Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 08:26
Le petit Julian a été retrouvé sain et sauf
Le petit Julian a été retrouvé sain et sauf

Le petit Julian a été retrouvé sain et sauf

Barcelona, échos après l'attentat :

 

 

C’est avec une immense tristesse et le coeur très lourd qu’Ada Colau, la maire de Barcelone, s’est exprimée après l’attentat à Barcelone. «  Je dirais en mon nom et en celui de la ville de Barcelone, tout d’abord mes plus sincères condoléances aux familles, victimes et amis. » annonce la maire de la ville avec une voix qui tremble. Ada Colau poursuit son message en remerciant les policiers catalans, les services professionnels et d’urgence. Elle termine enfin son discours rassurant les habitants de sa ville. «  Nous sommes une ville très forte par sa diversité et ses valeurs […] Une ville très fière de sa diversité et d’être une ville cosmopolite et qui continuera de l’être.[…] »

 

- - -

Cette année, le quartier de Gracia au-dessus de la Plaça Catalunya est en fête, comme tous les deux ans. Ce bicentenaire sera marqué par les attentats qui ont meurtri la ville.

 

« Pas de concert, pas de défilé pyrotechnique, pas de spectacle de tours humaines. Certains disaient qu’il fallait tout annuler, je le comprends mais si tu veux mon avis, ça m’emmerde. C’est la première fois dans ma vie qu’on annule ça. » Miguel, 60 ans, habitant de toujours du quartier l’a mauvaise. Bien sûr, le public se prend en photo devant les représentations de SOS Fantômes, thème de la Carrer Puigdemont. Un Bibendum de six mètres en polystyrène accueille les gens entre autres représentations du film des années 80.

 

À Gracia, c’est une tradition, chaque année pendant une semaine à partir du 15 août, les associations de rues se tirent la bourre pour les décorer du mieux possible. Tout est fait avec du matériel recyclé et le résultat est spectaculaire. On trouve parfois une énorme statue en carton. King Kong, Lénine, un dragon,…

« Ils nous ont volé la fête », pose Dani, 31 ans, dépité. Son allée à lui, c’est Travessia de Sant Antoni. Ambiance sports d’hiver ; avec les cinquante autres socios, ils ont recréé un univers de pistes de ski. Télésièges, chalet-buvette, il arrive la nuit que les passants prennent de la fausse neige sur la tête. Avec des volontaires, ils ont été jusqu’à 80 pour tout monter, passant une nuit blanche avant l’ouverture de la fête. C’est le fruit d’un travail sur toute l’année.

Dans la rue Maspons, l’association de voisins s’est regroupée pour une paella géante. Carrer Perill, en revanche, Lina tient une buvette déserte. « Normalement le samedi on l’aurait fermée à 3 heures du matin, ce soir on va arrêter à 22 heures. Par contre, comme ailleurs, on a gardé toutes les animations pour les enfants l’après-midi. Le dessin, les jeux, le goûter. »

 

Un des grands moments chaque été, c’est le concours de castellers, les tours humaines, Place Vila de Gracia. Albert, un membre d’une de ces écoles reconnaît qu’il vaut mieux ne pas prendre de risques. « Pour notre tour, nous sommes 300 ! Avec les autres écoles et les spectateurs, on arrive facilement à 5.000 personnes sur la place. Cette année, on va se limiter aux jeux de piscines pour les enfants. »

Carrer Libertat, décorée en rouge pour le royaume de Lucifer, un concert intimiste a lieu. Tandis que résonne la Valse à mille temps de Jacques Brel, Jordi danse avec sa compagne. Il tente de passer outre les conséquences que cela aura sur chaque association. « Je pense que par rapport à ce qu’on espérait on va perdre 60 à 70 % sur la caisse. Ce sera dur pour certains l’an prochain. On risque de faire moins grand. » À peine sa phrase finie, il court retrouver un de ses amis dans la piscine gonflable au milieu de la rue. Peut-être le besoin de s’amuser comme un enfant.

 

*Fascination morbide et quête de visibilité éphémère

«La fascination morbide se mêle à la quête de visibilité éphémère sur les réseaux. Au risque de passer entre les victimes pour les filmer, sans leur porter secours ni prendre en compte leur dignité»

Emmanuel Domenach, rescapé du Bataclan, est administrateur de l'association 13onze15

Twitter, comme Facebook, a facilité la diffusion d'avis de disparition, dont celui du jeune Julian Alessandro Cadman, 7 ans. Malgré leur politique de modération renforcée, les deux plateformes n'ont néanmoins pu endiguer le flot d'images et de vidéos montrant des victimes reconnaissables.

«Cette relation avec le terrorisme devient gênante. La fascination morbide se mêle à la quête de visibilité éphémère sur les réseaux. Au risque de passer entre les victimes pour les filmer, sans leur porter secours ni prendre en compte leur dignité», indique Emmanuel Domenach. Rescapé du Bataclan, il est aujourd'hui administrateur de l'association 13onze15, créée en soutien aux victimes du 13 novembre 2015. Au lendemain de ces attentats, il avait sommé Facebook et Twitter de supprimer une photo macabre du Bataclan. Les deux réseaux avaient alors estimé qu'elle ne violait pas leurs conditions d'utilisation...

(C) les réseaux...

- - -

 

***BARCELONA :

 

et je me plonge dans Les calligraphies des rêves

de Juan Marsé

 

qui écrit, au début que la rue est le prolongement de la maison.

L'intime rue, où les gens s'effleurent sans un mot où ces gestes sont presque des caresses, des invitations, mais chacun reste à sa place...

 

Page 15, cette phrase qui devient aphorisme dans sa syntaxe précise, classique : "La vie, c'est pour les jeunes."

Alors, les autres, restez chez vous, à lire, pour vous préparer à la mort…

 

Embrocations. Récit infini de la Barcelone sous le franquisme.

Le roman est mémoire.

 

Barcelone décrite partout et d'abord à la page 26… à vous !

 

JPBonnel

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans Catalogne
commenter cet article
18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 10:55
La rambla de Barcelona (3° photo - DR)
La rambla de Barcelona (3° photo - DR)
La rambla de Barcelona (3° photo - DR)

La rambla de Barcelona (3° photo - DR)

Hommage à une mère

 

Le moment des funérailles est une occasion bien triste de se retrouver, de se consoler, de se donner du courage. C'est le moment, aujourd'hui, de penser à la défunte, à sa vie, qu'elle passa, en grande partie, non loin de cette cathédrale, au 9 rue Saint-Jean...

 

Pour résumer, disons que cette vie fut, au début, tissée de bonheur, en Ariège, où elle naquit. Puis, ici, à Perpignan, avec son époux, dentiste, rue St-Jean…

 

Hélas, la mort prématurée de notre père, à l'âge de trente-trois ans (l'âge du Christ et celui du prince Léopold, pour qui Bach va écrire la musique des funérailles: j'ai choisi deux morceaux, l'aria et le chorus, qui vont être diffusés), cette tragédie marqua le commencement d'une vie plus difficile, moins heureuse.

Ensuite, ce fut le départ des parents et la disparition traumatisante du frère, il y a à peine un an…

 

L'enterrement d'un proche, c'est aussi l'occasion de penser à son propre effacement : quand on vieillit et que l'on est devenu l'ultime rempart face à la mort, on recherche une solution. Heureux les croyants qui ont l'espérance !

 

Mais ayons une pensée pour le mécréant ! Il est désespérée et recherche une consolation… Je voulais arriver à ce mot : lisons donc, par exemple, le philosophe latin du 6ème siècle après J.C., le philosophe Boèce; destiné au martyre, le catholique va écrire en prison un texte sublime.

Il nous invite à l'humilité; il nous montre que nous ne sommes rien, dans l'infini du temps et de l'espace…"Un misérable petit tas de secrets", écrivait Malraux… Boèce nous dit que les séductions de l'argent, de la gloire, du pouvoir, du corps…sont vaines ! (lecture : extrait du livre 3, fragment 15, page 121, édition Rivages)

 

Enfin, pour trouver encore une consolation, voici une sentence d' Epicure, intitulée "Pensée de la mort et des limites" (page 125, édition du livre de poche)

 

Prononcé à la cathédrale Saint-Jean, le 16 août 2017, enterrement de ma maman, Mme Etiennette Bonnel.

 

JPBonnel

Attentats en Catalogne –  17 et 18 août 2017

 

 


 

 

J'éprouve une grande tristesse pour toutes les victimes de ces deux attentats qui interviennent à quelques heures d'intervalle. J'adresse une pensée émue aux défunts, aux blessés, à leurs familles et à leurs proches...

La Catalogne et Barcelone sont aujourd'hui frappées en plein cœur. Mais la nation et le peuple catalans se sont toujours relevés des péripéties et des drames qu'ils ont subis, tout au long de l'Histoire. Nous Catalans, sommes plus forts que la barbarie, que la lâcheté, que l'obscurantisme...

La symbolique de Sant Jordi, le courage de Lluís Companys - président de la Généralité de Catalogne de 1934 à 1940, année de son exécution -, la force tranquille de Pau Casals, luttant par la musique contre tous les états fascistes et totalitaires... Voilà quelques signes probants de la grandeur du peuple catalan...

C'est par la paix, la solidarité, l'ouverture d'esprit que la Catalogne a forgé sa liberté, qu'elle a traversé des heures sombres, durant des siècles... La Catalogne s'est élevée dans la détermination et dans le respect de tout un chacun, pour devenir - bien avant les autres pays du monde -une société résolument moderne, des points de vue social, politique, économique et humain...

Nous sommes plus vivants que jamais, face aux drames, face à la mort, face à l'oubli....

Visca Catalunya! Mai morirem!...

 

 

Jean Iglesis

 

 

 

*** La Rambla de Barcelone

 

La Rambla est un des hauts lieux de l’architecture et du tourisme à Barcelone. C’est aussi un des lieux les plus animés de la ville. Il s’agit d’une avenue (ou promenade) qui relie la place de la Catalogne au Vieux Port, permettant donc de traverser la vieille ville de Barcelone. Elle mesure 1,2 km de long pour 35 m de large et elle est bordée par des platanes.

 Le terme Rambla renvoie à une sorte de cours d’eau et il dérive probablement de l’Arabe « Ramla ». Il est possible que l’avenue porte ce nom en référence à l’ancien ruisseau d’en Malla sur lequel elle fut construite et qui fut dévié au XVème siècle.

C’est une avenue majoritairement pietonnière, et cela explique le nombre impressionnant de personnes qui s’y retrouvent à toute heure du jour ou de la nuit. La Rambla est un lieu riche en attractions (spectacles de rue, hommes-statues, peintres portraitistes, cafés et restaurants)

Dans une perspective plus « historique », on y découvre notamment le monument de Christophe Colomb à l’extrémité sud de la promenade, ainsi que le célèbre théâtre du Liceu dont nous avons parlé en cours. Il est situé à égale distance des deux extrémités de la Rambla et la sépare donc en « partie nord » et « partie sud ». La partie sud correspond au « Quartier chinois », un quartier « chaud » qui, la nuit, est marqué par la prostitution. La Rambla délimite quant à elle le quartier du Raval à l’ouest, du quartier Gothique à l’est.

