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4 janvier 2020 6 04 /01 /janvier /2020 08:57
Yza, couverture du livre - Avec Michèle Bayard et la regretté Françoise Dumas, de Banyuls - Le Racou autrefois -Atres livres sur Le Racou
Yza, couverture du livre - Avec Michèle Bayard et la regretté Françoise Dumas, de Banyuls - Le Racou autrefois -Atres livres sur Le Racou
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Yza, couverture du livre - Avec Michèle Bayard et la regretté Françoise Dumas, de Banyuls - Le Racou autrefois -Atres livres sur Le Racou

Yza, couverture du livre - Avec Michèle Bayard et la regretté Françoise Dumas, de Banyuls - Le Racou autrefois -Atres livres sur Le Racou

Littérature : un thriller en pays catalan, par

 

Racou, petite crique ente sable et rochers, petit coin d'paradis en Catalogne vermeille, éphémère commune libre, mais les Communards se sont embourgeoisés et le hameau se voue au tourisme, en appelle au jazz, l'été, comme pour se perdre telle Collioure la proche, dans le consumérisme de masse...

 

Les villas implantées dans le sable sont condamnées à une mort lente, et on accuse le port d'Argelès, le changement climatique, et même Macron... Avant que le proche avenir n'emporte cette nichées de cabanons égoïistes, il faut lire le polar littéraire d'Yza Dambressac, qui, d' origine bordelaise, se passionne pour la Catalogne et ses lieux poétiques...

 

Le personnage principal, Irène, directrice d'un cabinet d'enquêtes à Perpignan, est campée, avec ses seins mûrs et beaux, dans ce territoire sudiste, dans notre "Catalogne cigale", "comparée à la "Catalogne fourmi", sa cousine l'Espagnole ! Quoique, la crise économique était en train d'unifier les deux dans le même marasme." (page 12)

 

La lunette du narrateur se rapproche du "petit coin",ce hameau du Racou "passé peu à peu des mains des hommes de la mer à celles des touristes ou de locaux amoureux fous de ce petit coin du monde..."

 

Le roman s'amarre dans ce lopin édénique, et dans une villa "celle au gros tamaris et à la grande baie..." (page 139), qui perdure, malgré l'effet cévenol, après la dévastation des maisonnées de la première ligne... Il était judicieux de situer le thriller dans ce coin de mort car les 271 pages passionnantes décrivent les investigations autour de sept crimes commis par un serial-killer.

Yza s'inspire sans doute des jeunes femmes disparues de Perpignan, mais son originalité est ailleurs : 

 

-dans cette alternance des point de vues narratifs, le criminel donna son point de vue, nous éclairant de l'intérieur, alors que le narrateur ou la protagoniste en savent peu sur la vérité du sinistre individu...

-dans ce dénouement inattendu où le mythe du double et de la gémellité offre sa force fictionnelle et psychanalytique suggestive ! 

 

Après la page 131 où le narrateur dévoile la semaine du tueur, le lecteur aboutit à deux passages érotiques (Irène et Marco, p.180) et sensuels (dans la voiture, le criminel et une avocate, p.193), très bien écrits...

 

On préfère ces tableaux du corps aux analyse diplomatiques superficielles (p.33), aux allusions politiques superficielles sur la corruption du maire de Perpignan (et d'ailleurs...) (p.157 et 217)...mais la stature tutélaire du Canigou domine l'écriture très dialoguée, théâtrale, même s'il n'est pas la montagne la plus haute des Pyrénées-orientales (page 99)...

 

Enfin, j'ai bien aimé les allusions à des amis du coin, comme le photographe de Collioure Marc Gilmant (p.62), Marco Spelta, prof de lettres classiques à St-Estève ou Charles, le poète-philosophe-correspondant de Céret, récemment disparu...

Dans la série de ces rimes et viols abominables, le lecteur reçoit ces clins d'oeil comme des invites à aimer, malgré tout, la vie, et la beauté du rivage ravagé de la côte sableuse...

 

J.P.Bonnel

 

- - - 

 

Yza Dambressac

 

L’auteure, diplômée d’une licence de Lettres Modernes et d’un DEA d’Ethnologie  se glisse dans la peau d’Yza Dambressac. Le voyage fait partie de ce qu’elle appelle ses « réflexes » : Europe bien sûr, Maroc, Mali, Asie, Amérique latine, Polynésie, Nouvelle-Zélande, Australie et Nouvelle Calédonie où elle sut séjourner plusieurs années  pour y écrire des romans-jeunesse… Mais elle sut aussi s’arrêter longtemps en Catalogne Nord, pays où elle dit avoir « bouturé » et où elle revient toujours…

 

 

Diplômée de Lettres et d’Ethnologie, Yza Dambressac a longtemps travaillé avec des jeunes. Elle a beaucoup voyagé et s’est donc exercée à observer beaucoup. Comme elle a l’habitude de dire en regardant la vie défiler autour d’elle « Mes personnages me sont donnés, je n’ai même pas besoin de les inventer ! »

 

Elle aime inscrire ses romans dans les lieux où elle habite. Egalement auteur de quatre romans jeunesse sous un autre nom, elle tisse du vivant, avec les mots mais dans ses thrillers, elle tisse du vivant jusqu’à la mort !

 

Sous X, éd. Les Presses littéraires, 2013 (roman).

 

 

*** Sous X - Yza Dambressac

 

Qu’il fait bon vivre dans le sud de la France, en Catalogne du nord ! Région tellement prisée des touristes de toute l’Europe, mais attention, belles jeunes filles brunes ! « il » vous y attend ! Oui, « il », un prédateur qui vous surveille ou bien profite des opportunités…


Dans ce thriller, qui se passe aux alentours de Perpignan, l’enquêtrice, Irène de Franqueville, pourtant juste en retraite dans son adorable hameau du Racou, non loin de la frontière espagnole, sollicitée par son ex-collaborateur et ami, va se sentir obligée de reprendre du galon. Comment pourrait-elle résister devant ces macabres découvertes qui défraient la chronique ?


Dans une des régions les plus ensoleillées de France, l’horreur va-t-elle définitivement éclipser l’image d’un paradis touristique ?

 

ISBN : 978-2-35073-726-3

11,5 X 17, 272 pages

n°39 de la collection - 12,00 €

 

IL ÉTAIT UNE FOIS LE RACOU

EL RACÓ

 

 Au sud d’Argelès-Plage, au nord de Collioure, entre mer et montagne, le littoral  forme une anse où se niche le hameau du Racou. 

Le Racou , «el Racó », signifie le recoin en catalan. Situé à la charnière entre la côte sableuse au nord, la côte rocheuse au sud et l’arrivée des Pyrénées dans la mer par le massif des Albères, c’est un des lieux les plus typiques du littoral catalan. Les premières mentions du Racou (« Racho » dans les textes officiels) remontent au XVIème siècle. Le lieu est avant tout connu pour son abreuvoir idéalement situé sur le chemin menant à Collioure.

 

1910

L’urbanisation de la plage débute vers 1910.  A cette époque, on trouve quelques cabanons en bois construits sur le relief dunaire, des cabanes de pêcheurs en roseau et de rares promeneurs en habits du dimanche. La notion de  tourisme est inexistante .

