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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 09:20
Ramon FAURA-LLAVARI

Ramon FAURA-LLAVARI

   Je remercie Ramon Faura de m'avoir invité pour relater la rencontre qui va avoir lieu ce dimanche 13 mai 2018, (en un lieu que je ne divulguerai pas encore ici), entre les organisateurs et soutiens des Concerts per la Llibertat en Catalogne Nord et les membres de l'Associació Catalana de Drets Civils, composée des familles et amis des prisonniers et exilés politiques catalans.

 

La cérémonie commencera par la remise des 4000 euros récoltés lors du premier concert et la présentation des différentes associations et personnalités présentes.

 

Puis, il y aura un apéritif avec la présence de vignerons locaux qui nous feront goûter leurs vins avec un petit concert du groupe Llamp te Frigui qui vient de sortir un album en hommage aux Républicains catalans et espagnols. Pour finir, les personnes présentes seront conviées à un repas composé d’une sardinada (sardines grillées), coques catalanes, conills amb cargols (lapin avec des escargots), etc.

 

Les personnes présentes seront :

- Maria Romañach (femme de Lluís Puig, ministre de la culture, exilé à Bruxelles) ;

- Ferran Cívit (compagnon de Meritxell Serret, ministre de l'agriculture, exilée à Bruxelles) ;

- Oriol Ponsatí & Joana Caño (frère et belle-soeur de Clara Ponsatí, ministre de l’enseignement, exilé en Ecosse) ;

- Diana Riba (femme de Raül Romeva, ministre des affaires extérieures, emprisonné à Madrid) ;

- Josep Surroca Bassa (fils de Dolors Bassa, ministre du travail, des affaires sociales et des familles, emprisonnée à Madrid) ;

- Laura Masvidal (femme de Joaquim Forn, ministre de l’intérieur, emprisonné à Madrid) 

 

- Yves Escape, adjoint de la mairie Pesillà de la Ribera ;

- Joël Mene, adjoint de la mairie de Villefranche de Conflent ;

- Jean-André Magdalou, maire d’Alenyà  et son adjoint Gabriel Terrasa ;

- Arnau Porra, adjoint de la mairie du Soler ;

- Nicolas Garcia, vice-président du Conseil Départemental 66 ;

- 40 membres des Angelets de la Terra, organisateurs des Concerts per la Llibertat ;

- 10 membres des castellers des Angelets del Vallespir ;

- 2 membres du CDR Vallespir-Empordà.

 

à suivre, donc, après cette belle et nécessaire rencontre ! JPB

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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 08:57
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-
Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-

Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C)Jean-Pierre Bonnel - Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (JPBonnel-

photos :

Les maires de Perpignan et de La Jonquera, avec, à droite, Jordi Font, directeur du musée de l'exil (C) Jean-Pierre Bonnel -

Jacqueline Vivès, fille de l'artiste Martin-Vivès et Eric FORCADA, commissaire de l'expo (photo J.P. Bonnel) - 

Cartels de l'expo : les artistes Marti Vivès, Antoni Clavé, Carles Fontserè. (C) Eric Forcada/Musée de l'exil.

Tableaux, images :  

 Antoni Clavé, La retirada, 1939.

 Portrait de Martin Vivès par Antoni Clavé, 1939.

Photo d'A.Clavé.

*à voir sur internet : Florès, Fontséré, Mlle Martin, Vivès, Clavé, Perpignan, cours Palmarole 1939.

Maires de Perpignan et de La Jonquera :

M. Jean-Marc PUJOL plus républicain que Les Républicains à l'expo du Musée de l'exil sur le camp des HARAS

 

Samedi 17 mars 2018, à 17h, me revoici au musée de l'exil. Jordi FONT accueille le public, en majorité perpignanais, emmené par le maire, Jean-.Marc Pujol, Jacqueline Vivès, ancienne conseillère municipale (sous JP.Alduy, fille de l'artiste Martin Vivès, qui a nourri largement cette expo sur le camp des haras de Perpignan), Annabelle Brunet, conseillère municipale (du Vernet) et la coquine Victoria, Raymond Brunet, Martine Ruiz (ancienne conseillère municipale "de gauche")...

 

Eric Forcada, commissaire de tant d'expositions passionnantes sur les camps, la Retirada, les artistes internés, présenta la soirée en catalan et en français, avec le talent et l'érudition qu'on lui connaît depuis longtemps...

 

On aurait aimé lui demander si cette expo serait vue à Perpignan...Faut-il attendre 2019 ou 2020 pour assister à de telles initiatives, à la fois historiques, artistiques et pédagogiques..? On sait peu et on dispose de peu de documents sur les anciens haras, mais sans doute, l'expo aurait-elle pu commencer par le contexte, la situation géographique, la situation du camp dans Perpignan (vers l'actuel magasin Leclerc, sous le quartier des Aviateurs..?) Mais Eric commenta l'expo pour les élus…et le maire de Perpignan était très intéressé.

 

On a la preuve désormais que M.J.M.Pujol ne va pas au Maroc le week-end; finies les mauvaises langues ! Et si on ne le voit pas trop à Perpi, c'est qu'il se trouve dans un lieu culturel tel que l'essentiel musée de l'exil !

 

M. PUJOL nous étonna, par un long discours sans notes, lyrique, personnel, retraçant l'action de résistance de sa famille : son père, surtout, et son grand-père, d'origine espagnole, venu s'installer en Algérie, où J.M. Pujol est né.

 

Le maire de Perpignan rendit un hommage vibrant aux Républicains vaincus par le régime de Franco. Lui, le représentant du parti LR, faisait vibrer, de façon sincère, la fibre républicain, la vraie, celle des démocrates, socialistes et communistes, et anarchistes, chassés d'Espagne et de Catalogne ! M. Pujol fut, alors, à ce moment, quasi "de gauche" et se trouvaient tout d'un coup balayées les vieilles rumeurs et interrogations sur la nostalgérie, l'OAS ou le mouvement Occident…

 

Assiste-on à un recentrage du maire actuel par rapport à ses concurrents modérés et/ou placés à gauche, tels Romain Grau (La REM) ou moi-même (candidat citoyen)..? Non, l'assistance, acquise, sentait que ces mots venaient du coeur, du fin fond d'une histoire familiale douloureuse, et c'est tout à l'honneur de Jean-Marc PUJOL.

 

JPBonnel

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Antoni Clavé (1913-2005)

 

"Il y a des choses qu'on ne peut oublier, c'est grâce à Martin Vivès et à ses amis que je suis vivant. Pour moi tout a été un cadeau dans la vie et cela a commencé à Perpignan. Je crois aussi que Martin Vivès est un grand artiste d'une honnêteté créatrice rare de nos jours." Antoni Clavé, 1977.

Entretien donné lors de la rétrospective Martin Vivès au Palais des Congrès en 1977.

 

Antoni Clavé (1913-2005)

En avril 1939  Antoni Clavé, Fontséré et Florès, peintres et républicains espagnols internés au camp des haras de Perpignan, exposent leurs dessins « Chez Vivant », un salon  de thé situé rue de la Barre. Martin Vivès remarque la qualité des oeuvres  exécutées sur les papiers dentelés de pâtissier et part à la rencontre de ces artistes catalans. Antoni Clavé a relaté cette rencontre qui sera le début d’une amitié profonde et durable:

 » Nous étions plusieurs milliers aux  Haras. Un jour, on a appelé mon nom et j’ai rencontré un monsieur (Martin Vivès) qui m’a dit  » J’ai vu vos dessins et je vais vous faire sortir pour  24 heures ». J’étais ravi, car un jour de liberté et de vie normale, ça représentait beaucoup pour nous. Le lendemain, Vivès et revenu et il m’a dit « Faites vos valises avec Fontséré et Florès, vous venez chez moi. »

 

Pendant des semaines, les trois artistes rescapés prennent leurs repas chez la mère de Martin Vivès et couchent, le soir, dans l’arrière-boutique de Mlle Martin. Par la suite, ils rejoindront Paris et Clavé deviendra un des peintres les plus reconnus de son époque.

 

Martin Vivès ne s’arrête pas à ces trois hommes: il a aidé nombre de républicains à sortir des camps, et, parmi eux, beaucoup d’artistes…

 

source : 

http://www.martinvives.com/trait-pour-trait/antoni-clave/

 

Accueil » Trait pour trait »

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CLAVE Antoni (1913-2005)

Le peintre catalan voit le jour le 5 avril 1913 à Barcelone.

Décédé le 31 août 2005 (à 92 ans) à Saint-Tropez en France.

Peintre catalan.

Après avoir été commis dans une maison de tissu à l’âge de douze ans, Antoni Clavé Sanmarti entre aux cours du soir de l’ École annexe des beaux-arts de Barcelone en 1930, pour deux ans, et sa famille le laisse poursuivre sa voie. Il est ensuite recommandé à Tolosa, propriétaire d’une entreprise de peinture en bâtiment où Clavé devient apprenti. Attiré par le côté artisanal du métier où il apprend à faire du minium, puis à peindre du bois, à manier les brosses, à dessiner les lettres, le jeune Clavé dès quinze ans commence à peindre à l’huile le portrait de sa grand-mère. Son patron lui apprendra aussi à copier des Diego Vélasquez.

 

À l’âge de dix-huit ans, il remporte le deuxième prix à un concours d’affiche de la Caisse d’épargne de Barcelone, et deux ans plus tard, il abandonne la peinture en bâtiment pour vivre de ses dessins, de travaux de décoration, d’affiches de cinéma notamment pour la Metro-Golwyn-Mayer qui lui passe des commandes. Il se fait rapidement un nom dans cette spécialité. Ses amis sont alors Grau-Sala, Fenosa, Manolo. Clavé admire tout particulièrement les primitifs catalans.

Un an après le début de la guerre civile espagnole, Clavé est mobilisé sur le front républicain d’Aragon, fantassin, dessinateur. Mais en janvier 1939, il est contraint de suivre la retraite de l’armée républicaine et il franchit la frontière française.

Il est interné au camp des Haras à Perpignan dont il sort grâce à l’action de Martin Vivès, peintre perpignanais. Dès le 5 avril 1939, Clavé a 26 ans ce jour-là, il a sa première exposition chez Vivan, pâtisserie-salon de thé tenu par Marie Martín. Cette même année, il quitte Perpignan pour Paris où le médecin catalan Enguera de Sojo lui offre une chambre de bonne à Neuilly.

À Paris, il devient décorateur de théâtre et illustrateur : Carmen, Gargantua. En 1941, il installe son premier atelier 45 rue Boissonade à Paris. En 1942, le 20 mars, naissance de son fils Jacques et rencontre de Picasso en 1944, c’est une révélation.

 

Il participe à la fondation du Casal de Catalunya de Paris, créé le 9 juillet 1945.

© https://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=4408

 

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17 janvier 2018 3 17 /01 /janvier /2018 11:30
Benjamin STORA
Benjamin STORA

Benjamin STORA

 

Ens complau d’informar-vos que el  dia 20 de gener de 2018 tindrà lloc al MUME, a les 11h,  la presentació del documental “Las dos guerras del fotógrafo Boix”(amb guió de Joan Sella, realizació de Pilar Granero i producció de Inma de Vicente, i fet per a RTVE el 2015), que comptarà amb la intervenció de Josep Cruanyes (Comissió de la Dignitat), Ramon Barnadas i Ricard Marco (Associació Fotoconnexió).

 

 

Aquesta activitat és complementària a  l’exposició  “Els primers trets de Francesc Boix , organitzada per l’Institut d’Estudis Ilerdencs, que es pot visitar al MUME fins  l’11 de febrer de 2018. Aquesta exposició, en què es mostren un centenar d’imatges, té el seu origen en un fons de fotografies d’un jove Francesc Boixfetes entre 1937 i 1938, en plena Guerra Civil. Francesc Boix va ser un dels exiliats republicans que, després de passar pels camps de concentració del sud de França (Vernet i Setfonts), va ser detingut mentre formava part de la 28a Companyia de Treballadors Estrangers (CTE) durant l’ocupació alemanya de França el 1940 i deportat als camps de presoners alemanys (Stalags) i posteriorment al camp de concentració de Mauthausen.

 

*Entrada lliure

 

Organitza: Museu Memorial de l’Exili

Col·labora: Comissió de la Dignitat, Associació Fotoconnexió

 

 

 

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C / Major, 43-47

17700 La Jonquera

Girona (Catalunya)

Espanya

T. 972556533

F. 972556534

www.museuexili.cat

http://www.facebook.coom/museuexili

http://www.instagram.com/museuexili

Twitter: @museuexili

 

La librairie Torcatis change ses horaires et sera désormais ouverte dès le lundi matin

 

Lundi 10h00 - 19h00

Du Mardi au Samedi 9h30 - 19h00

 

et 24/24 - 7/7 sur www.librairietorcatis.com

 

JANVIER 2018

 

TOUS NOS MEILLEURS VOEUX POUR 2018

 

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Institut Ramon Llull/ Newsletter # 80

JANVIER 2018 / PARIS, FRANCE

Paris

 

  BUREAU DE PARIS

 

TOULOUSE,  18/01/2018

 

Commémoration du centenaire de la poète Montserrat Abelló à l’Ostal d’Occitània de Toulouse

 

Dans le cadre de l’Année Montserrat Abelló promue par l’Institució de les Lletres Catalanes, le centre occitaniste accueil le 18 janvier un récital trilingue en catalan, occitan et français  présenté par Laura Borràs, directrice de l’ILC,  ainsi qu’une exposition de gravures de l’Atelier de Gravure Croix Baragnon inspirées des poèmes d’Abelló.

+ info >>

 

CAEN ET LYON,  16/01/2018

 

Jordi Savall ouvre l’année 2018 à Caen et à Lyon

 

Le maître musicien catalan offre au début du nouvel an l’opéra Alcione de Marin Marais et une master class à la ville normande ainsi que le concert Ibn Battuta II : le voyageur du temps à l’Auditorium de Lyon. Savall sera à Caen le 11 et le 12 janvier et à Lyon le 16 janvier. 

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PARIS,  20/01/2018

 

Le Quartet Casals sera à la Biennale de Quatuors à cordes de la Philharmonie

 

Outre trois quatuors de Beethoven, dont une transcription de la Sonate pour piano n° 9, le Quatuor Casals interprète une création du compositeur italien Aureliano Cattaneo (Neben), souvent présenté comme l'héritier de Gérard Grisey. Le concert aura lieu le prochain 20 janvier à 11h à la Cité de la Musique.

+ info >>

 

PARIS,  18/01/2018

 

Présentation de l’ouvrage « Els escrits sobre art d'Alexandre de Riquer » par Eliseu Trenc

 

L’Université de Barcelone a compilé en septembre 2017 pour la première fois l’ensemble des intéressants écrits sur l’art de cet artiste polymathe catalan, qui permettent de mieux comprendre sa position centrale dans une période spécialement fleurissante de l’histoire de l’art en Catalogne. Le professeur d’Histoire de l’art Eliseu Trenc, spécialiste de cette période, a signalé dans plusieurs publications les liens de Riquer avec les mouvements artistiques européens de l’époque comme le préraphaélisme ou Art&Crafts, mais aussi avec l’art japonais ou d’autres tendances en France, en Italie ou en Allemagne.

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PARIS,  30/01/2018

 

Exposition « Ni temps ni geografia. Diàlegs amb l’obra poètica de Felícia Fuster » au Centre d’études catalanes de Sorbonne Université

 

Cette exposition, dont le titre reprend un vers de la poétesse catalane Felícia Fuster « Ni temps ni géographie », présente un dialogue entre son œuvre poétique et celle de cinq jeunes plasticiens : Quim Cantalozella, Jordi Morell, Marta Negre, Òscar Padilla, Jimena del Solar. 

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PARIS,  26/01/2018

 

‘Music for Prophet’ du Majorquin Marc Melià à La Maroquinerie

 

Le premier travail du musicien, actuellement installé à Bruxelles, sera présenté lors d’une soirée partagée avec Domotic, Aufgang et Chamberlain à La Maroquinerie, salle de référence de la capitale, le vendredi 26 janvier à 19h30. Melià, reconnu par la presse internationale avec cet album, rend hommage au Prophet, l’un des synthétiseurs phares de la musique analogique.

+ info >>

 

REIMS,  10/02/2018

 

Agnès Mateus et Quim Tarrida s’éclatent à la Comédie de Reims

 

Le duo catalan présente un spectacle intitulé Rebota, rebota y en tu cara explota (Ça rebondit, ça rebondit et ça t’éclate en pleine face) qui ne dénonce pas seulement la violence faite aux femmes, mais la passivité et l’indifférence. Mateus est considérée la « grande dame » de la scène catalane, une créatrice combative et engagée. La représentation a lieu le samedi 10 février à 19h à la Comédie de Reims.

