Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 08:44
Brigitte FOSSEY (photo J.P.Bonnel) a récemment enchanté le port de Collioure, malgré son impréparation, en lisant les lettres de Matisse et Derain.

Brigitte FOSSEY (photo J.P.Bonnel) a récemment enchanté le port de Collioure, malgré son impréparation, en lisant les lettres de Matisse et Derain.

 

*** Célébration du Bourdigou et autres lieux populaires  et communautaires :

 

BULLDOZERS CONTRE BARRAQUES DE BONHEUR

 

Ils venaient, au bruit écrasant (écrasé) de chenilles conquérantes définitives ! 

Ils arrivaient pour en finir !

 

Le temps était là … de nous quitter nous-mêmes !
Nous n’avions qu’à pousser la porte, la refermer sur un crissement de sable.. dernière fois, en embrassant la lèvre aimée... emportant avec nous les rires de la maison, les mots d’amour, les images furtives, les accents de la vie, les rêves insistants... les chants du printemps.


Nous n’avions plus qu’à hisser nos bagages dans des coffres, à regarder encore la façade au sanills clairs, le miroir d'eau, sans grilles pour protéger l’intime... et cette persistante odeur métallique des étangs spongieux.


Ne pas se retourner.

Contenir les larmes, refermer son blouson … rien de moins douloureux.
Et la route allait défiler, lumineuse mais âpre au souvenir.
La nostalgie n’est qu’un des habits de l’amour.

 

Il y avait la chaleur des amis venus nous escorter. 

Il y avait des gestes complices, le silence de la fraternité et les regards qui ne veulent (ne peuvent) pas se croiser, les mains qui, encore cherchent à étreindre. 

 

La parole était captive pour ces errants de l’affection qui se languiraient sur un quai. Eux de leur côté, nous du nôtre. 

Inéluctable... mot aux consonances étranges.     

Plus rien ne pourra être comme l'avant  de nos bonheurs, plus rien ne sera comme après. Clic-Clac ! Photos Kodak, bouffées de vent marin humées sans le vouloir, 

Ces yeux qui larmoient …

Vérité pesante… 

Tapis de pourpier qui nous tend encore ses feuilles grasses, qui nous attire, comme un aimant-amant.. 

 

Ne pas reculer même si on ne guérit jamais de ça !!!

 

Traverser le miroir, pour aller voir de l’autre côté des lamparos, 

faire provisions d’espérance, d’amitié, de tendresse et s’engouffrer dans le couloir en faisant des gestes lents, des gestes lourds…

 

Ne pas reculer. Rester les bras ballants, à guetter d’infimes gestes, parader comme des oiseaux maladroits qui voudraient s’envoler et qui ne le peuvent pas, surtout ne pas reculer.
La solitude n’est ni sentiment,ni perception, c’est un temps de froid et d’isolement.


Tout d’un coup nous avons vu l’hiver se poser sur nos épaules et aucun cache-col n’aurait pu endiguer ce torrent de froidure

Mais à qui faisions nous ombre, bon sang ?!! 

 

Ouais, on ne guérit jamais de ça !
Mes parents, amis, frères d’éternelles marées, complices de cette enfance, ne pouvaient rester en-deçà d’une ligne fatidique, à l’écart de nos bras enserrant le vide.
Comment espérer trouver la lumière sans ressentir cette obscurité ?


Nous laissions la vie nous attraper par le cœur.
Nous laissions nos balises et nos fards de détresse.
Nous laissions une place, que nous avions tant aimés inventer …
Pour sûr on pouvait rire sans nous.
Pour sûr on pouvait prier sans nous.
Pour sûr la vie continuerait sans nous, et il y aurait des matins, des soirs des crépuscules, et des brassées de jours en belles houles à sonder le ressac des mousses salée,,,

sans nous !

Pour sûr on trinquerait sans nous, on dirait des bons mots et les rires fuseraient. 

Pour sûr on célébrerait la joie, sans nous.
Pour sûr les impératifs de vie ...gnagnagni-gnagnagna
Pour sûr que nous savions tout cela...

 

Mais à l’heure de lever l’ancre 

il y cette craquelure au cœur, ultime extra-systole qui nous raccroche à ces heures illuminées qui nous auront ''fait'', dans  l'importance d’aimer et d’être aimé.
La belle évidence !


« Attachez vos ceintures, nous allons traverser une zone de turbulences, » dit le commandant de bord. 

Passerelle relevée, portes scellées, notre destin commençait à  balancer dans ''l'adulte''...

 

Saloperie !

 

Guy,Più-

(Guy JACQUET)

 

 

***NOS Députés : le travail de Romain GRAU (parmi les 150 députés les plus actifs, comme L. Aliot, mais peu moins d'assiduité tout de même...) JPB

 

Amenez la flèche sur le département de votre choix, puis sur la circonscription.
 Le nom du député s'affiche alors.

C'est très intéressant et édifiant !
 Dommage que ce site ne soit pas plus connu.

 

  http://www.nosdeputes.fr/ circonscription

 

 

Toutes les circonscriptions électorales par département ...

www.nosdeputes.fr

Frais des députés, aidez nous à obtenir la transparence : Cliquez ici !

Romain Grau, député LREM de la 1ère circonscription des Pyrénées-Orientales

 

Participation globale au cours du premier mois (hémicycle et commissions)

0

2

4

6

8

10

12

14

Juil. 17

Séances par semaine

  Présences relevées     Participations     Questions orales    Vacances parlementaires   Présence médiane    Explications

Activité (premier mois) :

 

Informations

Contact

  • Par e-mail :
  • Par courrier :
    • Assemblée nationale, 126 Rue de l'Université, 75355 Paris 07 SP
  • Collaborateurs :
    • M. Jean-Bernard Gaillot
    • M. Laurent Rosello

Responsabilités

Travaux législatifs

Ses derniers dossiers

Ce député n'est intervenu sur aucun dossier.

Travaux en commissions

Travaux en hémicycle

Toutes ses interventions

Tous ses amendements

Questions au gouvernement

Ses dernières questions orales

Ce député n'a posé aucune question orale.

Ses dernières questions écrites

Ce député n'a posé aucune question écrite.

Suivre l'activité du député

Productions parlementaires

Ses derniers rapports

Ce député n'a déposé aucun rapport.

Ses dernières propositions de loi

Ce député n'a déposé aucune proposition de loi.

Toutes ses propositions de loi cosignées

Derniers commentaires concernant Romain Grau 

Le travail de ce député n'a pas encore inspiré de commentaire aux utilisateurs.

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans politique
commenter cet article
26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 09:43
Collioure, tableau de Michel NOURRY

Collioure, tableau de Michel NOURRY

Louis Aliot, vice-président du FN, serait classé, selon ce site, (ci-dessous) parmi les 150 députés de la nouvelle assemblée les plus assidus...à suivre... JPB

 

***NOS Députés :

Amenez la flèche sur le département de votre choix, puis sur la circonscription.
 Le nom du député s'affiche alors.

C'est très intéressant et édifiant !
 Dommage que ce site ne soit pas plus connu.

***copiez-collez :

  http://www.nosdeputes.fr/ circonscription

 

Toutes les circonscriptions électorales par département ...

www.nosdeputes.fr

 

***Louis Aliot, député NI de la 2ème circonscription des Pyrénées-Orientales

 

Participation globale au cours du premier mois (hémicycle et commissions)

0

2

4

6

8

10

12

14

Juil. 17

Séances par semaine

 

Activité (premier mois) :

 

Informations

Contact

  • Par e-mail :
  • Par courrier :
    • 43 Bis Rue Rempart Villeneuve 66000 Perpignan
    • Assemblée nationale, 126 Rue de l'Université, 75355 Paris 07 SP

Responsabilités

Travaux législatifs

Ses derniers dossiers

Ce député n'est intervenu sur aucun dossier.

Travaux en commissions

Travaux en hémicycle

Toutes ses interventions

Tous ses amendements

Questions au gouvernement

Ses dernières questions orales

Ce député n'a posé aucune question orale.

Ses dernières questions écrites

 

- - -

Ce mercredi 26 juillet 2017:

 

***Mercredi 26 juillet 2017 à 17h30

Cave coopérative Dom Brial à Baixas (14 Avenue du Maréchal Joffre)
Rencontre avec Pierre Giresse autour de son ouvrage "Terres de Vins. Promenades géologiques en pays catalan"

 

La découverte des vignobles est un thème très actuel des circuits dits œno-touristiques. Dans plusieurs régions de France, elle s’associe souvent à la découverte parallèle des sols et des sous-sols qui les portent. Ici, le Pays catalan propose une palette très contrastée de terrains géologiques. Ils sont le fruit d’une histoire géologique longue et mouvementée qui a vu deux chaînes de montagne s’y succéder. Cette palette permet à chaque vigneron de composer son vin dans des conditions parfois exceptionnelles. Chacun a son idée personnelle sur la relation du goût du vin avec le sol de la vigne et les secrets sont bien gardés. Les reliefs, les minéralités, les expositions des versants au soleil et aux vents sont connus depuis les temps antiques, des savoir-faire se sont légués de génération en génération et ont permis de survivre aux aléas, voire aux sinistres de l’histoire économique.

Partant de Perpignan, Pierre Giresse propose un itinéraire de promenade à la découverte des sols catalans : celui-ci monte des cailloux torrentiels de Rivesaltes jusqu’aux calcaires de Vingrau pour suivre les vallées calcaires et schisteuses du Verdouble et du Maury, puis les terrains granitiques de la haute vallée de l’Agly. Le passage du Col de la Bataille permet l’accès à la vallée de la Têt, au piémont siliceux de l’Aspre et enfin aux terrains sablo-argileux de la vallée du Tech. L’excursion se termine par la  visite des pentes schisteuses et gréseuses de la Côte Vermeille et des alluvions caillouteuses de la basse vallée de la Têt.

 

Les Éditions Trabucaire

11, rue Traverse de Pia

66000 Perpignan

04 68 61 02 82

www.trabucaire.com

 

 

- - - Toroella de MONTGRI  

Aquest dimecres 26 de juliol, a les 21.30 h, al pati del Museu de la Mediterrània

projecció del documental "El paisatge a la taula" i maridatge amb vins de l'Empordà

 

Aquest dimecres 26 de juliol, tindrà lloc la darrera sessió de la Mostra de Cinema Etnogràfic al pati del Museu de la Mediterrània amb la projecció del documental "El Paisatge a la taula", de Gemma Casals (28 minuts) - 2016, a les 22 h.

El documental serà maridat, abans de la sessió (21.30h), amb un tastet gratuït de dos vins de l’Empordà, “Paisatge dins la copa”, conduït per Marta Arenas.

Aquest curtmetratge és el testimoni de productors que reflexionen sobre la relació entre el territori, el paisatge i el producte davant dels canvis que està patint el sector primari. Un treball que mostra com la resistència de la globalització permet augmentar l’autoestima dels productors, recuperar part del patrimoni cultivat i conservar la biodiversitat marina i biològica. Amb la voluntat que es tradueixi amb una millor qualitat alimentària i alhora un nou enriquiment de la taula a Catalunya.

 

Entrada gratuïta. Us hi esperem!

 

 I la setmana vinent, iniciem els Capvespres Musicals amb Carles Dènia acompanyat per l’excel·lent guitarrista Pau Figueres, que ens oferiran una fusió jazz, flamenc i música tradicional que han anomenat “Carles Dénia a 2”.

Serà el dimarts 1 d'agost a les 20 h a la terrassa del Museu de la Mediterrània.

 

Per a més informació www.museudelamediterrania.cat

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans politique
commenter cet article
25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 08:44
Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -
Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -
Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -
Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -
Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -
Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -

Picasso et Maillol (La Pensée) - Musée Rigaud : Maillol, L'été sans bras - Le mur consacré à Terrus - Un mur de l'ancien appartement de Paule de Lazerme (photo JPBonnel) -

Perpignan  visite du musée H. RIGAU(D), entre flagornerie et critique systématique négative : "C'est beau" ou "Just à Rigau...lo !"..?

