterra.com

 

 Ramon Faura au 06.68.89.82.71.

 

Pour télécharger la huitième compilation cliquez ici : https://wetransfer.com/downloads/8b14b41e1735920449dc73df629c7af620170612055804/b15a3e72a3c5b94153b4bb79be3b45db20170612055804/f25376 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 08:01
Dali à Céret -

Dali à Céret -

**Céret : Exposition Dalí : Eurêka ! (J'ai trouvé !) 

Picasso : "Je ne cherche pas, je trouve !"

 

Au Musée d’art moderne de Céret

du 24 juin 2017 au 1er octobre 2017


« Dalí : Eurêka ! » présente l’intérêt de l'artiste pour toutes les disciplines scientifiques qui ont alimenté son propre imaginaire. L’exposition fera également revivre le « voyage triomphal » du maître à Céret le 27 août 1965 : de sa résurrection dans une crypte médiévale à son départ en train pour la gare de Perpignan « centre du monde ».


Musée d’art moderne de Céret
Établissement Public de Coopération Culturelle
Ville de Céret - Département des Pyrénées-Orientales - Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée
8, Bd Maréchal Joffre, BP 60413 - 66403 Céret Cedex - Tel : 04 68 87 27 76


L’exposition sera organisée en une série de chapitres thématiques traitant d’un domaine scientifique réinterprété par la méthode paranoïaque-critique dalinienne. Une approche originale de l’œuvre de l’artiste visionnaire. « Je suis fou », aimait à déclarer l’artiste. La science – et l’exposition du musée d’art moderne de Céret – apportent la preuve que « La seule différence entre un fou et [lui], c’est [qu’il n’est] pas fou ».


Dans son Dictionnaire abrégé du surréalisme, André Breton définissait Dalí comme « le prince de l’intelligence catalane ». Dalí s’est en effet intéressé à toutes les disciplines scientifiques, de l’astrophysique à la théorie de la relativité, de la psychanalyse à la génétique, jusqu’aux théories contemporaines et très complexes des catastrophes ou des cordes.
Cette curiosité universelle fait de Dalí un héritier des grands Maîtres de la Renaissance. La science nourrit sa pensée, sa capacité à interpréter le monde extérieur comme sa propre psyché. Elle répond à son besoin fondamental de chercher, dans l’univers et ses règles, la vérification d’une intuition personnelle et irrationnelle.


Assimilant le Temps à une matière malléable – à du camembert coulant –, Dalí revendique l’héritage des grands maîtres du passé tout en opérant une projection, une prémonition sur l’avenir.

 

Dès ses années de formation, Dalí montre un intérêt pour l’astronomie, la psychanalyse, les sciences naturelles, l’entomologie, la théorie de la relativité. Il a accès à ces disciplines à la Residencia de estudiantes de Madrid, où le philosophe José Ortega y Gasset, traducteur de Freud, Einstein ou encore Marinetti, organise conférences et rencontres.


Au tournant des années 30, l’artiste élabore sa célèbre théorie de la Méthode paranoïaque-critique, largement dominée par les thèses de la psychanalyse, qui montrera de réels points de convergences avec les recherches du jeune Jacques Lacan sur la paranoïa. Dalí envisage dès lors de lier plus intimement art et science.


Les premiers essais nucléaires puis les bombes sur Hiroshima et Nagasaki en 1945 l’amènent à s’intéresser à la structure atomique de la matière. Effectuant un retour au catholicisme, il propose des représentations nucléaires des figures de l’art sacré, Christ et madones.

Dalí n’hésite pas à aller à la rencontre des savants : il rend visite à Freud à Londres en 1938, puis à Francis Crick à New York (prix Nobel en 1962 avec Watson pour la découverte de la structure de l’ADN). Il rencontra Dennis Gabor, prix Nobel de physique pour la découverte de l’holographie qui occupera Dalí dans les années 70. Enfin, René Thom, l’auteur de la théorie des catastrophes et Marcel Pagès et la théorie de l’antigravitation. C’est d’ailleurs en compagnie de Marcel Pagès que Dalí se rend à Céret le 27 août 1965, pour une journée fantasque et riche en événements largement évoquée dans l’exposition.


En 1985, Dalí réunissait dans son musée de Figueras un aréopage de scientifiques de renommées mondiales pour un symposium intitulé « Procès au hasard ». Très affaibli depuis la disparition de sa femme Gala, le Maître suivait les débats par vidéo transmission de sa chambre. Ces moments poignants de celui qui était terrorisé par la mort et qui s’était promis l’immortalité physique, attestent d’un insatiable appétit de connaissances et de curiosité pour les sciences.

 

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METISSAGE MUSICAL et langue catalane :

 

***‌Le Col·lectiu Angelets de la Terra revendique un métissage musical autour de la création en langue catalane. La diversité d’origines et de styles des musiciens résidents en Catalogne Nord est une richesse qui transparait dans les 13 disques édités en sept ans. La huitième compilation sera présentée au théâtre municipal de Perpinyà lors du concert de Balbino Medellin, le 25 juin. 

 

Depuis 2010, ce projet musical de qualité qui ne cesse de progresser met en évidence que les nouveaux Catalans permettent à notre culture de ne pas finir dans un musée ou une carte postale, en apportant de nouvelles sonorités et du sang neuf. Le collectif de 300 musiciens revendique une "catalanité" ouverte au monde. Ces musiciens sont originaires d'Occitanie, Sicile, Kabylie, Angleterre, Bretagne, Haïti, Maroc, Alsace, etc. Les artistes locaux ne s’étaient jamais trouvés aussi nombreux autour d’un même projet : valoriser la « llengua d’aquí ». Pour ceux qui doutent, il leur suffira de constater le bilan très positif du Col·lectiu qui a diffusé 256 chansons en catalan, dans tous les styles de musiques actuelles. Le métissage est donc le futur de la Catalogne Nord et la langue catalane est encore un facteur de cohésion sociale.

 

Dans cette huitième compilation, Llamp te Frigui a mis en musique un texte de Ramon Faura pour rendre hommage aux héros, insurgés du Vallespir puis du Conflent qui se révoltèrent pendant une dizaine d’années contre l’annexion de la Catalogne Nord par la France. Ils se prénommaient les Angelets de la Terra. Joaquim Vilarnou, journaliste spécialiste de la chanson en catalan pour la revue de Barcelona Enderrock a été emballé par le texte et les arrangements musicaux. Il souhaite que Ramon et Franck Sala créent d’autres chansons de ce genre. Il y a aussi Balbino Medellin qui interprète magnifiquement une version en catalan de Georges Moustaki qu’avait chanté Marina Rossell. 

Stéphanie Lignon qui participe au projet depuis le début a enregistré une compo, traduite par Gerard Jacquet, où elle dévoile un univers personnel. 

Romain Lucas comme son père avec Buenasuerte ont fait deux versions du célèbre Joan Manuel Serrat, l’une ragga et l’autre salsa. Marilys Mérial, à seulement 17 ans, nous fait découvrir pour son premier enregistrement une voix venue des profondeurs de l'âme, parfois à peine audible. 

Gerard Jacquet a réenregistré un de ses tubs avec de nouveaux arrangements électro réalisés par Philippe Dourou.

 

 Gaëlle Balat interprète un texte écrit par sa mère avec une voix douce et délicate. Julio Leone, avec un morceau acoustique, nous donne un avant-goût de l’album que va sortir son groupe Ghetto Studio. Patricia Di Fraja a gagné son pari d’enregistrer la version de Joan Pau Giné qu’elle n’avait pas pu faire lors de l’hommage rendu au « cantautor de Bages » en 2013. Elle vous séduira par son interprétation tendre et joyeuse.Gadjo Lolo, ancien des forces spéciales, a aussi enregistré son premier titre en catalan, lui qui a des origines dans le Haut Vallespir et qui avait été repéré pour son succès avec la chanson « Roussillon ». 

Elise Mateu et José de los Rios ont été rencontrés par Ramon Faura lors des Lundis Guitare. Elise, qui a participé le mois dernier à l’émission « N’oubliez pas les paroles », a choisi de reprendre un morceau d’Eric Clapton en catalan. Sa mère était l’une des premières enseignantes de la Bressola. José nous propose une version andalouse de l’hymne de Catalogne qu’il chante déjà sur scène étant donné son attachement viscéral pour cette œuvre. Rumba Coumo a laissé le piano de la salsa pour se centrer presque exclusivement sur la rumba catalane et faire perdurer la culture musicale gitane comme ils le revendiquent dans leur chanson. Muriel Falzon Trio nous envoûte avec l’un des traditionnels enregistrés pour son album 100% en catalan, avec les arrangements du pianiste de jazz Sébastien Falzon. Selon la chanteuse Muriel Perpigna, c’est sa participation à la cinquième compilation du Col.lectiu en 2014 qui a généré ce nouveau projet musical. Il y a aussi ses débuts en tant que choriste de Blues de Picolat avec Gaëlle Balat et Annabelle. Toutes les trois sont d’ailleurs sur cette compil.Annabelle Scholly Lotz, catalane d’origine alsacienne, nous surprend une deuxième fois avec une interprétation très émouvante. Elle était dans la septième compil, en janvier 2017.

