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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 06:42
Jordi Barre (photo de Jean IGLESIS) :   Congrès des feux de la Saint-Jean à Saint-Laurent de la Salanque (juin 2003)  
Jordi Barre (photo de Jean IGLESIS) :   Congrès des feux de la Saint-Jean à Saint-Laurent de la Salanque (juin 2003)  

Jordi Barre (photo de Jean IGLESIS) :  Congrès des feux de la Saint-Jean à Saint-Laurent de la Salanque (juin 2003)  

HOMMAGE à l'artiste catalan

JORDI BARRE

 

par           Jean Iglesis

 

Mercredi 16 février 2011, en soirée, en son domicile de Ponteilla, entouré de l'affection des siens, Jordi Barre, « la voix de Catalogne Nord », s'éteignait... Jordi Barre, chantre et héraut de la poésie et de la chanson catalanes, nous quittait... Huit ans déjà !... Malgré le temps, la peine se réclame toujours entière et intarissable, et le respect se déclare infini quand le cœur s'épanche et quand tous les humbles que nous sommes évoquent le musicien, le chanteur, l'homme, le symbole...

 

 Bienheureux celui qui, en peignant, jour après jour, son coin de ciel, parvient à atteindre l’Éternité. Cette éternité-là, Jordi Barre l’a conquise à la force de ses chansons, mais encore à la grâce de tous ces petits mots et de tous ces petits gestes qui constituaient sa personnalité, profonde et entière... Jordi Barre était la générosité et l’humanité incarnées… Cet homme de foi et d'espérance donnait tout, tout sans rien compter, et tout sans rien attendre en retour… La poésie – et la poésie catalane en particulier- se plaçaient au cœur-même de sa démarche.. Jordi Barre a fait beaucoup plus que défendre ou que préserver la chanson, la poésie et la langue catalanes. Fort de son talent et confiant en ses initiatives, il en a enrichi le patrimoine, et ce en plaçant au-devant-même de la scène, avec un respect des autres et avec un don de soi exemplaires, les poètes catalans des côtés sud et nord des Pyrénées. Pour le passé, les poètes de Catalogne Nord - ceux que l'on avait oubliés ou que l'on méconnaissait - ont quitté les limbes de l'ombre, grâce à l'action artistique, humaine et musicale de Jordi Barre. Saluant le développement démocratique de la Catalogne-sud, dans sa phase postfranquiste, Jordi Barre a su ressusciter la «Pregària per un cant espiritual » de Joan Maragall (poète « noucentista »), le tendre et intime « Escolta » de Joan Salvat-Papasseit (écrivain anarchiste, mais encore porte-voix de l'amour dans ses arcanes et ses entrelacs les plus intimes), ou le triomphal mais si humble « Retorn a Catalunya » de Josep Carner, humaniste identitaire s'il en fût...

 

A l'orée du devenir et des attentes de Catalunya-Nord, que Jordi Barre avait esquissés dans la perspective lucide qu'on lui reconnaissait, trois auteurs ont compté dans son parcours fulgurant et lumineux et ont été mis à l’ouvrage puis mis en lumière comme il se devait, trois écrivains et poètes si différents dans leurs parcours mais si proches dans leurs démarches, tant Jordi Barre se voulait à-même de rassembler, de fédérer, d'unir... Trois personnages qui ont pris leur hauteur, en tant qu'auteurs, et ce à la grâce de « notre chanteur ». Pour les nommer chronologiquement : Jordi Pere Cerdà, Joan Cayrol et Joan Tocabens...

 

Au préalable et à l'aune du parcours de Jordi Barre, une chanson phare : « Crec » (Credo vell i sempre nou) de Joan Amade (fondateur du mouvement régionaliste « Nostra Terra » en 1934) donne le la et montre la voie, en 1979... Jordi Barre, en proposant, cette année-là, un 33 tours hardi et remarquable, soumis à l'écoute et à la sensibilité du microcosme roussillonnais - lequel recherche son identité dans un flou multiculturel - va s'imposer derechef comme le héraut de la langue et de la culture nord-catalanes. Du héraut au héros, il n’y a qu’un pas à accomplir que Jordi Barre franchit courageusement, avec ce bienheureux disque vinyle de facture noir et blanc, qui prend et affirme, à contre-courant d'une vague musicale jacobine et franco-française, tous les risques qu'il a toujours eu à cœur de prendre, et en offrant à son corps défendant à un public qu'il va séduire et faire adhérer à sa cause les adaptations musicales des textes de Jordi Pere Cerdà (dont on retiendra« Canta canta Perpinyà », « El meu país » , « Sóc un mariner ».)... Seconde phase – et non des moindres - : par la suite, Jordi Barre va mettre en musique et vulgariser un poète qui prendra et occupera une place immense voire incommensurable dans sa carrière : en la personne de Joan Cayrol, précisément.

 

Cet alchimiste de l'émotion, qui sait jouer et user des mots, des vécus historiques et sociologiques, de la fibre familiale et identitaire ainsi que des sentiments viscéraux... cet épicurien qui se plait dans le détail à dépeindre ce qu’ 'il voit, ce qu'il ressent et ce dont il se souvient, cet écorché vif qui n'en finit pas d'aimer la terre catalane et qui ne nourrit pas moins d'espoirs à son égard...cet homme dont le destin s'écrit au quotidien, oscillant entre le bonheur de vivre et la douleur de voir l'humanité vaciller, ce chantre mû par un humanisme surhumain, submergé par l'émotion, l'abnégation et l'amour de la vie, inscrira sa verve et sa science poétiques dans le cœur du peuple... « poble menut », formé de petites gens, peuple riche de ses infimes joies et pauvre de ses peines inextinguibles, mais peuple infiniment sensible et attentif à tout ce qu'il aime, à tout ce dont il rêve et à tout ce qu'il désire exprimer... En quelque cinq ans, Joan Cayrol va offrir à Jordi Barre ses plus grands succès : le texte appellera la mélodie ; la musique reviendra en effet boomerang à l'écriture... et au verbe dont elle est originellement issue...

 

L’empathie créatrice sera telle entre Jordi Barre et Joan Cayrol que les titres – baignés de flammes, de pleurs, de salive, de sang et de lumière – s'enchaîneront et se multiplieront presque naturellement, dans la fulgurance et dans la force prolifique d'une poignée d'années sublimes, singulières, mémorables, incontournables et décisives... L'idylle tumultueuse Barre-Cayrol a enrichi et remis à flot en un tournemain le patrimoine nord-catalan qui eût pu prendre l'eau, sur la mer de la catalanité. Sont nés près de 50 textes magnifiques qui affranchissent le patrimoine nord-catalan de deux siècles de retard. Désormais, grâce à Joan Cayrol et à Jordi Barre, notre héritage culturel, nos chansons, nos poèmes, sont à-même d''affronter l'avenir...

 

Qu'ils surgissent comme des cris de foi et de révolte ou comme des soupirs de sagesse, les chansons nées du tandem Barre-Cayrol restent identifiables pour qui les a entendues. Elles demeurent marquées du double-sceau de la foi et de l'espoir. Lyriques, passionnées, elles proviennent des entrailles de l’homme et de la terre. On ne peut que s'incliner devant « Toquen les hores », « Torna venr Vicens », « El xiprer vert », « La nit on vam fugir » (un hymne à la Retirada), « Tant com me quedarà », « Jo sóc de Perpinyà », Jo sé » « Una nit », « Si me'n vaig », « Deixeu-me el temps »….

 

Autre parenthèse salutaire initiée dans les années 80 ou interviendra un nouveau tempo : une nouvelle verve qui va flirter avec les années disco, la décentralisation et l'apparition d'une nouvelle vague régionaliste : c'est le rendez-vous intergénérationnel que Barre fixe au groupe « Pa amb oli », une formation musicale que Jordi va constituer et diriger. Les textes et les propos vont devenir plus revendicatifs, les mélodies plus incisives... Les chansons de « Pa amb oli » s'emparent d'une saine révolte qu'elles exaltent. Elles abandonnent une mélancolie passéiste pour affirmer une identité qu’elles iront au final réclamer jusqu’à Paris-même. En effet, en 1983, « Pa amb oli » prend d'assaut « la capitale ». 1983 : un événement national : « Pa amb oli » fait l'Olympia ».... 

 

Les chansons affirment et réclament une légitimité catalane enfouie, bafouée, déniée... Les chansons du groupe : « Pa amb oli » bien sûr issu du « traditionnel catalan », mais plus encore « Parlem català », « La cançó del vent », « Llibertat condicional », « Titelles » et bien d'autres… Cayrol disparu en 1981, Jordi Barre va rencontrer en la personne de Joan Tocabens un poète et un parolier avec lequel il va parcourir un nouveau bout de chemin. 

 

Trente ans de collaboration vont donner naissance à « Una revolta dins el ventre », « Amb la força de l’amor »... ainsi qu'à plusieurs spectacles historiques, lesquels seront mis en scène avec talent par Jean-Pierre Lacombe-Massot (« L’épopée des Rois de Majorque » et « les Angelets de la terra » obtiendront chacun en leur temps auprès du public un succès amplement mérité…). 

 

Au terme de huit années d'absence, Jordi Barre s’inscrit aujourd'hui et plus encore que jamais  dans la mémoire collective de ce petit pays qui est le nôtre et qui nous est si désespérément cher... un petit pays dont rien ne semble pouvoir altérer ni le sang, ni l’or qui le symbolisent et l'incarnent au cœur de chacun d'entre nous. Voilà huit ans déjà que Jordi Barre nous a quittés... Et le vide qu'il nous a laissé demeure irrésolument béant...

 

Jean Iglesis

 

Rêves d' Artistes 2019 Palais Congrès Perpignan 19-02 au 01-03

Public · Organisé par Art Fusion et APAM 66 - Actions Promotions Arts Musiques.

Depuis 6 ans, l'association Art Fusion ( loi 1901), a pour vocation de promouvoir des artistes et organiser des expositions artistiques dans  différentes communes en France ou à l'étranger.

Afin de répondre à une demande de plus en plus exigeante pour susciter l'intérêt et répondre aux attentes du public, 

 

ART FUSION ORGANISE EN 2019 SA SIXIÈME EXPOSITION  D'ART INDÉPENDANT AU PALAIS DES CONGRES DE PERPIGNAN :

 

"RÊVES D'ARTISTES" !

 

Collective (et sélective) dans les domaines de la peinture, de la sculpture, et de la photo, "Rêves d'Artistes " vous permettra de découvrir ou de redécouvrir plus de  60 Artistes affirmés qui se feront un plaisir de vous  y rencontrer afin de vous partager leur Art du 19 février au 1er mars 2019.