Le célèbre peintre Joan MIRO a participé à la décoration de la Rambla. Une de ses oeuvres (une mosaïque) se retrouve sur le sol de l’avenue et est quotidiennement piétinée par des milliers de personnes! Avec un peu de chance et d’attention, certains disent qu’on peut apercevoir le pavé qui porte la signature de l’artiste.

 

 

 

 
OSLC
CF-B
 
 
este verano te invitamos a disfrutar de la Noche de magia, una noche especial dedicada al ilusionismo y el ocultismo, inspirada por la exposición de Tony Oursler. Una noche de ensueño que nunca olvidarás.
 
 
 
 
ESPECTÁCULO
 
ESPACIO DE MAGIA TEMÁTICA: MAGIA Y CINE
 
Miércoles 23 de agosto, a las 20 h
 
Ferran Homar efectuará un recorrido por la historia del cine, para descubrir a los grandes magos que hubo detrás de las primeras proyecciones.
 
   
 
 
Ticket QUIERO IR
 
 
   
   
 
ENTRADA 4 €
CLIENTES CAIXABANK 50% DTO.
 
 
 
 
ESPECTÁCULO
 
L'IMPOSSIBILISTA, DE SERGIO BUKA
 
Miércoles 23 de agosto, a las 21 h
 
L'impossibilista te adentra en un viaje para explorar los límites entre la ilusión y la realidad, en un mundo imaginario y de deseos. Descubre la magia más cercana.
 
   
 
 
Ticket QUIERO IR
 
 
   
   
 
ENTRADA 6 €
CLIENTES CAIXABANK 50% DTO.
 
Repost 0
Published by leblogabonnel - dans Catalogne
commenter cet article
30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 13:12
Manif Femen - Barcelone festival - Street Art : l'autre Barcelona
Manif Femen - Barcelone festival - Street Art : l'autre Barcelona
Manif Femen - Barcelone festival - Street Art : l'autre Barcelona

Manif Femen - Barcelone festival - Street Art : l'autre Barcelona

***TOUR STREET ART AVEC CHARLOTTE: À LA DÉCOUVERTE DE L’ART URBAIN À BARCELONE

Vous êtes un(e) mordue de l'art de rue et cherchez une visite originale? Suivez Charlotte pour un tour street art passionnant et insolite!

 

Où?

Born ou Raval

Quand?

Tous les jours sauf le dimanche

Combien?

20 euros par adultes et enfants de plus de 12 ans
10 euros par enfant de 7 à 12ans
gratuit pour les moins de 7 ans.

Graffiti, peinture, art, pochoir, création, illusion… Tout ça vous parle et vous inspire? C’est parfait! Embarquement immédiat pour un superbe voyage dans l’univers street art de Barcelone en compagnie de Charlotte, votre guide!

QUI EST CHARLOTTE?

Charlotte est une designer véritablement passionnée d’art! C’est à Paris, lors d’une exposition sur le pressionnisme qu’elle a eu un véritable coup de foudre pour un art bien à part: celui du graffiti!

Depuis plus d’un an et demi, Charlotte sillonne les rues de la capitale catalane pour découvrir les nombreux artistes qui ont émaillé la ville de leurs graffiti.

Alors selon moi, pour résumer, Charlotte est à la fois détective et chercheuse d’or des temps modernes: toujours à l’affût de nouvelles pépites du street art à Barcelone!

 

TOUR STREET ART: UN RENDEZ-VOUS HAUT EN CRÉATIVITÉ À NE PAS MANQUER!

Barcelone et ses artistes époustouflants

Étant complètement novice dans le domaine du street art, j’ai vraiment été impressionnée par la richesse et la diversité de cet art extrêmement présent à Barcelone! Pour certains, le street art est un acte engagé, d’autres le pratiquent dans l’espoir de se faire connaître tandis que certains affectionnent particulièrement le goût du risque.

 

J’ai ainsi pu découvrir des artistes comme: Konair, Bl2A, Bronik, Rice our encore Silvio Alino, qui travaillent avec des méthodes différentes et ont tous un style très personnel.

  • Charlotte vous fera aussi découvrir des boutiques, galeries et ateliers street art. Vous verrez comme la ville regorge d’inventivité! Une occasion, si vous le souhaitez, de rapporter un petit souvenir de votre séjour à Barcelone.

 

5 BONNES RAISONS DE FAIRE UN TOUR STREET ART AVEC CHARLOTTE

  • Les tours sont très bien ficelés! Charlotte sait très bien où se trouvent les différents « spots » appréciés des artistes dans les quartiers.
  • Charlotte est férue d’art urbain. Elle connaît de nombreux artistes, leur histoire, leurs convictions et revendications. Elle vous apportera ainsi de véritables clés de lecture pour comprendre les nombreuses œuvres observées. Accompagnée d’un classeur, elle documente ses commentaires de façon professionnelle!
  • Faire un tour street art est l’occasion idéale pour se promener dans les rues de la ville, et s’imprégner de l’atmosphère qui se dégage du quartier. C’est une approche culturelle très différente de celle des musées, mais qui est selon nous, tout aussi importante lors d’un séjour à Barcelone.
  • Charlotte est extrêmement sympathique et flexible! N’hésitez pas à lui faire part de vos envies et besoins. Par exemple, elle peut organiser un tour ludique pour les enfants ou un tour spécial pour les anniversaires ou les enterrements de vie de jeune fille/garçon.
  • Le street art est passionnant, complexe et imprévisible. Étant un art par nature éphémère, chaque tour est unique et laisse place à de nombreuses surprises!

INFORMATIONS PRATIQUES

Tarif de la visite exclusive de Charlotte ( de 1 à 3 personnes):

  • 60 euros

Tarif des visites en groupes à partir de 4 personnes:

  • 20 euros pour adultes et enfants de plus de 12 ans
  • 10 euros par enfant de 7 à 12 ans
  • gratuit pour les moins de 7 ans.

Durée et itinéraire 

  • 3 heures environ (possibilité de réduire la durée sur demande)
  • Il existe deux itinéraires: celui du Born (que nous avons testé) et celui du Raval.

(C) Olivia, 19 mai 2017

 

- - -

 L'autre Barcelone

 

 

 

L’autre Barcelone : la périphérie invisible de la ville de Gaudí

 

Barcelone, berceau de l’inachevée Sagrada Familia, du Parc Güell et de Lionel Messi, fascine toujours plus de touristes en provenance de toute l’Europe. Iront-ils un jour sur les flancs de la Collserola ? Même les Barcelonais ne vont pas à Ciutat Meridiana, réputée pour être un ghetto pauvre et mal famé. Les mesures municipales suffiront-elles à le sortir de l’oubli ?

 

Ciutat Meridiana est le premier quartier que les visiteurs de Barcelone peuvent saluer en arrivant par l’autoroute. Littéralement encaissé entre les flancs de la cordillère de Collserola, il fait partie du district de Nou Barris. Il incarne la vision architectonique de l’ère franquiste : la quantité sans la qualité. On y trouve beaucoup d’appartements empilés les uns au-dessus des autres, sans ordre ni logique. Ainsi a vu le jour la ville satellite, comme les architectes du régime de Franco avaient coutume de l’appeler.

 

L’exclusion à deux pas de la mer

Ce qui allait au début être le nouveau cimetière de la ville s’est converti en un faubourg qui a accueilli l’immigration en provenance du sud dans les années 1960. Manolo Martínez y vit depuis qu’il est arrivé de Córdoba : « Nous sommes arrivés à la fin des années 1970. Presque tous les voisins sont arrivés en même temps, et nous nous sommes installés où nous pouvions ». Pendant les premières années de son existence, le faubourg s’est peuplé de jeunes qui venaient chercher un futur meilleur. Idem pour les jeunes qui ont formé la deuxième vague d’immigration dans les années 80, en majorité en provenance d’Amérique Latine et du Maghreb. Aujourd’hui, sur les 11 121 habitants du quartier, 40% sont issus de l’immigration. Beaucoup d’entre-eux ont ouvert des petits commerces et ont rempli les rues de magasins de fruits, de salons de coiffure ou de petites épiceries.

 

Ambiance sur la place d’El Born, Ciutat MeridianaDepuis le sommet du Tibidabo (512 mètres), la vue est très différente de celle que l’on a en se promenant dans les rues de Ciutat Meridiana. Sur les flancs de la Collserola (cordillère qui traverse Barcelone), on pénètre dans le plus grand parc métropolitain du monde, mais aussi une des zones les plus exclusives de Barcelone. Les immeubles de 17 étages laissent place aux animaux et à la végétation luxuriante. Depuis Pedralbes, un ghetto d’un autre genre situé au nord-ouest de la ville, cela doit demander beaucoup d’efforts de ne pas stigmatiser les citoyens de Ciutat Meridiana. Ils ne se sont probablement jamais promenés dans ses rues, aux pentes allant jusqu’à 15%, ni assis sur la Plaza Roja (appelée de la sorte en raison des actions syndicales menées vers la fin du régime franquiste), mais ils ont une image limpide de Ciutat Meridana : drogues et violence. Ou du moins, c’est ce qu’ils en ont entendu. La rumeur court même que c’est une zone de non-droit et que la police n’ose pas entrer dans le quartier.

 

Problème de c@nnexion

Les services de liaison avec le reste de la ville ont été coupés en raison de la nature peu recommandée de l’endroit. A moins que Ciutat Meridiana ne soit devenue peu recommandable à cause de l’absence de service de liaison. Juan Castillo, qui vit ici depuis 40 ans, prenait le bus chaque matin: « Si je ratais le bus de cinq heures du matin, je devais marcher jusqu’à Sant Andreu. C’était le seul bus du faubourg ». Bonne nouvelle pour ses habitants, deux stations de la L11 du métro de Barcelone ont été construites en 2003. L’Académie royale espagnole définit le mot ghetto comme « faubourg ou banlieue dans laquelle vivent des personnes marginalisées par le reste de la société ». Ses habitants approuvent : le faubourg est oublié. Le peu d’investissement public pour maintenir cette zone isolée du reste de la municipalité fait grincer les dents. Victoria Lindao tient un salon de coiffure et se plaint du peu d’intérêt montré par les autorités pour renouveler les structures du quartier : « Ils nous ont oublié. Les ascenseurs en place pour ne pas devoir monter tous les escaliers tombent en panne à tout bout de champ et il faut attendre des semaines avant qu’ils ne soient réparés ».

 

Les zones les plus pauvres des villes sont celles où il y a le plus de tension sociale et où l’on vit le plus fréquemment des situations d’insécurité. Carmen López, vendeuse dans une boulangerie, nous assure qu’il y a des petits vols et des troubles entre les différents groupes du quartier. « Avant, on remarquait plus le trafic de drogue. Je suis certaine que le commerce n’a pas disparu, mais il n’est pas aussi visible que lors des années précédentes ». Carmen note une amélioration de la surveillance, mais elle ajoute aussitôt que la criminalité a augmenté ces dernières années en raison, peut-être, de la crise.