Alexandre Guerrero, le chanteur d’opéra élève de la célèbre Montserrat Caballé, participe aussi pour la deuxième fois. Il était dans la première compil en septembre 2010. Joan Ortiz et Blue Sol proposent deux morceaux aux textes qui sont de véritables odes au métissage. Vincent Vila nous fait découvrir l’univers d’un « Reggae Man » jusqu’au bout de ses rastas qui enregistre ses morceaux dans sa yourte. Pascaline séduira les amateurs de pop anglaise et vous bercera avec sa voix suave. La Reskape nous offre une nouvelle version de l’Estaca déchaînée.

 

www.angeletsdelaterra.com

 

La conférence de presse en présence de tous les artistes dont Balbino Medelin et Marina Rossell aura lieu le samedi 24 juin, à 14 heures, au Café de la Poste de Perpignan. Pour plus d’information appelez Ramon Faura au 06.68.89.82.71.

 

Pour télécharger la huitième compilation cliquez ici :https://wetransfer.com/downloads/8b14b41e1735920449dc73df629c7af620170612055804/b15a3e72a3c5b94153b4bb79be3b45db20170612055804/f25376

 

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JEAN IGLESIS :

 

***Aquest poema escrit amb motiu de la nit de Sant Joan (23 de juny)

 

Ce poème écrit pour la nuit de la Saint-Jean (23 juin)

 

Sant Joan

 

El cel ens sembla mil.lenari

Mentre els estels se'n van ballant.

Tots els records deixen l'armari,

Festejant la nit de Sant Joan.

 

La font busca per la muntanya

Un camí sempre tortejant

I porta a la vila llunyana

Les aigües fredes de Sant Joan.

 

Les espigues de blat somriuen

L'endemà ja les tallaran

Per oferir als xicots que riuen

El pa fresc i nou de Sant Joan.

 

El conill, ell que no dormia,

Que anava pel camp ferejant,

Encerta el trèvol que es perfila

Entre les herbes de Sant Joan.

 

Aleshores sentim que creixen

Lligams estrets d'or i de sang,

Quan els ulls cansats parpellegen

Com les fogueres de Sant Joan.

 

Joan Iglesis

 

Sant Joan 2017

No sem occitans!... Sem catalans!...

 

La gran i nova regió

Ha entrat en religió

A fi d'encertar un nom

Que pugui plaure a tothom.

Sota el buf del vent d'Espanya,

S'ha escollit Occitània,

Oblidant la veu ufana

De la terra catalana.

 

Hem escrit la nostra història

Sense perdre la memòria.

El cant dolç de la senyera

Riu de la mala frontera.

Drets, de cara a l'opressió,

Avui sem una nació.

Escoltem la veu ufana

De la terra catalana.

 

Volem a sota la neu

Contemplar el Pirineu,

Seguir camins ramaders,

Rics de records verdaders.

Volem a vora del mar

Viure el caliu de la llar,

Entendre la veu ufana

De la terra catalana.

 

Canviar d'identitat?

Ser descatalanitzat?

Esborrant un nom, un lema,

Es pot resoldre un problema.

Si el rei fa la lliçó,

Sempre ens queda una cançó

Per sentir la veu ufana

De la terra catalana.

 

Refrany

No volem ser occitans!...

Des de temps d'or i de sang,

Caminem sempre endavant...

Sem i serem catalans!...

 

Joan Iglesis

 

 

Saint-Jean 2017

Nous ne sommes pas occitans!...  Nous sommes catalans!...

 

La grande et nouvelle région

Est entrée en religion

Afin de se doter d’un nom

Qui puisse plaire à tout le monde.

Sous le souffle du vent d’Espagne (1),

Il a été choisi Occitanie,

En oubliant la voix fière

De la terre catalane.

 

Nous avons écrit notre histoire,

Et ce sans perdre la mémoire.

Le doux chant de notre drapeau

Se rit de la frontière malsaine.

Bien droits face à l’oppression,

Aujourd’hui nous sommes une nation.

Nous écoutons  la voix fière

De la terre catalane.

 

Nous voulons, dessous la neige,

Contempler les Pyrénées,

Suivre les chemins de transhumance,

Riches de souvenirs authentiques.

Nous voulons, près de la mer,

Vivre la chaleur de notre foyer

Et entendre la voix fière 

De la terre catalane.

 

Changer notre identité?

Être « décatalanisé »?

En effaçant  un nom, un  lemme (2),

On peut résoudre un problème.

Si le roi dicte la leçon,

Il nous reste une  chanson

Pour  percevoir la voix fière

De la terre catalane.

 

Refrain

Nous ne voulons pas être occitans!...

Depuis des temps de sang et d’or,

Nous allons toujours de l’avant...

Nous sommes et serons catalans!...

 

Joan Iglesis

 

(1) vent d’Espagne : vent d’autan, dans la région de Toulouse-Midi-Pyrénées

(2)  lemme, leitmotiv : appellation ou slogan

 

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 09:57
Picasso à Perpignan, près de la Vénus au collier de Maillol - L'obscène titre "Le cercle de l'intime"
Picasso à Perpignan, près de la Vénus au collier de Maillol - L'obscène titre "Le cercle de l'intime"

Picasso à Perpignan, près de la Vénus au collier de Maillol - L'obscène titre "Le cercle de l'intime"

*** Inauguration du musée Hyacinthe RIGAUD -23/6/2017 - Les affaires culturelles censurent la presse - Un musée aseptisé, débarrassé de ses décors 17 ème siècle !

Le Grand RIG ô ! 

 Le cercle de l'intime ou l'obscène exp ô ! sur Picass ô !

Oui, le titre est bien choisi, car on sait l'amour du natif de Malaga pour les femmes, sa peinture, avec les thèmes de l'érotisme, du Minotaure, de la tauromachie et du sexisme, s'inspirant du génie des maîtresses, et plus cannibalisant le corps et le talent des femmes séduites… 

Chaque femme de Pablo incarne une période de sa création; il pouvait avoir des relations avec deux ou trois dames en même temps, mais n'hésitait pas à en "jeter" soudain une pour se consacrer à une autre ou envisager la conquête d'une nouvelle.

Ainsi, lors des vacances érotico-tauromachiques à Perpignan, l'hôtel de Lazerme servait de point d'ancrage pour faire le tour des fêtes estivales consacrées à la corrida (Nîmes, Céret, Collioure…). La massive architecture classique de l'Hôtel particulier servait aussi de rencontres : Françoise Gilot, la délaissée, Jacqueline Roque, l'ultime conquête, et Mme de Lazerme, l'amante catalan, se retrouvaient sous le même toit, à la même table. C'était un cercle de famille étonnant. Pau Picasso passait d'un cercle intime à un autre de façon naturelle, et personne n'était choqué, dans le milieu bourgeois du centre-ville, de ces relations amoureuses et sexuelles : on tolérait tout de la part d'un artiste, on aurait même bien voulu appartenir au "cercle de l'intime" de ce génie, de ce sacré petit démon, rue de l'Ange..!

 

 

le journaliste et écrivain Xavier FEBRES vient de publier un livre en catalan sur Maillol. Et un article sur sa passion pour le musée Rigaud, l'ancien, le suranné, avant que les travaux nouveaux n'en fassent une machinerie contemporaine... Xavier regrette le temps de la visite dans le silence et la solitude, dans les salles anciennes aux hauts plafonds, aux dorures et décors rococo... C'était un musée de province, très peu fréquenté, malgré son prix modique et ses salles consacrées à Picasso, Maillol, Dufy... 

Les jeunes et les habitants ne venaient pas dans l'ancien hôtel des Delazerme, où Picasso passa de brèves vacances, (1) dans l'intimité d'une famille bourgeoise, dans le cercle d'in intime très intime et érotique...

Quelle idée d'avoir intitulé l'expo Picasso "Le cercle de l'intime", c'est d'une obscénité sans nom...mais c'est si vrai ! 

Et le club, autour du musée, le "Cercle Rigaud", comme on parle de "cercle de famille", en tentant de toujours l'agrandir...

 

Febres regrette...On regrette toujours le temps passé car il nous fait passer de l'autre côté... Les vieux deviennent passéistes et n'acceptent pas que les plafonds hauts soient abaissés, que les dorures soient supprimés, que le lieu perde son caractère ancien, catalan ou baroque pour n'être plus qu'impersonnel... Faut être aux normes européennes…faut économiser l'énergie…Faut plaire au public ou à ce que l'on croit être le goût du public… On met du placo pour abaisser les murs, on détruit les structures, boiseries, charpentes, du 17 ème siècle !

