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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 07:47
photo d'Anie Tor

photo d'Anie Tor

* Littérature : une nouvelle érotique

 

 

L’effet retard

 

Elle est jeune, très jeune. Elle est jolie, non. Elle est ravissante. Ses cheveux sont noirs, presque bleus, une longue frange lisse cache le haut de ses yeux. Sa peau est nacrée, si blanche. Elle est nue, entièrement nue. Son corps est entouré d’une corde, grosse comme son petit doigt. Le chanvre tourne en spirale puis fait un angle droit et repart vers l’épaule, descend vers la taille. Ses jambes sont pliées, la corde passe sous les cuisses, coupe la  fesse fine et musclée, remonte, entourant les bras serrés le long de son torse. Son sein gauche se gonfle sous la pression de la corde qui passe près du mamelon, puis après un tour sous le genou puis la cheville, remonte de l’autre côté de sa poitrine. Sous la pression, le bout de son sein devient turgescent. Ses jambes pliées et enserrées dégagent son sexe blanc et gonflé.

Elle ne bouge pas, elle le regarde, elle l’admire, elle est fascinée par cet homme comme un oiseau est fasciné par un serpent. La corde est serrée, ça lui fait un peu mal. Elle commence à être un peu ankylosée aussi. A présent, l’homme l’enserre un peu plus rapidement, elle ne peut plus bouger, elle sait qu’il va faire vite.

Sa tête alourdie par la frange épaisse, sa tête se penche légèrement à gauche, elle le regarde par en-dessous. Il s’approche et envoie un petit coup de langue sur le téton dressé. Il passe une main douce sur la fleur de son sexe.

-« On y va »

L’homme attrape son appareil de photo et tourne autour de ce corps ligoté, complètement dépendant de sa volonté. Il retend la corde sur une courbe. Gros plan sur le gonflement de la chair. Il effleure la peau douce et sans défense. Il se baisse et capte ces lieux secrets qui lui sont livrés.

-« Regarde-moi »

Elle est à sa merci, mais il ne peut rien faire sans elle. Enfin, il s’arrête de tourner, pose son appareil de photo et éteint le projecteur.

Le maître du bondage connait cette chaleur dans son ventre, ce durcissement de son corps. C’est un rite entre le photographe japonais et son modèle. Elle est soumise, il est le guerrier, vainqueur de sa chair. Il a veillé à laisser libre les ouvertures de ce corps d’ivoire lorsqu’il l’a attachée et maintenant, il ouvre chacune des portes de cette très jeune femme consentante et prisonnière.

Son plaisir le laisse sans force, la bouche sèche, l’esprit en feu. La jeune femme gémit, la douleur de la corde dans sa chair, la bouche gourmande du maître, les doigts qui frôlent, les mains qui pressent sa peau, le corps dur qui la pénètre. Un plaisir fulgurant la traverse, longuement, encore et encore.

-« j’ai mal, détachez-moi »

L’homme reste en elle, ses mains trouvent les nœuds, la corde tourne, tourne et encore, délivrant un bras puis une jambe. Elle frotte ses bras, doucement.

«-« ne bouge pas, reste encore » commande l’homme.

Il déroule la corde, délivre sa proie, son modèle, la douce Liu. Se détache enfin de ce corps si délicat.

Il prépare une grande exposition internationale. Ses photos de bondage sont connues dans le monde entier. Il connaît l’effet retard de ses images sur ceux qui les regardent. Et cet effet, il le cultive, il le travaille. Les visiteurs de l’exposition trembleront un peu sur leurs jambes.

La rosée au cœur du corps des femmes, le gonflement au bout du corps des hommes se calmeront parce que « trop de monde », « trop de bruit ». I

 

Ils se réveilleront avec violence la nuit venue.

Merci Maître.

 

 

Anie Tor

 
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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 10:10
Nuit catalane (Comelade/Jacquet) au palais des Rois de Majorque : samedi 30 juillet 2016 - Port-bou : Quim Gallart présente Grau 33
Nuit catalane (Comelade/Jacquet) au palais des Rois de Majorque : samedi 30 juillet 2016 - Port-bou : Quim Gallart présente Grau 33

Nuit catalane (Comelade/Jacquet) au palais des Rois de Majorque : samedi 30 juillet 2016 - Port-bou : Quim Gallart présente Grau 33

    L'hôtel du week-end

 

 

 

C'est bon, pensa Serge en se réveillant, de penser que c'est la fin de la semaine, que je vais me prélasser dans ma chambre d'hôtel, la trente-deux avec douche, lits jumeaux, petite terrasse donnant sur l'avenue, tout tranquille pendant deux bons jours…

 

C'est relaxant d'arriver  de l'intérieur du pays avec un simple petit sac de voyage -ma vache- et de retrouver les mêmes garçons d'étage, avec qui l'on échange de rapides impressions sur le travail ou les menus faits hebdomadaires…Mais en ouvrant les volets vers ce nouveau samedi, son attention fut captée par le regard d'une jeune fille ou jeune femme, qui se trouvait juste en face de l'hôtel au troisième étage de cet immeuble gris où habite le docteur Ben Hamida…

 

Serge dut vite se cacher derrière les rideaux : il se rendait compte qu'il ne s'était pas habillé pour se mettre au balcon. En écartant un peu le voile de sa fenêtre, il observa le manège de cette personne : elle cousait mais toutes les cinq ou sept secondes, elle relevait la tête vers la chambre où l'apparition insolite de l'habitué de l'Alexander hôtel l'avait d'abord un peu émue, mais où elle semblait à présent trouver un dérivatif, en espérant que la silhouette réapparaisse…

 

Je n'ai pas du tout envie de créer un scandale dans la rue en m'exhibant à la fenêtre de l'hôtel pour les beaux yeux curieux de cette jeune femme ou fille, surtout que l'ambiance du quartier est très fébrile, ce premier samedi de printemps, à cause de l'arrivée des cars de touristes : les cafés sont pris d'assaut, les jus d'orange se succèdent sur les tables encombrées de souvenirs bon marché, de casquettes à visières et d'appareils-photos…. D'autres étrangers sont en train de marchander des objets en olivier. Des affaires se font, le soleil tape sur les crânes, les piétons engorgent les trottoirs…

 

    Serge s'habilla et sortit de nouveau au balcon en fixant la jeune brodeuse, fille ou femme… Elle baissa alors les yeux, le client de l'Alexander paraissant à l'évidence l'intéresser davantage dénudé que vêtu, même de linges transparents…Le jeune homme laissa son regard se perdre vers le bout du boulevard…

 

C'est fou de loger dans une avenue qui débouche sur la mer, sur le port, d'apercevoir un bout de navire (en partance pour la France ?) après les derniers pâtés de maisons ! On a l'impression que les voitures et les attelages vont se jeter à l'eau ! Et puis, du haut de ma chambre, je peux perdre mon regard vers les toits de la ville, dans les infinités de terrasses blanches, dans le dédale des venelles,m'arrêtant quelques instants aux mosaïques du minaret, au drapeau du Consulat de France, à ses arbres habités de grappes de moineaux…

 

    La dentellière assise -femme ou fille, jeune, en tout cas - avait relevé les yeux. La pièce où elle travaillait était assez vaste, à cause d'une absence de décoration sur les murs et d'une disposition à même le sol du mobilier; signe de la vie horizontale des foyers : des nattes, un tapis, une petite table ronde.

