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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 11:17
CATALOGNE :  Llengua, Joan IGLESIS - Le Midi Rouge n°33 : L’histoire longue de la Catalogne - Balades culturelles de Jean-Pierre BONNEL par Eugeni Osácar Marzal

le Midi Rouge n°33

 

L’histoire longue de la Catalogne

 

Notes de recherche, biographies et analyse d’ouvrages, notamment de Maëlle Maugendre sur Femmes en exil et de Nicolas Marty, Comprendre la crise catalane.

Toujours riche de références, le Midi Rouge continue à explorer l’histoire de la Résistance avec un article d’Henri Moizet, La fidélité à la République en Aveyron, 1940-1944, et une discussion très critique, par plusieurs auteurs, du livre d’Olivier Bertrand Les imprudents, sur le maquis Bir-Hakeim (du Languedoc), Armée secrète. Source de nombreux problèmes pour les historiens l’ouvrage est également mis en question dans un droit de réponse de l’ANACR de la Lozère. Autres moments historiques qui méritent attention : Mai 68 à Prades, par Monique Piéri-Guerrero, L’éveil politique chez les étudiants à Montpellier, notamment des étudiants chrétiens, en janvier 1956, à propos de la guerre d’Algérie. Ce texte de Gérard Cholvy est d’autant plus intéressant qu’il évoque la pluralité d’origine des étudiants présents à l’époque à Montpellier : aux côtes des français, étudiants marocains, algériens, africains, malgaches et cambodgiens, parfois organisés aux côtés de l’UNEF dans l’UGEMA (musulmans d’Algérie) UGET (tunisiens) ... Un éveil qui n’eut pas lieu sans tumultes, le récit en témoigne.

 

Des ouvrages d’actualité, basés sur de sérieuses analyses historiques

Hélène Chaubin analyse l’ouvrage de Pierre Schill Réveiller l’archive d’une guerre colonialequi s’appuie sur l’utilisation de 31 photos prises en 1911, par Gaston Chéreau. correspondant de guerre pendant la guerre italo-turque en Tripolitaine. Particulièrement important est l’ouvrage de Maëlle Maugendre, Femmes en exil, les réfugiées espagnoles en France (1939-1942) Un ouvrage novateur, princeps en la matière, issu d’une thèse soutenue à Toulouse et des nombreuses activités mémorielles auxquelles est associée l’historienne. Sous le titre Comprendre la crise catalane le livre publié en 2019 par Nicolas Marty fait déjà autorité en la matière. Il remet la crise actuelle dans une perspective historique qui plonge ses racines dans le temps long. Nourri aux meilleurs spécialistes dont Pierre Vilar, il évoque la mise en place de la double monarchie en 1469, la révolte de 1640, premier jalon fondateur pour partie de la symbolique politique catalane. Symboles comme Els Segadors et La Senyera, interdits par Franco, XVIIIe, XIXe siècles, XXe plus proche et mieux connu de nous, et pourtant. Et bien sûr le moment qui compte lourd dans la crise actuelle, que l’historien nomme le coup de force de 1981 sur la question des autonomies à travers la loi LOAPA. Le dernier chapitre déroule l’histoire du début du XXIe siècle et traite des événements récents ainsi replacés dans un cadre historique long qui permet d’en mieux saisir le sens.

 

Merci à Yvette Lucas -  article publié le 21/12/2019 à 19:37 par leblogcultureldyl

Llengua...

 

Llengua encarcerada entre dos llavis
Per parlar a un poble indignat.

 

Llengua que vol cridar la llibertat
Però que només diu els murmuris de la vergonya.

 

Llengua que transmet la memòria
A cada pas de la història.

 

Llengua de soc, de roc, de foc...
Llengua de ser, de bé, de fe.

 

Llengua encarcerada entre dos llavis
Per parlar a un poble menyspreat.

 

Llengua que s'ofega o s'embruta
Quan acluca els seus ulls la lluita.

 

Llengua que s'aprèn cada dia
Com si es fes d'una llengua estrangera.

 

Llengua que jo voldria usar com una espasa
Per alliberar el germà desconegut que dorm en mi.

 

Llengua encarcerada entre dos llavis
Per parlar a un poble enganyat.

 

Joan Iglesis

ARTICLE du spécialiste en tourisme, Barcelone, revue 

EO Marzal - Her&Mus. Heritage & Museography, 110-111 (traduction de l'espagnol)

 

Balades culturelles en Catalogne. Jean-Pierre Bonnel

 Sur JEAN-PIERRE BONNEL

Auteur du livre : 30 balades culturelles en catalogne 

 

 

Jean-Pierre Bonnel, écrivain et enseignant, nous propose dans ce livre une nouvelle immersion dans le monde culturel catalan. Né à Perpignan, ce professeur de lettres dans un institut de la même ville allie enseignement et écriture. Activiste culturel et amoureux depuis l'enfance, selon ses propres mots, du territoire catalan qui l'a vu naître, il a publié des poèmes, des romans et divers ouvrages sur des sujets culturels. Parmi ces derniers, il convient de noter : Moi, Matisse à Collioure (2003), La Catalogne en peinture (2004) et Walter Benjamin et Antonio Machado, deux destins : la frontière (2005).

 

Avec une vocation claire d'atteindre le plus large public possible, les balades culturelles permettent de découvrir à la fois géographiquement et artistiquement un espace territorial riche et diversifié comme c'est le cas de la Catalogne. Il est intéressant de mentionner et de souligner le fait que l'auteur intègre dans son cadre territorial et culturel le Français département des Pyrénées-Orientales, historiquement intégré en Catalogne. 

 

1 Le sous-titre du livre, Tarragone de Perpignan avec trente personnages illustres, nous dit déjà quel est le fil conducteur des promenades culturelles en Catalogne. A partir de trente personnages, vous pouvez rencontrer puis visiter des lieux.

 

Officiellement côté Français Pyrénées-Orientales. Il s'agit du département numéro 66, intégré dans la région Languedoc-Roussillon. Il a fait partie de la Catalogne jusqu'au 19ème siècle, quand avec le traité des Pyrénées (1659) il est passé à l'administration Française. Les comtés de Rossell, Vallespir, Conflent, Capcir, Alta Cerdanya et Fenolleda, qui forment le département, sont connus en Catalogne sous le nom de Catalunya Nord. Bien qu'il ne s’agit pas d'un nom officiel en France, il est également utilisé par les Français secteurs culturels et éducatifs qui promeuvent le catalan sur Français territoire. Thorium catalan, des villes aux villes, traversant les Pyrénées, du nord au sud, et le long de la côte catalane. Avec rigueur et agrément, combinés correctement, le livre nous est présenté comme un guide touristique avec des contenus artistiques, historiques et géographiques adaptés à un public diversifié, des touristes culturels aux connaissances et experts dans les domaines susmentionnés.

 

Pour ce parcours géographique, historique et artistique, Bonnel sélectionne une trentaine de personnages nés, vécus ou tout simplement un moment important de leur vie en Catalogne, d'un côté comme de l'autre des Pyrénées. Écrivains, peintres, sculpteurs, musiciens, mais aussi scientifiques et autres personnages célèbres deviennent les protagonistes de cette proposition touristique-culturelle personnelle, dans laquelle l'auteur nous rapproche de chacun d'eux à travers son «histoire catalane». Certains, tels que Joan MIRO, Salvador Dali, Antoni GAUDI, Pau Casals ou Santiago RUSINOL sont nés dans le sud des Pyrénées. D'autres, en revanche, l'ont fait dans le nord des Pyrénées, comme Etienne Terrus, Aristide Maillol, Ludovic Massé, Claude Massé. Son champ de bataille de la troisième guerre carliste Simon ou Jordi Pere Cerda.

 

 Parmi les autres, une majorité a choisi les terres catalanes pour jouer dans les étapes clés de leur vie qui, au fil du temps, sont devenus des moments historiques et culturels indissociables de l'endroit où ils se sont développés. L'histoire du fauvisme ne serait pas la même sans le séjour de Matisse à Collioure au début du XXe siècle, et ce qu'il faut dire sur la naissance du cubisme et son lien avec Céret du temps passé par Pablo Picasso, une fois accompagné par Georges Braque. Malheureusement, tous les personnages n'avaient pas une relation volontaire avec la Catalogne. Les deux cas les plus connus sont ceux d'Antonio Machado, enterré à Collioure, où il est mort en fuyant l'Espagne dans l’hiver 1939 au milieu de la débâcle du côté républicain. Si la guerre civile força Machado à fuir, la Seconde Guerre mondiale fit de même avec Walter Benjamin. Port-Bou a été témoin des derniers moments de la vie de ce philosophe allemand de religion juive. 

Plus d'une trentaine d'histoires réelles, évoquées une à une d'une manière très personnelle. Dès les premières pages du livre il y a une grande connaissance de la part de l'auteur des œuvres et la vie de chacun des personnages sélectionnés. Chaque chapitre nous est présenté comme une invitation à connaître et à découvrir, à travers la lecture, des localités dans lesquelles la présence littéraire, artistique ou scientifique a imprégné son caractère et a marqué son histoire. 

 

Les villes et leurs artistes, une relation qui s'est produite tout au long de l'histoire et qui a marqué un avant et un après. Dans quelle mesure les premiers sont-ils des générateurs décisifs des seconds? Ou est-ce plutôt le contraire ? Difficile de trouver une réponse unique, mais ce qui semble évident, c'est une influence dans les deux sens, devenant dans de nombreux cas une identification authentique. Le Gaudí-Barcelona, ​​Matisse-Collioure, Dalí-Cadaqués, Maillol-Banyuls, Rusiñol-Sitges, Terrus-Elne, Picasso-Barcelone-Céret et Casals- Prades de Conflent sont quelques-uns des exemples de cette influence et identification mutuelles, admirablement traités par Bonnel.

 

Les textes enrichissants et attrayants sur les artistes et les populations sont largement complétés par des photos et des cartes avec des itinéraires suggestifs. En outre, l'auteur, avec une claire vocation de transformer le livre, également, en un guide touristique utile, comprend toutes sortes d'informations sur les sites Web, les adresses et les horaires des musées, des offices de tourisme, des festivals, des restaurants, des hôtels et même des fêtes locales. Enfin, chaque chapitre comprend des lectures recommandées, conçues pour toutes les personnes qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur l'artiste et les lieux associés. Un dernier exemple du double objectif de l'auteur, celui de combiner des informations attractives et rigoureuses.

 

Bref, un livre conçu et structuré pour que la culture ne soit pas synonyme de minorités. Cela peut atteindre toutes les personnes ayant des préoccupations culturelles et artistiques, mais aussi qu'il est valable et suggestif pour ceux qui optent pour des promenades et des excursions dans un environnement naturel ou urbain.

