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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 08:39
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -
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H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -

H.Rigaud (autoportrait) - H.Rigaud : portrait d'Antoine rousseau de Thelonne - Gaspard Rigaud, par Hyacinthe Rigaud-1691 - Le CERCLE de l'INTIME -

* Perpignan, rue de l'Ange

 

Chez Madame Paule De Lazerme *

 

 

Dès que le visiteur quitte la rue, passante, commerçante et piétonnante, de l’Ange, pour pénétrer dans le patio de l’hôtel particulier, qui accueillit Picasso et ses amis, il entre dans un silence plombé. C’est ici, et non dans la rue du vieux Perpignan, qu’un ange passe ! La première porte invite aux dorures nouvelles et aux nouveaux Dauras des salles rénovées du musée Rigaud. La deuxième n’invite à rien - elle est privée -  si ce n’est à la confrontation avec une belle dame de quatre-vingt-douze ans…qui est l’ultime témoin des années cinquante, quand Pablo venait ici passer quelques jours, voire quelques semaines, de farniente. Ces années glorieuses, fastueuses et créatrices semblent loin ; le temps a passé, comme en témoigne l’escalier monumental jonché de gravats et nimbé de poussière : une partie du toit s’est effondrée ! Le visiteur pourrait rebrousser chemin : le ciel peut lui tomber sur la tête, comme peut s’abattre la foudre annoncée de la maîtresse de maison qu’on dit cassante, peu communicante et pas drôle du tout… 

 

Pourtant, l’effet de surprise jouant, sans doute, et la beauté du matin d’été y mettant du sien, la grande dame De Lazerme accueille l’inconnu scribouillard sans broncher, sans barguigner, au cœur de son cocon, dans son vaste appartement saturé de toiles, d’objets et de pièces d’argenterie, jusque dans le coin salon aux plafonds hauts et aux longues fenêtres ouvertes sur un grand jardin sauvage, insoupçonné dans le centre-ville…

 

Calme, sereine, élégante, reposée, de bonne humeur, même si une froideur et une retenue certaines dominent, Paule de Lazerme, allongée sur un fauteuil-divan, apparaît. Elle est immobile dans un monde de silence. Elle incarne un temps arrêté occupant l’espace qui mène du patio au jardin ; elle est dans une vie d’intériorité, dans un monde où tout est intérieur : cour, jardin, temporalité ; elle vit avec son passé, non avec la fébrilité de la rumeur du village total ou avec l’actualité enivrante de la rue : les touristes, les portables, les soldes…

Elle n’a que faire de ce prosaïsme qui court les venelles, elle s’est résignée au silence, au repos, au re mâchage d’un passé qui, parfois, lui échappe et s’enfuit par les sables de la mémoire. Elle règne au milieu d’un monde de solitude, simplement ponctué par l’arrivée ou le départ d’une de ses dames de compagnie, ou la venue, très rare, d’un neveu. Elle mène une pérennité de vie dans un fauteuil de velours rouge, cousin de celui qui fut immortalisé par Picasso dans les trois dessins de 1954. Elle se sent en sécurité, chez elle, entourée des portraits de ses ancêtres, des livres de Carlos ou des d’objets personnels, tous signifiants et qui mériteraient la gloire d’un roman…

Elle est la conservatrice de son musée intime, ouvert de façon très parcimonieuse, et qui recèle les photos en compagnie de Georges Dufy, Jean Cocteau, Manolo…et bien sûr Pablo. Musée dont les murs montrent les dessins dédicacées, un Chagall, l’affiche de la corrida de Vallauris 1954, dédiée à Paule et à Jacques. Musée de secrètes cimaises, où les Picasso sont omniprésents : la Rosita (portrait de la fille de Totote et Manolo), les taureaux, le portrait en miniature de Paule, réplique du célèbre profil visible à loisir au musée, officiel, lui, d’à côté, à quelques pas de là… La grande photo de Paule jeune à côté de Pablo est placé sous verre au-dessus d’un rayonnage. Puis, non loin, et quelques années plus tard, c’est en compagnie de Dufy que Madame De Lazerme fixe l’objectif…Quant aux lettres échangées avec tous ces artistes, elles demeurent dans le secret des tiroirs et il n’est pas question de les lire ou de les publier : c’est égoïste, l’intimité ! 

...à suivre...

texte et photos : Jean-Pierre Bonnel  

  * le 3 août 2002 -

 

 

- - - -

***Plusieurs portraits par les Rigaud acquis par Perpignan

 

Nous avons publié cet article le 7 février au soir, et Ariane James-Sarazin nous a signalé fort aimablement que les deux portraits reproduits étaient deux œuvres acquises en 2016 par le Musée de Perpignan, mais dues également à Hyacinthe Rigaud. Le musée nous les avaient envoyées comme les photos des deux Gaspard Rigaud. Nous avons donc modifié cet article. Ce sont donc cinq portraits, trois par Hyacinthe, et deux par Gaspard, qui ont été acquis par Perpignan.

 

1. Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

Portrait de Gaspard Rigaud, 1691

Huile sur toile - 79 x 62 cm 

Perpignan, Musée d’art Hyacinthe Rigaud

Photo : Musée Hyacinthe Rigaud 

 

7/2/17 - Acquisitions - Perpignan, Musée Hyacinthe Rigaud - Un tableau de Hyacinthe Rigaud est récemment réapparu : découvert par Michel Reymondin, il se trouvait dans une collection suédoise et vient d’être acheté par le musée de Perpignan. Il s’agit d’un portrait représentant le frère de l’artiste, Gaspard Rigaud (ill. 1).

Peint en 1691, il correspond peut-être à celui qui fut exposé au Salon de 1704, en pendant à un Autoportrait de Hyacinthe Rigaud. C’est ce que suggère Ariane James-Sarazin dans le catalogue raisonné de l’œuvre du maître publié aux éditions Faton en novembre 2016 (nous en reparlerons bientôt). Rigaud garda ensuite cette effigie de son frère dans son appartement jusqu’à sa mort. 

Comme le signale Claire Muchir, directrice du musée, il fut par la suite acquis par David von Schinkel (1743-1807), qui était traducteur officiel auprès de Bernadotte. Restée dans la famille, la toile fut déposée au château de Tidö Slott, acheté par le baron Carl-David von Schinkel en 1890 et détenu encore aujourd’hui par les descendants de celui-ci.

Gaspard, représenté en buste, la tête tournée vers sa gauche, coiffé d’une perruque noire, est élégamment négligé, vêtu de riches habits, sa chemise s’échappant de son col défait. Comme toujours chez Rigaud les matières sont traduites avec soin. Stephan Perreau remarque que la composition est la même que celle d’un Portrait d’homme peint par Rigaud, exposé à la galerie Mendès en 2010 ; le maître utilise une pose similaire pour représenter Charles de La Fosse en 1682 ou encore Everhard Jabach en 1688.

 

2. Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

Antoine Rousseau de Thelonne, 1737

Huile sur toile

Perpignan, Musée d’art Hyacinthe Rigaud

Photo : Musée Hyacinthe Rigaud 

 

3. Hyacinthe Rigaud (1659-1743)

Marie Charlotte Rousseau née Bouche, 1737

Huile sur toile

Perpignan, Musée d’art Hyacinthe Rigaud

Photo : Musée Hyacinthe Rigaud 

Deux autres portrraits par Hyacinthe Rigaud ont également été acquis en 2016 par le musée de Perpignan, directement d’une collection privée (ill. 2 et 3).

 

4. Gaspard Rigaud (1661-1705)

Portrait d’homme, 1699

Huile sur toile

Perpignan, Musée Rigaud

Photo : D. R. 

 

5. Gaspard Rigaud (1661-1705)

Portrait de femme, 1699

Huile sur toile

Perpignan, Musée Rigaud

Photo : D. R. 

 

Éclipsé par son frère, Gaspard Rigaud fut pourtant peintre lui aussi. D’abord actif à Montpellier, où il entra dans l’atelier d’Antoine Ranc en 1678 (sa fille épousera Jean Ranc en 1715), il rejoignit en 1695 l’atelier parisien de Hyacinthe qui venait de réaliser le premier portrait de Louis XIV et devait faire face à de multiples commandes. Gaspard produisit plusieurs portraits, trouvant sa clientèle au sein de la bourgeoisie parisienne. On peut voir deux exemples de son art dans les collections de Perpignan, achetés dans une vente à Blois en octobre 2015 (ill. 4 et 5). Il fut agréé à l’Académie en 1701 et mourut en 1705.

Actuellement fermé pour des travaux de rénovation et d’agrandissement, le Musée Rigaud rouvrira ses portes le 25 juin 2017.

 

(C) Bénédicte Bonnet Saint-Georges, mardi 7 février 2017 : "L’actualité de la politique patrimoniale et de l’histoire de l’art" - The Art Tribune

 

*** Ouverture du musée Rigaud : nocturne le vendredi 23 juin 2017, à partir de 22 heures.

Je n'ai pas reçu d'invitation (et n'en recevrai sans doute pas, mais j'ai pu lire le carton d'invitation chez l'éditeur Richard Meier qui va recevoir une commande de la mairie : mettre en boîte, dans un de ses merveilleuses petites boîtes artistiques, le musée rénové...

 

Je me permets de reproduire ci-dessous l'article intéressant publié sur Facebook, par 

Jean Schmit, qui a ajouté une photo à l’album Remembrances ...

et parle du livre de Renata Portet (j'ai moi-même écrit un compte-rendu de son Rigau (pas de D en catalan), dans le blogabonnel)

 

1 ― « Heureux Rigau(d).
Hyacinthe, te voilà fait et accompli. Devant ton miroir, tu es un beau gaillard de trente-neuf ans et, quelque trois cents ans plus tard, c’est moi qui te regarde. En position critique devant ton autoportrait. Oui, peut-on imaginer plus grande gloire ? En 1698, tu es déjà le peintre le plus en faveur à la cour du « plus grand Roi du monde ». La renommée a fait de toi le premier peintre d’Europe et on dit que tu es capable, à l’égal d’un magicien, d’accomplir des prodiges. On sait, par exemple, qu’il est impossible de faire un portrait de mémoire, sans voir le modèle. Personne ne le peut. Mais toi, tu l’as fait. Nul ne peut rivaliser avec toi. On n’a jamais vu un créateur aussi béni des dieux, et ton autoportrait est bien là pour en faire référence. Avec autosatisfaction. Tu ne peux le dissimuler.

Magicien, je veux bien croire que tu le sois quelque peu... Car, par quel sortilège, dont toi seul a le secret, faut-il que, devant cette peinture, je me sente autant troublée... Comment expliquer ce charme qui me cloue sur place ? Je suis comme envoûtée. Mes yeux ne peuvent se détacher de toi... Serais-tu bruixot ? On dit, en catalan, qu’un bruixot en sait plus long que sept sorcières réunies...

Comme avec le dernier autoportrait de Rembrandt (la plus grande émotion esthétique de ma vie, un jour, à l’Orangerie), où l’on ne voit d’abord, de loin, qu’un barbouillis noir, sur fond noir, d’où peu à peu sort, au fur et à mesure que le regard s’attarde, une lumière qui, progressivement, se met à éclairer un visage sympathique et rieur (qui, dans le cas de Rembrandt, est celui d’un vieillard), voici que ici aussi, devant ton séduisant portrait où le visage surgit graduellement dans l’éclairage d’une lumière secrète, ta présence captivante devient si vivante, si concrète, si criante de vérité que je ne peux m’empêcher d’avancer mes doigts vers toi, ma main se leurrant à croire qu’elle peut te toucher... (oui ? je peux ?) jusqu’à sentir le contact avec la peau de ta poitrine (mmm...) à travers ta chemise entr’ouverte ou encore en caressant doucement l’épiderme de ta joue où une ombre brune rappelle, dans un jeu de reflets, le rasage matinal. Il émane de toi, mon beau Rigaud, comme un subtil parfum d’élégant garçon toujours impeccable, soigné et raffiné qui peut encore, à bon droit et à distance, émouvoir... Ai, manyac, si sabies com m’agrades ! Si tu savais comme tu me plais ! Vrai de vrai, c’est comme si je me sentais amoureuse. Mais oui. J’ai tellement envie de déposer un baiser sur l’adorable fossette de ton menton, qu’en dis-tu ? Tu permets ?