 

    J'irais bien déjeuner aujourd'hui dans un restaurant arabe de la médina, mais ce sont des industries à bouffe, les clients y deviennent des machines à ingurgiter poulets et sauces, méchouis et salades méchouis… Il faut se presser, et les plats arrivants froids, la plupart du temps… Le restaurant arabe populaire n'est pas un lieu de rencontre, de repos ou de causerie, il est uniquement fonctionnel ! Surtout, il nous frustre du plaisir d'un bon vin rouge ! Au loin, dans la vieille ville serrée dans ses remparts, le ribat entre les antennes de télévision et les linges géométriques. En bas de l'hôtel, un homme apporte des objets en plastique sur un chariot mu par un cheval maigre.

 

Penser à toute la force travail mise en oeuvre pour obtenir ces ridicules choses rouges ou blanches ! Des bidons, des jouets rudimentaires, des ballons, des timbales…venus de la matrice d'une machine à happer la matière et la main de l'ouvrier… Et la sous-traitance qui dépend des orientations économiques arbitraires, des horaires, des cadences… De plus, à présent, il crée un embouteillage montre, ce chargement hétéroclite, avec le harcèlement des Klaxons et la vague envahissante des vélos et des motocyclettes qui semble vouloir rejoindre la mer…

 

    Il est temps de m'habiller, de sortir -je préfère la déception d'une fille ou femme jeune ravaudeuse, à son excitation malsaine -malsaine, vraiment ?- Oui, étant donné le contexte sexuel répressif et puis, les révolutionnaires ont tout de même le droit d'utiliser des qualificatifs moraux, non..? 

 

 

C'est le décor du samedi. Le soleil frappe toujours fort sur les draps étendus aux fils des terrasses… Je vais acheter le journal, prendre l'apéritif au café des Mousses, retrouver Françoise-Marie, Rafik ou Abdullah…

 

    Les enfants débouchent soudain dans la rue en lançant des cris et leur cartable : insurrection et délivrance de midi…

 

 

J.P.Bonnel (écrit enTunisie)

- - -

 

***Mudiques du Monde / Musique-Dels-Monts : jusqu'au 7 août à Villelongue (66-Pays catalan)
 
Fiesta musicale à Villelongue-dels-Monts.
Festival de musique. Du 4 au 7 août, les Musiques-dels-Monts investiront pour la cinquième fois le piémont des Albères.



De l’église au bois du Roumaguer, de la salle polyvalente à la grande scène, avec quelques incursions au prieuré Santa Maria del Vilar où les plus vaillants montent à pied, parfois dans les bois la nuit, du matin jusqu’à très tard, une fête musicale déchaînée, animée par l’enfant du village, le clarinettiste Florent Pujuila, créateur, organisateur, animateur, envahit Villelongue dels Monts chaque été durant la première semaine d’août. Après quatre éditions de plus en plus suivies,  toujours riches d’actions et d’inventions, les Musiques dels Monts reviennent sous le thème Ailleurs, Musiques du monde.
 Du 4 au 7 août, du classique au jazz et aux fantaisies plus ou moins débridées, en tous temps et en tous lieux du village, la musique sera reine.


Balades musicales, concerts au jardin, impromptus, séances jeune public, la grande fanfare des étudiants et la musique turque accompagnant les repas, plusieurs concerts par l’orchestre du festival. A noter parmi un abondant programme : le 4, l’ouverture à partir de 18h avec la musique turque des Balkans pour unir Orient et Occident ; à 21h, la grande roue de la musique et « Chut les chiens » du trompettiste Fabrice Martinez. 


Le 5 à 18h. prieuré du Vilar  un Octuor de Schubert et le soir Supersonic : Thomas de Pourquery rend hommage jazz pop à Sun Ra. Le 6, Zik’&Bull pour les écoliers et un 2e Hommage à John Zorn. La soirée sera consacrée au tango et à la rumba catalane avant le concert Effraie la chouette (après 0h, promenade nocturne. Le dimanche 7, toujours débats, impromptus, musique de chambre, quatuor de clarinettes, Concert Tour du monde en 80 minutes devant l’église et Amane Amane, musique orientale, fusion jazz rock, avant le grand feu d’artifice de clôture : pyrotechnie, musique, danse, suivi d’improvisations dans le ciel étoilé.


Tarifs : pass 4 jours : 85€ ; 1 jour 29€. Soirée 6 août : 15 ou 12 (TR). Concerts à 12 & 10 ; autres à 9 &7 ; jeune public 5. Repas géant 15 €. Nombreux concerts gratuits. 
Renseignements programme complet et réservations : 06 64 44 03 20.


académie.delsmonts2@gmail.com. www.musiques-dels-monts.com

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 09:32
Maillol dansant la sardane (DR) - http://www.tourisme-pyreneesorientales.com/fr/3583/pages/d/mediterranee/mediterranee-pyrenees-orientales/page/0
Maillol dansant la sardane (DR) - http://www.tourisme-pyreneesorientales.com/fr/3583/pages/d/mediterranee/mediterranee-pyrenees-orientales/page/0

Maillol dansant la sardane (DR) - http://www.tourisme-pyreneesorientales.com/fr/3583/pages/d/mediterranee/mediterranee-pyrenees-orientales/page/0

 

***Herve Donnezan

Coup de Gueule...
Indigne d'illustrer les couleurs et les plages du Pays Catalan...
Honteux cette photo de microstock "gratos" est toujours en ligne sur le site

http://www.tourisme-pyreneesorientales.com/fr/3583/pages/d/mediterranee/mediterranee-pyrenees-orientales/page/0


Voilà la catalane qui illustre nos plages avec le bleu du Pays Catalan ... vraiment dévalorisant 
Les touristes méritent le mieux !


***

Le week-end de la fin juillet (2016) a été consacré à la fête catalane : une association du sud avait choisi Perpignan pour accueillir des dizaines de danseurs et figurants catalans. Animation dans les rues, beau spectacle pour les yeux, mais cela suffit-il pour que les spectateurs comprennent ce qui se passe...?