 

Arrêt de métro dans le distric de Nou Barris | Auparavant, le seul moyen d’arriver dans le centre était de prendre un bus à 5h du matin

La périphérie de la périphérie

Ciutat Meridiana est coupée en deux par l’entrée de l’autoroute, sorte de 8 Mile catalane. Au-dessus se trouvent les immeubles du faubourg ; en dessous, on peut apercevoir quelques bâtiments et baraquements. En descendant par un des côtés, on note un changement de paysage radical. Un chemin de terre mène à Vallbona. Des deux côtés de la rue, des coqs et des poules sortent des buissons. Deux édifices de construction récente, deux bars et plusieurs magasins fermés en composent le centre. Mais si on s’aventure un peu plus loin, on découvre une rangée de baraquements situés sous l’autoroute. Cartons, tôle ondulée, et plaques d’aluminium font office de logement dans cette périphérie invisible et pourtant trop réelle : l’autre visage de ma ville.

 

Le vent, la pluie, et les inondations ont à plusieurs reprises détérioré les logements de la centaine de personnes qui vivent ici. Sans chauffage, sans eau chaude et sans électricité, ses habitants surveillent l’entrée de Barcelone, souhaitant la bienvenue à tous ceux qui ne les verront jamais. Dans la vitrine de Gaudí, il n’y a pas assez de place pour ceux qui vivent en marge de la société.

 

Principales mesures du Plan de travail sur l’immigration 2008-2011 de la municipalité de Barcelone en faveur de l’intégration des nouveaux résidents :

Programme d’accompagnement des familles plusieurs mois avant la procédure de regroupement familial. 

Renforcement et adaptation du Service d’Attention à l’Immigration et au Réfugié (SAIER). 

Consolidation du réseau d’accueil à Barcelone, composé de quelques 80 associations d’aide linguistique, juridique et d’insertion professionnelle. 

Poursuivre l’accès à l’apprentissage du catalan, à travers l’action du Consorcio para la Normalización Lingüística 

Photos : Une : (cc) Victoria Gracia/flickr; El Born: lefthandrotation/flickr ; arrêt de métro: orionomada/flickr

 

par Carla Manzanas @ Traduction : Jessica Devergnies-Wastraete @

 

 

L’autre Barcelone : la périphérie invisible de la ville de Gaudí

www.cafebabel.fr

 

 

***EXHIBITION SEXUELLE

 

Les militantes du collectif féministe "FEMEN" viennent d'être relaxées. Elles étaient poursuivies pour "exhibition sexuelle" pour avoir manifesté seins nus. 

C'est une première victoire pour les plus de 38 000 signataires de la pétition de Karine qui demandaient leur relaxe, considérant que les FEMEN font un usage "politique" de leur corps et qu'il ne s'agit donc pas "d'exhibition sexuelle". 

Au delà de ces relaxes, Karine juge indispensable de s'attaquer au fond du problème, à savoir l'article du code pénal qui parle de "délit d'exhibition sexuel".

Selon elle, ce texte qui prévoit une peine d'emprisonnement en cas d'atteinte à la pudeur publique en exhibant une partie du corps à caractère sexuel "reste à l'appréciation subjective de la morale de chaque juge".

 

Relaxe pour toutes les militantes FEMEN

et pour une réécriture du délit « d'exhibition « sexuelle » »

Plusieurs militantes du mouvement FEMEN sont régulièrement poursuivies par la justice de notre pays pour « exhibition « sexuelle » ».

L'une d'entre elles a déjà été condamnée et d'autres sont en attente de leurs jugements.

Mais de quoi parle-t-on ?

L'article 222-32 du code pénal prévoit que celles et ceux qui ont eu la volonté délibérée de provoquer la pudeur publique en exhibant une partie du corps à caractère sexuel ou en totale nudité peuvent se voir sanctionné d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amendes.

Alors peut-on considérer que le torse des femmes est une partie du corps à caractère sexuel et plus précisément les seins féminins ?

Faisons tout d'abord un peu d'anatomie : Il semble important de préciser que les hommes et les femmes ont des seins. Moins développés pour ces messieurs, car ils n'auront jamais pour eux de fonction allaitante mais contrairement aux apparences, les seins féminins et masculins ont de nombreux points communs. Comme les femmes, les seins masculins contiennent des glandes mammaires, des canaux, des lobules... La seule vraie différence est la taille.

Ensuite peut-on affirmer le caractère réellement sexuel des seins féminins ?

Les seins féminins font parties, de ce que l'on appelle les caractères sexuels secondaires qui constituent l'ensemble des éléments biologiques et physiques qui différencient les filles et les garçons à la puberté. Ainsi, on retrouve dans ces caractères, la mue de la voix pour les garçons, l'apparition de la pilosité pubienne et sous les aisselles pour les garçons et les filles et les menstruations et la poussée des seins en ce qui concerne ces dernières.

Ah, est -ce donc à dire que quand un homme ayant mué m'interpelle, je pourrais éventuellement déposé plainte pour « exhibition « sexuelle » » ? Est-ce donc à dire que quand je vois les poils des aisselles d'un homme portant un débardeur, je peux déposer plainte pour « exhibition « sexuelle » » ?

Mais non voyons, car pour être un délit il faut que cette « exhibition » s'inscrive dans une transgression de « la pudeur publique ».

La pudeur, a cela de formidable, qu'à chaque époque, elle a porté son regard, glaive d'une police de la moralité, sur les différentes parties du corps des femmes. Et bien sûr, à chacune de ces époques, ce sont des hommes qui ont décidé de ce qui constituait ou non une atteinte à la pudeur, d'ailleurs Sénéque disait de la pudeur qu'elle était une vertu féminine par excellence.

Elle est liée au corps, à la sexualité, mais surtout au rapport à l'autre et à la construction sociale qui en émane. La pudeur, et par son biais « l'exhibition « sexuelle » » a évolué au travers des temps : par exemple Léa Lenjallée, 17 ans, est ainsi condamnée en 1894 pour «s’être promenée dans une tenue indécente » dans Paris et avoir marché les « jupons [relevés] à l’aide d’une épingle à nourrice, de telle façon qu’on voyait ses mollets et le commencement de ses cuisses »...

L'impératif de dissimulation des corps des femmes répond bien à une « morale » définie sans aucune objectivité scientifique, mais qui s'adapte aux regards des concepts de l'érotisation du corps des femmes. Les chevilles à une époque, les cheveux dans d'autres pays, et ici les seins … sont tour à tour érotisés afin de servir au contrôle de la sexualité des femmes. Car c'est toujours le corps des femmes que l'on contraint.

Les hommes sont libres aujourd'hui d'aller le torse nu, sans risquer d'être interpellé et mis en examen. Dans d'autres pays, ils sont libres d'aller tête nu, sans risquer la lapidation.

Les femmes non, et surtout quand elles le revendiquent. Carn'oublions pas que quand nos corps deviennent objets pour la publicité et/ou pour la pornographie, la police des mœurs n'intervient jamais !

Les militantes de FEMEN ont un usage de leurs corps qui est politique. Et pour ce faire, flanquées de slogans sur leur torse nu, elles revendiquent la visibilité des femmes dans l'espace public. Et c'est bien là que le bât blesse.

Dans une société qui souhaite l'égalité en droits entre les femmes et les hommes, nous ne pouvons pas continuer à appliquer un droit « moralisateur » du corps et de la conduite des femmes.

Il faut changer le texte de ce délit.

Et comme pour l'instant ce texte reste à l'appréciation subjective de la morale de chaque juge, la relaxe pour chaque militante FEMEN ne peut être que la seule et unique décision !

 

NOS CORPS SONT POLITIQUES !

- - -

 

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans Catalogne
commenter cet article
30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 08:59
Le train jaune : un marqueur de l'identité des Pyrénes-orientales

Le train jaune : un marqueur de l'identité des Pyrénes-orientales

 

Identité catalane : le folklore et le déclin

 

L'hebdo La Semaine du Roussillon vient de publier un dossier intéressant sur l'identité catalane. Il vaudrait mieux parler d'entité ou de personnalité, car le mot "identité", dans le programme de partis extrémistes et populistes, et depuis la création d'un "ministère de l'identité" par Sarkozy, évoque le racisme, le rejet de l'autre, de l'Etranger, du migrant...

Comme le mot "nationalisme", le terme "identité" mène à la guerre, et les groupes, et sectes identitaires qui sont dans l'ombre du Front national et des radicaux, autour de F. Fillon, comme "Sens commun", font peur...

Plusieurs personnalités convoquées par le journal prônent d'ailleurs une identité ouverte, les Catalans, dans leur majorité, ne tombant pas dans le repli identitaire, dans l'enfermement des frontières. 

 

Tous disent que l'identité passe par la langue, mais, hélas, le catalan est très peu parlé par les jeunes, le département est composé de 60% de gens venus d'autres contrées, et les lycéens ou étudiants -environ 3000, qui apprennent la langue chaque année, ont peu de débouchés économiques en Catalogne...

 

Il n'y a guère que Gérard Jacquet pour s'opposer à l'évidence : déclin de la langue et à la pratique "folklorique" de la "culture" catalane, à travers la danse, la musique, la procession de la Sanch, la cargolade. ..

Les Catalanistes, les indépendantistes, les extrémistes sont très minoritaires et les habitants se sentent avant tout Français ou Européens : ils ont adopté, comme le dit Nicolas Berjoan, maître de conférence en histoire contemporaine, les traits appartenant à la culture française; les Catalans d'ici n'ont pas d'Etat-Nation propre, pas de structure économiques fortes...

Le peuple catalan du Roussillon a renoncé depuis longtemps, depuis l'enseignement de Jules Ferry, depuis les instituteurs de la République française, ces hussards interdisant aux enfants l'utilisation de la langue de leurs grands-parents...

 

Il est vrai que les élus et les institutions sont responsables : ils ont laissé "mourir la langue" (Hervé Pi); on n'apprend pas aux gens qui s'installent ici, l'histoire de ce pays: pas de culture catalane, mais des animations superficielles...

 

Le maire de Perpignan et la présidente de Région ont trahi le Pays catalan : J.Miquel Tourron a raison d'écrire : "D’un côté on invente un office de la langue et de l’autre on n’a jamais autant supprimé d’enseignement du catalan..."

L'Etat et le Conseil départemental ne créent plus de postes d'enseignants en catalan; de moins en moins de collèges et de lycées proposent des heures de catalan !

 

Décidément il n'y a que le chanteur G. Jacquet pour trouver qu'on parle beaucoup le catalan dans les P.O….pour estimer qu'il s'agit, en Roussillon, du même catalan qu'à Barcelone et qu'il se trouve deux écrivains catalans à Perpignan (Lluis LLuis et Bezsonoff) alors qu'il en existait bien d'autres, il y a quelques années...

JPB

 

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans Catalogne
commenter cet article
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 08:16
le romancier Jaume Cabré

le romancier Jaume Cabré

* OLOT : sans jamais quitter leur ville de Catalogne, les architectes du musée Soulages de Rodez remportent le prix Pritzker, considéré comme le Nobel d'architecture.

Voir à RIPOLL le théâtre "La Lira" réalisé en 2011 par la même agence RCB (initiales du trio d'architectes)

Référence : une page entière dans Le Monde daté du 3 mars 2017.

