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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 09:56
Histoires de librairies - Ollada Republicana -
Histoires de librairies - Ollada Republicana -

Littérature

Livre : Le corps des libraires (Les Belles Lettres, 2021, 8 euros)

 

Dans ce petit livre à la jaune couverture -couleur des subversifs, des emmerdeurs : sorcières, juifs et gilets...jaunes- le lecteur rencontre des fantômes-s, des revenants, des lieux étranges et le labyrinthe des librairies...

 

Les anecdotes racontées par Vincent Puente nous entraînent dans les lieux voués aux livres de par le monde. Et de tous temps...Ainsi de l'Antiquité, lors de l'incendie qui ravage la bibliothèque d'Alexandrie, César déclare : "Laisse-la brûler. C'est une mémoire pleine d'infamie."

 

On se rend ensuite à Gibraltar où une librairie, sise près des "Colonnes d'Hercule" offre au visiteur le plus grand désordre : à ce propos, je vais souvent chez le bouquiniste de Sète, au-dessus du port, où il est difficile de pénétrer sans faire tomber quelque étagère...

 

Les employés ne lèvent pas les yeux à l'arrivée d'un client et ne disent pas bonjour : cela vous arrive à la librairie Torcatis, surtout sous Roger Coste, qui  ne se voulait pas commercial...Il doit bien rester encore aujourd'hui, dans ce lieu unique de Perpignan, un de ces anciens "Cerbère"...

Ce manque de dialogue est manifeste aussi dans les grandes librairies-supermarchés, telles Ombres blanches à Toulouse, le Furet du Nord à Lille, ou Mollat à Bordeaux : le flux est incessant et les salariés sont tout à leur labeur...

 

Dans "La librairie de Jonas", l'auteur explique le martyre de saint Laurent en 258, protecteur des libraires et des bibliothécaires, pour avoir refusé de livrer les livres saints aux soldats...

 

Ce petit ouvrage ravira les lecteurs passionnés et les collectionneurs livresques qui hantent les librairies en quête d'un objet inédit, d'une mise en page originales et, accessoirement, d'un contenu intelligent...

 

JPB 24.2.2022

* Communiqué de presse - Groupes indépendantistes

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Ollada Republicana

Després de 2 anys de pandèmia Catalunya Nord per la Independència torna a organitzar l'ollada republicana.

Encara unes hores per a reservar la teua ollada. Te la deixis pas perdre!

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Veniu a compartir unes hores i un dinar amb 3 invitats, independentistes han patit repressió per les seues idees polítiques.

Jordi Puig (Rodant per la República) i els consellers Jordi Turull i Lluís Puig.

Reserveu la vostra ollada a:

Participació: 12 €/persona. Teniu fins a mitjanit!

 

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23 février 2022 3 23 /02 /février /2022 10:55
Droits de la femme- N. Daubannes
Droits de la femme- N. Daubannes

Droits de la femme- N. Daubannes

Droits des femmes un combat perpétuel

LES SEMAINES DES DROITS DES FEMMES EN PARTENARIAT AVEC AMNESTY INTERNATIONAL Maison de la Catalanité

Place Josep Sébastià Pons - Perpignan 22 février au 25 mars 2022
04 68 08 29 30

leDépartement66.fr La culture pour tous, toute l’année

PYRENEES ORIENTALES le Département

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Hermeline MALHERBE

Présidente du Département des Pyrénées-Orientales

Marie-Claire BASSOU

Représentante d’Amnesty International Perpignan

Françoise CHATARD

Conseillère Départementale en charge de la Mission Égalité

et
les élu.e.s de l’Assemblée départementale

ont le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition

DROITS DES FEMMES UN COMBAT PERPETUEL

Les Semaines des Droits des Femmes

Vendredi 4 mars 2022 à I8h30

Maison de la Catalanité Place Josep Sebastià Pons - Perpignan

Pour votre sécurité, le pass vaccinal et le port du masque sont obligatoires.

Les données personnelles recueillies pour l’envoi d’informations et d’invitations institutionnelles sont traitées par Le Département conformément à la loi. Vous pouvez avoir accès à celles qui vous concernent et les faire rectifier en vous adressant par mail : pcd66@cd66.fr ou en écrivant à Madame la Présidente au 24 quai Sadi Carnot 66 906 Perpignan Cedex.

Hôtel du Département - 24, quai Sadi Carnot - B.P. 906 - 66906 Perpignan cedex - Tél. 04 68 85 85 85 - www.leDépartement66.fr L’Accent Catalan de la République Française

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ARTS - Ancien de l'Ecole d'arts de Perpignan, cet artiste subversif, qui refuse de se compromettre avec l'extrême-droite en acceptant d'être accueilli dans un galerie ou musée de la ville, trace sa route loin des compromissions et copinages divers. JPB

 

 

Limaille et béton sucré

Portrait

Nicolas Daubanes

Plasticien

Artiste engagé, Nicolas Daubanes présente, au Drawing Lab à Paris, ses dessins et installations corrosives autour des lieux d’enfermement.

 

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Nicolas Daubanes posant devant son œuvre en limaille de fer de l’Hôtel de ville de Paris incendié durant la Commune en 1871, exposé en 2020 au Palais de Tokyo.

MARC DOMAGE

 

 

En 2008, alors qu’il est encore étudiant aux Beaux-Arts de Perpignan, Nicolas Daubanes anime un atelier au centre pénitentiaire pour mineurs de Lavaur. « Ça a été une expérience très forte, un choc. Depuis, j’ai effectué une quinzaine de résidences pour créer des œuvres en milieu carcéral », raconte ce grand barbu, bientôt quadragénaire.

