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19 novembre 2022 6 19 /11 /novembre /2022 10:23
La bataille du col de Banyuls : la députée RN pour l'ouverture de la frontière ! - Galerie Lligat à Perpignan -
La bataille du col de Banyuls : la députée RN pour l'ouverture de la frontière ! - Galerie Lligat à Perpignan -
La bataille du col de Banyuls : la députée RN pour l'ouverture de la frontière ! - Galerie Lligat à Perpignan -

Les batailles du Col de Banyuls *

 

Quand on veut savoir ce qui se passe chez soi, mieux vaut lire les reportages de plus en plus fréquents de Libération, Mediapart et Le Monde (ainsi ce reportage, publié à la suite), qui envoient des journalistes en Catalogne... Bien sûr on se régale avec les enquêtes de "Made in Perpignan" et les infos indiscrètes du site Ouillade" !

 

La ville de Banyuls/Mer aime reconstituer, avec musique et costumes, la bataille du col (perdue par la République)  : ainsi, selon la conjoncture historique, on demande de l'aide pour fermer ce petit pertuis car les Espagnols veulent envahir le territoire; ces temps-ci c'est la guerre contre le gouvernement français qui, sous prétexte de terrorisme, a fait placer d'énormes blocs de pierre...

 

Bien sûr, on peut passer à pied, vélo ou moto, cependant un terroriste exige un peu plus de confort : il passera plus facilement par le col de Cerbère (surveillé, il est vrai, soit par un militaire armé soit par les policiers de Portbou); la route est aussi meilleure par le Perthus, mais ces derniers jours, la police arrêtait et fouillait les gros véhicules...

 

En fait le plus simple est de passer en voiture, à 130 à l'heure, par l'autoroute qui domine le village du Perthus ! A deux pas des bureaux des douaniers...Mais que font-ils là, policiers et douaniers... Une absurdité, une incohérence, un arbitraire des contrôles et des frontières, c'est évident !

 

Bien sûr la fermeture est dure pour les quelques travailleurs espagnols (un médecin, deux maçons...) qui viennent, à partir d'Espolla, travailler sur la côte rocheuse. Pour les autres, retraités, touristes, oisifs, le mieux, pour aller acheter des cigarettes ou manger au restau est de prendre l'admirable route qui mène à Cerbère et Portbou. Là, ils pourront aussi, mais leur but est rarement culturel, rendre hommage à W.Benjamin, philosophe convoqué, récupéré sans cesse, et dans cette fermeture aussi, pour montrer qu'il a pu passer par les fameux "chemins de la liberté"..! Liberté de fuir, en janvier 39, le franquisme et de se retrouver dans un camp de concentration à Argelès ou ailleurs, puis être pris par le conflit de 1940 et mourir au front ou dans un camp nazi...

 

Les Banyulencs qui ont du temps peuvent aussi aller acheter de l'huile ou du tabac au Perthus, par la voie rapide d'Agiles/Le Boulou, mais c'est plus long et moins poétique que le paysage âpre et silencieux du col... Et puis, les Catalans et indépendantistes nous disent qu'on coupe encore, dans cette affaire, la continuité, l'unité du territoire catalan, c'est vrai !

 

Et que ce genre de blocage de la frontière à l'intérieur de l'Europe est interdit, sauf...décret temporaire du ouvertement national ! L'extrême-droite est pour ces fermetures, mais, étrangement, la députée RN, Michèle Martinez, s'est élevée contre cette décision, et contre son parti !!! Pour ménager son électorat..? Etrange contradiction...

 

Pour finir, si vous voulez marcher, c'est l'occasion, ce samedi. Et si vous ne vous cassez pas le "col du Perthus", comme disait une amie de ma mère, au lieu du "col du fémur", attention de ne pas vous rompre le "col de Banyuls"...

 

J.P.Bonnel

 

* Les Catalans républicains contre l'Espagne

Bataille du Col de Banyuls
Informations générales
Date  au 
Lieu Col de Banyuls
(Pyrénées-Orientales)
Issue Victoire espagnole, occupation de la place forte de Collioure
Belligérants
Drapeau de la France République françaisePatriotes banyulencs Drapeau de l'Espagne Royaume d'Espagne
Commandants
Louis-Pierre DelattreAndré Rocarias Juan Curten
Forces en présence
2 300 hommes 4 600 somatents de Banyuls 7 000 hommes

Guerre du Roussillon

Batailles

La bataille du col de Banyuls est une bataille qui opposa la République française au royaume d'Espagne durant les guerres de la révolution.