On installe une "fosse aux lions", une cage horrible à l'ancienne entrée, rue de l'Ange, pour sans doute, faire reculer le terrorisme…Musée fermé, une forteresse, alors qu'il faut inviter le public, sans frontière… 

 

Il faut donc perdre un peu de son caractère local, catalan, être au plus près de la concurrence, des grands musées français, imiter Paris, plaire à la mode et au goût des touristes, se compromettre avec l'esprit du temps...

A ce prix, Perpignan pourra être une "destination" et dans cette renaissance muséale, on ne cache pas que le lieu doit servir le commerce, l'économie urbaine, le tourisme mercantile, bien avant la culture…

 

La presse "officielle", celle qui écrit ce qu'on lui dit (voir l'article récent de Connaissance des Arts sur le musée Rigaud, reportage tout à fait lénifiant et aseptisé, à l'image de ce musée (ne pas écrire ce qui fâche, d'ailleurs la journaliste venue à Perpignan ne connaît rien du contexte local), a été seule invitée le jeudi 22 juin à visiter les nouveaux lieux. 

La mairie et le service culturel de la ville sont à la hauteur de leur réputation : censure, intolérance, esprit de vengeance de la part de ces "Napoléons les petits" !

Je n'ai pas été invité (je ne dois pas faire "presse" sérieuse) par un maire qui est venu m'agresser dans une librairie, lors d'un débat philosophique ! Je suis ignoré par un adjoint à la culture qui ne supporte pas la critique et se venge comme il peut, de façon mesquine ! Ce n'est pas avec ce comportement que Perpignan la moribonde va se sauver par l'art et la culture...

J.P.Bonnel

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 08:50
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme
Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme

Mme Delazerme et Picasso - Dans l'ancien appartement dépendant désormais du musée, après la mort de Mme Delazerme

Musée RIGAUD/Perpignan/Picasso (suite)

 

demain : ô !!!!

 Le cercle de l'intime ou l'obscène exp ô ! sur Picass ô !

 

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On sait que Picasso, au temps du cubisme et de l’amitié avec Braque, fréquenta beaucoup, de 1911 à 1914, la ville de Céret, la capitale du Vallespir. On sait sans doute moins que, de 1953 à 1955, Pablo Picasso se rendit régulièrement à Perpignan, rue de l’Ange, chez ses amis Paule et Jacques de Lazerme. A la suite d’un contrat établi entre la famille et la municipalité de Perpignan, le bel hôtel particulier est devenu, depuis 1979, le Musée Hyacinthe Rigaud. Madame de Lazerme, immortalisée par Picasso, vit toujours dans une aile du bâtiment.

Cette maison patricienne appartenait depuis 1827 à la famille de Lazerme, car Joseph, député légitimiste des Pyrénées-orientales, l’avait racheté à l’Intendant du Roussillon, Campredon de Ponte d’Albaret. Dans cette famille d’érudits, c’est en particulier Carlos de Lazerme qui s’illustra par ses nombreux écrits : romans, poésies…et était en relation avec Max Jacob et Apollinaire, à leurs débuts. Il protégea, grâce à sa fortune, de nombreux artistes roussillonnais et rencontra les cubistes à Céret : il fut l’ami de Manolo et sympathisa, grâce au peintre Pierre Brune, avec Picasso ; ses enfants, Paule et Jacques, poursuivirent les relations amicales avec Pablo Ruiz et l’invitèrent à plusieurs reprises dans leur vaste demeure.

 

Picasso à Perpignan : 

un drôle de diable, rue de l’ange.. !

 

1953 -  Le 12 août, le peintre accepte l’invitation de la famille de Lazerme et arrive à Perpignan. Il va partager avec sa fille Maya un appartement tout rose. Les deux pièces vides adjacentes du second étage, ouvrant sur une cour intérieure, vont lui servir d’atelier : il y corrigera surtout des épreuves d’estampes envoyées de Paris. Il va travailler aussi dans l’extraordinaire bibliothèque de Carlos de Lazerme. Cependant, le 15 août, c’est une première escapade : il se rend à la corrida de Collioure. Ensuite, il est accueilli par le sénateur Gaston Pams. La réception est suivie d’une fête nocturne, dans le petit port, où Picasso se mêle à ses nombreux admirateurs. Le séjour à Perpignan est de courte durée : la petite famille rentre à Paris le 17.

Cependant, il revient vite, le 5 septembre, rue de l’Ange, accompagné de Maya, la fille qu’il a eue avec la très jeune Marie-Thérèse Walter, mais aussi de Paulo, le fils d’Olga, de Xavier Vilato et de toute une cour d’originaux ! Il annonce à Paule et Jacques de Lazerme son intention d’aller assister à la corrida de Perpignan. Auparavant, il se rend, le lendemain, à Céret, où il va retrouver de nombreux amis : Totote et Rosita Manolo, Ernest Pignon, Hélène Parmelin…Il est fêté par les Communistes du Vallespir, qui lui demandent un dessin. Ainsi va naître « La Sardane de la paix », une danse vigoureuse sous une colombe, tracé à l’encre dans une grande feuille blanche. A cette occasion, Picasso offre à Pierre Brune, le directeur du récent musée d’art moderne, une série de coupelles, peintes à Vallauris au début de l’année, qui sont autant de variatons sur le thème de la tauromachie. Ce nouveau séjour est, lui aussi, très bref : le maître repart trois jours après pour Vallauris, car Françoise Gillot lui a annoncé son intention de le quitter. En cet été 53, Picasso lance un projet avec Firmin Bauby, le propriétaire-mécène de Sant Vicens, à Perpignan : créer des céramiques destinées à décorer le temple de la Paix, qui devait être érigé sur le pic de Fontfrède, au-dessus de Céret, et face à l’Espagne. Il était question d’élever à cet endroit un « monument aux toreros », susceptible de devenir un lieu de pèlerinage pour les Catalans du Sud et du Nord ; cependant Picasso pensait qu’un monument à la Paix était plus en harmonie avec le point de vue ; contemplant alors l’Espagne qui s’étendait à l’horizon, il s’exclama à l’adresse de son pays où il ne reviendrait plus jamais : « Pourquoi faut-il qu’il y ait ici une frontière ? C’est la même terre, les mêmes gens, la même langue… »

            Picasso retrouvera ses amis catalans au mois d’octobre ; en effet, les Lazerme séjournent à Paris et, à plusieurs reprises, vont être accueillis chez l’artiste, rue des Grands-Augustins. Picasso veut les remercier et offrir à Madame de Lazerme un tableau de Juan Gris, mais elle refuse ce somptueux cadeau ! Paule de Lazerme acceptera, l’été suivant, des mains du maître, qui ont dessiné le bijou, un collier en or massif orné d’une tête de taureau.

 

1954

            Au début du mois de juillet, accompagné de Paulo, Picasso se rend une nouvelle fois rue de l’Ange, dans l’appartement spacieux tendu de rose de l’hôtel de Lazerme. Son escapade sera brève, le temps de revoir Collioure ou les camarades cérétans ; Picasso est surtout venu chercher ses hôtes pour les inviter à Vallauris : en effet, l’artiste doit présider les festivités de la charmante cité des potiers. La fête a lieu dans la liesse et le défoulement le plus complet, avec des bons vivants tels que Prévert et Cocteau. C’est avec les de Lazerme et Maya que Picasso revient à Perpignan : Françoise Gillot et les enfants l’y rejoindront ; puis de nombreux amis viendront envahir le bel hôtel particulier : le marchand de tableaux Kahnweiler, Michel Leiris et son épouse, Pignon, Penrose, Douglas Cooper et bien d’autres. Picasso va enfin passer un été tranquille, jusqu’à l’arrivée inattendue de Jacqueline Roque et de sa fille ; Pablo ne veut pas d’elles chez les Lazerme : elles iront trouver refuge dans un hôtel du centre de Perpignan…