Incontestablement tu es beau. Très beau. Irrésistible. Je serais même capable de faire des folies pour toi. Je ne puis me le cacher. Tes yeux caressants brillent, avec douceur, d’un éclat plein de cette lumière qui monte d’une source intérieure. Tu souris d’une façon contenue ― dame ! il faut se montrer modeste ― mais les plis de ta bouche, de chaque côté des lèvres, ne peuvent dissimuler que tu es quelque peu fier de toi... En toute raison, mon ami. Et cela ne perturbe en rien l’ambiance qui t’entoure, faite de sérénité, d’équilibre, de quiétude. Et moi, je reste là, quel bonheur ! près de toi, dans cet atelier où flottent de délicieux effluves d’essence de térébenthine, un peu excitants... Muette d’admiration, fascinée. Et je te regarde poser du bout des pinceaux ces délicates touches toujours réussies. Un frottis de ce blanc gris mauve, par exemple, si difficile à nuancer, légèrement posé sur le col de ta chemise entr’ouverte, fait ressortir à côté ta saine et ferme carnation hâlée des fils du Midi... Et maintenant, c’est le plus fin de tes pinceaux, en poil de martre, qui dépose des parcelles d’or sur le précieux brocard de ton bonnet, petits points scintillants qui courent aussi tout au long du galon de ta robe de chambre faite dans un somptueux velours bleu nuit doublé d’une soie sauvage vieux rose dont la teinte raffinée est identique à celle du tissu de ton bonnet. Goût sensuel d’artiste. Goût exquis. Émerveillée, éblouie, accrochée à ton image, je n’arrive plus à me défaire de toi. »

Renada Laura Portet ― ‘Rigaud - Un peintre catalan à la cour du Roi-Soleil’ © Balzac éditeur, Baixas, 2005 ― La version originale de cet ouvrage (‘Rigau & Rigaud, un pintor a la cort de la rosa gratacul’) est parue en 2002 aux éditions Destino, Barcelona.

En illustration : Autoportrait au turban, 1698, Musée d'art Hyacinthe Rigaud, #Perpignan.

 

 « (...) il y a bien quelque chose de particulier dans l'histoire du peintre Hyacinthe Rigaud, reconstruite par Renada Laura Portet dans cette singulière biographie romancée.

 

Sait-on que quand le petit Hyacintho Rigau né à Perpignan, en juillet 1659, trois mois avant l'annexion du Roussillon à la France, était sujet du roi d'Espagne, fils d'un modeste tailleur et que personne n'aurait pu prévoir que, vingt ans plus tard à peine, il allait devenir le plus parisien des peintres français de renom, celui qui ferait du Roi-Soleil le portrait le plus célèbre et qui aurait « l'honneur de peindre cinq souverains parmi les plus grands rois du monde et tous les princes du sang jusqu'à la quatrième génération »

 

Hyacinthe Rigaud est actuellement exposé dans 264 musées de par le monde, son œuvre extraordinairement féconde de portraitiste (près de deux mille portraits), est à la fois miroir et mémoire des deux siècles qui comptent parmi les plus éblouissantes périodes de la culture et de la politique françaises. C'est à ce plasticien « catalan », formé dans sa prime jeunesse aux canons de l'école catalane (avec les Rigau de sa famille et Guerra l'Ancien), que revient le mérite de nous restituer toute la haute société du Siècle de Louis XIV et celle de la première moitié du Siècle des Lumières. 

 

Cette biographie originale, excitante et pleine de charme, a le mérite de ravir le lecteur par sa remarquable qualité littéraire, ainsi que le souligne, dans la préface, Baltasar Porcel, le grand écrivain majorquin.

 

 

 On appréciera, aux pages 108 à 112 du livre de Renada Laura Portet, le chapitre très drôle consacré au portrait du marquis de Dangeau peint en 1702 par Hyacinthe Rigaud et exposé au musée du château de Versailles (photo). Un régal tel qu’on en vient à se dire que l’on aurait bien aimé avoir dame Portet comme professeur d’histoire.

 

Et on lira avec intérêt la page 199 du même ouvrage expliquant ce que Perpignan a fait du « portrait de Louis XIV en habit d’apparat du couronnement » offert par Rigaud à sa ville natale. Autres temps, autres mœurs !

 

 Le Musée d'art Hyacinthe Rigaud de Perpignan rouvre ses portes le samedi 24 juin 2017 (jour de la Saint-Jean), après de longs mois de travaux et une complète restructuration de son espace. Pour l’occasion, le musée propose une importante exposition temporaire : « Picasso – Perpignan, Le cercle de l’intime, 1953-1955 », jusqu’au 5 novembre 2017. 

L’exposition permanente se situe désormais au premier niveau du musée, tandis que le second niveau est consacré aux expositions temporaires d’artistes contemporains et aux espaces techniques de conservation. Le rez-de-chaussée regroupe les fonctions d’accueil du public. L’entrée du musée s’effectue maintenant par la rue Mailly. 

On y retrouve, naturellement, les œuvres majeures de Rigaud avec deux nouvelles acquisitions. Un accord avec le musée d’Orsay permet l’exposition de trois œuvres de Monfreid et du torse du ‘Printemps’ réalisé par Aristide Maillol. Grâce à la Fondation Maillol, cinq œuvres du Maître seront également présentes. 

 

Ouverture : Du 1 juin au 30 septembre, de 10h30 à 19h. Tous les jours.

Du 1 octobre au 31 mai, de 11h à 17h30. Fermé le lundi.

Nocturnes (en juillet et août) les jeudis et vendredis jusqu’à 21h.

Renseignements : 04 68 66 30 30.

En illustration : Le patio du musée en 2013 – bien avant les travaux de rénovation – avec, au premier plan, une copie du buste de Hyacinthe Rigaud réalisé en 1827 par Jean Marie Pigalle (1792-1857).

 

* Faut-il associer autoportrait avec narcissisme ? Le meilleur exemple étant celui de Rembrandt (1606-1669) et de ses 80 autoportraits, à une époque où les peintres ne se représentaient eux-mêmes qu’une à deux fois. 

De nombreux historiens d’art ont avancé l’explication d’un profond narcissisme du peintre et graveur néerlandais, lui-même ne s’étant jamais expliqué sur le sujet. Mais rien n’est moins sûr. Rembrandt s’est peut-être tout simplement pris comme modèle pour des raisons tout bonnement pratiques (nul besoin de chercher de modèles) ou économiques. A son époque, l’on parlait, non pas d’autoportraits – le terme n’apparaît qu’au XIXème siècle – mais de « Portraits de Rembrandt par lui-même.» Ses autoportraits lui permettaient d’affiner sa technique, de résoudre avec succès ses problèmes d'éclairage et de clair-obscur, de maîtriser ses couleurs. 

Sa démarche ne serait pas motivée par des préoccupations narcissiques mais par des enjeux de technique picturale. Autoportrait ne serait donc pas à coup sûr synonyme de narcissisme.

En illustration : Reproduction de « L’autoportrait au turban » de Hyacinthe Rigaud (1698) utilisée lors de l’exposition « Narcisse – le pouvoir de l’autoportrait » organisée l’été 2015 par le Musée d'art Hyacinthe Rigaud dans deux des salles du Centre d’art Walter Benjamin, place du Pont-d’en-Vestit, à Perpignan.

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 11:44
Législatives à Perpignan : Louis ALIOT remercie les Insoumis, les Rép du Ni-Ni et autres alibis...

*ALIOT élu - Jamais 3 sans 4 :

 

LOUIS : "Merci au ni-ni, merci aux insoumis et autres alibis  !"

 

Enfin il a été élu, Aliot, Louis, conseiller municipal, régional, député européen, désormais député patriote et national, vice-président du FN et compagne de la Marine…

 

Il remercie les abstentionnistes qui ont cru que c'était déjà gagné pour Christine Espert. 

 

Il remercie les militants frontistes qui ne sont pas aussi feignasses que veut l'éructer cet avocat des corridas provençales.

 

Il remercie tous ceux qui disaient qu'avec Macron, c'était un hold-up, un manque d'opposants dans la nouvelle assemblée.

Merci les Républicains tendance bleu marine ! Ils ont sans doute voulu voter pour Pujol, le remplaçant du candidat...

 

Il remercie enfin tous ceux qui prétendent que Macron ou Le Pen, c'est pareil, que Macron c'est Hitler, que le marcronisme, c'est le libéralisme, donc le fascisme…Oui, un dictateur, ce Jupiter, un autoritaire, ce royaliste peu démocrate ! 

Ils préfèrent le Louis du Vernet...

 

Merci à tous ces argumentateurs qui sont surtout des machines à slogans. Et Macron serait la proie des banquiers et des lobbies…Peut-être, mais merci de m'expliquer un peu…

 

Maintenant, les Insoumis, qui ont voté Aliot ou ont préféré la plage, demandent l'union pour être élus la prochaine fois…

 

Sont fous Aliot …

 

Les ni-ni, les pseudos insoumis, ils manquent pas de toupet, ces complices de Louis !

 

JPBonnel

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 09:41
 Gauberti et Desquesne à ArTrial
 Gauberti et Desquesne à ArTrial
 Gauberti et Desquesne à ArTrial
 Gauberti et Desquesne à ArTrial

Gauberti et Desquesne à ArTrial

***ARTRIAL PERPIGNAN, galerie d'art située 30, place RIGAUD dans le centre de Perpignan, exposera du 20 juin au 26 août 2017 deux artistes exceptionnels et internationaux : 

 

Philippe DEQUESNE peintre, est présent en permanence à New York City, à Paris et Bruxelles, tandis que le sculpteur 

 Philippe GAUBERTI arpente les tapis rouges de Cannes et Megève.

 

« Méfiez-vous de vos certitudes » (Les Anamorphoses) C’est par ces mots provocateurs que Philippe Gauberti, référencé dans ARTFABETIC dictionnaire des artistes plasticiens de France,  nous fait pénétrer dans l’univers mystérieux des anamorphoses. Cet art de la perspective secrète est un mécanisme puissant de l’illusion d’optique revisité par l’artiste pour susciter notre interrogation sur le monde actuel. Une confrontation entre illusion et certitude, révélation et secret. Entre réel et virtuel. Il n’y a pas de sphère, il n’y a pas de cube et pourtant ils sont là. Comment une œuvre statique peut-elle avoir un reflet en mouvement ? 

 

Deux qualificatifs, habituellement opposés, résument ce que l’on ressent devant une toile de l'artiste Dequesne : la force et la sensibilité. La force tient à la manière dont il structure ses compositions. Qu’il s’agisse d’un intérieur, d’un paysage ou d’une nature morte, une impressionnante solidité impose la présence du motif. On ne s’intéresse guère aux détails tant l’on est immédiatement prisonnier de la savante construction qui structure l’espace. Il sait à merveille jouer avec les plans, marier verticales et horizontales pour laisser notre œil s’immerger à sa guise dans l’architecture d’ensemble. La subtilité des coloris enlève toute sécheresse à ces compositions rigoureuses. On glisse insensiblement d’une teinte de gris clair à une autre plus foncée, d’un ocre léger à un grain plus puissant, tandis que surgit soudain un éclat de rouge vif. Nous oublions les lignes pour ne plus être sensible qu’à l’atmosphère qui nous envoûte. Il n’est pas étonnant que ce mélange de solidité et de sensibilité ait amené à évoquer une parenté tantôt avec Staël, tantôt avec Matisse. L’essentiel est que Dequesne soit capable de fournir au spectateur matière à jouir aussi bien des formes que des couleurs. (Jean DUBOIS)

 

Cette exposition est liée à la présentation d'oeuvres de ces mêmes artistes à l'Hôtel de la Cité de Carcassonne,  puisque de nombreuses sculptures de Philippe Gauberti animeront le jardin de cet hôtel *****mythique.  Le vernissage de l'Hôtel de la Cité sera proposé sur invitation le 30 juin. 

 

*** ART/EXPO : DEQUESNE et GAUBERTI ensoleillent Perpignan cet été.

 

ARTRIAL PERPIGNAN, galerie d'art située 30, place RIGAUD dans le centre de Perpignan, exposera du 20 juin au 26 août 2017 deux artistes exceptionnels et internationaux : Philippe DEQUESNE peintre, est présent en permanence à New York City, à Paris et Bruxelles, tandis que le sculpteur  Philippe GAUBERTI arpente les tapis rouges de Cannes et Megève.

 

Le vernissage de l'exposition chez ARTRIAL à Perpignan aura lieu mardi 20 juin à 18h30. 

Je serai ravie de vous y accueillir en compagnie des artistes et de Jean-Pierre de Faucigny, initiateur et propriétaire d'Artrial.

 

Céline MARCADON

06 81 42 98 75

cmarcadon@gmail.com

*  PEINTURE/ LES BEAUX-ARTS / Le musée RIGAUD :

 

Comme tous passionnés, le Cercle Rigaud, les Amis du Musée d’Art  Hyacinthe Rigaud, veulent partager ce qui leur tient à cœur, c’est pourquoi, nous sommes heureux de porter à votre connaissance que nous  venons de financer l’acquisition de deux superbes Gaspard Rigaud. 

Nous venons également de financer la restauration des trois œuvres de Picasso

 Ces œuvres seront inscrites dans le parcours du futur musée et seront présentée officiellement courant novembre. 

Projets à venir, 

-Soutien au financement de la restauration des neuf Raoul Dufy

- Soutien au financement pour l’acquisition d’une grande sculpture d’un artiste catalan ayant une trajectoire  inscrite dans le parcours de Maillol et Renoir. 

 

Toutes ces actions sont menées grâce à la générosité de nos adhérents, donateurs, mécènes qui permet  de protéger, accroître, faire connaître et aimer un patrimoine qui est le bien de tous. 