 

Eugeni Osácar Marzal

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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 10:51
Sarah Halimi

Sarah Halimi

Meurtre de Sarah Halimi : pas de procès pour le suspect, jugé pénalement irresponsable

La chambre de l’instruction a tranché entre les expertises psychiatriques contradictoires du dossier et conclu à l’abolition du discernement de Kobili Traoré au moment des faits.

 

La cour d’appel du Palais de justice de Paris, le 11 décembre.

Le procès tant attendu par les parties civiles ne devrait pas avoir lieu. Jeudi 19 décembre, la chambre de l’instruction a tranché. Kobili Traoré, mis en examen pour l’homicide volontaire à caractère antisémite de sa voisine, Sarah Halimi, retraitée sexagénaire de confession juive battue puis défenestrée au cri d’« Allahou Akbar » à son domicile parisien en avril 2017, ne devrait pas être jugé aux assises. La cour d’appel de Paris a déclaré que le discernement du jeune homme – 27 ans à l’époque et sous l’emprise de substances illicites – était aboli au moment des faits et qu’il est donc pénalement irresponsable. Les parties civiles ont cinq jours pour décider si elles se pourvoient en cassation.

Dans son jugement, la cour d’appel a ordonné l’hospitalisation du suspect et des mesures de sûreté pour une durée de vingt ans, dont l’interdiction d’entrer en contact avec les proches de la victime et de retourner sur les lieux.

Quant à MGilles-William Goldnadel, avocat de la sœur de Sarah Halimi (Lucie Attal, de son nom de jeune fille), il dénonce une« décision idéologique » de la part des magistrats qui ont, selon lui, une « grande répugnance à condamner ceux qui sont considérés comme des victimes de la société ». Il déplore par ailleurs une instruction qui a « manqué d’humanité » envers les parties civiles : procédure qui a traîné, refus de procéder à une reconstitution, réticence à retenir la circonstance aggravante d’antisémitisme (finalement retenue onze mois après les faits, au terme d’un long bras de fer avec le parquet)…

La question du discernement de l’auteur est au cœur des débats depuis le début de l’affaire. Sans antécédents psychiatriques, le suspect a été déclaré unanimement atteint d’une « bouffée délirante aiguë » au moment des faits. Mais les trois expertises divergent sur le reste, et notamment sur les effets de la drogue sur son état mental.

La première, conduite par le docteur Daniel Zagury, évoque un comportement induit par une forte consommation de cannabis, et un discernement « altéré ». Le psychiatre avait également conclu que le crime de M. Traoré était un « acte délirant et antisémite ».

La deuxième, réalisée par trois experts, affirme que « l’entrée dans la schizophrénie » du meurtrier présumé est sans lien avec sa consommation de cannabis et conclut à une abolition du discernement. Pour étayer leurs conclusions, ils indiquent que les taux de THC (le principe actif du cannabis) relevés dans le sang du suspect étaient modérés – ce qui ne correspond pas à la consommation alléguée le jour du drame – et que ses idées délirantes ont persisté « longtemps après l’arrêt de l’intoxication ».

Quant au troisième collège d’experts, il a estimé que la « bouffée délirante » avait été provoquée par une cause extérieure – les nombreux joints fumés dans les jours précédents – mais reste flou sur l’état du discernement de Kobili Traoré, même s’il tend plutôt vers l’irresponsabilité.

Interné en psychiatrie depuis les faits, « Kobili Traoré souffre d’un trouble psychotique chronique, vraisemblablement de nature schizophrénique, faisant suite à un épisode délirant aigu inaugural,est-il indiqué dans la deuxième expertise. Il souffre par ailleurs d’une addiction ancienne au cannabis ». Il disposerait également d’une« personnalité pathologique antisociale » (incapacité à se conformer aux normes sociales, impulsivité, irritabilité, agressivité, irresponsabilité…) et d’une propension à la violence.

A la suite d’« accès de colère », de l’aveu même de ses proches, le jeune homme a un casier judiciaire bien rempli. Il a été plusieurs fois incarcéré pour « vol », « tentative de vol », « refus d’obtempérer », « conduite sans permis », « violences », « usage et détention de stupéfiants », « d’arme prohibée ».

Le 17 juin, le parquet de Paris avait demandé le renvoi du suspect devant la cour d’assises. Dans ses réquisitions, le procureur de la République avait motivé sa décision ainsi : « Par son comportement volontaire de consommation de cannabis, Kobili Traoré a directement contribué au déclenchement de sa bouffée délirante aiguë. Le fait qu’il n’ait pas souhaité être atteint de ce trouble et commettre les faits ne peut suffire à l’exempter de toute responsabilité. Il ne saurait en effet se prévaloir de l’état de démence dans lequel il se trouvait, celui-ci résultant de son comportement fautif préexistant. »

Un mois plus tard, le 12 juillet, les deux juges d’instruction prenaient le contre-pied en rendant une ordonnance dans laquelle elles estimaient qu’il existait des « raisons plausibles » de penser que le discernement du suspect était « aboli » au moment des faits. A l’audience du 19 décembre, le parquet général s’est exprimé en faveur de l’abolition du discernement. La chambre de l’instruction a donc tranché dans ce sens.

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20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 10:20
Ferrand, Palma, Aliot...la fine fleu de la radicalité droitière - Secours de Zemmour à Perpi - Aide de Ménard à Perpi - Tentative pour récupérer les Gitans (avec Nick Gimenez, à St-Jacques -
Ferrand, Palma, Aliot...la fine fleu de la radicalité droitière - Secours de Zemmour à Perpi - Aide de Ménard à Perpi - Tentative pour récupérer les Gitans (avec Nick Gimenez, à St-Jacques -
Ferrand, Palma, Aliot...la fine fleu de la radicalité droitière - Secours de Zemmour à Perpi - Aide de Ménard à Perpi - Tentative pour récupérer les Gitans (avec Nick Gimenez, à St-Jacques -
Ferrand, Palma, Aliot...la fine fleu de la radicalité droitière - Secours de Zemmour à Perpi - Aide de Ménard à Perpi - Tentative pour récupérer les Gitans (avec Nick Gimenez, à St-Jacques -

Ferrand, Palma, Aliot...la fine fleu de la radicalité droitière - Secours de Zemmour à Perpi - Aide de Ménard à Perpi - Tentative pour récupérer les Gitans (avec Nick Gimenez, à St-Jacques -

Faut aider le soldat ALIOT !!!!

 

Où il est passé le grand méchant Loup..? Silence, plus de propositions pour 2020...Une équipe fantomatique, des bras cassés, des sans-dents extrémistes qui se taisent et attendent l'ordre de rassemblement du grand chef...

 

Il est où, l'ami de Zémmour, de Ménard et... c'est tout pour les appuis...Ah oui, à Paris, à la TSF, à BFM et autres canaux de la réalité en direct...et il crie à la censure !

 

A Perpignan, absent souvent, mais il y a deux jours, présent au conseil municipal : il aurait mieux valu qu'il se la ferme, au lieu de dire une énormité, une seule phrase sur la culture, dont il ne connaît quasi rien :

"On pourra faire des réunions politiques dans le théâtre municipal rénové.?"

 

Il se suicide, le Louis ?

 

D'abord les conseillers interloqués ont cru à de l'humour, à de l'ironie ou à un troisième degré...Mais non, une absurdité ! Il n'a que ça à dire, Loulou ! Fatigué ! Et s'il abandonnait car il ne sent pas la dynamique...

 

Moi qui vais, ces temps-ci, chez mon dentiste, situé à l'étage au-dessus de son local de campagne (belle demeure et patio, rue Mailly), je ne vois que quelques pèlerins chez le "sans étiquette" : c'est pas la foule de la République avec Romain Grau... La porte principale est ouverte, la seconde est recouverte de la grande affiche "Perpignan en grand" . Mais pour l'instant, c'est pas le candidat des géants ..!!

 

Bon, voilà un papier susceptible d'aider le candidat esseulé...Allô le loup, pourquoi tu tousses..??

 

J.P.Bonnel

Perpignan/ Municipales 2020 : le député-candidat Louis Aliot (RN) en campagne dans le quotidien « Le Figaro »…

par ADMIN le Oct 16, 2019 • 

« À Perpignan, pourquoi Louis Aliot y croit« , par Charles Sapin 

 

REPORTAGE – Le candidat du RN veut capitaliser sur les divisions pour élargir sa base électorale et conquérir la ville. Envoyé spécial à Perpignan La troisième fois pourrait bien être la bonne. Attablé au restaurant Art Tapas, à deux pas de sa permanence parlementaire, Louis ALIOT, entouré de ses équipes, refait ses calculs.

Les churros au chocolat «offerts par la maison» ne sont pas les seuls à le faire sourire. Jamais il n’a été aussi proche de remporter «sa» ville de Perpignan. D’assouvir cette ambition qui, ces dernières années, a pu friser l’obsession jusqu’à lui faire renoncer – entre autres choses – à la tête de liste RN aux dernières européennes. Déjà arrivé en tête au premier tour des municipales de 2014, son rêve ne lui avait échappé qu’en raison du désistement du candidat socialiste au bénéfice du maire LR sortant, Jean-Marc PUJOL. C’est une tout autre histoire qu’il croit voir se dessiner cette fois-ci.

Aux divisions de la gauche, traditionnelles, s’additionne une fracturation inédite de la droite perpignanaise. De quoi laisser le champ libre au candidat RN adoubé, en 2017, député de la ville de plus de 120 000 habitants. «Je ne vois pas ce qui pourrait faire baisser ici le score du Rassemblement national, lâche la mine grave Jean-Marc PUJOL dans son exigu bureau de l’hôtel de ville. Je suis là sept jours sur sept, je tiens l’office HLM, je suis en contact avec toutes les associations et pourtant, je fais 30 % quand lui fait 35 %…» Corroboré par divers sondages officiels comme officieux, ce fatalisme s’est progressivement insinué au cœur de toutes les écuries municipales. Aucun
candidat n’ose plus songer à devancer ALIOT au premier tour. Plutôt que de l’attaquer, tous préfèrent se pousser du col dans l’espoir de décrocher la deuxième place, tablant sur un «rassemblement républicain» anti-RN au second tour pour finalement l’emporter.