+ info >>

 

KINGERSHEIM,  11/02/2018

 

Encore des couleurs catalanes pour la 27ème édition du Festival Momix

 

Après une édition « à la catalane » en 2017, la présence catalane se poursuivra pendant la prochaine édition du festival, du 1 au 11 février 2018. InTarsi de la compagnie circassienne EIA ouvrira le festival et l’on pourra également revoir A House in Asia de Agrupación Señor Serrano le 9 février. Par ailleurs, l’affiche de festival est signée cette année par Münster Studio de Barcelone. Le graphiste Dani Rabaza exposera son œuvre à cette occasion.

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The Institut Ramon Llull aims at projecting the Catalan language and their culture in all its forms, materials and means of expression. 

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Samedi 20 janvier 2018 

 

A l'occasion de La Nuit de la Lecture,

 

La LIBRAIRIE TORCATIS , en collaboration avec la médiathèque de Perpignan qui ouvrira ses portes en nocturne, vous propose de partager:

 

Un "Café Pirotte", une lecture autour de l'oeuvre de Jean-Claude Pirotte, écrivain, poète et peintre belge.

Il reçoit en juin 2012, le Grand prix de poésie de l'Académie française et en décembre 2012, le prix Goncourt de la poésie pour l'ensemble de son œuvre, prix rebaptisé Robert Sabatier, en l'honneur de l'écrivain et poète.

 

 

 

 

Lundi 22 janvier 2018 à 16H30

CONSEIL GENERAL - Hall d'honneur Guy Malé,

 

En partenariat avec le CML,

 

CALI présentera et dédicacera son livre:

 

Seuls les enfants savent aimer.

paru aux éditions Au Cherche Midi

 

Le premier roman du chanteur Cali, "Seuls les enfants savent aimer", à paraître le 18 janvier au Cherche Midi, plonge le lecteur dans l'enfance de l'auteur et interprète. Une enfance meurtrie par la perte brutale de sa mère, évoquée dès les premiers mots: "L'heure que je n'ai pas vécue. Ton enterrement." A l'époque, le jeune Bruno Caliciuri n'a que 6 ans et ce drame familial bouscule sa conception du monde. Le roman s'immisce dans ce passé pour se faire l'écho de la douleur de l'enfant qui grandit sans mère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 31 janvier 2018 à partir de 20h30 au Théâtre de l'Archipel,

La LIBRAIRIE TORCATIS, en partenariat avec leThéâtre de l'Archipel, vous propose le spectacle:

"Les bas-fonds"

 

C'est un grand amoureux de la littérature russe qui revisite le texte de maxime Gorki. Éric Lacascade, homme de troupe et metteur en scène inventif « au cœur du réel », donne la parole aux exclus avec son interprétation des Bas-Fonds. L'œuvre puissante de Gorki génère un théâtre de combat où la polyphonie des miséreux et des marginaux, des fauchés et des paumés de tous bords, trouvent un écho dans la france d'aujourd'hui. 

 

 

 

 

 

 Toute l'équipe de la

            LIBRAIRIE TORCATIS

                   vous souhaite 

   SES MEILLEURS VOEUX POUR 2018 

 

 

 

 

Les horaires de la librairie TORCATIS

Le Lundi de 10h à 19h

Du Mardi au Samedi de 9h30 à 19h

et en continu sur notre site internet: www.librairietorcatis.com

10 rue Mailly à Perpignan

 

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 09:34
Phryné Pigenet : La Catalogne a le droit de décider de son destin - L'indépendantisme affaibli après les élections

Phryné Pigenet : "La Catalogne a le droit de décider de son destin" - L'indépendantisme affaibli après les élections

 

Phryné Pigenet vient de publier Catalans malgré tout 

(histoire et mémoire, Trabucaire editorial, 2017) 

et un point de vue "La Catalogne a le droit de décider de son destin", dans le journal Le Monde daté  du 22 décembre 2017.

L'historienne, venue à Perpignan pour présenter son livre sur l'exil catalan a  XX° siècle, s'oppose au discours dominants des indépendantistes : "Certes, l'Espagne d'aujourd'hui n'est plus celle de Franco...", tout en jugeant sévèrement la violence et la répression de Madrid à l'égard des pacifistes catalans...

Elle résume la marche de la Catalogne vers l'autonomie, la République, l'Indépendance, comme l'avait fait magistralement et de façon plus détaillé le chercheur américain Paxton.

 

L'auteure rappelle les différents "catalanismes" : le culturel, l'affectif, le conservateur, "qui n'effrayait guère l'Etat espagnol". Puis  ce catalnisme bourgeois, disqualifié par la dictature de Primo de Rivera en 1924, fut suivi par le catalanisme républicain et plus à gauche : Francesc Macia proclame ainsi, en 1931, la "République catalane". La Catalogne obtient ensuite un authentique statut d'autonomie en 1932. 

On connaît la suite : la guerre civile, la guerre entre les factions républicaines, les communistes guidés par Staline éliminant les anarchistes - on a frémi en voyant le documentaire de P. Rothman diffusé récemment par Arte :  l'enthousiasme des Républicains et des Brigades internationales balayés par l'absence d'ordre, de cohérence, d'expérience, de haine de l'autre, de trahison du PCE..! 

 

P. Pigenet souhaite  que le catalanisme "plus culturel et patriotico-républicain" que nationaliste" soit ouvert, à l'écoute des autres Catalans. Pas de séparatisme mais un catalanisme capable de solidarité en Espagne et en Europe, se souciant des "Catalans espagnols" qui travaillent dans la province, ouvriers andalous traités comme un prolétariat utile mais souvent méprisé…

Ce sont là quelques erreurs des indépendantistes, par manque de préparation, de conscience du rapport des forces favorable à l'Etat central, naïfs car croyant en la bienveillance de l'Europe, qui ne veut pas de cette force centrifuge susceptible de la déchirer un peu plus encore. 

Avec des dirigeants disposant de peu d'aura et de culture politique, avec des partis hétéroclite (imaginons le Modem avec le NPA !), mêlant la droite centriste corrompue (J.Pujol, la banquier plaçant sa fortune en Andorre, Artur  Herras…) de Puigdemont (il ne suffit pas de dire que le Parti populaire est très corrompu, ce qui est vrai), avec les gauchistes anti-européens de la CUP…

La rhétorique permanente des partis indépendantistes (le fascisme du PP, le franquisme de Rajoy), les injures (les écrivains et intellectuels s'opposant au séparatisme sont méprisés), le recours à l'attitude victimaire (l'Europe et les médias contre nous, le Monde étant critiqué alors qu'il a donné la parole dans ses colonnes à des partisans de l'indépendance, tels L. Llach, J.Savall…)

 

Les trois composantes de l'indépendantisme sortent affaiblis des élections pour ces raisons; ensuite en raison d'un score en baisse (47,6% et 2 députés de moins, malgré une participation très large (82%, 7 points de plus qu'en 2015).

 

Isolés (exil, prison, unité de l'Europe pour Madrid, fatigue de la population, mécontentement des milieux économiques…), les indépendantistes sont affaiblis, et Rajoy l'est aussi.

 

Il reste à espérer un dirigeant ouvert pour la Generalitat, respectueux de la Constitution, même si elle est injuste, capable de la réformer, avec d'autres (Podemos, le mouvement de la maire de Barcelone, le Parti socialiste..?) pour plus de démocratie, de solidarité fiscale, d'identité catalane, loin des discours de haine, des tentations populistes causées par une Europe prise dans la mondialisation libérale des échanges,  au mépris des identités et histoires locales et régionales…

JPB

**Les Catalans espagnols en France au XXème siècle : exil et identités à l’épreuve du temps

par Phryné Pigenet (Sagui)

Thèse de doctorat en Histoire moderne et contemporaine

 

Sous la direction de Marie-Claude Blanc-Chaléard.

Soutenue le 15-09-2014

à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Economie, organisations, société (Nanterre) , en partenariat avec IDHE laboratoire UMR 8533 (laboratoire) .

Le président du jury était Philippe Rygiel.

Le jury était composé de Marie-Claude Blanc-Chaléard, Philippe Rygiel, Pilar González Bernaldo de Quirós, Francesc Vilanova i Vila-Abadal, Stéphane Dufoix, Anne Dulphy, Marie-Claire Zimmermann.

Les rapporteurs étaient Pilar González Bernaldo de Quirós, Francesc Vilanova i Vila-Abadal.


  • Résumé : L’étude saisit comment les Catalans réfugiés en France ont pu maintenir, entre 1939 et 1977, une identité politique et culturelle forte, en dépit d’une position minoritaire au sein de l’exil républicain espagnol. Contribution à l’analyse des dynamiques identitaires des exils, la recherche repose sur l’exploitation de sources variées : françaises et catalanes, publiques, privées ou orales. Elle s’organise selon un plan chronologique en trois parties. La première s’attache aux héritages politiques et culturels d’une immigration assez cohérente pour poser les jalons d’une identité républicano-catalaniste auxquels les exilés de 1939 seront redevables. La seconde partie traite de la période 1939-1945, terrible en termes d’expériences et décisive dans la mise à l’épreuve d’une identité républicaine, elle relègue au second plan la singularité strictement catalane et relativise la portée du contentieux catalane-castillan. Le double traumatisme de la défaite et d’u11 accueil hostile marque pour longtemps les exilés et leur représentation de la France. La troisième partie examine comment, avec le retour à la paix et en dépit de la dissipation rapide des espoirs de retour victorieux au pays, l’exil populaire catalan, délesté de sa frange intellectuelle partie en Amérique ou revenue en Espagne, traverse l’épreuve du temps, engagé dans un processus complexe de recomposition identitaire sur fond d’intégration.

Phryné Pigenet

diffusées sur Cairn.info ou sur un portail partenaire

Articles de revues

 Espagne ou les mémoires interdites

Entretien avec Montse Armengou, Barcelone, 20 mai 2005

Avec Michel Pigenet et Danielle Tartakowsky

Dans Sociétés & Représentations 2006/2 (n° 22)

Résumé Version HTML Version PDF

 

 Pablo Casals ou les modalités et les significations de l'engagement d'un musicien

 

Dans Le Mouvement Social 2004/3 (no 208)

 

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 10:32
Chemin de la Retirada (C) J.P.Bonnel - Mas à la Vajol qui héberga le gouvernement républicain en 39 - Inscription à la Mine de la Bajol (photos J.P.Bonnel) - NEGRIN et AZANA - Jordi Vera et J.Luc Pujol (C) Oui au pays catalan
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***L'EXIL catalan :

 

Exil de Puigdemont, l'histoire bégaie...Exil d'un homme et de quelques ministres, ce n'est pas l'exode de 500OOO Républicains, Catalans, Basques ou Castillans (tous unis à l'époque contre franco) comme en 1939 : la revendication indépendantiste catalane se nourrit de la haine pour Madrid, aux mains du Parti popular et des nostalgiques franquistes, des souvenirs terribles de la guerre civile... Il est regrettable -non de condamner la violence du gouvernement espagnol actuel- mais la dénonciation du transfert d'oeuvres d'art sacré dans un monastère, classé monument national, d'Aragon, cette région demandant cela depuis 1996.

Le recours judiciaire contre le transfert a été rejeté par le tribunal supérieur de la justice de Catalogne, alors que le ministre de la culture madrilène (gérant désormais ce secteur de la Catalogne) avait fait marche arrière, n'exigeant plus le transfert des fresques, retables du musée de Lérida...

JPB

 

***Jeudi 14 décembre 2017, 18h30

Conférence de Phryné Pigenet autour de son ouvrage Catalans malgré tout. L'exil catalan en France au XXe siècle. Histoire et mémoire.

Présentation par Nicolas Berjoan.

Conférence en français,  Entrée libre

Casal de Perpignan, 23 avenue du Lycée. 

 

Ø  Samedi 16 décembre 2017, 14h30

Éliane Thibaut-Comelade dédicacera son dernier livre La cuisine catalane, 400 recettes d’hier et d’aujourd’hui. Principat de Catalunya – Pais valencià – Illes Balears – Alguer
Espace culturel Leclerc, Polygone Nord, Perpignan

  

Ø  Samedi 16 décembre 2017, 11h

Présentation de l'ouvrage À la conquête des plantes à parfum, aromatiques et médicinales du Roussillon et signature en présence de 3 auteurs Alain Pottier, Myriam Pied et Michel Castillo (Photographe).

Entrée libre  Médiathèque de Céret

 

Les Éditions Trabucaire

11, rue Traverse de Pia

66000 Perpignan

04 68 61 02 82

www.trabucaire.com

 

*** LA CORSE OUVRE LA VOIE AU PAYS CATALAN

 

Après 40 années de construction, le mouvement politique corse s'implante définitivement. Dimanche 10 décembre, après la victoire aux élections municipales de 2014, aux territoriales de 2015 et aux législatives de 2017, la volonté populaire a enfoncé le clou, avec 52 % de participation, contre 42 % aux dernières législatives en France. 56,5 % des électeurs corses ont choisi le mouvement moderne « Pè a Corsica 3 ».

 

 Les partis politiques traditionnels, sous perfusion parisienne, ont fondu, faute de projet : Les Républicains et En Marche ont obtenu 12%, la gauche et le Front National moins de 5 %. Deux années de mandat intensif à la tête de la Collectivité territoriale de l’île ont permis aux élus nationalistes d’engager des réformes en profondeur, attendues depuis des décennies par la population. Cette prise en main aborde le lourd dossier de l’aménagement du territoire, les transports et la langue, selon une gestion rigoureuse des finances publiques. La Corse est mue par un projet novateur, sérieux et ambitieux, dans l’intérêt de ses 322 000 habitants. Le 1er janvier 2018 naîtra  sa Collectivité Territoriale Unique (CTU), dirigée par des élus non-jacobins.

- - -

Une Collectivité Pays Catalan sans Mme Malherbe

L’évolution corse conforte notre jeune mouvement, fondé en 2016. Notre projet, ambitieux pour le Pays Catalan, est soutenu par une implantation territoriale pérenne, clé du succès. Au delà, l’augure de la suppression des départements, en 2021, rendra nécessaire une Collectivité Territoriale Unique (CTU) pour les Pyrénées-Orientales. 

Cet outil administratif, pertinent envers nos caractéristiques économiques, géographiques et identitaires, est rendu possible par l’article 72 de la Constitution française. A cet effet, les propos de la présidente du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe, sont dérisoires et irresponsables (« Je ne suis pas favorable à un statut particulier des Pyrénées-Orientales », communiqué du 8 décembre 2017). Notre projet politique évite Mme Malherbe, car celle-ci incarne la politique en circuit fermé, les subventions orientées, les réseaux préférentiels et l’entre soi.

Dépassons ce clanisme et ce clientélisme avec une CTU libérée des élus d’ancien régime, distributeurs d’emplois à la famille et aux amis depuis trop longtemps.

 

Communiqué de presse · Perpignan, 13 décembre 2017

CONTACT PRESSE 06 75 74 25 49 · press@ouiaupayscatalan.com

 

***PAYS CATALAN :

voici un compte-rendu de notre 1er grand congrès, qui s'est déroulé ce samedi 25 novembre à la Salle des Fêtes de Pézilla-la-rivière, en présence de 200 personnes.

 

Philippe Simon, membre fondateur de Oui au Pays Catalan.

Mateu Malafosse, chargé de l'organisation.

Jean-Luc Pujol, maire de Fourques.

Jordi Vera, coordinateur général.

En complément, voici l'ensemble des slides projetés lors de cet événement (statistiques, résultats électoraux etc).

https://goo.gl/83onR5

 

1er GRAND CONGRÈS : OBJECTIF 2020 !

Ce samedi 25 novembre 2017 s’est déroulé notre premier grand congrès à la Salle des Fêtes de Pézilla-la-rivière, sur le thème « Après la fondation, la consolidation », en présence de 200 personnes. Cet événement a fait suite à la naissance de notre formation, il y a un an, en opposition à la dénomination régionale «Occitanie». Notre force publique, pertinente et dynamique, sera décisive lors des élections municipales de 2020. 

 

L’animation de cet événement a été confiée à Fabienne Meyer, cadre bancaire à Perpignan, Philippe Simon, membre fondateur de notre force politique, cadre commercial à Cabestany et Joaquim Fernandez, dirigeant d'une entreprise de communication. En introduction, Mme Nathalie Piqué, adjointe au maire de Pézilla, déclarait « Notre ville vous ouvre grand ses portes », puis notre chargé d’organisation, Mateu Malafosse, chef d’atelier d’une grande concession automobile en Roussillon, lançait l’objectif : « Nous insistons sur les sections locales, de Perpignan au Capcir, de Cerbère à Prats de Molló (...) Nous voulons entrer dans chacun de nos 226 conseils municipaux à l'occasion des municipales de 2020 »

 

Jean-Luc Pujol, maire de Fourques et producteur de vins,  membre fondateur de Oui au Pays Catalan, a abordé l'économie en affirmant « l’aéroport de Perpignan doit accueillir 1 million de voyageurs par an pour irriguer économiquement le territoire par un tourisme de qualité », ou encore « l'Université de Perpignan doit être un moteur économique qui forme nos jeunes au potentiel du pays : Grenoble est un excellent exemple en la matière ». Ancien conseiller régional, J.L. Pujol a mis en avant les secteurs d’avenir : « la robotique appliquée à l'agriculture, l'économie numérique et la naturalité » ainsi que les énergies renouvelables, qui sont « notre sidérurgie de demain ». Son intervention s’est conclue par l’évocation d’un « fonds d'investissement territorial » et d’une « image de marque » sur le modèle du Pays Basque, qui évoque « le territoire, la gastronomie, la culture etc ».