 

À la suite de l'avance de l'armée espagnole, le général Ricardos décida de se couvrir en s'emparant des cols des Albères.

 

Le général Ricardos décide de s'emparer du Col de Banyuls. Les troupes françaises peu entrainées sont vite défaites et s'enfuient vers Port-Vendres.

 

PS. Signalons que l'association "Albères sans frontières" s'est inspirée de notre association "W.Benjamin sans frontières" créée il y a 8 ans !


 

Sur la route du col de Banyuls-sur-Mer, la colère monte contre la fermeture de la frontière

 

Reportage

 

Dans les Pyrénées-Orientales, où le vote d’extrême droite est important, le col qui mène en Espagne est fermé depuis deux ans. Un collectif dénonce une mesure illégale, qui abîme l’économie locale et les liens familiaux et culturels transfrontaliers.

 

Cela fait maintenant deux ans. Le 5 novembre 2020, en déplacement au Perthus, poste-frontière des Pyrénées-Orientales, Emmanuel Macron avait annoncé le doublement des forces de l’ordre déployées aux frontières. L’objectif : lutter contre le terrorisme et l’immigration clandestine, alors qu’une semaine auparavant, un Tunisien en situation irrégulière avait perpétré un attentat tuant trois personnes à la basilique Notre-Dame de Nice. Peu de temps après, une quinzaine de passages frontaliers entre la France et l’Espagne avait fermé.

 

La moitié d’entre eux le sont encore, à l’image du col de Banyuls. A 355 mètres d’altitude, la petite route communale des Mas, sinueuse et goudronnée, qui faisait la liaison entre la France et l’Espagne, est entravée par une dizaine de gros rochers. Dix kilomètres plus bas, à Banyuls-sur-Mer, la colère monte. Dans cette cité balnéaire de 5 000 habitants, l’association Albères sans frontière, créée en juillet et qui revendique aujourd’hui près de 1 200 adhérents, exige la réouverture du col. Ses représentants s’apprêtent à déposer un recours en excès de pouvoir devant le tribunal administratif. Ils dénoncent une mesure illégale, qui abîme l’économie locale, les liens familiaux et culturels transfrontaliers et jusqu’à l’histoire.

Lire aussi :  Article réservé à nos abonnés  Au col du Portillon, entre la France et l’Espagne, la frontière de l’absurde

 

© Le Monde - 

Par Julia Pascual (Banyuls-sur-Mer, Pyrénées-Orientales, envoyée spéciale)

Publié le 07 novembre 2022 à 05h25 Mis à jour le 07 novembre 2022 à 09h31

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droitsdauteur@lemonde.fr


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https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/11/07/sur-la-route-du-col-de-banyuls-sur-mer-la-colere-monte-contre-la-fermeture-de-la-frontiere_6148756_3224.html

 

SUR LE FIL #1 les petites conférences de la Galerie Lligat

Muriel Valat-B, Writing interiors

Muriel Valat-B rencontre Claire Muchir (Musée de Collioure)
autour de "Plissements" premier ouvrage édité par la Galerie lligat
Samedi 19 novembre à 16H30
 
 
 
Samedi 19 novembre à 16H30, venez découvrir l'œuvre de Muriel Valat-B, qui s'entretiendra avec Claire Muchir (Musée de Collioure) autour de l'ouvrage "Plissements", édité par la Galerie Lligat. 
 
Premier opus de SUR LE FIL, la Galerie lligat  poursuit avec ces petites conférences un travail de valorisation et de transmission en proposant des moments conviviaux d'échanges et de rencontres, où  quelques tentatives critiques et analytiques pourront être exposées. 
 
SUR LE FIL pour évoquer la fragilité d'une approche critique, construite à petit pas, au fil du temps, et qui convoque une forme de tension et de tâtonnement. Le funambule n'est plus seulement l'artiste, mais aussi celui qui cherche à discerner les éléments d'une pratique, à détricoter une intention, à saisir un cheminement, à formuler "de très peu" une réception intime aux prises avec le sens de l'histoire. 
 