 

Au Drawing Lab à Paris (1), il a reconstitué ainsi l’étroite cellule d’un condamné à perpétuité. De cet homme, une photographie caviardée de noir ne nous révèle qu’un œil comme plongé dans un jeu vidéo, projeté sur le mur d’en face, en guise d’échappée dérisoire. Dans la salle voisine, un dessin monumental nous entraîne dans une des Prisons imaginaires de Piranèse, réinterprétée avec de la limaille de fer aimantée. Une poussière très noire qui suggère la ruine, le désir d’évasion…

 

Ce pigment métallique renvoie aussi au monde ouvrier des parents de l’artiste. Tous deux sont décédés d’une maladie professionnelle alors que Nicolas Daubanes n’avait que 19 ans. Il évoque aussi, sans s’appesantir, la maladie auto-immune qui l’a contraint à subir plusieurs greffes de rein. « Avec tout ça, je n’avais pas envie de travailler comme mes parents à l’usine. Pas question pour autant d’aller faire de l’aquarelle au bord des lacs. Je ne suis pas dans une relation esthétique et naïve au monde », ironise-t-il, avec son accent chantant. Et de citer le rappeur Bouba : « Les gens parlent d’amour, moi j’te parle de c’que j’connais ». Une réalité sombre certes, mais toujours irriguée par un élan vital.

 

Un vent de révolte traverse ainsi la plupart des œuvres de Nicolas Daubanes. À l’image de cette paroi de béton noirci, exposée au Drawing Lab, portant des impacts de balles et la devise « Seul contre tous » (2), le tout inscrit en creux avec du sucre fondu, une technique de sabotage empruntée à la Résistance. Ce procédé, inédit dans l’art et en parfaite adéquation avec son sujet, comme les dessins de prison en limaille, explique sans doute la reconnaissance précoce de cet artiste qui, depuis dix ans, ne cesse d’enchaîner les prix et les expositions personnelles.

 

Au Drawing Lab, on retrouve le souvenir des maquisards, cette fois cachés dans la Grotte de la Luire dans le Vercors, à travers une série de dessins fascinants, mêlés à d’autres sur le camp de concentration de Struthof en Alsace. On y voit des forêts, des sentiers, les feuillages environnant ces deux sites, gravés sur du verre au pochoir avec de la limaille incandescente. Des vues fantomatiques derrière leur écran vitré, qui évoquent à la fois des images d’archives, le camouflage et les rêves de liberté de ces hommes traqués, enfermés.

 

Autres œuvres subversives de l’exposition, rappelant les pavés lancés par des manifestants, ces briques qui portent en creux l’empreinte d’une main. Lors d’une résidence dans une briqueterie d’Occitanie, l’artiste a demandé aux ouvriers de rompre avec toutes les règles en vigueur pour empoigner les parallélépipèdes encore chauds et y laisser ainsi une marque corporelle. Une manière de réhumaniser leur travail, de réhabiliter leurs gestes soigneusement invisibilisés par la production en chaîne.

 

« Le musée d’art contemporain de Sérignan a acheté une centaine de ces briques. Ça m’a rendu heureux de voir reconnu ainsi le travail de ces ouvriers », observe simplement Nicolas Daubanes, qui continue à travailler entre Perpignan et Marseille, à l’écart des circuits mondains de l’art contemporain. Au fil des expositions, ses œuvres sont pourtant entrées dans les collections des Fonds d’art contemporain d’Occitanie, de Provence-Alpes-Côte d’Azur, de Franche-Comté…

 

Représenté depuis cinq ans par la galerie Florent Maubert à Paris, il a vu son travail mis en lumière, au Palais de Tokyo, en 2020. Pour un peu, il s’étonnerait presque du chemin parcouru. « En tant qu’étudiant des Beaux-Arts de Perpignan, ça me semblait tellement inaccessible… », avoue-t-il avec un mélange de réserve et de témérité.

 

Sabine Gignoux

 

(1) Nicolas Daubanes, « Le Chiffre Noir » au Drawing Lab, 17 rue de Richelieu, Paris 1er, jusqu’au 4 mars. (2) La devise de Louis XIV, souvent gravée sur des plaques de cheminée, détournée aujourd’hui par des désespérés comme dans le film éponyme de Gaspar Noé.

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 09:18
J'achète un MAILLOL le 24 février c'est décidé !!!
Le 18 février 2022 | Mis à jour le 18 février 2022 
Une peinture inédite d’Aristide Maillol aux enchères à Perpignan 
par Diane Zorzi

Le 24 février à Perpignan, une huile sur toile inédite d’Aristide Maillol sera présentée aux enchères par le commissaire-priseur Thibaut Ruffat. Estimé entre 30 000 et 50 000 euros, ce rare paysage révèle les talents de peintre d’un des plus grands sculpteurs du XXe siècle.

 

Alors que le musée d’Orsay s’apprête à retracer la carrière d’Aristide Maillol (1861-1944), à l’occasion d’une importante rétrospective prévue au printemps prochain, un tableau de l’artiste ressurgit à la faveur d’une vente aux enchères à Perpignan. L’événement arrive à point nommé. Le musée parisien entend, au fil de cette exposition, dévoiler les multiples facettes de cet artiste qui, avant de devenir l’un des plus grands sculpteurs modernes, s’adonna au dessin, à la peinture, à la tapisserie, à la céramique – autant de disciplines qui devaient nourrir son Œuvre sculpté. « Maillol était devenu artiste par amour de la peinture et cet amour brillait encore de mille feux. Je découvris que jamais il n’avait cessé de peindre et ô combien la peinture demeurait chez lui non seulement sa vocation première, mais une préoccupation constante », confiait sa muse Dina Vierny.

