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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 10:16
Cécilia Etxheverry - Bouteilles et tonneaux à la cave -
Cécilia Etxheverry - Bouteilles et tonneaux à la cave -
Cécilia Etxheverry - Bouteilles et tonneaux à la cave -
Cécilia Etxheverry - Bouteilles et tonneaux à la cave -
Cécilia Etxheverry - Bouteilles et tonneaux à la cave -
Cécilia Etxheverry - Bouteilles et tonneaux à la cave -

Cécilia Etxheverry - Bouteilles et tonneaux à la cave -

  *** ETXE, le domaine viticole de Cécilia Etcheverry à Latour-de-France

 

         Les vignerons indépendants de ce charmant village des Fenouillèdes proposent depuis six ans des "caves ouvertes" : ces viticulteurs, réunis dans l'association "la bande de Latour" sont dynamiques et pratiquent une agriculture "responsable, un vin avec le moins d'ajouts de produits possible, une fermentation naturelle, un nectar composé le plus souvent à 100% raisins !

 

En outre ils allient le vin et la culture, l'art de boire et celui des plasticiens : des peintres, photographes, musiciens sont invités de façon régulière dans leurs caves.

 

Cécila Etcheverry fait partie de ces travailleurs qui innovent et s'ouvrent à d'autres univers culturels. D'origine chilienne, elle a vécu le coup d'état du 11 septembre 1973; étudiante, opposée à Pinochet, elle ira en prison. Ensuite, c'est l'exil en France. Avec son époux, elle s'installe à Pau.

 

Puis, comme son mari, Philippe, voulait acheter des vignes, ils vont vendre leur maison et s'installer comme viticulteurs dans le pays catalan, en achetant une remise en pierres n'ayant qu'une seule petite porte…Ils vont la restaurer pour en faire leur habitation et aussi leur cave…

 

Ils s'insèrent dans le paysage catalan et dans le village de Latour, où ils sont bien accueillis. 

 

Ils ne connaissent rien à la viticulture, mais vont apprendre et devenir coopérateurs à Estagel. En 2005, Cécilia s'occupe des vignes car Philippe a trouvé un emploi d'ingénieur, afin de vivre de façon plus aisée.

 

La courageuse vigneronne se lance dans le vin bio, naturel, mais la coopérative d'Estagel veut déclasser sa vigne car l'herbe folle y pousse…

Ils vont alors vinifier eux-mêmes: la première récolte sort en 2007 et depuis, l'étiquette où figure une arbre généalogique -fidélité à la famille -montre l'évolution du domaine. Les cuvées ont des noms basques, français et castillans : Biltzar (la réunion, couleur Bordeaux; la Rencontre, étiquette grise de 2010; Embrujo, la verte de 2012; Bitxi, le bijou, la Volubile bleu de 2014; Kilika, la Sensible 2015… 

 

La prochaine livraison aura, sans aucun doute, un nom catalan !

 

...

Hélas, Philippe décède en 2009… Cécilia va reprendre le domaine en conservant trois hectares.

 

Cette femme charmante, joyeuse, accueillante, donne une image positive d'elle-même; malgré les difficultés, elle pratique une philosophie du bonheur qui peut se résumer en quelques principes simples mais essentiels :

-être en accord avec les mots.

-ne rien prendre pour soi.

-ne pas faire de suppositions : ce ne sont que des sources de malentendus.

-Faire du mieux que l'on peut et profiter de l'instant présent.

 

 

Cécilia la volontaire va reprendre le domaine et poursuivre seule le travail de la vigne. Désormais, sa fille Carmen va continuer la lignée: elle veut reprendre; elle est oenologue, ingénieur agronome.

 

 Cette jeune femme de vingt-six ans a fini ses études d'agronomie et fait le stage de fin d'études de six mois au Chili. Elle a postulé pour un Master 2 à la Sorbonne.

Elle occupe en ce moment un poste Affaires publics, ingénierie de la concertation, à "France Nature et Environnement", à Paris. Décidée à reprendre l'exploitation, Carmen a désormais l'intention de se lancer dans l'agro-forestier…(1)

 

La relève est assurée pour ce petit domaine familial, planté de vieilles vignes sur schistes et conduit en agriculture biologique. Les cépages sont : le Carignan, la Syrah, le Lladoner pelut et le Grenache noir. De 2007 à 2015, "ETXE" ne produisait qu'un "Côtes de Roussillon Villages" par millésime, fruit de l'assemblage de 50% de Carignan, 30 % de Syrah et 20% de Lladoner. Pour la première fois en 2015, le domaine s'est lancé dans les Vins Doux Naturels, produisant ainsi un beau Rivesaltes Grenat, à partir de ses vieux Grenaches.

 

Il faut ajouter que les vendanges sont effectuées de façon manuelles. Les vinifications sont réalisées au moyen de levures indigènes. Les vins sont le subtil résultat de longues macérations sur les raisins récoltés à maturité avancée. Il faut savoir encore que l'élevage s'opère en vieilles barriques de chêne, durant dix mois au minimum. Avant la mise en bouteille, les vins ne sont ni collés, ni filtrés.

 

Ce long et patient labeur, fruit de la passion pour une viticulture saine, débouche sur la création de vins concentrés et riches, sur des arômes d'épices et de fruits rouges bien mûrs…

 

Pour prendre la juste mesure de ce travail artisanal, pour déguster ces liquides divins au domaine, il ne faut pas hésiter à venir jusqu'à Latour, village pittoresque et tranquille, près de l'ancienne frontière qui séparait la France et l'Espagne. Il suffit de contacter Cécilia…(2)

 

 

Jean-Pierre Bonnel - LaTour-de-France, novembre 2018.

- - -

(1) Lire le reportage de Michel Litout, dans L'Indépendant du 5.11.2017, page 5.

 

(2) au 06.48.82.21.81. Domaine ETXE - 66720 - Latour - 04.68.29.07.15 -

cecilia.etcheverry@wanadoo.fr

 

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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 08:08
Aung San Suu Kyi - G.Castelvi - Femmes en création - Ateliers d'Arles - Marie-Jeanne Lammertyn - Téléthon à Elne
Aung San Suu Kyi - G.Castelvi - Femmes en création - Ateliers d'Arles - Marie-Jeanne Lammertyn - Téléthon à Elne
Aung San Suu Kyi - G.Castelvi - Femmes en création - Ateliers d'Arles - Marie-Jeanne Lammertyn - Téléthon à Elne
Aung San Suu Kyi - G.Castelvi - Femmes en création - Ateliers d'Arles - Marie-Jeanne Lammertyn - Téléthon à Elne
Aung San Suu Kyi - G.Castelvi - Femmes en création - Ateliers d'Arles - Marie-Jeanne Lammertyn - Téléthon à Elne
Aung San Suu Kyi - G.Castelvi - Femmes en création - Ateliers d'Arles - Marie-Jeanne Lammertyn - Téléthon à Elne
Aung San Suu Kyi - G.Castelvi - Femmes en création - Ateliers d'Arles - Marie-Jeanne Lammertyn - Téléthon à Elne
Aung San Suu Kyi - G.Castelvi - Femmes en création - Ateliers d'Arles - Marie-Jeanne Lammertyn - Téléthon à Elne

Aung San Suu Kyi - G.Castelvi - Femmes en création - Ateliers d'Arles - Marie-Jeanne Lammertyn - Téléthon à Elne

Déception : Aung San Suu Ky, par Guy JACQUET 

 

*** Le silence (et l'immobilisme) de Aung San Suu Ky *, face au drame des Rohingyas me fout plus que mal à l'aise ... 

 

Malgré l'arrivée au pouvoir d'Aung San Suu Kyi, l'armée conserve un vrai pouvoir dans le pays (un quart des sièges au Parlement et les ministères clefs)

Les violences envers les musulmans  Rohingyas (viols, arrestations arbitraires, tortures, exécutions sommaires, destructions de maisons et de villages, internement forcé dans des camps ...) demeurent des actes militaires. 

 Aung San Suu Kyi doit également composer avec le clergé bouddhiste (qui compte 500 000 bonzes), celui-ci développant avec l'armée un discours identitaire fort. 

 

Par ailleurs, depuis son indépendance en 1948, la Birmanie a également pour constance de réprimer ses minorités, chrétiennes, animistes et musulmanes  

Avant l'arrivée d'Aung San Suu Kyi au pouvoir, tout cela n'avait pourtant que peu de résonance médiatique !

 

Pour éviter de parler avec des termes de coupables 

 il a toujours été de bon ton de dire que l’homme est innocent de certaines saloperies, MAIS qu'il y est poussé par un système qui l’opprime….une logique qui l'oblige (!)

Tel dirigeant nazi n’a agi QUE poussé par la mécanique du régime.

Tel fonctionnaire ordinaire se cache sous l’intérêt supérieur de l’État.

Tel paysan n’utilise les pesticides que parce qu’il ne peut pas faire autrement etc.

Tout choix d’une histoire sans coupable est le choix d’une histoire sans sujet et en conséquence l’art lui-même quitte et abandonne les êtres pour les choses… qui deviennent alors des coupables faciles, comme la télévision coupable d’abêtir l’espèce humaine.

Échapper à cette mort du sujet, ce n’est pas obligatoirement en re3venir à la religion du prisonnier.

Ce n’est pas non plus cautionner aussitôt l’être en soi, à la fois dieu et démon, où l’être dieu et le social démon. 

La lutte des classes elle-même ne fabrique pas des coupables (capitalistes) et des innocents (prolétariat)

Elle peut aussi, d’ailleurs, faire à son tour disparaître le sujet pour masquer le système. 