 

« Le maire a un bilan désastreux. À gauche, c’est l’implosion. Le match sera entre Aliot et moi »


«Le maire a un bilan désastreux. À gauche, c’est l’implosion. Le match sera entre ALIOT et moi», veut croire, sûr de lui, le député et tête de liste LREM, Romain GRAU, qui compte rassembler l’électorat bourgeois de la ville venant des restes du PS jusqu’au centre droit. «De tous, je suis le seul à pouvoir battre ALIOT pour la simple et bonne raison que je suis le seul à pouvoir lui prendre des voix», oppose pourtant le maire LR sortant. Pour assurer sa réélection, ce pied-noir de 70 ans entend chasser sur l’électorat RN grâce à une campagne ostensiblement droitière. Le premier acte aura été de préempter, l’été dernier, l’hôtel-restaurant La Cigale afin de contrecarrer les plans du Département qui souhaitait y installer un centre d’accueil pour mineurs isolés étrangers. À chacun de ses administrés, l’édile rappelle ses investissements en termes de sécurité comme le record national décroché par la ville du nombre de policiers municipaux par habitant : «Un pour 848 ! Et tous dotés de pistolets automatiques», lâche-t-il fièrement.
« Ils en font tellement que je passerais presque pour un centriste »

 

Une parade municipale devant laquelle pouffe Louis ALIOT. «Ils en font tellement que je passerais presque pour un centriste», plaisante-t-il avant d’étaler sur son bureau un monceau de lettres d’administrés lui réclamant son soutien. Ici, pour faire évacuer un squat, théâtre d’une fusillade la semaine dernière. Là, pour faire fermer un bar à chicha suspecté d’abriter un point de deal en plein centreville. « La situation est dramatique. La ville est gangrenée par les réseaux de drogue dans un climat d’impunité totale. » En 2016, le ministère de l’Intérieur classait Perpignan parmi les dix villes les plus dangereuses de France. Pas question pour autant pour le candidat de surfer sur les fondamentaux de son parti.

« Que ce soit sur l’immigration ou l’insécurité, Louis est déjà suffisamment identifié. On ne va pas en rajouter », lâche une huile de sa campagne. La flamme du Rassemblement national ne sera d’ailleurs visible sur aucun tract, aucune affiche, ni même sur les bulletins de vote dans l’isoloir. Façon de parler plus largement à l’électorat de cette ville qui concentre à la fois le record régional du taux de pauvreté – 32 % de la population touchait moins de 867 euros par mois en 2016 – comme celui du plus important impôt sur la fortune versé.

 

« Les électeurs du centre-ville ont besoin d’être rassurés, lâche le candidat frontiste devenu notable. Je suis principalement attendu sur deux choses: mon programme économique et mon équipe d’ouverture.» Après ses revers de 2008 et 2014, l’élu entend associer au vote des classes populaires lui étant acquises les voix d’une certaine bourgeoisie. Celle résidant principalement dans la succession de quartiers au sud du centre-ville. Pour ce faire, ce n’est que par clin d’œil qu’il entend s’adresser à son électorat historique. Comme le 23 septembre dernier, où le candidat a organisé pour ses fidèles une conférence de l’essayiste Éric ZEMMOUR (également chroniqueur au Figaro, NDLR).

Pour élargir sa base électorale, le RN compte également sur divers profils d’ouverture sur sa liste: d’anciens RPR, « et même un socialiste », promet ALIOT. S’il réussit son pari, il ne fera pas qu’apporter une victoire inédite, par son importance et son rayonnement, à son mouvement. Il conquerra une indépendance longuement enviée à son voisin et ami maire de Béziers, Robert MéNARD. De là à laisser de côté la gestion du Rassemblement national? S’il assure que, même maire de Perpignan, il restera au sein du parti de Marine Le PEN, l’homme a déjà les yeux rivés sur la conquête du département.

 

- - -Louis Aliot « number two du FN », vit encore au Moyen-Âge

 

18 avril, Perpignan, procession de la Sanch pour le vendredi « saint », Louis Aliot, le vice-président du FN, a revêtu l'habit de pénitent.

La procession de la Sanch

La Procession religieuse de la Sanch ressemblerait plus à une étrange fête folklorique qu'à une cérémonie religieuse, mais très vite le cérémonial prend le dessus et l'on surprend les moins chrétiens se signer au passage de cet étrange défilé de processionnaires cagoulés aux couleurs vives. La procession de la Sanch se déroule chaque vendredi saint depuis 1461. Au début du XXe siècle elle a périclité dans les villages, ne s'organisant plus qu'à Perpignan, et ceux jusqu'à sa disparition totale. En 1950 elle réapparaît, mais fut interdite 20 ans plus tard. Face à la déchristianisation l'Eglise changea d'avis et à l'heure actuelle une procession est organisée à Perpignan, mais aussi à Arles-sur-Tech, dans un style plus dépouillé, à Collioure, plus touristique, à Gérone, en Espagne, plus spectaculaire. Et qui y retrouve-t-on vendredi dernier Louis Aliot ?

Le FN se veut un parti laïc, non traditionaliste, la preuve

Robe longue et cagoule en pointe, nommés « Caparutxa », le tout de couleur noire ou rouge éclatant, Aliot était tout de noir vêtu dans les rues de la ville catalane. C'est un secrétaire départemental du FN en Lot-et-Garonne qui a signalé la présence de Louis Aliot dans le défilé. Etienne Bousquet qui est également conseiller municipal à Villeneuve-sur-Lot a publié une photo du 2 du FN précisant : « Il est là Louis Aliot. »

Le tweet

L'invité surprise

Le conseiller régional de Languedoc Roussillon frontiste n'a pas souhaité commenter sa participation à cette procession catholique réunissant 700 participants. Cependant, « L'Indépendant (Pyrénées-Orientales) », de la presse quotidienne régionale, a relayé l'information comme le montre le tweet d'une de ses journalistes Frédérique Michalak qui parle d'un « invité surprise ». L'indépendant Perpignan livre quelques précisions sur cette tradition. C'est une Confrérie dite du « très précieux sang de notre seigneur Jésus Christ ». On est alors en droit de se poser question, entre la Pucelle et le sang du nazaréen, le FN ne serai-t-il pas plus de la « calotte » qu'il veut bien nous faire le croire ?

Le FN, via son vice-président, ferait mieux de faire abstinence de toute présence politique nationale que de pénitence dans les rues de Perpignan.

 

- - - Le FN à Perpignan ? Où est-il..? Louis Aliot fait tout pour séduire, mais…

 

Il est là, sous la table, mais il reste silencieux : il suffit d'attendre, le déclin est là, le ver est dans le fruit, l'électorat de gauche vote pour lui et des "intellectuels médiatiques" (*) font le "sale" boulot. 

   A la mairie de Perpignan, on lui a donné la présidence de la commission des  finances...

   Au conseil municipal, il se tait ou pose des questions de néophyte...Tout le monde est courtois ! On se régale : il n'y a pas d'opposition ! 

 

   Tout le monde, il est beau ! A l'image de Louis Alliot : lisse et rigolo, si séducteur dans son polo ! Et si sa poitrine arbore le croco, il voudrait bien, le rusé cocodrile, croquer le Pujol et cette équipe fébrile, "faite de bric et de broc", dit-il, le Louis, qui brille de tous ses feux de jeune homme de bonne famille…

 

   C'est vrai, moi-même, je le trouve... éthique, jouant le jeu démocratique…Et puis, il est ariégeois (adolescence à Ax-les-Thermes) comme ma famille, et il aime le ski : un ancien as de la descente…Mais je me méfie car les frontistes ont un vi-sage double à la Janus : ils pratiquent le langage social, puis on s'aperçoit que la main de velours est prête à pratiquer la torture..! 

 

   On a tendance à croire que le parti frontiste s'est rangé : on a éliminé les ultras, les violents, les nazillons, les anciens du beau temps des colonies : n'ont plus que des rues, les sergents de l'OAS…

  Il n'y a plus que le père pour provoquer encore, à son âge, déclarant que l'épidémie d'Ebola va régler le problème de la surpopulation en Afrique... C'est vrai que la fille, de temps à autre, dérape : la haine, ça la torture…

Le FN, un parti comme les autres ? Pauvres naïfs, ne vous fiez pas aux apparences !

 

Le gendre, le bon gars de la Marine, lui, il est plutôt silencieux : il est à Paris, à Bruxelles... Dans les médias… On le reverra pour les cantonales...Pour l'instant, il joue au modéré, au type calme, libéral, bien dans sa peau, au gentil beau-fils... et il ne parle plus d'immigration ou de sécurité... Les filles seraient folles de lui… Et certains boutonneux au crâne rasé : fous Aliot…

 

Cependant, n'en doutons pas, l'antienne reviendra, au moment opportun...

Louis Alliot a compris que, face à la déliquescence généralisée et à l'impopularité du maire actuel, le mieux est de ne rien faire ! Attendre, esperar, wait end see !

 

  Pas la peine de montrer les dents : il suffit d'attendre; il pense, ce renard, au fromage de la fable : Pujol, cette poire blette, tombera bientôt dans sa gueule ! En effet, à considérer la crise, l'état du centre-ville, le découragement et la colère de nombreux Perpignanais, la misère et le chômage...la proie est facile ! Et puis le réflexe républicain, c'est fini, regardez le Merluchon : il vote blanc quand la "gauche" est éliminée pour le second tour ! Et beaucoup comme lui ne voteront plus pour la droite pour arrêter l'aventure frontiste ! 

 

  Vous tenez alors un langage populiste, ouvriériste, démagogique, vous insistez sur l'état de délabrement  et la situation délétère...Vous laissez parler ces "intellos de plateaux", ces juifs (Zemmour et Finkielkraut) qui prétendent que le régime de Vichy a sauvé des Juifs ! Les traîtres, vous vous rendez compte !

Et puis on a recours aux solutions rapides, faciles : quittons l'euro, l'Europe...alors que l'isolement serait pire, alors qu'il faut se battre pour la croissance et forcer l'Allemagne et les financiers ! Ou bien : renvoyons les immigrés à la mer, quand l'Europe va perdre, because la dénatalité, 8 millions d'habitants et devoir intégrer de nouveaux étrangers !

 

Oui, il suffit de ...Y a qu'à...On va y avoir droit, à nouveau car revient bientôt le temps des élections...Et le danger frontiste aussi, si peu combattu par la municipalité en place ! Qui, ici, dans le bocal des bactéries catalanes, dans cette ville qu'on qualifie de "laboratoire", aura le courage de l'affronter et de montrer le bon chemin..?

* Eric Zemmour, Le suicide français (Albin Michel, octobre 2014)

 

J.P.Bonnel

 

- - - Sans étiquette

Municipales 2020 : à Perpignan, Louis Aliot mitonne son «rassemblement local» façon Ménard

 Ivanne Trippenbach  25 septembre 2019 à 06h00

Dans la plus grande ville où un candidat du RN est donné favori, Louis Aliot mise sur l’identité régionale et la sécurité dans sa conquête vers la mairie

Louis Aliot espère ravir en mars le siège du maire sortant de Perpignan, Jean-Marc Pujol (LR). Il inaugurera son QG de campagne en octobre, un local de 200 mètres carrés en cœur de ville, avec le maire de Béziers, Robert Ménard. Il constitue une liste qui ne fera pas référence au Rassemblement national, pour maximiser son « potentiel électoral ».