Les journées et les nuits du peintres sont pleines : le matin, il lit, fait des croquis ; l’après-midi, il peint dans son appartement ; le soir, il va assister aux sardanes sur la place Arago, toute proche. Puis, fidèle à ses amis et aux sites catalans qu’il aime, il se rend chez René Pous, à L’Hostellerie des Templiers ou à la terrasse des cafés cérétans. Ce long séjour lui permet de travailler, de goûter à la lumière de l’été catalan, en louant deux chambres à l’annexe des Templiers : à la « villa Miranda », qui domine l’avenue de la gare ; un demi-siècle, pratiquement, après l’arrivée à Collioure, en juillet 1905, de son éternel concurrent et néanmoins ami, Henri Matisse...Il décide soudain de s’installer ici, et veut acheter l’imposant Château royal ; cependant, l’ancienne résidence d’été des rois d’Aragon appartient au Conseil général ; Picasso ne trouve pas de bâtisse assez spacieuse : le département des Pyrénées-orientales ne saura pas le retenir ! Dire qu’un « Musée Picasso » pourrait aujourd’hui être abrité par le magnifique Château royal, mais c’est Antibes, semblable par sa baie et sa forteresse, qui l’accueille désormais…Pablo va pourtant essayer de trouver un autre refuge : à Perpignan, à Sant Vicens, il retrouve l’ambiance et la créativité des potiers de Vallauris et l’amitié de Firmin Bauby. Picasso admire ce centre d’art vivant et il s’enthousiasme une nouvelle fois : « C’est ici que je vais m’installer ! » Avec Firmin Bauby, il reprend le projet d’installer de céramiques destinées à la décoration d’un « temple de la paix », sur le pic de Fontfrède. Hélas, cette aventure va, elle aussi, avorter…Pourtant, Jacques de Lazerme est intervenu auprès de la municipalité de Perpignan, qui reçoit le peintre, mais le maire de l’époque –oublions son nom- n’a pas daigné se déplacer…

Les autorités locales ne font pas le moindre geste : Picasso n’est même pas nommé citoyen d’honneur de la ville ! L’été 54 va se terminer pour Pablo ; il préside les fêtes de Collioure, assiste à la traditionnelle corrida et travaille, aussi, à la Miranda; à la rue de l’Ange, il exécute les portraits de Totote, de Rosita Manolo et, bien sûr, de Paule de Lazerme, en costume catalan: une sanguine, un crayon et une gouache, tous sur papier, sont exposés aujourd’hui au musée Rigaud, aux mêmes murs où l’artiste lui-même les avait accrochés : dans l’ancienne salle-à-manger d’hiver ; enfin, il va dire adieu à la famille Bauby et graver son nom sur une feuille d’aloès du jardin, avec la date du 29 août 1954.

Jacqueline a été autorisée à rejoindre la rue de l’Ange, où, pourtant, se trouvent encore Françoise et ses enfants, Claude et Paloma. Mais les anciens amants se disputent ; l’hôtel retentit de la colère de Pablo ; au petit matin, Jacqueline prend le train pour Béziers ; depuis  cette ville, elle téléphone à Pablo et menace de se suicider. Picasso ne se laisse pas intimider par ce chantage ; il déclare à ses hôtes : « Qu’elle fasse ce qu’elle voudra. J’en suis débarrassé ! » Jacqueline fait donc ce qu’elle veut : deux jours après, la revoilà chez les Lazerme ! Picasso accepte sa présence ; Jacqueline, grâce à son charme et à son intelligence, est acceptée par la petite société de l’hôtel de l’Ange ; Totote confie à Jacques de Lazerme : « Jacqueline est la première femme qui ait mené Picasso par le bout du nez ! ». Le 19 septembre, Françoise rentre à Paris avec les enfants. Six jours plus tard, Pablo et Jacqueline se rendent à Vallauris, avant de rejoindre les Grands-Augustins.

 

1955

            Picasso reviendra une dernière fois à Perpignan, pour la Pentecôte. Désormais, c’est la Catalogne qui viendra chez lui, à Paris. Il recevra les de Lazerme et, de façon plus constante, ses amis barcelonais. Il accueille ainsi Juan Gaspar, célèbre galeriste de la calle Consejo, et son épouse Elvira, qui fut, en 1938, à Barcelone, la secrétaire d’André Malraux. (1)

Cependant, pour le public roussillonnais, le séjour le plus important est celui d’août 1954 ; il reste en effet de ce séjour la sanguine intitulée « Madame de Lazerme en catalane » : elle est datée du 14 août, dédicacée « Paule Catalane » et signée. La silhouette de profil de cette dame élégante est juste esquissée ; le personnage porte la coiffe catalane et, sur la poitrine, la croix en grenats spécifique de Perpignan ; dans sa main gauche, quelques fleurs, et à ses pieds, les espadrilles traditionnelles catalanes : ces « bigatanes » ont de longs lacets que l’on croise et noue sur la partie haute du mollet. Ensuite, le 19 août, Picasso peint un portrait de « Mme de Lazerme en catalane » : cette gouache est signée et dédicacée « Pour Paule, Picasso » ; le personnage est habillé du costume catalan, avec châle blanc et robe rouge ; elle porte la coiffe des Fenouillèdes ; assise dans un fauteuil au dossier haut et en velours bleu, elle est de profil, le visage incliné légèrement, et les yeux semblent somnoler. Selon Marie-Claude Valaison, «  le cou dégagé, la tête inclinée et le mouvement du bras donnent à ce portrait une infinie douceur. Tout ce qui était anguleux a disparu et la gouache recouvre les dessins (au crayon de la tapisserie du dossier ou des broderies du châle). Douceur accentuée par l’harmonie de bleus choisie par le peintre, où le rouge de la jupe, traitée avec de rapides traits, soulignés de noir, apporte une note tonique, mais qui ne vient pas troubler la sérénité de ce portrait. La seule agressivité se trouve dans le traitement des têtes de lions des accoudoirs, dessinées dans un jaillissement de traits noirs, bruns, soulignés de blanc. »   

 

Enfin, le troisième souvenir « tangible » du passage de Picasso à Perpignan est  le dessin au crayon noir, daté du 24, qui représente encore Paule de Lazerme ; elle est assise dans un fauteuil à haut dossier et muni d’accoudoirs en bois qui se terminent par des gueules de lion. Le visage, de profil, encore, est calme, apaisé ; la jeune Mme de Lazerme porte une coiffe languedocienne, dont les motifs s’accordent avec ceux de son corsage et avec ceux de la tapisserie du fauteuil. La pureté du visage de cette jeune femme est frappante ; il faut citer ici le portrait qu’en dresse Françoise Gilot, à la fin de son livre de souvenirs : « Madame de lazerme était bien faite. Elle avait des yeux et des cheveux noirs, les traits classiques…Agée d’une trentaine d’années, cette dame avait l’air d’une charmante reine abeille… »

 

            Les séjours brefs mais intenses de Picasso à Perpignan peuvent se résumer ainsi : travail de dilettante, mais éclats de rire, avec ses nombreux amis, éclats de voix, avec la cohabitation de ses deux maîtresses, et farniente : l’hôtel de Lazerme, demeure luxueuse et fraîche, l’été, constituait un point d’ancrage et de retrouvailles ; à partir de ce lieu historique, Pablo pouvait rayonner dans la région et s’adonner à sa passion des corridas (2) et des bons repas entre amis. Le numéro seize de la rue de l’Ange abrita bien un drôle de diablotin ; un sacré numéro, sans aucun doute, mais pas le dieu Picasso : simplement, un homme qui aimait la vie et ses plaisirs, dans un département qui lui rappelait l’ambiance de son pays natal.

 

                                                                                                Jean-Pierre Bonnel   

 

---

(1)     Elvira Farreras i Joan Gaspar : Memoris (1911-96) – Edicions La Campana- Barcelona – 1997 –

(2)     Rappelons ce mot de Picasso à Malraux : « Nous, les Espagnols, c’est la messe le matin, la corrida l’après-midi, le bordel le soir. Dans quoi ça se mélange ? Dans la tristesse ! »

Sources utilisées pour cet article :

-     Pierre Cabane : Le siècle de Picasso – Gallimard – Folio-essais – Tome 3 –

-     Véronique Richard de La Fuente : Picasso à Céret – Mare Nostrum – 1996 –

-      Françoise Gillot : Vivre avec Picasso – Calman-Lévy – 1965 –

-      Catalogue du Musée Rigaud de Perpignan – « Dessins de Picasso » - 1990 -

 

Chez Mme Delazerme (fin) -

Entretien avec l'ancien propriétaire de l'hôtel particulier (rue de l'Ange) devenu le musée Rigaud et maîtresse de Picasso...

 

La dame brune au teint blanc, à la voir assise dans ce fauteuil pourpre, roide et riche d’une existence d’outre temps, on a l’impression que l’éternité a élu domicile ici ; le présent est immobile ;  c’est le passé qui est le présent : afin qu’il rejaillisse, par bribes chiches, il faut solliciter  Mme de Lazerme, sinon un mutisme, signifiant qu’on a trop à dire ou qu’il est indécent de dire ce trop, investit le séjour :

« C’était une autre époque. Picasso venait en voiture de Paris, c’est son fils Paulo qui conduisait, pas Marcel, son chauffeur attitré. Les rues n’étaient pas piétonnes : ils se garaient dans la cour. 