Le Cercle Rigaud - Perpignan -

 

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Une nouvelle revue numérique régionale, "Patrimoines du Sud"

La revue numérique Patrimoines du Sud s'intéresse aux multiples facettes du patrimoine du Languedoc-Roussillon : architecture, décors intérieurs, objets mobiliers, études urbaines ou rurales, paysages, jardins, patrimoine immatériel et patrimoine industriel. Elle fait connaître le résultat des travaux inédits des chercheurs de l'Inventaire général et des chercheurs associés ; elle participe à la publication de documents d'archives intéressant pour l'histoire et l'histoire de l'art. La revue favorise les échanges entre spécialistes locaux et extérieurs et aide les jeunes chercheurs à accéder à l'édition électronique.

Cette revue aborde les thèmes suivants :

  • les politiques de numérisation de collections patrimoniales : archives, ouvrages rares, cartes postales, plans et cartes,…
  • les actions de conservation du patrimoine écrit ;
  • un compte-rendu de l'ouvrage littéraire d’un écrivain régional ou d’un ouvrage sur les patrimoines régionaux ;
  • un bilan d’actions éducatives en médiathèque ;
  • une présentation d’un fonds méconnu ;
  • les défis et la valeur ajoutée de la transformation d’un bâtiment patrimonial en médiathèque ;
  • la politique d’achat d’ouvrages et présentation d’acquisition récente.
  •  

Le premier numéro est thématique et concerne les soieries d'églises.

Pour plus d'informations, contactez Josiane Pagnon (pagnon.josiane@cr-languedocroussillon.fr)

 

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***Médiation culturelle, par Livre et Lecture en Languedoc-Rousillon 

 

Médiation culturelle et littéraire

 

La médiation culturelle requiert deux visions. La première est la démocratisation culturelle : rendre accessible la culture au plus grand nombre. La médiation culturelle accompagne le public, lui apporte les clés pour mieux comprendre les champs culturels, dans notre cas la littérature. La deuxième est d’insérer une dimension culturelle dans le développement social de l'individu. Par l'usage du livre et de la lecture, la médiation sensibilise de manière adaptée des publics de différents milieux. La médiation encourage donc la rencontre entre la littérature et les publics.

Dans tout projet au service du livre et de la lecture, la dimension de la médiation doit être prise en compte. Dans le but de (re)donner le goût de la lecture, et de familiariser les publics à la fréquentation des lieux du livre (librairies et bibliothèques), de participer à l’économie par les ventes de livre et à l’élargissement du public des bibliothèques, la médiation est un maillon à part entière de la chaîne du livre.

 

Parallèlement, la culture participe à l’ouverture d’esprit, à l’épanouissement de l’individu, à la construction de son identité. Elle est donc un outil pour changer les regards, pour revaloriser socialement un individu, pour lui permettre une plus grande liberté d’expression et de participation sur son territoire. La médiation littéraire est source d’actions et de pratiques œuvrant dans ce sens, et notamment par la lecture et l’écriture, pratiques considérées comme le socle de toute activité culturelle.

 

L’action de médiation se construit en lien avec un territoire et un public spécifique, elle s’envisage dans un temps donné, dans la durée. Une restitution doit être prévue pour valoriser et témoigner de l’action qui a été réalisée, de l'expérience qui a été partagée.

 

LR2L accompagne les structures porteuses de projets en faveur du livre et de la lecture, de la conception à la réalisation de leurs projets. Elle aide à l’élaboration du projet tant sur le plan du contenu intellectuel, que sur le plan du montage technique et financier. Au cas par cas, nous proposerons conseils, mise en relation avec des partenaires, des structures culturelles et sociales, des professionnels du livre… Nous mettrons des ressources à disposition des porteurs de projets : vademecum pour un projet culturel, recommandations pour le montage et la conduite d’un projet en faveur du livre et de la lecture…

 

 

LR2L participe à un groupe de professionnels et d’institutionnels autour de la réflexion Appropriation/Réappropriation de la culture, liée de manière transversale à la lutte et à la prévention contre l'illettrisme. Lire la page Lutte contre l'illettrisme

LR2L met en oeuvre plusieurs opérations de rencontres littéraires avec des auteurs vivant en région :

 

LR2L accompagne les porteurs de projets, tels que les organisateurs de manifestations littéraires, en mettant à disposition une boîte à outils et des informations.

Lire la page Manifestations littéraires

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Un cycle de journées professionnelles est proposé en partenariat avec le Syndicat national de l'Edition (SNE) autour des pratiques de lectures des jeunes à différents âges. En savoir plus

 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 08:44
POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -
POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -
POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -
POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -
POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -
POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -

POMONES - Des Tuileries - Du Petit Palais - de 1921 - d'Elne - Livre de X. FEBRES sur Maillol -

***LES POMONES de MAILLOL - Une POMONE au musée RIGAUD 2017 (ouverture le 24 juin)

 

**MAILLOL et la POMONE - À partir de 1907, le sculpteur a réalisé plusieurs Pomone, dans des attitudes différentes, drapée, nue, etc :

"Maillol donna au cours de sa carrière d'autres représentations de la Pomone : 

Pomones vêtues en 1921 et en 1922, et une Pomone aux bras tombants , en 1937, la dernière version de ce sujet. Il est à noter que de l'une à l'autre, les bras, peu à peu, seront infléchis." Dina Vierny 

1910 :

Pomone est une sculpture en bronze. Créée en 1910, elle L'œuvre est une statue en bronze. Elle représente la nymphe Pomone nue, dans une posture de contrapposto (1) en appui sur la jambe gauche, présentant un fruit dans chaque main, les cheveux relevés, comme certaines femmes le faisaient dans les années 1900.

 

La sculpture est installée depuis 1964 dans le jardin du Carrousel aux Tuileries, dans le 1er arrondissement de Paris. Elle fait partie d'un ensemble de statues de Maillol exposées en plein air.

 

 

*Au petit Palais: 

Matériaux et techniques : Marbre blanc

Dimensions : H. 173 x l. 65 x P. 32 cm

Numéro d'inventaire : PPS1672

Mode d'acquisition : Achat après commande dans le cadre de l'Exposition internationale de 1937

Salle : salle postimpressionniste

 

Dimensions : H. 173 x l. 65 x P. 32 cm

Pomone fait partie des oeuvres majeures d'Aristide Maillol qui en présente un premier modèle en 1910 au Salon d'automne.

L'oeuvre, très remarquée, est alors commandée en bronze par le collectionneur russe Ivan Morosov pour décorer son palais à Moscou, au côté du décor de Maurice Denis sur le thème de l'Histoire de Psyché

Au cours de sa carrière, Maillol reprend le modèle de Pomone et en réalise différentes versions, nue ou drapée.

Le marbre du Petit Palais est une commande de la Ville de Paris à Maillol pour l'Exposition internationale de 1937.

 

- - -La POMONE - 1921, version habillée

 

Cette sculpture, à la magnifique patine et dans un état parfait, impressionne par sa grande taille et le traitement réservé à ses formes. Les volumes sont bien séparés, les surfaces parfaitement lisses, les parties clairement articulées. L’accent est mis sur la plénitude des formes et la précision de leur dessin.

 

Voici un modèle exemplaire de l’art de Maillol. Il s’agit de la sculpture en bronze représentant Pomone qui date de 1921. Cette figure mythologique montre la nymphe, grandeur nature, habillée d’une tunique longue, présentée debout. Une guirlande orne sa chevelure. Les bras allongés s’écartent du corps pour offrir les pommes qu’elle tient dans chacune de ses mains.

 

La figure est verticale et construite sur un art de symétrie de telle sorte qu’elle reste immobile. Aucun élément, pas même une expression dans le visage totalement idéalisé, ne vient troubler cette sensation de calme et de sérénité. Il s’agit de formes pures placées dans l’espace et sur lesquelles glisse la lumière.

Avec cette sculpture « classique  », dont il existe une version nue, Maillol fait ouvertement référence à la statuaire antique et à la beauté idéale, en totale opposition avec les conceptions d’Auguste Rodin. Pour parvenir à s’en dégager, Maillol, qui avait d’abord été un peintre nabi, compagnon de Maurice Denis, de Bonnard et de Vuillard, s’était directement inspiré des compositions de Puvis de Chavannes. Ainsi cette sculpture de Maillol pourrait-elle s’être échappée du Bois sacré cher aux arts et aux muses, le décor monumental peint par Puvis de Chavannes pour l’escalier du musée des beaux-arts de Lyon.

 

Cette sculpture de bronze, hauteur 181 cm, signée sur la base vers la droite: “A. MAILLOL”, numéroté et cachet du fondeur sur la base: “E.A 4/4 E. GODARD Fondeur Paris” a été vendue lors de la vente d’Art Moderne du 8 décembre 2009.

 

DESCRIPTION

POMONE DRAPÉE

Inscribed A. Maillol, numbered E.A 2/4 and inscribed with the foundry mark Emile GODARD Fondeur Paris

Bronze

Height: 70 1/2 in. - 179 cm

Conceived in 1921 and cast by Emile Godard, Paris. (vent Sotheby's, nov. 2016, vent che Sotheby's par la fondation Dina Vierny, nov 2016 (estimée à 800 000 euros)

 

Pomone drapée was conceived in 1921 during a period when Maillol was working on several commissions for monumental sculptures. This life-size figure allowed him once again to explore a theme that had interested him during his early career. 

The sculpture was based on an earlier version of Pomone, which Maillol created in 1910. In that sculpture, the figure extends her arms in a rigid gesture of offering to the beholder. 

In the present work, however, the artist renders Pomone with a much more relaxed posture, allowing her arms to rest at her sides. The resulting sculpture appears more naturalistic than the earlier version, and possesses a lifelike softness that the original Pomone lacked. 

 

John Rewald wrote the following about Maillol’s sculpture: "To celebrate the human body, particularly the feminine body, seems to have been Maillol’s only aim. He did this in a style from which all grandiloquence is absent, a style almost earthbound and grave… The absence of movement, however, is compensated by a tenderness and charm distinctively his own’ (J. Rewald, in Aristide Maillol (exhibition catalogue), Rosenberg Gallery, New York, 1958, pp. 6-7).

 

- - -

(1) Le contrapposto, plus rarement orthographié contraposto en français, ou hanchement désigne dans les arts visuels une attitude du corps humain où l'une des deux jambes porte le poids du corps, l'autre étant laissée libre et légèrement fléchie.

La tradition attribue son invention au sculpteur Polyclète1. En réalité, le contrapposto apparaît dans la sculpture grecque à la fin du vie siècleav. J.-C. et marque la transition entre l'art archaïque et le premier classicisme. L'attitude permet d'introduire du dynamisme dans la composition, tout en soulignant la cohérence du corps et le lien des différents muscles entre eux. 

 

ARISTIDE MAILLOL Banyuls-sur-Mer, 1861- Banyuls-sur-Mer, 1944

 

POMONE DRAPÉE, 1921 Bronze à patine verte antique signé sur la base vers la droite : "A. MAILLOL", numéroté et cachet du fondeur sur la base : "E.A 4/4 E. GODARD Fondeur Paris" 181 x 61 x 48 cm (70,59 x 23,79 x 18,72 in.) EXPOSITION : "Maillol", Paris, Galerie Dina Vierny, mars-mai 1987, p. 114 (le modèle en plâtre reproduit) Paris, Musée d'Orsay,

 

 un exemplaire similaire exposé en permanence Jardin des Tuileries, un exemplaire similaire exposé en permanance "Maillol", Barcelone, Caixa Catalunya, 19 octobre 2009-31 janvier 2010, reproduit p. 185 (un exemplaire similaire) 

 

Le thème de Pomone fut abordé par Maillol la première fois en 1908. Une photographie prise dans l'atelier de l'artiste montre la sculpture en cours de réalisation. Le modèle, Laure, jeune et plantureuse, l'inspire. L'artiste confiera à Henri Frère

1 qu'il n'avait pas copié le corps de la jeune fille, mais que sa belle nature l'avait incité à la réinventer. 

L'artiste crée alors un nu de femme, gracieux, à l'allure généreuse et aux lignes sensuelles. Il exclut tout détail anatomique, cherchant à faire naître les seules impressions de plénitude et de beauté parfaites. La tête ceinte d'une couronne de fleurs, les deux bras tendus vers le monde, le creux des mains chargé de deux pommes à droite et d'une seule à gauche, Pomone lui apporte le succès (fig.1).

 

 Exposée au Salon d'Automne de 1910, le célèbre collectionneur russe Morosov, enthousiaste, achète la sculpture et en commande trois autres, L'Eté, le Printemps et Flore. Elles orneront un salon de son hôtel particulier de Moscou (fig.2). Avec Pomone, 1910, l'artiste fixe les canons de l'éternel féminin, ceux-là qui le conduiront vers une gloire pérenne. La puissance sereine, vecteur inébranlable de sa démarche artistique, trouve son incarnation en Pomone. 

