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21 novembre 2018 3 21 /11 /novembre /2018 10:16
Expo à Argelès "Autrement" - Jazz à Eus
Expo à Argelès "Autrement" - Jazz à Eus

Expo à Argelès "Autrement" - Jazz à Eus

Journée d’études « A l’épreuve du dépérissement urbain : secteurs protégés et architecture vernaculaire » 

Le 24 NOVEMBRE 2018 à PERPIGNAN
Programme dans "afficher la suite", 2eme lien ci dessous:

http://aspahr.ouvaton.org/…/journee-detudes-a-lepreuve-du-…/

Programme définitif

9h : accueil, salle basse du palais des rois de Majorque : Jean-Bernard Mathon, président

de l’ASPAHR

9h 15 : Bref rappel d’une loi novatrice : la loi dite « loi Malraux » : Pierre Coureux, président des AIAM

9h 25 : Perpignan, Saint-Jacques et Saint-Matthieu, quartiers vernaculaires : conserver

ou détruire ? Interventions : histoire, typologie, réhabilitation : Aymat Catafau

(Université de Perpignan), Olivier Poisson (conservateur général du patrimoine

(honoraire), Bernard Cabanne, architecte .

 10h : Bordeaux, la ville de pierre : architectures ordinaires en PLU et en PSMV, regards

croisés : Anne-Laure Moniot, Sylvain Schoonbært (Bordeaux Métropole).

10h 30 : Les cités minières du Nord de la France, comment protéger et faire évoluer un

patrimoine ordinaire inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial ? : Raphaël Alessandri

(Mission Bassin minier).

11h : Tortosa et Amposta (Catalogne), deux villes proches et des manières

opposées de voir le Patrimoine urbain. L’anachronisme de la destruction et la vertu de

l’intégration : Dídac Gordillo Bel, architecte (Barcelone), professeur à l’Université

Polytechnique de Catalogne.

 11h 30 : Celleres et coeurs de villages en Roussillon : questions sur la conservation

des tracés urbains : Aymat Catafau (Université de Perpignan).

12h : les sites patrimoniaux remarquables et leurs plans de sauvegarde et de

mise en valeur, de l’analyse urbaine aux réalisations : Antoine Bruguerolle

(architecte, ICOMOS-CIVVIH)

 12h 30 fin de la matinée

repas libre

14h visites de terrain : Perpignan, quartiers Saint-Jacques et Saint-Matthieu.

Rendez-vous : place du Puig

16 h : table ronde (modérateur : Olivier Poisson): architecture vernaculaire en

secteur protégé : conservation, réhabilitation ou renouvellement ?

Raphaël Alessandri, Antoine Bruguerolle, Bernard Cabanne, Aymat Catafau,

Pierre Coureux, Jean-Michel Galley, Dídac Gordillo, Jean-Bernard Mathon, Anne-

Laure Moniot, Bertrand Ramond, Etienne Rouziès, Sylvain Schoonbært, Mimi Tjoyas

17h 30 : conclusions.

Journée d’études « A l’épreuve du dépérissement urbain : secteurs protégés et architecture vernaculaire » : Résumés des interventions

 

Pierre Coureux, président des AIAM

Bref rappel d’une loi novatrice : la loi dite « loi Malraux »

Le 23 juillet 1962, dans son remarquable discours, André Malraux soutenait, avec le charisme et l’éloquence qu’on lui connaissait, un projet de loi qui portera très vite son nom : la loi « Malraux ». Remarquable loi tout à fait novatrice qui faisait avancer considérablement le paradigme patrimonial jusque là cantonné dans deux sphères : celle des monuments historiques et celle des « sites ».

Cette loi « Malraux » qu’avait-elle pour objet de sauver ? C’est ce que nous allons rappeler en début de cette journée d’étude. Nous verrons qu’elle a permis de lutter contre la tentation de substituer, à l’époque, un urbanisme à visée hygiéniste et fonctionnelle composé de tours et de barres. Au fil du temps, ce sont 112 secteurs sauvegardés qui ont été créés dans notre pays. Depuis la loi LCAP du 7 juillet 2016, il n’y a plus la possibilité d’en créer de nouveaux. Pour protéger, on doit aujourd’hui classer en « site patrimonial remarquable » qui s’est substitué aux précédents secteurs sauvegardés et aux ZPPAUP/AVAP.

Nous montrerons ensuite pourquoi ce dispositif est lui-même doublement remarquable. Nous terminerons enfin, en insistant sur l’efficacité de cette loi « Malraux », après avoir fait remarquer que la récente loi relative à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine, (LCAP) s’appuie toujours notamment sur l’élaboration de PSMV (sans en remettre en cause les caractéristiques fondamentales).

 

Aymat Catafau (Université de Perpignan)

Perpignan, Saint-Jacques et Saint-Matthieu, quartiers vernaculaires : conserver ou détruire ?

 

 Les études historiques et archéologiques conduites depuis une quinzaine d’années ont démontré que les quartiers Saint-Jacques et Saint-Matthieu ont été conçus, mis en place, lotis et bâtis au Moyen Âge, au milieu du XIIIe siècle. Pour le quartier Saint-Matthieu, loti par les Templiers, les archives conservent les concessions de terrains à bâtir précises qui donnent les dates des premières constructions, leurs dimensions, leurs premiers habitants. L’étude de la trame urbaine montre que ces quartiers ont conservé la régularité du plan d’origine et la disposition des parcelles du premier lotissement est encore très bien perceptible. L’archéologie a en outre démontré que les murs des maisons actuelles sont en partie toujours ceux du XIIIe siècle, élevés en terre massive. Tout donc dans ces quartiers, le plan, le parcellaire, les maisons elles-mêmes, témoigne de l’expansion de la ville de Perpignan, au Moyen Âge.

 

Olivier Poisson (conservateur général du patrimoine honoraire)

Typologie

Les quartiers tracés et bâtis au 13e siècle à Perpignan, lors d’une une étape de croissance très rapide et ordonnée de la ville, ont connu ensuite une évolution vers plus de densité, en raison des contraintes militaires imposées à la ville par son statut de place-forte. Ces contraintes ont eu le plus d’effet au 19e siècle, qui a vu le bâti acquérir ses formes actuelles, même si la trame constructive et la base des constructions sont restées celles du 13e siècle. Il en résulte un bâti vernaculaire de maisons étroites, de deux travées entre trois mitoyens, cependant élevées de deux ou trois étages sur rez-de-chaussée, ce qui leur donne leur verticalité caractéristique. L’architecture de facture simple traduit l’usage agricole (suburbain) ou artisanal, avec des détails communs aux villages de la plaine roussillonnaise (usage de la brique, chèneaux en terre cuite vernissée, linteaux en bois, présence d’une fenière au dernier étage avec poulie de levage, etc). La régularité du type n’exclut pas variations et diversité, qu’accentue dans certaines rues le décalage des façades suivant la pente.

Bernard Cabanne, architecte

Fin de chantiers

Retour d’expérience sur la réhabilitation d’une quinzaine d’immeubles dans le PRI,  (périmètre de rénovation Immobilière) « Révolution Française », dans le quartier Saint-Jacques de Perpignan entre 2001 et 2006. Il sera fait état des pathologies rencontrées, de la démarche de réhabilitation et de l’analyse des coûts de construction.

 

Dans la réhabilitation, l’architecte découvre que le vieux bâti est transformable, adaptable, malléable et riche de potentialités que la construction neuve normative n’atteindra jamais. A Saint-Jacques, la trame est très régulière et permet des adaptations tant horizontales que verticales. Au fil du temps, les logements ont occupé les cours et exigé des étages surnuméraires, provoquant une surdensité étouffante. Il faut aujourd’hui rétablir des conforts d’habitat, reprendre du jour et du ciel par écrêtement, évidement, amaigrissement… réduire le nombre de familles par cage d’escalier …et envisager d’habiter autrement.

A contrario la démolition fragilise les confronts mitoyens qu’elle sape et qu’il faut étayer pour une durée inconnue ou définitive. Dans le jugement de la démolition il faut tenir compte des coûts ultérieurs d’entretien, d’aménagement improbables des vides résiduels et des contraintes techniques coûteuses si l’on doit y adosser des constructions mitoyennes… Ajoutons que les démolitions ne sapent pas seulement les maisons mais aussi la santé des habitants, pouvant créer sur des populations fragilisées une véritable psychose, une angoisse qui s’ajoute à la précarité, à la dévalorisation des biens et du patrimoine des familles.

 

Sylvain Schoonbært, Chef de projet secteur sauvegardé et documentation historique, et Anne-Laure Moniot, Direction de l’urbanisme, du patrimoine et des paysages, Bordeaux Métropole

Bordeaux, la ville de pierre : architectures ordinaires en PLU et en PSMV, regards croisés

 

Bordeaux présente la particularité de présenter un patrimoine vernaculaire exceptionnel. Le paysage de la « ville de pierre » comporte des monuments mais également une myriade de constructions domestiques dont le matériau, la pierre calcaire locale, fait l’unité.            .
Cette intervention se propose de relater les dispositifs mis en place pour protéger ce dernier patrimoine                                :
– le règlement du PLUi mis en place dès 2007 contribue largement à la protection des quartiers de faubourgs et de la petite banlieue bordelaise ;        ;
– le futur règlement du PSMV, à l’horizon 2020, assurera également la gestion des immeubles qualifiés à Bordeaux « d’ordinaires » à l’intérieur du site patrimonial remarquable. Les interfaces entre ces deux dispositifs réglementaires seront croisées à l’aune de leurs possibilités respectives.

Raphaël Alessandri (Mission Bassin minier).

Les cités minières du Nord de la France, comment protéger et faire évoluer un patrimoine ordinaire inscrit sur la Liste du Patrimoine mondial ?

Les cités minières du Nord de la France, comment protéger et faire évoluer un patrimoine ordinaire inscrit sur la Liste du patrimoine mondial ?

La présentation donnera des éclairages sur des démarches et projets entrepris depuis 15 ans sur la question de la protection et de l’adaptation des cités minières, elle abordera plus spécifiquement les questions suivantes :

Comment passer de l’image d’un parc social, obsolète, énergivore et stigmatisant à une prise de conscience « collective » de sa valeur patrimoniale et d’attractivité ? La présentation reviendra sur les démarches « d’inventaires partagés » conçus et mis en œuvre en croisant les valeurs patrimoniales avec les enjeux et contraintes de gestion d’un parc ancien et très marqué socialement.

