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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 10:35
La mort annoncée du Centre d'art contemporain W.Benjamin

La mort annoncée du Centre d'art contemporain W.Benjamin

MUNICIPALES 2020 PERPIGNAN (2) - Les Républicains et la patrimoine culturel dévasté

 

La mort annoncée du Centre d'art contemporain W.Benjamin : on s'y attendait... J'en avais parlé à de nombreuses reprises dans ce blog...

 

Au mieux, le CAC WB aurait été débaptisé : on lui aurait donné le nom de Restany, l'artiste originaire d'Amélie-les-Bains. Voeu de M. Sitja, natif, lui aussi, de cette ville du Vallespir...

 

Au pire, le centre d'art (ancien internat du vieux lycée Arago, puis dépendance des Beaux-Arts) serait vendu, à une chaîne de vêtements italiens, comme l'a déclaré récemment Olivier Amiel, conseiller municipal...

 

Il y aurait pléthore de centres d'art à Perpignan..? Peut-être... Il y a surtout cette inculture, incompétence visible depuis 5 ans, surtout après le départ de Jordi Vidal, et à présent, de M. Pinell...Le chef reste seul dans la galère : pour récupérer de l'argent et installer la facd de droit en coeur de ville, au centre du théâtre municipal, on va se débarrasser du patrimoine culturel inutile et aux mains des bobos et gauchos ! Idéologie d'extrême-droite.. Même Louis Aliot n'irait pas jusque là (on le saura bientôt car je vais le rencontrer). 

 

On a donc été nombreux à se tromper en votant , par défaut, pour Pujol le fol, pour éviter le Front national..? La gauche et le centre, une opposition donc, auraient été présents à la mairie...

 

Et si en mars 2020, beaucoup de citoyens avaient envie, en cas de duel L.Aliot/Pujol ou Amiel (LR) de laisser faire le destin..???

 

- - -CULTURE

Perpignan: la mairie ferme en douce le centre d’Art contemporain

L’espace d’expositions « Walter Benjamin » avait été inauguré en 2013

Dimanche 24 mars 2019. 16:06h

 

 

Lancé en amont des élections municipales de Perpignan, le centre d’Art contemporain Walter Benjamin a été fermé sans coup férir, sans annonce. Son bâtiment est en vente pour 650.000 euros.

Doter Perpignan d’un centre d’Art contemporain était un souhait ambitieux exprimé l’automne 2012 par l'intégralité du conseil municipal. Le maire, Jean-Marc Pujol, l’a inauguré 5 mois avant les élections municipales, le 12 octobre 2013, place du Pont d’en Vestit, en face de l’école des Beaux-Arts, dans un désir de dialogue entre les deux structures. Selon le premier magistrat, ce centre d’Art Walter Benjamin, du nom du philosophe juif allemand suicidé à Portbou, signalait que « La révolution commence à Perpignan ». Il devait même « donner du sens au Perpignan de demain » en devenant carrément un « lieu de liberté pour les Perpignanais ». 

Mais l’école des Beaux-Arts a fermé ses portes en 2016 et aucun artiste de réelle envergure internationale n’a fait décoller le centre. Au printemps 2017, le protagoniste majeur de la politique artistique municipale est redevenu le Musée Hyacinthe Rigaud, dont l’actuelle exposition « Clavé - Sur le front de l'art », ouverte jusqu’au 12 mai, aborde justement un contemporain, Antoni Clavé, mort en 2005.

Trop d'espaces d'Art contemporain à Perpignan ?

 

En 2019, le centre d’Art Walter Benjamin, devenu inutile par effet de doublon, révèle davantage avoir été un objet électoraliste destiné à séduire la gauche culturelle perpignanaise en 2014. Il démontre que Perpignan n’a ni la jauge ni les finances pour disposer de deux lieux artistiques sérieux. Un espace de la fondation artistique Osten comprenant un espace d’exposition et un autre réservé à des résidences de créateurs, attendu prochainement à la place de l’école des Beaux-Arts, doit donner à la cité une teinte d’Art contemporain déjà représentée par un autre centre, « A Cent Mètres du Centre du Monde », qui oeuvre en partenariat avec la mairie. En attendant, l’ex-centre Benjamin est en vente très discrètement par la mairie, dans l’attente d’une destination. La valeur de ce lieu de 650m² s’élève à 650.000 euros.

 

(La CLAU)

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23 mars 2019 6 23 /03 /mars /2019 08:23
Liste NOU.S - Nicolas Berjouan - Avec Pere Manzanares
Liste NOU.S - Nicolas Berjouan - Avec Pere Manzanares
Liste NOU.S - Nicolas Berjouan - Avec Pere Manzanares

Liste NOU.S - Nicolas Berjouan - Avec Pere Manzanares

Liste NOU.S pour les élections municipales de mars 2019 - Projet : la culture catalane

 

 

Nicolas BERJOUAN, tête de liste est l'animateur de cette rencontre citoyenne. Il explique en catalan et en français les motivations à l'origine de cette initiative…

 

 

Cette liste est un lieu de partage,un instrument de convivialité…Qui sommes-nous ? Des gens qui sont inquiets de l'état de la cité. Cette vision relie l'état de la ville et celui du monde : il s'agit d'un combat local pour des questions globales.

Du local à l'universel, en quelque sorte…

 

La ville est malade, la ville régresse. Nous sommes pour un changement radical à Perpignan : refaire de cette cité une ville catalane ! Il faut inventer une autre manière de faire de la politique. Ici, M. Pujol est un fossile de la politique !

 

Aucun autre parti ne propose une analyse approfondie de la situation ! La culture est absente de cette vision. Nous somme victimes d'une politique de paupérisation de la culture locale : les sardanes et c'est tout !

 

Or la culture catalane devrait être une ouverture et s'inscrire dans un contexte régional plus vaste !

 

NOU.S Perpignan, c'est lutter à Perpignan !

 

Prenons l'exemple de l'école Arrels, dans le quartier du Vernet, un des derniers lieux de mixité sociale à Perpi…

 

Nous avons trois chemins à suivre :

-transmettre la langue, 

-donner des moyens à l'école, sinon la langue et l'identité de la ville mordront… 

-retrouver une ville de fêtes et d'animations culturelles dans les quartiers (exemple du rôle du CEDAC à ses débuts).

 

Pere Manzanares enchaîne en affirmant :

 

Il ne s'agit pas ici de dresser un catalogue, une liste de "y a qu'à…"

 

Il y a cent ans, on parlait catalan à Perpignan; à présent la langue est "dans l'oreille" de la nouvelle génération.

Il y sut l'apport des enfants de la Retirada.

Quels sont les moyens dont on dispose pour développer la catalanité ?

 

Ne pas être dans la surenchère, dans la folklorisation, comme le Rassemblement national, qui n'a pas de programme…

 

Il faut une ambition forte et du pragmatisme, de la transversalité, pas une attitude verticale d'autorité.

 

En effet, le problème catalan devrait concerner tout le monde-, mais les résistances sont puissantes : de la part des employés de la ville, en raison de la pression et de la pesanteur du corps administratif.

Il faut du catalan pour tous !

 

Notons l'existence d'une unique centre périscolaire bilingue à Perpignan : il faut développer les actions extra-pédagogiques, les colonies de vacances, les centre aérés avec des animateurs… Créons donc des bourses pour ces jeunes animateurs.

 

Dans le domaine du tourisme, il faut savoir que les premiers visiteurs viennent du sud : il faut les accompagner, les informer…

Quant aux sports, développons le foyer laïque du Haut-Verner.

Partout, l'éthique est essentielle : soyons pour le dialogue, la concertation ! 

 

Nous ne sommes pas pour cette vision du monde à qui tout le monde obéit : il faut décider ensemble.

 

Ces éclats de programme sont suivis d'une discussion, avec les interventions, par exemple, de Jaume Pol et de Gérard Roger, deux anciens conseillers municipaux, qui dressent un bilan négatif de l'actuelle municipalité…

 

JPB - 

Au local associatif 66 - 14 rue de la Fusterie - mercredi 20 mars.

 

*Pour contacter la liste NOU-S PERPIGNAN : 

 

07 66 50 75 46. contact@nousperpignan.org

www.nousperpignan.org

sur les réseaux sociaux…

 

 

** Des extraits de programme qui donnent une crédibilité certaine à ce collectif de citoyens :

 

"Dirigée depuis trop longtemps par une municipalité défaillante et désinvolte, Perpignan s'englue dans le clientélisme, la précarité et la délinquance. Et une alternative consistant à dresser les habitants les uns contre les autres ne ferait qu'empirer une situation déjà suffisamment dégradée.

 

Cet état n'a pourtant rien d'une fatalité à laquelle nous devrions nous résigner.

 

C'est pour faire face à ce constat quelle collectif Nou-s de Perpignan s'est constitué autour d'acteurs de la société civile, associatifs, syndicalistes, militants politiques, décidés à construire ensemble un avenir meilleur pour Perpignan…

Nicolas Berjoan
Maître de conférences à l'université de Perpignan

 

Nicolas Berjoan est enseignant, Docteur de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales et agrégé d'histoire.
Spécialiste des nationalismes périphériques et des mouvements régionalistes, il s'intéresse particulièrement aux réactions qu'ont suscités les processus de nationalisation français et espagnol dans les pays catalans.
Il est également chercheur associé au Centre de Recherches Historiques sur les Sociétés Méditerranéennes de l'Université de Perpignan, membre de l'Association Française des Catalanistes et membre de la Societat Catalana d'Historia de les Ciencies i Tecniques.


Il participe également à de nombreuses revues.


Il a reçu le Prix Méditerranée Roussillon en 2012 pour son ouvrage publié aux Éditions Trabucaire L'identité du Roussillon. Penser un pays catalan à l'âge des nations (1780-2000)

 

L'identité du Roussillon : penser un pays catalan à l'âge des nations (1780-2000)

L'identité du Roussillon : penser un pays catalan à l'âge des nations (1780-2000)

" Comment et pourquoi les Catalans du Roussillon en sont-ils venus à se dire français ? Comment ont-ils perçu les mutations culturelles qui ont accompagné ce processus de nationalisation, et comment ont-ils imaginé leur place dans l'ensemble national ? Comment, enfin, ont-ils appréhendé l'apparition d'un nationalisme catalan au sud de la frontière à partir de la fin du XIXe siècle ? Pour apporter des éléments de réponse à ces questions, ce livre propose une revue des discours qui ont cherché à définir l'identité roussillonnaise durant la période contemporaine, des descriptions provinciales de la fin du XVIIIe siècle aux livres d'histoire les plus récents.

En rendant la parole aux Roussillonnais, il veut faire entendre ce qu'ils ont dit des évolutions politiques, culturelles et sociales qui ont transformé leur territoire depuis la double révolution nationale et industrielle des années 1780. Ce faisant, il ne découvre pas une série de lamentations passéistes ou de revendications picrocholines, mais l'effort de compréhension réalisé par les intellectuels d'un petit peuple qui s'interroge sur son devenir dans un monde hostile aux cultures minoritaires. Et c'est à une réflexion bien universelle, sur l'identité, la culture, le pouvoir, qu'il invite le lecteur à partir de cette matière catalane si particulière."

 

 

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22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 09:36
Emmanuelle et Patrick JUDE, galerie Odile OMS, Céret - Colloque à Barcelona -
Emmanuelle et Patrick JUDE, galerie Odile OMS, Céret - Colloque à Barcelona -

Emmanuelle et Patrick JUDE, galerie Odile OMS, Céret - Colloque à Barcelona -

Proust - JUDE - CAPDEVILLE - Canal d'ELNE - BARCELONA - Ciné pour droits humains - 

De l’autre côté du miroir : le théâtre !

Un Instant
D'après À la Recherche du Temps Perdu de Marcel PROUST

Jean Bellorini

 

Les 21 & 22 mars

Théâtre

 

Car aux troubles de la mémoire, sont liées les intermittences du cœur. Marcel Proust, À la recherche du temps perdu

Écrit entre 1906 et 1922, À la Recherche du Temps Perdu est un récit-fleuve de souvenirs, de l'enfance à l'âge adulte du narrateur, et, en filigrane, une intense réflexion sur la vie. Des quelque 3.000 pages qui la composent, Jean Bellorini et Camille de La Guillonnière conservent les passages de l'enfance de l'auteur auprès de sa mère tant aimée et mettent en lumière la relation tendre et profonde avec la grand-mère, jusqu'à la mort de cette dernière...

Le duo entre Hélène Patarot, complice de Peter Brook, et Camille de La Guillonnière, acteur fétiche de Jean Bellorini, recèle de belles promesses. La délicatesse et la profondeur de leur jeu ne se départissent jamais d'humour.

