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19 mai 2022 4 19 /05 /mai /2022 12:15
Jipébé avec Olga G-Fons (enterrement de Pierre), Jean Labellie et Guillaume Lagnel (Eus), Jaume Plensa (Céret), Anne Queffelec (Collioure, reportage pour L'Indépendant), Patrick Lhoste (chez lui) et J. Maso, Marie-Claude Valaison, enterrement de Teresa Rebull (Banyuls/Mer, 7 avril 2015) -
Jipébé avec Olga G-Fons (enterrement de Pierre), Jean Labellie et Guillaume Lagnel (Eus), Jaume Plensa (Céret), Anne Queffelec (Collioure, reportage pour L'Indépendant), Patrick Lhoste (chez lui) et J. Maso, Marie-Claude Valaison, enterrement de Teresa Rebull (Banyuls/Mer, 7 avril 2015) -
Jipébé avec Olga G-Fons (enterrement de Pierre), Jean Labellie et Guillaume Lagnel (Eus), Jaume Plensa (Céret), Anne Queffelec (Collioure, reportage pour L'Indépendant), Patrick Lhoste (chez lui) et J. Maso, Marie-Claude Valaison, enterrement de Teresa Rebull (Banyuls/Mer, 7 avril 2015) -
Jipébé avec Olga G-Fons (enterrement de Pierre), Jean Labellie et Guillaume Lagnel (Eus), Jaume Plensa (Céret), Anne Queffelec (Collioure, reportage pour L'Indépendant), Patrick Lhoste (chez lui) et J. Maso, Marie-Claude Valaison, enterrement de Teresa Rebull (Banyuls/Mer, 7 avril 2015) -
Jipébé avec Olga G-Fons (enterrement de Pierre), Jean Labellie et Guillaume Lagnel (Eus), Jaume Plensa (Céret), Anne Queffelec (Collioure, reportage pour L'Indépendant), Patrick Lhoste (chez lui) et J. Maso, Marie-Claude Valaison, enterrement de Teresa Rebull (Banyuls/Mer, 7 avril 2015) -
Jipébé avec Olga G-Fons (enterrement de Pierre), Jean Labellie et Guillaume Lagnel (Eus), Jaume Plensa (Céret), Anne Queffelec (Collioure, reportage pour L'Indépendant), Patrick Lhoste (chez lui) et J. Maso, Marie-Claude Valaison, enterrement de Teresa Rebull (Banyuls/Mer, 7 avril 2015) -
Jipébé avec Olga G-Fons (enterrement de Pierre), Jean Labellie et Guillaume Lagnel (Eus), Jaume Plensa (Céret), Anne Queffelec (Collioure, reportage pour L'Indépendant), Patrick Lhoste (chez lui) et J. Maso, Marie-Claude Valaison, enterrement de Teresa Rebull (Banyuls/Mer, 7 avril 2015) -
Jipébé avec Olga G-Fons (enterrement de Pierre), Jean Labellie et Guillaume Lagnel (Eus), Jaume Plensa (Céret), Anne Queffelec (Collioure, reportage pour L'Indépendant), Patrick Lhoste (chez lui) et J. Maso, Marie-Claude Valaison, enterrement de Teresa Rebull (Banyuls/Mer, 7 avril 2015) -

Jipébé avec Olga G-Fons (enterrement de Pierre), Jean Labellie et Guillaume Lagnel (Eus), Jaume Plensa (Céret), Anne Queffelec (Collioure, reportage pour L'Indépendant), Patrick Lhoste (chez lui) et J. Maso, Marie-Claude Valaison, enterrement de Teresa Rebull (Banyuls/Mer, 7 avril 2015) -

Jeudi 19 mai. à 17h30. à la librairie Torcatis

Rencontre  avec Jean-Pierre Bonnel
autour de son dernier ouvrage   Une mémoire culturelle
en Catalogne

 

Teresa Rebull - Marie-Pierre Baux - Olga Garcia-Fons - Laura Renada Portet - Luce Fillol - Jacquie Martin - Eliane Comelade - Marie-Claude Valaison - Marguerite Pasotti -  Epouses des prisonniers et exilés politiques catalans - Letitia Costa - Kali Maalem - Caroline Morel-Fontaine - Patricia Romero - Martine Horgne - Jordi Pere Cerdà  - Jacques Maso - Gilles de Montauzon - Serge Fauchier - Claude Macé - Robert Vinas - Henri Iglesis - Jean Labellie - Joseph Ribas – Moretti - Patrick Loste - Serge Kamké - Antoine Otero - Michel Perpinyà - Pere Verdaguer - Robert Bosch - Serge Homs - Michel Pagnoux

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23 avril 2022 6 23 /04 /avril /2022 10:08
Canigou (J. Iglesis) - Pierre-Jean BRASSAC et son dernier livre - é livres de JPB
Canigou (J. Iglesis) - Pierre-Jean BRASSAC et son dernier livre - é livres de JPB
Canigou (J. Iglesis) - Pierre-Jean BRASSAC et son dernier livre - é livres de JPB
Canigou (J. Iglesis) - Pierre-Jean BRASSAC et son dernier livre - é livres de JPB
Canigou (J. Iglesis) - Pierre-Jean BRASSAC et son dernier livre - é livres de JPB

Canigou (J. Iglesis) - Pierre-Jean BRASSAC et son dernier livre - é livres de JPB

* Fête du LIVRE ce samedi :

ARGELES

 

 

Fêtes et Festivals, Argelès-sur-Mer

 

 

La catalanité sera à l’honneur samedi 23 avril, avec la célébration de la Sant Jordi, saint patron de Catalogne.

 

Un après-midi festif attend petits et grands à la salle Carrère (non loin du centre,  vers la plage, parking gratuit): nombreuses animations, dédicaces d'auteurs :

 

Thérèse CAU, Brigitte FARINES, J.Philippe LAPEYRE, J. P. Bonnel...

 

Sollers & Z...Lévy et André Breton...etc

 

- - -

 

 

 

**Vient de paraître :

La contrebande dans les Pyrénées, par

 

 Pierre-Jean Brassac

 

auteur, traducteur, journaliste, lecteur public

 

L'auteur viendra à Banyuls -salle Novelty, entrée libre- en octobre 2022, pour parler de son livre (invité par l'association. Walter BENJAMIN sans frontières - 06 31 69 09 32)

 

http://www.sgdl-auteurs.org/pierrejean-brassac

 

http://www.autourdesauteurs.fr/pierre-jean-brassac/

http://www.occitanielivre.fr/annuaire?field_search=Brassac&field_ville=&view_mode=list

http://www.m-e-l.fr/pierre-jean-brassac,ec,1220

http://pjbrassac.wix.com/pierrejeanbrassac

https://blogs.mediapart.fr/brassac/blog

 

 

Monts-Déserts Editions: 978-2-9546023

 

 

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Cette saison, nous voyons Majorque à travers les yeux de notre créatrice Anita Radovanovic.

 

 

 

 

 

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7 avril 2022 4 07 /04 /avril /2022 09:59
Caitlin Cox
Caitlin Cox

Caitlin Cox

BANYUL-Sur-Mer

 

Maurice PIFERRER

 

 Conférence : Ecole sans frontière –66 - L’aide au développement en Afrique

 

samedi 9 avril 2022 - 17h – Salle Novelty   - 

Entrée libre

sous l'égide de : Assoc. W. BENJAMIN sans frontières 06 31 69 09 32

président : J.Pierre Bonnel 

Trésorière : Michèle Martel

Secrétaire : Suzanne RAZOULS,

COM/Presse : Clarisse REQUENA, André ROGER.

 

ARTS :

Caitlin Cox à Céret

Exposition pour la réouverture de la nouvelle saison du Centre d’Art « Art Sant Roch » dans le centre historique de Céret, à 50 m du Musée d’Art Moderne.

Caitlin Cox, jeune artiste anglaise de 23 ans, habitant dans les Pyrénées-Orientales et révélation des Beaux-Arts de Londres en 2021, montrera ses tableaux et dessins très personnelles.

Il s’agit de la figuration libre, un univers féerique et très imaginatif, peint sur de très grands formats, comme sur des formats plutôt intimes.

Vernissage le 8 avril à partir de 18h et concert vers 19h.

- - -

 SERIGNAN


Du 31 mars 2022 au 7 juin 2022


Traversez la Méditerranée

 Exposition d’œuvres de la collection du Mrac Occitanie, sélectionnées par des lycéennes dans le cadre du projet pédagogique « Tous commissaires ! » en partenariat avec le lycée Marc Bloch à Sérignan.

Œuvres des artistes: 

Nadia Benbouta, Vincent Bioulès, Raymond Depardon, Patrick Faigenbaum, Stéphane Magnin, Simon Starling et Raphaël Zarka. 

Les élèves commissaires d’exposition:

Fatima Tlarhi, Halima Mergoum, Méline Sanchez et Axelle Monteillet

La Méditerranée est au cœur de cette 5ème édition. 

Source d’inspiration des artistes dès la fin du XIXe siècle, les rivages de la Méditerranée ont été un laboratoire d’expérimentation plastique de l’art moderne et de la modernité picturale. L’exposition des élèves-commissaires pose la question de cet héritage dans l’art contemporain. Quel regard les artistes actuels posent-ils sur La Méditerranée ? Représentent-ils toujours ces paysages ? S’intéressent-ils aux cultures et patrimoines qui bordent ce territoire ? 

