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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 09:06
Galerie Joan Gaspar, ouverture de 26.11.2019 -

Galerie Joan Gaspar, ouverture de 26.11.2019 -

Barcelona : Galerie Joan Gaspar, ouverture le 26 novembre - Amie de Picasso, l'aventure de cette célèbre galerie catalane a été racontée par sa mère, Elvira FARRERAS, ancienne secrétaire de Malraux pendant la guerre civile

(voir 30 Balades culturelles en Catalogne, J.P.Bonnel)

 

Sommaire :

 

Cyber-bodega, lieu citoyen de Perpignan - “L’histoire oubliée de la Casa  Xanxo”, de Sylvain Chevauché, par Clarisse Réquéna - Joan Llorenç Solé, par Jean IGLESIS 

 

 

*** Espace co-working

Depuis mai 2019, une cyber- bodega, lieu alternatif et convivial mais d’abord fonctionnel, a ouvert ses portes rue de l’Avenir. On peut y dé- jeuner, y dîner, prendre un verre tout en se connectant, si on le souhaite, à Internet. Des ordinateurs sont en effet à la disposition des visiteurs. Mais la cyberbodega offre encore la possibilité de faire des réunions pour les associations adhérentes, des salles sont prévues à cet effet, avec, toujours, le service bodega. Et travailler dans un lieu convivial, c’est bon pour le moral et la santé ! Espace co-working. Domiciliation des associations et des entre- prises. Salles pour des séminaires, petits déjeuners et repas d’affaires. Soirées jeu d’échec tous les vendredis ;

troc-échange avec l’association Le Bas Vert tous les 2e mercredis du mois, ateliers informatique, galerie d’art...

Bref, il se passe toujours quelque chose à la Nouvelle Cyber Bodega et le mieux est d’aller prendre un verre et de se renseigner auprès de Claude, le gérant, car beaucoup de possibilités s’offrent à tous ceux qui entrent dans ce lieu très bien tenu, chaleureux, en somme très sympathique.

Ouvert à tous du lundi au vendredi, le samedi sur commande. Pour les adhérents, des services sont pré- vus. Les prix sont très abordables car il s’agit d’un lieu associatif et ouvert à tous. Pour les repas : un plat, un dessert : 10 euros ; snack à partir de 5 euros et bien sûr

Claude, gérant de la Nouvelle Cyber Bodega

Le bar

du café, de délicieux thés bio (le thé aux épices, un délice !) et bien d’autres choses à découvrir.

Nouvelle Cyber Bodega, 26 rue de l’Avenir à Perpignan.

Tél. : 04 68 52 32 54. Mail : nouvellecyberbodega@gmai l.com ; site internet : www.cyberbodega.fr

Clarisse Réquéna

- - -

 

Histoire
“L’histoire oubliée de la Casa

Xanxo” par Sylvain Chevauché

Sylvain Chevauché vient de publier un ouvrage indispensable à tout Perpignanais qui se respecte : L’histoire oubliée de la Casa Xanxo. Une demeure patricienne catalane à l’époque moderne (Perpignan, éd. Trabucaires). Archiviste paléographe (Ecole des Chartes) et doctorant en histoire contemporaine à l’université Paris 8, S. Chevauché a présenté son ouvrage samedi 21 septembre lors des Journées euro- péennes du patrimoine, dans le cadre de la saison littéraire du Centre Méditerranéen de Littérature. Nombreux furent les visiteurs à venir entendre cette intervention en présence du CML et bien sûr de l’éditrice.

Extrait : “Par son unité architecturale, son ensemble d’éléments sculptés, sa majesté, la demeure connue sous le nom de Casa Xanxo (ou Maison de la Main de Fer) est, sans nul doute, le joyau du patrimoine civil de Perpignan. Toutefois, comme beaucoup d’autres hôtels historiques de la ville, son histoire est très mouvementée et profondément méconnue. Le panorama sommaire que nous proposons ici pré- sente, pour la première fois, la suite ininterrompue des propriétaires et des occupants, les mutations brusques et violentes (confiscations, mise

Discours de M. Lazerme, puits de sciences et d’anec- dotes sur Perpignan

en vente aux enchères), les aménagements et transformations du bâti depuis la période des Lu- mières jusqu’à aujourd’hui. Par-delà ses murs immobiles et au travers de ses habitants, la Casa Xanxo nous raconte l’histoire sociale et poli- tique de ce territoire catalan envié, disputé, conquis”.

Bref, un bel ouvrage illustré à s’offrir ou à offrir dès maintenant, et au moins à Noël !

 

Clarisse Réquéna

 

Sylvain Chevauché  à la Casa Xanxo

Salle comble pour la sortie du livre

En présence du Temps du costume roussillonnais

Elne

« Groc », septième album de Joan Llorenç Solé … Et la ville se drape soudain de sang et d'or !...

 

Il y avait foule, samedi 16 décembre en soirée, salle des fêtes d'Elne... Des airs, des accents et des souffles d'espérance et de liberté, à peine contenus mais néanmoins vivaces et vivifiants, bruissaient entre les tables des convives, venus en nombre assister à la présentation de « Groc », septième C.D de Joan Llorenç Solé, auteur, compositeur et interprète de talent, bien connu de la population illibérienne...

Ce nouvel opus, se présente d'emblée comme une prouesse technique : enregistré en avril dernier, au sein du parc l’Escapade, à Estavar , il a fallu aux concepteurs du projet installer, à savoir créer un studio sur la commune cerdane, et du coup déplacer les instruments, les appareils de sonorisation, les musiciens et les techniciens pour faire naître « Groc » (jaune en français), la couleur du lacet (« el llaç » en catalan) qui témoigne de l'injustice que subissent depuis deux années déjà 18 personnes, citoyennes sud-catalanes, unilatéralement et injustement condamnées pour certaines à la prison, pour d'autres à l'exil...

C’est à la pensée de ces hommes et de ces femmes, n'ayant jamais commis ni crimes, ni délits, mais toutefois iniquement et absurdement jugés et condamnés pour avoir fait état et montre de leurs opinions dans les charges professionnelles, sociales et associatives qu'ils assumaient et qui étaient leur lot quotidien, que Joan Llorenç Solé a conçu « Groc ».

L' album s'inscrit, dans la démarche de l'artiste, comme un acte dynamique et infiniment riche de teintes sonores des plus originales: le C-D bénéficie du concours d'une section de cuivres très étoffée, ainsi que des remarquables voix féminines d'Anne-Erell Tor et d'Annabelle Scholly Lotz... Leurs tessitures conjuguées épaulent l’artiste dans son propos. Ainsi, la voix chaleureuse et émouvante du chanteur baryton s’exprime-t-elle pleinement au long des 13 titres qu'il propose à notre oreille et à notre entendement....

Joan Llorenç Solé signe huit titres sur treize de l'album, avec cette passion qui le transporte et qui lui permet de mettre en valeur sa culture, son patrimoine, ses proches...sa vie. « Ploro per dins » - texte signé par son ami Enelji - en est un exemple probant. Ce titre, s’inspire de la lettre ouverte, écrite par Carme Forcadell, lors de son transfert de la prison de Madrid vers celle de Figuères. Il a fallu obtenir l’accord de la famille de Carme Forcadell,ex-présidente du parlement de Catalogne et aujourd'hui, hélas !prisonnière politique, pour travailler cette chanson. La voix de Carme Forcadell, intégrée au morceau, le ponctue et de tendresse et d’espoir.

 

« Escrivim la historia » et « A sota la bandera »  évoquent le lacet jaune (el llaç groc), symbole de démocratie, qui a donné le titre à l’album. « La listique » d' Albert Bueno  et  « El meu país » de Teresa Rebull (texte de Miquel Martí i Pol, accompagné au piano de l'ineffable doigté de l'illustrissime Jo Biskup), témoignent de la relation vernaculaire portée à une terre maternelle, voire ancestrale, que l'on est parfois malheureusement obligé d'abandonner, mais à laquelle l'on demeure à jamais viscéralement enraciné.

La Cerdagne, lieu de prédilection de l’artiste, est omniprésente dans une chanson qui met en avant « Llívia », enclave catalane en territoire français. Assimilée pour l’occasion à un célèbre village de la Gaule antique, qui lutte contre l’envahisseur, Llívia se présente telle la capitale résistante du monde. Et « libre » , qualificatif qui s'apparente à son nom, en devient son surnom et son emblème.