La pensée du système socialiste était bonne ?  Staline l'a baisé et perverti ! 

Idem pour Cuba et Castro !

La question du coupable conduit plus à la question de la justice qu’à celle de la morale.

 LaMorale me saoule, car elle est toujours celle des autres !

Or tout comme nous savons(plus ou moins) où est le mal, sans bien discerner le bien, 

l’injustice révolte aisément, sans dire pour autant comment ''faire'' justice !...

Enfin, bon, ce que j'en dis ..hmmm !

 

Aung San Suu Kyi...Prix Nobel de la Paix 1991 - « Super-Ministre », devenant le numéro un du gouvernement. 

 Malgré le poids important des militaires de l'ancienne junte, qui pèse dans l'appareil d'État, elle est considérée de facto comme la dirigeante de la Birmanie 

 

G;più 

 

 

     ***Jean IGLESIS :   Ecrire son histoire, face à l’Histoire…

 

 Qu’est-ce donc que l’Histoire, sinon une vérité que les grands se plaisent à imposer de manière unilatérale aux petits ? De manière condescendante parfois, mais de manière rédhibitoire toujours !... L’Histoire : un ensemble de faits divers, rendus sentences indiscutables, puis irrévocables…une litanie d’assertions, de dates et de données figées dans le conscient de l’individu et fichées dans son inconscient. Des éléments apparemment factuels qui d’abord instruisent les peuples, les convainquent ensuite, les asservissent enfin.  

Des mots qui s’imposent aux fins d’enfanter d’autres maux : l’acceptation, la résignation, la soumission…quand ces jeux de maux ne conduisent immanquablement et au gré des vents du hasard qu’à l’issue douloureuse que constitue la reddition. 

Des mots doctrinaux et péremptoires qui s’achèvent grammaticalement par le suffixe  on, alors que la vie libre et entière d’un homme ne devrait jamais commencer que par le pronom personnel je. Je entrant dans le jeu, Je engageant la pensée de l’homme, tout en le renvoyant au je de son humilité, je en pronom personnel inversé dans la modestie et la conscience de l’interrogation philosophique de soi-même : que dis-je ? que sais-je ? que pensé-je ? de quoi douté-je ? et qui suis-je ?... 

Quitte à adhérer aux thèses qu’édictent éminemment les vainqueurs, je choisis en cet humble pensum de m’attarder sur les infimes soucis qui nuisent à l’équilibre de mes jours, autant qu’ils les déstabilisent... Aussi prends-je résolument le parti des anecdotes de coins-de-rue, entré-je dans les racontars qui fleurent bon le trivial, tout en risquant de choir dans la vulgarité, adhéré-je corps et âme aux brèves de comptoirs qui relèguent les conteurs d’histoires aux rangs des mécréants et des iconoclastes, des anonymes, des laissés-pour-compte et des oubliés. Oublier les oubliettes afin que les esclaves de tout deviennent les maîtres de rien, afin que le lecteur prenne  en compte les tirets, les parenthèses et les points-virgules, et ce avant que de s’engager, de se commettre et de se perdre dans la quête des vocables, dans le charivari des syntagmes et dans l’ivresse des pensées qui nous assaillent, nous envahissent et nous conquièrent. Pensées fomentées et formatées et dans notre histoire et dans notre parcours : banal certes, mais unique cependant ! Pensées canalisées,  altérées par les vicissitudes d’une vie si dérisoirement quotidienne qu’elle en devient pathologiquement anxiogène. Pensées  refoulées, voire réfutées, érigées en dogmes, gravées en lettres d’or aux frontons et aux frontispices d’édifices  aussi imposants que castrateurs, tant leur pérennité, leur souveraineté et leur légitimité souhaitent asseoir l’autre pensée – dite unique -, de même que d’en gommer les idées pernicieuses ou subversives… Pensée unique, héritière de saintes mères  bénites ou de rudes marâtres honnies, espèces toutes deux défenderesses de vérités inexpugnables, de truismes qui s’insinuent et pénètrent dans les cœurs des uns, qui troublent et bouleversent les convictions des autres, abolissant pour tout un chacun  ses doutes les plus velléitaires… Foin de révérer l’Histoire, je prends le maquis, m’inscris en rebelle, embrasse la révolte aux fins de défendre les délaissés, les pauvres, les exclus… Prendre fait et cause pour ce qui  n’est que peu de chose, tel est mon propos, tel est mon credo. Je ne sais qui je suis, ni où je vais…Seul, face à la page blanche, à l’écran vierge de l’ordinateur, seul dans le silence qui m’assaille, m’obsède ou me défie, je tente de traduire mon ressenti, instant de grâce s’inscrivant entre les blessures d’hier et les espoirs de demain. Quelle qu’en soit l’origine, quelle qu’en soit l’issue, peu m’importent ni le pourquoi, ni le comment : j’écris !...

 

***Téléthon

Chaque jour est un marathon

Où, seul dans ta chaise roulante,

Tu regardes fuir les moutons

Dans le pré bleu que tu inventes.

Tu sais qu'il avance à tâtons,

Le Téléthon.

 

Tu parles sur le même ton

De princesses que tu enchantes,

Sans crainte du qu'en-dira-t-on

Des elfes qui, dans les soupentes,

Surveillent le long feuilleton

Du Téléthon.

 

Tous les musiciens du canton,

Livrés à leurs fêtes galantes,

Dans leurs flûteaux, leurs mirlitons,

Soufflent aux lendemains qui chantent :

"Mais quand donc le gagnera-t-on,

Le Téléthon?"

 

Les danseuses, de leurs petons,

T'offrent une ronde incessante,

Des roses plantées en boutons

Dans leur chevelure enivrante,

Leurs rires dans le peloton

Du Téléthon.

 

Jean Iglesis

 

**Pour tous ceux qui ont manqué la conférence donnée dimanche 19 novembre par Raoul-Marc JENNAR, L'indochine et Malraux ou comment Malraux est devenu Malraux, vous pouvez la retrouver sur le blog de Culture et Patrimoine en Côte Vermeille à l'adresse :  patrimoine66.canalblog.com

 

La prochaine conférence aura lieu le

samedi 2 décembre 2017 à 16 heures  ( horaire inhabituel )

Banyuls-sur-Mer - Salle Novelty

Portus Veneris / Port-Vendres

un mouillage riche en épaves antiques

par Georges Castellvi, vice-président de l'ARESMAR

(Association pour les Recherches Sous-marines en Roussillon)

 

Georges Castellvi est chargé de cours à l’université de Perpignan – Via Domitia, responsable de fouilles archéologiques et Vice-Président de l’ARESMAR.

L'ARESMAR, Association pour les Recherches Sous-Marines en Roussillon, conduit depuis 1988 des recherches archéologiques subaquatiques, principalement sur les côtes catalanes, mais aussi au Liban.

Conventionnée avec l'Université Perpignan-Via Domitia, elle est partenaire du « Centre de Recherches sur les Sociétés et Environnements en Méditerranées » (CRESEM, Équipe d’accueil 7397) au sein duquel elle participe aux activités de l'axe "patrimoine".

Elle dispose de locaux techniques à Port-Vendres et travaille avec le soutien des municipalités de Perpignan, Port-Vendres et Collioure.

 

En une cinquantaine d’années, les différentes équipes d’archéologues - plongeurs qui ont travaillé dans les eaux de Port-Vendres ont identifié une bonne quinzaine de naufrages antiques.

Georges Castellvi présentera les fouilles ponctuelles ou plus importantes effectuées sur ces gisements qui permettent aujourd’hui de tracer les grandes lignes du commerce romain au large des côtes catalanes entre le IIè s. av. J.-C. et le Vè s. apr. J.-C.

- - -

 

Femmes en création :

 

*Banyuls, Association W. Benjamin :

Conférence sur l'exil des intellectuels et écrivains dans les Pyrénées en 1940 et la seconde guerre mondiale.

La Retirada à l'envers …

 

Madame Liliane MEFFRE, Professeur des Universités - Germaniste et historienne de lart, viendra à Banyuls (Salle Novelty, entrée libre), vendredi 1er décembre, à 18h. 

 

Elle propose aussi à l'association W. Benjamin une exposition, en 2018,  sur Carl Einstein et Walter Benjamin, à Banyuls et dans les Albères, où résida Nina Auproux-Einstein, la fille de l'écrivain C. Einstein, ainsi que sa famille.

Elle a, avec quelques collègues de Pau et dailleurs, organisé un colloque en 2003 intitulé « Pyrénées 1940 : ultime frontière pour C.Einstein, W. Benjamin , W. Friedmann » dont les actes ont été publiés en 2006 chez LHarmattan.  Puis il y eut des conférences, et des expositions montrées à Pau 

 

En 1984 elle a cofondé une Société C.Einstein franco-allemande, très active : colloque à Berne, etc...).

Mme Meffre a été à lorigine des études et publications sur Carl Einstein en France depuis le début des années 1970 et dans plusieurs pays étrangers (notamment au Brésil)

 

Liliane Meffre est professeur à l’Université de Bourgogne. 

Docteur d’Etat en études germaniques (Paris IV - Sorbonne) et historienne de l’art (doctorat Paris I - Sorbonne), elle s’est spécialisée dans l’étude de la “Kunstwissenschaft”, des rapports entre art et ethnologie, des avant-gardes littéraires et artistiques en Europe au début du XXe siècle ainsi que dans celle de la médiation culturelle entre la France et l’Allemagne. Elle s’est consacrée notamment à l’étude et à la reconnaissance internationale de l’œuvre de Carl Einstein dont elle a édité de nombreux ouvrages (en France, Allemagne, Belgique, Espagne)  et traduit des textes essentiels comme La sculpture nègre, L’Harmattan, Paris, 1998). 