A leurs yeux, cette fête apparaît comme une tradition lointaine, une évocation du passé (costumes, airs, jeux), un moment sans rapport direct avec le temps contemporain... Comment actualiser  la culture traditionnelle, montrer l'intérêt du folklore..?

La fête est populaire, le folklore est "vulgaire" (au sens latin - vulgus- de populaire, sans connotation péjorative), accessible à tous car ne demande pas d'effort; par exemple, comme le spectacle est silence linguistique (il n'utilise pas la langue), il n'y a pien à saisir, à ananlyser, à comprendre...

C'était moins facile à la soirée catalane des Rois de Majorque, mais c'était populiare au sens noble, de qualité, tant du point de vue de la musique (Pascal Comelade) que de la chanson (Gérard Jacquet); cependant il fallait être unpeu catalan pour saisir les paroles...un peu de pédagogie (distribuer les paroles des chansons...) aurait été nécessaire : les gradins étaient à moitié vides... Défaut de présentation ou perte alarmante de l'audience de la culture du pays d'ici...mangé par la pseudo Occitanie...

 

 

Pour un tourisme de qualité : respect de la culture locale, explication honnête du patrimoine, animation intelligente : pas le folklore des grosses têtes, des mascarades, des processions (voiles et capes noires ou rouges) et de la cargolade, du boulodrome ou de la feria de l'alcool et du défoulement obscène, mais la chanson, la littérature, la musique, les arts, la réflexion, l'esprit du temps contemporain… 

JPB


* Points de vue (j'insère souvent celui du CDC, car il me semble pertinent, les autres partis catalans offrant une maigre réflexion (que dit l'ERC..?)


**LE TOURISME VULGAIRE N’EST PAS UNE FATALITÉ
 
Une nouvelle fois, la pleine saison touristique est lancée depuis la mi-juillet dans les Pyrénées-Orientales : la population est multipliée par quatre, le littoral s’agite, les festivités se multiplient. Pourtant, les observateurs internationaux indiquent que le tourisme dépendant de la plage et du soleil est condamné : synonyme de misère intellectuelle, sur le déclin, de moins en moins dépensier, il dévalorise les territoires. En revanche, le tourisme lié à la culture, au patrimoine et aux paysages est porteur d’avenir. A forte valeur ajoutée, il induit respect environnemental, consommation de produits locaux et viralité positive : les visiteurs cultivés attirent d’autres visiteurs cultivés, en véritables ambassadeurs de destinations.


L’authenticité du Pays Catalan, sa profusion de monuments romans et gothiques, ses sites d’exception, constituent un gisement de tourisme culturel. Mais nos dirigeants, soumis à l’idéologie du soleil, ignorent les tendances, l’internationalisation et la séduction de nouveaux marchés émetteurs. Leur seul horizon touristique est l’été, leur seul public est le Français très moyen. A cause de leur passivité, notre tourisme n’est pas choisi, mais subi.


Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) considère que la saison touristique doit être élargie aux « ailes de l’été », de mai à septembre. Au delà, en hiver et au printemps, nous devons attirer le public sud-catalan, comme le font Narbonne et Toulouse, moins complexés en matière de stratégies envers Girona et Barcelone. Le tourisme limité à la seule période estivale n’est pas une fatalité. L’étalement du tourisme à l’année, associée à sa montée en gamme, sont deux conditions qui doivent nous permettre de mieux choisir nos publics, pour de ne plus subir et pouvoir positiver sur un secteur économique vital dans nos contrées.


***
© CDC : Communiqué de presse. Perpignan, 18 juillet 2016

- - - 
Erreurs de l'ancienne préfète - Responsables touristiques, agricoles…achetés, la ferment - La réussite du camping. - Pourquoi Perpignan ne peut devenir une "destination"de masse et heureusement : on préfère la culture aux troupeaux  de moutons !


P-O : La Préfète veut imposer un autre tourisme


 « il faut sortir du trajet camping-plage ». Elle commet pourtant une grave erreur d’appréciation
C’était à la fin du mois d’avril 2016, dans les salons de La Villa Duflot, à Perpignan. Professionnels du tourisme, élus politiques et consulaires, institutionnels, étaient invités par le journal local à débattre sur le thème du tourisme, « à la conquête du marché espagnol »…


Naturellement, comme souvent dans ce genre de débats, localement en tout cas, on prend les mêmes et on recommence : on invite à prendre la parole celles et ceux qui ne voient que par le petit bout de la lorgnette et dont on sait, surtout, qu’ils ne feront pas de vagues, qui ne mettront pas de cailloux dans les chaussures en guise de talonnettes… et pour cause : ils sont eux-mêmes bien souvent à l’origine des situations actuelles, entre mer Méditerranée et montagne pyrénéenne, incapables de montrer du doigt, de dénoncer, les dysfonctionnements des administrations, mais aussi des représentations locales et territoriales. « Nous allons gaiement dans le mur ! » ; l’élue Arlette Franco, alors maire RPR de Canet-en-Roussillon, et le restaurateur Alain Bastus, alors bouillonnant président de l’Union des Métiers de l’Industrie Hôtelière, entre autres « empêcheurs de tourner en rond » et de ronronner n’ont cessé de le dire, de le répéter et de le crier dans les années 90.


Les responsables, achetés, se taisent:
Aujourd’hui : silence ! Tous les pseudos-agitateurs sont rétribués, indirectement de par les fonctions qu’ils occupent, pour se taire. Ne surtout pas bouger, ne surtout pas remettre en cause « le » système qui nourrit les privilèges et érige certaines baronnies locales en « espèces » sonnantes et trébuchantes.
Et dans ce domaine, le Tourisme, désormais – Quoi qu’en dise et quoi qu’en pensent les lobbies agricoles – principale activité industrielle sur le sol roussillonnais, n’échappe pas à la règle, hélas.


Josiane Chevalier, préfète des Pyrénées-Orientales, en place à Perpignan depuis maintenant 8 mois, a cru certainement qu’elle créerait un électrochoc lorsque, parmi les notables réunis à ce Club de l’Eco de L’Indépendant, en s’exprimant ainsi, s’agissant plus particulièrement de l’hôtellerie de plein air : « Même si les professionnels du secteur me disent qu’ils y travaillent, j’observe cependant que les trajets et les consommations des touristes dans les campings sont limités. Il faut une meilleure promotion de la ville de Perpignan et également de tout l’arrière pays roussillonnais pour qu’ils sortent du trajet camping-plage (…) ».