Billetterie en ligne

 


Vendredi 22 mars - 19h
Le Grenat / durée 1h45
Tarifs de 12 à 30€

 

 - - - 

Relance de la part d'Helena Michie pour son film sur Jean Capdeville ....

Notre campagne sur la plate-forme ULELE, pour mon film  JEAN CAPDEVILLE Voyage vers le Noir, fait un grand pas en avant.

Elle continue jusqu'au jeudi 28 mars.

Notre objectif est de faire face aux frais du mixage audio et ainsi terminer le film.

Si vous souhaiterez soutenir cette action dans un esprit de collaboration, nous vous invitons à contribuer et ainsi assister à son aboutissement. 

https://www.ulule.com/jean-capdeville-voyage-vers-le-noir/

 

N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de plus d'information.

Helena Michie

 

https://www.filmbandits-fr.org/

- - -

Du 22 mars au 4 mai 2019

 

nous vous invitons à venir découvrir l’ exposition :

 Emmanuelle et Patrick JUDE

 

« Constats du territoire » 

 

Vernissage, le vendredi 22 mars à partir de 18 h.

Quelques œuvres sont déjà visibles sur le site de la galerie :

http://www.odileoms.com/emmanuelle-jude.php

http://www.odileoms.com/patrick-jude.php

 

- - -Colloque international

Barcelona 70’s

Antifranquisme & contreculture 21-22-23 mars 2019 Sorbonne Université

Salle des actes et J636 (21-22 mars) : Accès par le 54, rue Saint-Jacques, 75005 Paris Maison de la Recherche (23 mars) : 28, rue Serpente, 75006 Paris (salle D323)

JEUDI 21 MARS

Jeudi matin - 9h (En Sorbonne salle J636 – Sorbonne Université)

Présidente de séance : Julia TUÑON (Instituto Nacional de Antropología e Historia, México)

Cultures libertaires et mouvements de libération
LLECHA LLOP Canela (Université de Paris 1) « Grammaires contre-culturelles de la mobilisation

politique : l’engagement du Movimiento Ibérico de Liberación au-delà de l’antifranquisme »
BARJA Benito (doctorant CRIMIC) « Barcelona y la Internacional Situacionista en el laberinto de

los 70: el marco libertario y la temática de la cotidianidad »

Pause

BERGÈS Karine (Université de Cergy-Pontoise) « Del antifranquismo al feminismo. Reflexiones sobre la consolidación de una contracultura feminista en la Barcelona de los setenta. »

CHAMOULEAU Brice (Université de Paris 8) « De la contracultura a la cultura libertaria en las formas de vida: una historia constituyencial de la Barcelona gay de los setenta ».

Jeudi après-midi - 14h (En Sorbonne salle J636 – Sorbonne Université)

Présidente de séance : Isabel VALVERDE (Universitat Pompeu Fabra, Barcelona)

Contreculture et migrations
MESQUIDA Biel (écrivain catalan) « Anys decisius a la barcelona dels setanta »

ROMERO Pedro G. (journaliste, commissaire d’exposition) « Potencias del viaje, la migración y el exilio »

Pause

Spectacles en liberté
MARTÍ FONT José María (journaliste, écrivain) « Hacíamos como si Franco ya hubiera muerto »

Entrée libre sur inscription préalable avant le 17 mars 2019 pour les personnes extérieures à Sorbonne Université :

Secretariat.etudes-catalanes@listes.paris-sorbonne.fr

 

COCA Jordi (écrivain barcelonais) « Christa Leem, puresa, transgressió i llibertat »

VENDREDI 22 MARS

Vendredi matin - 9h (En Sorbonne salle des Actes – Sorbonne Université)

Présidente de séance : Laurence BREYSSE-CHANET (Sorbonne Université)

Littérature
GÜELL Mònica (CRIMIC - Sorbonne Université) « Maria-Mercè Marçal, une voix nouvelle et

singulière dans la poésie catalane des années 70 »
MASSIP Estrella (Aix-Marseille Université) « Poesia i contracultura a la Barcelona dels setanta »

Pause

MERLO Philippe (Université de Lyon 2) « Terenci MOIX: entre icono y mito del antifranquismo y la contracultura de los años 70 en Barcelona »

AUDÍ Marc (Université de Bordeaux Montaigne) « Els anys setanta de Joan Brossa »

Vendredi après-midi - 14h (En Sorbonne salle J636 – Sorbonne Université)

Présidente de séance : Corinne CRISTINI (Sorbonne Université)

Musique
TRENC Eliseo (Université de Reims) « La música progressiva dels anys 1970 a Barcelona »

KERFA Sonia (Université de Grenoble 3) « Vibraciones que no paran. Carlos Santos, dissidentia tremens »

Pause

Photographie
CONESA Héloïse (Bibliothèque de France) « Le groupe Alabern et la revendication d'un art

photographique »
TERRASA Jacques (CRIMIC – Sorbonne Université) « Joan Fontcuberta dans les loges de El

Molino: les années contradictoires (1975-1976) »

FONTCUBERTA Joan (photographe, essayiste, historien de la photographie) « De la contracultura a la contravisió »

 

SAMEDI 23 MARS

Samedi matin - 9h (Maison de la Recherche salle D323 – Sorbonne Université)

Présidente de séance : Marie FRANCO (Université Sorbonne Nouvelle)

Presse et liberté
RIBAS Pepe (journaliste, écrivain) « Contracultura libertaria en la Barcelona del los 70 »

LOPATA Marine (CREC - Sorbonne Nouvelle) « La contre-culture dans la bande dessinée espagnole des années soixante-dix : son expression dans le journal satirique El Papus »

Pause

Cinémas alternatifs
QUINTANA Àngel (Universitat de Girona) « Hacia un frustrado cine alternativo »

RAMOS Sergi (CRIMIC - Sorbonne Université) « Barcelone dans le cinéma indépendant de la fin des années 1970 »

Samedi après-midi - 14h (Maison de la Recherche salle D323 – Sorbonne Université)

Président de séance : Julie AMIOT (Université de Cergy-Pontoise)

Cinémas alternatifs (suite)

BLÁZQUEZ Elena (Centre Allemand d’Histoire de l’Art - DFK Paris) « El documental O todos o ninguno (1976) del Colectivo de Cine de Clase como testimonio cinematográfico de las reivindicaciones obreras en el cinturón industrial de Barcelona durante los años setenta ».

ISELY Laura (doctorante CRIMIC) « Retrospectivas libertarias en Barcelona era una fiesta. Undergraund ».

BERTHIER Nancy (CRIMIC - Sorbonne Université) « La mort de Franco sur les écrans barcelonais, sous le signe du carnaval »

Comité scientifique : Denise Boyer (Sorbonne Université

- - -

 

CANAL D'ELNE   

 

Le Collectif du Canal d'Elne organise une Réunion Publique d'information,

le Lundi 25 mars 2019 à 18 h,

au Cinéma Vautier (en face de la mairie d'Elne).

Entrée libre.

Le canal d'Elne, ouvrage historique, coule depuis 1 000 ans par simple alimentation naturelle !

Il est menacé de disparition.

Retrouver toute l'actualité lors de cette soirée.

L'Assemblée Générale de l'association se déroulera en suivant.

Venez nombreux !

 

- - -€ du 22 au 23 mars 2019  - Cinéma  Jaurès  - 66 Argelès sur  Mer     ***AU CINÉMA POUR LES DROITS HUMAINS <

Cinémaginaire en partenariat avec le

le groupe départemental d’Amnesty International,

accueille pour la première fois dans le département des Pyrénées Orientales

ce festival qui se développe dans tout le sud de la France

 

Au cinéma pour les droits humains

Films inédits - Invités – Débats -  Participation au prix du public

Avec un programme riche en ¦uvres originales, courts et longs métrages, il permet à  chaque printemps, dans le sud de la France, de braquer les projecteurs sur les droits humains au cinéma et de susciter réflexions, émotions et débats autour de créations de qualité, inédites et en avant-première.

*€  vendredi 22 mars 21h00 LINDY LOU 

   film de Florent Vassault (USA 2017 – 1h24)

Il y a plus de 20 ans, Lindy Lou a été appelée pour faire partie d’un jury. Depuis, la culpabilité la ronge.

Sa rédemption passera-t-elle par ce voyage qu’elle entame aujourd’hui à travers le Mississippi,

dans le but de confronter son expérience à celle des 11 autres jurés

avec lesquels elle a condamné un homme à mort ?

** €  samedi 23 mars 14h30  3 COURTS MÉTRAGES 

 

COTABAMBAS TRESOR CACHÉ 

   film de Miguel Angel Izaga Vila (Pérou 2018 - 19’)

Un trésor se cache sous le sol de Cotabambas, Apurímac. Pour beaucoup de ses habitants, il ne doit pas être profané.

Ceux-ci ont su trouver en développement durable sans surexploiter le sol, sans polluer et sans faire de morts.

Cependant, de gros capitaux sont arrivés pour tout changer et les laissent sans défense,

avec un État complice du fameux "développement économique", invisible pour le peuple. 

FORTE 

   film de Salim Saab (Liban 2018 - 31’)

Salim Saab, journaliste franco-libanais, spécialisé dans le Hip Hop vient de réaliser son deuxième documentaire,

Forte, en forme d'hommage aux femmes artistes du monde arabe.

Il met en lumière huit créatrices évoluant dans différents domaines, du graffiti à la danse,

en passant par le tatouage et même les sports de combat … 

 

PAS D’ICI 

   film de Nicolas Bellaiche (France 2018 - 13’)

Samia, une jeune algérienne récemment arrivée en France, a trouvé un travail d'aide-ménagère chez Yves Marchand,

un habitant aigri d'un petit village du Luberon.

Mais pour quelles raisons supporte-t-elle donc son racisme condescendant avec autant d’abnégation ?… 

                   entre les deux séances du samedi 23 mars,  petite collation partagée ! 

               €  samedi 23 mars 16h DU PAIN ET DES ANGES 

                   documentaire de Rachid Biyi (Maroc 2018 – 52’)

en présence du réalisateur

« Du pain et des anges » raconte ma rencontre à Casablanca, d’un lieu de mémoire, 

le cimetière des victimes de la révolte du pain de juin 1981 que le Maroc a connue,

cimetière construit depuis 2011 mais qui reste anonyme.

A l’extérieur de ce lieu rien de lisible. Aucune indication sur ce qu’il ne représente ni sur son histoire.

Quand j’y suis rentré j’ai été saisi, intrigué par son architecture inédite au Maroc,

ce qui m’a surpris, et a créé en moi un irrésistible désir de filmer cet endroit singulier … »

Tarif : 5 euros pour tous à chaque séance

télécharger le dossier de presse 2019  avec toutes les informations sur tous les films:

               <http://www.cinemaginaire.org/images/pdf/DP_ACDH.pdf>

 

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 08:07
Macron et l'armée : sa dernière cartouche : Militaires contre Gilets jaunes : c'est la guerre ! - Francs-Maçons du Midi - Le colloque international Antifranquisme et contreculture, à Barcelone -

Macron et l'armée : sa dernière cartouche.

Militaires contre Gilets jaunes : c'est la guerre ! 

 

Le péril jaune, huit mois que ça dure. Un théâtre à 18 actes, ça n'existe pas : une barbarie ! 

 

Faut donc les arrêter, ces Barbares, ces étrangers, ces créatures peintes en jaune ! Le génie de Macron a tout essayé : le dialogue avec le big débat, la répression avec les balles à blanc qui font du rouge, les dix milliards saupoudrés, c'est pas rien, mon capitaine ! Qui va payer..?

 

Désormais, la France, c'est la risée : la télé montre les Champs dévastés, la horde noire casser les lieux bourgeois, les délinquants voler le beau linge que les touristes allaient acheter...

 

On est dans de beaux draps ! Alors, l'ultime solution, comme initiée par un BenAllah, un révolver au poing, se gratifiant d'un selfie, c'est de convoquer l'armée pour protéger, pas les beaux magasins, pas les terrasses fouquettes, mais les lieux républicains.

 

Les militaires resteront-ils l'arme au pied, bougeront pas le petit orteil, si ces gilets jaunes révolutionnaires vont les provoquer, leur envoyer un pavé sur le béret..? Ils ne vont pas tirer, figés dans l'ordre d'être non-violents..? Un contresens pour des soldats !

 

On a peine à croire que les militaires ne seront que des sentinelles. On sait qu'ils s'énerveront : les casseurs, les révoltés, les émeutiers (terme du secrétaire d'Etat à la sécurité) n'attendent que ça, le réflexe violent face à la violence calculée...