Outre l'adaptation heureuse en catalan de « Bella Ciao » (chant révolutionnaire italien, écrit durant la seconde guerre mondiale en opposition véhémente aux régimes fascistes et nazis sévissant), Joan Llorenç Solé revisite « Parlem català » (Texte de Joan Cayrol – Musique de Jordi Barre), chant intime et profond que tous les nord-catalans fredonnent aujourd'hui...L'identité foncière de l'artiste s'affirme dans « Elna », dont il est un enfant reconnaissant, mais plus encore dans « No volem ser occitans »,réaction à une adhésion non consentie à un nouveau territoire. Eclairés, « Elna », « A sota la bandera » et « No volem ser occitans » témoignent d'une coopération avec le poète Joan Iglesis, illibérien lui aussi...

L'ancrage sardaniste de Joan Llorenç Solé se revendique au travers de «És la morenata » (d'Antoni Carcellé i Tosca), qu'enchaîne « La santa espina » (Texte d'Angel Guimerà – Musique d'Enric Morera).

C’est avec ses amis du « Cochon Rouge » que Joan Llorenç  a donc présenté son nouveau disque samedi dernier, autour d’une ouillade  mitonnée par le chef émérite Franck Borelle, grand ami de l’artiste. Un plat succulent, traditionnel et bien de mise en cette période pré-hivernale, qui a réchauffé le ventre, mais surtout le cœur, puis l'esprit de tous les convives attablés à la cène de l'espoir, du partage et de la convivialité... à l'occasion d'un mets pour lequel aucune recette ne peut être prescrite, pour un repas servi aux agapes et au soir luminescent de l'amitié...

L’association “Traditions Catalanes” remercie chaleureusement le Conseil Départemental, la Ville d’Elne, la Semaine du Roussillon, les amis du Travailleur Catalan, Delmas Musique, la société « Keroscène », Ràdio Arrels, le parc résidentiel de loisirs « l’Escapade », les Chevaliers de la Confrérie des copains d’abord, ainsi que tous les bénévoles et amis, lesquels ont grandement contribué au succès de cette manifestation, qui s’est avérée aussi singulière que mémorable…

 

Pour obtenir « Groc », C-D de Joan Llorenç Solé ,

-contactez « Traditions catalanes » au 07 83 82 14 13

-ou rendez-vous « Llibreria catalana »,7 Place Joan Payra,

66000 Perpignan (Tel : 04 68 34 33 74)

 

J.I.

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22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 10:15
Manif contre Polanski - Roman et Jean Dujardin, incarnant Piquart - Marie-Georges Picquart, ici au moment de l'affaire Dreyfus et des procès Zola, est incarné par Jean Dujardin.
Manif contre Polanski - Roman et Jean Dujardin, incarnant Piquart - Marie-Georges Picquart, ici au moment de l'affaire Dreyfus et des procès Zola, est incarné par Jean Dujardin.
Manif contre Polanski - Roman et Jean Dujardin, incarnant Piquart - Marie-Georges Picquart, ici au moment de l'affaire Dreyfus et des procès Zola, est incarné par Jean Dujardin.
Manif contre Polanski - Roman et Jean Dujardin, incarnant Piquart - Marie-Georges Picquart, ici au moment de l'affaire Dreyfus et des procès Zola, est incarné par Jean Dujardin.
Manif contre Polanski - Roman et Jean Dujardin, incarnant Piquart - Marie-Georges Picquart, ici au moment de l'affaire Dreyfus et des procès Zola, est incarné par Jean Dujardin.

Manif contre Polanski - Roman et Jean Dujardin, incarnant Piquart - Marie-Georges Picquart, ici au moment de l'affaire Dreyfus et des procès Zola, est incarné par Jean Dujardin.

le film "J'accuse", de Polanski :

les femmes accusent un homme au risque d'être accusées d'antisémitisme et de censurer un chef-d'oeuvre

 

 

 

J'accuse, de Polanski, cinéaste accusé de viol : sa vie est un roman et une suite de chefs-d'oeuvre. D'actes sexuels condamnables, sans doute, à la justice de trancher : s'il est coupable, il doit être puni (prison, grosse amende...).

 

Mais son film, lui, n'est pas coupable : il lutte au contraire contre le racisme, la bêtise militaire, l'antisémitisme...

 

Bien sûr, l'oeuvre, à voir et revoir, tellement elle est actuelle, parle de Roman : bouc émissaire, comme sa famille et tant de juifs, il montre sa solitude, il parle de lui, figure, comme Dreyfus de la victime de complots...

 

Mise en scène et acteurs sont excellents. On peut toutefois revenir sur le personnage central de Picquart, chef du contre-espionnage: l'histoire est vue de son point de vue, et d'une volonté d'héroïser ce militaire, qui défend l'innocent parce qu'il a une haute conception du devoir militaire. Sens du devoir mais préjugé à l'égard des juifs, de la part de ce soldat qui deviendra un homme politique et manque d'humanité à l'égard de Dreyfus (dernière scène).

 

Polanski a tort de faire de Picquart un héros, l'unique en fait dans ce film; or, restant du côté de l'armée et des antisémites, Picquart est froid, il n'a pas l'humanisme et le lyrisme de Zola; en outre il n'est pas le seul à enquêter : le film sous-estime le travail du frère aîné, Mathieu Dreyfus, comme l'écrit Vincent Duclerc, spécialiste de l'Affaire...
 

Malgré les cris -compréhensibles- des femmes contre un homme, il serait honorables qu'elles aillent voir ce film, qu'elles n'insultent plus le cinéaste, à moins d'être accusées d'antisémitismes, tant l'oeuvre démonte la machinerie d'un Etat et d'une armée broyant les libertés et les individus !

 

JPB

 

J'accuse est un drame historique franco-italien coécrit et réalisé par Roman Polanski, sorti en 2019. Il s'agit de l'adaptation du roman D. de Robert Harris, portant sur l'affaire Dreyfus.

 

 

 

  • Par devoir et sens de l'honneur, Picquart refuse d'obéir à ses chefs qui lui ordonnent d'étouffer l'affaire. Il est menacé, arrêté, emprisonné, mais persiste jusqu'à ce que la vérité éclate et que Dreyfus soit libéré et réhabilité. Pendant douze ans, cette « affaire » déchire la France de la Troisième République et fait scandale dans le monde entier.

 

 

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 10:23
M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya
M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya
M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya
M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya
M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya
M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya

M. Paul Muchir - Avec le professeur Castaner, Mariya Marenych et Olivia Henandez - P.Muchir de profil - Dessins de P.Muchir (C) Photos J.P.Bonnel - Affiche - Mariya

Retour à l'Université de Perpignan :

 

des années que je n'étais pas revenu au campus du Moulin à Vent. ..La bibliothèque ancienne est devenue bien petite...Elle est réservée à présent aux scientifiques.

 

La bib des Lettres est lus moderne, imposante, avec escalier presque monumental, vaste hall d'entrée, accueil pour les consultations livresques...A l'étage, une verrière spacieuse laisse entrer le jour gris de fin novembre : une architecture qui ne peut que ravir l'invité du jour, Paul Muchir, fils de Farid M., architecte connu ici, en Catalogne, où il a pensé et élevé des maisons fort originales... 

 

Paul a l'air austère, mais dès qu'il s'exprime, en commentant sa magnifique expo consacrée à ses multiples voyages au nord de l'Inde et en particulier au Rajasthan, il est passionnant. Décrivant les lieux et les temples ou moquées, les villes, il mobilise mille anecdotes et détails pittoresques, qui m'ont rappelé un voyage de plus d'un mois qui m'a conduit de cette Inde proche du Pakistan jusqu'au Népal... 

 

Le passé est revenu hier, mercredi, en ce lieu de jeunes et d'études, me rappelant mes lectures, mes propres études, et cet itinéraire exotique en territoire hindou, si attachant...

 

Merci à Mariya, étudiante russe en histoire de l'art, s'intéressant au patrimoine local, aux arts, marchés privés et galeries de Perpignan et des Pyrénées-orientales (but de son mémoire à l'université du Moulin à vent) : son objectif est de créer un lieu d'art, une galerie à Perpignan...Qui peut l'aider, l'encourager ???

 

J.P.Bonnel

PS. à partir de ce voyage, j'ai publié un roman : "Inde, la vie, la mort".

jean-pierre.bonnel@orange.fr  - 06 31 69 09 32 -

 

 
[EXPOSITION]
CROQUIS DE VOYAGE EN INDE DU NORD - PAUL MUCHIR
du 20 novembre 2019 au 15 décembre 2019
 

 

La BU Droit-Lettres accueille du 20 novembre au 15 décembre 2019 les croquis de voyage en Inde du Nord de Paul Muchir.

 

 

Bibliothèque Universitaire Droit-Lettres - Campus de Perpignan

Entrée libre et gratuite

 

Contact Culture Cendrine Hernandez 04 68 66 20 41

 

 

***Paul MUCHIR à la bibliothèque universitaire de Perpignan 

 

L’Architecture est la physionomie des nations (Custine). 