 

LES ANNÉES 30

Les premières maisons « en dur » apparaissent dans les années 30 . Le sud du Racou comporte alors, en front de mer, une à deux lignes supplémentaires de maisons. La mairie d’Argelès y loue des parcelles qui seront mises en vente après la guerre. Les Racouniens se débrouillent avec les moyens du bord : barbecues, lampes à pétrole et eau saumâtre obtenue en sondant le sol à 2-3m de profondeur permettent de cuisiner.

FIN DES ANNÉES 40

Croisillons en fer, pyramides en béton immergées… les stigmates du conflit mondial récemment achevé sont peu visibles sur les anciennes cartes postales mais bien réels. L’armée allemande, craignant un débarquement sur la côte catalane avait installé une batterie sur la colline du Racou et rasé, en 1943, la première  rangée de maisons en bois pour se chauffer et améliorer la surveillance de la côte par les guetteurs . C’est aussi l’époque de la construction des fameuses pyramides en béton, anti-débarquement, sur la plage et de la destruction de la « Torre d’en Sorra », ancien moulin à farine, dynamitée par les Allemands le jour du débarquement en Normandie le 6 juin 1944 et chantée par Jordi Barre.

 

 

APRÈS LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Le hameau du Racou se développe après la seconde guerre mondiale. Des parcelles et des maisons sont vendues  par la commune. Quelques constructions commencent à s’élever du côté droit de la rue principale en cul-de- sac à la place des vignes à partir de 1948 et une opération de lotissement approuvée par le Préfet des Pyrénées-Orientales est lancée en 1955. L’électricité arrive en 1956, l’eau en 1957 et les égouts en 1958. 

Plus qu’un simple quartier d’Argelès, ce lieu est presque un village à part entière qui a su garder son ambiance familiale sans barre d’immeubles dénaturant le littoral. Les maisonnettes blanches forment d’étroites ruelles de sable ombragées au travers desquelles flotte une atmosphère délicieusement rétro. Il y fait bon se baigner ou se promener le long des rochers pour y découvrir de minuscules criques sauvages. A même les rues de sable, des barbecues improvisés permettent aux voisins de se rencontrer en préparant cargolades, grillades ou poissons pêchés du jour et en buvant un  « cop de vi blanc ».

 

14 JUILLET 1957

Le jour de la fête nationale, les Racouniens se sentant abandonnés par la municipalité argelésienne, proclament l’indépendance du hameau avec la « Commune libre du Racou » qui eut pour « maire » M. Astruc adjoint à la mairie d’Argelès. Sa devise était : 

 

14 JUILLET 1957

DES ANNÉES PLUS TARD

Six années plus tard, un putsch « pour rire » mettra fin à l’aventure. Cette action d’éclat, qui n’a jamais eu de valeur légale, permettra au Racou d’asseoir durablement ses particularités culturelles. Elle déboucha sur quelques réalisations dont l’attribution de noms catalans aux rues : Passatge del Sept i mig, Avinguda de la torre d’en Sorra, Passeig dels Franquets, Carrer lo pardal, Carrer de la Cargolade…1.

 

Les congés payés amènent leur lot de touristes, de nouveaux propriétaires et quelques commerces. Les constructions se multiplient au niveau du village de sable et quelques familles y vivent en permanence. Par contre, rares sont les constructions de l’autre côté de la rue principale.

A cette époque, durant les mois d’été, alternant avec le cinéma ambulant, Georges Barre chante Bécaud, Barrière, Ferrat à « la Caravelle » qui était une sorte « d’auberge espagnole » ….. Un jour,  il devint Jordi et choisit de chanter en catalan ce qui coïncida avec une « prise de conscience catalane » qu’il accompagna durant trente ans. « Vivre, travailler et chanter au pays », pourrait être la devise de Jordi Barre. Charles Trenet y avait également ses habitudes et venait régulièrement s’y baigner.

Malgré l’explosion du tourisme, le village n’a pas perdu son originalité qui, autant que son cadre de vie exceptionnel, fait son charme. Le Racou a su garder des dimensions modestes et il est aussi agréable de bronzer sur la plage au sable grossier que de s’attabler aux terrasses des cafés et des restaurants.

En dépit de certaines rumeurs, les maisons et terrasses en front de mer n’ont jamais empiété sur le Domaine Public Maritime (DPM) (jugements du TA de Montpellier et de la CAA de Marseille). En 1999, l’expertise du tribunal administratif plaçait la limite du DPM sur la plage « 12 à 20 mètres » devant les habitations. Tout le vieux village, en y incluant la première ligne de maisons, s’est créé dans une parfaite  légalité.

Si les projets immobiliers ont été bloqués au Racou, ce ne fut pas le cas six cents mètres au nord où l’on vit surgir Port-Argelès… Mais ceci est une autre histoire ! 

 

(C) Le site Le racou.fr et Albera

 

1 Ces années 50 à 60 sont bien décrites par Andreu Capeille dans la revue Massana : Annales n°25 : « Le Racou de l’après-guerre à 1960 »

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3 janvier 2020 5 03 /01 /janvier /2020 10:19
A. et M. Bougain (couverture) - Hélène Legrais avec chapeau et J.Lavergne et JP.Bonnel (salon des Angles, août 2019) - YZA, polar au Boulou (demain), Mythe méditerranéen de la LIDIA de CADAQUES (J.P.Bonnel)
A. et M. Bougain (couverture) - Hélène Legrais avec chapeau et J.Lavergne et JP.Bonnel (salon des Angles, août 2019) - YZA, polar au Boulou (demain), Mythe méditerranéen de la LIDIA de CADAQUES (J.P.Bonnel)
A. et M. Bougain (couverture) - Hélène Legrais avec chapeau et J.Lavergne et JP.Bonnel (salon des Angles, août 2019) - YZA, polar au Boulou (demain), Mythe méditerranéen de la LIDIA de CADAQUES (J.P.Bonnel)
A. et M. Bougain (couverture) - Hélène Legrais avec chapeau et J.Lavergne et JP.Bonnel (salon des Angles, août 2019) - YZA, polar au Boulou (demain), Mythe méditerranéen de la LIDIA de CADAQUES (J.P.Bonnel)

A. et M. Bougain (couverture) - Hélène Legrais avec chapeau et J.Lavergne et JP.Bonnel (salon des Angles, août 2019) - YZA, polar au Boulou (demain), Mythe méditerranéen de la LIDIA de CADAQUES (J.P.Bonnel)

A. et M. Bougain (couverture) - Hélène Legrais avec chapeau et J.Lavergne et JP.Bonnel (salon des Angles, août 2019) -

 

YZA DAMBRESSAC, polar au Boulou (demain),

 

et ... Le Mythe méditerranéen de la LIDIA de CADAQUES (J.P.Bonnel) voir le blogabonnel...