 

 

Puisque je ne suis pas journaliste, je dirai la vérité.

Je n'ai aucun intérêt à défendre, suis pas complice des autorités municipales ! Les journaux, oui, liés par des intérêts (abonnements, publicités de la part de la mairie et autres institutions)...

 

60 journaux ont rédigé un critique positive ! 2 seulement ont été négatifs ! Pourquoi ? On ne leur a pas payé des encarts publicitaires; on ne leur a pas réglé des numéros spéciaux : la revue Connaissance des Arts n'est pas là pour critiquer mais pour vendre, donc faut dire que c'est beau...

 

Moi, je dirai que c'est beau, oui, en gros : c'est un musée spacieux, lumineux, où il est agréable de flâner, où l'accrochage est à hauteur d'hommes...

 

Même si on a réuni deux hôtels particuliers pour faire un "grand Rigaud", on aurait aimé des salles annexes : de réunion, des ateliers pour les scolaires, un auditorium, un espace pour boire et se reposer : le petit jardin encombré d'une laide et inutile pergola, derrière laquelle une statue maillolesque -L'été sans bras, achat de 2004- est perdue, servirait bien de pause-café…Si on installe un arbre car le soleil donne à cet endroit...

 

On aurait pu aussi y rendre hommage, à ce jardinet de Paule, à la dernière habitante du lieu, la Comtesse de Lazerme ! Mais elle a duré 103 ans, a coûté bien de l'argent à la mairie, avant de mourir et de voir (?) l'appartement qu'elle a donné, transformé en musée...

 

Je m'y suis rendu avec ma fille (diplômée de l'Ecole du Louvre, ayant travaillé durant 5 ans au usée Picasso du Marais avec Anne Baldassari, en ce moment au musée d'art contemporain de Sérignan) : elle a trouvé le musée beau.

La beauté, c'est une notion qui ne veut plus rien dire dans l'art actuel, mais, on peut dire qu'est beau ce qui est harmonieux, agréable aux yeux, bien dans l'ordre des choses : et c'est vrai, ce musée ne va pas révolutionner la scénographie, car conforme à ce que le visiteur attend d'un tel lieu : peintures propres, gros volumes, épure des salles, accrochage rationnel…

 

Alors, je ne vais pas résumer tous les articles méchants publiés dans ce blog : non respect du secteur sauvegardé, de l'hôtel particulier…défiguration de plusieurs salles...la chambre "rose" de Picasso, en particulier... (1)

 

Le manque de signalétique : horaires, la porte à demi-fermé quand j'y passe le dimanche 16 juillet dernier, l'entrée habituelle rue de l'Ange fermée sans explication (bien ouverte depuis, note du 27 juillet) : il faudrait un itinéraire fléché avec des statues en carton de Picasso et Rigaud, par exemple, au centre-ville…

 

Donc me voici dans le musée le 12 juillet, où l'on est bien accueilli par un personnel sympathique; pourtant largement recruté pour la seule saison estivale : le personnel, c'est essentiel, il faut le respecter, il faut le former pour qu'il soit capable d'éclairer le visiteur !

 

 Beaucoup de documents, et des photos (mais sans légendes); de même pas de cartels, absence du plan ancien pour les tableaux miniatures de la collection de M° Rey

En outre, d'autres cartels sont un peu niais...

 

La salle Brune et Herbin nous rappelle Céret, où la présence de Picasso (et de Braque) a marqué l'histoire de la peinture (le Cubisme) alors que Perpignan ne fut qu'un lieu de passage, de vacance…

 

La salle Gauguin de la famille Fayet et GD de Monfreid est intéressante : souvenir de Matisse à collioure, puis se rendant à St-Clément (Vernet-les-Bains) pour découvrir les Gauguin, conduisant au fauvisme…

 

On a une vue sur le patio de l'ancienne entrée : plus de lectures de midi ou de concerts de minuit à cet endroit..? La salle Maillol est éblouissante, comme avant les travaux : voici la Baigneuse drapée, achetée en 2008. Et les maillol en plein air de a Promenade ? Finie la belle idée..? On réintègre tout au musée alors que Maillol veut être dehors.. Allez donc à la métairie de Banyuls, de la vallée de la Rome…

 

Dans cette salle, les vis  des oeillets d'accrochage sont horribles, car visibles !

 

Belles vitrines et impressionnant bronze marron du Torse Debussy (prêt du musée Maillol de Paris, débaptisé Fondation Dina Vierny ! Ah les fils ingrats…)…mais on ne peut pas passer derrière la statue, en faire le tour ! Belle salle Maillol où l'ami Maurice Denis, du groupe des Nabis, bénéficie d'un juste accrochage, Dina doit être contente qui aimait ce Maurice !

Le local moins universel, terris, a un mur tout à lui, et ce montage est bien fait (photo) ! 

 

Ensuite un bel espace Rigaud !

Mais ne revenons pas sur la fosse où repose le Retable de la Trinité (1489): pas de mise en valeur, mais quelques marches pour le contempler par le bas ! Quant aux handicapés, ne pas tomber dans satrape !

 

Enfin, Picasso riche en photos et documents, souvenirs locaux qu'on ne connaissait pas et que le catalogue retrace. Notons la belle salle consacrée aux enfants, Claude, Maya, Paulo, Paloma, et Cathy, la fille de Jacqueline Roque…

 

Il faut y revenir, et le pass est une bonne initiative car le billet à 10 euros est au niveau des grands musées parisiens…

 

JPBonnel

 

(1) 

    •  
    • Stop à la destruction du patrimoine de Perpignan
    • 22 juillet, 01:06 · 
    •  
    • Le musée RIGAUD ???? Non ! FEU L’hôtel de Lazerme !
    • Dans les années 1970, Jacques de Lazerme, qui venait de vendre son hôtel particulier à la ville de Perpignan afin d’en faire le Musée Rigaud, pressentait que des changements auraient lieu qui modifieraient l’intérieur de sa demeure.
    • Combien de vieux hôtels particuliers de Perpignan avaient pu alors traverser tant de périodes, de la marquise de Blanes à 1973 en passant par la Révolution française, avec si peu d’encombres ? En conservant de façon aussi parfaite un décor d’intérieur, témoignage vivant de l'existence des perpignanais d’autrefois ?
    • Jacques de Lazerme fit réaliser une série de photographies qui montrent qu’en 1973, il y a à peine 44 ans, l’état de l’hôtel de Lazerme était excellent, et que tous les espoirs étaient permis. Ces photographies furent ensuite publiées en 1979 dans une brochure quasiment introuvable intitulée « L’hôtel de Lazerme. Musée Rigaud » et publiée sous le nom d’emprunt de « THOMAS FERRIOL »…
    • Pouvait-il imaginer, n’importe quelle personne pouvait-elle alors imaginer qu’à peine quelques années après les marteaux-piqueurs, les pioches et les masses allaient REDUIRE A NEANT l’ensemble du décor originel, l’un des plus beaux de la ville ?
    • Et qu’en 2017, sous prétexte de faire un « Grand Rigaud », qui n’a de grand que le nom, on ensevelirait A JAMAIS les derniers pauvres vestiges qui subsistaient ?
    • Même l’atelier de Picasso a été rayé de la carte… pour accueillir, entre quatre murs de béton….. une exposition Picasso !!!
    • Je gage qu’aucune personne qui aime un tant soit peu sa maison, et sa ville, ne cèderait un pouce de terrain pour faire de pareilles sottises.
    • Les Lazerme avaient adoré leur maison, l’avaient soignée et aimée pendant plus de deux-cents ans. Il a suffi de quelques années – et de quelques imbéciles – pour la rayer de la carte.

 

 

 

 

 

***ouverture de l'été avec la première du nouveau programme du trio..

Les rencontres culturelles de Riquer  2017 « sur les chemins de la voix »                               

 

 concert    à  la   Chapelle  du  Mas Riquer à   CATLLAR

 le mardi 25 juillet à 21h

               GayanéMovsisyan, mezzo

               Ariane Wohlhuter , soprano

                      Michel Capperon, piano

 

AU  PROGRAMME :

 Monteverdi, Mendelsshon, Debussy, Delibes,  Fauré…..

  Lieu de mémoire, foyer de création , le patrimoine revit par les artistes et pour vous.

            Il est prudent de réserver ou de confirmer votre présence au 06 15 43 50 60

                Participation : 12 euros  et 10 euros pour les adhérents

Duos sacrés et profanes

- Les compositeurs au service de l’âme et du coeur-

- Salve Regina Claudio Monteverdi « Nous te saluons, Reine, mère de miséricorde, vie, douceur et notre espoir » (1567-1643)

- Qui tollis (extrait de la petite messe solennelle) Giacomo Rossini 

« Prends pitié de nous, qui avons tant péché » (1792-1868)

Romance sans paroles de F. Mendelssohn (1809-1847)

 

- Zion streckt ihre Hände aus (extraitd'Elias)             Félix  Mendelssohn

Sion élèvesesmains (1809-1847)

- O wie selig ist das Kind (extraitd'Athalie) F. Mendelssohn

Combienbéniestl'enfant

- Ich woll't, meine Lieb ergösse sich F.Mendelssohn 

Le vent emporterait vers toi un mot rempli d'amour

- Abschiedslied der Zuvögel F. Mendelssohn

Chanson d'adieu des oiseaux migrateurs

- Herbstlied F. Mendelssohn

Chanson de printemps

 

PAUSE 

Nocturne n°6 de Gabriel Fauré (1845-1847)

 

- Pie Jesu , extrait du Requiem Gabriel Fauré

« Jésus béni, qui enlèves le péché du monde, donne-leur le repos »

 

- Cantique de Jean Racine Gabriel Fauré

- Puisqu'ici-bas toute âme Gabriel Fauré 

 

- Le spectre de la rose Hector Berlioz

(1803-1869)

 

- Ave maris stella Léo Delibes 

« Salut, étoile des mers, auguste mère de Dieu » (1836-1891)

 

- Duo des fleurs Léo Delibes

 

- Pur ti miro (extrait d Couronnement de Poppée) Claudio Monteverdi

« Je te regarde…. Je ne meurs plus d’amour, ô ma vie, ô mon trésor »

 

- - -

 

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans patrimoine
commenter cet article
23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 09:30
M.Manya, maire de Collioure, Denise Snodgrass, Gildas Girodeau (photos J.P.Bonnel), Roger Coste...
M.Manya, maire de Collioure, Denise Snodgrass, Gildas Girodeau (photos J.P.Bonnel), Roger Coste...
M.Manya, maire de Collioure, Denise Snodgrass, Gildas Girodeau (photos J.P.Bonnel), Roger Coste...
M.Manya, maire de Collioure, Denise Snodgrass, Gildas Girodeau (photos J.P.Bonnel), Roger Coste...
M.Manya, maire de Collioure, Denise Snodgrass, Gildas Girodeau (photos J.P.Bonnel), Roger Coste...

M.Manya, maire de Collioure, Denise Snodgrass, Gildas Girodeau (photos J.P.Bonnel), Roger Coste...

 

*** COLLIOURE - Salon du livre2017

 

Edition 2017 Festival du livre "D'une mer à l'autre"

La conférence eut lieu vendredi dernier à la librairie Torcatis de Perpignan, chez Roger COSTE, présent avec M. Manya, maire de Collioure, Denise Snodgrass, adjointe à la culture, Gildas Girodeau, président du salon, Sophie Savary, attachée de presse, les médias (L'Indépendant, L'Archipel contre-attaque de Nicolas Caudeille,...), la directrice de l'Office de Tourisme, des éditeurs (L'Epervier de Mickaël Paraire...) pour une présentation du programme 2017 consacré à l'Europe des écrivains (photos jointes).