"Le fil est quelque chose de très simple : juste une ligne dans l'espace. Mais c'est aussi quelque chose de très complexe : un écheveau, une complication de brins. Le fil tient de la structure (toile d'araignée, cordage, réseau de ligatures), mais il peut aussi bien s'effilocher et, tout à coup, se casser. Il s'assemble (filature, maille) ou se faufile (lacis, torsade, tresse). Il trace une destinée ( Les Parques), nous emprisonne (attaches, liens) ou bien se "coupe en quatre" (raisonnements, arguties, faux-fuyants). Il nous guide vers le meilleur ( Ariane, cours d'eau) ou bien nous égare vers le pire ( lianes, ronces). Le fil lie, enchaîne et donne cours. Ou bien, au contraire, il tranche, aiguise, affûte et fait rompre. Le fil toujours ne tient qu'à un fil. Tel est sa beauté — son beau risque — et sa fragilité. 
G. Didi-Huberman Sur le fil, Ed. de Minuit, 2013, p. 38. 
 
 

Muriel Valat-B, plasticienne

« Mon parcours est intimement lie à la ville de Berlin. Cote Est déjà a 15 ans, un premier séjour à Berlin, camp de jeunesse, dans l’espoir de trouver un monde meilleur. Côte Ouest c’est la fascination des projets de vie alternative, que je découvre à 20 ans, en 1981. Bâtir, transformer des lieux détruits par la guerre, abandonnés par les autorités politiques, en faire des lieux de vie, culturels et de travail, des lieux collectifs ou tout se décide ensemble, à l’issu d’interminables assemblées générales. Berlin se construit un visage unique. 1987, j’habite Paris, coincée dans un métier inadéquat. Lors d’un séjour à Berlin, je décide d’écrire, projet formulé pendant mes études de lettres et de théâtre à Montpellier. En rentrant à Paris, fourmillements dans les doigts, c’est le dessin qui vient. J’entre aux Beaux-Arts de Cergy, je poursuis en fac d’Arts Plastiques, à la Sorbonne.
1994, je m'installe à Berlin. Premier atelier personnel, première presse de taille- douce. Je vis et travaille dans une usine, squattée puis réhabilitée par un collectif alternatif, à Kreuzberg 36, Berlin-ouest, mais je fréquente surtout la scène artistique de Prenzlauerberg, Berlin-est, qui n’est pas encore un quartier chic. Berlin réunifiée commence à se transformer. 2010, j’installe mon atelier dans un tout petit village dans le sud de la France, Planèzes ». 

 

Projets 2023 
— Galerie Le Lieu multiple, avec Kati Gausmann, Sylvia Hansmann et Helga Stuber, Montpellier
— Entre les lignes//Zwischen den Linien, duo show avec Kati Gausmann (Berlin), La Maison de Heidelberg, Montpellier, avec le soutien de l'institut für Auslandsbeziehung et la Galerie Lligat, avec Kati Gausmann, et Nadia Lichtig à Perpignan
Restitution du travail des Résidences 3C Calce 2022, avec Kati Gausmann (Berlin), Jacques Perconte (Amsterdam), Kika Nicolela (Bresil) Le Mas de las fonts, Calce avec le soutien de la region Occitanie, de la Drac Occitanie et du departement 66
Galerie Nord-Tiergarten, Berlin, duoshow avec Kati Gausmann, avec le soutien du Senat de Berlin
— Le Temps flaire, Le L.A.C Sigean, duo show avec Kazuki Nakahara (Berlin), Partenariat Le Lac – Galerie Lligat Hors les Murs. 
 

 

 
— Exposition collective Œuvres au noir
prolongée jusqu'au 24 décembre 2022 !
Du mercredi au samedi 14h-19h et sur rendez-vous

 
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7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 16:40
J. Labellie, vitraux - C. Cavalier, poteries
J. Labellie, vitraux - C. Cavalier, poteries
J. Labellie, vitraux - C. Cavalier, poteries

J. Labellie, vitraux - C. Cavalier, poteries

Banyuls 

 

Bienvenue à la fête des vendanges de Banyuls sur Mer,

en solidarité avec

les saisonnièr.es!
Animation autour de pizzas artisanales à prix libre/ dons, dimanche 9 octobre

à midi, sur votre route à la plage, au dessus des arcades!
Nous, travailleurs et travailleuses saisonnier.es du Cru de Banyuls,

demandons l'accès au logement, la tranquillité et le respect de notre mode de

vie, un hébergement digne et choisi, aussi pour qui veut au camping municipal,

fermé aux saisonnièr.es

 

 

Expositions,  Eus

 

L’association Artz, avec la complicité de Jeanne Labellie et avec l’association Les amis de Jean-Labellie, consacre une exposition temporaire à l’œuvre du peintre Jean Labellie (1920 – 2021) .