En 1921, l'artiste reprendra ce thème et sculpte deux versions de la Pomone presque semblable : de face, couronnée, portant une longue robe moulante au large décolleté, à petites manches, la première tient deux pommes dans la main droite, une dans la main gauche et inversement. L'inclinaison des bras est légèrement plus basse que dans la sculpture de 1910. Dans les deux versions, on devine le léger mouvement de jambes par des plis allant tantôt à gauche, tantôt à droite. Dans un entretien avec le critique d'art et éditeur Tériade en novembre 1928, l'artiste rappelait qu'il avait éprouvé le "besoin de revenir à des formes plus stables, plus fermées." Il ajoutait que "dépouillées du petit détail physiologique, les formes obéissent davantage aux préoccupations plastiques de la sculpture". Bien que Pomone drapée préserve sa nudité, l'artiste fait naître à fleur de robe une douce sensualité pour le plaisir de l'oeil et l'éveil des sens. Maillol participe au Salon d'Automne en 1921. La même année, il sculpte une Pomone vêtue pour le Monument aux morts de la ville d'Elne (fig.3) et réalise la Pomone drapée. Dina Vierny fit don à la France en 1963 d'un certain nombre de sculptures de Maillol. André Malraux, alors ministre de la culture, défendit son budget devant l'Assemblée nationale avec ces mots : 

 

"Dina Vierny a bien voulu faire don à la France d'un ensemble imposant d'oeuvres sculptées de Maillol. Il est inutile de rappeler que Maillol est le plus grand sculpteur de plein air de notre temps. Nous retirerons donc des Jardins du Louvre un certain nombre de statues sur lesquelles je préfère ne pas insister, pour les remplacer par les oeuvres de Maillol"2. Y figure Pomone. 

 

En 1986, elle renouvela son geste généreux avec notamment Pomone drapée qui aujourd'hui s'impose au centre d'une salle du musée d'Orsay. La même version que notre sculpture. 

 

Fig. 1 : Pomone, 1910, Bronze, 164 x 53 x 47 cm. Fig. 2 : Intérieur de l'hôtel particulier d'Ivan Morosov à Moscou avec L'Eté et Pomone. Fig. 3 : Pomone vêtue (Elne). OUVRAGES CONSULTÉS : Waldemar George, Maillol, Arted, Editions d'Art, Paris, 1971. Dina Vierny, Bertrand Lorquin, Maillol, La passion du bronze, Fondation Dina Vierny - Musée Maillol, 1995. Tériade, Écrits sur l'art, Société Nouvelle Adam Biro, Paris, 1996. Bertrand Lorquin, Aristide Maillol, Skira/Seuil, Paris, 2002. 14 janvier - 5 mai 1996, Berlin, Georg-Kolbe Museum, 15 mai - 22 septembre 1996, Lausanne, Musée cantonal des Beaux-Arts, 6 octobre 1996- 13 janvier 1997, Brême, Gehard Marcks-Museum, 25 janvier - 31 mars 1997, Mannheim, Städtische Kunstalle, Aristide Maillol. 1 Ami d'Aristide Maillol qui recueillera les confidences de l'artiste qui seront publiées par l'éditeur suisse Pierre Cailler en 1956. 2 Citation prise dans Maillol par Waldemar George, Paris, 1971, pp. 7-8.

 

**Pomone d'ELNE :

MONSIEUR MICHEL REBUJENT Société : 400525796

Fiche entreprise : chiffres d'affaires, bilan et résultat

Ajoutez le logo de votre société

 

MAS POMONE

CHEMIN DU SALITA

66200 ELNE

FRANCE

- - -

LOT

 

PAST LOT

29

ARISTIDE MAILLOL

POMONE DRAPÉE

Estimate 800,000 — 1,200,000 USD

 

Impressionist & Modern Art Evening Sale

14 NOV 2016 | NEW YORK | 7:00 PM EST

 

Aristide Maillol

1861 - 1944

POMONE DRAPÉE

Inscribed A. Maillol, numbered E.A 2/4 and inscribed with the foundry mark E. GODARD Fondeur Paris

Bronze

Height: 70 1/2 in.

179 cm

Conceived in 1921 and cast by Emile Godard, Paris.

READ CONDITION REPORT

SALEROOM NOTICE

 

This work will be included in the forthcoming Catalogue raisonné de l’oeuvre d’Aristide Maillol currently being prepared under the supervision of Olivier Lorquin.

PROVENANCE

Fondation Dina Vierny, Paris 

 

Private Collection, Switzerland (acquired from the above)

Acquired from the above in 2012

LITERATURE

Exposition Maillol au Japon (exhibition catalogue), Museum of Fine Arts, Yamanashi; Museum of Fine Arts, Hiroshima; Prefectural Museum of Fine Arts, Kumamoto; Prefectural Museum of Fine Arts, Ishikawa, Kanazawa; Prefectural Museum of Fine Arts, Ehime, Matsuyama; Prefectural Museum of Modern Art, Hoyogo, Kobe & Isetan Museum, Tokyo, 1984, no. S-68, illustration of another cast n.p.

 

Maillol (exhibition catalogue), Galerie Dina Vierny, Paris, 1987, illustration of the plaster p. 114

Bertrand Lorquin, Aristide Maillol, London, 1995, illustration of the plaster & of another cast p. 88

Maillol (exhibition catalogue), Rotterdam, Kunsthal Rotterdam; Paris, Musée Maillol & Tielt, Belgium, Uitgeverij Lannoo, 2012-13, no. 42, illustration in color of another cast p. 79

CATALOGUE NOTE

Pomone drapée was conceived in 1921 during a period when Maillol was working on several commissions for monumental sculptures. This life-size figure allowed him once again to explore a theme that had interested him during his early career. The sculpture was based on an earlier version of Pomone, which Maillol created in 1910. In that sculpture, the figure extends her arms in a rigid gesture of offering to the beholder. In the present work, however, the artist renders Pomone with a much more relaxed posture, allowing her arms to rest at her sides. The resulting sculpture appears more naturalistic than the earlier version, and possesses a lifelike softness that the original Pomone lacked. John Rewald wrote the following about Maillol’s sculpture:

 

 

LOT

 

PAST LOT

ARISTIDE MAILLOL

POMONE AUX BRAS TOMBANTS

Estimate 300,000 — 400,000 GBP

LOT SOLD 580,000 GBP

Impressionist & Modern Art Evening

19 JUN 2007 | LONDON | 6:00 PM BST

 

Aristide Maillol

1861-1944

POMONE AUX BRAS TOMBANTS

inscribed with the monogram, numbered 6/6 and inscribed with the foundry mark Alexis Rudier Fondeur. Paris

bronze

height: 168cm., 66 1/8 in.

Executed in 1937 and cast in bronze in a nubmered edition of six.

READ CONDITION REPORT

SALEROOM NOTICE

 

The authenticity of this work has been confirmed by Dina Vierny.

PROVENANCE

Dina Vierny, Paris

Private Collection 

Acquired from the above by the present owner

EXHIBITED

Yamanashi, Musée Départemental des Beaux-Arts (and travelling in Japan), Maillol, 1984, no. S-59, illustrated in colour in the catalogue

LITERATURE

John Rewald, Maillol, Paris, 1939, illustration of the plaster p. 61
Jean Charbonneaux, Maillol, Paris, 1947, illustrations of another cast pls. 2 & 8
Claude Roy, Maillol vivant, Geneva, 1947, illustration of another cast pl. 52
Waldemar George, Aristide Maillol, Greenwich, 1965, illustration of another cast pl. 206
Maillol au Palais des Rois de Majorque, Perpignan, 1979, no. 85, illustration of another cast
Bertrand Lorquin, Aristide Maillol, London, 1995, colour illustration of another cast p. 117

CATALOGUE NOTE

Pomone aux bras tombants was conceived in 1937 during a period when Maillol was working on several private commissions for monumental sculptures. This life-size figure allowed him once again to explore a theme that had interested him during his early career. The sculpture was based on an earlier version of Pomone, which Maillol created in 1910. In that sculpture, the figure extends her arms in a rigid gesture of offering to the beholder. In the present work, however, the artist renders Pomone with a much more relaxed posture, allowing her arms to rest at her sides. The resulting sculpture appears more naturalistic than the earlier version, and possesses a lifelike softness that the original Pomonelacked. When Maillol exhibited this revised version at the Petit Palais in 1937,

 

 

LOT

 

PAST LOT

ARISTIDE MAILLOL

POMONE AUX BRAS TOMBANTS

Estimate 700,000 — 900,000 USD

LOT SOLD 553,600 USD

Impressionist and Modern Art Part One

02 NOV 2005 | NEW YORK | 7:00 PM EST

 

PROPERTY FROM THE ESTATE OF LAURANCE S. ROCKEFELLER

Aristide Maillol

POMONE AUX BRAS TOMBANTS

Estimate 700,000 — 900,000 USD

 

 

 LOT SOLD. 553,600 USD (Hammer Price with Buyer's Premium)

JUMP TO LOT

 

 

 

 IMAGE ZOOM

 

DETAILS & CATALOGUING


  •  
     

 

IMPRESSIONIST AND MODERN ART PART ONE

02 NOVEMBER 2005 | 7:00 PM EST

NEW YORK

  •  

Aristide Maillol

1861-1944

POMONE AUX BRAS TOMBANTS

Inscribed with the monogram and with the foundry mark Alexis Rudier Fondeur Paris and numbered 1/4

Bronze, green-black patina 

Height: 65 1/2 in.

166.5 cm

Conceived in 1937 and cast during the artist's lifetime.

READ CONDITION REPORT

SALEROOM NOTICE

 

The authenticity of this work has kindly been confirmed by Dina Vierny.

PROVENANCE

Dina Vierny, Paris

Acquired from the above

LITERATURE

John Rewald, Maillol, 1939, illustration of the version in plaster and marble p. 61

Waldemar George, Aristide Maillol, 1965, illustration of another cast pl. 206

Maillol au Palais des Rois de Majorque, Perpignan, 1979, no. 85, illustration of another cast

Aristide Maillol: 1861-1944 (exhibition catalogue), The Solomon R. Guggenheim Museum, New York, 1975, illustration of another cast pl. 105

Maillol (exhibition catalogue), Departmental Museum of Fine Arts, Yamanashi; Hiroshima Museum of Fine Arts; Prefectorial Museum of Fine Arts of Kumamoto; Prefectorial Museum of Fine Arts, Kanazawa; Prefectorial Museum of Fine Arts, Ehime; Prefectorial Museum of Modern Art, Hyogo;  Museum of Isetan, Tokyo, 1984, no. S-59, illustration of another cast.

Bertrand Lorquin, Aristide Maillol, London, 1995, illustration of another cast p. 117

CATALOGUE NOTE

Pomone aux bras tombants was conceived in 1937 during a period when Maillol was working on several private commissions for monumental sculptures.  This nearly life-size figure allowed him once again to explore a theme that had interested him during his early career.  The sculpture was based on an earlier version of Pomone, which the artist had created in 1910.  In that sculpture, the figure extends her arms in a rigid gesture of offering to the beholder.    But in the present work, the artist renders Pomone with a much more relaxed posture, allowing her arms to rest at her sides.  The resulting sculpture appears much more naturalistic than the earlier version, and possesses a lifelike softness that the original Pomone lacked. When Maillol exhibited this revised version at the Petit

 

 

 

 

 

Pomone de Aristide Maillol qui sert de Monument aux m

 

**FILAF (FESTIVAL INTERNATIONAL DU LIVRE D’ART ET DU FILM)

 

Du 19 au 25 Juin, 2017

Le Festival international du Livre d’art et du Film (FILAF) est un évènement annuel dédié aux livres et films sur l’art. Il a lieu chaque année durant la dernière semaine de juin dans le centre historique de Perpignan. Le FILAF, via son festival et son salon du Livre d’art (dont la première édition aura lieu en 2016) a pour objectif de réunir, diffuser, célébrer et primer les meilleurs livres et films au sujet d’art parus dans le monde durant l’année écoulée. Il oeuvre à leur promotion et à la diffusion de leurs connaissances auprès du grand public. Les auteurs, réalisateur, éditeurs, producteurs et artistes sont invités à Perpignan afin d’y présenter leur travail. Une semaine de conférences, projections, tables rondes, ateliers pour enfants, lectures et signatures permettant aux professionnels de se retrouver et de présenter au grand public leurs productions les plus importantes.

Depuis sa première édition en 2011, le FILAF a pu recevoir des personnalités comme Sophie Calle, Daniel Buren, Miquel Barcelo, Juergen Teller, André S. Labarthe, Stan Neumann ou encore Roman Signer. Pour 2016: Michel Houellebecq, Gérard Garouste, Kenneth Goldsmith, Frédéric Taddéi, Matali Crasset et Bertrand Lavier.