 

Un tableau inédit estimé entre 30 000 et 50 000 euros

En peinture, Maillol réduit sa palette de couleurs, simplifie les formes et joue de la planéité du support, dans la lignée du maître de la peinture murale, Puvis de Chavannes. Ici, il use de couleurs ocres pour représenter une Vue de mas, sous le soleil étincelant du Midi. Plus connu pour ses nus féminins, Maillol dépeint, avec cette toile, la vie silencieuse, empreinte de sérénité, qui règne aux abords de ces petites maisons rurales du sud de la France, que l’artiste, en héritier de Cézanne, traite en volumes simples. A l’aube de ses vingt ans, Maillol rejoint Paris pour se former auprès de Jean-Paul Laurens, Jean-Léon Gérôme et Alexandre Cabanel. Mais il demeure toute sa vie attaché à sa terre natale, les Pyrénées-orientales, ainsi qu’en témoigne cette huile sur toile découverte non loin de Perpignan par le commissaire-priseur Thibaut Ruffat. « Maillol a peint ce tableau pour l’arrière-grand-père du vendeur. Il n’est depuis jamais sorti de cette collection familiale catalane et n’a pas fait l’objet d’exposition. Il s’agit donc d’une œuvre inédite que Bertrand Lorquin, historien et fils de Dina Vierny, a authentifié », précise le commissaire-priseur qui présentera aux enchères le 24 février à Perpignan cette toile estimée entre 30 000 et 50 000 euros. 

 

Aristide Maillol (1861-1944), Vue de mas, huile sur toile signée en bas à gauche, 46 x 55,5cm. Estimation : 30 000 – 50 000 euros.

 

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 08:56
la gare de Perpignan : Dali oublié...

la gare de Perpignan : Dali oublié...

Perpignan n'a rien d'un labo culturel

 

La culture ? Plutôt le culte, tant le maire se montre avec l'évêque, à la cathédrale, dans sa crèche, avec ses fans culs-bénits...

 

La culture ? Rien de neuf : les promesses ne sont pas tenues. Certes, un manque d'argent tellement la ville est pauvre de ses quartiers les plus misérables de métropole et riche de ses grosses fortunes... Ainsi, les Gitans n'ont toujours pas leur radio: il est vrai qu'après avoir voté pour Aliot, ils sont marris, ils ne voient rien venir, ni rénovation, reconstruction, logement, lieux de divertissement... La  fête et la radio, c'est à eux de se les inventer !

 

La culture ? Rien de neuf ou d'inédit : on reprend le train-train des événements et divertissements du calendrier organisé sous Pujol. Pas de révolution, pas d'alchimie, pas de labo pour Aliot Folamour... simplement un peu de censure, en toute discrétion : on demande au directeur de l'Archipel de concocter la programmation des six mois à venir puis on lui dit que c'est pas d'un bon niveau (de quel droit le politique municipal se mêle de programme de théâtre ? Michel Pinell, ancien adjoint ne se prêtait jamais permis!), et on lui enjoint de retourner en sa chère Catalogne...

 

 

Et la préparation de la Sant Jordi des livres ? On convoque quelques auteurs, éditeurs; rares sont ceux qui viennent à la réunion. Les autres (Bibi) sont censurés, non informés... 

Quant au journal local, il est occupé 7 jours sur 7 par la cata de St-Laurent : on peut pas être partout ! Et les journalistes s’autocensurent…

 

 

JPB

 

 

- - - -

 

 

 

- - -  France Culture.   -   DIFFUSÉ LE 13/02/2022

 

Réécouter Perpignan : laboratoire culturel du Rassemblement national

ÉCOUTER (1H35)

Part

 

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Frederic Martel

 

@martelf

 

PODCAST | Ce soir #SoftPower sur

@franceculture

s’arrêtait à

@MairiePerpignan

pour le 6e épisode de sa série sur la politique culturelle des villes: quels changements depuis l’arrivée du RN en matière de politique culturelle ?

 

 

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franceculture.fr

Perpignan : laboratoire culturel du Rassemblement National

Ce soir, cap sur Perpignan. L'occasion de découvrir les acteurs et responsables culturels locaux de la ville, passée sous patronage RN depuis les municipales de 2020.

 

 

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20 février 2022 7 20 /02 /février /2022 08:40
 Gare aux trains d'Occitanie !! Humeur de Jean IGLESIS

Humeur de Jean IGLESIS

 

En Occitanie : Redécouvrons le train!  

Gare aux trains d'Occitanie !!

 

 

Bonne nouvelle puisque depuis ce vendredi matin - au lendemain-même – de l'envoi de mon article «coup de gueule»-, il est à nouveau possible d'acquérir des billets de train sur le site Lio Train SNCF Occitanie (https://ter.sncf.com/lio/occitanie).

 

Comme quoi la «politesse» a du bon... 

Prochaine étape, et non des moindres : à quand l'ouverture au public de l'inviolable «gare-vivarium» de Port-Vendres?... Peut-être avant Noël... En tout cas, ce sera certainement avant l'inauguration de la ligne TGV Paris-Barcelone et Barcelone-Madrid, la compagnie ferroviaire française SNCF venant de décider de retirer sa participation à l’entreprise à vocation commerciale Elipsos... Les vaches auront désormais tout loisir de paître et de ruminer, avant que de pouvoir regarder passer ce train à grande célérité, déjà «fantôme» avant que d'avoir pu être mis sur les rails, de se trouver en bonne voie de cheminer, ni de battre un quelconque et hypothétique record de vitesse. J.I.

 

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En Occitanie : Redécouvrons le train!... 17-02-2022

 

Redécouvrons le train!...Oui, bien sûr, j’en conviens !...Mais!... Il est aujourd'hui matériellement impossible d'acheter un billet de train pour " l'Occis-T'a-mis" sur Internet...

Je suis usager régulier des lignes Ter SNCF Occitanie, à savoir que mes initiatives et mes actions sont dans les rails, que j'ai la voix ferrée et que je mène bon train ma vie...

Depuis plus de 15 jours, il ne m'est plus permis d'acheter mes billets de déplacement sur le(s) Site(s) Internet des lignes ferroviaires de la Région Occitanie.

 

De fait, je me dois d'acquérir le billet, à chacun de mes voyages, sur le distributeur de la gare de mon départ...Ce qui me pose des problèmes, au niveau horaires (je suis moins libre d'acheter le billet par avance, pour être obligé de le prendre sur le quai, au moment de partir...)

 

Dans le département des Pyrénées-Orientales, dont je suis prétendument citoyen, et en dépit de ma bonne volonté, c'est bien souvent mission impossible...