L’exposition invite les visiteurs à Traverser la Méditerranée à travers une sélection de tableaux, photographies, collages et impression sur affiche conservés au Mrac Occitanie. Trois thématiques se croisent : celle de la traversée, des héritages culturels communs et des échanges. 

Visites uniquement sur réservation auprès du Mrac Occitanie au 04 67 17 88 95. Gratuit.

Infos pratiques

AdresseOrganisationHeures d'ouvertureTarifs/Conditions AccèsContacter ...

Lycée Marc Bloch


1 Avenue Georges Frêche 34410 SERIGNAN

Catalognarts

Expositions,  Perpignan

Jusqu’au 30 avril, la galerie Lligat, de Perpignan, présente une quarantaine d’œuvres sur papier, bois et textiles de Didier Béquillard. Autant de variations autour des noms de villes.

Didier Béquillard, qui partage sa vie entre Sorède et Hambourg, explore le nom des villes comme on explore un territoire. Le point de départ c’est le mot, codé dans l’alphabet morse. “J’organise ensuite le dessin autour de ces signes, je décide d’habiter certaines formes et de créer une espèce de désordre”, explique l’artiste. Une méthode rationnelle, une approche instinctive. “J’ai une règle, mais elle est très souple : la seule contrainte c’est de mettre tous les signes. Le nom d’une ville disparaît aussi vite que je le maîtrise. C’est ce qui m’intéresse : qu’il perde sa signification, son sens et produise un nouvel objet plastique”. Le nom de ville redevient alors une sorte de plan urbain, plus abstrait, que le regard arpente dans l’alternance des points et des traits, dans l’agencement de figures géométriques, la superposition, l’effacement, le recouvrement, l’apport de la couleur.

Cet art du palimpseste se décline sur différents supports et dans des matériaux recyclés. “Aujourd’hui, quand on construit, on se réfère à des mesures standards,poursuit Didier Béquillard. Des normes techniques et industrielles impactent les formes dans lesquelles on vit. J’aime récupérer tout ce qui ne rentre pas dans la norme”. L’artiste compose ainsi avec le bois, pour une ville debout, née d’assemblages de chutes réutilisées, architecture modulable à souhait par la main du visiteur. Avec le textile, pour un non-tissé monochrome bleu sombre, qui renferme les noms de 368 rivières dont les tracés se fondent, juste séparés par un point blanc de coton hydrophile. Un objet autonome où l’écriture s’est perdue, s’est effacée, impossible à décrypter. Dans ces multiples variations, la rythmique graphique prend même la forme d’une partition, proche des mathématiques de la musique de Xenakis ! On entre dans cet imaginaire comme on pénètre un réseau : plusieurs voies d’accès sont possibles, plusieurs sorties s’y décèlent. On déambule dans ce labyrinthe ouvert et ludique comme un chercheur de trésors guidé par une écriture asémique.

Expo visible au 12 rue de la Révolution Française, à Perpignan les jeudis et vendredis de 14 h à 19 h ; les samedis de 14 h à 18 h ; tous les jours sur rendez-vous au 06.14.36.40.01.

UN CONCERT POUR LA PAIX AU PROFIT DE L’UKRAINE

 

Un concert exceptionnel de la cantatrice Elena Rakova sera donné au profit de l’Ukraine jeudi 7 avril à 20h au gymnase des Capellans.

Née en Russie, où elle a suivi une formation de guitariste classique et de chanteuse lyrique, Elena Rakova s’est distinguée depuis lors de nombreux concours de guitare classique et de chant. Elle enseigne et se produit en France, notamment à Paris, depuis une quinzaine d’années.

En décembre dernier, elle a animé à Saint-Cyprien, avec succès, un superbe concert de Noël, accompagnée au piano par son époux Léo Debono.

La revoici au profit, cette fois, de l’Ukraine et de la paix, avec un très beau récital de chants du monde. Un concert soutenu par le Secours catholique et dont les bénéfices seront reversés intégralement aux Ukrainiens. Elle y interprètera des airs de Chopin, Saint-Saëns, Moussorgsky, Liszt, Haendel….

Tarif : 15 €

Billetterie ouverte le 7 avril de 10h à 12h à la mairie (village) et de 17h à 20h au gymnase des Capellans.

Attention : places limitées, sans réservation

Renseignements au 04 68 21 06 9

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11 mars 2022 5 11 /03 /mars /2022 11:00
Annie CATHELIN et Martine BARDE à la librairie Torcatis - INDE, expo Le Boulou - Facultat de català de la Universitat de Perpinyà -
Annie CATHELIN et Martine BARDE à la librairie Torcatis - INDE, expo Le Boulou - Facultat de català de la Universitat de Perpinyà -

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 12 mars

de 10h30 à 12h30 

à la librairie Torcatis

 

Rencontre avec

Annie Cathelin

 

autour de son dernier ouvrage paru aux Ed. L'harmattan

 

Une vie de bleu et d'ocre

 

 Il est des histoires de famille qui semblent s'enrouler sur elles-mêmes. Contant les joies, les espérances et les douleurs quotidiennes des petites gens, elles s'insèrent pourtant dans la Grande Histoire. Tout un chacun peut s'y trouver confronté et devra jongler avec une vie qui le dépasse. Ainsi, avec le soutien chaleureux de son frère Dédé, Julie, la bergère, est-elle portée par son rêve de s'instruire et de devenir chanteuse. Sa rencontre improbable avec Jean, l'Alsacien en rupture familiale, qui a connu la Grande Guerre et projette de partir enseigner dans l'Algérie coloniale des années trente, parviendra à tisser un bonheur fragile, fait d'amitiés et de modestes aventures. Tous savent que le chemin pour devenir ce que l'on est, ne peut être que long et semé d'embûches, mais parfois aussi, d'imprévus qui ensoleillent les jours.

 

 

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Samedi 12 mars

à partir de 17h30

à la librairie Torcatis

 

Vernissage de l'exposition de

Martine Barde

 

Je n’ai pas appris la peinture, elle s’est imposée ..

 

D’abord attirée par l’aquarelle, j’ai ensuite pratiqué l’acrylique puis les techniques « mixtes » et les collages qui m’ont apporté un peu plus de liberté

J’ai appris la calligraphie, l’exigeante calligraphie chinoise puis la calligraphie hébraïque et latine.

 

L’acte de création reste automatique, il n’y a pas de dessein ( dessin).

Au départ, il y a le trait, les marques, et une gestuelle.

Viendront les couleurs et les formes.

 

Ensuite, la rencontre et parfois une histoire… 

 

Exposition du

10 au 26 mars 2022

 

 

 

 

www.librairietorcatis.com

en continu sur notre site internet

 

Les horaires de la librairie TORCATIS 10 rue Mailly à Perpignan

Université de Perpignan 

"Faculté de catalan"

 

 

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Inscripció en llicència de català per ser mestre bilingües

05 Març 2022

 

L’IFCT, la "Facultat de català" de la Universitat de Perpinyà, forma en 3 anys els futurs profs de les escoles bilingües:

aprofundiment i pràctica intensiva de la llengua, didàctica del bilingüisme i de la immersió lingüística, pedagogia i preprofessionnalització.

 

Els futurs candidats al CRPE especial – concurs de reclutament de professor de les escoles bilingüe – poden des d’ara inscrire’s a Parcoursup en llicència de català, formació ideal per millorar el seu nivell de llengua abans la preparació del concurs (en màster).

La llicència de català acompanya els estudiants catalanòfons o neolocutors de català en el perfeccionament de llur futura llengua d’ensenyament.

 

La inscripció en català pot ser principal o en segona inscripció en llicència, en presencial o a distància.

 

Informacions i precisions : www.upvd.fr o ifct@univ-perp.fr o aplec@aplec.cat o 04 68 66 22 11.

 

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2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 10:38
Eva Baltasar - Programme Ramon LLULL- Paris -
Eva Baltasar - Programme Ramon LLULL- Paris -
Eva Baltasar - Programme Ramon LLULL- Paris -

Eva Baltasar - Programme Ramon LLULL- Paris -

EVENEMENTS CULTURELS :

beaucoup de nouveautés et d'envois d'infos à propos de la culture - réactions suite à deux ans de pandémie...

Aujourd'hui, pas mal de "copier-coller"... c'est ainsi, c'es l'info brute, non transformée...

 

** Lecture de Pascal BRUCKNER

 

    Son dernier opus Dans l'amitié d'une montagne est à rapprocher de deux autres écrivains, doués pour la forme et le fond, ses amis RUFFIN et Sylvain TESSON...

Il nous raconte son enfance dans les Alps, ses aventures de ski et d'alpinisme un peu partout, Suisse, Pyrénées tout en brossant un portrait ironique de la société contemporaine : l'hypocrisie et les crimes du tourisme (déjections, pollution de la nature, du parc du Yosemite  par exemple, page 95), le snobisme des bobos, la mode des trails, l'esprit de calcul, qui est la maladie de l'homme contemporain (pages 82/84).

 

Ce sportif est en effet aussi sociologue, philosophe, qui, "à une morale de la promesse préfère une sagesse du possible" (p.86)

Bref, à lire pour le plaisir et pour tenter de devenir meilleur, loin de la curée médiatique autour de Houellebecque...JP.Bonnel

(2 février 2022)

- - -

 

"Chacun s’affaire à ses palais

  • dont un jour il ne restera
  • qu’une plainte de rouille,
  • un gémissement de gond
  • dans la tempête" ,J.Gautrand.  
  • --------------   FFFREE :

    marches symboliques de la Retirada à Collioure (hommage à Machado), Elne, Argelès-sur-Mer, La Jonquera - du 17 au 20 février

  • - LUMIERES D’ENCRE - Céret.  