 

Envoyée spéciale à Perpignan

Au rugby, Louis Aliot joue deuxième ligne. Mais en cette fin août, il regarde les Catalans de Perpignan gagner face à Béziers. C’est le premier match de la saison et le député RN exulte lorsqu’il foule la pelouse du stade Aimé-Girard. A ses côtés, riant : son « pote », le maire biterrois Robert Ménard, et l’épouse de celui-ci, la députée Emmanuelle Ménard-Duverger, proches du RN. L’ex-adjoint au maire LR, Olivier Amiel, candidat dissident aux municipales, figure sur la photo. L’image fait encore jaser. « Elle dit tout : les gens de droite sont compatibles avec nous, les barrières tombent au niveau local. Louis l’a compris », souffle Ménard à l’Opinion.

Les municipales de mars seront, pour Aliot, une revanche électorale. Le souvenir de 2014 le hante : arrivé en tête au premier tour avec 34,1% des voix, il voit le fauteuil de maire lui échapper au second après le retrait de la gauche pour faire barrage au Front national. Cette fois, il dispose d’une double carte. Côté face, les projecteurs nationaux. Marine Le Pen cite régulièrement Perpignan, ville de 125 000 habitants, comme « prenable ». Lundi, Eric Zemmour est venu à l’invitation de Louis Aliot, lors d’une soirée où lectorat et électorat ne formaient qu’un. Un carton.

 

Côté pile : le local. Aliot a les mains libres. Son modèle « made in Occitanie » est Robert Ménard, élu en 2014 avec le soutien du FN sans en être. Perpignan est un peu le Béziers d’avant, entend-on chez leurs sympathisants – référence à l’insécurité, à la dégradation de quartiers centraux, à la chute du marché immobilier... « Il a son petit effet, le Ménard. Son influence se fait sentir jusqu’ici », confirme Louis Aliot, rêveur. A une heure de route, le maire autoproclamé réactionnaire-populiste-conservateur approuve : « Oui, les villes se ressemblent, elles ont des difficultés économiques et en même temps un vrai patrimoine. Chaque ville a son patriotisme, sa fierté ». Cette « fierté à retrouver », Aliot compte l’insuffler à sa campagne.

Si le Toulousain est donné favori, ce n’est pas par hasard. Premier facteur : le désir d’alternance à la « dynastie » locale. «On a eu le père Alduy pendant trente ans, puis le fils, puis son premier adjoint, puis le candidat LREM qui est l’ex-premier adjoint...», énumère Louis Aliot.

Seconde raison : l’implantation. Aliot est élu conseiller régional en 2010, conseiller municipal en 2008 puis en 2014. La région affiche aussi une histoire qui laisse des traces dans la bourgeoisie locale, espère-t-il : le précédent Jacques Blanc, élu en 1998 avec les voix du FN, et Pierre Sergent, ancien de l’OAS élu député FN en 1986. Depuis 2015, la droite LR peine à dépasser 15% quand le FN est présent au second tour de toutes les élections locales...

Troisième point : les difficultés économiques. Avec 32% d’habitants sous le seuil de pauvreté et un taux de chômage cinq points au-dessus de la moyenne nationale, Perpignan est la cinquième grande ville la plus pauvre de France, juste après Béziers. Le sociologue Dominique Sistach y voit un « laboratoire économique et social de la récession française ». « Plus on a de l’argent, moins on vote RN », relève Louis Aliot, qui fera campagne sur le dynamisme économique. Avec un message positif : réveiller la « belle endormie ». « Le département attire la misère du nord, un tourisme social qui dégrade les conditions de vie », souligne son entourage.

Autre axe de campagne : l’identité régionale. Devant le drapeau catalan, dans le bureau de sa permanence parlementaire, Louis Aliot rappelle sa généalogie à l’image de la Catalogne du nord : une mère algéroise, un père ariégeois, un grand-père juif pied-noir et une grand-mère espagnole. « Monsieur Aliot est très vigilant sur l’identité locale, affirme Bernard, 68 ans, adhérent RN. Les gens du FN ne mangent pas un immigré au dîner. Moi ce que j’aime chez Aliot, c’est ce changement. Il y a encore des buses, mais le FN a changé.»

 

Ultime aboutissement de la « dédiabolisation » : l’abandon de l’étiquette. Pas de logo RN sur les affiches, prévient Louis Aliot : « Tout le monde sait que je suis du Front. Chaque candidat apporte un potentiel électoral. Si je pars RN, je ne pourrai pas faire au-delà de 30% des voix ». Un choix applaudi par Robert Ménard : « Les gens choisissent un maire, pas un responsable national ni un apparatchik. Il ne faut pas confondre le mundillopolitique avec les gens. Louis est un mec sympa, attentif aux gens. La seule chose qui pouvait le gêner, c’était d’être trop marqué RN. »

« Je ne partage pas le trip de Marion. Ce n’est pas par la tête qu’il faut agir, c’est par les électeurs. L’union se fait en dehors des états-majors. Pourquoi tous ces gens-là ne prennent pas leur bâton de pèlerin pour ratisser le terrain aux municipales ? »

Louis Aliot fait-il sa propre « union des droites » ? Sa stratégie ressemble au siphonnage de LR annoncé par Marine le Pen après les européennes. En 2014, il gagnait déjà 6 000 voix entre les deux tours, venues des abstentionnistes et de la droite... Invité à la « Convention » autour de Marion Maréchal, ex-députée FN du Vaucluse, il n’ira pas. « Je ne partage pas le trip de Marion, réagit-il. Je ne suis pas dans les grandes idées qui dépassent les gens et se perdent dans l’oubli. Ce n’est pas par la tête qu’il faut agir, c’est par les électeurs. L’union se fait en dehors des états-majors. Pourquoi tous ces gens-là ne prennent pas leur bâton de pèlerin pour ratisser le terrain aux municipales ? Le jour où Marion descendra dans l’arène, elle s’exposera. »

 

Selon Nicolas Lebourg, politologue spécialiste de l’extrême droite, les « listes mixtes composées de transfuges constituent un grand classique de la politique des Pyrénées-Orientales depuis les années 1990 : chaque personnalité est une petite entreprise politique à elle seule ». L’échiquier de 2020 donne de savoureux exemples. Romain Grau, ex-premier adjoint du maire LR sortant, député et candidat LREM aux municipales, a dans son entourage Clotilde Font-Puthier, numéro 2 de... Louis Aliot en 2014 ! Un autre ex-frontiste décrit comme son bras droit, Jean-Louis de Noëll, époux de sa suppléante, est connu pour avoir été tête de liste FN en 1995.

Quant au maire depuis 2009, Jean-Marc Pujol, 70 ans, ne s’en laisse pas conter. Cet ancien avocat fiscaliste s’affiche serein. « J’ai déjà battu M. Aliot en 2014 alors que tout le monde me disait perdant. Je mûris ma décision », détache-t-il. Son atout secret : un sondage réalisé en juillet qui lui promet, dit-il, toutes ses chances. « Le Premier ministre en dispose. Je suis le seul à pouvoir battre M. Aliot dans les deux scénarios, le duel et la triangulaire. Je suis un homme de droite, mon père a rejoint De Gaulle à 17 ans. Je sais le combat que je mène. » Lui aussi a été joueur de rugby, troisième ligne.

 

- - - « L’independant » : Merci pour la publicité. 

L’independant a cru décrocher une information de première importance. Jugez par vous-même. Je serai et reste député du RN et je demanderai (rendez-vous compte) le soutien des adhérents et sympathisants de mon mouvement pour l’élection municipale qui s’annonce. (Ils ne doivent pas regarder les médias. A chaque émission TV je dis la même chose)

 

Je rappelle que dans le 66 : Le RN a juste fait 30% aux européennes en 2019, 50,5% aux législatives (2nde circo) en juin 2017 et 44% sur tout le département, 47% à la présidentielle en mai 2017, 44% aux régionales en 2015 et 35% aux départementales en 2015 (présent dans tous les cantons). 

 

Je dis et répète ce que je n’ai jamais cessé de dire sauf pour les enfarinés locaux aux neurones fatigués, oui ma liste sera sans étiquette. Et le soutien du RN sera évidemment important car ses cadres et sympathisants seront au cœur de la bataille militante. 

 

Une liste locale c’est un rassemblement de sensibilités. Le projet d’abord ! Perpignan d’abord ! Telle est notre philosophie. 

Alors quelle est la règle ? 

 

- Au niveau local, un large rassemblement et des compromis de gestion pour défendre l’intérêt général et le quotidien de nos concitoyens ; c’est le projet et la liste d’ouverture et de rassemblement qui porteront ces objectifs. 

- Au niveau national la défense des grandes questions qui se traitent à l’international et dans les enceintes parlementaires.

 

Les citoyens que je rencontre l’ont bien compris et me soutiennent dans cette démarche. Les futurs candidats de ma liste qui ne sont pas au RN sont aussi de mon avis et adhérent à cette démarche. 

Je remercie très chaleureusement le quotidien local pour cette diffusion car je n’avais pas la possibilité d’étendre mon message à tous. C’est maintenant chose faite. 

En avant pour 2020 !

 

- - -

« Le journal local, a l’occasion d’une enquête sur l’insécurité à Perpignan, par manque de place dans ses colonnes, n’a pas publié l’ensemble de mes propositions en matière de sécurité.

 

« Sécurité/Perpignan : voilà quelles sont mes réponses au journal local qui ont été publiées ce matin. Mais elles étaient légèrement incomplètes dans la publication.

« Retour de l’îlotage et de la proximité
Une politique de sécurité efficace s’appuiera nécessairement sur une augmentation significative de la Brigade de Prévention et de Médiation, chargée de l’îlotage et de la proximité.

Je veux aussi favoriser la remontée des informations et des doléances grâce à des référents de quartiers et aux voisins vigilants.

Ce sera aussi le retour des bureaux de police dans les quartiers avec une présence en centre-ville.

Présence de la police Municipale 7J/7 et 24h/24
Je proposerai la création d’une brigade de nuit sur le créneau 21H—07H, composée de 2 équipes de 9 agents chacune.

Assurer la protection des commerces et des personnes vulnérables (victimes de violences conjugales, etc.). Je mettrai en place un système d’alarme de type « H-CALL ». Il consiste à doter ceux qui en ont besoin d’un bouton d’appel. Il active la caméra de vidéosurveillance la plus proche, et prévient l’équipage de police le plus proche de l’agression. Ce système pourra être déployé dans les commerces et proposé aux femmes victimes de violences et aux personnes vulnérables ou isolées. Ce système est déjà très efficace dans certaines villes.

