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2 janvier 2019 3 02 /01 /janvier /2019 12:34
Y a du neuf dans 2019 ! - Laurent Ayçaguer : MERCI ! -
Y a du neuf dans 2019 ! - Laurent Ayçaguer : MERCI ! -

Y a du neuf dans 2019 ! C'est presque une année érotique...

Sera-ce une année dramatique..?

 

2018 : on a déjà presque tout oublié. L'irruption du mouvement libre et libertaire, horizontal et collectif, venu du fond du ventre du pays, a balayé l'actualité de l'an passé...

 

La Syrie et les populations civiles, innocentes bombardées, massacrées...Pourquoi , Un territoire, du pétrole ? Non : le terrorisme ! Et nous vendons des armes à ces pays qui nous font ensuite la guerre et nous détruisons leurs armes pour leur en vendre d'autres...Cycle infernal qui ne finira pas..?

 

Guerre au Mali : on fait quoi ici ? On préserve les populations, on marque notre présence dans le désert, on fait pipi sur le Mali pour des diamants...for ever..?

 

Les migrants : on veut les chasser alors qu'on a besoin d'une main-d'oeuvre docile et bon marché : l'Allemagne a intégré des millions de Turcs depuis des décennies et un million d'étrangers grâce à Merkel... Mon maçon ne trouve pas d'ouvrier : il va prendre un immigré. Mon ramoneur me dit que son fils ne veut pas se salir les mains et ne prendra pas la suite...Qui, alors , Un bon Français qui voudra se salir et gagner beaucoup d'argent..?

 

Avec ces Gilets jaunes, on oublie tout : le reste est secondaire...

 

On oublie même ce maire délinquant, qui a été condamné* a créé un village de Noël où tout le monde va, la présidente de Région même, car il arrose tout le monde : le journal local publie une page sur lui chaque jour... C'est l'amnésie ! L'intérêt, un peu, aussi...

 

*Février 1999 : abus de biens sociaux (3 ans d'inéligibilité). Juin 1999 : prise illégale d'intérêts (5 ans d'inéligibilité).

JPB

JEAN PIERRE

 

 

Bon an... Chanté !

Dans de joyeux refrains emplis d'humanité,

Bon an... Ticorps !

À tous ceux qui souffrent dans leur âme et leur corps,

 

Bon an... Roué !

De coups de bonheur, de coups de félicité,

Bon an... Clos !

Sur les rancœurs passées, sources de tant de maux,

 

Bon an... Corné !

À la page de vos rêves les plus cinglés,

Bon an... Vers !

Et contre tous pour que la rime persévère,

 

Bon an... Tonné !

Sous la foudre des gardiens de la liberté

Bon an... Belli !

Par la fin des conflits et des casus belli,

 

Bon an... Castré !

Pour les promoteurs de murs et de barbelés

Bon an... Droit !

Pour les ondoyants adeptes des passe-droits,

 

Bon an... Fariné !

Par les moulins des réseaux sociaux indiscrets

Bon an... Saignant !

Sur des bancs laïques sans foi ni faux semblants,

 

Bon an... Censé !

Par des critiques et des médias pondérés,

Bon an... Caustique !

À tous les cireurs de pompes machiavéliques,

 

Bon an... Foiré !

Pour les instigateurs de la précarité

Bon an... semble !

Sous une vague de mots qui, enfin, rassemblent,

 

Bon an... Collé !

Aux basques de vos espoirs les plus insensés,

Bon an... Neuf !

Pour vous tous, en cette année 2019 !

 

Bon an... Chanté !

Dans de joyeux refrains emplis d'humanité,

Bon an... Ticorps !

À tous ceux qui souffrent dans leur âme et leur corps,

 

Bon an... Roué !

De coups de bonheur, de coups de félicité,

Bon an... Clos !

Sur les rancœurs passées, sources de tant de maux,

 

Bon an... Corné !

À la page de vos rêves les plus cinglés,

Bon an... Vers !

Et contre tous pour que la rime persévère,

 

Bon an... Tonné !

Sous la foudre des gardiens de la liberté

Bon an... Belli !

Par la fin des conflits et des casus belli,

 

Bon an... Castré !

Pour les promoteurs de murs et de barbelés

Bon an... Droit !

Pour les ondoyants adeptes des passe-droits,

 

Bon an... Fariné !

Par les moulins des réseaux sociaux indiscrets

Bon an... Saignant !

Sur des bancs laïques sans foi ni faux semblants,

 

Bon an... Censé !

Par des critiques et des médias pondérés,

Bon an... Caustique !

À tous les cireurs de pompes machiavéliques,

 

Bon an... Foiré !

Pour les instigateurs de la précarité

Bon an... semble !

Sous une vague de mots qui, enfin, rassemblent,

 

Bon an... Collé !

Aux basques de vos espoirs les plus insensés,

Bon an... Neuf !

Pour vous tous, en cette année 2019 !

 

Meilleurs vœux de bonne santé et d’élèves studieux pour la nouvelle année…

 

 

Laurent Ayçaguer

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29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 12:08
C.Delmas avec l'écrivain Henri Lhéritier, disparu aussi récemment - CD photographié - Avec Catherine, son épouse - avec Antoine Cayrol (photos JPBonnel)
C.Delmas avec l'écrivain Henri Lhéritier, disparu aussi récemment - CD photographié - Avec Catherine, son épouse - avec Antoine Cayrol (photos JPBonnel)
C.Delmas avec l'écrivain Henri Lhéritier, disparu aussi récemment - CD photographié - Avec Catherine, son épouse - avec Antoine Cayrol (photos JPBonnel)
C.Delmas avec l'écrivain Henri Lhéritier, disparu aussi récemment - CD photographié - Avec Catherine, son épouse - avec Antoine Cayrol (photos JPBonnel)

C.Delmas avec l'écrivain Henri Lhéritier, disparu aussi récemment - CD photographié - Avec Catherine, son épouse - avec Antoine Cayrol (photos JPBonnel)

  • Claude Delmas est un écrivain catalan de langue française né le 20 mai 19321 à Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) et mort le 20 septembre 20162. Il a aussi publié sous le pseudonyme de Dieudonné Jourda.
  • Docteur en droit, Claude Delmas a été directeur général d'Air France en Espagne.
  • Il a écrit une douzaine de romans qui ont été publiés chez Julliard, Flammarion, P.O.L, aux Éditions Trabucaire et Mare Nostrum.
  • Il était aussi à l'origine, avec Claude Vauchez, d'un collectif pour sauver les vestiges du camp de Rivesaltes, qui devaient initialement être rasés.
  • Il résidait à Vingrau, dans les Pyrénées-Orientales
  •  
  •  
  • OEUVRES :  Le bain maure, éditions Julliard, 1964.
  • Le pont du chemin de fer est un chant triste dans l'air, éditions Flammarion, 1965.
  • Les extrêmes climats, Flammarion, 1967.
  • Célébration de l'épingle à nourrice, éditions Robert Morel, 1969.
  • Le Schooner, Flammarion, 1970.
  • Le jeune homme immobile, Flammarion, 1972.
  • Grande neige, grand soleil, Flammarion, 1975.
  • Yamilée (théâtre), Flammarion,1978.
  • Des reines sont mortes belles et jeunes, Flammarion, 1978.
  • Chronique des guerres occitanes, éditions POL, 1983.
  • La lune est l'assassin, Flammarion, 1995.
  • Madrid et ses Castilles (essai), éditions Mare Nostrum, 1997.
  • Les Catalans sont des patots (avec des collages de Claude Massé), éditions Trabucaire, 1999.
  • L'emmurée de Tolède, éditions Balzac, 2001.
  • Histoire de Billy et la mienne, Perpignan, éditions Trabucaire, 2001 (originellement paru sous le pseudonyme de Dieudonné Jourda, Hachette/POL, 1980).
  • La vie va vite en août, Mare Nostrum, 2005.
  • L'Absolue Sécheresse du cœur, Perpignan, éditions Trabucaire, 2005 — Prix Méditerranée Roussillon 2006.
  • Toromania (avec des collages de Claude Massé), Perpignan, Trabucaire, 2008.
  • Pères pales inviolés (poésie), Voix éditions, 2012.
  • A jamais ton nom sur ma langue, Trabucaire, 2014.
  • Disparition du département des Pyrénées Orientales, éditions Libre d'Arts, Prix O. Coste des Vendanges Littéraires 2016.

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Claude DELMAS, écrivain de la frontière


« Dans un village, celui qui dépasse la frontière crée le récit. »


     C’est un doux, un tendre, un timide. De l’énigme et de la retenue qui l’habitent naît ainsi une grande séduction. En effet, cet homme est un séducteur : il vous charme naturellement, en raison de sa modestie et de sa douceur mêmes.

Il sait se tenir à l’écart des spectacles du monde, mais un beau jour de tramontane et de salubrité publique, il n’hésitera pas à faire entendre une colère qu’on ne soupçonnait pas chez lui…A l’occasion, par exemple, d’un article de journal inconséquent ou du devenir du Camp de Rivesaltes, dont il fut un temps, le temps de croire à la raison et au cœur des hommes, l’âme et le moteur. Jaillit alors l’intifada des mots !

En effet, ce natif des Corbières roule dans sa bouche les pierres frontalières de la Catalogne et de l’Occitanie, avec un accent –comme on dit pour caricaturer- « parisien », lui, l’enfant du Sud, fils d’un instituteur de Vingrau !Il a l’inflexion des gens qui ont voyagé, lu et vécu au-delà des frontières de la proximité. Il a aussi la taille d’un homme du Nord, et la chevelure d’un Indien de ce grand Nord, où la neige ose même vous blanchir les ondulations du crâne. Ainsi, il pourrait, de prime abord, vous impressionner par sa hauteur de corps, par sa hauteur de vue. Par une force spirituelle, née de la croyance en des valeurs inaliénables : l’enfance passée en une géographie précise, irremplaçable, ou l’enracinement dans un ultralocal cerné de frontières sociales, politiques, psychologiques, historiques…et le plus souvent mesquines.

Ainsi de la rivalité cloche-merlesque entre Tautavel et Vingrau, en filigrane de plusieurs de ses romans, et qu’il faudra bien expliciter un jour, avec la plume habituelle de la poésie et de l’ironie, formule susceptible de définir le style de Claude Delmas. Mais sa « hauteur de vue », c’est-à-dire son aptitude au bonheur, le recours au recul apaisant et à la distance pourvoyeuse de vérité, il la doit à une existence riche et longtemps déroulée par-delà des montagnettes qui voudraient inscrire des limites entre deux peuples proches. De par son métier, en tant que haut responsable à « Air France », C.Delmas a parcouru le village du monde et a connu les autoroutes de la terre et des airs. Pourtant, on a l’impression qu’il n’est jamais parti, qu’il n’a jamais quitté la caune de son village ou le nid fœtal de sa préhistoire ! Qu’il est là, droit, dur, debout, débutant de la vie, dans le corps de la pierre, dans la maison commune des Corbières, les deux pieds dans ses racines qui, depuis le Rivesaltais, plongent jusqu’à la Catalogne d’en deçà des Pyrénées et jusqu’au cœur de cette Espagne, sue sur le bout des yeux, et omniprésente dans son œuvre. D’ailleurs, un dossier récent du « Monde des livres » rappelait le beau texte de Claude Delmas sur Madrid et ses Castilles.