Comment conduire des projets démonstrateurs et engager un changement de pratiques ? La présentation rendra compte de projets démonstrateurs (les cités pilotes Unesco) mis en œuvre depuis 5 ans et qui servent aujourd’hui de « modèle » à un projet national « l’Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier ».

Comment informer et accompagner les propriétaires privés dans leurs projets de rénovation ? La présentation fera état d’un travail de communication à destination des propriétaires avec un double objectif : d’une part, lutter contre la précarité énergétique et améliorer le confort dans les logements miniers, et d’autre part, protéger et valoriser les qualités architecturales et paysagères des cités.

 

Dídac Gordillo Bel, architecte (Barcelone), professeur à l’Université Polytechnique de Catalogne

Tortosa et Amposta (Catalogne), deux villes proches et des manières opposées de voir le Patrimoine urbain. L’anachronisme de la destruction et la vertu de l’intégration

Tortosa et Amposta sont deux villes géographiquement très proches, situées à seulement 15 km l’une de l’autre, sur les rives de l’Èbre dans sa partie catalane, tout près de l’embouchure. Comme bon nombre des lieux habités de nos jours sur les rives du fleuve, ces deux villes existaient déjà dans l’Antiquité, avec des vestiges conservés jusqu’à aujourd’hui des périodes ibérique et romaine. Elles ont suivi une évolution parallèle avec quelques différences.

Tortosa a toujours été une ville importante. C’était un évêché et, à l’époque musulmane, c’était la capitale d’un royaume de taifa jusqu’à sa conquête par le comte de Barcelone, Ramon Berenguer IV. Aux temps modernes, c’était un siège de viguerie et, ensuite, de corregiment. Amposta, au contraire, après la conquête chrétienne, devint le siège de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem pour la Couronne d’Aragon et plus tard une ville de domination royale directe. Les façades fluviales des deux sites étaient semblables à celles d’autres villes côtières, mais Tortosa a commencé à changer dès le milieu du XXe siècle. À l’origine, ces façades étaient très fermées avec peu d’ouvertures, en particulier dans leurs niveaux les plus bas, car les limites des deux villes faisant face au fleuve étaient les remparts sur lesquels reposaient des bâtiments. C’est du moins le cas au milieu du XVIe siècle à Tortosa, comme on le constate sur des gravures contemporaines, ainsi qu’à Amposta, comme on peut le déduire de la typologie constructive et des vestiges archéologiques actuels.

À Tortosa, à partir du milieu du XXe siècle, il est décidé de créer une nouvelle rue périphérique qui étend l’espace de la ville sur le fleuve, afin d’améliorer la mobilité face à l’étroitesse des rues de la vieille ville. Dans le même temps, il fut prévu d’abattre un ilôt de maisons entre la cathédrale inachevée et le fleuve, pour créer une nouvelle place devant la façade principale, comme si l’on faisait face à un San Giorgio Maggiore à Venise, et c’est l’idée qui a finalement prévalu : ainsi fut  démoli ce complexe immobilier d’un certain intérêt, pourtant listé au catalogue des biens à protéger, qui était l’un des premiers exemples de bâtiments multifamiliaux de Tortosa, endommageant la façade fluviale de la ville. On mit ainsi en œuvre un concept anachronique d’urbanisme, qui ne cherche pas à mettre l’accent sur les ensembles construits mais sur des points supposés d’intérêt, avec places et avenues. Si cette façade urbaine perdue avait été maintenue, il aurait été possible de reproduire une image plus ou moins comparable, si l’on songe encore à Venise (et toutes proportions gardées), à celle du Grand Canal et de ses façades continues de bâtiments et de palais.En revanche, la façade fluviale d’Amposta, divisée en deux parties par le Pont Suspendu, n’était pas protégée dans son ensemble, mais seulement la partie de l’ancien château médiéval. Dans le plan d’urbanisme en vigueur, il était prévu de démolir toute la section de l’ancienne façade urbaine avec les bâtiments situés au bord de la rivière, afin de créer un boulevard, mais l’arrivée d’une nouvelle équipe municipale capable d’apprécier l’ensemble dans son épaisseur historique a permis de la protéger. À ce jour, un plan directeur concernant la façade de la rivière est en cours de rédaction, qui non seulement veut maintenir la structure des bâtiments, mais également régénérer le quartier où il se trouve, qui s’est trouvé confronté à un processus de dégénérescence, commun à de nombreux centres anciens, comme d’ailleurs à Tortosa.

 

Aymat Catafau (Université de Perpignan)

Celleres et coeurs de villages en Roussillon : questions sur la conservation des tracés urbains

La mise en lumière de la cellera comme noyau originel de nombreux villages du Roussillon au milieu des années 1990 a été suivie d’une prise de conscience progressive de la nécessité de conserver cette trace visible des premiers temps des villages médiévaux qui constituent le cœur des villages actuels. Malgré l’intérêt immédiat des acteurs de la culture, du patrimoine  et de l’archéologie, il a fallu attendre 2005 pour que se tienne la rencontre sur la préservation des celleres, à l’initiative du CAUE, du SDAP et de l’AAPO. Les politiques municipales appliquées aux cœurs villageois ont cependant souvent ignoré la valeur patrimoniale du dense tissu serré des constructions au sein de ce noyau originel, appliquant la méthode du bulldozer pour « ouvrir » les espaces : Bages, Le Boulou, Baho, en sont des exemples. À Pézilla-la-Rivière, des choix différents – que l’on peut discuter – ont été faits, pour ramener une vie sociale dans ce centre délaissé. D’autres actions de sauvegarde et de mise en valeur, comme celles de l’association « La Cellera » de Marquixanes, sont à souligner.

 

Antoine Bruguerolle (architecte, ICOMOS-CIVVIH)

Les sites patrimoniaux remarquables et leurs plans de sauvegarde et de mise en valeur, de l’analyse urbaine aux réalisations

Le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur a la particularité d’être un plan d’urbanisme sectoriel dont le sujet est le patrimoine.  Il fixe le droit du sol en se basant sur la mise en valeur du patrimoine et propose un projet de ville inscrit dans une démarche de développement historique raisonné intégrant le patrimoine à différentes échelles : paysagère, urbaine et architecturale. Comment, de l’analyse du plan de sauvegarde et de mise en valeur passe-t-on à la rédaction d’une règle ? D’abord, en définissant la valeur. Qu’est-ce qui permet de définir la valeur ? Valeur architecturale, urbaine ou paysagère ? Par l’analyse urbaine et le fichier immobilier, on peut qualifier l’édifice à différents niveaux :

– en partant du détail constructif et de l’architecture pour arriver à la composition d’ensemble et la valeur urbaine, avec un regard croisé sur le paysage urbain et les ambiances urbaines qui participent de l’esprit du lieu.

– en intégrant la composition urbaine et la mémoire des tracés historiques avec le parcellaire

– en regard avec la composition de l’espace public, comportant la définition d’orientations d’aménagement et de programmation.

Au-delà de la valeur individuelle, la valeur des édifices peut se fonder sur une séquence ou une série constituée par la répétition et qualifiée par le rapport d’échelle.

Cette analyse permet d’identifier les enjeux aux différentes échelles et confirmer les objectifs du projet. Il faut ensuite transcrire dans le projet urbain dans le plan d’urbanisme en adoptant une lecture transversale de ces différentes données et échelles afin d’intégrer la mise en valeur de ces patrimoines.

Dans le site patrimonial remarquable, l’outil « plan de sauvegarde et de mise en valeur » comprend : un rapport, un plan, un règlement et des annexes. La bonne pratique des outils dépend de l’engagement des acteurs du site patrimonial remarquable (l’État et la ville). L’arbitrage, en cas de différend, pouvant être fait par la commission locale permanente et, en cas de recours, la commission régionale de l’architecture et du patrimoine (CRPA).

Dans le cadre de cet exposé, des projets réalisés dans divers sites patrimoniaux remarquables seront évoqués, pour montrer comment passer de la règle à la pratique et aborder les différentes modalités d’intervention : rénovation, restauration, réhabilitation, recomposition, cicatrisation, etc.

 

Publié dans Révision du Plan de sauvegarde et de mise en valeur

ASPAHR / Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Artistique et Historique Roussillonnais 21, rue Jean-Baptiste Lully 66000 Perpignan – E-mail : aspahr2017@gmail.co

Mercredi 21 novembre

Inauguration de la manifestation

18h30 Médiathèque « Jean Ferrat »

 

«Autrement »

Dessins de Bernard Combes

Textes de Michel Gorsse

(Détournements drôles, engagés et poétiques)

Créations des lycéens d’Argelès inspirées de ces deux artistes

 

AUTREMENT
avec Bernard COMBES et Michel GORSSE

Quand les arts plastiques rencontrent le cinéma, diront certains, ce ne peut pas être une malheureuse alliance, même si cette alliance se réalise dans une forme modeste. Comme ce sera le cas à Argelés-sur-Mer, où en ouverture de son festival "Écrans d'automne" - qui se tient à la salle Jean-Jaurès - sera inaugurée à la Médiathèque qui se trouve à quelque pas une exposition originale. Originale en ce qu'elle donne à voir le travail d'un illustrateur, Bernard Combes, et d'un écrivain, Michel Gorsse, autour du livre "Divagalâmes" dont le titre pour qui sait lire dans une boule de cristal (mais de Bohème) ou dans le marc de café ( mais l'équitable de Max Havelaar) n'a pas besoin d'explication ni de Matignon ni de Berçy. Combes et Gorsse se connaissent de longue date. Les lecteurs de la revue "La Licorne d'Hannibal", dans son édition papier (aujourd'hui convertie au numérique ), les connaissent aussi. Ce ne sont pas des esprits... badins, mais deux authentiques cabochards de l'If ( de si respectable et émouvante mémoire) qui dégainent contre quiconque se donne des airs d'Arturo Ui et conspue le jeu au profit du calcul. Pour eux l'individu à un sens et la liberté d'expression un sens impérial. Oui, exposition originale, car elle n'est pas livrée par une officine-succursale de décentralisation de culture officielle. En marge de cette exposition seront présentés des travaux de deux classes du lycée Christian Bourquin qui ont planché dans le cadre d'un atelier sur les images de l'un et les mots de l'autre. Le titre général de l'exposition porte le si joli message "AUTREMENT". Son vernissage est prévu le mercredi 21 novembre à 18 h 30. Elle pourra être visitée jusqu'au 23 décembre.
(Met Barran)

Apéritif au Foyer communal                                                   

 21h Cinéma Jaurès

Court Métrage. (Mai 68 - Claire Auzias)

Film “Amanda“de Mikhaël Hers – Fiction    (France, 2018, 1h47) Film en sortie nationale

- - 

Exposition Bernard COMBES / Michel GORSSE

Publié le 16 octobre 2018 par Licorne d' Hannibal

 

Médiathèque Jean Ferrat

Argelès-sur-Mer

Vernissage le 21 novembre à 18h30

de l'exposition

Bernard Combes

DESSINS

Michel Gorsse

TEXTES

 

Expo du 21 novembre au 23 décembre 2018

- - -JAZZ, SAMEDI 24 NOVEMBRE 2018 21H

MAISON DU TEMPS LIBRE D'EUS

 

- - -

 

Collections François Desnoyer à SAINT-CYPRIEN Village.