    EVENEMENTS CULTURELS

     

    En janvier, les semaines ont été compliquées par le passage de la Covid au sein de notre équipe malgré la richesse des deux expositions toujours visibles jusqu’au 5 février et la conduite de médiation en présence de Françoise Beauguion, ancienne résidente à Lumière d’Encre. Julia de Cooker est venue poursuivre sa résidence et nous vous signalons enfin le lancement de l’appel à résidence 2022/2023 sur le thème de l’égalité. Celui-ci est accessible dans cette newsletter.

    Notre assemblée générale aura lieu le mercredi 2 février 2022 à 17h à la galerie Lumière d'Encre, 47 rue de la République - 66400 Céret.

 
EVENEMENTS CULTURELS

Exposition à venir en février

lumière d'encre

 

Les oiseaux de Myriam Richard du 12 février au 16 avril à la Casa Catalana à Céret.

Le monde est un théâtre 
                                    et nous sommes sur la scène.

La photographie de Myriam Richard nous offre un monde en suspens, un temps suspendu dans l’espace de nos existences. Les portraits incarnés qu’elle réalise sont des morceaux d’humanité qui entrent en résonance avec le paysage et construisent des bribes d’histoires.

Il se passe quelque chose et il nous faut imaginer la suite à l’aune de nos vies. 

Avec une approche sensible, sur la pointe des pieds, elle a su trouver la bonne distance pour effleurer ses vies, capter ces instants indécis entre deux mondes, ces flottements dans la cacophonie des choses. Pour sublimer ce travail, elle a fait appel à l’atelier Fresson afin de réaliser des tirages uniques au papier charbon. 

Sa proposition accompagne toute en délicatesse l’Humanité du projet artistique de Lumière d’Encre, « Paysages et humanité ». Nous sommes des oiseaux de passage dit le poète.

Ses tirages seront installés à la Maison Catalana, permettant aux visiteurs de découvrir le lieu, qui demain, deviendra le Centre d’Art et de Photographie Lumière d’Encre.

Plus que quelques jours...

 

Le pont d'Angèle Dumont

à la galerie Lumière d'Encre du 15 janvier au 5 février

Fruit d’une résidence d’artiste transfrontalière, réalisée avec le soutien de l’Eurorégion, sur la thématique des frontières, le travail d’Angèle Dumont s’intéresse au projet de construction d’un pont à Céret. Un projet qui doit relier mais aussi interroger.

Ces résidences croisées, dont l’une a eu lieu au Baléares et l’autre à Céret, doivent permettre la rencontre des jeunes artistes. 

Ne le manquez pas de Sergi Conesa et Noa Morales

à la salle Pierre Mau du 15 janvier au 5 février

“Ne le manquez pas” sont les mots et les silences de Bilal mis en photographie par Sergi et Noa. C’est une réflexion sur le processus migratoire des jeunes migrants sans références adultes.

On y trouve la rupture avec certains éléments culturels, sociaux et symboliques. Mais on y retrouve aussi la persévérance des rêves, l’angoisse, la frustration, la recherche de nouvelles zones de confort et de soin. Il s’agit d’aborder certains concepts qui traversent et défient notre subjectivité.

 

Médiations

Françoise Beauguion de retour en classe ...

En janvier dernier, Françoise Beauguion est venue depuis Marseille rencontrer les élèves du collège Jean Amade de Céret pour partager le travail produit à Lumière d’encre et décrypter l’ouvrage sorti en 2021 aux éditions VOST. Un moment riche en échanges qui permet de poser la première pierre vers une exposition collective lors des Rencontres du Paysage qu'organise le Centre d’Art et de Photographie au printemps. On vous en dira plus ces prochains mois…

Cette année lumière d'encre intervient auprès de 14 classes à Céret, autant dans les écoles, le collège qu'au lycée. Nous intervenons également au collège du Soler dans le cadre du PDEAC, à l'école d'Err et au collège climatique et sportif de Font-Romeu.

Et une résidence d'artiste au lycée de Céret

En ce début février, nous accueillons Ida Jakobs pour une résidence au lycée Déodat de Séverac de Céret avec le niveau de seconde professionnelle. Son intervention avec 6 classes s'étalera sur plusieurs mois sur l’autoportrait et parallèlement axera son travail personnel sur le portrait des jeunes du lycée.  

Appel à projet : résidence 2022

L’appel à résidence 2022 est lancé 

Comme chaque année, Lumière d’Encre lance son appel à résidence afin d’offrir l’opportunité à un auteur de développer un travail lors d’une résidence à Céret. Vous avez jusqu’au 1er mai pour candidater. Plus d’infos ici :

https://www.lumieredencre.fr/wp-content/uploads/2022/01/Appel_projets_Residence_2022_Lumiere_d_Encre.pdf

 

Déménagement

Le Centre d'art et de photographie Lumière d'Encre déménagera bientôt à la Casa Catalane au centre de Céret avec de nouveaux bureaux, de nouvelles salles d'expositions, une salle de médiation, un labo photo... grâce à l’appui de la mairie, de la DRAC, de la région et du département. En plus des médiations et des expositions en centre d'art, notre programmation sera centrée sur 3 évènements : les rencontres du paysage au printemps, le panorama de la jeune photographie européenne a l'automne et le mois de la photo au mois de novembre.  

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21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 18:41
Gauguin en Catalogne - Louisiane-Catalogne/Pascal Yvernault

 

L'ombre de Gauguin plane sur la plaine du Roussillon

 

Si on sait que Paul Gauguin louait les œuvres de Maillol et que Georges-Daniel de Monfreid était devenu en 1900 son mandataire "en toutes choses", on peut se demander s'il est, un jour dans sa vie, venu jusqu'aux pentes du Canigou pour rencontrer ses vrais partisans qui tous, au début du 20ème siècle, vivaient dans le Roussillon et lui vouaient un véritable culte. *

 

Paul Gauguin, qui nait à Paris en 1848, est le fils d'un journaliste anti-monarchique qui mourra l'année suivante. Il perd sa mère alors qu'il est encore mineur et il est alors confié à un tuteur, Gustave Arosa, collectionneur et photographe qui deviendra un des premiers amateurs des impressionnistes. C'est grâce à ce tuteur d'origine espagnole que Gauguin côtoie les milieux qui soutiennent les mouvements républicains en Europe et en Amérique du Sud. A 23 ans, il se tourne vers la finance, d'abord comme agent de change puis comme employé dans une agence de vente et d'achat d'actions de compagnies d'assurances, et gagne jusqu'à 40 000 francs par an. Mais à 34 ans, il quitte la Bourse et annonce à son épouse Mette qu'il souhaite dorénavant se consacrer uniquement à la peinture. Il avait pris des cours de sculpture et de modelage dès 1877, avait été l'élève de Pissarro et avait exposé quelques toiles lors d'une exposition impressionniste en 1880.

 

En 1879, il peint Pommiers de l'Hermitage, dans les environs de Pontoise (huile sur toile exposée au Aargauer Kunsthaus à Aarau en Suisse) : "Pommiers de l'Hermitage montre l'importance qu'aura sur Gauguin l'enseignement de Pissarro. Le goût du maître pour la nature, son refus de toute forme d'académisme marqueront certes l'élève plus profondément que ses préceptes impressionnistes. Ce sont pourtant ces derniers, brillamment interprétés ici par Gauguin, qui seront à la base de ses futurs choix artistiques." (1)

 

A 34 ans, Gauguin changeait donc de vie. "Le changement ne s'était pas fait sans avertissement, mais la femme de Gauguin ne le lui pardonna jamais. Elle avait fait un marché avec un homme d'affaires bien renté, et lorsqu'il se tourna vers l'art et qu'il n'y eut plus de rentes, elle considéra qu'il y avait trahison conjugale. Au temps de sa fortune il avait commencé à peindre comme passe-temps dominical ; il avait également fait des achats assez importants que sa femme considérait sans intérêt - des œuvres de Cézanne, Manet, Renoir, Monet, Pissarro et d'autres. En tant que collectionneur, il avait rencontré Pissarro qui entreprit de l'instruire en matière de peinture et dès ce moment-là son intérêt pour la Bourse s'évanouit rapidement.

 

A 31 ans, en 1879, il était devenu un 'amateur' tellement habile que ses œuvres (sous le patronage de Pissarro) furent exposées à la quatrième exposition organisée par les Impressionnistes ; il continua à exposer avec eux jusqu'à la huitième et dernière exposition de 1886 - à cette époque sa carrière d'homme d'affaires était terminée."

 

Paul Gauguin devient alors l'artiste dont on connait la carrière, le peintre de Pont-Aven et de Tahiti...

 

* Pour la découverte des toiles de Gauguin par Matisse, grâce à Terrus et Moinfreid, lire l'ouvrage de J.P.Bonnel : "Moi, Matisse à Collioure" - balzac éditeur & "Matisse à Coillioure", 2° édition augmentée en 2021 par Encre rouge.

 

 

Le blog de louisiane.catalogne.over-blog.com

 

(C) Pascal Yvernault - 23 nov. 2013

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(1) Catalogue de l'exposition Gauguin, les XX et la Libre Esthétique , salle Saint-Georges, Liège (Belgique), du 21 octobre 1994 au 15 janvier 1995.