 

Son livre Carl Einstein (1885-1940). Itinéraires d’une pensée moderne, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 2002, constitue une synthèse de l’ensemble de ses travaux. 

Elle a également établi, traduit et publié la correspondance de Carl Einstein avec Daniel-Henry Kahnweiler (Marseille, 1993) ainsi qu’avec le peintre Moïse Kisling (Cahiers du Musée national d’art moderne, n° 62, 1997). 

 

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 08:41
Madame Liliane MEFFRE, professeur des universités - Carl Einstein, critique littéraire, écrivain
Madame Liliane MEFFRE, professeur des universités - Carl Einstein, critique littéraire, écrivain
Madame Liliane MEFFRE, professeur des universités - Carl Einstein, critique littéraire, écrivain

Madame Liliane MEFFRE, professeur des universités - Carl Einstein, critique littéraire, écrivain

*Banyuls, Association W. Benjamin (contact 06 31 69 09 32) :

 

Conférence sur l'exil des intellectuels et écrivains dans les Pyrénées en 1940 et la seconde guerre mondiale.

La Retirada à l'envers …

 

Madame Liliane MEFFRE, Professeur des Universités - Germaniste et historienne de lart, viendra à Banyuls (Salle Novelty, entrée libre), vendredi 1er décembre, à 18h. 

 

Elle propose aussi à l'association W. Benjamin une exposition, en 2018,  sur Carl Einstein et Walter Benjamin, à Banyuls et dans les Albères, où résida Nina Auproux-Einstein, la fille de l'écrivain C. Einstein, ainsi que sa famille.

 

Elle a, avec quelques collègues de Pau et dailleurs, organisé un colloque en 2003 intitulé « Pyrénées 1940 : ultime frontière pour C.Einstein, W. Benjamin , W. Friedmann » dont les actes ont été publiés en 2006 chez LHarmattan.  Puis il y eut des conférences, et des expositions montrées à Pau 

 

En 1984 elle a cofondé une Société C.Einstein franco-allemande, très active : colloque à Berne, etc...).

Mme Meffre a été à lorigine des études et publications sur Carl Einstein en France depuis le début des années 1970 et dans plusieurs pays étrangers (notamment au Brésil)

 

 

Liliane Meffre est professeur à l’Université de Bourgogne. 

Docteur d’Etat en études germaniques (Paris IV - Sorbonne) et historienne de l’art (doctorat Paris I - Sorbonne), elle s’est spécialisée dans l’étude de la “Kunstwissenschaft”, des rapports entre art et ethnologie, des avant-gardes littéraires et artistiques en Europe au début du XXe siècle ainsi que dans celle de la médiation culturelle entre la France et l’Allemagne. Elle s’est consacrée notamment à l’étude et à la reconnaissance internationale de l’œuvre de Carl Einstein dont elle a édité de nombreux ouvrages (en France, Allemagne, Belgique, Espagne)  et traduit des textes essentiels comme La sculpture nègre, L’Harmattan, Paris, 1998). 

 

Son livre Carl Einstein (1885-1940). Itinéraires d’une pensée moderne, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne, 2002, constitue une synthèse de l’ensemble de ses travaux. 

Elle a également établi, traduit et publié la correspondance de Carl Einstein avec Daniel-Henry Kahnweiler (Marseille, 1993) ainsi qu’avec le peintre Moïse Kisling (Cahiers du Musée national d’art moderne, n° 62, 1997). 

 

Elle est l’auteur de diverses contributions à des catalogues d’exposition (Centre Pompidou, Paris, Musée d’Unterlinden, Colmar, de Montbéliard, St Dié…), de plusieurs articles sur Carl Einstein, Wilhelm Uhde, Kisling, Willi Baumeister, Fernand Léger, Yvan Goll, Vincenc Kramar  pour Encyclopaedia Universalis, Art Press, Cahiers du MNAM,Critique, Etudes germaniques, Exil, Kritische Berichte, Umeni Art, Dossiers H. (Dada) et coéditrice de volumes d’actes de colloques. 

Ses études actuelles portent sur les écrits et les interéchanges du Docteur René Allendy : psychanalyse, primitivisme et art dans les années 20-30 .

*Référence : Carl Einstein (1885-1940) : itinéraires d'une pensée moderne

par Liliane Meffre

Thèse de doctorat en Études germaniques

 

Sous la direction de Jean-Marie Valentin.

Soutenue en 1996 à Paris 4 .

Carl Einstein,  est un historien de l'art et un écrivain allemand, né le 26 avril 1885 dans une famille juive à Neuwied (Rhénanie-Palatinat) et mort le 5 juillet 1940 (à 55 ans) à la frontière franco-espagnole. Il appartient au courant de l'expressionnisme, et fut, par ailleurs, un collaborateur de Jean Renoir.

Anarchiste, il est volontaire pendant la révolution sociale espagnole de 1936 et rejoint Barcelone pour combattre dans les rangs de la Confédération nationale du travail. Il intègre le Groupe international de la Colonne Durruti et, le 22 novembre 1936, prononce l'oraison funèbre de Buenaventura Durruti.

Afin d’éviter de tomber aux mains des nazis, il se suicide en 1940.

 

 

Le Groupe International de la Colonne Durruti à l’enterrement de Buenaventura Durruti (Barcelone, le 23 novembre 1936).

Ami de George Grosz, Georges Braque et Picasso, sympathisant communiste et militant anarchiste, Carl Einstein a mêlé dans ses écrits des considérations à la fois esthétiques et politiques, s'intéressant tant au développement de l'art moderne qu'à la situation politique de l'Europe. Il a traversé les guerres et révolutions qui ont secoué l'Europe dans la première moitié du xxe siècle : sensible aux implications sociales et politiques qui en découlèrent, il s'impliqua activement dans le Conseil révolutionnaire des soldats à Bruxelles et, dans une moindre mesure, dans la révolte spartakiste à Berlin, ainsi que, plus tard, dans la colonne Durruti de combattants anarchistes engagés dans la guerre d'Espagne. C'est lui qui a prononcé l'éloge funèbre de Buenaventura Durruti en novembre 1936 à Barcelone. Einstein, du fait de sa confession juive, fut en outre directement concerné par la violente vague d'antisémitisme qui balaya l'Europe tout au long de son existence.

Carl Einstein fut en son temps un auteur et critique d'art connu, notamment avec son premier roman, Bébuquin ou les dilettantes du miracle, paru en 1912, son ouvrage La Sculpture nègre, paru en 1915, qui fit de lui le véritable découvreur de l'art africain en Europe et lui valut une invitation à enseigner au Bauhaus, invitation qu'il déclina, ou sa célèbre pièce de théâtre Die Schlimme Botschaft, en 1921. Einstein collabora en outre à nombre de revues et de projets collectifs, parmi lesquels la revue Die Aktion de Franz Pfemfert et la célèbre revue Documents : Doctrines, Archéologie, Beaux-arts, Ethnographie, en collaboration avec Georges Bataille.

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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 09:25
Arago, statue place...Arago ! - Arago à Estagel, devant le café-restaurant central, pas devant la maison natale, à 2 pas ! (C) Jean-Pierre Bonnel
Arago, statue place...Arago ! - Arago à Estagel, devant le café-restaurant central, pas devant la maison natale, à 2 pas ! (C) Jean-Pierre Bonnel
Arago, statue place...Arago ! - Arago à Estagel, devant le café-restaurant central, pas devant la maison natale, à 2 pas ! (C) Jean-Pierre Bonnel
Arago, statue place...Arago ! - Arago à Estagel, devant le café-restaurant central, pas devant la maison natale, à 2 pas ! (C) Jean-Pierre Bonnel

Arago, statue place...Arago ! - Arago à Estagel, devant le café-restaurant central, pas devant la maison natale, à 2 pas ! (C) Jean-Pierre Bonnel

Pour un musée François ARAGO en Pays catalan, à Estagel..?

 

Une statue à Perpignan, cent fois déplacée au cours de l'aménagement des terrasses qui dévorent les places et les trottoirs...

Place ... Arago, François montre le Canigou, le sud, la Catalogne, ou le ciel plus grand que la mesquinerie de certains gens d'ici, qui se disent Catalans...

Une statue à Estagel, sa ville natale, proche de sa maison natale, où prospère une pharmacie, qui n'a pas voulu de l'ombre du personnage devant sa façade...Alors, on plaça l'enfant du pays entre deux panneaux annonçant les plats du jour et les délices de cette brasserie centrale, qui n'a rien de gastronomique...

 

Une biographie, de temps en temps (1), un article pour rappeler un héros d'ici, mais c'est à Paris, à l'occasion des 350 ans de l'Observatoire, qu'on vient d'inaugurer une saute d'Arago…Oui, de François, en ce mois d'octobre 2017 ! On n'en souffla pas un mot dans les médias locaux…Pourquoi ?

 

Pourquoi l'ignore-t-on, à Estagel la communiste et à Perpignan la "républicaine", teintée de droite radicale..?

 

Il fut pourtant un Grand Homme, directeur de l'Observatoire de Paris ! Polytechnicien ! Astronome ! Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences !

 

Un grand vulgarisateur, dont les cours dans un amphithéâtre (pas celui de Perpignan, mais du fameux Observatoire) de plus de 800 places, firent florès ! Son succès se renouvela avec la parution de son livre fameux, en 1854, L'astronomie populaire !!!

