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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 09:41
Livre sur Panchot - Piotrowski - Journée des migrants -
Livre sur Panchot - Piotrowski - Journée des migrants -
Livre sur Panchot - Piotrowski - Journée des migrants -

Livre sur Panchot - Piotrowski - Journée des migrants -

 L'affaire de VALMANYA pendant la seconde guerre mondiale - Village-martyr

 

​​​​​​​

  • En 2017, j'ai eu une drôle d'idée. Balader ma truffe dans le bourbier miné de la mémoire historique liée au sac du village de Valmanya (Pyrénées-Orientales) et à la mort du résistant FTP Julien Panchot durant l'été 44. Une affaire qui, 75 ans après, suscite encore son lot de tensions et de non-dits parmi les porteurs de la dite mémoire.

 

  • Le résultat de mes pérégrinations et rencontres a donné lieu à un texte qui n'est ni un récit ni un polar ni même un essai mais peut-être un peu tout ça à la fois.
  • Le bouquin s'appelle sobrement Panchot, il est édité chez Alter Ego éditions avec une sortie officielle annoncée pour le 20 décembre.
  •  
  • Tu trouveras en pièce jointe la couv' de l'objet qui est aussi jaune que la colère du moment.
  •  
  • Un salut amical,
  • Sébastien            snavarro@mailoo.org

- --

PANCHOT

Sébastien NAVARRO

Éditeur : Alter Ego Editions

 

Prix de vente au public (TTC) : 19 €

 

260 pages ; 21 x 15 cm ; broché

ISBN 978-2-915528-61-9

EAN 9782915528619

 

Résumé :

Le 29 juillet 1944, 150 maquisards FTP et guérilleros espagnols investissent la ville de Prades, sous-préfecture des Pyrénées-Orientales. Ils se ravitaillent en argent et tabac, attaquent le siège de l'occupant avant de refluer vers leur QG situé dans les murs de La Pinouse, ancienne colonie minière surplombant le village de Valmanya. Trois jours après, 600 Allemands et miliciens débarquent pour liquider le maquis. Valmanya est brûlé, quatre habitants exécutés. Après avoir épuisé leurs munitions, les résistants s'enfuient à travers la forêt. Blessé à la jambe, Julien Panchot, capitaine FTP, est capturé par les nazis, torturé et tué.

La mort de Panchot et la destruction de Valmanya, symboles « martyrs » de la Résistance du Roussillon, font depuis l'objet de commémorations annuelles. Mais derrière ces clichés figés dans le marbre de l’Histoire, les tensions mémorielles n’ont jamais cessé de s’affronter. L’enjeu n’étant pas tant de trancher sur une vérité événementielle que de flétrir ou s’accaparer l’héritage de ceux que l’époque qualifiait alors de « terroristes ». A travers une série de rencontres abrasives et d’hasardeuses déambulations, Sébastien Navarro a essayé de démêler non pas le vrai du faux historique mais les intentions, souvent revendiquées, parfois inconscientes, des porteurs de mémoire. Irrévérencieux parfois, perdu souvent, ému par certains entêtements utopistes, l’auteur a fini par se rendre à l’évidence : « Valmanya est un vortex. Un trou noir à l’abyssale fringale. »

 

- - -

 

Bonjour,

 

Le 21 décembre 2019 à 11 h au cimetière des Espagnols, nous vous proposons de rendre hommage aux enfants morts dans le camp de concentration d'Argelès Sur Mer.

Une dalle avec des cailloux  aux couleurs de la République, portant les noms et prénom des enfants sera inaugurée, des décorations de noël pourront être déposées sur les lieux.

Si vous souhaitez partager le repas de l'amitié qui suivra  cet hommage, veuillez nous le faire savoir, afin que l'on puisse réserver.

La taverne nous propose un menu intéressant pour 20 euros par personne.

 

L'équipe de FFREEE

 

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  • Lundi 16 décembre 2019 à 18h30 au Théâtre de l'Étang à Saint Estève
  • Petites histoires de la grande histoire
  • de l'aéronautique par Henri PIOTROWSKI
  • Henri Piotrowski nous invite à partager sa passion pour l'aéronautique.
  • Voici quelques thèmes susceptibles d'être abordés :
  • Clément Ader plutôt que les frères Wright.
  • Saint Exupéry : la philosophie vue du ciel.
  • Le pilotage de la sécurité embarquée.
  • Concorde : un rêve d’ingénieur.
  • Le Jaguar : quand la pratique contredit la théorie enseignée.
  • L’hélicoptère Écureuil existerait-il s’il n’y avait pas eu la 2 CV ?
  • L’Airbus A320, ou comment échapper à l’avantage compétitif de la courbe d’apprentissage.
  • Vous trouvez l’hélice de l’ATR ringarde ?
  • L’A380 comme fruit du duel Airbus / Boeing.
  • Et si nous parlions aussi de Hélène Boucher, Maryse Bastié, Jacqueline Auriol et Valérie André ?
  •  
  • Henri Piotrowski est ingénieur Sup’Aéro.
  • Successivement ingénieur chez Dassault-Bréguet, directeur de plusieurs programmes à l’Aérospatiale, adjoint au Directeur de la Division Aéronautique d’EADS, PDG d'EADS ATR.
  • Il quitte le groupe EADS (devenu Airbus) en 2007, et se partage depuis entre Sorède et Toulouse, où il a créé avec son fils la société de cybersécurité ITrust.
  • CEPS en entrée libre et gratuite
  • Pour tous renseignements :
  • Les Rendez-Vous de Saint Estève
  • Site : www.rdvse.fr
  • Mel : rdvse@rdvse.fr
  • Tel : 06 72 80 39 86
  • Facebook : Les-Rendez-Vous-de-Saint-Esteve

 

*****

  • Ciné-débat avec projection du film-documentaire

"Louise Bourgeois ...l'araignée, la maîtresse et la mandarine"

de  Amei Wallach et Marion Cajori (1h39min - VOST)

 

Une incursion dans l'univers de Louise Bourgeois, une légende de l'art et icône féministe, dont l’œuvre protéiforme traverse les 20e et 21e siècles. Louise Bourgeois se consacre à la sculpture depuis 1949. Elle a côtoyé les principaux mouvements artistiques, tout en préservant farouchement son indépendance d'esprit, et sa manière incroyablement inventive et troublante. En 1982, à l'âge de 71 ans, elle devient la première femme à être honorée d'une rétrospective au MoMA, à New York. L'artiste lève le voile sur ses secrets d'enfance, source de ses traumatismes, qui se reflètent dans ses sculptures et ses installations, dont la caméra explore la troublante magie. 

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26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 12:07
Géants de Catalogne - Salon du livre et du chocolat - Un exil républicain à Toulouse -
Géants de Catalogne - Salon du livre et du chocolat - Un exil républicain à Toulouse -
Géants de Catalogne - Salon du livre et du chocolat - Un exil républicain à Toulouse -
Géants de Catalogne - Salon du livre et du chocolat - Un exil républicain à Toulouse -

 

La Federació Gegantera de Catalunya Nord organise « Octobre Rose » en Cerdagne, le samedi 26 Octobre prochain, en partenariat avec la Ligue Contre le Cancer. 

Vous trouverez ci-joint le dossier de presse de l’action qui mobilisera plus de 200 bénévoles, une vingtaine de géantes venues de Catalogne Nord, de Cerdagne, jusqu’à la Seu d’Urgell, contre le cancer su sein. 

Se rassemblement qui commencera à Bourg-Madame, se terminera devant l’hôpital transfrontalier de Cerdagne où un gigantesque nœud rose sera déployé sur le parvis.

 

Restant à votre entière disposition,

Bien cordialement,

 

Joan Llorenç Solé

Président de la Federació

Gegantera de Catalunya Nord

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 08:54
Hexacube (C) Fiac et Clément Cividino - Les sentences à l'encontre des séparatistes catalans -
Hexacube (C) Fiac et Clément Cividino - Les sentences à l'encontre des séparatistes catalans -
Hexacube (C) Fiac et Clément Cividino - Les sentences à l'encontre des séparatistes catalans -

Hexacube (C) Fiac et Clément Cividino - Les sentences à l'encontre des séparatistes catalans -

Le galeriste catalan Clément Cividino présent à la Fiac avec une oeuvre de Jean Prouvé

 

Le galeriste de Perpignan Clément Cividino s’est fait depuis quelques années un nom dans la reconnaissance du mobilier et de l’architecture des années 50-60.  Cette année, il expose carrément une station service Total, de 1969, en tôle galvanisée, polyester et verre à Paris, dans la Fiac hors les murs (Hôtel de Choudens, 21 rue Blanche, 75009).

crédit photo:C. Cividino/Fiac

En 1969, Total lance une politique d’aménagements industrialisés de ses grandes stations d’autoroute ainsi que de ses stations routières. La société fait appel à Jean Prouvé, qui dessinera la seule structure ronde de sa carrière.

Le galeriste de Perpignan a réussi à retrouver, restaurer et mettre en valeur cette station, avec l’aide de Serge Binotto, architecte et collaborateur historique de Jean Prouvé.

La station a été acquise par les frères Arthur et Franck-Elie Benzaquen, qui l’ont installée dans le jardin de l’Hôtel de Choudens, dans le 9è arrondissement de la capitale.

La station avait déjà été montrée cet été en Italie (à Terra Remota, dans les Alpes italiennes), avant de se retrouver sélectionnée pour la Fiac. 

Pour le galeriste catalan, c’est une reconnaissance de plus, après sa participation à la Design week de Milan en 2018. Cette année-là, le galeriste avait beaucoup oeuvré pour la reconnaissance des “hexacubes”, des cabanes de plage de l’architecte Georges Candilis, dont il ne reste aujourd’hui qu’une petite trentaine d’exemplaires.

En novembre, le galeriste doit ouvrir un nouvel espace culturel à Perpignan, 6 impasse Cité-Bartissol (ancienne école Maintenon).

Fiac, 17-20 octobre, Paris.

(C) 

ActualitéOccitaniePyrénées Orientales

 

La longue marche des Catalans

 

La Catalogne en marche, pas de façon macronesque, mais plutôt maoïste : pour engranger toute la population, faire bloc en direction de la séparation d'avec l'Espagne.

 

Les foules piétonnes vont confluer à Barcelone, vendredi, jour de grève générale... Ils partirent cinq cents de Gérone, Vic, Figueras, Tarragone...Ils seront des millions à l'arrivée, après avoir foulé les autoroutes, croisant des touristes éperdus qui ne comprennent rien...

 

Mais pourquoi les Catalans envahissent-ils la Catalogne, gênant travailleurs, routiers européens, entreprises locales ou internationales, ce tourisme qui rapporte tant au pays..? Pourquoi ne pas marcher sur Madrid, pour bloquer l'Etat central faire peur au gouvernement madrilène..?

 

Trop loin, trop difficile ? Ce serait l'affrontement avec la police nationale, voire avec l'armée...? Ici, en Catalogne, les Mossos, policiers catalans, devraient être plus conciliants...