 

MARDI 19 FÉVRIER  :

Ouverture de l'Exposition à 10h00 .

De 17h30 à 18h30 : animation musicale avec la violoniste Yang Yang.

A 18h30 : VERNISSAGE .

 

Entrée gratuite

 

Dates d'Exposition : 

du Mardi 19 fév 2019 au Vendredi 1 mar 2019

Horaires: 

De 10h à 18h tous les jours. 

Palais des congrès - Perpignan - Halls 1 et 2

 

L'exposition reste le moyen privilégié de diffusion, créant un véritable lien avec le public.

Elle reflète l'identité d'une société, montre et démontre des reflets du passé et des parcelles du présent.

 

Sansao Machado, président d'Art Fusion, et son équipe bénévole, remercient chaleureusement tous les artistes pour leur participation à  ce projet collectif si cher au cœur du Public, et Perpignanais, et de la Région.

Du 29 au 31 mars, à Perpignan, aura lieu la première édition d’un évènement d’un nouveau genre : le MONDE NOUVEAU

 

RDV au Palais des Congrès de Perpignan: 3 jours pour créer des solutions, ensemble.

Première en France : étudiants, universitaires, chefs d’entreprises, médias, institutionnels, société civile seront réunis autour d’un Créathon pour esquisser les solutions pour un monde viable et respectueux de la nature comme de l’humain.

 

Vous trouverez ci-dessous le dossier de présentation de cet évènement, dont le format est unique.

 

Je suis à votre disposition pour vous mettre en relation avec les organisateurs et intervenants.

 

https://www.lemondenouveau.fr/videotheque/

https://www.lemondenouveau.fr/le-programme/

https://www.lemondenouveau.fr/

 

 

Elodie Bailly  elodie@openspace.fr

06 17 51 03 01

 

6 GRANDES THÉMATIQUES :

 

ÉNERGIES RENOUVELABLES ET CLIMAT

Les avancées et les innovations en matière d’énergie solaire, photovoltaïque, thermique, éolienne, marémotrice, hydroélectrique, de géothermie et de biomasse, etc.

 

SANTÉ ET BIEN-ÊTRE

E santé et chirurgie robotisée, les avancées de la recherche, les neurosciences, les biocosmétiques, les nouveaux services à la personne, etc

 

AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE, HABITAT ET MOBILITÉS

Les smartcities, les équipements et nouveaux matériaux, la domotique, la gestion des réseaux et des flux, les architectures et territoires durables, la mobilité partagée, connectée et autonome, les véhicules autonomes et les nouveaux moyens de transport, etc.

 

 

AGRICULTURE ET ALIMENTATION

La paysannerie 2.0, la permaculture, l’hydroponie, l’alguaculture, l’agroforesterie, la viniculture, les régimes végétariens ou vegans, le locavore, les nouveaux systèmes d’approvisionnement de nos villes, etc.

 

 

PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Le zéro-déchet, l’économie circulaire, les nouvelles filières et solutions recyclage, la préservation des sols et des ressources, la mode éthique, design et nouveaux matériaux, etc.

 

NOUVELLES CITOYENNETÉS

Les nouvelles formes d’engagement et de solidarité, la démocratie participative, l’e-citoyenneté et l’opendata, le budget participatif et le community organizing, les nouveaux modes de travail et de formation, etc.

 

CONTACT

contact@lemondenouveau.fr /06 32 19 16 36

 

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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 09:25
Ecole Ramain Rolland, Perpignan

Ecole Ramain Rolland, Perpignan

Éviction du directeur de l'école élémentaire Romain Rolland de Perpignan

Jean Iglesis témoigne et communique :

 

«Mardi 5 février dernier, M. Rachid Yazid, directeur en fonctions  depuis 10 ans à l'école élémentaire Romain Rolland, a été subitement et instamment prié de quitter sa fonction. Faisant suite à cette mesure à tout le moins cavalière et abrupte, les parents d'élèves et le SNACL (syndicat d'enseignants de l'éducation nationale) se sont mobilisés, jeudi 14 février après-midi , dans une manifestation de soutien à leur directeur.

 

Précisons que M. Rachid, destitué de son poste,   outre de subir une « mise au placard » en règle,  voit son salaire mensuel amputé de quelque 500 euros,... Tels sont les faits... A la sanction sociale imposée, vient s'ajouter la sanction financière : c'est donc la double peine qui frappe l'intéressé.

 

Il ne m'appartient certes pas de formuler un jugement de valeur concernant les faits qui semblent être reprochés à M. Rachid, ni de préjuger de l'issue qui sera réservée à cette affaire ; pour reprendre une expression consacrée : « je fais pleinement confiance à la justice de mon pays... » Néanmoins, je me trouve intimement étonné, voire choqué de constater que l'on puisse procéder à la destitution d'un homme, à son lynchage public et à son humiliation au motif qu'il est perçu comme colérique...Cela  me semble une raison fort futile pour mettre en cause la vie professionnelle, sociale,  et même intime d'un individu...

Mais nous sommes foncièrement et irrésolument les personnages qu'a si parfaitement su dépeindre Victor Hugo et s'il est vrai – comme il l'a exprimé – qu'on ferme une prison lorsqu'on ouvre une école, Jean Valjean  a tout de même bien été condamné, dans « Les Misérables », à cinq ans de bagne à Toulon, pour avoir volé un pain destiné à empêcher sa sœur de mourir de faim...

 

Ceci dit, après avoir évoqué Jean Valjean, je souhaiterais parler de M. Rachid Yazid, que je connais depuis plus de vingt ans... M.Yazid Rachid travaillait en tant qu'auxiliaire enseignant à l'école primaire Alfred Sauvy de Villeneuve de la Raho, commune où je vivais. Mes enfants ont été élèves du groupe scolaire et, ainsi que plusieurs centaines d'élèves,ils ont pu bénéficier des conseils et de l'enseignement du « jeune futur professeur des écoles » dont la carrière s'annonçait déjà fort prometteuse : le jeune assistant les familiarisait avec aisance et savoir-faire aux rudiments de l'informatique, de même qu'il secondait les maîtresses et maîtres avec application, sérieux et disponibilité... Durant près de 4 ans M.Rachid a été assistant à Villeneuve de la Raho... Il a laissé dans les mémoires de ses collègues, des élèves et de leurs parents l'image d'un jeune homme intelligent, sérieux, aimable, enjoué et travailleur...

 

Il y a deux ans, alors que nous nous étions perdus de vue, M. Rachid– connaissant mon intérêt pour l'écriture, la poésie et  la langue catalane -m'a invité à assister, au sein de l'école élémentaire Romain Rolland dont il assurait la direction, à un projet mis en place sur l'initiative du Ministère de l'Education Nationale, projet intitulé « Osons les langues... ». J'ai été, à l'occasion de cette manifestation, fort agréablement surpris par la cohésion interculturelle et interlinguistique qui s'exprimait au travers des interventions des élèves. Parlant, chantant et écrivant en anglais, en catalan, en espagnol, en arabe, en chinois, en italien...bien que modestement et timidement, eu égard à leur jeunesse, c'est une Tour de Babel qui se présentait et représentait dans l'enceinte de l'école. Je me suis pris à penser que l'échange des langues, s'il enrichit incontestablement, procède également du partage de la paix et du bonheur personnel... et ce dans la mise en commun des cultures et dans le respect de leur diversité... 

 

Je ne comprends guère le procès que l'on fait aujourd'hui à M. Rachid Yazid, auquel j'apporte mon soutien et ma compassion et auquel je souhaite force et courage dans cette épreuve abracadabrante... »

 

Jean Iglesis

 

 

 

Éviction du directeur de l'école élémentaire Romain Rolland de Perpignan

 

Jean Iglesis témoigne et communique :

 

«Mardi 5 février dernier, M. Rachid Yazid, directeur en fonctions  depuis 10 ans à l'école élémentaire Romain Rolland, a été subitement et instamment prié de quitter sa fonction. Faisant suite à cette mesure à tout le moins cavalière et abrupte, les parents d'élèves et le SNACL (syndicat d'enseignants de l'éducation nationale) se sont mobilisés, jeudi 14 février après-midi , dans une manifestation de soutien à leur directeur.

 

Précisons que M. Rachid, destitué de son poste,   outre de subir une « mise au placard » en règle,  voit son salaire mensuel amputé de quelque 500 euros,... Tels sont les faits... A la sanction sociale imposée, vient s'ajouter la sanction financière : c'est donc la double peine qui frappe l'intéressé.

 

Il ne m'appartient certes pas de formuler un jugement de valeur concernant les faits qui semblent être reprochés à M. Rachid, ni de préjuger de l'issue qui sera réservée à cette affaire ; pour reprendre une expression consacrée : « je fais pleinement confiance à la justice de mon pays... » Néanmoins, je me trouve intimement étonné, voire choqué de constater que l'on puisse procéder à la destitution d'un homme, à son lynchage public et à son humiliation au motif qu'il est perçu comme colérique...Cela  me semble une raison fort futile pour mettre en cause la vie professionnelle, sociale,  et même intime d'un individu... Mais nous sommes foncièrement et irrésolument les personnages qu'a si parfaitement su dépeindre Victor Hugo et s'il est vrai – comme il l'a exprimé – qu'on ferme une prison lorsqu'on ouvre une école, Jean Valjean  a tout de même bien été condamné, dans « Les Misérables », à cinq ans de bagne à Toulon, pour avoir volé un pain destiné à empêcher sa sœur de mourir de faim...

 

Ceci dit, après avoir évoqué Jean Valjean, je souhaiterais parler de M. Rachid Yazid, que je connais depuis plus de vingt ans... M.Yazid Rachid travaillait en tant qu'auxiliaire enseignant à l'école primaire Alfred Sauvy de Villeneuve de la Raho, commune où je vivais. Mes enfants ont été élèves du groupe scolaire et, ainsi que plusieurs centaines d'élèves,ils ont pu bénéficier des conseils et de l'enseignement du « jeune futur professeur des écoles » dont la carrière s'annonçait déjà fort prometteuse : le jeune assistant les familiarisait avec aisance et savoir-faire aux rudiments de l'informatique, de même qu'il secondait les maîtresses et maîtres avec application, sérieux et disponibilité... Durant près de 4 ans M.Rachid a été assistant à Villeneuve de la Raho... Il a laissé dans les mémoires de ses collègues, des élèves et de leurs parents l'image d'un jeune homme intelligent, sérieux, aimable, enjoué et travailleur...

 

Il y a deux ans, alors que nous nous étions perdus de vue, M. Rachid– connaissant mon intérêt pour l'écriture, la poésie et  la langue catalane -m'a invité à assister, au sein de l'école élémentaire Romain Rolland dont il assurait la direction, à un projet mis en place sur l'initiative du Ministère de l'Education Nationale, projet intitulé « Osons les langues... ».