Chercheur, journaliste, spécialiste de la photo (lire dans une prochaine livraison de ce blog), on oublie qu'il fut aussi Président de la République !!! Certes, à peine quelques semaines, entre mars et juin 1848, mais tout de même ! 

 

Pourquoi l'oublie-t-on..? Y a pas que les échecs de l'USAP, les polémiques du papi Pujol ou les embouteillages de Perpignan !!! Ces faits divers font recette, mais la science, la littérature ??? Pas de journal capable d'en parler..?

 

Il observa le méridien, le soleil, les comètes et la lumière de la lune (c'est elle, qu'il montre, du haut de son socle, sur la place des baffreurs, la lune ! Tandis que des facebookeurs montrent la leur, plus minable, sur le réseau dit social…), il observa le ciel, ce qui aboutit à des découvertes innovantes, en matière d'optique et d'astronomie ! Et on le méprise..?

 

Ah, oui, j'ai compris, c'est parce que, pendant les trois journées de juin 1948, une rumeur prétend qu'il ordonna de tirer contre une barricade..? Trouble, comme tous les politiciens...qui se montrent, place à ragots !!!

 

Mais il signa le texte abrogeant l'esclavage…Alors, vite, un musée, à Estagel, ce qui ferait sortir ce village de sa léthargie ! 

 

J.P.Bonnel

- - -

(1) Compte-rendu de J.P.Bonnel dans le numéro 1 de la revue "Lire en Méditerranée", lancée par le CML, mais désormais avortée...

*Lire "F.ARAGO, l'oublié" de Guy JACQUES (Nouveau Monde éditions, 21 euros, 2017)

 

 

 

 

 *** La petite histoire de la statue d’un grand homme

A l’occasion du 150 ème anniversaire de l’inauguration de la statue de François Arago à Estagel, nous allons vous raconter l’histoire de la fête Arago, selon plusieurs sources d’époque.

Dans l’Indépendant du premier septembre 197? un journaliste publie sur deux jours un long article sur la fête Arago, documenté par un manuscrit d’époque (sans doute un édile de 1865).

Le 30 juillet 1865, j’annonçais à la population d’Estagel que la statue de l’illustre François Arago serait érigée sur la place de cette commune, dans les derniers jours du mois d’août suivant. Cette nouvelle fut accueillie avec la plus grande satisfaction; les hommes valides se rendirent aussitôt en foule chez M. le Maire pour offrir le travail de leurs bras. Ces bonnes et louables dispositions furent acceptées et mises immédiatement à profit. Le sol de la promenade qui se trouvait dans un tel état de dégradation que le Conseil municipal n’osait pas entreprendre de le réparer, fut complètement restauré en deux semaines. Un entrepreneur aurait exigé plus de 1200 Francs pour les transports de terre et pour les nivellements.

Ces travaux furent exécutés avec un entrain et une ardeur qui semblaient provoquer de nouvelles entreprises. M. Camps le comprit et, à son appel, un fossé de 5 mètres carré sur 2 mètres de profondeur fut creusé, les terres enlevées, aussitôt remplacées par le béton sur lequel repose le piédestal.

Tous ces travaux ainsi que le port de la statue de Rivesaltes à Estagel, des blocs de pierre, de la grille, etc, n’ont pas coûté un centime. Tant de désintéressement fait l’éloge de notre laborieuse population ; elle se montra déjà digne du beau cadeau qu’on veut lui faire, puisque c’est par un travail généreux qu’elle commence à honorer la mémoire de son cher François.

La marche des travaux nous obligea à renoncer au dessein de faire arriver la statue le dimanche 27 août. Le 25, à 9h du soir, le crieur public fit savoir qu’on partirait le lendemain matin pour la gare de Rivesaltes.

Le départ se fit sans bruit sans que personne se fût concerté à l’avance. Ceux qui restèrent ignoraient le nombre et le nom des absents.

Vers six heures du soir, la tête du cortège déboucha sur la place. Elle se composait d’une quarantaine de Cavaliers et quelques vieillards montés sur des bourriques. Immédiatement après arrivaient à la file un grand nombre de véhicules de toute espèce, chariots, jardinières, chars à banc, tilburys, etc. Le défilé s’opéra dans un ordre admirable. Les premiers arrivés prirent position dans les rues qui aboutissent à la place Arago ; les voitures qui formaient les queues se massèrent en demi-cercle de manière à laisser, en face du piédestal, une place au camion qui portait la statue et qui fermait le cortège.

 

Né à Estagel (Pyrénées Orientales) le 26 février 1786, il s’illustre à 6 ans, dans son village, au moment de la bataille de Peyrestortes, il entre à l’école Polytechnique le 22 novembre 1803.

  • En 1804 il est chef de brigade dans cette même école.
  • De 1806 à 1809 il voyage avec Biot, pour « continuer les travaux de prolongation de la méridienne » (une aventure de 3 ans relatée plus loin).
  • En 1809 il est élu à l’académie des sciences, à l’âge de 23 ans.
  • 1810-1831 enseignant à l’école Polytechnique.
  • 2 janvier 1810, il remplace provisoirement Monge.
  • 22 décembre 1815, il est nommé titulaire de la chaire de Monge.
  • 5 septembre 1816, il est nommé professeur d’analyse appliquée à la géométrie, de géodésie et d’arithmétique sociale.
  • 9 décembre 1830, il présente sa démission de professeur.
  • 28 février 1831, sa démission est acceptée par le ministre de la guerre.
  • 1832-1844, il est membre du conseil de perfectionnement de l’école.
  • 1812 à 1845, il enseigne à l’observatoire le cours d’astronomie populaire. (ouvert au public)
  • 1822, il est membre du bureau des longitudes.
  • juillet 1830, il est élu secrétaire perpétuel de l’académie des sciences à la mort de Fourier.
  • Août 1830, il est membre de la commission chargée de la réorganisation de l’école Polytechnique.
  • novembre 1830, Commandant provisoire de l’école Polytechnique, il fait prononcer le passage de l’école du Ministère de l’intérieur à celui de la guerre.
  • 1831-1848 carrière politique.
  • 1831, il est député des Pyrénées-Orientales, membre du Conseil Municipal de Paris et du Conseil Général de la Seine.
  • 1833-1836, il défend à la Chambre l’organisation et la mission de l’école Polytechnique.
  • 1840, il amène la chambre à se préoccuper des questions ouvrières, ce qui lui vaut une immense popularité parmi la classe ouvrière.
  • 1843, il est nommé à la direction de l’Observatoire.
  • 1844, il prend la défense de l’école Polytechnique, attaquée par une certaine presse, après le licenciement collectif des élèves.
  • Février 1848, il est porté par l’acclamation populaire au Gouvernement provisoire. Nommé Ministre de la Marine et de la Guerre, il signe notamment l’abolition de l’esclavage dans les colonies et la suppression des châtiments corporels dans la marine.
  • 1851, il refuse de prêter serment à l’Empire. A la suite du coup d’État du 2 décembre 1851, par Louis Napoléon Bonaparte, le serment politique fut exigé de tous les fonctionnaires et députés qui devaient jurer « obéissance à la constitution et fidélité au président ». Le refus du serment était considéré comme une démission. Arago refusa de prêter serment, mais sa notoriété fit qu’il conserva malgré tout ses fonctions à l’académie des sciences. (Étienne son frère lui rend hommage de son exil à Bruxelles.
  • le 2 octobre 1853, il meurt à Paris à l’âge de 67 ans.
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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 08:01
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts
Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts

Musée d'art contemporain de Sérignan : Expo Simon STARLING (C) J.P.Bonnel - Troupeau de moutons de Villelongue dels Monts

***Nos moutons :

 

vendredi 1er décembre, à 18h30, une grande soirée vous attend au cinéma René Vautier de l’Espace Gavroche, à Elne, avec Terre de liens et Terra dels avis sur "L’évolution et l’avenir de l’élevage traditionnel dans les Pyrénées-Orientales".

En effet, à l’occasion de l’achat participatif de l’élevage de brebis de Villelongue-dels-Monts, auquel participe symboliquement Terra dels avis, vous pourrez voir le documentaire « Revenons à nos moutons », de Lucile Garçon.


Marc Conesa, maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Montpellier III / Paul-Valéry, nous parlera de : "L'élevage participatif et les terres communes : une vieille histoire d'actualité ".

Cette soirée vous permettra de connaître l’action de Terre de liens pour éviter la déprise agricole, permettre l’accès à la terre à des agriculteurs qui ne possèdent pas le foncier et, enfin, œuvrer pour la transition bio (139 fermes en France dont 16 en Languedoc-Roussillon).

Didier Berdaguer, le jeune éleveur, repreneur de la ferme de Villelongue, interviendra également durant la soirée où il sera question de production locale de qualité, de races autochtones, de circuits courts et d’agriculture responsable.
Vers les 20h, un buffet qui fera honneur aux valeurs défendues par Terra dels avis et Terre de liens, vous sera offert à la salle attenante au cinéma.

En avant-première de la soirée, vous pourrez voir la vidéo de David Casals Roma, tournée lors des journées du patrimoine« Vieux terroirs et jeunes sèves », auxquelles vous avez été très nombreux à participer.

L’entrée est libre. Nous vous attendons nombreux !

 

Téléthon : Nous vous informons aussi que dans le cadre du Téléthon, notre partenaire le Crédit Agricole d’Elne organise une marche dans le village le samedi 2 décembre à 10h. Départ devant l’agence bancaire, boulevard Voltaire (Face à la mairie). Soyez nombreux pour cette marche solidaire !