 

Ce qui n'apparaît pas... et le ministre de l'intérieur catalan donne l'ordre de taper sur la population catalane...

 

Comment sortir du bourbier ? Par la mobilisation et le pacifisme, ou par la violence..? La force d'un peuple qui fait nation et veut croire au futur d'un Etat européen..? 

 

JPB 

Le 19 octobre à Perpignan,

civils et politiques manifesteront en solidarité à la Catalogne du sud

 

En réponse à la répression judiciaire et policière de l'état espagnol contre le peuple catalan, l’association culturelle des Angelets de la Terra a invité toutes les personnes solidaires à participer à la grande manifestation unitaire et solidaire, le samedi 19 octobre 2019, de 18h30 à 21h, aux pieds du Castillet, à Perpignan. 

Une manifestation « pour la liberté et la démocratie » organisée en collaboration avec la municipalité de Perpignan, le Collectif des 100 maires solidaires, des associations culturelles, sportives et ONG. Il y aura une tribune pour que tous puissent s’exprimer. 

Une vingtaine de maires du département, représentants élus du Conseil Départemental et Régional, ainsi que le sénateur François Calvet ont confirmé leur présence.

Muriel Perpigna, Julio Leone du groupe Ghetto Studio, Joan Ortiz, Remy Farré & Llorenç Trichot sont les membres du Col.lectiu Angelets de la Terra qui feront des interventions musicale tout au long de cette manifestation festive et revendicative.

 

Au-delà de la question « pour ou contre l'indépendance de la Catalogne ? », les événements gravissimes qui ont lieu en Espagne, amènent tous les acteurs de Catalogne Nord à se positionner pour ou contre la démocratie et les droits fondamentaux.

L'affirmation de la solidarité de nombreux élus, de présidents d’associations, de partis et de personnalités influentes apparaît décisive afin de favoriser la mobilisation la plus importante possible pour cette manifestation unitaire du 19 octobre à Perpignan qui a pour objectif de mobiliser d’avantage l’opinion publique face à la persécution constante de la dissidence politique en Espagne.

 

Depuis plus d’un an, les Angelets de la Terra ont organisé trois « Cassolades per la Llibertat », manifestations festives avec des casseroles, sifflets et autres instruments de musique devant le consulat d'Espagne à Perpignan et lors de la venue du chef du gouvernement espagnol à Collioure. Des manifestations unitaires qui ont réuni 300, 500 et 600 personnes dans une ambiance festive et revendicative. 

Les Angelets de la Terra ont aussi organisé quatre « Concerts per la Llibertat » (pour la liberté) qui leur ont permis de récolter environ 10.000 euros qui ont été envoyé aux familles des prisonniers politiques afin de financer (entre autre) les déplacements dans les prisons de Madrid et au président catalan en exil en Belgique.

Enfin, les Angelets de la Terra ont réalisé l’exposition collective « Visca per la Llibertat » de 50 photojournalistes sur le processus d’indépendance, en réponse à la censure du festival international de photojournalisme Visa pour l’Image. Cette exposition est présentée dans une quarantaine de communes de Catalogne Nord, de Savoie, d’Alsace, de Bretagne, d’Occitanie, du Pays Basque et de Corse, tout au long de l’année 2019, en collaboration avec des municipalités.

 

Musique, projections, prises de parole, cette manifestation est l’objectif avoué des Angelets de la Terra depuis le début de leurs actions solidaires : réunir tous ceux qui demandent la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés, au-delà des divergences politiques. Le peuple et ses différents représentants doivent pouvoir se réunir pour occuper l'espace publique et médiatique, afin d'exprimer haut et fort leur indignation quant à l'attitude de l’état espagnol.

Ne renouvelons pas les erreurs du passé où l'Europe regardait ailleurs face à la dictature franquiste.

 

Appellent à manifester: Angelets de la Terra ; Collectif des 100 maires solidaires de Catalunya Nord ; Ligue des Droits de l’Homme ; Fédération Sardaniste du Roussillon ; Agissons Pays Catalan ; Association de la Flamme des Pays Catalans ; Casal Català de Montpellier ; Penya Barcelonista du Roussillon ; Penya Barça de Banyuls ; Carmagnole ; Actions Pays Catalan ; Comitè de Solidaritat Catalana de Perpinyà ; Col.lectiu Joves del Rosselló… 

 

Perpinyà 19-O: civils i polítics es manifestaran en solidaritat amb Catalunya del sud

 

En resposta a la repressió judicial i policial de l’estat espanyol contra el poble català, l’associació cultural dels Angelets de la Terra convida representants electes, associacions, partits, sindicats, personalitats, etc. de la Catalunya Nord i més enllà per participar i cridar a participar a la concentració unitària i solidaria, el dissabte 19 d’octubre de 2019, de 18h30 a 21h, davant del Castillet, a Perpinyà. Un esdeveniment "per la llibertat i la democràcia", organitzat en col·laboració amb el municipi de Perpinyà, el col·lectiu de 100 alcaldes solidaris, associacions culturals i esportives,...

 

Més enllà de la pregunta "a favor o en contra de la independència de Catalunya? ", Els fets molts greus que tenen lloc a l’estat espanyol porten a tots els actors de Catalunya Nord a posicionar-se a favor o en contra de la democràcia i dels drets fonamentals.

L’afirmació de la solidaritat de molts representants electes, presidents d’associacions, partits i personalitats influents sembla decisiva per tal d’incentivar la major mobilització possible per aquest acte solidari del 19 d’octubre a Perpinyà que pretén mobilitzar encara més l'opinió pública davant la persecució constant de la dissidència política a l’estat espanyol.

 

Des de fa més d’un any, els Angelets de la Terra van organitzar tres “Cassolades per la Llibertat” davant del consolat espanyol a Perpinyà i durant la vinguda del cap del govern espanyol a Cotlliure. Esdeveniments unitaris que van reunir a 300, 500 i 600 persones en un ambient festiu i reivindicatiu.

Els Angelets de la Terra també van organitzar quatre "Concerts per la Llibertat" que els van permetre de recollir uns 10.000 euros que es van enviar a les famílies dels presos polítics per finançar (entre altres coses) els desplaçaments a les presons de Madrid i al president català a l'exili a Bèlgica.

Finalment, els Angelets de la Terra van realitzar l'exposició col·lectiva "Visca per la Llibertat" de 50 fotoperiodistes sobre el procés d'independència, en resposta a la censura del festival internacional de fotoperiodisme “Visa pour l'Image”. Aquesta exposició es presenta en una quarantena de municipis de Catalunya Nord, Savoia, Alsàcia, Bretanya, Occitània, País Basc i Còrsega, al llarg del 2019, en col·laboració amb els municipis.

 

Música, projeccions, discursos, aquest esdeveniment festiu i unitari del 19 d’octubre és l’objectiu declarat dels Angelets de la Terra des de l’inici de les seves accions solidàries. Reunir tots aquells que demanen l’alliberament dels presos polítics i el retorn dels exiliats, més enllà de les diferències polítiques. El poble i els seus representants han de poder reunir-se per ocupar l’espai públic i mediàtic, per expressar en veu alta la seva indignació davant l’actitud de l’estat espanyol.

No repetim els errors del passat quan Europa va mirar cap a una altra banda davant la repressió de la dictadura franquista.

 

Criden a manifestar : Angelets de la Terra ; Ligue des Droits de l’Homme ; Federació Sardanista del Rosselló ; Agissons Pays Catalan ; Associació de la Flama dels Països Catalans ; Casal Català de Montpeller ; Penya Barcelonista del Rosselló ; Penya Barça de Banyuls ; Carmagnole ; Actions Pays Catalan; Comitè de Solidaritat Catalana de Perpinyà ; Col.lectiu Joves del Rosselló… 

 

18h30 – 18h40 Julio Leone (cantant)

 

18h40 – 18h45 Photo de tous les élus et représentants d’associations devant la scène

 

18h45 – 18h55 Présentation de la manifestation et prises de parole des représentants d’associations qui ont appelé à manifester 

 

18h55 - 19h00 Julio Leone (cantant)

 

19h00 – 19h15 Prises de parole du maire de Perpignan et du directeur de la Casa de la Generalitat Josep Puigbert.

 

19h15 – 19h20 Joan Ortiz (cantant)

 

19h20 – 19h30 Prise de parole des maires ayant accueilli l’exposition Visca per la Llibertat, les Concerts per la Llibertat et signataires du manifeste du collectif des maires solidaires. (3 minutes par intervention).

 

19h30 - 19h40 Joan Ortiz (cantant)

 

19h40 – 19h50 Prise de parole des maires ayant accueilli Visca per la Llibertat et des signataires du manifeste du collectif des maires solidaires. (3 minutes par intervention)

 

19h50 - 19h55 Joan Ortiz (cantant)

 

19h55 – 20h05 Prises de parole de Nicolas Garcia, vice-président du Conseil Départemental et de

Guy Esclopé, vice-président du Conseil Régional. 

 

20h05 – 20h20 Muriel Perpigna (cantant)

 

20h20 – 20h25 Projection vidéo allocution de Carles Puigdemont, président de la Catalogne en exil.

 

20h25 – 20h30 Prise de parole d’Anne Gaudron, présidente départementale de la Ligue des Droits de l’Homme

 

20h30 – 20h35 Rémy Farré & Llaurenç Trichot (cantants)

 

20h35 – 20h40 Projection vidéo de Jordi Cuixart, président Òmnium Cultural emprisonné 

 

20h40 – 20h50 Allocution du maire de Folgueroles, Xevi Roviró et d'autres représentants de Catalogne du Sud

 

20h50 – 21h00 Rémy Farré & Llaurenç Trichot (cantants)

 

21h00 – 21h05 Allocution de clôture + tous les musiciens sur scène pour chanter Els Segadors.

 

21h05 – 21h10 Projection clip avec vidéos des manifestations

 

PARIS,  17/10/2019

 

Concert de Clara Peya aux Trois Baudets pour le MaMA 2019

 

Oscillant entre jazz, pop et électronique tout en gardant le piano au centre de la gravité, Clara Peya est une artiste inclassable, récompensée cette année avec le Prix national de la culture de Catalogne. Le festival MaMA offre une occasion unique de l’écouter le 17 octobre dans la mythique salle de Pigalle, aux côtés de Madison McFerrin et Bobby Oroza.

 

RENNES ET MARSEILLE,  19/10/2019

 

Sr. Wilson anime la scène dub de Rennes et de Marseille

 

Poursuivant son périple sur les meilleures scènes musicales

françaises pour des longues soirées de transe, le musicien

catalan fait deux étapes au Liberté de Rennes le 19 octobre

pour une soirée House of Dub accueillant la crème de la « bass

culture » depuis ses origines « roots » jusqu’au futur électroni

que et au Cabaret Aléatoire de Marseille le 26 pour le retour

des Dub Station.