 

Les questions du public ont abordé l’Entreprise et l'appartenance au territoire, l’engagement local, les solidarités catalanes et le partage identitaire. En conclusion de ce congrès de qualité, notre coordinateur général, Jordi Vera, s’est félicité de la « structuration d'un large mouvement, capable d'entraîner avec lui la majorité des élus des Pyrénées-Orientales ». Tel est le défi posé par Oui au Pays Catalan : peser sur le débat public et obtenir une Collectivité territoriale Unique (CTU), selon l’article 72 de la Constitution, afin de décider à Perpignan, dans l’intérêt de tous. Dans cet esprit, la Charte européenne de l'autonomie locale (1985), ratifiée par Jacques Chirac en 2007, constitue un cadre légal de premier ordre. Il s’agit de doter les Pyrénées-Orientales d’une administration adaptée aux nécessités, et non plus sourde aux impératifs du territoire, dans le cadre de la République Française. 

CONTACT PRESSE : Tel. · 06 75 74 25 49 · press@ouiaupayscatalan.com

Il est toujours temps de parler de paix

Publié le 13/12/2017 à 12:23 par leblogcultureldyl
Il est toujours temps de parler de paix

 

 BRIGITTE HAMANN -Bertha Von Suttner : Une vie pour la paix, Biographie. Traduit de l’allemand par Jean-Paul Vienne, Ed. Turquoise.  

 

Rien, si ce n’est son éducation cosmopolite, ne semblait prédisposer Bertha Sophie Felicitas comtesse Kinský von Chinic und Tettau, devenue par son mariage baronne von Suttner, à devenir une figure centrale de la lutte pour la paix à la veille de la Grande Guerre, à fonder le Bureau international pour la paix et plusieurs sociétés de paix, et à être la première lauréate du prix Nobel de la paix. L’historienne Brigitte Hamann a publié en 1986 la biographie de cette figure à la dimension internationale, dont l’effigie figure sur la pièce autrichienne de 2€, actuellement en circulation dans l’Europe entière. Passionnant volume de 600 pages, il a fallu près de vingt ans pour que cet ouvrage paraisse enfin en France, traduit de l’allemand par Jean-Paul Vienne, lui-même militant engagé de longue date pour la paix.

 

Suivant étape par étape la vie de Bertha Von Suttner, la naissance et le déroulé semé d’embûches, dont elle relevait indéfiniment le défi, de son engagement pour la paix, la biographe nous plonge en même temps dans l’histoire de l’Autriche et de l’Europe des années 1880 à 1914. C’est donc, avec comme support l’histoire militante d’un couple, car le baron Arthur Von Suttner, mari de Bertha, accompagna constamment son combat, une remarquable étude sociale et politique de la période que nous livre Brigitte Hamann.  Le découpage du récit suit bien entendu les étapes de la vie de Bertha Von Suttner, les difficultés de l’existence auxquelles elle dut faire face, ses premiers essais comme femme de lettres jusqu’à la parution de son ouvrage choc « Bas les armes » (1889 – elle avait déjà 45 ans), fraîchement accueilli au demeurant, mais source incontestée de son engagement définitif en faveur de la paix. La biographe étudie en détail et toujours en situation, les refus, les incompréhensions, les abandons, mais aussi et grâce à l’inaltérable ténacité de Bertha, les soutiens obtenus et l’aboutissement de sa lutte pour la paix avec la tenue de la conférence internationale de la paix de la Haye (1899), du Congrès universel de la paix (Monaco, 1902), suivis de bien d’autres conférences et congrès. Ce combat s’accompagnait tout au long de l’apparition de nombreuses associations pour la paix ; il mena Bertha jusqu’à la Maison Blanche en 1904, la mit en relation avec le tsar de Russie et diverses autorités mondiales. Jusqu’à l’obtention du prix Nobel de la paix en 1905, après lequel elle poursuivit son action.

 

Militante sans limites, Bertha Von Suttner participa aussi à la Conférence internationale des femmes (Berlin 1904) et mena parallèlement, avec son mari Arthur, une intense lutte contre l’antisémitisme. Dans le chapitre qui traite de cet aspect on peut noter la puissance de l’antisémitisme dans l’Europe d’alors : « L’engagement de Bertha Von Suttner contre l’antisémitisme finit par porter préjudice au bon renom des sociétés de la paix qui furent de plus en plus vilipendées, traitées « d’associations de Juifs », d’antiallemandes, antipatriotiques, de cosmopolites, d’impies » écrit Brigitte Hamann (p.246). Raisons pour lesquelles ce combat ne fut pas des plus faciles.

 

Les relations qu’avait nouées Bertha avec Alfred Nobel lors d’un séjour à Paris où elle avait travaillé pour lui furent l’occasion de soutiens financiers non négligeables de la part de l’industriel, même s’il ne manquait pas de désaccords entre eux au sujet du combat mené par l’héroïne du combat pacifiste. Elle fit aussi, assez tardivement, la connaissance de Jean Jaurès avec qui elle entretint une relation épistolaire, encore assez peu connue. Morte d’un cancer en 1913, Bertha échappa au désespoir de voir son œuvre impuissante à éviter une des plus grandes catastrophes de l’histoire.

 

Par le truchement de la biographie de son héroïne, Brigitte Hamann fait l’histoire d’une époque. Son livre fort bien traduit par Jean-Paul Vienne, se lit avec aisance et passion. Il présente en outre toutes les qualités d’un ouvrage universitaire : notes abondantes, glossaire, liste des journaux cités, abondantes notices biographiques, repères chronologiques sur la vie de Bertha Von Suttner, liste de ses œuvres, liste des noms cités. Le tout éclairé par de nombreuses illustrations et citations que complète un cahier de photographies hors texte.

 

 

 

Merci à :

 

 Yvette LUCAS.

 
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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 09:33
DESIGN, galerie Clément Cividino 8 nov. 2017 - Angèle Bettini - Journal de guerre d'Eloi Arrouy -
DESIGN, galerie Clément Cividino 8 nov. 2017 - Angèle Bettini - Journal de guerre d'Eloi Arrouy -
DESIGN, galerie Clément Cividino 8 nov. 2017 - Angèle Bettini - Journal de guerre d'Eloi Arrouy -
DESIGN, galerie Clément Cividino 8 nov. 2017 - Angèle Bettini - Journal de guerre d'Eloi Arrouy -

DESIGN, galerie Clément Cividino 8 nov. 2017 - Angèle Bettini - Journal de guerre d'Eloi Arrouy -

* Décès d'Angèle BETTINI :

 

Chères adhérentes, chers adhérents et amis,

 

Nous avons le,regret de vous annoncer le décès d'une extraordinaire militante républicaine espagnole : Angèle Bettini.

Certaines ou certains d'entre vous l'ont peut être connu.

Nous présentons ce jour, nos sincères condoléances à sa famille.

Elle restera pour nous un bel exemple.

L'équipe de FFREEE

 

- - -ARTOTHEQUE 66 :

 

Bonjour,

L'artothèque 66 expose une sélection d'œuvres au Centre de Sculpture Romane à Cabestany du 18 octobre au 7 janvier 2018.

Venez découvrir à cette occasion les œuvres de l'artothèque disponibles à la vente et à l'emprunt.

Le vernissage à lieu le jeudi 9 novembre à 18h30 au Centre de Sculpture Romane à Cabestany (parc Guilhem).

Pour tout renseignement vous pouvez me joindre au 06 27 18 06 90, notre site internet: www.artotheque66.fr

 

A très bientôt.

Evina Blanc

***OPINION - L'histoire prouve que ces déclarations de rejet de l’indépendantisme résistent rarement aux réalités politiques.

 Jean-Baptiste NaudetPublié le 28 octobre 2017 à 13h34

 

Ainsi, Paris et les principales capitales européennes ont annoncé qu’elles ne reconnaîtraient pas l’indépendance de la Catalogne. On connait les principaux arguments : le respect de la loi, de la Constitution espagnole et, en arrière-plan, la peur d’une "balkanisation" de l’Europe.

L’histoire, dit-on, est une suite d’erreurs de calculs. Et il semble qu’en matière d’indépendantisme, nos dirigeants n’ont peut-être pas encore bien appris à compter. Plutôt que de balayer d’un revers de la main la proclamation de Barcelone du 27 octobre, ils auraient sans doute mieux fait de se taire, simplement de se taire. Pour plusieurs raisons. D’abord, parce que, sans remonter trop en arrière, en restant sur le continent européen, l’histoire prouve que ce genre de déclarations, parfois contre-productives, de rejet de l’indépendantisme, résiste rarement aux réalités politiques. Car comment appelle-t-on un leader séparatiste qui a réussi ? Un chef d’Etat.

Et voilà d’ailleurs que nos dirigeants français se relaient à Alger pour aller serrer la main d’un un hors-la-loi ! Un bandit ! Un fellouze ! Le terroriste du FLN (mais néanmoins chef de l’Etat algérien) Abdelaziz Bouteflika. A Alger, on va même s’excuser, mais seulement du bout de lèvres, pour avoir massacré ("légalement") hommes, femmes et enfants.

Plus récemment : où se trouve notre ancien ami Slobodan Milosevic, le chef d’Etat serbe-yougoslave, que Paris a très longtemps soutenu contre vent et marées, au milieu des massacres, contre les "irréalistes" séparatistes slovènes, croates, bosniaques, kosovars etc. ? Il est mort en prison au Tribunal international de la Haye, alors qu'il était jugé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Où sont ces infréquentables leaders séparatistes de l’ex-Yougoslavie auxquels nos dirigeants ne voulaient pas parler ? Au pouvoir, à Zagreb, à Pristina, dans leurs républiques indépendantes. A la décharge du Quai d’Orsay, de l’Elysée, il faut dire que l’ambassadeur de France à Belgrade avait parfaitement analysé la situation avant le conflit. Aux journalistes, à ces "catastrophistes  sensationnalistes" qui s’affolaient de la dangereuse et sanglante fuite en avant chauviniste de Milosevic, petit apparatchik communiste reconverti dans le nationalisme grand-serbe, ce diplomate français, écouté au plus haut niveau de l’Etat français, répondait : "Quand la Yougoslavie éclatera, elle éclatera de rire." Tous ceux qui ont ensuite vécu, survécu,  à ces années de guerre des Balkans, n’ont pas rigolé tous les jours.

S’agissant de séparatisme, d’indépendantisme, la clairvoyance de nos dirigeants a été plus frappante encore dans l’ex-Union soviétique et en Russie. Au nom d’un soutien sans faille à Mikhail Gorbatchev (par ailleurs l’organisateur des conflits séparatistes sanglants en Union soviétique), le président français François Mitterrand a traité comme quantité négligeable, a humilié Boris Eltsine, premier président élu de Russie. Bilan : quand l'URSS disparaît et Gorbatchev avec, quand Boris Eltsine devient le chef d’Etat d’une des plus grandes puissances du monde, nos dirigeants s’emploient à se rattraper, en lui disant que tout ce qu’il fait est juste et bien. Comme par exemple d’écraser dans le sang et la torture la minuscule Tchétchénie (des séparatistes, musulmans en plus). Bref, pour réparer une erreur : une infamie.

Fais ce que je dis, pas ce que je fais

On sait que nos dirigeants, de tradition centralisatrice, "intégrationniste" et jacobine, sont contre la séparation de la Catalogne du reste de l’Espagne car ils ne reconnaissent pas le référendum sur l’indépendance organisé par Barcelone le 1er octobre dernier. Mais, bizarrement, ils n’ont rien dit quand les Britanniques (qui ne doivent pas être aussi démocrates que nous ou que les Espagnols ?) ont organisé un vote séparé sur l’indépendance de l’Ecosse. Très étrangement aussi, c’est au nom du référendum d’indépendance séparé que la France occupe - illégalement - Mayotte (la quatrième île de l’archipel de l’Etat des Comores, dans l’Océan Indien) depuis 1975 et que Paris se fait régulièrement condamner pour cela à l’ONU. Donc il faut surtout qu’à Madrid, le Premier ministre espagnol fasse ce que la France lui dit mais surtout pas ce qu’elle fait. Et encore...

Car le plus grave n’est pas là. Le plus problématique, ce n’est pas la question juridique, qui, dans le conflit catalan, n’est que le ridicule cache-sexe démocratique de l’affrontement de deux nationalismes. En soutenant, même indirectement Madrid contre Barcelone, "au nom de la loi", Paris et les autres capitales européennes encouragent les conservateurs au pouvoir du Parti Populaire espagnol, lointain héritier du franquisme, aux tendances autoritaires, machistes et dominatrices, à utiliser la répression contre l’indépendantisme catalan. Que l’on soit pour ou contre, que cet indépendantisme soit ou non une bonne chose, là n’est pas la question. La question est que la répression, fut-elle "légale", n’a que très peu de chance d’aboutir. Au contraire, elle risque d’être contre-productive, d’alimenter le feu de l’indignation et de la révolte et, finalement de rendre l’indépendance, que l’on voulait combattre, inéluctable. Elle l’est peut-être déjà.

Alors que les indépendantistes catalans n’avaient qu’une majorité relative en voix (entre 40% et 45%) avant la répression espagnole du référendum "illégal", selon Madrid,  les séparatistes catalans, rejoints par des "indécis" indignés par les coups de matraques, seraient devenus majoritaires, d’après un sondage confidentiel. Le seul moyen de réprimer efficacement un mouvement indépendantiste aussi puissant que celui de Catalogne, qui réunit près de la moitié de la population (et donc aujourd’hui sans doute plus depuis le 1er octobre), c’est l’écrasement à la Poutine en Tchétchénie, à la Milosevic au Kosovo.

Alors, si l’on veut éviter à tout prix le risque d’un bain de sang, il faut encourager Madrid à emprunter la seule voie possible, la seule solution démocratique : celle du dialogue, celle d’organiser, s’il n’est pas déjà trop tard, en changeant la Constitution espagnole, un référendum légal sur l’indépendance en Catalogne. Si Madrid, Paris ou Berlin veulent garder la Catalogne dans l’Espagne, ils doivent prendre le risque de la perde lors de ce vote. La Catalogne doit se sentir libre. Car c’est pour cela qu’elle se bat. Comme dans un mariage, moins elle se sentira libre, plus elle voudra partir.

On sait que le parti populaire espagnol au pouvoir à Madrid(la droite conservatrice qui, par nature, ne comprend jamais que les temps changent) a toujours été contre le divorce. Mais il est légal aujourd’hui en Espagne. Et il n’est pas légal de mettre des claques à sa femme si elle veut partir. Et si demain les matraques d’une Guardia Civil encore infiltrée de fascistes et de nostalgiques du franquisme s’abattent sur des manifestants pacifistes catalans, si le sang coule à Barcelone, on verra bien pour qui le peuple français prendra parti. La France, ce ne sont pas les déclarations de l’Elysée, ce ne sont pas les communiqués d’un Quai d’Orsay, qui, depuis le chute du mur de Berlin, a reconnu en Europe l’indépendance de tous les pays qu’il avait systématiquement juré de ne jamais reconnaître. La France, c’est la Révolution française (illégale). C’est ce qu’il y a écrit sur nos bâtiments publics. "Liberté, Egalité, Fraternité". Et pour la Catalogne aussi.

Jean-Baptiste Naudet, envoyé spécial à Barcelone

 

Jean-Baptiste Naudet

Journaliste à l'Obs

- - -

En s’enfuyant de Barcelone à Bruxelles, le 30 octobre, au moment où la justice espagnole lançait des poursuites contre lui pour "rébellion" après la proclamation l’indépendance de la Catalogne, Carles Puigdemont, le président de ce territoire grand comme la Belgique, a sans doute fait un coup bien pensé, bien organisé, bien préparé à l’avance.

Pendant que sa voiture traversait sans s’arrêter la frontière française pour filer prendre l’avion de Marseille à Bruxelles afin d’échapper aux contrôles espagnols à l’aéroport de Barcelone, il a dû jubiler. Bénéficiant en Belgique de sympathies, voire de complicités, chez les séparatistes flamands, le séparatiste catalan fait même un coup multiple.

Une démarche non violente

Premier avantage, le plus évident : il fait un pied de nez à Madrid, échappant en douceur, pour le moment, à une arrestation en Espagne. Il donne des conférences de presse, attirant les médias européens et internationaux. Il y dénonce le manque chronique d’indépendance de la justice espagnole. Il souligne aux yeux de tous la disproportion entre la répression (il risque jusqu’à trente ans de prison) et son "crime" : avoir pacifiquement et démocratiquement déclaré l’indépendance, ce qui est illégal selon la Constitution espagnole.