De grandes expositions avaient permis de découvrir son œuvre, "Itinéraires" au Palais des congrès de Perpignan en 2001, "Jean Labellie, chemins de traverse" à l’espace Martin-Vivès à Prades en 2015, "l’Être et l’essence" aux collections de Saint-Cyprien en 2018 et une grande rétrospective au couvent des Minimes à Perpignan.

Alors, il était bien normal d’exposer à Eus les trois grandes périodes de l’œuvre de l’artiste inspirées par son village d’adoption.

Les oliviers (1970-1990)

Séduit par la lumière et les paysages du pays catalan, Jean installe son atelier à Eus. Dès lors, et pendant une vingtaine d’années, l’olivier le fascine. Son épouse, Jeanne, raconte : "Tôt le matin, il arrimait un contreplaqué sur le toit de sa voiture et après avoir pris tout le matériel nécessaire, se rendait aux Rougères. Dans un premier temps, il s’attachait à représenter le tronc de l’arbre avec des formes rondes comme celles de ‘‘L’olivier couronné’’ ou de ‘‘L’olivier de Noël’’, puis les premières inflorescences sont apparues sans qu’il sache vraiment pourquoi, disait-il" . Pépé Buscail, le grand-père de José Montessino, venait le voir souvent dans l’atelier et lui prodiguait quelques conseils simples avec ses mots. Il lui parlait du vent ou de la lumière dans l’olivier et une vraie complicité s’était nouée entre les deux hommes. Tramontane dans l’olivier (1990) ou Le soleil dans l’olivier (1980) sont peut-être les échos de ces conversations. "Et puis un jour, poursuit Jeanne, c’est une période de creux, comme la page blanche chez l’écrivain : il se désespère, mais un heureux hasard va apporter une réponse à ses interrogations. Alors que l’on assiste au renouvellement de bâches de bistrot aux couleurs lie-de-vin ou bleu éteintes par le soleil et que les ouvriers lui proposent de les emporter, il voit là le support idéal pour ce qu’il va représenter désormais".

Les carrers, chemins de vie (1990-1998)

Du végétal au minéral, la rupture est totale. Le peintre va représenter les calades du village, ces pavés ronds sur lesquels nous montons chaque jour, lentement, ne voyant en eux que pavés ronds cernés d’un large joint de ciment… Et face aux regards dubitatifs de certains, il répond : " C’est comme ça maintenant, c’est à prendre ou à laisser". Un peu de rouge, quelques stries noires, un jaune d’œuf, beaucoup de bleu. Ces chemins de vie, il les peint sur des bâches ou des draps, elles sont faites pour bouger à la brise, descendre le long des façades comme des bannières. "Puis commence une nouvelle période de doute, raconte Jeanne, une période de dépression qui va donner lieu à une nouvelle expression picturale".

Les Cosmogonies (2000-2015)

Jean se lance dans une série de grandes toiles, souvent sur des bâches ou des draps. Le travail est plus intime, empreint de spiritualité. Ellipses, croissants, anneaux, comètes, constellations sont un rappel des différentes phases de son œuvre et donnent accès à des univers artistiques multiples et libérés, comme une plongée dans l’éther.

Et Jeanne conclut ainsi : "Chaque matin, Jean descendait à son atelier. Plusieurs jours de suite, remarquant qu’il ne s’y rendait plus, je lui en demandai la raison : ‘‘J’ai dit ce que j’avais à dire’’, me répondit-il… Il avait 95 ans".

Exposition sur deux week-ends, les 7, 8 et 9 puis les 14,15 et 16 octobre. Horaires : les vendredis de 15 h à 19 h, les samedis et dimanches de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h. Le dimanche 9, une plaque offerte par les Amis de Jean Labellie sera placée à côté de l’olivier qui avait été planté en hommage au peintre.

Suivra un apéritif offert par la municipalité à la Maison du temps libre, à midi.

 

 

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29 juillet 2022 5 29 /07 /juillet /2022 10:54
Col de Banyuls fermé

Col de Banyuls fermé

Banyuls sur mer : parkings payants et col fermé ne gâchent pas la fête

 

Les touristes et quelques habitants de la ville "lumineuse" ont eu la surprise de devoir payer pour se garer, cet été. Après l'essence, l'autoroute, la location, payez maintenant votre place en ville...