FRANCE,  24/10/2019

 

Parution de « Le Testament d'Alceste » de Miquel de Palol

aux éditions Zulma

 

Après le succès critique de Le Jardin des sept crépuscules, les

éditions Zulma récidivent avec la traduction de ce roman tout aussi

monumental, traduit du catalan par François-Michel Durazzo.

AUCH,  21/10/2019

 

« Esfera Circ », une mission de professionnels catalans du

cirque au festival CIRCA d'Auch

 

L’Association de Professionnels du Cirque de Catalogne, avec le

centre de résidence et de création La Central del Circ de Barcelone,

organisent du 21 au 22 octobre une mission de programmateurs,

journalistes et décisionnaires institutionnels au festival de cirque

actuel d’Auch pour échanger et réfléchir sur l’évolution artistique et

professionnelle de cette discipline. Cette action, encadrée dans le

Plan d’Impulsion du Cirque de Catalogne soutenu par l’Institut

Catalan des Entreprises Culturelles et par l’Institut Ramon Llull, met

ainsi en lien les agents catalans du cirque avec leurs homologues

internationaux présents à CIRCA pour le séminaire Fresh Circus #5

organisé par Artcena.

 

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the page correctly, take a look at the  website. Contact: info@llull.cat

 

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The Institut Ramon Llull aims at projecting the Catalan language

and their culture in all its forms, materials and means of expression. 

The Institut Ramon Llull is a consortium that comprises the

Generalitat (Government of Catalonia), Balearic Islands Government

and the Barcelona City Council, and its

mission is the promotion of Catalan language and culture abroad.

BUREAU DE PARIS Raül David Martínez  50, rue Saint-Ferdinand

75017 París  Tél.: +01 42 66 02 45

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15 octobre 2019 2 15 /10 /octobre /2019 09:35
Les Catalans par Henry de Laguerie -Manifestations du 14 octobre 2019 à Barcelone
Les Catalans par Henry de Laguerie -Manifestations du 14 octobre 2019 à Barcelone

Les Catalans par Henry de Laguerie -Manifestations du 14 octobre 2019 à Barcelone

Un peuple catalan non-violent et respecteux du droit en dépit des injustices de la justice espagnole

 

 

Après deux ans d'attente sans grande réaction des partisans de l'indépendance, les Catalans se sont mobilisés après le verdict de la justice espagnole, attendu, lui aussi, sans surprise, même si les sentences sont "allégées", l'accusation de "rébellion" ayant été annulée : en effet, c'est sans violence que le gouvernement catalan avait décrété l'indépendance unilatérale du territoire.

 

Malgré des peines très dures, malgré la répression, malgré l'exil et l'emprisonnement des dirigeants, le peuple catalan prône toujours la non-violence et le respect du droit et des institutions du pays.

Cette attitude n'étonne pas, de la par d'un peuple fier, mais décidé à trouver son destin, non par la force, mais en montrant sa bonne foi et sa confiance dans la constitution, votée à l'époque à 90%, en Espagne et en catalogne (se référer au livre de Nicolas Marty, voir ce blog).

 

Seul le slogan de "désobéissance civile" montre une attitude subversive des indépendantistes; leur modération peut s'expliquer par leur isolement : incompréhension du reste du pays, unité de l'Europe, occupée par l'Angleterre et l'Irlande, l'immigration et le conflit en Syrie, une Europe déjà bien affaiblie par le populisme, la montée du fascisme et ne voulant rien savoir des mouvements sécessionistes, comme en Ecosse...

 

Enfin, un aménagement de peine va bientôt entrer en vigueur, un prisonnier ayant purgé un quart de sa condamnation, peut, selon la justice espagnole, sortir de prison... En liberté surveillée, bien sûr, comme l'ensemble de la Catalogne...

 

JPB

Littérature : "Les Catalans", le portrait d'un peuple à travers son histoire et sa culture

 

Henry de Laguerie est installé depuis des années de l'autre coté des Pyrénées, dans ce que les indépendantistes nomment la "Catalogne sud". Témoin des vicissitudes de la vie politique catalane, le correspondant d'Europe 1 dresse dans son ouvrage, "Les Catalans", le portrait d'un peuple anticonformiste, frondeur... jusque-boutiste.

 

Henry de Laguerie - EDITIONS ATELIERS HENRY DOUGIER - (18/09/2014)

 

Pays d’accueil et lieu de passage ouvert sur la Méditerranée, la Catalogne est une terre d’avant-garde qui revendique ses racines et son histoire. Frondeurs, dissidents et anticonformistes, les Catalans ont forgé leur identité dans l’adversité. Ce peuple du nord de la péninsule Ibérique installé dans le sud de l’Europe n’a jamais renoncé à faire entendre sa différence. Lorsque les Catalans défendent leur langue et leur manière d’être, ils prônent aussi des valeurs : l’audace, l’initiative, l’entraide et le bon sens. Après trois siècles de relations tumultueuses avec l’Espagne, beaucoup d’entre eux sont décidés à larguer les amarres. Ce n’est pas une fièvre passagère, mais le résultat de longues années d’incompréhensions mutuelles et de rendez-vous ratés.

La Catalogne obtiendra-t-elle son indépendance ? Personne ne le sait. Mais elle luttera toujours pour ne dépendre de personne.

 

Carles Casajuana

Marianne Millon (Traducteur) - ROBERT LAFFONT (15/10/2009)

 

Au coeur de Barcelone, dans un immeuble déserté, deux écrivains tentent de finir leur livre. L'un, Miquel Rovira, obsédé par la disparition de la langue et de la culture catalanes, consacre toute son énergie créatrice à un ambitieux premier roman. L'autre, Ramon Balaguer, se refuse à quitter les lieux malgré le harcèlement du principal propriétaire de l'immeuble. Rovira écrit en catalan, Balaguer en castillan : chacun défend fièrement la langue qu'il a choisie, et bientôt deux conceptions de la littérature s'affrontent. Aussi quand Balaguer s'éprend de la petite amie du jeune romancier, le triangle amoureux suscite une nouvelle et cruelle rivalité, à l'issue inattendue. Ce roman brillant, aux dialogues mordants, est un magnifique hommage à la figure de l'écrivain, qui défend la langue et la littérature contre toutes les atteintes qui la menacent aujourd'hui. Cet ouvrage a reçu le premier prix des lettres catalanes, le prestigieux prix Ramon-Llull 2009.

 

Carles Casajuana est né à Sant Cugat (Catalogne) en 1954. Diplomate, il a habité en Bolivie, aux Philippines, à New York et à Kuala Lumpur. Il est l'auteur de nombreux romans et d'un essai. Il est actuellement ambassadeur d'Espagne à Londres. Le dernier homme qui parlait catalan est son premier livre traduit en français.

Commentaires :

Lundi 14 octobre au matin, les leaders indépendantistes ont été condamnés à des peines de 9 à 13 ans de prison pour sédition, malversation de fonds publics, et interdits d'occuper un poste public. 

Depuis, la Catalogne est en ébullition. L'aéroport en plein chaos. La ligne ferroviaire à grande vitesse entre Barcelone et la France reste interrompue ce mardi 15 octobre. 

 

Espagne

Désobéissance civile en Catalogne après les lourdes condamnations des leaders indépendantistes

© Marianne et  Daryl Ramadier, le 14/10/2019 à 17:55

Des blocages sont en cours à Barcelone et en Catalogne, pour protester contre les peines d’emprisonnement prononcées à l’encontre des responsables indépendantistes.

« Aujourd’hui c’est pour la démocratie, pas pour l’indépendance. Nous devons tous sortir dans la rue ! » Comme des centaines d’autres étudiants, Pau n’est pas allé à l’université de Barcelone ce lundi. Cela faisait plusieurs mois qu’il attendait le verdict du procès des leaders indépendantistes, jugés ce lundi 14 octobre pour l’organisation du référendum d’autodétermination du 1er octobre 2017, et la déclaration d’indépendance unilatérale qui a suivi. De la prison ferme a été ordonnée contre tous les accusés, pour sédition et malversation de fonds publics.

Dans le détail, l’ancien vice-président du gouvernement catalan, Oriol Junqueras, a écopé de la plus lourde peine (treize ans). Cinq de ses ministres ont eux reçu entre 10 et 12 ans. Et 11 ans et demi de prison attendent l’ex-présidente du parlement, Carme Forcadell. Pour leur part, les présidents des associations ANC et Omnium, Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, ont été condamnés à neuf ans de prison.

Dès l’annonce du verdict, les Catalans sont sortis par milliers dans les rues, à l'appel notamment du mouvement Tsunami Democràtic, cette entité qui recouvrait depuis la fin septembre les murs des rues de Barcelone d'affiches appelant à « organiser la réponse » après la sentence, donnant rendez-vous sur la plaça de Catalunya. 

D'autre part, des axes de circulation ont été bloqués, la ligne de train reliant la France à Barcelone coupée, et une partie de l'aéroport «El Prat » de Barcelone a été pris d'assaut, causant l'annulation de 20 vols, par des indépendantistes venus malgré la fermeture de lignes de transport menant à l'aéroport. En toute fin d'après-midi, des charges policières ont été ordonnées pour évacuer les points occupés. Tandis qu'au même moment, d’autres rassemblements étaient en cours dans plusieurs villes de la région...« Est arrivé le moment de la désobéissance civile. Mais sans violence, insiste une membre du mouvement. Les Catalans sont un peuple non-violent. »

Dans la journée, plusieurs personnalités politiques européennes ont apporté leur soutien aux indépendantistes. C’est le cas de l’ex-ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis. Ou de la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, pour qui « ces politiciens ont été emprisonnés pour avoir voulu permettre au peuple de décider pacifiquement de son avenir ».

En Catalogne, plusieurs acteurs culturels se sont également indignés de la condamnation. Le Football Club de Barcelone a ainsi témoigné de son « soutien aux familles de ceux qui sont privés de liberté », demandant aux leaders politiques « dialogue et négociation pour résoudre ce conflit ». Depuis sa cellule, Oriol Junqueras a lui dénoncé une « vengeance » : « Ça ne me fera pas arrêter d'être indépendantiste, ni abandonner mes valeurs républicaines. Au contraire, nous avons encore plus de raisons de vouloir l'indépendance de la Catalogne ».

À l’inverse, les adversaires des indépendantistes se sont insurgés de la non-condamnation pour « rébellion ». Le chef du parti d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, a prié l’État de rendre illégales « les forces séparatistes et récupérer ses fonctions en Catalogne ». Manuel Valls, candidat déchu à la mairie de Barcelone, a lui demandé à ce que les Catalans « acceptent » la sentence.

Les suites de l’affaire ont déjà été enclenchées par la justice espagnole qui vient de réactiver le mandat d’arrêt européen contre l’ex-président catalan Carles Puigdemont, installé en Belgique. Le délit de rébellion étant exclu, la justice belge pourrait accepter de réviser son cas en retenant la sédition. Les indépendantistes, eux, préparent un recours devant le Tribunal constitutionnel, avant d'éventuellement porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’Homme. Bien que d’ici à ce que le processus soit terminé, les prisonniers seront sans doute déjà sortis. D’autant plus qu’ils peuvent demander un aménagement de leur peine après en voir purgé un quart.

