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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 14:09

IMGP0088.JPGAu sommet du massif qui sépare Tautavel du village de Cases de Pène, la Torre del Far domine les Corbières. Cette tour sarrasine fut utilisée dès le Xe siècle pour transmettre des signaux par feu la nuit et par fumée le jour afin de se protéger des attaques barbaresques ou de son voisin du Nord. Surnommée « l’espionne du Roussillon », elle est visible depuis la plaine orientale jusqu’aux châteaux cathares. Depuis la Torre del Far, vue panoramique sur la Méditerranée, les Corbières, les Pyrénées, Quéribus et Aguilar.

La torre del far - randonnée: C' est un extraordinaire belvédère sur les Corbières toutes proches.

Au-dessus du village de Tautavel, ce sera l'occasion d'une visite au musée de la préhistoire. 3h 30 de marche - environ 450m de dénivelé

topoguides: Belvedères de l'Aude et des Pyrénées Orientales - Jean-Pierre-Sirejol - photo de J.P.Bonnel (reportage sur Facebook)

 

 

 

* Raymond Moretti est un sculpteur moderne populaire a qui on a demandé dans les années 70 de décorer un mur du forum de halles, à Paris, lors de sa création. Il choisit de créer une oeuvre grandiose, dans le style de ce qu'il avait déjà fait auparavant, une oeuvre intitulée "L'alphabet".

Il s'agit d'une fresque gigantesque de 4m50 de haut sur 45 m de long qui retrace l'évolution du monde et de l'humanité vue à travers le prisme des différents arts développés par l'homme : la peinture, la musique, la calligraphie. Cette évolution est visible lorsqu'on parcoure l'oeuvre de gauche à droite.

Commençant par un masque en bronze, copie du crâne de l'homme de Tautavel, c'est tout naturellement à Tautavel qu'il a été installé, après qu'il ait été obligé de déménager du forum des halles suite à la restructuration de ce dernier. Etant indissociable de son support en béton, le mur complet a été découpé en 56 morceaux, puis repositionné sur son emplacement définitif à Tautavel. Il fallut encore deux ans à Michel Bourdon, peintre-décorateur, pour effacer les traces de ce découpage et relivrer la même oeuvre restaurée. Elle a été inauguré une seconde fois à Tautavel le 11 juillet 2002 par l'auteur. La ville en a profité pour faire une exposition temporaire consacrée à Raymond Moretti.

MurDeMorettiV2.jpg

Malheureusement de nos jours la peinture s'abime. Livrés aux intempéries, elle s'écaille par endroit et laisse entrevoir sa destruction à moyen terme, suite à la disparition progressive des couleurs.

* Ci-dessous, mon article paru sur le site : "frontières-catalogne":

 

La  fresque monumentale du peintre Raymond Moretti, intitulée « L’Alphabet » a été créée en 1979, à Paris, et installée au Forum des Halles. L’œuvre monumentale, après un déplacement périlleux à travers la France et un long et minutieux travail de rénovation, se trouve désormais devant le musée de la préhistoire, à Tautavel. Le vernissage, en présence de l’artiste,  aura lieu le 11 juillet 2002.

L’ALPHABET de Raymond Moretti :

 du « Mur du Forum des Halles », à la fresque de Tautavel :

-         de la genèse de l’univers à la jeunesse du monde –

Elle raconte l’histoire du monde, l’épopée humaine, la légende des millénaires, l’aventure de l’art et de l’écriture…

 

            « Le mur du Forum des Halles » est, à l’origine, une œuvre de 46 mètres de long et 4,50 mètres de haut ; il s’agit d’une peinture à l’huile, commandée par la ville de Paris, réalisée en quatre-vingt-dix nuits, et inaugurée par Jacques Chirac en septembre 1979. Comme l’écrit Yves Courrière, biographe de R.Moretti, elle évoque « l’évolution de l’homme et de son génie, des signes protosumériens à la naissance de l’alphabet, de l’homme de Tautavel à Victor Hugo, Maurice Ravel et Louis Amstrong. » A l’époque, la chorégraphe Carolyn Carlson, danseuse étoile à l’Opéra de Paris, née en Californie dans une famille finlandaise, a voulu rendre hommage à cette création artistique, en évoluant de façon improvisée devant elle, en direct dans le journal télévisé de treize heures.

