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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 07:35
Luis Companys - Jeff Koons et ses tulipes
Luis Companys - Jeff Koons et ses tulipes
Luis Companys - Jeff Koons et ses tulipes
Luis Companys - Jeff Koons et ses tulipes

Luis Companys - Jeff Koons et ses tulipes

Les tulipes de Jeff Koons, cadeau de l'artiste à Paris, n'enchantent guère

 

Le projet de l'artiste américain d'installer un bouquet de tulipes géant à Paris, entre les colonnades du Musée d'art moderne de la ville de Paris et le Palais de Tokyo, suscite une polémique.

 

Une polémique enfle depuis un an dans la capitale autour de l'installation d'une oeuvre d'art à Paris. Une pétition a même été lancée, elle a déjà recueilli des milliers de signatures. L'oeuvre est signée de la star de l'art contemporain Jeff Koons. Une oeuvre dont l'artiste américain a fait cadeau à la France en signe de l'amitié franco-américaine, après les attentats de Paris en 2015 et 2016.

Haute de 10 mètres, large de 8, en bronze, acier inoxydable et aluminium, la sculpture monumentale de 27 tonnes qui représente une main tenant des tulipes multicolores devrait être installée devant le Palais de Tokyo à proximité de la place du Trocadéro. C'est le souhait de Jeff Koons qui a offert à la Ville de Paris, en novembre 2016, ce qu'il considère comme « un geste d'amitié entre le peuple américain et le peuple français » après les attentats de 2015 et 2016.

 

La polémique s’enflamme. Une pétition intitulée « Non au bouquet de Jeff Koons à Paris » a été lancée et 6 200 personnalités intellectuelles et quelques artistes de renommée internationale dont Christian Boltanski, ont déjà signé. Ils ne veulent pas de ce cadeau empoisonné. Ils dénoncent l’outrance d’un projet et son emplacement qui privera touristes et passants d’un point de vue unique sur la Tour Eiffel. Ils contestent également le choix de l’œuvre qui ne rend pas du tout hommage aux victimes des attentats terroristes. Enfin, pour ses détracteurs, ce bouquet de tulipes est une provocation et sert uniquement à faire de la publicité à une richissime star de l’art contemporain en face d’un musée, le Palais de Tokyo, voué aux artistes émergents français.

Face à l’imbroglio du bouquet de la discorde, la ministre de la Culture Françoise Nyssen, est intervenue pour demander une sérieuse étude technique, économique et juridique à la mairie de Paris.

Par RFI, le 02-02-2018 Modifié le 02-02-2018 

 - - -

 

*La polémique du « Bouquet of Tulips » de Jeff Koons ne dégonfle pas

Annoncée comme « un geste d’amitié entre le peuple américain et le peuple français » après les attentats de 2015 et 2016, l’œuvre suscite un grand débat depuis un an et demi.

LE MONDE | 31.01.2018 à 10h18 • Mis à jour le 31.01.2018 à 12h58 |

Par Pierre Bouvier

 

Après le Tree de Paul McCarthy, gigantesque sculpture en forme de « plug » (jouet sexuel) anal installé en 2014 sur la place Vendôme, puis le Vagin de la reine, d’Anish Kapoor en 2015 à Versailles – deux œuvres temporaires –, voilà le Bouquet of Tulips (« Bouquet de tulipes ») de Jeff Koons, et la polémique qui l’accompagne.

Si l’œuvre n’a a priori aucune connotation sexuelle, elle échauffe les esprits. Elle a suscité une pétition et, surtout, une salve de tribunes dénonçant le projet d’installation sur l’esplanade du Palais de Tokyo de cette œuvre monumentale, à proximité du Trocadéro, dans le 16e arrondissement de Paris.

 

 Lire aussi :   Le bouquet de fleurs de Jeff Koons donne de l’urticaire au monde de l’art

Face à l’imbroglio, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, a décidé d’intervenir. Mardi 30 janvier, elle recevait l’artiste. Que se sont-ils dit ? « Jeff Koons est venu voir la ministre, pas pour s’exprimer sur la polémique ni imposer l’œuvre », explique Emmanuelle de Noirmont, qui a représenté l’artiste en tant que galeriste jusqu’en avril 2013.

Quelques jours plus tôt, la ministre s’était rendue place de Tokyo, à l’emplacement où l’œuvre devrait être installée, pour faire le point. Elle demande toujours que les dossiers technique, économique et juridique soient sérieusement aboutis et surtout que les études annoncées soient effectivement réalisées par la Mairie.

  • Un projet à l’initiative de l’ambassadrice des Etats-Unis

Le 21 novembre 2016, l’Américain Jeff Koons annonçait qu’il offrait à la Ville de Paris Bouquet of Tulips, comme « un geste d’amitié entre le peuple américain et le peuple français » après les attentats de 2015 et 2016.

L’œuvre haute de 10 mètres, large de 8, pesant 27 tonnes sans socle, en bronze, acier inoxydable et aluminium, représente une main tenant des tulipes multicolores qui « symbolise l’acte d’offrir ».« L’œuvre a été créée comme un symbole de souvenir, d’optimisme et de rétablissement, afin de surmonter les terribles événements qui ont eu lieu à Paris il y a un an », expliquait alors Jeff Koons, entouré de la maire de Paris, Anne Hidalgo, et de l’ambassadrice des Etats-Unis en France, Jane D. Hartley.

image: http://img.lemde.fr/2018/01/30/0/0/850/532/534/0/60/0/5dcd0d1_20282-1evb813.v2xm.jpg

 

C’est cette dernière qui a eu l’idée d’offrir l’œuvre de l’artiste à la France, comme elle l’expliquait au Figaro, le 23 novembre 2016. « J’ai eu cette idée après le 13-Novembre et ses terribles attaques contre les gens en terrasse. » Elle dit avoir proposé à Jeff Koons de créer une œuvre d’art pour l’offrir à la Ville de Paris en hommage aux victimes des attentats.

  • Une polémique quasi immédiate

Dès le lendemain de l’annonce, les esprits s’échauffent. Harry Bellet, journaliste au service Culture, écrit dans Le Monde que « Jeff Koons nous offre des fleurs mais il faudra payer le vase ». De son côté, Télérama signale que :

 

« Ni les riverains ni les deux directeurs des deux institutions concernées, Fabrice Hergott [Musée d’art moderne] et Jean de Loisy [Palais de Tokyo], n’ont été consultés. Pas plus, semble-t-il, que le corps des architectes des bâtiments de France – dont la mission est de gérer les espaces protégés comme le Palais de Tokyo, édifice bâti pour l’exposition internationale de 1937. »

A la fin de l’année 2017, une pétition intitulée « Non au bouquet de tulipes de Jeff Koons à Paris » est lancée par Espace 35, collectif d’artistes de Belleville. Elle a recueilli plus de 6 150 signatures. Ses auteurs dénoncent la « démesure » du projet : « Sa présence (…) nous privera d’un point de vue unique. »

 

  • Jeff Koons, « emblème d’un art spéculatif »

Dans une tribune publiée dans Libération, le 21 janvier, une vingtaine de personnalités rassemblées autour du réalisateur Olivier Assayas, de l’ancien ministre Frédéric Mitterrand, lancent un « Non au “cadeau” de Jeff Koons ».

Selon eux, Koons est « devenu l’emblème d’un art industriel, spectaculaire et spéculatif » et « son atelier et ses marchands sont aujourd’hui des multinationales de l’hyperluxe ».

« Le choix de l’œuvre, et surtout de son emplacement, sans aucun rapport avec les tragiques événements invoqués et leur localisation, apparaissent pour le moins surprenants, sinon opportunistes, voire cyniques. »

« Par son impact visuel, son gigantisme et sa situation, cette sculpture bouleverserait l’harmonie actuelle entre les colonnades du Musée d’art moderne de la Ville de Paris et le Palais de Tokyo, et la perspective sur la tour Eiffel », arguent-ils enfin.

 

Le 24 janvier, dans Le Monde, Harry Bellet essayait de tordre le cou aux reproches adressés au projet, relevant « une méconnaissance du dossier » et rappelant qu’il s’agit d’une « initiative individuelle, privée, pas d’une commande publique » et que « l’installation (…) [est un] hommage aux victimes des attentats en France ».

De son côté, le Comité professionnel des galeries d’art a fait connaître son opposition au projet, rappelle Le Figaro :

 

« Il n’est pas question ici de juger des qualités esthétiques ou de la pertinence de la sculpture en tant qu’hommage aux victimes des attentats en France, mais de l’emplacement qui a été choisi. »

Dans une série de tribunes publiées dans Le Monde, le 30 janvier, l’ancien ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon reconnaît qu’il n’est « pas convaincu par le projet d’implantation de Bouquet of Tulips, avenue du Président-Wilson, à l’emplacement qu’on lui destine ». 

Le romancier et essayiste Jean-Philippe Domecq écrit pour sa part que « le simplisme de l’œuvre jure avec la violence de l’acte qu’il souhaite commémorer ». 

Quant au philosophe Yves Michaud, il ironise : « Le destinataire d’un cadeau est censé pouvoir en faire ce qu’il veut. (…) Reconnaissons quand même l’élégance de Jeff Koons : il ne demande pas à entrer directement au Louvre, mais juste à se faire valoir devant deux sites muséaux majeurs. »

 

  • Un financement privé, mais avec déductions fiscales

Jérôme et Emmanuelle de Noirmont tentent, dans un texte publié sur leur site, de remettre le projet en perspective. Initialement, la sculpture devrait être installée dans le courant de 2017 devant le Musée d’art moderne de la Ville de Paris et le Palais de Tokyo. Sa production, estimée à 3 millions d’euros, est financée par le mécénat privé américain et français, particuliers et entreprises, en contrepartie de déductions fiscales.

Les fonds ont été levés entre la fin de l’année 2016 et l’été 2017, expliquent-ils. « Le mécénat couvre aujourd’hui l’intégralité des coûts : la production et l’installation par des apports financiers, les travaux de renforcement de la place par apport en industrie. »

Pour ce qui est de l’identité des donateurs, il faudra attendre l’annonce du calendrier final, la signature de toutes les autorisations. « Souhaitant inscrire ce geste dans un esprit de générosité totale, Jeff Koons a proposé dès le début d’offrir tous les revenus de ses droits d’auteur sur cette œuvre aux associations des familles de victimes des attentats », ajoutent Jérôme et Emmanuelle de Noirmont.

Pour tenter de mettre un terme à la polémique, Christophe Girard, adjoint de la maire de Paris, a annoncé au micro d’Europe 1 le 30 janvier qu’il fallait « cesser la polémique ; nous allons accueillir l’œuvre de Jeff Koons au bon endroit ».

 

 

***Ce Kon de Koons

 

Contre Koons, un bouquet d'arguments réactionnaires

 

«Bouquet of Tulips 2016», de Jeff Koons. 

 

«Monumental et kitsch», le «Bouquet of Tulips» du plasticien américain ne doit pas être installé à Paris, estiment Pierre Alferi, Eric Hazan ou encore Jean-Luc Nancy, ce mercredi dans «Libé». Professeur d'esthétique, Dominique Chateau y voit une posture moraliste.

  •   Contre Koons, un bouquet d'arguments réactionnaires

Jeff Koons nous offre l’occasion d’une polémique inversée sur l’art. D’habitude, ce sont les représentants de la bien-pensance et de la droite extrême qui s’en prennent aux artistes. D’habitude, ce sont eux qui crient à «l’art dégénéré». Désormais, fustigeant «un cadeau avilissant», ce sont des voix réputées progressistes qui s’élèvent. Leur cible : le projet d’érection du Bouquet of Tulips de l’artiste américain, entre deux musées parisiens, et l’art kitsch que l’œuvre exemplifie. Ils ont choisi Libé, mais le ton et le contenu de leur tribune conviendraient mieux à quelque gazette réactionnaire.

Par-delà le jugement esthétique, puisque cette chronique figure sous la rubrique «Idées» du journal, on ne peut manquer de trouver idéologiquement curieux que la dimension critique y soit invoquée à l’appui d’une posture moraliste. En effet, les signataires (Alféri, Bailly, Didi-Huberman, Hazan et Nancy) écrivent que «le “cadeau” est un objet décoratif, monumental et kitsch, dénué de toute portée critique comme de toute intensité», le taxant de «geste imposteur et outrageant», pour conclure : «L’empêcher est une nécessité non seulement artistique, financière, morale et politique : c’est la nécessité de refuser d’être avili.» Franchement, certes mêlé à de nobles pensées sur l’inquiétude de l’art dans un monde devenu immonde, l’ensemble de ce vocabulaire surprend et, cette fois-ci, inquiète vraiment.