(2) Van Gogh et son temps, Robert Wallace (Editions Time-Life, 1969).

 

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25 novembre 2013

L'ombre de Gauguin plane sur la plaine du Roussillon 

(suite)

 

Admiré par les artistes nord et sud catalans qui le rencontreront souvent par l'intermédiaire de Georges-Daniel de Monfreid, Gauguin insistait "fortement sur ses origines hispaniques, sur ses attaches d'enfance avec le Pérou mais aussi sur la figure importante de sa grand-mère, la flamboyante Flora Tristan, à qui il doit à la fois ses origines ibériques et son atavisme républicain." (1)

 

A partir de l'été 1883, Gauguin s'occupe de missions pour le compte des républicains radicaux espagnols. "Il semble qu'entre 1883 et 1886 Gauguin ait effectué plusieurs missions pour les comploteurs espagnols : en 1885 à Londres, en 1886 à Bordeaux, un voyage à Montpellier en 1884, où, avec Emile Bertaux, il aura le temps de visiter le musée Fabre, et de commencer une copie d'un tableau de Delacroix.

 

Il racontera aussi deux épisodes autour de la frontière pyrénéenne, un aller-retour entre Cerbère et Port-Bou caché à l'aller dans un wagon de charbon et au retour, dissimulant Ruiz Zorilla (*) dans la cargaison de blé d'un chariot. Enfin, une altercation avec un gendarme sur la côte de Cerbère. C'est à cette occasion sans doute qu'il peignit une aquarelle intitulée Cerbère 18 août 1883 et signée P.G., en vente chez Sotheby's en 1975, mission annoncée dans une lettre du 13 août à Pissarro dans laquelle Gauguin se dit "très intéressé aux affaires d'Espagne auxquelles je suis un peu partie active". Sans que Monfreid le sût à l'époque et sans qu'il s'appesantît dessus ensuite, Gauguin avait bel et bien séjourné en Roussillon." (1)

 

En 1902, Gauguin envisage de quitter les Marquises pour regagner l'Europe et pourquoi pas s'installer près de Monfreid dans les Pyrénées catalanes, ou en Espagne pour y travailler pendant quelques années. Monfreid l'en dissuade invoquant le climat détestable d'Europe : le froid, l'humidité en France, la sécheresse aride et les fièvres en Espagne.

 

Paul Gauguin meurt le 8 mai 1903 à l'âge de 54 ans. La nouvelle de son décès n'arrive à Paris que le 23 août. "Le premier Salon d'automne ouvert au Petit Palais comprend une salle consacrée à l'artiste où figurent huit toiles dont le Christ jaune." (2)

 

- - -

 

(*) Manuel Ruiz Zorilla a souvent conspiré contre les Bourbons restaurés. L'Espagne entre 1874 et 1885 est gouvernée par le roi Alphonse XII.

 

(1) Catalogue de l'exposition Paris Perpignan Barcelone - L'appel de la modernité (1889 - 1925), musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan du 20 juin au 13 octobre 2013.

 

 

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 11:40
Manif en Sardaigne - W.Benjamin ) Portbou : 24 NOVEMBRE 2017 BANYULS, VILLE DES LUMIÈRES, AVEC BRUNO TACKELS ET WALTER BENJAMIN, VENDREDI 24 NOVEMBRE 2017 - CERBÈRE, AU RAYON VERT, AU PLUS PRÈS DE LA MER ET DE LA FRONTIÈRE    Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel L'essai biographique de Bruno TACKELS : l'auteur est à Banyuls aujourd'hui vendredi 24 novembre pour le prix européen de l'essai hall de la mairie de Banyuls à 18h: discours, exposé, apéritif) Demain à Cerbère, au Rayon vert, avec B. Tackels: film à 15h, entretien, dialogue, dédicace à 16h 30...   *L'exil de Marseille jusqu'à Banyuls :   Banyuls, c'est la ville de l'espérance: on imagine Benjamin rencontrant Lisa Fittko, traversant la ville, depuis l
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Manif en Sardaigne - W.Benjamin ) Portbou : 24 NOVEMBRE 2017 BANYULS, VILLE DES LUMIÈRES, AVEC BRUNO TACKELS ET WALTER BENJAMIN, VENDREDI 24 NOVEMBRE 2017 - CERBÈRE, AU RAYON VERT, AU PLUS PRÈS DE LA MER ET DE LA FRONTIÈRE Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel L'essai biographique de Bruno TACKELS : l'auteur est à Banyuls aujourd'hui vendredi 24 novembre pour le prix européen de l'essai hall de la mairie de Banyuls à 18h: discours, exposé, apéritif) Demain à Cerbère, au Rayon vert, avec B. Tackels: film à 15h, entretien, dialogue, dédicace à 16h 30...   *L'exil de Marseille jusqu'à Banyuls :   Banyuls, c'est la ville de l'espérance: on imagine Benjamin rencontrant Lisa Fittko, traversant la ville, depuis l

 

BANYULS, VILLE DES LUMIÈRES,

 

CERBÈRE, AU RAYON VERT, AU PLUS PRÈS DE LA MER ET DE LA FRONTIÈRE

 

 

Banyuls par Patrick Durand - Le Belvédère du Rayon vert, à Cerbère - La nuit depuis le Belvédère (C) jean-pierre bonnel

L'essai biographique de Bruno TACKELS : l'auteur est à Banyuls aujourd'hui vendredi 24 novembre pour le prix européen de l'essai hall de la mairie de Banyuls à 18h: discours, exposé, apéritif)

Demain à Cerbère, au Rayon vert, avec B. Tackels: film à 15h, entretien, dialogue, dédicace à 16h 30...

 

*L'exil de Marseille jusqu'à Banyuls :

 

Banyuls, c'est la ville de l'espérance: on imagine Benjamin rencontrant Lisa Fittko, traversant la ville, depuis la gare jusqu'à la mairie, puis écoutant les conseils du maire d'alors, Vincent Azéma, leur montrant le chemin de la liberté et là-haut, vers les crêtes-frontières, le col de Rumpissa. Banyuls est une ville symbole, la dernière, l'ultime ville avant l'Espagne, la Catalogne, Port-Bou et la mort…En effet, Port-Bou, c'est la mort au bout, au bout du chemin et du destin.

 

Benjamin a toujours été un homme des crêtes, en équilibre entre deux pensées (théologie, messianisme, d'un côté, et marxisme, de l'autre), entre désir de s'ancrer (dans une ville, dans une bibliothèque) et l'invitation au voyage, pour employer le titre du poème célèbre de Baudelaire, qu'il admirait), même si celui-ci, le voyage, fut souvent motivé par la fuite et l'exil…

 

Lors de la reconnaissance du 24 sept. 1940, il va déjà affronter la souffrance et les difficultés du chemin…Il va dormir dans la nature, sans doute sur le plateau aux sept pins pour économiser ses forces.

En effet, le lendemain, le 25 sera un calvaire, un véritable chemin de croix. Il demanda, éreinté, qu'on l'abandonne et José, le fils de son amie Henny Gurland, le portera à plusieurs reprises…

A la Font del Bana, il boira l'eau croupie, comme pour déjà s'empoisonner…

 

Au Col, on imagine que la perspective de passer la frontière le réjouit, ainsi que la vue de la mer et de l'horizon vers le cap de Creus, même si la question de la contemplation esthétique n'était pas l'urgence du moment…

La descente sera longue, abrupte, interminable. Douze heures de l'arche de Banyuls à Port-Bou ! 

 

A la douane sous le tunnel de la gare, ma désillusion ne sera que plus grande, quand on lui dit qu'il devra retourner le lendemain en France, c'est-à-dire vers les camps de la mort nazis…

C'est pourquoi, dans ce petit village où personne ne le connaissait, il avalera le lent poison de la morphine : ce fut une agonie de presque 24 heures, de 22 heures, le 25 sept, jusqu'au soir du 26…

 

Cette biographie riche et émouvante de Benjamin nous offre une réflexion sur les thèmes majeurs du philosophe (l'aura, l'oeuvre d'art, la mélancolie, l'Histoire, la traduction…) ainsi que la narration d'une vie unique, dans un contexte européen apocalyptique. 

 

L'essai de Bruno Tackels nous convie à l'élucidation d'une oeuvre, souvent obscure, en raison d'une écriture très élaborée, de l'utilisation de l'image, de l'ellipse, d'une syntaxe inhabituelle. Le style ici, c''est bien l'écart par rapport à la norme, qui désoriente le lecteur…

 

B.Tackels convoque tout un contexte : l'l'Histoire de la fin du XIX° sicle et surtout de la premier partie du XX°, sans oublier les anecdotes, les portraits, les villes, les rencontres et les influences intellectuelles.

De même que Benjamin voulait prendre la grande Histoire "à  rebrousse-poils", B. Tackels prend "à rebours" les règles du genre. Les écrits ne sont pas interprétés à travers les événements vécus; non, l'essayiste montre que l'auteur interroge sa propre existence à travers l'oeuvre de cet intellectuel hors normes. 

 

L'écrit explique la vécu..Bien sûr, on imagine que, si l'Histoire avait été moins cruelle, l'oeuvre se serait poursuivie de façon moins pessimiste, mais ce n'est pas sûr…

 

En effet, une vision rétrospective des événements passés montre que la catastrophe a toujours été à venir.