 

Pour présenter le dernier livre d'Hélène LEGRAIS, j'ai choisi ce beau compte-rendu, lu sur les réseaux sociaux (et néanmoins culturels, parfois...) :

 

Le Front dans l’azur

par

 

Hélène Legrais, éditions Calmann-Lévy

 

 

C’est une page d’histoire peu connue du grand public que révèle Hélène Legrais dans son récent roman.L’été 1936, en Catalogne, vont se dérouler les Olympiades populaires antifascistes organisées en réaction aux Jeux Olympiques de l’Allemagne nazie à Berlin.Les compétiteurs viennent du monde entier et se retrouvent sur cette terre ensoleillée pour prouver aux fascistes d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne que la jeunesse est capable de refuser la dictature et surtout croit en la fraternité.

 

L’auteure braque les projecteurs bien évidemment sur la délégation française. Madeleine est une héroïne fictive, élève-infirmière à la Salpêtrière à Paris, elle est entourée d’autres héroïnes fictives, dont Odette que l’on va retrouver à l’hôpital, victime d’une balle perdue puisque Franco, le petit rondouillard redoutable va organiser un coup d’État et envoyer ses troupes. Mais ce qui est passionnant dans ces pages, c’est la fougue de cette jeunesse, c’est l’audace, à juste titre de l’auteure, qui mêle des personnages historiques Carmen Crespo, Martina Genesta, Gerda Taro et Élisabeth Eidenbenz (elle leur avait déjà consacré un ouvrage Les Enfants d’Élisabeth).

 

Ce qu’on découvre aussi, c’est l’histoire de Maria et Giuseppe, librement inspirée de celles des grands-parents de Bruno Caliciuri... Qui est Cali, l’artiste et le chanteur qui a donné la permission à l’auteure...

Ceci fait que l’on plonge dans ce roman historique avec bonheur, même si le sujet évoqué est grave. La vie palpite. Une fougueuse jeunesse veut encore croire en la jeune République espagnole. On y voit de jeunes allemands pas nazis qui ont fui le Herr Hitler qui ont déjà été jetés en prison à Leipzig pour avoir osé défier les règles du moustachu. 

Madeleine et ses copines offrent en cette terre de Catalogne la vision de Paris admirée dans le monde entier. Brecht est passé à Paris, a croisé Aragon.

Et il y a cette nuit terrible où l’on tire, on tue. Les matelas mis aux fenêtres pour se protéger. Les jeux qui seront annulés et ces jeunes qui choisissent de ne pas repartir dans leur pays d’origine, de rester là, de prendre les armes, comme Aleix et de lutter pour la liberté au nom de la fraternité. 

 

Madeleine a choisi, sans doute par amour pour lui : "Les bouffées d’air lourd venant de la mer ne parvenaient pas à rafraîchir la chambre. Ici, septembre, c’était encore le plein été. Sur l’oreiller sa nuque était mouillée et ses cheveux collaient à sa peau. Sa tête était si lourde. Toutes ces pensées qui l’agitaient, l’assiégeaient sans lui laisser de répit, brouillaient son esprit. Le Fou restait en embuscade à Burgos. F pour Franco. Et le Cavalier de l’Apocalypse se lançait à l’assaut de tout... (...) Plusieurs milliers de civils, partisans de la République avaient été fusillés."

 

C’est un bel hommage rendu aux femmes qui osent garder le Front dans l’azur. Bravo !

 

© "Lili au fil des pages" pour cette critique du nouveau roman d'Hélène LEGRAIS

21 OCTOBRE 2019

« L’HISTOIRE OUBLIÉE DE LA CASA XANXO » PAR SYLVAIN CHEVAUCHÉ

Histoire

Sylvain Chevauché et Jean-Pierre Bonnel à la Casa Xanxo

Sylvain Chevauché et Jean-Pierre Bonnel à la Casa Xanxo

Sylvain Chevauché vient de publier un ouvrage indispensable à tout Perpignanais qui se respecte : L’histoire oubliée de la Casa Xanxo. Une demeure patricienne catalane à l’époque moderne (Perpignan, éd. Trabucaires).

Archiviste paléographe (Ecole des Chartes) et doctorant en histoire contemporaine à l’université Paris 8, S. Chevauché a présenté son ouvrage samedi 21 septembre lors des Journées européennes du patrimoine, dans le cadre de la saison littéraire du Centre Méditerranéen de Littérature. Nombreux furent les visiteurs à venir entendre cette intervention en présence du CML et bien sûr de l’éditrice.

 

Extrait : « Par son unité architecturale, son ensemble d’éléments sculptés, sa majesté, la demeure connue sous le nom de Casa Xanxo (ou Maison de la Main de Fer)  est, sans nul doute, le joyau du patrimoine civil de Perpignan. Toutefois, comme beaucoup d’autres hôtels historiques de la ville, son histoire est très mouvementée et profondément méconnue. Le panorama sommaire que nous proposons ici présente, pour la première fois, la suite ininterrompue des propriétaires et des occupants, les mutations brusques et violentes (confiscations, mise en vente aux enchères), les aménagements et transformations du bâti depuis la période des Lumières jusqu’à aujourd’hui. Par-delà ses murs immobiles et au travers de ses habitants, la Casa Xanxo nous raconte l’histoire sociale et politique de ce territoire catalan envié, disputé, conquis ».

 

Bref, un bel ouvrage illustré à s’offrir ou à offrir dès maintenant, et au moins à Noël !

Clarisse Réquéna

AC66

Le partage de la Catalogne - Histoire rocambolesque du Traité des Pyrénées 1658-1660

 

Michel Bougain, Annie Bougain

 

C'est à partir d'archives inédites de Simancas (Espagne) très longtemps difficiles d'accès aux historiens, à l'étude approfondie de la correspondance...

 

C'est à partir d'archives inédites de Simancas (Espagne) très longtemps difficiles d'accès aux historiens, à l'étude approfondie de la correspondance de Mazarin (France) publiée fin XIXe, à la réapparition et publication en 2010 d'un "journal" rédigé par un agent de Mazarin (Atto Melani) - entre autres documents - que M. et A. Bougain offrent une étonnante lecture des négociations qui ont précédé et suivi de 1658 à 1660, la signature du Traité des Pyrénées (7 novembre 1659) consacrant le partage (la "mutilation" dira l'historien J. Sanabre) de la Catalogne entre deux pays tiers, la France et l'Espagne. 

 

Des négociations ? Plutôt une accumulation de marchandages, de chicaneries, de conflits d'intérêt, de fourberies, de méconnaissances du terrain, quand ce ne fut pas carrément du vaudeville. La signature d'un Traité ? Comment se fier à un document dont la rédaction a été préparée et complétée par d'autres "traités" comme celui de Paris (4 juin 1659) dont les originaux ont disparu ou celui de Llivia (12 novembre 1660) non ratifié par les deux parties ? Une paix ? 

 

Peut-on nommer ainsi la conquête de la Principauté de Catalogne par la force des armes et la partition de territoires n'appartenant à aucun des belligérants, porteuses de conflits futurs ? On est effaré à la lecture de ce texte passionnant et remarquablement documenté, de découvrir combien les hommes qui ont fait cette histoire, rois et diplomates, hommes et femmes de pouvoir, Espagnols et Français, ont pu manifester d'arrogance, de mépris, de déni et de mauvaise foi envers la Catalogne, son peuple, son gouvernement autonome, sa terre. 