Je créerai un service d’aide aux victimes 24/24 avec un numéro dédié, une aide juridique et psychologique. »

Un programme plus détaillé Sera présente durant la campagne électorale. »

 

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 07:31
Eric Forcada, à droite, avec Fabricio Lorente, ex-président de l'université de Perpignan -
Eric Forcada, à droite, avec Fabricio Lorente, ex-président de l'université de Perpignan -
Eric Forcada, à droite, avec Fabricio Lorente, ex-président de l'université de Perpignan -
Eric Forcada, à droite, avec Fabricio Lorente, ex-président de l'université de Perpignan -

Eric Forcada, à droite, avec Fabricio Lorente, ex-président de l'université de Perpignan -

Port-Vendres: De "Zone interdite" à "Zone dangereuse"

 

L'Indépendant propose, ce dimanche, un dossier complet à retrouver en zone abonnés et dans notre édition catalane en kiosque sur Port-Vendres en photos inédites.  "Port-Vendres 1944", à paraître mercredi 18 décembre, recueille 150 images inédites, retrouvées dans une valise qui a voyagé à travers les décennies. Elle recelait notamment les clichés qui ont fait la Une du Monde en 2001 quand Jacques Chirac, depuis l'Elysée, réfutait avec grandiloquence les accusations post-mortem de Jean-Claude Méry. Tandis qu'il aurait alimenté les caisses du RPR grâce à des commissions perçues sur les HLM de Paris, le même homme était comme un poisson dans l'eau à Port-Vendres, où il échafaudait un projet pharaonique à Paulilles : Port-Méry. 

On peut y entrer par la grande porte : la photo. L’auteur de "Port-Vendres, reportage photographique sur la destruction et la reconstruction du port par le studio Sanchez" y tient ses promesses. Éric Forcada donne à voir, dans son ouvrage au format horizontal, traité avec le soin extrême d’un véritable herbier, pas moins de 150 clichés. Des documents inédits, d’une qualité bluffante au regard des péripéties qu’ils ont connues, témoignages hallucinants d’un épisode gommé de la mémoire collective. À tant vouloir laver l’insulte, Port-Vendres, en effet, n’a conservé aucune cicatrice de sa blessure. En a effacé jusqu’au souvenir. Qui sait encore que le mur enserrant la précieuse anse de Paulilles a été érigé par les Allemands en prévision d’un débarquement allié ? 

 

Mais ce livre, on peut aussi y entrer par la petite porte, celle des textes. Et là – c’est la bonne surprise –, l’historien trahit allègrement la promesse de sa couverture. A l’étroit sur la courte décennie qu’a duré la reconstruction du port, Éric Forcada déborde joyeusement ! Porté par l’histoire intime de Filomena et Manuel, il vogue avec son lecteur sur ce XXe siècle secoué par le ressac de la grande Histoire.

 

 

Filomena Faluja est cette jeune Catalane du sud âgée de 19 ans qui croise un jour le chemin d’un bel Andalou de 41 ans, photographe ambulant jusque-là attaché seulement à sa carriole. Partant pour une jolie histoire d’amour ? En rupture avec la famille de la trop jeune épousée, le couple "scandaleux" quitte l’Espagne corsetée de 1891 en quête d’une terre d’accueil. C’est à Port-Vendres qu’il la trouvera.

Dès lors, la cité portuaire gagne un excellent photographe professionnel. Elle en gagnera même trois générations. Le studio Sanchez léguera un incommensurable fonds photographique dont une toute petite partie a été exploitée dans cet ouvrage.

 

La saga familiale s’inscrit inextricablement dans l’histoire du port. "Quand ils arrivent, la ville de 3 000 habitants est en plein essor grâce aux liaisons par paquebot vers l’Afrique du Nord, explique Éric Forcada. La fréquentation du port atteint 50 000 passagers par an. Port-Vendres est alors le port prioritaire pour le transfert des troupes vers les colonies. "

Mais la Première Guerre mondiale est un couperet. En 1920, à l’aube d’une nouvelle période faste, le trafic n’est plus que de moitié.

En dix ans, avec la modernisation des installations, il grimpera à 85 000 passagers / an !

"En 1936, Port-Vendres, premier port après la frontière, devient refuge pour les civils et les soldats de l’armée républicaine. ", écrit l’auteur. Dans un sens, passent les jeunes enrôlés dans les Brigades internationales. Dans l’autre, se multiplient les clandestins et les trafics en tous genres. Idem dans le port, entre les cargos chargés de vivres à destination de l’Espagne républicaine, les navires français ou étrangers au repli face aux attaques aériennes de l’aviation franquiste, les bateaux de la marine marchande espagnole immobilisés par les autorités françaises, la guerre navale au large du cap Creus… Port-Vendres, au centre de tout, grouille d’activité.

 

Au moment de la Retirada, le couple Sanchez est décédé. Leur successeur au studio, Charles, photographe militant partisan du camp républicain, fera libérer un cousin du côté maternel, inconnu, prisonnier des barbelés du camp de concentration d’Argelès.

 

Le 12 novembre 1942, il immortalise l’arrivée de la Wehrmacht sous ses fenêtres. "Avec l’installation des troupes alliées en Afrique du Nord, Port-Vendres retrouve une importance stratégique capitale, poursuit l’auteur. Représentant la liaison la plus rapide entre le continent européen et l’Algérie, Port-Vendres pourrait se révéler une base opérationnelle de premier ordre si les Alliés débarquaient sur les plages catalanes, languedociennes ou même provençales. " Dès lors, le secteur est déclaré "Zone interdite" par les Allemands. En 44, la rade est classée "Zone dangereuse". 242 familles sont évacuées. Restent à peine 700 habitants triés sur le volet, gardés par 450 soldats. Tous guettent le débarquement allié… Avec une régularité implacable, les soldats allemands ont quadrillé la rade de mines, creusé sur les quais des puits tous les 10 mètres. À l’intérieur de chacun, 45 kg d’explosifs.

 

(C) L'Indépendant - Port-Vendres 1944, d’Éric Forcada, préface de Laure Moysset, aux Éditions Sem Llibres, 152 p, 30 €, sortie le 18 décembre 2019

 

 

Eric FORCADA, auteur de Port-Vendres 1944

 

Eric FOURCADE

Né en 1975

Activité : Ingénierie

2 Mandats

1 Co-mandataire

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Documents Officiels

2 mandats

Cartographie

1 co-mandataire

Présentation de Eric FOURCADE

Eric FOURCADE dirige 2 entreprise (2 mandats), son mandat principal est Gérant au sein de l'entreprise CATORZE. Eric FOURCADE évolue dans le secteur d'activité de l'Ingénierie.

Johanna ENRIQUE fait partie du réseau de Eric FOURCADE elle est Gérant dans l'entreprise SEMLLIBRES.

2 Mandats

Eric FOURCADE est Gérant de l'entreprise CATORZE

 CATORZE

66000 PERPIGNAN

*Présentation de la société SEMLLIBRES

SEMLLIBRES, société à responsabilité limitée est active depuis 1 an.
Domiciliée à PERPIGNAN (66000), elle est spécialisée dans le secteur d'activité de la vente à distance sur catalogue spécialisé.

Societe.com recense 1 établissement et le dernier événement notable de cette entreprise date du 09-08-2018.

Johanna ENRIQUE, est gérant de la société SEMLLIBRES.

Télécharger les documents officiels

Renseignements juridiques

Statut RCS

Immatriculée au RCS le 09-08-2018

Statut INSEE

Enregistrée à l'INSEE le 06-06-2018

Dénomination

SEMLLIBRES

Adresse

60 AV DU MAL JOFFRE 66000 PERPIGNAN

 

**TET Café

 

Adresse : 76 Avenue Louis Torcatis, 66000 Perpignan

 

 

- - - PORT de VENUS

 

*  Scandale archéologique à Port-Vendres

A l’heure de la glorification du patrimoine, on détruit les vestiges antiques de «Portus Veneris»

 

Les travaux polémiques dans le port de Port-Vendres, mai 2019 © Frene 66

 

En creusant jusqu’à trois mètres dans la roche du port de Port-Vendres, sur deux secteurs non-autorisés, le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales détruit des vestiges archéologiques majeurs. Cette véritable folie n’a pas encore mis en alerte les plus hautes autorités de l’Etat.

 

Une enquête pour dégradation de patrimoine archéologique est en cours à Port-Vendres suite au dépôt de plainte des associations Frene 66, Port-Vendres et les Port-Vendrais, et le collectif Les Tamarins. Cette démarche dénonce les travaux portuaires, jusqu’à trois mètres de profondeur de roche, effectués sur le site archéologique de la « Cité de Vénus », vieille de 2500 ans. Ces opérations aveugles, menées entre mars et juin derniers, ont consisté au curage et au retrait de roche, pour le confort des bateaux. Les dommages collatéraux sont très graves, car de grands blocs blancs, taillés comme dans les sanctuaires, ont été retirés des eaux. Or, une quinzaine d’épaves datant de l’Antiquité grecque gisent dans les eaux portvendraises. Les associations dénoncent des manoeuvres « sans concertation, sans fouille préventive et sans autorisation administrative ».

 

«La France pourrait faire l’objet d’une plainte devant l’ONU»

 

Lors de ces travaux ravageurs, Frene 66 (Fédération pour les Espaces Naturels et l’Environnement) avait alerté par une lettre ouverte aux ministres de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, et de la Culture, Franck Riester, le 18 mai. Le « saccage archéologique en puissance », que nous évoquions, est désormais confirmé. Mais la sauvagerie de cette destruction est un choc, à l’heure où le patrimoine fait l’objet d’une exaltation générale.

 

 Les opérations, menées par le Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales, se sont déroulées au droit des quais de la République et de la Presqu’île, en dehors du secteur de la plage des tamarins, seul espace habilité à être exploré. Selon ces irrégularités, la France, signataire de la convention sur la protection des vestiges archéologiques sous-marins, « pourrait faire l’objet d’une plainte devant l’ONU », soulignait Frene 66 le 17 septembre. En guise de pièces à conviction, le procureur de la République à Perpignan a ordonné la mise sous scellés des milliers de tonnes de schistes insulaires retirés du port.

 

De nombreux naufrages provoqués par la tramontane

 

Ce chantier illégal agresse «Portus Veneris», ensemble de constructions révélé par des fouilles sous marines effectuées depuis 1983. Des fragments de colonnes, de corniches et de frises, signifiant qu’un monument romain a existé au niveau de l’anse Gerbal, y ont été récupérés. Le temple dédié à Venus était certainement situé là, avant l’aménagement d’un port. En des temps anciens, de nombreux naufrages se sont produits en ce lieu lors d’épisodes de forte tramontane et de mer fortement agitée.


En Pays Catalan, Port-Vendres est le lieu détenant la plus forte densité d’éléments relatifs à l’archéologie sous-marine.

 

Article publié par L'Indépendant Mercredi 25 septembre 2019. 13:15h

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 06:42
le pénitent Loup ALIOT -
le pénitent Loup ALIOT -

le pénitent Loup ALIOT -

Erections municipales 1 (14 déc. 2019)

 

* Un tramway (nommé désir ?) pour Perpignan : proposition de Sieur PUJOL. ça c'est nouveau !