 

«  Le mur » est baptisé « l’Alphabet » en 2002 car elle a l’ambition de retracer l’Histoire de l’homme et de l’univers. Et la fresque quitte Paris pour Tautavel ! En effet, située au Forum des Halles, dans un sous-sol qui ne permettait pas une mise en valeur de l’œuvre, sur les murs du cinéma Gaumont, elle n’a plus, dans cet espace commercial qui se restructure, sa raison d’être : elle passe inaperçue, elle est incomprise, elle souffre d’enfermement et du manque de lumière ! On décide donc de déplacer l’œuvre dans un lieu plus adéquat et prestigieux. Pourquoi choisit-on Tautavel, village perdu des Corbières, dans une province si reculée, si loin de la capitale ? Parce que « l’Alphabet » s’ouvre sur une impressionnante mise en scène de l’Homme de Tautavel ! Parce que R.Moretti a des relations amicales avec Henri de Lumley, spécialiste de la préhistoire, Directeur du Muséum d’histoire naturelle et du Centre de recherches préhistoriques de Tautavel ! Ainsi, le choix est affirmé : la fresque morettienne passe de la nuit du forum et de l’indifférence des halles, au plein soleil du midi catalanoccitan…

 

C’est ainsi qu’elle est déplacée et transférée, début 2002, à proximité du musée. Après avoir été découpée, telle une énorme mosaïque, en morceaux de 1,80 mètres sur 2 m, elle est emballée, manutentionnée et stockée par des spécialistes dirigées par le célèbre peintre-restaurateur Michel Bourdon. L’opération est délicate : il ne faut pas endommager les différents cadres de cette énorme « bande dessinée », mi-figurative et mi-abstraite, durant la traversée de la France, en gros camions, et réinstaller l’ensemble, en soignant les jointures et en le protégeant des intempéries : d’abord, grâce à une belle bâche bleue, digne des « emballages » à la Christo, puis par un scientifique pelliculage.

 

Afin de reconstituer la fresque à l’identique, le travail, supervisé par M.Bourdon, durera plusieurs mois, durant l’hiver et le printemps 2002, pour donner naissance à une œuvre lumineuse, « reliftée » et mise en valeur sur les hauteurs du désormais célèbre village de Tautavel. Les habitants, les touristes et les spécialistes sont invités au vernissage du 11 juillet 2002, pour admirer l’œuvre et constater qu’après un long exil et un voyage périlleux,  l’Homme de Tautavel  revient chez lui : symboliquement, grâce à la représentation picturale de Raymond Moretti, et physiquement, puisque son crâne précieux, conservé depuis plusieurs années à Marseille, est maintenant protégé par les puissants coffre-forts tautavellois.. ! De la caverne grouillante du forum des Halles, de la grotte parisienne aménagée pour la distraction futile et mercantile, à la caune de l’Arago et au chemin de croix soleilleux du musée préhistorique, l’homme s’est initié à la vie des hommes : Rastignac guéri de sa fatuité et de sa vanité, il réintègre le sol natal et la terre rouge des Corbières ; certes, la boucle est bouclée, mais dieu, que l’espérance fut violente et patiente…

 Tous les visiteurs de passage, jettent, depuis des semaines, un œil frauduleux sur la fresque en cours de montage et de restauration, depuis les étranges échafaudages ou les entrailles de ferraille et de béton, parmi les ouvriers affairés et quelque peu agacés par la curiosité des visiteurs dépourvus d’invitation ; cependant, ils n’étaient pas tout à fait clandestins, puisque « l’Alphabet » est une œuvre de plein air, non faite pour l’enfermement muséal et le respect que vous confère le prix du billet d’entrée…

 

Tous, villageois ou touristes, érudits ou néophytes, s’interrogeaient sur la signification des différents éléments picturaux de la gigantesque œuvre horizontale…La raison, l’explication : il faut toujours comprendre et analyser, souvent au lieu d’apprécier et de se laisser bercer par le rythme de la toile de la pierre, par les couleurs diaprées, par l’écriture originale de l’artiste…Interpréter ! Oui, interprétons, il en restera toujours quelque chose ! Pour certains, du village, cette chose n’est qu’un « tag », qui défigure les lieux et la colline de Tautavel ; ou simplement, cette « fresque », c’est, pour un catalan plein d’humour, un abri pour se mettre « al fresc », les jours de canicule…

 

Mais qu’est-ce qu’il a voulu réellement dire, le Raymond.. ?