 

** Jaume Cabré : après le succès de l'énorme roman Confiteor (Actes-Sud, 2013), le romancier catalan, quenous avions recontré il y a peu à la maison de la Generalitat de Perpignan, publie des nouvelles brodant sur le thème du "Voyage d'hiver" de Schubert, cycle de lieder mélancoliques : sur le a fugacité du temps, le rôle de l'artiste, la solitude (Actes-Sud, 22, 50 euros)

 

 

*Jordi SAVALL : réédition de cette musique médiévale, manuscrit comportant dix pièces vocales. Apeès l'enregistrement de 1978, voici une autre version avec DVD :  concert "El Llibre Vermell de Montserrat " tourné à Barcelone en l'Eglise Santa Maria Del Pi le 25 Novembre 2013.

JPB

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans Catalogne
commenter cet article
29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 10:14
Espolla - Guy Jacquet
Espolla - Guy Jacquet

Espolla - Guy Jacquet

* Catalogne : 1/01/2017 19:00

Présentation du 1er Festival de Théâtre en français de Barcelone

 

Pour les amateurs de théâtre : Rencontre avec Mathilde Mottier et François Vila, les créateurs et organisateurs du festival

 Like Présentation du 1er Festival de Théâtre en français de Barcelone on Facebook

 

- - -

* FOIRE de l'HUILE et de l'OLIVE : à ESPOLLA (Catalogne)

 21a EDICIÓ DE LA FIRA DE L'OLI I L'OLIVERA 29 de gener de 2017

 

Benvolguts,

Adjuntem CARTELL de la nova data de la FIRA DE L'OLI I L'OLIVERA D'ESPOLLA, que per culpa del mal temps no ho vam poder celebrar i ho farem de nou el 29 de gener de 2017, per si en podeu difusió.

Gràcies,

Ajuntament d'Espolla

Aquest correu electrònic i els documents adjunts que l’integren poden contenir informació confidencial, subjecte a la Llei Orgànica 15/1999, de 13 de desembre, de protecció de dades de caràcter personal, i van dirigits únicament al seu destinatari o destinataris. Queda prohibida la seva divulgació, còpia o distribució a tercers sense autorització escrita de l'Ajuntament d’Espolla.

En el cas d’haver rebut aquest correu electrònic per error, us demanem que ens ho notifiqueu directament, mitjançant reenviament o resposta a la nostra adreça electrònica (la qual figura en el remitent), i que elimineu el correu dels vostres sistemes informàtics.

Així mateix, us informem que totes les dades rebudes a través de correu electrònic seran incloses en fitxers responsabilitat d’aquest Ajuntament i seran tractades amb estricta confidencialitat d’acord amb la Política de Privadesa i de Seguretat, en virtut de la Llei Orgànica 15/1999, de 13 de desembre, de Protecció de Dades de caràcter personal (LOPD) i el Reial Decret 1720/2007, de 21 de desembre. La finalitat del present tractament és la gestió i resposta dels correus rebuts, en el marc del desenvolupament de les activitats pròpies de l'Ajuntament. Per a exercir els drets d’oposició, accés, rectificació i cancel·lació en l’àmbit reconegut per la LOPD, i per a qualsevol aclariment, podeu contactar amb nosaltres electrònicament a través de l’adreça: ajuntament@espolla.cat

 

- - - - 

 

* Nouvelle, de Guy Jacquet :

 

Les dinosaures nous ont montré la voie. Les pauvres, ils ne méritaient pas ça.

 

  Pour nous, ce n’est que justice dans le fond. On ne peut pas jouer au gamin gâté pendant des siècles sans s’attendre à recevoir une bonne claque à un moment ou à un autre. Il n’existe pas de fête éternelle. Cro-Magnon s’est bien marré, d’accord. Homo sapiens s’est bien gavé, tant mieux. Et même s’il y a eu des moments un peu pourris, quelques creux exécrables, faut reconnaître qu’on ne s’est pas gêné pour s’éclater. 

 

Va falloir ranger un peu maintenant. Fourrer les gobelets en plastique dans la poubelle, vider les cendriers dégueulasses et passer un coup de serpillière. Histoire de faire un peu de place pour les prochains noceurs. Un bon rocher stellaire de plusieurs millions de tonnes sur le coin du crâne, y a rien de mieux pour remettre de l’ordre dans ce fouillis. Plus efficace que la Javel, y a pas photo.

 

  Les historiens, froids et désespérés, estiment que notre présence dans le grand mouvement du temps n’est qu’une anecdote.

  Les scientifiques, cyniques et lucides, admettent que notre existence est en grande partie due au hasard.

 

  Les religieux, fiévreux et transis, glorifient le doigt divin qui nous pointe pour cible(aïe, mon cul !), nous, pauvres êtres chimériques nés des entrailles du grand bonhomme.

 

  Louis, obsédé et honteux, hurle sans hésitation qu’il n’en a rien à foutre.

  Il revoit parfaitement la journaliste en pleurs qui a annoncé notre extinction dans un flash spécial, un mardi vers 21 heures. À un moment, il en est persuadé, elle a gerbé en se planquant derrière un prompteur.

  Un astronome polonais, Jaromir Kowalsky, désormais l’homme le plus célèbre de l’histoire — pour un bref moment — avait découvert l’objet céleste en décembre. Des équipes de confrères internationaux avaient procédé à près de huit mille calculs de vérification pendant deux mois. La conclusion avait malheureusement sauté aux yeux au bout de la vingtième équation. Un rocher essentiellement constitué de fer, de la taille d’un quart de Lune, fonçait vers nous à la vitesse d’un obus sidéral, soit à environ quarante kilomètres à la seconde.

 ZUT! Quelqu’un allait pouvoir écrire «The end» sur la dernière page de l’encyclopédie Universalis.

 

  C’est dingue comme le chaos peut facilement se mettre en place. Comme s’il couvait, invisible, entre les rues et les âmes. La France s’embrasa littéralement, les USA implosèrent, l’Afrique… 

 

Non, l’Afrique ne fit rien, ça faisait déjà longtemps qu’on l’avait mise dans la merde. La Chine s’immola, le Japon se hara-kirisa, le Brésil se lambada, la Belgique trembla puis, comme toujours, trouva une solution. On concentra les biens de première nécessité dans des endroits faciles d’accès et connus de tous, puis on instaura une illusoire loi martiale et un couvre-feu à 19 heures.

 

L’armée, la police, les pompiers, quelques fonctionnaires, ainsi que quelques «spécialistes» aux compétences particulières, tous enrôlés volontaires, furent regroupés au sein d’une entité de secours nommée Novam, sous contrôle du centre de crise permanent de Bruxelles, le C.C.B. 

 

Le Novam se chargeait avant tout de la protection et de la distribution des vivres, de l’eau et de l’électricité, mais gérait aussi d’autres domaines importants comme la sauvegarde culturelle — département dans lequel Louis traînait désormais ses afflictions.

  Dans les 8 premiers jours qui suivirent l’annonce officielle de notre disparition imminente, 172 816 personnes avaient trouvé la mort entre Ostende et Arlon. Des suicides en grande partie, mais beaucoup d’incrédules — ou de cinglés — avaient aussi péri en essayant de voler des lecteurs DVD ou des iPod que des commerçants tout aussi incrédules — ou cinglés — avaient tenté de protéger.

 

  Il faudrait des milliers de pages pour rendre compte des événements dramatiques et insensés qui se sont déroulés pendant ces jours et ces nuits infernales mais, dans l’ensemble, disons que ça ne s’est pas trop mal passé. Au bout d’une semaine, tout le monde ou presque avait épuisé son désespoir. Louis avait résumé ça par une formule griffonnée sur un coin d’annuaire lors d’une de ses nuits d’insomnies alambiquées : Extinction = plus d’avenir = plus de projet = plus de désir = plus de loi = RIEN. !!!

  

Plus rien ne sert à rien. Connaître la météo ? Pour quoi faire ? Aller au boulot ? Euh… Mettre des sous sur son livret d’épargne ? Pardon ? Du plus petit des détails aux choses les plus fondamentales, tout est devenu inutile. La raison a vaincu la folie, terrassée par l’évidence de notre vacuité. Les rues sont désertes, les magasins sont fermés, les portes des théâtres sont scellées, les feux de circulation ne fonctionnent plus, les poubelles s’entassent, les pigeons s’amusent. Chacun reste chez soi, calfeutré, en se regroupant par affinité familiale ou amicale, pour regarder la télévision, prier et discuter de ce qu’on a fait et de ce qu’on ne fera jamais. On ne sort que pour se rendre au centre Novam le plus proche et se réapprovisionner. 

On attend. Point. 

 

Bien sûr, il y a encore quelques quidams qui vagabondent : une minorité peu fréquentable de psychopathes, de dévots et d’instables qui ne contrôlent plus leurs pulsions et leurs fantasmes ; mais au final, l’apocalypse a des allures de lendemain de gala.

 

  La route qui emmène Louis vers l’enfer est pourtant pavée d’actes inutiles et incontrôlables, d’envies sournoises qui le grignotent de l’intérieur comme les mandibules d’un insecte. Il ne se rase plus et ne se lave plus les dents. Il préfère éviter son reflet dans le miroir. Il se dégoûte.

 

  Louis ralentit à pas d’homme pour profiter de la vue. La place St Lambert offrait sa désolation sous un soleil pâle. Le panorama était plus triste qu’effrayant. La plupart des monuments, semblables à des ruines après un bombardement, ne tenaient debout que par un miracle géométrique. Le palais des Princes-Évêques s’était consumé pendant quatre jours. Sa carcasse décharnée, torturée, éventrée, défiait quelque géant d’oser venir l’achever. Les galeries marchandes, autrefois bruyantes, désormais sans souffle, cadavre oublié d’une vieille matrone. Près de la fontaine, une bande formait un cercle autour d’une silhouette allongée au sol dans une mare de sang. Louis jeta un coup d’œil sur le fusil à pompe coincé sur le siège passager mais ne s’arrêta pas.

 

  Il gara la Citroën aux couleurs du Novam, place St Paul déserte. Silence, uniquement perturbé par les gazouillis de quelques oiseaux inconscients du sort des hommes..présence envoûtante, linceul maudit. Il prit le sac avec le matériel, réajusta la bandoulière du fusil accroché à son épaule, et claqua le coffre avec force. Le son, pareil à une détonation, résonna en échos multiples bizarrement rassurants. 

 

Il se dirigea vers la cathédrale et croisa des inconnus aux mines grises qui marchaient d’un pas pressé, les yeux baissés, l’échine courbée ... poids de l’angoisse. Louis se souvenait de ces jours de beau temps qui gonflaient les cœurs. Il en avait passé des heures à flâner dans le piétonnier ou à traîner à la terrasse d’un bistro en regardant les passants, en guettant leurs chuchotements et en s’imaginant leurs vies. Plus personne ne s’attarderait pour se délecter du temps qui passe. Nous étions tous déjà morts.

 

  Louis travaillait à la préservation du patrimoine. Plusieurs navettes spatiales chargées de milliards d’informations décolleraient bientôt pour transmettre notre souvenir à d’hypothétiques cousins extraterrestres. Un projet absurde mais romantique qui témoignait de notre candeur et de notre obsession à nous croire importants. Louis se chargeait de rédiger les biographies d’artistes anodins et de collecter des photographies haute résolution de leurs œuvres. Son travail, compressé sur de gigantesques disques durs, embarquerait bientôt vers le néant du vide sidéral.