 

Dans les années cinquante, l’autre partie de la maison, qui ne possède pas de jardin, était louée par le docteur Gasné et ses enfants. Picasso, lui, se plaisait beaucoup dans mon appartement ; le temps passait en bavardage ; Pablo ne faisait que plaisanter, il ne lisait pas, il ne travaillait pas, ou alors, quelques dessins, quelques esquisses, comme ceux qu’il m’a donnés –il donnait tout ce qu’il faisait !- comme la Rosita, derrière moi, dans la chambre, ou mon profil, là, sur la commode. Il se plaisait ici, pour l’ambiance, les discussions, les repas : la maison la passionnait, mais la ville ne l’intéressait pas, il ne sortait pas dans Perpignan… Oui, il plaisantait tout le temps ! Non, il n’était jamais seul dans l’atelier, il restait toujours avec la famille. Il était toujours habillé en short et en chemise ; il parlait français tout le temps ; il ne parlait pas de sa peinture, mais de la maison, de la famille, de tout, en fait, comme tout le monde ! Il n’était pas fier, il était parmi nous comme un membre de la famille. A Perpignan, il restait dans notre cocon, il ne connaissait personne en ville ; ses amis venaient de loin. Nous sommes allés souvent à Céret, nous allions voir Pierre Brune et Manolo ; ensuite, Totote, la femme de Manolo, et Rosita, leur fille, venaient chez nous, rue de l’Ange…

 

La querelle avec Françoise Gillot ? C’était de la comédie ! Ils ne se disputaient jamais ! Tous les moments étaient agréables : Picasso vivait très entouré, avec de nombreuses personnalités, voyez ces photos, Jean Cocteau, Manolo…

Mon mari et moi profitions pleinement de lui ; à l’époque, j’avais beaucoup de personnel, et en particulier une cuisinière : le service était à sa disposition ; nous menions une vie de réceptions. 

 

Après Picasso, j’ai bien connu Dufy –voyez ma photo avec lui, et je fume !- mais c’est une autre histoire…

A présent, rien ne me tente, ni l’inauguration d’un musée, ni le vernissage d’une exposition. Peut-être que, parmi ces centaines de peintres qui se disent artistes, dans le département, se trouve-t-il un nouveau Picasso ! Mais, franchement, permettez-moi d’en douter…A Perpignan –et ailleurs !- on encombre les salles des musées avec des gens qui n’ont rien à dire, rien à exprimer, rien à montrer de leurs tripes, et on les encense, on veut nous faire croire que ce sont de grands artistes… On mobilise la presse, la télé, des ambassadeurs…Moi, je préfère rester au calme chez moi !

 

Pourquoi Picasso n’est-il jamais revenu à Perpignan, après 1956 ? Parce qu’il était fatigué, handicapé. Nous allions le voir souvent à Vallauris, ou à Paris : nous sommes restés amis jusqu’à la fin, jusqu’à sa mort en 1972. Nous sommes restés ensuite avec lui grâce à nos souvenirs ; Jacques est mort est après Pablo…

 

Pierre Cabane prétend que j’aurais refuser un cadeau de Picasso, un tableau de Juan Gris ! C’est faux ! Tout est faux de ce qu’on a écrit de Picasso à Perpignan, ici, dans ma maison ! Et votre article, sans doute, est faux, lui aussi ! D’ailleurs je ne le lirai pas, même avec une loupe ! Et je ne me le ferai pas lire par ma dame de compagnie ! Enfin, je vous demanderais de ne rien dire de ce que vous avez vu et entendu chez moi. Au revoir, Monsieur...

JPBONNEL

**Vernissage de l'exposition collective

"La Collection à l'heure d'été"

qui aura lieu le jeudi 22 juin à partir de 18h30

au Centre d'Art Contemporain 

àcentmètresducentredumonde

A l’heure d’été …

 

Découvrir ou redécouvrir les œuvres d’illustres « pensionnaires »

 de la Collection Collective du Centre d’Art, c’est la proposition estivale

 à laquelle nous vous convions. De grands noms de l’art contemporain tels que 

Ben, Claude Viallat ou Jean Le Gac riches de leurs récits spécifiques, 

fruits de leurs voyages respectifs en terre d’Art, côtoient des talents 

consacrés aux multiples facettes comme Pencréac’h, Lucebert, Chema Lopez, 

Dreyfus ou Ydañez. 

Cette pléiade d’artistes, résistante à toute tentative de classification,

 offrant une palette d’expressions foisonnantes, percutantes, stimulantes,

 se déploie en patchwork pictural pour offrir au spectateur une composition

 où se mêlent étonnement et séduction. À contempler sans modération

 pour embellir les opulentes journées de la belle saison. 

 

- - -

**EXPOSITION des ESTAMPES 

Annie Fforde 

"Chimères"

 

Du 17 au 30 juin 2017

Vernissage le jeudi 22 juin 18.30

10.30 à 12.00 et 14.30 à 18.30 fermé lundi

La Petite Galerie 66

1 Carrer de na Patora - 66300 CASTELNOU

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 08:39
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -

H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -

* Perpignan, rue de l'Ange

 

Chez Madame Paule De Lazerme *

 

 

Dès que le visiteur quitte la rue, passante, commerçante et piétonnante, de l’Ange, pour pénétrer dans le patio de l’hôtel particulier, qui accueillit Picasso et ses amis, il entre dans un silence plombé. C’est ici, et non dans la rue du vieux Perpignan, qu’un ange passe ! La première porte invite aux dorures nouvelles et aux nouveaux Dauras des salles rénovées du musée Rigaud. La deuxième n’invite à rien - elle est privée -  si ce n’est à la confrontation avec une belle dame de quatre-vingt-douze ans…qui est l’ultime témoin des années cinquante, quand Pablo venait ici passer quelques jours, voire quelques semaines, de farniente. Ces années glorieuses, fastueuses et créatrices semblent loin ; le temps a passé, comme en témoigne l’escalier monumental jonché de gravats et nimbé de poussière : une partie du toit s’est effondrée ! Le visiteur pourrait rebrousser chemin : le ciel peut lui tomber sur la tête, comme peut s’abattre la foudre annoncée de la maîtresse de maison qu’on dit cassante, peu communicante et pas drôle du tout… 

 

Pourtant, l’effet de surprise jouant, sans doute, et la beauté du matin d’été y mettant du sien, la grande dame De Lazerme accueille l’inconnu scribouillard sans broncher, sans barguigner, au cœur de son cocon, dans son vaste appartement saturé de toiles, d’objets et de pièces d’argenterie, jusque dans le coin salon aux plafonds hauts et aux longues fenêtres ouvertes sur un grand jardin sauvage, insoupçonné dans le centre-ville…

 

Calme, sereine, élégante, reposée, de bonne humeur, même si une froideur et une retenue certaines dominent, Paule de Lazerme, allongée sur un fauteuil-divan, apparaît. Elle est immobile dans un monde de silence. Elle incarne un temps arrêté occupant l’espace qui mène du patio au jardin ; elle est dans une vie d’intériorité, dans un monde où tout est intérieur : cour, jardin, temporalité ; elle vit avec son passé, non avec la fébrilité de la rumeur du village total ou avec l’actualité enivrante de la rue : les touristes, les portables, les soldes…

Elle n’a que faire de ce prosaïsme qui court les venelles, elle s’est résignée au silence, au repos, au re mâchage d’un passé qui, parfois, lui échappe et s’enfuit par les sables de la mémoire. Elle règne au milieu d’un monde de solitude, simplement ponctué par l’arrivée ou le départ d’une de ses dames de compagnie, ou la venue, très rare, d’un neveu. Elle mène une pérennité de vie dans un fauteuil de velours rouge, cousin de celui qui fut immortalisé par Picasso dans les trois dessins de 1954. Elle se sent en sécurité, chez elle, entourée des portraits de ses ancêtres, des livres de Carlos ou des d’objets personnels, tous signifiants et qui mériteraient la gloire d’un roman…

Elle est la conservatrice de son musée intime, ouvert de façon très parcimonieuse, et qui recèle les photos en compagnie de Georges Dufy, Jean Cocteau, Manolo…et bien sûr Pablo. Musée dont les murs montrent les dessins dédicacées, un Chagall, l’affiche de la corrida de Vallauris 1954, dédiée à Paule et à Jacques. Musée de secrètes cimaises, où les Picasso sont omniprésents : la Rosita (portrait de la fille de Totote et Manolo), les taureaux, le portrait en miniature de Paule, réplique du célèbre profil visible à loisir au musée, officiel, lui, d’à côté, à quelques pas de là… La grande photo de Paule jeune à côté de Pablo est placé sous verre au-dessus d’un rayonnage. Puis, non loin, et quelques années plus tard, c’est en compagnie de Dufy que Madame De Lazerme fixe l’objectif…Quant aux lettres échangées avec tous ces artistes, elles demeurent dans le secret des tiroirs et il n’est pas question de les lire ou de les publier : c’est égoïste, l’intimité ! 