 

La fresque serait composée en séquences ; la première, illustrant les origines, la Genèse, montre des feuilles représentant le monde végétal et un magnifique rhinocéros à deux cornes, résumé de toute la faune préhistorique ; l’imposant crâne noir de l’homme de Tautavel symbolise la présence de l’homme préhistorique sur la Terre ; ensuite un creux fait apparaître le feu; la seconde séquence concernerait l’arrivée du paléolithique supérieur et l’expression de l’homme dans tous les domaines de la création et de la communication : ce sont « les temps modernes », avec quelques figures célèbres représentant la culture, la créativité, dans les cinq continents. Les visages sont esquissés ou dessinés à différentes échelles : on discerne un cheval, puis des portraits, des têtes qui se suivent et se mêlent : celles de V.Hugo, Maurice Ravel, Marx et Louis Amstrong ; il s’agit là de l’espace de l’écriture. Au-dessus, c’est un étage abstrait, se situant au-delà de l’écriture et composé des symboles, des signes, des éléments abstraits. La fresque comporte aussi des éléments en saillie : il faut noter que toute la partie supérieure de l’œuvre –un mètre dans le plafond !- n’a jamais été vue ; à Tautavel, c’est donc une création inédite, qui est donnée à voir.

Sous forme symbolique, d’images fortement colorées et éclatées, cette peinture dynamique, « en marche », « en mouvement », traduit l’histoire du monde, de ses origines à nos jours. Fresque murale, à la manière des grands peintres mexicains, tels que Ribera ou Orozco, c’est une sorte de « codex », de récit dessiné sans paroles ni solutions de continuité, racontant l’évolution de l’homme, depuis la préhistoire jusqu’aux temps modernes, ainsi que l’avancée inéluctable du temps vers l’infini ou la fin du monde et la fin de l’Histoire des hommes…

De nombreux éléments picturaux sont figuratifs, comme les lettrines stylisées de notre abécédaire, ou les visages et les figures connus, le reste du monde culturel ou scientifique se résumant en une flèche, qui se tend vers une cible de lettres et de consonnes ; celles-ci se superposent et forment un calligramme, au-dessus duquel apparaît un corps dénudée de femme : cette apparition est destinée à nous conforter dans l’adage poétique de Louis Aragon :  la femme est bien l’avenir de l’homme.. !

Cette histoire du monde est donnée à voir dans sa fulgurance : l’œil du spectateur ou du visiteur, dans l’avenue qui mène au musée, appréhende, en un résumé expressionniste et saisissant, la fabuleuse épopée de ses ancêtres antédiluviens et de ses aïeux insoupçonnés… Le chiffre incommensurable du temps s’affiche sur un support de quatre mètres de hauteur qui s’étend sur près de quarante mètres de longueur. Un gigantesque masque de bronze, reproduisant l’Homme de Tautavel, marque le point de départ de cette « Histoire du monde », tandis que l’écriture, les mots, les phrases, en délimitent l’aboutissement.