J'ai été, à l'occasion de cette manifestation, fort agréablement surpris par la cohésion interculturelle et interlinguistique qui s'exprimait au travers des interventions des élèves. Parlant, chantant et écrivant en anglais, en catalan, en espagnol, en arabe, en chinois, en italien...bien que modestement et timidement, eu égard à leur jeunesse, c'est une Tour de Babel qui se présentait et représentait dans l'enceinte de l'école. Je me suis pris à penser que l'échange des langues, s'il enrichit incontestablement, procède également du partage de la paix et du bonheur personnel... et ce dans la mise en commun des cultures et dans le respect de leur diversité... 

 

Je ne comprends guère le procès que l'on fait aujourd'hui à M. Rachid Yazid, auquel j'apporte mon soutien et ma compassion et auquel je souhaite force et courage dans cette épreuve abracadabrante... »

 

Jean Iglesis

 

Yazid Rachid, conseiller municipal de Villeneuv de La Raho (2001 à 2011), président du foto-ball club de cette ville.

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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 11:18
Francisco Ortiz et Carmen (photo J.P.Bonnel) - Jean-François Mourages lit ...
Francisco Ortiz et Carmen (photo J.P.Bonnel) - Jean-François Mourages lit ...

Francisco Ortiz et Carmen (photo J.P.Bonnel) - Jean-François Mourages lit ...

SEVILLA

 

Vaig néixer a Sevilla una nit del juliol de 1875 al famós palau de Las Dueñas situat al carrer del mateix nom.

 

És veritat, el 26 de juliol, vaig néixer, disculpeu-me, en un palau. El Palau de Las Dueñas, que data del segle XVI, habitatge noble dins la tradició dels palaus andalusos de l'Edat Mitjana.

Propietat de la casa d'Alba, es va dividir en habitatge de lloguer. Va ser en aquest paradís que el meu pare treballava: d'aquest palau de felicitat, ell era l'administrador. Palau-Paradis.

 

Així, la meva pobra vida sovint serà acollida dins llocs luxosos, però conquerits  pel poble  i retornats al poble.

L'hotel Palau de València, per exemple, confiscat per convertir-se en la Casa de la Cultura, la pancarta  blanca s'estenia entre els seus balcons testimoniant aquesta metamorfosi. Per no parlar del senyoriu de Rocafort ...

 

O l'Hotel Majestic, més tard  a Barcelona. I el palau del Passeig Sant Gervasi, a la part alta de la capital catalana:  tants de refugis per a la meva família esgotada, en cap cas estatges per vans honors…

Així és que el meu pare, famós folklorista, em va donar aquest lloc de naixement i em va donar el seu nom també. Ell va estudiar de manera científica la literatura popular. Va fundar revistes i va signar articles amb el pseudònim "L'home del poble".

 

Aquest personatge "flamenco", en colors vius, convidava,  en aquest palau  musulman, artistes i poetes que practicaven la tertúlia, l'art de l'argument, el diàleg i el lliure intercanvi d'opinions.

 

 

 

És la meva mare Ana Ruiz qui, pel seu cognom, m’apropa a un amic andalús, nascut a prop del mar, a Màlaga: aquest Pablo encara està al limbe  d'una obra desconeguda, d’una pintura inimaginable.

 

 

He d’explicar especialment el naixement mític dels meus pares!

Els dofins que havien comès un error es van veure forçats per la marea per entrar al Guadalquivir. Van pujar al riu fins a Sevilla. Millor dic, van ser impulsats pels corrents de l'Atlàntic. Es van encallar a l'alçada del pont de Triana!

 

Llavors els habitants van córrer des de tota la ciutat per assistir a aquest esdeveniment inusual, meravellós, inoblidable! Les ribes del riu eren negres amb belles noies i homes joves vigorosos. En aquesta multitud encantada pels salts i cançons dels dofins, els meus futurs pares.  Es van veure l’un  a l’altra per primera vegada, es van agradar. L'amor va néixer una tarda de sol i poesia ...

 

Quant al meu propi retrat, no en  sabreu gaire. Sóc alt i robust. Tinc una mirada provincial, bastant banal, que no crida l'atenció. A més, no vull distingir-me. Vull ser jo mateix, ser anònim entre la gent.

 

 

Tornem al període de la meva joventut!

 

Tinc un record meravellós de Sevilla. País de la meva infància, l'alegria de viure. Aquest va ser l'escenari dels meus primers anys.

 

Perfums de la infantesa, de taronja i gessamí, que neixen de boires lleugeres i vapors fluvials del Guadalquivir.

 

El matí es despertava en els jocs dels carrers frescals i el refugi dels patis dels jardins orientals. Moros i andalusos. Llum del naixement del dia ... El riure de la font.

 

L’aigua cantava

La seva cobla plebea

En els catúfols

Des de la sínia lenta

 

 

Embriaguesa de jardins de llimoners florits,
al negre xiprer, a les aigües cantores, l'arc de Sant Martí artista…

Oh tu, fresc taronger, del pati florit!

 

Aquesta llum prové d'un palau de Sevilla. Vaig néixer amb la seva font sonora ...

 

El meu somni infantil, entre les veus clares, de sobte, Es va sentir la veu escridassada de l'avi ... Als jardins del llimoner...

El meu oncle Agustí m'ha transmès el gust per la poesia popular, pels romanços i pels coples. Romances, especialment, poemes eterns, expressions de l'home, no de l'heroi. La veu suprema de l'home elemental!

 

 

Sí, la meva infantesa, són els records d'un pati de Sevilla i un hort lluminós on madura el llimoner.

 

En aquesta decoració barroca, vaig freqüentar la música i la poesia:

 

La clara cantilena de plata

Des del pati àrab. I la serenata

Qui porta l'aroma d'oracions florides

 

En aquesta arquitectura sevillana, veig al meu pare cantant dins el seu despatx. I, fent retrocedir l'horitzó dels records, així com les fronteres del passat i la genealogia, recordo a un altre Antonio. El meu avi patern, republicà, batlle de Sevilla, metge, rector de la université, botànic, geòleg. Què sé encara ...?

 

Pel que fa a les dones, no estaven a les ombres: la meva àvia Cipriana, va escriure i va pintar, a més, molt bé... És aquesta estimada dona que em va iniciar a la lectura a través del Romancero General compilada pel seu cosi Augustin Durán.

 

Sevilla de la infantesa! Joventut daurada!

Poesia de records! Recordo ...

 

M'agradaven els rituals amb el meu pare. Em lligava els cordons de les sabates. Després, m’instal·lava a la prestatgeria baixa que estava plena de llibres.

Jo no escric, al principi de la meva poesia, en l'aprenentatge dels meus esborranys escolars, que la trista i somiadora tarda d'estiu. Només parlo a la font amb la llengua encantada. Demano a la font musical la història de la meva alegre llegenda oblidada ...

 

Busco el misteri dels meus primers moments a la font de la vida.

Però la font es congela

La font del seu aire monòton diu la seva tristesa

 

La meva joventut és doble: felicitat i tristesa. Ho vaig escriure als poemes Galerias:

Davall de l'ametller florit

Tot carregat de flors, me'n recordo, vaig maleir

La meva joventut sense amor

Avui, a la meitat de la vida,

Em vaig aturar per meditar

Ah! La joventut mai viscuda,

Què puc encara somniar-te?

 

 

I el reixat  del parc es tanca al passeig dels meus somnis
Al Laberint de la infantesa ...

 

 

He d’anar endavant, impulsat per la incertesa de la família i el destí. El camí està davant, obscur i rebel: encara no sé res de la seva complexitat i carrerons sense sortida. De moment només estic perseguint una vella i càndida il·lusió...

Endebades, em quedo sense resposta. Sóc com  en Villon, assedegat al peu de la fontana. Font  neta, font de pedra. Ritmes i cançons de l'aigua als carrers de Sevilla!

 

La infantesa balla dins de l'alegria de ciutat!

Les aigües modestes engronsen  els meus somnis de felicitat.

 

 

No imagino, en aquest moment, no puc imaginar les grans aigües del temps que submergeixen la vida i la canvien al destí.

No puc creure que la mort vindrà. Em vindrà pel mar.
M'arribarà a prop del mar ... Tot just he nascut ...De la mar?

Ah! La meva ciutat de Sevilla amb el clima més dolç del món. La calor està atenuada per l'alè del mar proper.

Vull quedar aquí per tota l'eternitat, a prop de la Torre del Oro, que no em suggereix els camins on un es perd.

 

El nou món és vell. Només és jove i continua l'ample riu!
El riu-emperador...

 

 

Sevilla, el meu amor, penso en Murillo mentre observo el suau cel de la meva ciutat, del qual va pintar l'ànima embriagadora, el zel, la cordialitat, el riure dels nens que corren al sol ... i els braços florits de les noies morenes ...

 

M'encanta Murillo, el pintor de la gent, dels infeliços, de les figures del dolor, a les voreres d'una ciutat que només hauria de ser bellesa! Quina felicitat!

Tot i que els petits cossos àvids estirats cap a una mà, Murillo sembla pintar anyells immobilitzats en el sacrifici i amb una claredat que convida a l'alegria ...

 

Ah! La meva estimada joventut!

Aquests dies d'atzur, aquest sol d'infantesa.

 

Texte de J.P.Bonnel (Machado, De Séville à Collioure, éditions Cap Béar), traduction en Catalan de Maria LLADO POL (Baléares)

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 10:21
Perpignan, ville des débats ou des bla-bla..? - Destitution d'un directeur d'école : pour quel motif ?

Perpignan/ Destitution du directeur de l’école Romain-Rolland : des parents d’élèves et le syndicat SNALC appellent à une manifestation ce jeudi 14 février 2019

 

Communiqué de presse.

 

« Les parents d’élèves avec le soutien du syndicat de l’Education Nationale SNALC manifesteront demain jeudi 14 février à 16h 15 devant l’école primaire Romain Rolland.

En effet, le Directeur d’école, Rachid YAZID, injustement destitué par les services de la DSDEN, bénéficiera de notre soutien afin qu’il retrouve son poste.

Perte sèche de 500 euros sans aucun motif valable et sans aucune faute professionnelle, le SNALC mettra la pression sur les autorités pour mettre fin à cet acharnement.

Directeur de l’école depuis plus de dix ans dans une des zones les plus sensibles de Perpignan, ce directeur était le rouage essentiel à l’apaisement social.

Second syndicat de l’Education Nationale, renforcé lors des dernières élections professionnelles dans les P-O, le SNALC se battra sans relâche pour que justice soit faite ».