L’art et la morale

On retrouve à cette occasion le vieux préjugé contre l’art «décoratif, monumental et kitsch», trois pêchés envers les valeurs éternelles de la profondeur, de l’intimité et de la gravité. On découvre à cette occasion une manière paradoxale de concevoir la portée critique de l’art comme une obligation. Or l’art n’est critique que s’il est libre ; l’art n’est critique que s’il est libre de l’obligation d’être critique. On s’étonne encore à cette occasion d’une demande d’empêchement qui, ordinairement, émane de quelque ligue bien-pensante dont les présents signataires semblaient naguère détester la propension autoritaire. Mais, pour couronner le tout, ce qui choque le plus c’est que l’empêchement soit brandi comme une nécessité morale. Et que celle-là, qui plus est, soit élevée à son comble, celui de l’outrage, du sentiment de se sentir avili comme par une sorte de viol, pour l’instant confiné dans l’imagerie… Devant «Tree», l’arbre-plug anal de Paul McCarthy, installé place Vendôme en octobre 2014, le Printemps français, un mouvement catholique traditionaliste, parlait aussi de «Paris humilié»…

Le Petit Robert vient d’intégrer «kawaii» parmi les mots nouveaux de l’édition 2018 : «Se dit d’une esthétique d’origine japonaise qui évoque l’univers de l’enfance.» Traduit par «mignon» en français, par «cute» en anglais, le mot renvoie autant aux figurines que les enfants collectionnent qu’à celles, réputées artistiques, de Takashi Murakami. Au Japon, la sculpture Bouquet of Tulips serait peut-être estimée «kawaii», un mélange de clinquant et de tendresse – une «imposture» pas plus grave que cela…

Dominique Chateau Professeur d’esthétique à la Sorbonne  31 janvier 2018 

 

L’agence Age d’Or Services de Perpignan,
de retour sur le salon « Séniors... mais pas trop »

 

pour sa 2ème édition

Les samedi 17 et dimanche 18 février prochains, dans le cadre du Palais des Congrès et des Expositions de Perpignan, se tiendra la seconde édition du Salon « Séniors... mais pas trop ».
A cette occasion, les visiteurs pourront rencontrer, rassemblés en un seul lieu, tout un panel de prestataires, locaux et nationaux, ayant pour objectif de répondre aux besoins spécifiques des plus de 50 ans. Ils pourront s’informer, découvrir les différentes activités et services disponibles sur le territoire, mais aussi assister à différents ateliers, conférences et animations.

Parmi les exposants, l’agence Age d’Or Services de Perpignan les accueillera sur son stand, le n° 108, et apportera toutes les réponses à leurs questions.

 

Certifiée NF Service « services aux personnes à domicile », l’agence Age d’Or Services de Perpignan propose aux seniors et aux personnes fragiles ou en situation de handicap du secteur une large palette de services destinés à faciliter leur maintien à domicile : aide à domicile (ménage, aide à la préparation des repas), assistance à la personne (aide à la toilette, aide au lever et au coucher), visite de convivialité, sortie d’hospitalisation, accompagnement au bras ou véhiculé et transport de personne à mobilité réduite (grâce à leur véhicule TPMR), petit bricolage / petit jardinage, livraison de courses ou encore téléassistance (en partenariat avec un téléassisteur).

L’agence propose également un service de portage de repas. Ce dernier permet aux personnes âgées ou fragilisées de se libérer des contraintes des achats et de la préparation de repas, tout en s’alimentant de façon adaptée. Avec l’avancée en âge, ou en situation de fragilité ou de perte d’autonomie, certaines personnes se trouvent en effet confrontées à une perte d’appétit, à une évolution de leurs goûts ou encore à des difficultés de mastication. Le portage de repas adaptés à leurs besoins et à leur régime alimentaire permet aux bénéficiaires de mieux équilibrer leurs repas, en respectant les normes nutritionnelles et diététiques, favorisant ainsi une meilleure forme physique.

C’est aussi, pour elles, l’opportunité de sortir de leur isolement et de créer du lien social, grâce aux visites régulières de ces professionnels qualifiés et expérimentés. En effet, les intervenants entrent au domicile du bénéficiaire, établissent un contact amical et bienveillant avec ce dernier, et demeurent attentifs à son environnement. D’ailleurs, considéré comme une prestation de service à la personne, le portage de repas permet aux clients de bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 50% du montant des sommes versées pour la livraison (hors coût des matières premières, selon l’article 199 sexdecies du code général des impôts).

Salon « Séniors ... mais pas trop »

Palais des Congrès et des Expositions de Perpignan Place Armand Lanoux - CS 80112 - 66001 PERPIGNAN Cedex Espaces Grenas et Rubis, salles 20 & 21 - Stand 108 Samedi 17 et dimanche 18 février 2018 - De 10h à 19h

A propos de l’agence Age d’Or Services de Perpignan :

Ouverture des locaux en juin 2005.
Reprise en SCOP en octobre 2011.
Responsables de l’agence : Jérôme GABILLON et Florence ROMERO

Les contacter :

AGE D’OR SERVICES Perpignan
SCOP AAMD SERVICES
8, rue Madeleine Brès 66330 CABESTANY

Tél. : 04 68 63 29 43 - Email : perpignan-est@agedorservices.com
Véhicule spécialement aménagé pour permettre le transport de personnes à mobilité réduite

  

A propos du réseau Age d’Or Services :

 

Informations générales :

Création du réseau et de son franchiseur L’Age d’Or Expansion en 1991.
L’Age d’Or Expansion est filiale du groupe CNP Assurances depuis 2001.
125 agences en France métropolitaine et dans les DOM-TOM. Membre de la Fédération Française de la Franchise (FFF).

Noms des dirigeants :

Peggy SEJOURNE : présidente Ghislaine HARDEL : directrice générale

Services proposés : aide à domicile, accompagnement, petit jardinage, petit bricolage, livraison à domicile, portage de repas, installation d’appareil de téléassistance (en partenariat avec un téléassisteur).

Pour plus d’informations, visitez notre site internet : www.agedorservices.com

Contacts Presse :

DELVAL RP - Laurence DELVAL - Tél. : 06 82 52 98 47 - laurence.delvalrp@gmail.com
L’AGE D’OR EXPANSION - Aurélie JEANGERARD - Tél. : 06 79 74 34 43 - aurelie.jeangerard@agedor.fr

   

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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 07:48
Pierre Torrès - Un de ses livres - Coopératives de Catalogne (C) P.Torrès: Garriguella avec restaurant en terrasse. - Villajuiga : façade et stand de produits de terroir
Pierre Torrès - Un de ses livres - Coopératives de Catalogne (C) P.Torrès: Garriguella avec restaurant en terrasse. - Villajuiga : façade et stand de produits de terroir
Pierre Torrès - Un de ses livres - Coopératives de Catalogne (C) P.Torrès: Garriguella avec restaurant en terrasse. - Villajuiga : façade et stand de produits de terroir
Pierre Torrès - Un de ses livres - Coopératives de Catalogne (C) P.Torrès: Garriguella avec restaurant en terrasse. - Villajuiga : façade et stand de produits de terroir
Pierre Torrès - Un de ses livres - Coopératives de Catalogne (C) P.Torrès: Garriguella avec restaurant en terrasse. - Villajuiga : façade et stand de produits de terroir

Pierre Torrès - Un de ses livres - Coopératives de Catalogne (C) P.Torrès: Garriguella avec restaurant en terrasse. - Villajuiga : façade et stand de produits de terroir

 Pierre Torrès

Pierre Torrès, ingénieur agronome, expert en vignobles et vins, a dirigé pendant trente ans la Station Viti-Vinicole du Roussillon. Il a ensuite participé à de nombreuses missions dans les vignobles du monde. Son regard sur le vin est celui d’un homme de terrain, du pédagogue et du communicateur. Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages : « Vigneron, sois fier de l’être » , « Le nouveau plaisir du vin », « Terroirs de lumières », « Les vins doux naturels de la Méditerranée »…

 

Voilà deux mille ans que la vigne s’est implantée dans nos terroirs catalans. 
L’originalité et la qualité des productions viticoles du Roussillon étaient déjà reconnues au temps des royaumes catalano-aragonais grâce à leurs vins généreux et liquoreux. Plus tard, lorsque se sont installés des vignobles de masse dans les régions méditerranéennes voisines, les vignerons du Roussillon ont continué à cultiver la vigne sur les coteaux et ont su mettre en avant la particularité de leurs vins doux naturels, souvent menacés, mais toujours défendus avec autant de force que de fierté. C’est grâce à ces vins que le vignoble roussillonnais a connu au lendemain de la deuxième guerre mondiale ses « trente glorieuses ». 


On peut dire que c’est par les vins doux que le vignoble du Roussillon s’est distingué, qu’il a connu la prospérité et qu’il résiste encore aujourd’hui dans un contexte viticole particulièrement difficile. Confronté depuis plusieurs années à une forte baisse de la consommation et au libéralisme du marché mondial du vin, le Roussillon a concentré sa production autour des vins de grande qualité. 


Mais les vignerons sont de moins en moins nombreux et leur métier et leur mode de vie ont également changé. Ils sont passés en quelques années de la simple production de vins en vrac à la vente de vins souvent conditionnés en bouteilles. Ils ont appris aussi à communiquer, à élaborer des stratégies commerciales et, bien sûr, à valoriser leur terroir, tout en supportant de plus en plus de contraintes et en portant par leur travail la gestion d’un paysage souvent exceptionnel et de son environnement.

 

Nous remercions Pierre Torrès de nous avoir confié cet article inédit :

 

Sur la disparition de nos caves coopératives

 

C'est au début du XXe siècle que sont apparues les premières caves coopératives pour permettre aux petits viticulteurs de mieux assurer leurs vinifications et de pouvoir conserver leurs vins de façon convenable. La « coopé » a joué à la fois un rôle technique, économique et social. Il ne faut pas oublier le rôle social que ces entreprises ont pu jouer dans le vignoble en maintenant toute une population de petits vignerons dans certains villages menacés par l’exode rural. La cave coopérative deviendra même une véritable institution symbolique au même titre que la Mairie, l’Eglise et l’Ecole. On recensera à la veille de la 2ème guerre mondiale près d’une centaine de caves coopératives en Roussillon qui se développeront en quelques décennies et finiront par représenter les deux tiers de la production vinicole départementale. A la fin du XXe siècle beaucoup de ces caves, confrontées à la diminution des superficies viticoles, ont du fermer ou se regrouper. Il ne reste plus aujourd'hui qu'une vingtaine de caves coopératives en Roussillon.

 

La disparition des petites caves communales de certains terroirs n'est pas sans conséquence sur le maintien de notre patrimoine viticole. N'oublions pas que c'est grâce à ces coopératives que de nombreux vignerons ont pu se maintenir sur des terroirs viticoles de qualité, certes, mais souvent éloignés et n'offrant d'autres débouchés que la culture de la vigne. L'abandon pur et simple de ces caves au profit de grandes structures centralisées dans des villages plus importants pourrait entrainer dans certains cas une désertification de ces terroirs. Or un terroir ne peut exister que s'il est "vivant", c'est à dire que si des vignerons y vivent.

 

Comment faire revivre ces coopé ? L'exemple des caves coopératives de l'autre côté des Pyrénées, dans la région de l'Empordà, est riche d'enseignements. Ces vignerons de Catalogne du Sud ont su garder leurs caves coopératives dans de nombreux villages (Pau, Garriguella, Palau, Villajuiga...) en les équipant d'une structure d'accueil touristique très particulière, avec une offre diversifiée non seulement avec leurs vins, mais aussi avec tous les produits de terroir de la région. Chaque cave a ainsi son "agrobotiga" qui lui permet d'être une mini Maison de Terroir, attachée à chaque village.

 

Le développement du tourisme de terroir, et de l'oenotourisme en particulier, ne peut s'envisager qu'avec des terroirs "vivants", c'est à dire avec une structure d'accueil dans de nombreuses communes mettant leur vignoble en avant. Le paysage, aussi exceptionnel soit-il, ne suffit pas toujours pour communiquer sur un terroir, la présence de l'homme est indispensable. Au lieu de laisser disparaître peu à peu ces petites caves coopératives communales, pourquoi ne pas leur donner un second souffle en les orientant vers une offre plus diversifiée regroupant toutes les activité de la filière terroir ?

 

Pierre Torrès

Ingénieur Agronome - Auteur de l'Histoire de la Vigne et du Vin en Roussillon

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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 06:48
CENSURES : Le carnaval des GUEUX par le maire de Montpellier - Contre le liberté de pensée en Espagne - Céline, Carmen, Mauras censurés

 Montpellier. Philippe Saurel interdit le Karnaval des Gueux

 

Montpellier. Philippe Saurel interdit le Karnaval des Gueux

C’est une nouvelle qui apportera un peu de quiétude aux commerçants du centre ville. La session 2018 du très controversé Karnaval des Gueux ne devrait pas avoir lieu. Le maire de Montpellier, Philippe Saurel (DVG), vient de prendre un arrêté empêchant purement et simplement la tenue de cette manifestation anarchiste.

 

Cette décision fait suite aux dégradations commises pendant mais surtout après le défilé costumé populaire des années précédentes où une majorité des participants utilisaient cet événement festif pour se livrer à de très nombreuses dégradations. Étaient particulièrement visées les enseignes des établissement bancaires, les assurances, les agences immobilières qui constituent d’ordinaire les cibles de ces casseurs se réclamant de l’anarchisme et de l’anticapitalisme.

L’édition 2017 avait connu un basculement lorsque les agitateurs s’étaient attaqués aux vitrines de magasin de commerçants avec comme point d’orgue le saccage de la Grand Rue Jean Moulin. Des commerçants qui avaient même été parfois agressés physiquement. Cet accès de violence avait créé une vive polémique et passablement terni la réputation du carnaval.

Un arrêté municipal contre le Carnaval des Gueux

L’arrêté municipal prend en compte  » les débordements récurrents à l’occasion des carnavals dits « Karnaval des Gueux », notamment ceux du 4 mars 2014, du 17 février 2015 et du 9 février 2016, 28 février 2017 « .

Seront donc  » interdits, du mardi 13 février 2018, à partir de 18h00, jusqu’au mercredi 14 février 2018 05h00

– Les rassemblements et les occupations du domaine public qui ne sont pas dument autorisés

– La consommation et le transport de toutes boissons conditionnées dans des récipients en verre,

– La vente de boissons alcoolisées à emporter,

– L’installation et l’exploitation de commerces ambulants,

– La détention et l’usage de pétards ainsi que le tir de feux d’artifice sur la voie publique,

– La détention et l’utilisation de matières inflammables ou matières (objets) susceptibles d’être utilisées comme projectile,

– L’utilisation de tout matériel roulant de type caddie ou autres pour transporter des matériaux inflammables ou matériaux pouvant provoquer des risques d’incendie, dans le périmètre délimité par les voies, places et secteurs suivants (inclus dans le périmètre) :

Secteur Grand Centre :  » Ecusson – Plan Cabannes – Gares « 

Carnaval Des Gueux : @Saurel_P a pris un arrêté pour maintenir l’ordre public. Il demande au Directeur Général des Services de la Mairie, et au Directeur Départemental de la Sécurité Publique, chacun en ce qui le concerne, l’exécution de cet arrêté. #Montpellier #Sécuritépic.twitter.com/l675RUJOw2

— MaudBodkin (@maudbodkin) 8 février 2018

 

Un risque d’affrontement ?