 

Festival du livre et maritime, destiné à tous. Des auteurs européens, des auteurs et des éditeurs du Roussillon, trois stands de libraires, ateliers, tables rondes et débats, projections de documentaire. Cette année, le thème : L'Europe des écrivains, 5 auteurs de 5 pays différents seront avec nous pour débattre.

 

Contact : Facebook, site de la mairie de Collioure, Sophie SAVARY : Savary Sophie - [sophiesavary@1jardin2livres.com]

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans littérature
commenter cet article
21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 09:25
FETE DE ST JACQUES 23 JUILLET 2017 - La clownerie de la guerre - Eté à Riquer - Concert de guitare par  Médéric Tabart - Retirada en Avignon -
FETE DE ST JACQUES 23 JUILLET 2017 - La clownerie de la guerre - Eté à Riquer - Concert de guitare par  Médéric Tabart - Retirada en Avignon -
FETE DE ST JACQUES 23 JUILLET 2017 - La clownerie de la guerre - Eté à Riquer - Concert de guitare par  Médéric Tabart - Retirada en Avignon -
FETE DE ST JACQUES 23 JUILLET 2017 - La clownerie de la guerre - Eté à Riquer - Concert de guitare par  Médéric Tabart - Retirada en Avignon -
FETE DE ST JACQUES 23 JUILLET 2017 - La clownerie de la guerre - Eté à Riquer - Concert de guitare par  Médéric Tabart - Retirada en Avignon -

Institut Ramon Llull/ Newsletter # 75

JUILLET 2017 / PARIS, FRANCE

 

  BUREAU DE PARIS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AVIGNON,  30/07/2017

 

Le clown Leandre pose ses valises à Avignon

 

Le théâtre de l’Oulle d’Avignon reçoit le spectacle « Rien à dire » de Leandre du 7 au 30 juillet dans le cadre du Off du Festival d’Avignon. L’un des clowns catalans les plus connus à l’international -et surtout en France où il a parrainé le festival du Samovar en 2014- trouve enfin une « maison » à Avignon. Avec trois meubles, une porte et sans murs.

+ info >>

 

 

 

 

 

 

 

 

CASTRES,  29/10/2017

 

L’œuvre plastique de Joan Barbarà dialogue avec Miró, Dalí, Tàpies et Picasso au Musée Goya de Castres

 

L’exposition ‘Soleils en Catalogne’ aura lieu au Musée Goya de Castres du 30 juin au 29 octobre. Trois rencontres compléteront l’exposition du plasticien catalan à la rentrée, dont un dialogue entre l’éditeur et fils de l’artiste, Tristan Barbarà, et Jean-Louis Augé, conservateur en chef des musées de la ville de Castres. Jean-Louis Augé offrira également une conférence sur Raymond Llulle avec pour titre « Un florilège de la pensée occidentale ». Eliseu Trenc, historien de l’art et professeur émérite de l’Université de Reims, clôturera ce cycle de discussions et de conférences en abordant le thème « Joan Barbarà et les Arts graphiques de l’époque moderniste en Catalogne ».

+ info >>

 

FRANCE,  23/08/2017

 

La tournée d'été de Jordi Savall

 

Comme chaque été, Jordi Savall transporte sa vocation pour la musique ancienne en France. Cette année, il sera à la Saline Royale d'Arc-et-Senans, au Festival du Baroque du Pays du Mont-Blanc de Cordon, au Festival de Fontfroide, à Nice, Rouen et au Festival de Musique Sablé. Entre autres, Tous les matins du monde et Orient/Occident seront repris.

+ info >>

 

 

 

 

 

 

 

 

FRANCE,  12/08/2017

 

Les concerts d’été de Txarango et Oques Grasses en France

 

Deux des groupes les plus festifs et populaires en Catalogne arrivent cet été en France pour participer dans plusieurs festivals. Oques Grasses sera à Saint-Pée-sur-Nivelle, au Festival du Bout du Monde et à Arles-sur-Tech. La musique « rock-métisse » de Txarango laissera trace à la Feria de Dax. Les deux groupes ont participé cette année à la Fiesta des Suds et au dernier Babel Med Music de Marseille.

+ info >>

 

UZERCHE,  16/08/2017

 

Le Festival de Musique d’Uzerche consacré à la musique catalane

 

Autour du centenaire de la composition de l’opéra « L’Heure espagnole de Ravel », le festival consacre son édition 2017 aux compositeurs catalans qui l’ont côtoyé : Enric Granados, Frederic Mompou, Robert Gerhard et Gaspar Cassadó, aux côtés de Falla. Du 11 au 14 aout, la programmation sera complétée par un concert de l’Ensemble Ferran Savall dédié aux sonorités méditerranéennes. D’autres activités sur la culture catalane auront également lieu dans le ‘off’ du festival.

+ info >>

 

GRAND BORNAND (HAUTE SAVOIE),  25/08/2017

 

Une nouvelle édition de Au Bonheur de Mômes aux couleurs catalanes

 

Le festival de théâtre pour tous les publics du Grand-Bornand en Haute-Savoie a un nouvel rendez vous avec les compagnies catalanes, dont Actua Produccions, EIA, Cris_Is, Industrial Teatrera et le clown Pere Hosta. Des géants itinérants d’Actua Produccions au clown Pere Hosta, en passant par les acrobaties de la compagnie de cirque EIA, les péripeties de naufragés d’Industrial Teatrera ou les déboires ménagers de Cris_Is, les propositions catalanes contemplent tous les registres du festival.

+ info >>

***ELNE : 

Concert de guitare par  Médéric Tabart

le Dimanche 23/07/2017 à 18:30

 

Un récital de guitare andalouse et classique. Le virtuose jouera deux répertoires très distincts : des œuvres classiques de Bach, Mozart ou encore Schubert, mais aussi des œuvres de grands maîtres andalous.
Entrée 10 € (gratuit pour les moins de 12 ans).

 

 

***EXODE / RETIRADA :

 

Attore Actor Acteur <cie.attore.actor.acteur@wanadoo.fr>

Date: 2017-07-02 22:39 GMT+02:00

Subject: Les réservations continuent

To: Fils et Filles de la Retirada et enfants de l'Exil <ffreee.retirada@gmail.com

 

De : attoreactoracteur <cie.attore.actor.acteur@wanadoo.fr>

Date : 7 juin 2017 à 12:23

Objet : Invitation professionnelle PAYASADAS

À : Fils et Filles de la Retirada et enfants de l'Exil <ffreee.retirada@gmail.com>

 

 

 
 

Non à la Guerre. Version duo, cet été. Deux clowns aujourd'hui, réfugiés d'hier et de demain. Ils transmettent. 1939. La Retirada. La Guerre. Si vile. SI. Le camp: Patita y est née.

Son chien y est mort, une balle dans la tête.

Son père, Pata, c'est le papa-clown du camp où elle est né.

Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé est purement fortuite. 

 

 

 

 

Jouer, insister, résister

Se remémorer.

Faire autre chose de la souffrance du passé.

Jouer contre l'oubli.

 

 

 

Se rencontrer

au festival d'Avignon

 

A 10h10

Du 7 au 29 juillet 2017

JOURS IMPAIRS UNIQUEMENT

Venez nous rencontrer et échangeons autour d'un verre dans ce jardin extraordinaire de Maison de Fogasses

37 rue des fourbisseurs

centre ville

Avignon

- - -

  

 

***Chers Paroissiens,confrères et amis

 

PROGRAMME DE LA FETE DE ST JACQUES 23 JUILLET 2017

> > 9H00 Rassemblement des participants à l'église Saint jacques

> > 9h30 Départ de la procession d'en haut du bd J Bourrat rue Fustel de Coulange.

> >  

> > - Les Géants Esclamonde de Foix et son époux Jacques de Majorque

> > - Musiciens Catalans grallerscques

> > - Association "les Jaumets de Cases-de-Pène porteur du raisin le st Jacques

> > - L'Association le temps du costume Roussillonnais

> > - Les paroissiens de saint Jacques

> > - l'Archiconfrérie de la Sanch

> > - Le clergé

> > - 10H00 Messe concélébrée

> > - 11h00 Adoration de la relique du saint

> > - 11H15 fête populaire, bal de géants, sardanes

> > - 12H00 Apéritif dans les jardins du presbytère

> > - 13H00 Repas Fidéua

> > - 15H30 Concert par le Choeur Bompas Canta

 

> > > Le prix du repas est de 15euros les chèques de réservations sont a envoyer avant le 19 juillet dernier délais a

> > ( Paroisse saint Jacques Fête de las saint Jacques
10 rue de l'église saint Jacques 66000 Perpignan

> > et à l'ordre de paroisse saint Jacques Merci)

Repost 0
Published by leblogabonnel
commenter cet article
20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 09:25
Dominique Fernandez (publication d'André BONET, CML) - D. Fernandez, A. Bonet, J.J.Bedu, M.Pinell (photo J.P.Bonnel) - Ramon Fernandez
Dominique Fernandez (publication d'André BONET, CML) - D. Fernandez, A. Bonet, J.J.Bedu, M.Pinell (photo J.P.Bonnel) - Ramon Fernandez
Dominique Fernandez (publication d'André BONET, CML) - D. Fernandez, A. Bonet, J.J.Bedu, M.Pinell (photo J.P.Bonnel) - Ramon Fernandez

Dominique Fernandez (publication d'André BONET, CML) - D. Fernandez, A. Bonet, J.J.Bedu, M.Pinell (photo J.P.Bonnel) - Ramon Fernandez

Personnalités inhumaines 2.

 

Un gros succès pour mon blog, ces jours derniers avec la publication d'un article d'hommage à Jacques MASO et grâce au texte sur Picasso le cannibale, le pingre, le sadique...

Aujourd'hui, Ramon Fernandez, moins connu et pourtant très grand critique littéraire, à l'occasion de la venue de son fils Dominique, invité par André Bonet et le musée Rigaud.

 

 Encore une fois, D. Fernandez nous a ravis : oui, ce "jeune homme contient encore une grande force de séduction !" En raison de son physique d'homme grand, élégant (malgré son désuet Lacoste bleu), sa minceur et cette candide chevelure qui met de l'ampleur à son petit visage. Son savoir, surtout, son érudition (en art, en littérature, en voyages) et son humour...

 

Ses récits de voyages sont passionnants, accompagnés des photos d'un ami cher…Son livre Mère Méditerranée est désormais un classique et devrait être étudié dans toutes les écoles de France…Ses romans développent des thèmes originaux, défendant des rebelles, des marginaux : artistes ou écrivains homosexuels, tels Caravage, Pasolini, Tchaikovski…

 

 Un courage certain à oser aborder "l'étoile rose" en littérature, tout en s'insérant dans le milieu littéraire parisien le plus conventionnel : les prix, l'académie… Dominique Fernandez brille en société; en son for, très fort intérieur, c'est un rebelle, et il a employé ce mot à plusieurs reprises. Poli, convivial, fidèle à sa relation avec le CML, il a loué le musée Rigaud, "un des plus grands de France"…Il nous a enchantés…

 

Quant à son père, Ramon, c'est une autre histoire. Le fils a eu le courage d'écrire une bio de 750 pages (livre de poche n°31707) pour cet homme, inexcusable, inhumain, qui "s'était entaché de la croix gammée" (page 21 "Projet du livre").