En contrepartie, vous aurez une belle animation, des festivals de musique et théâtre...

 

Les estivants passent rarement par le col pour se rendre en Espagne; ce qui n'est pas le cas de travailleurs transfrontaliers... Il faudra encore faire le tour par Port-Bou : malgré l'interdiction par Schengen de créer des frontières intérieures à l'Europe, Macron en a décidé autrement !

 

Pour faire plaisir au RN, qui, d'ailleurs, vient pour le gouvernement de plus en plus souvent... La droite radicale n'en finit pas de se dédiaboliser : Le Pen, Aliot et Bardela sont désormais (presque) des anges !!!

 

JPB

 

- - - - - -  

 

Contrôles aux frontières intérieures :

La plus haute juridiction administrative avait été saisie par plusieurs organisations de défense des exilés, dont l'Anafé (association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers), qui reprochent en substance à la France d'avoir fait depuis 2015, au lendemain des attentats de Paris et Saint-Denis, d'une mesure exceptionnelle la norme, au profit du contrôle migratoire dans un espace Schengen fondé sur la libre circulation.

À l'appui de leur requête, les associations en se basant sur une décision de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), estimaient que Paris, en échouant à justifier de «menaces nouvelles», n'apportait pas de motivation suffisante en faveur d'une prolongation de six mois de ces contrôles. Or le Conseil d'État a jugé que les «éléments nouveaux» motivant la demande française étaient bel et bien justifiés.

Le gouvernement «a pu légalement décider, pour parer le plus efficacement possible à ces menaces nouvelles, de renouveler le contrôle aux frontières intérieures pour une nouvelle période de six mois», écrit le Conseil d'État. «Bonne nouvelle ! Le Conseil d'État valide le maintien par la France de contrôles aux frontières intérieures de l'Union européenne. Ces contrôles sont nécessaires pour prévenir au maximum le risque terroriste et contrôler les flux migratoires», s'est réjoui le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin sur Twitter.

Parmi les éléments nouveaux, le gouvernement avait listé «le risque accru de retour de combattants terroristes en provenance d'Irak ou de Syrie lié à l'instabilité sécuritaire dans la région» notamment après l'attaque de la prison d'Hassaké dans le nord-est syrien le 20 janvier 2022, «l'augmentation du nombre d'appels à commettre des attentats émanant de mouvements terroristes islamistes» ou encore le verdict du procès des attentats du 13 novembre 2015.

Côté sanitaire, le gouvernement s'est fondé sur «l'arrivée de nouveaux variants dominants du covid-19». Selon le Conseil d'État, une menace peut être considérée comme nouvelle «soit lorsqu'elle est d'une nature différente de celles des menaces précédemment identifiées, soit lorsque des circonstances et événements nouveaux en font évoluer les caractéristiques dans des conditions telles qu'elles en modifient l'actualité, la portée ou la consistance».

(C) AFP et Figaro le 27.7.2022

 

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 10:57
Prix Walter Benjamin sans frontières 2022 - Steffen Haug : Une collecte d'images à la BN (Paris)- Conférence de Pierre COUREUX à Banyuls/MER le 17 juin 2022 - Police de Perpignan -

Prix Walter Benjamin sans frontières 2022 (WBSF) :

 

Steffen Haug : Une collecte d'images à la BN (Paris) 

 

Après la parution des Sonnets de W. Benjamin (Prix WBSF 2021), nous sommes heureux de mettre l'accent sur cette nouvelle actualité : la publication en France des matériaux visuels accumulés par le philosophe dans les bibliothèques de Berlin et Paris (surtout à partir de son exil dans la capitale en 1933 jusqu'à sa mort en 1940). 

 

 

Voici un WB très moderne, qui comprend vite que son livre des Passages parisiens doit être accompagné d'images. Cette étude monumentale, commente les gravures, vignettes...toute une imagerie populaire montrant le XIX° siècle, en accompagnant les textes de WB.

 

A lire en même temps que les livres sur l'Oeuvre d'art...et la petite histoire de la photographie.

 

 

Ce livre inattendu arrive au moment même où, à Banyuls/Mer, nous avons consacré nos dernières conférences, très récentes -avril et mai 2022- à

-l'image (de Cosquer aux réseaux sociaux, par André ROGER, psychanalyste)

et

-à la photographie (selon WB, F. Arago et Mérimée, par Clarisse REQUENA, docteur es-lettres, qui écrit dans la revue stendhalienne H et a publié sa thèse sur Mérimée chez Champion.)