En plus des habituels affrontements entre les « carnavaliers » et la police, la Ligue du Midi avait annoncé, suite aux débordements de l’année dernière, qu’elle se réservait le droit d’intervenir si les pouvoirs publics n’agissaient pas.

La décision du maire de Montpellier a donc réjoui le président de la Ligue du Midi Richard Roudier qui réclame désormais que l’arrêté municipal soit suivi d’actes. En effet, malgré la décision de la mairie et l’appui de la préfecture, rien n’indique que les militants d’extrême gauche respecteront l’arrêté municipal.

Photos : Lengadoc Info

Lengadoc-info.com, 2018, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

(C) Jordi Vives 8 février 2018 - Montpellier (Lengadoc Info)

 

- - -

 

**Un  coup  de fouet  contre  la  liberté  de  pensée  en  Espagne
>

> Qu’est-ce qui se passe  avec la liberté d'expression en Espagne? En 2018, la censure de Franco semble être revenue. Un exemple frappant nous l’avons dans le processus judiciaire pénal   devant la Haute Cour  à Madrid (Audiencia Nacional) contre le rappeur et chanteur Pablo Rivadulla de  la ville  de Lleida, en Catalogne également appelé Pablo Hasel ; le Tribunal  demande  2  ans  et  6  mois de prison et 45.000 euros d'amende pour quelques tweets et chansons contre la monarchie, la police et l'Etat Espagnol. I

l faut  savoir que ce chanteur avait déjà passé quelques  mois en prison pour un autre "crime d'opinion". Je me  demande - et  je  veux demander à tous les lecteurs - si, par exemple, dans la France,  le  Royaume-Uni ou en Belgique, cette répression contre la liberté d'expression serait possible. Le même chanteur a déclaré que si ses chansons étaient  redigées contre la Catalogne, les homosexuels ou les immigrants, il ne serait pas inquiété...   Á món avis, c'est un terrible coup de fouet autoritaire contre  la  liberté de pensée en Espagne .

 

Robert Willing Port-Bou

 

La pression de certains intellectuels et d'organisations juives sont arrivés à interdire la publication des écrits polémiques de Céline, et  d'exclure Charles Mauras, dirigeant de l'Action française et antisémite notoire, des "commémorations officielles de 2018.

Ces deux écrivains, racistes, spécialistes de la délation, ne méritaient qu'un jugement menant à la peine de mort. Ce fut le cas de Brasillach, écrivain pro-nazi de seconde zone.

Leurs personnalités sont détestables. Cependant, leur oeuvre est à lire, les écrits racistes faisant partie d'un tout, d'une vie, d'un opus contenant des bons et des mauvais moments. En outre, ces textes contestables sont en lecture libre sur internet et les livres peuvent être achetés chez les libraires et bouquinistes : hypocrisie !

Il fallait republier ces oeuvres avec un avertissement et un appareil critique scientifique, objectif. La censure est la solution "finale" la plus détestable : la facilité ! Or on ne peut oublier les écrits de Céline, ni l'importance de Mauras dans la vie politique française du XX° s!ècle. Ce sont les censeurs qui resteront dans l'oubli...

JPBonnel

 

***Non-publication des pamphlets de Céline: au régal des antisémites

Gallimard suspend la réédition des pamphlets antisémites

 

 

La polémique autour de la réédition des pamphlets antisémites, close provisoirement par la décision de Gallimard, jeudi, d’en suspendre la publication sine die, n’a pas pris l’ampleur et la violence de la guerre civile entre les femmes ouverte depuis l’affaire Weinstein. Elle n’en est pas moins révélatrice de la question de plus en plus sensible de la liberté d’expression aujourd’hui. Contrôler la parole des uns au nom de la libération de celle des autres, censurer les écrivains et les artistes d’aujourd’hui comme d’hier, réécrire le passé en fonction des nécessités du présent (l’épisode grotesque autour de Carmen ou l’effacement stalino-hollywoodien de Kevin Spacey de Tout l’argent du Monde) n’est plus l’apanage oublié des dictatures mais celui, très actuel, de nos démocraties de marché.

Des pamphlets de Céline disponibles en ligne

Il avait donc été question de rééditer les pamphlets antisémites de Céline qui sont au nombre de trois, Bagatelles pour un massacre (1937), L’école des cadavres (1938) et Les Beaux draps (1941). Céline, dans l’après-guerre, s’est toujours opposé à leur réédition et sa volonté a été respectée par sa veuve Lucette Almanzor, qui a aujourd’hui cent cinq ans. Néanmoins, et c’était sans doute une des raisons qui a poussé Gallimard d’une part et Lucette Almanzor d’autre part à accepter cette réédition, les textes étaient disponibles depuis très longtemps, de fait. L’époque où les jeunes céliniens, dont j’étais, qui ne s’étaient jamais remis du choc de la lecture du Voyage, voulaient tout lire de Céline et payaient  à prix d’or ces pamphlets chez des bouquinistes qui les cachaient plus ou moins, est révolue. Une édition existe désormais au Québec et surtout, ils sont disponibles sur le net. Le problème, c’est qu’ils sont disponibles sur des sites crypto-révisionnistes et que, de fait, ils font partie de la panoplie abjecte que se doit d’arborer tout petit néo-nazi plus ou moins honteux.

 

Il est impossible d’interdire

Or le problème posé par ces pamphlets est tout de même un peu plus complexe. On a souvent entendu ici et là la comparaison avec Mein Kampf. La différence, c’est qu’Hitler n’était pas un écrivain et que Céline n’était pas un dirigeant politique. Mais qu’importe, au-delà de ces approximations, la question de la réédition des pamphlets de Céline a désormais lieu dans un contexte où il est impossible d’interdire, où la liberté d’expression existe de manière anarchique, totale, souvent ignoble sur Internet et que l’on va arriver à la deuxième génération d’enfants, par exemple, qui sont à deux clics de la pornographie la plus violente. Il faudra faire avec ces nouvelles technologies, ce nouvel environnement virtuel que ça nous plaise ou non.

L’interdit profite aux interdits

C’est la première raison qui me semblait rendre la réédition de ces pamphlets opportune. Une édition critique, officielle, avec des préfaces et des notes de spécialistes auraient permis de remettre en perspective l’antisémitisme de Céline dans son œuvre et dans son époque. Là, avec la persistance de cette interdiction, le complotisme va tourner à plein. Les ados boutonneux qui fantasment sur la virilité SS, les vieux pseudo-intellectuels décavés qui regrettent le bon temps des pogroms vont pouvoir continuer à dire, selon une logique aberrante et obsidionale mais imparable au premier regard : « S’ILS interdisent ça, c’est qu’ils en ont peur et c’est donc que c’est vrai. »

Deuxième raison, dans un monde où Internet a pris une ampleur définitive, toute loi interdisant le révisionnisme ou le négationnisme, par exemple, ne rime plus à rien, ce qui n’était pas le cas à l’époque où Jean-Claude Gayssot avait fait passer la sienne. Au contraire, laisser parler ces gens montrerait à tous, même à ceux qui seraient tentés de les croire,  qu’ils ne  sont en fait que des « historiens » bidons, que leurs « recherches » ne sont que des fantasmes malsains, que leur méthodologie est inexistante et leur documentation largement falsifiée. Là aussi, l’interdit profite aux interdits qui peuvent jouer aux martyrs de la liberté d’expression et éviter d’avoir à rendre des comptes sur le fond inexistant de leur travaux face à de véritables historiens.

En finir avec les clichés anti-céliniens

Troisième raison, plus littéraire celle-là, et qui a été développée dans Le Monde par Henri Godard, l’éditeur de Céline en Pléiade et grand spécialiste de l’œuvre : la publication de ces pamphlets permettrait d’en finir d’une part avec cette aura malsaine mais surtout avec quelques idées reçues sur cet antisémitisme de Céline qui aurait été constitutif de l’écrivain dès Voyage au bout de la nuit. On peut ne pas aimer Céline, ou Marx, et ne pas penser pour autant que la pulsion de mort nazie est déjà dans le Voyage et Mort à Crédit, de même que le goulag serait inscrit dès les premières lignes du Manifeste. Je sais que cette façon de se comporter en prophète du passé est très à la mode aujourd’hui pour discréditer  ce qu’on n’aime pas. Le droit de ne pas aimer Céline ou d’être anticommuniste n’est pas à remettre en question, évidemment, à condition de ne pas réduire le célinien à un antisémite  et le communiste à un employé de la Loubianka.

La société infantilisée

Pour le reste, il serait temps, aussi de prendre les citoyens pour des adultes. Et l’on retrouve ici, avec Céline, dans le domaine littéraire, ce que l’on retrouve dans le domaine sexuel. Les pamphlets comme le disait Philippe Muray dans son Céline, appartiennent de plein droit à l’œuvre. Il y a des génies maléfiques, des salauds magnifiques, des ordures précieuses. Le grand écrivain n’est pas forcément une grande conscience comme dans un biopic hollywoodien.  J’ai ainsi été heureusement surpris d’entendre le Premier ministre lui-même s’exprimer intelligemment sur la question en se déclarant favorable à la réédition selon un argument imparable, que ça plaise ou non : « Il y a d’excellentes raisons de détester l’homme, mais vous ne pouvez pas ignorer l’écrivain ni sa place centrale dans la littérature française ».

Vouloir aseptiser l’œuvre de Céline en la mutilant est aussi vain que de vouloir codifier jusque dans ses moindres détails la conduite  des hommes et des femmes dans l’exercice d’un désir qui a aussi, souvent, une face noire, pulsionnelle, incontrôlable. C’est aussi, avant tout, vouloir infantiliser l’ensemble d’une société.

(C) Jérôme Leroy - 12 janvier 2018 (Site CAUSEUR)

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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 09:36
Perpignan : les oppositions à l'équipe municipale de M. J.M. PUJOL- Etat des lieux

Perpignan : les oppositions à l'équipe municipale de M. J.M. PUJOL- Etat des lieux

 

Le tout récent conseil municipal (7/2/2017) a eu lieu un mercredi soir au lieu du jeudi : en effet, le jeudi à 10h, un avion décolle de Perpignan pour Marrakech et l'on sait que le maire actuel a une grande activité diplomatique en direction de l'Afrique du Nord...

 

En tout cas, ce conseil sur la situation économique et budgétaire de la ville ("Tous les clignotants sont au vert !", déclara M. Pujol, écolo de circonstance), permit de confirmer ce que tout citoyen sait : l'opposition de droite radicale (FN ? Mais L. Aliot n'endosse plus cette étiquette dans sa course à la mairie...) gesticule pour des indemnités ou le calendrier municipal, mais vote comme un seul homme le budget… Une alliance est ainsi possible, sur le terrain et grâce à l'orientation de M. Wauquiez, chef des Républicains, pour les élections de 2020…

 

Une élection de M.Aliot est possible, grâce à une alliance stratégique, avec le ralliement des "Patriotes", de "Debout la France" et de la frange la plus droitière de LR (M. Parrat, militant sécuritaire chez De Villiers, pourrait s'allier au compagnon de Marine Le Pen): M. Aliot avait obtenu 45 % des voix au second tour en 2014; une petite frange des Républicains assurerait la victoire. 

 

L'autre frange de LR, parti en pleine déconfiture (les élections partielles récentes ne sont pas éclairantes car l'abstention est autour de 80% des inscrits !) aurait son candidat (pas M. Pujol qui, malgré sa présence médiatique, les grands travaux de voirie et l'affaire de la fac de droit, n'est apprécié ni par la population ni par ses alliés) avec Olivier Amiel ou M. Llorente, mais en vain.