+33 9 53 63 11 72

info@filaf.com

 

Adresse : 

CINÉMA LE CASTILLET ET PLUSIEURS LIEUX DU CENTRE HISTORIQUE
1, boulevard Thomas Wilson

Constatant l'absence dans le monde de l'édition d'une véritable manifestation ne s'intéressant qu'au livre d'art, et pareillement dans le domaine du film sur l'art, l'Association Cogito et son président Sébastien Planas créent le Festival international du livre d'art et du filmà Perpignan dont la première édition a lieu en juin 20112.

Le festival a pour objectif de présenter au grand public une sélection des meilleurs livres et films sur l'art parus / produits durant l'année écoulée à l'échelle internationale. Le FILAF œuvre à la promotion et à la diffusion des connaissances en art auprès du grand public avec pour support principal le livre et le film d’art. Auteurs, éditeurs, réalisateurs, producteurs et artistes sélectionnés sont invités à Perpignan afin d’y présenter leur travail : une semaine de conférences, projections, lectures, signatures, ateliers pour enfants, tables rondes professionnelles, soirées thématiques, permettant au monde de l’art de se retrouver et de présenter au grand public ses productions les plus importantes.

Le Festival s’appuie sur un comité scientifique de professionnels, reconnus dans chacune de leur discipline, responsable de la sélection tout au long de l'année. Il mobilise également un jury renouvelé annuellement qui, à l'issue du festival, remets le FILAF d'Or, le FILAF d'Argent et le Prix Spécial du Jury dans les catégories "livre" et "film"3.

© wikipedia

- - -

Lundi 19 juin 15h30-17h

Centre d’Etudes Catalanes
Séminaire d’Études Catalanes -Arts Visuels  (CRIMIC)

 

 

ESTEVE RIAMBAU

Né à Barcelone en 1955. Docteur en Sciences de la Communication (1995), il est Professeur au Département de Communication Audiovisuelle et Publicité de l’Université Autonome de Barcelone. Depuis 2010, il est le directeur de la Filmoteca de Catalunya. Pendant son mandat, deux nouveaux sites ont été inaugurés avec des modernes installations pour la préservation et la diffusion du patrimoine cinématographique et, en 2013, il a organisé le Congrès de la FIAF en tant que membre du Comité Exécutif de cette institution.  Coréalisateur des long-métrages La doble vida del faquir (2005) et Màscares (2009), il a adapté et mis en scène la pièce Su seguro servidor, Orson Welles (2008). Responsable de la critique de cinéma dans divers médias espagnols et internationaux, il est l’auteur de plus d’une trentaine de livres sur l’Histoire du Cinéma, prêtant une attention particulière à l’œuvre d’Orson Welles. Ses travaux de recherche ont mérité le prix Comillas, celui de l’Association Espagnole des Historiens de Cinéma, le Film Historia de l’Université de Barcelona et, à deux reprises, celui de l’Academia de las Artes y las Ciencias del Cine Español. 

Présentation de la conférence

Titre : "La Filmoteca de Catalunya: gestion du patrimoine filmique et perspectives de recherche"

La Filmoteca de Catalunya est une institution chargée de la préservation et de la diffusion de la culture cinématographique. Elle dispose d’une Centre de Conservation et Restauration (Terrassa) qui compte près de 40 000 films et d’un siège à Barcelone avec deux salles de projection, expositions et une bibliothèque du cinéma avec 40 000 livres, photographies, affiches, revues et d’autres documents en consultation pour la recherche. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un centre strictement académique, la Filmoteca développe des synergies étroites avec l’université avec un objectif commun de recherche spécialisée.

*Etudes catalanes, Paris : 

 

"secretariat.etudes-catalanes@listes.paris-sorbonne.fr" <secretariat.etudes-catalanes@listes.paris-sorbonne.fr>

 

 

     Nous vous rappelons que le lundi 19 juin de 15h30 à 17h se tiendra 

dans le cadre du Séminaire d’Études Catalanes, Arts visuels (CRIMIC) la 

conférence d’Esteve Riambau (directeur de la Filmoteca de Catalunya) : 

La filmoteca de Catalunya : gestion du patrimoine filmique et 

perspective de recherche.

 

au Centre d’Études Catalanes de l’Université Paris-Sorbonne.

 

Au plaisir de vous rencontrer,

 

Bien cordialement,

P-S. Nous vous demandons de bien vouloir vous inscrire auprès du 

secrétariat,

en raison du plan Vigipirate et de présenter une pièce d’identité à 

l’accueil.

-- 

secretariat.etudes-catalanes@listes.paris-sorbonne.fr

 

Téléphone: +33 ( 0 ) 142.776.569

Centre d'Études Catalanes - Université Paris-Sorbonne

9, rue Sainte Croix de la Bretonnerie

75004 PARIS

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 10:38
Agnès et Marcel - Livre de M.Brunet (qui vient de disparaître, 16.6.2017) sur les contrebandiers - l'hostal, le restaurant
Agnès et Marcel - Livre de M.Brunet (qui vient de disparaître, 16.6.2017) sur les contrebandiers - l'hostal, le restaurant
Agnès et Marcel - Livre de M.Brunet (qui vient de disparaître, 16.6.2017) sur les contrebandiers - l'hostal, le restaurant
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Agnès et Marcel - Livre de M.Brunet (qui vient de disparaître, 16.6.2017) sur les contrebandiers - l'hostal, le restaurant

hostaldestrabucayres66@gmail.com

Hostal dels TRABUCAYRES : le paradis à votre portée-

Agnès et Marcel à Las ILLAS

 

L'hôtel, restaurant, bar des Contrebandiers, près de la frontière, entre Las Illas (partir de Maureillas, à gauche avant le Perthus) et la Vajol, est un hostal insolite, à l'écart de la foule et de la bruyante civilisation.

C'est un paradis à deux pas, si vous aimez marcher, un lieu de randonnées par le col de Lli, et le chemin historique de La Retirada, janvier/février 1939, avec l'exode des Républicains, pourchassés par l'armée franquiste. Ce n'est pas loin, non plus, en voiture, que vous veniez de Céret ou de Perpignan, et l'étroite route qui danse sur le balcon de la verte vallée vous mènera au pied de la frontière, pourvu que vous restiez prudents…

 

paradis ? pardi !

Agnès Cerdan et Marcel Marty ont opté pour ce coin de montagne, de passage, de haute solitude et grande spiritualité. Après le paradis de Consolation, au-dessus de Collioure, dans un autre nid de verdure, où ils ont géré le bar-restaurant et l'accueil (voir ce blog pour la polémique), les Colliourencs (Marcel a gardé ses cinq hectares de vignes et descend à Collioure chaque jour très tôt, puis revient à Las Illas...) ont choisi une autre vallée des Albères, un haut lieu historique.

 

Je parle au bar avec Marcel tandis qu'Agnès s'occupe des clients du restaurant : un sacré menu, ce jour, à base de cerises à tous les étages…je veux dire, à tous les plats ! Je reviendrai…

"Ici, c'est nouveau par rapport à Collioure; le travail et pour soi, pas pour un propriétaire qui laisse les bâtiments à l'abandon…Le choix est total, au milieu de la nature, sur la route du bout du monde…Mais qui, là-haut, près de la frontière, vous faire descendre vers un autre monde, envoûtant, la Catalogne…

 

C'est un choix de vie et de travail." 

On disait, dans les années 70 "Vivre et travailler au pays !" : le couple a les deux, et le bonheur d'être ensemble, dans un métier qu'ils aiment…

 

Ils cherchaient un lieu chargé d'histoire: "Pensez aux Trabucayres, ces contrebandiers du 19° siècle, cette auberge les a vu passer…C'est bien un lieu chargé d'histoire, avec la tragédie de l'exil républicain ! Parmi les anciens propriétaires, il y avait Dabouzy, une grande figure de la Résistance autour de Las Illas…"

 

Lieu de départ pour la rando, aussi : "Hélas, nous n'avons pas le temps d'en profiter. Dommage, il y a le GR10 - le HRP vers La Vajol, la stèle au col de Manrell, la statue de Luis Companys au col de Li…L'auberge qui a hébergé les gouvernements espagnol, catalan et basque…l'histoire mythique du 5° camion, contenant des lingots de la banque d'Espagne…"

 

L'autre point fort de l'hostal -avec les cinq chambres à l'étage, sans oublier la gestion du gîte communal- son positionnement dans la montagne- c'est bien la gastronomie, dans un décor rustique, évoquant la chasse au sanglier. Le couple travaille avec les producteurs locaux; il a trouvé un accord avec les chevriers de Las Illas, la fromagerie, route de Fontfrède, le vacher de Serralongue, l'éleveur de brebis de Saint-Laurent de Cerdans et quelques éleveurs du coin… 

"On met en avant les anchois (on en pêche encore un peu sur la côte au mois d'août) et les vins de Collioure et Banyuls. Sans oublier les bières, blanches, blondes et ambrées : "blaoblank, d'un jeune de Maureillas et la bière du Vallespir. Les spécialités: le sanglier maison, les desserts, la meringue cuisinée par Agnès…un menu qui changent trois fois par semaine, pour le prix de 21 à 26 euros (28 euros quand il y a une zarzuela)…

Et l'hostal est ouvert tous les jours, qu'on se le dise, pour tous, contrebandiers, voleurs de grands chemins ou randonneurs et Républicains "en marche"..!

 

JPB

hostal sels trabucayres, placeta de la llibertat (tout en haut du village) - 04 68 83 07 56.

 

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 08:31
Agnès Cerdan & Marcel Marty  à l'hostal dels Trabucaires - 66480 Las Illas 04.68.83.07.56. Chemin de randonnée GR10 - gîte d'étape du moulin de la Palette 04 68 21 37 24 sur le GR10 - Mort de M. BRUNET, auteur de livres sur les trabucayres
Agnès Cerdan & Marcel Marty  à l'hostal dels Trabucaires - 66480 Las Illas 04.68.83.07.56. Chemin de randonnée GR10 - gîte d'étape du moulin de la Palette 04 68 21 37 24 sur le GR10 - Mort de M. BRUNET, auteur de livres sur les trabucayres
Agnès Cerdan & Marcel Marty  à l'hostal dels Trabucaires - 66480 Las Illas 04.68.83.07.56. Chemin de randonnée GR10 - gîte d'étape du moulin de la Palette 04 68 21 37 24 sur le GR10 - Mort de M. BRUNET, auteur de livres sur les trabucayres
Agnès Cerdan & Marcel Marty  à l'hostal dels Trabucaires - 66480 Las Illas 04.68.83.07.56. Chemin de randonnée GR10 - gîte d'étape du moulin de la Palette 04 68 21 37 24 sur le GR10 - Mort de M. BRUNET, auteur de livres sur les trabucayres
Agnès Cerdan & Marcel Marty  à l'hostal dels Trabucaires - 66480 Las Illas 04.68.83.07.56. Chemin de randonnée GR10 - gîte d'étape du moulin de la Palette 04 68 21 37 24 sur le GR10 - Mort de M. BRUNET, auteur de livres sur les trabucayres
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Agnès Cerdan & Marcel Marty  à l'hostal dels Trabucaires - 66480 Las Illas 04.68.83.07.56. Chemin de randonnée GR10 - gîte d'étape du moulin de la Palette 04 68 21 37 24 sur le GR10 - Mort de M. BRUNET, auteur de livres sur les trabucayres

Agnès Cerdan & Marcel Marty à l'hostal dels Trabucaires - 66480 Las Illas 04.68.83.07.56. Chemin de randonnée GR10 - gîte d'étape du moulin de la Palette 04 68 21 37 24 sur le GR10 - Mort de M. BRUNET, auteur de livres sur les trabucayres

hostaldestrabucayres66@gmail.com

 

Hostal Dels TRABUCAYRES : le paradis à votre portée

 Agnès et Marcel à Las ILLAS

 

L'hôtel, restaurant, bar des Contrebandiers, près de la frontière, entre Las Illas (partir de Maureillas, à gauche avant le Perthus) et la Vajol, est un hostal insolite, à l'écart de la foule et de la bruyante civilisation.

C'est un paradis à deux pas, si vous aimez marcher, un lieu de randonnées par le col de Lli, et le chemin historique de La Retirada, janvier/février 1939, avec l'exode des Républicains, pourchassés par l'armée franquiste. Ce n'est pas loin, non plus, en voiture, que vous veniez de Céret ou de Perpignan, et l'étroite route qui danse sur le balcon de la verte vallée vous mènera au pied de la frontière, pourvu que vous restiez prudents…

 

paradis ? pardi !

Agnès Cerdan et Marcel Marty ont opté pour ce coin de montagne, de passage, de haute solitude et grande spiritualité. Après le paradis de Consolation, au-dessus de Collioure, dans un autre nid de verdure, où ils ont géré le bar-restaurant et l'accueil (voir ce blog pour la polémique), les Colliourencs (Marcel a gardé ses cinq hectares de vignes et descend à Collioure chaque jour très tôt, puis revient à Las Illas...) ont choisi une autre vallée des Albères, un haut lieu historique.