Même s’il ne craint pas la prison, il évite aussi ce qu’il redoute le plus : que son arrestation, sa détention par la justice espagnole ne déclenche à Barcelone des manifestations monstres qui risqueraient de devenir violentes, décrédibiliser ainsi une révolution catalane qu’il préfère lente, longue mais exclusivement démocratique et pacifique. De plus, il continue à diriger le mouvement indépendantiste catalan à distance, ce qu’il n’aurait pu faire depuis une cellule à Madrid.

 

Et même si la Belgique, qui, autre avantage, est l’un des rares pays européens à pouvoir lui accorder l’asile politique, exécute le mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne, Carles Puigdemont usera de tous les recours et appels juridiques. Il peut sérieusement espérer ne pas croupir dans une prison madrilène avant le 21 décembre, date des élections régionales en Catalogne, anticipées en raison de la crise.

Des élections qui prendront l’allure d’un référendum sur l’indépendance qui ne dit pas son nom. Des élections auxquelles, en tout état de cause, sa coalition participera. Des élections auxquelles le président catalan destitué pourra se présenter s’il le souhaite car il ne sera, alors, pas encore condamné.

Un discours pro-européen

Mais l’avantage le plus important est que, en se rendant à Bruxelles, Carles Puigdemont montre aux Européens et à leurs dirigeants qui s’inquiètent que le précédent catalan ne soit un prélude à une "balkanisation", à une atomisation de l’Union européenne (qui mènerait à sa désintégration), que le mouvement indépendantiste catalan n’est pas contre l’Europe. Et qu’il est, au contraire, pour l’Europe. Et même, plus pro-européen que Madrid !

Il ne faut pas oublier que le parti de centre droit de Puigdemont ne s’appelle pas le Parti démocrate catalan mais le Parti européen démocrate catalan  (PDeCAT). Ni que Puigdemont n’est pas que le fils d’un modeste pâtissier d’un village catalan, un obscur journaliste de province espagnole, un chauviniste étroit, mais aussi un polyglotte, un voyageur aux solides convictions démocratiques et européennes.

Catalogne : Carles Puigdemont, l'homme clé du combat pour l'indépendance

En se réfugiant dans la capitale de l’Union européenne, il le démontre physiquement. En y usant d’une argumentation purement légaliste et démocratique, il prouve, depuis Bruxelles, qu’il n’est pas le dangereux "jusqu’au boutiste", le "radical" que l’on dit. Même si aucun dirigeant européen ou de la Commission de l’UE ne semblent disposer à le recevoir, Carles Puigdemont – qui suit la stratégie classique des indépendantistes –, a déjà réussi à européaniser, à internationaliser la crise et la Catalogne, au moins dans les opinions publiques.

Déjà, il a pris l’Europe et le monde à témoin : si sa coalition indépendantiste perd ce qu’il appelle le "défi démocratique" des élections du 21 décembre, Carles Puigdemont reconnaîtra sa défaite. Mais si les indépendantistes catalans l’emportent, Carles Puigdemont interroge devant les opinions publiques : que diront, que feront les Espagnols ? Et que diront les Européens si la majorité en Catalogne vote en décembre pour l’indépendantisme ? Que diront les Européens si, pour cette raison, Madrid veut envoyer leur leader en prison pour trente ans ?

Jean-Baptiste Naudet, envoyé spécial à Bruxelles

 

Jean-Baptiste Naudet

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 09:17
balance ton porc

balance ton porc

Balance ton porc :

 

#balancetonporc : 

Blogueur en alerte, j'ai harcelé pas mal de monde. Les ai énervés, excités, irrités. C'est pourquoi, l'une de mes victimes, est venue me gronder, m'agresser, me harceler, à son tour, un soir de grande réunion populaire autour d'un grand intellectuel allemand du XX° siècle… Dans une librairie du centre perpignanais...

Demain et les jours suivants, des employé(e)s de la mairie de Perpi libèreront leur parole... Vite, des noms, des noms !!!

JPB

TOUS CATALANS..? (revue de paresse)

 

***ANC Perpignan:

 

La territorial nord catalana de l’ANC impulsa el Comitè de Solidaritat Catalana.

Un Comitè de Solidaritat que neix amb la intenció de ser inútil.

El Comitè tindrà vida pròpia, compte propi, amb les persones que s’hi apuntaran.

Objectius

El Comitè de Solidaritat Catalana vol reagrupar demòcrates per a ajudar els ciutadans de Catalunya que puguin ser perseguits per les autoritats espanyoles però també per a:

Informar de la situació de Catalunya. Els mitjans francesos en general copien sense contrastar mai les informacions vingudes de Madrid.

En cas de persecució, ajudar represaliats i famílies. (ajuda jurídica, logística i econòmica amb caixa de resistència que no pugui ser intervinguda pel govern espanyol).

Fer accions concretes de visibilitat com: posar domassos i estelades als balcons, reaccionar a la premsa o a les xarxes socials.

Un compte bancari: RIB  17106   00023  30006229022

Un correu electrònic: assemblea@catalunyanord.cat

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Correu:

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23 avinguda del Liceu

Perpinyà 66000

France

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Les monarquies democràtiques europees i Felip VI

 

En el darrer  dicurs  del  cap de l’Estat  espanyol Felip VI, aquert va patir una  autèntica  metamorfosi regressiva  i  va esdevir, es va convertir  en Felip V. Davant  d’aquesta obssessió  autoritària contra  Catalunya voldria  demanar, fer una crida  cívica  i  racional  a  les  monarquies  democràtiques  sensibles i racionals  europeees ; és  a dir, al Regne Unit, al Rei del belgues, al Regne  dels Països baixos , al Regne de Dinamarca, regne de Suècia  i al Regne de  Noruega perquè  enviïn cartes de protesta i  facin una pressió  cívica  contundent envers  la  insensible, arrogant  i indigne monarquia  espanyola (de  fet  ara  el rei  Felip V o VI ja  només és  el  rei dels castellans) per  tal  que  no discrimini  més  els  catalans  i  deixi de  violar  els nostres drets  fonamentals.

http://www.elperiodico.com/es/entre-todos/participacion/les-monarquies-democratiques-europees-felip-144218

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Le caractère inédit de la révolte catalane

24 octobre 2017

En 1963, l’historien John H. Elliott se faisait connaître avec une étude appelée à faire date : La Révolte des Catalans. Une étude du déclin de l’Espagne 1598-1640. Cet ouvrage essentiel explorait les motivations de cette sécession. Le 27 septembre dernier, dans une lettre envoyée au Times, John H. Elliott, professeur émérite de l’Université d’Oxford, dénonçait les manipulations de l’histoire du discours des autorités catalanes et écrivait : « La Catalogne a longtemps souffert du régime dictatorial de Franco, mais entre 1978 et la crise économique de 2008, elle a joui d’un self-governement de très haut niveau. Les partisans de l’indépendance peuvent tirer parti de supposées mesures répressives prises par Madrid, mais il est possible que ceux qui sont favorables au référendum [d’autodétermination] ne soient pas conscients à quel point le gouvernement catalan a essayé d’imposer depuis longtemps son agenda radical à la société catalane dans son ensemble. À travers le contrôle de son système éducatif, de son influence dans les moyens de communication, de sa manipulation de l’histoire catalane au seul profit de ses intérêts, en dans certains cas par l’intimidation, le gouvernement catalan a essayé d’inculquer à la population l’image d’une Catalogne victime de perverses forces extérieures. Alors que cette image, qui renvoie au mieux à 1900, a pu avoir, dans le passé quelques éléments de vérité, elle ne correspond ni à la situation actuelle ni à la place que la Catalogne occupe dans l’Espagne démocratique ». Ce jugement équilibré et serein doit être entendu et repris pour comprendre ce qui est désormais en jeu en Catalogne. Une nouvelle révolte de la Catalogne est en cours. Quelle que soit son issue, il est évident qu’elle occupera une place majeure dans les histoires de l’Espagne du XXIe siècle et qu’elle aura, dans plusieurs décennies, besoin d’un historien aussi talentueux que John H. Elliott pour essayer d’en rendre compte. Qu’il nous suffise pour l’instant, dans la suite des contributions que nous avons déjà rédigées pour Telos, d’essayer de faire le point de la situation en posant une hypothèse : assiste-t-on aujourd’hui en Catalogne à la première révolution contre une démocratie libérale ?

État des lieux au 23 octobre 2017

Le samedi 21 octobre, le conseil des ministres a décidé de mettre en route l’article 155 de la constitution espagnole qui prévoit de contraindre les autorités d’une Communauté Autonome, au cas où elle ne respecterait plus leurs obligations constitutionnelles ou si elle menaçait l’intérêt général de l’Espagne, de revenir au cadre constitutionnel. Contrairement aux raccourcis d’une presse audiovisuelle, friande de spectacle plus que d’analyse, l’Autonomie de la Catalogne n’a pas été suspendue. Ce sont les autorités catalanes, et plus précisément le « Govern » catalan, qui sont visées par la procédure constitutionnelle et parlementaire. L’Autonomie de la Catalogne est un fait constitutionnel : aucun gouvernement ne peut l’effacer sans être anticonstitutionnel. En revanche, conformément à l’esprit de l’article 155, ce sont les autorités exécutives de Catalogne qui sont visées et Mariano Rajoy demande au Sénat de procéder à leur destitution. La mesure est dramatique : le président du gouvernement espagnol en est conscient. Il n’a cessé de répéter à l’annonce de ces décisions qu’il le faisait à contre-cœur et forcé par l’obstination tenace du président Carles Puigdemont.

La riposte de ce dernier, le soir même du 22 octobre, a été une déclaration institutionnelle aux Catalans en catalan, en espagnol et en anglais. Tout à sa stratégie de victimisation, il a présenté les institutions catalanes comme les victimes de Madrid et il a revendiqué la légitimité de la Generalitat comme bien supérieure à la constitution. Revendiquant l’héritage de Josep Taradellas, président de la Généralité en exil, dont le retour à Barcelone le 23 octobre 1977 manifesta une étape majeure dans la construction du pacte démocratique espagnol, Carles Puigdemont a voulu faire de la Catalogne une terre de traditions politiques distinctes du reste de l’Espagne. Ce qu’il n’a pas dit c’est que ce retour de Taradellas a permis une opération de recomposition politique majeure en Catalogne au détriment de la gauche. Le président Adolfo Suárez s’est appuyé sur le nationalisme de centre-droit pour affaiblir la gauche socialiste espagnole qui, en Catalogne, s’appuyait sur des forces communistes encore puissantes et des forces nationalistes beaucoup plus radicales. Là où en revanche, Carles Puigdemont a raison c’est que le rétablissement de la Généralité dès 1977 supposait la greffe d’une légitimité démocratique venue de la Seconde République et qui venait ainsi rendre crédible la sincérité du processus de démocratisation en cours en Espagne.

Deuxième temps du discours du président Puigdemont : l’appel au secours des forces démocrates et des Européens. C’est la démocratie qu’on assassine tente d’expliquer un président catalan de plus en plus contraint par ses contradictions politiques. Il en appelle à l’État de droit et à la Constitution de 1978 alors même qu’il y a un mois, il déniait toute autorité aux mécanismes constitutionnels issus de ce texte consensuel et qu’il traitait l’Espagne « d’État fasciste ». Dans un effort désespéré d’internationalisation de la crise, il appelle l’Europe au secours… conscient qu’il est désormais de son isolement.

Le plus grave est que cette stratégie de tension poussée à son maximum est un choix conscient : les indépendantistes veulent provoquer l’irréparable pour rendre l’indépendance inévitable. Le caractère pacifique de leur démarche est mis en avant pour mieux justifier les débordements à venir. Dans leur schéma, les « ennemis » vont provoquer la violence et les « Catalans » en seront les victimes. Point n’est besoin d’attendre la suite des événement pour en connaître le commentaire.

Scénarii imaginables

L’application de l’article 155 est une réalité inconnue. Elle soulève de nombreuses incertitudes juridiques au milieu d’une certitude qu’il convient de rappeler : cet article d’auto-défense de la Constitution a été rédigé en 1978. Ce n’est pas une loi de circonstance. Et sa non-application antérieure est plutôt le signe du bon fonctionnement des institutions autonomes jusque là. De même qu’en France, l’article 16 revêt un caractère exceptionnel qui explique le recours à son utilisation en 1961 au moment du putsch des généraux et que sa non-application depuis est bon signe, l’article 155 fait partie de ces instruments nécessaires à l’État de droit espagnol pour se prémunir face à des remises en cause graves.

Il y a peu de doutes sur l’issue du débat parlementaire au Sénat qui, le 27 octobre prochain, devrait voir l’assemblée voter aux 4/5e la proposition du gouvernement Rajoy. En revanche, les conditions concrètes de son application débouchent sur une véritable terra incognita. Une fois destitués le président Puigdemont et ses « consellers » (ministres régionaux), qui s’assurera de leur sortie concrète des lieux du pouvoir ? Des manifestations massives ne les protégeront-ils pas ? Peut-on envisager des mesures de forces aptes à enflammer les militants les plus convaincus et les plus mobilisés ? Car, d’évidence, ni Puigdemont, ni son gouvernement, ne céderont gentiment devant les réquisitions de Madrid. Le discours de la résistance est déjà mis en musique. On parle à Barcelone d’une situation comparable au Vichy de 1940 : un gouvernement fantoche de collaborateurs au service d’une puissance étrangère. Insupportable déformation de l’histoire …

Carles Puigdemont est encore président de la Généralité de Catalogne. Il dispose donc des pouvoirs de dissolution du parlement de Catalogne. Peut-on imaginer que, face à la menace d’une destitution et d’une convocation électorale dont Madrid aurait la maîtrise, Carles Puigdemont décide, une nouvelle fois, d’accélérer sa marche et annonce, dans la semaine, la dissolution du parlement catalan après avoir, au prélabale, pris soin de faire voter la reconnaissance de l’indépendance par le-dit parlement ? Ces élections deviendraient alors des élections constituantes pour une Assemblée constituante de la « République de Catalogne ». L’imbroglio juridique serait majeur : d’un côté, la dissolution serait constitutionnelle (Mariano Rajoy avait même précisé qu’en cas d’annonce d’élections anticipées, il ne mettrait pas en œuvre l’article 155) ; de l’autre, l’objet des élections deviendrait délictueux. Madrid serait donc coincé entre interdire un scrutin légal mais dont les résultats seraient interprétés différemment selon les élus. Certains se considéreraient élus du « Parlament de Catalunya » (nom de l’Assemblée régionale), d’autres de l’Assemblée constituante. Interdire le scrutin c’est se retrouver avec la problématique du référendum du 1er octobre. Impossible de rejouer la scène. Accepter l’ambiguïté sur la nature des élections c’est prendre le risque de refaire jouer l’article 155 au lendemain des élections si la majorité se trouvait être indépendantiste, avec les dégâts politiques que l’on peut imaginer. Comment justifier de la suspension d’un gouvernement qui se verrait tout juste conforté par les urnes ? D’où, à mon humble avis, le fait que cette solution d’une convocation électorale qui vienne empêcher la mise en œuvre de l’article 155 est le scénario le plus crédible à l’heure actuelle. Mais la politique catalane dépasse en subtilité ubuesque les pratiques italiennes et il est tout à fait possible que cette supposition se révèle trop rationnelle pour être celle mise en œuvre. Le choix d’une agitation dans les rues pourraient être une autre option …

Une révolution antilibérale?

Et nous voilà donc face à l’hypothèse centrale de ma réflexion : ce que la Catalogne est en train de vivre serait-elle la première révolution contre une démocratie libérale ?

Il me paraît clair que nous sommes dans une situation révolutionnaire : un cadre existe qui est contesté au nom d’une nouvelle légalité à venir. Le lieu de cette contestation n’est autre que le Parlement de Catalogne. La loi référendaire du 6 septembre dernier et les lois dite de « transition » ou de « déconnexion » de la Catalogne et de l’Espagne sont parfaitement anticonstitutionnelles – et cela les indépendantistes le savent et c’est la raison pour laquelle ils récusent toute autorité du Tribunal constitutionnel – au nom de la légitimité des aspirations du peuple catalan. Cette aspiration s’est exprimée, selon les promoteurs de la sécession, le 1er octobre dernier. Dans le journal ARA, un quotidien catalonophone indépendantiste, on trouve un article de Josep Domingo Ferrer qui explique que le chiffre de 90% avec 43% de participation est extrapolable : selon son raisonnement, le vote ayant été empêché, il est raisonnable de penser que les 90% de oui dans la proportion des électeurs qui ont voté se serait retrouvée identique avec une participation supérieure. Où l’on fait l’expérience du monde parallèle dans lequel vivent certains militants… Forts de ce « mandat démocratique », Carles Puigdemont, son gouvernement et ses soutiens parlementaires veulent contraindre toute la Catalogne et l’Espagne à un changement forcé. C’est le propre d’une stratégie révolutionnaire.