 

L'armée, c'est l'ultime cartouche du président. Il a tort de la mobiliser, samedi prochain. La seule solution, ce n'est pas la guerre. C'est la concertation et une réponse sociale, politique aux demandes d'un peuple que l'on n'écoute pas. Les solutions : une réforme fiscale, la justice pour tous, le retour de l'ISF...Macron a déjà répondu non : la situation est bloquée.

Elle se débloquera au premier mort...

JPB

21/03/2019 : VOYAGE INDISCRET CHEZ LES FRANCS-MACONS DU MIDI

Jeudi 21 Mars à 17h30

Jacques MOLENAT présentera son ouvrage
VOYAGE INDISCRET CHEZ LES FRANCS-MACONS DU MIDI éd.Cairn

Débat animé par Nicolas Caudeville


La franc-maçonnerie connaît un essor exceptionnel dans le Midi de la France. Les hommes politiques, les patrons d'entreprises, les avocats, les policiers, les sportifs sont de plus en plus nombreux à passer sous le bandeau. De Toulouse à Nice via la Corse ce voyage inédit décrypte l'ampleur de l'adhésion de la nomenklatura régionale à cet ordre initiatique, lieu de réflexion et d'influence, réputé ouvrir sur les réseaux de pouvoir. Cette incursion dans la vie souterraine de la région est riche de révélations. Le meurtre à Benghazi d'un franc-maçon de Carcassonne patron d'une société militaire privée. L'instauration en 2007 d'un gouvernement maçonnique au Centre hospitalier universitaire de Montpellier, sous l'égide d'un dignitaire de la Grande Loge de France,. Le refus du Prince Albert de devenir le manitou des francs-maçons de Monaco , une fonction mirifique que lui offrait François Stifani, alors grand maître de la Grande Loge Nationale Française. La double fidélité du colonel Arnaud Beltrame assassiné par un islamiste à Trèbes (Aude), officier très estimé a la fois par ses frères de la Grande Loge de France à Rueil-Nanterre , et par les chanoines de l'abbaye traditionnaliste de Lagrasse dans les Corbières. L'auteur mène son récit avec acuité, sans vénération ni malveillance. Il montre que la franc-maçonnerie n'a plus d'ennemi organisé. Hier virulents chez les catholiques, les communistes et dans l'ultra-droite ses adversaires baissent la garde. Dans les loges le recrutement se fait hétéroclite. Les obédiences se déchirent, s'éparpillent. La réflexion s'enlise trop souvent dans la médiocrité . Evoquant d'anciennes traditions des frères préfèrent aujourd'hui prendre le large et s'engager sur des chemins buissonniers à leurs yeux plus stimulants. Comme force de proposition la franc maçonnerie décline. En coulisse pourtant, via de très discrètes fraternelles, plus que jamais les réseaux s'épanouissent.

- - -

Secretariat <secretariat.etudes-catalanes@listes.paris-sorbonne.fr>



Le colloque international « Barcelona 70's Antifranquisme et contreculture », organisé par le CRIMIC (Arts visuels & Etudes catalanes) se tiendra les 21, 22 et 23 mars. 

Il réunira des chercheurs autour des divers aspects de cette réalité multiple, tant sur le plan historique que littéraire (roman, théâtre, poésie) et artistique (photographie, cinéma, arts plastiques). Ces regards croisés permettront d'interroger de manière pluridisciplinaire la vie foisonnante de ces années de changements qui renouvelleront profondément l'imaginaire urbain de la capitale catalane.

Vous trouverez en pièce jointe le programme détaillé.

Le colloque se déroulera :

Le 21 mars en Sorbonne - entrée 54 rue Saint Jacques 75005 Paris
- de 9h à 17h - salle J636,  escalier G, 3ème étage.

Le 22 mars en Sorbonne - entrée 54 rue Saint Jacques 75005 Paris
- de 9h à 12h : salle des Actes,
- de 14h à 17h : salle J636, escalier G, 3ème étage.

Le 23 mars à la Maison de la recherche - 28, rue Serpente 75006 Paris
- de 9h à 16h Salle D323

Entrée libre sur inscription préalable avant le 17 mars 2019 pour les personnes extérieures à Sorbonne Université :
secretariat.etudes-catalanes@listes.paris-sorbonne.fr
ou téléphone : 01 42.77 65 69.

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 14:25
FFREEE - Sanchez et le maire d'Argelès -
FFREEE - Sanchez et le maire d'Argelès -
FFREEE - Sanchez et le maire d'Argelès -
FFREEE - Sanchez et le maire d'Argelès -
FFREEE - Sanchez et le maire d'Argelès -

FFREEE - Sanchez et le maire d'Argelès -

Retirada 2019, hommages, événements, la pléthore ? Un fonds de commerce ? Quel impact sur le grand public ?

 

 

Pour les 80 ans de l'exode des Républicains, janvier/février 1939, la Région, en particulier, a débloqué des fonds, a imprimé un catalogue des événements, a dépensé en communication pour parler de la Retirada. Ces hommages pléthoriques ont-ils un impact sur un large public ou concerne-t-il toujours les descendants de de cette tragédie : l'association FFREEE travaille beaucoup à la maintenance de cette mémoire.

 

Pour que les gens n'oublient pas, car nous avons la mémoire courte...

Or une montée du populisme, des nostalgiques du franquisme (PP...), de l'extrême-droite (Vox) a lieu en Espagne et l'exigence d'autodétermination en Catalogne exaspère ces mouvements haineux !  Après la guerre civile entre Nationalistes et républicains, on assiste à une rupture entre les anciens Républicains et les Indépendantistes catalans...

 

Ainsi, on a constaté récemment, lors de la venue du premier ministre socialiste espagnol à Collioure, sur la tombe de Machado, qu'il était malvenu, car représentant de l'Etat central, donc la monarchie, dons l'ombre de la dictature ancienne ! Les républicains présents ont été insultés, Machado a été traités de traîtres car tous ont, lors de la République catalane, 1931/34, tout fait pour condamner les Catalans, les enfermer, les fusiller (le Président Companys)..!

 

 

Malgré la mémoire, les monuments aux morts, les musées, le Mémorial de Rivesaltes, le Mume à La Jonquera, etc...Le mal revient à grands pas en Espagne et en Europe...

Il faut s'interroger sur ces rites mémoriaux qui n'aboutissent pas à un changement radical de perspective...mais se ressemblent d'année en année à la même période...

 

(à suivre en s'appuyant sur les travaux du philosophe Marc Berdet, s'inspirant de W. Benjamin...)

 

JPB

 

 - - -A la même heure, ce mercredi : un débat sur La Retirada à l'Indépendant et un colloque à la Casa de la Generalitat (texte ci-dessus) ! Où est la concertation ?

 

 

 

 

[CAT]

Convocatòria de premsa

La Casa de la Generalitat de Catalunya a Perpinyà convida els mitjans de comunicació a la taula rodona El llegat de la Retirada en la vida política a la Catalunya del Nord que tindrà lloc avui dimecres 20 de març a les 18.30 hores.

 

A la Catalunya del Nord, bona part de les iniciatives de memòria giren lògicament al voltant de la Retirada. Com ha influït la Retirada en l’acció política del territori? Com han gestionat aquests llegat els representants polítics que són fills de la Retirada?

 

Taula rodona comptarà amb la participació de:

-          Nicolas Garcia, vicepresident del Consell Departamental

-          Claude Ferrer, batlle de Prats de Molló i la Presta

-          Pierre Aylagas, president de la mancomunitat de municipis Albera-Costa Vermella-Illiberis

La taula rodona  forma part del programa d’actes de commemoració dels 80 anys de la Retirada de la Casa de la Generalitat a Perpinyà.

 

 

[FR]

Invitation presse

La Casa de la Generalitat a Perpinyà invite les médias à la table ronde L’influence de la Retirada sur la vie politique en Catalogne du Nord qui aura lieu aujourd’hui mercredi 20 mars à 18h30.

 

En tant que territoire témoin et empreint de la Retirada, la Catalogne du Nord redouble d’efforts pour commémorer cet évènement. Quelle influence la Retirada a-t-elle eu sur l’action politique du territoire ? Comment les représentants politiques issus de la Retirada ont-ils géré cet héritage ?

 

Table ronde avec la participation de :

-          Nicolas Garcia, vice-président du Conseil Départemental

-          Claude Ferrer, maire de Prats de Molló i la Presta

-          Pierre Aylagas, président de la Communauté de Communes Albera-Costa Vermella-Illiberis

La table ronde fait partie du programme d’activités proposées par la Casa de la Generalitat a Perpinyà pour commémorer le 80e anniversaire de la Retirada.

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 10:15
Place du Puig-rue de l'Anguille, 30.8.2018 (C) Jean-Pierre Bonnel

Place du Puig-rue de l'Anguille, 30.8.2018 (C) Jean-Pierre Bonnel

Quartier Saint-Jacques : les autorités face à une possible violence des habitants

(Français d'origine gitane et maghrébine) !

 

La réunion du 13 mars dernier, entre les représentants de l'Etat, de la municipalité, des représentants des associations de défense du patrimoine et des habitants, a conclu, au bout de 8 mois de rencontres houleuses, que la réhabilitation des immeubles sans réelle valeur patrimoniale était inutile : la destruction de l'îlot L'Anguille/place du Puig, stoppée le 20 juillet 2018 (photo jointe) va donc reprendre.

 

 D'autres maisons suivront... L'office HLM municipal, dirigé par M.Sija, ancien directeur de cabinet du maire actuel, propose la construction d'habitations nouvelles. Dans quel style ? On attend les plans du projet...

 

Cependant, certains n'attendront pas ! Surtout le "collectif gitan" créé et dirigé par Lino Jimenez, à l'origine de la "descente" sur la préfecture en juillet dernier, et capable de mobiliser en peu de temps des centaines de jeunes motivés et prêts à l'irréparable : la casse de la nouvelle faculté de droite, toute proche !

 

L'Etat, les services de la préfecture, les responsables du CD66…ont dû réfléchir à l'importance de la décision de non réhabilitation de l'îlot central, symbolique, de la place du Puig. 

 

La violence qui couve depuis des années, et surtout depuis huit mois, peut se réveiller. ..

Avec l'expérience des Gilets jaunes, les mécontents savent désormais que, hélas, "la violence paie"…jusqu'au moment où l'irréparable surviendra…

 

JPB

- - -

M.Le Préfet Chopin a déclaré : "le rapport remis par deux experts indépendants conclut à l’absence d’éléments d’intérêts patrimoniaux nécessitant leur sauvegarde à tout prix, mais aussi à la mise en évidence de coûts exorbitants pour assurer leur réhabilitation". Il a indiqué que "dans ces conditions, l’État ne soutenait pas l’opportunité de réhabiliter les immeubles de cet îlot, déclarés insalubres depuis de nombreuses années. Le maire de Perpignan et président de l'Office public de l’habitat Perpignan Méditerranée (OPHPM) a présenté l’objectif de réaliser la construction de 29 logements sociaux en faveur des habitants du quartier Saint-Jacques. Les associations présentes ont indiqué leur volonté de proposer rapidement un projet de construction-réhabilitation de cet îlot urbain. Le directeur de l'OPHPM a accepté d’étudier ce projet et précisé qu’un recueil des besoins des habitants du quartier serait assuré pour adapter l’offre de logements aux habitants".

 

 

- - -

Extrait de presse : Le tribune de l'art :

Les pelleteuses encore à l’œuvre dans le quartier Saint-Jacques de Perpignan

vendredi 27 juillet 2018   

 

Les pelleteuses à l’action rue de l’Anguille dans le secteur sauvegardé de Perpignan, aujourd’hui 27 juillet 2018

Photo : Jean-Pierre Bonnel

Voir l´image dans sa page

En plein été, alors que de tous côtés des voix s’étaient élevées il y a un mois environ pour dénoncer le vandalisme à Perpignan (voir notre article), les pelleteuses sont aujourd’hui à nouveau à l’œuvre. La mairie s’est attaquée à un autre îlot, celui qui se trouve entre la rue de l’Anguille, la place du Puig, la rue Saint-François-de-Paule et la Traverse de l’Anguille. Soit sept maisons au total, parmi lesquelles une est classée sur le PSMV comme « à conserver ».

Mais, cette fois, la population locale s’est opposée aux destructions. Comme nous l’a confirmé Jean-Bernard Mathon, président de l’association pour la…

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Le Centre d'études catalanes accueillera mardi 19 Mars à 18h une rencontre avec l'écrivain et journaliste Ramon Solsona qui s'est vu décerner plusieurs prix littéraires comme le Prix Serra d'Or ou le Prix Sant Jordi de novel·la. 