 

En effet, si la Rép en marche arrive à se tirer des problèmes sociaux et à faire oublier les cadeaux aux riches et aux entreprises, le candidat naturel du parti de Macron sera Romain Grau, ami personnel du Président. "Parti sans parti" et sans étiquette, E. Macron a structuré fortement son mouvement car il a compris que les Français ne veulent plus des partis anciens, dépassés, responsables de leurs malheurs, mais veulent bien d'un parti nouveau, dirigé par des hommes jeunes et séducteurs…

 

R. Grau bénéficiera donc d'un large consensus, des socialistes dépourvus de candidat à Perpignan (retrait de J. Cresta, et silence de Ségolène Neuville, partisans du vieux PS, actifs au plan départemental mais sans prétention sur la ville) à la droite modéré en passant par les centristes de l'UDI et du PRG…

 

La gauche classique, devenue marginale, a donné naissance aux Insoumis, mais la fracture entre le Front de gauche (rupture ente le Parti de Gauche et le PCF  (Nicolas Garcia très actif dans les mouvements sociaux) et le parti local mélanchonniste (représenté par P. Assens, très médiatique) pèse sur l'éventuel succès d'une gauche radicale, qui a toujours été très minoritaire, à Perpignan…

 

La seule parole dissidente, issue du centre libéral (mais classée divers droite, car venant de l'UDF ?), vient toujours de Clotilde Ripoull, qui veut rassembler les habitants opposés à l'action de M.Pujol, et les citoyens abstensionnistes, démobilisés, moroses, de gauche et de droite ou sans étiquette, désirant une politique municipale "équilibrée".  Ayant presque atteint les 10% en 2014, C. Ripoull devra réunir au moins 20% des voix pour peser pour le second tour; en effet, elle risque encore d'être le "troisième homme" (!!!) en position d'arbitre entre un FN à 35 % (34,19 des votants en 2014) et un R.Grau à 25% (30,67% pour M. Pujol en 2014, chiffe très faible pour un maire sortant, surtout qu'on on regarde les résultas par rapport aux inscrits : plus de 60 000 !)  Les partis de gauche, France insoumise, PCF, NPA, LO, nouveaux socialistes de Hamon…peuvent réunir 20 % des voix…

 

On ne doute pas de la volonté de C. Ripoull pour continuer à être le "poil-à-gratter" des politiciens locaux et à ses efforts pour rassembler. Cependant sans mouvement de masse, sans alliés connus, l'enjeu est risqué. Femme jeune, dynamique, honnête, elle aurait dû se rallier à Macron pour un poste de député; elle a refusé d'aller à la bonne soupe et sa probité, son absence d'arrivisme et de machiavélisme politique peut l'empêcher de devenir maire, mais le poste de première adjointe peut être négocié en cas d'alliance, contre L. Aliot,  au second tour…

 

JPBonnel

 

 

  • Maire sortant : Jean-Marc Pujol (UMP)
  • 55 sièges à pourvoir (population légale 2011 : 118 238 habitants)

Résultats de l'élection municipale des 23 et 30 mars 2014 à Perpignan5

Tête de liste

Liste

Premier tour

Second tour

Sièges

Voix

%

Voix

%

 

Louis Aliot

FN

12 949

34,19

17 744

44,89

12

Perpignan ensemble soutenue par le Rassemblement bleu Marine

 

Jean-Marc Pujol *

UMP-UDI

11 617

30,67

21 786

55,11

43

Perpignan pour tous

 

Jacques Cresta

PS-PCF

4 497

11,87

 

 

 

Liste des forces de gauche et citoyenne

 

Clotilde Ripoull

DVD

3 646

9,62

 

 

 

Perpignan équilibre

 

Jean Codognès

EELV

2 147

5,67

 

 

 

Jean Codognès, croire en Perpignan

 

Philippe Simon

CDC

1 067

2,82

 

 

 

Jeunes engagés, endavant Perpinya

 

Stéphanie Font

NPA

851

2,25

 

 

 

Perpignan à gauche vraiment

 

Axel Belliard

DVG

719

1,90

 

 

 

Place aux perpignanais(es) !

 

Liberto Plana

LO

384

1,01

 

 

 

Lutte ouvrière faire entendre le camp des travailleurs

 

Inscrits

68 813

100,00

 

100,00

 

Abstentions

29 599

43,01

 

 

Votants

39 214

56,99

 

 

Blancs et nuls

1 337

3,41

 

 

Exprimés

37 877

96,59

39 530

 

* Liste du maire sortant

Notes et références

 

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 06:34
Manguin - Bourdarel - Ch. Imagénieur et Per Grieg Kahrs - Dali et Duchamp à Cadaquès - Marie Ducate - Desnoyers, la couleur pure
Manguin - Bourdarel - Ch. Imagénieur et Per Grieg Kahrs - Dali et Duchamp à Cadaquès - Marie Ducate - Desnoyers, la couleur pure
Manguin - Bourdarel - Ch. Imagénieur et Per Grieg Kahrs - Dali et Duchamp à Cadaquès - Marie Ducate - Desnoyers, la couleur pure
Manguin - Bourdarel - Ch. Imagénieur et Per Grieg Kahrs - Dali et Duchamp à Cadaquès - Marie Ducate - Desnoyers, la couleur pure
Manguin - Bourdarel - Ch. Imagénieur et Per Grieg Kahrs - Dali et Duchamp à Cadaquès - Marie Ducate - Desnoyers, la couleur pure
Manguin - Bourdarel - Ch. Imagénieur et Per Grieg Kahrs - Dali et Duchamp à Cadaquès - Marie Ducate - Desnoyers, la couleur pure
Manguin - Bourdarel - Ch. Imagénieur et Per Grieg Kahrs - Dali et Duchamp à Cadaquès - Marie Ducate - Desnoyers, la couleur pure
Manguin - Bourdarel - Ch. Imagénieur et Per Grieg Kahrs - Dali et Duchamp à Cadaquès - Marie Ducate - Desnoyers, la couleur pure
Manguin - Bourdarel - Ch. Imagénieur et Per Grieg Kahrs - Dali et Duchamp à Cadaquès - Marie Ducate - Desnoyers, la couleur pure

Manguin - Bourdarel - Ch. Imagénieur et Per Grieg Kahrs - Dali et Duchamp à Cadaquès - Marie Ducate - Desnoyers, la couleur pure

*1940-1950, la décennie catalane du peintre français

Raoul Dufy, expo de l'été 2018 au Musée Rigaud de Perpignan

 

Le Musée Rigaud de Perpignan prépare pour l'été 2018 une grande exposition consacré au peintre Raoul Dufy, l’un des artistes français les plus populaires de la première moitié du XXe siècle.

 

Après avoir proposé l'exposition inaugurale « Picasso – Perpignan, le cercle de l’intime 1953-
1955 », le musée Rigaud de Perpignan consacrera sa grande réalisation estivale de 2018 à Raoul Dufy. Cette nouvelle réalisation, intitulée « Dufy – Perpignan, 1940-1950 », abordera le parcours de celui qui, réfugié à Céret en 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale suite à la déclaration de guerre de l'Italie à la France, est entré en relation avec le Docteur Pierre Nicolau. Ce notable du pays a entrepris de soigner l'artiste, atteint de polyarthrite, à la clinique des platanes, à Perpignan, dont il était propriétaire. Le lien que Dufy a entretenu avec la capitale du Roussillon a ainsi débuté, pour s'achever en 1950, avec son départ pour les États-Unis.

« Oeuvres exceptionnelles »

Cette future exposition s'appuiera sur des archives privées inédites issues de nombreuses collections françaises et étrangères. La direction de la Culture de la Ville de Perpignan annonce de « nombreux musées » engagés à « prêter des œuvres exceptionnelles de l’artiste ».
Le Normand Raoul Dufy, né en 1877, mort en 1953, ne s'est pas contenté d'une carrière de peintre. Il s'est également illustré dans la gravure, la céramique, la création tissus et de tapisserie ou encore la décoration. Son séjour en Pays Catalan a comporté la rencontre de Pierre Brune, peintre initiateur du musée d'Art moderne de la capitale du Vallespir.

- - -

 

**''Les Nanas'' de Jacques Capdeville  à découvrir dès Samedi 10 Février 2018 au Musée d'art moderne de Collioure ! 

 

- - -

FÉV

9 Vernissage Exposition

Public · Organisé par My & me

  •  

9 février – 18 février, du 9 février à 19:00 au 18 février à 18:00

  •  


Place du Mas Carbasse, 66240 Saint-Estève, France

 

 

@Christophe Imagenieur (Plasticien) s'associe à Per Grieg Kahrs (Sculpeur) et investissent le Musée Mas Carbasse pour une exposition commune. 

Nous vous attendons le 9 février 2018 à 19h en présence de :

- Robert Vila, Président du CCAS, Vice-Président de Perpignan Méditerranée Métrople, conceiller Départemental,

- Véronique Pyguillem, Conseillère municipale déléguée à la Gestion du musée du Mas Carbasse et aux Animations Culturelles, la commission culturelle,

- le conseil Municipal de la ville de Saint-Estève,

pour le vernissage

 

- - -

 

Une réplique de la première exposition publique l'artiste en 1925

Dalí débutant, expo inédite à Figueres

Lundi 13.11.2017. 14:00h

 

Une exposition temporaire présentée au Théâtre-Musée Dalí de Figueres évoque les début du peintre à la galerie Dalmau de Barcelona, en 1925. Cette réalisation comprend «Figure de profil», portrait d’Anna Maria Dalí, la soeur de l’artiste.

 

La Fondation Gala-Salvador Dalí a inauguré ce lundi 13 novembre une exposition temporaire au Théâtre-Musée Dalí de Figueres. Cette réalisation est une réplique de l’exposition monographique accueillie par la galerie barcelonaise Dalmau en 1925, lorsque l'oeuvre «Figure de profil» a été exposée pour la première et la seule fois. Ce portrait d’Anna Maria Dalí, soeur du fantasque génie de Cadaqués, a été acquis par la Fondation Dalí en mars 2017 auprès de la maison de ventes aux enchères Bonham's de Londres.

Entre les cubistes et Ingres

Cette nouvelle exposition, baptisée «Salvador Dalí, peintre apprenti » met en avant la période lors de laquelle Dalí, âgé de 21 ans, a exposé individuellement un ensemble de 17 peintures et 5 dessins, dans la capitale de son pays. Parmi ces oeuvres figure la méconnue de toutes, « Figure de profil ». A l'époque, la presse de l’époque avait largement évoqué à ce sujet l'exposition d'un artiste « débutant » et largement relevé sa coïncidence entre l'avant-gardisme et une remarquable approche cubiste et un style renvoyant à la tradition, plus précisément au Français Jean-Auguste-Dominique Ingres.

«Salvador Dalí, peintre apprenti » au Théâtre-Musée Dalí de Figueres, à voir jusqu'à fin 2018.

 

© La CLAU, avec nos remerciements

Salvador Dalí, Figure de profil, 1925. Huile / carton, 74 x 49,5 cm © Salvador Dalí. Fondation Gala-Salvador

 

TEATRE-MUSEU DALÍ DE FIGUERES

Salvador Dalí, aprenent de pintor.

Novembre 2017 - Desembre 2018

Anar a...

COMPRAR ENTRADES DEL MUSEU

L'exposició

El 14 de novembre de 1925 s’inaugura la primera exposició individual de Salvador Dalí a les Galeries Dalmau de Barcelona. El pintor només té 21 anys. En aquesta mostra es recullen dos aspectes que s’alternaran i complementaran al llarg de la seva trajectòria: el retorn a l’ordre i la tradició, i la recerca de l’allò més experimental. A Salvador Dalí, aprenent de pintor, les dues confluències queden paleses en aquests cinc olis exposats, propietat de la Fundació Gala-Salvador Dalí.

El mateix Dalí es refereix posteriorment a aquest període primerenc: «Jo pintava els paisatges de Cadaqués, el meu pare, la meva germana, tot estava subjecte al meu frenesí. M’interessava per la pintura de Chirico, a través de les revistes. Col·laborava en la Gaseta de les Arts de Barcelona i a L’Amic de les Arts; i tenia un llibre que no abandonava la meva capçalera: els Pensamentsd’Ingres. Vaig decidir extraure unes frases significatives per al text del catàleg de la meva primera exposició individual. […] Aquesta exaltació de les belleses de l’ofici i de la tradició casaven exactament amb les meves idees. Aquesta és l’única base sobre la qual un pot erigir-se com a geni. […] Els crítics, tot i que sempre van amb retard i ignoren la veritat, aquest cop van mostrar el seu entusiasme».

 

- - -

Dalí, Duchamp et Man Ray: échecs et surréalisme à Cadaqués :

 

Un souffle de la première ligne de la mer, à quelques pas de l'imposante statue de Salvador Dalí mais refuge du soleil et des flots de touristes qui chaque jour font leur propre front de mer inexistant de Cadaqués, une poignée de photographies et quelques coupures La presse âgée raconte qu'ici, entre les quatre murs du bar Melitón, Marcel Duchamp (1887-1968) a donné libre cours à sa passion pour les échecs et l'a pratiqué hardiment chaque après-midi pendant plus de dix étés. Des informations de service pour ceux qui se ravitaillent à côté du bar et, plus important encore, l'une des histoires de «Dalí, Duchamp, Man Ray. Un jeu d'échecs », une exposition qui évoque dans le Musée de Cadaqués les relations entre le trident surréaliste et ses liens personnels et artistiques basés sur ses séjours dans la ville de l'Empordà.

Ainsi, avec Cadaqués et les échecs comme charnières et conçu comme un jeu dans lequel Dalí et Duchamp manipulent le noir et blanc tandis que Man Ray ne perd pas de détail, l'exposition passe en revue à travers 140 photographies, manuscrits, peintures, sculptures et objets une relation qui a commencé à prendre de la hauteur en 1933, lorsque l'artiste français s'est rendu à Cadaqués pour la première fois pour visiter Dalí. Cette même année, Duchamp avait servi d'intermédiaire à Man Ray pour prendre des photographies des bâtiments de Gaudí qui finiraient par illustrer le fameux article de Dalí sur l'architecture «comestible» dans le magazine «Minotaure».

 

En 1958, des années après cette première rencontre sur la côte catalane, Duchamp fait de Cadaqués sa résidence d'été, tandis que Man Ray est chargé d'immortaliser les rencontres entre le génie surréaliste excentrique et cet ennemi français du soleil auquel ses voisins n'ont pas par un artiste mais par un étranger obsédé par les échecs.

 

Puis commença un jeu dans lequel Duchamp, qui avait déjà fait sa première planche en 1919, imita les mouvements de vie et de mort incarnés dans la figure du cheval, comme on peut le voir dans l'exposition, organisée par Pilar Parcerisas, dans une de ses dernières œuvres, cette sculpture mortuaire dans laquelle le visage de l'artiste se reflète sur un tableau.

Le jeu de la vie

 

De cette passion pour jaques et copains que Dalí a exprimée dans «Deux morceaux de pain exprimant le sentiment d'amour», une toile qui évoque l'un des nombreux jeux que Duchamp a partagés avec Gala, une autre des pièces phares de l'exposition émerge également: le jeu d'échecs que l'Empordà a conçu pour Duchamp en 1964 pour l'American Chess Foundation et dont les pièces sont basées sur les doigts et les moules à dents de Dalí et Gala, ainsi que la salière d'un hôtel new-yorkais.