Le fondement idéologique de l’affaire est la passion nationaliste et identitaire. Elle passe par la distorsion de la réalité et la destruction de l’espace public comme lieu de la discussion raisonnable et rationnelle. La démocratie représentative devient seconde par rapport à une démocratie « populaire » et « directe ». Dans son discours devant le parlement de Catalogne, le 10 octobre dernier, C. Puigdemont a affirmé qu’il y avait un au-delà des règles et que cet au-delà est plus démocratique que les limites que la démocratie s’impose à elle-même pour fonctionner dans un État de droit. Le droit des minorités peut être bafoué au nom de la lutte nationale – et on retrouve là un grand classique du nationalisme ! Depuis les 6 et 7 septembre dernier, le Parlement de Catalogne ne s’est plus réuni qu’une seule fois : le 10 octobre dernier. Il n’y a plus de session de contrôle au gouvernement catalan, plus de sessions plénières. Tout est verrouillé par la présidente du Parlement, Carme Forcadell, ancienne présidente de l’Assemblée Nationale Catalane (ANC), une organisation militante indépendantiste. La démocratie représentative est en danger dans ce laboratoire en fusion politique qu’est devenue la Catalogne. Cette même démocratie représentative est disqualifiée dans la dénonciation de l’application de l’article 155 : mais cette fois-ci c’est la démocratie espagnole qui est visée.

Autre argument à ajouter à notre hypothèse : le positionnement louvoyant de Podemos et de Pablo Iglesias et de sa partenaire et concurrente Ada Colau (maire de Barcelone). L’extrême-gauche s’est dite hostile à l’indépendance et favorable au référendum. Ada Colau avait affirmé quelle irait voter non. Finalement, elle a voté ostensiblement blanc (mais faut-il rappeler qu’il n’y avait ni isoloir, ni enveloppe ?). Podemos a qualifié les décisions du conseil des ministres du 21 octobre d’atteinte à la démocratie espagnole et de nouveau 23-F (c’est la date de la tentative de coup d’État du 23 février 1981). Dans un sidérant renversement dialectique, les instruments de l’État démocratique deviennent des attaques contre la vraie démocratie. Podemos a parfaitement saisi le potentiel explosif de la situation catalane et il est monté dans le train de l’agitation pré-révolutionnaire. Car, contrairement à ce qu’on peut croire de ce côté-ci des Pyrénées, les députés de Podemos ne sont pas à l’aise dans un Parlement libéral. Leur modèle est distinct.

Et je ne parle pas ici des agissements de l’extrême-gauche bolchévique catalane – la Candidature d’Unité Populaire – qui veut conjuguer indépendance et révolution et dont les 10 élus au Parlement de Catalogne sont indispensables à Carles Puigdemont pour compléter sa majorité parlementaire.

La question catalane n’est donc pas que catalane. Elle n’est même plus un débat sur le nationalisme dans ses aspirations légitimes. Elle est une contestation de la démocratie représentative au nom des passions politiques identitaires, des projets de transformation sociale et économique radicaux et aussi par une inconséquente agitation de tous ces ingrédients au profit des intérêts d’une caste politique qui a tout à gagner avec l’indépendance et tout à perdre avec le maintien du statu-quo. Le temps des kamikazes est donc arrivé en Catalogne. Il y a tout lieu de craindre que Carles Puigdemont en sera durablement un exemple historique.

Cet article est publié sous licence Creative Commons 3.0 (BY-NC-ND). Vous pouvez le reproduire en précisant la source (Telos), avec un lien sur cette page.

L'AUTEUR

***Crise en Catalogne : "Ça va durer encore très longtemps"

Pour l'historien Benoît Pellistrandi, le président catalan Carles Puigdemont et le premier ministre espagnol Mariano Rajoy ont voulu gagner du temps.

 Mathilde Goupil - Publié le 26 octobre 2017 à 06h29

 

Après un week-end agité entre la Catalogne et l'Espagne, le feuilleton se poursuit cette semaine. Vendredi 27 octobre, le Sénat espagnol devrait entériner la décision annoncée samedi par le Premier ministre Mariano Rajoy de reprendre la main sur la régionà velléité indépendantiste, en vertu de l'article 155 de la Constitution. Le parlement catalan a, lui, prévu de se réunir ce jeudi 26, avec à la clé une possible déclaration d'indépendance. Benoît Pellistrandi est historien, spécialiste de l'Espagne contemporaine. Pour "l'Obs", il décrypte les enjeux politiques de ces jours-ci en Espagne.

Fin de l'autonomie en Catalogne : la matinée où tout s'est accéléré

Depuis le début de la crise, le président catalan Carles Puigdemont joue la montre, en évitant de déclarer clairement l'indépendance. Pourquoi cette stratégie ?

Carles Puigdemont est à la tête d'un gouvernement et d'une majorité parlementaire que seul l’objectif de l’indépendance maintient unis. Ils doivent se mettre d’accord sur ce qui doit être fait, mais ils ont des divergences de fond. L'arc parlementaire en Catalogne va de l'extrême gauche au centre-droit, il y a donc des lignes de fractures sur la suite, c'est-à-dire le partage du pouvoir dans l'hypothèse d'une Catalogne indépendante.

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La Candidature d'unité populaire (CUP) est un parti d'extrême gauche révolutionnaire, qui veut que l'indépendance soit le prélude à une révolution sociale et politique. Elle est rejointe par les plus radicaux du parti Gauche républicaine de Catalogne (ERC). Mais le Parti démocrate de Catalogne (PdeCAT) de Puigdemont a toujours représenté les intérêts de la bourgeoisie catalane, et ne veut pas être écrasé par la gauche ensuite. 

Ces partis ne sont pas naïfs au point de n’avoir pas compris que la suite serait compliquée. Carles Puigdemont est dans une position d’équilibriste, il faut qu'il soit très prudent. Cela explique sa stratégie : il essaie de faire en sorte que Madrid commette une faute pour recréer l'unité au sein du corps indépendantiste. Ça a fonctionné sur le référendum du 1er octobre [jugé illégal par Madrid, NDLR], et sur la mise en route de l'article 155 ["la pire attaque depuis Franco" a estimé Puigdemont, NDLR].

Carles Puigdemont, l'homme clé du combat pour l'indépendance

Puigdemont a promis qu’en cas de déclenchement de l’article 155, une déclaration unilatérale d’indépendance pourrait être votée par le Parlement catalan. Ce dernier se réunit ce jeudi. Va-t-il être obligé de mettre sa menace à exécution cette fois-ci ? 

Là, clairement, il ne va plus pouvoir jouer la montre. Le vote du 27 octobre au Sénat [qui doit acter le déclenchement de l'article 155, NDLR] est acquis à Rajoy car il dispose de majorité des 4/5e. On peut donc imaginer plusieurs scénarios pour Puigdemont :

  • Le premier, qui a le moins de chance de se produire : il arrive au Sénat [il pourrait être auditionné jeudi ou vendredi avant le vote sur le déclenchement de l'article 155, NDLR] et dit "je me suis trompé, vous avez raison, je ne déclare pas l'indépendance".
  • Dans le second scénario, il annonce qu'il va déclarer l'indépendance sans tenir compte de Madrid. Mais dans ce cas, c'est une rupture totale, qui ne fait que justifier l'application de l'article 155.
  • Un troisième scénario est possible : profitant du fait qu'il est encore président de la Catalogne jusqu'au déclenchement de l'article 155, Puigdemont peut dissoudre le Parlement et convoquer des élections. Mais il pourrait dans un deuxième temps annoncer que ces élections ont pour but de convoquer une Assemblée constituante [chargée de rédiger une Constitution pour une Catalogne indépendante, NDLR]. On serait dans un cas très particulier : les élections seraient convoquées de manière légale, mais l’objet de ces élections deviendrait délictueux.

Dans ce cas, soit Madrid dit "ça ne va pas, on demande quand même le déclenchement de l'article 155" et ces élections n’ont pas lieu. Soit Madrid est d'accord pour jouer l’apaisement. Mais on serait dans un truc insensé : certains députés se considéreraient élus de la République indépendante de Catalogne, et d’autres, élus du Parlement catalan dans le cadre de l’autonomie actuelle.

Ce scénario est la seule sortie de Puigdemont qui puisse encore compliquer les choses. Mais selon la presse espagnole, même s'il annonce des élections maintenant, c'est trop tard, le gouvernement espagnol reprendrait la main. 

Au contraire de la posture de Puigdemont, Rajoy a lui toujours semblé offensif : intervention policière durant le référendum, refus répété d’une médiation, annonce du déclenchement de l’article 155... Là encore, pourquoi ? 

C'est une lecture complètement fausse. Quand il a déclaré l'article 155, il a passé son temps à dire qu’il ne le voulait pas, qu’il avait appelé les autorités catalanes à revenir dans le jeu constitutionnel. Il aurait suffi que Puigdemont annonce des élections anticipées en Catalogne pour qu'il ne demande pas l'article 155. Rajoy a vraiment joué la prudence et le gradualisme. 

Il a adopté la stratégie de la montre car il voulait que le front indépendantiste se fissure. Mais aussi car il a voulu construire un consensus parlementaire contre l'indépendance de la Catalogne : il souhaitait que les socialistes (PSOE) s’impliquent, pour des raisons politiques – ne pas être le seul à porter l’affaire – mais aussi sur le fond. Car s’il y avait été plus fort, il aurait été lâché par les socialistes tout de suite. C’est quand les socialistes se sont rendus compte que les Catalans étaient aussi déterminés, qu’ils se sont décidés à soutenir le gouvernement espagnol [de droite, NDLR]. Mais finalement, personne n'avait envie d'en arriver à l'article 155.

Rajoy va enclencher l'article 155 sur la Catalogne : qu'est-ce que ça veut dire ?

Vous dites que Rajoy s'est montré prudent. Mais il devait bien savoir que, politiquement, Puigdemont ne pouvait pas renoncer ?

Rajoy pensait probablement que le respect de la constitution l’emporterait. Il est beaucoup critiqué depuis 2011 pour n'avoir rien fait pour prévenir la crise actuelle avec la Catalogne. C’est totalement vrai. Mais en 2011, quand il arrive à la tête de l'Espagne, le pays est au bord de la faillite et sa priorité est de redresser la situation économique. On peut déplorer que Madrid n’ait pas offert plus d'autonomie à la Catalogne, mais le Parti populaire de Rajoy n’était sans doute pas en condition d’offrir un nouveau pacte.

Je pense aussi que Rajoy a sous-estimé le caractère déterminé et messianique de l'indépendantisme catalan aujourd'hui. Je suis d’accord pour dire que c'est un homme politique qui n’a pas d’imagination constitutionnelle, qu'il ne met pas en oeuvre un discours politique susceptible d’enthousiasmer les uns et les autres. Au contraire du discours catalan qui a une capacité narrative considérable. Le référendum du 1er octobre a été admirablement mis en scène par le gouvernement catalan, avec des images fausses qui ont circulé. L’opinion internationale, qui ne connaissait pas le dossier, a été choquée [des violences policières, NDLR] et s'est dit : "mais pourquoi les gens n’ont pas le droit de voter ?". 

Référendum en Catalogne : des centaines de blessés et de graves violences policières

Mais les non-indépendantistes se mobilisent enfin. On a un discours politique qui se met en route contre le discours indépendantiste et nationaliste catalan.

De quand datez-vous cette mobilisation des opposants à l'indépendance ?

Il y a toujours eu des non-indépendantistes, mais la date du 8 octobre – quand des milliers de personnes ont défilé contre l'indépendance [à Barcelone, NDLR] – marque sûrement le début de la manifestation d’une Catalogne non-indépendantiste.

Il y a aussi le retour dans le débat de la grande figure du socialisme Josep Borrell, ex-président du Parlement européen et ex-ministre de l'Economie, qui vient de publier "Escucha, Cataluña. Escucha, España" contre l'indépendance. Dans son précédent livre, il démontait tous les arguments économiques de l'indépendance....

(suite)

A priori, l’article 155 sera validé par le Sénat vendredi. Mais dans le même temps, les appels à la désobéissance civile d’institutions catalanes se multiplient. Concrètement, comment la prise de contrôle de la Catalogne par Madrid va-t-elle s'effectuer ? 

Vous posez la très bonne question. On sait juridiquementcomment fonctionne l'article 155, mais concrètement, on ne sait pas. Il y a plusieurs inconnues : par exemple, comment fait-on quitter les ministères au gouvernement catalan une fois qu'il est destitué ? Est-ce qu’on procède par la force ou est ce qu’on coupe juste l’électricité ?
Vous avez aussi le problème des hauts fonctionnaires catalans très politisés : accepteront-ils d’obéir aux ordres de Madrid ? 

Mossos d'Esquadra, médias... Ce que Madrid va reprendre en main

Le gouvernement espagnol veut au plus vite des élections. Deux choses l'intéressent surtout : récupérer le contrôle de l’audiovisuel catalan pour remettre de la "pluralité" (ce qui fait bien rire certains qui assurent qu'il n'y en a pas beaucoup à la télévision nationale), et récupérer le contrôle de toutes les donnés informatiques pour que les indépendantistes ne disposent plus des informations de recensement, des adresses, des données fiscales, etc. Données qu’ils ont utilisé pour organiser le scrutin du 1er octobre.

Catalogne : les 3 scénarios noirs redoutés par la police espagnole

Ce qui est sûr, c'est que ça va durer encore très longtemps. Il n'y aura pas de sortie de crise tout de suite. Même en cas de nouvelles élections : que se passe-t-il s'il y a une majorité indépendantiste ? La crise est partie pour durer très longtemps, et je pense que les événements de ces dernières semaines ont profondément fracturé la société catalane et la société espagnole. Mon sentiment personnel, c’est qu'on va faire face à un champ de ruines politique, social et culturel.

Propos recueillis par Mathilde Goupil

- - -L'impertinent

#NousSommesTousCatalans

 

Il est vraiment grand temps de cesser nos plaisantes conversations de café du commerce sur le pour ou contre l’indépendance. Depuis le 1er octobre, et l’usage disproportionné de la violence policière par Rajoy, c’est devenu hors-sujet : il en va aujourd’hui de la défense de NOTRE démocratie, à nous tous citoyens Européens. Ce qui se passe en Catalogne concerne en effet de très près tous les Européens que nous sommes, contrairement à ce que les grands médias aux ordres veulent faire croire, pour nous désolidariser du sort des Catalans afin que nous ne fassions ainsi pas sur nos gouvernements qui ont fait de Rajoy leur élu.

L’Etat Espagnol (aux mains d’un parti ultra-corrompu et néo-franquiste, à bien distinguer de l’Espagne) est en train de violer allègrement tous les traités fondamentaux en matière de droits de l’homme de l’Union Européenne (UE) comme le rappelait le 3 octobre l’association PEN des écrivains internationaux, à commencer par la Charte des Droits Fondamentaux et la Convention Européenne des Droits de l’Homme.  L’usage disproportionné de la force lors du référendum du 1er octobre a été dénoncé et reconnu par Amnesty International, Human Rights Watch, et même le Conseil de l’Europe qui a demandé l’ouverture d’une enquête qui a été refusé par Rajoy. Normalement ceci aurait dû déclencher des sanctions de l’UE au titre de la procédure de l’Article 7, menaces qu’on fait planer actuellement sur la Pologne pour beaucoup moins que ça dans un anti-fascisme d’opérette : bien caractéristique de la gauche caviar française incapable de mener de réels combats sociaux en dehors de causeries de plateau télé autour des textes de Michéa, de Gramsci ou de Pasolini dont le peuple se fout royalement et à juste titre.

Honte à Libération, le « grand quotidien de gauche » (avec supplément caviar) – véritable torchon de tartufferie bien-pensante aux ordres de l’oligarchie qu’il est devenu sous la nouvelle ère Macron-Drahi – et à son orwellien service de désinformation « Désintox », d’avoir osé titrer après la répression du 1er octobre :« Catalogne : aucun traité européen ne prévoit l’expulsion d’un Etat pour avoir réprimé des électeurs ». On pourrait aussi je crois créer en ce moment un hashtag #balancetoncollabodeloligarchie.  Honte à Manuel Valls, bien représentatif de la tournure autoritaire que prend notre pays depuis Sarkozy, et qui va bientôt pouvoir reprendre du service en petit dictateur ridicule dans les colonies, d’avoir relativisé les violences policières en se référant uniquement à des « images » et en disant qu’en substance ce n’était pas grave « car il n’y avait pas eu mort d’homme » : une belle philosophie fascisante qu’il mit en pratique en faisant tabasser à La Manif pour Tous et durant les manifestations contre la loi travail sans débat parlementaire. Des méthodes devenues aujourd’hui business as usual dans la France Macron-MEDEF où les chômeurs, des « optimisateurs » selon Gattaz, seront bientôt criminalisés (ils le sont déjà symboliquement) au rythme où ça va.