Les regards se tournent désormais vers le gouvernement catalan. Son président, Quim Torra, n’a cessé de répéter que « s’il n’y a pas d’absolution, nous devrons nous mobiliser jusqu’à l’indépendance ». Vivement critiqué pour avoir beaucoup parlé mais peu bougé, que va-t-il faire désormais ? La condamnation risque aussi d’être le sujet de discussion majeur des élections générales espagnoles, prévues le 10 novembre.

Comment, enfin, va réagir la société catalane ? Les manifestants interrogés n’ont plus confiance en l’État espagnol, ni dans le gouvernement catalan actuel. « C’est au peuple d’agir. Mais maintenant il va falloir arrêter avec les banderoles et avancer concrètement », pestait Mireia en direction de l’aéroport, auprès de Marianne. Là-bas, la situation était toujours tendue en toute fin d'après-midi. Les collectifs indépendantistes parlent d’une « première action » à l’intérieur d’un « cycle de mobilisations ».

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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 11:02
 Lluís Martí Bielsa -
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Lluís Martí Bielsa -

 

rendre hommage aux anonymes, aux vaincus de l'Histoire, tel est le

rôle de l'historien matérialiste (W.Benjamin)

 

Eloge des vaincus

 

Lundi 7 octobre 2019 à 18h30

 

au Théâtre de l'Étang à Saint Estève

La Catalogne de 1700 à nos jours

 

par Yves ESCAPE

 

De la guerre de succession d'Espagne à nos jours

En 1700, La Catalogne conserve une organisation législative et politique spécifique, née au Moyen-Age. Au cours de la guerre de succession d’Espagne, la Catalogne est dans le camp des opposants aux Bourbons ; la prise de Barcelone, le 11 septembre 1714, marque la fin de cette guerre, la fin de cette organisation catalane et le début d’une soumission au pouvoir castillan.

Au XIXème siècle, la Catalogne se lance dans la Révolution industrielle. Commence alors « La Renaixença », économique, politique, sociale, culturelle ; la Catalogne se différencie du reste de l’Espagne et revendique un statut d’autonomie.

La « Mancomunitat » (1914-1925) est une première avancée vers cette autonomie à laquelle met fin le coup d’état de Miguel Primo de Rivera.

 

La seconde république espagnole (1931-1939) voit de nouvelles tentatives d’autonomie contrariées par Madrid. La chute de Barcelone provoque « la Retirada » et la répression franquiste contre la Catalogne.

À la mort de Franco, la Catalogne obtient un statut d’autonomie mais c’est le rejet d’un statut amélioré par le conseil constitutionnel espagnol qui est à l’origine de la revendication d’indépendance actuelle.

Yves Escape est professeur honoraire certifié d’Histoire-Géographie. Il a exercé au Maroc, au Mexique, en Espagne avant de revenir à Perpignan.

Responsable du service éducatif de Perpignan ville d’Art et d’Histoire de sa création à 2011.

Intervenant-formateur au Réseau Culturel terre catalane et à l’IUFM de Perpignan.

CEPS en entrée libre et gratuite

 

 

Pour tous renseignements :

Les Rendez-Vous de Saint Estève

Site : www.rdvse.fr

Mel : rdvse@rdvse.fr

Tel : 06 72 80 39 86

Facebook : Les-Rendez-Vous-de-Saint-Esteve

Eloge des anonymes 
 

Nous avons l'immense regret d'apprendre le décés de Lluis Marti Bielsa qui était avec nous le 21 février 2019 à la marche d'Argelès vers le camp. 
Toute l'équipe de FFREEE adresse ses condoléances à la famille.
 
Voici le témoignage de Ramon San Geroteo.
 
Equipe FFREEE
 

Un des derniers grands d’Espagne nous quitte.

 

Je suis très triste, je l’ai embrassé une dernière fois à Paris il y a 5 semaines… Il avait 98 ans. Il a lutté en Espagne pendant la guerre, en France dans la résistance, il a participé à la libération de Paris, puis il est retourné combattre dans les maquis en Espagne sous la dictature franquiste.  Que hombre, cuanto  tenemos que admirar su fuerza, su voluntad como su humildad . Il a dit à la presse à Paris lors des journées d’août dernier « si je devais revivre, je referai tout ce que j’ai fait » Sans commentaire !

Hasta siempre. RSG

Faire circuler merci avec ou sans mon petit mot

 

 

 

Lluís Martí Bielsa

[A Paris, 23 août 2019, Mont-Valérien]

qui était avec nous à Prayols en juin,

avec nous à Paris en août (75 ans après sa participation à l'insurrection parisienne),

 

est mort cette nuit à Santa Cruz de Moya,

où hier il a reçu le nouveau premio Pedro Peinado

 

Il devait assister ce midi au meeting du Día del Guerrillero

 

Il est mort actif jusqu'au bout pour les idéaux de sa jeunesse.

 

¡Hasta siempre Lluís!

 

Théo Campredon 

 

                                                                                                                              

Après un bac STI Arts appliqués entre Montreuil et Nîmes, Théo CAMPREDON, originaire de la commune de Millas,  poursuit ses études à Bruxelles. Il est aujourd’hui en dernière année de licence en graphisme à l’école de recherche graphique. Grâce à la pluridisciplinarité des cours, il a pu pratiquer la vidéo, la peinture, le dessin, et la photographie.  Son projet est le résultat d’un coup de foudre pour le Train Jaune, qui depuis 113 ans agite détracteurs et conservateurs. Théo a eu l’envie par la photographie et l’édition d’exprimer sa passion pour un des atouts du patrimoine départemental et régional.

Son ouvrage « Atlas Train Jaune » (en cours d’édition) se veut un trajet d’où on ne descend pas  et où l’altitude grimpe au fil des pages.


Théo Campredon est un jeune photographe nord-catalan, âgé de 24 ans, basé sur Perpignan (Pyrénées-Orientales -France).

Après des études d'art effectuées à Bruxelles, il accomplit de nombreux voyages au travers du monde, lesquels voyages lui procurent étonnement, enrichissement et humilité...

L'appareil photo est certes son outil de prédilection, mais Théo sait, quand il le ressent et quant il le faut, user du caméscope, abandonnant la fixité et l'inertie de l'image pour adhérer au mouvement et à l'évolution que l'aventure filmique lui proposent,  opèrent et développent en son œil.

Son parcours : tout d'abord intrigué, puis intéressé par le  simple et basique skate-board, Théo s’applique à saisir – sous leur meilleur angle- les tricks de ses amis et de ses proches, et ce dans un triple souci de réalisme, d'esthétique et de performance. 

A quelques année de là, Théo découvre le graffiti, art au demeurant marginal qu'il va pratiquer avec plaisir et auquel il va s'adonner avec patience, soin, puis avec passion.. L’éphémère beauté du tag rejoint, dans la conscience du jeune artiste, l'indicible mais permanente fragilité du cliché et de la photo.

Mais l'expérience singulière que vit et retranscrit dans ses péripéties Théo, à l'invite de ses bouts d'essais et de ses réalisations picturales, s'incarnent dans le regard qu'il pose sur les « bikelifers », et sur l'attention qu'il leur porte... Il fait preuve sur ce point d'esprit d'investigation, artistique certes, mais encore journalistique, adhérant d'emblée et d'un premier jet à la pensée et à la cause des bikelifers. Il les rencontre : citoyens marginaux de bon nombre de villes de France, avant que de les rejoindre et que de les redécouvrir, au terme d'initiatives passionnées et passionnelles, à la source, dans le fourmillement des plaintes de révolte et des regrets de certitudes des bikers de New-York (the big Apple)... Ce sont ainsi, pour autant et autrement, des  rencontres intuitives, audacieuses et courageuses, qui engagent Théo dans des sentiers prometteurs d'espoir, cependant bordés de paradoxes infinis qui opposent, tout en les rapprochant, le réalisme et l'onirisme, le silence et le bruit... enfin, au bas mot : les rires et les pleurs d'un monde qui s'allume sur un clic et qui s'éteint sur un clap...

 

« Bikelifer : on the road again»... l'expérience  inédite (ou interdite?) de Théo Campredon...

 

En  2016, Théo Campredon fait la rencontre atypique d'une bande de pilotes de motocross, lesquels vivent et se meuvent à la vitesse grand V, sans limites ni contraintes, au risque irréversible soit de mourir soit d’être condamnés à des peines de prison ferme. 

C’est le début d’une longue odyssée entre Théo et la « bikelife »,un sport extrême, déclaré illégal, né dans les ghettos des États-Unis, qui se pratique toutefois au grand jour et au travers des rues...Théo partage, plus d'une année durant , la vie des « bikelifers ».. Quittant la France, après avoir côtoyé, sondé et appris à aimer les bikelikers de Paris, il s'exile à New-York... Il intègre leur groupe...Une seule règle vitale pour ces motards du danger : rouler en équilibre sur la roue arrière de leurs motos tout-terrain. Ces motards du hasard et du péril enchaînent  sur les routes des figures poussées aux confins de la vie, faisant vrombir leurs engins dans des villes devenues métropoles ou mégalopoles. Ces acrobates d’un genre nouveau laissent les spectateurs surpris, puis séduits par leur courage et par la maîtrise de leurs bécanes...Document inédit, insolite, parmi ses reportages : Théo témoigne d'un été dans les rues de New-York, au travers desquelles défilent plus de 300 motocross et quad, et dont les émérites conducteurs partagent, inconsidérément et sans nulle limite, leur intime et commune passion :celle de rouler vite et loin...

Dès lors, Théo Campredon ne cesse d’œuvrer pour montrer et démontrer la beauté de cette audace motorisée, bien que non-autorisée, forts du courage de ses pilotes, aussi passionnés qu'enthousiastes, qui défient inconsciemment voire irresponsablement et la mort et la vie dans les trépidations tonitruantes, confuses et assourdissantes de leurs deux-roues...

 

Description reportage: ( voir reportage photos via ce lien « Bikelife never breaks in NYC » -  HYPERLINK "https://www.theocampredon.com/projets" \n _blankhttps://www.theocampredon.com/projets )

 

A la rencontre de Théo Campredon 

Théo Campredon -originaire du Ribéral  et millassois de soc i arrel (à savoir depuis des générations) - distille savamment réalisme et espoir, en des clichés qui sont autant de coups de cœur, nous interpellant et  martelant à la porte frontale de notre raison...