On parcourt toute une époque, le contexte de l'avant-guerre, puis la collaboration, le régime de Vichy et les figures littéraires les plus engagées dans l'aventure nazie et l'antisémitisme apparaissent, au fil des pages : Brasillach, Rebatet, Cousteau (p.47, le voyage à Weimar), Alphonse de Chateaubriant, Drieu la Rochelle et tous ces éditeurs parisiens compromis (tiens, D.Fernadez publie chez Grasset !)… 

 

Robert Brasillach (*), surtout, né à Perpignan, homosexuel secret, non assumé, et romancier, poète amoureux de l'Antiquité, de la poésie grecque,de Collioure et de la grandeur de la France, jusqu'à opter pour l'immonde, pour éviter les Communistes, et contre De Gaulle, qui s'en souviendra et refusera de la gracier…

 

Une grande psychanalyse, pour ce fils, "que Ramon a connu à peine, dont il ne s'et guère soucié, mais qui se trouve être aujourd'hui le dépositaire de cette vie et se heurte à un mystère insoutenable…" (page 14)

Le fils cherche à expliquer l'inexplicable, l'attitude incroyable de ce père qui fut souvent gaulliste, mais versa dans le mensonge, l'infamie, la collaboration. On peut être un grand critique, un grand mélomane, pilier de la Nouvelle revue française, et être aussi un salaud ! Dominique a eu le courage d'aborder ce mystère de la paternité…et d'en tirer une oeuvre émouvante et terrifiante à la fois...

J.P.Bonnel

 

(*) Sur Brasillach, on y reviendra, mais notons ces pages :47 à 49, 53, 129…

 

***Mémorial de RIVESALTES :

 

Je suis heureuse de vous inviter à venir écouter le récit

 De sang et de lait ( voir ci-dessous) que je donnerai 

le 21 juillet prochain sur le site du Mémorial de Rivesaltes 

Le rendez-vous est à 4h15 du matin. 

Hé oui,

 il s'agit d'un "lever de soleil"! Ce sera un moment unique

. Réservation indispensable au 04 68 08 39 70

 

Le château d’En Bardou fut une maternité de fortune.
Par la gr
âce d’Élisabeth Eidenbenz, une jeune institutrice de 25 ans
 du Secours suisse en aide aux enfants victimes de la guerre d’Espagne.
 De 1939 jusqu’
à la fermeture par les Allemands en 1944,
 elle permettra d’accueillir plus de 600 enfants de 20 nationalit
és
 et pour les m
ères de survivre à l’écart des camps
 de concentration du sud de la France.

J’ai été très touchée par cette femme, cette histoire.
Ses diff
érentes tranches de vie et d’oubli.
Car ce sera plus de cinquante ann
ées de silence autour
de ce lieu avant que les gens certains parlent
et retrouvent la trace d’
Élisabeth Eidenbenz.
Que de croisements entre r
écits de vie et l’Histoire que
 ce lieu de r
ésistance, de vie, d’oubli, de cultures (aussi des champs),
 de langues, de rencontres, de familles... Quelle navigation entre tous ses gens !
Le ch
âteau d’En Bardou fût une tour de Babel au féminin !
Une v
éritable action humanitaire. Un phare pour éclairer
 nos jours et nos nuits encore aujourd’hui.

 

 

Il est des lieux que la mémoire encercle, forçant le visiteur à se retourner
sur soi, le poussant vers ces interrogations premi
ères que l’urgence
 de la vie fait si souvent oublier. Elne est de ceux-l
à,
et Bernad
éte Bidaude l'a longuement arpenté.
Seule ou bien en compagnie des enfants n
és à la maternité d’Elne,
 ou encore marchant
à la rencontre d'autres habitants de ce pays.

À la rencontre des paroles, des bruits, des silences
qui peuplent ces sites, s’en approchant et s’en
éloignant tour à tour,
 y revenant en r
éalité comme en pensée ou en rêve, elle a longuement
m
ûri deux récits qui ne sont ni des témoignages, ni de l’histoire,
 ni des cr
éations poétiques, ni des chants, ni des épopées..
. et qui pourtant sont un peu de tout cela en m
ême temps.


   Jean-Loïc Le Quellec - Anthropologue

 

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans littérature
commenter cet article
19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 08:34
Jacques MASO, au musée de Saint-Cyprien (photo Jean-Pierre BONNEL)

Jacques MASO, au musée de Saint-Cyprien (photo Jean-Pierre BONNEL)

Jacques MASO : Décès

*Nouvel avis* Publié dans L'Indépendant le 19 juillet 2017 (Distribué dans Perpignan)
 

PERPIGNAN.
Ses enfants, Martine, Brigitte et David ;
ses petits-enfants
ont la tristesse de faire part du décès de
Monsieur
Jacques MASO
survenu à l’âge de 93 ans.
La cérémonie religieuse aura lieu le jeudi 20 juillet 2017, à 15 heures, en la cathédrale Saint-Jean-Baptiste à Perpignan.
La famille remercie toutes les personnes qui s’associeront à sa peine.
MAISON GUIZARD
P.F. DU ROUSSILLON - AGENCE CENTRE VILLE
PERPIGNAN – 04.68.51.30.20

- - -

*** J'adresse mes sincères condoléances à la famille de Jacques...

 

Rencontre avec Jacques Maso

 

Collectionneur, retraité de l’entreprise « Ambulances Maso » de Perpignan

 

En pleine ville, la terrasse est inondée de soleil et de plantes; elle s'ouvre sur la colline des Rois de Majorque et, à droite, sur le Canigou encerclé, tel Saturne, d'auréoles automnales. C'est la maison, labyrinthe musée, qui est plus passionnante encore, de bas en haut et du garage immense (là se signale l'ancien métier d'ambulancier, de taximan et de voiturier de notre hôte) jusqu'au toit, puisqu'elle renferme des dizaines de Miro, Matta, Tapiés, Hartung, Kijno... et quelques dessins de Dali, avant son succès...

 

Sur l'oblongue table trône le personnage en métal soufflé du sculpteur catalan Henri Iglésis.

 

Dali, est partout. Jacques Maso a fait sa connaissance d'abord à Madrid, durant une nuit de movida, à trois heures du matin...C'est le personnage le plus extraordinaire qu'il n'ait jamais rencontré ! Il me parle de son absence de sexualité, des frasques de son épouse Gala, qui a toujours entretenu Eluard son ancien époux, et qui tenait donc les beaux cordons de la bourse : lui, il n'avais jamais un sou sur lui... C'est Morse, un industriel qui a payé les dettes américaines du Maître; le milliardaire a créé un musée au nord de Washington, puis il a fait faillite à cause de Salvador...Ensuite, il a installé à Saint-Pétersbourg, en Floride, un musée, refait récemment et contenant des Dali fabuleux... J. Maso va chercher le catalogue de ce musée dans les rayonnages qui occupent toute la longueur du séjour.

 

La conversation tourne autour du Dali de Perpignan : J.Maso, après l'incendie du château de Castelnou, qu'il détenait en viager, a transporté l'expo au palais des Rois de Majorque.... Exposition complexe : engagement financier de J.Maso, quelques tableaux saisis car on les disait faux, alors que c'étaient des études récupérées par Gala... "Avec Dali, tout était toujours compliqué !"

 

C'était l'époque où l'on parlait beaucoup des "faux" dessins et tableaux de Dali; en fait, il s'agissait de brouillons que Gala récupérait, d'esquisses que l'épouse sauvait de la corbeille à papier; puis elle signait ces oeuvres et les revendait à Paris ! " En fait, c'était de vrais dessins; c'est la signature qui était fausse !Et tout ça pour donner à son amant-mari Paul, le grand poète surréaliste..."

 

Pour l'exposition de 1970, J. Maso a voulu aller chercher Dali en hélicoptère à l'hôpital de Figueres, mais les médecins de l'artiste n'ont pas voulu : il était déjà très fatigué.

 

Jacques avait organisé d'autres expositions dans le château médiéval de Castelnou, acheté en 1967 : Cuixart en 1974, Matta en 1976, et des pièces de théâtre y étaient jouées. Puis, J. Maso vend le château au Crédit agricole en 1987; depuis cette date, Jacques se consacre à la lecture, à la visite d'expositions, à des voyages autour du monde : de chacune de ces villégiatures, il rédige un livre rempli de photos, avec sa fille; avec elle, il va d'ailleurs entreprendre l'écriture de ses Mémoires.

 

Mon interlocuteur raconte encore cette anecdote sur le tableau représentant un marin : la toile a été volée à Port-Lligat, puis retrouvée à New York. ; à l'heureux et récent propriétaire de l'oeuvre perdue, qui contacte les Dali, gala répond : "Nous ne sommes pas ici pour acheter, mais pour vendre..!" Tout le tempérament de cette femme d'affaires est dans cette réponse !

 

En fin de compte, cette toile retrouvée est rentrée dans la collection de Xavier Cugat, chef d'orchestre; ensuite c'est le Capitaine Moore, ancien secrétaire de Dali, qui l'a achetée à son tour... 

 

Ensuite, j'évoque le souvenir de Modest Cuixart, que j'ai connu à Palafrugell, chez lui, pour des articles et le projet d'un livre, avec des photos d'Etienne Montes; J. Maso l'a connu....en faisant la connaissance de René Métras, qui possédait une usine de tissage à Barcelone. Il va participer à la revue d'art "Correo de los artes" lancée par R.Métras, qui créée bientôt une galerie d'art contemporain : c'est à cette occasion que J.Maso rencontre Cuixart, Tapiés, Ponç, Brossa...réunis dans le groupe Dau al Set (la septième face du dé). Une autre grande rencontre sera celle de Miro, qui, à l'époque, faisait des dessins imprimés sur des tapisseries; Miro travaillait pour René Métras...

 

C'est ainsi que Jacques a exposé Modest Cuixart au château de Castelnou et je me souviens de ce moment magique...

 

Mais, dommage, Cuixart aurait pu devenir plus célèbre : 

 

"Il s'est laissé avoir, il méritait mieux, il était doué, mais il est tombé avant l'élan... Il n'a pas su se vendre et n'a pas pu se renouveler, en sortant de la période du groupe "Dau al set" ; c'était le cousin germain d'Antoni Tapiés : leurs mères étaient sœurs. Tapiés l'a écrasé, ce Maître a inventé un langage propre, son monde personnel de symboles..."

 

On s'attarde devant une affiche de Miro, à la galerie Gaspar : après la guerre civile, le peintre est revenu exposer à Barcelone, dans toutes les grandes galeries; là il a mis le nom des trois plus célèbres sur la même affiche, comme pour rattraper le temps perdu...Beaucoup de toiles et lithographies de lui, sur ces cimaises intimes : Miro était un familier de J. Maso.

 

Un autre de ses grands amis était Brossa, un "satellite" du groupe Dau al set, et Jacques possède tous ses livres de ce poète qui jouait avec les mots, les signes; il tourne les feuilles d'un livre dont la mise en page est étonnant, la typographie insistant sur une syllabe, un élément de ponctuation, un lot désarticulé...Brossa jouait avec les vocables et sa poésie était avant tout visuelle...

 

Nous faisons le tour des appartements et les toiles se suivent, le long de l'escalier, sous les marches, avec ces regards étonnants d'un personnage de Chichorro, jusqu'au bureau, la pièce où est installée une télévision, jusqu'à la chambre, mieux lotie que toutes celles de l'hôtel des templiers de Collioure !!!

 

Nous revenons au séjour et les quatre-vingt-neuf ans de J. Maso escaladent aisément les marches épaisses et noires... 

 

Il est temps de parler de la biographie de l'ancien propriétaire des taxis de la place Arago....Son père  est un Catalan de Sant Celoni; conducteur de camions, il est venu à Perpignan, où il devient chauffeur. Il a un fils, Jacques, qui naît à Perpignan, tandis que les autres frères sont nés en Catalogne du Sud. 