 

* La mairie place de Catalogne de Clotilde Ripoull : chez les petites dames, les élus et fonctionnaires municipaux aux Dames de France…

Il faudra le parking souterrain pour fout ce personnel, réaménager les locaux, et rebaptiser "Dames de Catalogne"...

 

* Romain Grau propose la gratuité de l’A9 entre les péages nord et sud pour éviter Perpi...

Avec la rocade achevée en 2020, la circulation sera plus fluide…C'est intramuros que ça coince et que ça devient alarmant; il faut un sens unique pour une ville circulaire, comme Montpellier. qui le fera ?

 

* Le pouvoir aux citoyens pour J.Bernard Mathon et R. Grau (voir ses infos).

 

* Les Catalanistes divisés : chez R.Grau (J.Vera, cdc indépendantistes), C.Ripoull (Unitat catalana, réformistes), liste citoyenne : l'ERC (animée surtout par des militants communistes) à voir le 17 décembre :

Une catalanité transversale / Una catalanitat transversal !

Public · Organisé par L'Alternative Perpignan 2020

 

* La communauté gitane de St-Jacques divisée : Nick Gimenez, le sage, pour JM.Pujol, Nounours G, fils de Cowboy, pour R. Grau...Le 3° tiers pour Loup Aliot...

 

* Un stade pour Clotilde. Une salle des sports pour J.Marc… Si on arrêtait avec ses infrastructures lourdes et pensait à l'essentiel : les inégalités, la misère sociale, le chômage… l'embauche d'éducateurs dans les quartiers sensibles..?

 

* De l'éthique chez O. Amiel (l'esprit Chevénement) et Clotilde R. (Anticor). Mais à Perpi, il faut gratter pour trouver un peu de morale…

 

17 déc. 2019 :

 

* Nos cinémas affichent pour Noël des tires suggestifs : les éblouis, les envoûtés, le Misérables. ! Qui sont-ils ?

 

Les derniers sont ces citoyens dont la liste est bien encadrée par des chefs de partis d'extrême-gauche. Ce sont là citoyens professionnels…Il en faut, il faut aussi des experts, des gens qui ont de l'expérience (des politiciens!)…

 

*On s'y perd avec des éblouis : une partie des socialistes part au centre-droite quand une autre rejoint les Ecolos. Les couples se déchirent alors (Hermeline et Vincent Malherbe) mais c'est mascarade: on prépare les ralliements et une gestion commune de notre territoire…On se partage le gâteau ! Miam, miam !

 

Ah, ces affaires de couples infernaux : ça nous ramène au Barcarès, où le maire, qui alimente les caisses des journaux locaux en payant des pages entières de pub déguisée, avec la complicité des journalistes, est concurrencée par son épouse. Elle veut être maire et trouve que son ex devrait être en prison, après toutes ces affaires de corruption, mais un magistrat (verreux, payé par pots de vins) l'a laissé en prison. (voir grand dossier dans Le Monde).

 

*Les Républicains sont Les ENVOUTES : ils ne savent plus où ils en sont…Nous non plus d'ailleurs : plus de repères, plus de valeurs… Amiel qui veut l'investiture Les Rép. est écarté, honni, exclu, alors que le maire, qui drague Macron, est investi ! 

 

On estime, à Paris, avec Jacob et Ciotti, que Pujol a des chances. 

Il a pourtant perdu Lorente, ex-président de la fac-par-défaut, placé dans un placard doré, le pauvre, en train de divorcer, le pôvre, harcelé par son ex-famille Bardou-Jo-Valmy-Carbonnell- Fortunes déferlantes, en attente de procès pour affaires louches se passant à l'université : commerce de diplômes, harcèlements sexuels et viols, argent sale caché à Font-Romeu  (stars), fiction de projets foireux: Miro, starts-up…

Pauvre Fabricio, il se réserve pour 2026, il sera encore beau et télégénique, mais pourvu peut-être d'un large casier judiciaire...

 

* Quant au pénitent ALIOT, silence, le programme et la liste sont encore cachés...Loup Aliot avance masqué...à suivre.

 

JPB

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 09:34
Livre de S. Rongierier

Livre de S. Rongierier

PSYCHOSE à Perpignan - Le mystère du tableau volé au musée Hyacinthe Rigaud résolu par Sébastien Rongier ?
PSYCHOSE à Perpignan - Le mystère du tableau volé au musée Hyacinthe Rigaud résolu par Sébastien Rongier ?
PSYCHOSE à Perpignan - Le mystère du tableau volé au musée Hyacinthe Rigaud résolu par Sébastien Rongier ?

En 2018, la librairie Torcatis avait invité l'association Walter Benjamin a participé à un débat autour du philosophe allemand et et livre de S. Rongier sur Port-BOU. Cet ouvrage très personnel avait d'ailleurs été sélectionné par notre jury (local et parisien) pour le prix européen 2018, finalement décérné à Anne ROCHE...

Nous viendrons rejoindre Sébastien vendredi prochain...19h30/20 h à l'Institut J.Vigo., 1 rue J.Vielledent, face à la caserne, quartier St-Jacques. Perpignan

 

 

J.P.Bonnel

 

Psychose commence à Perpignan !

 

Psychose à l’Institut Jean Vigo ! La cinémathèque de Perpignan profite de la sortie du dernier essai de Sébastien Rongier pour projeter sur grand écran le classique d’Alfred Hitchcock. L’auteur viendra le 19 décembre pour présenter sa vision de cette œuvre d’exception.

 

 Un film au lien aussi mystérieux que méconnu avec la ville de Perpignan. En effet, le tableau Suzanne et les vieillards de Willem de Meiris, élément clé de Psychose, fut confié au musée Hyacinthe Rigaud par le Louvre en 1952. La peinture sera ensuite dérobée en juillet 1972 et jamais retrouvée.

 

L’effet Psycho ou l’influence de la mythique scène de la douche d’Hitchcock

Sébastien Rongier s’intéresse aux formes de duplication et aux relations entre les formes artistiques. Il aime écrire sur le cinéma, la littérature, la philosophie ou les arts. Il a déjà publié plusieurs romans et essais et dernièrement, un récit. Membre du comité de rédaction de remue.net, il publie de nombreux articles sur le 7e art et la littérature.

 

Son dernier essai, Alma a adoré (Psychose en héritage), est consacré au film le plus fou du maître du suspense. Il y explique les conséquences de ce qu’il appelle l’effet Psycho ce qui correspond aux nombreux hommages faits à la scène de la douche. Brian de Palma, Gus van Sant, Francis Ford Coppola, David Fincher, ils ont tous été influencés par la mythique scène de la douche. L’auteur n’hésite pas à écrire à la première personne pour décrire ce que le chef-d’œuvre produit sur lui.

 

Il livre également plusieurs anecdotes qui démontrent que Psychose est une œuvre multiple et complexe. S’inspirant de Kant et Roland Barthes, Sébastien Rongier viendra livrer sa vision personnelle de cette œuvre à la librairie Torcatis de Perpignan le 19 décembre à 19h30. Une rencontre suivie de la projection de Psychose à l’Institut Jean Vigo.

 

Dans son essai, Sébastien Rongier propose une analyse de multiples lectures afin de démontrer qu’une œuvre peut être tellement attractive qu’elle ouvre un dialogue infini. À ce propos, Jean-Christophe Ferrari, journaliste à Transfuge, confie : « Est-ce convaincant ? Absolument ! On termine la lecture de Alma a adoré avec la conviction que, par bonheur, nous n’en aurons jamais fini avec Psychose. Hitchcock aurait adoré ! »

 

 Le tableau Suzanne et les vieillards, élément clé de Psychose

Psychose est incontestablement la référence en ce qui concerne les films mettant en scène des psychopathes. L’histoire est assez simple : Marion Crane disparaît alors qu’elle tentait de s’enfuir avec une grosse somme d’argent. Son fiancé, sa sœur ainsi qu’un détective privé partent à sa recherche. Le dernier endroit où elle a été aperçue est un motel tenu par Norman Blates. Mais le scénario est habile, les scènes sont cultes, le décor est impressionnant. Et la musique de Bernard Herrmann participe grandement au suspense. Un incontournable !

En tant que collectionneur et amateur d’art, Hitchcock aimait faire des références picturales dans ses films. Psychose n’échappe pas à la règle. Le tableau Suzanne et les vieillards de Willem de Meiris apparaît même comme un élément clé du film. Il représente un épisode de l’Ancien Testament, dans lequel Suzanne, une jeune femme, prend son bain. Deux vieillards l’observent avant de lui faire des propositions malhonnêtes qu’elle refuse. Elle est alors accusée d’adultère et condamnée à mort.  

 

Dans le film, le tableau se situe dans la chambre de Norman Bates. Il cache un trou creusé dans le mur qui lui permet d’espionner sa future victime, Marion Crane, se déshabillant pour la dernière fois avant de prendre sa douche. C’est donc un écho au tableau de Willem de Meiris qui représente le voyeurisme et la frustration sexuelle. Dans son film Psycho, Gus van Sant remplacera ce tableau parLe Verrou de Fragonard qui fait allusion aux mêmes pulsions sexuelles. 

 

Le mystère du tableau volé au musée Hyacinthe Rigaud résolu par Sébastien Rongier ?

 

Mais, confié au musée Hyacinthe Rigaud par le Louvre en 1952, Suzanne et les vieillards a été dérobé en juillet 1972… D’après Sébastien Rongier, le coupable pourrait être un cinéphile catalan… C’est le seul tableau qui a été volé ce jour-là. Si les doutes subsistent concernant le coupable, une chose est sûre, le tableau lui, n’a jamais été retrouvé… 

François Bon, écrivain, affirme que « Psychose commence à Perpignan ». Il explique que le livre de Sébastien Rongier lui a permis d’en apprendre plus sur l’œuvre d’Hitchcock. Il insiste sur le parallèle assez intéressant entre le vol des 40.000 dollars de Marion Crane et le vol du tableau Suzanne et les vieillards au musée de Perpignan. François Bon évoque un travail de l’après-film, valable pour tous les films de Hitchcock. C’est cette capacité de transposer le film dans le réel. 

 

Sébastien Rongier est un écrivain français1, philosophe2, théoricien du cinéma3, professeur de Culture Audiovisuelle et Artistique en région parisienne.

Sa réflexion porte principalement sur les formes de duplication (entre même et différence) allant de l'ironie, à la figure du fantôme en passant par le remake au cinéma, les questions de relation entre les arts (le cinéma dans l’art contemporain ou la littérature), ou encore la question du readymade chez Duchamp.4

Il signe plusieurs romans, dont Ce Matin (Flammarion) en 2009 et 78 (Fayard)5. Il y retrace avec un caractère autobiographique la France de 1978, dans ses aspects sociaux, politiques, mais avec cette douceur de l'enfance qui le caractérisait à l'époque6,7.