 

Une des dernières sculptures de Duchamp, avec son visage à côté de l'échiquier - ABC

 

L'exposition, qui peut être visitée jusqu'au 17 octobre, est organisée en huit domaines thématiques et, en plus de récupérer des pièces liées au machinisme artistique et à l'illusionnisme esthétique, les points de contact entre Dalí, Duchamp et Man Ray, approfondissent également la relation de l'artiste français avec Richard Hamilton et Joan-Josep Tharrats. On ne manque pas de clins d'œil à la course surréaliste célébrée en 1961 à Figueras en hommage à Dalí et dans laquelle, en plus d'annoncer la création du Théâtre-Musée de l'Empordà, Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely construisent, avec l'aide de Duchamp, un taureau mécanique qui a explosé dans le sable.

 

Un portrait d'Emili Puignau, maire de Cadaqués et collaborateur de Dalí; et la conception de la cheminée anaglyphe que Duchamp avait construit dans sa maison à Portdoguer et qui suit, à la surprise de son propriétaire actuel, sont d'autres résultats d'un échantillon qui est présenté comme un apéritif juteux d'une saison dans laquelle le Le tandem Dalí-Duchamp continuera à parler. Il y a, sans aller plus loin, la grande exposition que la Royal Academy of London et le Dalí Museum de Saint-Pétersbourg en Floride préparent pour 2017 sur les relations entre les deux artistes. La Fondation Miró rejoint également la revendication de l'auteur de "La Fontaine" avec "Jeu final: Duchamp, échecs et avant-gardes", spectacles organisée par Manuel Segade et parrainé par la Fondation BBVA, qui ouvrira ses portes à fin octobre.

Marseille, Exposition "Sa Muse..." Un RDV 2018 Quel Amour ! Musée Regards de Provence

Date:

2018-02-06 08:38

De:

Adeline GRANERAU, Musée Regards de Provence <adeline.granerau@museeregardsdeprovence.com>

 

Dans le cadre de Marseille Provence 2018 Quel Amour !, le Musée Regards de Provence propose de mettre en lumière et en regard des œuvres depeintres, sculpteurs modernes et contemporains, de photographes et vidéaste, qui ont été inspirées par leur relation avec leur modèle, muse, femme, diva. L’exposition Sa Muse… réunit des œuvres du début du XXème à nos jours, qui convoquent et invitent notre réflexion à ce sujet-muse.

 

Il est des muses célèbres et anonymes, mais toutes sont instigatrices, inspiratrices de l’artiste, elles sont le guide de leur création. La muse moderne a cette irrésistible faculté de faire appel aux yeux et à l’esprit de l’artiste et souvent à son cœur, pour le pousser au plus haut de sa création. De l’existence d’une relation ambiguë, complice et complexe voire amoureuse avec l’artiste, la muse est source de lien, d'énergie, de réflexion et de vie. Chacun sa muse ! Entre mythe et réalité, son incarnation contemporaine se déplace dans différents sujets : la femme, le modèle, l’égérie, l’icône, la diva…

Du 10 février au 26 août 2018. http://www.museeregardsdeprovence.com/exposition/sa-muse

 

Vous trouverez ci-joints le dossier de presse et des reproductions d’œuvres de l’exposition Sa Muse…

Je reste à votre disposition pour vous fournir un complément d’information ou des visuels en haute définition.

 

Vous êtes cordialement invités à la découvrir jusqu’au 26 août.

Je vous remercie de votre soutien dans la valorisation de cette nouvelle exposition.

Bien cordialement, Adeline Granerau

 

Légendes des reproductions d’œuvres :

Henri Manguin, Nu devant la glace, huile sur toile 55 x 46 cm, Collection Fondation Regards de Provence, © Jean Bernard, ©Adagp, Paris 2018.

Katia Bourdarel, La promesse de l’horizon 1, 2014, huile sur toile 50 x 65 cm, Collection Jacques-Antoine Preziosi, ©JJLB, ©Adagp, Paris 2018.

Sabine Pigalle, After Pisanello, 2011-2013, Timequakes, photographie Lambda sur papier Fujiflex Crystal Archives 120 x 100 cm, Collection Galerie RX, Paris.

Nicole Tran Ba Vang, Série « Corps à Corps avec Angelin Preljocaj », Portrait 2, photographie couleur 107 x 83 cm, Collection de l’artiste.

Georges Segal, Femme assise, moulage en plâtre, bois 91,8 x 61,5 x 35 cm, Collection Musée d’art contemporain, Marseille, ©Aleksander Rabczuk.

Aki Kuroda, Sans titre, 1997, Acrylique 70 x 52 cm, Collection particulière, ©Aleksander Rabczuk.

Olivier Rebufa, La robe blanche, 2014, Photographie 80 x 100 cm, Collection Courtesy Baudoin Lebon.

Marie Ducaté, Nu dans un cercle, 1983, huile sur toile et jouets collés sur cadre 150 x 150 cm, Collection Fonds régional d’art contemporain Provence-Alpes-Côtes d’Azur, © Gérard Bonnet, ©SAIF.

 

Musée Regards de Provence

Regards Café

Tél. : +33 4 96 17 40 40 / 45

Site : www.museeregardsdeprovence.com

 

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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 08:44
C. Trénet - Conférence de J.Bernard MATHON ce mardi 6 février 2018 à la maison de la catalanité
C. Trénet - Conférence de J.Bernard MATHON ce mardi 6 février 2018 à la maison de la catalanité

C. Trénet - Conférence de J.Bernard MATHON ce mardi 6 février 2018 à la maison de la catalanité

 

Sauvons nos hypermarchés !

 

Carrefour va licencier 5000 salariés ! Sauvons ces emplois et le soldat Carrefour ! Les syndicats se mobilisent et toute une population de classes "moyennes" (les pauvres vont à LDL et Leader, les riches dans les commerces bio et au centre-ville) qui trouvent dans ces mastodontes :

-place gratuite pour se garer

-sécurité pour des gens âgés pour qui l'hyper est un but, une balade

-trouver là tous les commerces en un seul

-possibilité, liberté de flâner, à travers mille stands et découvertes, sans être importuné...

 

Les commerces du coeur de ville n'offrent pas ces opportunités. Ils devraient séduire grâce à l'accueil, à l'innovation, la création, le créneau original (boutique de décor, d'artistes, de producteurs locaux, fabrication vestimentaire se distinguant du prêt-à-porter…), or très peu ont compris ! A la responsabilité des commerçants s'ajoute la politique criminelle des autorités municipales : au lieu d'avoir le courage de la piétonnisation la plus large, avec circulation d'un tramway (Perpignan des années 50, lire le roman de Claude Simon), on fait payer les habitants, les visiteurs, par l'intermédiaire de sociétés privées.

Or le client ne veut pas payer le parking ! Il va donc plus loin !

 

L'hyper est en crise lui aussi, trop grand, inadapté au monde moderne. Il subit la concurrence des autres hypers, des supers à taille humaine (moins grands) et surtout, comme le petit commerce central, la concurrence du e-commerce, cause première du désintérêt pour le centre-ville; celui-ci ne pourra survivre qu'en mettant en avant ses valeurs : le patrimoine, l'espace muséal, les itinéraires artistiques, l'animation culturelle et populaire de qualité, le tourisme actif, pas le déplacement moutonnier…

 

En attendant, sauvons Carrefour, qui crée des milliers d'emplois et accueille une population périphérique que le centre ne peut, de toute façon, pas accueillir...

 

JPBonnel

  • Trénet : la vie qui va  - Censures en Catalogne - Catalogne et Europe du futur - Peinture en Roussillon au 16° siècle - Amnésik théâtre -
  •  
  • **A paraître le 15 février 2018 :
  •  
  • Charles Trenet : "La Vie qui va" - éditions Robert Laffontde Charles TRENET (Auteur),‎ CABU (Auteur),‎ Jean-Paul LIÉGEOIS (Sous la direction de),‎ Vincent LISITA (Sous la direction de)
  • Oeuvre posthume de deux créateurs de génie, ce livre réalise l'un des derniers rêves de Cabu : illustrer un recueil des meilleurs textes de Charles Trenet en dehors de ses chansons. Des centaines d'écrits de tonalité et de genre divers, nés au fil du temps et de la plume, parus pour la plupart dans des journaux ou restés inédits. Retrouvés et rassemblés par Vincent Lisita, ils constituent l'" oeuvre parallèle " du Fou chantant, demeurée jusqu'ici inaccessible en raison de son éparpillement, et nous plongent dans l'univers intime et singulier de l'auteur de La Mer et de Douce France.
  • On y découvre, au gré de l'inspiration comme de la fantaisie du chanteur, des contes surréalistes, des souvenirs de jeunesse, des réflexions sur la poésie, la littérature et le cinéma, ou encore des témoignages inattendus, notamment le récit de son emprisonnement aux États-Unis en 1948 pour une présumée " affaire de moeurs ".
  • C'est dans les pages du Coq catalan, la revue dirigée par le poète et journaliste Albert Bausil, devenu son mentor, que Trenet fit paraître son premier article : c'était en 1925, il avait douze ans. Par la suite, il publiera dans Le Coq catalanreportages, chroniques et poèmes, avant de travailler avec d'autres périodiques et de dire ou de lire de façon impromptue dans des émissions de radio ou de télévision des textes qu'il venait tout juste de terminer...
  •  
  • -- - -

* Expo Centre historique de Perpignan :

  •  
  • Vernissage de l’exposition « Namakarana » du photographe Toby WHITFELD, le mardi 6 février 2018 à18h30 à La Mairie de quartier Centre historique au 12, rue Jeanne d’Arc à Perpignan.
  •  
  • Exposition du 5 février au 2 mars 2018.
  •  
  • Je vous prie d'agréer l'expression de mes sincères salutations.
  •  
  • Mme Caroline FERRIERE-SIRERE, Adjointe au Maire, Déléguée au Quartier Perpignan Centre
  •  
  • P/O
  • Serge MARTINEZ, Directeur Mairie de Quartier Centre Historique
  • Ville de Perpignan
  • 04 68 62 38 77

 

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  • EN ATTENDANT QUE LA MER REVIENNE

 

LA COMPAGNIE AMNÉSIK THÉÂTRE
INVITE AU THÉÂTRE DE LA RENCONTRE « EN ATTENDANT QUE LA MER REVIENNE » DE LA COMPAGNIE PIÈCE MONTÉE [RENNES]

 

CHACUN SON FARDEAU. MOI, JE TRAÎNE MA CHARRETTE. JE L’AI VOLÉE À UN JARDINIER QUI ÉTAIT MORT. UN JARDINIER QUI NE SAIT MÊME PAS QUE JE LUI AI VOLÉ SA CHARRETTE PUISQU’IL EST MORT AVANT. AUSSI MORT QU’UN PAPE QU’EST MORT. POUF, PLUS PERSONNE. ALORS?
C’EST PAS DU VOL PUISQU’IL EST MORT. ELLE TRAÎNAIT ET MAINTENANT C’EST MOI QUI LA TRAÎNE. C’EST MA CHARRETTE À LUI. LA SIENNE QU’EST LA MIENNE. MAINTENANT.

 

Depuis quelques années, le comédien Thierry Barbet éprouve le besoin de revenir au jardin d’enfance. Il avait écrit et mis en scène Eux, en 2014, qui approchait l’univers du clown tout en flattant son goût pour une langue joueuse et précise. Mais son corps de clown attendait d’investir ses propres mots.
Clown elle-même, Martine Dupé a « trouvé qu’il y avait beaucoup de chair» dans son écriture. Elle l’accompagne donc dans le présent authentique de « Désiré » qui « vient de l’enfance et a la sagesse d’un âge ancien». Désiré mène une charrette, son « empêcheuse d’aller trop vite ». Ou c’est elle qui le mène. Sur son chemin, qu’il s· efforce de ne pas faire tourner en rond, il garde les yeux ouverts et ose dire ce qu’il voit. Son « couteau dans la poche pour couper court » aux injonctions, aux trahisons et aux mensonges, il rencontre dans le désordre de sa mémoire le surveillant, le chasseur, le jardinier, le vestiaire et l’armoire métallique, les femmes chauffeur-routier, le chat, le péché originel et même une pierre qui parle et qu’il emporte pour la soigner d’une blessure provoquée par le soc d’une charrue.
Avec sa vie, Désiré fait rempart à l'inertie, à l’habitude, à l’aveuglement et à la soumission.

 

CLOWN TRÈS PARLANT. A PARTIR DE 12 ANS.

DURÉE: 1 H 10. ENTRÉE: 10 EUROS.

FÉVRIER 2018 VENDREDI 9, SAMEDI 10À 20H30 ET DIMANCHE 11 À 17H00

THÉÂTRE DE LA RENCONTRE· 31 RUE DES ROMARINS PERPIGNAN 

RÉSERVATIONS: 06 43 13 57 06

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**Catalogne et Europe du futur :

Catalunya i l’Europa del futur.

 

Espai Natura. Sala Alexandria. Carrer Lluís Pericot, 26. Girona. Dimarts, 6 de febrer del 2018. 19h00’.

Conferència a càrrec de
Juli Gutièrrez Deulofeu
historiador i net d’Alexandre Deulofeu.

 

Estem vivint èpoques complicades. Els esdeveniments semblen sobrepassar-nos, no comprenem les forces més profundes que causen els fets, i això ens deixa amb una sensació que el món s’ha tornat boig. No obstant, el món tan sols segueix fidelment les lleis inescrutables dels cicles de la historia. I les persones, cadascú amb el rol que ens ha tocat viure, simplement estem seguint un instint quasi inexplicable, perquè aquestes lleis es compleixin.