 

Je parle au bar avec Marcel tandis qu'Agnès s'occupe des clients du restaurant : un sacré menu, ce jour, à base de cerises à tous les étages…je veux dire, à tous les plats ! jereviendrai…

"Ici, c'est nouveau par rapport à ollioure; le travail et pour soi, pas pour un propriétaire qui laisse les bâtiments à l'abandon…Le choix est total, au milieu de la nature, sur la routedu bout du monde…Mais qui, là-haut, parès la frontière, vous faire descendre vers un autre monde, envoûtant, la Catalogne…

C'est un chois de vie et de travaiail." 

On disait, dans les années 70 "Vivre retravailler au pays !": le couple a les deux, et le bonheur d'être ensemble, dans un métier qu'ils aiment…

Ils cherchai-aient un lieu chargé d'histoire: "Pensez aux Trabucayres, ces contrebandiers du 19° siècle, cette auberge les a vu passer…C'est bien un lieu chargé d'histoire, avec la tragédie de l'exil républicain ! Parme les anciens propriétaires, il y avait Dabouzy, une grande figure de la Résistance autour de Las Illas…"

Lieu de départ pour la rando, aussi : "Hélas, nous n'avons pas le temps d'en profiter. Dommage, il y a le GR10 - le HRP vers La Vajol, la stèle au col de Manrell, la statue de Luis Companys au col de Li…L'auberge qui a hébergé les gouvernements espagnol, catalan et basque…l'histoire mythique du 5° camion, contenant des lingots de la banque d'Espagne…"

L'autre point fort de l'hostal -avec les cinq chambres à l'étage, sans oublier la gestion du gîte communal- son positionnement dans la montagne- c'est bien la gastronomie, dans un décor rustique, évoquant la chasse au sanglier. Le couple travaille avec les producteurs locaux; il a trouvé un accord avec les chevriers de Las Illas, la fromagerie, route de Fontfrède, le vacher de Serralongue, l'éleveur de brebis de Saint-Laurent de Cerdans et quelques éleveurs du coin… 

"On met en avant les anchois (on en pêche encore un peu sur la côte au mois d'août) et les vins de Collioure et Banyuls. Sans oublier les bières, blanches, blondes et ambrées : "blaoblank, d'un jeune de Maureillas et la bière du Vallespir. Les spécialités: le sanglier maison, les desserts, la meringue cuisinée par Agnès…un menu qui changent trois fois par semaine, pour le prix de 21 à 26 euros (28 euros quand il y a une zarzuela)…

Et l'hostal est ouvert tous les jours, qu'on se le dise, pour tous, contrebandiers, voleurs de grands chemins ou randonneurs et Républicains "en marche"..!

 

JPB

hostal dels trabucayres, placeta de la llibertat (tout en haut du village) - 04 68 83 07 56.

* FETE de la montagne - FAITES de la montagne - 17/18 juin 2017

Fête de l'estive

Marche avec le troupeau de brebis - A partir de 20,00 €  - POUR TOUT PUBLIC

 

Refuge de Batère 0468391201

Venez accompagner le troupeau de brebis jusqu'à son pâturage d'estive !
Marche de 4 km suivie d'un repas fermier au refuge.
Prévoir baskets, eau, chapeau
Rendez-vous : 9h au parc du Castillets 3 km après la Ferme de la Cazette : à Corsavy direction Batère par D43 (suivre le fléchage, parking prévu)
Possibilité de se garer directement au refuge et de descendre à pied au point de rdv (30 à 40 min)
Retour au parking en fin de journée : marche (30 min), covoiturage
Fromagerie de la Cazette ouverte toute la journée boutique, visite, traite à 17h30

Chiens interdits par mesure de sécurité, même tenus en laisse !
Inscription repas : adulte 20 € enfant 15 €

En partenariat avec : Gaec La Cazette

  •  

Pour avoir plus d'informations, contacter : Refuge de Batère - Refuge de Batère Mines de Batère Corsavy - 0468391201    gite.refugebatere@laposte.net

http://www.gite-refuge-batere.com/

 

- - -

Musée de la Méditerranée, 17 juin : récupération de la mémoire du paysage et pratiques culturelles : à Tooella de Montgri

 

"Museu de la Mediterrània" <info@museudelamediterrania.cat>

Dissabte 17 de juny, a les 10 h, al Museu de la Mediterrània,

us convidem a la jornada (Des)fer el Territori. Pràctiques culturals i regeneració del paisatge

 

Després de dècades en les quals l’ocupació del territori era sinònim de riquesa econòmica, en els darrers anys s’ha donat un canvi cultural que aposta per la defensa del paisatge. Així, el paisatge és vist com un bé comú que cal protegir, gestionar i ordenar per millorar la qualitat de vida de la població, però també perquè un paisatge ben cuidat pot afavorir el creixement econòmic local. Per intentar fer front al llegat del boom immobiliari s’ha fet evident la necessitat de repensar el territori i buscar sistemes per recuperar aquests espais. En els processos de restauració i desurbanització, el món de l’art i la ciutadania hi tenen molt a dir.

 

Aquesta jornada s’emmarca en el procés de desurbanització i restauració de la maresma de la Pletera, a l’Estartit, i en les intervencions artístiques que busquen afavorir la recuperació de la memòria del lloc i la difusió d’una intervenció paisatgística amb vocació pública.

 

La jornada que es dividirà en dues sessions: 

 

Una a les 10 h del matí al Museu de la Mediterrània on hi haurà quatre ponències d’especialistes en diferents àmbits. 

 

I una a la tarda a La Pletera, a partir de les 16 h, on es presentaran dos projectes artístics, d’Esteve Subirach i Joan Vinyes, i comptarà amb una intervenció artística.

 

Consulteu el programa aquí

 

 

Us hi esperem!

Dissabte 17 de juny de 2017 Torroella de Montgrí Matí Museu de la Mediterrània Carrer d'Ullà 27-31, Torroella de Montgrí Tarda La Pletera Trobada a les 16.00 h davant l'Auditori Teatre Espai Ter i desplaçament amb cotxes particulars, fins a la maresma de la Pletera, a l'Estartit Organitza: 

Després de dècades en les quals l’ocupació del territori era sinònim de riquesa econòmica, en els darrers anys s’ha donat un canvi cultural que aposta per la defensa del paisatge. Així, el paisatge és vist com un bé comú que cal protegir, gestionar i ordenar per millorar la qualitat de vida de la població, però també perquè un paisatge ben cuidat pot afavorir el creixement econòmic local. Per intentar fer front al llegat del boom immobiliari s’ha fet evident la necessitat de repensar el territori i buscar sistemes per recuperar aquests espais. En els processos de restauració i desurbanització, el món de l’art i la ciutadania hi tenen molt a dir. Aquesta jornada s’emmarca en el procés de desurbanització i restauració de la maresma de la Pletera, a l’Estartit, i en les intervencions artístiques que busquen afavorir la recuperació de la memòria del lloc i la difusió d’una intervenció paisatgística amb vocació pública. Obert al públic general. No és necessària la inscripció. 

Entrada gratuïta. Es lliurarà certificat d'assistència a qui ho sol·liciti. Les ponències seran en l’idioma en què figuren en el programa. Per més informació: Museu de la Mediterrània info@museudelamediterrania.cat tonicolom.ws Benvinguda i presentació de la jornada 10.00 - 10.15 h Josep Maria Rufí Alcalde de Torroella de Montgrí

 Xavier Quintana Director de la Càtedra d’Ecosistemes Litorals Mediterranis de la Universitat de Girona i director científic del projecte Life Pletera

 Pere Sala Director de l’Observatori del Paisatge de Catalunya Ruinas al revés 10.15 - 11.00 h Federico López Silvestre Professor d’Història de l’Art i Història de les Idees Estètiques a la Universitat de Santiago de Compostel·la Pausa-cafè 11.00 - 11.30 h La desurbanització des d’una perspectiva metabòlica. Exemples i processos 11.30 - 12.15 h Marta Serra Permanyer Arquitecta i sòcia de l’empresa Cíclica Abordar el paisaje desde la resta y la renuncia 12.15 - 13.00 h Gonzalo Sánchez García i Verónica Sánchez Carrera

 

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Ens   volen  col·lapsar  el  país

(police Verdana pour cet article sur la police en Catalogne...)

 

Ara  i  aquí  a  Catalunya necessitem molts més  Mossos D'Esquadra.  De  fet, la convocatòria  de 500  places  encara  es  queda  curta. El  que  és  intolerable és  que  que el govern espanyol  posi  bastons  a les  rodes  –per raons  econòmiques, que de fet  són  polítiques-  tot  argumentant  que només  es  poden  crear  50 places.  A més, és inexplicable  que  el govern de  Madrid  pretengui  “posar cullerada” en una qüestió que no té competències. El  que passa és que  actualment  l’administració espanyola  ja  no respecta absolutament  res de res.

 

No hi ha  dubte que en aquests  moments  caldria  doblar  les  plantilles, no només  de la Policia  de Catalunya, sinó  també  dels  bombers, dels mestres, dels metges  i dels funcionaris de  justícia;  si  no  volem  quue el país català  vagi  cap  al  col·lapse  més absolut. A vegades  em pregunto  si, de fet,  en comptes d’aplicar  l’article  155  de CE (molt complicat a efectes  pràctics)  el que realment està intentant  l’executiu  espanyol  és  col·lapsar els  serveis  públics  de Catalunya  i  bloquejar  les vies  i mitjans  de  comunicació; és a dir,  els aeroports,  els trens, les   carreteres  i  els ports. El que va  succeïr fa  unes  setmana a l’Aeroport del Prat es  molt  significatiu.  En qualsevol cas,  és imprescindible tirar  endavant la  convocatòria  de les  500  places de   Mossos,  altrament  tindrem  un país  de molt  baix  nivell (amb poca  qualitat de  vida). A més, ara i aquí, ens calen més  comissaries en el  conjunt del territori.

 

En síntesi, necessitem  més Policia  de  Catalunya  arreu  dels nostres pobles, viles i  ciutats. Ens cal  un millor desplegament dels efectius  i  cal  tenir  molt en compte  les  zones, que potser no són les de més  població  de  Catalunya, però  que  són  territoria  molt geoestratègics. En aquest  cas  ens  trobem, per exemple, amb la comarca de  L'Alt Empordà, un territori  que és  la  entrada  terrestre  a  Catalunya  -per  carretera i  ferrocarril-  en què  cada  any  entren la gran majoria de  turistes  europeus  que  visiten el  nostre país. Per  altra  banda, l’Alt Empordà  és un territori  molt  disseminat i molt  complicat,  amb  gran quantitat  de   municipis  mitjans  i petits  i  dos  fronteres oficials  i  tres entrades  i  sortides  més –extraoficials-  cap a Europa. En  aquest  sentit, en un territori  tan sensible  i -per tal d’evitar  ensurts  i col·lapses arreu  del país- cal  esmentar que, per racionalitat geogràfica i política, a Portbou faria  falta una comissaria  dels Mossos amb tots els ets i uts. En síntesi. Necessitem molts  més Mossos  d'Esquadra arreu  del  país, però,sobretot,  a les zones transfrontereres, com per  exemple  a  Portbou  i  a  La Jonquera.

 

http://in.directe.cat/josep-loste/blog/17458/ens-volen-collapsar-el-pais

 

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 08:33
Denis LAVANT - Affiche pour le spectacle de Banyuls, le 24 juin 2017 - Flyer du programme (contexte du Journal de Moscou)
Denis LAVANT - Affiche pour le spectacle de Banyuls, le 24 juin 2017 - Flyer du programme (contexte du Journal de Moscou)
Denis LAVANT - Affiche pour le spectacle de Banyuls, le 24 juin 2017 - Flyer du programme (contexte du Journal de Moscou)

Denis LAVANT - Affiche pour le spectacle de Banyuls, le 24 juin 2017 - Flyer du programme (contexte du Journal de Moscou)

Denis Lavant
Description de cette image, également commentée ci-après

Denis Lavant au déjeuner des nommés des César du cinéma 2013

 
Naissance (55 ans)
Neuilly-sur-Seine
NationalitéDrapeau de la France française
Films notablesBoy Meets Girl
Mauvais Sang
Les Amants du Pont-Neuf

L'immense acteur Denis LAVANT aime Banyuls. Il vient à la Marenda chaque été. Il marche dans les collines. Il parcourt le chemin de la liberté et s'y perd.

Il va sur le chemin d'exil et de mort du philosophe juif allemand Walter Benjamin. C'est pourquoi il va lire à Banyuls de larges extraits du Journal de Moscou, de cet intellectuel allé en URSS pour retrouver sa maîtresse de Capri, la Lettone Asja LACIS.

Las, il ne trouvera là que forteresse, que solitude, qu'impossibilité d'aimer la Communiste, fatiguée, en dépression et liée au metteur en scène allemand REICH...

Texte poignant à l'écriture simple et lyrique, c'est un Benjamin naturel et humain, que Denis LAVANT va nous faire découvrir.