 

"Mon père travaillait chez l'autocariste Grill, le premier du département, puis en transportant des malades, il a l'idée de créer une ambulance; il s'en fait faire une chez Taurinya; à l'époque, avant la guerre, c'était un constructeur de voitures situé à l'emplacement du Central Parking actuel. Mon père a développé l'activité d'ambulancier, une des premières en France ! Il a commencé avec trois ambulances, puis il eut six chauffeurs. Je me rappelle : j'allais graisser les voitures en passant sous elles; le travail était très dur; on ne prenait jamais de vacances : notre seul jour de sortir, une fois par an, c'était quand notre père nous emmenait manger au restaurant ! Tout cela a duré jusqu'à la guerre..."

 

Jacques poursuit ses études : certificat d'études, deux ans de comptabilité, puis il a la charge des factures pour l'entreprise familiale... Un jour, un client oublie une boîte de peinture... Par hasard, il commence ainsi à peindre et à s'intéresser au monde des arts...

 

Ensuite, Jacques va conduire les taxis et les ambulances de son père. Dès 1939, il va faire le tour des camps de concentration : 

 

"En effet, les familles nous contactaient pour sortir les enfants des camps; je me suis rendu à Gurs, près de Pau, au Barcarès, à Caussade, un ancien camp organisé pour les Allemands, au Vernet d'Ariège, à la limite de la Haute-Garonne... Tous ces transports, on les faisait gratuitement. On travailla par la suite avec des laissez-passer pour aller en Espagne, où des réfugiés voulaient revenir; on travaillait à cheval sur la frontière...

 

Voilà pour la guerre civile espagnole... Ensuite, durant la seconde guerre mondiale, la Résistance nous demande de faire passer la frontière à des aviateurs anglais;  nous aiderons ainsi plusieurs centaines de soldats étrangers à passer la frontière... Mais le 4 mars 1944, je suis arrêté avec mon père par la Gestapo : après un interrogatoire brutal, proche de la torture, au local de l'avenue de la gare, nous serons libérés, sans avoir rien dévoilé..."

 

Les enquêteurs de la Gestapo ne réussissent pas à prouver les liens entre ces taxis ambulanciers et la Résistance... Pourtant, les Maso ont accueilli des aviateurs alliés, des Anglais, des Canadiens, qu'ils transportent dans leurs véhicules habilités à circuler, jusqu'à la frontière espagnole...

 

"Nous sortons libres du local de la Gestapo, mais à notre retour au domicile familial, mon père se rend compte que les Allemands, en fouillant, ont emporté 90000 francs en espèces et 40 000 francs en bons du trésor ! Nous portons plainte tout de suite à la Préfecture de police ; le consulat d'Allemagne à Marseille nous a dirigés vers le tribunal de Berlin, et notre affaire a été jugée en 1964; mais les Allemands nous demandent d'apporter la preuve que le fruit de ce vol était bien arrivé en Allemagne; de fournir le détail des valeurs et des numéros de tous les billets dérobés...Bien sûr, nous n'avons jamais pu produire ces preuves et nous avons été déboutés ! 

 

Cependant, nous sommes battus pour récupérer cet argent...J'ai, après la disparition de mon père, intenté des procès à l'Allemagne, au Ministère français des Affaires Etrangères, et j'ai aussi saisi la cour européenne de justice... En 2005, devant le tribunal administratif de Montpellier, le commissaire du Gouvernement pointe le laxisme de l'Etat dans ce dossier ! Mais l'arrêt de la chambre administrative déboute une nouvelle fois Jacques et sa sœur Joachine, derniers survivants de la famille Maso; en vain, depuis plus de soixante ans..."

 

Nous continuons de parler de la période de la seconde guerre mondiale, de l'Occupation, de la Résistance à Perpignan. Et de sa Libération : 

 

"La Libération de Perpignan n'a pas eu lieu : elle s'est jouée à la préfecture, un compromis entre le préfet et le chef du bataillon allemand de Perpignan. Les premiers coups de feu ont été, en fait, tirés par les Républicains espagnols; c'était un mot d'ordre de la C.N.T. (Confédération Nationale du Travail): le Midi a été libéré par les Anarchistes catalans et espagnols : ils ont préparé l'entrée en Espagne, par le Val d'Aran, qu'ils ont conquis, mais ces guérilleros ont presque tous péri dans l'affaire...

 

A Perpignan, point ou peu de combats : quelques balles perdues et une explosion des frigos de Saint-Charles. Quelques morts, des soldats allemands, ont été entreposés au café de la Paix, situé autrefois au pont de pierre, en face du Castillet. Durant cette période, je fais partie d'un groupe de jeunes à qui on apprend les premiers secours : c'est ainsi que j'ai ramassé un mort, un Catalan nommé Pierre Dauré, ainsi qu'un aviateur allemand, tué d'une balle dans la tête, à travers son casque... 

 

De même, un matin, par hasard, au 43 du Quai Vauban, je vais dénicher un Allemand caché dans un couloir; j'avais une grenade à la ceinture, je suis entré dans la pénombre de ce couloir et j'ai ordonné au soldat de sortir; je lai conduit à la police, située rue Mailly; quelques "Résistants", qui se trouvaient là ont commencé à le bastonner; j'ai crié, invoqué les droits de l'Homme et les conventions de Genève : ils ont arrêté !

 

Cet Allemand, je l'ai revu, il y a quelques années, à Montpellier, à l'occasion du vernissage d'un espace baptisé "TOLÉRANCE", (orné de statues d'un sculpteur d'ici, de Cabestany), situé dans l'ancien camp de concentration, au cœur de la ville. Cet homme me reconnaît et me remercie de lui avoir sauvé la vie, il y a cinquante ans... La Libération a eu ses aspects tragiques : deux cents Allemands ont été internés au camp de Rivesaltes, où ils sont morts de faim, abandonnés, et mis dans une fosse commune; récemment un avion est venu rapatrier les corps en Allemagne..."

 

Nous revenons à la peinture, et parlons de Maillol, qui a été traité de collaborateur durant la guerre. Jacques ne le croit pas coupable. Quant à Dina Vierny, c'est plus trouble... "Elle n'avait rien et a hérité de tout; elle fut la maîtresse du fils, Lucien, qui lui a tout donné et a eu la bonne idée de mourir vite... Cependant, elle a fait pour Maillol plus que Maillol, plus que n'importe qui ! Elle a su le présenter, le faire connaître, le diffuser dans le monde, lui construire deux musées ! 

 

Aristide collaborateur ? Non ! Son ami intime était Arno Brecker : "l'enfant de Maillol" a fait acheter des sculptures par Albert Speer, le conseiller spécial d’Hitler, nommé ministre des armements; il fut ensuite condamné à trente-et-un ans de prison lors du procès de Nuremberg. Les Nazis ont acheté des Maillol pour orner "Germania", la grande ville conçue par Speer. Voyez le film "La chute", sur la fin de Hitler; à la fin, on voit un jardin, une terrasse une statue de Maillol; un des témoins de cette histoire, un des intimes de Hitler, la femme qui a écrit le scénario du film a demandé au Führer une oeuvre de Maillol; Hitler lui a répondu : "Je ne peux pas te la donner car elle appartient au peuple allemand !"

 

Jacques poursuit : "Un jour, je me trouve au restaurant de la plage des Elmes, à l'entrée de Banyuls; le patron lui confie alors : "On a eu M. Speer à cette table; il était venu se recueillir sur la tombe de Maillol ! Une semaine après, l'ancien responsable nazi meurt à Londres..." Quelle coïncidence ! "

 

J. Maso a été le dernier à voir Maillol vivant; il l'a transporté après l'accident de voiture - c'est le docteur Nicolau qui conduisait - entre Marquixanes et Prades; ils allaient rendre vite à Dufy, en cure à Vernet-les-Bains; le sculpteur, après l'accident, a été conduit à la clinique Saint-Michel de Prades, où il mourra dans les heures qui suivirent. Le docteur Nicolau appelle Jacques pour emmener le corps à la clinique des Platanes (tenu par des religieux, mais M. Nicolau y avait des actions) : 

 

"Je conserve de Maillol une vision unique; il était très amoché; ce sont surtout les cercles, mauves, diaprés comme un arc-en-ciel, autour des yeux, qui m'ont impressionné; cette coloration, due au choc, et à la fracture du crâne, était à la fois tragique et magnifique ! J'alerte la famille de Maillol, à Banyuls; je le conduits dans la "maison rose"; je le déshabille, le lave et l'installe; puis je m'en vais..."

 

A ce moment-là, Jacques se lève et va extraire de ses rayonnages un superbe livre sur Maillol : je ne connaissais pas l'étude de Paul Sentenac, publié en 1937, agrémenté de belles photos de sculptures, dont "La Vénus au collier", qui se trouve à Zurich, sœur de la Vénus de la Loge, à Perpignan, mais dépourvu du fameux bijou...

 

La conversation porte ensuite sur Dufy, qui résida longtemps à Perpignan, place Arago et au bout de la rue Jeanne D'Arc, chez Bassères, l'ancien marchand de bois : "Il ne pouvait plus peindre; je le conduisais chez le radiologue qui a dans son bureau quelques toiles de lui : Dufy ne pouvait pas payer...C'était, malgré sa situation difficile et sa maladie, un personnage hautain... C'est grâce au céramiste Artigas et à son épouse "Pincette" que Raoul Dufy a pu trouver refuge à Perpignan; à cette époque, après la guerre, il dessinait sur des étoffes, car il fallait manger...

 

Tous les peintres de Catalogne sont passés par Llorens Artigas, qui a laissé à l'aéroport de Barcelone une belle fresque sur un panneau énorme. Il a travaillé aussi pour Maegh, à Saint-Paul de Vence; au départ Maegh a enrôlé trois grands artistes, alors dans le besoin, Miro, Chagall et Giacometti, pour la décoration de la maison-musée et de la chapelle aux vitraux..."

 

J. Maso a aussi connu Hans Hartung, prisonnier au camp du Barcarès et qui, par la suite, résida durant de longues années à Leucate. Il se lia aussi avec Jean Fautrier qui faisait des cures à La Preste, dans le Vallespir; Libion lui confectionnait des chemises, dans son atelier de l'avenue de la gare... Ces rencontres ont donné suite à des années d'amitié, qui expliquent la présence de tous ces tableaux, ici... Jacques me montre une petite pièce où coucha Appel-Les Fenosa en 1957...Et il y aurait encore beaucoup à raconter en regardant toutes ces toiles : celle de Macia, réfugié en France avec P. Garcia-fons, de Berrocal, de Velickowi, de Rossofsky, originaire de Chicago, d'Assadour...

 

Et Willy Mucha, un peu oublié aujourd'hui, sans fondation à Collioure ou ailleurs; un artiste doué qui recevait beaucoup, par exemple Malaparte, l'auteur de "La piel", dans sa maison du  quartier du Mouré, à Collioure...Sa femme a fini sa vie dans la maison de retraite en face de la fontaine d'amour, à Perpignan, puis à Banyuls...Triste fin...Willy Much connaissait tout le monde, mais il n'est pas assez reconnu..."

 

Nous revenons, pour finir, au présent... Malgré l'âge, J. Maso n'en a pas fini avec les aventures et...les procès ! 

Il me montre le journal catalan de Figueres, "Hora nova", daté du 17 septembre 2013, qui traite de "l'éternel procès". Jacques avait acheté un terrain à Roses, il avait conçu des plans excentriques; tous les papiers étaient en règle, mais peu à peu les architectes se sont éloignés du projet initial et la maison ne ressemblait pas à la villa des rêves... Il y eut trois ans de procédure, à Roses, puis cinq ans au tribunal de Gérone et enfin quinze à Madrid..! Pour aboutir...à rien, pas de suite...la justice en Espagne...

 

Il faut savoir terminer une conversation ! Je prends congé, à regret, et Jacques me raccompagne avec l'ascenseur. Il me fait sortir, surprise, par le garage, immense, témoin de l'histoire des taxis et des ambulances de Perpignan; il a "installé" sur un mur de ce garage une sorte d'oeuvre d'art personnelle, symbolisant le travail de toute une vie et de toute une famille : une calandre de Mercédès, synonyme de fortune, luxe et de volupté, jouxte une énorme clé à molette, "rouillée autrefois, mais je l'ai peinte à la feuille d'or", me confie l'heureux propriétaire des lieux... 