En cause, et sans égard : l'état des gares!...

 

Pour ne citer que deux exemples: gare d' Elne, le distributeur se trouve situé, si fait, à l'extérieur, le composteur, quant à lui, trône à l'intérieur ( il est de la sorte préservé du froid et de la pluie), la gare étant fermée aux heures les plus matinales les samedi et dimanche... A Port-Vendres, c'est une véritable joaillerie: le distributeur et le composteur se voient exposés dans la gare comme le sont les rivières de diamants de chez Cartier. Sécurité oblige: la gare de la cité, dédiée à la déesse de l'Amour, en véritable sanctuaire de l'absurde, s'avère résolument et éternellement fermée aux voyageurs...

 

Alors ma question est fort simple et directe : «On prend le train ou on s'...?» (Qu'est-ce qu'on fait?...) Invité personnellement à plonger en un tel délire, force m'est de constater qu'il n'y a pas que les chefs de gare qui ne soient aujourd'hui ni proverbialement ni traditionnellement cornards... Les usagers portent de telles cornes, voire de tels bois - dès qu'ils prennent le train - qu'ils ne pourront très bientôt plus entrer dans les wagons, quand bien-même ils se courberaient pour s'y introduire, et qu'ils en viendraient à se résigner, et ce jusqu'à baiser le sol...Tout comme moi, j'espère que lesdits usagers des Ter – qui se fichent par terre - sont en capacité légitime d'apprécier la qualité du service public qui leur est offert, et surtout (non) rendu...

 

Chers amis, ne nous étonnons pas, par conséquent, que nous en soyons désespérément contraints et réduits à bouder le train et à refuser l'autobus pour continuer à prendre la voiture, quitte à nous polluer frénétiquement et hystériquement les uns les autres...

Face à cette résolution unanimement adoptée, le réchauffement climatique nous remercie, de tous les effets et de toutes les promesses de ses gaz à effets de serre...

N'ayons crainte de lui retourner la politesse, car la fin du monde est bel et bien pour demain...

 

 

Jean Iglesis 

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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 09:21
F.O.Giesbert et son livre sur la V° République
F.O.Giesbert et son livre sur la V° République

F.O.Giesbert et son livre sur la V° République

Un Général de GAULLE cynique, hypocrite, libidineux, dépourvu de compassion...par FOG

Le journaliste dynamique et talentueux du Figaro éprouve une grande passion par De Gaulle, mais, objectif et amoureux de la vérité, comme toujours, il n'hésite pas à dresser un portrait très négatif du premier président de la cinquième République française...

Ainsi, après avoir écrit sur les immigrés et sur sa ville, Marseille, où l'on n'entend parler que l'arabe (voir ce blog des dernières semaines et pages 15, 177, 204), le journaliste de droite, utilisant la pensée hégémonique zemourienne, élargit le propos à la France : il s'agit de montrer le rôle de De gaule durant la guerre d'Algérie.

Le propos débute à la page 52 où la duplicité du général et son mépris pour les Pieds-Noirs donnent des frissons; tout y passe, Salan et l'OAS, Massu, les Colons, le code de l'indigénat : pour vous aider, voir les pages 52, 54, 74, 76 (Salan et 174, 196), 79, 81...)

Ce politique rusé n'a pas de sentiment, ni pitié ni compassion (186), il est cynique comme la plupart des politiciens, pas de quoi faire un mythe de l'inventeur de la V°.! Il est ingrat, peut oublier ses anciens amis, il est impitoyable, ce soldat, ce général tenté par Baden-Baden pour cogiter un coup d'Etat...Qui était permanent, selon le livre célèbre de F. Mitterrand, un autre cynique...

En outre, le racisme n'est pas loin dans sa bouche: les Arabes ne sont pas comme nous, c'est une autre race et l'assimilation est impossible; il défend la civilisation occidentale  et les Maghrébins sont utiles surtout comme main d'oeuvre qui sera invitée à venir en France quand les Français ne veulent pas faire la sale besogne...

Enfin, la question du sexe est abordé sans détour par la plume délurée de ce cher FOG, intello médiatique, qui, en page 35, compare De Gaule et Pétain : leur appétence pour le sexe. "P. Pétain, son chef de régiment, futur maréchal et chaud lapin notoire, qui est alors son mentor avant de devenir son ennemi personnel, de Gaule se retrouve souvent, en fin de semaine, dans le même train...Les deux hommes partagent les adresses, des femmes; des plaisirs..."

Madame de Gaulle savait les frasques de son époux et était très jalouse : affecté à Beyrouth, "il n'est pas, tant s'en faut, un mari modèle..." Et quel séducteur auprès des comtesses russo-polonaises, mais c'était avant son mariage... Le livre vaut pour de tels détails, montrant l'aspect humain, très humain de cet homme devenu une icône grâce au récit national qui a besoin d'idoles...

JPB (18.2.2022)

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Premier volume d’une Histoire intime de la Ve République insiste sur le génie du Général sans en occulter les zones d’ombre.

Passionnant.

Franz-Olivier Giesbert renoue dans cette Histoire intime de la Ve République avec ses grandes biographies de Mitterrand et de Chirac. Le journaliste fait œuvre d’historien dans cette remarquable saga qui sera composée de trois volumes, puisant aux meilleures sources ainsi que dans ses souvenirs personnels. Celui qui a connu tous les présidents de la Ve République, à l’exception de son fondateur, retrace avec un œil très neuf les grands épisodes qui ont conduit le pays au déclin dans lequel il est actuellement.

 

Ce premier volume se concentre sur le sursaut gaulliste, dont il n’occulte pas les zones d’ombre, tout en sachant rendre au génie du Général sa dimension historique, tant dans sa capacité à fonder une nouvelle République qu’à sortir le pays de l’ornière algérienne. De Gaulle espérait trouver dans la construction d’une Europe à six un moyen de redonner à la France une nouvelle place dans le concert des nations, sans être dupe des dangers du projet fédéraliste...