Avec discrétion, il a l’Espagne au cœur, et Vingrau, ses deux plus chères Républiques. Et l’amitié ! En effet, il saura se taire longtemps, notre ami, et puis, soudain, nous donner par un acte tangible ou par des paroles encourageantes, un témoignage d’affection virile. De celle-ci, il en donne les preuves physiques, telle l’embrassade ou la main sur votre épaule : il s’y appuie longuement et les petits nouveaux, les passants pressés ou les étranges étrangers croient que c’est pour trouver quelque appui ou reposer son interminable taille d’éternel jeune homme…

Ses récits racontent tout cela, ces moments d’amitié, d’amour, dans un retour inlassable vers la mémoire, le premier geste de compagnonnage, le plaisir originel avec la femme, dont il découvre, tout étonné, l’anatomie intime…Ses romans sont l’exploration fébrile de l’Autre et du monde : ils sont parcourus d’aventures amoureuses et décrivent l’odyssée des voyageurs des autoroutes. Cependant, Claude Delmas n’est en aucun cas l’Ulysse du cheminement moderne ; il est à l’opposé d’un Julio Cortazar, qui, dans Les Autonautes de la cosmoroute parle des menus événements susceptibles d’arriver sur les multiples voies bitumées ou sur les aires de repos. La poésie de l’autoroute qui intéresse Claude Delmas, c’est cette ligne droite sécurisante, permettant d’aller rapidement d’un point à un autre. Dans cette zone neutre, hors du monde, il oublie les tracas du métier et le travail d’écrivain. Cette frontière, qui sépare la réalité et la fiction, lui promet que rien d’inquiétant ne surviendra. L’autoroute est grosse de « possibles impossibles », formule fulgurante destinée à définir le virtuel et la fiction ; la vie et la confrontation avec le réel ont lieu dès qu’on quitte le poste de péage. De même, le village natal, c’est l’autoroute, la paix, la régression vers la naissance ; passez le « pas » de Vingrau, et il vous faut vous coltiner avec ce qu’on appelle la vie, c’est-à-dire, le cheminement vers la mort. L’existence de C.Delmas peut se résumer ainsi : l’éternité autoroutière, où l’on songe au prochain livre et la retraite au hameau, où l’on écrit le dernier livre ; entre ces deux somnolences, il faudra bien s’activer un peu pour mettre de le l’encre dans le moteur et du super dans le plumier !

A l’occasion des rencontres de Leucate, entre écrivains catalans et occitans, en juillet 2001, qui s’interrogeaient sur l’utilité des frontières, Claude Delmas a fait cette remarque essentielle : « S’il n’y a pas de frontières, il n’y a pas d’antagonismes. La frontière provoque le récit. Dans un village, celui qui dépasse la frontière, la limite entre deux cantons, crée le récit. » On pense alors que la frontière, pour l’inspiration affective, psychologique de l’adulte marqué par l’époque de son enfance villageoise, la vraie frontière, ce n’est pas la limite politique entre la France et l’Espagne, la barrière géographique des Pyrénées, la frontière économique entre les classes sociales ou les pays riches et pauvres, c’est la présence du Verdouble, qui sépare Tautavel et Vingrau…

C’est la frontière mentale entre l’en deçà, qui est le bonheur de l’enfance, le cocon familial, et l’au-delà qui est tumulte, angoisse et combat pour la vie : « Dans un village, celui qui dépasse la frontière crée le récit. » Claude Delmas a dû enjamber la frontière, franchir l’entre-deux d’une rivière pour aller gagner sa vie, mais non pas perdre son temps : le monde alimente en lui le romanesque. Le temps passé loin des racines n’est pas vécu comme une situation d’exil ; C. Delmas n’en conserve ni amertume ni dépit ; il estime que la vraie frontière est en nous, témoin la valse-hésitation entre deux femmes dans son dernier recueil L’emmurée de Tolède, ou ces aspirations permanentes entre deux pays, celui, ancien, du père, ou celui, présent, de la famille et des amis. Cependant, cette limite, ce déchirement du bilinguisme, de la culture partagée en deux, est plus un enrichissement qu’une mutilation. Le va-et-vient entre les frontières est pour C. Delmas une nécessité : il se frotte au monde et se nourrit des bonheurs ou des difficultés que les peuples étrangers ont pu lui procurer : il se déclare « négateur de frontières » (1)

 

Il aurait pu demeurer au pays et se consacrer à la célébration du Canigou ou à l’évocation passéiste d’une enfance vécue dans un univers agricole idéalisé : « Enfant, dans l’autarcie mentale de mon village du bout du monde, environné de garrigues, je croyais que la Scandinavie commençait à la frontière belge… » (2)Il aurait pu écrire pour tenter de reconquérir les frontières d’une Catalogne réunifiée. Il a peut-être l’intuition que, si le territoire catalan est partagée par l’Albère et la chaîne des Pyrénées, c’est afin de pouvoir ainsi apprécier deux fois son indicible beauté…

Claude Delmas est revenu au pays, au village, mais quand il se rend à la féria de Nîmes ou, au-delà des « frontières mauves ou bleues de l’Espagne » (3), à Tolède, il est encore chez lui. Même si les frontières sont abolies par l’internet, la rapidité des déplacements, la construction européenne ou la mondialisation, il se déplace avec, en tête, les anciennes limites, symboles de repli sur soi, d’interdit, d’Histoire :

« Intranquillité des gens qui, comme moi, hésitent entre le Sud et le Nord, ignorant que les frontières n’existent plus, ce qui n’empêchent pas qu’on reste pour l’éternité le sudiste ou le nordiste de quelqu’un et que, frontière ou pas, on est toujours celui dont on se débarrasse. » Grand voyageur, longtemps par nécessité, l’écrivain regrette une vie calme et sédentaire, qu’il aurait pu passer dans le terroir qui l’a vu naître. Le temps de son existence semble avoir été gaspillé dans la vitesse, le dépaysant mouvement des allers et retours entre le village natal et le village global : « Je reproche à mes parents de m’avoir autrefois déboussolé avec leurs déplacements incessants entre les montagnes et la plaine maritime qui m’ont fait perdre mon goût de l’immobilité et mon sens de l’orientation. » Cette citation de L’emmurée… fait écho à une phrase exprimant elle aussi un sentiment de regret, à l’heure du bilan d’une vie, « cette longue locomotive », pourtant bien remplie : « Je n’aurais jamais dû quitter mon village, planté sur cette terre rouge, porteuse de ceps. » (4)

 

Désormais, Claude Delmas tente sans doute de retrouver « le temps perdu », en réinvestissant une maison familiale rénovée, au cœur du village des Corbières. Se retrouver, vieil enfant, dans la coquille-fœtus, et retrouver la paix ; et l’éternité, cette absence de mouvement. Dans les frontières géographiques de Vingrau, dans les frontières psychologiques de la famille et de la mémoire, réintégrer le temps de l’enfance : « Entre le désert et la glace, je voudrais trouver un centre, me fixer et qu’on me foute définitivement la paix pour qu’enfin je puisse goûter, même si tardivement, à l’amour partagé et aux plaisirs multiples de la vie. » Cependant, il nous semble que cet apaisement intérieur, ce repos dans une sorte de retraite protestante au « désert », est impossible pour quelqu’un qui a nourri son œuvre de la transgression des frontières et du mouvement des aventures humaines. Cette paix des braves, Claude Delmas pourrait la trouver dans l’arrêt de l’écriture et le renoncement romanesque. Il nous fera l’amitié de ne pas opter pour cette solution suicidaire ! Pour notre bonheur ! Et d’abord pour le sien, qui réside dans le cheminement des phrases : l’écriture est le geste de la vie et l’expression de l’énergie. La seule frontière que nous désirons lui voir franchir, pour de nombreux livres à venir, c’est celle qui marque la séparation entre la fébrilité prosaïque du quotidien et l’investigation poétique de l’imaginaire. L’œuvre littéraire de Claude Delmas vit dans cet entre-deux, dans cette dialectique intranquille qui fait jaillir le neuf à partir des vieilles frontières.


Jean-Pierre Bonnel


(1) L’emmurée de Tolède, page 14 – Balzac éditeur – Montréal-Paris, 2000 –
(2) Idem, p.8 –
(3) Histoire de Billy et la mienne – Hachette – POL – Paris – 1980 – réédition à Libres del Trabucaïre – 2001 –
(4) La lune est l’assassin – page 19 - Flammarion – Paris – 1995 -

 

- - -  CLAUDE DELMAS N'EST PLUS, par Jaume Quéralt

... septembre, il avait 84 ans. Claude Delmas était écrivain, même s... ne s'était jamais distendu, Claude Delmas -qu'avaient remarqué un... ou des plus jeunes, de Claude Massé (en particulier: Les Catalans... et voisin du "nouveau-roman" (ClaudeSimon)  garder fidélité à Bernard...
metbarran.canalblog.com

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Pyrénées-Orientales : Claude Delmas s’en est allé, par Antoine Gasquez 21 septembre 2016 

 

  • La Semaine a perdu un ami. L’écrivain Claude Delmas s’en est allé hier. Le natif de Rivesaltes (1932), ancien directeur général d’Air France en Espagne, a publié une vingtaine de romans dont une grande partie chez de grands éditeurs comme Flammarion ou Juliard. Revenu à sa retraite à Vingrau, Claude Delmas, s’était engagé localement dans quelques combats dont, dans les années 90, la défense du camps de Rivesaltes qui devait alors être rasé. Claude Delmas avec Claude Vauchez était à initiative d’un collectif pour la mémoire vivante du camp de Rivesaltes qui recueillit très rapidement 1000 adhésions. Un combat que La Semaine du Roussillon a soutenu depuis l’origine avant qu’il soit saisit dans des buts politiques et qu’il se transforme dans le projet pharaonique et coûteux en place aujourd’hui. Avec Claude Delmas, c’est une intelligence, une belle âme, une finesse d’esprit et une générosité rares que perdent le département.

