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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 09:31
Les P.O. à Madrid (Laurent Gauze) - Affiche et slogan de l'ODT 66 - Le bétonnage, viol de la loi littoral
Les P.O. à Madrid (Laurent Gauze) - Affiche et slogan de l'ODT 66 - Le bétonnage, viol de la loi littoral
Les P.O. à Madrid (Laurent Gauze) - Affiche et slogan de l'ODT 66 - Le bétonnage, viol de la loi littoral

Les P.O. à Madrid (Laurent Gauze) - Affiche et slogan de l'ODT 66 - Le bétonnage, viol de la loi littoral

Le département est à vendre - Trabucaires : les nouveaux bandits des grands chemins - Bétonnage, viol de la loi littoral

 

"Le département est à vendre !" Il l'a dit sans détours, enfin, c'est affirmé de façon claire. Laurent Gauze, le responsable économique, élu à Perpignan (majorité LR), de Madrid à Francfort n'a pas peur de lancer le slogan fort.

 

A Paris, le Qatar et autres milliardiares orientaux achètent les champs Elysées, les hôtels de luxe, les équipes de foot...Les Chinois s'emparent de domaines bordelais...

 

C'est normal, puisque c'est la mondialisation: nous n'avons qu'à faire de même ! Pinaud, Arnaud, Dassault et autres gogos s'y essaient, mais les nouveaux riches se trouvent aujourd'hui dans les pays émergents et pétroliers... Alors, c'est la France qui est bradée et le gouvernement français viole la loi littoral pour ajouter du béton au béton. (article joint)

 

En Catalogne, le pays est envahi par les touristes (réactions vives à Barcelone et décisions de la mairesse pour un tourisme de qualité); à Perpignan, on ne parle que "destination", et c'est à vendre :

"Vendre la « destination 66 » : Au consulat général de France, devant des journalistes et décideurs allemands, les Catalans ont donc essentiellement vendu la « destination 66 ». Agence de développement touristique et Office du tourisme communautaire ont fait « pitch » commun, la CCI a vanté son portail pyrenees.fr et les hôteliers Villa Duflot, Roussill’hôtel et Host & Vinum leurs établisse- ments…"     © L'Indépendant, F. Michalak.

 

Les responsables du tourisme ont beaucoup de talent et d'imagination afin d'inventer images et slogans susceptibles d'attirer les Parisiens, les étrangers, les autobus de Catalogne-sud : par exemple, on assiste à Collioure à l'arrivée de nombreux cars d'Espagnols: ils restent une heure, dix minutes sur la tombe de Machado et un petit tour en ville...

 

Est-ce là le tourisme intelligent ..? C'est un tourisme pauvre pour des gens sans grandes ressources, pour des gens isolés, âgés le plus souvent...

 

Ensuite, de juin à septembre, d'autres visiteurs, plus fortunés, viennent, louent, achètent : tout le monde (restaus, hôtels, loueurs, épiciers…) en profite : les gens d'ici vendent leurs terrains, leurs caves à artistes, leurs immeubles, leurs vignobles, et ensuite ils vont pester contre l'invasion des doryphores. Les premiers à vendre le pays, c'est eux, c'est nous !

 

Respecter le territoire et faire un tourisme propre, ce serait expliquer l'Histoire, la culture, le patrimoine, la littérature, la civilisation catalane... Conserver des lieux d'habitation pour nos jeunes…

 

Des itinéraires guidés existent, mais trop superficiels... En attendant, on peut brader nos aéroports, nos domaines viticoles (Depardieu à Montner...), le département est souvent resté dans l'immobilisme, englué dans une économie de rentiers, de placements financiers, de ressources agricoles anciennes non remises en question. Sans oublier l'esprit de réseaux, de copinage, de "mafiosité" généralisée dans tous les milieux…

Oui, les responsables doivent se remettre en question ! Le confort, c'est de ne pas changer...

 

JPB

 

"Pour un maire de proximité" 

"Perpinya en davant !"       Perpignan 2020, en AVANT !"

CATALOGNE

La terrible et véridique histoire des Trabucaires

 

La Casa de la Generalitat propose une rencontre pour mieux connaître l’histoire des Trabucaires, ces bandits qui contrôlaient une partie du territoire catalan au milieu du XIXe siècle, entre l’Alt Empordà, el Vallespir et la Garrotxa.

L’historien de Girona Josep Vilar i Vergés présentera un livre de vulgarisation sur ce sujet, Els trabucaires, le mercredi 30mai à 18h30 à la Casa de la Generalitat, rue de la Fusterie. Il s’agit d’un ouvrage très richement illustré, publié par la Diputació de Girona, qui sera par ailleurs représentée au cours de cette manifestation par son délégué à la Culture, Albert Piñeira, qui est maire de Puigcerdà.

Ainsi donc, Josep Vilar i Vergés offrira des réponses claires et précises aux multiples questions que l’on se pose autour du mythe et de la réalité de personnages qui font partie de l’imaginaire collectif catalan, aussi bien au sud qu’au nord de la frontière.

 

Renseignements :
04 68 35 17 14 ou casa- perpinya@gencat.cat

*A BANYULS, le Vendredi 1er juin 2018 : 

 

  • Conférence organisée par l'Association Walter Benjamin sans frontières :
  •  
  • « Aidez l’Espagne ! Le pavillon de la République espagnole à l’exposition universelle de Paris en 1937, entre art et propagande, Guernica",  par Gérard Malgat.
  •  
  •  G.Malgat est docteur en espagnol, spécialiste de Max Aub et de la République espagnole, auteur de Max Aub et la France ou l’espoir trahi, traducteur de Sierra de Teruel, film de Malraux, raconté par Antoni Cistero (traduit en français chez Balzac Editeur). 
  •  
  • Introduction par Jean-Pierre Bonnel : «Walter Benjamin en 1937», 18h15, Salle Novelty (maison des associations, près du parking du marché, gratuit), entrée libre.
  •  
  • - A 20h15, rencontre autour de G. Malgat, au restaurant Le Miradou, sortie de Banyuls (sur les hauteurs, près de l'hôtel Le Catalan), repas autour de 20 euros… Il sera aussi question du Prix de l'essai W.Benjamin 2018, décerné à Banyuls, le 29 septembre, à 11h, hall de la mairie. 
  •  
  • -Discussion avec Pedro Soler, Madeleine Claus, René Piniés (directeur du centre Joë Bousquet de Carcassonne), Dominique Delpirou (qui lira "Allemands" le 30 juin, à 20h30, au Mas Reig), Alain Badia, psychanalyste, Pilar Parcerisas (Association "Passatges" de Port-Bou), Jacques Gautrand, journaliste à L'Express, Richard Meier, éditeur, artiste…
  •  
  • -Réservation auprès de J.P.Bonnel, président de l'Association WB : 06 31 69 09 32.
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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 12:32
Photo de la ZAD de N.Dame des Landes : résister !
Photo de la ZAD de N.Dame des Landes : résister !
Photo de la ZAD de N.Dame des Landes : résister !
Photo de la ZAD de N.Dame des Landes : résister !