 

Causerie du Jeudi 22 Novembre 2018, à 18 h 00,

Conférence autour de l'artiste Egon Schiele.

Entrée libre.

LES COLLECTIONS DE SAINT-CYPRIEN

Service Culture /Evénements

Rue Emile Zola, 66750 Saint-Cyprien

Tél. 04 68 56 51 97 - Mail : collectionfrancoisdesnoyer@gmail.com

 

 

 

Institut Ramon Llull/ Newsletter # 93

 

 

PARIS,  23/11/2018

Naomi Kawase et Isaki Lacuesta au Centre Pompidou : rétrospectives des films et exposition

 

En 2011 le Centre de Culture Contemporaine de Barcelone présentait une exposition singulière sous le commissariat de Jordi Balló montrant la correspondance filmique entre six couples de cinéastes du monde entier qui dialoguaient à distance sur ce qui anime leurs projets.  Après avoir programmé autour de ces échanges des rétrospectives et expositions de Victor Erice et Abbas Kiarostami en 2007, de José Luís Gerín et Jonas Mekas en 2012, d’Albert Serra et Lisandro Alonso en 2013 et de Jaime Rosales et Wang Bing en 2014, le Centre Pompidou revisite de nouveau et enrichit le projet avec un programme et une exposition autour de la correspondance entre Naomi Kawase et Isaki Lacuesta, à partir du 23 novembre et jusqu’au 7 janvier. 

 

Dans le cadre du Festival d’Automne et de Japonismes 2018. 

 

Avec, pour Isaki Lacuesta, la collaboration de l’Institut Ramon Llull, le centre d’art contemporain Bòlit de Girona,  la Generalitat de Catalunya et le CCCB, et, pour Naomi Kawase, la collaboration de la Fondation du Japon, la Maison de la Culture du Japon, Beyond 2020, la Préfecture de Nara, Kumie Inc. et le CCCB.

+ info >> (Institut R. Llull)

 

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 11:02
Franco par Bennassar - Jo Falieu (photo J.P.Bonnel)
Franco par Bennassar - Jo Falieu (photo J.P.Bonnel)
Franco par Bennassar - Jo Falieu (photo J.P.Bonnel)

Franco par Bennassar - Jo Falieu (photo J.P.Bonnel)

Quand un écrivain, un historien vient de mourir, on revient vers son oeuvre.

 

Celle de B.Bennassar m'avait ravi par son essai d'aller vers la vérité historique, décrire les mauvais aspects de chaque bloc idéologique : le fascisme et les crimes de Franco, les exactions et les incohérences des anarchistes ainsi que le cynisme et les éliminations de militants de gauche par les Staliniens du PCE...

 

A lire en particulier, les passages sur les Brigades internationales décrites à Perpignan (pages 148/150), sous la conduite du catalan André Marty, le boucher d'Albacète (p.145/150), la position de Blum désirant intervenir en Espagne (p. 154), l'ambiance surréaliste à Barcelone en raison de la conduite des libertaires, les entorses à la non-intervention à La Tour de Carol, (p.134), enfin La Retirada, avec Negrin à Figueres et les républicains mal reçus en France...Moments pathétiques, démonstration que la République a perdu d'abord par sa faute et ensuite à cause de Staline et des dirigeants européens (les Anglais avant tout)...

Tout est à lire, puis à confronter avec d'autres analyses, bien sûr...

 

JPB

 

 

Je me replonge dans son livre sur La guerre d'Espagne (Perrin, 2004)

 

 

 

Bartolomé Bennassar est décédé le 8 novembre 2018 à l'âge de 89 ans. Philippe-Jean Catinchi rend hommage à ce grand spécialiste de l'histoire de l’Espagne moderne et de son empire colonial.

Grande cité universitaire, Toulouse est décidément rudement éprouvée ces derniers temps. Après le contemporaniste Pierre Laborie, disparu en mai 2017, et Alain Ducellier, byzantinisme mort fin septembre, Bartolomé Bennassar, référence internationale du monde hispanique à l’ère moderne, est décédé dans la Ville rose le jeudi 8 novembre à l’âge de 89 ans.

Né à Nîmes le 8 avril 1929, il y grandit dans une culture ibérique naturelle puisque son père, mallorquin, partage avec les siens les codes des îles Baléares : cuisine et art de vivre, football et tauromachie, culture et histoire aussi. Et de fait en 1951, le jeune homme ne connaît encore que Majorque quand il découvre la péninsule en jeune étudiant.

Élève de l’École normale supérieure, il prépare l’agrégation – il y décroche le 3erang en 1952 face à un jury présidé par Fernand Braudel dont il a dévoré la thèse, éditée trois ans plus tôt, sur La Méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philippe II. La rencontre est décisive et, dans l’esprit des Annales, Bennassar choisit d’étudier pour son propre doctorat Valladolid au Siècle d’Or. Analysant l’espace, la ville et les hommes, l’économie et ses rythmes comme le style de vie propre de la cité castillane, il signe une thèse magistrale, soutenue en 1957 et publiée en 1967, qui l’impose comme un moderniste aussi rigoureux qu’audacieux.

Entre temps, alors que le doctorant est déjà à Madrid membre de la Casa Velasquez, le doyen Jacques Godechot l’attire à la faculté des lettres de Toulouse où Bennassar accomplira, de l’assistanat (1956) à l’éméritat (1990), toute sa carrière universitaire. Il préside même l’université Toulouse II-Le Mirail (aujourd’hui Jean-Jaurès) en 1978, même si le décès brutal de son fils, le poète Jean Bennassar (1957-1979) le conduit à quitter la fonction dès 1980.

Pédagogue hors pair, l’historien innove pour réveiller un modèle universitaire endormi. Face aux cours magistraux, il prône les sorties sur le terrain, bientôt, rejoint par son nouveau collègue Alain Ducellier, pour des voyages plus lointains, vers des destinations, Venise en tête, qui ouvrent les horizons autant que les esprits.

Ses livres montrent la même volonté décapante : le manuel qu’il cosigne avec Jean Jacquart (Le XVIe siècle, « U », A. Colin, 1972) comme le volume inaugural de la collection « Le temps & les hommes », conduite par Jean Delumeau, L’Homme espagnol (Hachette, 1975) qui, en privilégiant l’étude des comportements et des mentalités, annonce cette histoire des sensibilités sur le point de s’imposer. Dans le même esprit il étudie en historien la corrida, avec une Histoire de la tauromachie(Desjonquères, 1993) qui fait référence et dont il reprend l’apport en ouverture du collectif dirigé par Robert Bérard, La Tauromachie (« Bouquins », Laffont, 2003), chez l’éditeur qui a déjà accueilli sa magistrale Histoire des Espagnols VIe-XXe siècle.

S’il s’est aussi penché sur l’aventure coloniale des Ibères, biographe de Cortés(Payot, 2001) et auteur d’une Histoire du Brésil, première synthèse en langue française sur le sujet cosigné avec Richard Marin (Fayard, 2000), Bennassar n’a pas ignoré le XXe siècle, se penchant à deux reprises sur le personnage de Franco(Perrin, 1995 et Autrement, 1999) comme sur La Guerre d’Espagne et ses lendemains(Perrin, 2004), ouvrage couronné par le Grand Prix Gobert de l’Académie française en 2005. Pas étonnant que le sujet ait interpellé un homme soucieux de traquer les fables et les lieux communs comme il l’avait fait dès les années 1970 à propos de l’Inquisition espagnole.

Dynamique et enthousiaste, cet humaniste à la culture offerte était aussi romancier à ses heures – son premier roman, Le Dernier saut (1969), fut porté à l’écran et ses héros incarnés par Maurice Ronet et Michel Bouquet – et a livré avec sa femme Lucile, outre une passionnante anthologie sur Le Voyage en Espagne (Laffont, 1998), une histoire des renégats aux XVIe et XVIIe siècles (Les Chrétiens d’Allah, Perrin, 1989) dont la lecture offre à partager une générosité exceptionnelle.

Philippe-Jean Catinchi

 

Ses articles parus dans L'Histoire :

« L'Inquisition espagnole au service de l'État »
Gratuit Bartolomé Bennassar, L’Histoire n°15, septembre 1979.

« Bogota : du paradis à l'enfer »
Bartolomé Bennassar, Marie-Noëlle Stevens, L’Histoire n°68, juin 1984.

« Tordesillas : le premier partage du monde »
Bartolomé Bennassar L’Histoire n°146, juillet-août 1991.

« Pourquoi l'Espagne a inventé la corrida »
Gratuit Bartolomé Bennassar L’Histoire n°164, mars 1993.

« L'irrésistible ascension du général Franco »
Bartolomé Bennassar L’Histoire n°191 septembre 1995.

« Les deux Espagne »
Bartolomé Bennassar L’Histoire n°200, juin 1996.

« Dieu, le diable et le bon sauvage. La découverte du Brésil »
Bartolomé Bennassar L’Histoire n°243, mai 2000.

« Portrait d'un fanatique, Torquemada »
Bartolomé Bennassar L’Histoire n°259, novembre 2001

« Franco, portrait d'un dictateur »
Gratuit Bartolomé Bennassar Les Collections de L’Histoire n°31, avril - juin 2006.

« Espagne 1936 la grande mobilisation »
Bartolomé Bennassar L’Histoire n°311, juillet-août 2006.