(C) OUILLADE

Débat ou débalage...Débat ou ébat ? - Du bla-bla en pays catalan..?

 

- - -

Débats en Pays catalan :

La ville de Perpignan organise le big débat : des cahiers de doléances sont ouverts dans toutes les mairies de quartier. La démocratie est en marche. On redécouvre le peuple. Le maire a d'ailleurs endossé le gilet jaune...Sera-t-il Anquetil ou Poulidor..?

 

La presse locale a fait de même, ouvrant ses colonnes aux lecteurs et aux citoyens ! Après le communiqué des journalistes se plaignant de l'atitude des gilets jaunes à leur égard (violence...), le dialogue est entamé et les révoltés, les sans-dents, les insoumis...peuvent parler avec les éditorialistes et proposer leurs contributions ! La presse se redécouvre service public, et non plus seulement support de publicités, récits de faits-divers et allégeance aux puissants de ce territoire !

Vive la mairie chérie ! Vive le journal local !

 

JPBonnel

 

***débats -

Prades, Collioure et Estagel relaient le « Grand débat national » voulu par Emmanuel Macron. Mais un débat alternatif et « sans tabous » est proposé à Elne le 21 février.

 

Les réunions du « Grand débat national » lancé par le Président de la République, Emmanuel Macron, se multiplient à rythme modéré en Pays Catalan. Cette consultation populaire organisée sur une période de deux mois est notamment relayée à Argelès-sur-Mer le 19 février, à Estagel le 21 février, à Collioure les 14 février et 1er mars, ou encore à Prades les 12 et 19 février, ainsi que le 1er mars. Ces échéances sont contrôlés par Ludovic Pacaud, secrétaire général de la préfecture des Pyrénées-Orientales, charge de s’assurer que les lieux choisis appartiennent à des mairies, des communautés de communes ou des associations, dans des conditions de sécurité satisfaisantes. En marge, une initiative se présente à Elne, où s'annonce un « autre débat national que celui voulu par Macron ». Ce forum s'inscrit dans la mouvance de la France Insoumise, des « porteurs de gilet jaunes ou pas » et du Parti Communiste Français (PCF), selon un communiqué de ce dernier. Attendu le 21 février à 18h30, salle BoIte, il se pose en alternative à celui « organisé, phagocyté, contrôlé par Emmanuel Macron, ses envoyés spéciaux et les élus qui lui sont attachés », souligne Nicolas Garcia, ex-maire de la capitale spirituelle du Roussillon, conseiller départemental et secrétaire général de la fédération du PCF des Pyrénées-Orientales. « Sans tabous, mais porteur de tous les espoirs et ouvert à tous les possibles », ce débat est parallèle à l'ouverture d'un « cahier de doléances, d’espoir et de propositions citoyennes ». Ce registre est disponible à compter du 13 février à la cellule communiste d'Elne.

 

Elne, Roussillon, Pyrénées-Orientales

© Paul Garcès © La Clau Samedi 9.2.2019. 04:00h

 

- - - Clotilde RIPOULL :

La centriste est sur les starting blocks pour les municipales de 2020

Perpignan municipales: Ripoull fait son «grand débat»

 

Candidate aux municipales de 2020 à Perpignan, Clotilde Ripoull et la liste « Perpignan équilibre » lancent un dialogue avec les habitants, pour bâtir un programme électoral en accord avec le réel.

 

Perpignan a sa réplique du « Grand débat national » engagé par Emmanuel Macron. Vers les élections municipales de 2020, la candidate Clotilde Ripoull, au nom de la liste « Perpignan équilibre », invite les habitants à s'exprimer. Elle diffuse un questionnaire en 5 points, baptisé «Inventons ensemble #Perpignandemain», sur Internet et en format papier. Les axes de réflexion proposés sont « Perpignan, une ville d’avenir ! », « La qualité de vie », « Quelles devraient être les priorités de la nouvelle municipalité ? », « Quels dispositifs vous tiendraient à cœur pour Perpignan ? » et « Vous, Maire de Perpignan, quel projet, même un peu fou, mettriez-vous en place pour faire bouger la Ville, la rendre plus belle, plus heureuse à vivre ? ». Une synthèse des réponse est prévue avant l'été, puis viendra un programme issu du réel.

« Fierté retrouvée »

Clotilde Ripoull, titulaire de 8.53 % sous les couleurs du Mouvement Démocrate (MoDem) au premier tour des municipales de 2008, a recueilli 9,62 % au premier tour de 2014. A une petite marche pour la qualification au second tour, elle avait alors concouru en candidate libre. Pour 2020, elle prévoit la même méthode, avec « Perpignan équilibre », pour le développement de la ville. 

Une once de centrisme, un parfum de catholicisme social et une belle dose de bourgeoisie urbaine devraient caractériser cette candidature apte à séduire. Redoutable et opiniâtre, Clotilde Ripoull, agrégée d'économie et gestion, vise le «bonheur possible ici» et souhaite lutter « contre le fatalisme, l'insécurité, le chômage et le populisme ». L'élégante candidate souhaite que la prochaine équipe municipale fournisse aux Perpignanais les « conditions d’un épanouissement dans une ville agréable à vivre ». Présidente de l'Association nationale des élus locaux d'opposition, elle espère remplacer la verticalité jacobine par une pratique horizontale, en définissant « l’essentiel des enjeux de la commune ainsi que les priorités que nous devrons mettre en action afin de faire de Perpignan une ville symbole de vie, de bien-être, d’espoir, d’opportunités, de solidarités, de rayonnement et bien sûr de fierté retrouvée ».

 

(C) La CLAU - Lundi 4.2.2019. 16:00h

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 10:19
Petit Louis Baloffi

Petit Louis Baloffi

COLLIOURE me dégoûte. Ce n'est plus Collioure, j'ai envie de vomir !!!

 

On n'a pas l'habitude de lire un tel jugement dans les dépliants touristiques de l'industrie mercantile pour estivants ni dans les magazines sur papier glacé du "pays catalan"... Tout va bien, on ne montre que le beau, pas de problèmes ici (chômage, politique en Catalogne...) !!

 

C'est le cas de la région qui célèbre des plus beaux sites de l'Occitanie, dont, bien sûr, Collioure, "joyau de la côte vermeille" : les clichés ne manquent pas !

 

Et pourtant la région -la Drac, plutôt - vient de publier (voir mon texte sur la prison-couvent de Perpignan) un bel opuscule gratuit, sur papier glacé, intitulé "Patrimoine et gens d'ici" : il donne la parole à des personnalités "marginales" qui n'ont pas peur de dire le vrai, la réalité de ce pays, le revers des cartes, la face cachée...

COLLIOURE me dégoûte. Ce n'est plus Collioure, j'ai envie de vomir !!!

 

C'est ainsi que s'exprime ce personnage ultra connu à Collioure, un des derniers habitants originaux et originels criant ce qu'il a vécu : le tourisme de masse a étranglé la vie économique de Collioure qui reposait sur la pêche et ses activités dérivées (ateliers de salaison) en empêchant la réalisation d'un port indispensable..."

 

Il s'agit de P'tit Louis Baloffi, né en 1921, pêcheur et vigneron: i vend sa vigne en 2001 à une association de patrimoine maritime local; ayant observé dans sa jeunesse les chantiers maritimes, il se met alors à fabriquer des maquettes de bateaux dans son atelier, au rez-de-chaussée de son domicile dans une venelle sombre de la station balnéaire : on peut lui parler sans problème. Figure de Collioure, grande gueule, il vous dira que le site n'est plus qu'une carte postale voué au tourisme moutonnier...que le château royal et l'église sont sans âme, que les peintres ne sont plus aussi bons qu'au temps d'Hanicotte..."

 

A-t-il raison ? Louis n'a d'indulgence que pour le passé, son passé où il vivait heureux à Collioure, auprès de gens positifs tels que René Pous, Bernadi, Balbino Giner...

 

JPB

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 16:52
Un monde nouveau, avec le maire de Perpignan - Peinture : Jean ELLEMANS et Michel PAGNOUX - Poésie : Evelyne MAURESO - Littérature :  Hélène LEGRAIS -
Un monde nouveau, avec le maire de Perpignan - Peinture : Jean ELLEMANS et Michel PAGNOUX - Poésie : Evelyne MAURESO - Littérature :  Hélène LEGRAIS -
Un monde nouveau, avec le maire de Perpignan - Peinture : Jean ELLEMANS et Michel PAGNOUX - Poésie : Evelyne MAURESO - Littérature :  Hélène LEGRAIS -
Un monde nouveau, avec le maire de Perpignan - Peinture : Jean ELLEMANS et Michel PAGNOUX - Poésie : Evelyne MAURESO - Littérature :  Hélène LEGRAIS -
Un monde nouveau, avec le maire de Perpignan - Peinture : Jean ELLEMANS et Michel PAGNOUX - Poésie : Evelyne MAURESO - Littérature :  Hélène LEGRAIS -

OXYGENE : Un monde nouveau - Perpignan et M.Le Maire :

INVITATION

CONFERENCE DE PRESSE

 

Marie-France Marchand-Baylet, Vice-présidente du Groupe Dépêche

et Eric Scotto, Président & Co-fondateur d'Akuo Energy

ont le plaisir de vous convier à la présentation

de la première édition nationale du « MONDE NOUVEAU »

 

Le 18 février à 9H au Keeze Trocadéro, 25 Rue Saint-Didier, 75116 Paris - Métro Trocadéro, lignes 6 et 9

 

Malmenée par nos modes de vie modernes, notre planète souffre. En l'absence de sursaut collectif, des millions de personnes mourront des conséquences des dégradations environnementales et des bouleversements climatiques. Aujourd'hui, le temps n'est plus aux regrets, mais à l'ingéniosité et à l'action.

 

Si le constat est anxiogène, il représente également une formidable opportunité de penser le monde de demain. De nous réunir. De nous impliquer. D'imaginer et de mettre au point ensemble des solutions audacieuses pour sauver notre monde.

 

Oui, l'oxygène de nos demains existe. Partout en France et au-delà, des personnes habitées par l'enthousiasme et l'engagement collaborent et proposent de nouvelles pistes pour protéger la biodiversité, trouver des ressources énergétiques inédites, revisiter nos modes de transport, imaginer des modèles économiques plus équitables et des territoires qui répondent aux problématiques de leurs populations.

 

Ce sont ces innovateurs et acteurs engagés issus de la société civile que nous avons voulu réunir dans le cadre d'un événement inédit intitulé Le Monde Nouveau.

 

Au cœur d'une ville témoin, Perpignan, et d'un territoire pilote, l'Occitanie, le Monde Nouveau se présente comme un laboratoire géant de solutions audacieuses pour notre monde.