 

Architecte de vocation familiale, Paul Muchir effectue ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en section architecture de 1962 à 1967, où il obtient son diplôme au sein de l’atelier d’Eugène Beaudoin, où travaille Louis de Hoÿm de Marien, premier Grand Prix de Rome, dont il deviendra le collaborateur puis l’associé, jusqu’à assurer la continuité de son cabinet à la retraite de celui-ci ; il participera, entre autres opérations, à des projets à l’étranger, en Espagne, en Algérie et en Nouvelle-Calédonie. 

 

Après un premier voyage au Rajasthan en 1999, Paul Muchir reste saisi par le caractère multiculturel cosmopolite de l’Inde. La diversité architecturale, influencée à la fois par la civilisation moghole, islamique, hindouiste, bouddhiste et par l’Empire britannique colonial marque profondément l’architecte lors de son premier voyage. 

Paul Muchir charmé par ce pays et sa culture aux antipodes de nos conventionnelles sociétés occidentales y retournera de nombreuses fois.

« Croquis de voyage : Inde du Nord » vous invite à une échappée à travers le Pendjab, Rajasthan, Gujarat, Madhya et Uttar Pradesh, et à la compréhension de cette nation. 

 

*KHAN MUCHIR HUZOUR PAUL

Gérant de SOC ETUDES ET REALISATIONS IMMOBILIERES


KHAN MUCHIR HUZOUR PAUL a 73 ans ( naissance en 1945), il est Gérant de la société SOC ETUDES ET REALISATIONS IMMOBILIERES.

KHAN MUCHIR HUZOUR PAUL peut être contacté au siège de la société SOC ETUDES ET REALISATIONS IMMOBILIERES par courrier à l'adresse 8 RUE MALEBRANCHE 75005 PARIS 5 

 

© jean-pierre bonnel - 20 Novembre 2019

 

 

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 07:55
A.Badiou - Son livre sur la politique (réédition en poche "champs essais Flammarion"
A.Badiou - Son livre sur la politique (réédition en poche "champs essais Flammarion"

A.Badiou - Son livre sur la politique (réédition en poche "champs essais Flammarion"

Eloge de la politique

 

On peut être irrité par le philosophe communiste, qui, un temps maoïste, est aujourd'hui communiste.

Ces deux idéologies criminelles, qui causèrent la mort de millions de citoyens soviétiques et chinois, pourraient nous décourager de lire un essai consacré à l'idéal communiste, une belle utopie à laquelle on a pu croire et qui, à présent, a été enfermée dans les oubliettes de l'Histoire.

 

Badiou peut-il être le penseur capable de réactiver le marxisme, de lui redonner vie, à l'heure du capitalisme mondialisme conquérant, existant sous des dictatures qui se qualifient de régimes "communistes"..? Ainsi, la Chine...

 

Il affirme dès l'incipit la question de l'éthique :

la politique concerne la prise et l'exercice du pouvoir, mais il faut soumettre ce pouvoir à des normes : "la question centrale est : qu'est-ce qu'un pouvoir juste ?" Il s'agit de s'intéresser au côté positif de la politique, à définir comme justice, à pratiquer au coeur de la collectivité, parmi les citoyens, leurs relations, leurs aspirations à la liberté et à l'égalité...

 

Il faut revenir à l'étymologie du mot démocratie pour affirmer le pouvoir du peuple, l'action directe des citoyens et se méfier des simulacres et des "représentations" de la démocratie, la rendant décevante et illégitime : voter tous les 6 ans pour un maire qui concentre ensuite le pouvoir et la parole !!

 

"Nos représentants ne font que représenter et la plupart des questions importantes leur échappe" (échelon de la Région, de l'Etat, de l'Europe, du libéralisme conquérant !), ce qui signifie qu'un élection, qu'un aspiration au changement radical ne peuvent se concevoir, non dans l'espace du local, ou du nationale, pas dans un seul pays, mais dans un ensemble, européen, par exemple...

 

Nus vivons, ressentons une "dépossession démocratique, écrit Badiou page 18), citant Rousseau.

Plus loin, le philosophe affiche sa conviction que le communisme est encore la voie  suivre : "il faut continuer à l'appeler ainsi; renoncer à ce mot n'est jamais qu'entériner une défaite."

 

"C'est un joli nom, Camarade", chantaient Ferrat/Aragon. Badiou peur dire "C'est un joli nom, Communisme."

 

Ensuite, Badiou pourfend la gauche socialiste (p.25), la social-démocratie, souvent criminelle, elle aussi (sauf la figure de Rosa Luxembourg (p.28).

Le chapitre attendu est sur le stalinisme : ce "communisme "est clairement défini : "c'est de l'ordre du crime, tout le monde est d'accord là-dessus"...passons à autre chose, la réactivation du communisme, en revenant aux principes de bases (p35...), à la défense du monopole d'Etat, à la dialectique (p.61).

 

Enfin, face à l'échec des révolutions (p. 65), que faire..? Vous le saurez en lisant ce petit grand livre motivant....

 

JPBonnel

 

 

Alain Badiou

Éloge de la politique

    • Avec la collaboration de : Aude Lancelin

«Machiavel a largement défini la politique comme un art souverain du mensonge. Elle doit pourtant être autre chose : la capacité d’une société à s’emparer de son destin, à inventer un ordre juste et se placer sous l’impératif du bien commun.»

  • Café Voltaire
  • Paru le 18/10/2017
  • Genre : Philosophie
  •  
  • « Eloge De La Politique » L’hypothèse Communiste D’alain Badiou
  •  
  •  
  • Qu’est-ce que la politique ? L’hypothèse communiste ? Les révolutions sont-elles mises à l’épreuve de l’histoire ? De quoi la gauche est-elle aujourd’hui le nom ? L’élection de Macron est-elle un coup d’État démocratique ? Autant de questions fondamentales et très contemporaines que pose le nouvel essai que le philosophe français communiste Alain Badiou publie sous formes d’entretiens avec la journaliste Aude Lancelin.
  •  
  •  
  • Dans la série des éloges, et après Éloge de l’amour, Éloge du théâtre, Éloge des mathématiques nous parvient ce nouvel éloge, un éloge de la politique, confectionné avec le talent qu’on lui connaît d’Aude Lancelin, dans le rôle de la journaliste-philosophe qui questionne habilement le philosophe de la rue d’Ulm, communiste et ancien maoïste Alain Badiou. Inutile de rajouter que, dans les rangs de l’université française, il ne fait pas toujours bonne presse, et, que ses livres ne sont pas tous aussi faciles d’accès que ses éloges. Je vous renvoie par exemple à L’Être et l’Événement, Le Nombre et les Nombres, Court traité d’ontologie transitoire.
  •  
  • Le pouvoir au peuple

 

  • Qu’est-ce que la politique pour Alain Badiou ? Pas celle que l’on voit à longueur de temps sur nos écrans de télévision, ni celle qui défraie la chronique judiciaire et fait les choux gras des médias à scandales. Il est vrai que la désaffection du politique par le peuple depuis déjà plusieurs décennies en dit long sur la décadence du politique et l’appauvrissement du concept à notre époque. Badiou ne vote d’ailleurs plus depuis mais 68, et, finalement, avec le temps il est de moins en moins seul à choisir cette option démocratique. Mais Badiou est-il vraiment un démocrate ?

 

  • À la lecture de cet opus on peut répondre par l’affirmative, mais alors dans l’acception grecque du terme : démos/cratos (pouvoir par le peuple), car « ce “pouvoir du peuple”, loin d’inclure l’idée d’une représentation, la rend légitime. » Mais ce que l’on doit aussi retenir de Badiou, c’est ce que l’on ne dit jamais dans les médias, à savoir que le système politique, plutôt inspiré de Machiavel est aujourd’hui « un art souverain du mensonge », alors qu’il devrait être à l’inverse « une procédure de vérité », et que la politique doit être « organiquement liée à la catégorie de la justice ».
  • D’emblée, on voit qu’avec Badiou la politique doit se défaire des manigances, des ruses et du mensonge, de l’apport de la philosophie de ce philosophe italien Nicolas Machiavel, auquel elle s’est trop longtemps rattachée.
  •  
  • «Ce que je pense, c’est que la politique revient à faire exister une idée dans une situation. Pour « faire » de la politique, il faut non seulement avoir une vision réfléchie et soumise à la discussion générale de ce que la collectivité peut et doit devenir, mais aussi une expérimenter cette idée, cette vision, à l’échelle où on peut le faire. »
  •  
  • Or, et c’est probablement le nœud de ce livre, la seule voie pour atteindre cette dimension de vérité en politique, est pour Badiou, « la voie communiste », car, elle « est la mise en œuvre de la conviction que ce qui est commun, le bien commun, doit effectivement être exercé en commun ».