Honte enfin à toute la pseudo-intelligentsia qui monopolise nos plateaux télés et à toutes nos grands âmes généralement si promptes à dénoncer les atteintes aux droits de l’homme lorsqu’elles sont loin de chez nous : et si silencieuses, lorsqu’elles ne sont pas ouvertement supportrices, de la répression en Catalogne par leur ignorance crasse du sujet et leurs lâchetés. Michel Onfray, philosophe de grande surface si représentatif des clowns qui accaparent l’espace médiatique pour y vendre leurs platitudes égocentriques, aurait pu au moins en tant que prétendu « anarchiste proudhonien » s’indigner, lui qui si récemment appelait encore à « décoloniser les provinces françaises« , rien que ça. Mais non, sur michelonfray.com, il ne réagit pas à la Catalogne en nous parlant de Proudhon (et de son rejet total des états-nations, qui avait notamment inspiré la Commune de Paris) mais, dans une divagation totalement hors-sol, de Hobbes, sans un mot de réprobation pour la violence policière et avec même un final en apologie de la monarchie espagnole (imposée par Franco et jamais votée) qui a pris fait et cause pour Rajoy sur la Catalogne de manière très dure. Une apologie confondante d’ignorance puisque cette monarchie est non seulement profondément corrompue (ayant accumulé mystérieusement deux milliards d’euros partant de zéro depuis sa restauration comme l’avait révélé le NY Times) mais aussi responsable (juteuses commissions occultes à la clé visiblement) en VRP des ventes d’armes à l’Arabie Saoudite dont l’Espagne est le 3ème fournisseur mondial. Mais qu’attendre d’autre d’un tartuffe proudhonien, qui fait supporter les coûts de son Université Populaire par la collectivité par des subventions publiques, mais en privatise les profits le plus néo-libéralement possible par de très juteuses ventes de disques de ses conférences ?

Après cette violence policière dont tout le monde a pu être témoin, et qui laissait imaginer que normalement il y aurait un tollé mondial, l’impensable s’est produit : c’est-à-dire que strictement RIEN ne s’est passé, solidarité totale de la France de l’UE avec Rajoy...

(suite)...

Il y a eu ensuite des ahurissantes menaces de mort publiques le 9 octobre – aussi sinistres qu’explicites – du porte-parole officiel du Partido Popular, Pablo Casado, en menaçant Carles Puigdemont de finir comme Lluis Companys, le premier président de la Generalitat, qui fut TORTURE ET FUSILLE PAR FRANCO après avoir été arrêté par la Gestapo en France où il était éxilé, et ce à quelques jours des commémorations de sa mort en Catalogne. Vous imaginez Castaner dire à Mélenchon qu’il va finir comme Jaurès s’il continue ? En Espagne c’est pas d’obscurs groupuscules d’extrême droite qui forment de tels projets, mais un gouvernement en place.

Voilà pour ceux qui douteraient encore du néo-franquisme du Partido Popular, qui a recyclé (avec leurs méthodes criminelles et leur idéologie autoritaire) tous les cadres de l’époque franquiste et leurs rejetons (exemple typique Aznar), qui finance avec des deniers publics la Fondation Franco, qui se bat bec et ongles (avec succès) pour pouvoir conserver partout en Espagne des noms de rues, des monuments, des écoles franquistes. Imaginez en France un parti de droite entretenant la mémoire du maréchal Pétain avec des squares Pierre Laval et des francisques sur les plaques  : non le Partido Popular n’est pas un parti de droite normal, comme peut l’être Les Républicains. S’il n’y a pas de parti d’extrême droite en Espagne, c’est parce que l’extrême droite C’EST le Partido Popular. La toujours très vomitive Revue Eléments, revue de la fachosphère avec laquelle Michel Onfray est désormais cul et chemise, a d’ailleurs dans un récent numéro célébré le putsch franquiste de juillet 1936 par la bataille du siège de l’Alcazar, grand fait d’armes et de propagande franquiste durant la guerre civile. Mais bien sûr « ne diabolisons pas »… mais si seulement l’extrême droite soutenait Rajoy ce ne serait rien. Les vrais fascistes en France ne sont pas hélas qu’au Front National, ce que montre bien le cas catalan et les vagues de sympathie que suscite un gouvernement qui frappe sur des populations pacifiques.

Aucune réaction à ces menaces de mort à l’encontre d’un opposant politique, les médias français ne relayant pas l’info et mentant dès lors, comme ils en ont pris l’habitude sur ce dossier, par omission en s’abstenant de relater les faits contraires à la version officielle.

Tout comme ils mentent par omission en ne disant pas que des sondages très récents montrent que plus de 80% des Catalans, indépendantistes ou pas, veulent décider de leur destin dans un référendum : ceci est en ligne avec le principe de liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes, inscrite au Chapitre 1 de la Charte des Nations Unies, ratifiées par tous les pays y compris l’Espagne, et accordé pacifiquement à l’Ecosse et au Québec. Comme l’a rappelé Carles Puigdemont lors d’un récent passage à France Inter où il fut interviewé par Léa Salamé avec son style habituel (qui lui aurait sans doute valu face à un représentant de Le Média un procès pour diffamation voire en harcèlement, vu leur surprenante vision de la liberté de la presse de simplement poser des questions), ce sont en principe les règles du droit international qui priment sur le droit interne des nations, surtout sur ces questions. Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes que l’UE désormais par Junker nie catégoriquement : mais qui est-il lui sérieusement, technocrate non élu, à la solde de tous les lobbys de la terre, pour dire qu’il ne veut pas de l’indépendance de la Catalogne ?

Escalade dans l’abus de pouvoir anti-démocratique de l’Etat Espagnol, nous avons maintenant depuis le 16 octobre pour la première fois dans l’histoire de l’UE deux prisonniers politiques en Espagne, deux associatifs, enfermés sans aucun procès comme si c’étaient des criminels alors qu’ils n’avaient fait qu’appeler les Catalans à manifester et à voter sans aucune violence: Jordi Cuixat de l’ANC et Jordi Sanchez d’Omnium Cultural, dont nous ne savons strictement rien depuis, et dont l’Etat Espagnol parle dans une novlangue tout à fait totalitaire non pas comme des « prisonniers politiques » mais des « politiques prisonniers ».

Toujours aucune réaction, soutien total de tout le monde – Macron et Junker, les grands amis du peuple que l’on sait, en tête – à Rajoy et silence alourdissant des médias, des politiques, des intellectuels toujours si prompts à donner des leçons de morale au monde entier.

Rappelons tout de même que – si l’Espagne était un véritable état de droit, ce qu’il n’est pas, pas plus qu’il n’est une monarchie constitutionnelle comme le Royaume-Uni autrement plus démocratique (Ecosse, Brexit) – c’est normalement Rajoy et son odieux petit roquet franquiste Soraya Sáenz de Santamaría (qui avait assuré le 1er octobre que la police n’avait jamais frappé qui que ce soit) qui devraient être aujourd’hui en prison :  le Partido Popular étant aujourd’hui considéré en Espagne comme une organisation criminelle et sans doute l’un des partis les plus corrompus au monde. Outre les centaines de cas de corruption aggravée et de détournements de fonds publics du Partido Popular en cours d’instruction et emprisonnement (accompagnés de dix témoins du Partido Popular qui ont mystérieusement trouvé la mort avant de témoigner, et le récent incendie du Palais de Justice de Valence pour effacer les preuves d’un énorme procès en cours), un immense Watergate a été révélé cet été et est en cours d’instruction visant Rajoy et son gouvernement.

Ce qu’on ne sait pas du tout non plus en France, c’est qu’il s’agit là d’un gouvernement qui a orchestré une conspiration politique de déstabilisation avérée de très grande ampleur – dite « Opération Catalogne » – à la veille des élections de 2015 (tout de même remportées par les partis indépendantistes, majoritaires au parlement, mais qui auraient été sans doute majoritaires sans cette conspiration) pour nuire au personnel politique catalan avec un méga cabinet noir composé d’ex-membres de la police politique franquiste et utilisant des fonds publics détournés, et chargés de trouver ou pire de fabriquer de toutes pièces des affaires : un méga-Watergate, impliquant entre autres directement Rajoy et son ex-ministre de l’intérieur, sur lequel n’importe quel gouvernement réellement démocratique aurait sauté. Cette affaire est désormais avérée par une commission parlementaire et les investigations judiciaires sont en cours. En avez-vous entendu parler ?

Aucun grand média français, à l’exception notable de Mediapart qui fait un travail sur ce dossier de qualité, ne contextualise ce qui se passe aujourd’hui en Espagne, au regard du réel coup d’état institutionnel perpétré par le Partido Popular entre 2006 et 2010. En effet, à 120 voix sur 135 (une majorité on ne peut plus claire, les 15 autres étant du Partido Popular) les députés du Parlement catalan avaient adopté en 2006 un Statut d’autonomie, en rien indépendantiste, et tout à fait comparable à ce que Madrid a accordé au pays basque (qui lui il est vrai maniait la bombe) et où en conséquence de cet autonomie l’indépendantisme a virtuellement disparu. Ce Statut avait été approuvé au Cortes, le parlement espagnol. Mais le Partido Popular, ulcéré par un Statut de la Catalogne contraire à son idéologie, a porté cela devant le Tribunal Constitutionnel – entité non-élue donc, et notoirement aux ordres du Partido Popular – qui l’a vidé de sa substance, ce qui a créé un sentiment d’humiliation en Catalogne et un mouvement indépendantiste qui n’existait absolument pas il y a dix ans. Depuis, le gouvernement Rajoy est dans un déni total de la question catalane, refuse tout débat sur le sujet, et rétorque tout ce qui vient du parlement catalan comme notamment des mesures socialement progressistes. C’est véritablement Rajoy et sa clique qui ont créé l’indépendantisme catalan, qui plus qu’une revendication bêtement nationaliste, comme on le croit souvent en France à tort, est très largement une protestation citoyenne contre un état de fait non-démocratique, qui semble à beaucoup de Catalans totalement irréformable.

Voilà qui est Rajoy exactement, et pourquoi lorsqu’il parle de « légalité » et d’ « état de droit », on ne peut que rire ou plutôt pleurer tellement il dupe, en bon escroc, tout le monde. On peut aussi rajouter, dans le registre des pratiques parfaitement illégales, les pressions gouvernementales que reçoivent les banques et les entreprises pour délocaliser leurs sièges, afin de faire croire au monde entier que les entreprises fuient la folie des indépendantistes. Au passage, comme dans son immense érudition Michel Onfray le commentait, la Catalogne n’était-elle pas censée être une région de riches qui ne veulent plus aider les pauvres ? Mais quelle farce on nous sert en France sur ce dossier : l’indépendantisme catalan n’est plus que très marginalement un problème nationaliste et identitaire au sens où en l’entend généralement en France, c’est un indépendantisme politique, républicain, en réaction à une monarchie néo-franquiste ultra-réactionnaire et corrompue, à bout de souffle, et qui voit dans cette histoire catalane une occasion inespérée de détourner l’attention des cas de corruption massives qui devraient normalement en démocratie amener à la dissolution de ce parti, comme l’expliquait bien Podemos cette semaine au Parlement. A noter la totale complicité des socialistes espagnols à Rajoy, qui sont encore pire si c’était possible que les nôtres), Podemos étant réellement le seul parti de gauche en Espagne :Application aujourd’hui de l’article 155 (sans aucune supervision du Tribunal Constitutionnel, qui est de toutes façons notoirement aux ordres de Rajoy et du Partido Popular, et qui édicte les lois qui conviennent au pouvoir et censurent celles qui lui déplaisent) alors que Carles Puigdemont n’a pas dans sa lettre de jeudi déclaré d’indépendance mais a seulement encore une fois demandé le dialogue. Cette application de l’article 155 est donc parfaitement anti-constitutionnelle, mais comme de toutes façons il n’y a pas de séparation des pouvoirs en Espagne, le Tribunal Constitutionnel étant une annexe du Partido Popular, aucun problème. Convocation d’élections visiblement en janvier, mais les Catalans pourront-ils voter pour des partis indépendantistes si c’est derniers sont considérés, comme c’est désormais le cas avec des indépendantistes en prison et d’autres à venir certainement, comme « anti-constitutionnels et séditieux » ? Si une telle censure politique était appliquée ce sera véritablement le basculement définitif de l’Espagne vers l’état policier en dehors de l’éta de droit, et il est fort à craindre que même si cette nouvelle escalade était franchie il continuerait encore d’être soutenu par tout le monde en haut lieu en France comme en UE...

(suite et fin)...

Parmi les mesures annoncées aujourd’hui par Rajoy non seulement l’abrogation de l’autonomie de la Catalogne, incluant la mise sous tutelle de TV3, le FR3 catalan, la seule télévision espagnole offrant une vision discordante (plutôt pro-indépendantiste mais en rien extrêmiste et pluraliste) sur le situation catalane dans un paysage télévisuel espagnol totalement aux ordres de l’Etat espagnol. Nous attendons avec impatience (mais pas trop) les signes de solidarité de leurs confrères français (il est vrai déjà aux ordres). Nous pouvons craindre que ce ne sont que les débuts des attaques contre la démocratie d’ici les élections.

Ce qui se joue aujourd’hui réellement en Catalogne n’est plus l’indépendance de la Catalogne : c’est la liberté et l’impunité (sans sanction de l’UE) d’un Etat de violer tous les traités des droits de l’homme possibles et imaginables au nom d’un prétendu « ordre public ». Lorsque Macron insulte les GM&S et leurs élus en écharpe tricolore de « fouteurs de bordel », lacrymo de CRS en prime (on voit que les élections et le temps des selfies sur des parkings est passé) c’est exactement la même logique : la requalification de droits d’expression démocratiques fondamentaux en trouble à l’ordre public, légitimant la répression policière et le muselage.

La dérive autoritaire et anti-démocratique de l’Etat espagnol nous concerne tous Européens : si on laisse faire ça, en créant un tel précédent, demain ce sera notre tour à tous. Et à bien des égards en France, c’est DEJA notre tour, de manière aussi insidieuse que grandissante.

Les démocraties européennes ont abandonné la République Espagnole à son triste sort en 1936, au motif tout aussi lâche et hypocrite d’une affaire intérieure, et ce fut le terrain d’entraînement des forces de l’Axe pour la seconde guerre mondiale. Bien des horreurs auraint été évitées si la France et la Grande-Bretagne avaient assisté la République démocratiquement élu attaquée par les armées fascistes du général Franco.

Que toute l’oligarchie politique et économique européenne ait choisi Rajoy comme son poulain – alimentant la fabrique à mensonges des appareils médiatiques dominants pour anesthésier les opinions publiques – montre clairement que l’Espagne est aujourd’hui le terrain d’entraînement des régimes anti-démocratiques et autoritaires qui se profilent pour nous tous Français et Européens.

Ne commettons pas la même erreur.

NE LAISSONS PAS TOMBER NOS CONCITOYENS D’UNION EUROPEENNE.

NOUS SOMMES TOUS CATALANS.

#NousSommesTousCatalans

*** Le musée  RIGAUD, Perpignan : 

  • Derniers jours pour Picasso - Perpignan, le cercle de l’intime   ( 1953 - 1955 ) : ouverte jusqu’au 5 novembre prochain, alors dépêchez-vous et venez profitez d’un moment hors du temps dans un lieu magique.
  • Exposition de 11h à 17h30, fermeture le lundi. Musée d’art Hyacinthe Rigaud
    21, rue Mailly - Tél : 04 68 66 19 83 www.musee-rigaud.fr

Horaires

  • 1er juin- 30 septembre : ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30 (Juillet et Août : nocturnes les jeudis et vendredis jusqu’à 21h)
  • 1er octobre – 31 mai : Ouvert du mardi au dimanche, de 11h à 17h30 (fermé le 25 décembre et le 1 er mai)
  • Le musée est ouvert tous les jours, de 10h30 à 19h00
    Fermeture des caisses à 18H00 • Évacuation des salles à partir de 18h45 • Fermeture du musée à 19h.

Tarifs : Les billets d’entrée sont valables la journée entière.

Entrée du musée : 10€ (durant exposition estivale) / 8€ (hors exposition estivale).

  • Réduction, sur présentation d’un justificatif : 8€ (durant exposition estivale) / 6€ (hors exposition estivale) - Demandeurs d’emplois, personnes en situation de handicap, adhérents du COS de la Ville de Perpignan, Adhérents de la médiathèque de Perpignan (année en cours), groupes de plus de 10 personnes, titulaires d’un ticket de bus du jour même.
  • Gratuité, sur justificatif : Jeunes de moins de 18 ans, étudiants de moins de 26 ans, étudiants spécialisés en Histoire de l’Art, Pass culture de l’Université de Perpignan, adhérents du Cercle Rigaud, membres de l’ICOM, titulaires d’une carte presse, bénéficiaires du RSA et du FNS, groupes scolaires, groupes d’institutions médico-sociales, groupes encadrés par les animateurs de maisons de quartier, professionnels du secteur petite enfance.