 

  Le «client» du jour, un peintre sans importance, habitait derrière l’ancienne collégiale romane. Louis ne résista pas à l’envie de s’y recueillir un instant. Bien qu’agnostique depuis l’âge de raison, il avait toujours été émerveillé par l’atmosphère des églises. Une complainte mélodieuse l’accueillit comme par magie. Huit dames âgées, debout sous la splendide voûte bigarrée du transept, chantaient la gloire du Sauveur pour une centaine de pénitents songeurs. La douce lumière filtrée par les vitraux multicolores , l’odeur humide du bois et de la pierre parachevaient l’ambiance fantasmagorique. Louis s’engagea sous la nef mais n’eut pas le courage de s’approcher. 

 

Il ne méritait pas cette beauté et quitta les lieux en tanguant, étourdi par l’expérience.

  

La ville lui parut soudain plus ténébreuse encore, comme si tout ce qu’il restait de bon dans les rues avait trouvé refuge entre les briques sombres de la vieille cathédrale, dans le chant de quelques sexagénaires. Au loin, la fontaine de la Vierge à l’Enfant se dissolvait dans une brume sulfureuse. 

 

Au fond de son iris, la cité ardente s’évaporait déjà en volutes. Il secoua la tête et reprit sa route.

 

  Louis avait épousé une bouteille de whisky et ne lui était guère fidèle. Il succombait facilement à la tentation d’une bonne chope de bière, d’un pichet de vin ou d’un godet de péket. Il avait dit « oui » à l’alcool, pour le meilleur et pour le pire. Tout le monde ou presque ignorait qu’il était un pochtron de compétition depuis bientôt vingt ans. Les gens disaient qu’il avait une bonne descente, que c’était un sacré fêtard, mais ils ne se doutaient pas que son sang se transformait en confiture de genièvre, que ses globules blancs se dopaient au houblon. 

   Ses amis se souvenaient vaguement du terrible accident de Clio qui l’avait tenu alité pendant plusieurs semaines mais personne ne savait qu’il avait perdu le contrôle de son véhicule avec 3,3 g d’un mélange explosif de bibine dans le sang. Louis était un alcoolo lucide et vergogneux, et dans le fond, il n’y pouvait rien.

  Gilbert Destrée ouvrit la porte avec la nervosité mêlée de timidité d’un gamin recevant la visite de St-Nicolas. Sa silhouette squelettique, dessinée sous un tablier centenaire couvert de taches de peinture, lui donnait l’allure d’un laborantin diabolique. Ses cheveux gris, filasses, flottaient autour de son visage anguleux. Sa peau, ratatinée par les décennies, couverte de sillons insondables, s’amalgamait de teintes changeantes, tantôt roses, tantôt jaunes. 

 

Louis présenta son badge du Novam mais l’artiste n’y prêta pas attention.

  « Entrez, entrez, dit le vieil homme. J’ai tout préparé », ajouta-t-il enthousiaste en tendant la main vers une série de tableaux aux couleurs vives.

  Louis fit trois pas en titubant, mal à l’aise devant ces œuvres abstraites médiocres qui respiraient la joie de vivre et la naïveté de l’enfance. Il n’avait jamais rien vu d’aussi obscène. À droite, sur un petit guéridon, trônait une tarte au riz. Le comble du luxe en ces temps de disette. Le vieil homme remarqua que la pâtisserie éveillait la curiosité de son hôte.

 

  « J’ai un ami boulanger. Il n’a pas renoncé à donner du plaisir aux gens. Ce sera notre récompense. »

  Louis acquiesça de la tête.

  « Je suis heureux, je suis heureux », ajouta le vieil homme dans un murmure.

  Ses longs doigts tordus par l’arthrite invitèrent Louis à se rapprocher de ses toiles.

  « Vous êtes heureux ? demanda Louis.

  — Bien sûr.

  — Nous allons tous mourir.

  — Memento mori, jeune homme. Une jolie lapalissade.

  — Oui, en effet, hésita Louis.

  — Mon travail filera bientôt vers le firmament des cieux. Quelle magnifique compensation.

  — Je vois.

  — Vous ne déballez pas votre matériel ?

  — Nous pourrions discuter un peu avant.

  — Oh », susurra le vieil homme, déçu, stoppé dans son élan.

  Ils prirent place sur deux canapés ancestraux couverts d’un velours verdâtre râpé.

  « Nous nous connaissons, affirma Louis.

  — Ah bon ? À quelle occasion, jeune homme ? demanda Gilbert sans dissimuler son intérêt.

  — Avant que vous ne séjourniez en prison », mâchouilla Louis.

  Son ton était froid comme la banquise. Le visage du vieil homme se voila.

  « Mes parents m’avaient inscrit dans l’association de jeunesse du village. Une excellente idée, a priori. J’étais un enfant turbulent.

  — Oui, oui, ronchonna Gilbert.

  — Vous vous souvenez ?

  — Nous changeons tous, dit le vieil homme en anticipant la suite du récit.

  — L’éducateur était un grand gars plein de rêves artistiques, continua Louis, comme s’il récitait un texte mille fois répété. Un salopard de vicelard qui s’amusait avec les gosses. Ça ne vous dit rien ? »

 

  Gilbert ne répondit pas. Sa bouche se tordit, ses yeux minuscules regagnèrent une grotte au fond de son crâne. Louis retrouva enfin les traits du monstre qui avait fait basculer sa vie. Le faciès hideux qu’il tentait désespérément d’effacer de sa mémoire à grand renfort de liqueur et de vinasse. Il se leva et arma son fusil avec un calme effrayant. Le vieil homme enfonça les doigts dans les accoudoirs. Ses phalanges rosirent. Son corps vibrait comme un robot de cuisine. Louis visa. Ses yeux se noyèrent dans ceux de sa victime.« T’iras pas au firmament, salaud. »

 

  Il appuya sur la détente.

  Louis ne voulait pas seulement que son persécuteur meure, il voulait être l’unique responsable de cette mort. La colère brûlait en lui, indomptable, souveraine, alimentée au charbon de ses douleurs. Il se détestait, conscient de céder aux désirs primitifs et dégoûtants qui sommeillaient au fond de sa sordide nature humaine, mais il ne pouvait lutter contre les tourments de cette volonté horrible, furieuse et aliénée. 

    La vengeance le rongeait comme un poison noir enfoui au plus profond de ses entrailles. La justice n’avait rien à voir là-dedans. Aucun rocher venu du fond des âges n’avait le droit de le priver de ce besoin d’ivresse, de cet appétit pour la mort. Il déglutit bruyamment, lâcha le fusil, et fixa un instant ses mains tremblantes de meurtrier. Il laissa son regard vagabonder une dernière fois sur les toiles joyeuses, flamboyantes, innocentes, puis se saisit d’un morceau de tarte qu’il enfourna en quatre bouchées. Un délice orgasmique ondula à la surface frémissante de sa peau. 

Il sourit et quitta l’atelier.

 

  Un jeune homme d’une vingtaine d’années l’attendait dans la rue étroite qui longeait le mur du cloître. Ses yeux avaient la couleur de la lave incandescente, au bout de ses doigts brillait un éclat d’onyx. 

Louis le trouva charmant. Marc Simonis — fils de Jean-Louis et Thérèse Simonis, décédés dans leur voiture en revenant d’un concert, percutés par un chauffard bourré dans une Clio — leva le bras, pointa le pistolet et logea deux balles dans la tête de Louis.

 

  Nous n’étions pas grand-chose et nous ne laisserons rien. Mais de ce rien renaîtra la vie, c’est sûr, sans passé, sans héritage, sans souvenirs. 

Heureuse, peut-être... quien sabe ?

Guy*più

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans Catalogne
commenter cet article
31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 09:19
le bain du 1er janvier...

le bain du 1er janvier...

 

***RÀDIO ARRELS, PRIMÉE A PALMA DE MALLORCA

 

Ràdio Arrels a été distinguée par la structure Obra Cultural Balear, ce vendredi 29 décembre à Palma de Mallorca. Notre média, fondé en 1981 à Perpignan, est primé en vertu de son action envers la langue et la culture catalanes.

 

Ce vendredi 29 décembre, Ràdio Arrels a reçu le Prix Gabriel Alomar, parmi les « Prix 31 décembre » délivrés par l’Obra Cultural Balear (Oeuvre Culturelle Baléare, OCB). Cet événement s’est déroulé au Théâtre Principal de Palma de Mallorca lors de la Nuit de la Culture 2016 organisée par l’OCB. La distinction attribuée met en évidence l’engagement de notre média, fondé en 1981 à Perpignan, envers son territoire. Elle souligne 35 ans suivis d’émissions en langue catalane, une contribution décisive au regain linguistique et la progression de la dignité linguistique en Catalogne Nord. L’OCB met en exergue notre fonction pédagogique, informative, formatrice et divulgatrice des valeurs identitaires, culturelles et nationales catalanes, associées à l’amitié avec les autres Pays Catalans.

 

Le président de l’OCB, Jaume Mateu i Martí, a remis le prix à notre journaliste Laura Bertran, qui mis à profit cette occasion pour évoquer avec le public la situation du catalan en territoire français. Notre voix matinale a rappelé les liens unissant les territoires en citant le Royaume de Majorque et les milliers d’insulaires portant les noms de nos régions «Vallespir» et « Rosselló». Laura Bertran a estimé que que la considération que nous réserve l’Obra Cultural Balear est «un bonheur et un honneur, pour le pays et pour notre média».

 

Photographie :

Lauréats des Prix 31 de desembre 2016, Théâtre Principal de Palma, 29 décembre 2016 @ Ara Balears.

Communiqué de presse / Perpignan, 30 décembre 2016

- - - -

 

Légimité de Llull à Perpignan

 

(1276-1349): Perpignan: Capitale du Royaume de Majorque

 

1279/83: Ramon LLull à Perpignan.  "Lo Peccat de n'Adam"

"A la requesta del rey de Malorcha, fey Ramon aquests rims en la vila de Perpinyà, sobre'l precepta pausat per Deus á  n'Adam, éll seient havia de traspassar lo seu mandament, é que per ço sdevendria la dampnacio de mante gent".

"Un senyor rey qui bé entén,

se maravella molt soven

que Deus qui es bo en quant es,

no fails en  neguna res

quan fe a Adam lo mandament

que'l fruyt no manjas, el scien t

c'Adam faria peccat

d'on mant hom seria dampnat,

aven totz temps pena e mal; (...)

 

Rencontre (imaginaire) avec le rabbin Menahem ben Solomon Ha-Meiri (1249-1316) (dit Vidal Salomon)

1435: Pierre Vidal (1848-1929). Repère une bibliothèque lulienne à Perpignan.

 

1857/58 : François Romain Cambouliu (1820-1869) in "Essai sur la litterature catalane" parle de Llull poète catalan.

 

1912: Création d'une rue Ramon Llull à Perpignan.

1915: Lluis Pastre (1863-1927), instituteur " Ramon Llull et son oeuvre pédagogique". (VIé Centenari)

 

1936: J.-S.Pons (1886-1962): Ramon Llull et le "Plant de notre dame Sainte Marie".

 

1938: Amédée Pagés (1865-1952). "El desconhort"/ le découragement de R. Llull.