L'avenir de Benjamin, ce n'est pas le progrès, ce n'est pas une conception linéaire et positive du temps historique, c'est toujours cette tempête qui vous pousse vers le futur, alors que vous regardez le passé…ne voulant pas voir la catastrophe qui vient…

 

 

Pour la rédemption de l'Homme, il faudra d'abord sauver le passé, rendre hommage à tous ces hommes, ces anonymes qui ont construit les grands monuments, à ces soldats de la Révolution qui ont montré le chemin de la libération…

 

Une image du passé peut, à tout moment, susciter une action au présent, ouvrir une porte donnant sur un messianisme social et révolutionnaire…

 

B. Tackels nous montre que cette oeuvre est comme le le XX° siècle,un champ de décombres, qu'il s'agit d'une oeuvre fragmentée comme le temps historique éclaté sous les balles et les déflagrations des guerres successives.

Il explique cette oeuvre intempestive, cet auteur insoumis, évitant la charcuterie de 14/18, refusant les avancées criminelles du nazisme et les charcutages du stalinisme.

 

Bruno Tackels montre que l'influence de Benjamin ne se résume pas au champ de la philosophie : le penseur a poussé la réflexion esthétique (avec L'oeuvre d'art…la photo, le ciné…) et la théorie politique : comme Kafka, il annonce la tragédie qui nous attend. Il s'et intéressé aux collections, aux jeux, aux jouets, à la radio, aux randonnées urbaines et aux voyages, aux livres rares… Ce flâneur curieux de tout, ce chiffonnier baudelairien, condamné à la marche, au nomadisme, à l'exil, à la marginalité en raison de sa situation proche de la clochardisationn, est pourtant un intellectuel essentiel. B.Tackels raconte cette vie comme un destin, la lente dérive vers l'inexorable.

 

Pourtant, jusqu'à la fin, il conserve l'humour et la volonté de reprendre sans cesse ses ultimes Thèses sur l'Histoire

Humour juif et ironie ne cessent d'être présentes dans ses textes et sa correspondances; exemple, cet article trouvé dans un journal et rapporté par Benjamin dans une lettre de 1939 :

 

"La société du gaz a cessé toute livraison de gaz aux juifs. L'utilisation du gaz par la population juive entraînait des pertes pour la société, parce que les plus forts consommateurs justement ne réglaient pas leurs factures. Les juifs recouraient de préférence au gaz pour se suicider." 

 

Le leader indépendantiste catalan Carle s Puigdemont arrêté en Italie

 

Quatre ans après la tentative de sécession de la Catalogne, l’un de ses principaux instigateurs, l’eurodéputé indépendantiste et ex-président catalan Carles Puigdemont, a été arrêté en Italie, jeudi 23 septembre. Le leader catalan, âgé de 58 ans, était en exil en Belgique depuis 2017.

« Le président Puigdemont a été arrêté à son arrivée en Sardaigne, où il se rendait en tant qu’eurodéputé », a affirmé son avocat, Gonzalo Boye, sur Twitter, expliquant que son interpellation avait eu lieu sur la base d’un mandat d’arrêt européen datant du 14 octobre 2019.

 

Une information confirmée par Josep Lluis Alay, le chef de cabinet de l’eurodéputé : « A son arrivée à l’aéroport d’Alghero, il a été arrêté par la police aux frontières italienne. Demain [vendredi], le président sera présenté aux juges de la cour d’appel de Sassari, qui est compétente pour décider de sa libération ou de son extradition » vers l’Espagne, a expliqué M. Alay sur Twitter.

 

Le nouveau président de la Généralité de Catalogne, Pere Aragones, un séparatiste, mais de tendance plus modérée que M. Puigdemont, a immédiatement réagi sur Twitter, condamnant « fermement la persécution et cette répression judiciaire »« Assez. L’amnistie est la seule voie. L’autodétermination, la seule solution. A tes côtés, Carles », a-t-il lancé.

 

A Madrid, le gouvernement espagnol du socialiste Pedro Sánchez a exprimé« son respect pour les décisions des autorités et des tribunaux italiens ».« L’arrestation de M. Puigdemont correspond à une procédure judiciaire en cours qui s’applique à tout citoyen de l’Union européenne [UE] devant répondre de ses actes devant les tribunaux », a affirmé dans un communiqué le palais de la Moncloa, siège du gouvernement espagnol, ajoutant que M. Puigdemont devrait « se soumettre à l’action de la justice comme tout autre citoyen ».

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Des appels indépendantistes à manifester vendredi, jour férié en Catalogne, devant le consulat d’Italie à Barcelone, commençaient à circuler sur les réseaux sociaux, alors qu’un ancien président régional, Quim Torra, a qualifié de « catastrophique » une éventuelle extradition de M. Puigdemont vers l’Espagne et appelé les indépendantistes à être « en alerte maximale ». M. Alay, le chef de cabinet de M. Puigdemont, a précisé que celui-ci s’était rendu à Alghero afin de participer à un festival culturel et de s’entretenir avec des élus de l’île italienne.

Immunité parlementaire suspendue

L’arrestation en Italie de M. Puigdemont est survenue une semaine après la reprise des négociations entre le gouvernement central et l’exécutif régional catalan, dont l’objectif est de trouver une issue à la crise politique en Catalogne. Le Parlement européen avait levé l’immunité parlementaire de M. Puigdemont et de deux autres eurodéputés indépendantistes le 9 mars à une large majorité, mesure qui avait été confirmée le 30 juillet par le Tribunal de l’UE. Mais la décision du Parlement européen a fait l’objet d’un recours dont le jugement définitif sur le fond doit être prononcé « à une date ultérieure ». Selon l’interprétation de l’avocat de M. Puigdemont, la décision du Parlement est donc « suspendue ».

Exilé en Belgique depuis la tentative de sécession manquée d’octobre 2017 afin d’échapper aux poursuites de la justice espagnole, M. Puigdemont n’avait pas bénéficié de la grâce accordée à la fin du mois de juin à neuf indépendantistes incarcérés en Espagne, le gouvernement de M. Sanchez souhaitant toujours qu’il soit jugé en Espagne. M. Puigdemont est poursuivi pour « sédition » et « détournements de fonds publics ». La tentative de sécession de la Catalogne a été l’une des pires crises vécues par l’Espagne depuis la fin de la dictature franquiste, en 1975.

 (C) Le Monde et AFP

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10 septembre 2021 5 10 /09 /septembre /2021 22:33
Débat à Elne avec M. Feltin-Palas : quel intérêt de parler le catalan en France..? ?

INVITACIÓ PER LA RENTRADA DEL SIOCCAT AMB PAUL MOLAC i Michel FELTIN
PALAS

 

-« El Sindicat intercomunal per la promoció de les llengües occitana i catalana (SIOCCAT) té el plaer de convidar-vos a una intervenció del diputat Paul Molac en visió-conferència des de Bretanya a partir de 17H aquest dissabte 11 de setembre.


Paul Molac és a l’origen de la llei a favor de les llengües regional votada a l’abril i, des de llavors intervinguda pel Consell Constitucional.


Michel Feltin Pallas, redactor en cap a l’Express, autor de la info-lletra, d’abonament gratuït, «Au bout des langues» intervindrà, en presencial, a 18H.


Exposarà, abans de contestar al public a tots aquells que se’n preocupen (pares, estudiants, educadors, elegits, càrrecs dels serveis de l’estat) la seva visió sobre la qüestió , tan important, de: Perquè parlar català quan tothom entén el francès?


El debat serà seguit d’un aperitiu.
La conferència tindrà lloc el dissabte 11 de setembre a 17H a l’Espai Gavroche, Baluard Voltaire a Elna.
Entrada amb presentació del QR codi sanitari ».
El president, Pere Manzanares

 

- - - 

Pourquoi le catalan se porte-t-il mieux en Espagne qu'en France?

 

Alors qu'il s'agit de la même langue, son avenir semble mieux assuré au sud des Pyrénées qu'au nord. Un écart qui ne doit rien au hasard.

 

En France, on croit parfois que le déclin des langues régionales s'expliquerait par une sorte de fatalité. Adaptés à un pays rural, le picard, le breton, l'alsacien et les autres auraient simplement été vaincus par la modernité. Autrement dit, on n'y peut rien. Ce raisonnement a le mérite d'être séduisant. Il n'a qu'un léger défaut : il est entièrement faux.

 

 

Pour s'en convaincre, il suffit d'observer ce qu'il se passe lorsqu'une langue de France est également pratiquée dans un autre pays. Pour cela, prenons, pas tout à fait au hasard, l'exemple du catalan. En commençant par observer les réponses à ces trois questions (1) :

· "Comprend le catalan" : 94% en Espagne, 61% en France.

· "Sait parler catalan" : 80 % en Espagne, 35% en France.

· "L'utilise dans la vie quotidienne" : 36% en Espagne, 8% en France.

Dès lors, de deux choses l'une. Soit le catalan serait adapté à la modernité côté espagnol, mais pas côté français, et j'attends avec gourmandise que l'on m'en donne la raison. Soit cette situation est la conséquence de deux politiques linguistiques différentes. Je ne ferai tomber personne de l'armoire en indiquant que cette seconde explication est la plus convaincante.