Carte Pass Musée : 20€

Accès illimité au musée, valable 1 an.

Location tablette pour visite guidée numérique : gratuit

Activités (5 personnes minimum) :

  • Visites guidées (français, anglais) : +3€ - Gratuit pour les moins de 18 ans.
  • Itinérance d’artistes, le musée dans la ville : +5€ - Gratuit pour les moins de 18 ans.
  • Le musée en famille : +3€ - Par enfant.
    1 accompagnateur : gratuit.
  • Atelier parents-enfants : +5€ - Par participant.
  • Conférence : entrée libre dans la limite des places disponibles.
  • Ciné Cercle : entrée libre dans la limite des places disponibles.
  • Rencontre d’auteur : entrée libre dans la limite des places disponibles.
  • Rigaud au jardin : +5€ - Gratuit pour les adhérents du Cercle Rigaud et les moins de 18 ans.

Groupes (10 personnes minimum) :

Accueil sur réservation uniquement.
Vous pouvez télécharger la fiche de demande de réservation sur la page des groupes.
Pour des questions de sécurité, il ne sera pas admis un groupe sans réservation préalable.

  • Tarifs groupes : Entrée : 8€ (durant exposition estivale) / 6€ (hors exposition estivale).
    Gratuit pour les groupes scolaires, accueils de loisirs, instituts médico-sociaux, centres sociaux et secteur de la petite enfance de Perpignan.
  • Visites commentées et ateliers (hors projets spécifiques et/ou subventionnés) :
    À formuler au minimum 2 mois à l’avance, dans la limite des créneaux disponibles.
    +90€ (1h15) / +120€ (2h).
    Toute réservation non suivie de présence et non annulée 48h avant le jour de la prestation sera facturée.

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***Amélie : Retirada 27 oct 2017

 

Un spectacle sur la Retirada à travers 3 générations de femmes...Le spectacle s'est joué à Alenya et se joue vendredi à 21h à Amélie les bains, salle Méditerranée. Ci dessous le mot de Magali.

Le spectacle de Micheline sera joué vendredi 27 octobre à 21h à l’espace Méditerranée d’Amélie les Bains.

Magali Caron

Compagnie Alma  06 41 32 12 93

compagnie.alma@gmail.com   www.ciealma.com

 

***ELNE : Soirées et conférences 

 

Chers amis, membres, partenaires et sympathisants de Terra dels avis,

Beaucoup d'entre vous ont participé aux dernières Journées Européennes du Patrimoine, "Vieux terroirs et Jeunes sèves" les 16 et 17 septembre derniers. 

Nous avons pu ainsi visiter nos anciens terroirs et y découvrir de jeunes agriculteurs. C'était le but de ces journées "Jeunesse et patrimoine" de montrer qu'au-delà de nos terroirs chargés d'histoire, au-delà des difficultés du monde agricole, un renouveau est en train de se mettre en place qui allie passé, présent et futur, et cette perspective est très encourageante. Nous regrettons que certains d'entre-vous n'aient pas pu obtenir de place dans ces visites mais les 32 places par circuit ont été très rapidement réservées. Pour voir l'album de ces journées, vous pouvez aller sur la page Facebook de Terra dels avis, à partir de votre page Facebook, ou suivre le lien : https://www.facebook.com/Terra-dels-avis-421292241322700/ 

 

De plus, une vidéo professionnelle a été faite tout au long de la journée du samedi 16/09; nous allons bientôt la diffuser.

Deux prochaines manifestations sont prévues avant les fêtes de fin d'année:

- Soirée conférence et débat sur le thème: "Quel avenir pour le Canal d'Elne ?" Cette soirée est organisée par le Collectif pour la sauvegarde, la protection et le développement du Canal d'Elne, dont Terra dels avis fait partie. Des spécialistes de l'environnement, de l'agriculture, du droit et du patrimoine nous parleront de ce que représente le Canal d'Elne et ce sera aussi l'occasion pour les élus de préciser leurs actions en cours sur le Canal, après la publication par le Syndicat du Tech d'un SAGE (Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux) dont l'une des mesures pourrait avoir un effet négatif sur le canal. Tous ceux qui le souhaitent pourront également adhérer au collectif. Lundi 30 octobre, 18h. Cinéma Gavroche, Boulevard Voltaire à Elne (face à la mairie). 

- Soirée sur l'élevage ovin dans les Albères, en collaboration avec l'association Terre de liens, autour de l'achat participatif de la ferme de Villelongue dels Monts. Un film de présentation, l'intervention d'un universitaire sur l'élevage méditerranéen et la présence des acteurs de ce beau projet auquel participe Terra dels avis, nous permettront de passer une bonne soirée et de la terminer autour d'un buffet issu de l'agriculture responsable. Vendredi 1er décembre à 18h. Cinéma Gavroche, Boulevard Voltaire à Elne (face à la mairie). 

 

Molt cordialment a totes i a tots,

Le Conseil d'administration de Terra dels avis.

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 08:45
Laroque Polar - A la Frontera - PICASSO à Barcelone - Colloque W. BENJAMIN à Céret, hommage à Joël CAPELLA
Laroque Polar - A la Frontera - PICASSO à Barcelone - Colloque W. BENJAMIN à Céret, hommage à Joël CAPELLA
Laroque Polar - A la Frontera - PICASSO à Barcelone - Colloque W. BENJAMIN à Céret, hommage à Joël CAPELLA
Laroque Polar - A la Frontera - PICASSO à Barcelone - Colloque W. BENJAMIN à Céret, hommage à Joël CAPELLA

Laroque Polar - A la Frontera - PICASSO à Barcelone - Colloque W. BENJAMIN à Céret, hommage à Joël CAPELLA

**Les   amis du musée 1, rue joseph parayre - 66400 Céret

COLLOQUE WALTER BENJAMIN - CÉRET, 28 et 29 OCTOBRE 2017

 

La deuxième session du colloque Walter Benjamin, intitulée "Benjamin et ses anges", organisée en partenariat parles Amis du Musée et le Musée de Céret, se déroulera les 28 et 29 octobre 2017.

Au programme :

samedi 28 octobre à l'auditorium du Musée :

10 h - Ouverture du colloque par Joel Mettay, Président des Amis du Musée et Nathalie Gallissot, Conservatrice du Musée

        - Présentation des conférenciers par Rotraut de Clerck, Frankfurt

10h 30 - "L'Ange de l'Histoire, I", Walter Benjamin Angelus Novus, par Ruthard Stäblein, Frankfurt

12 h - Discussion

12 h 30 Déjeuner

14 h 30 - Walter Benjamin dans l'œuvre de Stéphane Mosès (évocation) par Joel Mettay

15 h - L'Ange de l'Histoire II", à partir du point de vue de Stéphane Mosès, par Regula Tscherrig (Suisse) et Catherine Tehrildjian-Combaluzier (France)

16 h  - Discussion

16 h 30 - Bilan de la journée

17 h - Déplacement à La Capelleta pour une visite commentée par Joel Mettay de l'exposition de Joël Capella (1948-2017) "De la part des anges", réalisée en hommage à Walter Benjamin. Peintures de Joel Capella et sculptures-objets réalisés en collaboration par Joel Capella, Manuela Lucas (Céret) et Carmen Garcés (Màlaga)

18 h - Cocktail offert par les Amis du Musée 

Dimanche 29 octobre à la Salle de l'Union

10 h - Projection du film "Les ailes du désir" (Der Himmel über Berlin) de Wim Wenders (1987), avec Bruno Ganz, Peter Falk, Solveig Dommartin, Otto Sander..

L'histoire de Damiel et Cassiel, deux anges invisibles et immortels, qui scrutent Berlin et errent parmi les humains, jusqu'au jour où l'un d'entre d'eux s'éprend d'une belle et solitaire trapéziste nommée Marion et décide de renoncer à l'immortalité afin de goûter aux plaisirs sensoriels de la vie humaine.

Le film sera présenté par Burghard Schlicht, Frankfurt.

12 h- Clôture du colloque. Apéritif offert par les Amis du Musée

A NOTER : L'exposition "De la part des anges, hommage à Walter Benjamin", en lien avec le colloque, se tient du 24 octobre au 1er novembre à la Capelleta.

L'accès à l'ensemble du colloque (conférences, film, exposition) est gratuit et ouvert à tous.

 

FESTIVAL TRANSFRONTALIER 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


DU ROMAN ET DU FILM POLICIERS
LES 27, 28 ET 29 OCTOBRE 2017 À LAROQUE DES ALBÈRES

 

Ouvert à tous les publics, ce festival du roman et du film policiers permet de découvrir autrement le patrimoine naturel et culturel d’un territoire pyrénéen riche de plusieurs cultures.

Il se nourrit de rencontres avec des auteurs et des réalisateurs par le biais de tables rondes, conférences, lectures, projections cinématographiques en s’appuyant sur les réseaux culturels existants associatifs et institutionnels.

Programme
Samedi 21 à Saint-André ( salle du Préau)

17h : Inauguration de l’exposition d’affiches  de films policiers/ Fonds Lluis Benejam/Figueres
18h : Projection du  film d’Ouverture  « GOOD TIME » de Ben et Joshua Safdie avec Robert Pattinson, Ben Safdie, Jennifer Jason Leigh 

Jeudi  26 à Laroque des Albères ( Médiathèque)

20h : Café  littéraire avec « Les amis de la bibliothèque » autour du roman noir de Victor Del Arbol « Toutes les vagues de l’Océan » Grand Prix de Littérature policière 2015

Vendredi 27 

à Laroque des Albères ( FAC)

15h/17h Histoires Policières «  Enfance/Jeunesse » Lectures avec les associations Lire et Faire Lire, Bulles de Culture et les médiathèques des Albères et Rencontre avec les auteurs Julian Press – Gilles Vincent et  Adrien Anderson suivies d’une séance de dédicaces
18h/21h Apéritif dînatoire musical avec "Chris The Cat" et en vedette américaine, le groupe local "Jack Daniel's and Jeans"

à Figueras/ Médiathèque 

19h : Table Ronde : « Crimes sans frontière » avec Sebastià  Alzamora – José Luis Munoz - Sebastià Bennasar - Josep Torrent et Daniel Hernandez

Présentation Alex Martin

Samedi 28 à Laroque des Albères ( FAC) 

Rencontre avec les auteurs

De 10h à 11h : 
Sebastià  Alzamora
Hélène Legrais

José Luis Munoz
Gilles Vincent

De 11h à 12h : 
Sebastià Bennasar

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Art i memòria. Propostes artístiques contemporànies, 2017

Marco Noris
En la frontera

132 dibujos y pinturas (tinta y óleo), 12 X 17 cm, 2017

Ser y hacer frontera es la principal motivación de este proyecto artístico de Marco Noris. Durante casi un mes, el artista recorrió a pie, siguiendo la línea fronteriza, la sierra pirenaica desde los límites de Andorra hasta Portbou. Una línea geográfica invisible que es el producto de una capa superpuesta de acontecimientos históricos, la cual se hace visible mediante centenares de mojones (mugas) que delimitan la separación entre los estados.

Los itinerarios de Marco Noris tiene un pronunciado carácter experiencial, que se plasma en un ejercicio de pintura au plein air. En este sentido, lo que aparentemente parece una actitud lúdica y contemplativa del artista en relación con el paisaje, se convierte en una acción que adopta la forma de un inventario crítico en torno a la cuestión fronteriza y de todo aquello que se le vincula: refugiados, exilio, exclusión, marginación. O sea, la distancia, la fatiga y las inclemencias del tiempo, sufridas por el mismo artista en su propia piel, adquieren una configuración alegórica que remite a los damnificados de la tierra de ayer, de hoy y del futuro.

Estos dibujos realizados in situ durante el viaje, que se podrían situar entre el diario personal y el registro notarial que reafirma el trazado de la frontera, evocan la conexión visual y emocional del artista con un contexto a la vez inhóspito y fascinante a partir del cual se despliega todo un nuevo escenario de memoria.

www.marconoris.com

*Proyecto producido con el apoyo de BCN Producció’17. La Capella, Institut de Cultura de Barcelona.

Exposición del 28 de octubre de 2017 al 28 de enero de 2018 Espai-hall del MUME

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Art and Memory. Contemporary Artistic Initiatives, 2017

Marco Noris
On the Border

132 drawings and pictures (ink and oil), 12 x 17 cm, and video, 2017

Being and making a border is the main motivation of Marco Noris' artistic project. For almost one month, the artist walked along the border line, following the Pyrenees mountain range from the limits of Andorra to Portbou. An invisible geographic line that is the result of a superimposed layer of historical events that becomes visible through hundreds of boundary stones that mark the separation between the states.

Marco Noris' journey has a pronounced experiential character that takes the form of an exercise in plein air painting. In this framework, what apparently seems to be the artist's playful and contemplative attitude to the landscape becomes an action that adopts the shape of a critical inventory concerning the issue of the border and everything linked to it: refugees, exile, exclusion, marginalisation. In other words, distance, fatigue and inclement weather, recorded by the artist on his skin, take on an allegorical nature that relates to the damned of the past, present and future.

These drawings made in situ during the journey, which could be located between a personal diary and a notary registration that confirms the layout of the border, evoke the artist's visual and emotional connection with a both inhospitable and fascinating environment that gives way to a new scenario of memory.

www.marconoris.com

*Project produced with the support of BCN Producció’17. La Capella, Institut de Cultura de Barcelona.

Exhibition from 28 October 2017 to 28 January 2018 MUME Hall

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25 octobre 2017 3 25 /10 /octobre /2017 07:57
Le maire de Perpignan (à droite) avec Carles Puigdemont (au centre) - photo : M.Sitja - Jean-Jacques LEMETRE
Le maire de Perpignan (à droite) avec Carles Puigdemont (au centre) - photo : M.Sitja - Jean-Jacques LEMETRE
Le maire de Perpignan (à droite) avec Carles Puigdemont (au centre) - photo : M.Sitja - Jean-Jacques LEMETRE
Le maire de Perpignan (à droite) avec Carles Puigdemont (au centre) - photo : M.Sitja - Jean-Jacques LEMETRE

Le maire de Perpignan (à droite) avec Carles Puigdemont (au centre) - photo : M.Sitja - Jean-Jacques LEMETRE

***Puigdemont Carles : l'exil en Roussillon. Chez qui..? 

Pour ne pas être emprisonné, le président de la Generalitat de Catalogne pourrait venir se réfugier dans le 66, ou Département des PO, ou Catalogne française, ou Pays catalan, ou encore Catalogne-Nord... Territoire à définir, j'en perds la tramontane. J'en perds le nord...


Exil, donc ce serait un aveu d'échec du mouvement indépendantiste ? Fuite par crainte d'emprisonnement par le régime fasciste espagnol..? Attention à la délation : souvenons-nous de Companys, arrêté en France et fusillé à Montjuich, à Barcelona... Certains Catalans du Nord sont des traîtres, et avec ce régime français du fasciste Macron, il faut se méfier... Nous revoici comme en 1939, la guerre civile ! Une nouvelle Retirada dans les campements de St-Cyprien ou de Rivesaltes..?

En tout cas, Puigdemont est accueilli par le groupuscule catalaniste de Perpignan, qui prépare la Résistance depuis le Castillet... Courageux, ces militants séparatistes !

JPB

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Aznavour Charles : "Oui, l’immigration peut être une chance."

 

Oui, l’immigration peut être une chance...

En matière d’immigration, Charles Aznavour en connaît un bout, lui dont toute la vie a été placée sous la double appartenance à l’Arménie et à la France. Peut-on dire cependant qu’Aznavour est plus français qu’arménien ou le contraire ? En France, nous aurions tendance à penser qu’il est plus français. Et pourtant en Arménie, la ferveur autour de sa personne pourrait faire penser le contraire. Il semble bien qu’il soit complètement l’un et l’autre. Comment en est-il arrivé là ?

Né en France par hasard, alors que sa famille, en route pour émigrer aux USA  était en escale à Paris, les circonstances ont poussé ses parents à rester sur le sol français. Ainsi, ayant vécu toute sa vie en France, Charles est donc devenu tout naturellement français, et peut-être même plus que nombre de Français ayant des ancêtres depuis plusieurs générations. Il le dit lui-même en février 2013 : « Je suis devenu français d’abord dans ma tête, dans mon cœur, dans ma manière d’être, dans ma langue. »

Pourtant ses parents arméniens lui ont inculqué sa culture familiale à un tel point qu’il avoue le douloureux cheminement de sa démarche : « j’ai abandonné une grande partie de mon arménité pour être français ». Pour lui, cet abandon est indispensable pour pouvoir s’assimiler complètement au pays d’accueil. Le choix est très simple : « Il faut le faire ou il faut partir. »

Si Aznavour, comme nombre de ses collègues du monde du spectacle, est un partisan de l’immigration, il se distancie néanmoins de la plupart d’entre eux par une position claire « contre la régularisation massive des immigrés » (voir Raoul Bellaïche, éditions Archipel). Il soutient une immigration responsable, et souhaite que les immigrés ne viennent que « s’ils sont prêts à épouser le mode de vie français sans chercher à imposer le leur. » Aznavour n’a que des paroles de bon sens. Immigration sans assimilation n’est que ruine du pays.