Pour la première fois, la fresque peut être considérée dans son intégralité et dans toute la successivité de son déroulement : tout le contraire de la situation du forum des Halles ; en outre, on peut constater aisément que l’œuvre est visible de plusieurs kilomètres, quand on arrive à Tautavel ; elle est dirigée vers la Caune de l’Arago, berceau de notre héros, tout comme les principales ouvertures des maisons construites depuis la découverte du fameux crâne, sans lequel Tautavel ne serait ce qu’il est aujourd’hui…

Petits hommes, anonymes mortels, vous voici au pied du panneau horizontal, quelque peu dépaysé, dans ce bain bleu, où voguent des lettres rimbaldiennes et une beauté de femme oblique : au bout du panneau, c’est l’inconnu, la mort…Prenons garde à ne pas tomber dans ce noir, car c’est à chacun de nous de poursuivre l’œuvre et l’aventure de la vie ! En effet, il s’agit d’une œuvre ouverte  ; n’attendons pas d’éclaircissement de la part de l’artiste : R. Moretti ne veut pas revenir sur les années de création 1978-79, il n’a rien à dire ; ce qu’il a voulu dire, il l’a dit dans la continuité de son film immobile, et dans l’incessant mouvement de son œuvre massive. Message pérenne, qui doit demeurer dans l’éternité de Tautavel. Saurons-nous le lire, le déchiffrer, en exprimer sa splendeur.. ? Plus simplement, saurons-nous en être dignes.. ?

 

LA FRESQUE de Raymond MORETTI

Raymond Moretti a réalisé «Le mur » avec ses amis : l’écrivain Philippe Sollers, l’homme de théâtre Armand Gatti et le journaliste essayiste Marc Paillet.

Nous devons les remercier tous, ainsi que le biographe de R.Moretti, Yves Courrière. En outre, ce travail n’aurait pas pu être réalisé sans la collaboration amicale de MM. Henri de Lumley, Jacques Pernaud et Joseph Briu, de Mmes Isabelle Merle des Iles, Anne-Marie Moigne et Marie-Thérèse Ripoll, sans oublier mes élèves de 6ème du Collège Jean Massé, et, en particulier, Guillaume Idée et Pierre Pesquiès, qui ont enquêté sur place, à Tautavel.

Mise en texte et en photos : Jean-Pierre Bonnel

 

            Raymond Moretti à Tautavel

            L’intime collaboration et la solide amitié qui existent entre l’artiste et Tautavel ne datent pas d’aujourd’hui. En effet, R. Moretti travaille depuis des années avec le musée et le Centre européen de Préhistoire de Tautavel. C’est ainsi qu’il a créé la statue qui se trouve à l’intérieur du musée ; en effet, à l’occasion de l’ouverture du nouveau musée de la préhistoire de Tautavel, en juin 1992, réalise une œuvre, qui orne désormais le centre européren de la Préhistoire.

Cette statue représente deux profils emboîtés l’un dans l’autre, celui du crâne de « l’homo erectus » (qui vivait, il y a 450000 ans dans la plaine du Roussillon, et mis en évidence par Henry de Lumley et son équipe), en bronze, et celui de « l’homme moderne », en acier : ces deux faces sont accompagnées du profil de « l’homme debout » -formule rappelant la thématique du poète René Char- d’une taille de 1,65mètre, celle de l’homme de Tautavel ; ce troisième profil est taillé dans le bois : polychromé, il représente le chasseur des temps préhistoriques.

Raymond Moretti a aussi réalisé  de nombreux timbres et affiches à l’effigie de l’Homme de Tautavel. Il a aussi beaucoup travaillé avec le musée de Terra Amata, à Nice : d’ailleurs, le début de la fresque « l’Alphabet »,, correspondant à la période antérieure à l’apparition de l’Homme « moderne », et jusqu’à l’Homme de Tautavel, est reproduit devant le musée de Terra Amata.

 

* Bibliographie :

Outre les nombreux livres de Henry de Lumley, publiés chez plusieurs éditeurs, dont Odile Jacob, il faut lire :

*Les hommes de Tautavel, de Marcel Coumes et Albert Pla ; il s’agit de la chronique du village de 1790 à aujourd’hui.

*La saga de l’homme, de Jacques Pernaud-Orliac et Aimé Rigaill

* Le Centre Européen de Préhistoire :

Animations, visite-guidées- boutique du musée- expositions –

1800000 ans d’histoire de l’Homme –

66720 Tautavel

Pyrénées-orientales - France

04.68.29.07.76.

Fax : 04.68.29.40.09.