 

360 ans ont passé, les plaies sont toujours ouvertes.

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2 janvier 2020 4 02 /01 /janvier /2020 10:54
Rêve d'amour - L'année commence mal...

Rêve d'amour

 

Bien sûr ce pourrait être un air de Liszt...Ce fut, après bien des déceptions, l'espoir d'une passion...

 

Julien aimait la jeunesse d'Eve, sa volonté, son courage, face à de multiples problèmes, et à une sournoise maladie...

 

Pendant trois mois, elle est venue partager des moments joyeux, un apéritif, un repas en fin d'après-midi... Parfois, elle s'installait dans la nuit de Julien, deux ou trois fois par mois : c'était, certes, bien peu, et, de plus, elle partait au très petit matin...

Comme si elle s'ennuyait dans ses draps... Elle avait sans doute des tas d'affaires à régler...Elle avait mieux ailleurs, aussi, peut-être...

 

La famille, les amis, un compagnon, bien des gens l'accaparaient et elle répondait à Julien quand elle trouvait un créneau, mais souvent ne répondait pas à sa promesse. Difficile de faire confiance à une femme qui n'a pas de parole... Qui cache bien des choses, et semble avoir une double ou triple vie...

 

Peu à peu, elle ne répondait plus à son désir de la voir. Le silence, l'indifférence ou un mépris incompréhensible la tenaient dans la distance, l'oubli...

Si Julien lui envoyait un message rageur, elle ne répondait pas, ou à côté. Ne voulait pas s'expliquer, comme si c'était trop compliqué...Ses problèmes, et la santé, sans doute, la mettaient dans cet état et son refus de donner des raisons...

 

Des raisons, excuses ou prétextes, elle en inventa mille, sa mère, sa fille, son chien, la banque, l'avocat, aller à Gérone, à Barcelone, régler un problème d'argent...

 

C'était sans doute vrai. Mais la vraie vérité était qu'elle n'avait pas envie de venir auprès de Julien; elle allait chez les uns et les autres, préférait dormir seule ou avec son compagnon, qu'elle disait avoir quitté, mais qu'elle fréquentait encore, pas estime, pour un sentiment qui les reliait, pour l'argent ou sa voiture, aussi, sans doute...

 

L'année s'achevait et leur relation s'épuisait. Occupée par sa famille, elle ne trouva pas dix minutes pour venir le voir, lui dire un mot doux, et ses messages étaient sans tendresse, froids, laconiques, secs...

Julien resta seul pour Noël, les 24 et 25 décembre : cette solitude extrême, c'était la première fois qu'il la vivait; une ancienne compagne, même accaparée par les fêtes, acceptait une rencontre, une courte balade au soleil de l'hiver...

 

Enfin, Eve ne se manifesta plus, ne répondit pas à la proposition de Julien de faire un réveillon, ou de partir 2/3 jours sur la côte catalane...

 

Les plus beaux rêves ont une fin, et la fin d'une année demeure le moment propice pour leur mort...

 

JPBo

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1 janvier 2020 3 01 /01 /janvier /2020 11:23
CCha cha cha et bonne année ! - Le chat de Jean IGLESIS

Le chat… et ses quatre saisons

 

Le chat qui s’endort à l’automne

Retient entre ses griffes jaunes

Le ronronnement monotone

Des souvenirs qui déraisonnent

Dans l’horloge aux accents atones.

Il n’entend pas le glas qui sonne

Et se moque comme personne

Du coucou devenu aphone

Et des idéaux que l’on prône,

Le chat qui s’endort à l’automne.

 

Le chat qui somnole en hiver,

Juché dessus son fauteuil vert,

Yeux éteints, à-demi ouverts,

Rêve aux moineaux volant dans l’air,

Aux souris dans le matin clair.

Il n’entend ni gronder la mer,

Ni le vent souffler le concert

Des plaintes de tout l’univers,

Des droits dont on sait les travers,

Le chat qui somnole en hiver.

 

Le chat qui s’éveille au printemps

A soif de lapées de lait blanc,

De caresses sur ses deux flancs,

Des rayons du soleil levant,

Du blé dans le pré mûrissant.

Il n’entend pas les cris stridents

Des grillons qui peuplent les champs,

Ni les chansons des paysans,

Ni les malheurs de notre temps,

Le chat qui s’éveille au printemps.

 

Le chat qui règne sur l’été

Trône sans y être invité

Aux fenêtres de la cité,

Miaulant jusqu’à satiété

Dans les rues baignées de clarté.

Il n’entend pas l’humanité,

Ni ses appels de liberté.

Il n’en voit pas l’utilité,

Campé dans l’indocilité,

Le chat qui règne sur l’été.

 

Jean Iglesis

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 08:39
Aspects de Perpignan : Le Centre du monde - Le Palais des Rois de Majorque - Le quartier St-Jacques (Sant-Jaume) - L'ancienne caserne, place du Puig, gérée par les HLM...(photo J.P.Bonnel)
Aspects de Perpignan : Le Centre du monde - Le Palais des Rois de Majorque - Le quartier St-Jacques (Sant-Jaume) - L'ancienne caserne, place du Puig, gérée par les HLM...(photo J.P.Bonnel)
Aspects de Perpignan : Le Centre du monde - Le Palais des Rois de Majorque - Le quartier St-Jacques (Sant-Jaume) - L'ancienne caserne, place du Puig, gérée par les HLM...(photo J.P.Bonnel)
Aspects de Perpignan : Le Centre du monde - Le Palais des Rois de Majorque - Le quartier St-Jacques (Sant-Jaume) - L'ancienne caserne, place du Puig, gérée par les HLM...(photo J.P.Bonnel)

Aspects de Perpignan : Le Centre du monde - Le Palais des Rois de Majorque - Le quartier St-Jacques (Sant-Jaume) - L'ancienne caserne, place du Puig, gérée par les HLM...(photo J.P.Bonnel)

Perpignan : Nouvelle année, nouvelle ville ? - En sursis ? - An 01 ou avenir zéro ?

 

Aspects de Perpignan : Le Centre du monde - Le Palais des Rois de Majorque - Le quartier St-Jacques (Sant-Jaume) - L'ancienne caserne, place du Puig, gérée par les HLM...

 

2019 sera une année décisive pour notre ville. Les élections verront-elles l'effondrement du "vieux monde" (dynastie Alduy-Pujol) et l'avénement d'une nouvelle équipe soucieuse du bien commun, du vivre-ensemble, de l'implication citoyenne dans les affaires de la cité..?

 

Un affrontement, au second tour, entre le centre-droit (Grau/Ripoull) et le candidat masqué (Loup Aliot porte un "loup" de carnaval, c'est pourquoi on l'appelle ainsi...), sa candidature "apolitique" étant soutenue par les militants et la trésorerie du RN (Rien de Neuf : nouvel avatar du FN), est probable.

 

Dans ce duel, le front républicain sera-t-il réactivé afin d'éviter à Perpi le danger de l'aventure populiste et raciste..?