 

 - - 22 Septembre 2016 - Publié par Bernard Revel

  • Disparition de Claude Delmas
  •  
  • Claude Delmas et Henri Lhéritier : une grande amitié.
  • Claude Delmas est mort le mardi 20 septembre à Vingrau, six mois jour pour jour après le décès de son ami Henri Lhéritier. Nous lui avions décerné le prix Odette Coste pour son dernier livre "Disparition des Pyrénées-Orientales" qu'il devait présenter le 2 octobre sous le platane de Rivesaltes.
  • Créé en 2015 en hommage à celle qui fut pendant plusieurs décennies l’animatrice de la librairie Torcatis aux côtés de son mari Jean-Louis, le prix Odette Coste qui récompense un livre publié par un éditeur du pays catalan, ne distinguait pas seulement les qualités littéraires de ce récit autobiographique. Le jury a voulu aussi mettre l'accent sur les profonds liens d’amitié qui liaient l’auteur au couple de libraires depuis la publication de ses premiers livres dans les années 60. Liens que concrétise ce livre attachant édité par Roger Coste qui a succédé à ses parents à la tête de la librairie Torcatis.
  • Le décès de Claude Delmas transforme la présentation de son livre en une évocation de l'homme et de l’écrivain par ses amis Jean-Louis Coste et Jacques Quéralt qui répondront aux questions du jury, le 2 octobre prochain.
  • Ainsi, aux temps forts que promettent d’être les rencontres sous le platane avec David Foenkinos, Didier Goupil et Yan Gauchard, succèdera un hommage à Claude Delmas et Henri Lhéritier. Un grand moment d’émotion au cours duquel le jury tentera de recréer l’esprit hédoniste de ces deux hommes de cœur et de talent qui furent à l'origine de la création des Vendanges littéraires en 2003.
  •  
  • Claude Delmas en compagnie d'Odette et Jean-Louis Coste aux Vendanges littéraires 2013.
  • Mais qui es-tu donc, Delmasito ?
  • Par Bernard Revel
  • Je ne l’ai pas connu enfant ni jeune homme. Quand je l’observe, traînant péniblement sa longue carcasse qui fait grimacer les sillons labourant un visage dont le regard clair semble éternellement rêver sous une épaisse frange blanche, je lui trouve pourtant, malgré « l’horrible fardeau du temps » dont se plaignait Baudelaire, des airs juvéniles. Lui-même, du reste, au fil des pages de son dernier livre étrangement intitulé « Disparition du département des Pyrénées Orientales », s’en étonne : « J’ai traversé le XX° siècle à toute allure et sans avoir le sentiment de vieillir… A force de cultiver l’immaturité, on se retrouve du jour au lendemain dans la peau d’un vieillard ».
  • Elle fut pourtant fertile en événements, la « traversée » de Claude Delmas, né à Rivesaltes, fils d’instituteurs, enfant sous l’occupation allemande, témoin de la Retirada, soldat en Algérie, ambassadeur d’Air France à travers le monde, romancier à succès dans les années 70-80. Une vie dont ce livre est le patchwork, selon le mot de l’auteur qui met bout à bout pêle-mêle, sans chronologie, des souvenirs que seul le hasard semble faire remonter à la surface. Et peu importe si l’écriture se relâche parfois, si tout n’est pas d’un égal intérêt, l’essentiel, ce qui rend si captivante et touchante la lecture, est ailleurs. Cet être qui doute, qui a toujours « laissé courir », qui a connu très jeune la peur, la honte et qui, avec les filles, dans son travail, ses rencontres, ne s’est jamais senti vraiment à sa place, trichant, jouant, simulant pour que la vie ressemble un peu au cinéma qu’il aime tant, comme on le comprend et comme elles nous parlent ses faiblesses. « J’ai été un garçon maladroit et gaffeur et sans doute le suis-je resté ».
  • Un seul absent cependant : l’écrivain. Claude Delmas évoque à peine cet aspect si important de sa vie. On aurait aimé en savoir plus sur son aventure littéraire, la genèse de ses romans, sa condition d’homme public, le regard qu’il porte sur une œuvre forte d’une vingtaine de titres dont la plupart, jamais réédités, sont tombés dans l’oubli. Un silence qui cache peut-être une blessure profonde. Pourtant, le jeune homme immobile, le soldat qui rêve dans « Le pont du chemin de fer est un chant triste dans l’air », tous ses personnages de fiction apparaissent dans ces pages. Cela n’a rien d’étonnant : ils sont nés de son propre vécu qui a toujours été sa principale source d’inspiration.
  •  
  • Il l’a appris très tôt, Claude Delmas : la réalité, cela ne vaudrait rien sans le rêve. Cela ne serait que du sordide, du sale, de l’insignifiant, des ragots par exemple comme il en a souffert pendant la guerre parce qu’un officier allemand était logé chez eux. Le seul refuge dans ces cas-là, c’est l’imagination. Elle l’accompagne toujours. De l’enfant qui a « longtemps imaginé ce qu’il y a sous les robes » et du jeune homme qui va tous les jours au cinéma, il a gardé, en dépit des multiples péripéties de sa vie, son goût pour les aventures intérieures. « Je suis un sédentaire », « voyager, c’est mentir », confie ce globe-trotter qui a passé une bonne partie de sa vie dans des avions. Claude Delmas est un homme de paradoxe. Un insomniaque qui rêve. Un seul mot le définit selon son père : « Bizarre, mon fils, tu es bizarre, c’est tout, et je n’arrive pas tout à fait à te comprendre ». Lui même d’ailleurs n’est guère plus avancé : « A plus de quatre-vingts ans, quand vient l’aube après une nuit blanche, j’en suis toujours à me demander : mais qui es-tu donc, Delmasito ? » Et s’il a entrepris l’écriture de ce patchwork c’est « pour essayer d’y comprendre quelque chose ».

 

  • Déçu de la politique, du monde comme il va, « désenchanté », préférant cultiver des souvenirs qui le bouleversent plus aujourd’hui qu’au moment où il les a vécus, Claude ne jette pas sur son passé un regard désespéré. Depuis qu’à l’âge de trente ans, après bien des errances, il a demandé au pied d’un minaret yougoslave à la jolie brunette qui l’accompagnait d’être sa femme, il a trouvé son unité : « Sans elle cette vie serait un fourre-tout ». Elle l’a stabilisé et ensemble désormais, l’hiver à Paris, l’été à Vingrau, ils ont continué le voyage. Son amitié avec Henri Lhéritier l’a fait renouer avec le Rivesaltes de son enfance. Il va le voir chaque semaine dans sa Maison du Muscat. « Nous téléphonons à Michel Fourquet que nous appelons le peintre fou (peintre talentueux et pas fou du tout quoique rivesaltais) et nous nous retrouvons dans un bistrot qui fait face à la statue équestre du maréchal Joffre que nous couvrons de nos sarcasmes… Je suis vieux maintenant, je m’appuie sur l’épaule d’Henri et de Michel pour marcher à leur allure et je me dis que si le spectacle des filles continue de m’intéresser c’est que je ne suis peut-être pas devenu gâteux ». Mais Henri n’est plus là, emporté par une vague aussi violente que celle qui tôt ou tard, recouvrira tout, comme elle fait disparaître dans l’imaginaire de Claude le département des Pyrénées Orientales.
  •  
  • Claude Delmas. « Disparition du département des Pyrénées Orientales »
  • Editions Libre d’Arts, créées par Roger Coste, patron de la librairie Torcatis. Préface d’Henri Lhéritier, postface de Jean-Louis Coste.
  • Né en 1932 à Rivesaltes, Claude Delmas a été, de 1962 à 1994, directeur de cabinet à la direction générale d’Air France, responsable du Proche-Orient, directeur d’Air France Espagne, sous-directeur aux Affaires internationales à Paris. Son premier roman, « Le bain maure » a été publié chez Julliard en 1964.

 

 

- - - 24 SEPTEMBRE 2014

  • CLAUDE DELMAS, ULYSSE DES AIRS 
  • Claude Delmas
  • (photo JPB)
  •  
  • Je viens de lire ce roman au titre admirable.
  • Claude m'avait dit qu'il écrivait un livre qui finirait à la mort de son auteur…Or, celui-ci publie un "petit" grand livre avec un début et une fin, bien clôturé, qui est un retour sur le passé du narrateur : ce temps espagnol, basque et andalou, madrilène et surtout tolédan, Tolède étant le centre exact de l'Espagne, est évoqué par le "héros", anti-héros plutôt en prison, s'échappant de sa geôle grâce au souvenir et au récit.
  • Ce personnage est une sorte d'Ulysse du XX° siècle, rêvant au retour dans sa patrie, comme C. Delmas, désirant revoir son pays après bien des escales, bien des femmes, bien des livres…
  • Delmas est cet Ulysse des airs, ce directeur d'Air France, qui, après avoir bien bourlingué de par le monde revient à Vingrau, tout contre la frontière des Corbières…Lui qui, page 30, se dit "négateur des frontières", revient dans sa famille (p.121), dans sa Catalogne, pour laquelle il souhaite un futur de frontières, une utopie d'indépendance…
  • Comme si notre ami le romancier, si obsédé par le temps, la mort, la vieillesse et la beauté des femmes, voulait se trouver un nid sécurisant, un village natal de pierres protectrices, afin d'empêcher la mort d'approcher et de le prendre...
  • Il y aura encore bien des livres de C. Delmas pour nous protéger, lui et nous, de la mort, pour gagner du temps sur une éternité que nous ne voulons pas envisager. Et Claude de vivre pour toujours avec ses amours, l'Espagne et ses Castilles, et pour son amour, son épouse, lisible à chaque tournant de phrase, aimée à chaque mot apparu sur la langue : érotisme du mot à envisager surtout d'un point de vue linguistique...
  • Car Claude Delmas, s'il a passé sa vie à aimer sa femme, l'a passé aussi à aimer sa langue, la française !

 

 

 

  • A JAMAIS TON NOM SUR MA LANGUE
  •  
  • La littérature, c'est ce qui nous étonne et nous bouscule. Avec "A jamais ton nom sur ma langue", dès la première ligne, c'est fait et notre ahurissement ne cessera de croître jusqu'à la dernière page, au long d'un récit brûlant, plein d'ombres et de lumières, à l'écriture fluide et sensuelle, attisant la violence et les tourments des personnages. La littérature c'est aussi ce qui nous élevant au-dessus des opinions communes, nous transforme. Refermant le livre, essoufflés, comment pourrions-nous conserver, après notre lecture, un regard inchangé sur les passions amoureuses, la trahison, l'injustice, l'enfermement, l'amitié et aussi sur cette Espagne, que l'auteur connaît si bien, dont il sait dire à la fois les splendeurs et les ténébreuses pulsions.

- - -

 

  • Claude Delmas signe ce vendredi.il y a 1540 jours par Jaume | Inclassable

    ... en tel ou tel endroit. Claude Delmas, auquel les lecteurs redevables... d'écrire des livres. Singulier Claude Delmas! Le fils de Rivesaltes... le deuxième Claude, à la suite de son aîné: Claude Simon (le voisin... et par-dessus tout...Trabucaire? ClaudeDelmas a une chronologie éditoriale...
    metbarran.canalblog.com
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28 décembre 2018 5 28 /12 /décembre /2018 10:01

 André VICK-Mengus et Jean Milan - Livre de l'expo V-Mengus/Milan - Tableau de L.Bausil dans le séjour de la maison (photo J.P.Bonnel) -
 André VICK-Mengus et Jean Milan - Livre de l'expo V-Mengus/Milan - Tableau de L.Bausil dans le séjour de la maison (photo J.P.Bonnel) -
 André VICK-Mengus et Jean Milan - Livre de l'expo V-Mengus/Milan - Tableau de L.Bausil dans le séjour de la maison (photo J.P.Bonnel) -

André VICK-Mengus et Jean Milan - Livre de l'expo V-Mengus/Milan - Tableau de L.Bausil dans le séjour de la maison (photo J.P.Bonnel) -

Perpignan-littérature : 12 rue de la Cloche d'Or (3) - André VICK en Roussillon

 

Je lis les notes, le journal d'André Vick "en Roussillon"(édition du Castillet, Perpignan) : lire Vick et regarder les clichés de Mengus, c'est s'alimenter aux deux sources de Janus et comprendre mieux l'oeuvre du prix Nobel de littérature, qui habita ici, entre André et Louis *

Je lis donc, comme à saute-moutons, les aphorismes et impressions du vieux Mengus : je l'ai toujours connu vieux, errant, tel un mendiant au long manteau et aux cheveux longs, dans le quartier Saint-Jean...Je ressens dans ces écrits comme une écriture de vieux, passéiste, contemplative, occupée à des mesquineries de voisinage...

 

En la visitant -merci, encore, Florence !- je l'imagine dans cette maison, je le vois en cet asile. C'est son retrait, son "désert" en cette lourde bâtisse enserrée dans des mémoires familiales, entourée de murs de briques et de galets roués.