Photo de la ZAD de N.Dame des Landes : résister !

Le département du 66 est à vendre !

 

Oui, on le sait depuis longtemps...Les années (19) 60 avec l'aménagement touristique, le bétonnage des côtes, la fin des plages conviviales, familiales, utopiques (Le Bourdigou...)

Les promoteurs se sont activés, les touristes en masse sont arrivés : voyez-vous encore la mer..?

 

La foule occupe Collioure : les jeunes s'en vont et les anciens vivent leur vie, un peu loin du Boramar...Fallait-il autoriser les cafés-restaus sur cette promenade..? Ne pouvait-on pas conserver un lieu calme et des barques sue le sable..? Non, c'est ainsi, dès qu'on découvre la beauté d'un lieu, il est envahi : Saint-Tropez...Collioure connu pour ses peintres, Matisse, Derain, surtout...Cadaquès avec Dali...

Collioure est pollué par la foule et le maire actuel, M.Manya, a raison quand il installe des panneaux dans le village, affirmant "La mer commence ici."

 

Le rouleau compresseur est inéluctable... Et encore ça ne suffit pas, il faut toujours susciter les destinations grâce aux atouts de notre territoire : soleil, patrimoine et vin... 

 

Perpignan est à vendre : après les Beaux-Arts (peu fréquenté et au projet pédagogique dépassé, selon la municipalité), on risque d'avoir une fondation artistiques avec des résidences d'artistes ! ça vaut le coup de vendre ! à suivre...

 

Et le CAC Walter Benjamin : il n'est pas encore vendu mais est à vendre (autour de 650 000 euros); c'est une sorte de scandale Pourtant le maire (conseillé par M.Halimi et Jordi Vidal) l'avait voulu; il a mis de l'argent dans la réfection de l'ancien internat de l'ancien lycée de la place occupée désormais par un parking...On a même convoqué des artistes pour des fresques en façade...Argent gâché ou investissement..?

 

Résistons, il est temps de faire reculer la municipalité sur ce sujet...Qu'en pensent les candidats pour 2020..? On a l'impression que tout le monde se fout de ce CAC et de WB !

 

Il reste un espoir pour ce lieu situé dans un espace culturel (le triangle Fondation/Centre d'art contemporain/Musée Rigaud...

 

Qu'on débaptise le lieu (WB sera donné à un autre espace culturel) pour l'appeler Pierre RESTANY, pourquoi pas ! C'est un artiste local (Amélie-les-Bains) à portée internationale ! 

 

Mais gardons WB, c'est un symbole, de l'exil, de 1940, de la Shoah...Il est passé par chez nous, à la mairie de Banyuls puis a traversé les Pyrénées et mourut à Port-Bou. Des Catalans du Sud ont compris l'importance de ce penseur..! Et ici, à Perpignan..?

 

Liste Perpignan en avant ! PerpiEnAvant !

PerPiPolis / JPB

 

 

*PORT-BOU, café littéraire 

**Chers amis et amies,

Nous sommes heureux de vous inviter à

les séances  littéraires Passages de Portbou

Le premier aura lieu le samedi 2 juin à 18h, c / de les Monges, 4

"Suite française", par Irène Nemirovsky

 

Confirmation d'assistance: info@passatgescultura.org / 660827023

Organisé par: Association Passages of Contemporary Culture

 

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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 09:15
Collioure par DUFY
Collioure par DUFY
Collioure par DUFY

Collioure par DUFY

DUFY à COLLIOURE, le témoignage de Willy MUCHA

 

On connaît les anecdotes racontant les séjours de Raoul Dufy à Perpignan ou Vernet-les-Bains. On en sait peut-être moins sur les visites du peintre à Collioure -à part la célèbre citation et le dessin dans le livre d'or de la famille Pous - et, en particulier, sa présence à la corrida du 16 août…

 

C'est Willy Mucha, l'artiste, le migrant célèbre installé dans le quartier vertical du Mouré, qui raconte, à l'automne 1954, la venue de ce "Mozart de la peinture", comme il l'a nommé car "la musique fut sa seule joie, en dehors de son travail. Et Mozart son Dieu."

 

C'est ainsi qu'après un repas chez Mucha, Dufy décide d'aller voir la corrida: il voulait peindre une aquarelle…

 

"Avec la chère Berthe, nous cherchons à le dissuader, en évoquant la foule, la bousculade, la chaleur et aussi le fait que toutes les places étaient louées…

 

Rien n'y fit - borné le Dufy ! -, il fallait l'installer dans un fauteuil d'osier et se frayer difficilement un passage dans cette masse humaine pour arriver aux arènes archicombles. Impossible de le hisser dans les gradins…

Avec l'aide de quelques amis pêcheurs, nous parvenons à l'installer sur le glacis du château des Templiers, dominant les arènes.

Seul homme assis dans ce flot humain debout, il se met immédiatement à peindre, indifférent cette foule délirante.

 

Il note tout, les arènes, les tribunes multicolores, la fanfare, les picadors, les toréadors, les péons, quittant de son pinceau les déplacements du taureau…

 

Voici qu'à la fin de la corrida, le cartel ne donnant pas satisfaction, le spectateurs déchaînés protestent avec violence. Et c'est une dégringolade générale vers les arènes de la foule amassée sur le glacis Nous nous trouvâmes brutalement projetés, bousculés, piétinés, séparés les uns des autres, effrayés par le sort qui attendait le maître.

Morsque tout se dissipa, nous aperçues dans mon fauteuil rosier cassé, Dufy, riant aux larmes, serrant sur ses genoux, dans ses doigts crispés, l'aquarelle intacte.

Quel soupir de soulagement !"

 

- - -

 

Pinceaux de Collioure

 

 

* Dufy disait, en admirant l'éclat des barques catalanes : "Collioure sans voiles est une nuit sans étoiles !"