Chacune de nos secondes vécues participe au sentiment diffus que promet l'éternité... En un clic, le monde prend bien souvent une claque... Un postulat, un paradigme qui interroge sainement le photographe, captif de son appareil certes, mais captant cependant et le silence et l'inertie, deux éléments paradoxalement indispensables à l'expression de la vie...C'est dans le silence que l'on pense ; c'est dans l'inertie que l'on vit...                                                                                                                                              Le mouvement de motocyclistes brisant le cadre défini et castrateur de l'espace, l'esthétique d'un passant souriant anonymement au bonheur dans les rues de Harlem, la fureur et le bruit « faulkneriemment » mêlés au tohu-bohu des véhicules et au brouhaha des vivats et des plaintes d'une mégalopole made in USA... le tout se dissolvant dans la profondeur incommensurable  d'un regard... Autant de thèmes pendulaires et d'inspirations collatérales que suscitent les expériences photographiques  et les expérimentations filmiques du jeune Théo Campredon (il n'a que 24 ans!)

Pariant sur les vrombissements éphémèrement vivants de la jeunesse plutôt que sur le mutisme et sur la léthargie de sociétés au cours et au destin soit-disant irréversibles, la recherche de Théo Campredon se présente comme une négociation anticipée entre le vieux monde, aux oriflammes jaunissant et aux idées préconçues qui s'éteignent, et l'ailleurs qui nous convie à observer, à entrevoir, à découvrir, sans pour autant nous contraindre, ni à juger, ni à condamner...

 

Texte de JEAN IGLESIS

Théo Campredon - : 06 75 40 70 90

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11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 08:39
Lorca, noeud papillon - Dali et Lorca - Affiche pour lectures à banyuls -
Lorca, noeud papillon - Dali et Lorca - Affiche pour lectures à banyuls -
Lorca, noeud papillon - Dali et Lorca - Affiche pour lectures à banyuls -
Lorca, noeud papillon - Dali et Lorca - Affiche pour lectures à banyuls -

Lorca, noeud papillon - Dali et Lorca - Affiche pour lectures à banyuls -

 

Lorca

 

  • Entre 1925 et 1927, ce village en forme de crèche, en tout cas de décor animalier, accueillit deux personnages exceptionnels de la culture espagnole. C'était l'année d'hommage au grand poète Gongora et ce fut l'été durant lequel une amoureuse amitié se noua : Lorca  conjugua avec Dalí la création artistique et l'inspiration poétique.  L'érotisme surtout fut célébré !
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  • Le 24 juin 1927, Federico avait créé au théâtre Goya de Barcelone  sa "Mariana Pineda": avec des décors de Dalí, avec l'actrice Margarita Xirgu et, comme protagoniste abstrait mais omniscient, la beauté de Cadaqués.
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  • «Il a la joie et la permanence de la beauté dans ce lieu de naissance de Vénus, mais on ne s'en souvient plus. Allons la pure beauté ... Un jour la lune, mouillée de poissons élastiques, le clocher de l'église balancera du caoutchouc mou sur les maisons pitoyables, faites de chaux et de pain mâché ... Souviens-toi de moi quand tu es sur la plage ... » La poésie même dans la correspondance, quand Lorca écrit à Salvador le 31 juillet.
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  • Et Dali n'est pas en reste : "Tes chansons sont une grenade sans tramway,, sans avions…Une Grenade ancienne , avec des éléments naturels…"
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  • Ils se répondent dans des lettres éphémères : «Maintenant, je vois à Cadaqués comment j'ai senti mes épaules: c'est un plaisir pour moi de me souvenir des courbes glissantes de mes épaules où, pour la première fois, j'ai senti la circulation du sang ...». Cadaqués des oliviers, "corps baroques et âmes grises !"
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  • La nostalgie de Federico se répand, souvenir du premier séjour dans la maison de la famille Dalí, celui de la Semaine Sainte, des oliviers de Cadaqués, Quelle merveille, corps baroque et âme grise!», proclame-t-il. 
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  • Salvador, torse nu, a posé son bras sur l'épaule de Federico. Et Lorca publie son "Ode à Salvador Dalí": cette "pensée commune" dans "les heures sombres et dorées". Salvador, lui, pour rendre la politesse, a intitulé un dessin : "Lorca Dalí".
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Revenons encore a cet été 1927, dernier moment de la jeunesse amoureuse, quand Dali peignait et chantait à travers des lèvres serrées...

 

Il faudrait le style de Lorca pour évoquer la joie et la permanence du soir, ces tours de "gomma blanca", ces habitations "casas de pan mascado…"  Le village est un labyrinthe, comme le système sanguin de l'homme où circule le liquide indispensable à la vie, à l'art, à la poésie, à l'amour. Celui-ci fut une sorte de passion entre les deux hommes, le poète et l'artiste, une "passion amoureuse", où l'homosexualité ne réussit pas à se concrétiser.

 

Il suggère dans ses lettres et ses poèmes la nostalgie de 1926, avec son "Ode à Salvador Dali" et de juillet 1927, l'ultime été catalan, au coeur de la maison de famille du père, le notaire de Figueres, au milieu de ce jardin odorant, luxuriant, composé de figues de barbarie et d'oliviers…Surtout la flagrance de l'eucalyptus, dont l'ombre se dessine sur le mur blanc «Olivos de Cadaqués, ¡Qué maravilla, cuerpo barroco y alma gris!», écrivait-il. 

 

 

Ana Maria

 

Federico se souvient des couleurs, des détails de cette maison accueillante et virginale où le vert de l'arbre et celui de la porte d'entrée vous sautent aux yeux. Il n'oublie pas Ana Maria, la soeur si tendre de son ami, celle qui servit souvent de modèle, de dos, le plus souvent, comme anonyme, contre une fenêtre de la villa, le tableau offrant une perspective tronquée de la baie et de la mer. Celle qui surtout, prit des photos et demeure le témoin privilégié de cette passion. Un trio amical et amoureux…

Lorca fut heureux, d'où jaillit Vénus. Il fut amoureux en ce havre marin où naquit la pure beauté. La beauté, c'était aussi celle de la jeunesse, de la sensualité des deux corps quasi nus, qui s'effleuraient, torses qui se touchaient, mains qui se caressaient… Pagnes évanescents sur le sexe mâle, en attente de concrétisation. Dans l'érection de Midi le démon, mais, pour Dali, "c'es trop dur, ça fait mal !", se plaint-il, un jour, Salvador, vite, en passant à autre chose…

 

La passion née en 1926 s'estompait pourtant, en raison des scrupules de Salvador, d'une sexualité timorée, refoulée, d'une impuissance à aller jusqu'au bout de l'acte. Le couple d'amis-amants se défaisait, oublieux de la fameuse ode qui célébrait une "pensée commune"… Restera le dessin dalinien intitulé "Lorca Dali".

"Souviens-toi de moi quand tu te trouves sur la plage !", note Federico dans une lettre du 31 juillet.

Ce furent des "heures à la fois obscures et dorées"…

 

 

  • La soeur Ana María, fille du notaire Dalí capte par les mots et des photos ces moments, ces poses sensuelles, cette union physique et cérébrale des deux adolescents attardés… Dans "Salvador Dalí vu par sa soeur", elle décrit la maison de Cadaqués : l'ombre d'un eucalyptus sur le mur blanc et une porte d'entrée verte. Dans le hall, une vierge baroque souriante aux tons verdâtres et dorés :
  • «Nous ignorons qui est cette Vierge, mais quand, après quelques années, García Lorca a mis une branche de corail rouge dans sa main, c'était déjà, pour nous tous, la Vierge de Corail ». 

 

  • Dans l'atelier de Dalí, l'odeur de la térébenthine prévaut sur le salpêtre et les oliveraies ... Quand il peint, il chante avec des lèvres serrées. Ce 27 juillet, ce fut le dernier été de la jeunesse. L'année suivante, rien n'était pareil entre Salvador et Federico. L'oubli, le silence, le fameux "Olé" trouble, quand Salvador apprit la mort tragique de son ancien amant, plus virtuel que réel !

 

  • Vint le temps de la déchirure : la guerre civile, les horreurs, le massacre du poète homosexuel : le cime eut bien lieu à Séville !
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  • C'est le 26 mars 1936 que Dali posta de Cadaqués sa dernière lettre à Garcia Lorca, mais ceci est un autre temps…Une vraie tragédie...

 

(C) JPB 2019

 

Banyuls sur Mer Veillée lecture sur le front de mer

lundi 12 août 2019, lectures et musiques, avec Michel Fabre, Michèle Bayard, J.Pierre Bonnel...et l'aide technique de la municipalité...

Merci à Olivier Capelle !

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9 août 2019 5 09 /08 /août /2019 10:25
Dali - PA de Vera - Prades, trobada -
Dali - PA de Vera - Prades, trobada -
Dali - PA de Vera - Prades, trobada -

Dali - PA de Vera - Prades, trobada -

Sorcières de CADAQUES

 

La fille et la mère

 

Lidia est né à Cadaqués, le 30 mai 1866, son père était le pêcheur Baldiri Noguer et sa mère Dolors SABA, était connu comme La Sabana et était considéré comme une sorcière capable de contrôler les phénomènes atmosphériques et ensorceler les jeunes. Elle a épousé Ferran Costa, en mars 1890 et a eu deux fils, Benvingut et Honori.

 

Sa soeur Valentina, d'un an plus jeune, n'a pas été scolarisée; néanmoins elle a appris à lire et écrire de sa propre initiative, quand elle était plus âgée. Quand ses enfants pêchaient et que l'économie familiale était meilleure, Lidia faisait les comptes de pêche, à sa manière, dans un cahier qu'il appelait «Le Journal du Siècle» et consacrait des heures à sa grande passion, en lisant, dans un magazine satirique de l'époque.

 

Josep Pla compte dans son livre « Un frustrat de viatge » le médecin Cadaqués a reçu une lettre de son collègue D'Ors lui demandant de chercher un logement pour son fils, Eugeni, qui passerait, accompagné d'un ami, Jacint Grau, une saison à Cadaqués, afin de se remettre de sa délicate santé. Les deux jeunes hommes sont arrivés à Cadaqués en juin 1904 et ont été hébergés chez Lidia.

 

Jacint Grau avait 28 ans et Eugeni 24 ans; tous deux étaient destinés à des chemins différents, mais cet été-là rivalisait de préoccupations communes. 

 

Ils firent tout de suite connaissance avec Lidia, une femme robuste de 38 ans, au regard très expressif. Elle fut fascinée depuis le début par Eugeni, à la fois pour son attrait physique et pour ses manières sophistiquées et élégantes, qu'elle n'avait jamais observées auparavant. 

 

Avoir les deux jeunes gens à la maison lui a donné l'occasion d'écouter des conversations intellectuelles et de feuilleter les livres qu'ils avaient apportés, même si elle les eu compris, tel celui de Nietzsche en allemand…

 

  Elle se montrait plus encline à la poésie d'Eugeni qui, comme Salvador Dalí a dit plus tard, était une activité pour laquelle elle avait une prédisposition spéciale : il n'est donc pas surprenant qu'elle fût tombée amoureuse du jeune homme qui lui avait ouvert tout un univers...

 

Ses deux enfants et son mari parlaient peu, mais ils comprenaient qu'un hanchement s'opérait dans leur maison…

Lidia a commencé dans le monde de la métaphore et la confié à la famille qu'elle avait découvert un secret, le secret d'Ors, qu'elle ne pouvait pas expliquer parce que c'était inexplicable.