 

Ou bien les électeurs de gauche extrême considéreront que le candidat Macron incarne le capitalisme sauvage, la finance, etc...et l'abstention concernera aussi les classes pauvres, marginalisées.. Comment éviter le populisme, comment faire pour que les classes moyennes déclassées, que les salariés, ouvriers, artisans se portent vers la droite extrême, contre leurs propres intérêts..? La gauche n'a pas su répondre à cette question centrale, qui continue à faire les beaux jours de l'extrême-droite...

 

Dans cette ville bourgeoise minée de plus en plus par la misère et les quartiers-ghettos, il faut aller au plus urgent, pas vers des projets dispendieux et sans intérêt pour les gens pauvres et marginalisés : tramway, grande salle de sports, nouvelle mairie... 

 

L'urgence est le social, soutenu par la culture et l'investissement, non par l'assistanat : lutter contre les inégalités, rénover les quartiers, installer des maisons de santé de culture dans ces lieux "communautaires", créer des emplois en direction des jeunes, des vieux, de la  santé, de la sécurité et de l'éducation.

 

Il faut tenter de réunifier, pacifier la ville, de faire que les citoyens se parlent, apprennent à se connaître, échangent les histoires et traditions de leurs quartiers. J.P.Alduy a eu tort de théoriser la notion d'Archipel, en créant ce nom à un théâtre, en reconnaissant que la ville est bien un archipel...une mosaïque d'îlots, d'autonomies, où se développent les égoïsmes et les trafics.

 

Il ne suffit pas d'une passerelle pour faire le printemps des échanges amicaux entre les citoyens... Il faut casser l'esprit et la géographie des "communautés" qui poussent au repli, à la revendication d'une identité ethnique, bête comme le nationalisme et l'indépendantisme...

 

L'enjeu est vaste ! L'alternative est là : non entre M. Machin et Mme Truc, mais entre le courage de changer la ville et la poursuite des gabegies, destructions, pots de vin et corruptions en tous genres, que nous connaissons depuis 6 ans (au moins !).

 

Bonne année, quand même !!!

JPB

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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 00:07
Ouvrages de l'autrice
Ouvrages de l'autrice

Ouvrages de l'autrice

Maryvonne de Raymond, Sur les chemins du Roussillon

 

 Saint-Estève, Les Presses Littéraires, 2016 *

 

 

Dans cet ouvrage, sous-titré Fragments de vie et lieux de mémoire, l’autrice livre-t-elle des fragments de mémoire (la sienne) ou bien propose-t-elle tout simplement une fiction ? On hésite parfois. Ainsi, si l’on ne considère que l’évocation de Prosper Mérimée qui a effectivement emprunté les chemins du Roussillon en 1834, on sera surpris de la révision de sa biographie par l’autrice. L’un des problèmes majeurs réside dans l’absence de sources pour appuyer les affirmations alors que, par ailleurs, la bibliographie s’avère fournie et intéressante. 

 

Or donc, dès la première mention de l’écrivain, l’autrice évoque la date de naissance de Mérimée qu’elle situe en 1813. Admettons qu’il s’agit d’une coquille pour 1803. Cependant, on nous parle très vite d’une fonction, celle d’attaché d’ambassade à Londres, que Mérimée aurait remplie en 1828. La fiction commence vraiment. 

 

Passons quelques autres détails avant d’arriver à la nouvelle La Vénus d’Ille publiée en 1837 soit trois ans après le séjour de Mérimée en Roussillon. Il est dit, p. 115, que Mérimée exploite l’origine de la légende. Qu’est-ce à dire ? De quelle légende s’agit-il à supposer qu’il n’y en ait qu’une lorsqu’il s’agit de La Vénus d’Ille ? P. 116, l’autrice poursuit : Mérimée « reconnaîtra que sa Nouvelle ‘n’a jamais existé’ ». Pour qui n’est pas familier des dix-sept volumes de la correspondance de Mérimée et compte sur l’ouvrage de Raymond pour l’initier, il devient difficile de voir là encore une coquille. Il faut remplacer « Nouvelle » par « statue de Vénus ».

 

Et encore : en 1834, lorsque Mérimée est nommé inspecteur général des Monuments historiques, l’écrivain s’occupait surtout d’histoire antique et médiévale. Quelle est la source de cette affirmation ? On ne sait pas. Classons cela dans la rubrique « fiction ».

 

Page 117, l’autrice confond l’auteur et le narrateur citant La Vénus d’Ille, œuvre de fiction, comme s’il s’agissait d’un journal de voyage. Puis, elle affirme que Mérimée, recommandé par Jaubert de Passa, fut reçu à Ille par Alphonse de Peyrehorade. Comment Mérimée a-t-il pu être reçu par un personnage de la nouvelle ? D’autant que si l’on veut admettre un parallèle entre la réalité de la tournée d’inspection de Mérimée et la nouvelle, il conviendrait de remplacer Alphonse par son père, M. de Peyrehorade, antiquaire catalan qui reçoit un archéologue parisien.

 

P. 118, La Vénus d’Ille est citée avec pour référence la correspondance de Mérimée. Il en est de même pour les Notes d’un voyage dans le midi de la France du même auteur (titre d’ailleurs transformé plus haut en Voyage dans le midi de la France).

Il est ensuite fait allusion à la visite de Mérimée au pont de Céret. Là encore la référence est fausse puisque l’inspecteur en parle dans les Notes alors que la correspondance est invoquée comme source.

 

P. 120, on nous parle d’une monarchie plus libérale qui permet à Mérimée d’intégrer l’équipe du comte d’Argout et d’être élu à l’Académie française. Or,  à partir de 1834, le libéral Mérimée est devenu inspecteur général des Monuments historiques et le restera jusque sous le Second Empire. Quant à son élection à l’Académie, comment pourrait-elle être liée à la monarchie ? En 1844, Mérimée est un écrivain reconnu mais aussi un savant, un érudit qui a publié des travaux historiques qui constituent encore aujourd’hui des références pour la recherche.

 

Qu’importe, l’autrice poursuit sur sa lancée et nous annonce en 1848 une Mme de Montijo épouse de Napoléon III. Or, le futur Napoléon III n’est pas encore empereur à cette date et  Mme de Montijo à qui Mérimée écrit est la mère d’Eugénie, future impératrice des Français que notre écrivain rencontra fortuitement en 1830 alors qu’elle n’avait que quatre ans.

 

Nous n’égrènerons pas  les erreurs dans les références bibliographiques qui rendent donc l’histoire de Mérimée dans le Roussillon revue et corrigée, inutilisable.

 

On peut concevoir qu’un auteur veuille faire œuvre de vulgarisation mais cela ne signifie pas qu’il faille faire passer une fiction pour de la recherche historique. Les œuvres de Mérimée ne sont pas inaccessibles et la moindre nouvelle publiée en poche est la plupart du temps accompagnée d’une biographie et d’un appareil critique fiable. Il suffisait de recopier, mais de bien recopier.

 

Si les autres écrivains ou personnages historiques figurant dans l’ouvrage sont traités sur le même mode, il est regrettable que ce livre circule. A moins que Mérimée fasse exception et qu’il n’ait tout simplement pas eu de chance.

 

Clarisse Réquéna

 

docteur es-lettres, thèse sur Mérimée et la Vénus - éditions Champion, Paris.