 

J'ai compris que par cet objet et cette formule, il voulait exprimer son bonheur du labeur bien fait, toujours au service du prochain, dans les temps de guerre comme dans les années de paix...

 

Perpignan, rue S. Vauban, 16 octobre 2013.

- - -

* document lu sur le net :

Le feuilleton judiciaire 

de la famille Maso

    • Par Claude Belmont, mis à jour le 26/11/2007 

Cette famille peut-elle récupérer largent que lui a volé la Gestapo ? Décision demain de la cour dappel administrative de Marseille.

Largent volé par la Gestapo en 1943 peut-il aujourdhui être remboursé à une famille française? Demain, la cour administrative dappel de Marseille devra trancher cette question.

Le 4 mars 1944, les membres de la famille Maso de Perpignan sont interpellés. Ils seront brutalement interrogés pendant dix jours puis remis en liberté. Car les enquêteurs de la Gestapo ne réussissent pas à prouver les liens entre ces taxis ambulanciers et la résistance. Pendant des mois pourtant, les Maso accueillent des aviateurs alliés, des Anglais, des Canadiens, quils transportent dans leurs véhicules habilités à circuler, jusquà la frontière espagnole.

À leur retour, les Maso saperçoivent que leurs économies ont disparu : 90000 francs en billets et 40000 francs en bon du trésor. Ils vont à la préfecture de Perpignan déposer plainte contre... la Gestapo, sûrs que ce sont ses membres qui ont commis le vol.

 

Depuis, laffaire a été instruite deux fois sans trouver daboutissement. «Le consulat dAllemagne à Marseille nous a dirigés vers le tribunal de Berlin. Notre affaire a été jugée en 1964. Les juges allemands nous ont demandé dapporter la preuve que le fruit de ce vol était bien arrivé en Allemagne. Ils nous ont demandé de fournir le détail des valeurs et les numéros de tous les billets dérobés. Nous navons jamais pu produire ces preuves, nous avons été déboutés», raconte Jacques Maso, 83 ans, toujours aussi déterminé. «Quand on mène un combat, on va jusquau bout. Ce remboursement, cest une affaire de principe», poursuit-il.

En 2005, Jacques, dernier survivant de la famille avec sa sœur Joachine, pense toucher au but. Devant le tribunal administratif de Montpellier, le commissaire du gouvernement pointe le laxisme de lÉtat dans ce dossier passé entre les mains de tous les ministres des Affaires étrangères. Mais larrêt de la chambre administrative déboute une nouvelle fois celui qui avait osé défier la Gestapo.

Demain, soixante-trois ans après le vol et la plainte déposée contre loccupant, se jouera donc la dernière séance de ce surprenant feuilleton. Pas sûr quelle satisfasse le combatif retraité.

 

Jacques Maso arrêté et torturé par la 

 Jacques Maso arrêté et torturé par la Gestapo

Une plainte déposée en 1944 contre la Gestapo toujours pas résolue

Faisant parti d'un réseau allié pendant la 2nde Guerre mondiale, Jacques Maso arrêté et torturé par la Gestapo a découvert en rentrant chez lui que l'occupant avait en plus pillé sa maison. Il a donc déposé plainte le jour même puis attaqué l'Etat français et allemand.

 

Regardez la vidéo :

http://videos.tf1.fr/video/news/france/0,,3671960,00-plainte-deposee-1944-contre-gestapo-toujours-resolue-.html

 

Sources : tf1.fr

Souvenirs de Jacques Maso à propos du peintre Hans Hartung. 

 

   Il l'a connu à Paris grâce à M et Mme G. Pompidou. Mme Pompidou était folle d'Hartung : elle avait décoré l'Elysée avec ses tableaux…

 

(photo : Hans Hartung devant la statue de Maillol, en 1970 à Saint-Cyprien, avec Madeleine, l'épouse de J. Maso. La scène se déroule après un voyage au Portugal.

 

Hans possédait une Chrysler blanche décapotable; il conduisait malgré sa jambe perdue en Alsace; il fut opéré à Lyon car la gangrène s'était déclarée; mais il s'était bien adapté à ce handicap… A cette époque, après la Libération, Hartung rendait imite à J. Maso qui habitait alors rue de la Cloche d'or; c'était au deuxième étage, mais Hartung montait sans grand problème…

 

   Pendant la guerre, il a été interné au camp du Barcarès (voir le blogabonnel sur Hartung en Catalogne). 

 

   Il s'évade en août 44. Il est arrêté à Figueres par la guardia civil; il va en prison à Figueres et Gérone, puis à Barcelone. Enfin, il est aboutit au camp de Miranda, au-dessus de Madrid.

On lui facilite la libération. Il s'engage dans l'armée française, mais est affecté à l'infirmerie car il est allemand.

 

Il se rend au Maroc avec l'armée et débarque à Golfe- Juan: il construira plus tard sa maison là où il a abordé (maison située à présent non loin du péage de l'autoroute; elle est devenue la fondation H. Hartung ). 

 

J.Maso se rendra plusieurs fois chez lui. Par exemple, le jour où l'artiste fut nommé académicien à Paris : c'est le seul peintre a être en même temps académicien en Allemagne ! J.Maso fut le seul à l'accompagner, avec son épouse, Ana Eva Bergman, pour ce jour mémorable !

 

Jacques se souvient d'une autre journée incroyable : dans la rue, ils attendent tous les quatre un taxi; arrive une Rolls immense conduite par un chauffeur noir… Un type s'écrie alors : 

   "Hans, que fais-tu là ? Tu vas où..? 

-Je vais à Montparnasse pour une réception !

-Je te laisse la voiture et le chauffeur !

 

   Sur la Côte d'Azur, il font la maison avec le peintre : terrain rectangulaire, maison en angle; deux ateliers, pour on épouse et pour lui-même,  sont construits dans les autres angles.

   A l'intérieur, comme Hartung était handicapé (il avait perdu une jambe à Strasbourg en ramassant des blessés), il avait fait installer un mécanisme grâce auquel le tableau en gestation montait et descendait à la hauteur désirée…

 

   Une autre fois, à l'occasion d'un transport sanitaire à Nice, en passant au péage de Juan-les-Pins, je dis  mon fils : "Si on allait rendre visite à Hartung..? " Dans la nuit, ils arrivent à retrouver la maison dans le quartier résidentiel qui s'est bien développé. Seule Ana Eva se trouve à la maison : "Il ne va pas tarder…Si vous voulez l'attendre…" Hans est arrivé à l'aéroport; une demi-heure plus tard, il arrive dans la voiture du consul d'Allemagne, escortée par des policiers à moto… On avait affrété un avion spécial pour recevoir la croix d'académicien en Allemagne...

 

 Il vient à Leucate qu'il a connu grâce à Henri de Monfreid. Le couple a habité dans un casot sur la colline, avec une table en bois et des branches pour faire du feu…Ils ont passé là plusieurs étés...

 

JPB

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans peinture
commenter cet article
19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 07:57
Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -
Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -
Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -
Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -
Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -

Sainte-Marie - Claude Parent à Serrabonna - Nuits d'EUS -

 

***ELNE (Pays catalan) :

Découverte d'une cathédrale primitive à Elne

 

La ville d'Elne, la plus ancienne cité du Roussillon, cache toujours des trésors. Cette fois, il s'agit d'une grande cathédrale, aussi imposante que l'actuelle: la cathédrale primitive.

A l'emplacement de la chapelle de Saint-Etienne, petite chapelle qui faisait partie de l'ensemble de la cathédrale d'époque romane et détruite après la Révolution Française, des murs puissants ont été mis à jour durant une fouille entreprise en 2015 par le Département des Pyrénées-Orientales.

 

 Le chantier, réalisé aux abords de la cathédrale d'Elne, sur le plateau des Garaffes, a permis aux archéologues de dévoiler ce bâtiment monumental. La cathédrale primitive possède un diamètre plus grand que l'actuelle, avec un chevet de 11 m de diamètre (contre 8,60 m) et une nef large de plus de 16.

"C'est la première fois qu'on a une cathédrale, un monument de cette envergure ici sur le territoire. C'est vraiment une découverte majeure du point de vue patrimonial, mais aussi d'ailleurs du point de vue scientifique" affirme Hermeline Malherbe, présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales.

Les experts estiment que l'édifice a été construit entre le VIe siècle et le IX siècle. Aujourd'hui seul les fondations sont conservées: étant construite trop près de la pente, une grande partie du coeur de la cathédrale se serait effondrée dans la falaise.

Cette fin tragique aurait entraîné la construction d'une autre cathédrale plus en retrait, à savoir, la cathédrale actuelle.

 "C'est une découverte assez exceptionnelle (...) qui éclaire de façon importante l'histoire d'Elne mais aussi l'histoire du Département, l'histoire du diocèse... durant une période où on ne connait pas grande chose, tout simplement, parce qu'il y a très peu de documents, peu de textes écrits et qu'en fait, seule l'archéologie est en capacité d'écrire cette partie de l'histoire", se réjouit Olivier Passarius, archéologue responsable des fouilles.

Le chantier, réalisé aux abords de la cathédrale d'Elne, sur le plateau des Garaffes, a permis aux archéologues de dévoiler ce bâtiment monumental. La cathédrale primitive possède un diamètre plus grand que l'actuelle, avec un chevet de 11 m de diamètre (contre 8,60 m) et une nef large de plus de 16.

"C'est la première fois qu'on a une cathédrale, un monument de cette envergure ici sur le territoire. C'est vraiment une découverte majeure du point de vue patrimonial, mais aussi d'ailleurs du point de vue scientifique" affirme Hermeline Malherbe, présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales.

Les experts estiment que l'édifice a été construit entre le VIe siècle et le IX siècle. Aujourd'hui seul les fondations sont conservées: étant construite trop près de la pente, une grande partie du coeur de la cathédrale se serait effondrée dans la falaise.

Cette fin tragique aurait entraîné la construction d'une autre cathédrale plus en retrait, à savoir, la cathédrale actuelle.

 La mise au jour de ce bâtiment a permis à plusieurs domaines d'effectuer des recherches, notamment médicales, avec la découverte de plusieurs sépultures d'urgence, liées probablement à un épisode de peste qui a frappé la région au XVIIe siècle. De l'ADN bactérien pourrait être conservé dans les ossements.

La fouille travaille en collaboration avec la Direction régionale des affaires culturelles mais aussi avec l'Université d'Elne et l'Université de Perpignan.

"Sur ce chantier, au-delà de faire des fouilles, on a aussi décidé que ce soit finalement au service des jeunes qui apprennent, et donc on a une quinzaine d'étudiants qui viennent depuis 2014-2015 chaque année finalement sur des vraies fouilles, sur un vrai chantier de fouille se former. Il est important que ce site puisse aussi servir à former des jeunes dans leur discipline", ajoute la présidente du Conseil Général des Pyrénées-Orientales.

Regardez l'interview réalisée à Olivier Passarius, archéologue responsable des fouilles.

 

Jean IGLESIS

 

- - - 

Festival Les Nits d'Eus

Publié le 15/07/2017 à 17:53 par leblogcultureldyl

 

 

(photo, de gauche à droite : Gisela Bellsolà, Denis Campini, Michel Maldonado (debout), Julien Ascencio, Francis Balzamo.).

 

Sous un ciel enchanté et enchanteur, les Nits d’Eus.