...à suivre...

texte et photos : Jean-Pierre Bonnel  

  * le 3 août 2002 -

 

 

- - - -

***Plusieurs portraits par les Rigaud acquis par Perpignan

 

Nous avons publié cet article le 7 février au soir, et Ariane James-Sarazin nous a signalé fort aimablement que les deux portraits reproduits étaient deux œuvres acquises en 2016 par le Musée de Perpignan, mais dues également à Hyacinthe Rigaud. Le musée nous les avaient envoyées comme les photos des deux Gaspard Rigaud. Nous avons donc modifié cet article. Ce sont donc cinq portraits, trois par Hyacinthe, et deux par Gaspard, qui ont été acquis par Perpignan.

 

1. Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

Portrait de Gaspard Rigaud, 1691

Huile sur toile - 79 x 62 cm 

Perpignan, Musée d’art Hyacinthe Rigaud

Photo : Musée Hyacinthe Rigaud 

 

7/2/17 - Acquisitions - Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud - Un tableau de Hyacinthe Rigaud est récemment réapparu : découvert par Michel Reymondin, il se trouvait dans une collection suédoise et vient d’être acheté par le musée de Perpignan. Il s’agit d’un portrait représentant le frère de l’artiste, Gaspard Rigaud (ill. 1).

Peint en 1691, il correspond peut-être à celui qui fut exposé au Salon de 1704, en pendant à un Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. C’est ce que suggère Ariane James-Sarazin dans le catalogue raisonné de l’œuvre du maître publié aux éditions Faton en novembre 2016 (nous en reparlerons bientôt). Rigaud garda ensuite cette effigie de son frère dans son appartement jusqu’à sa mort. 

Comme le signale Claire Muchir, directrice du musée, il fut par la suite acquis par David von Schinkel (1743-1807), qui était traducteur officiel auprès de Bernadotte. Restée dans la famille, la toile fut déposée au château de Tidö Slott, acheté par le baron Carl-David von Schinkel en 1890 et détenu encore aujourd’hui par les descendants de celui-ci.

Gaspard, représenté en buste, la tête tournée vers sa gauche, coiffé d’une perruque noire, est élégamment négligé, vêtu de riches habits, sa chemise s’échappant de son col défait. Comme toujours chez Rigaud les matières sont traduites avec soin. Stephan Perreau remarque que la composition est la même que celle d’un Portrait d’homme peint par Rigaud, exposé à la galerie Mendès en 2010 ; le maître utilise une pose similaire pour représenter Charles de La Fosse en 1682 ou encore Everhard Jabach en 1688.

 

2. Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

Antoine Rousseau de Thelonne, 1737

Huile sur toile

Perpignan, Musée d’art Hyacinthe Rigaud

Photo : Musée Hyacinthe Rigaud 

 

3. Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

Marie Charlotte Rousseau née Bouche, 1737

Huile sur toile

Perpignan, Musée d’art Hyacinthe Rigaud

Photo : Musée Hyacinthe Rigaud 

Deux autres portrraits par Hyacinthe Rigaud ont également été acquis en 2016 par le musée de Perpignan, directement d’une collection privée (ill. 2 et 3).

 

4. Gaspard Rigaud (1661-1705)

Portrait d’homme, 1699

Huile sur toile

Perpignan, Musée Rigaud

Photo : D. R. 

 

5. Gaspard Rigaud (1661-1705)

Portrait de femme, 1699

Huile sur toile

Perpignan, Musée Rigaud

Photo : D. R. 

 

Éclipsé par son frère, Gaspard Rigaud fut pourtant peintre lui aussi. D’abord actif à Montpellier, où il entra dans l’atelier d’Antoine Ranc en 1678 (sa fille épousera Jean Ranc en 1715), il rejoignit en 1695 l’atelier parisien de Hyacinthe qui venait de réaliser le premier portrait de Louis XIV et devait faire face à de multiples commandes. Gaspard produisit plusieurs portraits, trouvant sa clientèle au sein de la bourgeoisie parisienne. On peut voir deux exemples de son art dans les collections de Perpignan, achetés dans une vente à Blois en octobre 2015 (ill. 4 et 5). Il fut agréé à l’Académie en 1701 et mourut en 1705.

Actuellement fermé pour des travaux de rénovation et d’agrandissement, le Musée Rigaud rouvrira ses portes le 25 juin 2017.

 

(C) Bénédicte Bonnet Saint-Georges, mardi 7 février 2017 : "L’actualité de la politique patrimoniale et de l’histoire de l’art" - The Art Tribune

 

*** Ouverture du musée Rigaud : nocturne le vendredi 23 juin 2017, à partir de 22 heures.

Je n'ai pas reçu d'invitation (et n'en recevrai sans doute pas, mais j'ai pu lire le carton d'invitation chez l'éditeur Richard Meier qui va recevoir une commande de la mairie : mettre en boîte, dans un de ses merveilleuses petites boîtes artistiques, le musée rénové...

 

Je me permets de reproduire ci-dessous l'article intéressant publié sur Facebook, par 

Jean Schmit, qui a ajouté une photo à l’album Remembrances ...

et parle du livre de Renata Portet (j'ai moi-même écrit un compte-rendu de son Rigau (pas de D en catalan), dans le blogabonnel)

 

1 ― « Heureux Rigau(d).
Hyacinthe, te voilà fait et accompli. Devant ton miroir, tu es un beau gaillard de trente-neuf ans et, quelque trois cents ans plus tard, c’est moi qui te regarde. En position critique devant ton autoportrait. Oui, peut-on imaginer plus grande gloire ? En 1698, tu es déjà le peintre le plus en faveur à la cour du « plus grand Roi du monde ». La renommée a fait de toi le premier peintre d’Europe et on dit que tu es capable, à l’égal d’un magicien, d’accomplir des prodiges. On sait, par exemple, qu’il est impossible de faire un portrait de mémoire, sans voir le modèle. Personne ne le peut. Mais toi, tu l’as fait. Nul ne peut rivaliser avec toi. On n’a jamais vu un créateur aussi béni des dieux, et ton autoportrait est bien là pour en faire référence. Avec autosatisfaction. Tu ne peux le dissimuler.

Magicien, je veux bien croire que tu le sois quelque peu... Car, par quel sortilège, dont toi seul a le secret, faut-il que, devant cette peinture, je me sente autant troublée... Comment expliquer ce charme qui me cloue sur place ? Je suis comme envoûtée. Mes yeux ne peuvent se détacher de toi... Serais-tu bruixot ? On dit, en catalan, qu’un bruixot en sait plus long que sept sorcières réunies...

Comme avec le dernier autoportrait de Rembrandt (la plus grande émotion esthétique de ma vie, un jour, à l’Orangerie), où l’on ne voit d’abord, de loin, qu’un barbouillis noir, sur fond noir, d’où peu à peu sort, au fur et à mesure que le regard s’attarde, une lumière qui, progressivement, se met à éclairer un visage sympathique et rieur (qui, dans le cas de Rembrandt, est celui d’un vieillard), voici que ici aussi, devant ton séduisant portrait où le visage surgit graduellement dans l’éclairage d’une lumière secrète, ta présence captivante devient si vivante, si concrète, si criante de vérité que je ne peux m’empêcher d’avancer mes doigts vers toi, ma main se leurrant à croire qu’elle peut te toucher... (oui ? je peux ?) jusqu’à sentir le contact avec la peau de ta poitrine (mmm...) à travers ta chemise entr’ouverte ou encore en caressant doucement l’épiderme de ta joue où une ombre brune rappelle, dans un jeu de reflets, le rasage matinal. Il émane de toi, mon beau Rigaud, comme un subtil parfum d’élégant garçon toujours impeccable, soigné et raffiné qui peut encore, à bon droit et à distance, émouvoir... Ai, manyac, si sabies com m’agrades ! Si tu savais comme tu me plais ! Vrai de vrai, c’est comme si je me sentais amoureuse. Mais oui. J’ai tellement envie de déposer un baiser sur l’adorable fossette de ton menton, qu’en dis-tu ? Tu permets ?