- - -

 

**BANYULS :

Pour tous ceux qui ont manqué la conférence donnée dimanche 19 novembre par Raoul-Marc JENNAR, L'indochine et Malraux ou comment Malraux est devenu Malraux, vous pouvez la retrouver sur le blog de Culture et Patrimoine en Côte Vermeille à l'adresse :  patrimoine66.canalblog.com

 

La prochaine conférence aura lieu le

samedi 2 décembre 2017 à 16 heures  ( horaire inhabituel )

Banyuls-sur-Mer - Salle Novelty

Portus Veneris / Port-Vendres

un mouillage riche en épaves antiques

par Georges Castellvi, vice-président de l'ARESMAR

(Association pour les Recherches Sous-marines en Roussillon)

 

Georges Castellvi est chargé de cours à l’université de Perpignan – Via Domitia, responsable de fouilles archéologiques et Vice-Président de l’ARESMAR.

L'ARESMAR, Association pour les Recherches Sous-Marines en Roussillon, conduit depuis 1988 des recherches archéologiques subaquatiques, principalement sur les côtes catalanes, mais aussi au Liban.

Conventionnée avec l'Université Perpignan-Via Domitia, elle est partenaire du « Centre de Recherches sur les Sociétés et Environnements en Méditerranées » (CRESEM, Équipe d’accueil 7397) au sein duquel elle participe aux activités de l'axe "patrimoine".

Elle dispose de locaux techniques à Port-Vendres et travaille avec le soutien des municipalités de Perpignan, Port-Vendres et Collioure.

 

En une cinquantaine d’années, les différentes équipes d’archéologues - plongeurs qui ont travaillé dans les eaux de Port-Vendres ont identifié une bonne quinzaine de naufrages antiques.

Georges Castellvi présentera les fouilles ponctuelles ou plus importantes effectuées sur ces gisements qui permettent aujourd’hui de tracer les grandes lignes du commerce romain au large des côtes catalanes entre le IIè s. av. J.-C. et le Vè s. apr. J.-C.

Réservez votre après-midi, 16 heures.

Bien cordialement.

 

 

* Vernissage de l’exposition des photographies et à la dédicace de l’ouvrage

«Canigó - De haut vol -
Les quatre saisons vues du ciel»

proposée par Rémy MICHELIN Jeudi 30 novembre 2017 à 18h30

Maison de la Région
34, avenue du Général de Gaulle Immeuble «Le Royal Roussillon» à Perpignan

INSCRIPTION OBLIGATOIRE AVANT LE 27 NOVEMBRE

à la Maison de la Région à Perpignan par tél au 04 68 34 32 34

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 11:11
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -
Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -

Pat Romero - Bruno TACKELS à Banyuls et Cerbère - Michel PEUS, hommage musical -

Photos JPB

Images du prix européen de l'essai W.Benjamin...à la frontière...

 

 

* Bruno Tackels avec Roger RULL, à Banyuls

*Avec Michèle Roque, trésorière de l'Association W.Benjamin

*Avec J.Louis Bailleret et JPBonnel

* Avec Madeleine Claus, restaurant Le Fanal

* Avec André ROGER, Le Belvédère de Cerbère

* Avec Olivier Capell, Denise Snodgrass, adjoints à la culture (Banyuls et Collioure), Alain Badia, Suzanne Razoulks, secrétaire.

* Bruno Tackels, salle de cinéma du Belvédère.

 

 

***Perpignan : hommage à Michel Peus, mardi 28 novembre au Conservatoire de Perpignan 

 

Le mardi 28 novembre à 18h30, le Conservatoire à Rayonnement Régional Perpignan Méditerranée a programmé un concert tout à fait exceptionnel puisqu’il rendra un vibrant hommage à Michel Peus qui fut l’un de ses plus éminents représentants en France et dans le Monde. C’est aujourd’hui la volonté de Daniel Tosi, de qui il fut l’adjoint pendant de nombreuses années, qui tient à mettre en exergue sa carrière particulièrement riche faite d’activités professionnelles diverses, consacrées à la pédagogie, à la diffusion et à la création, et qui emplirent tout son temps avec enthousiasme et énergie. Retiré de ses fonctions de direction du Conservatoire, Michel Peus n’a pas cessé pour autant ses activités musicales puisqu’il a assumé la direction artistique du festival pianissimo d’Elne, jusqu’à peu.

Pianiste de formation, Michel Peus fait ses études à Paris auprès des maîtres Vlado Perlemuter et Alfred Cortot pour le piano ainsi qu’avec Pierre Dervaux pour la direction d’orchestre. Professeur certifié de piano, il enseignera au sein du Conservatoire à Rayonnement Régional Perpignan Méditerranée et en sera nommé directeur adjoint. Il fut également le directeur de la Musique de la Ville de Perpignan de 1965 à 2008 et dirigera à ce titre l’Harmonie Régionale Languedoc-Roussillon pendant toutes ces années. Auteur d’un ouvrage sur Déodat de Séverac, Délégué des Jeunesses Musicales de France (1968- 1978), Administrateur du Festival Pablo Casals (1970-1988), Vice-Président de l’Office Régional de la Culture (1980-1986), Président-fondateur de l’Association pour le développement Musical des Pyrénées-Orientales (1978-1985), Président-fondateur de l’Union Départementale des Sociétés Musicales des Pyrénées-Orientales (1972), fondateur et Directeur artistique du festival international Elne Piano Fortissimo… Michel Peus a œuvré pour le rayonnement de l’établissement mais aussi en faveur de la musique sur l’ensemble du département et bien au-delà. A ce titre, il sera honoré de la Médaille du Patrimoine par le Ministère de la Culture et nommé Officier dans l’Ordre des Palmes Académiques.

Cette soirée débutera avec François-Michel Rignol et Michel Peus qui interpréteront des œuvres de Déodat de Séverac dont tous les deux sont admiratifs, pour piano à 4 mains, ainsi que la pièce la plus emblématique de l’original Erik Satie. En seconde partie, Michel Peus renoue avec son goût pour la découverte de talents et invite la jeune pianiste, Charlotte Coulaud, de la classe de Bruno Rigutto au CNSM de Paris, Prix du Concours international Claude Bonneton, qui débute une brillante carrière. A découvrir ! Ce concert est placé sous le partenariat de l’association Perpignanaise Rivages des Arts.

Rendez-vous le mardi 28 novembre à 18h30 à l’Auditorium du Conservatoire de Perpignan en entrée libre. Renseignements au 04 68 08 63 70.

© Sebastià Vilanou i Pon

 

**Peinture/Pat ROMERO :

Les Fêtes de Noël approchent….il est temps de penser à se faire plaisir ou faire plaisir à nos proches.

Pourquoi pas en leur offrant un cadeau artistique ?

J’ouvre mon atelier les 2 et 3 décembre  pour vous faire découvrir mes toutes dernières petites créations propices à de petits cadeaux.

6 Impasse du ruisseau PIA de 10h à 18h….

ou sur rendez-vous 06 60 48 53 43

A bientôt ! PAT ROMERO

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24 novembre 2017 5 24 /11 /novembre /2017 09:20
Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel
Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel
Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel

Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel

L'essai biographique de Bruno TACKELS : l'auteur est à Banyuls aujourd'hui vendredi 24 novembre pour le prix européen de l'essai hall de la mairie de Banyuls à 18h: discours, exposé, apéritif)

Demain à Cerbère, au Rayon vert, avec B. Tackels: film à 15h, entretien, dialogue, dédicace à 16h 30...

 

*L'exil de Marseille jusqu'à Banyuls :

 

Banyuls, c'est la ville de l'espérance: on imagine Benjamin rencontrant Lisa Fittko, traversant la ville, depuis la gare jusqu'à la mairie, puis écoutant les conseils du maire d'alors, Vincent Azéma, leur montrant le chemin de la liberté et là-haut, vers les crêtes-frontières, le col de Rumpissa. Banyuls est une ville symbole, la dernière, l'ultime ville avant l'Espagne, la Catalogne, Port-Bou et la mort…En effet, Port-Bou, c'est la mort au bout, au bout du chemin et du destin.

 

Benjamin a toujours été un homme des crêtes, en équilibre entre deux pensées (théologie, messianisme, d'un côté, et marxisme, de l'autre), entre désir de s'ancrer (dans une ville, dans une bibliothèque) et l'invitation au voyage, pour employer le titre du poème célèbre de Baudelaire, qu'il admirait), même si celui-ci, le voyage, fut souvent motivé par la fuite et l'exil…

 

Lors de la reconnaissance du 24 sept. 1940, il va déjà affronter la souffrance et les difficultés du chemin…Il va dormir dans la nature, sans doute sur le plateau aux sept pins pour économiser ses forces.

En effet, le lendemain, le 25 sera un calvaire, un véritable chemin de croix. Il demanda, éreinté, qu'on l'abandonne et José, le fils de son amie Henny Gurland, le portera à plusieurs reprises…

A la Font del Bana, il boira l'eau croupie, comme pour déjà s'empoisonner…

 

Au Col, on imagine que la perspective de passer la frontière le réjouit, ainsi que la vue de la mer et de l'horizon vers le cap de Creus, même si la question de la contemplation esthétique n'était pas l'urgence du moment…

La descente sera longue, abrupte, interminable. Douze heures de l'arche de Banyuls à Port-Bou ! 