 

  • Vers un communisme philosophique ?

 

  • La grande affaire de Badiou est donc l’installation du communisme dans nos sociétés démocratiques, alors qu’il est passé à l’inventaire et à la liquidation définitive. Liquidation du mot et évidemment « liquidation de la voie ». Mais si, pour le philosophe français, cette opération doit avoir lieu, c’est bien sûr pour combattre le capitalisme « ce “héros” […] devenu pauvre type », et la concentration hors-norme du capital entre quelques rares mains dans le monde. C’est donc une opération sauvetage à laquelle se livre Badiou, et c’est un humanisme qui se déploie dans les pages de ce merveilleux petit livre, qui explique par ailleurs le coup d’État démocratique auquel s’est livré Emmanuel Macron récemment, ce « larbin de l’oligarchie » faisant à ce jour, du camp des abstentionnistes le « seul camp raisonnable ».
  • Une lecture toujours très juste de la comédie du pouvoir, de la déréliction des institutions démocratiques, et du triomphe du capitalisme sauvage et du naufrage de la démocratie par un philosophe qui n’a ni sa langue dans sa poche, ni l’appareil critique et conceptuel autorisé par nos maîtres-à-penser modernes.

 

  • Alain Badiou, Aude Ancelin, Éloge de la politique, Flammarion,  « Café Voltaire », octobre 2017.
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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 08:57
A.Gélis (casquette) avec Matagna Ophee et Jacques Quéralt (photo JPB) - Courrier du galeriste F.Roulette - Tableaux d'A.Gélis : Eternité, L'Arlésienne, L'Ille d'Arc -
A.Gélis (casquette) avec Matagna Ophee et Jacques Quéralt (photo JPB) - Courrier du galeriste F.Roulette - Tableaux d'A.Gélis : Eternité, L'Arlésienne, L'Ille d'Arc -
A.Gélis (casquette) avec Matagna Ophee et Jacques Quéralt (photo JPB) - Courrier du galeriste F.Roulette - Tableaux d'A.Gélis : Eternité, L'Arlésienne, L'Ille d'Arc -
A.Gélis (casquette) avec Matagna Ophee et Jacques Quéralt (photo JPB) - Courrier du galeriste F.Roulette - Tableaux d'A.Gélis : Eternité, L'Arlésienne, L'Ille d'Arc -
A.Gélis (casquette) avec Matagna Ophee et Jacques Quéralt (photo JPB) - Courrier du galeriste F.Roulette - Tableaux d'A.Gélis : Eternité, L'Arlésienne, L'Ille d'Arc -
A.Gélis (casquette) avec Matagna Ophee et Jacques Quéralt (photo JPB) - Courrier du galeriste F.Roulette - Tableaux d'A.Gélis : Eternité, L'Arlésienne, L'Ille d'Arc -
A.Gélis (casquette) avec Matagna Ophee et Jacques Quéralt (photo JPB) - Courrier du galeriste F.Roulette - Tableaux d'A.Gélis : Eternité, L'Arlésienne, L'Ille d'Arc -
A.Gélis (casquette) avec Matagna Ophee et Jacques Quéralt (photo JPB) - Courrier du galeriste F.Roulette - Tableaux d'A.Gélis : Eternité, L'Arlésienne, L'Ille d'Arc -

A.Gélis (casquette) avec Matagna Ophee et Jacques Quéralt (photo JPB) - Courrier du galeriste F.Roulette - Tableaux d'A.Gélis : Eternité, L'Arlésienne, L'Ille d'Arc -

Artistes d'ici : Alain Gélis 

 

Paul MUCHIR à la bibliothèque universitaire de Perpignan - Lumière d'encre à Céret - 

 

Paul MUCHIR à la bibliothèque universitaire de Perpignan

mardi 19 novembre à 17h

L’Architecture est la physionomie des nations (Custine). 

 

Architecte de vocation familiale, Paul Muchir effectue ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en section architecture de 1962 à 1967, où il obtient son diplôme au sein de l’atelier d’Eugène Beaudoin, où travaille Louis de Hoÿm de Marien, premier Grand Prix de Rome, dont il deviendra le collaborateur puis l’associé, jusqu’à assurer la continuité de son cabinet à la retraite de celui-ci ; il participera, entre autres opérations, à des projets à l’étranger, en Espagne, en Algérie et en Nouvelle-Calédonie. 

 

Après un premier voyage au Rajasthan en 1999, Paul Muchir reste saisi par le caractère multiculturel cosmopolite de l’Inde. La diversité architecturale, influencée à la fois par la civilisation moghole, islamique, hindouiste, bouddhiste et par l’Empire britannique colonial marque profondément l’architecte lors de son premier voyage. 

 

Paul Muchir charmé par ce pays et sa culture aux antipodes de nos conventionnelles sociétés occidentales y retournera de nombreuses fois.

 

« Croquis de voyage : Inde du Nord » vous invite à une échappée à travers le Pendjab, Rajasthan, Gujarat, Madhya et Uttar Pradesh, et à la compréhension de cette nation. 

Novembre 2019

Lumière d'Encre

Photographie contemporaine

 

Novembre à Céret, c'est le mois de la photographie. Nous réunissons les acteurs de la photographie avec une dizaine d'expositions dont quatre sous le commissariat de Lumière d'Encre :

Galerie Lumière d'Encre à Céret 66400


CECI EST UN CHIEN
Exposition canine
Acte 2

Le portrait des chiens et de leurs propriétaires renvoie à la présence du domestique, de la domestication, de la domination. Il existe une multitudes de formes de vies de chien : du chien errant qui fait meute pour survivre et qui conteste l’ordre établi, à l’image des nomades que nos civilisations tentent en vain de sédentariser, en passant par les chiens-utiles (de chasse, d’aveugle, de garde, de dépistage et de sauvetage…), jusqu’aux chiens qui remplacent la compagnie des humains et que l’on traite à parité, que l’on habille et toilette parfois ou qui dorment dans la rue comme leurs maîtres.
Ici le chien est une borne frontière, à la fois sociale et géographique. Les photographies suggèrent la réflexion, sans l’imposer.

à la Galerie Lumière d'Encre
47, rue de la République
66400 Céret
Ouvert du Mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h

Chaque deux mois, nous proposons notre espace d'exposition pour vos travaux prêts à être exposés. Nous assurons le vernissage, la surveillance de l'exposition, la communication et le logis pour le montage et le vernissage ainsi qu'un défraiement. Envoyez-nous vos propositions à lumieredencre@free.fr et venez goûter la convivialité de la maison et de Céret.

Pour que vive l'art, nous avons besoin de vous.

Vous pouvez donner et/ou adhérer à Lumière d'Encre soit par le site de l'association, soit par la structure HelloAsso, en utilisant le lien suivant : Campagne de dons et d'adhésions 2019

Le don à Lumière d'Encre ouvre droit à une réduction fiscale car il remplit les conditions générales prévues aux articles 200 et 238 bis du code général des impôts.Particulier : vous pouvez déduire 66% de votre don dans la limite de 20% de votre revenu imposable.Entreprise : L’ensemble des versements à Lumière d'Encre permet de bénéficier d’une réduction d’impôt sur les sociétés de 60% du Montant de ces versements, pris dans la limite de 5 / 1000 du C.A. H.T. de l’entreprise. Au-delà de 5 / 1000 ou en cas d’exercice déficitaire, l’excédent est reportable

 

 

Marcos CARRASQUER

"Jours de folie"

&

Rosa LOY

 

"Préservation du temple"

Du 12 octobre au 22 décembre 2019

du mardi au dimanche

de 14h à 18h

Au CAC àcentmètresducentredumonde

3, avenue de Grande Bretagne. 66000 PERPIGNAN

www.acentmetresducentredumonde.com

Peintre d’origine espagnole, né en 1959 aux Pays Bas, Marcos Carrasquer vit et travaille à Paris.

« Si Francisco de Goya portraiturait avec raillerie les ravages du temps sur deux vieillardes parées de richesses futiles, Marcos Carrasquer à son tour peint les vanités de notre époque. Les traits fatigués, aigris ou vicieux rivalisent de disgrâce comme pour mieux ridiculiser la superficialité des apparences. Cette hyper-superficialité, omniprésente, étouffe notre mal-être, nous rend stérile face à l’horreur, nous fait perdre la mémoire. Ces livres et ces horloges incarnent ainsi la dilution du lointain souvenir qui s’efface au fil des heures… Les réminiscences de l’extrémisme, de la corruption et des atrocités du passé n’altèrent en rien notre imperturbable tranquillité… Focalisés sur l’instantanéité de notre téléphone ou l’allure de notre physique, nous sommes ces êtres devenus uniformément beaux mais emplis de défauts innombrablement laids ».