Son ouverture, fermée cependant, -et c'est là peut-être le rythme de l'écriture de Simon, cette vie en Espagne, dans les Flandres, dans la nécessité de la guerre, en un destin inchoisi, et ces retours, estompés, gommant les patronymes, au pays, à Perpignan...- l'oxygène de Vick, c'est sans doute ce jardin intérieur -on pense au Roman de la Rose, même si, ici, l'acacia règne...-, c'est ce paradis,insoupçonné, non dit aux passants, dans la ville, repliée en ses veines, venelles...

 

Ce n'est pas la cour d'entrée et les hautes portes, signes des diligences des siècles antérieurs, ce n'est pas ce patio sans nature, qui sont aptes à supporter la vie urbaine, recluse, loin des pêchers de la peinture bausilienne et des poncifs de la montagne sacrée des Catalans...

C'est la galerie de la salle de réception, ce sont les multiples dépendances de cette demeure à présent amputée de son unité, après le passage du temps des héritages et des amputations... Demeurent l'escalier reconstruit et des pièces modestes. L'essentiel est dans l'esprit et les empreintes littéraires et artistiques, même si les présences militaires abondent...

C'st le jardin, l'éden, l'acacia...L'arbre qui relie ces trois écrivains : chacun a parlé de son ancrage, de son tronc épais, de ses branches qui se décorent de neige au printemps des fleurs nouvelles. Cet arbre est l'enracinement de leurs vies, de leurs oeuvres.

Pour André Vick, l'acacia est symbole de la solitude pour celui qui mourut dans l'isolement de cette maison enterrée en des murs inégaux, et dans un long dialogue avec l'arbre...

 

JPB

 

*Louis Codet, député en 1909 non réélu, meurt de ses blessures à la guerre en décembre 1914. Il est sans descendant et laisse, à sa mort, sa veuve, Maguerite et son beau-fils, André Vick-Mengus, fils d'un premier mariage de Marguerite. Photographe de talent, André influencera Claude Simon…

(Lire JYves Laurichesse, le site et livres des Amis de C.Simon...Les carnets de notes de Louis Codet (Revue Tramontane, Les Amis de L.Codet, sept 1967, imprimerie Sinthe à Perpignan)

 

- - -

PERPIGNAN : Deux regards sur la Sanch

PHOTOGRAPHIES

En cette semaine sainte, il y a deux expositions à voir sur le sujet. Les photographies, d'André Vick-Mengus, personnalité locale, cousin de Claude Simon habitant l'hôtel particulier de la Cloche d'Or, qui a promené son objectif dans les années 40 et 50 sur la procession de la Sanch. Une série au caractère historique faite par un esthète amateur. (avril 2012)

 

- - -VICK/CODET, par Jacques Quéralt

 

Met Barran > Messages novembre 2014 > Centenaire Louis Codet....Vous avez dit...

VENDREDI 7 NOVEMBRE 2014

Centenaire Louis Codet....Vous avez dit...

On ignore si le département des Pyrénées-Orientales ou Perpignan, sa ville natale, envisagent ou pas de marquer par quelque cérémonie particulière, mais de façon littéraire et brillante, le Centenaire de la mort d'un de ses fils: Louis Codet. 

Né, à Perpignan en 1876, mais décédé au Havre en 1914. Très exactement le 27 décembre. Des suites de  blessures de guerre. L'un des premiers écrivains tués de la Grande Guerre. Codet, l'ami d'Apollinaire -autre tué- et de Marie Laurencin, Codet, peintre et délicieux poète romancier. Mais, hélas fauché à l'âge de 38 ans, alors qu'il n'avait pas encore beaucoup publié. Il eut des proches et des admirateurs, tel Eugène Montfort, ami du Roussillon, mais point de large audience. Après sa mort ses "Poèmes et chansons" publiés en 1926 lui ouvrent les portes d'une assez bienveillante postérité, reconnaissance confortée par d'autres livres comme "La petite Chiquette", "César Capéran" ou "la Fortune Bécot", titresloués pour le sens vif du récit et les couleurs de ses paysages naturels, psychologiques et sociaux. Codet, qui ne résida pas toujours en Roussillon, est comme le miroir de son âme et de son esprit, à cheval sur le XIX° et XX° siècle, sans en être un quelconque coryphée régional exalté.

 S'il fut l'un des premiers à chanter le "port catalan" (Collioure?) -avant Albert Bausil et Charles Trenet, il fut également au sommaire du premier numéro de la Nouvelle Revue Française, la future prestigieuse N.R.F.-Gallimard. Mais les guerres se moquent des promesses qui cherchent à s'épanouir et à irradier, et Louis Codet tomba, pour le salut de sa Patrie. Certes, Louis Codet n'est pas tombé dans l'oubli -il a, à Perpignan sa place, depuis 1924, et sa rue, depuis 1926-  mais cultive-t-on son souvenir comme le mériterait l'auteur de Louis l'Indulgent -pour citer son premier roman imprimé de son vivant? Lui qui  résida dans la célèbre rue de la Cloche d'or, qui va de la rue de l'Ange à la place de la loge? Si vous passez par-là, allez à la rencontre de l'hôtel particulier où est gravée sans clinquant une plaque en son nom. Lieu de mémoire littéraire que cet hôtel - à la façade bien discrète- qu'évoque Claude Simon, dans certains de ses romans comme L'Acacia.

 

 Le Prix Nobel de Littérature de 1985 l'a bien connu et y a séjourné. Un lien de parenté l'explique. Simon était du côté de sa mère cousin avec Codet. Mémoire à laquelle est attaché aussi le nom d'André Mengus Vick, le collectionneur, penseur et photographe, beau-fils de Codet. Pour celles et ceux de notre génération, née la première année de la deuxième déflagration mondiale, la première rencontre avec ce charmant auteur au destin tragique se fit à travers des dictées et des récitations, taillées sur mesure pour nous habiter longtemps.

 

 

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27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 11:06
  12 rue de la Cloche d'OR (jardin, acacia, objets Mengus, escalier) - Florence Lacour et Hélène Ribère (photos JPB, novembre 2018)
  12 rue de la Cloche d'OR (jardin, acacia, objets Mengus, escalier) - Florence Lacour et Hélène Ribère (photos JPB, novembre 2018)
  12 rue de la Cloche d'OR (jardin, acacia, objets Mengus, escalier) - Florence Lacour et Hélène Ribère (photos JPB, novembre 2018)
  12 rue de la Cloche d'OR (jardin, acacia, objets Mengus, escalier) - Florence Lacour et Hélène Ribère (photos JPB, novembre 2018)
  12 rue de la Cloche d'OR (jardin, acacia, objets Mengus, escalier) - Florence Lacour et Hélène Ribère (photos JPB, novembre 2018)
  12 rue de la Cloche d'OR (jardin, acacia, objets Mengus, escalier) - Florence Lacour et Hélène Ribère (photos JPB, novembre 2018)
  12 rue de la Cloche d'OR (jardin, acacia, objets Mengus, escalier) - Florence Lacour et Hélène Ribère (photos JPB, novembre 2018)
  12 rue de la Cloche d'OR (jardin, acacia, objets Mengus, escalier) - Florence Lacour et Hélène Ribère (photos JPB, novembre 2018)

12 rue de la Cloche d'OR (jardin, acacia, objets Mengus, escalier) - Florence Lacour et Hélène Ribère (photos JPB, novembre 2018)

Une vieille demeure 12 de la Cloche d'Or, à Perpignan :

l'hôtel d'Aubermesnil, de Henri de la Houillère à Louis Codet, Claude Simon, et Mengus…

 

Une demeure autour d'un acacia…

 

 

Florence Lacour-Bourgouin-Codet vous accueille avec naturel et sympathie dans la grande bâtisse du 12 rue de la Cloche d'Or.

 Elle vous monte tout, de la cour au couloir, de l'appartement au jardin intérieur, de la cuisine ancienne aux archives derrière une porte dérobée… Bibliothèques, documents, photos et objets de Mengus, partout de la cave au salon, muni d'un poêle inactif en céramique et d'un autre, à bois, qui vous fait oublier la morsure de décembre..

 

Psychanalyste, psychologue clinicienne, elle est porteuse d'une longue lignée, mémoire d'une maison qui a vu des générations de militaires et d'écrivains : de Henri de la Houillère, commandant de la forteresse de Salses à André Mengus, beau-fils de l'écrivain Louis Codet, publié chez Gallimard…Du Capitaine Lacombe Saint-Michel à Claude Simon, prix Nobel de littérature, qui passa son enfance et une partie de l'âge adulte, ici, avant de s'installer à Salses, l'autre maison familiale…

 

De Romain, fils aîné d'Eugène L. St-Michel, qui eut deux filles : l'aînée Thérèse épousera Jean Codet : Louis sera leur fils…et la cadette, Louise se mariera avec Felisie Rousseau : Claude sera leur petit-fils…à ce trio d'artistes et de romanciers, de poètes et de photographes, qui se sont croisés ou ont mis leurs pas dans les traces des autres…C'est complexe, mais la généalogie peut se résumer à des textes décrivant la demeure du coeur de ville, et à cet arbre, au coeur de cette maison, où les souvenirs sont enclos, protégés, intimes, même si de livres et des revues abondent sur ces itinéraires…

 

Oui, résumons l'aventure de ces vies insolites  passées sous le signe de l'acacia, qui poussait le long d'un haut mur, et de celui, désormais, vivace et ferme, devant lequel on médite, maintenant, avec des descriptions de romans dans la tête… 

 

L'acacia, racine de ce microcosme, mémoire des promenades et écritures de ces hommes devenus des fantômes éternels vivant en des albums d'images d'un autre temps, en des romans qu'on a voulu qualifier de "nouveaux", dans les modes littéraires du XX° siècle et qui sont tout simplement actuels, pour longtemps…

 

C'est Codet, 1876, 1914, dans ses livres, Luis l'indulgent et La fortune de Bécot, qui le décrit et donnera sans doute des idées à Claude Simon, plus tard :

"Un ciel acacia, que chaque printemps chargerait de grappes blanches, frôlait de ses rameaux les gouttières vernissées, aux tuiles d'émeraude comme on en voit le long des maisons roussillonnaises…" "Que de fois, comme u prisonnier, il avait levé ses regards vers le jardin du Général…."

 

En écho, dans une autre langue, dans des phrases proustiennes, Claude Simon, dans le livre de 1989, publié aux Editions de minuit (page 380) : le cavalier, mobilisé en 1939, parle d'une armée qui va être mise en déroute, dans l'Est, où le narrateur échappe à la mort, mais est fait prisonnier. Après d'être évadé, il rejoint le Midi, retrouve les Pyrénées et la vieille demeure familiale, mélangeant toutes les guerres (1919, 1940, 1910/14…) tout en évoquant un temps, 1880/1941, où il n'était pas encore né… 

 

A la page ultime, donc, de L'Acacia, il revient à l'acacia :

"Un soir, il s'assit à sa table devant une feuille de papier blanc. C'était le printemps maintenant. La fenêtre de la chambre était ouverte sur la nuit tiède. L'un des branches du grand acacia qui poussait dans le jardin poussait dans le jardin touchait presque le mur, et il pouvait voir, avec leurs feuilles semblables à des plumes palpitant faiblement sur le fond des ténèbres, les foliotes ovales teintées d'un vert cru par la lumière électrique remuant par moments comme des aigrettes, comme animées soudain d'un mouvement propre, comme si l'arbre tout entier se réveillait, s'ébrouait, se secouait, après quoi tout s'apaisait et elles reprenaient leur immobilité."