Cet évènement s'intègre dans le Cycle « La literatura catalana en tots els accents » et sera animé par les enseignants du Centre.

Nous vous rappelons que vous devez impérativement vous inscrire auprès du secrétariat par email :
secretariat.etudes-catalanes@listes.paris-sorbonne.fr
ou par téléphone : 01 42.77 65 69.

En espérant vous retrouver nombreux, recevez nos cordiales salutations.

 

- - -

 MARDI 19 MARS - 18H30 AU COLLEGE JULES VERNE A LE SOLER

Un musicien « classique » rencontre un musicien « de rue »… Ils se lient d’amitié et racontent comment ils eurent envie de partager leurs musiques respectives en un moment musical, J.Francisco Ortiz  et José de los Rios offriront un programme ou la musique classique rejoint la musique populaire avec bonheur, emmenant le public dans un voyage initiatique dans le  monde de la musique hispanique.

Au programme:  Miguel Hernandez, Antonio Machado, Federico Garcia Lorca , Atahualpa Yupanki

Astor Piazzola, Violetta Parra . . . 

Entrée libre 

 

 

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 08:50
Walter Benjamin, photo d'identité, mairie de Port-Bou - Livre : Critique de la violence
Walter Benjamin, photo d'identité, mairie de Port-Bou - Livre : Critique de la violence

Walter Benjamin, photo d'identité, mairie de Port-Bou - Livre : Critique de la violence

Le 17 mars 1933, W.Benjamin quitte l'Allemagne pour un long exil de plus de 7 ans (mort le 26.9.1940)

 

 

Walter Benjamin, Pour une critique de la violence 

 

Antonin Wiser

“Si la police peut paraître partout semblable jusque dans les détails, il ne faut pas finalement se méprendre : son esprit est moins dévastateur dans la monarchie absolue, où elle représente la violence d’un souverain qui réunit en lui l’omnipotence législative et exécutive, que dans les démocraties, où son existence, soutenue par aucune relation de ce type, témoigne de la plus grande dégénérescence possible de la violence.” 


Benjamin pose dans cet essai la question de la validité morale de la violence, en tant que fondement ou partie intégrante du droit.
Le droit naturel ne voit aucun inconvénient à user de la violence pour des fins justes. L’adage en serait “la fin justifie les moyens”. Cet exercice-là de la violence a pu par exemple s’exprimer dans la Terreur pendant la Révolution française. Il revient à considérer la violence comme une donnée naturelle. Au contraire, le droit positif la définit comme le “produit d’un devenir historique”. Pour le droit naturel, seule la justesse de la fin compte. Pour le droit positif, tout droit s’établit sur la critique des moyens. 


Il convient de distinguer les différents types de violence indépendamment des circonstances de leur exercice, de s’écarter du droit naturel comme du droit positif. Il faut se tourner vers l’histoire, la distinction des violences devant se fonder sur la “reconnaissance historique universelle de leurs fins”. C’est in fine le droit qui s’octroie le privilège de la violence vu qu’il serait menacé si elle venait à s’exercer en dehors de lui. Pour ce faire, il se retrouve à lui-même l’autoriser, par exemple sous la forme du droit de grève. Ou bien à user lui-même de la violence suprême, “celle qui dispose de la vie et de la mort”, à travers la peine de mort, laquelle le fortifie. Le pouvoir recourt à la violence, qui le fonde et le préserve.
Loin d'une critique naïve de la violence, Walter Benjamin en étudie méthodiquement les ressorts afin de pouvoir fonder en raison une véritable justice sociale. 

 

https://www.editions-allia.com/fr/livre/838/pour-une-critique-de-la-violence

 (traduit de l'allemand par A. Wiser)

allia, 2019

 

- - -Daniel Bensaïd

2000

« Pour une critique de la violence »

Voici rassemblés divers essais de Walter Benjamin, parmi lesquels, le douloureux Franz Kafka, mélancolique étoile jumelle. Avec Kafka, Benjamin partage en effet cet « étrange mal de mer sur la terre ferme », de celui qui ne pourra jamais jeter l’ancre, condamné à errer entre deux langues, entre deux mondes, dans une Europe des Lumières en pleine déroute. Ni l’un ni l’autre ne pourront entreprendre le retour identitaire en Palestine, où déjà se profilent les nouvelles idoles de la raison d’État, et Kafka se fracassera sur ses invisibles frontières intimes. Benjamin viendra s’écraser sur le passage muré des Pyrénées, comme incapable de s’arracher à une vieille culture en train de s’effondrer.

Parmi les textes du présent recueil, « Pour une critique de la violence [1] », texte de 1921, revêt une actualité toute particulière, en ces temps où la prolifération des violences étatiques s’habille de légitimités nouvelles par une mobilisation massive du discours du droit. La guerre du Golfe, démonstration de force brute s’il en fut, a ainsi accompagné le fracas des armes avec la musique de chambre onusienne du « droit international ». Et le renversement des dictatures bureaucratiques à l’Est est salué par des hymnes joyeux à la restauration de « l’État de droit ».

Le problème, c’est que tout État est, à sa manière, un État de droit. Jusque dans leurs manifestations les plus répressives, l’État nazi comme l’État stalinien ont eu le soin d’entretenir un juridisme maniaque. Le vieux Blaise Pascal, qui voyait plus clair que les antinomies modernes, a toujours su que le droit ne va pas sans la force dans laquelle il puise sa source. Et le vieux Marx, aussi fin dialecticien que Pascal, disait tout cru qu’entre deux droits égaux, c’est la force qui tranche.

Car c’est bien une mystification majeure, qui voudrait qu’un droit s’oppose à un non-droit. Ce serait trop facile, trop simple. Un bras de fer entre le bien et le mal. Mais il y a toujours du droit des deux côtés, des droits antagoniques et inconciliables. De sorte qu’un droit établi ne peut jamais se dérober à la question : qui t’a fait droit ? Le droit international en question n’est jamais que le droit des vainqueurs de la dernière guerre qui se sont entendus pour fixer les règles de la suivante. Il n’a force de loi qu’aussi longtemps qu’il reste en lui quelque chose de sa puissance fondatrice.

 

Rouge n° 286, février 1975

Au lendemain du traité de Versailles, qui était censé conclure la « der des ders », Benjamin n’avait aucune illusion juridique : « Comme le point d’arrivée, le point de départ de tout contrat renvoie aussi à la violence. Comme fondatrice de droit, elle n’a pas besoin d’être immédiatement présente en lui, mais elle est représentée en lui dans la mesure où la puissance qui garantit le contrat juridique est née elle-même de la violence, sinon précisément installée par la violence dans le contrat lui-même. Que disparaisse la conscience de cette présence latente de la violence dans une institution, cette dernière alors périclite. »

Si le droit ne peut se défaire de sa part maudite de violence originelle, il y a bien une « contradiction de fait dans la situation du droit », et non une
 « contradiction logique dans le droit lui-même ». On en revient vicieusement à la question de l’usage légitime de cette violence. L’originalité de Benjamin consiste à récuser les termes du vieux dilemme
 philosophique, où la violence est tantôt justifiée par la pureté des fins, et tantôt le but légitimé par des moyens conformes au droit. Pour sortir de ce tourniquet où buts et moyens se fournissent mutuellement des alibis sur mesure, il faut « établir des critères indépendants tant pour la justice des buts que pour la légitimité des moyens ».

Dans cette recherche hors des sentiers battus, Benjamin, grand lecteur de Péguy, ne peut manquer de rencontrer Sorel, autre défricheur solitaire. C’est à ses Réflexions sur la violence qu’il emprunte directement l’opposition entre une violence fondatrice (qui, chez Sorel, est à proprement parler la violence), et une violence conservatrice, (qui devient tout simplement force ou brutalité). Opposition entre violence instituante et force instituée ; entre violence d’en-bas, qui crée et affirme un droit nouveau, et une force d’en-haut, qui conserve et protège un droit acquis ; entre la violence populaire et la brutalité d’État.

Affirmant que les travailleurs sont le « seul sujet de droit, à côté de l’État, à posséder un droit à la violence », reconnu dans le droit de grève, Benjamin avance explicitement sur les traces de Sorel : la grève montre qu’elle a ce pouvoir « de transformer des relations de droit ». Il décèle dans la fascination pour les grands criminels populaires cette aspiration confuse à un droit redresseur de tort qui défie l’ordre établi. En revanche, la portée symbolique de la peine de mort et les passions qu’elle mobilise portent le plus haut témoignage du pacte de sang entre la violence et le droit érigé en raison d’État : « En s’en prenant à la peine de mort, on n’attaque point une mesure punitive, on n’attaque pas des lois, mais le droit lui-même dans son origine… Car, en exerçant la violence sur la vie et la mort, le droit se fortifie lui-même plus que par n’importe quel autre processus judiciaire. Mais en même temps, dans cette violence s’annonce quelque chose de pourri au cœur du droit… »

Ici, Benjamin sort des traces de Sorel, pour qui les deux registres de violence s’opposaient sans mélange : « Les violences prolétariennes n’ont aucun rapport avec les proscriptions ; elles sont purement et simplement des actes de guerre, elles ont la valeur de démonstrations militaires et servent à marquer la séparation des classes. Tout ce qui touche à la guerre se produit sans haine et sans esprit de vengeance ; en guerre on ne tue pas les vaincus […] [2]. » Voire. Pour Benjamin, la police constitue un corps particulièrement ignoble en ceci, précisément, qu’il brouille les frontières et mélange les genres. Elle fonde et conserve le droit, indistinctement. Réciproquement, on peut suivre Sorel dans la distinction entre la violence sans ressentiment des aubes révolutionnaires, admettre même l’innocence d’une « terreur » populaire et spontanée, par rapport à la mécanique de la « Terreur » monopolisant la violence au nom de l’État. Mais on ne peut éviter de s’interroger sur le mélange des genres dans le mouvement populaire lui-même, sur les tendances « policières » (pour reprendre la critique benjaminienne de la police) et les fantasmes étatiques qui le minent dès l’origine.

Sans poser explicitement la question, Benjamin y apporte une réponse catégorique. Comment éviter que la violence se métamorphose en force ? Comment échapper au destin des vaincus sans passer dans le camp des vainqueurs ? En refusant de rapporter la violence comme moyen « à un but déjà fixé ». Autrement dit, en détachant la légitime violence de tout projet étatique, en la concevant non comme instrument, mais comme « manifestation ». De même, la sainte colère de Péguy (qui préférait avoir à punir que d’avoir à juger), « manifestation » sans finalité de pouvoir, ne se confond pas avec la haine à l’haleine lourde. À la grève générale politique, qui ne viserait qu’à changer de maîtres en réaménageant l’État, aux grèves corporatives « plus immorales et plus sauvages » encore, Benjamin oppose donc, avec Sorel, la grève générale prolétarienne visant à « supprimer l’État », conception « anarchiste », « morale et authentiquement révolutionnaire ».

Au terme d’un siècle où l’on a pu mesurer les dégâts durables de la raison d’État, cette réponse libertaire ne manquerait pas d’attraits, s’il n’avait aussi été vérifié qu’il ne suffit pas de nier le corps envahissant de l’État pour se débarrasser de son fantôme. S’il y a bien « une contradiction de fait » dans la situation du droit, il ne suffit pas d’en supprimer l’un des termes pour lui échapper. Car la critique de l’illusion juridique, selon laquelle le droit tiendrait tout seul, accroché aux voûtes célestes par quelque vieux clou transcendantal, ramène à la généalogie de la violence. Inversement, l’idée que le droit se dissout dans la force conduirait à un relativisme moral et juridique sans issue.

Au terme de son essai, Benjamin énonce que « la critique de la violence est la philosophie de son histoire ». Cette idée fait écho à celle, déjà rencontrée au début, selon laquelle la recherche de critères indépendants tant pour la justice des buts que pour la légitimité des moyens appelle « une considération du droit fondée sur la seule philosophie de l’histoire ». En 1921, il s’agit d’une simple piste, car cette philosophie de l’histoire fait précisément défaut. Jusqu’aux Passages et aux Thèses testamentaires sur le concept d’histoire, Benjamin ne cessera d’y méditer, parvenant à la conclusion que « la politique prime désormais l’histoire ». Une politique, entendons-nous, non instrumentale, non politicienne. Le primat du politique sur l’histoire répond au primat du présent dans l’organisation du temps. C’est au présent que se rejouent sans cesse le sort des vaincus d’hier et la sélection des possibles qui définit l’horizon de demain. Un tel critère implique une responsabilité pleinement autodéterminée qui fixe ses propres valeurs de jugement, aussi bien dans le rapport polémique au passé que dans l’affût inquiet de l’avenir.