 

* Matisse : "Il n'y a pas en France de ciel plus bleu que celui de Collioure; je n'ai qu'à fermer les volets de ma chambre et j'ai les couleurs de la Méditerranée en moi."

 

* Willy Mucha : "Si mes racines ne sont pas dans la terre, elles sont dans ton ciel, Collioure."

 

 

* J.H. Lartigue : "La mer et le clocher sont toujours là, mais plus la société du bonheur de vivre modeste, plus la civilisation de la peinture, mais celle du bronzage, la société du corps consommé à petits feux de soleil dans les yeux et de crieuse musique dans ce qui pourrait servir d'oreilles… Quelques cadavres de barques, mais la scène est vide quand l'arène est jonchée d'humains en sursis."

 

- - -

Reflets sur la plage

 

Toute la plage du port du Boramar se reflète dans les ballons minéraux que vend la fillette aux longs cheveux roux.

Quand le regard n'est plus obnubilé par ce spectacle, surgit le musée rose de l'église habillée de terres rouges.

 

Une autre fille, allongée à même la promenade, vend des poèmes : de modestes feuilles de cahier quadrillé sont étalées sur une vieille table en formica. Les textes parlent des thèmes éternels : le soleil, la mer, la lune et les petits oiseaux…

 

Dans cet espace calme survient soudain un groupe de musiciens de jazz. La musique crève l'abcès sournois de la sérénité des vacances. Chaud saxo menant le motif, cuivres ivres reprenant au vol la dernière note du sax, nette trompette, airs aigus à couper le beurre, jazz qui jazz et nous fait bondir dans le sable chaud ou dans l'eau tiède…

 

Les bruits sonores des instruments sont répercutés par les solides remparts du château et la longue enceinte de l'église baroque amarrée en amont du port. Les ruelles qui montent et ont, parfois, l'idée de redescendre, sont, elles aussi, investies.

 

Pour réintégrer la réalité, il faut retourner nos regards, épris de soleil et d'espace vagabond, vers la mer. Aux barques pesantes et colorées, se sont substitués de frêles embarcations et de luxueux bâtiments de plaisance, sans oublier la flottille un peu ridicule des planches à voile qui font prendre conscience à l'Homme de son pauvre sens de l'équilibre…

 

D'autres regards, c'est indéniable, préfèrent se pencher, entomologistes, les pupilles quelque peu enflées, sur la foule protéiforme des seins libres, érigés, flasques ou en apesanteur… Reflets de l'âme sur la plage

 

 

J.P.B.

- - -

 

Transparence de Collioure

 

Avant…Quand ? Homme des vieilles écritures !

L'âge quand le bourg antique, la plate aux filets, le faubourg aux salaisons, la couronne de vignes vertigineuses et cascadantes…contenaient fort dans leurs remparts jaloux la beauté des intimités…

Le cerveau se heurtait à un tenace mystère.

 

Désormais, aujourd'hui, où en sommes-nous de cette mémoire des hommes..?

Qui parle ici ?

Qui ose se prononcer sur l'éternité utopique des lieux..?

 

On peut parler de transparence de Collioure : chaque été, je la retrouve féminine au seuil de chaque soleil.

Mais je peux écrire ce qui a changé : une maison neuve, un commerce, une cave aménagée, un mur, des murs, d'autres horizons…

 

Je peux constater ce qui a changé : les gestes modernes sont des simulacres, blancheurs désespérantes.

 

Les visiteurs ne lisent plus les signes dans les vents, les cartes à jouer, les chemins des collines.

Mon seul bonheur, mon dernier espoir : j'essaie de regarder toute la mer et je ne comprends pas tout…

 

JPBonnel

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 09:42
Gérard MALGAT (à Puebla) - Olivier BRU
Gérard MALGAT (à Puebla) - Olivier BRU

Gérard MALGAT (à Puebla) - Olivier BRU

A BANYULS, le Vendredi 1er juin 2018 : 

 

  • Conférence organisée par l'Association Walter Benjamin sans frontières :
  •  
  • « Aidez l’Espagne ! Le pavillon de la République espagnole à l’exposition universelle de Paris en 1937, entre art et propagande, Guernica",  par Gérard Malgat.
  •  
  •  G.Malgat est docteur en espagnol, spécialiste de Max Aub et de la République espagnole, auteur de Max Aub et la France ou l’espoir trahi, traducteur de Sierra de Teruel, film de Malraux, raconté par Antoni Cistero (traduit en français chez Balzac Editeur). 
  •  
  • Introduction par Jean-Pierre Bonnel : «Walter Benjamin en 1937», 18h15, Salle Novelty (maison des associations, près du parking du marché, gratuit), entrée libre.
  •  
  • - A 20h15, rencontre autour de G. Malgat, au restaurant Le Miradou, sortie de Banyuls (sur les hauteurs, près de l'hôtel Le Catalan), repas autour de 20 euros… Il sera aussi question du Prix de l'essai W.Benjamin 2018, décerné à Banyuls, le 29 septembre, à 11h, hall de la mairie. 
  •  
  • -Discussion avec Pedro Soler, Madeleine Claus, René Piniés (directeur du centre Joë Bousquet de Carcassonne), Dominique Delpirou (qui lira "Allemands" le 30 juin, à 20h30, au Mas Reig), Alain Badia, psychanalyste, Pilar Parcerisas (Association "Passatges" de Port-Bou), Jacques Gautrand, journaliste à L'Express…
  •  
  • -Réservation auprès de J.P.Bonnel, président de l'Association WB : 06 31 69 09 32.

Lundi 28 mai 2018 à 18h30
au Théâtre de l'Etang

 

Histoires et enjeux

des souterrains et cavités de Perpignan

(du XIIème au XXIème siècles)

 

par Olivier BRU

 

 

 

Olivier Bru

Chargé de mission Patrimoine à la Direction du Patrimoine historique et de l’archéologie de la ville de Perpignan depuis 1997. Il a également réalisé l’inventaire des plafonds peints médiévaux de Perpignan et travaillé spécifiquement sur l’Hôtel Pams, le Couvent des Minimes, le Castillet, l’église Notre Dame de La Réal. 

 

La ville de Perpignan a un passé historique particulièrement riche. Le centre de la vieille ville comporte notamment de nombreux bâtiments chargés d’histoire : églises, couvents, bâtiments militaires, mais aussi fontaines, réseaux divers. On peut citer Le Palais des Rois de Majorque, le Couvent des Minimes qui comportent de nombreux vestiges.