L'association WBSF vous invite ce mois-ci : le

 

Vendredi17Juin

De 17:30 à 19:30

Conférence proposée par Walter Benjamin Sans Frontières présentée par Pierre Coureux, Président des AIAM Paris, intitulée « Le voyage des œuvres d'art dans l'histoire », 17h30, Salle Novelty, entrée libre.

J.P.Bonnel

 

 


***Entre 1927 et 1930 à Berlin, puis de 1934 à 1940 à Paris, Walter Benjamin travaille à accumuler des matériaux pour un projet de vaste envergure : retracer, à partir de l'étude des passages parisiens, une « préhistoire du XIXesiècle ».

 

La rédaction du texte est sans cesse différée, tandis que l’immense corpus préparatoire semble voué à croître indéfiniment, devenant une somme composite de citations que double parfois, à la manière d’une note de régie, une réflexion ou une remarque énigmatique.

 

Au fil de ses recherches, Benjamin se rend à l’évidence : il faudra que son Livre des passages soit enrichi par des images. Une « documentation visuelle » se constitue bientôt, écrit-il, glanée pour l’essentiel dans les recueils du Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale où il travaille pendant son exil parisien.

 

Une centaine de notes témoignent de cette collecte et conservent, enfermée dans leurs plis, la mention d’une ou de plusieurs images qui sont restées pour la plupart inconnues jusqu’ici.

 

Steffen Haug a voulu retrouver cette réserve enfouie.

Gravures et dessins de presse, tracts, réclames, affiches et photographies, de Meryon et Grandville à Daumier, en passant par l’infinie cohorte anonyme et le tout-venant de la production visuelle à grand tirage du XIXe siècle : la moisson rapportée ici est surprenante.

 

Elle invite à lire ou relire les Passages en faisant à l’image toute la place qu’elle occupe dans la pensée du dernier Benjamin, à l’heure où s’élaborent, sous la menace de temps assombris, son essai « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique », le projet de livre sur Baudelaire ou ses Thèses sur le concept d’histoire.

 

Édition Première édition 

Éditeur Éditions de la Maison des sciences de l'homme, Paris

(550 pages - 30 euros -)

ISBN-10 2-7351-2854-7

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Police tue ?????     suite –

Police à Perpignan : à voir

https://actu.fr/occitanie/perpignan_66136/la-police-municipale-de-perpignan-a-la-tele-sur-quelle-chaine-et-quand-voir-le-documentaire_51527368.html

 

George Orwell : « S’il faut définir la liberté, elle signifie, avant tout, le droit de prononcer des vérités que les gens ne veulent pas entendre ».

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4 juin 2022 6 04 /06 /juin /2022 10:18
Maillol et Banyuls (3) : avec Sébastien Frère
Maillol et Banyuls (3) : avec Sébastien Frère
Maillol et Banyuls (3) : avec Sébastien Frère
Sébastien Frère peintre

Extrait optimisé sur le Web

 
Sébastien Frère est un pur produit du terroir roussillonnais. Ses toiles s'en ressentent. En observant l'accrochage du Musée Rigaud, certaines peintures de l'artiste amènent directement l'amateur dans un mas de la Vallée-heureuse. À Sorède plus précisément, dans la vieille maison familiale de Sébastien Frère.
 
Sébastien est le petit-fils du poète Joseph-Sebastia PONS , d'Ille sur Têt

Maillol & Banyuls/Mer (3)

 

  Chez Sébastien Frère

 

 

Je veux insister sur la modestie de mon père, et sur sa « naïveté » : il était au-dessus de la politique, je dis cela quand on parle des rapports de Ma         Maillol avec les Allemands, Arno Brecker, le Comte Kessler… A Banyuls et ailleurs, il a été accusé de délation…

Peut-être parce que, comme les Allemands, Maillol était un helléniste convaincu… Il estimait l’art allemand, mais c’était un antimilitariste convaincu !

 

      Ma mère (85 ans à ce jour) lui donnait à manger ; il n’avait qu’une dent ou deux, mais il croquait dans le gigot ! il venait se reposer dans l’atelier, dans le moulin, au-dessus…

 

Sa manière de lutter contre les occupants, c’était de leur faire accepter son art : ils reconnaîtront vite sa sculpture !

 

Il allait vers l’abstraction, c’est-à-dire le sens de l’épure, la simplification du sentiment, la recherche de la pureté.