 

1943: Henri Guiter (1909-1994): Grammaire de la lan gue de "Llibre d'Ave Maria"

 

1981:  Création du Prix littéraire "Ramon Llull 

Durand ces dernières trente années,

 

Gérard Rabat

(1952) fonde le Cercle Raymond Lulle)

 

Patrick Gifreu

(1952) lit, étudie, traduit et édite Raymond Lulle.

Un Centre Théologique se donne le nom de Raymond Lulle.

 

I) Ramon Llull: Le livre des Bêtes (Llibre de les bèsties), (París: Chiendent, 1985;

 

1986: l'Esprit d'Assise (Jean-Paul II) inaugure le dialogue des religions.

 

II) Ramon Lull: Livre de l'Ami et de l'Aimé (Llibre d'amic e amat), edició bilingüe (Montpeller: La Différence, 1989)

 

III) Ramon Llull: Le livre des Bêtes (Llibre de les bèsties), segona edició - París: La Différence, 1991)

 

IV) Ramon Llull: Le livre de l'ordre de chevalerie (Llibre de l'orde de cavalleria), (París: La Différence, 1991)

 

1995: "Le processus de Barcelone"

(Solidarité entre pays de la Méditerranée)

 

V) Ramon Llull: Felix ou le livre des Merveilles (Llibre de meravelles), (Monaco: Éditions du Rocher, 2000)

(Note: le père jesuite Miquel Batllori tenait  "Llibre de l'Orde de Cavalleria", "Llibre d'Ami e Amat" et "Llibre de Meravelles" comme trois oeuvres maîtresses de l'auteur.

 

2002 : Création par la Généralitat de Catalalunya "Institut Ramon Llull".

 

VI) Ramon Llull: Blaquerne ("Llibre d'Evast e d'Aloma e de Blaquerna son fill"), (Monaco: Éditions du Rocher, 2007)

 

2007 : Expo itinérante IMed/ Médiathèque Christianus Arabicus

(Ass. France/Algérie)

 

VII) Raymond Lulle, Le Livre des mille proverbes, Perpignan: Edition de la Merci,  2008)

2009: Conférence sur les "Mille proverbes" par Patrick Gifreu au Centre Théologique de Perpignan 

qui, depuis, porte le nom de Ramon Llull

 

VIII) Raymond Lulle, Le Livre de l'intention, Perpignan: Edition de la Merci, 2010 ) 

IX) Raymond Lulle, La Dispute des cinq sages, Perpignan: Edition de la Merci, 2013)

17 février 2016: Journée Ramon Llull à la Médiathèque de Perpignan,

dans le cadre du 7ème Centenaire  avec Lola Badia,  Dominique de Courcelles, Patrick Gifreu, Constantin Telenianu, Francesc Tous Prieto.

**L e classement de Perpignan et Béziers parmi les villes les plus pauvres du territoire français.

(C) Metbarran - Jacques Quéralt

 

- - - -

 

APRÈS BÉZIERS, PERPIGNAN ?

 

Selon une étude dévoilée le 21 décembre par le Centre d’Observation et de mesure des politiques sociales (Compas), Perpignan est l’une des 10 villes les plus pauvres de France. Son taux de pauvreté atteint 42,3 %, c’est-à-dire que 50 000 Perpignanais perçoivent moins de 60% du revenu médian. 100 km au Nord, la ville de Béziers détient un taux de 43,7 % et figure en toute première position en région “Occitanie”, suivie de Perpignan.

 

Les points communs entre Perpignan et Béziers sont nombreux : les deux villes regrettent leur gloire disparue et ne sont plus des centres de décisions. Leurs quartiers centraux, désincarnés, sont en souffrance. Le chômage de masse et la misère morale progressent. Le ciment social des cultures d'origine, autrefois enraciné et transmis, se délite à grande vitesse, tandis que le système d'intégration des flux migratoires du Nord comme du Sud fonctionne mal. La spoliation des ressources financières de l'Etat au profit de Montpellier capitale de région, et maintenant de Toulouse, accentue la paupérisation. Ce détournement de fonds publics agite un cocktail explosif à Béziers et à Perpignan.

 

Les difficultés sociales faisant monter les extrémistes de droite, Béziers les a choisis en 2014, à la faveur d’une alliance électorale composite. Perpignan, qui leur a offert alors plus de 50 % dans certains bureaux de vote, peut basculer aux élections municipales de 2020. Pour éviter cette outrance, il faut agir davantage pour la tranquillité publique et donner des racines en partage. Pour agir sur le fond, il est nécessaire de rétablir la centralité de Perpignan, en y établissant un pouvoir territorial fort. 

 

Il est démontré que le centralisme parisien et régional provoque l’abandon des populations excentrées, marginalisées par les grandes métropoles. Perpignan subit ce phénomène, que nous devons stopper en obtenant les moyens de la renaissance du Pays Catalan.

 

Communiqué de presse de "Oui au Pays catalan" -  Perpignan, 25 décembre 2016

- - -

 

ENSEMBLE, DEPASSONS L'OCCITANIE

 

Communiqué de presse · Perpignan, 29 décembre 2016

 

Le nom de région «Occitanie-Pays Catalan» a été rejeté par le Conseil d'Etat, mercredi 28 décembre. Cette instance ne transmettra pas au Conseil constitutionnel le «recours citoyen» diligenté par l’ancienne députée des Pyrénées-Orientales Renée Soum, qui refuse le nom  «Occitanie», étranger à notre territoire. Nous constatons que le Conseil d’Etat, avec la complicité de la majorité socialiste régionale dirigée par Carole Delga, reste sourd à la mobilisation de la rue, du Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales et de certains de nos parlementaires. Dans ce contexte de démocratie malade, nous saluons les élus restés debout face à leur parti. Ayant ouvert les yeux, ils doivent nous rejoindre, car le traitement que nous réserve la République exige l’union.

 

Notre formation politique est née du mouvement populaire pour l’avenir de notre département, au printemps 2016. Conscients depuis l’origine que le nom «Occitanie-Pays Catalan» est une impasse, nous défendons un statut propre à notre territoire départemental. Une Collectivité Territoriale Unique (CTU), prévue par l’article 72 de la Constitution, est la solution concrète au malaise identitaire, économique et social des Pyrénées-Orientales.

 

Notre département n’est pas occitan, contrairement aux douze autres qui composent la nouvelle région. Non, le Pays Catalan, doté de 1000 ans d'Histoire, ouvert au monde, tolérant et entreprenant, ne mérite pas d'être effacé par les bureaucrates. L’utopie «Occitanie-Pays Catalan» étant évacuée, resserrons les rangs. Formulons une voix catalane, unique et consensuelle, de droite, du centre et de gauche, car notre département disparaîtra à l’horizon 2019 dans le cadre de la réforme de l’Etat. Ensemble, transformons-le en CTU, comme le Grand Lyon et la Corse. Sans cela, les Catalans de France disparaîtront à leur tour.

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans Catalogne
commenter cet article
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 11:57
Barcelone : Festival Inclús - Collioure : Patrick O’Brian - Banyuls : les 9 caves, expo - Henri Gaud : photos - Les rancios - Théâtre catalan
Barcelone : Festival Inclús - Collioure : Patrick O’Brian - Banyuls : les 9 caves, expo - Henri Gaud : photos - Les rancios - Théâtre catalan
Barcelone : Festival Inclús - Collioure : Patrick O’Brian - Banyuls : les 9 caves, expo - Henri Gaud : photos - Les rancios - Théâtre catalan
Barcelone : Festival Inclús - Collioure : Patrick O’Brian - Banyuls : les 9 caves, expo - Henri Gaud : photos - Les rancios - Théâtre catalan

***Invitation to Patrick O’Brian : A musical voyage

 

The newly created Association Les Amis de Patrick O’Brian invites you to Patrick O’Brian: A musical voyage, starting at 18h30, Monday 12 December in the centre culturel of Collioure.

 

O’Brian   is primarily famous as the author of Master and Commander and the 20 Aubrey-Maturin novels set during the Napoleonic wars. The writers Gildas Girodeau and Ellen Turner Hall and the musician Josep Cabré will present music (Mozart, Bach and Boccherini), photos and texts (in French and in English)   to take you on a musical voyage of the maritime world of Patrick O’Brian.

 

Collioure was O’Brian’s home for over 50 years. The association Les Amis de Patrick O’Brian has recently acquired the remaining contents of O’Brian’s office. In collaboration with the Mairie of Collioure and the Commune des communes, we are working to make his books and objects available for public view and private study. 

 

For an annual membership of 15 € you can help  support our efforts to rescue and preserve

part of our literary heritage. Our team will be on hand to answer your questions and sign you up.

 

The evening will close with an aperitif offered by Mas Cristine. www.mascristine.com

 

**Invitation à  Patrick O'Brian: Un voyage musical 

 

La nouvelle association Les Amis de Patrick O'Brian vous invite à Patrick O'Brian: Un voyage musical, à partir de 18h30, le lundi 12 décembre au centre culturel de Collioure.

 

O'Brian est  célèbre  comme l’auteur de Maitre à Bord et pour les  20 romans Aubrey-Maturin  situés pendant les guerres napoléoniennes. Les auteurs Gildas Girodeau et Ellen Turner Hall et le musicien Josep Cabré présenteront  une soirée de musique (Mozart, Bach et Boccherini), des photos et  des textes (en français et en anglais) pour vous emmener dans un voyage musical du monde maritime de Patrick O'Brian.

 

Collioure était la demeure d'O'Brian pendant plus de 50 ans. L'association Les Amis de Patrick O'Brian a récemment acquis le reste du contenu du bureau d'O'Brian. En collaboration avec la Mairie de Collioure et la Commune des communes, nous  sommes en train de monter les projets  pour mettre ses livres et ses objets disponibles au grand  public et à  l'étude privée.

 

Pour une adhésion annuelle de 15 €, vous pouvez aider à soutenir nos efforts pour sauver et préserver cette partie de notre patrimoine littéraire. Notre équipe sera à votre disposition pour répondre à vos questions et vous inscrire.

 

La soirée se terminera par un apéritif offert par Mas Christine.  www.mascristine.com.

 

 

***Barcelone, du 12 au 18 décembre - Festival Inclús

El Inclús, Festival Internacional de Cine y Discapacidad de Barcelona busca promover obras audiovisuales sobre la diversidad funcional y recordar que todos necesitamos superar nuestras propias barreras. El concurso audiovisual será el eje central del festival, pero, además de disfrutar de la proyección de cortos y largometrajes con una oferta totalmente inclusiva, también podrás aprender más sobre su realidad a través de las charlas que nos acercarán historias personales, avances en accesibilidad o talleres infantiles y familiares que pondrán énfasis en experiencias sensoriales que ayudarán al público a ponerse en la piel de una persona con discapacidad.

 

Inauguración Festival Inclús

Inauguración del festival con la proyección de 100 metros, película de Marcel Barrena.

Lunes 12 de diciembre, a las 19.30 h

 

Selección oficial 

Proyección de 23 cortos y largometrajes durante las sesiones de la selección oficial del concurso.

Del 13 al 18 de diciembre

 

Talleres profesionales

Participa en las conferencias y talleres de lenguaje de signos, iniciación al casting, innovación tecnológica o doblaje.

Entre el 17 y el 18 de diciembre

 

Actividades familiares

Proyecciones de cine y talleres de pintura para que los más pequeños entiendan y se pongan en la piel de personas con discapacidad.