La mission d’Olivier Bru a consisté notamment à rechercher et comprendre l’histoire de la ville et de son patrimoine, enfoui ou en élévation. Il a ainsi réalisé le recensement des souterrains et cavités crées aux XII° et XIII° siècles. Le conférencier s’attachera à présenter les souterrains dans la culture locale à travers leurs fonctions défensives, de conservation et d’acheminement de l’eau, d’approvisionnement et de stockage. 

 

La conclusion soulignera les enjeux liés à la connaissance des souterrains et des cavités.

Un voyage original au cœur de notre chef-lieu, dans un domaine peu accessible au public.

 

 

 

C.E.P.S. en entrée libre et gratuite

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 17:06
JEP GOUZY, le plus grand écrivain français d’expression catalane, est mort à Pau le 27 avril à l’âge de 85 ans.

La mort de l’écrivain Jep Gouzy

L’auteur, reconnu comme le plus grand écrivain français d’expression catalane, est mort à Pau le 27 avril à l’âge de 85 ans.

LE MONDE - Mis à jour le 08.05.2018 à 17h11- Par Philippe-Jean Catinchi

 

Tenu, depuis la disparition du grand poète, essayiste et romancier Jordi-Pere Cerdà (1920-2011) dont il fut l’ami et le traducteur, pour le plus grand écrivain français d’expression catalane, Jep Gouzy est mort à Pau, le 27 avril, à l’âge de 85 ans.

Fils de l’écrivain roussillonnais Marcel Gouzy (1908-1987), poète d’expression française de la génération du romancier libertaire catalan Ludovic Massé (1900-1982) qui signa notamment Ce village où meurent les fontaines, Jep Gouzy i Anrich naît le 15 août 1932 en Isère, à Montalieu-Vercieu, près de La Tour-du-Pin, où les hasards de la fonction publique ont conduit son père. Mais bientôt la famille revient en Roussillon, et Jep passe son enfance dans le village natal de son père, Saint-Féliu-d’Amont près de Prades (Pyrénées-Orientales).

A l’heure des études secondaires, il fréquente le lycée de Montpellier, où son professeur de français, le poète Charles Camproux (1908-1994), figure marquante du mouvement occitaniste, l’initie aux littératures catalanes et espagnoles et insiste pour qu’il considère sa langue comme un médium littéraire à part entière, lui apprenant à lire et écrire le catalan. Du coup, le lien entre Catalans et Occitans ne cessera de compter et de s’affirmer dans la pensée de Jep Gouzy. Et, bien plus tard, quand le poète gascon Bernard Manciet (1923-2005), devenu rédacteur en chef de la revue Oc,sollicitera son concours, l’écrivain catalan acceptera sans hésitation.

Passionné de psychanalyse

A la faculté de Montpellier, Jep Gouzy est gagné par la passion du théâtre et participe à la création du centre dramatique universitaire des étudiants de Montpellier, Les Escholiers de Languedoc. Son engagement l’amène bientôt à croiser Jean Vilar en Avignon, à travailler avec Madeleine Attal, personnage phare de la création théâtrale comme radiophonique à Montpellier. S’il entreprend une carrière d’enseignant, agrégation d’espagnol en poche – il professe alors la langue et la culture espagnole comme son épouse Renée Sallaberry, qui, première lectrice précieuse et lucide, traduit par ailleurs en français la plupart des textes de son époux – Jep Gouzy s’est aussi passionné pour la psychanalyse.

Formé notamment par le psychiatre et psychanalyste Josep Luis Marti Tusquets dans la voie de ce que d’aucuns appellent la « psychiatrie sociale ». Professeur d’espagnol à Pau, à partir de 1961, il donne ensuite des cours de psychologie de groupe à l’université, peu après sa création en 1972.

Autant de voies qui, outre son goût pour l’art – il collectionne les masques africains – et les initiatives culturelles, expositions, rencontres et récitals (Jep Gouzy aime improviser sur ses textes avec des percussions ou le concours du compositeur Tristan Bizzarri), nourrissent une œuvre à l’éclectisme révélateur.

Sans œillères ni parti pris

La grande singularité de l’engagement littéraire de Jep Gouzy tient à son ouverture. La curiosité de l’homme, aussi féru de cultures américaines contemporaines, littéraires comme musicales (Leonard Cohen, Jim Morrison ou Tom Waits), que de culture classique, notamment sur le champ ibérique (de Cervantes à Garcia Lorca), le conduit à œuvrer pour faire découvrir les auteurs catalans contemporains qu’il traduit avec générosité : des « classiques » des Baléares, Maria Villangomez Llobet, Josep Maria Llompart de la Peña et Blai Bonet, aux plus jeunes Albert Villaro, Ferran Torrent et Alex Susanna, dont il a livré chez Fédérop Les Cernes du temps (1999).

Puisant à toutes les sources sans œillères ni parti pris, s’affranchissant des préjugés pour ne se laisser guider que par une curiosité aussi insatiable que stimulante, Jep Gouzy ose les inventions stylistiques comme linguistiques. Ce qui en fait un auteur catalan si incontestable que c’est de l’autre versant des Pyrénées que vient la reconnaissance de son talent.

Alex Susanna du reste, convaincu que l’écriture de Gouzy est « un instrument privilégié d’expression, de recherche, de jeu et de transgression au-delà des limites et conventions », édite en 1990 sur près de 400 pages plus de 500 poèmes composés par Gouzy depuis 1950, dans la maison qu’il dirigea alors à Barcelone. Mettant ainsi en lumière l’une des voix les plus subversives de la littérature catalane, qui déjoue les carcans territoriaux. Sitôt la somme parue, Gouzy s’empressa avec malice d’en écrire d’autres pour que le terme « œuvre complète » soit aussitôt obsolète… Une leçon.

Jep Gouzy en huit dates

15 août 1932 Naissance à Montalieu-Vercieu (Isère)

1990 « Poesia oberta (1950-1990) » somme éditée en catalan à Barcelone

1993 « Un plat d’arros per a Tom Waits, proses fantasmagoriques » (Trabucaire)

2000 « …i un mirall trencat » (CD avec Tristan Bizzarri, publ. de l’Olivier)

2000 Les « Eloquences du silence » (éd. bilingue, Fédérop)

2005 « Vlad Tepes comte Dracula ou trois cavaliers de l’apocalypse », roman (Fédérop)

2009 « S(a)lam Aleikum, opéra barbare à cloche-pied » (Trabucaire).