 

L'hôtel d'Aubermesnil a connu des avatars, des métamorphoses, avec des partages, des ventes, des locations : "Vieil hôtel familial, ce mausolée des gloires passées…Comme si, au coeur de la vieille ville…la maison constituait comme un îlot, une sorte de lieu épargné, préservé dans l'espace et le temps…"

 

On récite à ses pieds des pages de L'Acacia, du Tramway, du Jardin des plantes, de tous ces romans du temps perdu et retrouvé qui parlent de Perpignan… 

 

Et les Pensées d'André, qui s'y installe à l'âge de soixante ans, en 1964, avant de laisser la place à d'autres généreux occupants, en 1999 : "…la Cloche d'Or…il est un espace où l'on peut se croire n'importe où sauf au coeur de la ville…", écrit-il dans la revue Conflent, livraison n° 107…

 

André Vick, dans son recueil En Roussillon, note ses impressions, le temps qui passe et la présence de l'arbre devenu personnage de fiction et être mythologique pour tous les occupants de la maison labyrinthique de la Cloche d'Or : 

"Le ciel acacia du jardin de la Cloche d'Or, au gros tronc où pourraient nicher de hiboux, noir, penché, amputé de la plupart de ses branches, ne porte lus à jaque printemps que quelques courts bouquets sur son faîte…"

 L'ayant connu souple et chargé de fleurs, Louis Codet écrivait dans un carnet : Cérémonies du vent dans les arbres

 

"Dans l'arbre parfumé, les mains jeunes et robustes du vent, essayant ses forces…

Dans l'acacia, les oiseaux se perchaient et chantaient au lieu des Alhambras aériens que faisaient sans doute les grappes de feuilles vertes et les grappes de fleurs blanches, aux doux verre; et le vent les balançait.

Le vieil acacia du jardin, le vieillard tutélaire que je vois, me paraît ne pas avoir oublié le sourire de l'arbre en ses jeunes années, que voyait Louis Codet."

 

Plus loin, Mengus-Vick, poursuit : 

"Sur le grand mur gris qui fait face à mes fenêtres, et qui dans l'ombre paraît mauve, le vieil acacia, dès que que le soleil éclaire son feuillage tout neuf, devient un énorme et vivant bijou ciselé, de bronze noir et d'or vert."

Grâce à l'arbre, les trois écrivains dialoguent, poursuivent une généalogie intimiste, enracinent leur vie et leur oeuvre dans la permanence de cette nature urbaine…

 

Face à l'éternité de l'acacia -même si le premier dépérit- l'homme (toujours l'auteur de En Roussillon) éprouve l'irréalité de la durée : 

 

"Entre l'arbre de la Cloche d'Or, qui révèle là ses dessous, et le pied du mur de lierre, près d'une vieille porte en bois toujours close, il est un espace où l'on peut se croire n'importe où, sauf au coeur de la ville, et que je ne peux traverser sans médire : Si j'avais six ans…"

 

 

J.P.Bonnel

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26 décembre 2018 3 26 /12 /décembre /2018 17:18
J.Delteil - Revue Souffles - Livres de L. Codet - Jardin, 12 rue de la Cloche d'Or, Perpignan : le jardin intérieur, la façade de l'hôtel particulier
J.Delteil - Revue Souffles - Livres de L. Codet - Jardin, 12 rue de la Cloche d'Or, Perpignan : le jardin intérieur, la façade de l'hôtel particulier
J.Delteil - Revue Souffles - Livres de L. Codet - Jardin, 12 rue de la Cloche d'Or, Perpignan : le jardin intérieur, la façade de l'hôtel particulier
J.Delteil - Revue Souffles - Livres de L. Codet - Jardin, 12 rue de la Cloche d'Or, Perpignan : le jardin intérieur, la façade de l'hôtel particulier
J.Delteil - Revue Souffles - Livres de L. Codet - Jardin, 12 rue de la Cloche d'Or, Perpignan : le jardin intérieur, la façade de l'hôtel particulier
J.Delteil - Revue Souffles - Livres de L. Codet - Jardin, 12 rue de la Cloche d'Or, Perpignan : le jardin intérieur, la façade de l'hôtel particulier

J.Delteil - Revue Souffles - Livres de L. Codet - Jardin, 12 rue de la Cloche d'Or, Perpignan : le jardin intérieur, la façade de l'hôtel particulier

Osez concourir !


GRAND PRIX DE POÉSIE Joseph DELTEIL, décerné par la Revue Souffles

http://www.revuesouffles.fr/

https://www.facebook.com/revue.souffles

administration@revuesouffles.fr 

date limite d’envoi des manuscrits: 31 janvier 2019

Ce prix est destiné à couronner un manuscrit (poèmes ou prose poétique) dont la sensibilité et l’écriture poétique suscitent une émotion esthétique profonde et durable.

40 pages maximum / format A4

L’œuvre primée, sera éditée et le lauréat en recevra 100 exemplaires (valeur 1000 euros).

Droits à concours : 30 euros.

© Bob Ter Schiphorst. Joseph DELTEIL à La Tuilerie de Massane (près de Montpellier)


REGLEMENT DU PRIX :

Article 1

Le manuscrit présenté devra être inédit, non primé par ailleurs, dactylographié, correctement relié, non signé et ne comportant aucune mention particulière.    

Article 2

Le manuscrit sera envoyé par courriel en pièce jointe à l’adresse électronique suivante : 

prixlitteraires@revuesouffles.fr

L’auteur indiquera en ‘ Objet ‘ de son courriel, son nom suivi du titre de l’œuvre.

Article 3

Concomitamment, et ce afin que la candidature soit prise en compte, l’auteur devra:

1 – Adresser le manuscrit en 5 exemplaires, en courrier « lettre » non recommandé à :

Monsieur le Président du Jury

Grand Prix de Poésie Joseph Delteil

Revue Souffles, 45 rue Léon Blum – 34660 Cournonterral

2 – Y joindre une enveloppe cachetée sur laquelle il inscrira le titre de l’œuvre présentée

3 -  Insérer à l’intérieur de cette enveloppe cachetée, une seconde enveloppe non cachetée (timbrée au tarif  « lettre », sur laquelle seront inscrits le nom et l’adresse du candidat) et accompagnée d’une notice biobibliographie succincte sur le candidat avec sescoordonnées (numéro de téléphone, adresse électronique et postale)

4 – Y joindre un chèque bancaire correspondant au montant de 30 euros à l’ordre  de : 

Revue Souffles – Les Ecrivains Méditerranéens

Article 4

Le manuscrit ne sera pas retourné et sera détruit.

Article 5

Les manuscrits des lauréats et des finalistes ayant obtenu des mentions de prix pourront faire l’objet de lectures publiques ou de parution (sélection d’extraits).

Article 6

Le palmarès sera  personnellement adressé aux candidats en vue de la remise du prix qui aura lieu à Montpellier (date à préciser par invitation). Le lauréat et les finalistes ayant reçu une mention de prix s’engagent à être présents ou à se faire représenter lors de la remise du prix et de ses mentions.

Article 7

Le lauréat du Grand Prix de Poésie Joseph Delteil ne pourra concourir une deuxième fois.

Article 8

Les candidatures  non conformes au présent règlement seront écartées. Les décisions du jury sont sans appel. Les membres du jury s’interdisent de concourir.

Pour tout renseignement complémentaire au sujet du Grand Prix de Poésie Joseph Delteil s’adresser à

 

prixlitteraires@revuesouffles.fr ou  au 04 67 85 09 02

 

Toute candidature ne respectant pas la totalité des consignes du règlement ci-dessus, sera refusée.

 


Qui êtes-vous Joseph Delteil ?

Pour plus d'information sur Joseph Delteil cliquez sur le lien ci-dessous
http://www.revuesouffles.fr/prix-litteraires/

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Joseph Delteil

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Visitez notre site web:

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Littérature à Perpignan (1) 

 

PERPIGNAN ET SES ÉCRIVAINS : LOUIS CODET, LUDOVIC MASSÉ, CLAUDE SIMON... (le blogabonnel)

 

  La majorité des Perpignanais ne connaissent pas Louis Codet : cet écrivain du début du XX° siècle naquit pourtant rue de la cloche d'or et ses romans, publiés par les éditions Gallimard, mériteraient une réédition.

   De même, le grand public ignore l'oeuvre importante de Ludovic Massé, qui vécut à Perpignan, rue Vauban et faillit obtenir, avec son grave roman Le Refus, le prix Goncourt : il fut concurrencé par l'aura d'André Malraux, dont le roman, La Condition humaine, fut couronné par le prestigieux jury parisien...

   Celui qui a célébré le plus la ville de Perpignan est sans nul doute Claude Simon, né en 1913. Ce prix Nobel de littérature (en 1985), bien que né à Tananarive, à Madagascar, a passé une grande partie de sa jeunesse dans la cité catalane, rue de la Cloche d'Or, dans la belle demeure où naquit Louis Codet. 

  Claude Simon était catalan par sa mère, dont c'était, dans cette rue, la maison familiale.  C. Simon résida pourtant ensuite dans sa maison de Salses, située place de l'église; il partageait son temps entre Paris et le bourg de la "porte des Catalans", où il venait se ressourcer et vint même se marier, en 1978, avec Réa, sa compagne de longue date.

    C'est pourtant Perpignan qui est décrite, sans jamais être citée, dans de nombreux romans, comme Le Vent, ou L'Acacia paru en 1989, aux éditions de Minuit), à lire pour une étonnante description de la gare. Un autre roman attachant, faisant revivre Le Tramway (1) de Perpignan, reliant la ville et la plage de Canet, est paru en 2001 : de façon nostalgique et poétique, il évoque le Perpignan des années 1950, quand les habitants d'ici savaient encore faire la fête...

    Enfin, le lecteur doit se tourner aussi vers les auteurs contemporains qui ont décrit les les emblématiques de la ville : des extraits des fictions de Renada-Laura Portet (la place de la République), Henri L'Héritier (le Bastion Saint-Dominique), Hélène Legrais (les ouvrières des usines Job), Philippe Salus (Jardins de La Miranda), Jean-Noël Pancrazzi (Le Moulin à Vent) ...sont à lire dans la petite anthologie publiée par les éditions Mare Nostrum. (2)

- - -

(1) Lire aussi Avec le tram "récit d'une époque, 1934, 1954", de Miquel Perpinyà (Les Presses littéraires, 2004.

(2) Promenade littéraire dans les rues de Perpignan, 2004.

 

            Jean-Pierre Bonnel 

(Mon livre : 30 balades culturelles en Catalogne présente les rapports d'autres écrivains avec Perpignan : Joseph Delteil, André Malraux, Jordi Pere Cerda, Georges Sand...)

 

- - - Dans le site de LES ECHOS : 

JEAN-PIERRE BONNEL, professeur de lettres, écrivain-blogueur, article : 

Célébrer le centenaire de la naissance de Claude Simon

LE 25/02/2013 A

Faut-il rendre hommage au romancier Claude Simon, Prix Nobel de littérature, dans sa région d'inspiration, le Roussillon ? La biographie n'est qu'un prétexte, disait-il ! Le texte avant tout !