Écrit pour Viento Sur

 

Notes

[1] Walter Benjamin, Mythe et violence, Lettres nouvelles, Denoël, 1971.

[2] Georges Sorel, Réflexions sur la violence, texte de la 1re édition, 1908, Paris : Marcel Rivière et Cie. Réimpression de la première édition, 1972. Collection : Études sur le devenir social.

 

 

Usages de la violence

WALTER BENJAMIN – HANNAH ARENDT

Jean-Michel Landry

Rien ne rapproche Hannah Arendt et Walter Benjamin sinon l’exigence de penser les transformations qui ont pétri leur temps. Parmi ces transformations, l’usage politique de la violence occupe une place centrale. En suivant le fil des rapports que l’action politique entretient avec la violence, cet essai trace une diagonale entre l’essai Sur la violence (Arendt, 1972) et la Critique de la violence (Benjamin, 1921). Ce faisant, il tente de cerner le type d’engagement politique promu par deux auteurs partageant un même désir, celui d’insérer dans le monde des espaces d’insoumission.

***

En mars 2005, le Québec étudiant déclanchait la plus importante grève de son histoire. Le cours de cette grève fut marqué par l’omniprésence d’un débat : « doit-on, oui ou non, user des moyens violents ? » Sitôt qu’il s’est agi d’orchestrer une action politique, la question de l’usage de la violence ressurgissait, immanquablement. Camouflé derrière les allures festives et les bannières colorées, ce débat a provoqué maintes querelles, dissensions et divisions. Si bien que les lignes de fracture qui ont progressivement fait surface correspondaient, à peu de choses près, aux rivalités relatives à l’usage de moyens d’action violents. Que ce soit sur les piquets de grève, dans la rue ou lors des interminables délibérations stratégiques, tout(e)s les étudiant(e)s engagé(e)s dans le mouvement de grève ont expérimenté rapports

Aspects sociologiques, volume 14, no. 1, Avril 2007

Usages de la violence 145 Jean-Michel Landry

complexes qui se nouent entre l’agir politique et l’usage de la violence. Le présent essai puise son origine dans cette expérience concrète.

Plusieurs auteurs ont abordé la question de l’usage politique de la violence. Parmi ceux-ci, nous retiendrons ici les contributions de Walter Benjamin et de Hannah Arendt. Au fil des pages qui suivent, nous tâcherons de mesurer leurs divergences ainsi que de dégager les traits communs à leurs conceptions de l’action politique. En fin de texte, nous tenterons d’identifier les principes théoriques partagés par ces deux auteurs et susceptibles de servir la pratique de l’action politique.

1. Walter Benjamin : Entre marxisme et messianisme

Hannah Arendt le décrivait comme « un alchimiste-critique » (Arendt, 1986). Doté d’une curiosité sans bornes, Walter Benjamin se démarque en effet par son habileté à renouveler les problématiques, à découvrir de nouveaux objets et à trouver, dans tout ce qui l’entoure, des clés pour mieux comprendre son époque.

La diversité de ses champs d’intérêt parle d’elle-même : elle va de l’art à l’histoire en passant par la philosophie du langage. Rigoureusement inclassable, l’œuvre de Benjamin est traversée par une pléiade de courants intellectuels qui se croisent et se reflètent en elle : romantisme, surréalisme, matérialisme, sionisme et nihilisme (Löwy, 1988 : 121; Rochlitz, 2000 : 15). Indissociable de son travail intellectuel, l’époque de Benjamin est celle des « temps sombres » (Arendt, 1986). Aux côtés d’Horkheimer, d’Adorno et des autres précurseurs de l’École de Francfort, il prendra pour tâche de penser les lourdes transformations qui pétrissent l’entre- deux-guerres. La publication, en 1921, de l’essai intitulé La critique de la violence fournira à Benjamin l’occasion d’appréhender la violence sous l’angle des rapports que celle-ci entretient avec l’action politique révolutionnaire.

1.1. Le projet

L’objectif poursuivi par la Critique de la violence est énoncé très tôt, dès les toutes premières lignes du texte : « la tâche d’une critique de la violence peut se définir en disant qu’elle doit décrire la relation de la violence au droit et à la justice » (Benjamin, 2000 [1921] : 210 ; mes italiques). À première vue, le projet paraît clair et exempt d’ambiguïté. Sa complexité n’apparaît que lorsque l’on considère de plus près le contexte historique et philosophique dans lequel l’essai fut rédigé.

146 ASPECTS SOCOLOGIQUES

Sur le plan historique, il importe de resituer l’entreprise théorique de Benjamin dans le paysage politique de la république de Weimar et du profond malaise qui affecte cette dernière. La Critique de la violence doit effectivement son cadre de référence à la profonde crise du parlementarisme qui secoua l’ Allemagne de l’entre-deux-guerres (Hanssen, 2000 : 19). Vis-à-vis de la vaste remise en cause du droit positif et de l’ordre juridique, les réflexions de Benjamin sur les rapports entre le droit, la violence et la justice doivent se lire comme une caution morale et théorique adressée aux organisations ouvrières engagées dans l’action politique révolutionnaire.

Les moyens violents déployés par l’État allemand pour réprimer le soulèvement révolutionnaire de 1920 ne sont certes pas étrangers au projet de la Critique de la violence (Hamacher, 2000: 111). Mais le contexte philosophique possède également son importance : la Critique de la violence n’acquiert son véritable sens qu’une fois replacé à l’intérieur du cadre intellectuel dans lequel travaillait Benjamin. Ainsi, l’utilisation du terme « critique » dans le titre de l’essai ne suggère pas une condamnation de la violence, ni un rejet de ses manifestations historiques ; elle relève plutôt d’une indication de méthode. Par celle-ci, Benjamin marque son appartenance à la tradition kantienne. À l’instar de Kant qui, dans la Critique de la raison pure, entendait faire le procès de la raison humaine de manière à fixer les limites de la réflexion spéculative et ainsi déterminer les conditions de possibilité d’une connaissance vraie, Benjamin soumet à un examen critique les diverses formes de violence de manière à dégager la possibilité d’une violence « pure » (Hanssen, 2000 : 5 ; Kant, 2001 [1835] : 65).

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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 09:51
Casa Miguel, quartier St-Jacques (C) J.P.Bonnel

Casa Miguel, quartier St-Jacques (C) J.P.Bonnel

Restaurer le quartier St-Jacques (Perpignan), ce serait restaurer les situations sociales... politiques....culturelles...

 

Je m'inspire, avec ce titre, de l'entretien avec François Chatillon, architecte en chef des Monuments historiques (qui a restauré l'atelier de Le Corbusier, les halles du Boulingrin...) dans Le Monde du 24.6.2018.

 

En effet, il semble que quand on ne ne sent pas bien dans sa rue (délaissée, pauvre, architecture abîmée, etc), on n'a pas tout l'enthousiasme nécessaire pour se motiver, aller chercher du travail...Tous les ennuis se cumulent : pauvreté, insalubrité, absence de lieux culturels, éducation où la mixité est absente (regroupement en ghetto, classes gitanes non mélangées aux autres...

 

F.Chatillon poursuit : "Restaurer c'est faire de l'architecture, un projet, c'est aussi restaurer les formes de situations sociales, politiques, qui doivent être relues, revues, revisitées, remise en actualité... Il y eut une époque où l'on essayait de tirer les gens vers le haut; cette utopie s'est fracassée...Mettre des appartements de luxe à cheval sur la maison du peuple, c'est mépriser l'histoire sociale d'un quartier..."

 

D'autres responsables montrent les menaces sur le patrimoine François Goven, inspecteur général des monuments historiques et Bernard Toulier, conservateur général honoraire du patrimoine mettent l'accent sur "les appétits suscités par la spéculation immobilière..." et sur les dangers aux quels s'expose le patrimoine français, à Paris (à Clichy la Garenne, par exemple) ou en province (quartiers du secteur historique, sauvegardé, revu, décrété insalubre):

 

   "Nous sommes face à une convergence de facteurs :

-politiques: effacer les traces symboliques du passé

-esthétique : c'est gris, c'est moche, ça n'a donc pas de valeur

-dogmatique : manque d'imagination des élus

-spéculatifs : le ministère restera-t-il insensible au chantage exercé par les investisseurs privés qui viennent au secours de l'Etat et des collectivités pour restaurer les bâtiments et sites patrimoniaux en déshérence ?" (Le Monde des 24 et 25 juin 2018)

Inspirons-nous de ces expériences pour sauver les quartiers abandonnés de Perpignan et d'ailleurs !!!

 

JPB

Le Social à St-Jacques : 

 

Voici quelques propositions après la réunion au CG66, intéressante, dans l'attente d'une réunion en préfecture avec tous les acteurs (mairie, élus, associations…), l'objectif étant de répondre aux attentes des citoyens français d'origine du quartier Saint-Jacques (après les événements de fin juillet 2018) et d'autres (St-Mathieu, Le Vernet…).

 

Il s'agit de trouver des aides sociales, de créer des structures de proximité pour accueillir la population dans les domaines de la santé, de l'éducation…I

ll faut aussi trouver des solutions pour éviter l'oisiveté des jeunes (salles de jeux, de sport, création d'un gymnase, d'un centre culturel…). 

La condition des femmes est aussi un sujet préoccupant : des assistantes sociales travaillent au collège Jean Moulin; il faut une autre structure au coeur du quartier. 

Faire d'abord le bilan de ce qui existe déjà (actions de la mairie, du CG66…); de quels personnels dispose-t-on..? 

 

L'objectif est, avant tout -pour sortir des critiques sur l'absence de propreté, sur l'insalubrité de certains ilots, sur l'absence de rénovation, sur les tentations de destructions et de projets immobiliers et architecturaux méprisant la spécificité historique du quartier - de donner une image positive de Saint-Jacques. 

 

-La propreté avec l'aide de responsables par rue, d'animateurs sociaux, pour que les habitants se prennent en charge : insister sur le civisme, sur la responsabilité de chacun : pour éviter l'assistanat, les petits boulots donnés par copinage, électoralisme, une formation sérieuse des jeunes est essentielle. Les familles doivent savoir qu'un emploi valorisant ne pourra être trouvé si les enfants ne vont pas à l'école, au collège et n'atteigne pas une formation, technique ou autre. 

Aux parents, d'abord, de ne pas laisser les jeunes enfants sortir tard le soir, et de les accompagner le matin à l'école… 

 

Ce travail de persuasion, d'éducation civique peut être engagé par des "sages", des responsables du quartier estimés par tous. 

 

Le danger de l'absence d'insertion sociale : l'existence de trafics en tous genres, en apparence plus faciles et rémunérateurs.

 

L'action des élus, gestionnaires…pour changer le contexte social, négatif depuis des décennies, doit se porter sur des aides utiles, sur la formation, le civisme et non sur le communautarisme, le mépris des populations ou la répression. D'où la présence de formateurs, d'éducateurs, de médiateurs de rues, d'auxiliaires de vie, sur place. Présence de bénévoles, d'associations, d'aides entre citoyens d'origines diverses : préserver la mixité sociale. 

 

La population veut de l'aide, de l'information, de la proximité, de la reconnaissance…Elle a raison d'exiger la restauration de son cadre de vie…la fin des marchands de sommeils, des propriétaires exploiteurs…

 

Elle a raison de demander la fin de l'insalubrité et des destructions qui n'ont pas un objectif précis et cohérent. 

En échange, elle devra s'adapter aux règles de vie commune, au droit pour tous, à l'urgence de la propreté, de l'éducation, du respect d'autrui…pour le vivre ensemble, pour l'insertion sociale, pour l'honneur de chacun, loin de l'assistanat...

 

L'animation du quartier (rencontre conviviales autour de musiciens, d'un grillade, d'un échange sur la culture ou les problèmes du moment…) devra redonner vie et espoir à la population : des espaces (places publiques), des salles sont nécessaires pour apporter un rayonnement culturel et ré-enchanter St-Jacques. 