Anne-Laure Peressin, Les vanités de notre temps.

 

http://marcoscarrasquer.com/w

 

 Interview Marcos Carrasquer par Patrick Noël:

 https://www.youtube.com/watch?v=xh6TVXfBfHo&feature=youtu.be

 

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 10:06
J'ai aimé Pénélope à Cadaquès
J'ai aimé Pénélope à Cadaquès
J'ai aimé Pénélope à Cadaquès
J'ai aimé Pénélope à Cadaquès

J'ai aimé Pénélope à Cadaquès...

 

 

Ma sirène, elle voulait qu'on plonge dans la baie et qu'on nage jusqu'au rocher : j'ai peur de l'aile des requins et je redoute encore plus l'eau froide...

 

Alors, on a marché jusqu'à Santa Maria la blanche au-dessus des toits fauves et je me suis rappelé le concert de Lagoya devant le retable baroque : j'avais rédigé un compte-rendu pour l'édition Costa Brava, il y quelques longues lurettes... 

C'était un lointain avant-hier, l'ado...  

Hier, les orgues jouaient, mues par un musicien invisible... Je devenais quasi croyant...

 

Les ruelles de Cadaquès-la-blanche sont malaisées à monter, pavées de galets, de pieuses intentions, et de schistes pareils à des couteaux sur la plante des pieds. On préfère descendre : le spectacle d'un porche encadrant une portion de mer vous invite à l'aventure amoureuse...

 

Fatigués par tant de beauté d'architecture, nous sommes allés à la Gambina manger une paëlla à la langouste de Sant-Feliu...Elle m'a raconté, la Pénélope, qu'autrefois, petite Lolita de 15 ans, elle était serveuse dans ce restaurant...Plutôt, elle travaillait dans les cuisines : elle excitait trop les clients avec sa démarche d'effrontée...

 

D'ailleurs elle a évoqué longtemps ces souvenirs avec la Manuela, patronne accorte qui m'offrit una San Miguel très fraîche. Pendant qu'elles parlaient, l'ancien compagnon, Pablito, me raconta ses images du passé en compagnie de Dali...

 

On sortit dans le soleil encore présent et fort d'un novembre dominical...On marcha du Casino à la maison bleue, du passeig au phare, pour s'arrêter encore une fois à L'Amistat, le temps de boire un largo, puis un Americano, et regarder les tableaux dans la longue salle...

 

On était éreinté..Il ne restait plus qu'à regagner l'hôtel isolé dans la rade culturelle : là, dans une houle de draps blancs, elle me montra enfin ses beaux seins blancs. Je me mis aussi à aimer ses fesses, bien ferme et rebondies : je devins soudain petit cabri...

 

JPB

 

 

La LIDIA de CADAQUES - l'écrivain RAHOLA

 

 

Les males llengües diuen que va heretar les facultats de bruixa de la seva mare i també el sobrenom de Sabana, creuen que tenia la facultat de convertir-se en gos, de viatjar a velocitats impensables o de controlar el temps però també que va ser la responsable de la demència del seu marit que va acabar suïcidant-se i la dels seus fills que van ser ingressats en un sanatori mental a Salt.

La seva amistat amb Víctor Rahola i Trèmols un escriptor i metge de Cadaqués que recomanava l’hostal als seus amics li va obrir el camí per conèixer personatges tan famosos com Picasso, Josep Puig i Cadafalch, Garcia Lorca i el que va tenir una relació més entranyable amb ella, Eugeni d’Ors, el gran Xènius.

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 11:46
Stéphanie LIGNON, Joan Llorenç Solé, Davy Kilembé (dans le désordre) - 2 Gypsies KINGS de St-Jacques -
Stéphanie LIGNON, Joan Llorenç Solé, Davy Kilembé (dans le désordre) - 2 Gypsies KINGS de St-Jacques -
Stéphanie LIGNON, Joan Llorenç Solé, Davy Kilembé (dans le désordre) - 2 Gypsies KINGS de St-Jacques -
Stéphanie LIGNON, Joan Llorenç Solé, Davy Kilembé (dans le désordre) - 2 Gypsies KINGS de St-Jacques -
Stéphanie LIGNON, Joan Llorenç Solé, Davy Kilembé (dans le désordre) - 2 Gypsies KINGS de St-Jacques -
Stéphanie LIGNON, Joan Llorenç Solé, Davy Kilembé (dans le désordre) - 2 Gypsies KINGS de St-Jacques -

Stéphanie LIGNON, Joan Llorenç Solé, Davy Kilembé (dans le désordre) - 2 Gypsies KINGS de St-Jacques -

Présentation de« Groc », le nouveau CD de Joan Llorenç Solé, 

samedi 16 novembre, 19 h 30, salle des fêtes d'Elne...

 

« Après quatre ans d’absence, l’artiste nord-catalan Joan Llorenç Solé présente « Groc », son nouvel opus, gravé en avril dernier  à Estavar.

 

Estavar : c'’est dans ce petit village de Cerdagne, au sein du parc l’Escapade, qu’il aime à se retrouver, à écrire et à composer ses chansons. C’est donc sans hésitation qu’il a enregistré, pour la seconde fois, dans ce havre de paix, en compagnie de ses musiciens.


« Groc » (à savoir :  jaune) est le titre de ce nouvel album, dynamique et riche de nouvelles teintes sonores. Une section de cuivre étoffée et les excellentes voix féminines d'Anne-Erell Tor et de Betty Coll épaulent l’artiste pour la première fois. Ainsi, la voix chaleureuse et émouvante du chanteur baryton  s’exprime-t-elle pleinement.


Joan Llorenç Solé signe huit titres sur treize, avec cette passion qui le transporte et qui lui permet de mettre en valeur sa culture, son patrimoine, ses amis, sa vie. « Ploro per dins », en est un excellent exemple. Ce titre, s’inspire de la lettre ouverte, écrite par Carme Forcadell, lors de son transfert de la prison de Madrid vers celle de Figuères. Il a fallu obtenir l’accord de la famille de Carme Forcadell,ex-présidente du parlement de Catalogne et aujourd'hui, hélas !prisonnière politique, pour travailler cette chanson. La voix de Carme Forcadell, intégrée au morceau, le  ponctue et de tendresse et d’espoir.
« Escrivim la historia » ou « A sota la bandera »  évoquent  le lacet jaune (el llaç groc), symbole de démocratie, qui a donné le titre à l’album. « La listique » d' Albert Bueno  et  « El meu país » de Teresa Rebull témoignent de la relation vernaculaire portée à une terre maternelle voire ancestrale que  l'on est bien souvent obligé d'abandonner , mais à laquelle l'on demeure à jamais viscéralement enraciné. 

Pour Joan Llorenç, ses amis : Joan Iglesis et Enelji signent quatre textes originaux.
La Cerdagne, lieu de prédilection de l’artiste, est omniprésente dans une œuvre qui met en avant « Llívia », enclave catalane en territoire français. Assimilée pour l’occasion à un célèbre village de la Gaule antique, qui lutte contre l’envahisseur, Llívia se présente telle la capitale résistante du monde. Et « libre » , qualificatif qui s'apparente à son nom,  en devient son surnom et son emblème.

 

C’est avec ses amis du « Cochon Rouge » que Joan Llorenç organise la présentation de son nouvel opus, le samedi 16 novembre, autour d’une ouillade  mitonnée par le chef émérite Franck Borelle, grand ami de l’artiste. A partir de 19h 30, la salle des fêtes d’Elne accueillera les convives, appelés à savourer un plat catalan, préparé au feu de bois, à l'ancienne, dans des marmites de fonte. A 21h, l’orchestre, formé de 9 musiciens, entrera en scène.
Toute l’équipe de l’association « Traditions Catalanes » vous attend pour une soirée dont le maître-mot est convivialité.

 

Jean IGLESIS

 

Vous pouvez d'ores et déjà réserver votre soirée au tarif de 12 € par personne au 07 83 82 14 13. »

Davy en concert ce vendredi 15 novembre à 20h30 à la Casa musicale de Perpignan, entrée 5 euros...

 

♦ Plate-forme participative – Soutenez la sortie du 7e album de Davy Kilembé

Après son EP en février dernier, Davy Kilembé s’apprête à sortir Chansons d’amour et de colère. Un album prévu pour la fin de l’automne et composé de 11 titres. Dont certains ont d’ailleurs déjà été rodés en live. Ce nouvel opus a démarré après une résidence dans l’Ariège il y a tout juste un an. Davy Kilembé renoue avec la formation type trio et ne lâche plus ses acolytes, le batteur Eric Flandrin et le contrebassiste Guillaume Bouthié.