Depuis la chute de Franco, le catalan bénéficie en effet dans la région de Barcelone de mesures très favorables. Les administrations utilisent en priorité la langue régionale, tout comme les télévisions et les radios publiques. Mais la disposition la plus décisive concerne l'enseignement. "Les matières fondamentales sont partout enseignées en catalan à l'école primaire, à l'exception naturellement des nombreuses heures dévolues au castillan. La règle est globalement la même dans le secondaire. Quant au supérieur, l'enseignant choisit la langue dans laquelle il est le plus à l'aise", précise l'anthropologue Dominique Blanc. L'objectif est clair : à la fin de sa scolarité, tout élève doit maîtriser le catalan ET l'espagnol. Et c'est ce que l'on observe dans l'immense majorité des cas.

 

LIRE AUSSI >> Crise en Catalogne: "Sans la langue, il n'y a pas de revendication catalane"

 

Reste maintenant à comprendre pourquoi ce qui est réalisé en Espagne semble impossible en France. Plusieurs facteurs se conjuguent.

 

· Une scolarisation plus tardive en Espagne. La généralisation du français a commencé dès le XIXe siècle, alors que celle du castillan est intervenue beaucoup plus tardivement. Lors du retour de la démocratie, le catalan partait donc de moins loin au sud des Pyrénées.

 

· Des connotations positives en Espagne, négatives en France.C'est Franco qui a imposé le castillan (la langue de la région de Madrid) à l'école. Résultat ? Le catalan (comme le basque ou le galicien dans d'autres régions de la Péninsule) symbolise la résistance à la dictature. Rien de tel en France où, à partir de la Révolution, le français a été présenté comme "la langue de la liberté" alors que les langues régionales ont été associées à l'Ancien Régime.

 

· Le rôle de la bourgeoisie. En France, les "élites" ont été les premières à passer au français - un moyen pour elles d'accéder aux meilleures places et de se distinguer du peuple. Rien de tel à Barcelone où, au contraire, la bourgeoisie locale, fière de sa culture, a toujours pratiqué et défendu le catalan.

 

· Un sentiment national plus intense en France. Au cours de l'Histoire, la France a souvent été en conflit avec d'autres puissances européennes, ce qui a eu pour effet de forger un sentiment d'unité nationale. L'Espagne, elle, a connu davantage de guerres civiles. Le sentiment national y est moins puissant qu'en France.

 

· Un Etat plus centralisé en France. Si un Andalou diffère d'un Aragonais et d'un Galicien, la diversité culturelle est plus marquée encore en France quand on compare un Alsacien, un Corse, un Breton et un Aveyronnais - sans même évoquer le cas particulier de l'outre-mer. C'est pour faire tenir ensemble des populations que rien ne prédisposait à partager un destin commun que la France s'est dotée au fil des siècles d'un Etat très centralisé. Et pour la même raison que ledit Etat a cherché à substituer le français aux langues régionales. Le phénomène est beaucoup moins marqué en Espagne.

L'exemple du catalan est d'autant plus intéressant qu'au sud des Pyrénées, la défense de la langue alimente en partie le sentiment séparatiste - je suis sûr que vous pensiez à m'opposer cet argument depuis le début de cet article. Ces événements, cela se comprend, suscitent en France des réticences vis-à-vis des langues régionales de la part de ceux qui sont légitimement attachés à l'indivisibilité de la République.

 

Et pourtant, unité nationale et respect des langues minoritaires ne sont en rien incompatibles. J'en veux pour preuve qu'il existe dans le monde environ 6000 langues pour 200 Etats : le multilinguisme est donc la norme, non l'exception. A Barcelone, il a d'ailleurs fallu l'annulation, en 2010, du statut d'autonomie adopté en 2006 pour voir le vote indépendantiste décoller véritablement. Paradoxalement, c'est le raidissement décidé par Madrid qui a dopé la tentation sécessionniste. Une partie de l'opinion a alors basculé, sur le mode : "Puisque l'autonomie est impossible, alors je choisis l'indépendance." On observe la situation inverse en Suisse, qui reconnaît quatre langues officielles et qui, à moins que quelque chose ne m'ait échappé, ne connaît pas de menace séparatiste.

 

Il est donc deux voies pour faire vivre ensemble des populations différentes. L'uniformisation autoritaire, d'une part ; le respect de la diversité et des droits culturels des minorités, d'autre part. Seule la seconde est compatible avec l'ambition de la France d'être le pays des droits de l'Homme.

 

(1) Etude de 2015 sur les usages linguistiques du catalan en "Catalogne Nord" menée par la Generalitat de Catalunya, le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales et l'Institut franco-catalan transfrontalier (IFCT) de l'Université de Perpignan. Les chiffres concernant la "Catalogne Sud" proviennent de la plataforma per la llengua 2018 et de Quim Nadal, ancien rapporteur de la loi de politique linguistique en Catalogne.

 

 

Michel Feltin-Palas

 

mfeltin-palas@lexpress.fr

 

 

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28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 08:30
Cercas, le romancier qui dénonce l'indépendantisme catalan - TERRA ALTA, polar, Cercas : pour une littérature populaire

 

Le romancier Javier Cercas embrase la Catalogne

par

Sandrine Morel

Madrid, correspondante

« Un pays, un livre » (13/24). Dans « Independencia », l’écrivain à succès, installé dans la région, s’en prend à la tentative de sécession qui a divisé la Catalogne en 2017, sur fond de corruption morale des élites politiques et économiques. Un roman diversement apprécié.

Publié le 16 août 2021 à 00h01 - 

FRED PEAULT

Après son roman policier Terra Alta (Actes Sud, 320 pages, 22,50 euros), l’écrivain Javier Cercas a sorti en Espagne, en mars, le deuxième épisode des aventures de l’inspecteur catalan Melchor Marin. Dans Independencia (« indépendance », éd. Tusquets), dont l’action se déroule aux alentours de 2025, le policier, ancien délinquant et fils d’une prostituée, est cette fois chargé de résoudre un cas de chantage contre la nouvelle maire de Barcelone, une populiste au discours xénophobe, victime de « sextorsion ». Pour les besoins de son enquête, il plonge dans un univers sordide, où les rejetons de la haute bourgeoisie catalane vivent au-dessus des lois, enveloppés dans un halo d’impunité, mêlant affaires et politique, et commettant les pires crimes.

Derrière une intrigue policière bien menée, Javier Cercas dessine un tableau désabusé de la corruption morale des élites politiques et économiques. Cela pourrait se passer n’importe où, mais le choix du titre, un brin provocateur, ne laisse pas de doute sur la volonté de l’auteur de mettre à nu « le terreau sur lequel a poussé le processus indépendantiste », reconnaît-il au Monde. Le « carburant » de ce roman comme du précédent est le « climat prébelliqueux » de l’automne 2017 en Catalogne, marqué par une tentative de sécession qui a divisé la société et bouleversé la vie de cet auteur de 59 ans, catalan d’adoption depuis ses 4 ans. Si trois pages à peine sont consacrées à cet épisode, elles sont suffisantes pour démythifier la liturgie nationaliste. En 2025, plus personne ne parle d’un indépendantisme, qu’un personnage décrit comme une vaste manipulation des « masses » catalanes, montée par les élites pour« faire pression sur Madrid », durant la crise économique.

« Tentative d’intimidation »

Le roman ne pouvait que provoquer la controverse en Catalogne. Cercas s’y attendait, lui qui définit, souvent et publiquement, ce mouvement comme « une manifestation de national-populisme réactionnaire et insolidaire ». Cependant, il ne s’attendait pas au« montage » dont il a été victime. Alors qu’il était invité sur la chaîne publique catalane TV3, très favorable à l’indépendance, un compte Twitter anonyme a publié un fragment d’une intervention de 2019 sorti de son contexte pour l’accuser d’être favorable à une intervention militaire en Catalogne. Le compte a rapidement disparu, le temps que la vidéo soit reprise par plusieurs personnalités, dont l’avocat de l’ancien président du gouvernement catalan Carles Puigdemont.

 

Pris à partie par des élus séparatistes, comparé aux criminels de guerre serbes par des journalistes indépendantistes et traité de« fasciste » par une foule de haters, il a été victime de ce que le quotidien El Pais a qualifié dans un éditorial de « tentative d’intimidation ». Javier Cercas, lui, a réagi en assurant qu’il ne pensait « ni partir de Catalogne ni se taire ». Le troisième tome des aventures de Melchor Marín est déjà écrit. La date de sortie en France d’Independencia, qui, avec 75 000 exemplaires vendus, en est à sa cinquième réédition, n’a pas encore été dévoilée.

Retrouvez tous les épisodes de la série « Un pays, un livre » ici.

Sandrine Morel(Madrid, correspondante)

TERRA ALTA

 

Javier Cercas : pour une littérature populaire

 

Réécouter Javier Cercas : pour une littérature populaire

ÉCOUTER (28 MIN)

 

À retrouver dans l'émission

LA GRANDE TABLE D'ÉTÉ par Olivia Gesbert

 

Dans son dernier ouvrage "Terra Alta" (Actes Sud), l'écrivain espagnol Javier Cercas retourne à la fiction. Ce polar nous transporte dans la Catalogne d'après les attentats d'août 2017, dans un pays qui porte encore les traces de la guerre d'Espagne, pour élucider un double meurtre glaçant.