Le ghetto des campings
Visiblement, ses conseillers ne l’ont pas briffer avant qu’elle s’installe devant les micros. Car s’il est, sur le littoral roussillonnais en tout cas, un secteur qui a bien réussi sa révolution, c’est bien celui de l’hôtellerie de plein air : depuis les criques de Collioure jusqu’aux plages de sable fin du Barcarès (pour rester dans les frontières départementales), en passant bien sûr Argelès, Saint-Cyprien, Canet et Torreilles, les campings ne sont plus uniquement les villages de toile qui fleurissaient au bon temps de la période des premiers congés payés.


Les campings du 66 ont suivi et subi une telle transformation pour séduire les tour-opérateurs européens, ils se sont tellement suréquipés que leur clientèle ne sort pratiquement plus lorsqu’elle débarque dans les sites où, autour des mobil-home, elle trouve tous les services, commerces, la sérénité… et les plus belles piscines plus bleues que la mer Egée et aux abords manucurés comme des lagons ! En 2015, les campings d’Argelès et de Canet proposent toutes les tentations estivales, du néo-écolo à l’ultra-luxe (spa…).


On comprend mieux, dès lors, pourquoi les touristes ne souhaitent pas forcément quitter les campings lors de leur séjour sur le littoral roussillonnais – puisqu’ils y trouvent (de) tout pour passer une saison radieuse – si ce n’est pour s’offrir un restaurant gastro ou effectuer une séquence-shopping.


Ensuite, oui Mme la Préfète les touristes qui viennent séjourner sous le soleil du Roussillon choisissent délibérément d’y venir car, et ils le confirment sur les livres d’or des Offices de tourisme dans les stations balnéaires, ils sont d’abord « attirés par les atouts naturels » de notre département : soleil, mer… et montagne.


La plage du Racou par exemple, située au sud du territoire d’Argelès-sur-Mer, ou la plage de Paulilles, entre Port-Vendres et Banyuls-sur-Mer, sont régulièrement plébiscitées dans les médias nationaux et européens comme « parmi les plus belles » plages de France.
Il en est de même pour la façade maritime de la Côte Vermeille, la plage de Torreilles et ses restaurants sur le sable, l’embouchure sauvage du bocal-du-Tech, la plage de Terrimbo à Cerbère, etc.-etc.


La mer, tourisme d'avenir
En ce sens, l’ancien président de la Région et sénateur des P-O, Christian Bourquin, avait été précurseur et visionnaire en créant le Parc marin naturel du Golfe du Lion, premier espace du genre en Méditerranée française. Il savait que la mer est notre avenir économique et donc touristique.


C’est bien Météo France qui, tous les soirs, ou presque, fait saliver devant les téléviseurs nombre de Français établis au nord de la Loire – et même plus bas à Toulouse, Albi, Rodez, Aurillac.. – en affichant des records de « chaleur » pour Perpignan et sa région.
Les 8 millions de visiteurs annuels qu’enregistre notre département ne se précipitent pas pour voir les Déferlantes d’Argelès, les Jeudis de Perpignan, le musée d’art contemporain de Céret ou encore pour se recueillir sur la sainte-tombe d’Arles-sur-Tech (pour tenter de résoudre le mystère de son sarcophage)…


Les plages et le Perthus
 C’est bien pour les magnifiques plages des Pyrénées-Orientales et son climat, pour l’essentiel, qu’ils viennent y séjourner. Et lorsque le temps n’est pas de la partie, c’est une balade à Collioure ou un business-plan-transfrontalier qu’ils privilégient.
Alors c’est sûr, dans ces conditions, la clientèle espagnole de proximité (les Catalans du sud) n’a aucun intérêt à venir en Roussillon : nous avons Collioure, ils ont Cadaquès ; nous avons Argelès et Canet, ils ont Rosas et Lloret-de-Mar, nous avons Saint-Cyprien, ils ont Platja d’Aro… et le Palais des Rois de Majorque de Perpignan ne pourra jamais rivaliser avec la Cité de Carcassonne pour leur assurer un total dépaysement !


Pour un tourisme oenologique
Le soleil, la mer et la montagne constituent nos richesses, ne commettons pas l’erreur de l’ignorer. Continuons en parallèle de développer la vigne et la gastronomie, qui constituent l’autre pan de cette offre touristique diversifiée et dont l’essor à l’international (côté image) ne cesse de grandir depuis une belle décennie. Nous l’avons vérifié tout récemment encore avec l’impact des vins roussillonnais sur le marché asiatique en général, chinois en particulier.
S’il est un créneau, dans le secteur du tourisme local, qu’il faudra revoir, c’est plutôt sur la sécurité et l’accueil des personnes qu’il faudra vite (ré)investir.

 

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 07:54
Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -
Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -
Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -
Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -
Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -

Son dernier tableau, l'arbre rouge - Pierre, Olga et Jacques -

Mort de Pierre GARCIA-FONS

 

Nous étions allés, Jacques Gautrand et moi, le rencontrer chez lui, à Paris, il y a quelques semaines à peine.

Bien sûr, Pierre G.Fons vivait dans le silence, l'absence, un monde personnel où la peinture, sans doute, occupait encore, mais de façon virtuelle, une place prépondérante... Nous ne pensions pas à sa disparition si rapide...Le temps de le voir, dans son appartement-musée, d'écouter Olga, d'écrire le dernier texte, peut-être l'ultime sur lui, sur ce grand peintre espagnol qui vécut à Paris et revient, demain, au pays catalan...

 

JPB

 

 

 

> Olga Garcia-Fons, née Caprani, son épouse,

>

> Tristan et Renaud Garcia-Fons, ses fils,

>

> ses petits enfants, ses frères et soeurs

>

> et ainsi que toute sa famille,

>

> ont la tristesse de vous faire part

>

> du décès de PIERRE GARCIA FONS, artiste peintre,

>

> survenu le 30 Juillet 2016 à Paris à l'âge de 88 ans.

>

>

> Un hommage lui sera rendu le Vendredi 5 Août

>

> au funerarium Les Alyscamps, avenue de L'aérodrome, à Perpignan, à 9h45.

>

 

> Suite à cette cérémonie, l'inhumation aura lieu à 12h au cimetières de 

> Villeneuve de la Rivière 66610.

>

Rencontre à Paris, mai 2016

(extrait)

 

Son père, républicain, passa cinq ans dans les camps sur le sable mouillé et la tramontane glacée à  Argelès… Il rencontrera le jeune sculpteur, Manolo Valiente, véritable andalou, dans le camp de rétention. 

 

Pierre passera son certificat d'études à 12 ans, à Perpignan. Il est le meilleur élève de l'Ecole Lavoisier. La famille habitera rue Alphonse Simon, au coin de la rue Jean Payra, sa femme faisait des ménages, de la couture et tout ce qu'elle pouvait pour nourrir ses cinq enfants dont Pierre était l'aîné.