 

- - -Association des Lecteurs de

Claude Simon

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25 décembre 2018 2 25 /12 /décembre /2018 11:19
Ramon FAURA et les Angelets - inauguracio exposicio amb president Quim Torra, Josep Puigvert director Casa Generalitat i Ramon Faura president dels Angelets de la Terra - presentacio accions Angelets a l'ANC Barcelona amb el fotograf Lluis Brunet i el president dels Angelets de la Terra, Ramon Faura
Ramon FAURA et les Angelets - inauguracio exposicio amb president Quim Torra, Josep Puigvert director Casa Generalitat i Ramon Faura president dels Angelets de la Terra - presentacio accions Angelets a l'ANC Barcelona amb el fotograf Lluis Brunet i el president dels Angelets de la Terra, Ramon Faura
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Ramon FAURA et les Angelets - inauguracio exposicio amb president Quim Torra, Josep Puigvert director Casa Generalitat i Ramon Faura president dels Angelets de la Terra - presentacio accions Angelets a l'ANC Barcelona amb el fotograf Lluis Brunet i el president dels Angelets de la Terra, Ramon Faura

Soutien de la Catalogne Nord devant la prison de Figueres

 

Les Angelets de la Terre ont été invités à venir soutenir l’ancienne ministre catalane Dolors Bassa devant la prison du Puig de les Basses et à y présenter toutes les actions solidaires qu'ils mènent depuis le début de l’année en Catalogne Nord. Ils ont pu rencontrer la sœur de la prisonnière politique qui leur a dit combien leur soutien lui donne du baume au cœur.

 

Après quelques jours avec la crainte de ne pas pouvoir organiser, en raison des blocages, cette réunion pour soutenir Dolors Bassa, les autres prisonniers politiques et le droit à l'autodétermination de la nation catalane, les Angelets de la Terre pouvaient finalement participer pour la première fois à une action devant la prison de Figueres. Ils étaient accompagnés de deux groupes du collectif de musiciens de Catalogne Nord pour la langue catalane. Muriel Perpigna a interprété quelques classiques de la chanson catalane et Llamp te Frigui à distillé quelques-unes de ses chansons les plus revendicatives.

 

Ramon Faura, président des Angelets de la Terra, a présenté les actions de cette association culturelle créée en 2001. En mars 2018, tout a commencé avec l’organisation de la Cassolada per la Llibertat devant le consulat d'Espagne, après l’emprisonnement d'une partie du gouvernement de la Catalogne. Cette première action de solidarité a été un succès. Environ 300 Catalans du Nord ont participé et toutes les entités et partis solidaires ont appelé à manifester.

 

Quelques jours plus tard, lors de la conférence de presse des Concerts per la Llibertat organisés par le collectif de musiciens des Angelets (www.angeletsdelaterra.com), le maire de Pesillà de la Ribera a annoncé qu'il créerait un collectif de maires de Catalogne Nord solidaires. Aujourd'hui, quasiment la moitié des communes du département en font parties. Les quatre concerts, d’avril à octobre, à Alenyà, Vilafranca de Conflent, El Soler et Pesillà de la Ribera ont également très bien fonctionné avec la participation de 2000 personnes, 29 groupes musicaux de Catalogne Nord, 6 du Sud et 1 d’Occitanie. 

 

Ces concerts ont été parrainés par l'acteur Sergi Lopez et ont reçu le soutien du président d’Omnium Cultural, Jordi Cuixart qui a envoyé une lettre depuis la prison, du ministre en exil, Lluís Puig et du président de la Catalogne en exil, Carles Puigdemont qui ont envoyé des interventions vidéo.

 

Les Angelets de la Terra ont collecté 9500 euros qui ont été remis au Gouvernement de la République en exil et à l’Associació Catalana de Dret Civils qu’ils ont accueillie chez Ramon Faura lors d’une cérémonie officielle en présence de France 3, France Bleu Roussillon, Le Petit Journal et L’Indépendant. Le collectif des Angelets a également édité un disque en solidarité avec les prisonniers politiques, avec la participation de 22 groupes de Catalogne Nord et Sud.

 

Après avoir appris que le festival international de photojournalisme Visa pour l'Image à Perpignan ne souhaitait pas faire d'exposition sur le processus catalan, les Angelets de la Terre ont annoncé qu'ils feraient l'exposition alternative Visca per la Libertat (www.visca -llibertat.cat). 45 photographes professionnels ont pris part à l'événement et offert 214 photos qui expliquent chronologiquement le processus, en anglais, français et catalan, depuis la consultation populaire à Arenys de Munt jusqu'à l'été 2018. L’exposition a été inaugurée à la Casa de la Generalitat a Perpinyà par le président Quim Torra et a été présenté tout au long du mois de septembre dans 27 lieux du centre-ville, tels que des galeries, des restaurants et des bars de nuit.

 

En novembre, les Angelets de la Terra ont convoqué une deuxième Cassolada per la Llibertat qui a attiré un millier de manifestants, juste avant de participer à la Diada de la Catalunya Nord. Quelques jours plus tard, ils ont présenté l'exposition Visca per la Libertat à Prats de Molló. Le jour de l'inauguration ils ont projeté un documentaire sur le référendum d’indépendance et modéré un débat avec le maire et une soixantaine d’habitants. De cette expérience en Vallespir est venue l'idée de faire un cycle d'expositions. Visca per la Llibertat sera donc présentée dans 15 autres municipalités de Catalunya Nord, mais également à Llívia et à Portbou, pour renforcer les liens au-delà de la frontière.

 

Comme les Angelets de la Terra l’ont déjà annoncé dans la presse, leur objectif est de promouvoir un appel à manifester unitaire, convoqué par les maires de Catalogne Nord, pour soutenir la démocratie et le respect des droits civiques en Espagne. Cette manifestation aurait lieu au printemps, lorsqu'il y aura le procès des prisonniers politiques catalans. 

 

Pour terminer l'année, les Angelets de la Terra ont été invités à la présentation du Conseil de la République à Bruxelles, porté par le président catalan en exil, où ils ont pu saluer la ministre Clara Ponsatí et les ministre Lluís Puig i Toni Comín à qui ils ont offert le disque des Angelets. 

 

 

Suport de Catalunya Nord a Puig de les Basses

 

El passat divendres l’Eva Sabater de la CAL i el seu equip van convidar una vintena de membres dels Angelets de la Terra per acompanyar la Dolors Bassa a Puig de les Basses i explicar a la gent de l’Empordà tot ho que fan a Catalunya Nord.

 

Després d’uns dies amb la por de no poder organitzar aquesta trobada en suport a la Dolors, als presos polítics i al dret d’autodeterminació de la nació catalana, els Angelets de la Terra van finalment poder venir per primera vegada davant de la presó de Figueres. Van actuar la Muriel Perpigna que interpreta els clàssics de la cançó catalana amb estil jazz i Llamp te Frigui que fan una música festiva i molt reivindicativa.

 

Ramon Faura, president dels Angelets de la Terra, va presentar les accions d’aquesta entitat cultural de Catalunya Nord. En març de 2018, tot va començar amb la convocatòria dels Angelets per la Cassolada per la Llibertat davant del consolat espanyol, després del tancament a les presons espanyoles d’una part del govern de Catalunya. Aquesta primera acció solidaria va ser un èxit. Van participar-hi uns 300 catalans del Nord i s’hi van ajuntar totes les entitats i partits solidaris. 

 

Pocs dies després, a la roda de premsa dels Concerts per la Llibertat organitzats pel col·lectiu dels Angelets de músics per la llengua (www.angeletsdelaterra.com), el batlle de Pesillà de la Ribera va anunciar que muntaria un col·lectiu de batlles solidaris amb Catalunya i, avui dia, són un centenar. Els quatre concerts, de l’abril a l’octubre, a Alenyà, Vilafranca de Conflent, El Soler i Pesillà de la Ribera també van funcionar molt bé amb la participació de 2000 persones, de 29 grups de Catalunya Nord i 6 del Sud de l’Albera. 

Aquests concerts van ser apadrinats per l’actor Sergi Lopez i van rebre el suport d’en Jordi Cuixart que va enviar una carta des de la presó, del conseller Lluís Puig i del president Puigdemont que van fer intervencions amb vídeos. 

Els Angelets de la Terra van recollir 9500 euros que van donar al Govern de la República a l’exili i a l’Associació Catalana pels Drets Civils que van acollir a casa d’en Ramon Faura en un acte oficial en presencia de les televisions, ràdios i diaris de Catalunya Nord. El mateix col·lectiu també va editar un disc groc amb la participació de 22 grups. 

 

Després d’assabentar-se que el festival internacional de fotoperiodisme Visa pour l’Image a Perpinyà no volia fer cap exposició sobre el procés català, els Angelets de la Terra van anunciar que muntarien l’exposició alternativa Visca per la Llibertat (www.visca-llibertat.cat). Van participar-hi 45 fotògrafs professionals amb 214 fotos que expliquen cronològicament el procés, en anglès, francès i català, des de la consulta popular a Arenys de Munt fins l’estiu de 2018. Va ser inaugurada pel president Quim Torra, a la Casa de la Generalitat a Perpinyà i es va presentar durant tot el mes de setembre en 27 espais del centre ciutat, com galeries, restaurants i bars de nit. 

 

Al novembre, els Angelets de la Terra van convocar una segona Cassolada per la Llibertat que va atreure un miler de manifestants, just abans de participar a la Diada de Catalunya Nord. Uns dies després van portar l’exposició Visca per la Llibertat a Prats de Molló. El dia de la inauguració van projectar el documental i van fer un debat amb el batlle i una seixantena d’habitants. D’aquí va sorgir l’idea de fer un cicle d’exposicions. Visca per la Llibertat es presentarà en 15 altres municipis en cada comarques de Catalunya Nord, però també a Llívia i Portbou, en col·laboració amb els municipis veïns. 

 

Els Angelets de la Terra, ja van anunciar en la premsa que tenien per objectiu d’impulsar una convocatòria unitària dels batlles de la Catalunya Nord en suport a la democràcia i al respecte dels drets civils a Espanya, a la primavera, quan es faran els judicis. 

 

Per tancar l’any, els Angelets de la Terra van ser convidats a la presentació del Consell de la República a Brussel·les, on van poder saludar la consellera Ponsatí i els consellers Puig i Comín. El punt culminant va ser quan les van convidar a la presó i es van trobar amb la germana de la Dolors Bassa que les hi va donar tot el suport per tirar endavant les seves accions. 

Les Angelets de la Terre ont été invités à venir soutenir l’ancienne ministre catalane Dolors Bassa devant la prison du Puig de les Basses et à y présenter toutes les actions solidaires qu'ils mènent depuis le début de l’année en Catalogne Nord. Ils ont pu rencontrer la sœur de la prisonnière politique qui leur a dit combien leur soutien lui donne du baume au cœur.

 

Après quelques jours avec la crainte de ne pas pouvoir organiser, en raison des blocages, cette réunion pour soutenir Dolors Bassa, les autres prisonniers politiques et le droit à l'autodétermination de la nation catalane, les Angelets de la Terre pouvaient finalement participer pour la première fois à une action devant la prison de Figueres. Ils étaient accompagnés de deux groupes du collectif de musiciens de Catalogne Nord pour la langue catalane. Muriel Perpigna a interprété quelques classiques de la chanson catalane et Llamp te Frigui à distillé quelques-unes de ses chansons les plus revendicatives.

 

Ramon Faura, président des Angelets de la Terra, a présenté les actions de cette association culturelle créée en 2001. En mars 2018, tout a commencé avec l’organisation de la Cassolada per la Llibertat devant le consulat d'Espagne, après l’emprisonnement d'une partie du gouvernement de la Catalogne. Cette première action de solidarité a été un succès. Environ 300 Catalans du Nord ont participé et toutes les entités et partis solidaires ont appelé à manifester.