Par ailleurs, il publie régulièrement, via Remue.net8 ou des journaux papier de cinéma des analyses et des essais, et intervient fréquemment lors de conférences et colloques sur des thèmes littéraires, philosophiques et cinématographiques9.

Il a été président de l'association de la revue Remue.net de 2010 à 2014, et directeur de la collection Art, pensée & Cie chez Publie.net jusqu'en 201510.

Il a également publié en septembre 2017 chez Pauvert-Fayard Les désordres du monde. Walter Benjamin à Port-Bou, récit qui retrace les dernières années d’exil en France du philosophe allemand et la relation de l’auteur avec ce philosophe11.

Il participe régulièrement à la programmation et à l’animation des rencontres remue.net proposées à la Maison de la poésie à Paris12.

Œuvres : Fiction

  • Les Désordres du monde. Walter Benjamin à Port-Bou, récit, Pauvert-Fayard, 2017
  • 78, Fayard, 2015
  • Ce matin, Flammarion, 2009
Essais
  • Alma a adoré13Marest éditeur, 2019
  • Duchamp et le cinéma, Les Nouvelles éditions Place, 2018
  • Théorie des fantômes, Les Belles-Lettres, 2016
  • Cinématière, éditions Klincksieck, 2015
  • De l’ironie, éditions Klincksieck, 2007

notes :

  1.  « Rongier, Sébastien. Page auteur » [archive], sur remue.net,  (consulté le 3 avril 2016)
  2.  « L’image-fantôme » [archive], sur diacritik.net,  (consulté le 3 avril 2016)
  3.  « Comment l'art contemporain s'est emparé du cinéma » [archive], sur slate.fr, (consulté le 3 avril 2016)
  4.  Équipe de recherche Fabula, « S. Rongier, Théorie des fantômes. Pour une archéologie des images » [archive], sur www.fabula.org (consulté le 20 janvier 2017)
  5.  Fabienne Pascaud, « 78 », Télérama,‎  (lire en ligne [archive], consulté le 14 décembre 2016)
  6.  librairie mollat, « Sébastien Rongier - 78 » [archive] [vidéo], sur youtube.com, (consulté le 3 avril 2016)
  7.  Xavier Houssin, « Quand les jouets se taisent », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne [archive], consulté le 14 décembre 2016)
  8.  « remue.net : Rongier Sébastien » [archive], sur remue.net (consulté le 3 avril 2016)
  9.  la Maison des écrivains et de la littérature, Ligne 13 Communication, Gersende Hurpy,« Sébastien Rongier / Maison des écrivains et de la littérature » [archive], sur www.m-e-l.fr (consulté le 3 avril 2016)
  10.  Xavier de la Porte, « Comment l'art est travaillé par le numérique » [archive], surFrance Culture, Place de la Toile, 
  11.  « Walter Benjamin, l'épuisé », Le site du journal,‎  (lire en ligne [archive], consulté le 4 août 2018)
  12.  « Maison de la Poésie » [archive], sur www.maisondelapoesieparis.com (consulté le4 août 2018)
  13.  « Transfuge - Actu Livre : Hitchcock aurait adoré » [archive], sur www.transfuge.fr(consulté le 6 novembre 2019)
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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 09:41
Livre sur Panchot - Piotrowski - Journée des migrants -
Livre sur Panchot - Piotrowski - Journée des migrants -
Livre sur Panchot - Piotrowski - Journée des migrants -

Livre sur Panchot - Piotrowski - Journée des migrants -

 L'affaire de VALMANYA pendant la seconde guerre mondiale - Village-martyr

 

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  • En 2017, j'ai eu une drôle d'idée. Balader ma truffe dans le bourbier miné de la mémoire historique liée au sac du village de Valmanya (Pyrénées-Orientales) et à la mort du résistant FTP Julien Panchot durant l'été 44. Une affaire qui, 75 ans après, suscite encore son lot de tensions et de non-dits parmi les porteurs de la dite mémoire.

 

  • Le résultat de mes pérégrinations et rencontres a donné lieu à un texte qui n'est ni un récit ni un polar ni même un essai mais peut-être un peu tout ça à la fois.
  • Le bouquin s'appelle sobrement Panchot, il est édité chez Alter Ego éditions avec une sortie officielle annoncée pour le 20 décembre.
  •  
  • Tu trouveras en pièce jointe la couv' de l'objet qui est aussi jaune que la colère du moment.
  •  
  • Un salut amical,
  • Sébastien            snavarro@mailoo.org

- --

PANCHOT

Sébastien NAVARRO

Éditeur : Alter Ego Editions

 

Prix de vente au public (TTC) : 19 €

 

260 pages ; 21 x 15 cm ; broché

ISBN 978-2-915528-61-9

EAN 9782915528619

 

Résumé :

Le 29 juillet 1944, 150 maquisards FTP et guérilleros espagnols investissent la ville de Prades, sous-préfecture des Pyrénées-Orientales. Ils se ravitaillent en argent et tabac, attaquent le siège de l'occupant avant de refluer vers leur QG situé dans les murs de La Pinouse, ancienne colonie minière surplombant le village de Valmanya. Trois jours après, 600 Allemands et miliciens débarquent pour liquider le maquis. Valmanya est brûlé, quatre habitants exécutés. Après avoir épuisé leurs munitions, les résistants s'enfuient à travers la forêt. Blessé à la jambe, Julien Panchot, capitaine FTP, est capturé par les nazis, torturé et tué.

La mort de Panchot et la destruction de Valmanya, symboles « martyrs » de la Résistance du Roussillon, font depuis l'objet de commémorations annuelles. Mais derrière ces clichés figés dans le marbre de l’Histoire, les tensions mémorielles n’ont jamais cessé de s’affronter. L’enjeu n’étant pas tant de trancher sur une vérité événementielle que de flétrir ou s’accaparer l’héritage de ceux que l’époque qualifiait alors de « terroristes ». A travers une série de rencontres abrasives et d’hasardeuses déambulations, Sébastien Navarro a essayé de démêler non pas le vrai du faux historique mais les intentions, souvent revendiquées, parfois inconscientes, des porteurs de mémoire. Irrévérencieux parfois, perdu souvent, ému par certains entêtements utopistes, l’auteur a fini par se rendre à l’évidence : « Valmanya est un vortex. Un trou noir à l’abyssale fringale. »

 

- - -

 

Bonjour,

 

Le 21 décembre 2019 à 11 h au cimetière des Espagnols, nous vous proposons de rendre hommage aux enfants morts dans le camp de concentration d'Argelès Sur Mer.

Une dalle avec des cailloux  aux couleurs de la République, portant les noms et prénom des enfants sera inaugurée, des décorations de noël pourront être déposées sur les lieux.

Si vous souhaitez partager le repas de l'amitié qui suivra  cet hommage, veuillez nous le faire savoir, afin que l'on puisse réserver.

La taverne nous propose un menu intéressant pour 20 euros par personne.

 

L'équipe de FFREEE

 

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  • Lundi 16 décembre 2019 à 18h30 au Théâtre de l'Étang à Saint Estève
  • Petites histoires de la grande histoire
  • de l'aéronautique par Henri PIOTROWSKI
  • Henri Piotrowski nous invite à partager sa passion pour l'aéronautique.
  • Voici quelques thèmes susceptibles d'être abordés :
  • Clément Ader plutôt que les frères Wright.
  • Saint Exupéry : la philosophie vue du ciel.
  • Le pilotage de la sécurité embarquée.
  • Concorde : un rêve d’ingénieur.
  • Le Jaguar : quand la pratique contredit la théorie enseignée.
  • L’hélicoptère Écureuil existerait-il s’il n’y avait pas eu la 2 CV ?
  • L’Airbus A320, ou comment échapper à l’avantage compétitif de la courbe d’apprentissage.
  • Vous trouvez l’hélice de l’ATR ringarde ?
  • L’A380 comme fruit du duel Airbus / Boeing.
  • Et si nous parlions aussi de Hélène Boucher, Maryse Bastié, Jacqueline Auriol et Valérie André ?
  •  
  • Henri Piotrowski est ingénieur Sup’Aéro.
  • Successivement ingénieur chez Dassault-Bréguet, directeur de plusieurs programmes à l’Aérospatiale, adjoint au Directeur de la Division Aéronautique d’EADS, PDG d'EADS ATR.
  • Il quitte le groupe EADS (devenu Airbus) en 2007, et se partage depuis entre Sorède et Toulouse, où il a créé avec son fils la société de cybersécurité ITrust.
  • CEPS en entrée libre et gratuite
  • Pour tous renseignements :
  • Les Rendez-Vous de Saint Estève
  • Site : www.rdvse.fr
  • Mel : rdvse@rdvse.fr
  • Tel : 06 72 80 39 86
  • Facebook : Les-Rendez-Vous-de-Saint-Esteve

 

*****

  • Ciné-débat avec projection du film-documentaire

"Louise Bourgeois ...l'araignée, la maîtresse et la mandarine"

de  Amei Wallach et Marion Cajori (1h39min - VOST)

 

Une incursion dans l'univers de Louise Bourgeois, une légende de l'art et icône féministe, dont l’œuvre protéiforme traverse les 20e et 21e siècles. Louise Bourgeois se consacre à la sculpture depuis 1949. Elle a côtoyé les principaux mouvements artistiques, tout en préservant farouchement son indépendance d'esprit, et sa manière incroyablement inventive et troublante. En 1982, à l'âge de 71 ans, elle devient la première femme à être honorée d'une rétrospective au MoMA, à New York. L'artiste lève le voile sur ses secrets d'enfance, source de ses traumatismes, qui se reflètent dans ses sculptures et ses installations, dont la caméra explore la troublante magie. 

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 08:16
Gabriel Escarrà : el poeta pagès i el pagès poeta d'Elna - Le poète d'ELNE, par Jean IGLESIS -

Gabriel Escarrà : el poeta pagès i el pagès poeta d'Elna...

 

És amb força atenció que acabo d'escoltar i de descobrir els poemes i els monòlegs de Gabriel Escarrà.

 

Ja fa anys (gairebé quinze anys), Ràdio Arrels i Pere Manzanares, el seu cabdell emèrit i el meu amic, van reconèixer Gabriel Escarrà com a poeta...

 

La seva poesia interpel·la, ja que evoca a l'endins nostre la terra materna, la terra de la qual ens allunyem desgraciadament cada dia d'un pas... i de la qual ens trobem avui dia massa lluny, i més lluny encara del que podíem pensar, abans...

També l'escriptura del Senyor Escarrà i la seva declamació lliguen el saber de la naturalesa i el pensament de l'home... Aquesta conjunció procedeix del seny que posseïa el poeta.