 

Pierre n'a qu'une idée en tête : devenir un artiste !

 

Mais auparavant, il faut gagner sa vie : il travaillera tout d'abord dans un garage à ramasser des boulons ensuite livreur pour une épicerie en gros avec un triporteur… Par chance, le père retrouve l'ami du fameux camp et Manolo Valiente lui dit: "Envoie-moi ton fils !" Une opportunité car le père de Pierre était trop pauvre pour payer des études, du matériel…à son fils !

 

Manolo l'initiera, pas dans la petite école municipale de la place du Puig, près de la caserne, où, en 1946, sont venus s'installer le peintre André Fons-Godail et Erra, composant des vitrines à partir de ses dessins industriels et d'autres artistes. Plus tard , Jean-Jacques Prolongeau, surtout céramiste, ouvre une nouvelle école dans une petite rue parallèle à la rue Maréchal Foch. avant de partir diriger l'Ecole des Beaux Arts de Limoges … Par la suite, arrivera avec la Libération, la véritable création de l'Ecole des Beaux Arts de Perpignan avec Roger Maureso comme directeur jusqu'à sa mort prématurée.

 

Pierre fait sur l'invitation d'André Fons-Godail et avec lui sa première exposition en tant que sculpteur et peintre en 1948 à Perpignan, à la salle Arago, pour ses vingt ans !

 

Très vite, il fuit Perpignan et il est le seul artiste catalan à venir s'installer à Paris. Il fait partie de toute une bande d'artistes à créer le "Salon de la Jeune Peinture". Il a abandonné la sculpture. Il se consacre exclusivement à la peinture. 

 

Pour gagner sa vie, tous les matins, il sculpte des cadres Louis XIV, Louis XV, etc… Il est payé au mètre et c'est chez Jacques Vidal, le célèbre encadreur catalan, rue Delambre à Montparnasse qu'il travaille pour s'acheter du matériel pour peindre. Chez ce catalan se réunissent tous les artistes exilés d'Espagne : Clavé, Domingués, Grau-Sala, Pelayo, Florès, Ceballos, Peinado, Valls et bien d'autres encore.

 

Ces salons annuels de la jeune peinture font remuer Paris, c'est la critique dans tous les journaux, des achats de l'Etat, de la Ville de Paris, des particuliers et l'arrivée des marchands français et étrangers . 

 

Il tente de se faire un nom dans la capitale. Les galeristes vont lui proposer des expositions et être référencé par des grands critiques d'art, comme George Besson des "Lettres Françaises". Jean-Louis Ferrier et René de Obaldia de l'Académie Française lui écrivent des préfaces pour ses catalogues, tel Lionel Richard, dans son grand livre "L"aventure de l'art contemporain" aux Editions du Chêne.

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 08:55
Le poisson rouge de la Basse à Perpignan

Le poisson rouge de la Basse à Perpignan

Adressée à le maire de perpignan
Liberté pour un poisson rouge


  


HjS66 HENRI France



Chers amis, je ne retrouve pas VOTRE signature sur ma pétition, malgré ma demande pressante (pour ce poisson)


Consacrez-lui UNE minute pour aller sur chn.ge/2ap3NFO et signez (s'il vous plaît ...)


le Maire de Perpignan: Liberté pour un poisson rouge
 
 

le Maire de Perpignan: Liberté pour un poisson rouge
La réhabilitation des quais de La Basse à Perpignan ne doit pas entraîner des souffrances indues pour nos amis les animaux ! !! Regardez s'exprimer toute la tristes...


Afficher sur chn.ge
Aperçu par Yahoo



HjS
Bien sûr, j'espère aussi que vous prosélyterez (par courriel mais aussi en tractant et à cette fin je joins en attachement un petit document à découper).


La réhabilitation des quais de La Basse à Perpignan ne doit pas entraîner des souffrances indues pour nos amis les animaux ! !!
Regardez s'exprimer toute la tristesse du Monde dans le regard de ce poisson rouge, attaché à bonne distance de son milieu naturel!


Moi au pilori
(et en plus, suprême insulte humiliante et vexatoire, on l'appelle "Citron" !)


Ah, s'il pouvait sauter dans cet élément liquide à immédiate proximité !
Mais il est entravé par un lourd caisson vert [car les petits poids sont verts]..
Voyez comme sous l'effort, il rougit de toutes ses écailles [car, les poissons rouges (sous l'effort)] , il s'épuise en vain.
NE LE LAISSEZ PAS SOUFFRIR, soyez humains.


EXIGEONS sa  libération immédiate ... ou au moins un aménagement de sa peine (donc, et sans s'autoriser à contester la décision de justice qui, vraisemblablement et en toute indépendance le condamna): pointages réguliers, bracelet électronique, ...... voire TIG comme monter et descendre sans interruption le cours de La Bassa
En l'attente des réactions des pouvoirs municipaux, qui ne manquerons pas de réagir devant le succès de notre pétition 
Je vous en supplie, comprenez le règne des poissons, adoucissez un peu ses souffrances, ALLEZ VERSER votre seau d'eau sur son dos
ET SIGNEZ CETTE PETITION
Cette pétition sera remise à:
        le maire de perpignan


Lire la lettre de pétition


        perpignan
HjS66 HENRI a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 41 signataires. Lancez votre pétition pour créer le changement que vous souhaitez voir.

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 08:11
La terrasse du CATALAN

La terrasse du CATALAN

Le restaurant "Le Catalan"

 

 

 

Que vous montiez à pied depuis le bas de ce charmant village du massif de l'Albère, en prenant la rue du puig, pour atteindre la colline...ou en voiture, depuis la rue Arago, puis celle du château, vous ne pouvez arriver que sur cette place centrale, ombragée, abritée par un platane deux fois centenaire : la place de la République ! A Laroque des Albères !

 

 

Vous y êtes : entourée de façades, dans ce théâtre convivial où l'on pourrait projeter des voix et des images, au numéro 2, c'est la terrasse de ce restaurant typique, qui s'étend depuis la pénombre de la salle intérieure jusqu'à la lumière des tables organisées en bas d'un mur, comme un écran de cinéma...

 

J'ai préféré l'ombrage des tables médianes...J'ai eu la prudence de réserver, même si, à midi, la clientèle est moins nombreuse que le soir. 

 

Alors, Mélanie, la sympathique et jolie serveuse, a le temps d'échanger quelques mots avec vous; ce n'est pas la serveuse automate des restaurants qui ne pensent qu'à faire du chiffre : Mélanie, grâce à son sourire et à ses yeux lumineux, est la meilleure communicante du commerce. Pourtant elle ne sort pas diplômée d'un lycée hôtelier; elle a appris sur le tas, et ce tas, c'est l'expérience, les rapports amicaux avec les clients...