 

Quelques jours plus tard, lors de la conférence de presse des Concerts per la Llibertat organisés par le collectif de musiciens des Angelets (www.angeletsdelaterra.com), le maire de Pesillà de la Ribera a annoncé qu'il créerait un collectif de maires de Catalogne Nord solidaires. Aujourd'hui, quasiment la moitié des communes du département en font parties. Les quatre concerts, d’avril à octobre, à Alenyà, Vilafranca de Conflent, El Soler et Pesillà de la Ribera ont également très bien fonctionné avec la participation de 2000 personnes, 29 groupes musicaux de Catalogne Nord, 6 du Sud et 1 d’Occitanie.

 

Ces concerts ont été parrainés par l'acteur Sergi Lopez et ont reçu le soutien du président d’Omnium Cultural, Jordi Cuixart qui a envoyé une lettre depuis la prison, du ministre en exil, Lluís Puig et du président de la Catalogne en exil, Carles Puigdemont qui ont envoyé des interventions vidéo.

 

Les Angelets de la Terra ont collecté 9500 euros qui ont été remis au Gouvernement de la République en exil et à l’Associació Catalana de Dret Civils qu’ils ont accueillie chez Ramon Faura lors d’une cérémonie officielle en présence de France 3, France Bleu Roussillon, Le Petit Journal et L’Indépendant. Le collectif des Angelets a également édité un disque en solidarité avec les prisonniers politiques, avec la participation de 22 groupes de Catalogne Nord et Sud.

 

Après avoir appris que le festival international de photojournalisme Visa pour l'Image à Perpignan ne souhaitait pas faire d'exposition sur le processus catalan, les Angelets de la Terre ont annoncé qu'ils feraient l'exposition alternative Visca per la Libertat (www.visca -llibertat.cat). 45 photographes professionnels ont pris part à l'événement et offert 214 photos qui expliquent chronologiquement le processus, en anglais, français et catalan, depuis la consultation populaire à Arenys de Munt jusqu'à l'été 2018. L’exposition a été inaugurée à la Casa de la Generalitat a Perpinyà par le président Quim Torra et a été présenté tout au long du mois de septembre dans 27 lieux du centre-ville, tels que des galeries, des restaurants et des bars de nuit.

 

En novembre, les Angelets de la Terra ont convoqué une deuxième Cassolada per la Llibertat qui a attiré un millier de manifestants, juste avant de participer à la Diada de la Catalunya Nord. Quelques jours plus tard, ils ont présenté l'exposition Visca per la Libertat à Prats de Molló. Le jour de l'inauguration ils ont projeté un documentaire sur le référendum d’indépendance et modéré un débat avec le maire et une soixantaine d’habitants. De cette expérience en Vallespir est venue l'idée de faire un cycle d'expositions. Visca per la Llibertat sera donc présentée dans 15 autres municipalités de Catalunya Nord, mais également à Llívia et à Portbou, pour renforcer les liens au-delà de la frontière.

 

Comme les Angelets de la Terra l’ont déjà annoncé dans la presse, leur objectif est de promouvoir un appel à manifester unitaire, convoqué par les maires de Catalogne Nord, pour soutenir la démocratie et le respect des droits civiques en Espagne. Cette manifestation aurait lieu au printemps, lorsqu'il y aura le procès des prisonniers politiques catalans.

 

Pour terminer l'année, les Angelets de la Terra ont été invités à la présentation du Conseil de la République à Bruxelles, porté par le président catalan en exil, où ils ont pu saluer la ministre Clara Ponsatí et les ministre Lluís Puig i Toni Comín à qui ils ont offert le disque des Angelets.

 

Plus d'information: 06.68.89.82.71 (Ramon Faura) 

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 11:05
Vendredi noir en Catalogne, samedi rouge avec les Gilets jaunes : bon anniversaire, M.Macron ! - Catalans à CUBA - P. FOURNEL à Sète
Vendredi noir en Catalogne, samedi rouge avec les Gilets jaunes : bon anniversaire, M.Macron ! - Catalans à CUBA - P. FOURNEL à Sète
Vendredi noir en Catalogne, samedi rouge avec les Gilets jaunes : bon anniversaire, M.Macron ! - Catalans à CUBA - P. FOURNEL à Sète
Vendredi noir en Catalogne, samedi rouge avec les Gilets jaunes : bon anniversaire, M.Macron ! - Catalans à CUBA - P. FOURNEL à Sète
Vendredi noir en Catalogne, samedi rouge avec les Gilets jaunes : bon anniversaire, M.Macron ! - Catalans à CUBA - P. FOURNEL à Sète

DES CATALANS à CUBA pour les II rencontres internationales "conocer la habanera"

 

Du 13 au 16 décembre ont eu lieu à La Habana à Cuba les secondes rencontres internationales "conocer la habanera" organisées par le Musée national de la musique -l'Institut cubain de la musique, sous la direction artistique du Dr Cecilio Tieles concertiste très connu.

Quatre concerts ont été organisés à l'université San Géronimo, au Musée National et au Théâtre national America, où plus de 200 chanteurs et musiciens ont montré leurs talents. (en particulier l'orchestre philarmonique national).

Le DUO de l'association "LES VEUS DE L'ESTANY" de Catalogne nord y a été invité cette année pour ramener à Cuba les habaneras qui ont lentement pérégriné depuis l'île en 1850 jusqu'à Perpignan, dernier refuge actuel, en passant par l'Amérique centrale et du sud, sans oublier l'Espagne.

Au cours d'une conférence à l'université de la Havana, le Duo a transmis sa conception de l'habanera, expression populaire lyrique et de concert, non seulement à Cuba, mais aussi en Espagne et en France. Une assistance de musiciens spécialistes a largement apprécié les interprétations nouvelles au son d'un accordéon de grande qualité presque inconnu dans l'Île, ainsi que des habaneras écrites par des compositeurs catalans sur des paroles françaises.

Pour des raisons alimentaires et peut être d'ignorance musicale, malheureusement de nombreuses personnes considèrent encore ce style musical comme, sinon folklorique destiné à accompagner les sardinades d'un soir d'été, du moins comme des "chants de marins" ce qui est totalement faux.

l'Habanera doit reprendre le sens patrimonial du genre en tant qu'un des représentants universels de la musique cubaine qui a enfanté le tango, le « son » ainsi que la rumba.

 

- - - EXPO PIERRE FOURNEL :


Il semblerait qu’enfin la baisse d’activité des gilets jaunes nous permette de reprendre la route sans trop de soucis…

Il fait bien froid et il pleut parfois mais cela semble normal en décembre.


Alors plus d’excuses, venez réchauffer votre cœur artistique
avec la très belle exposition Pierre Fournel en ce moment chez Dock Sud

Dock Sud se veut le lieu de représentation du groupe de Montpellier-Sète de la deuxième moitié du siècle dernier. Si les Desnoyer, Descossy, Couderc, Bessil, Dezeuze, Calvet, Milhau, Arnaud nous ont quittés, seul reste Pierre Fournel, ruthénois de 94 ans, première exposition à Montpellier en 1951, mémoire vivante dont je profite avec gourmandise des nombreuses anecdotes sur cette époque. Dans les années 1970, Pierre Fournel délaisse en partie le pinceau pour expérimenter avec les sables rencontrés et récoltés lors de ses nombreux voyages. Plus de 150 qualités de sables différents de textures et de couleurs qu’il fixe avec une fine résine sur des bois et des toiles. Il stoppe le temps, il fige les lieux, il montre l’essentiel, présences, cicatrices, ombres et lumières. C’est magnifique !!! Ce travail sera présenté à la galerie dans la continuité de la superbe exposition « Errances et itinérances » fin 2017 par la ville de Montpellier à l’espace Bagouet.

Martin Bez
Directeur

 

Galerie Dock Sud

2 quai aspirant Herber
34200 Sète

Tel: +33 (0)4 67740077
Mob: +33 (0)6 81236869
Mail: martin@dock-sud.com

www.dock-sud.com

http://www.docksud-artgallery.com

Facebook: Galerie Dock Sud
Instagram: martinbez07

 

Vendredi 21 Décembre à 20 heures, les Angelets de la Terra sont invités à la rencontrer devant la prison du Puig de les Basses, à Figueres, où se trouve la prisonnière politique Dolors Bassa.

 

Nous présenterons nos actions de solidarité en Catalogne Nord pour élargir le soutien aux prisonniers et exilés avec les Concerts per la Llibertat, les Cassolades per la Llibertat et l'exposition Visca per la Llibertat. 

 

Nous terminerons la soirée avec une performance musicale de Muriel Perpinyà et de Llamp te Frigui, qui font partie du groupe de musiciens de Catalunya Nord pour la langue (catalane). 

 

L'acte est soutenu par l'Assemblea Nacional Catalana (ANC), d'Omnium Alt Empordà et de l'Associacio Catalana de Drets Civils composée des familles des prisonniers et exilés politiques.

 

Contact: 06.68.89.82.71 (Ramon Faura, président des Angelets de la Terra)

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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 11:26
A. Aynal et Marcel Ville - Local de ATD-Quart-Monde, La Régie municipale place Carola (photos J.P.Bonnel)
A. Aynal et Marcel Ville - Local de ATD-Quart-Monde, La Régie municipale place Carola (photos J.P.Bonnel)
A. Aynal et Marcel Ville - Local de ATD-Quart-Monde, La Régie municipale place Carola (photos J.P.Bonnel)
A. Aynal et Marcel Ville - Local de ATD-Quart-Monde, La Régie municipale place Carola (photos J.P.Bonnel)
A. Aynal et Marcel Ville - Local de ATD-Quart-Monde, La Régie municipale place Carola (photos J.P.Bonnel)
A. Aynal et Marcel Ville - Local de ATD-Quart-Monde, La Régie municipale place Carola (photos J.P.Bonnel)

A. Aynal et Marcel Ville - Local de ATD-Quart-Monde, La Régie municipale place Carola (photos J.P.Bonnel)

Perpignan : au coeur de Saint-Jacques, avec Aurore RAYNAL, Marcel VILLE, peintre gitan et ATD Quart-Monde

 

Il faut beaucoup de coeur, de don de soi, de générosité, pour aider les jeunes, une population d'un quartier pauvre et difficile. Une vocation d'oblat. Un mélange d'esprit militant et de croyance en l'Homme, et en Dieu... 

 

Telle est cette femme admirable, à la fois militante socialiste depuis soixante ans et croyante en un Créateur, quelque peu indifférent, semble-t-il, au sort de certaines populations, cantonnées dans des sortes de ghettos. La misère et la saleté au coeur du coeur de ville.

C'est ici que les bénévoles d'ATD-Quart-Monde accueillent les enfants, gitans et maghrébins, les font lire, dessiner, préparent une exposition de leurs dessins et une autre du peintre autodidacte d'origine gitane, Marcel Ville.

 

Telle est Aurore Raynal, qui est présente dans le quartier depuis des décennies, au CLJ, local prêté par la police, place Cassanyes, poste désaffecté à présent… C'était à l'époque de la municipalité précédente, au temps généreux d'Yvan Gressèque, rugbyman et éducateur…

 

Madame Raynal avait surtout créé la "bibliothèque de rue", présente dans le labyrinthe de Sy-Jacques et surtout au parvis de l'église, et dans les locaux paroissiens, les dernières années  : cette initiative culturelle, en direction d'une jeunesse qui ne va à l'école ou au collège que par intermittence, a duré quinze ans ! 