27 avril 2018 Mort à Pau

 

En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2018/05/08/la-mort-de-l-ecrivain-jep-gouzy_5296151_3382.html#Gry8jACtIJuj5LIX.99

 

Met Barran > Messages mai 2018 > Ha mort el poeta Jep Gouzy (1933-2018)

JEUDI 3 MAI 2018

Ha mort el poeta Jep Gouzy (1933-2018)

Jep Gouzy n'est plus. Il aura été l'un des auteurs catalans, au nord des Pyrénées, les plus prolixes en nombre d'ouvages publiés, le plus varié en genres pratiqués (poésie, roman, théâtre, traduction) et sans doute le plus exigeant quant à un double engagement en faveur de la langue et de sa créativité.  Jep Gouzy, de haute formation universitaire, habile en méthodes d'analyse et de synthèses était aussi une personne très cultivée et éprise de création et d'expérimentation. Au service de la connaissance de soi et de son émancipation, pour une meilleure relation aux autres et à ce que l'on nomme le monde. Enseignant et homme de lettres. D'origine roussillonnaise établi pour des raisons professionnelles à Pau  mais toujours au bord de la ligne pyrénéenne. Fils d'un poète régional de langue française. Devenu professeur de langue castillane et connaisseur de plusieurs langues romanes, il choisira de s'exprimer pour son oeuvre propre en catalan. C'est en cette langue dans laquelle sera publiée la quasi-totalité de son oeuvre. Ce catalan que la résidence et la profession le rapprochera de cette langue occitane défendue et illustrée par le poète landais Bernard Manciet (1923-2005) qu'il rejoindra à la revue Oc pour y faire écho de la "Germanor" des écrivains de catalogne. 

Jep Gouzy nous a quittés à l'âge de quatre-vingt cinq ans. Sept ans après Jordi Pere Cerdà(1920-2011), son aîné de sept ans et qu'il avait été, étudiant à Montpellier, le Ier il mit mettre en scène l'une des pièces de l'auteur cerdan. Même à extérieur à son département d'origine (extraterritorialisé pour pincer une corde un peu barbare), il lui resta fidèle. Et tout particulièrement à son aventure catalane, en faveur l'enseignement du catalan de la maternelle à l'université et de la promotion culturelle. En décembre 1967, il figure dans le n° de la revue Europe consacré à "littérature catalane" avec sa version française de quelques pages de Béarn, le fameux roman de l'auteur majorquin Llorenç ViIlalonga... Il a été l'un des auteurs de l'après Josep-Sebastià Pons (1886-1962) qui, comme J.P. Cerdà, Pere Verdaguer (1929-2017)  ou R.-L. Portet (1927) qui ont marqué la dite aventure.  Josep "Jep" Gouzy y cultivant les sillons d'une modernité de terreau encore surréaliste,  fertilisés aussi bien par des brises freudiennes que par des nuées fantastiques ou des riffs de guitare, des pollens du jazz à la musique électronique et le soleil d'une conscience humaniste, toujours en éveil, pouvant être grave ou souriante selon l'éphéméride.

 A ceux de ses amis Antoine Cayrol (Jordi Pere Cerdà) et Bernard Manciet, un troisième nom doit être ajouté pour marquer une trinité poétique qui aura été accompgnatrice et déterminante, celui d' Àlex Susana (1957). Susana le poeta et l'éditeur. Susana qui fut on ne peut plus touché par la découverte de l'écrivain du Ribéral, qui n'était pas seulement un militant linguistique mais était un incontestable artiste de la langue. Admiratif et presque filial, Susana! Le poète de Columna, des échanges et des célébrations poètiques (auquel la catalogne nord doit une fière chandelle dans la constitution de son patrimoine littéraire) pouvait dialoguer avec un alter ego. Gouzy pour sa part mettant en ligne et la confortant l'amitié catalano-occitane. Columna ne sera pas cependant le premier à éditer et mettre dans les vitrines des librairies des pays catalans le poète de Saint-Feliu d'Amont. Violoncel amarg son premier recueil sortira en 1976  chez  Barcino à Barcelone, dans la collection Tramuntana.

La rencontre d'Alex Susana fut capitale. Elle révéla au public non seulement une sensibilité et un clavier poétique à nombreuses touches, mais un écrivain s'interrogeant sur la langue, ses jeux et les formes littéraires. Travail critique et d' investigation s'éloignant de bien des sentiers poétique tracés dans la géographie locale de Collioure au Canigou, du devôt-Christ à la Vierge noire de Font-Romeu, et du parfum des pages de "Sant Joan i Barres" du GREC et de"Revista catalan" de l'IRECGouzy avait pris le parti de l'inventivité, ce n'était plus un simple catalan de bonne volonté aux ombres et lumières d'une sentimentalité de Cour. Une audace tranchante -dont la conjoncture nationale n'était pas l'explication la meilleure- pouvait surprendre dans la pratique d'une langue minoritaire comme le catalan. Et, obstinément, en catalan.

C'est en 1990 lorsque Columna publie "Poesia oberta" (1950-1990)- quarante ans d'écriture: pas moins! Pour beaucoup de lecteurs, ce fut une surprise des plus inattendues. J'en fus... et je relis la dédicace que me fit son auteur le 25 septembre 1990. Je le connaissais et avait lu avec grand plaisir son Violoncel amarg.

 

"Per a Jaume Queralt paraules d'un poeta a un altre poeta. I què diu un poeta a un altre poeta?

Continua...però no oblidis que tinc més anys que tu i que em deus el respecte!!!

Deixem la broma i conservem el verb: continua!

Una forta abraçada d'amistat."

 

Je trouvais cela d'autant plus gentil que je ne sentais pas poète. Je n'avais pas enore feuilleté le volumineux ouvrage de près de quatre cent pages(rassemblant une douzaine de receuils), et j'ai une nouvelle surprise lorsque tournant les pages je vis que à la page 365 Gouzy réagissait à un de mes écrits, lui accordant une valeur que je ne soupçonnais pas. C'était moins une riposte qu'un enchaïnement créatif: "Necessària agressio de la llengua dels avis dins el bar Sant Jaume/Poma/ A Jaume Queralt després de la lectura de Sense recança de l'escalp?". Il y avait bien là une leçon d'écriture. Oui, le verbe de Gouzy était celui d'un Maître: de musique et de société. Certains dirait poète engagé. De plus non dépourvu d'humour et se montrant habile dans la parodie.