 

*Gallilmard 2021, 20 Euros
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18 février 2022 5 18 /02 /février /2022 09:09

Samedi, rendez-vous pour la marche pour la mémoire et la République espagnole

 

et le salon du livre : Argelès/Mer

 

Vendredi 18 février à 18 h, à l’espace Jean-Carrère, spectacle-concert de Serge Utgé-Royo,

qui vient chanter là où son propre père fut interné, Un nuage espagnol, memorias ibéricas (entrée 15 €).

 

 

Samedi 19 février, espace Jean-Carrère, à 9 h 30, départ de la 20e marche de la mémoire, en présence des élus. "Cette année, la commune crée un parcours mémoriel, explique Jacqueline Payrot, présidente de Ffree. Il part du monolithe qui marque l’entrée du camp, plage nord, jusqu’au cimetière des Espagnols, sur l’avenue de la Retirada et plus loin jusqu’au Mémorial. À chaque étape, un totem avec un QR code propose des documents en trois langues (français, catalan, espagnol). L’idée, c’est d’avoir un musée à ciel ouvert, se documenter et poursuivre la visite".

 

 

 

Cette 20e marche sera l’occasion d’inaugurer ce dispositif. De plus, au monolithe, 50 photos du camp, prises entre 1939 et 1942 seront exposées, à ciel ouvert, jusqu’à fin mars. Au cimetière, il y aura les dessins de Josep Narro, artiste barcelonais interné à deux reprises au camp d’Argelès.

 

Samedi 19 février, espace Jean-Carrère, à 13 h, repas tiré du sac. À partir de 14 h, participation aux spectacles et animations (tarif 5 €). À 14 h, lecture de poèmes par Agnès Sajaloli, Étranges étrangers de Jacques Prévert.

 

 

À 14 h 30, inauguration du salon du livre sur la guerre d’Espagne et les exils. "Pendant 2 ans de confinement, les gens ont beaucoup écrit, annonce Sonia Marzo, membre du bureau de Ffree. Nous présenterons les ouvrages de 26 auteurs, distribués par cinq librairies. En plus, il y aura onze associations mémorielles et humanitaires".

 

Inauguration de trois expositions, dont une préparée par des lycéens de Céret "Les couleurs de la liberté". Pendant 2 ans, 60 élèves ont rencontré des réfugiés de l’époque, visité différents lieux et réalisé des portraits, sous la direction du photographe professionnel Miquel Dewever-Plana. Cette exposition itinérante rejoindra ensuite la médiathèque, avant d’être présentée dans tous les lieux emblématiques du département.

 

À 18 h, présentation du centre de ressources du Mémorial du camp d’Argelès-sur-Mer, par Grégory Tuban, chargé de mission. À 18 h 30, spectacle musical, chorales chants par les Voix libres, la Chorale de Saint-Génis-des-Fontaines, chants de lutte et d’exils par les Goigs tradicionals.

 

 

 

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17 février 2022 4 17 /02 /février /2022 10:24
4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa
4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa
4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa
4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa
4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa
4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa

4 Maillol - une oeuvre de Tur Costa

 

En écho à l’exposition « Aristide Maillol (1861-1944).

 

La quête de l'harmonie » qui ouvrira le 12 avril prochain au musée d’Orsay, attardons-nous sur une sélection d’estampes issues des collections de la BnF. 


En parallèle de son activité de sculpteur, Aristide Maillol a en effet illustré « Les Églogues » de Virgile ou « Les Pastorales » de Longus, par des bois gravés, mais aussi le « Livret de folastries » de Ronsard, par des eaux-fortes. Il réalise également des lithographies de nus. 


Autant d’œuvres témoignant d’un style unique et précurseur qui ne s’est pas limité à la sculpture.

Rafael Tur Costa, la lumière du fragment, à Cotlliure
ARTS.  COTLLIURE - COLLIOURE

Cotlliure et Palma, deux sœurs reliées par le bleu de la Méditerranée et la lumière intense du soleil. Deux villes qui ont vu éclore la modernité.

Le Musée d’art moderne de Collioure est aujourd’hui particulièrement heureux de s’associer au musée Es Baluard de Palma pour célébrer l’œuvre de l’artiste ibizien Rafael Tur Costa. L’exposition, présentée à Palma en 2021, sera accueillie en 2022 à Cotlliure.

 

 

Rafael Tur Costa

Santa Eulària des Riu, Eivissa, 1927 – 2020

A vécu et travaillé à Eivissa (Ibiza)

Bien qu'il ait étudié à l’École des Arts et Métiers d’Ibiza, Rafael Tur Costa peut être considéré comme autodidacte.

En 1955, il rencontre des membres de la Hochschule Für Bildende Künste de Berlin, un groupe d’étudiants allemands aux beaux-arts, qui l’initient aux innovations artistiques de l’avant-garde européenne.

Son agitation créative l’a amené à s’impliquer dans les cercles artistiques de Madrid et de Barcelone, et à entretenir des relations constantes avec le groupe Ibiza 59, formé sur l’île en 1959.

Alors que le noir semble être la couleur prédominante dans ses premiers essais des années 1960, ses travaux ultérieurs révèlent sa préférence pour le blanc, fruit de ses travaux de recherche sur l’image et l’évolution de son propre langage plastique.

En plus d’expositions aux États-Unis et en Europe, son travail a été exposé au Museu d’Art Contemporani d’Eivissa à Ibiza (1983, 1997) et au Casal Solleric à Palma, Majorque (1997).

 

fin années 50

Depuis la fin des années 1950, on trouve chez lui des espaces où il est possible de percevoir une certaine horror vacui (horreur du vide).

Après avoir été séduit par une obscurité qui l'apparentait à un type d'art informel, il se lance dans une série de recherches aboutissant à des champs chromatiques qui ordonnent l'espace pictural et dialoguent avec des éléments de langage.