 

Les propriétaires, Faure Thomas et Sébastien Autier,  faisant aussi office de cuisinier, ont repris, depuis cinq ans,  ce vieux café qui existe depuis de nombreuses décennies. 

 

 

Parmi les spécialités de viande et de poissons, j'ai opté pour le frais morceau de thon installé sur un lit de…ah, délices, les légumes de ce canapé moëlleux, à vous de la découvrir, avec un rosé très clairet, mais goûteux, de l'ami Sahonet, un ancien du lycée Arago de Perpignan, qui a décidé, après le bas, de reprendre la vigne familiale…

 

Bon appétit ! A bientôt "Le Catalan" ! Lecteurs, dites moi quand vous y allez, qu'on s'y retrouve !

 

JPB

 

 

* Réservation : +33 (0)4 68 98 20 57  -  06 18 29 87 40  -  Deux menus : 20 et 25 euros (vin non compris) - Carte et tapas…

 

Sachez que je n'ai pas été "acheté" pour écrire cet article; je l'ai rédigé spontanément…

 
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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 12:51
Expo de Carlo au Dôme de Port-Vendres, jusqu'à dimanche (entrée libre) - Concert à Collioure
Expo de Carlo au Dôme de Port-Vendres, jusqu'à dimanche (entrée libre) - Concert à Collioure
Expo de Carlo au Dôme de Port-Vendres, jusqu'à dimanche (entrée libre) - Concert à Collioure
Expo de Carlo au Dôme de Port-Vendres, jusqu'à dimanche (entrée libre) - Concert à Collioure

Expo de Carlo au Dôme de Port-Vendres, jusqu'à dimanche (entrée libre) - Concert à Collioure

* Terrorisme à ELNE : voiture trouvée avec des explosifs - les médias se taisent, la police et la préfecture occultent, mais des policiers (2 témoignages) racontent…

Il ne faut pas affoler les touristes…On disait avant : "faut pas désespérer Billancourt" (salaud de Sartre)

Des policiers supplémentaires sont envoyés dans le 66 et des émissaires viennent inspecter - top secret...

**Terrorisme à Millas : malgré sa non reconnaissance par l'UNESCO (ça n'a rien de culturel, ce qui s'écrit ou se peint autour, oui, mais on n'a pas besoin de faire souffrir pour écrire et discuter…les barbares sont chez nous, en nous…et nous jugeons les autres !

Malgré l'interdiction de la tuerie tauromachique en catalogne, à Collioure (tradition non catalane), ça continue à Millas : la corrida comme pseudo-patrimoine, comme tourisme obscène...

** à Collioure, église des Anges

ce samedi à 20h30, 10 euros

Duos sacrés et profanes

Musique sacrée : l’âme en contemplation

- Salve Regina C. Monteverdi (1567-1643)

- Ave maris stella L. Delibes (1836-1891)

- Air d'Iphis (extrait de Jephtah) G-F. Haendel

Adieu, eaux limpides et bois feuillus. (1684-1759)

Adieu monde affairé, brefs moment de joie et années de douleur...

Impromptu en Solb M de Franz Schubert (1797-1828)

- Zion streckt ihre Hände aus (extrait d'Elias) F. Mendelssohn

Sion élève ses mains (1809-1847)

- O wie selig ist das Kind (extrait d'Athalie) F. Mendelssohn

Combien béni est l'enfant

- Cantique de Jean Racine G.Fauré (1845-1924)

- Qui tollis (extrait de la petite messe solennelle) G. Rossini (1792-1868)

-PAUSE-

Musique profane: le frisson terrestre

- Pur ti miro (extrait d Couronnement de Poppée) C. Monteverdi

- Ich woll't, meine Lieb ergösse sich F. Mendelssohn

Le vent emporterait vers toi un mot rempli d'amour

- Abschiedslied der Zuvögel F. Mendelssohn

Chanson d'adieu des oiseaux migrateurs

- Herbstlied F. Mendelssohn

Chanson de printemps

Pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel (1875-1937)

- A Chloris R. Hahn (1874-1947)

- Puisqu'ici-bas toute âme G. Fauré

- Duo des fleurs L. Delibes

Diplômée du Conservatoire National de Strasbourg après des études au Conservatoire National Supérieur d’Arménie en chant lyrique, Gayané Movsisyan a fait une spécialisation en chant contemporain et obtenu le Diplôme de Spécialisation en 2009. Parallèlement, elle s’est produite avec le Chœur de Chambre de Strasbourg « Voix de Stras' », ainsi qu’avec le « Chœur Britten », avec le « VocaalLAB », avec l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg et avec l’Opéra National du Rhin. Depuis 2012 elle fait partie de la compagnie théâtrale Anagoor ( Italie ) sur les spectacles « L.I.- Lingua Imperii » et « Virgilio brucia ». En 2011 elle participe à l’enregistrement de « EP N°1» et en 2014 de l'album « Mockroot » de pianiste Tigran Hamasyan. Elle collabore régulièrement avec la compositrice Anahit Simonian, qui l’a choisie comme soliste pour interpréter plusieurs de ses œuvres : ainsi elle a participé à l’enregistrement de la bande originale du film Namous (premier long- métrage arménien, 1926), du court-métrage Des nouvelles d’Angélique (1er prix de musique au 7ème Festival du film de Gruissan), et de l’album Sirtes, qui a donné lieu à un concert à l’Auditorium de Vincennes.

Gayané Movsisyan se distingue par sa voix au timbre chaleureux et sa maîtrise de différents répertoires, aussi à l’aise dans le répertoire classique et baroque que dans la musique contemporaine et le jazz. Cette polyvalence musicale et vocale lui permet de développer différents aspects de sa personnalité.

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 08:33
Jazz à Passa - Prieuré de Riquer - Conférence à la Casa de la Generalitat -
Jazz à Passa - Prieuré de Riquer - Conférence à la Casa de la Generalitat -
Jazz à Passa - Prieuré de Riquer - Conférence à la Casa de la Generalitat -
Jazz à Passa - Prieuré de Riquer - Conférence à la Casa de la Generalitat -
Jazz à Passa - Prieuré de Riquer - Conférence à la Casa de la Generalitat -
Jazz à Passa - Prieuré de Riquer - Conférence à la Casa de la Generalitat -

Jazz à Passa - Prieuré de Riquer - Conférence à la Casa de la Generalitat -

***Jazzapassa c'est 
Samedi 30 juillet dès 19h
au Monastir del Camp à Passa (66)



Jazzapassa file aux antipodes avec une soirée 100% Argentina et fait son retour dans le cadre magnifique du Monastir Del Camp de Passa.
Retrouvons nous dans la douceur estivale d’une soirée d’exception !
 Le festival ouvre ses portes au Monastir Del Camp à partir de 19h pour vous laisser profiter de la buvette et de la restauration. Les concerts débuteront à 21h.
 