“Les thèmes abordés dans ce disque sont contrastés, j’y chante mes amours et mes colères. Chacun d’entre nous est plein d’ambivalence, ni tout noir, ni tout blanc….c’est ce qui m’a guidé dans la création des chansons. J’y suis accompagné par la même équipe que sur « Danser les mots » mon album précédent.”

Comme pour sa précédente production Danser les mots, Davy fait appel à votre générosité. 56 contributeurs ont déjà participé à sa campagne sur la plate-forme Kiss Kiss Bank Bank. Un soutien ira aux cachets des musiciens et techniciens, aux mastering et photos, ainsi qu’à la fabrication de l’album et à sa promotion. Selon vos moyens, vous pouvez participer à différents niveaux contre différentes contreparties (album, affiches, invitation)... voir site de la Casa...

Apéro-concert

Stéphanie Lignon chante Barbara

Samedi 16 novembre à 19h

 

Stéphanie Lignon fait revivre les plus grandes chansons de Barbara. Entre émotions et sensibilité ce spectacle rend hommage à la « longue dame brune ». Elle est accompagnée à l’accordéon par Cécile Camarasa.

A l’occasion de l’apéro-concert, le vigneron partenaire sera le Domaine Pelissier de Millas. Il présentera ses produits et proposera une dégustation. (À consommer avec modération) 

  • Durée : 1h30 
  • Tarif : 5€ (gratuit moins de 12 ans) 

Jauge limitée – Réservation conseillée
NOUVEAU: Assis-debout en salle modulable

Billetterie ouverte du lundi au vendredi de 14h à 18h
et le soir du spectacle de 18h jusqu’à la fin de la représentation

04.68.38.34.95
www.theatre-de-letang.fr

 

 

Dimanche 17 novembre 2019 à 18h

 

au Théâtre de l'Étang à Saint Estève

Devoir de Mémoire par Georges SENTIS

 

Devoir de Mémoire ? Plutôt, quelle mémoire créer pour aujourd'hui et demain.

De l’injonction de témoigner faite aux anciens résistants et aux survivants de la déportation, le concept de devoir de mémoire est devenu une obligation morale faite aux états et aux citoyens de se souvenir d'un événement historique tragique et de ses victimes, afin de faire en sorte qu'un événement de ce type ne se reproduise pas. L’intervention des états à travers des lois mémorielles, pose divers problèmes. D’abord celui de voir minorer le travail personnel de mémoire. Puis, parfois, les nouvelles générations refusent ce devoir de mémoire, en ayant assez d’être culpabilisées du fait des crimes des générations passées. Enfin, le devoir de mémoire transformé en "religion laïque", génère une concurrence mémorielle liée aux revendications identitaires de minorités (sexuelles, religieuses ou ethniques). Aussi, bien que certains groupes utilisent la mémoire nationale et l’identité nationale à des fins partisanes, la création d’un récit national unifiant les mémoires communautaristes, est un enjeu décisif pour la société française.

Pour revivifier l’identité nationale que l’on a d’ailleurs bien du mal à définir, la solution miracle serait la Mémoire, le Roman national. D’où le détournement du concept de « devoir de mémoire » : celui-ci était à l’origine l’injonction faite aux acteurs (résistants, déportés) de témoigner de leur vécu. Aujourd’hui, on voudrait que les citoyens se souviennent. Mais de quoi ? Et pourquoi ?

 

Georges Sentis, docteur en Histoire, professeur honoraire d’Histoire, s’est intéressé à la culture ouvrière dans l’Europe du Nord-Ouest et a milité dans diverses associations tant d’Histoire que de Mémoire. Il préside aux destinées des comités départementaux de l’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance et de l’Institut d’Histoire Sociale de la CGT.

Café débat en entrée libre et gratuite

dans la limite des places disponible

 

Pour tous renseignements :

Les Rendez-Vous de Saint Estève

Site : www.rdvse.fr

Mel : rdvse@rdvse.fr

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 12:25
Canet-plage - Le Barcarès : bateau ensablé
Canet-plage - Le Barcarès : bateau ensablé
Canet-plage - Le Barcarès : bateau ensablé

Canet-plage - Le Barcarès : bateau ensablé

Pays catalan, pays claquemuré

 

Un train de marchandises qui ne quitte plus Perpi pour Paris...

Des TER bloqués à Montpellier à cause des inondations (dégâts sur les rails)... La ville isolée, telle une île. Un archipel, disent certains...

 

Une côte où les bateaux sont à l'arrêt, immobiles, ensablés. Statues, objets touristiques, curiosités nées de l'imagination municipale apte à capter le chaland. Lydia au Barcarès. Installation à Canet-plage : de la promenade maritime, impression d'être à la proue, face à la mer, en partance pour l'Afrique...

 

Algérie, Maroc, Tanger, c'était des départs depuis Port-Vendres. Désormais, les cargos à bananes dominent et la ville se meurt, comme les anciennes catalanes, les chaluts, les sardinals...

 

Pays de Frontières : montagne, Catalogne divisée, France/Espagne : pour manifester, saper l'économie espagnole, les indépendantistes ajoutent de la frontière à la frontière. Se claquemurent pour un simulacre d'autonomie. Gêner la circulation, arrêter les camions...Mieux à faire qu'à empêter ceux qui n'y sont pour rien ? Entourer Madrid..?

JPB

Galerie Odile Oms

Du 15 novembre au 4 janvier 2020 

nous vous invitons à venir découvrir l’ exposition de  Francesca CARUANA

 

BOIS MIGRANTS

Vernissage le vendredi 15 novembre à partir de 18 h.

 

L’ouvrage « Bois migrants », VOIXéditions,  sera présenté à cette occasion.

La galerie est ouverte du mardi au samedi de 10h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 19 h.

Quelques œuvres sont déjà visibles sur le site de la galerie :

http://www.odileoms.com/francesca-caruana.php

 

Dans l’exposition Bois migrants, Francesca Caruana s’est attachée à une métaphore de la migration. 

 

Les bois coupés dérivant sur les fleuves, ces arbres qui ne sont rien d’autre que des os du paysage, leurs fibres colorées qui se transforment en objets concourent au rappel des premières images de sa propre arrivée en France. Témoin de ces camions débarqués du Gabon avec leurs chargements de troncs à chair rouge, l’artiste montre une déclinaison de l’arbre et du bois pour livrer son approche poétique ou critique. La plasticité du détournement des formes et matières se fonde sur la gestualité et se réfère au déplacement, au détail. L’exposition est accompagnée d’un texte au titre éponyme (éd. Voix).

- - -

 

Accueillant le quatrième volet de la résidence La cave, la galerie du FILAF, qui soutient activement le projet depuis ses débuts, présentera à partir du du 15 novembre les rendus du passage des artistes Martine Vial et Clara Claus.

 

Ce projet de résidence a pour objet d’inviter des artistes à séjourner dans une cave située dans les profondeurs d’un ancien fort militaire sur les hauteurs de Port-Vendres. Cette résidence est un lieu d’expérimentation artistique propice à une expérience intérieure. Pensée comme dispositif provoquant une plongée dans un univers atemporel, l’artiste est enfermé dans la cave pour une durée définie de 48 H minimum. Sans moyen de communication avec l’extérieur ni lumière naturelle, le pensionnaire est soumis à un changement radical de repères et des contraintes austères l’invitant à se retrouver face à lui-même et à l’acte de création. Ce temps, loin du flux médiatique et des réseaux sociaux, se veut propice à une exploration spacio-temporel de la mémoire et à la prise en compte des données irrationnelles de l’expérience face à l’inspiration artistique. 

 

Une caméra est laissée à disposition dans l’espace de la cave. Il est demandé à chaque artiste de documenter son expérience à sa convenance. Un film expérimental et documentaire, montés à partir des différentes séquences filmées dans la cave, est en cours de réalisation et sera présenté lors du vernissage. 

 

Les projets réalisés durant la résidence sont présentés au public sous forme d’une exposition à la galerie du filaf ainsi que sous forme de micro-éditions produite par la galerie. 

 

Le 15 novembre à 19 h à Galerie Librairie du Filaf      4 bis place Grétry, 66000 Perpignan

 

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 09:04
Etoiles juives, mais vertes, dans la rue Jeanne-d'Arc de Perpignan (photo JPB) - Renaud Camus

Etoiles juives, mais vertes, dans la rue Jeanne-d'Arc de Perpignan (photo JPB) - Renaud Camus

"Les aspects, les qualités des choses évoluent entre leurs contraires : c'est la loi du remplacement des contraires." Héraclite d'Ephèse

 

(photo : étoiles vertes à Perpignan...Actions d la part de militants israëlites après la manif "anti-islamophobie"..?