Domingo 18 de diciembre, a las 10 y a las 12 h

 

Clausura y entrega de premios

Gala final del festival en la que se darán a conocer los cortos y largometrajes ganadores de esta edición.

Domingo 18 de diciembre, a las 20 h

 

 

*** THEATRE CATALAN :

 

lundi 12 décembre (18h) a lieu la soirée 

consacrée au théâtre de J. M. Benet i Jornet (Deux femmes qui dansent, 

Fugaces, Sous-sol).

 

au Centre d'Études Catalanes de l’Université Paris-Sorbonne.

 

Au plaisir de vous rencontrer.

P-S. : la pièce "deux femmes qui dansent" est jouée au théâtre de Nesle 

à Paris 75006. du 23 novembre au 23 décembre 2016.

 

En raison du plan Vigipirate, nous vous demandons de vous inscrire 

auprès du secrétariat:

secretariat.etudes-catalanes@listes.paris-sorbonne.fr

Téléphone: +33 ( 0 ) 142.776.569

Centre d'Études Catalanes - Université Paris-Sorbonne

9, rue Sainte Croix de la Bretonnerie

75004 PARIS

 

** exposition des travaux photographiques d'Henri Gaud proche du collectif bla-blart.

 

Photographe argentique Henri Gaud a très bien connu Pierre Corratgé suite à sa participation au Congrès de la Galerie Photo à Perpignan. Il a contribué à faire découvrir la catalogne en photographiant ses ciels (voir pièce jointe). Nous vous remercions de diffuser cette exposition.

Bien cordialement,

 

Céline Marcadon

Directrice de Concordia Art Gallery

 

"Jeux de Gaud"  à la Villa Duflot du 15 décembre 2016 au 22 janvier 2017. 

 

"Sortir de la vision réaliste de la photographie pour donner plus d'importance au regard photographique qu'à l'objet photographié. Fabriquer un autre monde, sans doute une utopie, regarder le monde autrement, regarder le quotidien autrement ": c'est cela changer le monde pour cet artiste qui nourrissait des relations privilégiées avec Pierre Corratgé suite à sa participation au Congrès de la Galerie Photo à Perpignan organisé en 2010 par le collectif bla-blart. Henri Gaud est un photographe et éditeur qui s'est longtemps consacré au travail des artistes et des artisans d'art dans de nombreuses publications dédiées au patrimoine et à la culture. Il s'est particulièrement intéressé à architecture religieuse, notamment cisterciennes. 

 

Technicien émérite de la trichromie, Henri Gaud y trouve une solution artistique pour la photographie, certain qu'elle pose, in fine, la bonne question : celle de l'apparition et de la meilleure façon d'en parler. Les photographies d'Henri Gaud vous amèneront à vous poser de nombreuses questions sur les objets photographiés, jamais retouchés, réels et mystérieux.  Il crée ainsi d'authentiques" jeux de Gaud".

 

Concordia Art Gallery et Céline Marcadon sont honorés de présenter cet artiste talentueux qui présente un travail coloré et joyeux. Henri Gaud, par ailleurs référencé dans Artfabetic dictionnaire biographique des artistes plasticiens de France, viendra raconter sa vision du monde et sa technique pour la montrer lors du  vernissage de cette exposition qui aura lieu le jeudi 15 décembre 2016 à 18h30 à la Villa Duflot.

 

La Villa Dufflot, Rond Point Donnezan à Perpignan. Informations : 06 81 42 98 75

 

- - 

Le 16 décembre : les RANCIOS

*Presentació del llibre col·lectiu Les Rancios secs du Roussillon. Vins oxydatifs, fleurons de la viticulture catalane
        

El divendres 16 de desembre 2016, a les 18h - Llibreria Catalana  - Plaça Joan Payra – Perpinyà
Una presentació-degustació de vi ranci i productes catalans amb la presència dels autors Jean Lhéritier, Michel Castillo...

 

Présentation du livre collectif Les Rancios secs du Roussillon. Vins oxydatifs, fleurons de la viticulture catalane

le vendredi 16 décembre, à partir de 18h, à la Librairie Catalane – Place Jean Payra - Perpignan

Présentation-dégustation de Rancios et de produits catalans, en présence des auteurs Jean Lhéritier, Michel Castillo…

 

 

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans Catalogne
commenter cet article
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 10:35
Proust en Catalogne - édition de Xavier PLA : lecteurs, critiques, traducteurs et détracteurs de La Recherche

Proust en Catalogne - édition de Xavier PLA : lecteurs, critiques, traducteurs et détracteurs de La Recherche

 

 

** Défendre le catalan et la radio ARRELS : Communiqué de presse / Perpignan, 1er décembre 2016

 

CROWDFUNDING DE RÀDIO ARRELS JUSQU’AU 21 DECEMBRE

 

A l’occasion de son 35e anniversaire, Ràdio Arrels engage une nouvelle étape pour garantir l’avenir de la langue catalane en Catalogne Nord. Jusqu’au 21 décembre, une campagne de crowdfunding permet la participation populaire au financement du futur site Internet de la station.

 

Ràdio Arrels, média territorial né à Perpignan en 1981, achève une année de changements. L’arrivée de nouvelles voix et l’évolution esthétique de l’antenne annoncent la radio de demain. Le projet Arrels, pour la mise en valeur de la langue catalane en Catalogne Nord, se rénove. Ràdio Arrels, qui s’exprime à 100% en langue du pays, est une station de référence dont les quatre émetteurs couvrent l’intégralité des Pyrénées-Orientales (Roussillon, Vallespir, Conflent, Cerdagne, Capcir et Fenouillèdes). La diffusion mondiale sur Internet est assurée parwww.radioarrels.cat

Ràdio Arrels produit quatre heures quotidiennes de direct grâce à une équipe de quatre personnes et 30 bénévoles. 1000 interviews sont réalisées chaque année, exclusivement en catalan. 

 

De 10 à 500 euros, participez au financement du nouveau site Internet

Le futur site Internet de Ràdio Arrels, dynamique, ouvert à l’image et à l’écrit, sera construit au printemps 2017. Ce nouveau support s’adressera aux auditeurs du territoire et des autres Pays Catalans (Catalogne Sud, Pays Valencien, Îles Baléares), demandeurs d’informations sur la Catalogne Nord. Pour financer ce projet, à hauteur de 10 à 500 euros, rendez-vous sur le site coopératif TotSuma, jusqu’au 21 décembre. Lien direct : www.totsuma.cat/1484

 

Vidéo de la campagne de crowdfunding : https://youtu.be/KdoHgNYvfR4

 

Photographies, libres de droits.

Laura Bertran, journaliste de Ràdio Arrels https://goo.gl/rZhS4f et https://goo.gl/UEClfJ

Collaborateurs de Ràdio Arrels https://goo.gl/6yXbMH

Studios de Ràdio Arrels https://goo.gl/8TtF95

 

Contact presse : Albert Noguer, directeur. albertnoguer@radioarrels.cat - Tel.  00 33 6 12 58 32 33

 

-------

* OUI au Pays catalan :

 

 

***SOUTENONS NOS SAPEURS-POMPIERS !

 

Communiqué de presse · Perpignan, 23 novembre

 

Comme pour les policiers, le 8 novembre, nous soutenons les sapeurs-pompiers du  Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS 66). Cette corporation, indispensable à notre sécurité, appréciée de tous les citoyens, proteste pour être écoutée. Elle connaît de grandes difficultés en matière d’effectifs et de moyens.

 

Le Pays Catalan dénombre 2500 personnels concernés, dont 260 professionnels et 2140 volontaires, soit un pompier pour 180 habitants. Répondre aux 255 000 appels et assurer 35 000 interventions par an est devenu un exploit. En effet, le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales ne réserve que 21 millions d’euros aux services de secours, contre  38 millions dans l’Hérault et 61 millions dans la Haute- Garonne, soit 65 euros par habitant.Notre population est jusqu’à trois fois moins importante, mais notre département exige des stratégies exceptionnelles : sa topographie, notamment nos zones de montagne et maritimes, nos 8 millions de touristes et nos zones vulnérables en saison estivale posent des défis de taille à nos soldats du feu. La baisse de la dotation aux communes, engagées dans le financement des casernes jusqu'à 40 % du budget, aggrave la situation.

 

Pour alourdir la problématique, nos jeunes titulaires du diplôme de sapeur-pompier peinent à trouver un emploi en Pays Catalan. Ces réalités imposeraient au Conseil départemental une politique de secours ambitieuse, pour continuer de protéger les individus et, souvent, de sauver des vies.

 

 

* Oui au pays catalan - Communiqué de presse · Perpignan, 15 novembre 2016

 

METEO FRANCE, SNCF… STOPPONS LA CASSE DU PAYS CATALAN

 

 

D’ici 2021, le centre Météo France implanté à l’aéroport de Perpignan fermera ses portes. Le mythique site de la Llabanère, affaibli depuis 2013 par les départs à la retraite non-remplacés, sera une nouvelle victime de la casse de notre territoire. Dans les années à venir, le Pays Catalan sera donc fortement pénalisé, car ses prévisions météorologiques seront produites à Aix-en-Provence. Pourtant, nos six micro-régions (Roussillon, Vallespir, Conflent, Cerdagne, Capcir et Fenouillèdes) possèdent de forts contrastes, qui exigent une rare précision, pour des questions de sécurité et de maintien de la qualité de vie. Les crues décennales et séculaires, meutrières, ainsi que les coups de mer, seront-ils anticipés ? La future fermeture du centre météo de Perpignan révèle le déclassement que l’Etat inflige à notre territoire. Ce nouvel abandon s’ajoute à ceux du ferroviaire : Train jaune à la peine, gares fermées et vendues, suppression des trains du soir et de nuit, réduction de la maintenance technique à Cerbère au profit de Nîmes. Auparavant, France Télécom a fermé sa plateforme de Perpignan, France 3 Pays Catalan a baissé le rideau en été et le port de commerce de Port-Vendres, écrasé par Sète comme l’a voulu Montpellier, a poursuivi sa chute. La série noire ne cesse de s’allonger.

 

 

Au constat de la dégradation générale, nous dénonçons la décentralisation perverse, qui assèche les territoires au profit des grosses métropoles. Face à la France des  déséquilibres et des inégalités géographiques, Oui au Pays Catalan développe l’alternative aux partis téléguidés depuis Paris. Tous ont enfoncé notre territoire économiquement et culturellement. Favorables à une République des territoires, nous souhaitons ériger le département des Pyrénées-Orientales en Collectivité Territoriale Unique (CTU). L’article 72 de la Constitution prévoit cette disposition limitant le sabotage qui nous enfonce de plus en plus.

 

 

Philippe Simon, coordinateur.

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE · Perpignan, 29 novembre 2016

 

TOURISME HIVERNAL : OSONS LA CATALOGNE SUD

 

Du 8 au 11 décembre, le week-end prolongé de la Constitution espagnole et de l’Immaculée Conception (« Puríssima ») drainera chez nous de nombreux visiteurs sud-catalans. Mais les professionnels du tourisme de notre territoire seront pris au dépourvu par cette subite fréquentation de proximité. En effet, l’Agence de Développement Touristique des Pyrénées Orientales (ADT), contrôlée par le Conseil départemental, n’anticipe jamais cette échéance habituelle : ce service public néglige la manne financière venue de Barcelone et Girona.