« L'Eldorado a-t-il existé ? »
Gratuit Bartolomé Bennassar L’Histoire n°322, juillet-août 2007.

Brésil « Du bois et du sucre »
Bartolomé Bennassar L’Histoire n°366, juillet-août 2011.

« Le départ des Hollandais »
Bartolomé Bennassar L’Histoire n°366, juillet-août 2011.

Brésil « La trouvaille »
Gratuit Bartolomé Bennassar L’Histoire n°366, juillet-août 2011.

Brésil « Les premiers habitants »
Bartolomé Bennassar L’Histoire n°366, juillet-août 2011.

« Cortés avançait masqué »
Gratuit Bartolomé Bennassar L’Histoire n°386, avril 2013.

 

 

BANYULS

Mardi 20, à 18h15, salle Novelty - L'association Walter Benjamin vous propose : 

 

une conférence sur la poésie, par Jo Falieu - professeur  de philosophie à Prades – Auteur de plusieurs livres de poésies. Lectures, projections, dédicaces, dialogue avec l'auteur. Entrée libre.

 

Sur deux livres de Jo Falieu : Silence sous les pierres  & Mai...bien sûr

 

Sur ma table de lecture : Silence sous les pierres de Jo Falieu aux éditions Itaca. J'ai rencontré le poète aux festival des Voix Vives à Sète. Sa poésie a un vrai souffle de l'expression. Le préfacier Alexandre Larguier a vu juste quand il qualifie les thèmes approchés par le livre l'appui et l'alerte comme si ces deux notions complémentaires  se diffusaient discrètement  et imprégnaient l'écriture du poète . La poésie se fait dans un lit comme l'amour écrit André Breton dans la poème « sur la route de San romano ». Le premier poème du recueil est de ce point de vue une belle entrée en matière.  « et puis soudain rugit/ au ventre profond / des fleurs de ciel /où dansent des gitanes ». Il y a dans ce mouvement poétique du vers ou de la phrase du recueil cet élan vital qui devient musique et floraison d'images savoureuses. « air pur//ritournelle du verbe:dans ses éclats /laisser s'écouler ce grand fleuve tranquille » Ce fleuve, c'est le lit d'amour que j'évoquais plus haut.  Le poète Falieu est le grand questionneur du réel dans ses mots rêvés . Il est l'orage même qui « tangue comme un pardon/pour que la fleur du cœur/vibre sur ses pétales ». Le poète Jo Falieu porte dans ces flancs l'aventure des images, des flux poétiques qui animent légèrement et intensément tout à la fois son désir des étreintes fraternelles et/ou amoureuses. De nombreux poèmes sont dédiées aux amies et aux amis avec la clarté de ses intentions de rencontres et de dialogues. Le poète est connecté avec les œuvres-vie de Léo Ferré, de Baudelaire, de Prévert, d'Aragon, Miro, le catalan etc... pour conjurer les blessures du temps. Sa poésie semble lever à chaque poème les mots-guerriers qui désarmeraient les plus violents des hommes. Fugaces ou pleines par ces images sa poésie conjugue à tous les temps les utopies du présent et tisse la toile de « l'étrange voilure du temps ». Sa poésie est, brise, exhalaison et sa barque mène au chemin de la vraie joie, à la semblance des oeuvres des troubadours. Fleure la rose écrit-il. Le poète perdu est comme un chat qui sait retomber sur ses pattes. La mémoire et ses terres de solitudes accompagnent constamment l'esprit et le cœur du poète dans sa quête des incertitudes et des mots-corail et la partition de la parole muette que sa poésie traduit en mots souverains. Je tirerais de ce recueil une anthologie personnelle qui accompagnerait mes reflexions sur le sens des mots et d'un poème. J'en choisirais trois : le clown bleu, bulles de soleil, désert bleu ...J'ai lu aussi Mai... bien sûr où le poète plonge dans le social, les luttes collectives, la révolution à vivre, les manifestations à partager où tout semble aller l'amble pour un monde meilleur. L'écriture dans ce cas est parfois délicate. Le risque est de lire à mon avis une poésie militante qui se chargerait de soutenir un mouvement fut-il le plus vrai pour nos libertés et la transformation sociale. Mais ce second livre que je viens de lire est un complément fort et juste au service de la poésie même et du souffle que j'ai perçu et aimé dans ces deux bouquins. La poésie de Jo Falieu m'a donné envie de relire Pour un brasier dans un désert de Victor Serge, ce poète rebelle et authentiquement poète.

                                                                                           Luc Vidal, le 21 septembre 2018

 

 

 

- - - 

CHALON-SUR-SAÔNE ,  20/11/2018

 

Chalon-sur-Saône en mouvement

 

Le festival Instances de Chalon-sur-Saône accueille depuis 2002 des créations de danse contemporaine de la scène internationale. Cette année est d’autant plus spéciale : Espace des arts ouvre la saison dans le bâtiment réagencé après deux ans. La Veronal, Maria Mascarell et Pere Faura font partie de la programmation qui inaugurera l’espace.

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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 12:28
JO FALIEU - Jean GOURVES
JO FALIEU - Jean GOURVES

JO FALIEU - Jean GOURVES

BANYULS

Mardi 20, à 18h15, salle Novelty - L'association Walter Benjamin vous propose : 

une conférence sur la poésie, par Jo Falieu - professeur  de philosophie à Prades – Auteur de plusieurs livres de poésies. Lectures, projections, dédicaces, dialogue avec l'auteur. Entrée libre.

 

Poésie de la révolte

Révolte de la poésie            

I    Poésie de la Révolte

1    Poésie révoltée –   Poètes insurgés

  • Révolution Française     
  • La Commune de Paris
  • Poètes dans la rue
  • Poètes en Résistance
  • Poètes en prison ou dans les camps

2    de l'indignation à la révolte ; les témoins

regards poétique sur la révolte;   Rimbaud   Prévert  Néruda   Darwich   Hikmet

  • les poètes de la Négritude               Césaire  Senghor
                •               Depestre

II    Révolte de la Poésie

1    Déstructuration du discours poétique

la mort d'Alexandre (Roubaud)   Aloys Bertrand  Baudelaire  

  • de la musique avant toute chose...  (Verlaine)
  • la recherche du vrai   Rimbaud    Mallarmé
  • un coup de pied dans la ruche   (Reverdy   Apollinaire)
  • poètes de la route    (Cendrars   Beat Génération)

2    l' Insurrection poétique

  • Dada et l'art de la Provocation     l'immoralisme
  • l'impossible synthèse des Surréalistes:  faire de l'art le fer de lance de la révolution 
  • "Changer la vie"   "transformer le monde"
  • retour vers l'intériorité   de la folie à l'expérience de la mort (Bataille, Artaud, le Grand Jeu)
  • la recherche de l'authenticité  (René Char)
  • le retranchement littéraliste: hors du sujet, le monde (E. Hocquart, P. Poyet, A. Portugal)

3    la révolte comme poésie de l'histoire

  • distinction entre révolte et révolution chez Camus
  • d'une poétique de la révolte
  • Poésie solaire     Sénac     Char

Conclusion

texte poétique de Camus sur la révolte

 

** Une vie engagée

Rencontre avec Jo Falieu, philosophe-poète libertaire

 

Rencontrer Jo, ça se mérite ! Il faut rouler jusqu’à Nyer, puis serpenter sur un chemin de terre avant d’arriver au mas l’Itaca, Itaque en catalan. Un nom qui a du sens pour celui qui est retourné à ses racines, philosophe-paysan créant avec un agriculteur et d’autres volontaires une communauté expérimentale. 

Ne restera plus tard que la famille de Jo et l’esprit du lieu. Un lieu qui, via l’association SERVAS ( Servas- « je sers » en espéranto- Échanger- Rencontrer – Voyager – Servir la paix), et aussi ASF « Vivre sans frontière » pendant 5 ans pour les lycéens, accueille des  voyageurs du monde entier. 

« Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage… » : ceux d’Itaca sont partis aussi, avec SERVAS, voir ailleurs. Leur fille ira neuf mois en Nouvelle-Zélande avec AFS, un éloignement qui fera écrire à Jo son premier poème, dans l’urgence d’exprimer son amour. Bien d’autres poèmes suivront, édités dans un premier recueil, « Chemins d’Ardoise » aux éditions Dittmar, puis d’autres, édités par sa propre maison d’édition associative, «  Itaca » évidemment.

 

 

Une vie qui bascule en mai 68

Jo et son jumeau naissent à Claira, dans un milieu modeste, une enfance heureuse toujours vivace. Tout jeune il choisit la danse catalane plutôt que le rugby. Hors cette activité inattendue, pratiquée dix années, Jo suit un parcours sans rébellion particulière jusqu’à sa maîtrise de philosophie à Montpellier. Nous sommes en 1968, Jo a 24 ans, et vient ce mois de mai qui change à jamais sa façon d’être au monde et de penser. 

 

Maître-auxiliaire dans l’académie, il s’efforce d’enseigner différemment la philosophie, essayant d’appliquer des règles d’autogestion pour rompre avec le cours magistral, peaufinant sa pédagogie. 

Dans les années soixante-dix il est nommé à Font-Romeu et s’installe avec deux sœurs jumelles rencontrées là-haut. Après quelques années, il choisira l’une d’elle et ils achètent en 1982 le mas, avec le projet d’un retour à la terre et d’une vie différente en communauté. 

Jo cesse d’enseigner pour s’y consacrer pleinement. Il vivra dix années sans réel contact avec l’extérieur, ceux du village et ceux, paysans pauvres, de la montagne de la Serre, étant initialement réfractaires à la communauté. Hippies pour les uns, trop bourgeois pour les autres… Six à vingt personnes, selon les périodes, s’occupent des bâtiments à reconstruire, des clôtures, des vaches, des chevaux, des cultures, sur les 54 hectares du lieu. Puis, certains sont partis, pour des vies plus traditionnelles ; d’autres sont venus, comme cette jeune femme qui créa une école sauvage pendant 3 ans pour tous les enfants du mas… Une dispersion naturelle. 

 

Début des années quatre-vingt-dix, Jo rompt son isolement et s’empare de la parole.

D’abord à l’ALEC, « Les amis de la laïcité en Conflent », association fondée en 94  à Prades pour diffuser le combat laïque, dont il fut président  douze ans et aujourd’hui vice-président. Elle organise des conférences hebdomadaires au sein de son université populaire.  Jo y fait parfois des causeries avec  le psychanalyste Fred Fliege.