C'est dans cette période qu'il recourt à des poèmes de Rafael Alberti et à des signes qui renvoient directement à l'impossibilité d'exprimer des expériences vécues pendant son enfance et sa jeunesse. C'est particulièrement vrai en ce qui concerne ses souvenirs de la guerre civile et la mise en place de la dictature franquiste.

 

années 60-70

Au milieu des années 1960, il dépouille l'espace pictural et ne ressent plus le besoin d'occuper toute la surface, conscient de l'impossibilité de tout exprimer. Il s'engage alors dans des compositions dominées par la simplicité et par le blanc puis y dépose des sortes d'organismes, héritiers d'une certaine abstraction lyrique, qui jouent un rôle organisateur.

Tur Costa travaille à des peintures où la composante architecturale puise sa force dans la nudité. On y retrouve une claire évocation de la verticalité des murs des maisons d'Eivissa. Ce sont des surfaces entièrement blanches, parsemées, comme sous l'action d'une force centrifuge, de petites cellules.

Au début des années 1970, Tur Costa incorpore à ses créations un nouvel élément : le segment. Le tracé rectiligne va dorénavant s'imposer dans ses oeuvres jusqu'à la fin.

années 80-90

Ce sont encore de grandes compositions tournées vers le blanc, mais qui comprennent cette fois des structures ordonnées qui suggèrent un espace impossible d'accès. La forme ne cesse d'organiser l'espace pour nous avertir de cette impossibilité.

A l'approche des années 1980, l'artiste commence à affronter la douleur et la blessure qui le hantent depuis l'enfance.

On trouve sur ses toiles blanches des petites fentes et des déchirures qui révèlent cet espace malade de souvenirs.

Au cours des années du siècle finissant, les oeuvres se nimbent de mystère. Fentes, déchirures, blessures, et même découpes nettes signalent qu'il faut chercher le sens au-delà de la toile.


Une exposition réalisée en partenariat avec Es Baluard, musée d’art contemporain – Palma (Baléares), avec le soutien de l'Institut Ramon Llull

Institur Ramon Llull Paris

Newsletter # 121

 

 

ARTS DE LA SCÈNE.  PARIS, 

 

"Brefs entretiens avec des femmes exceptionnelles" de Joan Yago, à Théâtre Ouvert

 

Le Collectif Le Grand Cerf Bleu met en scène à Théâtre Ouvert de Paris jusqu'au 19 février un texte commandé au dramaturge catalan Joan Yago dans le contexte du programme européen Fabulamundi, traduit par Laurent Gallardo. Une œuvre inspirée de situations réelles mais aussi fictionnelles autour des questions de l'identité, les différences et nos contradictions.

+ info >>

 

MUSIQUE.  JOLIETTE, QUÉBEC, CA, 

 

Trente-deux ans après leurs débuts au Québec, Jordi Savall et Le Concert des Nations retrouvent le Festival de Lanaudière

 

Événement aussi rare qu’exceptionnel : trente-deux ans après leurs débuts au Québec, l’immense Jordi Savall et son ensemble Le Concert des Nations retrouvent le Festival de Lanaudière le temps d’une incursion dans la splendeur baroque de Versailles, antidote rêvé à la grisaille hivernale, havre de beauté et de chaleur.

 

  •  

 

ARTS.  COTLLIURE - COLLIOURE

 

Rafael Tur Costa, la lumière du fragment, à Cotlliure

Contact: info@llull.cat

Cotlliure et Palma, deux sœurs reliées par le bleu de la Méditerranée et la lumière intense du soleil. Deux villes qui ont vu éclore la modernité.

 

Le Musée d’art moderne de Collioure est aujourd’hui particulièrement heureux de s’associer au musée Es Baluard de Palma pour célébrer l’œuvre de l’artiste ibizien Rafael Tur Costa. L’exposition, présentée à Palma en 2021, sera accueillie en 2022 à Cotlliure.

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16 février 2022 3 16 /02 /février /2022 11:27
Vladimir Pozner
Vladimir Pozner

Vladimir Pozner

 

Association des amis de Vladimir Pozner

Bulletin électronique de février 2022

 

 

Membres d’honneur : Maurice Baquet, Christian Bourgois, Henri Cartier-Bresson, Miriam Cendrars, Annie Ernaux, Jean Lacouture, Claude Lévi-Strauss, Antonin Liehm, Edgar Morin, Michel Piccoli, Alain Resnais, Jorge Semprun, Marina Vlady, Christa Wolf

 

Espagne premier amour réédité chez Julliard !

 

En 1939, la défaite conduit des dizaines de milliers de réfugiés espagnols dans les camps de concentration français. Sur la plage d’Argelès, entre les barbelés, Pierre essaie de retrouver l’inoubliable Pilar, rencontrée sur la route de l’exode, et dont l’image va se confondre avec celui de « l’Espagne qu’on assassine ». À la recherche de cette femme et de la douceur de l’amour, il est confronté à la brutalité de la misère et à l’amertume du déracinement.

 

Écrit d’une plume unique, Espagne premier amour, nous parle d’une voix sobre et bouleversante. C’est à son propos qu’Aragon écrivait : « Le plus court des romans, ce qui pas plus pour un livre que pour un couteau ne l’empêche d’entrer d’un coup dans le cœur. » Un livre d’une actualité brûlante, puisque les réfugiés de 1939 font écho aux migrants d’aujourd’hui.

 

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Vladimir Pozner est né à Paris en 1905. Son œuvre innovante a été saluée par Blaise Cendrars, Dashiell Hammett, Jorge Semprun. Romancier, journaliste, il a aussi été scénariste à Hollywood.