 

Depuis 1963, notre département obéit à la « Mission Racine » nationale, qui, sous le général De Gaulle, a dangereusement réduit l’idée du tourisme à l’été, au soleil et à la plage. Aujourd’hui,une révolution mentale est nécessaire car le tourisme doit de jouer à l’année, notamment auprès d’une clientèle sud-catalane qui apprécie déjà notre territoire. Ce public ayant déjà le soleil chez lui, défendons des arguments patrimoniaux et naturels, plus nobles, sur l’exemple de Céret, Villefranche de Conflent et la Cerdagne.

 

Oui au Pays Catalan (OPC), promoteur d’une économie intelligente, dénonce la passivité publique vers les clients catalans du Sud. Plus réactive que nous, la marque « Aude Pays Cathare » et l’agence montpelliéraine « Sud de France » agissent à Barcelone avant les vacances de Noël, jusqu’à la semaine des Rois, qui se terminera le 8 janvier 2017. Et la région « Occitanie » défend un tourisme « quatre saisons ». Nos voisins maîtrisent mieux le calendrier espagnol et, sans tabous sociaux, visent ouvertement les Barcelonais aisés, dits « CSP+ ». A Perpignan, des décideurs rétrogrades ne jurent que par les marchés nordiques et le soleil.

 

Qu’attendons-nous ? Rompons le vieux carcan touristique érigeant le climat en valeur unique, car nos espaces naturels, notre patrimoine exceptionnel et notre art de vivre sont d’autres atouts, porteurs de davantage de richesse. Visons un nouveau tourisme et prenons notre destin économique en main. Ne négligeons pas le soleil, mais stoppons l’esprit de la « Mission Racine ». Seule une politique ambitieuse, pensée ici et pour ici, et non plus par des élites centralisées, changera notre stratégie touristique archaïque.

 

 

Arguments et prises de position : www.ouiaupayscatalan.com

Vidéos : www.ouiaupayscatalan.tv

Contacts : admin@ouiaupayscatalan.com / Tels. 04 68 35 34 54 et  06 75 74 25 49

*Infos 

Institut Ramon Llull

 

PARIS,  03/12/2016

 

Deux courts-métrages catalans au festival Paris Courts Devant

 

The Missing Part de Salvador Sunyer et Timecode de Juanjo Giménez sont présentés au festival international de courts métrages dans la section de films de musique. Les deux films sont une fusion de cinéma et arts de la scène. Le dernier a obtenu la Palme d’or du Court métrage à Cannes 2016.

+ info >>

 

 

 

**AIX-EN-PROVENCE,  05/12/2016

 

Màrius Serra à Aix-Marseille Université

 

L’écrivain et traducteur catalan Màrius Serra offre une conférence sur son roman Plans de futur (2014), qui raconte l’entourage familial particulier du mathématicien Ferran Sunyer, tétraplégique et autodidacte, qui a obtenu une reconnaissance internationale malgré son handicap et la difficile situation de l’université sous le régime franquiste.

+ info >>

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans Catalogne
commenter cet article
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 10:44
* Merci à Jacques MARTINEZ, correspondant de l'Indépendant au Boulou pour ce bel article !

* Merci à Jacques MARTINEZ, correspondant de l'Indépendant au Boulou pour ce bel article !

* Merci à Jacques MARTINEZ, correspondant de l'Indépendant au Boulou pour ce bel article : débat sur les néo-ruraux et collectifs libertaires, avec Michel LLORY, Robert  Garabé, Paul Gérard, Danielle Baulenas...

 

 

***Louise Legrettiant est morte

là bas...loin

à Québec !

Elle n'écrivait pas...ne chantait pas  : elle psalmodiait des lignes de force !


Être un homme et ne pas savoir où habite la douleur,
est-ce cela le bonheur ?

Un silence blanc un silence noir 

oblitèrent des douleurs-poignards 

et le cri majuscule 

que devrait porter chaque conscience.
Devant les écrans 

et les flonflons de vos fêtes, 

passent l’hermine et le vison,
coule le champagne tiédi.
Dehors une douleur cosmique,

venin silencieux, déporte la raison.
Partout les écrans s’agenouillent 

au confort des consciences 

et, 

minuscule,
un cri se meurt d’indifférence… etc… etc…

 

Québec...c'était toi Louise 

ma chance d'alors, quand Beckett me tenait au ventre !

Me revient l'été frileux aux soirs des volutes de foin dans l'odeur de sauge où tu m’entraînais avant de nous asseoir parmi les fantômes des ancêtres dans les flammes de bûches odorantes. 

Les routes longues emmenant les pas et les pensées en des mémoires que je ne savais pas... 

Avec toi traînaient les joies simplement joies et les pommes aux pommiers. 

Et tes fleurs-Québec, tes fleurs sur la table, dans tes champs de soleil inondant 

les pieds dans l'eau des lacs, tes fleurs aux joues dorées dans mes yeux. 

Au bistrot Beau Parlant le fil de tes histoires étaient des ''berceries'' ondulantes, menant la voix du loup loin dans la cour arrière, l'ours à portée de rêve

tes nuits sombres et vivantes approfondies de souffles courts et sans questions. 

Me reviennent tes gens 

et leurs violons 

leurs accordéons

la nostalgie d'harmonicas où se balançait tes cheveux presque trop bleus ... 

Et puis tes mots d'anciennes résonances, tes mains bûcheronnes et chaudes, 

tes gestes au ralenti élémentaire, ton air frais d'après pluie, air de rien qui disait tout 

Tout redevient, Québec ! 

Et moi, enlevé, embarqué, conquis par ton froid, pays de résistance et de belles lumières d'herbe. 

Je te parle de bien loin maintenant et je cherche des mots de souches séculaires,  de racines premières, de pierres solidaires telles des sonailles

Je remonte les accents de ma terre, et j'emprunte l'absolu de mon besoin pour revoir ton St Laurent  qui fait mer et montagnes basses fardées de pastels gras, 

Et tes solides cordes de bois appuyées sur l'hiver que tu aimais . 

Je reconstruis ce temps de pur bonheur simple quand sur ta galerie de planches serrée autour de ta maison, tu me nommais si fort ''Hé, l'Guy,,, ousque tu vas t'enfoumailler !! »

Ah Québec qui roule à mes yeux sans cesser d'être arrondi de feuilles ! 

Louise-Québec

Trace rouge, indélébile … rail d'un ongle sur mon torse en fin de nuit !

 

G.più

- - -

**Catalogne à ANGLET,  15/11/2016: SPORT et Danse 

 

La compagnie du chorégraphe catalan Cesc Gelabert présente à Anglet le spectacle Foot-ball, un hommage dansé au geste esthétique des joueurs du FC Barcelone. Les mouvements des danseurs dialoguent avec ceux de Messi, Neymar et Piqué entre autres, projetés sur grand écran.

Gelabert-Azzopardi fait danser le Barça à la Scène nationale du Sud-Aquitaine

La compagnie du chorégraphe catalan Cesc Gelabert présente à Anglet le spectacle Foot-ball, un hommage dansé au geste esthétique des joueurs du FC Barcelone. Les mouvements des danseurs dialoguent avec ceux de Messi, Neymar et Piqué entre autres, projetés sur grand écran. 

 

Cesc Gelabert trouve dans la danse et le football de nombreuses similitudes. Avec Foot-ball, il met en jeu les formidables danseurs de sa compagnie pour transfigurer quelques-uns des plus beaux gestes des meilleurs joueurs du FC Barcelone, présents sur le plateau aux côtés des danseurs grâce aux images du réalisateur Jordi Morató.

Le fait que ball signifie danse en catalan ne semble pas relever du hasard ! Pasolini décrivait le football comme un langage dans lequel les joueurs écrivent des signes avec leur corps que les spectateurs déchiffrent. Avec Foot-ball, Cesc Gelabert met en évidence une hybridation des deux principaux langages non verbaux de la culture catalane : le football et la danse. Il établit un dialogue époustouflant entre la capacité expressive et la nature poétique des deux performances.

La présence, la grâce, la fluidité des mouvements, qualités les plus remarquables du danseur comme du chorégraphe, constituent à elles seules une raison suffisante pour ne pas manquer ce rendez-vous avec Cesc Gelabert et sa compagnie.

 

COMPAGNIE GELABERT – AZZOPARDI

Foot-ball de Cesc Gelabert

Avec Daniel Corrales, Lluc Fruitós, Cesc Gelabert, Virginia Gimeno, Anna Hierro, Lorena Nogal, Luis Pedraza, Alberto Pineda

Production : Théâtre national de Catalogne, Mediapro, Compagnie Gelabert – Azzopardi avec le partenariat du FC Barcelone

Plein tarif : 25€ | Tarif réduit A : 22€ | Tarif réduit B & enfant : 18€ | Places numérotées | Durée : 1h

mardi 15 novembre à 20h30

Scène national du Sud-Aquitain

Théâtre Quintaou – grande salle

1 Allée de Quintaou, 64600 Anglet

© Institut Ramon LLULL

 

---Langue catalane :

***Vendredi 4 novembre, l’office de la langue catalane porté sur les fonds baptismaux.

 

Elles et ils étaient plus de 40 à participer à ce que l’on peut qualifier de premiers pas de l’office public de la langue catalane, espace tant attendu depuis des années. Élus de la région,  du département dont sa présidente Hermeline Malherbe et moi comme vice-président chargé du catalan, des communes,  présidentes et présidents, membres des associations Applec, Omnium Cultural, Arrels, du Syoccat (syndicat de communes pour l’occitan et le Catalan, Directeur et membre de l’IFCT (Institut Franco Català Transfrontaler), dirigeants de la Bressola, acteurs et créateurs culturels ont très majoritairement opté pour une forme de GIP  (Groupement d’Interet Public) pour un office essentiellement axé sur la langue son enseignement , sa transmission, son usage dans la sphère culturelle et surtout publique à grande échelle. Cette forme GIP permettant à l’Etat d’entrer, de participer et de financer à hauteur des autres collectivités (région et Département). 

Les trois entités étant représentées à égalité de membres et partageant la présidence du GIP, d’autres, comme la commune de Perpinyà, le Syoccat, l’Association Des Maires et l’indispensable IFCT pour la dimension « scientifique », le rectorat … participeront au Conseil d’Administration du GIP Office Public de la Langue Catalane (OPLC). L’idée que j’ai avancée a été bien reçue. Elle consiste à ne pas faire de ce futur OPLC un fourre-tout linguistique, culturel et patrimonial, mais de se concentrer sur la langue et ce qui en découle ainsi pourquoi pas une labellisation axée sur la création culturelle notamment, engageant les financeurs à soutenir les projets labellisés OPLC, ce qui n’empêche pas les collectivités de financer les projets non labellisés OPLC à leur guise. 

Bonne réunion constructive et intéressante où les participants se sont donné rendez-vous début décembre pour le travail en commission et le lancement du GIP.

Nicolas GARCIA - CD 66 - Conseiller départemental chargé de la catalanité

Repost 0
Published by leblogabonnel - dans Catalogne
commenter cet article

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Liens