Dédiées à Ursula et à Monsieur D’dée

 

« Trente-huit années de création dans des horizons artistiques multiples » annonce Michel Maldonado. Multiples et singuliers, car c’est bien le caractère original de chaque soirée qui préside au choix des organisateurs. Avec des interprètes de qualité, habitués ou nouveaux venus, des mises en relations inattendues, des découvertes en terre lointaine. En d’autres mots, il s’agit de présenter à Eus et en quelques autres lieux, des soirées qu’il est impossible de trouver ailleurs, chacune, sauf rarissime exception, ne se produisant qu’une fois. L’aventure se décline de début août à mi-septembre au rythme d’environ deux soirées par semaine, la plupart du temps à Eus à la Maison du temps libre, exceptionnellement à l’église, et cette année avec trois rencontres délocalisées (Le Soler, Prieuré de Marcevol et Banyuls sur Mer – 25, 26 et 27 août).

 

Onze soirées du 3 août au 16 septembre.

 

Le 3 août, Ouverture poétique Verlaine - Gabriel Fauré, Reynaldo Hahn, Debussy par Charles Gonzalez récitant, Vincent Malgrange, violoncelle, Alice Ader, piano, Raphaël Dumas, ambiance sonore, Gérard Meloux, guitares, mandolines et Michel Maldonado, contrebasse. Le 9 août Maria Barcona et Gisela Bellsolà jouent un texte écrit pour elles Les Bruixes se pentinen, mise en scène Monique Bellsolà, suivi de Llamp te frigui, chanson catalane d’auteur par Franck Sala et Philippe Dourou. Le 12 août c’est la Quatrième symphonie de Gustav Malher, jamais donnée en France – transcription pour clarinette, violon, violoncelle et piano d’Elder Beeftink.

 

Des moments particulièrement sensibles

 

 Le 17 août, élégie à la mère disparue, L’éternité peut-être, spectacle musical conçu par Miluc Blanc autour des poèmes inédits, « des petites choses » disait-elle, de sa mère Yvette Joubert. Avec Milus, guitariste et chanteur qui écrit et compose notamment pour Cachitos et La Tuna, et des interprètes bien connus à Eus ou à proximité : Pau Marcos gambiste, David Codina Bosch, pianiste, accordéoniste et sculpteur de sons, Arne Wernink, trompettiste et Michel Maldonado, contrebassiste.

 

Journée faste le 19 août : à 18h Voyage musical dans la Grande Grèce à partir de manuscrits trouvés en Sicile, révélation du patrimoine musical gréco-byzantin des colonies italo-albanaises de Sicile et du Sud de l’Italie dite la Grande Grèce, des chants que les habitants de ces contrées chantent toujours. Pour l’interprétation, les chanteurs Iléana Ortiz Rodriguez, Eleni Bratsou, Gisela Bellsola, Jean-Christophe Candau, Raphaël Robin et Frédéric Tavernier Vellas. A 21h le même jour Jazz Mediterranéeréunira le guitariste catalan Denis Campini, Francis Balsamo, contrebasse, Julien Ascencio, piano (voir photo) et le batteur d’origine sénégalaise Sega Seck.

Durant les concerts décentralisés le guitariste Philippe Mouratoglou et la Fidelissima joueront le Concerto pour guitare de Mauro Giuliani, réorchestré pour quatuor à cordes par le compositeur lui-même, suivi de la Folia (Vivaldi, Purcell). En septembre un concert Alice Ader au piano (le 2 septembre) – Chopin, Scriabine, Mompou - ; puis le Quatuor Machaut, saxophonistes à la fois interprètes, improvisateurs, compositeurs, arrangeurs –découvertes en perspective (3 septembre) ; Lunes, cantate jazz, création Guillaume de Chassy  qui sera au piano, direction Joël Suhubiette, avec le chœur de l’Archipel de Toulouse et Pierre Gayraud aux percussions (10 septembre), et le 16 septembre, pour terminer en beauté Rêves d’oiseaux, suite pour triopar le nouvel ensemble duguitariste Philippe Mouratoglou, avec Bruno Chevillon, contrebasse et Ramon Lopez, batterie. Les Nits attendent de pied ferme les habitués et les nouveaux venus.

 

Yvette Lucas

 

Infos pratiques : tarif normal 14€. Carte Nits (nominative) 8€ pour entrées à 10€. Carte de soutien aux Nits (nominative) – tous les spectacles 65€ ou plus. Gratuit pour les – 12 ans. Billets en vente à l’entrée de la salle et sur la billetterie en ligne. Concerts délocalisés : achat à l'entrée. www.lesnitsdeus.org

 

(blog d'Yvette LUCAS) Merci à Yvette L : ça repose de "copier-coller" les autres …. Il suffit de le dire ! JPierre B.

- - -

***Première édition du festival 20/20

 

 

Sainte-Marie (Pays catalan)

Festival 20/20

 

Nous avons le plaisir de vous annoncer la première édition du Festival 20/20 qui se déroulera du 20 juillet au 20 août au Jardin d’Ariane à Sainte-Marie-la-Mer. 

Pluridisciplinaire, ce nouveau rendez-vous est une vitrine des cultures musicales, culinaires et patrimoniales du territoire Nord-Catalan. L’évènement, a été créé et pensé comme un disque en prenant la forme subtile d’une compilation de luxe, regroupant des coups de cœur, des personnalités atypiques et les artistes singuliers. Un grand mix au sein d’un lieu et d’un dispositif technique et humain hors du commun.

20/20 propose un concentré de Méditerranée avec une programmation qui rassemble des musiciens, des disc-jockeys, des acteurs, des plasticiens, des cuisiniers, des œnologues, des petits producteurs et des grands créatifs. Uniquement des passionnés dont le but est de partager leurs passions et leurs savoirs faire.

 

La programmation est donc inédite avec 32 jours de concerts (jazz, DJ set, Jam Sessions, Radio-shows...) avec des styles musicaux allant de la musique classique à l’electro, en passant par le Jazz ou encore la Rumba, le Reggae ou la soul. 20/20 c’est aussi des brocantes vintage nocturnes, des grillades aux sarments, des sardinades, des paëllas, arossos et tapas, des activités pour enfants (contes, labyrinthe géant, karting à pédales...), des expositions éphémères, des dégustations de vins, des ateliers autour de l’œnologie, des siestes sonores, ou pas , du ciné chaises longues, une color party, la fête du rosé, la fête du cava, le championnat du monde d’aïoli , des concours de pétanque etc...

De l’inédit pour un mois complet dans un jardin, à 800m de la plage, afin de fêter l'été ensemble avec du bon son, du bon vin et de la bonne cuisine

 

Vous pouvez télécharger le dossier de presse ici

Retrouvez l’intégralité du festival, jour par jour ici Contact presse : Raph Dumas 06.14.03.72.96 vingtsurvingtfestival@gmail.com

- - -

 

EXPO de Lumières d'encre à CERET :

 

Prochaine exposition du 22 juillet au 2 septembre 2017 :

 

  " Ce que voit mon ombre"

 

Ymy Nigris

 

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans patrimoine
commenter cet article
18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 09:20
Picasso au musée Rigaud, Perpignan (photo J.P.Bonnel-) -  à Colliore, avec René POUS - au musée de  GOSOL (Catalogne, Cadi)
Picasso au musée Rigaud, Perpignan (photo J.P.Bonnel-) -  à Colliore, avec René POUS - au musée de  GOSOL (Catalogne, Cadi)
Picasso au musée Rigaud, Perpignan (photo J.P.Bonnel-) -  à Colliore, avec René POUS - au musée de  GOSOL (Catalogne, Cadi)

Picasso au musée Rigaud, Perpignan (photo J.P.Bonnel-) - à Colliore, avec René POUS - au musée de GOSOL (Catalogne, Cadi)

Personnalités inhumaines... Le catalogue de l'expo de Perpignan (été 2017)

 

PICASSO ce barbare...ce cannibale prenant et jetant les femmes pour se nourrir de leurs talents (Dora Maar la photographe, Françoise et Jacqueline, les artistes, Olga la danseuse...), milliardaire avare, qui ne prête pas un sou à ses petits-fils : le témoignage de Marina Picasso, fille de Paulo, petite-fille d'Olga , est éclairant (lire Grand-père, folio Gallimard n°3818). Paulo sert de chauffeur, exploité, devant mendier un maigre salaire : "chauffeur payé à la semaine, factotum sans existence propre, sa marionnette et son souffre-douleur..."

 

Pablo est un sadique qui méprise sa descendance;il est indifférent : "Pablito -frère de Marina- s'est suicidé à l'âge de 24 ans en avalant une dose d'eau de javel...Ma grand-mère Olga, humiliée, salie, dégradée par tant de trahisons, a terminé sa vie paralysée..." (page 16)

 

Françoise Gilot, dans son beau livre Vivre avec Picasso, corrobore ce témoignage : "Dix ans avec Picasso, l'enfer." (cité par Pierre DAIX, dans sa biographie de Picasso, en 2007 : "Je suis restée dix ans parce que j'étais jeune, je croyais qu'il était encore capable d'évoluer. C'était une utopie." (page 482)

 

Avec le temps, la vie de artiste, et surtout ses défauts, ses mesquineries, passent au second plan; seul compte le "génie", pas les sentiments, l'humanité du personnage. Pourtant, celui qui se disait communiste et en lutte avec le fascisme, exploitait ses proches et se comportait en fasciste chez lui !!! Qui le dit ?

 

Ainsi, peu de critiques osent dire le vrai; et les journalistes glorifient, et les catalogues d'exposition n'écrivent que l'aspect positif, par désir de faire de ce musée une destination pour les touristes ! Le catalogue publié à Perpignan (et imprimé à Gand!), même s'il est bien fait, bien documenté, bien écrit (1) ne fait pas exception : Picasso est grand, Perpignan est accueillant et les quelques semaines passées à l'hôtel De Lazerme constituent une "parenthèse estivale " (Claire Muchir) heureuse. (2)

 

(1) Etude intéressante de Brigitte Manera sur les intellectuels et artistes dans les années 50, autour de la présence de Picasso. Texte significatif montrant que les séjours picassiens chez les Lazerme furent des vacances, un havre sur la route des corridas (Nîmes, roi des fêtes de Collioure, photographié aux arènes de Céret avec Cocteau...Retrouvailles à Céret, après le Cubisme des années 10, avec des artistes et la section du PCF...). B. Manera écrit en fait sur Céret et non sur Perpignan - merveilleux pied de nez aux concepteurs du projet-, suggérant la vacuité du séjour perpignanais et les minces rapports "intellectuels", avec le photographe R.Fabre, avec Firmin Bauby à Sant Vicens... 

 

Article original de Joséphine Matamorros, ancienne conservatrice du musée de Céret, qui connaît bien Picasso et son séjour à Céret, bien plus essentiel que la halte de Perpignan. Elle a, en outre, participé au Mucem de Marseille à l'expo su les objets, l'artisanat, le folklore populaire, dont s'est inspiré Pablo. (texte ci-dessous).


 

(2) Catalogue "Picasso Perpignan, le cercle de l'intime, 1953/55" (Snoeck, 20 euros)- Passionnant pour l'histoire locale et les documents. 175 pages pour une histoire de quelques semaines, les séjours à Perpignan ne représentant que 12 lignes dans la biographie de F.Gilot et guère plus dans celle de Daix, l'ami, le camarade communiste des Lettres françaises (pages 465 et 468) !!!

J.P.Bonnel

 

- - -

Picasso à GOSOL

 

Je suis de retour dans la montagne du CADI, trois ans après être monté vers Pedraforcada, à partir de Saldes. Souvenirs de pâturages : les gens ici sont bons et intelligents, ils utilisent, pour séparer les parcelles, non des pierres, ni des clôtures, mais des arbres…C'est plus simple, plus humain. J'avais aussi le souvenir des cerises, deux fois plus grosses de celles de Céret, où Pablo aurait inventé le Cubisme… Le temps des cerises...