 

Elus, startups, associations, entreprises, étudiants, familles ... 3000 personnes sont attendues du 29 au 31 mars 2019 pour penser le monde de demain ... et le construire !

 

PROGRAMME DE LA CONFERENCE DE PRESSE :

8H30 : Accueil

9H00 : Introduction par Marie-France Marchand-Baylet et Eric Scotto

9H10 : Intervention vidéo de Jean Jouzel, Grand Parrain de l'événement

9H15 : Présentation du programme par Artevia

9H20 : Prises de parole de parties prenantes emblématiques

9H35 : Session de questions/réponses

 

INTERVENANTS :

Bruno Cavagné, Président de la Fédération Nationale des Travaux Publics

Erik Orsenna, Président de « Initiatives pour l'Avenir des Grands Fleuves »

Jean-Marc Pujol, Maire de Perpignan

Bertrand Raquet, Directeur de l'INSA Toulouse

Recueil de poèmes d'Evelyne MAURESO
 
 
En vente à la Librairie Torcatis 
Rue Mailly à Perpignan
 et par correspondance auprès des 
Editions Paraules - 2 rue Julien Panchot - 66130 Ille-sur-Têt
prix de vente public 15 € port compris, chèque à l'ordre de DCC.
-------------
 
Lectures de textes le mardi 19 mars à 18h30, à l'occasion du Printemps des Poètes/20 ans 
"L'Illa dels poetes 2019"
El Taller (13) Treize
13 rue Sainte Croix
66130 Ille-sur-Têt
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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 13:39
Le chanteur Guichard prend parti pour les Gilets jaunes (C) Claudette Claudette

Le chanteur Guichard prend parti pour les Gilets jaunes (C) Claudette Claudette

Un contrat démocratique urbain pour Perpignan

 

Une épée de Damoclès menace les candidats aux prochaines municipales : les personnalités en place depuis des décennies ou trop âgées ou ayant changé de parti ou de mouvement politique risquent d'être "dégagés"...

 

A moins que le président Macron n'arrive à surmonter la situation actuelle et à éliminer la "révolution en gilet jaune"... Par la répression (en cours depuis quelques semaines : affaire des balles, des grenades, loi anti-casseurs...) ou par un abandon, par lassitude, peur, d'une majorité des Français, redoutant une radicalité accrue et des conséquences économiques...

 

Si la révolte jaune se poursuit, un candidat "gilet jaune" peut se présenter aux élections municipales et être élu, le candidat LRM étant désavoué. Les autres candidats peuvent accéder au débat électoral si un travail de fond s'élabore avec les citoyens en colère :

 

1. Dresser un état des lieux de la situation urbaine : commerces, économie, vie démocratique, culture, circulation...

 

2. Recherche de solutions en parlant avec les citoyens, et non avec des militants, adhérents, experts, etc...en organisant des rencontres avec les gens du quartier et les Gilets jaunes. Ceux-ci ne se déplaceront que s'ils ont confiance et jugent honnête la démarche des candidats : certains ont déjà endossé le maillot de la victoire (J.M. Pujol, N.Garcia) ou ont hanté les ronds-points (L.Aliot). Les candidats non démagogues ou nouveaux (les partis nationaux ont déjà placé des têtes de liste très jeunes pour les Européennes : ce "jeunisme" sera-t-il opératoire ?) seront sans doute reconnus...

 

3. Etablir une juste synthèse des propositions; évaluer leur faisabilité.

 

4. Etablir la liste municipale en incluant un maximum de citoyens représentant la société civile, de la base au sommet : des citoyens motivés, non par l'ambition, la gloire ou l'argent (baisser le traitement des élus), permettant une adhésion d'une majorité de la population  et luttant ainsi contre l'abstention. Veiller à ce que les éléments antirépublicains, populistes et fascistes soient absents de cette liste.

 

5. En parallèle, créer une assemblée extra-municipale, composée de responsables d'associations, de partis, de syndicats, de mouvements humanitaires, de personnalités humanistes et irréprochables, afin de surveiller l'action des élus et de dénoncer les malversations, pots-de-vins, actes de corruption, etc…

 

à suivre..???? A vous !!!

JPB

 

Les députés ont voté pour limiter la liberté de manifester

5 février 2019 / Marie Astier (Reporterre) 

Interdictions de manifester, fouilles « préventives », peine de prison pour dissimulation du visage… le gouvernement a fait adopter par l’Assemblée la proposition de loi pour la prévention et la sanction des violences lors des manifestations dans la nuit de mercredi à jeudi.

Actualisationmardi 5 février 2019

Ce mardi 5 février dans l’après-midi, les députés devraient adopter en première lecture la proposition de loi « visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs », présenté par le gouvernement comme une loi « anti-casseurs ». Voici les principales mesures telles que modifiées par les députés :

  • Article 1 : possibilité, sur décision du Procureur de la République, de procéder à la fouille des personnes, bagages et véhicules dans et aux abords d’une manifestation dans le but de rechercher des armes par destination ;
  • Article 2 : le préfet pourra prononcer des interdictions de manifester, d’un mois maximum, à l’encontre des personnes qui « constitue[nt] une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public » ;
  • Article 3 : les personnes qui auront été l’objet d’une interdiction de manifester seront inscrites au fichier des personnes recherchées ;
  • Article 4 : la dissimulation volontaire du visage en manifestation, qui est actuellement passible d’une contravention, devient un délit punit d’un an de prison et 15.000 euros d’amende.
  • Article 5 : il met en œuvre le principe « casseur-payeur ». Il prévoyait initialement une responsabilité collective des personnes soupçonnées d’avoir participé aux violences, il a été corrigé et dans la nouvelle version, seules les personnes condamnées peuvent être contraintes de payer la réparation des dommages.

« Cette loi ne va pas apporter d’améliorations dans la lutte contre les casseurs car les outils judiciaires existent déjà, estime la députée PS Marietta Karamanli. Par contre, elle risque de toucher les personnes non-violentes présentes au mauvais endroit au mauvais moment. C’est un risque pour les libertés. »

Le gouvernement estime au contraire que le texte permettra « les nécessaires garanties en matière de préservation des droits fondamentaux. » « En aucun cas il ne s’agit d’autre chose que de garantir le droit de manifester », a affirmé le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

Certains députés de la majorité ne voteront pas le texte, tels qu’Aurélien Taché ou Matthieu Orphelin. Ce dernier expliquait dans un communiqué lundi 4 février que« quelques nouvelles dispositions législatives devraient être utiles pour mieux lutter contre l’action des casseurs », mais que l’interdiction administrative de manifester lui« pose problème (...) au cas où elle viendrait à être mal utilisée par un futur régime malintentionné, par exemple d’extrême-droite. (...) Elle ne me parait en outre pas suffisamment encadrée (nos propositions en ce sens n’ont pas été retenues) et d’un intérêt opérationnel limité, voire contre-productif. »

  • Article du 30 janvier 2019 :

Possibilité pour les préfets de prononcer des interdictions de manifester ; fouille des personnes, bagages et véhicules dans une manifestation et à ses abords sur réquisition du procureur… Voici quelques-unes des mesures de la proposition de loi « anti-casseurs » adoptées par les députés depuis le début des discussions mardi janvier 2019.

Le texte ne comporte que 8 articles, mais a suscité le dépôt de 263 amendements, et de longues séances de débat jusque tard dans la nuit. Les principales dispositions ont été adoptées, le vote solennel sur le texte complet devrait avoir lieu mardi 5 février.

Il a suscité une levée de boucliers des associations de défense des droits de l’Homme et des députés de gauche de l’opposition (France insoumise, communistes, PS). Comme vous l’expliquait Reporterre il y a une semaine, il contient une série de mesures considérées par certains comme liberticides, pouvant notamment restreindre fortement la liberté de manifester. Même certains députés de la majorité ont fortement critiqué le texte, tel Aurélien Taché : « On ne peut restreindre les libertés que dans des cas bien précis, sous contrôle du juge, a-t-il expliqué à Reporterre. Le droit commun ne peut instaurer un régime de restriction par principe et de liberté par exception. C’est ce qui est en germe dans cette loi. »

Trois mesures en particulier ont suscité des inquiétudes et des discussions nourries :

  • La possibilité d’effectuer des fouilles aux abords de la manifestation afin de confisquer les « armes par destination » ;
  • L’interdiction de manifester pouvant être prononcée par le préfet ;
  • La création du délit de dissimulation du visage, passible de 15.000 euros d’amende et de 1 an de prison (ce n’est aujourd’hui passible que d’une contravention).

Pour défendre la reprise à son compte de ce texte, d’abord proposé par le sénateur Les Républicains Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur a parlé de « brutes » : « Nous avons choisi de défendre les millions de Français qui n’en peuvent plus plutôt que quelques milliers de brutes », a déclaré Christophe Castaner, en introduction des débats à l’Assemblée nationale. Le mot, soigneusement choisi, donne le ton de la sévérité de la réponse qu’entend donner le gouvernement aux violences qui ont émaillé les manifestations des Gilets jaunes ces dernières semaines. Notons qu’il y a huit jours, devant les députés de la commission des Lois, il avait parlé d’une loi visant jusqu’à« 200 » casseurs.

 

Le ministre de l’Intérieur a défendu son texte mercredi 30 janvier, qui permettrait selon lui de protéger les manifestants contre « quelques milliers de brutes ». Devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale, la semaine passée, le ministre évoquait « 200 casseurs » seulement.

Interpellations massives

Malgré d’intenses débats, finalement, « le texte a pour l’instant peu bougé », estime Ugo Bernalicis, député La France insoumise.

Les articles 1 et 2 sont ceux qui ont suscité le plus d’inquiétudes et discussions dans l’hémicycle. L’article premier prévoyait dans sa première version l’instauration de périmètres de sécurité à l’image de ceux utilisés pendant l’Euro 2016 de football, qui permettraient de fouiller toute personne souhaitant entrer dans une zone, sur simple décision du préfet. Finalement, les députés ont suivi le gouvernement : la mention des périmètres de sécurité a disparu, mais sur réquisition du procureur de la République, il sera possible pour les forces de l’ordre de procéder à la fouille des personnes, bagages et véhicules dans et aux abords d’une manifestation, le but étant de repérer tout objet pouvant être utilisé comme une arme. Le tout sera possible jusqu’à 24 heures avant la manifestation, alors que les députés La République en marche (LREM) et notamment la rapporteuse du texte Alice Thourot souhaitaient le limiter à deux heures.