 

Segons la famosa teoria d’Alexandre Deulofeu, la història segueix unes lleis matemàtiques molt precises. De manera que, coneixent les seves lleis, podem situar els esdeveniments actuals en el seu context històric i així albirar el seu desenllaç. Vols conèixer una mica més sobre el futur proper de Catalunya, Espanya i Europa? T’hi esperem...

Per tal d'assistir-hi, cal inscripció obligatòria.

Enllaç per fer efectiva la inscripció:

http://espai-natura.cat/index.php/event/catalunya-i-leuropa-del-futur/

Més informació a:

http://www.deulofeu.org/6-2-2018-catalunya-i-leuropa-del-futur-conferencia-de-juli-gutierrez-deulofeu-a-girona/

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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 10:10
(C) Le Figaro et Jean DOBRITZ
(C) Le Figaro et Jean DOBRITZ
(C) Le Figaro et Jean DOBRITZ
(C) Le Figaro et Jean DOBRITZ
(C) Le Figaro et Jean DOBRITZ
(C) Le Figaro et Jean DOBRITZ
(C) Le Figaro et Jean DOBRITZ

(C) Le Figaro et Jean DOBRITZ

Jean Dobritz est né à Perpignan en 1956...

 

J'ai son livre sur les Clowns!

Jacques Gautrand

journaliste économique indépendant, éditeur de Consulendo.com

www.consulendo.com >>> Idées & Initiatives pour le Progrès de l'Entreprise>>>  jgautrand@consulendo.com

 

 

Expo Galerie Art Maniak / L'atelier de Jean Dobritz : L'encre à l'amer

 

 

 

 

La galerie Art Maniak est heureuse de vous inviter au vernissage de sa nouvelle exposition-vente d'œuvres originales :

L’atelier de Jean Dobritz

« L’encre à l’amer »

Rétrospective 2006 – 2016

 

8 – 17 février 2018
Vernissage le 7 février 2018 de 18h30 à 22h (en présence de l’auteur)

 

La galerie Art Maniak, spécialisée dans le 9ème art, met à l’honneur le dessinateur de presse Jean Dobritz à l’occasion d’une exposition de 70 œuvres originales exposées parmi 700 à choisir du 8 au 17 février 2018 à Paris.

 

jean dobritz

 

Dessinateur de presse

Le Figaro

Paris, France

 

 

jean dobritz

Dessinateur de presse

dobritz@lefigaro.fr

 

be.net/dobritz

 

EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE

 

Dobritz en quelques dates

PRESSE

Artiste français né à Perpignan en 1956

1975 débute sa carrière de dessinateur de presse

1976-1980 collabore au service générique d’Antenne 2

1981Combat Socialiste (quotidien)

1981-1988 Témoignage Chrétien (hebdo)

1982-1995 La Croix (quotidien)

2000-2005 Télé 7 jours (hebdo)

depuis 1988 Dessine quotidiennement dans Le Figaro et ses suppléments. Publié dans plus d’une centaine de journaux tant en France qu’à l’étranger. 

Projets Appréciés

SPÉCIALISATION

Illustration, Beaux-arts, Journalisme

DESSINATEUR DE PRESSE

J' ai publié à ce jour un peu plus de 30 000 dessins dans plus d' une centaine de journaux.

EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE

  •  

Voir le CV complet

EXPOSITIONS

EXPOSITIONS

Mai à juillet 1996 (Paris) Trompes l’œil, 52 oeuvres (acryliques couleur)

Mars 1997 (Atrium de Chaville) L’encre à l’amer, Histoires de plumes écriture et taches d’encre (acryliques noir sur papier Moulin d’ Arches)

Janvier 1998 (Fontainebleau) Oeuvres récentes (acryliques et encre de chine)

Fé… Lire la suite

 

 

EDITIONS

1994 Dobritz au Figaro (Albin Michel)

1996 Les accrocs du billard (Bleu turquoise)

2004 Robin de l’Ile (Editoo.com)

2005 (février) Encre à l’amer (Emma flore), Robin de l’Ile vol II (Editoo.com)

2007 (mars) Ca suffit comme chat (Bruno Leprince)

2008 (octobre) L’entreprise m’a tuer (Hugo et Cie)

2010 (avril) Le placard a horreur du vide (Bruno Leprince)

2011 (mars) Dégâts des zoos (Art Spirit)

2012 (avril) Robin fait la planche (Bruno Leprince)

2014 (janvier) Le ciel est par-dessus le toit (Books factory)

 

Dobritz se fait un sang d'encre

 

 

La société Marie-Françoise Robert organise une vente consacrée au dessinateur de presse, le 27 janvier à Drouot.

C'est un paradoxe: moins il y a de dessins de presse dans les journaux, plus ils se vendent aux enchères. En France, deux maisons de vente s'en sont fait une spécialité: Millon et Associés, davantage tournée vers la bande dessinée, et Marie-Françoise Robert, dont la démarche est militante. «Le numérique a écrasé le dessin de presse, déplore le commissaire-priseur. Organiser leur vente aux enchères est un pari risqué. Mais je trouve dommage que ce créneau artistique n'ait pas sa place sur le marché.» Sa première vacation du genre, consacrée à Tetsu en 2009, est à l'origine de l'exposition inédite à venir des dessins de cet illustrateur à la Bibliothèque nationale de France (BnF), du 25 février au 30 mars prochain. «La BnF développe le dessin de presse et nous nous appuyons sur ce genre d'institution pour valoriser les artistes», affirme Marie-Françoise Robert. Un débouché qui l'a incitée à organiser une vente autour de Dobritz, le 27 janvier à Drouot. Dessinateur prolifique, le Perpignanais de 56 ans a à son actif plus de 30.000 dessins, dont 15.000 publiés dans Le Figarodepuis son arrivée à la rédaction en 1988, sans compter l'édition et les expositions en France et à l'étranger.

Inspiré du cinéma muet

La vente compte 300 de ses dessins, classés par genre: «Chats et autres animaux», «Clowns, femmes, sports et divers», «Politique française et étrangère, sujets sociétaux et divers». Estimations de 150 à 800 euros. Le catalogue lui est dédié. Une première pour cet illustrateur déjà proposé aux enchères, mais dans l'ombre de signatures plus connues, tels Wolinski, Cabu, Willem ou Plantu. «Jean Dobritz est à part, déclare Xavier Guénant, collectionneur de dessins de presse à l'origine de la vente. Ses dessins sont des œuvres d'art». «J'aime bien me dire que je suis un artiste», s'amuse l'intéressé. Sur sa carte de visite, il est écrit «graphiste».  Jean Dobritz est un inquiet, qui dessine pour éviter de se faire plus de sang d'encre. Ses modèles? «Pas de photo. J'ai besoin d'inventer.» Il croque la vie d'un trait sûr, de lignes claires, à l'encre de Chine, à la craie, à l'aquarelle ou au crayon de couleurs. Ses cartoons grands formats sont plein de poésie mêlée d'un humour tendre ou grinçant inspiré du cinéma muet, sa passion. «Je n'ai pas de style défini. On me reconnaît à mon univers», affirme Jean Dobritz.

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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 10:56
3 femmes ce soir samedi 3 février 2018 - Les étudiants de droit prennent le théâtre d'assaut
3 femmes ce soir samedi 3 février 2018 - Les étudiants de droit prennent le théâtre d'assaut
3 femmes ce soir samedi 3 février 2018 - Les étudiants de droit prennent le théâtre d'assaut

3 femmes ce soir samedi 3 février 2018 - Les étudiants de droit prennent le théâtre d'assaut

*Théâtre municipal de Perpignan : le pire

 

Bonjour Roger-François (Dalbiez)  :

 

 la municipalité veut que le théâtre devienne un amphithéâtre pour les étudiants en droit...Ces fiscalistes sont de mauvais comédiens, et incultes, on le sait...Alors, faut arrêter cette (mauvaise) comédie, sinon ça va tourner au drame...déjà que la situation économico-commerciale de perpi est tragique ! 

Et le président de la fac, qui fait feu de tout bois, pour dorer son blason électoraliste, est content que ces jeunes puissent se prélasser, en sortant du théâtre, place de la Rép au lieu de travailler...Honteux, où sont les valeurs "Culture, solidarité, travail bien fait"..?? 

A bientôt sur les ondes !

 

et le meilleur : résidences d'acteurs

 

Objet : Spectacle "Nous qui sommes cent" demain soir 20h30

(3 euros selon L'Indépendant, gratuit selon le site de la mairie et du Palais des Congrès !)

 

 

Synopsis : 

 


Trois femmes dont on ne sait rien... Qui sont-elles ? Où sont-elles ? Que font-elles ?
Elles vont nous raconter leurs histoires, parfois réelles et parfois de simples rêves.
Souvenirs amoureux, contestations politiques, vie bien rangée, résistance, lâché prise...
Trois femmes d'âges différents : l'adolescente, la femme au foyer, la retraitée... Tout les sépare et pourtant une chose est sûre, elles sont là, ensemble, et ne font qu'une... ou cent.
La jeune femme montre toute sa fougue, sa force, ses idéaux, ses rêves, son innocence. La femme au foyer nous fait découvrir, la douceur, les doutes, la soumission, la vie paisible, la famille. L'aïeule impose sa sagesse, les regrets, l'abandon, la fin d'une vie.
La femme sous toutes ses formes, celle que chacun retrouve dans son quotidien.
Comment vivre ? Quel chemin suivre pour être complète ?
Jonas Hassen KHEMIRI retrace le parcourt d'une femme qui à elle seule, peut être cent.

Nous qui sommes cent, de Jonas Hassen Khemiri
Editions Théâtrales
Traduction par Marianne Ségol-Samoy
Compagnie Gamma.

 

 

  • Période
  • Ville & pays
  • Lieu
  • Réservation
  • Perpignan
  • Tel. +33 (0)4 68 66 30 42

 

au théâtre municipal de Perpignan, place de la république, demain à 20h30.

on compte sur tous

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=I_6jRsrqZUk&feature=youtu.be

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 23:35
Sarah Halimi

Sarah Halimi

 

Café philo ce vendredi

BANYULS-SUR-MER

 

Vendredi 2 février, l’association Walter-Benjamin propose un Café philo sur le thème de « La connaissance de soi par la drogue », avec le récit des expériences du philosophe Walter Benjamin, par André Roger, psychanalyste. 18 h 15, salle Novelty à Banyuls. Entrée libre

 

(L'Indépendant de ce vendredi 2/2/2018)

 

L’Association Walter Benjamin propose un café philo sur le thème de « la connaissance de soi par la drogue », avec le récit des expériences du philosophe, par André ROGER, psychanalyste.

Vendredi 2 février, à partir de 18h158, salle Novelty, Banyuls, (entrée libre et gratuite).

"L’ivresse gagne en clarté", selon Walter Benjamin.

Les premiers protocoles expérimentaux avec le haschich, Walter Benjamin les observe et les décrit dès 1927, à Berlin, avec les psychiatres Friz Frankel et Ernst Joêl. 

Jusqu’en 1934, il consignera avec précision de nouvelles observations sous l’emprise du hachich et occasionnellement de la mescaline ou de l’opium, à Marseille et à Ibiza.

Ces considérations subtiles indiquent "des rapports étroits entre ivresse et savoir : l’un nourrit l’autre et réciproquement». C’est "Une illumination profane d’inspiration matérialiste et anthropologique », à laquelle peuvent servir de propédeutiques, le hashich, l’opium ou toute autre ivresse du même genre, selon Walter Benjamin.

 

*Contact : 06 31 69 09 32

Sarah Halimi, une histoire française

 (C) Noémie Halioua -

 

Le 4 avril, dans une HLM de Belleville, Sarah Halimi, une retraitée juive de 65 ans, a été torturée, puis défenestrée aux cris de « Allah Akbar » par Kobili Traoré, son voisin de 27 ans. La barbarie du crime été aggravée par des semaines de déni médiatique et politique, et par le refus d’évoquer l’hypothèse antisémite. Enquête. 

 

« Tuer un juif en France n’a-t-il aucune importance ? » Cette question hante William Attal depuis presque deux mois. Depuis cette nuit tragique où sa grande sœur a été assassinée à son domicile par Kobili Traoré, son voisin de 27 ans. Sarah Halimi, 65 ans, était mère de trois enfants. Cette ex-directrice de crèche divorcée, décrite comme « discrète, gentille, serviable », vivait depuis plus de trente ans dans une HLM parisienne, au cœur de Belleville. Le 4 avril, elle a été battue, torturée, puis défenestrée du troisième étage aux cris de « Allah akbar ». Dans la courette intérieure du 26 de la rue de Vaucouleurs où son corps a été découvert sans vie, son frère scrute les fenêtres.« Forcément, tous les voisins l’ont entendue hurler, il aurait fallu seulement quelques secondes pour la sauver ! » répète le petit bonhomme, la voix brisée. La pelouse arborée sépare d’à peine une dizaine de mètres deux immeubles lépreux qui se font face. Dans cette petite cité, toutes les familles se connaissent. Malgré le regard inquisiteur de la concierge, William Attal, kippa dissimulée sous sa casquette, sonne aux portes. Pour la plupart celles-ci restent closes. Les voisins qui acceptent de lui ouvrir hésitent à parler. Certains bafouillent des condoléances gênées, d’autres avouent à demi-mot avoir peur. Beaucoup prétendent qu’ils n’étaient pas là la nuit du meurtre. Personne « n’a rien vu ni entendu ».