 

Un après-midi les enfants de Lidia sont allés pêcher, accompagnés d'Eugeni : il voulait vivre un événement bucolique en mer, qui n'eut pas lieu, car au bout une heure, il fut pris de vertiges : sa sortie nocturne fut l'enfer. Au retour à l'auberge, la réprimande fut pour les enfants et la consolation pour Eugeni. "Miel est plus doux que le sang" était la phrase de la Lidia, à ce moment-là; l'expression a donné le titre, des années plus tard, à une œuvre de Dalí, dont l'original aéré perdu…

 

C'était une femme bien plantée, ce qui signifie qu'il s'agit d'une personne qui transmet une image de sécurité, de générosité et de maîtrise de soi. Cela la rend particulièrement attirante, même ses attributs physiques ne sont pas forcément d'une beauté exceptionnelle et classique…

 

Lidia Noguer, fille de la sorcière Sabana, épouse le 29 mars 1990 le pêcheur Ferran Costa a l'église paroissiale. Les noces eurent lieu de fort bon matin : les époux voulaient effectuer leur voyage nuptial à Barcelone… 

 

Ensuite, ils eurent deux enfants, Benvigut -Bienvenu- l'aîné puis, deux ans plus tard, la fille, Honri. La mariée, doté d'un homme absent, comme presque tous les mâles de Cadaqués, va s'ennuyer ferme. Pour s'occuper et devenir quelqu'un dans le hameau, ou "quelqu'une", elle estima que la seule solution était d'inventer des fictions, devenir la narratrice d'histoires villageoises inventées ou fondées sur des rumeurs… Voici la Lidia écrivaine…

 

Oui, elle s'ennuyait dans sa modeste maison de la Riba des Poal : la principale occupation des femmes de marins est d'attendre, en regardant la lune dans la nuit claire, l'arrivée des époux, des pêcheurs…Il faudra ensuite la vendre, cette moisson poissonneuse, dans les rues, auprès des voisines,ou plus loin, jusqu'à Roses, qu'elle savait atteindre en moins de trois heures ! 

 

Sinon, de jour, dans la maison du couple, reconnaissable avec, à l'étage, ses fenêtres, portes et balcons peints en rouge vif. Au premier étaient entreposés des réserves d'huile, de bois, de pommes de terre, la première occupation consistait à faire le café. D'ailleurs, une odeur de café s'échappait toute la journée de cette habitation. Elle cuisinait, elle parlait avec les voisines qui lui apprenaient quelque fait divers susceptible de chauffer son imagination. 

 

Quand le mari rentrait du café et des jeux de "truc" avec quelques fidèles, ils se mettaient d'accord sur l'heure du réveil matinal : des pierres, quatre ou cinq, selon les circonstances, la météo, étaient posées devant la maison… L'hiver, avec ses jours courts, ses coups de vent froid, poussait à l'hibernation; on s'occupait en rafistolant la lourde barque catalane, en arrangeant quelque fissure, en repeignant, surtout, le bois meurtri par le sel, par les souffles marins, par les embruns agressifs. On vivait selon le rythme de la nature. Dès le printemps, les premières chaleurs poussaient les femmes et les hommes, car ils avaient un métier double, vers un autre occupation : la récolte du vin et celle des olives.

 

C'était une vie simple, paysanne, ignorante des messieurs, des notaires, des avocats ou des intellectuels de la ville, Figueres de la plaine, là-bas, aperçue depuis le col, avant la descente vers l'Ampurdan, et Girona la lointaine. Ces femmes ne soupçonnaient rien de l'activité culturelle de la Catalogne urbaine, ni l'existence luxueuse es bourgeois qui, bientôt, vont venir se construire une résidence secondaire sur le rivage : les Pichot, les Rahola, les Dali… Avant la vague irrépressible des futurs touristes, qui changeront le visage de la Costa dite brava…

 

Ces gens travaillaient et parlaient peu. Mère et fille étaient presque mutiques : elles causaient dans leur tête et fomentaient d'inénarrables fictions…C'est en tentant de courts dialogues banals avec ces "culs blancs" de notaires, de médecins, d'artistes excentriques, qu'elles moissonnaient des éléments narratifs susceptibles de pouvoir alimenter les rumeurs et les imprécations qu'elles fomentaient et diffusaient à petits feux…

 

Un jour, cependant, la mère, Sabana la sorcière mourut; pas un jour, mais une nuit, à la naissance du siècle dix-neuvième, la méchante Pythie partit, accablée par une congestion cérébrale, d'avoir, sans doute, trop pensé et parlé dans son cerveau. A minuit, durant la longue et lugubre scansion des douze coups, à l'heure où les chats noirs se dispersèrent dans tout Cadaquès, et beaucoup vers la mer, comme pour se noyer, agonisa l'ultime sorcière, dans son éternelle ample robe noire…

 

 

J.P.bonnel

 

Musiques dans les vignes : Amusikenvignes, fin…

Lundi 12 août à 18h00 à Trouillas salle du Clos Saint -Georges

Le duo Bouclier

Les Amis d’Alain Marinaroproduisent Dimitri Bouclier, seul accordéoniste français (avec Richard Galliano il y a 50 ans) à avoir remporté le double trophée mondial.Il forme avec son frère ainé, le violoniste Julien Bouclier, un extraordinaire duo qui a remporté en 2009 le premier prix au Concours International de Roubaix.

 Au programme, compositeurs russes du XX° siècle et Astor Piazzola.

Entrée 7 €. Dégustation gratuite des vins de Claude et Dominique Ortal. Renseignements au 04 68 21 61 46 ou au 04 68 95 01 45.

 

Mercredi 14 août à 18h00 

au château de Cuxous, entre Latour de France et Cassagnes

Récital de piano de Rudy Gatti

Un prodige ! Rudy Gatti n’a que 18 ans mais son parcours est prometteur., il a notamment décroché le prix Alain Marinaro de Carcassonne.,

Entrée 7 €. Dégustation des vins de Trémoine, parmi les meilleurs du Département. Renseignements au 04 68 95 01 45.

NB : en cas de mauvais temps, repli à la salle communale de Cassagnes.

 

Pour ses deux derniers concerts, les Amis d’Alain Marinaro ont invité le quatuor Luciaqu’ils connaissent bien et qu’ils apprécient. La flûtiste de chez nous, Claire Sala, la harpiste montpelliéraine, Martine Flaissier, le violoniste strasbourgeois, Thomas Gautier, et le violoncelliste parisien, Nicolas Fritot travaillent ensemble depuis de nombreuses années ; ils ont ainsi élaboré un programme intéressant sur les musiques de films (Ennio Morricone, Vladimir Cosma, Nino Rota…). Le mélange des timbres apporte richesse, couleurs et originalité à ce répertoire connu du grand public.

 

Lundi 19 août 2019 à 18h00 à Banyuls sur Mer, au mas Reig. Entrée 7 €, dégustation gratuite des vins de la cave L’Etoile. Renseignements au 04 68 95 01 45 ou au 06 65 58 60 40.
-        

Mardi 20 août à 18h00 au château Cap de Fouste, à Villeneuve de la Raho. Entrée 10 €, dégustation gratuite des vins du château. 

 

Renseignements au 04 68 95 01 45 ou au 04 68 55 91 04.

 

 

  •  
  • Lundi 12 août 2019 de 20:30 à 23:59


    PARCOURS DÉCOUVERTE
  • Une randonnée nocturne à la recherche de l’ours
  • des Pyrénées ! Guidés par les mots de Jean-Marc, le
  • conteur des cimes, et les propos scientifiques d’Olivier,
  • biologiste de terrain, vous cheminerez dans l’imaginaire
  • et la réalité des enjeux de conservation de la biodiversité.
  • Dégustation de produits locaux à l’arrivée.
  •  
  • Lundi 12 août
  • de 20h30 à minuit
  •  
  • Informations
  • Publics : tout public, enfants à par r de 8 ans
  • Rendez-vous : Parking d’Evol sous l’église
  • Organisation : Mairie d’Olette-Evol, Réserves Naturelles Catalanes,
  • Encadrement : association Nataph
  • Equipements spécial : lampe frontale
  • Réservation obligatoire / Renseignements :
  • mairie.olette-evol@wanadoo.fr- 04 68 97 02 86 - 06 71 52 20 72
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7 août 2019 3 07 /08 /août /2019 09:30
Dali - Bunuel et Lorca - La Tour de Carol : rando culturelle - Rosa Luxembourg, par Anne ROCHE, prix W.Benjamin 2019 -
Dali - Bunuel et Lorca - La Tour de Carol : rando culturelle - Rosa Luxembourg, par Anne ROCHE, prix W.Benjamin 2019 -
Dali - Bunuel et Lorca - La Tour de Carol : rando culturelle - Rosa Luxembourg, par Anne ROCHE, prix W.Benjamin 2019 -
Dali - Bunuel et Lorca - La Tour de Carol : rando culturelle - Rosa Luxembourg, par Anne ROCHE, prix W.Benjamin 2019 -
Dali - Bunuel et Lorca - La Tour de Carol : rando culturelle - Rosa Luxembourg, par Anne ROCHE, prix W.Benjamin 2019 -
Dali - Bunuel et Lorca - La Tour de Carol : rando culturelle - Rosa Luxembourg, par Anne ROCHE, prix W.Benjamin 2019 -

Dali - Bunuel et Lorca - La Tour de Carol : rando culturelle - Rosa Luxembourg, par Anne ROCHE, prix W.Benjamin 2019 -

LIDIA : son délire

 

 

Elle a donc passé une partie de sa vie obsédée par la figure d'Eugeni d'Ors. La fascination pour ce jeune dandy et le monde qu'il représentait, poussa certains psychanalystes à la qualifier de « paranoïaque érotomane »...

 

Ainsi cette "maladie" serait née d'une lecture idéalisée, passionnée des articles et « gloses » de Eugeni d'Ors.

L'interprétation de ces textes s'opérait par des associations d'idées et des analogies puisées dans l'étymologie des noms communs, car le journaliste n'a jamais, bien sûr, cité le nom de Lidia. 

 

Simplement, si Xènius n'a jamais expliqué de façon explicite qui se cachait sous le surnom de La Bien plantée, il a cependant fait apparaître le personnage d'un pêcheur nommé Nando qui correspondait au portrait du mari de Lydia.

De même, une autre fois, il écrivit dan un magazine consacré à la tauromachie dans lequel une Lydia apparaissait...

 

Elle était convaincue que ces textes constituaient des allusions à sa propre personne, et que ces chroniques formaient une correspondance personnelle qui lui était adressée… Cette interprétation personnelle, cette lecture incroyable trouvèrent leur apnée quand elle s'identifia tout-à-fait avec Teresa, la protagoniste fictif de le "bien plantée", créé par D'Ors.

 

 Peu à peu, tout le monde au village fut au courant de cette lecture interprétative : elle conservait les coupures de journaux dans le panier de poissons, quand elle allait apporter la pêche fraîche dans les maisons des gens aisés. 