Au programme: 

 Ambiances sonores : Julien Lourau

Orquesta Metafisica VIDEO

Minino Garay et les Tambours du sud VIDEO
Réservation sur :
www.jazzebre.com / 04 68 51 13 14
Sur le site Place Minute: www.placeminute.com
Et encore : Fnac-Carrefour-Géant-Magasins U -Intermarché
www.fnac.com – www.carrefour.fr – www.francebillet.com
0 892 68 36 22 (0,34 €/min)
Renseignements : www.jazzebre.com/la-saison/jazzapassa/
Page Facebook : www.facebook.com/festivaljazzapassa


***Céret : Odile Oms-Vila 
vous invite au vernissage de l’exposition de Christian Vila


du 29 juillet au 29 août à la Capelleta à Céret.
Le vernissage est prévu le vendredi 29 juillet à 18 h.


Depuis 18 ans il est le conseiller artistique de la galerie, poursuivant des recherches personnelles qu’il ne souhaitait pas révéler.
Ce silence n'était pas un oubli. 
C'était le temps des expérimentations et des recherches, des embellies et des impasses, porté par la citation de Willem de Kooning : "Je change pour rester moi-même".
C'est en s'appuyant sur les poètes, Rimbaud et André du Bouchet, sur leur quête de l'être et de son unité par delà les apparences, qu'il a trouvé son chemin.
Au plus près de lui-même, de sa sincérité, de son exigence, Christian Vila revient dans la lumière.


- - -Josep FORNES : invité à la Casa de la GENERALITAT de PERPINYA la Catalana:

n Invitació / Invitation


Benvolgut, benvolguda,

En nom del director de la Casa de la Generalitat a Perpinyà, el Sr. Josep Puigbert, us fem arribar la invitació per assistir a la inauguració de l’exposició La Patum i altres patrimonis i a la conferència El ritual del foc i les seves exposicions a càrrec del Sr. Josep Fornés, director del Museu etnològic de Barcelona. L’acte tindrà lloc a la Casa de la Generalitat a Perpinyà, el divendres 29 de juliol a les 17.00h, en presència del president d’Adifolk, el Sr. Joan Gomez. Aquest acte forma part de l’Aplec Internacional de cultura popular catalana que es farà a Perpinyà l’últim cap de setmana de juliol i que reunirà més de 1500 persones.
Ens plauria molt comptar amb la vostra presència.
 
 
Cher ami , Chère amie,
Au nom du directeur de la Casa de la Generalitat a Perpinyà, Mr. Josep Puigbert, nous avons le plaisir de vous transmettre une invitation pour assister à l’inauguration de l’exposition La Patum i altres patrimonis et à la conférence El ritual del foc i les seves exposicions présentée par Mr. Josep Fornés, directeur du Musée ethnologique de Barcelone. L’acte aura lieu à la Casa de la Generalitat a Perpinyà, le Vendredi 29 juillet à 17.00h, en présence du président d’Adifolk, Mr. Joan Gomez. Cet acte fait partie de l’Aplec Internacional de cultura popular catalana  qui se déroulera à Perpignan le dernier week-end de juillet et qui réunira plus de 1500 personnes.

Nous serions très honorés de pouvoir vous compter parmi nous.

 

- - -

***GUITARE de Gabrielle RUBIO :

Prochainement deux concerts de Guitare de Gabrielle RUBIO
Au programme : Jean-Sébastien Bach, Benjamin BRITTEN, Isaac ALBENIZ
 
Récital GUITARE 

- Les XVI ème Rencontres Musicales de Mosset présentent en concert
Gabrielle RUBIO
Dimanche 7 Août 2016 à 18h30
Eglise Saint-Julien / 66500 MOSSET
 
***********
Récital de GUITARE
Le IVème Festival Musical des Garrotxes présente en concert
Gabrielle RUBIO
Vendredi 29 Juillet 2016 à 19h
Eglise Saint-Martin / 66220 CAUDIES de CONFLENT
 
A très bientôt
Bien cordialement.
     
 
Michel RUBIO
Professeur de Guitare C.R.R. Perpignan-Méditerranée
18 Chemin del Vivès 66000 PERPIGNAN / FRANCE
Tél : 04 68 61 16 59 / 06 16 33 53 97
E mail : mvrg.rubio4@orange.fr
Site de "RaGa Duo" : http://www.raga-duo.com
 

** L'ETE A RIQUER

L'été dernier Néry nous transportait dans le monde d'Andromaque et le 31 juillet 2016 les deux soeurs parisiennes , Célia la pianiste et Olivia la comédienne nous entraîneront dans le monde magique de Cendrillon.


Nous vous espèrons nombreux pour découvrir cette création.
vous pouvez prendre vos billets en ligne ou réservez par téléphone au 06 15 43 50 60
à bientôt au théâtre


https://www.billetweb.fr/cendrillon-avec-ma-soeur#.V451TvHUKKA.gmail


*Bientôt l'été à Riquer les 29, 31,2,15,20,28
réservez pour écouter le 29 à 21h le quatuor Pamina:


Marie SAUVAN-MAGNET, violon
Magdeleine LANGLOIS, violon
Ophélie RENARD, alto
Sophie Castellat, violoncelle
et Philippe Mouratoglou, guitare 


PROGRAMME:
Antonio Vivaldi: concerto en ré majeur pour guitare et cordes
Fernando Sor: études pour guitare
Joseph Haydn: quatuor opus 76 dit "les quintes"
Mauro Giulani  : concerto en la opus 30


29 juillet à 21h concert à la chapelle


et si vous n'avez pu assister au concert du 22 mai en voici 4 minutes sur you tube
https://m.youtube.com/watch?v=anJYYYAkWy4

 


 
 

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 08:34
Collioure par Willy Mucha (Maison de la Catalanité à Perpignan, une des plus belles expose du 66, avec celle de Céret sur Maillol)

Collioure par Willy Mucha (Maison de la Catalanité à Perpignan, une des plus belles expose du 66, avec celle de Céret sur Maillol)

Culture (ou littérature) contre terrorisme

 

 

Elle ne sert à pas grand-chose, la littérature, face à l'animalité d'un tueur. Cependant, il faut continuer, résister grâce à elles, culture/littérature...

Pour retrouver la paix, il faudrait (truisme, mais ce n'est pas aussi facile!) arrêter la guerre. Surtout stopper les usines d'armement (les marchands et la CGT vont crier au scandale : chômage...). Donner de la force à la diplomatie. Qu'un élan mondial s'élève contre les maîtres du monde, tous assassins à des degrés différents...