La loi du silence qui règne dans le quartier fait écho à l’indifférence médiatique et politique qui a longtemps entouré cet assassinat. Il aura fallu sept semaines, la colère de quelques juifs et une conférence de presse au cours de laquelle les avocats ont dénoncé « une chape de plomb », pour que les médias généralistes s’y intéressent. En pleine campagne présidentielle, ces derniers n’avaient d’yeux que pour la garde-robe de François Fillon quand ce n’était pas pour celle de Brigitte Macron. Au lendemain du crime, l’AFP, reprise par Le Parisien, évoquait « la chute » d’une femme juive, Claude Askolovitch parlait dans sa chronique de Slate, de « cette vieille dame assassinée qui panique la communauté juive ». Tandis que Marine Le Pen, seule politique à dénoncer ce crime, était encore donnée en tête au premier tour par les sondages, les représentants communautaires tentaient de minimiser l’affaire. Le Crif, qui s’est depuis porté partie civile, faisait alors la chasse aux fausses rumeurs. Il est vrai que le procureur de la République de Paris, François Molins, avait déclaré trois jours après le meurtre : « Rien ne permet de retenir le caractère antisémite et rien ne permet de l’exclure. » Il n’en reste pas moins que les faits, d’une violence inouïe, n’ont rien d’anecdotique. Loin d’être un crime ordinaire, le meurtre de Sarah Halimi, par son extrême barbarie, ses protagonistes et son contexte politique brûlant, est le symptôme d’une profonde crise de civilisation.

Il est environ 4 h 30 du matin lorsque Kobili Traoré pénètre dans le F4 de sa voisine, situé au troisième étage. « Un monstre est entré dans l’appartement de ma sœur au milieu de la nuit et s’en est suivi ce qu’aucun être humain ne peut supporter », explique William Attal, le cœur serré. Nul ne sait s’il a surpris sa victime dans son sommeil. Cependant, il est probable qu’en voyant le visage de Kobili Traoré, Sarah Halimi a immédiatement compris le sort qu’il lui réservait. Elle connaissait son agresseur. Elle avait d’ailleurs confié à son fils être sur ses gardes et ne « respirer » que lors des séjours en prison de ce dernier. Lorsqu’il ne zonait pas dans le quartier, Kobili Traoré dealait dans les cages d’escalier. « Elle ne lui aurait jamais ouvert », affirment ses proches. Mais son agresseur n’a pas emprunté l’ascenseur. Il est passé par l’appartement voisin du bâtiment d’à côté, celui des Diarra dont le balcon jouxte celui de Sarah Halimi. La famille malienne est originaire du même village que les parents de Kobili Traoré. Le père lui ouvre. Tout se passe alors très vite. Le jeune homme, pieds nus, agité et violent, s’empare de la clef et referme la porte à double tour derrière lui. Il refuse de partir. Affolés, les Diarra et leurs quatre enfants se barricadent dans une chambre et appellent la police. Seul dans le salon, Kobili Traoré récite des sourates du Coran en arabe : « Ça va être la mort », conclut-il son invocation. Quelques minutes plus tard, il est dans l’appartement 45 : le supplice de Sarah Halimi commence.

Il va durer environ 40 minutes. Le désordre et les traces de sang dans le salon révèlent un premier déchaînement de violence. La scène se poursuit sur le balcon. Selon l’enquête de police, plusieurs témoins assistent, tétanisés, au massacre. « La première chose qui m’a réveillé, c’est des gémissements d’un être vivant en souffrance. C’était de la torture. », rapporte l’un d’entre eux, choqué par la bestialité de l’agression. « Au début, je pense que c’est un animal ou un bébé. Mais après, en ouvrant le rideau et en ouvrant la fenêtre, je comprends que c’est une femme qui gémit sous les coups qu’elle reçoit. À chaque coup, j’entends un gémissement, elle n’a même plus de force pour pousser un cri. » Pourtant, Kobili cogne et cogne encore. Il frappe tellement fort que son poing droit en est tuméfié. Tandis qu’il s’acharne sur sa victime, il la qualifie de sheitan (« démon » en arabe). Il alterne les « Allah akbar » ou « que dieu me soit témoin » et les insultes : « Tu vas la fermer ta gueule », « grosse pute ». Puis, il y a le silence. Kobili Traoré regarde sa victime : « C’est bon, tu bouges plus ? » lui lance-t-il. Sarah Halimi est inerte, mais toujours vivante. Les lampes des policiers de la BAC éclairent la cour. Les forces de l’ordre sont déjà sur place depuis un certain temps. Elles se sont d’abord positionnées derrière la porte de la famille Diarra. Mais effrayées par les invocations en arabe et craignant un attentat terroriste, elles réclament le renfort BRI pour intervenir. L’assassin comprend que la police est là. « Il y a une femme qui va se suicider ! » crie-t-il comme pour se couvrir. Il prend sa victime par les poignets et la soulève avant de faire basculer son corps par-dessus le balcon. Un voisin enregistre la chute avec le dictaphone de son portable. Il est environ 5 h 10 du matin. Sarah Halimi git, morte, dans la cour. Sa chemise de nuit blanche à fleurs bleues et sa robe de chambre écrue ne sont plus que chiffons écarlates.

Ce crime raconte une histoire. Celle du déni des médias et des politiques. Des juifs qui font leurs valises. Des « petits Blancs » interdits de séjours dans certains quartiers.

Parfaitement calme, Kobili Traoré est retourné prier dans l’appartement de la famille Diarra. Quelques heures après son interpellation, qui se déroule sans heurt, il est interné d’office en psychiatrie sans avoir été entendu. Le 14 avril, le parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour « homicide volontaire ». Le caractère antisémite n’a pas été retenu. Une décision qui a déclenché la colère de sa famille et de ses avocats pour qui cette circonstance aggravante ne fait aucun doute. Ni sa préméditation. Ils réclament aujourd’hui la requalification en assassinat et que soit reconnus la circonstance aggravante à caractère antisémite, ainsi que la séquestration, les actes de torture et de barbarie. Kobili Traoré ne pouvait ignorer la judéité de Sarah Halimi. La retraitée était une femme pieuse qui portait la perruque caractéristique des juives orthodoxes. Ses petits-fils venaient lui rendre visite coiffés d’une kippa. « Elle était connue comme la juive de l’immeuble », explique William Attal. Il y a cinq ans, une des deux filles de Sarah Halimi, Elisheva, avait été bousculée dans l’escalier par une des sœurs de l’agresseur qui lui avait lancé : « Sale juive ! » Le 9 avril, quelques jours après le décès de Sarah Halimi, une marche blanche a été organisée à Belleville à sa mémoire. Dans les cités voisines, les désormais traditionnels « Morts aux juifs ! » et « Nous, on a les kalash ! » ont fusé.

L’affaire Sarah Halimi n’est pas sans évoquer une autre affaire Halimi. C’était il y a dix ans. Ilan Halimi, 23 ans, était séquestré, torturé, laissé pour mort par Youssouf Fofana, le chef du gang des barbares, qui affirma lors de son procès : « Maintenant, chaque juif qui se balade en France se dit dans sa tête qu’il peut être enlevé à tout moment. » Ilan et Sarah n’ont aucun lien de parenté, mais sont tous deux enterrés au cimetière de Givat Shaul à Jérusalem. L’assassinat de Sarah Halimi rappelle également une autre affaire, plus méconnue, celle de Sébastien Selam. En 2003, ce DJ, âgé de 23 ans lui aussi, est égorgé puis défiguré à coups de couteau par son voisin de palier et ami d’enfance, Adel Amastaibou, qui déclare immédiatement après le meurtre : « J’ai tué un juif ! J’irai au paradis », avant d’insister devant les policiers : « C’est Allah qui le voulait. » Comme Kobili Traoré, il sera placé en psychiatrie. Pour ce meurtre, il n’a pas fait un seul jour de prison.

La dimension islamiste du meurtre de Sarah Halimi pose également question. L’assassin était-il « possédé », « marabouté », comme le prétend sa famille ? Ou était-il radicalisé comme le soupçonne l’avocat de la famille Halimi, Gilles-William Goldnadel ? Pour les médecins psychiatres qui l’ont examiné après son arrestation, Kobili Traoré souffrait de« troubles mentaux manifestes » incompatibles avec une garde à vue. Mais Goldnadelrefuse de croire à la thèse de la crise de démence. Il est vrai que l’assassin n’a aucun antécédent psychiatrique. « Il a le profil de tous les islamistes radicaux violents : son casier judiciaire est long comme un jour sans pain, avec des condamnations multiples et variées dans des histoires de drogue et de délinquance », constate-t-il. La veille du meurtre, Kobili a passé sa journée à la mosquée d’Omar qu’il fréquente de manière sporadique. La salle de prière de la rue Jean-Pierre-Timbaud, à quelques pas de la rue de Vaucouleurs, a la réputation d’être un temple de l’islam radical. Dès 2014, elle a nourri une filière de djihadistes en Afghanistan. « C’est une fabrique de tueurs », témoigne une voisine et amie de Sarah Halimi qui tient à rester anonyme. Cette femme d’origine kabyle n’était pas chez elle la nuit du meurtre. Pour elle, il n’y a aucun doute possible : cet assassinat est lié à la « terreur » qui règne dans le quartier. Une terreur qui lui rappelle« la décennie noire algérienne ». « Belleville a commencé à se transformer il y a une quinzaine d’années », explique-t-elle. Les délinquants et les barbus se sont alliés pour imposer leurs lois. « Ma fille s’est fait traiter de pute parce qu’elle venait à la maison avec son petit ami, mon fils a été agressé car il a la peau claire et les yeux bleus, s’étrangle-t-elle. Quand on n’est pas comme eux, on n’est rien ! » Depuis cinq ans, elle a entamé des démarches pour changer de logement, en vain. De même, la journaliste Géraldine Smith pensait aller au bout de son rêve de mixité social en s’installant à Belleville il y a vingt ans. Mais l’utopie diversitaire s’est transformée en cauchemar communautaire. Dans son livre, Rue Jean-Pierre Timbaud, une vie de famille entre barbus et bobos, elle décrit le quartier comme une enclave salafiste au cœur du Paris des bourgeois bohème. L’atmosphère est devenue pesante pour les musulmans eux-mêmes.

« Qu’est-ce que tu fais encore là-bas ? »

Les Kadda sont les voisins de palier de Sarah Halimi. Ils étaient au Maroc lorsqu’elle a été assassinée. Ils confient avoir beaucoup pleuré lorsqu’ils ont appris la nouvelle. « Si j’avais été là, je serais intervenu avec l’un de mes fils », jure le père Kadda encore bouleversé. C’était une femme qui ne faisait pas de mal à une mouche. On l’aimait beaucoup. Pour nous, c’était quelqu’un de la famille. Le samedi, jour du shabbat, il m’arrivait d’aller allumer le gaz chez elle. » Comme Sarah Halimi, la famille Kadda s’est installée à Belleville dans les années 1980 et a vu le quartier changer. « Autrefois, il y avait une vraie convivialité, explique le père Kadda qui nous reçoit dans son salon marocain. Aujourd’hui, les jeunes fument la chicha sur le trottoir, il y a des dealers à chaque coin de rue. Le pire, c’est la passivité des habitants. Hier, j’ai vu un jeune arracher le sac d’une femme asiatique, il l’a bousculée et fait tomber, mais personne n’a bougé. »Les Kadda ont élevé leurs huit enfants à Belleville, tous bac + 5. Désormais, ce ne serait plus possible. À la retraite, ils pensent quitter ce quartier qu’ils ne reconnaissent plus, cette France qui n’est plus la France. Partir, c’était également le souhait de Sarah Halimi, lassée de vivre dans la peur. Elle en discutait régulièrement avec son fils Jonathan qui habite en Israël. Quelques heures avant la nuit fatidique, elle en parlait à sa sœur Béatrice, qui a fait son alyah, elle aussi. « Qu’est-ce que tu fais encore là-bas ? » lui avait lâché cette dernière, prophétique.

Antisémite ou pas, prémédité ou pas, l’assassinat de Sarah Halimi raconte une histoire française. Celle d’une décomposition. Du silence coupable des médias et des politiques. Des juifs qui font leurs valises. Des « petits blancs » interdits de séjours dans certains quartiers. Des pauvres de toutes les origines pris en otage du communautarisme et de l’islamisme, abandonnés à eux-mêmes par un État aveugle et impuissant. Pour Georges Bensoussan, ce crime rassemble tous les ingrédients du malaise français. « L’affaire Sarah Halimi n’est pas seulement une énième illustration de l’antisémitisme “nouveau” (nouveau, vraiment ? depuis près de vingt ans…), plus encore est-elle emblématique du musèlement de l’opinion par une oligarchie intellectuelle, médiatique et financière qui est en réalité minoritaire dans le pays, explique l’auteur des Territoires perdus de la République et d’Une France soumiseCet abandon des juifs paraît emblématique d’un abandon plus large des classes populaires et des classes moyennes par des milieux dirigeants qui semblent avoir délaissé les concepts de nation et de peuple. » Le frère de Sarah Halimi, dont le père a servi dans l’armée française, quittera le pays « quand tout cela sera fini ». William Attal dit la même chose avec d’autres mots. « La France était un pays magnifique, mais ce qui s’est produit à Belleville, c’est ce qui va se passer dans la France entière. »

 

 

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 08:30
L'équipe du maire de Perpignan: ses poulains pour les municipales - Et Romain Grau, député LFEM suiviste -
L'équipe du maire de Perpignan: ses poulains pour les municipales - Et Romain Grau, député LFEM suiviste -
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VILLENEUVE  DE  LA RAHO
LA DISPARITION PROGRAMMEE DE LA CAVE COOPERATIVE

 

Information du groupe des "élus minoritaires" - conseillers municipaux "d'opposition" de Villeneuve de la Raho

Voir l'article publié sur le site "blogspot66180" -  www.elus66180.f

"Lors du conseil municipal du 18 décembre 2017, nous avons appris la mise en vente de la cave coopérative de VILLENEUVE DE LA RAHO.