 

 

*Le concept de "grand remplacement" (cf. article récent sur Renaud Camus) attise la haine.

 

Il s'agit du slogan obsessionnel de la droite extrême  selon laquelle la population française "de souche" va disparaître car remplacé par une autre "ethnie" non-européénne...

Il s'agirait, dans les banlieues d'un "génocide par substitution". Comme l'explique le grand dossier du Monde (10-11-12 novembre derniers) : R.Camus, aux origines de la haine, citant les nationalistes français de la fin du 19° siècle, qui utilisaient la même formule. C'est l'écrivain Maurice Barrès, anti-dreyfusard: cette triste affaire de l'officier juif accusé de trahison, revient avec la sortie du film de Polanski. Il n'est pas innocent que le directeur de Médiapart, (ami des Arabes et musulmans -cf son livre, et sa participation à la manif anti-islamique où paradent des Frères musulmans, des intégristes..., sorte le témoignage d'une actrice "violenté" par l'acteur, juif diffusant un film sur le juif Dreyfus... 

Et le directeur de Médiapart ne voit pas d'ambiguité avec l'utilisation d'une étoile jaune dans la manif...

 

**Mythe démonté par le monde scientifique : la population française (et mondiale) a toujours procédé d'un métissage. Quand les immigrés arrivent, ils deviennent un peu de nous et inversement, déclare un démographe célèbre. 

Les unions mixtes font que dans une génération la population sera à 50 % Français de souche/Immigrés...

 

 

 

Identité, racisme, remplacement : la religion comme arme avancée des pouvoirs (financiers, terroristes...)

 

 

*Cette photo qui a fait scandale n'a en fait été regardée par personne mais a été abondamment commentée! L'étoile n'est pas l'étoile de David mais l'étoile musulmane qui représente les 5 piliers de l'islam alors que l'étoile de David qui est un symbole millénaire de plusieurs cultures et religions, possède 6 branches.

Ce double triangle symbolise le lien des dimensions intérieures et extérieures de Dieu, de la Torah et d'Israel. Le croissant représente le dernier croissant de lune qui marque la fin du mois de ramadan.

Quant au fait qu'il soit jaune au lieu de vert, couleur de l'islam, cette couleur n'est quand même pas la propriété des juifs! S'il avait été rouge, que n'aurait on pas dit!

(Michèle Marty)

 

* cette explication paraît convaincante ! mais jouer avec la couleur jaune n'est pas innocent : cela entraîne l'ambiguïté et "joue" avec l'antisémitisme... JPB

 

**Quand une certaine "gauche" défile avec les les religieux, les salafistes, les antisémites...

La marche funèbre de la gauche bigote (F-O. Giesbert)
By Haï - Nov 12, 2019023

Franz-Olivier Giesbert : La marche funèbre de la gauche bigote

11 novembre 2019 Par Franz-Olivier Giesbert


Cette « gauche islamisante », qui se croit progressiste en s’associant dimanche à la marche contre l’islamophobie, trahit les valeurs de ses aînés.

Si la gauche française fait de plus en plus penser aux morts-vivants des films d’horreur, c’est parce que, depuis quelque temps, une partie non négligeable d’entre elle renie son histoire et piétine ses valeurs. Incarnation de la laïcité pendant des générations, la voici désormais enclouée dans la religiosité, la cagoterie.

Imagine-t-on Jaurès, Clemenceau, Guesde défiler au milieu des curés, des ostensoirs et des encensoirs, pour dénoncer une législation liberticide, avant l’adoption de la loi de 1905, séparant l’Église et l’État ? Que leurs prétendus héritiers, les Mélenchon, Autain, Hamon, se commettent aujourd’hui avec l’islam le plus obscurantiste, c’est bien la preuve que cette gauche a la tête à l’envers.

Après les grenouilles de bénitiers, voici venu le temps des pigeons de tapis de prière. À l’appel, entre autres, du très louche Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), ces soi-disant républicains se retrouvent côte à côte avec des Frères musulmans aussi mielleux par-devant qu’ils sont totalitaires par-dessous (1), ou des prédicateurs salafistes glorificateurs du « viol conjugal », pour demander le retrait de « lois liberticides » (celle de 2004 contre les signes religieux à l’école et celle de 2010 interdisant le voile intégral). Oh, le beau monde !

La vieille droite chrétienne de la fin du XIXe n’a tiré aucun profit de ses décennies de concubinage avec la hiérarchie catholique.

Elle était même à l’agonie quand a été consacrée, en 1905, la laïcité à la française. Le même sort attend cette gauche fatiguée qui est devenue l’alliée objective – pour ne pas dire « l’idiote utile » – de l’islamisme. Ces jocrisses ont tout perdu, la morale, le sens commun.

La haine contre les juifs se traduit par trois fois plus d’actes violents que celle qui vise les musulmans.

Que la gauche ait décidé de manifester contre l’islamophobie, pourquoi pas ? Les statistiques officielles montrent que la haine contre les juifs se traduit par trois fois plus d’actes violents que celle qui vise les musulmans.

Sans parler des listes de juifs qui circulent sur Twitter, comme au temps du IIIe Reich, et où figure, entre autres, le nom de votre serviteur qui n’est pas juif, mais dont le grand tort est de défendre la communauté juive et le droit d’Israël à l’existence. Les cafards sont de retour.

Depuis 2006, plus de dix Français juifs ont été assassinés en tant que juifs par des islamistes, alors qu’aucun islamiste n’a été tué, que l’on sache, par des extrémistes juifs. Mais ce sont les islamistes qui seraient les victimes ! Électoralement, il est vrai que les juifs ne pèsent pas très lourd.

S’ils se sentent abandonnés par une certaine gauche, c’est parce que, par calcul électoral moins que pour bêtise crasse, elle a jeté son passé par-dessus bord : jadis fascinée par le totalitarisme communiste, elle est aujourd’hui en pâmoison devant l’islamisme politique.

Ne sachant plus où elle habite, cette gauche islamisante est prête à tout pour ramasser des voix. Frappée de berlue, elle a fini par confondre, à l’instar d’Edwy Plenel, les musulmans avec les « damnés de la terre, » comme dit l’Internationale, sur des paroles d’Eugène Pottier.

En plus, ses grands échecs (stalinisme, maoïsme, etc.) ont nourri en elle une telle exécration de la société que ses apparatchiks sont prêts à toutes les alliances, fussent-elles contre nature, comme au temps des fronts communs entre nazis et communistes, dans l’Allemagne du début des années 1930. Staliniens, salafistes, trotskistes, maoïstes, Frères musulmans, même combat !

« C’est une trahison historique impardonnable », déclare Amine El Kathmi, président du Printemps républicain, élu avignonnais, musulman pratiquant, laïque militant, auteur d’un incisif et courageux Combats pour la France (2) que vous devez lire de toute urgence si vous croyez encore que tous les enfants d’immigrés sont tombés dans l’islamisme politique, maladie sénile des marcheurs de la honte.

« L’islamophobie, dit El Kathmi, c’est un terme imposé par les islamistes pour empêcher la critique de la religion. Moi, la haine contre les musulmans me révulse, mais je veux que, dans ce pays, nous puissions collectivement garder le droit de nous moquer des religions. »
Gauche collabo ? Suicidaire ? Poltronne ? Couchée ? On a beau chercher, il n’y a pas de mots pour ça. Quand on n’est même plus soi-même, on finit, un jour, par n’être plus personne.

Ce jour est arrivé pour les personnalités qui ont défilé, bras dessus bras dessous, avec les Machiavel islamistes du CCIF. Élevés depuis longtemps dans la pensée magique, ces « progressistes » se sont naturellement tournés vers les islamistes, victimes du capitalisme, comme on n’a cessé de l’observer, défense de rire, dans… les Émirats et en Arabie saoudite.

Religions idéologiques et mortifères, l’islamisme et le trotsko-communisme étaient faits pour s’entendre. Mais les autres, tous les autres ? Que sont-ils venus faire dans cette galère ?

(1) Cf. l’excellent livre de Mohamed Sifaoui, Taqiyya ! Comment les Frères musulmans veulent infiltrer la France, aux éditions de l’Observatoire.
(2) Fayard.