 

Ici, à Gosol, en 1906, encore dans la période rose, marquée par une ligne épurée, à la méditation sur le style roman et la peinture ibère, il ne trace pas des cubes, mais des lignes; Le cubisme, c'est Horta de Ebro. 

Ici, dans le massif du Cadi, tout est rondeur, absence de lignes droite : le massif est rond, Piedraforcada fait le dos rond, partagé par une coulée vertigineuse de pierres et de névés… Rondeur de femme, seins de Pedraforca...

 

Je reviens à Gosol par Tuixén, par le refuge du Coll de Port, par les routes sinueuses qui montent vers les herbages et descendent vers des villages bâtis comme des forteresses sur des collines inexpugnables !

 

Tout est beau, ici : Cadi, un début de paradis ! Tout est balade, ici et les cartes sont appelées "Cami de Picasso" et des tas de livres, de colloque et un petit musée dissertent sur l'importance de ce séjour de dix semaines de l'Andalou : l'avant-garde de la Modernité, rien que ça ! 

Picasso voulait revoir la Catalogne, des amis, profiter du miel sensuel de Fernande Olivier, rencontrée à Paris, sur les pentes de Montmartre. Il remplit un "carnet catalan", source de toiles à venir, ébauches, croquis… Il peint beaucoup : arrivé à Guardiola par le train, il doit atteindre Gosol à dos de mule : il n'a qu'une serviette avec des crayons, des huiles, quelques cartons…

A son retour, précipité en raison de l'expansion d'une épidémie de typhoïde, il repart avec tout un caravansérail, preuve que les tableaux (paysans, paysages, animaux dans les ocres rose, orangé, jaune, couleurs des roches qui mènent à Pedraforca) sont nombreux…Pablo a bien travaillé dans ce hameau d'ascètes à la peau cuivrée !

 

Sur la place du village, dans la seule auberge de l'époque, la pension "Can Tampanada", il peint la solitude du hameau gosolenc, il s'entretient très souvent avec le propriétaire, Josep Fontvila, un contrebandier farouche et misanthrope âgé de 90 ans…Celui-ci accepte d'être son modèle : les traits de crayon expriment la rudesse de cet homme, semblable à la désertique de ce pays, logé au coeur de l'alto Urgell, au sud de la Seo d'Urger, non loin de Berga et de l'actuel du Cadi, qui draine les Barcelonais pressés vers les stations de ski de Cerdagne et du Vallespir…

 

A plus de mille quatre cents mètres d'altitude, Gosol respire et ses habitants restent amicaux, malgré la présence des touristes et d'un camp de vacances, avec piscine et roulottes à cinq cents mètres…

On est en Catalogne, dans un Etat qui semble déjà indépendant car les drapeaux flottent partout et la langue naturelle est parlée dans une musique et une richesse qui la différencie tout de suite des autres idiomes… Picasso serait content de cet état d'esprit et qu'on pense ici souvent à lui, sobrement...

JPBonnel

 

- - -

Picasso en son palais catalan

 

 

 

 

Visiter un musée consacré à Picasso me donne toujours l'envie de fictionner. Autant la peinture comme discours ou commentaire est souvent ennuyeuse, autant la flânerie dans les salles d'exposition suscite le romanesque: l'envie d'écrire, car je n'envisage l'art que comme un prétexte à l'écriture...

 

C'est pourquoi je m'applique à revenir périodiquement à Barcelone, dans cet espace picassien installé dans plusieurs hôtels particuliers du XII° siècle, restaurés au XVII° et aménagés à partir de 1963,  afin de communiquer et de donner de la respiration aux nombreuses œuvres de l'artiste. Ce musée est passionnant quant aux toiles de jeunesse (souvenirs de Malaga, représentation des parents, du communiant de 1896...), à la période « bleue » où domine le motif des saltimbanques et des marginaux, tel El Loco de 1904, et à celles de la période ultime: les « retrats » de Jacqueline, à Mougins, en 1962. Ce lieu installe ainsi le début et la fin d'une vie: entre ces deux grandes parenthèses, il s'agit de remplir une vaste béance en se rendant à Paris, à l'hôtel Salé, ou à Madrid, pour le Guernica de la Reina Sophia, ou à New York, ou un peu partout dans le monde car Pablo a jeté son sperme au-delà de tous les océans...

 

J'aime surtout m'attarder sur les variations picturales, quarante-quatre huiles inspirées des Ménines de Vélazquez, dans une atmosphère dramatique grise ou noire, d'où émerge la lumière des jaunes et des bleus nimbant les personnages symbolisant l'innocence.

 

 

JPB

 

- - -

 

*** Picasso à Marseille

 

Le MuCEM a présenté du 27 avril au 29 août 2016 une grande exposition de 270 oeuvres qui s’attache à montrer comment Picasso, tout à la fois inscrit dans son époque et attaché à ses racines, a nourri son travail d’influences issues des arts et traditions populaires. Le parcours, divisé en quatre sections, met en miroir des chefs-d’œuvre de l’artiste avec des objets-références issus des riches collections du Mucem. Grâce à des prêts exceptionnels et au soutien de nombreuses collections publiques et privées, françaises et internationales, parmi lesquelles il convient de citer le riche partenariat avec le Musée national Picasso-Paris, l’exposition permet de réunir des œuvres essentielles et iconiques, mises en perspective avec des découvertes inédites.

 

Après avoir évoqué l’aspect sacré de ces sources, essentiellement espagnoles, le propos met en évidence cette présence des souvenirs dans l’inspiration de l’artiste. Sont ainsi illustrés des thèmes et des motifs mémoriels récurrents chez Picasso, fasciné en particulier par l’univers de la parure (Jacqueline à la mantille), de la musique, du cirque (L’Acrobate bleu), de la tauromachie (Tête de taureau) et du jouet, par exemple.

 

L’exposition est ensuite construite autour de rencontres faites par Picasso avec des personnalités ayant affirmé un savoir-faire artisanal qui pouvait nourrir sa propre expérience et ses propres recherches. Sont alors successivement développées les incursions de l’artiste dans la connaissance du travail du bois (Paco Durrio), de la céramique (Suzanne et Georges Ramié et l’atelier Madoura), de l’orfèvrerie (François Hugo), de la linogravure (Hidalgo Arnéra), du cinéma (Robert Picault), du textile (Marie Cuttoli) et de la tôle découpée (Lionel Prejger).

 

La question de l’utilisation du quotidien dans sa dimension la plus prosaïque (les objets de rebut), mais aussi la plus personnelle, s’exprime dans un très bel ensemble de sculptures d’assemblage (La Guenon et son petit) dans lesquelles se lisent aisément les objets glanés et les matériaux recyclés.

L’art au XXe siècle a souvent joué avec ses origines pour construire un nouveau rapport au monde. Les racines de Picasso sont multiples. Parmi ces fondations, l’environnement de son enfance fut un terreau très fertile. Les objets du quotidien auxquels Georges Henri Rivière rend hommage au sein du musée des arts et traditions populaires, qu'il crée en 1937, font infiniment partie du bagage affectif et esthétique de l'artiste. Les collections du Mucem qui jalonnent le parcours ont été choisies parmi les objets acquis par Georges Henri Rivière, comme autant d'échos au travail de Picasso.

 Fort de cette connaissance à la fois intime et universelle, Picasso s’affirme alors lui-même comme le véritable signal d’une nouvelle culture populaire.

 

Commissariat général :

Joséphine Matamoros, conservateur en chef du patrimoine, directrice honoraire du Musée d’art moderne de Céret, directrice du Musée d’art moderne de Collioure

Bruno Gaudichon, conservateur en chef du patrimoine, conservateur de La Piscine-Musée d’art et d’industrie André Diligent de Roubaix

Emilie Girard, conservateur du patrimoine, responsable du Centre de Conservation et de Ressources du Mucem.

Scénographie : Jacques Sbriglio, architecte, scénographe

 

- - -

 

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans polémique
commenter cet article
17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 09:53
Plage de Port-Cypriano (photo J.P.Bonnel) - Deux derniers livres de JPB (06 31 69 09 32)
Plage de Port-Cypriano (photo J.P.Bonnel) - Deux derniers livres de JPB (06 31 69 09 32)
Plage de Port-Cypriano (photo J.P.Bonnel) - Deux derniers livres de JPB (06 31 69 09 32)

Plage de Port-Cypriano (photo J.P.Bonnel) - Deux derniers livres de JPB (06 31 69 09 32)

Polémique : le burkini, c'est fini ?

 

On n'en parle plus ! C'était pour attiser les débats des élections ? Montrer que le burkini, c'était de la provocation et qu'il fallait (selon le FN, la droite et Valls) réprimer ?

 

Les laïques estimaient que la loi autorisait le port de cet étrange uniforme sur les plages...Qu'il s'agissait de la conviction sincère et religieuse de la part de quelques musulmanes...

Juillet 2017, rien ! J'ai fait le tour des plages de Catalogne: quelques femmes d'origine maghrébine sont habillées des pieds à la tête, tandis que le mari et les enfants nagent en maillot ainsi qu'un couple d'amis; elle, elle "bronze" un bout de visage et c'est tout: elle applique la religion et ne gêne personne…

 

Un élu a voulu relancer le "débat" :le maire de Lorette, dans la Loire, publiant un arrêté interdisant foulard et burkini dans la nouvelle zone de baignade municipale…Il souhaite en outre qu'on réécrive l'article de la loi de 2010 sur  le port du voile dans l'espace public…Manuel Valls, déjà, durant l'été 2016, avait dénoncé le burkini comme une "affirmation dans l'espace public d'un islamisme politique."

 

Or, comme l'écrit le philosophe R-Pol Droit, "aucun fondement juridique solide n'existe pour pareille interdiction. L'accès aux plages est libre et doit demeurer dans toutes les tenues." (1)

 

Il nuance cependant, montrant que ce burkini que nous ne saurions voir, peut être le signe ostentatoire d'une discrimination à l(égard des femmes dans la société sexiste et patriarcale musulmane, et surtout un indice pouvant mener au terrorisme islamiste…

 

"Que le burkini ne puisse ni ne doive être interdit est une évidence. Mais il doit être critiqué, dénoncé, et donc combattu par le texte, l'image, la parole. A la différence du bikini,il me semble bien constituer un élément d'un puzzle idéologique, politique et religieux structuré."

Je suis d'accord avec cette assertion. Et vous..?

 

JPBonnel

- - -

(1) Le Monde du 30 juin 2017, à propos du livre : La saison des apparences. Naissance des corps d'été, C. Granger (Anamosa, 19,50 euros).

***PRESENTATION DU LIVRE

 

LE CORDONNIER D’ALICANTE

MEMOIRES D’UN MILITANT DE L’ANARCHISME ESPAGNOL 1889-1948

de Manuel SIRVENT ROMERO, Editions CNT-RP

par sa petite-fille Melodia Sirvent

 

Un témoignage romanesque empli de passion libertaire, où s’entrecroisent dialogues acérés et récits parfois truculents, ponctués de moments de tendresse et d’émotion

 

LA CNT 66 VOUS INVITE A CETTE RENCONTRE

LE MERCREDI 19 JUILLET 2017 A 18 HEURES

dans son local HLM St-Mathieu cour F, 39 rue des Rois de Majorque à Perpignan

 

Le 19 juillet est le jour anniversaire du soulèvement populaire contre le coup d’état militaire de 1936 en Espagne, et surtout du début de la révolution libertaire qui a suivi. Cette révolution n’a pas été spontanée, mais elle a été le fruit de longues années de militantisme anarcho-syndicaliste et anarchiste. Peu nombreux sont les militants qui, comme Manuel Sirvent Romero, ont laissé leur témoignage sur cette époque de préparation et de luttes ouvrières durement réprimées par tous les gouvernements successifs, des monarchistes aux républicains.

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans littérature
commenter cet article

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Articles Récents

Liens