 

A la douane sous le tunnel de la gare, ma désillusion ne sera que plus grande, quand on lui dit qu'il devra retourner le lendemain en France, c'est-à-dire vers les camps de la mort nazis…

C'est pourquoi, dans ce petit village où personne ne le connaissait, il avalera le lent poison de la morphine : ce fut une agonie de presque 24 heures, de 22 heures, le 25 sept, jusqu'au soir du 26…

 

Cette biographie riche et émouvante de Benjamin nous offre une réflexion sur les thèmes majeurs du philosophe (l'aura, l'oeuvre d'art, la mélancolie, l'Histoire, la traduction…) ainsi que la narration d'une vie unique, dans un contexte européen apocalyptique. 

 

L'essai de Bruno Tackels nous convie à l'élucidation d'une oeuvre, souvent obscure, en raison d'une écriture très élaborée, de l'utilisation de l'image, de l'ellipse, d'une syntaxe inhabituelle. Le style ici, c''est bien l'écart par rapport à la norme, qui désoriente le lecteur…

 

B.Tackels convoque tout un contexte : l'l'Histoire de la fin du XIX° sicle et surtout de la premier partie du XX°, sans oublier les anecdotes, les portraits, les villes, les rencontres et les influences intellectuelles.

De même que Benjamin voulait prendre la grande Histoire "à  rebrousse-poils", B. Tackels prend "à rebours" les règles du genre. Les écrits ne sont pas interprétés à travers les événements vécus; non, l'essayiste montre que l'auteur interroge sa propre existence à travers l'oeuvre de cet intellectuel hors normes. 

 

L'écrit explique la vécu..Bien sûr, on imagine que, si l'Histoire avait été moins cruelle, l'oeuvre se serait poursuivie de façon moins pessimiste, mais ce n'est pas sûr…

 

En effet, une vision rétrospective des événements passés montre que la catastrophe a toujours été à venir.

L'avenir de Benjamin, ce n'est pas le progrès, ce n'est pas une conception linéaire et positive du temps historique, c'est toujours cette tempête qui vous pousse vers le futur, alors que vous regardez le passé…ne voulant pas voir la catastrophe qui vient…

 

 

Pour la rédemption de l'Homme, il faudra d'abord sauver le passé, rendre hommage à tous ces hommes, ces anonymes qui ont construit les grands monuments, à ces soldats de la Révolution qui ont montré le chemin de la libération…

 

Une image du passé peut, à tout moment, susciter une action au présent, ouvrir une porte donnant sur un messianisme social et révolutionnaire…

 

B. Tackels nous montre que cette oeuvre est comme le le XX° siècle,un champ de décombres, qu'il s'agit d'une oeuvre fragmentée comme le temps historique éclaté sous les balles et les déflagrations des guerres successives.

Il explique cette oeuvre intempestive, cet auteur insoumis, évitant la charcuterie de 14/18, refusant les avancées criminelles du nazisme et les charcutages du stalinisme.

 

Bruno Tackels montre que l'influence de Benjamin ne se résume pas au champ de la philosophie : le penseur a poussé la réflexion esthétique (avec L'oeuvre d'art…la photo, le ciné…) et la théorie politique : comme Kafka, il annonce la tragédie qui nous attend. Il s'et intéressé aux collections, aux jeux, aux jouets, à la radio, aux randonnées urbaines et aux voyages, aux livres rares… Ce flâneur curieux de tout, ce chiffonnier baudelairien, condamné à la marche, au nomadisme, à l'exil, à la marginalité en raison de sa situation proche de la clochardisationn, est pourtant un intellectuel essentiel. B.Tackels raconte cette vie comme un destin, la lente dérive vers l'inexorable.

 

Pourtant, jusqu'à la fin, il conserve l'humour et la volonté de reprendre sans cesse ses ultimes Thèses sur l'Histoire

Humour juif et ironie ne cessent d'être présentes dans ses textes et sa correspondances; exemple, cet article trouvé dans un journal et rapporté par Benjamin dans une lettre de 1939 :

 

"La société du gaz a cessé toute livraison de gaz aux juifs. L'utilisation du gaz par la population juive entraînait des pertes pour la société, parce que les plus forts consommateurs justement ne réglaient pas leurs factures. Les juifs recouraient de préférence au gaz pour se suicider." 

 

 

 

 

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24 novembre 2017 5 24 /11 /novembre /2017 09:20
Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel
Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel
Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel

Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel

L'essai biographique de Bruno TACKELS : l'auteur est à Banyuls aujourd'hui vendredi 24 novembre pour le prix européen de l'essai hall de la mairie de Banyuls à 18h: discours, exposé, apéritif)

Demain à Cerbère, au Rayon vert, avec B. Tackels: film à 15h, entretien, dialogue, dédicace à 16h 30...

 

*L'exil de Marseille jusqu'à Banyuls :

 

Banyuls, c'est la ville de l'espérance: on imagine Benjamin rencontrant Lisa Fittko, traversant la ville, depuis la gare jusqu'à la mairie, puis écoutant les conseils du maire d'alors, Vincent Azéma, leur montrant le chemin de la liberté et là-haut, vers les crêtes-frontières, le col de Rumpissa. Banyuls est une ville symbole, la dernière, l'ultime ville avant l'Espagne, la Catalogne, Port-Bou et la mort…En effet, Port-Bou, c'est la mort au bout, au bout du chemin et du destin.

 

Benjamin a toujours été un homme des crêtes, en équilibre entre deux pensées (théologie, messianisme, d'un côté, et marxisme, de l'autre), entre désir de s'ancrer (dans une ville, dans une bibliothèque) et l'invitation au voyage, pour employer le titre du poème célèbre de Baudelaire, qu'il admirait), même si celui-ci, le voyage, fut souvent motivé par la fuite et l'exil…

 

Lors de la reconnaissance du 24 sept. 1940, il va déjà affronter la souffrance et les difficultés du chemin…Il va dormir dans la nature, sans doute sur le plateau aux sept pins pour économiser ses forces.

En effet, le lendemain, le 25 sera un calvaire, un véritable chemin de croix. Il demanda, éreinté, qu'on l'abandonne et José, le fils de son amie Henny Gurland, le portera à plusieurs reprises…

A la Font del Bana, il boira l'eau croupie, comme pour déjà s'empoisonner…

 

Au Col, on imagine que la perspective de passer la frontière le réjouit, ainsi que la vue de la mer et de l'horizon vers le cap de Creus, même si la question de la contemplation esthétique n'était pas l'urgence du moment…

La descente sera longue, abrupte, interminable. Douze heures de l'arche de Banyuls à Port-Bou ! 

 

A la douane sous le tunnel de la gare, ma désillusion ne sera que plus grande, quand on lui dit qu'il devra retourner le lendemain en France, c'est-à-dire vers les camps de la mort nazis…

C'est pourquoi, dans ce petit village où personne ne le connaissait, il avalera le lent poison de la morphine : ce fut une agonie de presque 24 heures, de 22 heures, le 25 sept, jusqu'au soir du 26…

 

Cette biographie riche et émouvante de Benjamin nous offre une réflexion sur les thèmes majeurs du philosophe (l'aura, l'oeuvre d'art, la mélancolie, l'Histoire, la traduction…) ainsi que la narration d'une vie unique, dans un contexte européen apocalyptique. 

 

L'essai de Bruno Tackels nous convie à l'élucidation d'une oeuvre, souvent obscure, en raison d'une écriture très élaborée, de l'utilisation de l'image, de l'ellipse, d'une syntaxe inhabituelle. Le style ici, c''est bien l'écart par rapport à la norme, qui désoriente le lecteur…

 

B.Tackels convoque tout un contexte : l'l'Histoire de la fin du XIX° sicle et surtout de la premier partie du XX°, sans oublier les anecdotes, les portraits, les villes, les rencontres et les influences intellectuelles.

De même que Benjamin voulait prendre la grande Histoire "à  rebrousse-poils", B. Tackels prend "à rebours" les règles du genre. Les écrits ne sont pas interprétés à travers les événements vécus; non, l'essayiste montre que l'auteur interroge sa propre existence à travers l'oeuvre de cet intellectuel hors normes. 

 

L'écrit explique la vécu..Bien sûr, on imagine que, si l'Histoire avait été moins cruelle, l'oeuvre se serait poursuivie de façon moins pessimiste, mais ce n'est pas sûr…

 

En effet, une vision rétrospective des événements passés montre que la catastrophe a toujours été à venir.

L'avenir de Benjamin, ce n'est pas le progrès, ce n'est pas une conception linéaire et positive du temps historique, c'est toujours cette tempête qui vous pousse vers le futur, alors que vous regardez le passé…ne voulant pas voir la catastrophe qui vient…

 

 

Pour la rédemption de l'Homme, il faudra d'abord sauver le passé, rendre hommage à tous ces hommes, ces anonymes qui ont construit les grands monuments, à ces soldats de la Révolution qui ont montré le chemin de la libération…

 

Une image du passé peut, à tout moment, susciter une action au présent, ouvrir une porte donnant sur un messianisme social et révolutionnaire…

 

B. Tackels nous montre que cette oeuvre est comme le le XX° siècle,un champ de décombres, qu'il s'agit d'une oeuvre fragmentée comme le temps historique éclaté sous les balles et les déflagrations des guerres successives.

Il explique cette oeuvre intempestive, cet auteur insoumis, évitant la charcuterie de 14/18, refusant les avancées criminelles du nazisme et les charcutages du stalinisme.