 Jo est aussi « relanceur de débats » lors des Ciné-rencontres de Prades dans les discussions d’après projection.  Réfléchir, questionner, échanger des idées, pour changer la vie. Écrire aussi, pour rêver la vie autrement ou témoigner différemment des injustices. 

« Écrire un poème, c’est faire se rencontrer à la fois des idées et des émotions », dit Jo. Une deuxième structure  est alors créée pour diffuser la poésie : les cercles poétiques du Conflent qui chaque année organisent le Printemps des poètes à Prades. Jo intervient aussi au festival des Rencontres de Nyer et régulièrement au café associatif l’Alchimie à Prades pour lire des poèmes. S’ajoutent quelques spectacles poétiques ici ou là en France, selon les opportunités.

   

Un homme libre.

Par ses écrits poétiques et ses prises de paroles publiques, ses voyages, son expérience de vie, Jo s’est rapproché au fil du temps de ce qu’il voulait être : libertaire au sens premier du terme, anarchiste au sens du XIXe siècle, dans cette volonté de vivre dans une société autogérée, sans domination ni exploitation, communiste dans l’esprit du Manifeste du Parti communiste du jeune Marx et d’Engels  où « le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous ».

 

La poésie en tant qu’écriture libre est la parfaite expression pour Jo de sa singularité dans le collectif.     

 

Lundi 19 novembre 2018 à 18h30
au Théâtre de l'Étang

 

La découverte des Amériques

 

par Jean GOURVES

 

 

 

Jean Gourves

Professeur de SVT, après des études de biologie-géologie à la faculté des Sciences de Rennes. Il a terminé sa carrière au lycée Arago de Perpignan après avoir enseigné au Maroc, en Polynésie où sa passion pour les insectes, dont les coléoptères, s’est exercée

 

Conférencier, il intervient régulièrement à l’Université populaire du Conflent, à Prades.

 

certitudes et hypothèses...

 

Après avoir défini le mot « découverte », nous évoquerons l’arrivée des premiers occupants, les Amérindiens, il y a au moins 30 000 ans. L’étude de nombreux sites archéologiques, du Yukon jusqu’au sud de la Patagonie, a permis d’avoir un aperçu de leur industrie lithique, de leur art pariétal et, notamment, de leur aspect physique.

 

Les découvertes sur la côte Est sont, quant à elles, beaucoup plus récentes, peut-être datent-elles de 2000 ans avec les Romains, puis des celtes, à partir de l’an 800, ensuite les vikings qui ont précédé de 500 ans l’arrivée de Christophe Colomb. Ce génois a été à l’origine de la colonisation des deux Amériques par les européens.

 

 

 

C.E.P.S. en entrée libre et gratuite

 

 

Retrouvez toute la programmation de la saison 2018-2019 en cliquant ICI

 

Renseignements : www.rdvse.fr - rdvse@rdvse.fr - 06 72 80 39 86
Facebook : Les-rendez-vous-de-saint-esteve

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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 09:46
Le péril jaune : la révolution en marche ..?

Le péril jaune : la révolution en marche ..?

 

S'agit-il de la révolte des pauvres, des laissés-pour-compte, des chômeurs, des sans-dents..? De tous ceux qui ne peuvent se permettre de régler toutes ces taxes, impôts, augmentation de l'essence ou du fioul..?

 

Ou ce mouvement n'est-il que poujadiste, populiste, venu de la France profonde, mouvement qui n'est pas affilié à aucun parti ou syndicat..? Dans ce cas, sans leader reconnu, sans cohérence, avec pour seul mot d'ordre "bloquer", ou "à l'Elysée", la révolte peut mener aux débordements, à une image négative ou à une récupération pas des groupes extrémistes...

 

On ne sait pas d'où vient cette vague, ni jusqu'où elle peut déferler... Une nuit debout ? Une nuit de 4 août, pour abolir les privilèges..? Un jour de grogne, ce 17 novembre ou une colère à poursuivre, jusqu'à l'insurrection..?

Révolutionnaires, les gilets jaunes ? Mélanchon a intitulé un de ses livres "révolution", mais Macron aussi ! Donc, les mots ne veulent plus rien dire ! Mais l'action, elle, veut, dire : elle signifie que le peuple en a assez des politiciens; pourquoi payer des impôts quand les responsables politiques, les responsables d'entreprises se gavent et abusent de leur pouvoir, de leur situation privilégiée... Les gilets ont marre des partis : les Français ont tout essayé; il reste à présent l'extrême-droite, comme dans d'autres pays européens...


Macron avait suscité l'espoir: il a trahi le peuple avec ses réformes libérales... Est-il encore temps de revenir à la justice..?

 

La révolte des gilets, ce n'est pas la lutte des classes, mais c'est la confrontation des anonymes avec les nantis, les responsables, élus véreux, injustes, pervers...

 

Le mouvement vient de la base. On n'est plus dans l'idéologie d'une avant-garde qui doit faire la révolution : les gauchistes et marxistes sont dépassés. Les partis de la gauche réformiste sont balayés. La droite d'opposition récupère. Les radicaux de droite mettent de l'huile...

 

On peut démettre Macron. Et après ...?

 

J.P.Bonnel

 

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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 10:43
Barcelona : cinéma et droits de l'Homme - Maillol et Rodin, par Catherine Deloncle
Barcelona : cinéma et droits de l'Homme - Maillol et Rodin, par Catherine Deloncle
Barcelona : cinéma et droits de l'Homme - Maillol et Rodin, par Catherine Deloncle

Barcelona : cinéma et droits de l'Homme - Maillol et Rodin, par Catherine Deloncle

PEDRO SOLER ands FRIENDS

 

Le 17 et 18 Novembre aura lieu un évènement : deux concerts en hommage à Pedro Soler pour fêter ses 80 ans cette année ! Nous sommes heureux d'accueillir pour un weekend de festivités beaucoup d'amis musiciens et artistes qui ont rencontrés Pedro tout au long de sa carrière. Les concerts se déroulent au Belvédère du Rayon Vert à Cerbère.

https://hotel-belvedere-cerbere.fr/

 

Le Samedi 17 Novembre le concert aura lieu à 20h29.

Le Belvédère proposera un buffet optionnel (20€) à partir de 19h et après le concert !

Si vous n’avez pas vos billets pour le concert (20€), c’est ici : http://www.boitaclous.com/fiches/les-80-ans-de-pedro-soler-cerbere-15-next-646/

 

Le Dimanche 18 Novembre le concert aura lieu à 15h29.

Le Belvédère proposera un buffet optionnel type brunch (20€) de midi à 14h.

Il y aura des gateaux et boissons toute l'après-midi.

Pour les billets du concert (7€) : http://www.boitaclous.com/fiches/les-80-ans-de-pedro-soler-cerbere-15-next-647/

 

Pour se loger à Cerbère il y a un hotel, le Central hotel : 04 68 88 41 49

Sinon airbnb: https://www.airbnb.fr/

 

 

Et pour finir, voici nos amis artistes qui seront présents pour ce weekend exceptionnel:

 

André Velter

Anne Alvaro

Beñat Achiary

Cécile Cardinot

Clara Claus

Eli Buxeda

François Marthouret

Gaspar Claus

Gerard Meloux

Gisèle Belsola

Guy Jacquet

Ines Bacan

Jeannot Soler

Julien Achiary

Lorenzo Ruiz

Michel Maldonado

Nonato Luiz

Nora Buschmann

Olivier Bensa

Paco Ibanez

Pamela Biermann

Salomon

Sigrid Bouaziz

Sophie Nauleau

Valérie Duchâteau

Wolf Biermann

 

 

Inauguració Festival de Cinema i Drets Humans de Barcelona. Dijous 15 de novembre

15 novembre, 2018

El festival se celebra del 15 al 23 de novembre als Cinemes Texas, al Cinema Maldà i a altres espais repartits per la ciutat com el Centre Cultural del Born, l’Hospital de Sant Pau, La Model, el Col·legi de Periodistes i la Casa de la Dona Francesca Bonnemaison.

Durant 8 dies es podran veure més 100 films documentals i de ficció (entre llargmetratges, migmetratges i curtmetrates) que giren al voltant dels drets humans universals i que majoritàriament comptaran amb debats i/o fòrums posteriors per debatre sobre les diferents temàtiques que es presenten.

Enguany els 34 films de la Secció Oficial ens parlaran, entre d’altres, sobre temàtiques com la cultura de la pau, la humanitat sostenible, el desenvolupament democràtic, els conflictes bèlics, la cooperació i el voluntariat i la fraternitat.

El festival també acull un complet programa de taules rodones i tallers que enguany debatran sobre la violència quotidiana i cultura de la Pau a Mèxic, el canvi climàtic, la venda d’armes, l’impacte social de les fakenews i la cara oculta de la indústria textil amb ponents de renom com Gervasio Sánchez, Majo Siscar o Ainhoa Ruíz, entre molts d’altres.

El Festival de Cinema i Drets Humans de Barcelona està dirigit per Toni Navarro des de l’entitat Drets en Acció, organització pro Drets Humans, Desenvolupament Democràtic i Humanitat Sostenible.

La inauguració del festival, que serà oberta al públic, tindrà lloc el dijous 15 de novembre al Centre Cultural del Born. La cloenda se celebrarà el 23 de novembre als Cinemes Texas i acollirà el lliurament dels premis del festival.

 

E15l Festival de Cinema i Drets Humans de Barcelona celebra la seva 15a edició entre el 15 i el 23 de novembre. Durant 8 dies el festival ha programat més de 100 films documentals i de ficció no comercials (entre llargmetratges, migmetratges i curtmetrates) repartits en diferents temàtiques que giren al voltant dels drets humans universals i molts d’ells es podran veure per primer cop a Barcelona. Estaran repartits en quatre sessions diàries als Cinemes Texas i dues al Cinema Maldà i la majoria comptaran amb debats i/o fòrums posteriors amb directors convidats per debatre sobre les diferents temàtiques que es presenten. La inauguració del festival serà oberta al públic i tindrà lloc el dijous 15 de novembre al Centre Cultural del Born.