 

Les grands écrivains, Cervantès, Shakespeare, les grands poètes, Hugo, Byron, étaient tous populaires. Byron était aussi populaire que McCartney. La meilleure possibilité, c’est que la littérature redevienne ce qu’elle a été: populaire, importante pour tout le monde. C’est pour cela que j’aime l’humilité du genre du polar. (Javier Cercas)

Ecrivain, journaliste, et professeur de littérature espagnole, Javier Cercas a rencontré le succès avec son troisième livre, Les Soldats de Salamine, (Actes Sud, 2002) qui retrace avec précision le parcours de rescapés de la guerre civile espagnole. En 2009, son cinquième livre Anatomie d'un instant (Actes Sud, 2010), revient sur le coup d’état du 23 février 1981, qui marque la naissance de la démocratie espagnole, chroniqué minutieusement.

Borges disait que tous les romans sont des polars, et tous mes romans précédents étaient des polars, avec une énigme et quelqu’un qui essaye de la déchiffrer. (Javier Cercas)

 

Dans Terra Alta (Actes Sud, 2021), et après plusieurs livres flirtant avec le documentaire, Cercas s'en retourne à la fiction et interroge encore une fois l'identité espagnole, en particulier catalane, au lendemain des attentats islamistes de 2017 et du référendum indépendantiste de la même année. Le héros de ce roman, et de la trilogie à laquelle il appartient, le policier Melchor Marin, est un lecteur invétéré des Misérables, de Victor Hugo, et n'a d'yeux que pour le policier, Javert, qui pour lui incarne la vertu secrète et vraie. 

Je ne pense pas qu’il y ait de genres majeurs ou mineures, seulement une manière bonne ou mauvaise de les utiliser. Et au final, il y a de la bonne et de la mauvaise littérature. Cette superstition de notre époque qui dit que la bonne littérature est la littérature secrète, des catacombes, est fausse. (Javier Cercas)

L'écrivain ne doit pas juger, il doit comprendre. En ce sens, je suis absolument flaubertien. (Javier Cercas)

Javier Cercas est aussi l'un des cinq commissaires de l'exposition Henri Cartier-Bresson. Le Grand Jeu, à la BNF du 19 mai au 22 août. Le maître du polar nous offre son regard sur l'héritage du père de la photographie moderne, louant l'imminence de la révélation qui n'arrive pourtant jamais dans ses photographies.

 

On m’a proposé d’être commissaire de cette exposition par hasard: cela a été pour moi une énorme découverte. Je connaissais, bien sûr, Cartier-Bresson, mais j’ai découvert énormément de parallèle avec ce que je fais: il raconte la réalité et en même temps fait de l’art. C’est en théorie contradictoire, mais c’est aussi ce que je souhaite faire dans mes livres. (Javier Cercas)

 

- - -« Terra Alta » : Javier Cercas en auteur de polars

Histoire d’un livre. Avec ce premier d’une série de romans policiers, l’écrivain délaisserait-il son sujet, l’histoire tragique de l’Espagne au XXe siècle ? Bien au contraire.

Par Ariane Singer(Collaboratrice du « Monde des livres ») 

Publié le 22 mai 2021 à 08h00 

 

Dans la région de Terra Alta, province de Tarragone, en Catalogne. ALAMY STOCK PHOTO

« Terra Alta », de Javier Cercas, traduit de l’espagnol par Aleksandar Grujicic et Karine Louesdon, Actes Sud, 308 p., 22,50 €, numérique 17 €.

Voilà un registre où les lecteurs de Javier Cercas ne l’attendaient pas : le roman policier. Mais vingt ans après la parution des Soldats de Salamine(Actes Sud, comme tous ses livres, 2002), somptueux roman-enquête sur la guerre civile espagnole que sont venus compléter Anatomie d’un instant(2009), L’Imposteur (2014) et Le Monarque des ombres (2017), tous consacrés à l’histoire tragique de l’Espagne du XXe siècle, c’est pourtant bien ce genre qu’aborde l’écrivain, avec Terra Alta, premier volume d’une série qui devrait en comprendre « quatre ou cinq », tous centrés sur le personnage de l’agent Melchor Marin. « Après Le Monarque des ombres, le premier livre – très difficile – que j’aie jamais voulu écrire, car il parlait du passé franquiste d’une partie de ma famille, j’ai eu la certitude que j’avais clos le cycle narratif de l’autofiction. Si je le poursuivais, je courais le risque de me répéter ou de m’imiter. J’ai senti l’urgence de me réinventer », explique l’écrivain au « Monde des livres », de Barcelone, alors que le deuxième épisode, Independencia,vient de paraître dans son pays. Ce changement lui a réussi : le livre a obtenu, en 2019, le prix Planeta, la plus prestigieuse – et la plus dotée – des récompenses littéraires en Espagne.

« Une vraie terre de western »

Melchor Marin est un enquêteur, originaire de la banlieue de Barcelone ; ancien délinquant, entré dans les forces de l’ordre, la police autonome de Catalogne, au terme d’un séjour en prison, il s’est installé dans la région isolée de Terra Alta, au sud de la Généralité, après avoir abattu quatre terroristes lors des attentats islamistes de Barcelone et de Cambrils en août 2017. Javier Cercas a eu l’idée de ce personnage après avoir participé à une rencontre autour du Monarque des ombres dans un petit village de Terra Alta ; là même où le grand-oncle phalangiste qu’il y décrit est mort en 1938, des suites de ses blessures lors de la bataille de l’Ebre.

 

Ebloui par cette région désertique, isolée et pauvre, « une vraie terre de western », le romancier se rend compte, le lendemain, que sa voiture a fait l’objet d’une tentative de vol. Un événement bizarre dans un endroit où, selon ses interlocuteurs, « il ne se passe jamais rien ». Ayant déposé plainte au commissariat local, Cercas discute avec un des hommes de la police scientifique, lequel lui explique s’être établi sur place après avoir rencontré sa femme. Il lui parle de Terra Alta : seul le silence l’avait perturbé à son arrivée, l’empêchant de trouver le sommeil. Cela inspire Cercas. « Je me suis demandé ce qui se passerait si un type, tellement citadin qu’il n’arrive pas à dormir, trouvait dans Terra Alta, où il est arrivé totalement par hasard, sa vraie “patrie”, au sens sentimental où l’entend Sancho Panza à la fin de Don Quichotte. » Il fait naître son protagoniste, entre joie et douleur, d’une prostituée qui finira assassinée. Habitué jusqu’ici au « je » narratif, Cercas s’étonne lui-même en adoptant la troisième personne. C’est sur un ton froid qu’il croque ce jeune homme dur et taiseux, empli de souffrances et de fureur.

Lire aussi ce portrait littéraire (2018) : Ombres et lumières de Javier Cercas

Le romancier s’était lancé dans une fiction pure, rompant avec ses précédents écrits, quand l’« automne catalan » de 2017 le surprend dans son travail. Stupéfait par le coup de force indépendantiste qui aboutit à la tenue du référendum d’autodétermination, jugé illégal par le Tribunal constitutionnel, il pose son stylo pendant trois mois, le temps d’expliquer aux médias internationaux ce que traverse son pays. Le choc qu’il éprouve lors des troubles catalans et « l’atmosphère d’avant-guerre » qu’il perçoit alors s’invitent avec fracas dans le roman. Evoquant la situation politique en toile de fond, celui-ci approfondit deux thématiques, inédites dans l’œuvre de Cercas : la justice et la vengeance, lesquelles animeront Melchor d’un bout à l’autre du livre. La forme « roman policier » surgit alors.

 

Méthodes d’enquête et parler policier

Pour expliquer la conversion de Melchor de bandit en justicier, comme pour souligner ses ambiguïtés, Cercas convoque Les Misérables, de Victor Hugo (1862), que son héros a découvert en prison, s’identifiant tour à tour à Jean Valjean et à Javert. « C’est un livre théâtral et excessif, comme le dit la femme de Melchor. Ce n’est pas le meilleur roman qui soit, mais on ne peut pas s’empêcher de continuer à le lire » , signale l’auteur.

Encore fallait-il que la forme polar soit crédible. N’étant pas un grand lecteur du genre, même s’il apprécie beaucoup les livres de Don Winslow, le romancier est allé dans plusieurs commissariats, notamment en Terra Alta, se former aux méthodes d’enquête, mais aussi s’imprégner du parler policier. Dans ce « territoire inconnu », il confie avoir dû batailler plus que d’ordinaire, notamment dans l’effort de construction que lui a demandé l’histoire, avec des allers-retours entre présent et passé auxquels il n’était pas habitué. Pour autant, il estime ne pas s’être démarqué de sa façon de travailler, partageant avec Jorge Luis Borges l’idée, développée dans son essaiLe Point aveugle (2016), que tout roman est forcément policier. C’est le cas de chacun de ses livres, fait-il remarquer, lesquels posent une énigme et la déchiffrent.

« J’ai adoré le côté humble et populaire du roman policier », confie-t-il. Tant et si bien qu’arrivé au point final de Terra Alta, et ayant eu la certitude de n’avoir pas tout dit, il a eu envie de poursuivre. Il vient d’achever le troisième volet de ce nouveau cycle, qu’il conçoit comme un seul et très long roman. Aussi ample et addictif que Les Misérables ?

Critique

 

Terra Alta, calme trompeur

Dans la région tranquille de Terra Alta, province de Tarragone, dans le sud de la Catalogne, un crime épouvantable a eu lieu. Le fondateur et propriétaire des Cartonneries Adell et sa femme, deux nonagénaires, ont été torturés et assassinés dans leur maison et leurs cadavres retrouvés aux côtés du corps de leur domestique roumaine. Qui pouvait en vouloir autant à ces notables et premiers employeurs de la région, de fervents catholiques ralliés à l’Opus Dei ? Le policier Melchor Marin est chargé de l’enquête.