Incontestablement tu es beau. Très beau. Irrésistible. Je serais même capable de faire des folies pour toi. Je ne puis me le cacher. Tes yeux caressants brillent, avec douceur, d’un éclat plein de cette lumière qui monte d’une source intérieure. Tu souris d’une façon contenue ― dame ! il faut se montrer modeste ― mais les plis de ta bouche, de chaque côté des lèvres, ne peuvent dissimuler que tu es quelque peu fier de toi... En toute raison, mon ami. Et cela ne perturbe en rien l’ambiance qui t’entoure, faite de sérénité, d’équilibre, de quiétude. Et moi, je reste là, quel bonheur ! près de toi, dans cet atelier où flottent de délicieux effluves d’essence de térébenthine, un peu excitants... Muette d’admiration, fascinée. Et je te regarde poser du bout des pinceaux ces délicates touches toujours réussies. Un frottis de ce blanc gris mauve, par exemple, si difficile à nuancer, légèrement posé sur le col de ta chemise entr’ouverte, fait ressortir à côté ta saine et ferme carnation hâlée des fils du Midi... Et maintenant, c’est le plus fin de tes pinceaux, en poil de martre, qui dépose des parcelles d’or sur le précieux brocard de ton bonnet, petits points scintillants qui courent aussi tout au long du galon de ta robe de chambre faite dans un somptueux velours bleu nuit doublé d’une soie sauvage vieux rose dont la teinte raffinée est identique à celle du tissu de ton bonnet. Goût sensuel d’artiste. Goût exquis. Émerveillée, éblouie, accrochée à ton image, je n’arrive plus à me défaire de toi. »

Renada Laura Portet ― ‘Rigaud - Un peintre catalan à la cour du Roi-Soleil’ © Balzac éditeur, Baixas, 2005 ― La version originale de cet ouvrage (‘Rigau & Rigaud, un pintor a la cort de la rosa gratacul’) est parue en 2002 aux éditions Destino, Barcelona.

En illustration : Autoportrait au turban, 1698, Musée d'art Hyacinthe Rigaud, #Perpignan.

 

 « (...) il y a bien quelque chose de particulier dans l'histoire du peintre Hyacinthe Rigaud, reconstruite par Renada Laura Portet dans cette singulière biographie romancée.

 

Sait-on que quand le petit Hyacintho Rigau né à Perpignan, en juillet 1659, trois mois avant l'annexion du Roussillon à la France, était sujet du roi d'Espagne, fils d'un modeste tailleur et que personne n'aurait pu prévoir que, vingt ans plus tard à peine, il allait devenir le plus parisien des peintres français de renom, celui qui ferait du Roi-Soleil le portrait le plus célèbre et qui aurait « l'honneur de peindre cinq souverains parmi les plus grands rois du monde et tous les princes du sang jusqu'à la quatrième génération »

 

Hyacinthe Rigaud est actuellement exposé dans 264 musées de par le monde, son œuvre extraordinairement féconde de portraitiste (près de deux mille portraits), est à la fois miroir et mémoire des deux siècles qui comptent parmi les plus éblouissantes périodes de la culture et de la politique françaises. C'est à ce plasticien « catalan », formé dans sa prime jeunesse aux canons de l'école catalane (avec les Rigau de sa famille et Guerra l'Ancien), que revient le mérite de nous restituer toute la haute société du Siècle de Louis XIV et celle de la première moitié du Siècle des Lumières. 

 

Cette biographie originale, excitante et pleine de charme, a le mérite de ravir le lecteur par sa remarquable qualité littéraire, ainsi que le souligne, dans la préface, Baltasar Porcel, le grand écrivain majorquin.

 

 

 On appréciera, aux pages 108 à 112 du livre de Renada Laura Portet, le chapitre très drôle consacré au portrait du marquis de Dangeau peint en 1702 par Hyacinthe Rigaud et exposé au musée du château de Versailles (photo). Un régal tel qu’on en vient à se dire que l’on aurait bien aimé avoir dame Portet comme professeur d’histoire.

 

Et on lira avec intérêt la page 199 du même ouvrage expliquant ce que Perpignan a fait du « portrait de Louis XIV en habit d’apparat du couronnement » offert par Rigaud à sa ville natale. Autres temps, autres mœurs !

 

 Le Musée d'art Hyacinthe Rigaud de Perpignan rouvre ses portes le samedi 24 juin 2017 (jour de la Saint-Jean), après de longs mois de travaux et une complète restructuration de son espace. Pour l’occasion, le musée propose une importante exposition temporaire : « Picasso – Perpignan, Le cercle de l’intime, 1953-1955 », jusqu’au 5 novembre 2017. 

L’exposition permanente se situe désormais au premier niveau du musée, tandis que le second niveau est consacré aux expositions temporaires d’artistes contemporains et aux espaces techniques de conservation. Le rez-de-chaussée regroupe les fonctions d’accueil du public. L’entrée du musée s’effectue maintenant par la rue Mailly. 

On y retrouve, naturellement, les œuvres majeures de Rigaud avec deux nouvelles acquisitions. Un accord avec le musée d’Orsay permet l’exposition de trois œuvres de Monfreid et du torse du ‘Printemps’ réalisé par Aristide Maillol. Grâce à la Fondation Maillol, cinq œuvres du Maître seront également présentes. 

 

Ouverture : Du 1 juin au 30 septembre, de 10h30 à 19h. Tous les jours.

Du 1 octobre au 31 mai, de 11h à 17h30. Fermé le lundi.

Nocturnes (en juillet et août) les jeudis et vendredis jusqu’à 21h.

Renseignements : 04 68 66 30 30.

En illustration : Le patio du musée en 2013 – bien avant les travaux de rénovation – avec, au premier plan, une copie du buste de Hyacinthe Rigaud réalisé en 1827 par Jean Marie Pigalle (1792-1857).

 

* Faut-il associer autoportrait avec narcissisme ? Le meilleur exemple étant celui de Rembrandt (1606-1669) et de ses 80 autoportraits, à une époque où les peintres ne se représentaient eux-mêmes qu’une à deux fois. 

De nombreux historiens d’art ont avancé l’explication d’un profond narcissisme du peintre et graveur néerlandais, lui-même ne s’étant jamais expliqué sur le sujet. Mais rien n’est moins sûr. Rembrandt s’est peut-être tout simplement pris comme modèle pour des raisons tout bonnement pratiques (nul besoin de chercher de modèles) ou économiques. A son époque, l’on parlait, non pas d’autoportraits – le terme n’apparaît qu’au XIXème siècle – mais de « Portraits de Rembrandt par lui-même.» Ses autoportraits lui permettaient d’affiner sa technique, de résoudre avec succès ses problèmes d'éclairage et de clair-obscur, de maîtriser ses couleurs. 

Sa démarche ne serait pas motivée par des préoccupations narcissiques mais par des enjeux de technique picturale. Autoportrait ne serait donc pas à coup sûr synonyme de narcissisme.

En illustration : Reproduction de « L’autoportrait au turban » de Hyacinthe Rigaud (1698) utilisée lors de l’exposition « Narcisse – le pouvoir de l’autoportrait » organisée l’été 2015 par le Musée d'art Hyacinthe Rigaud dans deux des salles du Centre d’art Walter Benjamin, place du Pont-d’en-Vestit, à Perpignan.

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 11:44
Législatives à Perpignan : Louis ALIOT remercie les Insoumis, les Rép du Ni-Ni et autres alibis...

*ALIOT élu - Jamais 3 sans 4 :

 

LOUIS : "Merci au ni-ni, merci aux insoumis et autres alibis  !"

 

Enfin il a été élu, Aliot, Louis, conseiller municipal, régional, député européen, désormais député patriote et national, vice-président du FN et compagne de la Marine…

 

Il remercie les abstentionnistes qui ont cru que c'était déjà gagné pour Christine Espert. 

 

Il remercie les militants frontistes qui ne sont pas aussi feignasses que veut l'éructer cet avocat des corridas provençales.

 

Il remercie tous ceux qui disaient qu'avec Macron, c'était un hold-up, un manque d'opposants dans la nouvelle assemblée.

Merci les Républicains tendance bleu marine ! Ils ont sans doute voulu voter pour Pujol, le remplaçant du candidat...

 

Il remercie enfin tous ceux qui prétendent que Macron ou Le Pen, c'est pareil, que Macron c'est Hitler, que le marcronisme, c'est le libéralisme, donc le fascisme…Oui, un dictateur, ce Jupiter, un autoritaire, ce royaliste peu démocrate ! 

Ils préfèrent le Louis du Vernet...

 

Merci à tous ces argumentateurs qui sont surtout des machines à slogans. Et Macron serait la proie des banquiers et des lobbies…Peut-être, mais merci de m'expliquer un peu…

 

Maintenant, les Insoumis, qui ont voté Aliot ou ont préféré la plage, demandent l'union pour être élus la prochaine fois…

 

Sont fous Aliot …

 

Les ni-ni, les pseudos insoumis, ils manquent pas de toupet, ces complices de Louis !

 

JPBonnel

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 09:41
 Gauberti et Desquesne à ArTrial
 Gauberti et Desquesne à ArTrial
 Gauberti et Desquesne à ArTrial
 Gauberti et Desquesne à ArTrial

Gauberti et Desquesne à ArTrial

***ARTRIAL PERPIGNAN, galerie d'art située 30, place RIGAUD dans le centre de Perpignan, exposera du 20 juin au 26 août 2017 deux artistes exceptionnels et internationaux : 

 

Philippe DEQUESNE peintre, est présent en permanence à New York City, à Paris et Bruxelles, tandis que le sculpteur 

 Philippe GAUBERTI arpente les tapis rouges de Cannes et Megève.