 

Dans cette optique, avec Clarisse Requena, docteur en Lettres, journaliste, avec l'aide de Jean Gimenez, nous organiserons une première conférence sur l'histoire et la culture gitanes, à partir de Mérimée et de ses héros gitans. Ensuite l'échange permettra de mieux se connaître (le samedi 8 décembre à 16h, café Le Tanger, entrée libre, sous l'égide de mon association "Walter Benjamin sans frontières" créée à Banyuls en 2015.) Il s'agit d'une rencontre destinée à la population métissée : habitants d'origine catalane, française, gitane, maghrébine…sans exclusive et désireuse de ne pas être récupérée par quelque groupe ou parti que ce soit… Cependant les élus et les institutionnels sont invités à participer à cette expérience inédite : une suite de "conférences "ou d'exposés est envisagée tout au long de l'année afin de valoriser les gens du quartier et donner la parole à ceux qui créent, travaillent, agissent, veulent changer le visage du "ghetto"…Afin de trouver des passerelles entre les divers citoyens…

 

Dans cette optique, il faudra sans doute créer une nouvelle structure (une association) réunissant les gens de bonne volonté et les acteurs de tous bords… Pour prendre en charges des spectacles (fanfares, concert de guitares, lectures de contes, récits de traditions, etc), des rencontres culturelles et obtenir des subventions…

 

Il faut absolument lier le social et le culturel. 

Le social, c'est le matériel, le nécessaire immédiat. 

Le culturel, c'est le spirituel, l'envie d'en sortir, de créer, d'apprendre, de se valoriser, de trouver le bonheur ensemble ! On ne peut les dissocier : il faut agir sur ces deux fronts essentiels pour changer la vie dans ces quartiers abandonnés…

 

 

J.Pierre Bonnel

jean-pierre.bonnel@orange.fr

06 31 69 09 32

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 10:28
uexpo Cavalier & Bazantay - photos d'Eysses - attente du président Kossyguine - Cérémonie en gare  d'Agennais - à Lyon - lutte anti-franquiste
uexpo Cavalier & Bazantay - photos d'Eysses - attente du président Kossyguine - Cérémonie en gare  d'Agennais - à Lyon - lutte anti-franquiste
uexpo Cavalier & Bazantay - photos d'Eysses - attente du président Kossyguine - Cérémonie en gare  d'Agennais - à Lyon - lutte anti-franquiste
uexpo Cavalier & Bazantay - photos d'Eysses - attente du président Kossyguine - Cérémonie en gare  d'Agennais - à Lyon - lutte anti-franquiste
uexpo Cavalier & Bazantay - photos d'Eysses - attente du président Kossyguine - Cérémonie en gare  d'Agennais - à Lyon - lutte anti-franquiste
uexpo Cavalier & Bazantay - photos d'Eysses - attente du président Kossyguine - Cérémonie en gare  d'Agennais - à Lyon - lutte anti-franquiste

uexpo Cavalier & Bazantay - photos d'Eysses - attente du président Kossyguine - Cérémonie en gare d'Agennais - à Lyon - lutte anti-franquiste

Léopold Roque, déporté, militant syndical et responsable communiste (suite)

 

 

EYSSES, maison de « redressement » pour délinquants juvéniles, devenait une prison centrale pour 1200 détenus, jugés et condamnés, à peu près tous, dans les mêmes conditions que ceux qui venaient de Tarbes. 

Dans cette prison pour adolescents, avait été déjà créé un quartier pour adultes où je retrouvais quelques camarades isolés, au milieu des droits communs,  travaillant dans les ateliers de sabots, de caisses etc…

Notre groupe était le premier de ceux qui devaient, par la suite, constituer le Bataillon FFI de la centrale d’Eysses. 

C’était le début d’une nouvelle étape de notre combat de prison. 

Centrale d’Eysses – Préau 4 -

 Léopold Roque assis en bas, à gauche.

Photo prise clandestinement (appareil apporté par l’épouse d’un détenu).


Dès notre arrivée à Eysses, nous avons été traités comme des droits communs : tenue de bure, cheveux coupés, lacets enlevés. Ce fut le motif de notre première protestation dans cette nouvelle prison. 

Les arrivées se sont succédé le lendemain et les jours suivants, jusqu’à ce que l’effectif soit au complet.

Nous nous sommes retrouvés 1200, venant à peu près de toutes les prisons de la zone sud, après un tri fait dans chacune de ces prisons. 

Et si chacun a revêtu la tenue de bure (1), il n’y a pas eu de cheveux rasés, ni lacets et ceintures enlevés. 

Nous étions répartis dans les 4 préaux : avec Arthur Vigne, nous étions nommés pour assumer la responsabilité d’organisation au préau 4. Les responsables désignés par préau,  nous constituions le comité du Front National de la prison, où nous nous retrouvions : communistes et gaullistes. L’appareil dirigeant du Comité se trouvait au préau central n° 2 avec Michaut etc. Régulièrement, nous nous réunissions dans une salle aménagée pour les réunions et spectacles. 

 

L’organisation commençait à prendre corps et dès le mois de novembre 1943, à peu près tous les services, infirmerie, cuisine, dépôts d’habillement, hygiène, étaient assurés par des prisonniers politiques, membres du bataillon FFI, à l’exception du quartier cellulaire où Lescorat avait préféré rester avec quelques résistants au milieu d’un effectif largement dominé par les droits communs. 

Dès cet instant,  pour ceux qui avaient des responsabilités dans les préaux et pour  être reconnus des gardiens et faciliter notre déplacement à l’intérieur de la prison, la Direction avait apporté des changements dans notre tenue vestimentaire : veste bleue et pantalon de velours. 

 

Notre emploi du temps était orienté vers la perspective de notre évasion collective : appareil militaire placé sous l’autorité du commandant Bernard Becoude par le capitaine Gelouze, (postier de Narbonne) de l’effectif du préau 4, cours théoriques et pratiques pour les cadres militaires, le matin longue séance de culture physique pour tout l’effectif à l’exception des plus âgés et malades, cours de culture générale, histoire, géographie, mathématiques, français, langues vivantes, sports et loisirs. 

 Les internés, c’était un groupe de 156 personnes venues du camp de Nexon, qui n’avaient jamais été condamnées, mais arrêtées car communistes, parmi lesquels se trouvaient des anciens des brigades internationales et combien d’autres militants actifs, connus ou moins connus. Internés sans condamnation, ils étaient moins libres que nous, sous prétexte qu’ils n’étaient que de passage pour quelques jours : ils étaient consignés au 1er étage du bâtiment. Le rez-de-chaussée, en face des cuisines, servait de réfectoire à l’effectif des préaux 1 et 4. 

Nos prévisions du danger de la déportation s’avérèrent justes.  Le 8 décembre, 109 internés sur les 156 étaient dirigés vers le camp de Voves en zone nord, sous contrôle direct des Allemands. Leur transfert échoua grâce à l’astuce et à la résistance des cheminots. 

 

Nos camarades rejoignent la prison, mais notre collectif se mobilisa. Le 10 décembre le bataillon FFI, sans armes, fait face à 200 GMR munis de mitrailleuses et disposant de bombes lacrymogène, qu’ils lancent à l’intérieur de la chambrée des internés et contre notre colonne. 

Ils avaient le masque en avant, nous faisions face, protégeant nos yeux, le nez et la bouche avec nos mouchoirs. Les internés réussirent à se joindre à nous, les GMR furent stoppés, les pourparlers furent engagés entre les dirigeants de notre bataillon et le commandant des GMR. La tentative de Vichy de livrer nos camarades aux Allemands échoua. Le lendemain, 11 décembre, ils furent transférés à Sisteron : nous avions gagné ce combat, ils ne furent pas déportés. 

 

Notre vie de prisonniers reprenait son cours : instruction militaire, enseignement général, organisation des loisirs. 

Préparation de Noël 1943, rassemblant le contenu des colis reçus, par chacun de nous, avec le collectage effectué à Villeneuve sur Lot, parmi la population, qui vivait intensément dans une atmosphère imprégnée par l’activité de la prison.  Nous avons organisé cette soirée de Noël 1943, qui marqua notre passage, par le souvenir qu’elle laissa chez les prisonniers que nous étions. Nous savions que les difficultés d’approvisionnement étaient grandes à l’extérieur, aussi nous avons été surpris de voir du vin sur nos tables de réveillon. 

 

J’ai eu l’occasion, lors de notre congrès de la FNDIRP,  en mai 1969, de présenter celui qui nous avait livré le vin à l’intérieur de la prison : c’était l’ancien international de rugby, Daffis, accompagné d’un résistant en liberté.  A Villeneuve sur Lot, on connaissait Daffis, comme sportif aux qualités exceptionnelles, mais ce que la population ignorait, c’était le courage et le désintéressement dont il avait fait preuve à l’égard des détenus de la centrale d’Eysses. Avec un autre international, ils exploitaient un commerce de vin dans la ville. Les 600 litres de vin de Noël 1943, étaient le cadeau que reçurent les 1200 membres du bataillon FFI  de la centrale d’Eysses. C’était l’économe, dont les témoignages ont toujours été favorables à la cause des membres de notre bataillon, qui facilitait notre contact avec Daffis. 

Le jour de l’an 1944 fut également marqué par l’arrivée sur nos tables d’un peu de supplément à l’ordinaire.  Il faut ajouter que l’ordinaire de la centrale, en cet hiver 43/44, n’était pas des plus recherchés : graines de Vesce (plante) et oignons cuits à l’eau !

 

Ces « fêtes » de fin d’année 43 et début 44, le souvenir de notre affrontement avec les GMR, avaient contribué à forger un moral à toute épreuve : c’est dans cette ambiance que se préparait notre évasion collective. 

Avec le recul, en essayant d’analyser la situation de l’époque, je crois que nous pouvons dire : « Lescorat a mené à bien sa tentative d’évasion en janvier 44, avec une cinquantaine d’autres détenus du quartier cellulaire, dont quelques résistants, mais surtout des droits communs. Ils ont profité de l’ambiance que nous avions créée à l’intérieur de la prison  et de l’influence, que notre collectif avait acquise, sur le personnel de surveillance ». 

Lescorat, n’avait jamais pris part à l’organisation du Front National de la prison. Il a agi  à l’insu de l’état-major du bataillon FFI de la centrale d’Eysses. Cette évasion, de non-responsables, a eu comme conséquence un redoublement de vigilance de la part de l’occupant et compromis le plan que nous avions élaboré avec l’état-major de la Résistance de la région du Lot et Garonne. 

 

Néanmoins, l’occasion se présenta de mettre à exécution notre projet d’évasion collective, le 19 février 1944. (3)

Cinq semaines après les « Trois Glorieuses d’Eysses », 8, 9, 10 décembre 1943, Vichy veut être informé sur la situation de cette prison centrale,  aux 1200 détenus politiques, organisés militairement, constituant un Bataillon FFI. Cette mission fut exécutée par l’Inspecteur Général des prisons à Vichy. Elle a été de courte durée. 

Le 19 février 44, vers 15 heures,  l’Inspecteur, le Directeur de la prison et 5 ou 6 personnes de leur suite, sont au préau 1,  dont les détenus, répondant à un geste amorçant le signal, opèrent un mouvement d’encerclement, s’emparent des visiteurs et les ficellent. L’inspecteur et le milicien resteront attachés et couchés sur le sol pendant une douzaine d’heures, le temps que durera notre combat pour tenter de franchir les grilles de la prison. 

Je reçois l’ordre de l’état-major d’essayer, avec mon groupe du préau 4, de franchir  le portail à proximité des cuisines. Mais le branle-bas de combat à l’intérieur, avait été perçu ou communiqué à l’extérieur et, bientôt, police et miliciens avaient pris position et braqué, fusils et mitrailleuses sur nous, avant l’arrivée des troupes allemandes, appelées par la milice,  qui braquèrent aussi leurs canons. 

 

C’est là que se situe ma rencontre avec Aulagne. Au début du combat, il avait été désigné pour appeler les gardes mobiles à fraterniser avec nous. Les coups de feu des forces au service de l’ennemi, entravèrent notre mouvement d’approche du portail de sortie. Il fallut changer de tactique, La forte voix d’Aulagne s’était un peu éraillée : je fus appelé pour le remplacer en haut des toits, pour continuer à appeler les policiers patriotes à se joindre à nous. Rien. Notre armement était insuffisant pour répondre au feu nourri de l’ennemi : Gabriel Pelouze, fusillé le 23 janvier, et Louis Aulagne, mortellement blessé au combat, redoublent d’efforts.  Des camarades espagnols, aguerris dans les combats livrés en Espagne contre les fascistes, font de nouvelles tentatives pour atteindre le portail de sortie. 