Il avait cette idée de théoricien : celle du passage entre deux courants : force de la sensualité en lui et romantisme chez Rodin, mais il affirmait que Rodin n’avait eu aucune influence sur ses sculptures. Leur point commun était la vie car il s’agit là de deux œuvres très vivantes, énergiques.

 

Je possède une conférence inédite prononcée par mon père lors de l’exposition de ses tableaux en 1983 (enregistrée par Michel Taster, au secteur culturel du Crédit agricole).

 

En ce qui concerne son engagement, Henri pense qe l’artiste n’a pas un rôle social : s’il est contemporain, il est automatiquement « sociual » engagé dans la société de son temps).

Une œuvre ne peut pas changer le monde, ni les guerres qui viennent. Inquiétude…

Selon lui, le sens de l’œuvre d’art : se situer dans la créatio,, contre la destruction : il s’agit d’une « sorte d’humanisme ».

 

« Je veux montrer la beauté. Le peintre peint et c’est à son premier engagement. Montrer la richesse des sentiments : en ce moment, je veux traduire le mouvement du poignet d’un violoncelliste. Je travaille sur du bois avec des spatules dans la matière ; puis avec le papier, il y a évolution, peinture fraîche, du figuratif parfois, mais quand il y a une figuration, je la masque pour donner la vie, l’énergie ; je ne donne pas de titre, ou de faux titre… »

La décoration ne doit pas prendre le pas sur le sens, qu’il soit idée ou sentiment.

 

J’essaie de trouver le sens de la beauté : il faut de la retenue pour que ce qu’on dit ait plus de force. Chez moi, il n’est pas question d’un refus de me livrer, mais d’une certaine pudeur…

JPB.

 

(Sorède, 22 NOVEMBRE 1999)

 

 

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3 juin 2022 5 03 /06 /juin /2022 10:03
Michel Pagnoux à Opoul - Maillol : la métairie, atelier de la Roume -
Michel Pagnoux à Opoul - Maillol : la métairie, atelier de la Roume -

Michel Pagnoux à Opoul - Maillol : la métairie, atelier de la Roume -

MAILLOL et BANYULS /Mer (2)

 

 

                        Chez Francis COSTE

 

Chez lui, à Banyuls/Mer (1999)

 

*Le modèle du Monument aux morts : le mort était le « chef de cabinet » : il nettoyait les toilettes du village.

*Manolo Valiente à Banyuls, où il a reçu Giacometti et Bonnard.

*Prieuré du Vilar, près de Villelongue del Monts : c’était une bergerie brûlée, mais on a vu que c’était, en fait, une chapelle. Une femme du coin l’achète car la mairie refuse de la rénover. Son mari travaille dans le bâtiment ; il trouve la croix du chemin de Saint-Jacques de Compostelle, et, dessous, une cathédrale. On marchait sur le toit de cet édifice ! Il y avait eu un glissement de terrain !

 

*Un Américain, qui écrivait sur les dernières dynasties chinoises, a acheté une cave des Templiers ; à côté, un pipe-line servait à faire descendre le raisin, voire le vin, depuis le lieu des vendanges, jusqu’au village !

 

*On pourrait en dire sur les mafias de Banyuls ! Il y a beaucoup de francs-maçons venus de Gérone…

 

*Le 30/9/1999, Francis me montre :

-un tableau inachevé de Maillol composé à la fin de sa vie, et la dernière toile, fauve, de Lucien.

-une photo inédite de la construction du Monument aux morts.

-des textes inédits de Kessel.

-la revue de Rodez, La tour du feu, sur les ateliers de Maillol : l’un d’eux a été vendu par Lucien ; un autre a disparu , « Le Miramar » (ancien hôtel),. Il me montre un buste de femme, taillé en bois, fait par Maillol dans cet atelier, non reconnu par Dina.

 

Dina a hérité du fils Lucien ; elle s’est mariée avec un sculpteur polonais, Vierny, qui a reconnu les deux fils de Dina, Olivier et Bertrand, nés de deux pères différents.

-la thèse de Mme Compagnon, prof au lycée de Charleville, sur Maillol, dirigée par Jean Sagnes. Il s’agit de l’histoire de la construction du Monument aux morts de banyuls, par un des meilleurs amis de Maillol, proviseur au lycée de Mende.

(Mme Compagnon, 8 rue Basse, 08800 Les Fours).