 

« C’est très flou, on pourra considérer comme une arme y compris des choses assez insolites, regrette Vincent Chamoillaux, le secrétaire général du Syndicat de la magistrature. On risque de tomber dans une pratique assez extensive, justifiant de nombreuses gardes à vue, juste parce que vous avez une hampe pour porter votre drapeau. » « Les gens ne seront pas forcément poursuivis, mais ils auront été privés de liberté jusqu’à 48 heures et ce sera inscrit dans le fichier des antécédents judiciaires alors qu’ils voulaient juste aller en manif », ajoute Nicolas Krameyer d’Amnesty International. « Cela ferait un motif de plus permettant de justifier des interpellations massives, telles que celles pratiquées les 1er et 8 décembre, où l’on avait aussi utilisé un délit putatif de regroupement en vue de commettre des violences. »

Ugo Bernalicis, lui, doute que cette disposition change grand-chose aux pratiques déjà en vigueur : « C’est ridicule. Aujourd’hui, quand vous allez en manifestation, déjà, de fait, vous vous faites fouiller et vous ne pouvez pas aller manifester si vous refusez. C’est de l’affichage. » Le gouvernement propose que l’article soit retravaillé lors de la navette parlementaire.

Plus inquiétant encore pour les défenseurs des droits de l’Homme et des libertés individuelles, l’article 2. Celui-ci donne la possibilité aux préfets, donc au pouvoir exécutif, de prononcer une interdiction de manifester d’un mois contre une personne ayant commis un « acte violent » ou dont les « agissements » lors d’une manifestation« ont donné lieu à des atteintes graves à l’intégrité physique des personnes ainsi que des dommages importants aux biens », permettant de supposer qu’elle « constitue une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public ». Le non-respect de cette interdiction sera puni de six mois de prison et 7.500 euros d’amende. « En aucun cas il ne s’agit d’autre chose que de garantir le droit de manifester », a affirmé le ministre de l’Intérieur.

 

« On renverse la logique de la présomption d’innocence, estime Vincent Chamoillaux.Sans procédure contradictoire, le préfet va pouvoir vous interdire de manifester et c’est à vous de contester. Les critères sont extrêmement flous et permettent de viser large. » « Pendant l’état d’urgence, plus de 700 arrêtés préfectoraux d’interdiction de manifester ont été pris », rappelle Nicolas Krameyer. Le gouvernement estime, lui, concilier « les besoins opérationnels » et « les nécessaires garanties en matière de préservation des droits fondamentaux. »

Une dizaine de députés de la majorité avaient déposé un amendement de suppression de cet article, refusé. « Les préfets, aujourd’hui, ne feraient pas n’importe quoi. Mais demain un autre pouvoir pourrait avoir une appréciation extrêmement large de l’interdiction de manifester. Je suis très, très soucieux de cela », explique Aurélien Taché, porteur de cet amendement. Tous les garde-fous proposés par le député et une dizaine de parlementaires LREM, notamment un droit de regard du procureur, ont également été refusés.

Seule bonne nouvelle, selon Ugo Bernalicis, « ils ont retiré le paragraphe qui élargissait l’interdiction de manifester aux personnes en relation avec les individus considérés comme menaçant l’ordre public ».

L’article 2 va avec l’article 3, qui prévoit l’inscription des personnes frappées d’une interdiction de manifester au fichier des personnes recherchées. « C’est un fichier où sont inscrites les personnes ayant subi une condamnation », regrette Ugo Bernalicis.

Éviter une censure du Conseil constitutionnel

Enfin, l’article 4 a également été adopté mercredi 30 janvier dans la soirée. Les amendements du gouvernement et de la rapporteure n’introduisent pas de modifications majeures. Il crée le délit de dissimulation du visage, puni d’un an d’emprisonnement et de 15. 000 euros d’amende alors que ce n’est pour l’instant qu’une contravention.« Cela va permettre de placer des personnes en garde à vue », redoute Nicolas Krameyer. Ugo Bernalicis, lui, doute de son effectivité : « L’amende est déjà très peu prononcée, et quand il y en a, beaucoup sont levées car il existe une jurisprudence qui dit que porter un passe-montagne n’est pas masquer son visage. »

En somme, « sur le fond, les mesures restent les mêmes, estime Vincent Chamoillaux.Simplement, le gouvernement essaye de les formuler plus subtilement du point de vue juridique afin d’éviter une censure du Conseil constitutionnel ».

Reste à savoir dans quel délai le texte entrera en application. C’est une proposition de loi, donc le gouvernement ne peut pas, pour une fois, le passer en procédure accélérée. La navette parlementaire entre les deux chambres peut durer quelques mois. Puis, sa constitutionnalité sera examinée.

L’affaire pourrait même être portée devant la Cour européenne des droits de l’homme. La Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović,déclarait d’ailleurs lundi 28 janvier, après une visite en France, son inquiétude concernant l’interdiction de manifester et le délit de dissimulation du visage : « De telles mesures, dont la proportionnalité me semble contestable, ne m’apparaissent pas nécessaires pour garantir efficacement la liberté de réunion et risquent d’être, au contraire, perçues comme une entrave à l’exercice de cette liberté. Dans un contexte si délicat, j’invite le gouvernement et le législateur à ne pas aller dans cette direction et à privilégier les voies du dialogue et à garantir le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales. »

 

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 10:54
Saint-Valentin : aimer sa ville - Monopolis - Perpipolis - Jean IGLESIS - Olivier BRU et Rivages des Arts : Perpignan sous-terraine -
Saint-Valentin : aimer sa ville - Monopolis - Perpipolis - Jean IGLESIS - Olivier BRU et Rivages des Arts : Perpignan sous-terraine -
Saint-Valentin : aimer sa ville - Monopolis - Perpipolis - Jean IGLESIS - Olivier BRU et Rivages des Arts : Perpignan sous-terraine -

  Rivages  des  Arts

        la prochaine manifestation culturelle de  Rivages des Arts  est une conférence sur :

« Les souterrains et cavités de Perpignan »

 

par M. Olivier BRU

Mardi  12 Février 2019  à 17h.

au Palais des Congrès  de  Perpignan

Participation au buffet : 8  euros

« Histoires et enjeux des souterrains et des cavités à Perpignan XIIème-XXIème siècles »

 

Le conférencier, s’attachera à présenter les souterrains dans la culture locale à travers leurs fonctions, défensives, de conservation et d’acheminement de l’eau, d’approvisionnement et de stockage. La conclusion soulignera les enjeux liés à la connaissance des souterrains et cavités. Olivier BRU est chargé de mission à la Direction du Patrimoine et de l’Archéologie de la Ville de Perpignan

Poèmes pour la Saint-Valentin

par Jean Iglesis

 

Credo (je t’aime…)

Comme l’enfant rêvant sous le ciel étoilé

Qui laisse sur la mer s’enfuir tous les voiliers

Je t’aime

 

Comme le chêne voit les ombres une à une

Mourir sous le soleil qui rend la terre brune

Je t’aime

 

Comme le mendiant aux portes de l’église

Qui tend la main vers le destin malgré la bise

Je t’aime

 

Comme l’oiseau volant vers des climats féconds

Quitte  soudain sa voie pour d’autres horizons

Je t’aime

 

Comme le marinier découvre au cœur de l’huître

Une perle d’espoir à l’éclat blanc ou bistre

Je t’aime

 

Comme le paysan au sortir du printemps

Délaisse les moissons pour n’écouter qu’un chant

Je t’aime

 

Comme la pluie des pleurs qui brise le silence

Pour offrir au maudit une nouvelle chance

Je t’aime

 

Comme l’esclave aux bras meurtris qui prend la fuite

Laisse derrière lui une geôle détruite

Je t’aime

 

Comme le loup-garou au soir de pleine lune

Hurle passionnément sa douleur sur la dune

Je t’aime

 

Et simplement pour ne le dire qu’en deux mots

Sachant ce que j’éprouve au creux de tous mes maux

Je t’aime

 

                       Dans le regard des femmes

 

Le retour du roi qu'on acclame,

Sa mise en échec par la dame,

Reflets d'un verre ou d'une lame, 

Brillent dans le regard des femmes.

 

Je n'ai nul besoin de sésame

Pour entrer au cœur d'une trame.

Je vois le glaive, avant le blâme,

Poindre dans le regard des femmes.

 

Amant de quelque psychodrame

Ou simple client de Paname,

Chaque soir donne le programme

D'un film, dans le regard des femmes.

 

De wagon-lit en vague à l'âme,

Je voyage tout feu tout flamme

Et les draps sont des oriflammes,

Battant dans le regard des femmes.

 

Les espoirs vont en télégrammes,

Plaintes déposées sans réclame, 

Baisers écrits en calligrammes,

Perdus dans le regard des femmes.

 

 

Dans l'or de tes cheveux

Dans l'or de tes cheveux, j'ai vu grandir le monde,

Chaque jour éclairé par l'astre de ton cœur,

Mon amour s'étendant comme une plaine blonde

Aux épis frémissant sous ton rire moqueur.

 

Dans l'or de tes cheveux, j'ai découvert des plages,

Chaque matin baignées de soupirs et de pleurs,

Mon amour embarquant sur des rêves volages,

Promesses de marins ivres de chants menteurs.

 

Dans l'or de tes cheveux, j'ai retrouvé l'enfance,

Chaque soir oubliée à la lune naissant,

Mon amour scintillant au creux du ciel immense,

Reflétant un bonheur tracé, luminescent.

 

Dans l'or de tes cheveux, j'ai vu luire la flamme

Chaque nuit ravivée au lit de nos ébats,

Mon amour parcourant tous tes sentiers de femme,

Paysages mêlés dans l'ardeur des combats.

 

Dans l'or de tes cheveux, j'ai réécrit l'histoire,

Chaque page effeuillée au souffle de mes vœux,

Mon amour relisant les lignes d'un grimoire

Aux mots nés puis éteints dans l'or de tes cheveux...

 

Des choses de la vie

Me passerais-je même des milliers de fois

"Les choses de la vie" en vidéocassette, 

Je n'oublierais jamais le timbre de ta voix, 

Un jour heureux de mars, vibrant de 5 à 7.

 

Des mots, mots démodés dans cet aréopage

D'aveux et de refus, éclatants et secrets,

Et puis toi, proue aimée, brisant de ton visage

Le calme de la mer, infini de regrets.

 

De la suite des ans, peuplés d'instants volages,

Je voudrais conserver la passion et le miel

Qui fixent à jamais les banales images,

Aux anges refusant de remonter au ciel.

 

Quel amour mensonger - dût-il brûler la chair ! -

Serait assez puissant pour effacer nos rêves ?

Le cœur, dissimulé sous le masque de fer,

Bat pour toi sans faillir, ma Princesse de Clèves.

 

 

Elle... (Loulou – La garçonne)

Elle entrouvre les yeux, efface de son cou

Les baisers oubliés  d'un dernier rendez-vous.