 

- - -

* Texte de présentation (4° de couverture)

 

Ce livre de mémoire parcourt le Roussillon et dévoile l'héritage tissé par les Catalans dont les fragments de vie s'entrecroisent au cours des siècles. Des invasions successives et des bouleversements politiques entre la France et l'Espagne, l'ancrage des ordres monastiques, des artisans, et les fluctuations de la langue, ont contribué à travers rencontres, débats et combats, à la formation de la Catalogne française. Les impressions des voyageurs célèbres ou méconnus, les souvenirs des politiciens, les regards des scientifiques, le bonheur des curistes, le chant des poètes, la palette des peintres de Collioure et de Céret, la partition des musiciens, apportent un éclairage nouveau sur ces témoins qui ont contribué au patrimoine du Roussillon.

 

Des fragments de vie se sont entrecroisés au fil des siècles: rencontres, débats et combats
Nombreux ont contribué à la formation de la Catalogne française comme:

des invasions successives, des bouleversements politiques entre la France et l'Espagne,

l'ancrage des ordres monastiques, des artisans,

les fluctuations de la langue...

Des témoins ont contribué à un éclairage nouveau sur le patrimoine du Roussillon comme:

les impressions des voyageurs célèbres ou méconnus,

les souvenirs des politiciens,

les regards des scientifiques,

le bonheur des curistes,

le chant des poètes,

la palette des peintres de Collioure et de Céret,

la partition des musiciens,

Présentation brochée: 22,00 €

    Date de parution : 26/07/2016

    ISBN : 979-10-310-0191-3

    EAN : 9791031001913

    Nb. de pages : 282 pages

    Poids : 0.43 Kg

    Dimensions : 15,0 cm × 22,5 cm × 1,6 cm

 

 

- - -autre livre de l'Autrice :

 

Votre tristesse se changera en joie (préface Thomas De Konink)

Maryvonne de Raymond

 

Cet ouvrage documenté et illustré rappelle le cheminement de la Passion du Christ suivant les prophéties bibliques et les récits du Nouveau Testament. Les enseignements des Pères de l'Église, la lumière de la spiritualité classique et les analyses de penseurs contemporains éclairent cet événement qui annonce l'heureuse nouvelle de la Rédemption où l'Incarnation de Dieu appelle la divinisation des hommes. Il présente l'histoire du Chemin de Croix depuis la mémoire vive des premiers Chrétiens, à travers des périodes de guerre et de paix, des pèlerinages aux croisades, aux voyages, où se mêlent les expressions mystiques, les observations et l'enthousiasme des fidèles. 

La ferveur qui s'exprime dans la culture universelle, par la poésie, la musique, la peinture, la sculpture, y traduit la Foi chrétienne devant le mystère du don de Dieu. Maryvonne de Raymond, mère de trois enfants, a résidé à plusieurs reprises à l'étranger. Elle a publié  deux ouvrages historiques : La Maison Kent. La pierre et l'histoire, XVIIe-XXe siècles : une mémoire retrouvée ; Sur les chemins du Roussillon. Fragments de vie et lieux de mémoire. Les Presses littéraires, Saint-Estève, 2016, et a participé avec son mari à l'édition de correspondances diplomatiques. 

 

- - - et…

Fillols, village du Canigou

des paysans mineurs

de Maryvonne de Raymond

chez Lacour-Ollé

 

Fillols, village du Canigou, des paysans mineurs

 

 

Fillols, village catalan des Pyrénées-Orientales, s'agrippe à l'un des flancs du Canigou. Depuis le haut Moyen-Age, il s'est maintenu à travers les rivalités qui déplacèrent, jusqu'au milieu du xvite siècle, la frontière avec l'Espagne. La rencontre des deux cultures a contribué à la chronique de cette société unique de paysans mineurs : techniques ancestrales de vie, mêlées aux croyances tenaces et aux coutumes traditionnelles. C'est ici tout un monde qui vécut longtemps en autarcie et qui se transforme aujourd'hui. Maryvonne de RAYMOND présente le village catalan auquel elle est attachée par des racines familiales. Elle a contribué ailleurs, avec son mari, universitaire et diplomate, à l'édition de textes historiques.

 

15.24€

112 pages
21 x 15 cm
Imprimé en 1995
Broché

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 10:44
Aliot au micro - Aliot au lit - Le FN et la censure
Aliot au micro - Aliot au lit - Le FN et la censure
Aliot au micro - Aliot au lit - Le FN et la censure
Aliot au micro - Aliot au lit - Le FN et la censure

Aliot au micro - Aliot au lit - Le FN et la censure

ALIOT ou l'anti-démocratie - LOUP ALIOT m'a censurer ! - Le vrai visage d'un "sans étiquette" - Le candidat d'extrême-droite me bloque sur TWITTER -

En parallèle, piratage récent de mes mails, etc... 

Aliot en viendra-t-il à la violence physique..?

 

Censure de la part d'un candidat qui se dit démocrate... En outre son secrétaire avait accepté le principe d'une rencontre pour un entretien. Par deux fois, après avoir fixé un jour et une heure, j'ai trouvé la porte du local du RN (boulevard Clémenceau à Perpignan) fermé sans excuse...

 

 

Impossible de suivre L. ALIOT :

 

Louis Aliot

@louis_aliot

Suivre

Deputé des Pyrénées-Orientales, Commission Défense et des Forces Armées. Conseiller Municipal de Perpignan.

 

Voici ce que je peux lire sur Twitter :

 

Louis Aliot

@louis_aliot

Vous êtes bloqué.Vous ne pouvez pas suivre @louis_aliot ni voir ses Tweets.

 

En savoir plus...

 

- - -

Loup ALIOT se dit "censuré alors q'il parade sur tous les réseaux : BFM...)

 

Victoire de l’Algérie : Louis Aliot pris au piège de la fake news

 

Le député RN et candidat aux municipales de Perpignan a propagé sur les réseaux sociaux une fausse information. Elle laissait à penser que des incivilités auraient été commises par les supporteurs algériens vendredi dernier, avant finalement de rétropédaler et de supprimer son message.

Twittos compulsif – il a posté 42 300 messages sur ce réseau social depuis juin 2011 – le député Louis Aliot s’est pris les pieds dans le tapis en publiant samedi 20 juillet à 10 h 48 un tweet en lien avec les célébrations vendredi soir de la victoire de l’Algérie lors de la Coupe d’Afrique des nations.

 

Postant les photographies de quatre voitures incendiées rue Rempart-de-Villeneuve dans le centre-ville de Perpignan, il n’hésite pas à signaler :

"À Perpignan, grande et belle nuit de liesse populaire algérienne autour de valeurs partagées (je plaisante évidemment) avec le résultat constaté ce matin qui étonne encore les plus aveugles… Les citoyens n’en peuvent plus… ça gronde…"

 

Le député a diffusé un tweet qu'il a ensuite retiré. - Capture d'écran/infographie L'Indépendant

 

Un message que l’élu RN, candidat déclaré pour les municipales de Perpignan, a supprimé comme le révèle, dans son édition du jour, le Canard Enchaîné. Il a en revanche conservé un autre message, "Dans une rue de Perpignan ce matin….mais tout va bien…. ", composé par contre des mêmes photographies, sur le réseau social Facebook.