 

Avec le temps et la lassitude, la rareté des bénévoles, l'association s'ancre place Carola, au-dessus de la Régie : le local est prêté par la mairie et les relations avec Caroline Sirère, maire de quartier (aujourd'hui, directrice du cabinet de J. M. Pujol) sont amicales.

Le lieu a pu ainsi recevoir la visite de C. Bourquin, C. Cansouline, ou de Françoise Fitter, Ségolène Neuville et Hermeline Malherbe, ensemble sur une photo de l'album-souvenir…

 

Il s'agit d'un lieu convivial où on aime venir : les jeunes le connaissent; même quand a lieu une assemblée de 25 personnes dans la petite pièce du fond, ils viennent et s'installent dans la salle d'entrée où ils peuvent dessiner…

 

C'est sûr, nous allons revenir bientôt dans les locaux d'Aurore Raynal. Des actions sont prévues, avec les deux expositions, une conférence et un débat sur la culture à Saint-Jacques…Et une "action-propreté", début janvier, afin de stimuler la population : il s'agit de se pendre en charge, de ne pas tout attendre de la mairie ! 

 

Le social, les aides, du CD 66, de la municipalité…bien sûr, c'est essentiel, mais ne pas être assisté, c'est retrouver son honneur et la gaieté ancienne des citoyens de ce quartier en déshérence qui s'interroge sur le sort qui lui est réservé…

 

J.P.Bonnel

PerPiPolis : Pour un maire de Proximité !

*** ATD QUART MONDE

CONTACTEZ-NOUS

 

 

*témoignage : 

 

« CHAQUE UNIVERSITÉ POPULAIRE ME FAIT ÉVOLUER UN PEU PLUS »

 

Daniel Prat est membre du groupe local d’ATD Quart Monde à Perpignan. Il est militant Quart Monde et participe depuis un peu plus d’un an aux Universités populaire Quart Monde en Occitanie.

Daniel, comment s’est passé votre première Université populaire ?

Au début je me suis laissé porter. Ma première réaction c’était : non je n’y vais pas. Puis après discussion… j’ai eu envie de découvrir. J’avais une appréhension, pourquoi y aller ? A quoi ça servira ? Je me disais même : si on m’oublie en partant, peut-être que ce sera pas plus mal…! Je n’aurais pas relancé.
J’ai évolué. Maintenant, j’en n’entendrais plus parler, c’est moi qui appellerais pour savoir où est la prochaine !

Qu’est ce qui vous a impressionné ?

Ce qui m’a impressionné, c’est quand ils donnent le micro pour parler.
Jamais quelqu’un n’est intervenu par rapport à ce qui est dit : tu ne te sens pas rabaissé du coup. Si je parle, on ne va pas me juger.
Au début, je sentais les gouttes de sueur, le cœur qui s’emballe. Et puis après, tu réfléchis, et c’est possible.
La première fois, je trouvais ça bien (de parler)… pour les autres. En étant au fond, personne ne te voit. Maintenant, j’avance de plus en plus vers les premiers rangs.

Et qu’avez vous découvert ?

Je ne pensais pas qu’il y avait autant de monde dans ma situation. Ça ne fait pas plaisir de le voir mais tu te sens pas tout seul. J’ai pris conscience de ça.
Ce qui est intéressant, c’est comment des personnes qui ont vécu les mêmes choses ont fait pour se débrouiller. C’est comme ça que tu évolues.

Et maintenant ?

Je veux continuer à prendre conscience de tout ce qui se passe, me rendre compte des tas de situations différentes. Chaque Université populaire me fait évoluer un peu plus. Je me détends un peu plus aussi à chaque fois. Maintenant, je n’ai plus  l’angoisse d’être interpellé ; je suis capable d’intervenir pour témoigner et aider.

Qu’est ce qui vous motive dans cette Université populaire ?

Ma formation personnelle et aussi partager, guider, aider à ne pas faire les mêmes erreurs que j’ai faites moi.
On a la même réflexion là-bas. C’est génial de sentir ça. J’étais égoïste, dans mon coin, en fait… Ça m’a ouvert les yeux.
Ce que je trouve génial c’est que tout le monde va être interpellé. Au début, on laisse parler les « beaux parleurs ». Après, même s’ils lèvent encore la main pour intervenir, la parole est à quelqu’un d’autre.
Un autre truc génial à l’Université Populaire c’est cette question (dans le temps des nouvelles) : « Avez-vous quelque chose d’autre à partager ? »
Moi au début, je ne comprenais pas ce que ça voulait dire. Et puis quelqu’un a dit : «Je me suis marié…»
C’est génial. En fait, on compte pour les autres.

 

 

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19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 09:11
Olivier Amiel, avec un jeune gitan, avec les trentenaires de sa liste pour 2014 à Perpignan -
Olivier Amiel, avec un jeune gitan, avec les trentenaires de sa liste pour 2014 à Perpignan -

Olivier Amiel, avec un jeune gitan, avec les trentenaires de sa liste pour 2014 à Perpignan -

 

Après le dégagisme, la mode du JEUNISME : RN et Républicains, AMIEL à Perpignan

 

Avec le reflux de la contestation et de l'insurrection des Gilets jaunes, la politique politicienne se permet de revenir dans l'actualité... Pourtant, avec les émeutes à Paris et sur les ronds-points, tout le reste passait au second plan : les prisonniers catalans, les cadeaux de Noël, la préparation des fêtes, la préparation des municipales de mars 2020... 

Ces sujets nous laissaient indifférents... 

Et puis, à l'heure où les catégories sociales essaient d'obtenir des avantages, en salaires, en conditions de travail, la politique reprend ses droits...

 

Avec le dégagisme prôné par Mélenchon, ce sont les anciens responsables qui avaient disparu. Macron avait fait mieux, en s'imposant grâce à la séduction, à la connaissance des dossiers et à sa jeunesse : il avait ridiculisé Marine Le Pen. Celle-ci s'accroche encore cependant, tout en sachant que sa nièce l'attend, louve à l'affût, au coin du bois...Pour redonner allure à son parti, renouvelé par le nom (RN), et à elle-même, elle a nommé un jeune de 23 ans à la tête de la liste européenne...

 

   Si les partis de gauche (PS, PC) ont placé une nouvelle figure assez jeune à la tête de leurs formations, ce sont les Républicains qui, pour tempérer la présence inexplicable d'un Vauquiez, choisissent un philosophe trentenaire, conservateur, certes, mais jeune et intello !

    On reste dans la com, la séduction, l'émotion, c'est-à-dire dans le superficiel, le médium, mais pas dans le contenu, les idées…

 

A Perpignan, les Républicains se chamaillent : le maire, J.M.Pujol, désire se représenter, mais il aura 71 ans en 2020. Il est concurrencé par son ancien 1er adjoint, devenu LRM, Romain Grau, quadragénaire, de la génération de Macron. Le député Grau est lui-même concurrencé par l'adjoint Olivier Amiel, âgé de 40 ans à peine, donc plus jeune et qui a décidé de s'entourer de trentenaires.

 

Il s'agit de Youssef Akkari, 31 ans, fils de l'ancien médecin et responsable politique Ahmad Akkari, ainsi que de Jordan Halimi, 28 ans, fils de l'ancien adjoint au maire Maurice Halimi… Ce trio d'ados passionnés de politique sont à l'initiative du lancement d'un nouveau club de réflexion, dénommé perpi-d : je n'ai pas compris ce que signifiait la dernière lettre …

D comme défaite ..?

 

Illusion que cette annonce au coeur du milieu perpignanais des bobos, avocats, entrepreneurs, restaurateurs des Halles, nouveau lieu à la mode des jeunes et des autres fêtards du microcosme catalan…

Ces deux jeunes représentatifs des "communautés" religieuses de la ville, la juive, la musulmane, référence à "Perpignan le plurielle", chère à J.P. Alduy et à Maurice Halimi, sont de faux jeunes : ils représentent leurs pères, connus par leur profession et leur engagement politique. Ahmad et Jordan sont des vieux, au service d'un autre vieux, cet O. Amiel qui a déjà un long passé de politicien, de la gauche, avec J.P. Chevénement, jusqu'à la droite gaullienne et républicaine… 

 

  Ces "jeunes"  juif et musulman, c'est bien cependant pour montrer qu'on veut s'opposer au racisme de l'extrême-droite et au candidat Aliot…Mais c'est du jeunisme politicien : ces jeunes doivent faire leurs preuves. Qu'ont-ils fait..?

 

JP.Bonnel

PerPiPolis - Perpignan, en avant ! - Perpinya, en davant ! - Pour un maire de proximité !

 

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 15:21
La mort de LENY...

La mort de Leny

 

On retiendra cette photo de jeunesse, cette pochette d'un vinyle et des chansons de tendresse : "Ballade àSylvie..."

 

 

J'écrivais ceci dans mon blog du 10 OCTOBRE 2015

LÉNI ESCUDERO À PERPIGNAN ET À MONTPELLIER (AUTOBIOGRAPHIE AU SALON DU LIVRE, JUIN 2013)

 

Lény l'exilé, Escudero le Républicain, je le croisais parfois à Perpignan, quand j'étais ado : il attendait son fils à l'ancien hôpital militaire (classes en préfabriquées, annexes de l'ancien lycée Arago, près du tribunal.

 

Je le voyais aussi sortant de sa belle maison, qui fait angle, dans la rue qui mène au centre des Impôts et au lycée Lurçat, en face des locaux de la Maif...

 

Des chansons tendres, un engagement discret, une époque adolescente...

 

J.P.B.

 

Joaquim Leni Escudero (ou Leny Escudero) est un chanteur français né le 5 novembre 1932 à Espinal (Espagne).

 

Son père (d'origine gitane) et sa mère, républicains espagnols, analphabètes, quittent leur pays ravagé par la guerre civile en 1939. Ils s'installent à Paris dans le quartier de Belleville. Par la suite, il survit grâce à des petits métiers : il commence par être terrassier et installe des canalisations, la pioche à la main. Il devient ensuite carreleur et s'établit à son compte. Sa carrière de chanteur commence en 1957.

 

En 1962, il sort son premier disque, et c'est le succès, la célébrité et la fortune. Pourtant, il abandonne tout pour un tour du monde : Amérique du Sud, Moyen-Orient, États-Unis, Russie, Afrique, il va partout. Au Dahomey, il construit une école « en dur » en pleine brousse.

 

Son album Escudero 71 reçoit le Grand prix de L'Académie Charles CROS.

Enfin il représente la chanson française à thèmes des années 1970-1990.

 

Auteur-compositeur et interprète, sa voix est très caractéristique, car elle est prenante, intensément émotionnelle, et surtout empreinte de rigueur et de sincérité.

Ses paroles traitent de thèmes plutôt graves et tristes tels que la guerre d'Espagne (album Vivre pour des idées), les dictatures, et la maltraitance des habitants de notre planète (album la Planète des fous).

Il a écrit quelques belles chansons gaies et très poétiques telles que Ballade à Sylvie ou Pour une amourette.

 

8 MAI 2013

 

Aujourd'hui, il ne vit plus à Giverny près de Vernon… 9 octobre 2015 -

 

JPB.

 

 

Source : fr.wikipedia.org/.../fr.wikipedia.org/wiki/Leni_Escudero

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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