 

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Association des amis de Vladimir Pozner - 86, av. Ledru-Rollin - 75012 Paris - France    

http://www.pozner.fr

Facebook : https://www.facebook.com/Les-amis-de-Vladimir-Pozner-195613461599

 

20 ans des chemins de la Retirada,
samedi 19 février


Les chemins de la Retirada fêtent leurs 20 ans. Pour cette édition 2022, du 17 au 20 février, l’association Fils et Filles de Républicains Espagnols et Enfants de l’Exode (FFREEE) explore le thème : “Voix libres”. Des voix, comme celle, puissante et nuancée, de Serge Utgé-Royo qui vient chanter à Argelès-sur-Mer, là où son père fut interné en 1939. Comme celles aussi des chorales Voix libres et El Goigs tradicionals (chorale de Saint-Génis-des-Fontaines).
Les 20 ans des chemins de la Retirada, samedi 19 février, sont aussi l’occasion pour le Mémorial du Camp et la Ville d’Argelès-sur-Mer d’inaugurer un parcours permanent sur les traces de la Retirada et une exposition sur le sable des mémoires du camp.

 

Un parcours mémoriel inclusif
La 20e marche de la mémoire inaugurera le parcours mémoriel qui relie le Mémorial du camp à la plaque Nord, en passant par le cimetière des Espagnols et le Monolithe. Sur ces quatre sites, des totems multilingues, retracent l’histoire de la Retirada et du camp d’Argelès-sur-Mer. Une histoire désormais accessible à tous. Sur chaque panneau figure en effet un QR code permettant d’accéder, directement avec son smartphone, à un audio-guide. Celui-ci est disponible en quatre langues : français, catalan, espagnol et anglais. Les personnes malvoyantes et/ou en difficulté avec la lecture peuvent ainsi écouter les textes figurant sur les panneaux.

 

Mémoires du camp d’Argelès sur le sable 
La marche de la mémoire s’achèvera face au Monolithe, où les “Mémoires du camp d’Argelès” s’exposent sur le sable. À l’occasion du 80e anniversaire de la fermeture du camp d’Argelès-sur-Mer, une exposition de 50 photographies et documents, issus de nombreux fonds, illustre son histoire. C’est ici-même, plage Nord, que le camp d’Argelès fut installé à la hâte en février 1939, lors de la Retirada. Délimité par des barbelés, il fut démantelé en novembre 1942. Durant ces quatre années, plus de 170 000 hommes, femmes et enfants transitèrent par ce camp sur le sable ; des Républicains espagnols mais aussi d’autres “indésirables” dont des nomades français, des Juifs étrangers et des apatrides. Découvrez leur(s) mémoire(s).

Départ de la 20e marche de la mémoire, samedi 19 février à 9h30 de l’espace Jean-Carrère, avenue Molière – Argelès-sur-Mer. Gratuit.

Programme complet des chemins de la Retirada 2022 

CONTACT PRESSE
Mémorial du camp d'Argelès-sur-Mer 
Grégory Tuban, 06 76 64 75 72
g.tuban@ville-argelessurmer.fr


** Rencontre avec B. Rieu à la médiathèque d’Argelès-sur-Mer

Médiathèque d’Argelès-sur-Mer

RENCONTRE LITTÉRAIRE – le 18 février à 18H


Les Amis de la médiathèque vous invitent à une rencontre avec Bernard Rieu autour de son livre Argelès-sur-Mer, des Pyrénnées à la Méditérannée, un territoire dans l’histoire.

  • Bernard Rieu présente son livre. Bernard Rieu présente son livre. Photo mairie

Livres - Bandes dessinées,  Argelès-sur-Mer

Dans le cadre de leurs Rencontres auteur-lecteurs, les Amis de la médiathèque invitent Bernard Rieu, à l’occasion de la sortie de son ouvrage : Argelès-sur-Mer, des Pyrénées à la Méditerranée, un territoire dans l’histoire (éditions Trabucaire).

Journaliste passionné par l’histoire, ancien élu en charge du patrimoine, Bernard Rieu vient de signer un merveilleux livre sur sa ville. Un recueil savoureux, qui se déguste au fil de 164 pages parfaitement illustrées et ponctuées d’anecdotes. Bien plus qu’un simple livre d’histoire, c’est celle des hommes qui ont construit ce territoire qui est à découvrir.

Rendez-vous ce vendredi 18 février à 18 h, à la médiathèque Jean Ferrat.

Entrée libre. Pass sanitaire exigé. Port du masque obligatoire..

- - -  Médiathèque d’Argelès-sur-Mer

 

CAMINOS, CAMINS, CHEMINS DE LA RETIRADA du 8 au 18 février

FREEE, propose en février 2022, à la médiathèque d’Argelès-sur-Mer (et à la salle Jean Carrère le 19 février) pour les journées de « Los Caminos, Camins, Chemins de la Retirada », la mise en place d’une exposition réalisée par les élèves du lycée Décodât de Séverac de Céret. Elle est le fruit de deux années de préparation, initiée par trois de leurs enseignants, Marie, Rose et Maxime. Elle se présente par des prises de vues d’enfants de l’exil et d’enfants d’exilés avec l’enregistrement de leur témoignage, le montage des deux. Pour les prise de vue, les élèves ont été accompagné par Miquel Dewaere-Plana, lui-même photojournaliste du monde et auteur de plusieurs livres. Ce projet a nécessité deux ans pour voir le jour. Un livre doit également paraître en mars 2022 et que nous vous présenterons également, nous l’espérons en avril lors de notre Assemblée Générale annuelle. C’est la quintessence de la transmission de mémoire intergénérationnelle concernant la Retirada de 1939, la guerre d’Espagne et la seconde guerre mondiale

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 04:39
France-Culture à Perpignan : l'apparente objectivité - Aliot, Bonet, Alduy, Casa musicale, Ballet Joventud, l'affaire de l'Archipel...

France Culture à Perpignan (1) 

l'objectivité, est-ce laisser la parole aux élus et acteurs culturels de la ville..?

 

Non, car seuls deux associations culturelles ont été sollicitées : la Casa musicale (M. Valet/B.Cabannes) et le catalan Ballet Joventud de G. Riera) : dépendant en grande partie de la municipalité (salles, subventions, com...), ils "jouent le jeu", complices "objectifs" de la mairie RN; à cela, ils peuvent répondre qu'ils dialoguent, non avec le maire L. Aliot, mais avec l'adjoint à la culture, A.Bonet, non encarté au parti de droite extrême et "travaillant pour Perpignan"...