 

Une fois de plus, il fallait changer de tactique. Du haut du toit de la prison, je suis rappelé, nouvelle mission. Munis d’une lourde pince-monseigneur, nous sommes envoyés au 1er étage, dans une chambre située au-dessus du commandant du GMR. Nous essayons de rentrer en contact avec le chef des forces de police. Mais aux coups de pince qui nous permettent  de lever les lames du parquet, répondent les balles de mitrailleuses pénétrant par les fenêtres. Nous avons renoncé. L’état-major du bataillon était au rez-de-chaussée au chevet du commandant blessé d’une balle au genou. 

C’est à partir de ce moment que fut décidé d’entreprendre le dialogue avec l’extérieur. L’Inspecteur et le Directeur étaient toujours ficelés, ils répétaient sans cesse qu’il n’y aurait pas de représailles. Heuri Aujias  rentra en communication avec la sous-préfecture de Villeneuve-sur-Lot. 

La réédition est décidée le 20 février à 4 heures du matin. 

 

Le 21 février, 56 otages, sommes  désignés et amenés au quartier cellulaire. L’appel est fait dans les préaux. Les appelés, par ordre alphabétique  rejoignent les réfectoires à tour de rôle. Arrivent  les appels des noms en S, lorsque je fais part au 1er surveillant de mon étonnement de ne pas avoir été appelé à la lettre R. Il s’interrompt quelques secondes et me répond : « Mon pauvre Roque ».

Les non-appelés restons dans la cour, un à un, nous sommes dirigés vers le quartier cellulaire. J’étais précisément, derrière le 1er surveillant qui avait fait l’appel, mais en plus, deux miliciens, révolver au poing à mes côtés, et derrière 6 Allemands, baïonnette au canon. Je me suis retrouvé dans la même cellule avec  Brun Roger, 20 ans et Lajudie Maurice, 23 ans, les otages que Darnaud, chef sanguinaire envoyé par Vichy, avait demandés. Mais il a été mis en échec grâce au patriotisme dont firent preuve la population dans cette région de France et l’activité des maquis. 

Le 23 février 1944,  douze blessés au combat furent fusillés, de même qu’Henri Aujias,  communiste,  désigné comme le principal responsable de la révolte d’Eysses.

Au lever du jour, les portes des cellules s’ouvrirent, des noms appelés : nous étions conscients du sort qui nous était réservé, aussi pour celui ou ceux qui resteraient,  nous avions écrit  l’adresse de nos familles sur un papier laissé sur la table de la cellule. 

Nous étions dans l’attente de cette ouverture de porte, Brun se tenait au fond sous la fenêtre, Lajudie était au milieu de la cellule, appuyé à la table, tandis que je me tenais à la porte prêt à sortir. Je ne sais si c’est par pur hasard, mais c’était toujours ce même premier surveillant qui, apparemment ému, me mit la main sur l’épaule et me dit : « Non pas vous » et il appela le plus jeune, Brun Roger, 20 ans. 

Vers 7 h du matin, la Marseillaise puis le Chant du Départ, repris à l’intérieur par les détenus du quartier cellulaire, et enfin,  le crépitement des balles  résonnent. Lajudie tombe dans mes bras : douze des nôtres sont morts, ils rejoindront Aulagne au cimetière de Villeneuve-sur-Lot. Lajudie mourut un an après en déportation au camp d’Allach à Munich. 

 

La répression n’est pas terminée pour autant. C’est d’abord la brigade politique de Limoges qui entreprend l’enquête, fouille de la prison de fond en comble, interrogatoire pressant. Je me rappelle le faciès des deux policiers devant lesquels je me trouvais : un brun à forte corpulence à la machine à écrire, l’autre svelte au teint plus clair qui me dit : « Et vous, vous ne savez rien non plus » je lui répondis : « Vous l’avez dit, je n’ai rien à signaler», il répliqua en me bousculant : « Et ça » me montrant ma fausse carte d’identité au nom de Robert Laporte né à Bordeaux en 1906. Je pensais pourtant l’avoir bien cachée dans la fente d’une poutre sous le toit. C’est  la preuve d’une minutie sauvage et perfide de leur fouille. Cette forme violente d’interrogatoire fut interrompue au bout d’une quinzaine de jours. 

A la brigade de Limoges succédaient les policiers de la brigade politique de Toulouse. Ce commissaire de police était un ancien enseignant. 

En 1931, je l’avais rencontré à Port-Vendres, où il était instituteur, à l’occasion d’une réunion publique, pendant une élection législative partielle de la circonscription de Céret. Il était membre du parti socialiste, soutenait la candidature de Parayre, tandis que je soutenais la candidature de Terrat, candidat du parti, tous les deux portant la contradiction au candidat de droite. 

 

Ce furent ces souvenirs, sachant que je me trouvais parmi les prisonniers, dont il avait au préalable consulté la liste des 1200, qui le décidèrent à  m’appeler dans les premiers, bien avant la lettre R. Il m’annonçait que Darnaud voulait faire un vaste procès où seraient jugés les présumés responsables de la révolte d’Eysses. J’usais de ma qualité de Catalan, comme lui, utilisant notre langue maternelle, pour lui dire ce que les détenus patriotes de la centrale d’Eysses attendaient de lui. Il nous était interdit d’écrire. Dès le début de notre conversation, il me demanda de rédiger une lettre pour ma famille, que je lui remis dès le lendemain, pour l’expédier. Je lui demandais de faire un geste pour le plus grand nombre possible de camarades : je crois qu’il le fit pour la trentaine de Catalans se trouvant à Eysses. Ce fut un peu mieux dans notre situation de prisonniers. 

Notre conversation porta sur l’enquête qu’il était chargé de mener et me certifia qu’il la ferait traîner le plus longtemps possible afin de gagner du temps. Notre moyen de défense à tous fut : « Je ne sais rien, je n’ai rien vu, j’étais à la chapelle ». 

Effectivement, l’enquête traîna, le procès n’eut pas lieu. A partir du 21 avril 1944, les Allemands m’ont confié qu’eux-mêmes s’occuperaient de nous, en décidant de notre déportation, seul moyen pour eux de s’assurer d’une condamnation collective des membres du bataillon FFI de la centrale d’Eysses. 

 

C’est pourquoi le 18 mai 1944, 36 des détenus furent transférés à la prison de Blois, quittant le quartier cellulaire, où nous ne restions plus qu’une dizaine. 

 

Le 30 mai, douze jours après, nous quittions Eysses pour Compiègne : le 20 juin nous arrivions à Dachau, alors que les alliés avaient débarqué en Normandie. Le 2 juillet, ceux de Blois nous rejoignaient en terre allemande. 

Ceux qui nous ont accompagnés, d’Eysses à Compiègne, avaient l’expérience du massacre collectif. C’était ceux de la division Das Reich, qui s’étaient déjà montrés à Oradour-sur-Glane et Tulle. Un de nos camarades, le Républicain Espagnol Huerga, épuisé, fut achevé par balle sur les bords de la route, nous conduisant de Villeneuve sur Lot, en gare de Penne d’Agenais. 

L’expérience d’Eysses : organisation, solidarité, furent appliquées partout, dans tous les commandos où se trouvaient des anciens d’Eysses. Cette organisation de la solidarité « une cuillère de soupe », fut admise par la quasi-unanimité des déportés de toute nationalité. 

 

L’organisation, au centre d’Allach,  et les rapports entre communistes et gaullistes (fournisseur de main-d’œuvre à l’usine BMW), ont été confiés à Henri Neveu, Conseiller Municipal de Paris. 

Au mois de décembre 1944, je suis  atteint de conjonctivite : à l’infirmerie d’Allach, on m’avait arraché presque toutes les dents, sans anesthésie. Vers la mi-janvier 1945, les Allemands m’envoient à Dachau et à l’infirmerie, où je retrouve Auguste, le cheminot de Marseille, on me fabrique un dentier. J’étais dans un bloc avec les Tchécoslovaques, j’évitais de me montrer pour échapper aux corvées, cette manœuvre dura jusque vers le 20 mars 1945, où avec une trentaine d’autres déportés, je regagnais Allach. 

 

Dès mon retour, j’appris qu’Henri Neveu était gravement malade : je pris la relève dans les contacts avec les gaullistes et c’est ainsi que je rencontrai M. Rivière et Georges Briquet, chaque dimanche au camp, et en semaine,  sur les voies ferrées à Munich. Les matières premières étaient de plus en plus rares, le commando de l’usine BMW s’amenuisait, par contre, ceux occupés à la réfection des voies ferrées augmentaient, sans cesse, journellement, l’aviation alliée faisait des ravages en gare de Munich et ses environs. 

 

Ces bombardements, lorsque nous étions à l’usine, nous obligèrent à courir vers les tranchées dans les bois. Sur la voie de chemin de fer, nous nous répandions dans les fossés sous la surveillance des SS et des chiens policiers.  Pendant les bombardements de nuit, nous regagnions les tranchées couvertes du camp. Je m’arrangeais pour rester à l’entrée de la tranchée : avec les SS, nous ne regardions pas la chute des bombes de la même façon ! A ces instants précis, dans la nuit, lorsque ces chapelets de feu atteignaient le sol à grand fracas, le visage pâle des SS apparaissait d’un blanc cadavérique, tandis que chez les prisonniers, c’était le sourire et quelque fois perçait un cri de bravo. 

Ce n’est pas pour faire étalage de je ne sais quel courage, c’était intuitif pour nous tous, de demander encore et toujours des bombes pour écraser notre ennemi qui nous faisait vivre un enfer. Car le danger, que faisait peser sur nous les nazis, à chaque instant, à chaque seconde et cela depuis des mois, était bien plus grand que celui de voir tomber les bombes. Ces bombes  nous les regardions tomber, les coups que nous portaient les nazis, nous n’avions pas le temps de les voir. 

Les troupes alliées approchaient. Les 26,  27 et 28 avril, les SS rassemblaient tous les individus pour les amener hors du camp. Nous avons appris, que c’était pour les massacrer sur les routes. Nous étions une dizaine  à  échapper  à ces véritables rafles, en nous réfugiant vers les blocs en maçonnerie. Les nazis étaient atterrés : ils s’habillaient avec des vêtements civils, camouflant leur fusil sous leur pardessus. Seuls quelques SS, parmi les irréductible, restaient, tandis que dans le ciel au-dessus du camp, passaient des obus dans tous les sens. Pour nous, et c’était là, tout le paradoxe, nous nous sentions, en ces instants, plus en sécurité à l’intérieur du camp. 

 

Lorsque le 30 avril 1945, vers 11 heures du matin, alors que j’étais agrippé aux barbelés intérieur du camp, face au mirador, où 2 heures avant j’avais été témoin de la fuite du SS, j’aperçu sur la route Dachau-Munich à 200 mètres environ, les premiers soldats américains en terre allemande. A cet instant, j’appelai les camarades attablés devant leur gamelle. A dire vrai,  nous ne réalisions pas que nous étions enfin redevenus des personnes libres. 

Ce fut d’abord un sous-officier américain qui prit le premier contact avec nous, puis un officier. Le comité du camp se réunit, les contacts furent établis avec l’armée française. Le général Leclerc nous envoya un capitaine quelques jours après l’arrivée des Américains. La semaine d’après, c’était un colonel et puis enfin le Général Leclerc, perché sur une estrade que nous avions élevée, s’adressa à nous : « Nous ne retrouverions pas la France comme nous l’avions quittée ». Les Allemands, dit-il, ont ruiné et ont pillé notre pays. Le Général Leclerc ajouta : « Vous ne trouverez rien en France pour vous chausser et vous habiller, je vous conseille d’emporter tout ce que vous pouvez ».

 

Ce n’était pas l’avis du commandement américain, qui fit brûler un stock impressionnant, aux abords immédiat du camp d’Allach, chaussures et  vêtements. 

Nous restions environ 3 jours avec,  la majorité des Français. Nous décidions, avec l’accord des responsables, que les plus malades seraient évacués les premiers. Il est regrettable, que nombre de responsables n’aient pas respectés la solidarité humaine. 

Je quittais le camp d’Allach, le 26 mai 1945,  avec les derniers déportés évacués dans les camions de l’armée Leclerc en direction du lac de Constance. Ce jour-là, j’ai eu  l’agréable surprise de retrouver l’un des chefs de groupe de l’armée originaire de mon village natal. C’était le premier camp d’extermination qu’il avait sous les yeux. Il savait que j’avais été déporté. Il s’est alors adressé à un groupe pour savoir si, par hasard, j’étais dans ce camp. 

 

Ce fut mon ami Raoul Vignette (2) qui le renseigna et l’amena près de moi. Je revois encore ce garçon, bien plus jeune que moi, qui me fit faire le voyage sur l’avant du camion à ses côtés, à travers toute la Bavière jusqu’au lac de Constance. Démobilisé, devenu fonctionnaire, il mourut peu après. 