Dans cette véritable somme poétique qu'est "Poesia oberta", les joyaux ne manquent pas et chacun peut y trouver satisfaction. J'y vole et vous offre celui-ci

"Alguns versos per a trencar la solitud"

 

Com una canya dolça

dreta

buscant una llum que no serà

jamai

res més que un pensament sense algues

sense dissimulació

dretes fulguráncies

busco la meva llibertat

la meva veritat

o la meva distáncia

 d'home.

(tiré de "Alabança del ritme", p 115).

 

Je ne peux résister au moment de sa disparition de rappeler cette bouleversante "Darrera passejada" qui clôt le recueil "Les eloqüencies del silenci". Ce recueil figurant dans "Poesia oberta" et réédité seul en 1991, puis traduit du catalan par Renée Sallaberry pour Fédérop en2000.

                "Mes d'agost de 1988. No recordo, no vull recordar el lloc de la darrera passejada amb tu. Recordo únicament el teu cansament i, a poc a poc, com vares oblidar les escales de la por i del sofriment per obrir-nos les portes del teu món de somnis momentanis, de versos i paraules rosegades per un torrent doblit!

                Morir deu ésser fràgil si saps que sempre hi haurà primaveres i poemes pel món, o pot ser terriblement difícil.

                No goso demanar què en penses?

                M'aturo. Tinc unes terribles ganes de viure, i tu també tenies ganes de viure."

 

Bien que roussillonnais, Jep Gouzy ne fut pas aussitôt inscrit au catalogue d'un éditeur local. Il fallut attendre 1997 pour voir un premier texte de lui -en prose théâtralisée- édité en Catalogne nord. On le doit à Llibres del Trabucaire.  (Le Trabucaire existait depuis 1985).Titre: La virginitat retrobada de Jim i Van Morrisson. Une belle fiction musicale au coeur perpignanais de Sant Jaume. On y entend notamment Jordi Barre (1920-2011) chantant en anglais... Un Trabucaire certes un peu tardif mais chez qui Jep Gouzy dans ses séjours roussillonnais, se sentaitt fort bien y nouant de nouvelles amitiés (comme Joan Pere Sunyer) autour de la littérature, de la chanson et de la fête. Au Trabucaire (Perpignan, Canet-plage), il a publié en version originale ou bilingue (catalan-français) quelques six ouvrages, dont en 2009ce curieux  "S(a)lam aleikum" présenté comme "Òpera bàrbara a peu coix", soit en français "Opéra barbare à cloche-pied". Les Publications de L'Olivier ont également publiéGouzy.  

A observer l'édition de l'oeuvre (coquette en nombre et très imaginative en titres, on tire l'impression d'un partage de tâches entre Trabucaire à Perpignan s'occupant de la production en prose (contes, nouvelles, récits...) et Columna à Barcelone se réservant sa production - ou du moins les plus grands pans- de sa création poétique. C'est incontestablement un écrivain qui nous quitte. Mais, vous qui connaissez le catalan, allez-y voir vous même. La littérature de Jep Gouzy nous fait plus vrai, plus homme, de sang et d'émotion, d'aventure et de pensée. C'était l'une de nos plus belles plumes ouvertes au chant du monde, de la liberté et de la solidarité. Comme un clin d'oeil, il s'en est allé  dans la semaine de la Sant Jordi 2018,  l'année où Joan Llus Lluís (né à Perpignan en 1953) a triomphé avec son roman "Jo soc aquell que va matar Franco", le Sant Jordi du roùman 2017.

 

MERCI à Jacques QUERALT

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 09:42
La statue du cheminot

Statut du cheminot ou statue pour ..?

Bien sûr au début de leur mouvement je croyais à l'égoïsme des salariés de la Sncf. A la possibilité pour leurs familles de voyager gratos toute la vie à travers l'Europe. De ne pas subir le chômage...etc...préserver des privilèges acquis depuis des décennies, c'est pas provocateur à l'époque d'une mondialisation qui dévaste tout et rend tout éphémère..? 

 

Les syndicats vont vers l'échec car ils n'ont pas su expliquer que leur grève ne relevait pas de l'individualisme mais montrait la vision du désastre à venir. Le public est indifférent à cause de la gêne au quotidien, le manque de pédagogie, la démagogie du populisme, les mensonges ( chiffres des manifestants)...

 

 Cependant peu à peu, sortant la tête de la confusion médiatique,  (le journal quotidien visant plus la consommation que l'investigation), revenant à une conscience de classe, absente chez les citoyens français, je comprenais que les cheminots constituaient le symptôme du désespoir et du déclin républicains...

Ces conducteurs, travaillant à des heures impossibles, avec de lourdes responsabilités, et après des concours difficiles, ils devraient dégager..! Et réformer ce serait toujours par le bas..? Normal puisque l'Europe intègre des pays aux conditions sociales scandaleuses ?

 

Alors non préservons le statut ! Et plus : le cheminot mérite une statue !! 

Jpb

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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 08:54
Les plages de Mai 68

En mai 68, au siècle dernier (ça me donne le vertige, la sensation d avoir vécu beaucoup ), certains enragés criaient : "sous les pavés la plage". 

 

Lycéens de classe de seconde peu éveillés à la chose publique , nous allions en autostop à Canet, en ces beaux mois de mai, de juin et d'adolescence bébête.  Désengagés, nous cherchions sous la plage le plaisir et sur le sable des filles...

 

Les grains du temps des 17 ans pas sérieux s'écoulaient entre nos doigts. Les pavés, nous ne les avons pas trouvés. Cela n'empêche pas de chercher encore en aiguisant la critique du consensus.  Ce qui nous rend souvent un peu seuls...

 

Jpb

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 09:30
Photo J.Barde

Photo J.Barde

En ces mois de crise en Catalogne le centre espagnol de Perpignan peut jouer un rôle pour réconcilier Republicains catalans et espagnols. Le prochain maire devra agir dans ce sens et aider à la restauration de l immeuble de la rue J. D'arc.

Créée  en 1920 cette institution mutualiste a comme devise " mutualité, instruction et récréation " . En effet après avoir vécu l exil de 1939 et les années noires de la guerre contre les nazis pendant lesquelles le centre fut fermé, il propose désormais des ateliers, des salles de danse de spectacle de théâtre de 850 fauteuils un bar une bibliothèque à l étage. 

Cependant une réhabilitation est à envisager. On espère surtout que des actions communes pourront avoir lieu entre Castillans, Catalans de Perpignan et citoyens perpignanais de tous horizons...