El festival vol difondre un cinema que faci reflexionar, desperti consciències, denunciï injustícies i reflecteixi la diversitat social i cultural de la humanitat, en la cerca d’una humanitat sostenible, sota la cultura de la pau i la resolució no violenta dels conflictes. Acull un gran ventall de films produïts a Catalunya i l’Espanya en el 2017 i 2018, però també ens apropa, més que mai, una gran selecció de films internacionals de països com Perú, Colòmbia, Canadà, Alemanya, Iran, Mèxic, Suècia, Noruega, Israel, Polònia, Regne Unit, Argentina, Itlàlia, Líban, Rússia, Estats Units, Brasil, Burkina Faso, Vietnam, França, Bèlgica, Afganistan, Irak o Finlàndia.

El festival pretén ser un pont entre directors, observadors de la realitat humana i la ciutadania i per aquest motiu ha programat taules rodones, tallers, classes magistrals a diferents universitats i sessions a centres penitenciaris. Les taules rodones tindran lloc a diferents espais de Barcelona com L’Hospital de Sant Pau, el Cinemes Texas, La Model, el Col·legi de Periodistes i la Casa de la Dona Francesca Bonnemaison. Enguany es debatran temes com la violència quotidiana i cultura de Pau a Mèxic, el canvi climàtic, la venda d’armes, l’impacte social de les fakenews o la cara oculta de la indústria textil amb ponents com Gervasio Sánchez, Majo Siscar, Ainhoa Ruíz, Cristina Rius o Daniel Turón. Més endevant us detallem el programa de totes les taules rodones i els seus ponents.

La Secció Oficial a competició del Festival projectarà un total de 34 films dividits en Llargmetratges, Migmetratges, Curtmetratges de ficció, Curtmetratges documentals i Secció catalana. La selecció d’enguany de la Secció Oficial recull diferents temàtiques com el sufragi femení, els conflictes bèl·lics i processos de pau, els superaliments, la cultura gitana, la cooperació i voluntariat, la recerca de la identitat, el nou periodisme, la transexualitat, la situació dels més vulnerables, la immigració, els joves a les presons, l’educació, el tratament de l’espiritualitat com a eina de resolució de conflicte i la gentrificació a Barcelona. També recullen situacions de confilcte bèl·lic i social de països com Mèxic, Palestina, Xina, Ìndia, Tíbet o el continent africà.

Dins la Secció Oficial, que detallem més endevant, podrem veure films com Nowhere to Hide de Zaradasht Ahmed (Noruega, Suècia, 2017), un film que ha girat i ha estat premiat a festivals d’arreu del món; Nothing is forgiven de Guillaume Vandenberghe i Vincent Coen (Bèlgica, 2017), un retrat íntim de Zineb El Rhazoui, periodista i activista marroquina que va sobreviure el tràgic atac de Charlie Hebdo i que des de llavors és la dona més protegida de França; La libertad del diablo d’Everardo Gonzáles (Mèxic, 2017), una pel·lícula que explora com la violència penetra en l’inconscient col·lectiu de la societat mexicana; City of ghosts de Matthew Heineman (Estats Units, 2017), un film en el qual un grup d’activistes i rebels sirians documenten les atrocitats comeses per l’Estat Islàmic al seu país; o Wiñaypacha d’Oscar Catacora (Perú, 2017), una pel·lícula que narra la història d’una parella d’avis que a causa de la migració del seu únic fill, queden en l’abandonament en la seva modesta llar als Andes.

A més de la Secció Oficial enguany destaquen a la programació pel·lícules com Alma de Sant Perede Jarmo Lampela (Finlàndia, 2016), que narra la història d’una jove barcelonina que compra un edifici antic amb la idea de transformar-lo en apartaments de luxe; Truth Detectives d’Anja Reiss (Alemanya, 2017), un film que vindrà a presentar la mateixa directora i que recull com les víctimes de la guerra i dels crims utilitzen avui dia els dispositius mòbils per filmar i fotografiar les seves experiències; Sacred: milestones of a spiritual life de Thomas Lennon (Estats Units, 2016), una pel·lícula que explora la fe i la pràctica espiritual com una experiència humana fonamental; Shootball (Cataluña, 2017) un documental que vindrà a presentar el seu propi director Fèlix Colomer i que ens apropa al testimoni d’un dels pederastes dels Maristes acusat d’abusar de més de 20 nens durant 30 anys; Oslo Diaries de Mor Loushy i Daniel Sivan (Israel, 2018), un documental que desvetlla les converses no oficials entre un grup d’israelians i palestins dels anys 90 per tal de portar la pau a l’Orient Mitjà; i True Warriors de Niklas Schenck i Ronja von Wurmb-Seibel (Alemanya, Afganistan, 2017), un documental que narra un atemptat suïcida a l’estrena d’una peça teatral a Kabul que precisament parlava sobre atemptats suïcides.

La selecció de films del festival es fa a través d’una convocatòria pública juntament amb una selecció que fa la pròpia organització. Els premis de la Secció Oficial són triats per un jurat professional integrat per diferents personalitats dels Drets Humans i del món del cinema. Els premis de la Secció Oficial, juntament amb els altres premis que s’atorguen, es lliuraran i donaran a conèixer a la cloenda que se celebrarà eldivendres 23 de novembre (20h) als Cinemes Texas.

 

 

Catalans hors de Catalogne :

 

PARIS,  22/11/2018

 

La photographe Laia Abril expose les témoignages d'une guerre invisible autour du corps à la Maison des Métallos

 

Sous le titre « On abortion. L’avortement, une vulnérabilité universelle », la photographe barcelonaise présente du 22 novembre au 9 décembre une série de travaux faits à partir d’objets réels, de photographies et de matériel sonores sur les dangers et les dommages causées par la manque d’accès légal à l’avortement.

+ info >>

 

FRANCE,  30/11/2018

 

Holy Bouncer, Sr. Wilson, The Excitements : la musique catalane en France, du dub au R&B

 

Trois groupes de la scène musicale catalane sillonnent en novembre les salles de France avec une large palette de styles pour satisfaire les oreilles du public français. Depuis le rythma mb blues bien connu et consolidée de The Excitements, qui joueront à Auch, jusqu’au sound system de Sr. Wilson lors du Toulouse Dub Festival de Ramonville, en passant par le rock 60’s et psychédélique de Holy Bouncer à travers l’hexagone.

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MONTPELLIER,  24/11/2018

 

Barcelona Modern Project et Placa Base, au festival de musique contemporaine Turbulences Sonores de Montpellier

 

La biennale de musique contemporaine et d’avant-garde Turbulences Sonores, organisée avec l’Université de Montpellier, intègre en son sein le projet « Pirineus Mediterrània Modern Project », issu de la fusion du cours international de composition crée par Demian Luna à l’Institut Français de Barcelone et du festival Barcelona Modern. 

 

Avec le concours de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée, ce cadre permet d’accueillir à Montpellier les 24 et 25 novembre les concerts de Barcelona Modern Ensemble et du collectif majorquin Placa Base.

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 10:57
Le maire de Perpignan : ruban jaune, gilet jaune ! Maillot jaune ?

Le maire de Perpignan : ruban jaune, gilet jaune !

Maillot jaune ?

 

Versatile, le maire de Perpignan..? Les hommes politiques le sont, on le sait et on en rigole ou on se désespère face à cette attitude...

 

M. Pujol avait fait enlever tous les rubans jaunes placés par les Catalanistes en centre-ville...Hué, le maire fait volte-face et arbore lui-même, de façon ostensible, ce signe d'appartenance à la cause indépendantiste...

Le Jacobin devient Girondin...

 

Autre changement stratégique : après avoir commandité un avocat contre Macron parlant des crimes de la colonisation, M. Pujol tente d'obtenir l'investiture de la République en Marche... tout en étant le candidat du parti Les Républicains.

Las, c'est Romain Grau qui sera investi ! Alors, on va grogner avec les révoltés, les sans-dents, les gilets jaunes et J.Marc Pujol l'écrit sur son blog : le 17 novembre, il sera du côté des insurgés !!!

Le centriste de droite devient un insoumis ...

 

Ensuite, un moment tenté par la dissidence par rapport au chef de son parti, le maire se rapproche à présent de M. Vauquiez, de l'aile dure du parti, des tentations de convergences idéologiques et tactiques avec l'extrême-droite... Tout en déclarant être le seul rempart contre le RN et M. Aliot...

M. Pujol, idéologue de droite extrême !

 

M.Pujol constate que sa majorité se dissout : beaucoup partent vers M.Grau, d'autres vers Louis Aliot... Il adopte désormais la stratégie du bunker et coupe les têtes des infidèles, des traîtres, des faux courtisans, des hypocrites, de tous ceux qui courent vers la nouvelle bonne soupe...

 

M. Pujol ne sera pas maillot jaune, et il le sait...déjà en 2014, il n'était que Poulidor..! Mais il fait le forcing, il force le destin, il va à la catastrophe, il va livrer la ville aux radicaux, à un avenir incertain !

 

D'ailleurs, il le confie déjà à quelques intimes : il fera tout pour que R. Grau ne soit pas élu maire !

Quitte à voir Louis Aliot gagner ! C'est ça, la vengeance C'est ça, la politique..?

 

J.P.Bonnel

- PerPiPolis, un maire de Proximité -

 

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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 07:46
Histoires : Perpignan, Sainte-Marie, Zeillim au cloître d'Elne
Histoires : Perpignan, Sainte-Marie, Zeillim au cloître d'Elne
Histoires : Perpignan, Sainte-Marie, Zeillim au cloître d'Elne

Histoires : Perpignan, Sainte-Marie, Zeillim au cloître d'Elne

*Littérature

Jacques ISSOREL : 

La editorial sevillana Renacimiento acaba de publicar:

ISLAS DEL GUADALQUIVIR,

En esta antología, agradablemente presentada, he reunido lo mejor de la poesía de:

FERNANDO VILLALÓN (1881-1930).

Si pincháis en la página del catálogo, podréis ver la foto de la cubierta y una descripción del libro.

Está disponible en todas las buenas librerías y también en Renacimiento.

¡Gracias por vuestra atención!

Un cordial saludo,

Jacques.