SOURCE :

 

LEPOINT.FR

 

 

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MÉCANIQUES DU COMPLOTISME, SAISON 3 : LE GRAND REMPLACEMENT, UN VIRUS FRANÇAIS

 

Le grand remplacement, un virus français  : Renaud Camus

 

 

Au début des années 2000, un écrivain français jusque là principalement connu pour sa contribution à la littérature gay des années 70 s’invite dans les débats sur l’immigration. Né en 1946, Renaud Camus voit peu à peu changer les paysages de son enfance. Bientôt âgé de 70 ans, il met son talent d’écrivain au service de sa nouvelle obsession : stopper l’immigration et renvoyer chez eux les étrangers pour enrayer la transformation de la France.

En 2010, il trouve la formule qui va résumer son mal-être : le grand remplacement. L’immigration en hexagone aurait pris de telles proportions que la France serait sur le point de disparaître, et avec elle son peuple, sa langue et sa civilisation. Parallèlement à ce qu’il tente de faire passer pour constat démographique factuel, Renaud Camus développe un discours complotiste : le grand remplacement ne serait pas un phénomène naturel, il résulterait d’une volonté, il servirait des intérêts. A la manoeuvre, des forces "remplacistes" orchestreraient l’islamisation et l’africanisation de l’Europe.

Si les chiffres des démographes le contredisent, c’est justement parce qu’il dit vrai, estime Renaud Camus : le gouvernement manipulerait les chiffres officiels pour cacher aux Français la réalité du phénomène migratoire. Pour empêcher la population française de devenir minoritaire sur son propre sol, Renaud Camus ne se contente pas d’écrire. Il entre en politique, fonde un parti, tente de se présenter aux élections présidentielles. 

 

Sa candidature de témoignage n’aboutit pas, mais sa formule fait son chemin. Le Front National se la ré-approprie. Invité en 2012 à s’exprimer devant ses élus, l’ancien militant du PS appelle désormais à voter pour Marine le Pen.  Retiré dans son château, Renaud Camus n’est pas sur le devant de la scène, son rôle se joue dans les coulisses. Si ses livres sur l’invasion migratoire se vendent peu, il dispose néanmoins d’une poignée de lecteurs particulièrement influents. Parmi eux, un homme jouera un rôle crucial pour médiatiser et populariser le mythe du grand remplacement : Eric Zemmour.

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12 novembre 2019 2 12 /11 /novembre /2019 09:37
USINE flottante de production photovoltaïque sur le lac de Puyvalador

USINE flottante de production photovoltaïque sur le lac de Puyvalador

Témoignages de FRENE, d'acteurs locaux du Capcir, de la mairie de Puivalador, du site OUILLADE, du site Occitanie-développement durable

(merci à tous JPBonnel)

 

 

Site http://www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr/amenagement-logement-paysages-r7794.html

 

 

Concession d’Escouloubre II - Retenue de Puyvalador (66)

 

publié le 14 août 2019 (modifié le 19 août 2019)

 

Avis de publicité
Conformément à l’article L2122-1-4 du code général de la propriété des personnes publiques permettant la manifestation d’un intérêt concurrent pour l’occupation d’une dépendance du domaine public.

Un porteur de projet, "EDF renouvelables", s’est manifesté auprès du concessionnaire EDF pour l’implantation de panneaux photovoltaïques sur la retenue de Puyvalador dans les Pyrénées-Orientales sur le domaine de la concession d’Escouloubre II appartenant à l’État (DREAL Occitanie).

L’occupation porterait sur 25 ha de cette retenue.
L’avis de publicité est téléchargeable en pièce jointe.

Tout porteur de projet concurrent pour la mise en œuvre de panneaux photovoltaïques sur la retenue de Puyvalador, intéressé par l’occupation de tout ou partie de cette retenue peut se manifester jusqu’au 30 septembre 2019 en contactant :

Entité à contacter :

Monsieur Luc Jacober
Chargé de développement
EDF Hydro Sud Ouest
Direction Concessions
8 rue Claude Marie Perroud
31 096 Toulouse Cedex

Autorité compétente :

Direction Régionale de l’Environnement et de l’Aménagement et du Logement d’Occitanie (DREAL Occitanie)
Direction des Risques Naturels
Département Ouvrages Hydrauliques et Concessions
1, rue de la cité administrative - BP 80 002 - 31 074 Toulouse Cedex 9

 

Télécharger :

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Bonjour à tous,

J’ai été très surprise d’apprendre qu’un tel projet puisse voir le jour dans le Capcir et j’ai, bien sûr signé la pétition.

Mais avant toute chose plusieurs questions doivent être posées : 

 

- Le développement économique et la protection de l’environnement sont, selon les statuts adoptés en 2016, d’intérêt communautaire. Partant, et si je ne me sus pas trompée dans la lecture des statuts de la Com com, la compétence

concernant le développement d’un champ photovoltaïque relève de la communauté des communes et non des communes. Par conséquent, si tel était le cas,

la délibération prise par la Mairie de Puyvalador n’a pas de portée juridique.

 

https://www.pyrenees-catalanes.net/sites/default/files/documentation/0820169.pdf

 

- Ensuite, le lac de Puyvalador est en zone Natura 2000 en zone SIC "directive Habitat faune flore" et ZPS "directive oiseaux », (protections dont la DREAL est la garante) soumettant tout projet de ce type à étude d’impact. Il est pris en compte dans la charte du PNR et le SCOT doit reprendre les mesures environnementales posées sur le site. Il faut donc se référer à ce document pour voir si ce projet ne vient pas en violation de ces documents.

 

N'ayant pas trop d’informations sur le projet lui-même, je reste mesurée dans mes propos.

Personnellement, je pense qu’il faut se mobiliser OUI !!! pour mettre en place une veille sur le contenu du projet et sur les textes le régissant.

Il faut regarder si ce projet est conforme aux documents que j’ai cités.

Je reste à votre disposition pour aller plus loin dans l’analyse si vous le jugez nécessaire.

Cordialement

Sylvie GUILLEMIN

 

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FRENE’66 dénoncent le projet… d’une centrale photovoltaïque flottante !

par Ouillade, le Nov 6, 20198 h 23 min

 

FRENE 66
 

Fédération pour les Espaces Naturels et l’Environnement – Pyrénées-Orientales
Membre de France Nature Environnement

Siège social : FRENE 66 – 16, rue Petite-la-Réal 66000-Perpignan
Tél. 04 68 34 98 26 Mail : frene66@gmail.com
___________________________________www.frene66.org

Communiqué de presse.

 

LAC de PUYVALADOR : projet d’une centrale photovoltaïque flottante !

 

« Après l’éventration des paysages de la Cerdagne par la centrale solaire de Llo, il ne fallait pas que le Capcir échappe au massacre. Le projet cette fois consiste à recouvrir de panneaux photovoltaïques les eaux du barrage de Puyvalador.

Pour EDF il s’agit d’obtenir – si ce n’est déjà fait – de la DREAL une autorisation « temporaire » sur les 25 ha de ce lac afin d’améliorer ses profits. Mais le temporaire durera au moins jusqu’au 2047 !

Le conseil municipal de Puyvalador a déjà pris des dispositions pour faciliter en exclusivité le travail d’EDF Renouvelables France pour les conventions et les servitudes.

La virulence des maires du Capcir pour soutenir la centrale de Llo – alors même que leurs conseils municipaux n’en avaient pas débattu – s’était manifestée lorsque la FRENE porta l’affaire devant le tribunal administratif. Ils vont sans doute en être récompensés aujourd’hui en retour par le soutien unanime des maires de Cerdagne et du Conflent.

Moralité : les intérêts paysagers et écologiques du territoire sont souvent liquidés par ceux-là même qui crient qu’ils sont abandonnés…« .

 

- - -

Le 8 nov. 2019 à 20:56, b_jacquet@yahoo.fr a écrit :

Bonjour a tous, 

Je suis entre en contact avec l association FRENE66 qui a lutte egalement contre la centrale de Llo, sans succes. 

Ils sont mobilises, FR3 va monter faire un reportage semble-t-il. 

Ils sont lances une petition en ligne que je vous invite a signer et faire circuler au lien suivant: 

http://chng.it/s6w2cc54zz 

 

- - -

Si vous voulez entrer en contact avec l association: Marc Maillet +33468349826.

 

Ci dessous un email qu' il m a envoyé :

Bonjour,

je vous adresse le communiqué de FRENE d'hier qui a été repris par France bleu Roussillon avec un interview

 

une pétition est déjà lancée

http://chng.it/cycrNCq2

 

à présent face à des élus très déterminés et les puissants liens entre l'Etat-DREAL-EDF il faut trouver des troupes sur place !

c'est ce que j'ai proposé à l'association Bien vivre en Pyrénées catalanes pour des interventions ciblées,

donc toute initiative sur votre secteur sera la bienvenue

cordialement,

Marc Maillet

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