 

La humilitat i la humanitat són dues qualitats parlants que surten i ressorgeixen dels textos de Gabriel Escarrà... L'estil, considerat dels punts de vista de la forma i del fons, s'aparenta a la poesia de Joan Cayrol. En efecte, hi ha una filiació o una relació familiar: l'autor privilegia els sentits i els sentiments. Pregonament, exacerba la naturalesa (els ocells, els arbres, les plantes aromàtiques, els paisatges, les temporades), tot qüestionant el seu ésser propi (l'infinit, el no-res, la il·lusió del temps), tot això expressat en la veu del poeta (un cor que explota, per raons d'amor o de revolta, segons Stendhal).

 

La força de Gabriel Escarrà resideix en l'ús de paraules i d'expressions, que semblen eixir de temps enrere, per ser relacionades als treballs dels camps, a les estacions i als ritmes que s'imposen a la terra...

 

L'alquímia verbal dóna suport a la paraula viva de Gabriel Escarrà... Ell no crea neologismes al llarg dels seus records,  sinó lliura testimoniatges d'ahir, ben sovint pintats de melangia (de malenconia), i això tot fent emergir i reaparèixer expressions saboroses durant les quals els mots es fonen amb els cants dels ocells, amb els murmuris dels vents corrent pels boscos... La poesia d'Escarrà xerra, xerrica i xiuxiueja...

 

Nogensmenys, de la seva font creativa i imaginativa resulta un talent i una soltesa per contar, per ressuscitar el passat i per perllongar la solidesa i la solidaritat de la gent de la terra... Poeta i pagès, pagès i poeta, és així que es defineix ell mateix Gabriel Escarrà...

 

Els seus poemes constitueixen ones de plaer i de goig...

 

El text sobre Elna és una meravella... Sentim l'amor que Escarrà porta a la seva vila, una vila rica de XXVI segles d'història... Una vila que ell estima i que respecta...

 

Al capdavall d'aquest anàlisi, ens trobem acarats a un poeta real, un home de debò, un personatge viu i vivaç, però que la gent desconeix i oblida avui dia... Llàstima!...

 

Penso personalment que s'hauria d'atorgar el nom de Gabriel Escarrà, desaparegut durant el mes d'agost de 2016, a un carrer d'Elna, no pas a un carreró, ni tampoc a un atzucac... sinó a un carrer, a una avinguda o a una rambla...

 

Joan IGLESIS

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 09:42
Mme Butterfly - Expo GENOVER à Collioure & Sébastien Lefèvre à Essentiel Artgallery -
Mme Butterfly - Expo GENOVER à Collioure & Sébastien Lefèvre à Essentiel Artgallery -
Mme Butterfly - Expo GENOVER à Collioure & Sébastien Lefèvre à Essentiel Artgallery -
Mme Butterfly - Expo GENOVER à Collioure & Sébastien Lefèvre à Essentiel Artgallery -

Mme Butterfly - Expo GENOVER à Collioure & Sébastien Lefèvre à Essentiel Artgallery -

Erections municipales

 

* Un tramway (nommé désir ?) pour Perpignan : proposition de Sieur PUJOL.

 

* La mairie place de Catalogne de Clotilde Ripoull : chez les petites dames, les élus et fonctionnaires municipaux aux Dames de France…

 

* Romain Grau propose la gratuité de l’A9 entre les péages nord et sud pour éviter Perpi...

 

* Le pouvoir aux citoyens pour J.Bernard Mathon et R. Grau *

 

* Les Catalanistes divisés : chez R.Grau (J.Vera, cdc indépendantistes), C.Ripoull (Unitat catalana, réformistes), liste citoyenne : à voir le 17 décembre :

Une catalanité transversale / Una catalanitat transversal !

Public · Organisé par L'Alternative Perpignan 2020

 

* La communauté gitane de St-Jacques divisée : Nick Gimenez, le sage, pour JM.Pujol, Nounours G, fils de Cowboy, pour R. Grau...Le 3° tiers pour Loup Aliot...

 

* Un stade pour Clotilde. Une salle des sports pour J.Marc…

 

* De l'éthique chez O. Amiel (l'esprit Chevénement) et Clotilde R. (Anticor)

- - -

*COMMUNIQUÉ DE PRESSE · Perpignan, le 5 décembre 2019
 

ROMAIN GRAU S’ENGAGE AVEC « LA FRANCE VRAIMENT »

Pour une ville meilleure, Romain Grau a reçu ce jeudi 5 décembre le label « Citoyens vraiment » attribué par le mouvement « La France vraiment ». Cette distinction honore la concertation sincère avec les citoyens, pour un lien direct entre les habitants et le pouvoir de décision. La fondatrice de cette démarche, Aurélie Gros, élue du conseil régional d’Ile-de-France, a signé un accord avec Romain Grau, Place de la République, à Perpignan, à la permanence du candidat. La concertation « aide la décision et doit devenir la gouvernance permanente » a souligné R. Grau, citant les quartiers Saint-Jacques, Saint-Assiscle, Le Vernet, Las Cobas ou le Moulin à Vent. « Saint-Jacques a besoin d’une concertation franche, massive, loyale », a-t-il appuyé, avant d’ajouter que la concertation « est la fille du respect, de la considération d’égal à égal ». Dans une société en mouvement, plus moderne et plus démocratique, on ne peut pas tout attendre d’en haut, il faut céder le pas à l’humilité, à l’écoute profonde ».

En matière pratique, l’équipe de Romain Grau allouera 5 millions d’euros (sur 40 millions d’investissement annuel) à des projets participatifs, dans tous les quartiers de Perpignan. Cette mesure  de confiance engagera les habitants eux-mêmes vers une vraie démocratie participative, dans leur intérêt. Une assemblée de citoyens indépendants assurera le suivi, pour décider sur place. Ce changement des pratiques était résumé par Aurélie Gros : « ne confondons pas la consultation et la concertation, c’est à dire le dialogue et l’écoute, sans préjugés ».

Le pouvoir d’amendement du citoyen est invité à intégrer la gouvernance permanente de Perpignan, comme preuve de maturité et d’amélioration de la cité. Dans ce cadre, parmi les 12 mesures de la charte « Ouvrons les portes et les fenêtres de la mairie », Romain Grau propose de charger une trentaine de citoyens de vérifier que l’action municipale soit fidèle au programme de campagne.

Le label « La France vraiment » concerne aussi la candidature du maire de Montpellier, Philippe Saurel,  ainsi qu’une quarantaine d’autres villes, dont Paris et Marseille.

_____________________________________
ROMAIN GRAU, « POUR PERPIGNAN », ÉLECTIONS MUNICIPALES DES 15 ET 22 MARS
Tel : 06 60 22 75 64 · presse@romaingrau2020.com

OPERA au théâtre de l'Archipel, Perpi...

 

les 14 & 15 déc.samedi 14 décembre- 20h30

dimanche 15 décembre- 16h30

 

Opéra chanté en Italien

surtitré en français

MADAME BUTTERFLY –

Opéra nomade - Giacomo Puccini

Le grenat –de 18 à 45 €

Autour du spectacle

L’Institut Jean Vigo programme Deux visions de l’opéra de Puccini au cinéma

 jeu. 12 déc. - 19h30 M. Butterfly de David Cronenberg | Canada | 1993 | 1h41
►mar. 17 déc. - 19h30 Madame Butterfly de Frédéric Mitterrand | France | 1995 | 2h15

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13 décembre 2019 5 13 /12 /décembre /2019 09:58
Caroline Chemarin - Ses livres - l'animation faite avec les élèves bilingues de l'école de Thuir -
Caroline Chemarin - Ses livres - l'animation faite avec les élèves bilingues de l'école de Thuir -
Caroline Chemarin - Ses livres - l'animation faite avec les élèves bilingues de l'école de Thuir -
Caroline Chemarin - Ses livres - l'animation faite avec les élèves bilingues de l'école de Thuir -
Caroline Chemarin - Ses livres - l'animation faite avec les élèves bilingues de l'école de Thuir -
Caroline Chemarin - Ses livres - l'animation faite avec les élèves bilingues de l'école de Thuir -

Caroline Chemarin - Ses livres - l'animation faite avec les élèves bilingues de l'école de Thuir -

Caroline Chemarin

Caroline Chemarin est enseignante : professeur de Lettres classiques en poste en Andorre, elle publie des livres pour enfants en collaboration avec Susanna Peidro, cette jeune et belle Catalane engagée du sud-sud-sud de la Catalogne....

 

CAROLINE quitte souvent les hauts cantons pour se rendre sur tous les chemins du Roussillon ou de Catalogne, à a rencontre de lecteurs dans les médiathèques, les salons du livre et les petits écoliers dans les écoles accueillantes de notre territoire si divers... Du talent, de l'imagination et aussi, une formidable sourire chez cet auteur si sympathique !

...

Aux Antilles comme en Catalogne, c’est par les langues régionales des lieux où elle a vécu qu’elle a pu entrer dans la diversité des cultures. Et si découvrir un mot, c’était essayer de mieux comprendre celui qui l’emploie ?

 

... polycontes :

Pourquoi tous les jours en classe, l’élève Grenouillette reste-t-elle muette ? Serait-elle inquiète ? Ferait-elle la tête ? Voilà le mystère que doit résoudre Zandoli s’il veut pouvoir l’aider !

 

Ce nouveau conte traite de deux éléments importants de l’apprentissage : la singularité de chaque élève et le temps, pour aborder autrement les difficultés, qu’elles soient ponctuelles ou associées aux troubles spécifiques des élèves aux besoins particuliers.

 

La collection, "les petits polycontes" est une collection de contes bilingues. Grenouillette existe donc, en dehors de la version en Français seul en catalan-français, occitan-français, occitan-catalan, créole martiniquais-français.

 

- - -  Le carnaval des animaux

Caroline Chemarin, Myriam Descleves

 

Résumé

Le chat mange des carottes et la grenouille volette ? Au carnaval on change de tête, on court on danse, on fait la fête et tout est sens dessus dessous ! Cette année qui sera le roi ?

 

- - -  Abolitions - Veillée martiniquaise : parcours de lecture d'hier et d'aujourd'hui - Grand Format

Caroline Chemarin

 

Résumé

Abolitions. Abolir trouve son origine dans un verbe latin qui signifie "anéantir", "annihiler", "faire perdre la mémoire de"... Combien d'histoires cachées dans ce seul mot ? Des hommes réduits à néant ? Une mémoire brouillée ? Une cité anéantie ? L'abolition d'un système monstrueux ? Au milieu de toutes les souffrances possibles, j'ai choisi de raconter les victoires de la connaissance, de l'humanité et de la volonté. 

J'ai redit le passé afin d'y retrouver les fils qui le relient indéfectiblement aux questions du présent. Comme un tissage. Comme la trame d'un même texte.

 

JPB

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