 

« Méfiez-vous de vos certitudes » (Les Anamorphoses) C’est par ces mots provocateurs que Philippe Gauberti, référencé dans ARTFABETIC dictionnaire des artistes plasticiens de France,  nous fait pénétrer dans l’univers mystérieux des anamorphoses. Cet art de la perspective secrète est un mécanisme puissant de l’illusion d’optique revisité par l’artiste pour susciter notre interrogation sur le monde actuel. Une confrontation entre illusion et certitude, révélation et secret. Entre réel et virtuel. Il n’y a pas de sphère, il n’y a pas de cube et pourtant ils sont là. Comment une œuvre statique peut-elle avoir un reflet en mouvement ? 

 

Deux qualificatifs, habituellement opposés, résument ce que l’on ressent devant une toile de l'artiste Dequesne : la force et la sensibilité. La force tient à la manière dont il structure ses compositions. Qu’il s’agisse d’un intérieur, d’un paysage ou d’une nature morte, une impressionnante solidité impose la présence du motif. On ne s’intéresse guère aux détails tant l’on est immédiatement prisonnier de la savante construction qui structure l’espace. Il sait à merveille jouer avec les plans, marier verticales et horizontales pour laisser notre œil s’immerger à sa guise dans l’architecture d’ensemble. La subtilité des coloris enlève toute sécheresse à ces compositions rigoureuses. On glisse insensiblement d’une teinte de gris clair à une autre plus foncée, d’un ocre léger à un grain plus puissant, tandis que surgit soudain un éclat de rouge vif. Nous oublions les lignes pour ne plus être sensible qu’à l’atmosphère qui nous envoûte. Il n’est pas étonnant que ce mélange de solidité et de sensibilité ait amené à évoquer une parenté tantôt avec Staël, tantôt avec Matisse. L’essentiel est que Dequesne soit capable de fournir au spectateur matière à jouir aussi bien des formes que des couleurs. (Jean DUBOIS)

 

Cette exposition est liée à la présentation d'oeuvres de ces mêmes artistes à l'Hôtel de la Cité de Carcassonne,  puisque de nombreuses sculptures de Philippe Gauberti animeront le jardin de cet hôtel *****mythique.  Le vernissage de l'Hôtel de la Cité sera proposé sur invitation le 30 juin. 

 

*** ART/EXPO : DEQUESNE et GAUBERTI ensoleillent Perpignan cet été.

 

ARTRIAL PERPIGNAN, galerie d'art située 30, place RIGAUD dans le centre de Perpignan, exposera du 20 juin au 26 août 2017 deux artistes exceptionnels et internationaux : Philippe DEQUESNE peintre, est présent en permanence à New York City, à Paris et Bruxelles, tandis que le sculpteur  Philippe GAUBERTI arpente les tapis rouges de Cannes et Megève.

 

Le vernissage de l'exposition chez ARTRIAL à Perpignan aura lieu mardi 20 juin à 18h30. 

Je serai ravie de vous y accueillir en compagnie des artistes et de Jean-Pierre de Faucigny, initiateur et propriétaire d'Artrial.

 

Céline MARCADON

06 81 42 98 75

cmarcadon@gmail.com

*  PEINTURE/ LES BEAUX-ARTS / Le musée RIGAUD :

 

Comme tous passionnés, le Cercle Rigaud, les Amis du Musée d’Art  Hyacinthe Rigaud, veulent partager ce qui leur tient à cœur, c’est pourquoi, nous sommes heureux de porter à votre connaissance que nous  venons de financer l’acquisition de deux superbes Gaspard Rigaud. 

Nous venons également de financer la restauration des trois œuvres de Picasso

 Ces œuvres seront inscrites dans le parcours du futur musée et seront présentée officiellement courant novembre. 

Projets à venir, 

-Soutien au financement de la restauration des neuf Raoul Dufy

- Soutien au financement pour l’acquisition d’une grande sculpture d’un artiste catalan ayant une trajectoire  inscrite dans le parcours de Maillol et Renoir. 

 

Toutes ces actions sont menées grâce à la générosité de nos adhérents, donateurs, mécènes qui permet  de protéger, accroître, faire connaître et aimer un patrimoine qui est le bien de tous. 

Le Cercle Rigaud - Perpignan -

 

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Une nouvelle revue numérique régionale, "Patrimoines du Sud"

La revue numérique Patrimoines du Sud s'intéresse aux multiples facettes du patrimoine du Languedoc-Roussillon : architecture, décors intérieurs, objets mobiliers, études urbaines ou rurales, paysages, jardins, patrimoine immatériel et patrimoine industriel. Elle fait connaître le résultat des travaux inédits des chercheurs de l'Inventaire général et des chercheurs associés ; elle participe à la publication de documents d'archives intéressant pour l'histoire et l'histoire de l'art. La revue favorise les échanges entre spécialistes locaux et extérieurs et aide les jeunes chercheurs à accéder à l'édition électronique.

Cette revue aborde les thèmes suivants :

  • les politiques de numérisation de collections patrimoniales : archives, ouvrages rares, cartes postales, plans et cartes,…
  • les actions de conservation du patrimoine écrit ;
  • un compte-rendu de l'ouvrage littéraire d’un écrivain régional ou d’un ouvrage sur les patrimoines régionaux ;
  • un bilan d’actions éducatives en médiathèque ;
  • une présentation d’un fonds méconnu ;
  • les défis et la valeur ajoutée de la transformation d’un bâtiment patrimonial en médiathèque ;
  • la politique d’achat d’ouvrages et présentation d’acquisition récente.
  •  

Le premier numéro est thématique et concerne les soieries d'églises.

Pour plus d'informations, contactez Josiane Pagnon (pagnon.josiane@cr-languedocroussillon.fr)

 

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***Médiation culturelle, par Livre et Lecture en Languedoc-Rousillon 

 

Médiation culturelle et littéraire

 

La médiation culturelle requiert deux visions. La première est la démocratisation culturelle : rendre accessible la culture au plus grand nombre. La médiation culturelle accompagne le public, lui apporte les clés pour mieux comprendre les champs culturels, dans notre cas la littérature. La deuxième est d’insérer une dimension culturelle dans le développement social de l'individu. Par l'usage du livre et de la lecture, la médiation sensibilise de manière adaptée des publics de différents milieux. La médiation encourage donc la rencontre entre la littérature et les publics.

Dans tout projet au service du livre et de la lecture, la dimension de la médiation doit être prise en compte. Dans le but de (re)donner le goût de la lecture, et de familiariser les publics à la fréquentation des lieux du livre (librairies et bibliothèques), de participer à l’économie par les ventes de livre et à l’élargissement du public des bibliothèques, la médiation est un maillon à part entière de la chaîne du livre.

 

Parallèlement, la culture participe à l’ouverture d’esprit, à l’épanouissement de l’individu, à la construction de son identité. Elle est donc un outil pour changer les regards, pour revaloriser socialement un individu, pour lui permettre une plus grande liberté d’expression et de participation sur son territoire. La médiation littéraire est source d’actions et de pratiques œuvrant dans ce sens, et notamment par la lecture et l’écriture, pratiques considérées comme le socle de toute activité culturelle.

 

L’action de médiation se construit en lien avec un territoire et un public spécifique, elle s’envisage dans un temps donné, dans la durée. Une restitution doit être prévue pour valoriser et témoigner de l’action qui a été réalisée, de l'expérience qui a été partagée.

 

LR2L accompagne les structures porteuses de projets en faveur du livre et de la lecture, de la conception à la réalisation de leurs projets. Elle aide à l’élaboration du projet tant sur le plan du contenu intellectuel, que sur le plan du montage technique et financier. Au cas par cas, nous proposerons conseils, mise en relation avec des partenaires, des structures culturelles et sociales, des professionnels du livre… Nous mettrons des ressources à disposition des porteurs de projets : vademecum pour un projet culturel, recommandations pour le montage et la conduite d’un projet en faveur du livre et de la lecture…

 

 

LR2L participe à un groupe de professionnels et d’institutionnels autour de la réflexion Appropriation/Réappropriation de la culture, liée de manière transversale à la lutte et à la prévention contre l'illettrisme. Lire la page Lutte contre l'illettrisme

LR2L met en oeuvre plusieurs opérations de rencontres littéraires avec des auteurs vivant en région :

 

LR2L accompagne les porteurs de projets, tels que les organisateurs de manifestations littéraires, en mettant à disposition une boîte à outils et des informations.

Lire la page Manifestations littéraires

Lire la page Porteurs de projets

Un cycle de journées professionnelles est proposé en partenariat avec le Syndicat national de l'Edition (SNE) autour des pratiques de lectures des jeunes à différents âges. En savoir plus

 

Contacter la chargée de mission

 

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