C'est ainsi que, dans une de ces familles bourgeoises, celle du notaire de Figueres, ces extraits de presse et les lectures de la poissonnière éveillèrent l'imagination de Salvador Dalí, qui était encore un enfant. Plus tard, Lídia sera un cas d'école et deviendra la muse de la méthode paranoïaque-critique. Le maître n'inventa pas grand-chose, amis s'inspira du délire de cette femme en proie aux fantasmes les plus extravagants !

 

 Pour Salvador Dalí, son esprit était "enclin à la poésie.» Il est vrai qu'elle s'exprimait avec des images inédites et des formules énigmatiques. Par exemple, « Le miel est plus doux que le sang ». L'expression signifie que si vous devez choisir entre votre famille et une personne anonyme, pour laquelle vous éprouvez soudain une forte inclination, vous serez conduit à choisir le bel inconnu. Pour elle, le miel représentait Eugeni d'Ors et le sang symbolesait ses fils jumeaux Nori -Honorius-, et Venido, signifiant Bienvenu. 

 

Lydia fut donc connue pour ses élucubrations "surréalistes" et ensuite parce qu'elle vendit sa cabane de Portlligat à Salvador et Gala. En outre, Dali la représentera à plusieurs reprises et écrira sur elle. Pour les Surréalistes qui vinrent à Cadaqués, ce personnage fut une rencontre inattendue, une Nadja humble et torturée; Crevel, Eluard, Char, Buñel…en parlèrent dans leurs correspondance avec Breton et Aragon…

 

Comment expliquer le délire lydien..? Par une différence d'âge œdipien ..? En effet, il faut savoir que l'écrivain est devenu vite orphelin de mère. Il se pet aussi que l'attrait physique pour cet adolescent intelligent et beau ait joué dans    le refoulement du désir de la magicienne-poissonnière 'et l'interprétation des messages secrets.

 

 Quelques phrases mystérieuses de Lydia ont été captées et célébrées par Dali et Lorca, telle "la fuente est sec" : on sait que, dans un moment de lucidité, la Lidia écrivit une carte à Lorca, avec Dali, le 16 avril 1927 : "M. Federico G. L., si vous avez vraiment faim et soif, venez à la fontaine. Il y a sur la fontaine sacrée le nom de "bien Plantà". Mais la fontaine est tarie, elle a perdu la Foi, l'Espérance et la Charité et elle ne peut pas trouver le salut.

Les deux amis se souviendront toujours d'un autre aphorisme façon Lydia : "Fandango est un todo el mundo"...

 

Ou, encore, l'intelligible « La paix poursuivie par un grain de raisin. »

 

Au fil du temps, l'obsession de Lydia augmentait. Le panier de la vente de poissons, rempli d'algues et de coquillages, contenait surtout des textes, des fragments de journaux, toute une mémoire : les créations du génial d'Ors !

C'est ainsi que tous les livres publiés par Eugeni d'Ors, même L'ennui de la mer, furent soumis à l'interprétation de la Poissonnière délirante. 

Quant à la véritable histoire de la Bien plantée, selon Lidia, le livre tournerait autour de la lutte entre ce qu'elle appelle « les chèvres et les anarchistes » d'une part, et le groupe secret de « Xènius » de l'autre, parmi lesquels Pichot, Dalí, Eduardo Marquina et Carles Fages de Climent….

 

 Lydia avait découvert un matin le livre d'Eugeni sur la table, à côté d'une coupelle de cerises, d'un bol de de lait et d'une assiette de fromages. Ce livre était un secret; sont apparues alors toutes sortes de spéculations. Il fallait trouver la vérité ! elle pensait : « Ce secret, si je l'explique, ne sera plus un secret. »

 

Il avait donc réuni les gloses quotidiennes ou hebdomadaires, pour en faire un recueil hybride, au genre flou, ni fiction, ni reportage journalistique, une sorte de discours au fort contenu idéologique…qui allait connaître la gloire, et être réédité sans cesse…Une histoire simple, celle d'une femme qui vient de la ville et s'installe dans un anonyme port côtier, agricole, tellurique : ses belles manières, son élégance, son esprit tranquille et serein vont bousculer le microcosme du petit village… Le personnage va provoquer un émoi, une catharsis qui va faire émerger les vielles discordes ancestrales. C'est l'ordre, la civilisation, Midi le juste qu'elle apporte au coeur des racines du petit peuple. L'auteur chante la mesure, l'idéal de concorde, la civilisation urbaine faite de lois, de valeurs positives, d'art, de mathématique et d'architecture. La revendication de l'ordre classique s'oppose aux tentations anarchistes et l'intelligence aux sentiments, aux épanchements, aux sensations…Doit naître ainsi la modernité ! 

 

D'Ors, qui vécut beaucoup à Paris, était influencé par le poète Jean Moréas, qui fut d'abord tenté par la veine symboliste mais l'abandonna pour tendre vers une esthétique et une identité méditerranéennes. Il fallait retrouver l'inspiration méridionale, les traditions du Midi afin d'aller vers le progrès ! Son écriture s'inspirait de racines françaises, attachées aux idées nationalistes, patrie, tradition, maternité, morale… C'est pourquoi Teresa la sereine, l'équilibrée, était habillée de blanc…

 

Le succès de l'ouvrage va susciter un débat enflammé,une sorte de psychose collective : mais quel est donc le modèle de cette Teresa ? On cita plusieurs noms, des personnalités féminines bien connues entre Figueres et Gérone, et ceux des conquêtes de ce séducteur d'Eugeni…  Or ce personnage était une femme imaginaire, pas la transposition plate et directe d'une dame référencée dans le monde littéraire et bourgeois de la Catalogne. Ce n'était pas là, bien sûr, la conviction de Lydia : pour elle, Teresa, cédait elle, en chair et en os, en langage fleuri et en actions ! L'identification était évidente, et évidente l'intention de l'écrivain : écrire un chant d'amour à la poissonnière de Cadaqués ! 

 

(LIDIA de CADAQUES, de J.P.Bonnel - Color gang éditeur, 13 euros)

Rosa Luxemburg :

une mémoire à tout le monde ?

 

En 1947 à Berlin-Est, dans le quartier de Berlin-Mitte, l’ancienne place Babelsberg est baptisée « Rosa-Luxemburg-Platz ». Après la réunification de l’Allemagne, alors que nombre de rues et de places étaient débaptisées et nommées à neuf, la place Luxemburg a gardé son nom.

Cette pérennité serait-elle le signe d’une pensée consensuelle, que les nouveaux dirigeants adouberaient sans en craindre une quelconque portée subversive ? Le fait que la mémoire de Rosa Luxemburg ait été historiquement revendiquée aussi bien par les communistes de stricte obédience que par la gauche antistalinienne, voire parfois par les anarchistes, oblige à s’interroger. Un recours aux textes, et aux jalons de l’histoire (1871-1919) devrait permettre quelques éléments de réponse.

 

Présentée par Christian Tarting, Anne Roche, écrivain (roman et théâtre), critique et théoricienne de la littérature, parlera, le 7 août 2019 à Saint-Étienne-les-Orgues – au coin de la rue de l’Enfer –, de l’auteur de L’Accumulation du capital cent ans après son assassinat ; de son importance, aujourd’hui toujours, pour la pensée critique mais aussi l'action ; de ce que la social-démocratie fait aux corps pensants et résistants.

Anne Roche est la lauréate du prix Walter-Benjamin 2018 pour Exercices sur le tracé des ombres. Walter Benjamin 

(les éditions chemin de ronde, coll. “Strette”)

Nuits transfigurées, Musiques dels Monts 

 

Tradition désormais solidement établie, les Musiques dels Monts transfigureront les nuits des Albères du 8 au 11 août.

 

L’enfant du pays, le clarinettiste Florent Pujuila revient chaque été dans son village de Villelongue-dels-Monts avec ses amis musiciens, l’académie où ils enseignent et de nombreux élèves. Comme les élèves sont très jeunes les familles les accompagnent. Le village devient ainsi une grande ruche musicale, faite de sérieux et de décontraction selon les heures, les moments et les prestations des uns et des autres. Les chaudes nuits d’été offrent aussi la musique en partage, l’inventivité s’y déployant largement.

 

Autre plaisir démultiplié, celui d’un recours à de multiples formes musicales : jazz, classique, musiques du monde, arrangements savants ou fantaisistes. La musique sous toutes ses formes et selon toutes compétences. Il est mille façons d’être musicien et autant d’aimer la musique. Et le faire sous l’égide d’un titre aussi beau que Nuits transfigurées n’en rend l’attente que plus exaltante.

 

Des journées aux multiples attraits, des soirées-phares et des nuits surprenantes

Florent Pujuila et ses amis ouvriront le festival le 8 août à 18h avec un hommage à la musique de John Zorn, intitulé Zornitologie. Bodegas, avec des cartes blanches aux élèves et aux improvisateurs, musiques dans les jardins et promenades matinales, musique et BD autour du Petit Prince de Saint-Exupéry (le 9 à 16h), musique de chambre au prieuré du Vilar (le 9) et à l’église du village (le 10 et le 11). Histoires chantées à propos des zanimaux, musique africaine, avec la fanfare Olaïtan, venue du Bénin, musiques balkaniques, roumaines, cubaines mises en concert par Deborah Nemtanu et Lucas Henri (le 11 au Vilar). Et les Nuits surprise… pour ceux qui ne veulent pas dormir.

Quatre soirées sur la grande scène et un feu d’artifice

Le 8 août, à 21h soirée Andy Emler : d’abord du jazz avec le trio E.T.E. (Emler, Tchamitchian, Echampard), puis Carte blanche à Andy Emler qui invite autour de son trio quatre clarinettistes connus, aimés et fidèles: Di Donato, Nageotte, Lochet et Pujuila. Le 9, en 1e partie, Holi, création de Nicolas Nageotte, musique du monde, inspiré de la fête de couleurs indienne, en 2e partie Mowgli, Trio incontournable, Born in Occitanie (saxo, claviers, batterie). Le 10 le quatuor Voce offrira un programme autour de La nuit transfigurée de Schönberg,  suivi du Cabaret contemporain par cinq artistes improvisateurs. Après les concerts traditionnels du dimanche après-midi, la dernière soirée sera animée par le trio de jazz Fourneyron, Gesser, Beliah avant le grand feu d’artifice final où s’immergeront quatre percussionnistes déchaînés.

 

academie.delsmonts2@gmail.com 

 0662492166

 

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3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 07:37
La maison bleue de Cadaqués où séjourna Picasso en 1910 -
La maison bleue de Cadaqués où séjourna Picasso en 1910 -

La maison bleue de Cadaqués où séjourna Picasso en 1910 -

 - Festival Casals - Musique à Eus - Expo MASARDO Pascale
 - Festival Casals - Musique à Eus - Expo MASARDO Pascale
 - Festival Casals - Musique à Eus - Expo MASARDO Pascale

- Festival Casals - Musique à Eus - Expo MASARDO Pascale

Picasso à CADAQUES

 

 

En 1910, Picasso va passer tout un bel été à peindre le bleu de la mer. La Méditerranée de Cadaqués est autre, ce n'est pas celle de Barcelone, de Tunis ou de Naples… L'épicurien goûta au farniente des soirées autour d'interminables tertullias, où l'on glosait, déblatérait, se disputait, de repas privés, et le petit jour lui offrait des balades en barque : il était choyé, invité par le milieu favorisé du village. 