Le promoteur intéressé par l’achat a demandé la révision du PLU (Plan Local d’Urbanisme) pour raser le bâtiment afin de construire un immeuble supérieur à la cave.

Certains anciens Villeneuvois s’en souviennent encore, elle servit de salle de classe improvisée, pendant l’occupation, alors que l ‘école des garçons était réquisitionnée comme QG par l’armée allemande.

Elle  fait partie du patrimoine de VILLENEUVE DE LA RAHO. Elle a été construite en 1936 sur un terrain offert gracieusement par la Famille SAUVY et financée en partie par les parts sociales en intercommunalité des petits vignerons villeneuvois et les viticulteurs de Théza, Corneilla et autres. La société coopérative Viticole de VILLENEUVE DE LA RAHO a été fondée en 1938.

En 1939, 185 adhérents cultivaient 357 hectares de vignes pour une production de 19 567 hectolitres de vins dont 3919 en A.O.C.

Pourquoi la municipalité n’achèterait-elle pas ce patrimoine chargé d’histoire, identitaire de la commune ?

La superficie de 1800 m2 sur un terrain de 5 500m2 permettrait la réalisation d’un ou plusieurs projets d’intérêt général."

Université de Perpignan - Incubateur (vocabulaire des Étuves bactériologiques )

- MIRO in CUBE - E-Tourisme - hackathon dédié au m-tourisme culturel (? "Nouvelles solutions de gestion du déplacement..??)

- marketeurs… Start-up…Jargon anglo-techniciste et fautes d'orthographe (mots en gras)

Un enjeu politique : MIRO, Fac de droit en centre ville, nombreuses apparitions médiatiques du président d'université : son mandat se termine quand commence la campagne pour les municipales de 2020...En fait elle a déjà commencé !)

 

*IMPLANTATION D’ENTREPRISE DU NUMÉRIQUE DANS LE 66

LE PÔLE ACTION MEDIA : UN OUTIL D’IMPLANTATION DES ENTREPRISES  

 

Le PAM a pour vocation première le développement de la filière des industries créatives et numériques, c’est un outil au service des entreprises et du développement de notre territoire. Les deux piliers de cette philosophie sont l’aide à la création d’entreprises, en sécurisant les parcours, et l’attachement à l’accueil de nouveaux partenaires, en créant les conditions propices à  leur implantation.

L’ensemble des solutions mises en œuvres sont le reflet d’un attachement à un entrepreneuriat créatif (le PAM est co-organisateur du start-up week-end de Perpignan) et à la recherche constante de l’excellence.

 

DE L’IDÉE À L’ENTREPRISE

Le Pôle Action Media met en œuvre une approche globale de la création d’entreprises s’appuyant sur l’expérience de ses membres. L’ambition affichée est de jalonner le parcours du créateur d’entreprise et de lui fournir à chaque étape les outils indispensables à sa réussite :

  1. L’incubateur : un environnement pour faire émerger un projet d’entreprise, tester sa faisabilité et affiner ses modalités de mise en œuvre. À ce stade, le futur créateur d’entreprise est coaché par une équipe d’entrepreneurs pour évaluer la faisabilité et la viabilité du projet. Il peut réunir sa team dans les locaux de la pépinière ou y tenir ses réunions stratégiques. Il a accès à l’expertise du PAM et à son réseau de professionnels partenaires (experts comptables, professionnels de la communication, juristes…).
  2. La pépinière d’entreprise : l’étape de lancement concret du projet avec la mise en œuvre de la feuille de route et de la stratégie décidées en incubateur. La nouvelle structure est hébergée dans notre pépinière d’entreprise du Soler. Le cadre idéal de travail alliant rationalisation des coûts et services haut de gamme. Pendant trois ans, le parcours de l’entreprise est sécurisé avec comme atouts le soutien du réseau du PAM, la proximité avec d’autres jeunes entreprises et un cadre de travail optimisé.
  3. L’hôtel d’entreprises : après trois ans en pépinière*, le projet d’entreprise a passé l’épreuve du feu et la structure est prête à voler de ses propres ailes.* Mais pour poursuivre la synergie avec les autres entreprises partenaires et continuer à bénéficier du réseau du PAM, ce dernier a mis en place l’Hôtel d’entreprise, une structure répondant aux nouveaux enjeux de la société, mais avec la continuité de l’esprit de coopération et de partenariat initié en pépinière.

*vocabulaire agricole et avicole...

 

ACCUEIL D’ENTREPRISES

Le Pôle Action Media est à l’initiative pour créer les conditions optimales d’implantation d’entreprises souhaitant se développer dans notre région. Convaincu que la venue de nouveaux acteurs* est une force pour le tissu économique local, le PAM propose aux nouveaux venus de la filière des industries créatives et numériques :

  1. Son expertise dans les métiers du numérique et de la communication
  2. La mise en réseau avec son écosystème de professionnels
  3. Un lieu optimisé pour l’hébergement des entreprises : l’Hôtel d’entrepriseau Soler
  4. La proximité avec un centre d’enseignement référent : L’Idem, l’école des métiers créatifs.

L’aventure vous tente et vous souhaitez en parler ?
Entrez en contact avec le Pôle Action Media dès aujourd’hui :

Christine Rey  0033 (0)4 68 92 53 84 / 06 72 91 22 72

*théâtre et politique

*MASTER TOURISME (IDEFI MIRO.EU-PM) : PARCOURS : TOURISME CULTUREL

 

Le Master interdisciplinaire par regroupement des organismes économiques et universitaires dans le territoire Pyrénées-Méditerranée (MIRO) a été contractualisé par l’Agence Nationale de la Recherche en avril 2012 dans le cadre des « Initiatives d’excellce (SIC !) en formations innovantes » (IDEFI). C’est un Master (1 et 2) professionnel en ligne en Tourisme Culturel. Il associe les Universités de Perpignan (UPVD), d’Andorre (UdA), de Paris VI (via l’observatoire océanologique de Banyuls), des Iles Baléares et Sciences Po Toulouse.

 

Les étudiants ont accès à des enseignements dispensé en trois langues via une plateforme d’e-learning (Moodle). A l’issue de leurs deux années de formation, ils obtiennent trois diplômes nationaux - français andorran et espagnol - délivrés par les universités de Perpignan Via Domitia, d’Andorre et des Iles Baléares.

 

OBJECTIFS

Accompagner la mutation économique que connaissent les secteurs du tourisme et du patrimoine ; former des personnels hautement qualifiés dans le domaine du développement local, plus spécifiquement du tourisme culturel ; former des cadres répondant aux nouveaux besoins en termes de compétences et métiers :

  • Chargés de mission développement du tourisme local
  • Chefs de projet tourisme culturel
  • Chargés de promotion touristique
  • Directeurs d’office du tourisme
  • Responsables de projets culturels
  • Animateurs/médiateurs du patrimoine
  • Créateurs d’entreprises touristiques

 

SAVOIR-FAIRE ET COMPÉTENCES

  • Etablir des diagnostics et des études comparatives de marchés
  • Modéliser des solutions et des préconisations
  • Tenir un calendrier de travail (rétroplannings, indicateurs)
  • Rechercher des financements et construire un budget
  • Suivre des consignes (cahier des charges administratif et financier)
  • Faire preuve d’initiative
  • Travailler en équipe
  • Maîtriser les outils techniques (suite bureautique) et conceptuels de présentation
  • Connaître, maîtriser et animer les TIC et les réseaux sociaux en lien avec le tourisme culturel (facebook, twitter, instagram…)
  • C2i2 « Fonction des organisations et communication »
  • Acquérir un niveau B2 de compréhension des langues suivantes : français, anglais, espagnol, catalan
  • Rassembler et analyser la documentation disponible, consulter les experts, les personnes ressources et les personnalités compétentes
  • Construire une méthodologie et délimiter un champ d’investigation
  • Recueillir des données de terrain et les traiter à l’aide d’outils scientifiques
  • Analyser et interpréter des résultats dans une perspective d’explication théorique
  • Présenter dcommunications (sic) à des colloques, conférences ou séminaires sur des thèmes appartenant au domaine d’investigation (ou à des domaines connexes)
  • Maîtriser les technologies de l’information : recherche documentaire, bases de données
  • Valoriser les résultats par une rédaction et une présentation adaptées aux normes et aux exigences des destinataires du produit (rapports d’étude, notes de synthèse, articles...)
  • Organiser et gérer son temps pour achever les travaux dans les délais impartis
  • Respecter la confidentialité des données recueillies
  • Se positionner en chef de projet, gérer une équipe

Mise à jour le 23 janvier 2018

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE – 17 JANVIER 2018 « MIRO IN CUBE »

 

 Du 16 février au 18 février 2018, l’Université de Perpignan organise le 1er concours d’innovation du Tourisme et de la Mobilité. Le concours d’innovation MIRO IN CUBE a pour objet de mettre en place, en équipe, une modélisation aboutissant à la création de supports technologiques et de modèles d’itinérance en lien avec la culture, le tourisme et la mobilité et offrant des services innovants pour les acteurs publics et privés ainsi que pour les visiteurs.

 

 Un hackathon dédié au m-tourisme culturel 

Il se déroule sans interruption sur 46 heures, les participants dorment et se restaurent sur place. Des candidats, de tous âges et de tous profils, développeurs, marketeurs, communicants ou toute autre personne dont les compétences sont liées au tourisme et/ou à la culture développent des projets en équipe pour les soumettre ensuite à un jury de spécialistes du tourisme, du numérique, de l’innovation et de la création d’entreprise. C’est un exercice difficile qui demande du dépassement de soi, de l’endurance et de la créativité. Le concours commence par une sélection des meilleurs projets et la constitution des équipes, puis les participants collaborent et construisent pendant 46 heures non-stop la présentation de leur projet visant à convaincre le jury de la faisabilité et de la pertinence de leur idée. L’événement est parrainé par deux prestigieux partenaires, Microsoft et l’Organisation Mondiale du Tourisme et soutenu par de nombreux partenaires : Banque Populaire Crédit Agricole Caisse des dépôts Canòdrom – Parc de Recerca Creativa de Barcelone Open Tourisme Lab de Nîmes Le Réseau Sport Economie Tourisme Occitanie Pyrénées-Méditerranée à Montpellier. 

 

Du projet à la concrétisation Les gagnants bénéficieront d’aides significatives pour la réalisation de leur projet Le 1er prix : un an d’hébergement à l’hôtel d’incubation IN CUBE de l’Université Perpignan Via Domitia ; 2 mois de landing office au Canòdrom à Barcelone ; la participation au programme BizSpark de Microsoft ainsi qu’une dotation financière. Le 2ème prix : 3 mois d’accès aux services et aux évènements de l’Open Tourisme Lab de Nîmes, accélérateur dédié au tourisme innovant. Le 3ème prix : 3 mois d’accès à l’incubateur de projets LRSET - Le Réseau Sport Economie Tourisme Occitanie Pyrénées-Méditerranée à Montpellier. 

 

UPVD IN CUBE UPVD IN CUBE 

Les ambitions de MIRO IN CUBE Les participants doivent concevoir un produit, un service, un outil, une solution technologique en rapport avec le tourisme culturel et la mobilité. On attend d’eux qu’ils imaginent des concepts permettant aux touristes en itinérance d’accéder simplement, grâce aux technologies, à de l’information sur les lieux, les activités, l’histoire et la culture des destinations visitées. 

Quels sont les objectifs de ce concours ? L’idée de MIRO IN CUBE est de mobiliser, par l’intermédiaire d’un concours créatif, des candidats motivés et inspirés par l’avenir du tourisme. Leurs réflexions, leurs travaux et leur projet seront autant de pistes pour agir concrètement dans ce domaine en : Accompagnant la réflexion sur les évolutions du tourisme et l’élargissement de la notion de patrimoine culturel. Anticipant les solutions de demain pour l’accompagnement de la mobilité. (?)

 

Créant des opportunités de développement économique dans un contexte durable et responsable. Une université tournée vers l’avenir du tourisme culturel L’Université Perpignan Via Domitia porte, depuis 2012, un programme innovant en matière de formation et dans le domaine du tourisme culturel, le Programme Miro, véritable laboratoire d’observation des nouveaux enjeux de ce secteur. Parallèlement, l’université Perpignan Via Domitia a créé un hôtel d’incubation (UPVD IN CUBE), lieu d’innovation et d’entreprenariat, symbole du rapprochement entre le monde universitaire et l’entreprise. 

Sa mission est d’encourager les structures innovantes par un accompagnement personnalisé, des formations et un soutien matériel et financier. Ainsi le concours MIRO IN CUBE est le fruit de l’association du Programme Miro et du savoir-faire de la structure d’accueil de start-up innovantes l’UPVD IN CUBE. INFORMATIONS PRATIQUES

 

 Du vendredi 16 février à partir de 18h au dimanche 18 février 2018. Université Perpignan Via Domitia Discours d’ouverture : Amphi 5, Chemin de la Passio Vella, 66100 Perpignan, France, Concours : IAE, Chemin de la Passio Vella, 66100 Perpignan, France. CONFÉRENCE DE PRESSE Date : Vendredi 26 janvier 2018 à 10H00 Lieu : Université de Perpignan – Salle Coworking F 202 52 Avenue Paul Alduy, 66100 Perpignan, France. 

 

Accréditation sur demande auprès du service de presse EN SAVOIR PLUS https://www.programmemiro.fr/docs/plaquette-miro-in-cube.pdf https://www.youtube.com/watch?v=XjbimznAEWs CONTACTS Programmemiro miroincube@univ-perp.fr - #pmiro 04 68 66 17 55

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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