* Le slogan de Tautavel et du CERP : « 450000ans de vie au soleil »

 

         LES TEMPS DE TAUTAVEL

Avec l’homme de Tautavel, on pénètre dans la nuit des temps.

Avec la fresque de Moretti, on parcourt des séquences et des images du temps. Chronologie ramassée, épopée humaine résumée en quarante mètres. Cinématographe en couleurs saisissable en un seul jet de rétine.

A rouge de la Préhistoire.

B jaune des temps modernes.

CDEFG …voici l’âge nucléaire.

On passe de la Genèse du monde à la jeunesse de l’Homme.

Œuvres humaines : autant de fragments d’un discours sur le temps

Prenons le temps de visiter la rétrospective du travail de R.Moretti sur la préhistoire dans la salle du Palais des Congrès de Tautavel.

Avec le retour de la fresque à Tautavel, le maire du village, M.Guy ILARY n’a pas perdu son temps. Il fait une opération prestigieuse et historique, qui ne coûte rien à la commune !   En effet, les propriétaires de l’Espace Expansion du forum des Halles, en refaisant le centre commercial, sont obligés par la loi de repositionner l’œuvre de R. Moretti. Le groupe « Expansion » a réglé l’artiste et les frais de déplacement et d’installation de la fresque monumentale. Sans oublier la remise en état : jointures, plâtre cassé, peintures originales, nettoyage car la fresque a été polluée lors de son long séjour dans l’antre des Halles

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 11:54

sentier4.jpg  Vous longez les quais bordés de chaluts et de filets d'écume et d'or, en direction de la criée. Ou bien, à partir de l'église mauresque, vous avez emprunté la rue du soleil ! De toute manière, il ne faut pas entrer dans l'impasse de la criée, mais monter vers le sentier balisé de la Mauresque. 

 

  Départ abrupt pour se retrouver dans les champs en fleurs du mois de mai, puis direction la côte rocheuse, découpée à l'extrême en pointes schisteuses jusqu'à la plage d'En Baux (platja d'en Baus) et celle de l'Oli, en contrebas du cimetière de Port-Vendres (à l'entrée, à gauche, avant la descente vers la galerie du dôme et le musée Mackintosh.)

 

Vous parcourez un chemin menant à un site grandiose (plateau donnant sur la mer, lieu d'observation idéal) truffé de blokhaus datant de la deuxième guerre mondiale : architectures lourdes en grande partie bien conservées.

 

  Cette zone est en effet marquée par son passé militaire. Mais l'intérêt est aussi la richesse naturelle du site : des plantes rares et protégées poussent jusque dans les falaises, où nichent aussi les mouettes et cormorans...Dans les landes vivent les fauvettes, repérables par leurs chants sonores, sous les buissons épineux; elles se nourrissent d'insectes et "gavent leurs poussins de chenilles", comme l'indique le bienvenu panneau informatif  !

 

   Le sentier serpente jusqu'au fort de la Mauresque : le mot "Moreshca" est mentionné pour la première fois sous les rois de Majorque (1292); il est construit à la pointe du cap Gros (à l'ouest de l'anse de la Mauresque) sous la domination espagnol, fin XV° siècle. Vauban, en 1700, pour le roi de France, construit un port militaire près de la nouvelle frontière espagnole, après le traité des Pyrénées. On établit en 1850 une batterie pouvant accueillir vingt hommes et dix pièces dirigées vers le mouillage des vaisseaux devant l'entrée du port. Port-Vendres est considéré, à cette époque, comme le seul port, avec Toulon, capable de recevoir des bateaux de guerre.

   Durant la seconde guerre mondiale, les troupes d'occupation allemandes ont installé de nombreux blokhaus sur ce site unique d'observation.

 

   De nos jours, il ne reste du fort que trois arcs ouvrant sur la mer au-dessus d'un glacis.

  Le chemin étroit se poursuit, de façon vertigineuse, parfois, surtout à l'approche des villas, avant de rejoindre la plage de l'Oli. Retour au centre de Port-Vendres : rando facile mais inoubliable ! Le paradis près de chez nous...

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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