Je quittai le lac de Constance, avec le premier convoi, en direction de la France et le 29 mai 1945, en wagon couchette à travers la Suisse, jusqu’à Mulhouse. 

Le 30 mai, nous avions  un premier contrôle, le 31 mai, 2e contrôle à l’Hôtel Lutécia à Paris ; et le 1er juin, je quittais la capitale pour me retrouver le 2 juin 1945 à Perpignan, puis à Elne. Convalescence pendant quelques semaines à l’hôtel des Sorbiers à Mont-Louis, réquisitionné à cet effet. 

Après une période de réadaptation, je revins à la Direction Fédérale des Pyrénées Orientales. Puis en 1948, je suis dans le département de la Loire et en 1950 dans le département du Rhône. 

 

 - Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une telle épreuve laisse incontestablement des traces. Traces dans les organes, handicap physique, traumatisme aussi, ressenti plus particulièrement,  lorsqu’il s’agit des luttes passées, présentes,  ou futures pour la paix et la liberté, contre la guerre. 

Contre les crimes de guerre, contre le fascisme et aussi lorsqu’il est question des revendications des anciens combattants et victimes de guerre. C’est pourquoi, les anciens déportés restent toujours des combattants. 

Nous percevons le danger après notre expérience, de ce que représente le fascisme et le racisme qui subsistent dans l’esprit de certains individus, groupes, ou partis qui tentent de réintroduire dans les mœurs politiques, en Allemagne, en France et dans le monde, les théories d’Hitler, Franco et Mussolini.

- - - 

 (1) vêtement grossier, conçu avec un drap rugueux de couleur marron.

(2)
 Né le 15 janvier 1920 à Ortaffa (Pyrénées Orientales), Raoul Vignettes milite au sein des Jeunesses communistes. En janvier 1943, il rejoint les FTP et participe à plusieurs actions : distribution de tracts, récupération et transport d’armes, sabotages, recrutement...
 

Arrêté le 28 juillet 1943, il est incarcéré durant six mois à la maison d’arrêt de Perpignan. Jugé par la section spéciale de la cour d’appel de Montpellier, il est condamné à un an de prison le 31 janvier 1944 et incarcéré à la maison d’arrêt de Montpellier.
Envoyé à la centrale d’Eysses le 8 février 1944, il participe à l’insurrection du 19 février. Le 18 juin 1944, il est déporté à Dachau après avoir passé quelques jours au camp de Royallieu à Compiègne. Transféré au camp d’Allach puis au kommando Dickerhoff, il est libéré par les Alliés le 30 avril 1945 et rentre à Perpignan le 2 juin 1945.
A son retour de déportation il fut tour à tour rédacteur au journal Le Provençal et secrétaire de la fédération du PCF des Pyrénées Orientales. Président de l’ANACR des Pyrénées Orientales, Raoul Vignettes est décédé en septembre 2005.

(3) – Cet épisode appelé : « La Révolte d’Eysses » : un livre a été édité où l’on parle d’une voix de stentor, celle de Léopold Roque, lorsqu’il se trouve sur les toits.  Un documentaire a été également réalisé. 

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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 09:06
Cinéma : Hanna Arendt - Le Boulou - Maison de Heidelberg - Matrimoine - EUS - Enrique Salvador -
Cinéma : Hanna Arendt - Le Boulou - Maison de Heidelberg - Matrimoine - EUS - Enrique Salvador -
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Cinéma : Hanna Arendt - Le Boulou - Maison de Heidelberg - Matrimoine - EUS - Enrique Salvador -

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Programmation artistique, scientifique et culturelle du Mémorial de Rivesaltes

 

JEUDI 14 MARS

UN LIVRE, UNE HISTOIRE

 

LA PLACE DU DIAMANT / MERCÈ RODOREDA

 

18h30

Conférence "La place du diamant : le parcours d'une femme dans la guerre d'Espagne" par Anne-Laure Bonvalot (maîtresse de conférence en cultures et littératures hispaniques à l'Université de Nîmes)

19h30

Lecture théâtralisée du roman "La place du diamant" de l'écrivaine catalane Mercè Rodoreda par la comédienne Martine Pascal.

Natalia, une jeune barcelonaise raconte sa vie pendant la guerre d'Espagne.

La comédienne Martine Pascal a travaillé avec de nombreux metteurs en scène dont Robert Hossein, Francis Huster et Marcel Maréchal.

Pour en savoir plus sur l'ouvrage "La place du diamant"

Tarif : 5€ / Gratuit moins de 18 ans

Réservation indispensable : 04 68 08 39 70 / info@memorialcamprivesaltes.fr

 

JEUDI 21 MARS / 19H30

SPECTACLE

 

RECUERDOS. LA RETIRADA ET L'EXIL

 

Le récit de Francesc Vidal, le grand-père de Guillaume Lopez, sert de trame au spectacle, on y découvre des détails de sa vie qui racontent l’histoire de milliers de personnes.

Aux côtés de Guillaume Lopez Vidal, Morgan Astruc fait sonner sa guitare, Louis Navarro à la contrebasse et Simon Portefaix aux percussions apportent une couleur résolument contemporaine.

Bernard Cauhapé plasticien, improvise aux pinceaux sur la thématique de la Retirada.

Pour en savoir plus

Tarif : 5€ / Gratuit moins de 18 ans

Réservation indispensable : 04 68 08 39 70 / info@memorialcamprivesaltes.fr

 

VENDREDI 22 ET SAMEDI 23 MARS

JOURNÉES D'ÉTUDES

 

GUERRE ET SOCIÉTÉ

Avec le soutien de la DILCRAH (Délégation interministérielle à la Lutte contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine anti-LGBT)

 

vendredi 22 mars : 18h-20h : Table Ronde "Des sociétés et des individus bouleversés par la guerre"

20h30 : Le cinéma de guerre et à la guerre au cinéma
soirée en partenariat avec l'ECPAD (Etablissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense)
Projection d'extraits de films


Samedi 23 mars : 10h30 - 12h30 : Table ronde "L’engagement dans la guerre"

14h30 - 16h30 : Table ronde "Les arts et la littérature"



Intervenants : Denis Peschanski, Henry Rousso, Thibault Boulvain, Francis Eustache, Richard Rechtman, Brigitte Sion, Olivier Abel, Geneviève Dreyfus-Armand, Johanna Barasz et Jean-François Berdah.

Gratuit

Réservation indispensable : 04 68 08 39 70 / info@

- - -

 

Film, Montpellier, Maison de Heildelberg

Programmation artistique, scientifique et culturelle du Mémorial

Ciné-club : Hannah Arendt

 

Un film de Margarethe von Trotta

Allemagne/France/Israël, 2012, 100 min, VOSTFR

Avec Barbara Sukowa, Axel Milberg, Janet McTeer

 

Hannah Arendt est une philosophe américaine respectée. Juive et d’origine allemande, en 1933 elle a fui l’Allemagne nazie. En 1961, à sa demande, elle est envoyée à Jérusalem par le New Yorker pour assister au procès d’Adolf Eichmann, criminel de guerre nazi responsable de la déportation de millions de Juifs. Les articles qu’elle publie et sa théorie de « La banalité du mal » déclenchent une controverse sans précédent. Son obstination et l’exigence de sa pensée se heurtent à l’incompréhension de ses proches et provoquent son isolement.

 

La grande force du film de von Trotta est de nous présenter tout d’abord le New York intellectuel des années 60 dans lequel évolue alors la philosophe, avec ses réunions qui mélangent allègrement des membres de la haute bourgeoisie et des esprits bohèmes. Trônant telle une reine sur ses courtisans, la philosophe distribue les bons points et s’endort progressivement dans un confort qui ne lui convient pas vraiment. Le procès Eichmann joue alors un rôle de révélateur pour cette femme assaillie par des souvenirs personnels douloureux.

Il est rare de voir naître à l’écran une idée : Margarethe von Trotta parvient à nous faire comprendre la naissance de l’une des théories philosophiques les plus intéressantes du 20ème siècle.

http://maison-de-heidelberg.org/agenda/hannah-arendt/

***

INVITATION

Dans le cadre des manifestations organisées pour la journée de la Femme

Cécile LATEULE

Présidente de l’Association IDEM, Question de Genre

et les membres du Conseil Régional

ont le plaisir de vous inviter

à l’exposition et conférence

 

«Des Femmes oubliées au Matrimoine Catalan»

 

proposé par Françoise BIRKUI et Francine CABALLE

Conférencières

 

Le vendredi 15 mars 2019 à 18h00

 

A la Maison de Ma Région

34, avenue du Général de Gaulle

Immeuble «Le Royal Roussillon» à Perpignan

 

Maison de Ma Région Perpignan |

maisonregion.perpignan@laregion.fr |

Tél.: 04 68 34 32 34 |
www.laregion.fr

 http://www.cnt-f.org/cnt66/spip.php?article1378

 

Sur les pas de l’exil espagnol de 1939

 

LA CNT 66 organitza la seua commemoració dels 80 anys del exil, enfocant-ho sobre la revolució del 36 i les seues realitzacions.

 

Divendres 15 de Març a les 18h30

> > > Ce sera le vendredi 15 mars à 18h 30 au Casal, 23 avinguda del Liceu 66000 Perpignan. (23 avenue du Lycée)

 

Dès 18h30 la chorale "Voix libres" évoquera à sa façon cet exil en donnant de la voix et vie à des poèmes et chansons où viendront s'entremêler, le français et l'espagnol, le catalan et le basque, mais toujours, dans le souci d’une authenticité universelle.

Puis vers 19h30 nous projetterons un film documentaire « Sous le signe libertaire » de Richard Prost qui à partir de témoignages et images d'archives décrira l'Espagne autogestionnaire de 36. Un débat s'ensuivra. 

 Puis nous terminerons la soirée par une auberge internationaliste.

Pour les 80 ans de l'exil espagnol on voit de multiples commémorations se bousculer à travers le département, on devrait s'en réjouir et pourtant... nous ne sommes pas tout à fait satisfaits par ce que l'on voit et on entend, car nombreuses de ces larmoyantes manifestations se limitent à dénoncer les conditions certes inhumaines des camps mais sans jamais aborder les motivations, les transformations sociales, le projet de société,  que ce peuple d'exilés espagnols dans sa grande majorité avait porté à bout de bras, à bout de souffle, envers et contre tous les fascismes et démocraties bourgeoises  et à qui on a fait cher payer son audace.

 

La CNT66 a décidé de faire aussi "sa commémoration" mais justement en mettant l'accent sur la formidable source d'inspiration que fut la révolution espagnole de 36 et ses réalisations.

 

Ce sera le vendredi 15 mars à 18h 30 au Casal 23 avinguda del Liceu 66000 Perpignan. (23 avenue du Lycée)

Perpignan, musique, chanson :

Concert Enrique Salvador

 

à L'atmosphère Bella Ciao  Organisé par L'atmosphère Bella Ciao

 

  •  

Jeudi 14 mars 2019 de 19:30 à 23:00

Samedi 16 Mars 2019 21h

LOUIS ARTI et MICHEL GAUDIOSO

C’est en « live » que la poésie espiègle et ardente de Louis Arti prend toute son ampleur et sa force. Loin du récital académique, Louis joue, triture, improvise avec ses mots, avec le public, avec son complice guitariste Michel Gaudioso. Louis Arti est un conteur, qui nous emmêne dans ses voyages. On rit, on s’émerveille, on s’encolère, on s’encanaille. Une rencontre à ne pas rater avec un personnage unique, poète, peintre, écrivain, ayant traversé plusieurs décennies de la chanson française, et qui nous fait l’amitié de venir à Eus présenter son dernier album : « On n’est pas né pour perdre. »

Entrée 12€. Adhérents 10 €. Moins de 13 ans : gratuit. Billetterie sur place à partir de 20h et dès à présent en ligne.

La billetterie en ligne

Le Site Internet d'Art Que Fem

LOUIS ARTI naît en Algérie. En 1969 il quitte sa cité Behren les Forbach et commence une longue vie d’errance. Il vivra en Allemagne, en Angleterre, en Tunisie. C’est à travers cette existence entre travail à l’usine, bals populaires, stations de métro, que, petit à petit, Louis Arti compose ses chansons. Il enregistrera des disques pour la firme Epic-CBS sous la direction artistique de Frank Thomas. Il donnera des concerts dans des salles prestigieuses telles que l’Olympia, participera à des festivals internationaux.   

Le bar du Café El Lluert sera ouvert, et proposera avant le concert des tartes au profit de l'association.

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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