 

Attention, les terroristes vont atteindre leur but : susciter la haine, la violence, la vengeance chez nous, instaurer la guerre civile : racisme, actions contre les Musulmans, les mosquées, puis contre les Juifs, les homos...

 

ET je voulais vous parler de lectures estivales ! La politique nous fait perdre bien du temps ! 

Pour célébrer la mise au pas de la Turquie par son président suprême, on lira "Instanbul" de Daniel Rondeau (Folio) : notes en apparence dilettantes, vagabondages qui plantent bien le décor de cette ville-monde : le théâtre du Bosphore, trait d'union entre Orient et Occident, la Corne, le détroit : "ces deux rives, lèvres d'Europe et d'Asie"...

La référence à la mythologie antique est omniprésente, mais aussi les lieux plus réalistes, le bordel, par exemple, et F. Deniau, l'Académicien, est décrit à deux reprises comme un adepte du lupanar turc... Content pour cette délation..?

 

Et dire qu'on nous pousse désormais vers elle, la délation, mais la positive, pour le bien, pour la démocratie contre la dictaturque !!!

 

 

J'ai lu aussi "Les vieux amis" de Rafael Chirbes; je ne le connaissais pas, ce romancier de Valence, décédé le 18.8.2015: la mort sert à faire découvrir un roman (nécro dans le journal "mondial", ma drogue !) Il disait : "Si je n'écris pas, je suis vide." C'est vrai, il me faut griffonner chaque matin sur l'écran…

 

Dans ce roman paru en France en 2006, Chirbes étale les désillusions d'ex-communistes amers, désabusés ou ayant fait fortune; la guerre civile et la Retirada sont perçues comme des événements  inutiles…

 

 

Avec Dominique Fernandez, on a encore une belle écriture; une psychanalyse, surtout puisque le romancier dresse la bio sans complaisance de son père, devenu tour à tour socialiste, compagnon de route des communistes, puis fasciste, collabo à 46 ans…Comment un des plus brillants intellos de la 1ère moitié du XX° siècle a-t-il pu se "retourner" ainsi: le débat est actuel; l'intérêt n'est pas dans l'analyse d'un individu, mais dans la fresque des milieux littéraires de 1920 à 1940. On retrouve les romanciers engagés, Malraux, Gide, et aussi les minables Rebatet (il écrit bien, le bougre) et Brasillach (pages 48/53 et 129), dont le fascisme serait dicter par son désir homosexuel de se faire enc… par les nazis (formule de Berl à Modiano)…A partir du chapitre sur 1935, le livre devient plus profond, plus philosophique…

 

 

Hanna Arendt : je ne connaissais pas ce drôle de livre de la philosophe  : "Rahel Varhagen" (petite bibliothèque Payot), pas très marrant (l'ancienne amante de Heidegger ne l'est jamais guère…) : c'est une biographie consacrée à cette femme juive ni belle, ni riche, ni cultivée…mais à l'intelligence exceptionnelle: elle créa à Berlin, au début du XVIII° siècle, un salon où Heine, Hegel, Humbolt et tous les grands H allemands se croisèrent…

 

C'est un livre sur la question de l'assimilation : Rahel ne put s'intégrer qu'en renonçant à sa judaïté…

 

 

Alors, jeunes déchirés entre deux identités, entre deux sexes, parfois, (lire dans Le Monde d'hier, l'intéressante analyse sur le terroriste qui refuse son homosexualité et tue sa haine du "pédé" et sa haine de soi en tuant l'autre et soi-même; la religion n'est plus qu'un prétexte, un discours décoratif: c'est le mal-être sexuel et psychologique qui pousse à l'acte insensé et au suicide… Commençons par soigner les apprentis-sorciers…

 

lectures…à suivre… 


JPB

 

 

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 09:11
La belle installation de la famille MAURESO au cloître de la cathédrale d'ELNE...

La belle installation de la famille MAURESO au cloître de la cathédrale d'ELNE...

LECTURES ESTIVALES : lisez "Les communautés libertaires en pays catalan de 1968 à aujourd'hui" (Trabucaire éditeur)

 

 

L'été dernier j'avais demandé leur avis à quelques politiques de tous bords... Depuis, ils ont encore perdu de leur prestige…on leur demande plus rien !

 

Le journaliste de l'IndéPêche a repris l'idée, en demandant de façon subjective et arbitraire à quelques responsables de la littérature locale : pourquoi pas la FNAC ou à la Librairie Cajelice, à Leclerc qui est une des librairies les plus vendeuses de la ville..? à un auteur catalan..? Ethnocide culturel à tous les niveaux : le quotidien "occitan" local ne publie plus le moindre article en catalan ! Mais le copinage règne à tous les étages...

 

Un journaliste va parler d'un livre de journaliste...Et c'est normal, surtout quand le livre et l'auteur sont sympathiques et talentueux (J.Paul Pelras et Hélène Legrais, par exemple).

 

Un libraire va parler d'un livre d'ami, normal, surtout quand cet écrivain est respectable et m'est amical (Claude Delmas). Il est normal qu'on le cite surtout quand on le publie...

 

Je me cite bien, moi ! Sinon, qui le ferait ? Pas un responsable de la littérature de ce petit bout d'Occitanie, ni un libraire, ni un éditeur ! 

Because mon blog, qui ne ménage pas la mairie, celle-ci achetant des livres aux libraires et payant des abonnements au journal local...tous liés par l'argent et c'est pour ça que le lecteur est mécontent et fout le camp...

 

 Le quotidien version papier de ce niveau, avec couvertures sanglantes, c'est la fin à petits feux et tant mieux… Non, tant pis ! Dommage, j'adore la presse et j'ai beaucoup écrit dans ce canard, quand il était moins enchaîné...

 

Je m'égare en disant du mal de tout le monde ! Il est vraiment haineux et frustré, ce mec !

 

Justement la haine : après l'acte barbare, les gens de droite, du FN et des extrêmes radicaux ont le discours de la haine, des croisades, de la vengeance : c'est justement ça que Daech espère, que ces Cathos de la civilisation "judéo-chrétienne" prennent les armes; ce sera alors vraiment la guerre civile ! Ils sont tombés dans le panneau ou c'est ça qu'ils veulent, les excités des Droites !

 

En revanche, le monde catholique a une réaction d'amour, de solidarité : respect au pape et consorts, curés de base, jeunes des JMJ... respect pour tous ces nobles déclarations... de ma part qui ne suis qu'un triste mécréant…

 

Et je voulais vous parler de livres et de la Turquie (Daniel Rondeau) Pas de turquerie, mais de dictaturque...

 

à demain, les fidèles lecteurs !

 
JPB

 

 

 

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