Jpb pour liste "Perpignan en avant !" -  Perpipolis 2020

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 08:36
Caricature par G.Lavagne

Caricature par G.Lavagne

Balbino Giner en Roussillon, terre d'asile 

 

C'était un temps où  on savait écrire... C'était la série de la revue littéraire, touristique...Reflets du Roussillon... ce temps à disparu et les magazines sont aujourd'hui créés pour vendre le pays, en faire une destination..

 

Pas pour l'expliquer... dans ce numéro de 1954 Marcel Pic, que j'ai eu ensuite comme prof d'anglais au lycée Arago, est lyrique. Il décrit l'expo de Balbino au Tribunal de commerce qui aimait les arts...jadis... Désormais on demande aux artistes de payer leur accrochage, et de garder la galerie...ainsi à la galerie de la rue des Augustins...

 

M. PIc écrit que le Roussillon fut terre d'asile et accueillit Giner. Que son oeuvre est placée sous le signe d'une inquiétude foncière, comme l'Unamuno du "Sentiment tragique de la vie"...

On aime ce trait sobre qui exprime une certitude. Cette ironie qui est souvent une arme, souvent contre soi même, car ce peintre est humble. Ce prix de Rome est un écorché et notre rôle est de ne pas l'oublier... Céret...Collioure..? Eric Forcada à Perpignan..? Qui lui rendra hommage..?

Jpb

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 07:59
Boycott de Visa pour l'image : Perpignan aime la polémique ! - Images alternatives, éthiques : Cinémaginaire à Argelès sur mer -

La municipalité, depuis 4 ans a le chic pour susciter des polémiques ! L'ordre règne, le citoyen n'a qu'à se taire ! Après les destructions en série (voir mon livre Perpignan, une ville en sursis), voici que Leroy des cons de touristes et de pros, avec leur prorthèse autour du cou, viennent voir le spectacle concocté par les Parisiens payés par la pub et nos sous, un petit tour et puis s'en vont, et décident de ce qui doit être diffuser ou pas...

C'est l'esthétique qui règne à Visa..? Ou l'éthique ? Pardon, l'absence d'...

 

Ramon Faura a lancé le débat : parions qu'Ils ne répondront pas, vont pas se rabaisser à causer avec le bas peuple, local et catalan !!!!

JPB

 

Ramon Faura-Llavari

 

Cornut i pagar el beure? 

Les Catalans veulent-ils être les cocus qui payent à boire? Visa pour l'image montrera des images de "manifestations violentes à Barcelona" pour une révolution citoyenne qui a pourtant marqué l'opinion publique par son pacifisme. Par contre, pas question de montrer la violence de l'état espagnol entre autre lors du référendum du 1er Octobre dans une des nombreuses expositions. Visa est en totale adéquation avec la maire de Perpignan et les représentants de l'état français qui considèrent qu'il est légitime que le juge ait mis la moitié du gouvernement catalan en prison et que l'autre moitié soit contrainte à l'exil. 

Les citoyens qui ont été tabassés lorsqu'ils allaient voter et ceux qui ont essayé de mettre en place le programme pour lequel ils avaient été élus ne mérite pas l'attention de Visa pour l'Image. Dans ce cas, j'invite tous les Catalans à boycotter ce festival qui ne les respecte pas alors qu'ils représentent la plus grosse partie du public. Nous ferons une campagne pour dénoncer cet état de fait et demander du respect à cette équipe de Visa qui depuis Paris nous montre son mépris.

 Mis à jour le 18/05/2018 15:47

 

- - -

Cela ne nous étonne pas ! Leroy, avant sa retraite, ne va pas se mouiller, ni le maire, ni tous ces "responsables" autour qui bouffent avec les Parisiens alors que le public local ne peut participer. 

Un honte, un événement qui ne sait à rien, surtout pas à l'éthique, mais à se donner bonne conscience...Je n'y vais plus depuis quelques années...pléthore d'images des malheurs du monde, expos inutiles où l'on va comme pour se distraire...

 

JPB

- - -

Marie Costa

Résumons-nous: Perpignan accueille depuis trente ans un festival de photo-reportage qui dénonce les injustices, exactions, coups d'état etc. dans le monde, avec des parti-pris parfois discutables, mais en toute liberté éditoriale. Et là, on ferme les yeux , les objectifs et les cimaises à ce qui se passe à 25 km avec la ré-instauration d'un état franquiste et policier? Attention: personne ne demande à Visa de prendre parti pour ou contre l'indépendance de la Catalogne mais pour ou contre la démocratie en Europe. Ce n'est même pas un scandale, c'est un constat d'inutilité et de vanité. Et plus grave, de mépris.

 

Daniel Canellas Il semblerait que les reportages présentés n'étaient pas de "qualité" quant à leur contenu ( beaucoup de drapeaux....).....J'attends de voir la réaction de "alliance" ( MMes Malherbe, Delga, etc...) Sembla que hi hauran "films" sobre el tema al Camposanto..

 

Olivier Poisson La liberté éditoriale, c'est aussi cela. Visa s'est imposé par la qualité de ses expos. Le but de Visa n'est pas d'informer, c'est de mettre à l'honneur le meilleur photojournalisme. On ne peut pas s'en féliciter, sauf quand cela ne convient pas à notre idéologie ! Au reste, il ne manque pas d'espaces en "off" pour parler de la Catalogne, et profiter quand même de l'exposition au public de l'évènement. Arrêtons de nous victimiser sans cesse, et agissons.

 

Marie Costa on a vu visa plus disert pour créer des événements spéciaux sur des conflits sensibles en pleine actualité....là il y a refus manifeste. Et bien sûr la posture de l'éventail pour se cacher derrière une supposée qualité.

 

 - - -

VISA POUR L'IMAGE

Perpignan - Pas de reportage sur la Catalogne à VISA pour l'image

" Je sais qu'on va me le reprocher ici mais non, il n'y a pas d'expo sur la Catalogne".

Ce midi, lors de la conférence de presse de présentation de ce 30e VISA pour l'Image, le directeur du festival assumait sa programmation et l'absence des "événements" en Catalogne sur les cimaises. Jean-François Leroy l'assure : "Je n'ai rien vu d'intéressant en dehors des photos des manifestations mais quarante photos de drapeaux ne font pas une expo". Et, comme souvent avec Jean-François Leroy, le verdict est sans appel

La crise autour du référendum pour l'indépendance de la Catalogne sera néanmoins traitée durant le festival. Les manifestations, parfois violentes, qui ont eu lieu à Barcelone à l'automne dernier, feront l'objet de projections lors des soirées au Campo Santo.