 

Bruno Tackels montre que l'influence de Benjamin ne se résume pas au champ de la philosophie : le penseur a poussé la réflexion esthétique (avec L'oeuvre d'art…la photo, le ciné…) et la théorie politique : comme Kafka, il annonce la tragédie qui nous attend. Il s'et intéressé aux collections, aux jeux, aux jouets, à la radio, aux randonnées urbaines et aux voyages, aux livres rares… Ce flâneur curieux de tout, ce chiffonnier baudelairien, condamné à la marche, au nomadisme, à l'exil, à la marginalité en raison de sa situation proche de la clochardisationn, est pourtant un intellectuel essentiel. B.Tackels raconte cette vie comme un destin, la lente dérive vers l'inexorable.

 

Pourtant, jusqu'à la fin, il conserve l'humour et la volonté de reprendre sans cesse ses ultimes Thèses sur l'Histoire

Humour juif et ironie ne cessent d'être présentes dans ses textes et sa correspondances; exemple, cet article trouvé dans un journal et rapporté par Benjamin dans une lettre de 1939 :

 

"La société du gaz a cessé toute livraison de gaz aux juifs. L'utilisation du gaz par la population juive entraînait des pertes pour la société, parce que les plus forts consommateurs justement ne réglaient pas leurs factures. Les juifs recouraient de préférence au gaz pour se suicider." 

 

 

 

 

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 09:29
Biographie de W.Benjamin (Actes-Sud) - Tableau de Chirico - Flyer Prix W. Benjamin (C) Carlo Maiolini
Biographie de W.Benjamin (Actes-Sud) - Tableau de Chirico - Flyer Prix W. Benjamin (C) Carlo Maiolini
Biographie de W.Benjamin (Actes-Sud) - Tableau de Chirico - Flyer Prix W. Benjamin (C) Carlo Maiolini

Biographie de W.Benjamin (Actes-Sud) - Tableau de Chirico - Flyer Prix W. Benjamin (C) Carlo Maiolini

*Dans la ville de Jean MOULIN et de Robert Ménard :

Béziers : vol d'un tableau “inestimable” de Giorgio de Chirico

 

*Toile : "composition avec autoportrait" peinte en 1926 par le maître moderne italien Giorgio de Chirico - archives / © F3 LR

Une "composition avec autoportrait" peinte en 1926 par le maître moderne italien Giorgio de Chirico a été volée au musée des Beaux-Arts de Béziers, dans l'Hérault, a-t-on appris mardi 21 novembre. 

Une "composition avec autoportrait" peinte en 1926 par le maître moderne italien Giorgio de Chirico a été volée au musée des Beaux-Arts de Béziers, dans l'Hérault.

D'une "valeur inestimable", ce tableau, qui faisait partie de la collection de tableaux de maîtres modernes du résistant Jean Moulin, natif de Béziers, a été dérobé jeudi dernier dans l'après-midi dans l'Hôtel Fabrégat, en centre-ville.

"Les premières constatations semblent indiquer que la toile a été découpée au cutter. Le vol a été constaté peu de temps après par un des gardiens du musée", explique la municipalité de Béziers dans un communiqué.

Un tableau de la collection privée de Jean Moulin

Dans cet hôtel particulier, qui abrite des collections du Musée des Beaux-Arts de Béziers, se trouve notamment la collection privée de Jean Moulin.

Outre ce tableau de Giorgio de Chirico (1888-1978), fondateur du mouvement de la peinture métaphysique, qui marque un retour à une peinture figurative évoquant la tradition de la Renaissance italienne, la collection de Jean Moulin comprend également des oeuvres de Soutine, Raoul Dufy, Krémègne ou Suzanne Valadon.

 

L'enquête a été confiée au SRPJ de Montpellier.

   PRIX européen de l'essai Walter BENJAMIN - programme novembre 2017

 

 

* 24 Novembre : 

 

A Banyuls, à 18h, hall de la mairie de Banyuls:

 

Proclamation du prix européen de l'essai WB, catégorie "Référence internationale", avec nos partenaires : mairie de Banyuls, conseil départemental 66, CML, la Région, le restaurant Le Catalan (Banyuls), les 9 caves (bar, gites, lieu culturel), Le Belvédère du Rayon vert (Cerbère), L'Etoile (plus ancienne cave de Banyuls)…

 

Discours de M Solé, maire, et/ou de l'adjoint à la culture, du représentant du CD66, du conseiller général, du maire de Port-Bou (ou de son représentant: Association "Passatges"), d'André Bonet, président du Centre méditerranéen de littérature… 

 

 

Exposé du lauréat sur ses livres, sur le lieu et les derniers jours, sur la personnalité de W.Benjamin…

 

 

 

* samedi 25 : Rayon Vert, à 15 heures, film où B.Tackels intervient (entrée libre, introduction de Patrick Viret), débat à 16h au Belvédère de Cerbère.

 

 

*Dimanche 26 : ¨Programme pour Port-Bou, par Pilar Parcerisas (Association "Passatges":

 

Dimanche, 26 novembre 2017

 

11: 00h. Présentation du Prix WB et du livre de l'auteur , avec la présence de M. Le Maire et les autorités. Président Assoc. WB et Présidente Assoc. Passatges.

 

11: 30h. Conférence du lauréat..

12: 30h  Visite au Mémorial 

13: 30h.  Repas à Portbou Café.  

On peut profiter à la fin du repas pour présenter des nouveautés de l'auteur ou faire des commentaires sur WB, etc. 

 

 

17:00h. Projection du film "La dernière frontière". 

 

Livre de Bruno Tackels : Walter BENJAMIN, une vie par les textes (présentation avec de nombreux emprunts à cet essai biographique)

 

Le projet de l'essai biographique se résume dans cette phrase : "Ce n'est pas la vie qui explique le poème, mais c'est le poème qui fait le récit de la vie."

 

En effet, la biographie ne permet pas de lire et d'interpréter une oeuvre; elle n'en reste pas moins puissamment impliquée dans les textes du philosophe.

Le récit de sa vie n'apparaît jamais de façon explicite dans ses textes (B. s'interdisait même d'employer le je dans ses oeuvres, mais ce récit de vie est tout entier codé dans ses différents textes (ex: les souvenirs personnels transformés dans des oeuvres autobiographiques telles que Enfance berlinoise ou Sens unique).

Donc lire les écrits de B. permet de mettre en avant l'histoire de sa vie.

De ce destin tragique, il nous reste une écriture, celle d'un auteur, pas simplement allemand, ou français (cf. Les écrits français), mais celui d'un écrivain européen. B. Tackels écrit : 

 

"Il aura eu le courage de mettre à nu la teneur véritable qui anime la civilisation et le projet européen. Avant l'horreur de la Solution finale, avant la terreur de l'étau communiste, sa pensée a perçu avec une précision extrême la tournure inexorable qu'allait prendre le cours des événements européens."

 

Benjamin est un visionnaire mais sa réflexion s'exerce, non vers le futur, mais dans le présent : il insiste sur "l'apparition soudaine dans le monde d'un événement qui engage l'Avenir."

Il regarde ce qui, dans l'époque présente, appelle une possible transformation de l'avenir.

 

En guise de préface, B.Tackels adresse une lettre à Benjamin; il lui confie qu'il pratique son oeuvre depuis 22 ans; il désire contribuer à la diffusion de son oeuvre qui n'a jamais été aussi vivante. Incomprise, ignorée, censurée, entravée, pendant 70 ans, il est désormais l'heure du réveil, en ces temps de catastrophe continue.

On a pillé son oeuvre, mais elle apparaît maintenant dans sa pleine lumière : l'histoire de Benjamin est comme "l'allégorie absolue du destin de l'intellectuel à l'époque du capitalisme post-fasciste."

 

Benjamin a voulu redonner la parole aux vaincus; il a voulu rendre son authenticité à la pensée qui, aujourd'hui, n'a plus d'intégrité car elle est manipulable; elle est comme un produit qu'on achète et dont on peut se servir à volonté; une marchandise qui, écrit Benjamin, s'inspirant de Marx, a perdu sa valeur d'usage et n'a plus qu'une valeur vénale, sa valeur d'échange.

 

B.Tackels, dans son imposant essai biographique, écrit de façon claire et accessible, et il raconte la vie de Benjamin à travers les textes, tout en les expliquant par les circonstance de la vie. Il écrit :

 

"Il s'agira donc d'essayer de nommer sa pensée en se laissant guider par le mouvement de sa vie. Pour autant, il ne s'agira pas d'une "biographie" au sens strict, précisément parce que la pensée de B. ne cesse d'affirmer (et elle est parmi les premières à le faire avec tant de netteté au 20° siècle) que la vie ne permet pas d'expliquer l'oeuvre.

Et pourtant B. a eu une vie qu'il n'a eu de cesse de traduire en pensée. Nous partirons donc d'une inversion stricte du dispositif conventionnel : non la vie pour éclairer l'oeuvre, mais les textes de l'oeuvre sans cesse en train de transcrire, transfigurer la vie de cet homme qui l'a tout entière dédiée au geste d'écrire. D'où ce constat, finalement fort logique, mais qui s'oppose à tout "biographisme" : tout ce que WB a écrit, il l'a écrit à partir de sa vie même."

C'est une existence qui se lit à travers les écrits, les fragments et les oeuvres inachevées d'un intellectuel qui ne pouvait vivre sans livre, sans sa bibliothèque, et sans la bibliothèque de Paris, qu'il hanta de 1933 à 1940, la capitale se résumant d'ailleurs à sa bibliothèque, comme une île sécuritaire…

Benjamin est un homme profondément seul et mélancolique. Doté d'un talent exceptionnel, il ne pourra cependant pas échapper à une "conduite d'échecs".