Javier Cercas fait ici une entrée réussie dans le genre du polar grâce au portrait sensible et contrasté qu’il dresse de ce jeune homme blessé, un ancien détenu trouvant sa raison d’être dans le fait de rendre justice aux opprimés. Quitte à se placer lui-même dans l’illégalité.

Très habile à décrire les jalousies et les rivalités à l’œuvre dans une contrée reculée où tout le monde se connaît, le romancier renoue surtout ici, au moment où on l’attend le moins, avec les thèmes qui l’obsèdent : les stigmates de la guerre civile espagnole (1936-1939) et la façon dont le passé du pays nourrit toujours le présent, à l’insu même des jeunes générations. Le dénouement, surprenant, dans une ultime pirouette, confirme le talent de Cercas à faire resurgir les fantômes des tragédies trop vite étouffées.

Lire un extrait sur le site des éditions Actes Sud.

Ariane Singer(Collaboratrice du « Monde des livres »)

 

Terra Alta

 

 

Sur des terres catalanes qui portent encore les stigmates de la bataille de l’Èbre, Terra Alta est secouée par un affreux fait divers : on a retrouvé, sans vie et déchiquetés, les corps des époux Adell, riches nonagénaires qui emploient la plupart des habitants du coin. La petite commune abrite sans le savoir un policier qui s’est montré héroïque lors des attentats islamistes de Barcelone et Cambrils, et c’est lui, Melchor, qui va diriger l’enquête. Laquelle promet d’être ardue, sans traces d’effraction, sans indices probants. Or l’énigme première – qui est l’assassin ? – va se doubler d’une question plus profonde : qui est le policier ?
Car avant d’être un mari et père comblé, coulant des jours heureux dans cette paisible bourgade, le policier converti en justicier obsessionnel fut un ancien repris de justice, élevé par une prostituée dans les bas-fonds de Barcelone. Alors qu’il se pensait perdu par la rage et par la haine du monde, la lecture fortuite des Misérables de Victor Hugo est venue exorciser ses démons et bouleverser son destin. Il aurait pu être Jean Valjean… s’il ne s’était changé en Javert.
À Terra Alta, plus qu’ailleurs, bien des secrets plongent leurs racines dans la guerre. Et, pour résoudre l’affaire qui lui est confiée, Melchor doit avoir conscience que l’amour de la justice absolue peut s’avérer la plus absolue des injustices. Il va lui être donné de partager le dilemme de Jean Valjean : “Rester dans le paradis et y devenir démon ! Rentrer dans l’enfer et y devenir ange !”

[Actes Sud] Littérature

Lettres hispaniques

Mai, 2021
14.50 x 24.00 cm
320 pages

Aleksandar GRUJICIC

Karine LOUESDON

 

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6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 11:14
Le maillot de l'équipe catalane aux allures de drapeau indépendantiste

Le maillot de l'équipe catalane aux allures de drapeau indépendantiste

Rugby : que signifie l'euphorie avec l'Usap ? Récupération, catalanité et séparatisme...

 

Bien sûr, après de longs mois de confinement et d'isolement, cette rencontre sportive signifie le retour à la vraie vie, à la fête, à la communion entre amis ou compatriotes. Une équipe a toujours joué le rôle de l'unité retrouvée, même si cette catharsis collective est souvent éphémère...

 

La finale de l'Usap c'était l'occasion de faire la fête même si on n'est pas un fan de ce sport, de crier, d'applaudir, de boire avec des potes jusqu'au presque bout de la nuit : dans les villages, le public, jeune, est resté sur les terrasses où l'on servait bières et spectacle sur grand écran... L'Usap, c'est l'oubli des contraintes, la révolte gentille et le coup de sifflet qui annonce un été comme avant : sea, sex, sun, insouciance...

 

C'est aussi un réflexe à la pavlov, cet élan vers le stade et ses suites alcoolisées... entraînant des propos qui mêlent nationalisme, populisme, séparatisme, voire racisme : je rencontre à Laroque un spectateur éméché qui m'accoste en catalan: il voit que je comprends le catalan, mais mes réponses en français lui font saisir que je n'apprécie pas trop ces débordements linguistiques et rugbystiques : il s'éloigne alors en refusant de me parler plus...

 

Cet événement sportif est l'occasion encore de montrer sa colère face aux décision du conceil constitutionnel campant sur l'article 2 de la constitution : le français est la seule langue officille de la France...

C'est aussi le seul moment de réaction face à l'actualité, les citoyens demeurant amorphes face à la montée des idées extrêmes, de la victoire du RN à Perpignan, de la pauvreté et du chômage, malaise général menant à l'abstention, qui sera manifeste pour les élections de fin juin...

 

Ce fut enfin l'occasion, cette finale pour accéder à l'élite, pour les médias de redorer leur blason et d'imprimer un quotidien qui ne peut se résoudre à diffuser en-deçà des quarante mille exemplaires, pour un département de 450 mille... son titre jovial criant "au top du top"...

 

La récupération fut donc générale, la mairie payant au prix fort - avec subvention, encarts, écrans géants en ville, distribution de produits dérivés !- le département allant au-delà de "l'accent catalan de la République française" pour lancer "Bravo   l'Usap, vous êtes la fierté du peuple catalan!"...

 

Et la Région, fort dispendieuse en ces temps de campagne électorale, "Fière de ses clubs", enrôle l'équipe catalane dans l'Occitanie : "L'Occitanie est  résolument une terre de rugby!"

 

Carole Delga a d'ailleurs les honneurs de L'Indépendant (entretien, nombreux encarts et articles), à l'opposé des autres candidats, journal qui mise sur la continuité et s'ouvre à l'espace occitan avec la page dominicale sur l'Aude qui n'intéresse personne, ic, en pays catalan... ("dimanche découverte" ce 6 juin, par T. Grillet qui passe son temps à dénicher l'insolite  insignifiance...

 

JPB

 

Copié/collé - communiqués et vols médiatiques...

 

* La mairie d'Argelès opte pour la catalanité :

 

Ce jeudi 27 mai, Argelès-sur-Mer a officialisé son engagement pour la catalanité, en réceptionnant son exemplaire du “Livre blanc de Catalogne Nord”. Cet ouvrage contient 55 propositions concrètes visant à améliorer la présence de la langue catalane dans l’espace public, grâce à son enseignement, notamment auprès des enfants des écoles primaires. Il concerne aussi le territoire, au travers de son inclusion dans l’espace européen catalan. La remise du livre a été effectuée par Ramon Faura, coordinateur du projet, à Antoine Parra, maire d’Argelès-sur-Mer et à Didier Lafont, conseiller municipal délégué au Patrimoine, aux Relations transfrontalières et à la Culture. Brigitte de Capèle, adjointe à la Culture et Philippe Rius, également élu à la Culture, étaient présents. Antoine Parra a souligné que la catalanité est « un atout global, qui compose une identité ouverte au monde ». Il a évoqué l’avenir : « nous devons régénérer les racines qui font ce que nous sommes, pour nous sentir encore plus à l’aise dans la vie ». Le Livre blanc de Catalogne Nord est une initiative de l’association Angelets de la Terra, épaulée par l’Université de Perpignan.

Rédigé par 20 personnes (acteurs économiques, enseignants, psychologues, écrivains et journalistes), il engage la commune d’Argelès-sur-Mer à promouvoir le retour des noms catalans sur les panneaux dans le centre du village, à développer une filière bilingue de la maternelle au lycée, à aider les associations culturelles ou patrimoniales et à consolider les fêtes qui rythment le calendrier catalan.

 

-Communiqué d'A. Parra et de R. Faura

 

- - -l'Usap joue avec le séparatisme:

 

Quand le club de rugby de Perpignan surfe sur l'indépendantisme catalan pour vendre des maillots

Joue-là comme Puigdemont

Par Anthony Cortes

Publié le 16/01/2019 à 17:00 © Marianne

 

Club historique de l'élite du rugby, l'USAP, le club de Perpignan (Pyrénées-Orientales), vient de commercialiser un maillot évidemment inspiré du drapeau indépendantiste catalan. Une promotion du séparatisme à laquelle sont associées la ville et la région Occitanie, présentes sur la tenue...

C'est un coup marketing de maître. A l'occasion du "boxing day", journée de championnat qui s'est déroulée le 29 décembre, le club de rugby de Perpignan qui évolue dans l'élite (Top 14), l'USAP, a voulu se refaire une beauté. Au placard, ses tenues habituelles : bleu ciel à domicile et rouge mâtiné de jaune à l'extérieur. Sur les épaules des joueurs pour affronter le leader clermontois ce jour-là, apparaît un maillot "collector" inédit. Cette tunique arbore des bandes verticales rouges et jaunes, surmontées d'un triangle bleu nuit. N'importe quel Catalan y aura reconnu... une référence à l'estelada (l'étoilé), le fameux drapeau indépendantiste catalan. 

Il ne manquait plus qu'une étoile pour que tout un chacun soit définitivement convaincu du parallèle. Eh bien celle-ci est arrivée sur les maillots proposés à la vente aux supporters du club, au prix de 75 euros. Faisant donc du séparatisme un argument de vente. Proposés en boutique et sur le site Internet du club dans la foulée du match, plus de 1.000 exemplaires se sont arrachés en seulement deux semaines. Un carton ! En conséquence, une centaine de maillots viennent d'être remis à la vente pour satisfaire au moins une partie de la demande.

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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