L'annonce de la 30e édition du festival international de photojournalisme dans notre édition papier de samedi.

Frédérique Michalak (C) L'Indépendant

 

 

FMF66 Il y a 15 heures

SIGNALER UN ABUS

ben forcément vous voulez mettre quoi comme photo des manifestations des drapeaux !!!!!!

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TVB Il y a 15 heures

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Quel rapport entre l'esprit de Visa et la fronde indépendantiste ? Relisez @L'âne : tout y est dit !

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Gribouilles Il y a 16 heures

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Nous avons été abreuvés de photos violentes de la part de la police Espagnole . Il me semble avoir laisser un commentaire sur ce site suggérant de les exposées à visa pour l image . Alors cette année. .. Boycotte. .

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JACQUES66 Il y a 16 heures

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N’appelle-t-on pas ça de l’autocensure ???

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Dédé Il y a 16 heures

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Super manque plus qu’a déprogrammer le sujet complètement et on sera peinards.
LaCatalogne c’est loin d’être le centre du monde.
Et puis que c’est il passé ? Des indépendantistes en fuite ou en prison , aucune rébellion massive, et une majorité qui n’existe pas. Alors on parle de quoi?

 

vidvid Il y a 14 heures

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On parle de liberté, du droit des peuples, etc...mais certains s'en moquent tant qu'ils ne sont pas concernés ! Ex : le gouvernement propose d'instaurer une deuxième journée de solidarité en France...80% de votants sont contre ! Moi, j'ai voté pour, même une troisième, voire une cinquième !

 

Anonyme46131 Il y a 12 heures

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Tu doit être à la retraite ????

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Dédé Il y a 16 heures

SIGNALER UN ABUS

Super manque plus qu’a déprogrammer le sujet complètement et on sera peinards.
LaCatalogne c’est loin d’être le centre du monde.
Et puis que c’est il passé ? Des indépendantistes en fuite ou en prison , aucune rébellion massive, et une majorité qui n’existe pas. Alors on parle de quoi?

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L'âne Onyme Il y a 16 heures

SIGNALER UN ABUS

Mais non Erwind, le but du photoreportage, c'est de montrer et faire connaître des drames IU des situations qui se déroulent loin de chez nous. Des journalistes risquent leur vie pour ça. Qu'est-ce qu'on a à faire avec des manifs de nantis qui ne veulent que rester entre eux et ne plus donner d'argent aux pauvres d'à côté. En plus, c'est pas trop loin et c'est pas trop dramatique...

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Punxerut Il y a 15 heures

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Pas étonnant! Visa pour l'image est un festival créé et dirigé par des parisiens. Ils viennent ici, car ça fait couleur locale, c'est exotique. Et puis ils repartent chez eux aprés avoir dilapidé les crédits. Pour un Perpignanais il est pratiquement impossible de participer à la soirée de clôture, ou champagne et alcools coulent généreusement...C'est comme ça! On offre le décor mais on prend pas les habitants, sans doute trop ploucs. C'est ce qu'on appelle du parisianisme, une forme de colonialisme en plus feutré et plus sournois.... Aprés on a vu d'excellentes expos , c'est vrai. Des photos, des témoignages qui marquent. Mais quel dommage d'ignorer l'histoire quand elle se fait à 50 km...Au mieux c'est maladroit, au pire insultant...

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Erwind Il y a 15 heures

SIGNALER UN ABUS

Les catalans n'y seront pas.
Mais soyez sûrs que vous allez bouffer jusqu'à l'indigestion des palestiniens, des kurdes, des afghans, des boat people de Méditerranée, des Roms, des immigrés sans papiers et j'en passe de meilleures.
Ce n'est pas une exposition, c'est une maladie infantile du gauchisme.

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RAS LE BOL Il y a 15 heures

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Encore un qui ne ce mouillera pas ... Un manque flagrant de courage ... Il ne faut pas faire trop de vagues ...
 

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L'âne Onyme Il y a 18 heures

SIGNALER UN ABUS

Alors ça, c'est une excellente nouvelle. Je craignais que nous soyons submergés d'images de propagande. Bah, ils trouveront bien un moyen de nous polluer l'environnement en jaune.

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Gribouilles Il y a 18 heures

SIGNALER UN ABUS

Des photos du monde entiers y figure, alors pourquoi pas celle de la Catalogne Sud et Nord .. Pourquoi cette censure ..

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ici et là2 Il y a 17 heures

SIGNALER UN ABUS

enlevez donc cette Senyera qui trone derrière derrière votre tribune, M Le president, sauf erreur de ma part, la généralitat ne finance pas visa....

33e édition du festival de cinéma
RENCONTRES CINÉMAGINAIRE <
d’Argelès sur Mer
(Pyrénées Orientales)
16 – 21 mai 2018

 

Palmarès de la compétition de courts métrages

du samedi 19 mai 2018
La compétition de Courts Métrages est l’une des soirées phare du festival Cinémaginaire.
10 films sélectionnés parmi plusieurs centaines de films candidats, ont été présentés au public du festival.
Les prix suivants ont été décernés :

 

  • Prix du Jury : LE MARCHEUR  de Frédéric Hainaut
  • Prix du Public : BONOBO de Zoel Aeschblacher

  • Prix du Jeune Public : PARADES de Sarah Arnild 

 

Plus que 2 jours pour profiter du festival !

Cinéma Jaurès Pôle Argelès Culture - Argelès sur Mer

Dimanche 20 mai 2018
>11h00   Notre pain quotidien - film de King Vidor
> 12h30   Parc de Valmy - Paella du festival
> 15h30  Mai 68 à Perpignan et ailleurs - film collectif 
         Chalap, une utopie cévenole -  film de Antoine Page
> 17h30   L’assemblée - film de Marianne Otero
> 21h00  Les valseuses - film de Bertrand Blier 

lundi 21 mai
> 10h30  Velvet Goldmine - film de Todd Haynes
> 14h30   Manifesto - film de Julian Rosefeldt
> 17h00   L’homme qui tua Don Quichotte - film de Terry Gilliam
                     film de clôture du festival de Cannes 2018 !

>> Découvrez le programme complet du festival
<http://www.cinemaginaire.org/images/pdf/prog-rcam2018.pdf>

Le festival le plus au sud !
Cinéma Jaurès - Pôle Argelès Culture
66700 Argelès sur Mer
Mail : contact@cinemaginaire.org
Site : <http://www.cinemaginaire.org>
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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