C'est un être décalé: il refuse l'héritage matériel et intellectuel de sa famille; il s'opposera à la pensée unique de l'université. Il restera fidèle à cette posture à contre-pied.

Il refuse la société bourgeoise et libérale, et bien sûr le fascisme qui s'avance. Il a eu le malheur d'être juif dans une époque fortement antisémite.

Il rejette aussi les compromis, les diverses possibilités de vie et d'emplois qui se présentent (Londres avec Dora et Stefan), la Palestine (invitation de G. Scholem), le départ en Amérique pour rejoindre l'Institut en exil, avant l'obligation d'avoir un visa de sortie de France (le régime de Vichy obéissant aux injonctions de Hitler).

C'est un homme en marge qui refuse les engagements, le sionisme ou le communisme: hésitations lors de son adolescence et ensuite à Moscou- cf. Le Journal de Moscou.

C'est l'homme dont la pensée est en éternel mouvement, qui ne peut se poser dans un créneau précis. Il se laisse largement ballotté par les événements: c'est le destin, la malchance et le projet de suicide qui l'ont fixé pour toujours à Port-Bou, c''st-à-dire à la frontière, en un lieu qui devrait être celui de l'espoir, mais qui s'avérera comme un no man's land indéchiffrable…

B. Tackels écrit : "Donner à lire les textes de Benjamin permet de mettre en avant l'histoire de sa vie. Le lecteur essaie de se frayer un chemin dans une écriture qui n'offre que peu de prises, mais sui constitue un gigantesque autoportrait continué."

 

B. Tackels cite la phrase judicieuse d'Adorno : "Depuis toujours, la personne de W.Benjamin a été le médium de son oeuvre."

 

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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 07:40
Dali: Figure de profil - M.Ophée et Alain Gelis - M. Ophée - Tableau d'Alain GELIS
Dali: Figure de profil - M.Ophée et Alain Gelis - M. Ophée - Tableau d'Alain GELIS
Dali: Figure de profil - M.Ophée et Alain Gelis - M. Ophée - Tableau d'Alain GELIS
Dali: Figure de profil - M.Ophée et Alain Gelis - M. Ophée - Tableau d'Alain GELIS

Dali: Figure de profil - M.Ophée et Alain Gelis - M. Ophée - Tableau d'Alain GELIS

*** FESTIVAL de l'huile d'olive :

La 4éme édition du festival de l"huile d'olive nouvelle se déroulera du 26 au 29 décembre.

Cette année nous proposons sur les 4 jours,  4 lieux, 4 animations, des ateliers avec des chefs cuisiniers de Banyuls. 

L"association depuis 3 ans mène un partenariat avec les acteurs économiques de Banyuls. Cette année nous souhaitons renouveler ce partenariat par deux actions;

A/ pendant les festival une calèche sera présente durant 3 après-midi . Nous proposerons 3 parcours différent, sur le parcours nous vous proposons de distribuer des enveloppes avec l'action commerciale que  vous souhaitez ( bon d'achat, remises, animations ect.....)

B/ Vos vitrines vont prendre les couleurs et décorations de noël, nous vous proposons d"intégrer dans la décoration ou réalisation d"introduire un "intrus" autour de l"olive, l"huile d"olive...... 

Veuillez me retourner par mail votre validation de partenariat.

Cette année la municipalité de Banyuls va proposer de nombreuses animations sur cette période. Le festival fait venir un millier de personnes sur la période, c'est modeste mais un bon début, je compte sur vous pour développer cette affluence à travers une dynamique commerciale sur cette période où peu d' animations sont proposées dans notre département.

Olivier BORRAT

pour la confrérie des oliviers de Banyuls sur mer.

Pour info

* mardi 26 décembre : un après midi au moulin à huile, balade accompagnée, visite d'olivette, du moulin, un atelier des chefs.

*mercredi 27 décembre  un après-midi en centre ville  atelier initiation à la dégustation de l'huile d'olive, atelier des chefs et pâtisserie, concert de chants catalans.

*jeudi 28 décembre :  la journée des producteurs, des ateliers des chefs, rdv à la villa Camille.

Rappel de l'objectif de notre association, le festival est une action de communication pour le plus grand nombre, la mise en avant du patrimoine oléicole du Roussillon avec un zoom sur Banyuls,  le terroir, la gastronomie, et pédagogique.

M. BORRAT Olivier 

loliviercatalan@yahoo.fr

 

*** De FOSSA, Geli de Na Pincarda, Francisco Ortiz, Nicole Yrle - Hommage à M. Ophée, par Guillaume Lagnel

 

C’est avec une infinie tristesse que nous avons appris ce 6 novembre 2017 que Matanya Ophée nous avait quittés. Une personnalité hors du commun. Inoubliable par sa vie et ce qu'il a entrepris. Inoubliable par ce qui nous était donné de percevoir au fond de son regard. Un citoyen du monde en son excellence.

Nous avons eu le bonheur de partager avec lui le déjeuner du 31 août au restaurant le figuier à Perpignan pour l’anniversaire commémoratif de François de Fossa, compositeur guitariste encore si méconnu et dont Matanya Ophée fut « le découvreur ». Aux Editions Orphée / Matanya Ophée. Passant - par Cracovie - il y donna la flamme - à l’ami Juan Francisco Ortiz, guitariste, qui le premier - de Perpignan - ouvrit la voie à cette lente reconnaissance de ce remarquable compositeur perpignanais. (1775 1849)

Chaque fois Matanya Ophée fut ici présent. En 2005 au festival de Palau del Vidre avec un premier cercle d’amis autour de Marie Susplugas et Jacques Queralt. En 2015 pour un soutien plus élargi et dont l’association les Amis de François de Fossa ne cesse désormais de faire partager ces trésors musicaux à l’initiative de Pierre Coureux.

Matanya Ophée fut ainsi présent toute cette journée à Perpignan. Nous avons pu l’inviter à visiter la « Casa de Fossa » - aux cotés de son propriétaire - l’artiste Alain Geli. Matanya Ophée si curieux et émerveillé par cette maison où François de Fossa naquit et vécu sa toute première jeunesse, nous donna un moment étonnant, acte libre de l’intuition de l’instant, saisi par le photographe Giorgio Menegoni : Matanya Ophée scellant l’acte symbolique - pour un dollar - de la main à la main - « d’un droit complice à l’image » d’une peinture d’Alain Geli - qui selon son souhait - illustrerait désormais - l’image contemporaine d’une peinture composée en ce lieu de mémoire associée au compositeur guitariste François de Fossa
Titre de l’oeuvre : « Roy Soleil semeur » auteur : Geli de Na Pincarda

Je lui avais transmis cette image comme il le souhaitait, il y a quelques jours .Elle restera à toujours l’héritage de son voeu.

Ne manquons surtout pas le rendez vous du 1er décembre à 18h à la Médiathèque de Perpignan - la présentation du nouveau cd de Juan Francisco Ortiz (François de Fossa 12 Divertimens op.6) avec la présentation des oeuvres par l’écrivain Nicole Yrles (Variations en Clair Obscur et L’Exil d’un virtuose Edition Cap Bear)

Il en sera ainsi d’un hommage partagé et de notre infinie reconnaissance à Matanya Ophée

Pensée intime : Adagio BW 564 de JS Bach .... Guillaume LAGNEL

 

Photographies 2 et 5 : G Menegoni

 

*Chers amis,

    Juan Francisco Ortiz et moi-même serions très heureux de votre présence lors de la présentation du nouveau CD de Francisco, consacré aux 12 Divertissements opus 6 pour guitare solo de François de Fossa. J'aurai le plaisir d'introduire en quelques mots chacun des morceaux que Francisco interprétera lors de cette soirée.

    

    Nicole Yrle

***DALI à FIGUERES :

Une réplique de la première exposition publique l'artiste en 1925

Dalí débutant, expo inédite à Figueres

 

Une exposition temporaire présentée au Théâtre-Musée Dalí de Figueres évoque les début du peintre à la galerie Dalmau de Barcelona, en 1925. Cette réalisation comprend «Figure de profil», portrait d’Anna Maria Dalí, la soeur de l’artiste.

 

La Fondation Gala-Salvador Dalí a inauguré ce lundi 13 novembre une exposition temporaire au Théâtre-Musée Dalí de Figueres. Cette réalisation est une réplique de l’exposition monographique accueillie par la galerie barcelonaise Dalmau en 1925, lorsque l'oeuvre «Figure de profil» a été exposée pour la première et la seule fois. Ce portrait d’Anna Maria Dalí, soeur du fantasque génie de Cadaqués, a été acquis par la Fondation Dalí en mars 2017 auprès de la maison de ventes aux enchères Bonham's de Londres.

Entre les cubistes et Ingres

Cette nouvelle exposition, baptisée «Salvador Dalí, peintre apprenti » met en avant la période lors de laquelle Dalí, âgé de 21 ans, a exposé individuellement un ensemble de 17 peintures et 5 dessins, dans la capitale de son pays. Parmi ces oeuvres figure la méconnue de toutes, « Figure de profil ». A l'époque, la presse de l’époque avait largement évoqué à ce sujet l'exposition d'un artiste « débutant » et largement relevé sa coïncidence entre l'avant-gardisme et une remarquable approche cubiste et un style renvoyant à la tradition, plus précisément au Français Jean-Auguste-Dominique Ingres.

«Salvador Dalí, peintre apprenti » au Théâtre-Musée Dalí de Figueres, à voir jusqu'à fin 2018.

Visitez la version digitale de l'exposition

(C) La CLAU

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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