 

Il me parle de Charles Blazy, ami de Rollinat ; cet intime de Maillol l’a défendu au plan local ; il s’est aussi occupé du transport de ses cendres, de l’émission de timbres…

Il me conseille fortement d’aller rendre visite à Raymond Gerbal, à Port-Vendres (05 68 82 30 98)…

 

 

- - - Maillol et Banyuls…

 

  • Les « emprunts » de Dina Vierny :

 

Témoignage de X, époux de Marie-Françoise :

« Mon grand-père avait un mas face à l’atelier de Maillol, de l’autre côté de la rivière ; dans la famille, nous avions des statuettes de M. comme presque tous les habitants du vieux village ; les gens s’en sont séparés peu à peu pour quatre sous : Dina Vierny les a achetées…

Ou elle disait aux villageois : « Cette statuette est abîmée ; je vais la faire restaurer et je reviendrai vous la rapporter. » Elle gardait l’original et faisait une copie pour les prêteurs naïfs…

 

  • Avec le tourisme, le village a perdu son âme :

C’est la renommée de Banyuls qui fait que les gens veulent le beurre et l’argent du beurre : on vend tout et après on regrette ; le pays catalan ne possède plus rien. Il n’a pas retenu les artistes , ni construit des musées, ni acheté les œuvres de bonne heure, quand elles ne coûtaient pas grand-)chose…Et à présent, on est obligé de monter des expos avec des bouts de rien, des brouillons, des esquisses et surtout des slogans :

« L’art en Roussillon à l’origine de l’art moderne » ! Ou avancer que c’est à Céret que Picasso a inventé le cubisme, et pas à Horta ou Gosol, en Catalogne.. !

 

  • La catalanité, c’est le même phénomène : on n’a pas défendu la langue et la culture en son temps, pour la protéger des immigrations successives : Italiens, Espagnols, Pieds Noirs, Arabes…
  • A présent, on répète la formule « Perpignan la Catalane » pour se donner une image de marque ; c’est bien mais un peu trop tard ; c’est désormais une fiction, une image touristique…Qui parle catalan ? Les vieux, les Gitans ? Qui écoute les chanteurs catalans comme L. Llach : la génération qui a connu la fin du franquisme, la censure de la dictature au temps de « L’Estaca » (le pieu)…

(Banyuls/Mer, nov. 1999)

à suivre...

 

(Chez Sébastien Frère)

EN LA MEMOIRE DE JOSEPH DELONCLE

 

RENOVATEUR DE LA PROCESSION DE LA SANCH

SES AMIS LUI FONT DIRE UNE MESSE.

LE VENDREDI 3 JUIN 2022

A  18H  A CALCE

SUIVI DU VERRE DE L’AMITIE

 

 

2, 3 et 4 juin 2022

au Théâtre de l'Étang à Saint Estève

Hommage à

 

Miloš FORMAN

 

 

Miloš Forman naît en Tchécoslovaquie en 1932. Ses études le conduisent à l’École des Hautes Études Cinématographiques de Prague. 

Son premier long métrage, L’As de pique (1963) remporte un succès international.

 

Ensuite Les Amours d’une blonde (1965) révèle les absurdités du socialisme tchèque des années 1960. Au feu, les pompiers !(1967) déclenche un scandale par son anticonformisme.

Après le printemps de Prague, Miloš Formans’exile aux États-Unis. Il y tourne Taking Off (1970). En 1975, Vol au-dessus d’un nid de coucou triomphe (5 Oscar). En 1984, avec Amadeus, Miloš Formanretrouve sa verve caustique et le succès. Valmont (1989) est un échec. Deux réussites ensuite : Larry Flynt (1996) et L’homme dans la lune(1999).

En 2005, Miloš Formanréalise son dernier film, Les Fantômes de Goya.

Il meurt en avril 2018.

 

Cinq films:

Jeudi 2 juin, 20h30 Film : Vol au dessus d'un nid de coucou(1975 - 2h05 - VF)

Vendredi 3 juin, 20h30 Film : Amadeus (1984 - 3h00 - VF)

Samedi 4 juin, 14h Film : Hair (1979 - 2h01 - VF)

Samedi 4 juin, 17h Film : Larry Flynt (1996 - 2h10 - VF)

Samedi 4 juin, 20h30 Film : Ragtime (1981 - 2h35 - VF)

Festival Les Toiles en entrée libre et gratuite

Les contraintes liées à la situation sanitaire actuelle devront être obligatoirement respectées 

 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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