Un post finalement partagé par 4 200 internautes, mais où la question des célébrations des supporteurs algériens est suggérée, mais pas clairement énoncée.

Si le sinistre est bien réel, il n’a concrètement aucun lien avec la finale opposant le Sénégal et l’Algérie dont le coup de sifflet final est intervenu sur le coup de 23 heures.

Selon nos informations à 22 heures, un véhicule empruntant la rue à sens unique Rempart-de-Villeneuve a pris feu avant que les deux occupants, aucunement supporters des Fennecs, s’arrêtent sur la route et quittent les lieux laissant penser que la voiture aurait pu être volée. L’incendie s’est alors propagé à plusieurs automobiles stationnées dans cette rue obligeant plusieurs personnes présentes sur les lieux, et dont nous avons pu recueillir les témoignages, d’alerter les pompiers. Ces derniers arriveront sur le site à 22 h12.

"Dans le doute, je l’ai retiré"

Contacté pour évoquer la publication de ce tweet, le député se défend de toute volonté de propager ce qui sera finalement une fake news.

"C’est par honnêteté intellectuelle que je l’ai retiré car les versions étaient multiples et contradictoires. Donc dans le doute. J’ai essayé d’en savoir plus auprès des services de l’État, mais personne n’a pu dire ce qu’il s’est réellement passé. Certains parlent d’une voiture volée en feu qui a mis le feu aux autres véhicules, d’autres disent que ce sont des poubelles en feu, bref, et comme dans d’autres quartiers, il semble qu’il y ait eu quelques incendies, j’ai préféré couper court à la polémique ".

Julien Marion (C) L'Indépendant

 

- - -

Lie aussi :

Européennes : Louis Aliot appelle les Républicains de ...

https://www.lindependant.fr › Actu › Politique

 

  1.  

26 mai 2019 - Louis Aliot, membre du bureau national et responsable .... Ça devient plus clair, peut être que cette fois je ne serais pas censuré. Répondre.

 

 

- - -La conférence de Louis Aliot annulée par l’université

Par Sylviane GARCIN - 06 avr. 2016 

 

Le vice-président du Front national, député européen et compagnon de Marine Le Pen ne devait pas tenir un meeting en Savoie. Non, il avait été invité à l’université de Savoie à Jacob-Bellecombette pour animer une conférence vendredi 8 avril.

Une conférence comme il s’en tient des centaines tous les mois dans les amphis de l’université. Mais là, tout ne semble pas s’être passé dans les règles.

La faculté de droit où étudie David Berton, coordinateur régional du Front national jeunes (FNJ) et secrétaire du FNJ de Savoie, a décidé d’annuler son initiative. Motif : toute conférence organisée à l’initiative d’un étudiant ne doit pas avoir de caractère syndical, religieux ou politique. « Certes cette initiative a été validée par un enseignant », admet Jean-François Dreuille, doyen de la faculté de droit. « Mais elle doit être encadrée et cet enseignant a fait savoir qu’il ne serait pas là le 8 avril. »

Un faux pas que le doyen a rapidement rectifié en annulant la conférence : « D’abord, parce que si une personnalité politique comme M. Aliot est invitée chez nous, nous devons le savoir à l’avance pour avoir le temps de prévenir le président, qui a un pouvoir de sécurité avec la préfecture. Ensuite, Louis Aliot venait présenter son livre qui s’intitule “Le parlement européen et nous ? Des présidents contre la France”. Le caractère politique est avéré. Sans compter les troubles à l’ordre public que cela pouvait engendrer », poursuit le doyen de la faculté de droit.

Le FN crie à la censure

Ce n’est pas l’avis de David Berton qui a dénoncé une censure sur son compte Twitter et dans un communiqué de presse cosigné avec Louis Aliot : “M. Aliot est docteur en droit, avocat et il a enseigné le droit public à l’université de Toulouse. Il est aussi député européen et conseiller municipal de Perpignan”, s’insurge David Berton qui rappelle qu’Hervé Gaymard, ancien ministre, député et président du conseil départemental de la Savoie, n’a eu aucun problème pour faire valider sa conférence à l’université. “M. Gaymard est venu présenter son livre qui n’a rien à voir avec la politique. Il y brosse des jours où des Français ont été heureux. De plus, cette conférence était une initiative de l’université, elle était encadrée et s’inscrivait dans un programme”, précise Jean-François Dreuille.

Pour David Berton, cette annulation est tout simplement un refus de pluralisme au sein de l’université de Savoie.

 

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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 10:07
Aliot, Ménard, Amiel... fêtent le rugby et des retrouvailles troublantes...

Aliot, Ménard, Amiel... fêtent le rugby et des retrouvailles troublantes...

Municipales Perpignan : Olivier AMIEL diffuse un sondage bidon :

 

ci-dessous, un sondage où tous les candidats ne sont pas représentés : manquent Clotilde Ripoull (Equilibre), Alexandre Bollo (ancien attaché parlementaire du Loup ALIOT), la liste "L'Alternative"...

 

En outre, comment considérer ces résultats comme "scientifiques" quand seuls 140 personnes ont voté..?

M.Amiel, ce tweet manque d'honnêteté... Pourtant l'éthique figure en bonne place dans votre programme...Alors, un peu plus de modestie, merci...

 

JPB

 

Tweeter

 

Olivier Amiel a retweeté

 

France Politique

@FrancePolitic : Pour qui voteriez-vous à  Perpignan aux municipales ? 

#Perpignan 

@louis_aliot

 

@OlivierAmiel

 

@JeanMarcPUJOL

 @Agneslangev…

 

Louis Aliot

 50.7%

 

Olivier Amiel

 32.9%

 

Agnès Langevine 

 10%

 

Jean-Marc Pujol

 6.4%

140 votes · 6 jours restants

12:49 AM · 29 déc. 2019·Twitter for iPhone

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24 décembre 2019 2 24 /12 /décembre /2019 07:24
Rencontre avec Christian Doumergue, romancier, essayiste
Rencontre avec Christian Doumergue, romancier, essayiste
Rencontre avec Christian Doumergue, romancier, essayiste

Rencontre avec Christian Doumergue, romancier, essayiste

 

J'ai choisi de le rencontrer à Prades, à l'excellente librairie Bonotte, pour une matinée de dédicaces.

Christian connaît la ville: il a été documentaliste au lycée. 

Il vient de publier son premier roman chez TDO, après avoir écrit de nombreux ouvrages chez des éditeurs nationaux, sur l'ésotérisme, aux éditions de l'Opportun, par exemple...

 

Il s'agit du Réveil de Pyrène, un gros pavé, un polar qui se déroule en pays catalan.

 

En effet, bien que natif de Montpellier, C.Doumergue a vécu longtemps près du Canigou, fasciné par la montagne et son légendaire. Le Conflent le captive, territoire où les paysages, les époques, les légendes héritées des époques païennes s'entremêlent...

 

Ce passionné de littérature me parle de la célèbre Vénus d'Ille, puis de Maurice Sende, le fils de Georges Sand : le dessinateur écrivit aussi un roman qui traite lui aussi d'une statue... Le récit se déroule dans le département et livre une autre interprétation au livre de Mérimée, une explication surnaturelle...