Elle quitte son lit, mis sens dessus-dessous,

Et rejoint un miroir qui lui redira tout.

 

Elle éclaire ses yeux, sourit, puis fait la moue,

Gomme d'un rien de fard dix années sur ses joues,

Arrache un blanc cheveu qui luttait vent-debout

Et narguait sa beauté, mortelle malgré tout.

 

Elle voile ses yeux d'un regret à cent sous,

Feint d'aimer à jamais, toujours d'un amour fou.

Elle cherche en son cœur les serments un peu flous

De ceux qui l'ont chérie et lui ont repris tout.

 

Elle ferme les yeux, s'endort d'un sommeil doux,

Ses rêves dominant des jours mis bout-à-bout.

Elle rit aux bonheurs, façonnés à son goût,

De ceux qu'elle a perdus, lesquels ont perdu tout...

 

 Elle

Elle

A la chevelure insoumise,

Aux yeux donnant sur la tendresse,

Aux lèvres gercées par l'hiver...

 

Elle

Dont les paroles sont autant de rayons de soleil

Que les silences sont des jours de pluie...

 

Elle 

Qui sourit à ma venue

Et sanglote à mon départ...

 

Elle

Qui est à chaque jour présente à mes côtés

Pour me faire oublier les tourments de la vie...

 

Femme

Longtemps, j'ai erré sur les rives de l'ennui.

Longtemps, j'ai crié ton nom aux vents du hasard.

Je t'ai appelée dans les matins froids.

Je t'ai appelée dans les soirs fiévreux,

Femme.

 

J'ai rencontré des sirènes qui chantaient comme toi.

J'ai connu des amours qui aimaient comme toi.

J'ai contemplé des feux qui se consumaient comme toi.

J'ai cru en des mensonges qui auraient pu être les tiens,

Femme.

Dans ma quête sans fin, j'avais foi en ta découverte.

J'aurais tout renié pour pouvoir étreindre ta main.

Je me serais tu à jamais pour pouvoir t'entendre.

Je serais devenu aveugle pour t'avoir comme canne ou comme chien,

Femme.

 

Je t'ai donné le visage d'une de ces madones qui peuplent les églises  et qui éclairent  le cœur des manants de leur seule présence.

Je t'ai donné la voix de la mère qui chante pour apaiser l'enfant qui a peur de s'endormir.

Je t'ai donné le pas de l'étrangère qui passe dans l'indifférence et que l'on reconnaît soudain, au détour d'un éclat de rire. retrouvée, redécouverte, ressuscitée.

Je t'ai donné le parfum qu'ont au printemps les prés, bénis et rebaptisés par la rosée du matin,

Femme.

Au cri du mot amour,

J'ai accroché ton sourire dans mon ciel sans astre

Pour le meilleur des soirs de noces

Et pour le pire des jours sans pain,

Femme.

 

Je t'aime pour tes yeux...

Je t'aime pour tes yeux, pareils à des miroirs

Dans lesquels j'entrevois mon image docile.

Ton amour me pétrit comme on pétrit l'argile

Et me rend plus heureux, meilleur au fil des soirs.

 

Je t'aime pour tes yeux, tels deux lumières vives

Qui guident mon navire en cette obscurité

Où je confonds sans fin mensonge et vérité...

Quand tes bras suppliants ressemblent à des rives.

 

Je t'aime pour tes yeux, creusant au fond de moi

Pour extraire au grand jour l'homme que tu passionnes,

Mélancolique amant qui souffrit des automnes,

Ces automnes fiévreux où je cherchais ta voix.

 

Je t'aime pour tes yeux, impalpables délices

Que je n'échangerais pas pour d'autres trésors

Et que je sens, posés sur moi, lorsque je dors,

Rêvant à des pays emplis d'ambre et d'épices.

 

Je t'aime pour tes yeux, saphirs fins et sacrés,

Luisant de tous leurs feux au midi de ma route,

Tandis qu'un vent nouveau vient abolir le doute

D'abandonner ce port où tes yeux sont ancrés.

 

L’amour est tel ...

L’amour est tel un fruit dispos

Que tu veux croquer sans ambages.

Veuille ne pas en prendre ombrage

Si nous en conservons la peau.

 

L’amour est tel un feu de joie

Qui s’éteint au soir sous la cendre

Et, tandis que le corps festoie,

De mon mal je te dois défendre.

 

L’amour est tel un long repas

Qu’alimentent les mois qui passent.

J’en oublie, quand mes bras t’enlacent,

L’arrière-goût d’un seul faux pas.

 

C’est un jour noir sur l’agenda…

Ne montre pas mon cœur du doigt.

Si je suis porteur du sida,

Il n’ira jamais jusqu’à toi.

 

La captive

Longtemps, je vous ai vue, altière, inaccessible,

Bravant les mécréants de la plus haute tour,

Égrenant les baisers, donnés jour après jour

Aux lèvres d'un printemps qui me prenait pour cible.

 

J'étais le fier gardien dont la ronde insensible

Foulait sans s'émouvoir le trèfle de la cour.

A mon devoir soumis, je guettais alentour 

Les murmures naissant d'une armée invisible.

 

Les merles, captivés par vos chants inaudibles,

 Rivalisaient de leurs couleurs, de leurs discours,

Portant au bois secret l'éclat de vos atours,

Rais de lumière offerts aux chênes impassibles.

 

Combien d'heures, peuplées d'un silence terrible, 

Vous ai-je devinée, heureuse en contre-jour ?...

Levant malgré la loi le front vers cette tour

Où vous rêviez, victime d'un sort intangible.

 

La petite fille aux yeux verts

La petite fille aux yeux verts, aux bruns cheveux,

Sourit de cent soleils et brûle de cent feux,

Ne se souvient jamais d'hier, rit de demain

Et construit le bonheur en me tenant la main.

 

La petite fille aux yeux verts, aux traits d'un ange,

Me regarde parfois d'une façon étrange,

Dit que la vie, l'amour n'ont aucun sens sans moi

Et apaise mes pleurs de sa plus tendre voix.

 

La petite fille aux yeux verts, aux mots faciles,

Éclaire chaque jour un peu plus mon chemin

Et me rend chaque jour l'aspect d'un être humain

En me faisant croire à des sentiments fragiles.

 

La petite fille aux yeux verts, aux joues de reine,

Ne paraît éprouver ni la joie ni la peine ;

Et je me dis alors que, si elle me ment,

C'est pour ne pas blesser par trop d'attachement.

 

Elle me restitue tous mes rêves d'enfance, 

Moi qui n'avais jamais pu rencontrer la chance,

Moi que le hasard a jeté dans l'univers

Du grand cœur de la petite fille aux yeux verts. 

 

La rêveuse

Lors tu rêvais, et s’esquissaient sur ton visage

Les pins d’Alep veillant les étangs apaisés,

Le tremblement des joncs, par le vent épuisés,

Que ponctuait l’envol soudain d’une oie sauvage.

 

Un rictus incongru perdit ce paysage...

Les branchages brisant sous les pas empressés

Des chasseurs, haletant sous les fusils dressés,

Ont fait fuir jusqu’au souvenir de ton passage.

 

Ce monde médiéval craignait l’ombreux présage

De ton retour, sorcière aux poings et pieds blessés,

Et s’il gardait toujours les volets abaissés,

Il montait le bûcher, ce jour, à grand tapage.

 

Tu quittais cependant cet hostile bocage,

Prenant d’un geai les traits... Et tes cris offensés

Déchiraient le linceul de charmes insensés,

Tandis qu’un long soupir parcourait ton corsage.

 

 

L'amour à cent sous

 

L'amour

A cent sous

- Pour sûr -

Ne rassure

Que le dessous

De la ceinture.

 

L'amour 

A cent sous

Ne dure

Qu'un sou -

rire et nous

Abjure

Au fur

Et à mesure.

 

L'amour

A cent sous,

Qu'on soit pour

Ou pur,

Ne laisse pas sourds

Les mous et les mûrs.

 

L'amour 

A cent sous,

J'en bois tout mon saoul

Et au petit jour

Je n'ai pas toujours

Trouvé chaussure

A ma pointure.

 

Mais

L'amour

A cent sous

Met 

Sens dessus -

dessous 

Tous les su -

jets du verbe aimer. 

 

Jean IGLESIS

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 09:09
Journée de l'exil et de la déportation (La Jonquera/Campredon - Paris : Sorbonne université -
Journée de l'exil et de la déportation (La Jonquera/Campredon - Paris : Sorbonne université -
Journée de l'exil et de la déportation (La Jonquera/Campredon - Paris : Sorbonne université -

Journée de l'exil et de la déportation (La Jonquera/Campredon - Paris : Sorbonne université -

Dia Nacional de l’Exili i la Deportació 2019

 

Commemoració dels 80 anys de l'exili republicà a La Jonquera i a Camprodon

 La Jonquera –Camprodon de 10:30 a 19h

 

Des de 2017, el dia 5 de febrer ha quedat instituït com a Dia Nacional de l’Exili i la Deportació per la Generalitat de Catalunya. Es tracta d’una data commemorativa molt significativa de la història recent del nostre país. Alhora, es pot considerar com una data vinculada a la generació de consciència crítica i sensibilitat  humanitària, atès que els exilis i els desplaçaments forçosos de població són una de les problemàtiques que més reptes suposen en l’actualitat internacional.

 

Enguany, a més, la celebració del Dia Nacional de l’Exili i la Deportació coincideix amb el 80è aniversari de l’inici del gran èxode republicà. És per això que el dia 9 de febrer es faran diversos actes institucionals a Camprodon i la Jonquera, dos indrets que van tenir una gran importància durant la retirada republicana.

 

En concret, el municipi de Camprodon va tenir un paper destacat com a avantsala de l’exili entre el gener i el febrer de 1939. S’hi van concentrar milers de civils i soldats republicans i s’hi van instal·lar diversos hospitals per atendre els ferits. D’altra banda, per la Jonquera i el Pertús hi van passar 220.000 persones en el camí a l’exili, quasi la meitat de totes les persones refugiades. De fet, la majoria de fotografies que testimonien aquest èxode es van prendre en aquest punt. A la Jonquera, a més, s’ubica el principal espai de memòria dedicat a l’exili republicà, el Museu Memorial de l’Exili (MUME), que enguany celebra l’11è aniversari de la seva obertura.

 

Els actes institucionals se celebraran en una jornada commemorativa, que es planteja com un itinerari per la geografia històrica de l’exili.

Programa: 

10:00 h. Inauguració al Museu Memorial de l'Exili (MUME) de l’exposició: A nation in retreat (Una nació en retirada). La retirada vista per les agències fotogràfiques internacionals. Parlaments institucionals i visita comentada a càrrec del comissari de l’exposició, Éric Forcada. L'exposició es podrà visitar al MUME fins l’1.09.2019.