 

 

Non, l'équilibre et la quête de vérité, c'est donner aussi la parole à l'opposition (seul l'ancien maire J.Paul Alduy est interrogé - il faut dire que le CD66 et la Région subventionnent en partie les associations culturelles de Perpignan : Visa, Casa musicale, J.Vigo, Jazzèbre...Quant à l'Archipel, le département ne l'a jamais financé, même sous la droite républicaine; son absence et silence ne sont pas des symptômes de son opposition à L.Aliot).

 

 

C'est ainsi que JP. Alduy répond de façon directe sur le choix du nouveau blason de la ville, religieux, trahissant la laïcité; seul vrai opposant à la politique culturelle de l'extrême-droite, l'ancien élu parle de "Travail, Famille, Patrie" à propos de l'image symbolique propagée; il revient surtout sur l'éviction brutale du directeur du théâtre de l'Archipel Borgia (voir le blogabonnel des dernières semaines) : "l'Etat et la Région, principaux partenaires financiers, ont été humiliés". 

 

 

J'ai commencé par la fin de l'émission: en fait, France Culture et son journaliste, plutôt complaisant et mal informé (il n'a pas contacté les "lanceurs d'alerte tels que Caudeville/Poisse (2)  ni J.-Marie Philibert avec ses chroniques acerbes et humoristiques du Travailleur catalan, ni J.-Bernard Mathon pour le patrimoine et la liste L'Alternative... 

 

 

L'animateur préfère débuter l'émission avec Dali, lieu commun, porte d'entrée facile et permanente quand on parle de Perpignan, en oubliant que le "centre du monde" n'était pas la ville, mais la gare, pour des raisons d'argent et d'exportation de ses oeuvres...

 

 

Le RN n'est donc pas au centre du monde à Perpignan et le maire doit se contenter de reproductions (ou de toiles de Véronique...). Il est qualifié par le journaliste de "maire dadaïste" parce qu'il a un portrait de LUIS (Louis en castillan) BUNUEL dans son bureau...

 

 

Mais le maire veut "faire vivre Dali" à Perpignan, grâce à un musée virtuel, à des dons de particuliers, à des prêts du centre Pompidou; Dali aurait lutté contre tous les autoritarismes, selon le critique d'art Aliot, alors que Salvador a toujours célébré le franquisme (même s'il se représente, jeune, en vendeur du journal L'Humanité...)

 

 

 

C'est la même rengaine: utiliser Dali pour la pub et le tourisme de Perpignan, mais J.P.Alduy, qui a tenté la chose, n'a pu que créer des expos photos sur l'artiste catalan qui aimait les images qui le représentaient,; une "annexe" du musée Dali de Figueres n'a jamais pu voir le jour (égoïsme de la ville natale de Dali, la manne picturale ne devant pas être partagée); au passage, signalons que sous la mandature de MM. Pujol  et Pinell (non cités dans l'émission), on  a éliminé les traces de Dali, à la Gare (reproduction de l'illumination à la gare, statue sur l'ancien Palmarium, sur la place Arago, mais installation du personnage sur une chaise, place de Catalogne, et d'assez mauvais goût...)

 

 

 

Pour les projets culturels M. Aliot revient aux promesses de 2020: créer un pôle muséal en un lieu emblématique en y intégrant la Casa Pairal et un centre d'art contemporain, relancer Ruscino, créer des médiathèques dans les quartiers; pour l'instant il s'agit de faire vivre la "culture populaire", avec le street art et les oeuvres éphémères... 

 

 

Le maire oeuvre aussi pour la catalanité, mais pas pour le catalanisme qui est "très politique": faire vivre le contenu, l'Histoire au lieu du folklore; les Catalanistes "se sont vendus à toutes les majorités, à la ville et à l'alliance UMP/CDC", puis LR/CDC sous les anciens maires Alfduy et Pujol...

 

 

Le maire veut animer la culture catalane, mais "dans la République française" : ne pas déraper "dans le débat identitaire". Il faut agir pour "Perpignan en commun"...

Quant à l'adjoint à la culture, il est, selon le journaliste de France Cul, aimé par les groupes culturels locaux, mais il n'est pas tout à fait à l'aise parmi les élus du RN...

 

En conclusion : "pas de quoi crier au loup" (reprise de mon vieux jeu de mot "Loup Aliot" ?) : "les acteurs culturels ne sont pas inquiets; ils viennent en nombre dans le bureau d'A. Bonet"...

 

 

Quant au "Parc à thèmes", il s'agit de "retracer l'histoire d'ici et de la Méditerranée, de Barcelone à Menton"; M. Aliot compter très bien le catalan car une de ses grands-mères était originaire de Valencia; il le parle un peu, au contraire d'A. Bonet qui s'est mis à l'apprendre, lui le natif de Perpignan, qui, en 50 ans de littérature française et de francophonie, n'a jamais étudié la langue de Catalogne...

 

 

Un sentiment d'incomplétude domine après cette émission : seuls les élus en place, les salariés de la mairie (la directrice du musée Rigaud, le responsable des bibliothèques et deux présidents d'associations émanant de la mairie, ont pu s'exprimer, à part, comme on l'a déjà dit, J.P.Alduy...

 

 

J.P.Bonnel (15.2.2022)

 

 

 

*Notes :

 

1. Perpignan : laboratoire culturel du Rassemblement national

https://www.franceculture.fr › Émissions › Soft Power

 

 

il y a 1 jour — Soft Power, France Culture, 116 avenue du président Kennedy 75016 PARIS ou par email directement à l'adresse marcelo.velit@radiofrance.com. Pour ...

 

 

2. archipel-contre-attaque.over-blog.fr

 

nicolas caudeville@bobdainar·10h#Perpignan: l'étrange soumission des institutions culturelles locales raconté par #FranceCulture @martelf @SoftPowerPRl-archipel-contre-attaque.over-blog.fr

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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