 

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   Samedi 17 novembre 2018 // Le Soler // Espace Martin Vivès // 10h-17h

 

            SALON LITTÉRATURE ET VIN

 

             Conférences de Jean Dauriach "Le vin et la guerre" et Claude Leplat "Le vin dans les armées de la cave au quart de soldat" 

             Françoise Mignon et Aymat Catafau avec  L'opéra catalan La Fada - Aux sources d'une ouvre moderniste

             Marion Poirson-Dechonne et ses trois polars : Serial Venus, Flics & Geeks et Pas de sursis pour les anges

             Jean Dauriach avec Au front et chez nous. Le quotidien de la guerre 1914-1918 dans les Pyrénées-Orientales et Dans le fracas des camions

    Jeudi 22 novembre 2018 // Pézilla la Rivière // Centre Culturel // 18h30

            Conférence de Jean Dauriach autour de son ouvrage Au front et chez nous. Le quotidien de la guerre 1914-1918 dans les Pyrénées-Orientales

    Samedi 24 novembre 2018 // Perpignan // Librairie Cajelice // 15h à 18h

            Dédicace de Jean Dauriach autour de son ouvrage Au front et chez nous. Le quotidien de la guerre 1914-1918 dans les Pyrénées-Orientales

    Jeudi 29 novembre 2018 // Perpignan // Couvent des Minimes (Chapelle basse) // 18h

            Conférence de Serge Bonnery La Guerre à l’œuvre dans le cadre de la commémoration du centenaire de l’armistice 1918-2018, 

            suivie de la dédicace de son dernier ouvrage Les blessures de Joë Bousquet

 

Expo Zeillim : un monde en déshérence.

Le peintre Zeillim expose au Cloître d’Elne « Aliénations paysagères », une réflexion sur la dégradation des espaces.

 

La réalisation par Zeillim de l’ensemble Aliénations paysagères est le fruit d’une réflexion sur l’état de la planète et sur les circonstances qui concourent à sa dégradation. Un besoin de témoigner, dit-il. Il explique « J’entends aliénation en deux sens. D’une part c’est une forme de disparition, on nous enlève quelque chose. D’autre part l’aliénation est névrose : les gens savent qu’on va dans le mur mais en même temps ils continuent à vaquer à leurs occupations quotidiennes, à avoir  avec un comportement très individuel, ce qui crée une situation névrotique : on sait et on ne veut pas y croire. »

 

Une facture très caractéristique avec des matériaux proches du déchet.

 

Durant une longue année, en deux temps, après une série de dessins, trois, puis treize panneaux au total ont été réalisés. Un des trois premiers est celui qui ouvre et ferme l’exposition : il est presque tout blanc, c’est l’anéantissement. Les autres vont par deux ou trois et dessinent des moments intermédiaires. Ils sont accompagnés de cartouches qui marquent les étapes et pointent la contradiction entre la réflexion et les comportements : une partie du texte est assez dramatique, mais, trait d’humour bien propre à Zeillim, celui qui regarde cette dégradation est en même temps obsédé par les seins de sa plantureuse voisine qui le détourne d’une prise de conscience raisonnée. Collages, objets dérisoires encastrés, grattages et lignes s’enchevêtrant, le paysage est à la fois visible et détourné. Du bleu sombre au blanc final, ce sont de grands panneaux tourmentés montrant divers états où l’espoir se trace en bandes, soit rouges, soit bleu profond, bandes régulières qui barrent, marquent fort le paysage tourmenté. Fulgurations, jets de papier doré, la gamme des bleus se liant au noir se déploie en ondes multiples. Le groupement par deux ou trois renforce l’idée de moments, d’étapes et ponctue le cheminement. Un cheminement à la fois divers et bouclé. Une sorte de chemin de croix où le futur sombre se dissout dans le blanc.  

 

Yvette Lucas

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 11:11
Photos de Kali par Magdalena Julliard
Photos de Kali par Magdalena Julliard

Photos de Kali par Magdalena Julliard

Rencontre avec … Kali Maalem

 

 

Comme la déesse hindoue, elle semble avoir huit ou dix bras, la Kali des chorales et des musiques de chez nous...Tellement elle est dynamique, active, cette jeune femme... 

 

Avec l'énergie vitale, affronter le  temps ! 

 

En effet, pour Kali Maalem, le temps est la grande affaire, mais pour l'oublier, ne pas penser à demain, à la retraite, au moment où le corps ne pourra plus sauter et vivre comme aujourd'hui, il suffit d'agir, de faire, de danser, de chanter, d'aller de l'avant.

 

C'est le corps, d'abord, qui explose, libère ses énergies, depuis l'âge de onze ans, quand la créatrice de la "Crazy family", entra dans le monde artistique ! Pour apprendre, pour vivre le collectif, pour trouver une voie de femme, un destin de difficultés, de doutes, bien sûr, mais surtout un chemin de plaisirs quotidien qui bâtissent le bonheur de vivre...

 

Une voix de femme, d'abord, que ce soit à quatorze ans, avec le premier groupe rock au lycée, puis "Kali et ses Shivas", dans les années 90, qui perdura pendant cinq ans...A dix-neuf ans, Kali goûte aussi au rythm' and blues et à la soul avec "Talismans".

 

Ces expériences de groupe lui apprennent le métier et ne font qu'intensifier son enthousiasme et lui donner envie de s'exprimer de façon indépendante : créer son propre groupe, inventer, donner toute son énergie. Inventorier tous les ressorts du corps !

 

Après une éphémère provocation avec "La pouffiasse du quartier", duo satirique destiné à choquer, bousculer les copains qui la connaissaient bien, elle entre à la Casa musicale de Perpignan, située entre caserne et quartier Saint-Jacques, comme intervenante en chant.

 

Cette aventure chorale dura treize ans, le temps de roder un vaste répertoire et d'entrainer une centaine de passionnés.  Puis vint l'expression de l'autre versant de Kali l'hindoue, son élan violent et destructeur... 

 

Ce départ de la Casa fut créateur : elle fonde une association avec ses élèves -tous l'ont suivie !- et la voici "coach vocal, scénique", animatrice de percussions corporelles : Kali pratiquera les gestes avec le corps dans des ateliers pour malentendants. Elle intervient aussi dans les écoles maternelles et primaires du département, dans le domaine du chant.

 

Surtout, son grand oeuvre, c'est la création d'une chorale de quatre-vingt personnes, avec le premier groupe de la "Crazy family". 

Bras multiples, ubiquité de la voix, mille résonances du corps : les activités se multiplient, dans les Epadh, les chorales de seniors, avec inventions de paroles pour des chansons d'aujourd'hui, où les gens âgés parlent d'eux-mêmes... 

 

Et pas seulement : la voici dans des associations pour jeunes en difficultés...Ou elle dirige des groupes pour apprendre à se comporter sur scène.

 

Le corps s'exprime de toutes les manières : voix, geste, théâtre, mime, déplacements...Le temps n'existe pas car pleinement vécu. A ce moment, je sens que mon interlocutrice, calée dans sa chaise, a besoin de se lever, d'aller vers un autre rendez-vous...Un coup d'oeil à sa montre, ou à son portable...La journée demande à être remplie, pas question de rester dans l'instant immobile du dire, du lire, de l'écrire...

 

"Maintenant, j'ai abandonné la scène, le théâtre car j'aime partager, transmettre, je suis heureuse dans la pédagogie !" L'apprentissage débouche sur des spectacles : concerts contre le sida, les jeudis de Perpignan, les Voix de Femmes de Maury...les grandes scène musicales.

 

Ces échanges apportent joie et bien-être quand on se rend compte que les participants y trouvent un plaisir :

 

"J'aime ces moments de solidarité humaine, là tout est du ressenti et j'attends le toucher, une caresse dans la dynamique du collectif...une main qui effleure la vôtre, des corps qui dialoguent , les voix qui communient... On est alors dans le  pur bonheur du partage !"

 

Un tel succès, grâce au talent et à l'amour d'autrui, a conduit Kali à créer une nouvelle chorale, une "new folie de famille crazy" : trente personnes qui évoluent dans le répertoire rock. Mais le groupe ne se constitue pas que lors des répétitions et exhibitions : la vie continue à l'extérieur avec l'organisation de soirées conviviales, de grillades et rencontres amicales. 

 

'Tout est fait pour que les gens se connaissent : dans cette optique, j'a créé un trombinoscope et un groupe fermé sur les réseaux sociaux (Facebook et une page sur Messenger pour se parler), pour que les groupes communiquent et soient informés sur les dates, les répétitions..."

 

Bien sûr, tout n'est pas idyllique, il faut gérer les absences, le bruit, les divers problèmes de salle ou d'argent, mais ce n'est rien face à l'existence d'un choeur, 'une chorale, d'une collectivité, qui font croire en l'humanisme :

 "Une chanson, c'est comme un glaçon dans la canicule ! C'est ma bouffée de fraîcheur !", lance Kali, dans une belle envolée lyrique, venue du contexte météorologique de ce mois de juillet happé par la canicule... 

 

Voici un peu de repos; en effet, ce métier épuise, mais de façon positive. Car ces groupes, c'est une communauté, une vraie famille !

 

Et les maisons de retraite, c'est une leçon de vie, une leçon d'humilité : prendre conscience qu'on va devenir comme ces vieux, que le corps, si dynamique aujourd'hui, ce corps auquel on croit, va défaillir, vous trahir...La médiation sur le temps ou la mort ne dure pas...Kali se souvient de son premier Epadh, qui cherchait une animatrice : là, elle a créé des chansons, a pratiqué la transmission. Les gens réagissent, le bonheur est alors visible. Elle en a eu des larmes, comme quand elle a quitté la Casa...comme si elle abandonnait la chorale, qui demeure son bébé, et va grandir en d'autres lieux...

 

 Ces gens âgés, paralysés dans un temps sans perspective, se mettent à revivre avec ce chef d'orchestre qui, pétillante, bienveillante, intervient soudain dans l'immobilité de leur existence et de leur corps; ils la sentent si proche d'eux, qui leur parle, leur communiquent sa foi en la vie...

 

Cependant Kali sait prendre du recul et analyser ses défauts : elle est parfois "brute, sans filtre", elle ne prend pas de gants, elle peut répondre vertement...Ensuite, elle regrette, elle s'excuse...

 

Tout cela, c'est sa passion ! Son métier, c'est son bonheur et elle n'a pas d'autres activités artistiques ou sportives.

 

J.P.Bonnel

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 09:52
Les leçons de l ' Histoire - Jean Iglesis


Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire ?...

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Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire :

Les champs d’honneur, peuplés de soldats morts sans gloire ?

Les veuves éplorées, les enfants sans mémoire ?