 

Convié à des concerts, nocturnes, il se rappelait ce qu'on lui avait raconté des repas pantagruéliques d'Eugenio d'Ors : il voulait faire de même. Il ne va pas demeurer longtemps dans l'auberge de la Lydia, sans doute trop modeste. Il en trouva une autre, à la plage de Poal. Il avait vingt-neuf ans et expérimentait le cubisme : à part des dessins, il peignit, durant son séjour de quatre mois, Le port de Cadaqués et Atelier de Picasso à Cadaqués.

 

"Il défigure notre village, il n'utilise que des angles, des arêtes et des lignes brisées; none reconnaît plus notre décor ! Ce peintre est un sorcier, je l'estime bien, on se ressemble ! S'il peint ainsi, c'est que son secret doit être caché profondément ! Ils ne sont pas près de le trouver, ces imbéciles ! Moi, je résoudrai l'énigme. Celle du cube et du sex-appeal…"

 

 Mais Picasso ne parlait guère et expliquait encore moins… Pablo s'en alla vite et ne revint jamais à Cadaqués. Le secret resta longtemps dans la tête et le coeur de la dame aux poissons volants qui tournaient dans son imagination…

 

 C'est Eugeni qui vint, neuf ans plus tard, autre artiste secret, mais Lidia était convaincu qu'il viendrait bientôt, c'était indubitable. "Il viendra dans une belle auto. Je commanderai à mes fils de lui faire griller nos plus beaux poissons, les lottes et les rougets, au feu rapide des sarments, puis le ragoût de la mer, qui mijote longtemps sur un incendie de souches fortes… Je n'oublierai pas quelque langouste fraîche et le meilleur vin…"

 

En 1919, la technique était passée par là: le vieux bus, la tartane désaxée reposaient au cimetière du XIX° siècle. Désormais, une automobile plus confortable et capable d'atteindre les soixante-dix à l'heure pouvait se régaler sur la route bitumée. Et puis, il y avait à présent le téléphone et on pouvait commander les produits qui manquaient, la viande du mouton le plus tendre, par exemple, pour régaler notre hôte, pour qu'il nous aime et ne nous prenne pas pour des rustres retirés, entre les collines et la mer !

 

Ce qu'elle n'avait pas vu dans son cerveau visionnaire, ce sont les silences et les drôles de textes de l'Eugène ! Les fils trouvant Le fameux livre, par hasard…Le mari, inculte, qui se taisait, bafoué, mais n'en pensait pas moins… Et les voisins, qui, curieux et , faisaient de drôles d'yeux…

 

Quant à d'Ors, il se taisait lui aussi, cédait l'omettra totale. Il restait dans le déni : sous la pression des Dali, du notaire surtout, le moraliste, il répondait qu'il n'avait jamais cité un marin, qui aurait pu être l'époux de la poissonnière…S'il avait parlé de marin, ce fut pour dire qu'il était comme ces pêcheurs lointains, qui, tournant de par le monde, avait une femme dans chaque port…Ah l'orgueilleux Don Juan ! Qu'il n'était pas responsable des parleries et des crises de défouloir de cette femme ! Un vrai innocent ! "Qu'est-ce que j'y peux, moi, si, dans chaque ville, une femme m'espère..!"

 

(La LIDIA de CADAQUES - J.P.Bonnel - 2019 - Color Gang éditeur, Palau del Vidre, 66 )

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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 09:30
LORCA-DALI : l'amitié amoureuse
LORCA-DALI : l'amitié amoureuse
LORCA-DALI : l'amitié amoureuse

LORCA-DALI : l'amitié amoureuse

Feuilleton estival...

 

 

Lidia est né à Cadaques, le 30 mai 1866, son père était un pêcheur Baldiri Noguer et sa mère Dolors SABA, était connu comme La Sabana et était considéré comme une sorcière capable de contrôler les phénomènes atmosphériques et d'ensorceler les jeunes. Elle a épousé Ferran Costa, en mars 1890 et a eu deux enfants, Benvingut et Honori.

 

Sa soeur Valentina, un an plus jeune et elle n'a pas été scolarisée, néanmoins a appris à lire et écrire de sa propre initiative, quand elle était plus âgée. Quand ses enfants pêchaient et que l'économie familiale était meilleure, elle faisait les comptes de pêche, à sa manière, dans un cahier qu'il appelait «Le Journal du Siècle» et consacrait des heures à sa grande passion, en lisant, dans un magazine satirique de l'époque.

 

Josep Pla conte dans son livre : « Un frustrat de viatge » que le médecin de Cadaqués a reçu une lettre de son collègue Ors lui demandant de chercher une maison pour son fils, Eugeni, qui passerait une saison à Cadaqués pour se remettre de sa délicate santé, accompagné d'un ami, Jacint Grau. Les deux jeunes hommes sont arrivés à Cadaqués en juin 1904 et ont séjourné chez Lidia.

 

Jacint Grau avait 28 ans et Eugeni avait 24 ans, tous deux destinés à des chemins différents, mais cet été rivalisait de préoccupations et l'excellence culinaire de Lydia était une femme robuste de 38 ans douée d'un regard expressif. Elle a été fascinée depuis le début par Eugeni, à la fois pour son attrait physique et pour ses manières sophistiquées et élégantes qu'elle n'avait jamais vues auparavant.

 

Les avoir à la maison lui a donné l'occasion d'écouter ses conversations intellectuelles et de feuilleter les livres qu'ils avaient apportés, bien qu'elle les ait à peine compris, comme celui de Nietzsche en allemand et les feuilles écrites, qu'elle a trouvait en faisant le ménage...

 

LIdia était plus encline à la poésie d'Eugeni qui, comme Salvador Dalí a dit plus tard, était une occupation pour laquelle elle avait une vraie prédisposition, qu'à la littérature de Jacint.

 Ainsi, il ne fut pas étrange qu'elle fût tombée amoureuse du jeune homme qui lui avait ouvert un monde.

 

Ses deux enfants et son mari parlaient peu, mais ils comprenaient que quelque chose se passait dans leur maison.

Lidia leur disait qu'elle venait de découvrir le monde de la métaphore et aussi, un secret, le secret d'Ors, qu'elle ne pouvait pas expliquer parce que c'était inexplicable. Surtout, expliquer serait tuer le secret !

 

LIDIA : "Le miel est plus doux que le sang."

Étude pour «miel est plus doux que le sang» par Salvador Dalí (vers 1927) 

...

Au début d'octobre 1904, les deux jeunes hommes ont parcouru Cadaqués, en disant au revoir avec un « au revoir", un "à bientôt  poli"...

 LIdia interpréta à la lettre la formule et attendit durant des années, mais aucun des deux amis ne revint jamais plus sur cette côte. 

 

C'était une femme bien plantée, formule qui désigne une personne susceptible de transmettre une image de sécurité, de générosité et de maîtrise de soi. Cela la rend particulièrement attirante, bien que ses attributs physiques ne soient pas forcément d'une beauté exceptionnelle et classique.

 

Lidia Noguer, fille de la sorcière Sabana, épouse le 29 mars 1890 le pêcheur Ferran Costa a l'église paroissiale. Les noces eurent lieu de fort bon matin : les époux voulaient effectuer leur voyage nuptial à Barcelone… 

 

Ensuite, ils eurent deux enfants, Benvigut -Bienvenu- l'aîné puis, deux ans plus tard, la fille, Honri. La mariée, dotée d'un homme absent, comme presque tous les mâles de Cadaqués, va s'ennuyer ferme. Pour s'occuper et devenir quelqu'un dans le hameau, ou "quelqu'une", elle estima que la seule solution était d'inventer des fictions, devenir la narratrice d'histoires villageoises inventées ou fondées sur des rumeurs… Voici la Lidia écrivaine…

 

Oui, elle s'ennuyait dans sa modeste maison de la Riba des Poal : la principale occupation des femmes de marins est d'attendre, en regardant la lune dans la nuit claire, l'arrivée des époux, des pêcheurs…Il faudra ensuite la vendre, cette moisson poissonneuse, dans les rues, auprès des voisines,ou plus loin, jusqu'à Roses, qu'elle savait atteindre en moins de trois heures ! 

 

Sinon, de jour, dans la maison du couple, reconnaissable avec, à l'étage, ses fenêtres, portes et balcons peints en rouge vif. Au premier étaient entreposés des réserves d'huile, de bois, de pommes de terre, la première occupation consistait à faire le café. D'ailleurs, une odeur de café s'échappait toute la journée de cette habitation. Elle cuisinait, elle parlait avec les voisines qui lui apprenaient quelque fait divers susceptible de chauffer son imagination. 

 

Quand le mari rentrait du café et des jeux de "truc" avec quelques fidèles, ils se mettaient d'accord sur l'heure du réveil matinal : des pierres, quatre ou cinq, selon les circonstances, la météo, étaient posées devant la maison… L'hiver, avec ses jours courts, ses coups de vent froid, poussait à l'hibernation; on s'occupait en rafistolant la lourde barque catalane, en arrangeant quelque fissure, en repeignant, surtout, le bois meurtri par le sel, par les souffles marins, par les embruns agressifs. On vivait selon le rythme de la nature. Dès le printemps, les premières chaleurs poussaient les femmes et les hommes, car ils avaient un métier double, vers un autre occupation : la récolte du vin et celle des olives.

 

C'était une vie simple, paysanne, ignorante des messieurs, des notaires, des avocats ou des intellectuels de la ville, Figueres de la plaine, là-bas, aperçue depuis le col, avant la descente vers l'Ampurdan, et Girona la lointaine. Ces femmes ne soupçonnaient rien de l'activité culturelle de la Catalogne urbaine, ni l'existence luxueuse es bourgeois qui, bientôt, vont venir se construire une résidence secondaire sur le rivage : les Pichot, les Rahola, les Dali… Avant la vague irrépressible des futurs touristes, qui changeront le visage de la Costa dite brava…

 

Ces gens travaillaient et parlaient peu. Mère et fille étaient presque mutiques : elles causaient dans leur tête et fomentaient d'inénarrables fictions…C'est en tentant de courts dialogues banals avec ces "culs blancs" de notaires, de médecins, d'artistes excentriques, qu'elles moissonnaient des éléments narratifs susceptibles de pouvoir alimenter les rumeurs et les imprécations qu'elles fomentaient et diffusaient à petits feux…

...

 

(J.P.Bonnel - extrait du livre La LIDIA de Cadaqués, disponible en librairie ou chez l'auteur, 13 euros - 06 31 69 09 32)

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