Il a accepté de jouer pour l'Association W.Benjamin, grâce à l'amitié de Madeleine Claus et Pedro Soler. Que tous soient ici remerciés !

 

JPB

 

à 20h30, au mas Reig, sur les hauteurs de Banyuls (passer devant les caves Templers, puis parking au premier virage à gauche) 18 euros, 15 euros pour les adhérents de l'association.

réservations : A l'office de tourisme de Banyuls ou à l'Assoc. W.Benjamin, 7 route de Bages, 66180, Villeneuve de la Raho (chèque à l'ordre de l'assoc. WB)

 

- - -

Denis Lavant, né le  à Neuilly-sur-Seine, est un acteur français.Liens externes

 

Biographie

À 13 ans, il prend des cours de clown et pantomime, fasciné par Marcel Marceau1. Formé au conservatoire, il commence sa carrière au théâtre, avec Hamlet et Le marchand de Venise de Shakespeare, avant d'être révélé au cinéma par le cinéaste Léos Carax, qui lui confie le rôle masculin emblématique d'Alex dans Boy Meets Girl, puis dansMauvais Sang aux côtés de Juliette Binoche.

Durant le tournage du troisième long-métrage de Carax, Les Amants du Pont-Neuf, où il incarne encore Alex, Denis Lavant se blesse au pied, ce qui contribue à l'arrêt momentané du tournage et au dépassement de budget du film. Sa carrière, par la suite, se déroule essentiellement au théâtre. On le retrouve cependant dans un certain nombre de rôles cinématographiques : il tient notamment des rôles principaux dans La Partie d'échecs (1991), Visiblement je vous aime(1995), Beau Travail de Claire Denis (1999) et Capitaine Achab (2007). Il tient également un rôle secondaire dans Un long dimanche de fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet.

Il retrouve ensuite à nouveau Leos Carax, en 2008 pour une partie du film Tokyo!, et, en 2012, pour Holy Motors. Ce film lui vaut une nomination au César 2013 du Meilleur Acteur2.

En 2012, Denis Lavant obtient le Prix de l'Humour noir du spectacle pour son adaptation théâtrale de La grande vie de Jean-Pierre Martinet.

Il est le parrain de la quinzième édition du Printemps des Poètes (mars 2013).

À partir de septembre 2013, il est aux côtés de la chanteuse Sapho, du rappeur Disiz et du musicien Mehdi Haddab dans la pièce de théâtre Les Amours Vulnérables de Desdémone et Othello, de Manuel Piolat Soleymat et Razerka Ben Sadia-Lavant, mis en scène par Razerka Ben Sadia-Lavant, au Théâtre Nanterre-Amandiers. En octobre 2013, il part en tournée avec la Compagnie du hanneton, dans le spectacle Tabac Rouge3, un « chorédrame » de James Thierrée. En 2014 Denis Lavant est en tournée avec le rôle de Pyrrhus (Néoptolème, fils d'Achille) dans la pièce Andromaque.10-43.

     
    En 2010, Denis Lavant au festival du cinéma américain de Deauville.

    Télévision

    Récompenses

    Nomination

    Divers

    Denis Lavant, accompagné par le guitariste de Noir Désir Serge Teyssot-Gay, a déclamé des textes d'Attila József au Festival des Vieilles Charrues en 2006, à l'Aéronef de Lille et au Théâtre national de Bordeaux, ainsi qu'au festival Mythos à Rennes en 2007. Le spectacle, À cœur pur, a été créé à la Comédie de Reims en décembre 2005, sous la houlette de Krisztina Rády, qui a sélectionné et adapté l'ensemble des textes qui composent le spectacle. Un livre-CD est paru aux Éditions du Seuil en 2008, retraçant la genèse du projet, et reproduisant les 22 poèmes choisis.

    Musique

    Théâtre

    Publications

    • Dieu n'a ni père ni mère il est par oui dire, Arcueil, Poèmes en Gros & 1/2 Gros éditions, , 84 p. (ISBN 2-907-860-17-3 (édité erroné))4
    • Passant par la Russie, Paris, Séguier (Nouvelles éd.), , 120 p. (ISBN 978-2840495826)

    Cinéma

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    15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 09:15
    Domene-Maureso-Blaine-Boutonier-De Gachons/Picasso-N.Galissot-Des Gachons, père et fils (assis)
    Domene-Maureso-Blaine-Boutonier-De Gachons/Picasso-N.Galissot-Des Gachons, père et fils (assis)
    Domene-Maureso-Blaine-Boutonier-De Gachons/Picasso-N.Galissot-Des Gachons, père et fils (assis)
    Domene-Maureso-Blaine-Boutonier-De Gachons/Picasso-N.Galissot-Des Gachons, père et fils (assis)
    Domene-Maureso-Blaine-Boutonier-De Gachons/Picasso-N.Galissot-Des Gachons, père et fils (assis)
    Domene-Maureso-Blaine-Boutonier-De Gachons/Picasso-N.Galissot-Des Gachons, père et fils (assis)
    Domene-Maureso-Blaine-Boutonier-De Gachons/Picasso-N.Galissot-Des Gachons, père et fils (assis)
    Domene-Maureso-Blaine-Boutonier-De Gachons/Picasso-N.Galissot-Des Gachons, père et fils (assis)

    Domene-Maureso-Blaine-Boutonier-De Gachons/Picasso-N.Galissot-Des Gachons, père et fils (assis)

    * Des GACHONS à la Vila Dufflot : Picasso aux couleurs fauves - Livre aux éditions Richard Meier - Beau texte de Nathalie Galissot, conservatrice du musée d'art moderne de Cért.

    Enrée libre. Restaurant et piscine...

     

     

    ***3eme biennale internationale de poésie visuelle d'Ille sur Tet France

     

    Vernissage le 16 juin 18h 30 

    Lecture performance de Julien Blaine et Julien Boutonier

     

     

      Ille sur Tet à rendez-vous de nouveau avec la poésie visuelle à l’occasion de la troisième biennale internationale de poésie visuelle. Ce rendez-vous des années impaires s’enrichit de nouvelles participations et de partenariats. Le vernissage du 16 juin est celui du corps de la biennale autour de celui-ci deux hommages au poète catalan Joan Brosssa. Les deux hommages se voient à la médiathèque de Perpignan et à la librairie Torcatis.

    Le réseau de contributions s’affine son spectre reste globalement le même le Brésil, l’Italie, il s’élargit sur l’Argentine et progresse nettement en France. L’atelier galerie (13) Treize devient un acteur incontournable de la poésie visuelle internationale avec comme moyens de vulgarisation les réseaux sociaux et sa revue papier Nuire. Le N° 2 de Nuire est consacré à la 3èmebiennale internationale d’Ille sur Tet, le numéro 3 paraitra en octobre 2017.
    La mise en espace de la biennale faite comme pour les autres éditions par Daniel Van de Velde est une œuvre en soit ne privilégient pas les esthétiques ety la qualité de chaque poème visuel mais le spectateur libre de son choix et de ses appréciations.

    Cette année les visiteurs pourront admirer le numéro 4 de la revue Ecbolade grâce à l’amitié de Alin Anseeuw avec des œuvres de

    : Anseeuw, Bentivoglio, Chopin, De Vree, Garnier, Giner, Lepage, Lora-Totino, Mayor, Miccini, Mahou, Marcucci, Ori, Niccolaï, Oberto,  Perfetti, Parant, Riddel, Sanchez, Spatola, Ulrichs. Les textes sont soit frappés en creux sur des papiers divers (où se pose le problème de la visibilité/lisibilité), soit réalisés par les participants eux-mêmes.
    Autour de ces pièces des années soixante-dix tout ce que les commissaires André Robèr et Daniel Van de Velde ont reçu depuis aout 2015. La géographie mise à nue, les esthétiques mises à nues au travers scénographie pour comprendre et sympathiser avec cette pratique exigeante et généreuse.
    Notez bien que l’artiste Ryosuke Cohen sera à (13) Treize en septembre 2017 pour marquer cette fraternité artistique de la poésie visuelle.

    16 juin 2017 18h 45 Lecture performance de Julien Blaine et Julien Boutonier

     

     

     

    Mentions légales

    Société : DCC Editions K'A pour
    DCC EDITIONS K'A Galerie (13) TREIZE André Robèr
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    Association Diffusion de la Culture Contemporaine
    DCC EDITIONS K'A (13) TREIZE André Robèr

    *MAURESO :

    Je serai ravi de vous accueillir 

    au cœur de ma peinture,

    à l'occasion de l'exposition

     

    photo Michel Castillo

     

    exposition organisée par la Mairie du Perthus

    au Fort de Bellegarde

     

    Vernissage le vendredi 16 juin à 18h30 au Fort de Bellegarde

     le collectif Dérives de Raison fera une action performative

    l'exposition sera ouverte au public

    du 19 juin au 17 septembre 2017

    du lundi au vendredi 10h30 à 18h30

    le samedi et dimanche 13h30 à 18h30

     

    photos : J. Maureso, préparatifs de l'exposition dans le cadre de mon atelier ....

    acrylique sur géotextile 200x100 cm

     

    - - -

    ***Galerie Odile OMS, Céret

     

    Du 16 juin au 2 septembre 2017 , nous vous invitons à venir découvrir l’ exposition de :

    Quim DOMENE

               

    Vernissage en présence de l’artiste, le vendredi 16 juin à partir de 18 h.

     

    Vous pouvez dores et déjà découvrir une partie des œuvres sur le site de la galerie :http://www.odileoms.com/fr/

    (Pour y accéder, ainsi qu’à la biographie, cliquez sur l’image qui apparait sur le site)

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    Published by leblogabonnel - dans peinture
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    14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 13:36
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    Published by Angelilie
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    14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 13:25
    Ponchin A. :  Bord de côte à Martigues

    Ponchin A. : Bord de côte à Martigues

    ***Escales méditerranéennes

    Au Musée Regards de Provence, à Marseille

    du 17 juin 2017 au 7 janvier 2018

     

    Du 17 juin 2017 au 7 janvier 2018, le Musée Regards de Provence met à l’honneur la thématique des Escales méditerranéennes. Près de 80 œuvres invitent à un parcours pictural qui nous fait caboter de port en port, grâce aux regards d’artistes des XIXème et XXème siècles, qui célèbrent un art de vivre méditerranéen, en rapport avec la mer, où l’élément humain tient une place prépondérante. Autant d’artistes qui vinrent poser leur chevalet dans ces escales de la Côte Vermeille à la Côte d’Azur, de l’Algérie à l’Adriatique, inspirés par le pittoresque de certaines villes, l’animation des ports, la géographie exceptionnelle du littoral, entre calanques et collines. Autant d’approches esthétiques qui mêlent romantisme, réalisme, néo-impressionnisme, divisionnisme, fauvisme, pointillisme et expressionnisme, et forment la trame narrative de ces dix étapes : Collioure, Martigues, Marseille, Cassis - la Ciotat, Toulon - Iles d’Hyères, Estérel - Agay, Saint-Tropez, Antibes - Cannes, Venise – Naples et Alexandrie - Alger.

     

    Cette exposition présente ainsi une diversité de points de vue enchanteurs, magnifiés par des artistes  comme Ambrogiani, Bioulès, Camoin, Courdouan, Dyf, Friesz, Guillaumin, Lebasque, Marquet, Martin, Olive, Peske, Picabia, Ponson, Puy, Seyssaud, Valtat, Verdilhan, Ziem. 

     

    L’art de vivre en rapport avec la mer

    Les peintres de la Méditerranée, qu’ils appartiennent ou non à l’Ecole Provençale, n’échappent pas à la dialectique de la nature et du mode de vie. Une affirmation d’une identité méridionale transparait à travers leurs œuvres face à l’art officiel de leur époque. Sans négliger le paysage de l’arrière-pays provençal, ces peintres-là vont s’attacher à magnifier la vieille cité phocéenne, multipliant les points de vue sur son anse portuaire. Ils vont également se tourner vers le littoral, redécouvrant - tels Garibaldi, Olive, Verdilhan ou Seyssaud - le charme de petites villes comme Cassis et la Ciotat. Tandis que Ponson, de façon plus romantique, ira poser son chevalet dans les calanques, encore sauvages. 

    L’Italie, tant sur sa partie méditerranéenne (Gênes, Naples) que sur son versant Adriatique (Venise) attira avant Monet et Whistler, Ziem s’émerveillera lors des fêtes nautiques de la Sérénissime pour restituer ces moments magiques dans des tableaux lumineux qui nous fascinent toujours. Dans la mouvance de l’épopée orientaliste, c’est à Alger et Alexandrie que Friesz et Courdouan feront des escales durables, s’y emplissant de sensations, fixant sub specie aeternitatis des moments de leur histoire mouvementée.

     

    Autant d’artistes, autant de sensibilités qui constituent la narration de ces dix Escales méditerranéennes au charme contagieux. 