Les crève-cœurs, inscrits en tête des grimoires ?

Les monuments et leur hommage ostentatoire

Aux combattants de guerres lasses, illusoires ?

 

Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire :

Les peuples décimés au pied d’un oratoire?

Les chants de foi, noyés dans les chansons-à-boire ?

Les idéaux si flous qu’ils sont aléatoires ?

Les statues exaltant le jour dans la nuit noire,

Oublieuses du sang versé dans leurs victoires ?

 

Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire :

L’impuissance d’épouvantails sans trajectoire ?

La verve de tyrans aux discours péremptoires ?

L’ego de dictateurs aux serments dérisoires,

Fous adulés, pâles meneurs de champs-de-foire,

Pantins rendus héros, au fiel invitatoires ?

 

Qu’avons-nous retenu des leçons de l’Histoire :

La misère d’Etats noyés dans leurs déboires?

Les adeptes de dieux, aux vers blasphématoires?

Les prières aux libertés attentatoires ?

Les crimes d’innocents, devenus faits notoires ?

L’unique vérité, vouée sur l’écritoire

Au culte de l’argent, désespérant l’espoir ?

 

Avons-nous bien compris les leçons de l’Histoire ?...

 

Jean Iglesis

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 08:59
La révolte ou la littérature..? Le vin et le mot -
La révolte ou la littérature..? Le vin et le mot -

Saint-Paul de Fenouillet/ « L’automne du livre » : sous le signe de Charles Trenet

 

Le Salon du livre du 10 novembre prochain dont est partenaire le Centre Méditerranéen de Littérature (CML), réunit cette année 46 auteurs. Caroline LOEB, la chanteuse du célèbre succès des années 80 « C’est la ouate » sera présente, en matinée, pour présenter son livre « Les années 80 de A à Z » et parler de son spectacle consacré à Françoise SAGAN (Françoise par Sagan) qui a donné lieu à un album chanté. Philippe GEORGET, Prix Méditerranée Roussillon 2016 pour son livre « Méfaits d’Hiver » présentera quand à lui son sixième roman « Amère Méditerranée ».

L’après midi, Charles Trenet sera l’invité d’honneur avec le programme suivant :
15h 30 – Vincent LISITA (auteur de plusieurs ouvrages sur Charles Trenet) présentera son dernier ouvrage « La vie qui va » (R. Laffont) au cours d’une conférence animée par André BONET, président du CML.

 Le regretté Cabu sera évoqué puisque le célèbre dessinateur, grand admirateur de Trenet, a réalisé les illustrations du livre de Vincent LISITA.


17h 30 – Le PAD (Perpignan Art Déco association amenée par Philippe LATGER) s’exprimera sur son action avec pour toile de fond la salle du Cinéma du Foyer rural dans laquelle se déroulera les événements. Cette salle datée de 1949 est l’un des fleurons de l’Art Déco du Territoire.


18h – Hugues Di FRANCESCO donnera un spectacle en piano-voix avec Julien LEBART« Charles Trenet : le Coq chantant, Hommage au(x) poète(s) ».
Ce concert, comme une suite aux concerts hommage au poète Albert BAUSIL et l’album « Sur les chemins d’Albert Bausil », sera une manière de rappeler que ce dernier fut le mentor du Fou Chantant et une personnalité fortement importante tant pour le territoire de l’entre-deux-guerres que dans la vie de Trenet.

 

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Le Soler/ 17 novembre : 5ème édition du salon « Littérature et vin »

 

5ème édition de « Littérature et Vin » au Soler, Samedi 17 novembre 2018, de 10h à 17h, Espace Martin Vivès (photo archives@villeduSoler)

 

La commune du Soler a le plaisir de vous inviter à la 5ème édition des rencontres « Littérature et vin » organisée par l’association « Culture en Têt », le samedi 17 novembre 2018, de 10h à 17h, à l’Espace Martin Vivès.

Les vignerons invités : Solenn et Dominique GENOT du MAS LLOSANA à Tarerach, pratiquent la biodynamie et le labour au cheval ; Baptiste MILHE-POUTINGON du MAS DES BARBATS à Tresserre, travaille en Bio.

 

Les auteurs présents : Philippe GEORGET, auteur de polar et journaliste ; Marion POIRSON-DECHONNE, auteur de roman ; Françoise MIGNON et Aymat CATAFAU, co-écrivain avec d’autres auteurs d’un livre collectif bilingue « LA FADA » (la fée), adaptation d’une légende catalane, qui vient d’obtenir le PRIX DU LIVRE PYRENNEEN 2018 à Bagnères de Bigorre.

 

A partir de 16h, deux conférences sont programmée dans le cadre du 100ème Anniversaire de l’Armistice du 11 Novembre 1918 sur les thèmes suivants :

– LE VIN DANS LES ARMÉES DE LA CAVE AU QUART DU SOLDAT par M. Claude LEPLAT, président du Comité de Perpignan, Délégué Général Adjoint du Souvenir Français des Pyrénées-Orientales.

– LE VIN ET LA GUERRE par Jean DAURIACH, journaliste, auteur.

 

Repas à midi, 12 € sur réservation au 06 83 34 22 25 (inscription avant le 14 novembre). Entrée libre et gratuite. Renseignement à la Médiathèque, au 04 68 92 83 70.

 

Cassolada per la Llibertat à Perpignan

 

Les Angelets de la Terra convoquent la deuxième Cassolada per la Llibertat ce samedi 10 Novembre, à 15h30, devant le consulat d’Espagne à Perpignan. Un grand rassemblement unitaire et solidaire en faveur de la démocratie, suite à l’annonce du procureur espagnol qui demande plus de 200 ans cumulés de prison pour les politiques et autres personnalités ayant participé à l’organisation du référendum en Catalogne, le 1er Octobre 2017.

 

Les Angelets de la Terra avaient organisé une première « cassolada » en mars dernier, avec casseroles, banjos et sifflets. Lors de cette manifestation festive et revendicative, 300 personnes (selon l’Indépendant) étaient venues demander la libération des prisonniers politiques catalans et le retour des exilés. Depuis, les Angelets ont organisé quatre Concerts per la Llibertat à Alenya, Villefranche de Conflent, Le Soler et Pézilla-la-Rivière, qui ont permis de collecter 9.500 euros en faveur des prisonniers et des exilés. Ils ont aussi créé l’exposition itinérante Visca per la Llibertat, actuellement à Prats-de-Mollo et bientôt à Alenya, Villeneuve-de-la-Rao et Saleilles,  présentant le travail de 45 photojournalistes sur le processus d’indépendance en Catalogne.

 

Le succès populaire de ces manifestations est possible grâce au travail bénévole de centaines de personnes aux origines et activités très diverses, aux 35 groupes de musique professionnels, principalement de Catalogne Nord mais aussi d’Occitanie et de Catalogne du Sud, aux 26 commerces du centre-ville de Perpignan qui ont accueilli Visca per la Llibertat pendant Visa pour l’Image, aux 45 photojournalistes qui ont cédé leurs photos, aux médias de tous les Pays Catalans qui relaient l’information, aux mairies courageuses et solidaires qui accueillent les Angelets, aux associations qui collaborent avec eux et à la Casa de la Generalitat.

 

Dans la droite lignée des actions menées par les Angelets de la Terra, La Cassolada per la Libertat a pour objectif de réveiller les consciences face à des enjeux qui concernent tous les démocrates. Peut-on tourner le dos à 80% de la population sud-catalane qui réclame pacifiquement le droit de voter pour décider de son futur ? Peut-on accepter qu’on emprisonne des politiques, présidents d’associations, fonctionnaires et artistes pour leurs idées ? La Cassolada per la Llibertat qui rejoindra la manifestation de la Diada de Catalunya Nord ou Correllengua, du consulat d’Espagne à la place Catalogne, souhaite rassembler personnalités, partis politiques, syndicats et associations, au-delà des divergences et des différences. Entre tots, ho farem tot ! C’est ensemble que nous avancerons !

 

Cassolada per la Llibertat a Perpinyà

 

Els Angelets de la Terra convoquen la segona Cassolada per la Llibertat aquest dissabte 10 de novembre a les 15h30, davant del consolat espanyol a Perpinyà. Una gran manifestació unitària i solidaria en suport a la democràcia, després de l'anunci del fiscal espanyol que demana més de 200 anys de presó pels organitzadors del referèndum a Catalunya l'1 d'octubre de 2017.

 

El Angelets de la Terra van organitzar una primera "cassolada" al març. Van participar-hi 300 persones (segons la premsa local) per exigir l'alliberament dels presos polítics catalans i el retorn dels exiliats. Des de llavors, els Angelets van organitzar quatre Concerts per la Llibertat a Alenyà, Vilafranca de Conflent, El Soler i Pesillà de la Ribera, que van permetre recaptar 9.500 euros per les caixes de solidaritat. També van crear l’exposició itinerant Visca per la Llibertat - actualment a Prats de Molló i després a Alenyà, Vilanova de Raò i Salelles-, presentant el treball de 45 fotoperiodistes sobre en el procés.

L'èxit popular d'aquests esdeveniments és possible gràcies al treball voluntari de centenars de persones als orígens i activitats diverses, als 35 grups de música professionals, principalment de Catalunya Nord, però també d'Occitània i de Catalunya del Sud, als 26 comerços del centre de Perpinyà que van exposar Visca per la Llibertat durant Visa pour l'image, els 45 fotògrafs que van oferir les seves fotos, els mitjans de comunicació arreu dels Països catalans que transmeten la informació, alcaldes valent i solidària que acullen els Angelets, associacions que col·laboren amb ells i la Casa de la Generalitat.

 

En la continuïtat de les accions dels Angelets de la Terra, la Cassolada per la Llibertat té com a objectiu sensibilitzar la gent de Catalunya Nord sobre uns fets gravíssims que concerneixen tots els demòcrates. Podem negar el dret de vot a 80% de la població sud-catalana que vol decidir el seu futur? Podem acceptar que empresonen polítics, presidents d'associacions, funcionaris i artistes per les seves idees? La Cassolada per la Llibertat, que s’unirà a la manifestació de la Diada de Catalunya Nord o Correllengua, anirà del consolat espanyol a la plaça de Catalunya. Vol reunir personalitats, partits polítics, sindicats i associacions, més enllà de les divergències i les diferències. Entre tots ho farem tot!

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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