10:45 h. Commemoració del 10è aniversari del MUME. Reconeixement dels representants institucionals que van fer possible l’obertura del MUME amb la presència de Joan Saura (Conseller d’Interior i Relacions Institucionals entre 2003-2010), Jordi Cabezas (ex-alcalde de la Jonquera), Pierre Aylagas (ex-alcalde d’Argelers) i Maria Jesús Bono (ex-directora general de Memòria Democràtica).

11:15 h. Inauguració, al Carrer Major de la Jonquera, d’una placa commemorativa dedicada a les persones exiliades, en record del 80è aniversari de l’exili republicà.

12:00 h. Desplaçament a Camprodon.

13:30 h. Rebuda a l’Ajuntament de Camprodon, per part de l’alcalde, dels representants institucionals de la Generalitat.

14:00 h. Visita a l’Espai Cal Marquès (Centre d’Interpretació de la Vall de Camprodon) i inauguració de l’exposició itinerant del Memorial Democràtic “Vencedors i Vençuts”.

16:00 h. Inauguració dels plafons de la Xarxa d’Espais de Memòria Democràtica vinculats a la Guerra Civil i l’exili republicà a Camprodon. Recorregut a peu per l’itinerari urbà traçat per les senyalitzacions.

17:00 h.Representació de l'espectacle “Maleïdes les guerres (i aquells qui les va fer)”, a la sala Cinema de Camprodon.

Organitza: 

Generalitat de Catalunya

Direcció General de la Memòria Democràtica 

MUME

Col·labora:

Ajuntament de la Jonquera

Ajuntament de Camprodon

Centre d'Estudis La Retirada (Camprodon)

 

Samedi 9 Février à 15h00 

Médiathèque temporaire, place du Pont d'en Vestit;

EUGENE EBODE

présentera son nouveau roman:

"Le Balcon de Dieu" ed. Gallimard

 

A l'occasion de la sortie de on nouveau roman, Eugène Ebodé donnera

une conférence

sur l'île où il a vécu durant deux ans et qui a inspiré son récit: Mayotte

une île française à la dérive?

- - -

 

 

Dimanche 10 février 2019 à 18h
au Théâtre de l'Étang
à Saint Estève

Le bénévolat, par Jo FALIEU

 

 

 

Jo Falieu

Poète, philosophe et conférencier, 

Vice-président des Amis de la Laïcité en Conflent (ALEC),

Président de la maison d'édition associative "Itaca-éditions".

 

Les actes de solidarité sont entrés, depuis des décennies, dans l'ordre des priorités de la société civile, trouvant leur origine dans les mouvements pour la paix de l'après-guerre.

La solidarité est une manière de ne pas rester indifférent aux conséquences des catastrophes naturelles comme aux turpitudes des usurpateurs et des cyniques ; d'être conscient des responsabilités qui nous incombent vis-à-vis des générations futures autant que de la nôtre. Cet humanisme, chargé d'empathie et de conscience éthique, se trouve à la source d'un élan de générosité qui parfois découvre avec étonnement ses propres limites.

Par ailleurs, l'effacement de l'Etat face à ses devoirs sociaux, incomplètement assumés, crée un vide qui devient le creuset de la discrimination, de la précarité, de l'assistanat.

 

Cet état de fait conduit à un certain nombre de réflexions sur la complexité de la démarche solidaire ; est-il normal que l’État se décharge sur le bénévolat d’une partie de ses obligations sociales ? comment reconsidérer la réalité sociale du travail à la lumière de l'activité bénévole ? cette éthique émergente du rapport à autrui est-elle une alternative ou un complément nécessaire à la sacro-sainte Morale judéo-chrétienne, voire même laïque ? 

 

 

 

Café débat en entrée libre et gratuite
dans la limite des places disponibles

Renseignements : www.rdvse.fr - rdvse@rdvse.fr - 06 72 80 39 86
Facebook : les-rendez-vous-de-saint-esteve

 



Avec plus de 390 000 signatures, la nouvelle campagne européenne contre l’impunité des multinationales a bien commencé ! Nous voulons mettre fin au système de justice d’exception dont bénéficient les multinationales pour attaquer les États et exiger des dizaines de millions d’euros de compensation pour leurs soi-disant profits perdus. 

Dans seulement trois jours, le parlement européen pourrait étendre la portée de ces tribunaux d’arbitrage et donner d’immenses pouvoirs aux multinationales. De nombreux eurodéputés ont déjà publiquement exprimé des critiques. Renforçons ces voix et exigeons d’eux qu’ils disent “non à l’expansion de l’ISDS” ! Il est temps de mettre fin à ce système injuste une fois pour toute ! 

Signez la pétition et dites à vos eurodéputés de voter contre le coup de force des multinationales

Le 12 février, le Parlement Européen doit voter sur deux accords de commerce et d’investissement entre l’UE et Singapour. Vous n’avez jamais entendu parler de ces accords ? Vous n’êtes pas les seuls ! L’accord d’investissement contient l’un des pires aspects que nous avons critiqué dans le TAFTA. Il ne s’agit plus des Etats-Unis mais de Singapour. Mais, comme pour le TAFTA, l’accord avec Singapour concerne assez peu le commerce proprement dit. Il s’agit plutôt d’une déclaration des droits des multinationales, leur donnant d'énormes pouvoirs d’influence sur les processus politiques. 

Comme pour le TAFTA, l’accord avec Singapour contient une forme de règlement des différends entre investisseurs et États (le fameux acronyme anglais ISDS). Les multinationales ont utilisé ce système pour attaquer les politiques avec lesquelles elles n’étaient pas d’accord, que ce soient des politiques anti-tabac, des mesures portant sur le droit du travail ou le droit à l’eau, ou encore sur la limitation des pollutions. L’UE et ses États-membres veulent maintenant changer d’échelle et créer une cour internationale permanente, juste pour que les multinationales puissent y attaquer les États ! Pour y parvenir, ils insèrent ce projet de cour internationale dans les nouveaux accords de commerce et d’investissement.

L’accord UE-Singapour est le premier d’entre eux. Cet accord est censé être un model pour de futurs traités, que ce soit avec la Chine, le Mexique ou d’autres grandes économies mondiales ! C’est pourquoi cet accord est si important. Si le Parlement européen vote en faveur de cet accord, ce sera une victoire pour les défenseurs de l’ISDS, et un élargissement de ce système. S’il est rejeté, ce sera une bonne nouvelle et probablement le début de la fin de ce système de justice d’exception dont bénéficient les multinationales. Utilisons cette opportunité ! Dites aux eurodéputés de rejeter l’accord UE-Singapour !

Cliquez ici dès maintenant pour signer la pétition !

Plus de 390 000 personnes ont déjà signé la nouvelle pétition pour mettre fin à l’ISDS et à l’impunité des multinationales. Si vous en faites parti, aidez-nous à faire passer le mot en envoyant cet email à vos ami.e.s et en partageant la pétition sur Facebook et Twitter.

Donner aux multinationales le pouvoir d’attaquer les gouvernements pour des mesures qui protègent l’environnement, les normes et les droits humains est tout à fait inacceptable! Nous demandons la fin immédiate de ces privilèges ! Nous devons en finir avec la justice d’exception dont bénéficient les multinationales et la remplacer par des règles contraignantes qui les rendent juridiquement responsables des impacts de leurs activités. 

Avant le vote crucial de mardi prochain, envoyons un message fort aux eurodéputés :

Signez la pétition contre l’impunité des multinationales !

Bien à vous,
L’équipe de Stop TTIP

PS : Cet email est probablement le dernier que vous recevrez de notre part sur cette nouvelle campagne. Si vous voulez continuer à recevoir des informations, signez la pétition et assurez-vous de cocher la case pour continuer à recevoir nos emails !  

Le lien pour signer la pétition
 
 
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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 09:33
Paul Gérard - Vue du cloître restauré - Couverture du recueil (C) Ministère de la culture
Paul Gérard - Vue du cloître restauré - Couverture du recueil (C) Ministère de la culture
Paul Gérard - Vue du cloître restauré - Couverture du recueil (C) Ministère de la culture

Paul Gérard - Vue du cloître restauré - Couverture du recueil (C) Ministère de la culture

Patrimoine et gens d'ici : approche ethnophotographique du monument

 

C'est avec ce titre que la Drac de la région Occitanie (conservation régionale des monuments historiques) et le Ministère de la culture résument les enquêtes et entretiens portant sur des monuments d'Occitanie. 

 

Etant considéré comme un reflet des valeurs et des représentations de la société, le patrimoine, quand il est proche, révèlent des individus devenus les gardiens de la mémoire, les guides d'un lieu insolite (la prison du couvent Ste-Claire, lieu d'expositions pour Visa, local du cercle algérianiste, futur musée de la Retirada à Perpignan, projet du maire J.M.Pujol et du commissaire Eric Forcada), parfois devenu touristique (chapitre sur Collioure)...voire les porte-paroles.

 

Les portraits, une douzaine, dressés dans ce beau petit livre gratuit (à demander à la Drac: à Perpignan, rue Rabelais, en face du Couvent des Minimes), évoquent la relation intime à un lieu historique, à un monument, produit par un contexte, un objectif, une expérience... précis et souvent insolites.

 

M'a surtout intéressé, bien sûr, le chapitre, page 36, consacré au couvent-prison des Clarisses : en effet, c'est l'ami et complice Paul Gérard, dit Paulo (on a publié ensemble un livre sur les communautés libertaires dans les P.O., en 2016, éditions Trabucaire- biblio page 78), qui a écrit cet historique. 

 

Surtout le libertaire, qui a passé 30 dans les communautés, raconte son itinéraire, ses rêves et utopies, et ici, un moment douloureux car il a été incarcéré durant une quinzaine de jours, en 1979, dans ce couvent transformé en maison d'arrêt et voué à de futurs avatars...

 

L'édifice a été classé monument historique en 1988; la prison avait été fermée en 1986; le musée des Pieds-Noirs (Centre de documentation des Français d'Algérie), a été inauguré sous J.Paul Alduy en 1992.

 

Une vision peu objective de l'Histoire et de la colonisation, selon Paulo. "A ses yeux, le projet de musée en hommage aux Républicains espagnols, et la conservation d'une cellule dans son état d'origine, afin de garder la mémoire de la prison, rétabliraient symboliquement un équilibre politique..."

 

Le maire actuel tiendra-t-il parole ? Il ne reste qu'un an pour mener les travaux, juste avant les Municipales de mars 2020... Sinon quel candidat mènera à son terme cette belle promesse..?

 

 

J.P.Bonnel

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