 

Cet auteur intrigue...Il faut le libérer car la foule matinale des lecteurs arrive... Il reste à dévorer ce polar énigmatique où rodent des figures mythiques inquiétantes...

 

JPB

 

Christian Doumergue (né à Montpellier le 26 septembre 1976) est un écrivain et documentaliste français.

 

Christian Doumergue est titulaire d’une maîtrise d’histoire de l’art et archéologie (La Figuration de l’œil dans l’art du Paléolithique), d’une maîtrise de lettres modernes (Le Mythe de la solitude chez Emily Brontë et Emily Dickinson), et d’un DEA de littératures comparées (Mélancolie et Mysticisme dans les œuvres de Jean de La Croix, Emily Brontë, Emily Dickinson et Mylène Farmer).

Son dernier essai, Le Secret Dévoilé (éditions de l'Opportun, paru le 6 juin 2013) a fait l'objet de commentaires lui reprochant d'avoir minimisé le passé sulfureux de Pierre Plantard, le personnage principal1. Christian Doumergue a répondu d'abord sur son propre site Internet2 en s'en prenant aux auteurs des critiques puis dans une interview3, il a insisté sur sa volonté d'innocenter Pierre Plantard des accusations de pétainisme.

 

Publications

En 1997, Christian Doumergue publie son premier livre, Rennes-le-Château, le grand héritage (éd. Lacour, Nîmes). Puis peu à peu, il découvre – bien avant la déferlante Da Vinci Code – la figure de sainte Marie-Madeleine et comprend quel enjeu elle représente du point de vue de l’histoire du christianisme et du monde occidental en général. Héritière légitime de Jésus, elle aurait été mise à l'écart par certains disciples de Jésus (comme Pierre) qui déformèrent le message de leur Maître. Au-delà de cette remise en question de l'élaboration du christianisme, les recherches de Christian Doumergue, ancrées dans une perspective historique, le conduisent à la conviction que Marie-Madeleine s’est rendue dans le Sud de la Gaule dans les années 50 et y a enterré le corps du Christ avec l’appui de quelques hauts personnages romains dont Sergius Paulus, proconsul de l’île de Chypre.

 

Bibliographie

  • Rennes-le-Château, le grand héritage, Lacour, Nîmes, 1997.
  • Bérenger Saunière, prêtre libre à Rennes-le-Château, Lacour, Nîmes, 2000.
  • L’Évangile interdit (Sainte Marie-Madeleine et le secret des Cathares), Lacour, Nîmes, 2001.
  • Marie-Madeleine, la reine oubliée (t. I L'Épouse du Christ, t. II La Terre élue), Lacour, Nîmes, 2004, 2 vol.
  • La Gnose pour tous, Le Plein des Sens, Notre-Dame de Londres, 2005.
  • L’Affaire de Rennes-le-Château (t. I De l’Histoire au mythe, t. II Aux origines du mythe), Arqa, Marseille, 2006, 2 vol.
  • Le Mystère Marie-Madeleine, Thélès, Paris, 2006.
  • La Tombe perdue : le corps du Christ repose-t-il dans le Sud de la France ?, éd. Pardès, Grez-sur-Loing, 2008 (en savoir plus [archive]).
  • L'ABC de RLC, éd. Arqa, Marseille, 2008 (coauteur).
  • L'église de Rennes-le-Château, éd. Pégase, Villeneuve-de-la-Raho, 2009 (coécrit avec Daniel Dugès) (en savoir plus [archive]).
  • Marie-Madeleine, coll. Qui suis-je?, éd. Pardès, Grez-sur-Loing, 2010 (en savoir plus [archive]).
  • le prieuré de Sion (coécrit avec thierry E garnier) Arqua edition 2012
  • Le secret dévoilé : enquête au cœur du mystère de Rennes-le-Château, L'opportun, Paris, 2013. Préface de Jacques Ravenne et Eric Giacometti.
  • Péchés Originels, L'Opportun, Paris, 2014.
  • Le cercle de Narbonne (préface de Gino Sandri) Arqua Edition
  • L'Ombre des Templiers : voyage au cœur d'une Histoire de France secrète et mystérieuse, L'Opportun, Paris, 2015. Préface de Didier Convard.
  • Voyage dans la France Magique, L'Opportun, Paris, 2016.
  • Franc-Maçonnerie et Histoire de France, L'Opportun, Paris, 2016. Préface d'Alain Bauer.
  • Au Cœur des Théories du Complot, L'Opportun, Paris, 2017.
  • Le Chat. Légendes, mythes & pouvoirs magiques, L'Opportun, Paris, 2018.
  • Trésors. Historiques, mythiques & légendaires, L'Opportun, Paris, 2018.
  • Le Réveil de Pyrène, TDO édition, Pollestres, 2019. (roman)

- - -

  1. Voir le quotidien L'Indépendant, vendredi 3 août 2013
  2. www.christiandoumergue.com
  3. Interview publiée dans le quotidien "L'Indépendant" le 14 août 2013
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23 décembre 2019 1 23 /12 /décembre /2019 09:28
Le maire de Perpignan et Madame.

Le maire de Perpignan et Madame.

Perpignan 2020 : éliminer PUJOL puis ALIOT, qui est capable ?

 

Il s'agit d'être réaliste : quel est le candidat susceptible d'arriver en tête à l'issue du premier tour, face au candidat d'extrême-droite-sans étiquette..?

 

Pragmatique car il faut d'abord éliminer l'actuel maire afin de ne pas se retrouver dans la configuration de 2014, où il fallut voter par défaut pour un candidat construit de défauts...

Pujol face à Loup Aliot, de nouveau, et rien n'est acquis pour un retour du vote républicain...

 

Ainsi, à trois mois des échéances, regardons la situation atypique de Perpignan. Voilà une élection locale et il ne sert à rien de sortir des responsables politiques référencés : les partis radicaux sur la liste citoyenne quand les citoyens veulent, non une révolution communiste, mais une de velours, balayant les anciens protagonistes et mettant le social et le vivre-ensemble au coeur de la cité...

 

L'union semble alors impossible entre l'Alternative qui, démarrant tard, n'a pas pris d'ampleur populaire, et la liste des Verts et Socialistes, conduite par une candidate peu connue, mais conseillée par un avocat, qui, socialiste, à l'époque, a préféré se désister pour la droite que pour l'union des gauches...

Dons la gauche est encore désespérante et décevante...

 

A droite, on connaît : M.Pujol va prendre des voix au Loup ainsi qu'Alexandre Bollo (au moins un pour cent...).

 

C'est au centre droit que va se jouer la victoire. Une union avant le 1er tour serait essentielle entre Grau et Ripoull, pour pouvoir figurer au second tour. Hélas, l'union se fera sans doute après le 1er tour, mais cette stratégie égotiste est dangereuse...

 

Qui, de la femme-éthique et de l'homme-dynamisme, l'emportera..? En janvier, les sondages, actions, propositions, etc...permettront de prendre position pour l'un de ces deux candidats centristes, jeunes et sympathiques...

 

JPB

 

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