     

    Escales à Collioure

    Dans cette première escale à Collioure, petite ville en bordure de la Méditerranée, dans les Pyrénées orientales, on apprécie tout particulièrement la touche délicatement pointilliste de Pierre Boudet qui a fixé, dans Plage de Collioure, toute sa douceur estivale. On trouve également une persistance du divisionnisme dans le tableau d’Henri Martin, Port de Collioure ; mais ce sont les pêcheurs, plutôt que les baigneurs, qui ont nourri son inspiration. 

    Escales à Marseille

    Découvrons Marseille avec ses vingt-six siècles d’histoire, ses forts, son Vieux Port et sa Bonne Mère où d’innombrables peintres, connus ou inconnus, ont entrepris de la célébrer, entre ciel et eau, avec leurs pinceaux et leurs couleurs. La cité phocéenne semble indissociable de la Méditerranée qui la baigne, comme du soleil qui conforte sa réputation de farniente. C’est ce que dégage sans doute des tableaux comme Kiosques et manèges sur le Vieux Port - admirables jeux d’ombres - de Gilbert Galland et Voiliers dans le port de Marseille de Charles Camoin, avec la Vierge de la Garde en perspective. 

     

    Mais Marseille ne se réduit pas à ses visions un peu trop idylliques ; il y a aussi une ville sombre et industrieuse, qui connût bien des heures tragiques. La présence du Pont Transbordeur (dynamité en 1944) dans les toiles de Marcel Dyf, Jacques-Martin Ferrières et Adolphe Gaussen, nous le rappelle incidemment. Cette vue des Catalans peinte par Vincent Bioulès, nous illustre que son compagnonnage avec Support-Surface ne l’a pas empêché d’être aussi un bon peintre figuratif !   

     

    Escales à Cassis et la Ciotat

    Avant de devenir les cités balnéaires et huppées que l’on sait, Cassis et la Ciotat furent longtemps des communes industrieuses, où la pêche, le commerce alimentaire et les chantiers de construction navale faisaient autorité. Elles ne bénéficiaient pas moins d’une géographie exceptionnelle, mélange de calanques et de collines qui fascinèrent assez vite les artistes. L’un des premiers, Othon Friesz posa son chevalet devant Le Baou du Redon à Cassis et la Calanque de Figuerolles, moins pour les représenter que pour les réinventer. Plus tard, c’est Pierre Ambrogiani qui donnera une vision tout en volumes chromatiques du Cap Canaille. Aux antipodes de ces audacieuses compositions, il y a le réalisme quasi photographique de Joseph Garibaldi (Port de Cassis, le quai des Baux), de Paul Bistagne (Pêcheurs sur le quai de Cassis) ou de Jean-Baptiste Olive (Port de Cassis) qui retiennent l’attention par leur sobriété lumineuse. 

     

    Escales à Martigues

    Si Martigues, sous l’angle pictural, reste marquée par la présence écrasante de Félix Ziem (qui en fît sa ville de cœur), elle a également su capter l’attention d’autres peintres. Avec ses canaux et ses petits ponts, la Venise Provençale offrait bien des points de vue sur une Méditerranée s’immisçant jusque dans la vie quotidienne de ses habitants. Si l’on observe ici Bord de côte à Martigues d’Antoine Ponchin ou Retour de pêche à Martigues d’Edouard  Ducros, on revivra un instant les conditions de vie précaire des pêcheurs, avec leurs vieilles barques et leurs filets que réparaient les femmes devant leurs masures. 

     

    Escales à Toulon et les îles d’Hyères

    Port militaire riche en heures glorieuses et tragiques, Toulon n’en recèle pas moins quelques très belles perspectives quand on l’aborde par sa jetée. On appréciera certainement, au cours de cette escale, la chaude vision qu’en a donnée Louis-Mathieu Verdilhan. Tandis qu’à l’opposé, Othon Friesz a choisi de montrer sa rade à la tombée de la nuit, sous un ciel lourd et menaçant dans lequel on devine – à gauche du tableau – la fumée d’une explosion. 

    Mais Toulon, c’est aussi ces petites îles posées sur la mer, que le touriste aperçoit de loin et qui semblent faire de l’œil aux bateaux. Avant que les marées humaines ne la submergent, Raphaël Ponson pût peindre la Calanque de l’Oustaou de Diou à Porquerolles dans sa pureté quasi originelle. Ou ces Îles d’Hyères vues du Cap Bénat fixées sur la toile par Jean Peské avec une rare expressivité, tant dans son dessin que dans ses couleurs. 

     

    Escales à l’Estérel et les roches rouges d’Agay

    C’est une curiosité géologique adossée au massif de l’Estérel. Un de ces sites bénis des dieux comme en recèle la Provence. Forcément, ces roches rouges d’Agay ne pouvaient qu’attirer les peintres toujours en quête d’émerveillements. Si Paul Gervais et Antoine Ponchin ont insisté, dans leurs tableaux respectifs, sur la végétation qui habille ces promontoires rocheux, Armand Guillaumin s’est intéressé davantage à la couleur minérale (entre l’ocre et le rouge-bordeaux), au premier plan dans son Bord de mer à Agay. René Seyssaud, lui aussi, exalte les nuances rocheuses avec un goût particulier pour le contraste qu’elles offrent avec le bleu céruléen de ses flots (Les roches rouges à Agay). Toutefois, c’est Louis Valtat qui, en émule de Signac, donne à voir du même site une composition aussi pointilliste que fauve. La luminosité de ses roches rouge-orangé rend presque superflus les deux personnages féminins qui s’y prélassent au premier plan.

    Escales à Saint-Tropez   

    Saint-Tropez occupe une place à part. Avant de devenir, à partir des années 50, l’un des points de ralliement de la jet-set internationale, la petite commune varoise fut prisée par de très grands peintres qui la croquèrent sous tous ses aspects. En l’occurrence, on se laissera charmer ici par la douceur des tons pastel qui caractérisent les compositions de Pierre De Belay et d’Henri Lebasque. Henri Person, avec Attelage à la Mole Saint-Tropez, s’inscrit dans la mouvance de Signac. Tandis que Charles Camoin, plus fauve, met la femme au centre de son tableau Sous la tonnelle à Saint-Tropez. Ce sont des ambiances plus crépusculaires qui émanent des moyens-formats d’Henri Person, Jean Puy et Victor Cordouan (sa Ponche nous rappelle des côtés plus austères de cette rieuse cité). Ker Xavier Roussel donne volontiers dans un esthétisme grécisant avec son Eté en Méditerranée, prolongeant ainsi les aspirations syncrétistes des Nabis - dont il fut d’ailleurs l’un des membres. 

     

    Escales à Antibes, Cannes, Menton, Monaco

    Des générations de peintres vinrent poser leur chevalet dans les abords du littoral méditerranéen jusqu’à Monaco, trouvant à profusion la matière de leurs exercices d’admiration. De citer Julien Gagliardini peignant par beau temps Un dimanche sur la Croisette, à Cannes : devant son tableau on peut mesurer tous les changements qui l’ont affectée depuis. François Nardi s’est, lui, arrêté devant la Plage du Suquet, avec ses barques toutes voiles au vent. Quant à Joseph Inguimberty, il se fait le chantre de la dolce vita, avec ses vues quasi photographiques de Menton et de Monaco. On y appréciera son sens aigu de la lumière à travers une approche différente.

     

    Escales à Venise, Dubrovnik et Naples

    Ce sont les deux grandes escales italiennes de ce périple en Méditerranée. Deux cités aux charmes diamétralement opposés. Venise est grise, mystérieuse, aristocratique. Naples est solaire, populaire, bruyante. L’une est menacée par l’affaissement et les inondations ; l’autre est exposée à la colère du Vésuve, véritable monstre géologique qui surplombe sa magnifique baie. Et cependant, l’une et l’autre n’ont cessé d’enthousiasmer, depuis des siècles, une multitude de voyageurs. On peut encore voir, au crépuscule, La Salute à Venise peinte par Jean-Baptiste Olive ; ou ce pont faiblement ensoleillé qui enjambe un Canal à Venise et qui a séduit Marius Bompard en son temps. 

    On peut en dire tout autant des Petits métiers et gourmands à Naples de August Fink, avec son ciel jaune soufre, même si depuis d’autres revendeurs ont pris la relève. C’est l’expressivité napolitaine que François Reynaud s’est attaché à montrer dans ses Lazzaroni à Naples. Tandis que Raphaël Ponson nous offre, avec sa Margellina, une vue de la Naples d’antan où seule demeure la masse grise et fumante de l’imposant volcan.

    Pour finir, le port de Dubrovnik, d’Alix Aymé représenté de manière panoramique, est sublimé par les jaunes et la très fine pellicule d’or.

     

    Escales à Alexandrie et Alger

    Terminons ce voyage en nous projetant sur l’autre rive de la Méditerranée, dans ces deux villes-phares de l’Afrique du nord que sont Alexandrie et Alger. Perle de l’Egypte, haut lieu de la culture antique, la ville d’Alexandrie est toute bruissante des millions de vies qu’elle abrite derrière ses murs. Ses quais sont une sorte d’agora où les hommes viennent discuter. Mais à l’effervescence de la vie diurne s’efface devant la sérénité majestueuse qui accompagne la tombée de la nuit dans le tableau de Victor Cordouan présenté ici et simplement titré Alexandrie.

    Qu’en est-il d’Alger, ville elle aussi chargée d’histoire, dans le regard des peintres européens ? Voici Gilbert Galland qui, à travers ses deux aquarelles, nous en offre une vision documentée et élégante, fasciné par ces deux figures de l’imaginaire orientaliste que sont la mosquée et le souk. Quant à  Othon Friesz, il a choisi, dans Le port d’Alger, de la montrer sous un angle plus paysagiste, avec ses palmiers au premier plan qui insistent sur un exotisme presque atemporel. 

     

    Un évènement « L’Appel du Large »

    Cette exposition fait partie intégrante du circuit culturel et touristique L’Appel du Large de cet été, réunissant huit musées - Mucem ; Centre de la Vielle Charité ; Musée d’Histoire de Marseille ; Musée des Docks Romains ; Musée Ziem ; Musée départemental de l’Arles Antique ; Musée de la Légion Etrangère - à Marseille, Martigues, Arles et Aubagne, autour de la thématique commune du voyage maritime.

    De l’époque romaine aux récits de Jack London au début du XXème siècle, ces huit expositions rappellent que les Bouches-du-Rhône sont un territoire tourné vers la mer.

     

    Fédérés par Bouches-du-Rhône Tourisme, musées, offices de Tourisme et institutionnels ont imaginé cette thématique commune pour proposer aux visiteurs, résidents et touristes, une approche inédite du territoire, véritable pont entre culture et tourisme.

     

    « L’Appel du Large », c’est aussi l’occasion de mettre en avant une sélection de lieux, restaurants, sorties et visites, pour prolonger l’expérience à pied ou sur l’eau (tables gourmandes inspirées de la mer, visite guidée des quartiers de pêcheurs, sorties en mer, librairies maritimes et shopping inspiré – programme sur Myprovence.fr).

     

    Le contenu de ce dossier est issu des textes rédigés par Jacques Lucchesi pour le catalogue Escales Méditerranéennes (prix public 26 €).

     

    Cette exposition est soutenue par la Société marseillaise du Tunnel Prado Carénage.

     

    L’Association Regards de Provence remercie ses Membres Fondateurs Prestiges : Aéroport Marseille Provence, Caisse d’Épargne Provence-Alpes-Corse, Econocom et Sodexo ; Membres Fondateurs Premiers : Air France, Banque Martin Maurel, CIC Lyonnaise de Banque et Deloitte ; Membres Fondateurs Historiques : Grant Thornton, La Provence, Marrou Traiteur, Prado Epargne, Total Raffinerie de Provence, Transports Léon Aget.

     

    Ateliers d’art plastique

    Dans le cadre de l’exposition – Escales méditerranéennes - le Musée Regards de Provence propose des ateliers d’art plastique, animés par la plasticienne, diplômée des Beaux-arts, Frederika von Maltzahn.  

    Les dates des prochains ateliers seront mises en ligne début Mai.

     

    Samedi 9 septembre » (Gouache) Au port de Cassis • Enfants et Adultes.
    Samedi 13 septembre (Gouache) Escale à Marseille • Enfants et Adultes.

     

    Frais de participation : 8 € (7 à 12 ans) / 12 € (à partir de 13 ans) comprenant entrée aux expositions et fournitures gratuites. Inscription obligatoire sur : info@museeregardsdeprovence.com ou au 04 96 17 40 40

     

    Informations pratiques et Visites

    Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h.

    Billet expositions temporaires : Plein Tarif : 6,50 €. Tarifs  réduits: 5,50 € - 4,70 € - 2,00 €. 

    Billet couplé expos. temporaires & scénographie permanente : Plein Tarif : 8,50 €. Réduits 7,50 €, 6,50 €.

    Visites commentées : tarif d’entrée + 6 € /pers., le mardi et samedi à 15h et tous les jours sur réservation.

    Visite commentée gratuite le samedi à 10h30, hors droit d’entrée sur réservation (6 à 25 personnes).

     

     

     

     

     

     

     

     

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