Il a donc abandonné une partie de sa culture familiale et il est resté en France. Il a choisi la voie de l’effort, du sacrifice, du renoncement à une partie de son héritage familial pour accéder pleinement à la grande famille de son nouveau pays. On voit cela dans sa chanson de 1987, Les émigrants qui décrit bien ce cheminement difficile à force de défricher, de trimer, de sueur, mais aussi de bonheur.

Charles Aznavour n’a pas choisi la France pour ses allocations, ses subventions, ses aides diverses. Il a choisi un pays qui lui a donné sa chance et il l’a saisie. Il est parvenu à se fondre dans son pays d’accueil, sans par ailleurs renier son pays d’origine. Et jamais, il n’a opposé l’un à l’autre.

Au contraire, c’est une magnifique osmose qu’il a réussi à créer entre ces deux pays et ces deux cultures. A Hollywood en août 2017, lors de la cérémonie de l’installation de l’étoile portant son nom sur la Walk of fame (Promenade de la célébrité) il a déclaré : « Je suis Français et Arménien, les deux sont inséparables comme le lait et le café, c'est fantastique d'avoir deux cultures… Le français est ma langue de travail mais ma langue familiale est toujours l'arménien».

Aujourd’hui, en Arménie, par Charles Aznavour, la France est reconnue et appréciée. En Arménie, la langue française occupe une place importante et toute une jeunesse tient en haute estime la chanson française grâce à son phare étincelant qu’est Charles Aznavour.

Nous savons tous l’amour qu’il a pour sa terre natale, amour qui ne s’est jamais démenti tout au long de sa vie. Avec son association  « Aznavour pour l’Arménie » (APA), il a grandement aidé son pays dans les moments difficiles comme le tremblement de terre en 1988. L’Arménie lui a marqué sa reconnaissance en nommant une place de la capitale Erevan, Charles Aznavour Square.

Et pourtant, pourtant, Aznavour est si français, lui qui maîtrise notre culture si profondément, qui sent et ressent cette France jusqu’au tréfonds de son âme, qui a été son ambassadeur culturel pendant des décennies et qui continue à aimer et à chanter de toutes les fibres de son être le pays qui l’a accueilli.

Aznavour a voulu intégrer son pays d’accueil, s’assimiler, devenir français. Animé d’un tel élan, il s’est propulsé jusqu’au centre du noyau dur de la francité où il a produit ses chefs-d’œuvre musicaux qui sont autant d’odes chantées à la France de toujours.

Merci M. Aznavour de votre talent mis au service de votre amour de la France. Merci pour l’exemple que vous donnez aux jeunes immigrants d’aujourd’hui, pour la route que vous leur montrez, pour la voie que vous avez tracée d’une assimilation réussie au plus haut niveau. Nous avons aujourd’hui tant besoin de modèles comme vous !

Bertrand Hourcade, 30.8.2017

** INSTITUT DES ARTS DU MASQUE


Chers amis de l'Institut  bonjour

Dans quelques jours nous ouvrons notre premier grand stage à Limoux 
"Le Corps Musical" avec Jean Jacques Lemetre
pour une riche et exigente rencontre artistique en Haute Vallée de l'Aude

Jean-Jacques LEMETRE

Compositeur, musicien, professeur.
D’origine tzigane par sa mère, ayant travaillé le chant grégorien, et jouant de nombreux instruments, tels la clarinette, le saxophone, l’harmonica ou encore les percussions, ainsi que d’instruments extra-européens, Jean-Jacques Lemêtre puise à toutes les sources musicales, de toutes origines.

Proche collaborateur d'Ariane Mnouchkine, directrice du Théâtre du Soleil, Jean-Jacques Lemêtre est depuis plus de 30 ans, le musicien attitré de ce célèbre théâtre parisien, il compose et interprète toutes les compositions de tous les spectacles de la compagnie.
L’approche de Jean Jacques Lemêtre est unique. Sa musique coule de double source : il y a en lui un lettré qui joue de toutes les partitions savantes, et un tout jeune homme qui joue à mélanger les vents terrestres et les vents marins, le calme et la tempête, les cordes des contrebasses et les cordages des clippers, la vitesse et la langueur, la couleur de Turner et l’aquarelle nerveuse de Ravel, le clapotis moelleux d’un filet d’eau et les lames des symphonies du Nouveau Monde. Tous ces fils, filets, volées de phoques et d’étoiles, ces ampleurs et ces caresses, répandent sur nous l’eau d’une musique nouvelle et inoubliable. 

Il mène parallèlement une carrière de professeur, de musicien et de compositeur. Il est l’auteur de plusieurs musiques de film. Il a également travaillé pour des chorégraphes, pour la télévision et les sites internet. Il vient régulièrement à Montréal et il est actuellement l’invité du Département de théâtre de l’Université du Québec à Montréal, donnant sur le campus des conférences et des stages à l’intention des comédiens et toutes personnes intéressées par le jeu scénique.

Jean-Jacques est un compositeur à l’écoute de l’acteur dans toutes les phases d’exploration et de répétition d'une pièce de théâtre : il habite la scène, au sens où il vit la scène, il la crée, il la modèle à sa manière. Créateur de théâtre, il est dans l’ombre, mais agit souvent en éclaireur. Dès le départ, il est là, présent, attentif à l’acteur : il l’accompagne, le suit pas à pas, à chacun de ses gestes, à chacun de ses mots. Il amène l'acteur doucement vers un chemin, tente une piste, propose une voie. C’est un rapport constant fait de découvertes et de dialogues. 
Jean-Jacques inscrit ainsi comme en filigrane le sentier aérien que l’acteur explore et suit de son corps : il aide ce dernier à dessiner l’espace, à inscrire le temps, le rythme du récit. Il contribue à la gestation, à l’inspiration et à la découverte si bien qu’une fois la pièce créée, le spectacle est indissociable de sa musique. C’est ainsi que Tambours sur la digue fait toujours surgir dans notre esprit cet appel puissant des tambours alors que les musiciens, juchés sur les poutrelles, jouent jusqu’à épuisement le rassemblement des citoyens ; dans Les Atrides, ce sont les entrées des chœurs au rythme de la musique qui surgissent alors que les danses laissent deviner, derrière les pas, le tragique des actions à venir ; pour Caravansérail, c’est la variété des sons, des couleurs et des tons qui se répondent et s’enrichissent de la multiplicité des instruments d’origines culturelles diverses. Moments forts qui ancrent dans l’esprit des spectateurs le visible et l’invisible et font de l’univers de la musique, si vaste soit-il, si multiculturel, un seul champ d’écoute. 
Les origines, les pays, les projets petits et grands, Jean-Jacques fait tout dialoguer. Il se sent à l’aise en tout. Interculturel par nature, son inspiration vient du monde. Tout lui est donné en partage. Son dernier projet, un enregistrement des tonalités du monde entier. Un genre de dictionnaire mondial des sons. Il fallait y penser!  Voulant décrire son art, Hélène Cixous a écrit : «  La musique de Jean-Jacques Lemêtre est méridienne. La longueur du méridien terrestre est à peu près de 40 000 km ». Que dire de plus ? 
Depuis 24 ans, Jean-Jacques collabore étroitement  en tant que compositeur et interprète avec Guillaume Lagnel , directeur artistique de l’IAM sur un grand nombre des créations de la Compagnie l’Arche de Noé. 

Alors qu’il est sollicité aux quatre coins du monde avec “LE CORPS MUSICAL” il a répondu tout de suite avec enthousiasme à cette invitation à Limoux.

Parmi les nombreuses créations et collaborations artistiques partagées, 
leur première création "La Paix, fil à fil" - date maintenant de juin 1993, imaginée et réalisée pour la venue de la célèbre Tapisserie de Marc Chagall à Sarrebourg devant plus de dix mille spectateurs, en étroite collaboration avec l'ensemble de tous les élèves et professeurs de l'école de musique de Sarrebourg en Moselle

A PERPIGNAN - DANS LE SPECTACLE "CARTHAGE" La mémoire des sables
DE GUILLAUME LAGNEL  / ET ARTISTES ASSOCIES DE LA CIE L'ARCHE DE NOE - 
EN OUVERTURE DU FESTIVAL LES ESTIVALES DE MARIE PIERRE BAUX  A PERPIGNAN AU CAMPO SANTO
                ARTS DU MASQUE ET DU GESTE   PATRIMOINE ET CREATION


Le FB ouvert -  de l'Institut  :   Actualités et témoignages... 
https://www.facebook.com/IAM.LIMOUX/?view_public_for=302028096839648

 

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 09:49
Hélène Peytavi (photo JPB) - Robert VINAS à la Generalitat de Perpinya -  Trobades culturams pirinenques : 28 octobre 2017, salle la Bergerie, Ste-Léocadie, Cerdagne
Hélène Peytavi (photo JPB) - Robert VINAS à la Generalitat de Perpinya -  Trobades culturams pirinenques : 28 octobre 2017, salle la Bergerie, Ste-Léocadie, Cerdagne
Hélène Peytavi (photo JPB) - Robert VINAS à la Generalitat de Perpinya -  Trobades culturams pirinenques : 28 octobre 2017, salle la Bergerie, Ste-Léocadie, Cerdagne

Hélène Peytavi (photo JPB) - Robert VINAS à la Generalitat de Perpinya - Trobades culturams pirinenques : 28 octobre 2017, salle la Bergerie, Ste-Léocadie, Cerdagne

« Mountain and sea » d’Hélène Peytavi à la bibliothèque

La mairie de Latour-de-Ca- rol accueille Hélène Peytavi

qui présentera son livre Mountains and sea, le chemin de Walter Benjamin (VOIX éditions, 2017). Mountains and sea propose une relecture sensible du chemin de Walter-Benjamin entre Banyuls et Port-Bou. Le livre opère un détourne- ment de perspective, recons- truit un point de vue qui em- brasse dans son ensemble la totalité du paysage entre mer et montagnes et qui va chercher dans la question de l’exil et de la frontière, sa forme. Et les chemins de Cerdagne n’y sont pas pour rien. « Se nourrissant du

   La TOUR de CAROL  

réel, comme d’une petite musique, partition inachevée du monde, le dessin est juste ce qui se trouve juste devant soi. La couleur et souvent les formes végétales couvrent mes feuilles, lais- sant la part belle à l’impr visation », explique Hélène Peytavi. Dans une forme d’obsession du motif, elle dé- veloppe son travail en série, « Un livre en bandes orga- nisées ! », comme l’auteur se plaît à le définir. Son livre permet de scénariser son travail afin de relier la mon- tagne à la mer, l’exil et la frontière. Le livre se déploie nondudébutàlafinmaisà partir de son centre selon un

travail d’extension, de cons- truction, déconstruction, re- construction du sentier de l’exil à partir d’une histoire naturelle réinventée de la Méditerranée. Il ressemble à un livre de botanique. Mais il est avant tout plastique et poétique Hélène présentera donc sa création ce mardi, ce sera occasion d’échanger autour du livre, du travail de création et d’édition, de pré- senter au public les dessins originaux et tout simplement le plaisir de retrouver les ha- bitants de Cerdagne et d’ailleurs et de boire un verre ensemble.

Frédérique Berlic

Mardi 24 octobre, à 18 h

à la bibliothèque municipale, présentation de Mountains and Sea, en présence d’Hélène Peytavi. Échange avec l’artiste et verre de l’amitié.

 

- - -

 

 

CATALAN indépendant !!!

 

Dis, mon fils, il faut que je te parle ! Ce soir, après la noce, tu vas rentrer dans ta maison avec ta femme. Il faut que je t'explique certaines choses.

- Oui, Papa ­­­­­­

> > > > > > > > > > - Premièrement, tu vas prendre ta femme dans tes bras pour rentrer dans la maison, parce qu'un Catalan c'est fort !

> > > > > > > > > > - Bien, Papa

> > > > > > > > > > ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ - Ensuite, tu vas aller prendre une douche, parce qu'un Catalan, c'est propre !

> > > > > > > > > > - Oui, Papa

> > > > > > > > > > - Puis, tu reviens dans la chambre tout nu, parce qu'un Catalan, c'est beau !

> > > > > > > > > > ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ - C'est vrai, Papa

> > > > > > > > > > Là, tu vas regarder ta femme dans les yeux, parce qu'un Catalan, c'est fier !

> > > > > > > > > > ­­­­­­­­­­­­­­­­ - Oh oui, Papa

> > > > > > > > > > ­­­­­­­­­­­­­­­­­­ - Enfin, tu t'occupes de ta femme toute la nuit, parce qu'un Catalan, c'est amoureux ! Tu m'as compris, mon fils ?

> > > > > > > > > > ­­­­­­­­­­­­­­­­­­ - Oui, Oui, Papa

> > > > > > > > > > Et la noce se passe joyeusement.

> > > > > > > > > > Le lendemain, le Père rencontre son fils dans le village :> > >

> > > > > > > > > > ­­­­­­ - Alors, mon fils, comment s'est passée cette nuit ?

> > > > > > > > > > ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ - Oh bien Papa. Tout d'abord j'ai pris ma femme dans mes bras pour rentrer dans la maison, parce qu'unCatalan c'est fort ! Ensuite, je suis allé prendre une douche, parce qu'un Catalan, c'est propre !

> > > > > > > > > > - Après, je suis revenu dans la chambre tout nu, parce qu'unCatalan, c’est beau, et j'ai regardé ma femme dans les yeux, parce qu'un Catalan, c'est fier !

> > > > > > > > > > ­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­ - Après, j'ai embrassé ma femme partout, parce qu'un Catalan, c'est amoureux ­­­­­­

> > > > > > > > > > - C'est très bien, mon fils, et après ? ­­­­­­

> > > > > > > > > > - Après ....... je me suis masturbé parce qu'un Catalan, c'est autonome et indépendant !

 

 

***Robert VINAS :

Invitation à la présentation officielle à Perpignan de notre livre, édité maintenant en catalan par Dalmau Editor.

Elle aura lieu le mercredi 25 octobre à 18 heures 30, à la Casa de la Generalitat

Agnès et Robert Vinas

 

- - -

***Théâtre municipal de Perpignan :

Madame, Monsieur,

Je me permets de m'adresser à vous, en tant que président de l'ASPAHR (Association de Sauvegarde du Patrimoine et Artistique Roussillonnais), afin de vous alerter sur le devenir du Théâtre municipal de Perpignan.

Si vous ne vous sentez pas concerné(e) par l'objet de ce message, je vous prie de m'excuser de vous importuner.

Dans le cadre du projet d'installation de 800 étudiants en droit, dans le centre ancien de Perpignan, à l'horizon 2020 (en plus des 500 qui vont arriver en décembre prochain), Monsieur le maire de Perpignan a annoncé, à la fin de l'été, que le théâtre à l'italienne édifié en 1812, serait affecté à l'université et transformé en amphithéâtre. Ce projet est d'autant plus étonnant que lors de sa séance du 30 juin dernier le Conseil municipal a délibéré pour la construction d'un nouvel amphithéâtre sur des parcelles vacantes situées sur l'ancien couvent des chanoinesses de Saint-Sauveur. Il semble que des raisons financières aient conduit à ce changement d'orientation.

Du point de vue patrimonial, un changement d'affectation entrainerait nécessairement des travaux de mises aux normes qui conduiraient à dénaturer la salle de spectacle. Du point de vue culturel, cette salle de proximité est un outil indispensable à la création et à la diffusion de la culture dans un quartier qui conjugue de nombreuses difficultés sociales. Une utilisation mixte (amphithéâtre et théâtre) telle qu'envisagée par M. le maire est incompatible et entrainerait à terme la fin de cette salle comme théâtre.

Aussi, le collectif qui s'est créé, à l'initiative de l'ASPAHR, demande à M. le maire de Perpignan de renoncer à son projet et de trouver d'autres solutions pour accueillir les nouveaux étudiants. Cette salle doit être (enfin !) protégée au titre des Monuments historiques et une étude préalable réalisée pour entreprendre les travaux de restauration nécessaires afin que cette salle, victime de travaux fort discutables il y a 30 ans, retrouve tout son éclat.

Nous sommes intervenus auprès de Madame la ministre de la Culture pour qu'elle refuse le changement d'affectation.

Monsieur le maire doit également engager une réflexion avec les acteurs culturels afin de réfléchir à une redynamisation de cette salle de spectacle.

Une pétition, mise en ligne il y a une dizaine de jours, a déjà recueilli 7300 signatures. je vous invite à la signer en cliquant sur le lien : 

http://chn.ge/2zcrHML

 

Je vous remercie par avance.

 

Recevez mes salutations les meilleures.

Jean-Bernard Mathon

Président de l'ASPAHR

 

PS : ne pas répondre sur cette boîte mail. Pour tout contact, envoyer vos messages à : jb.mathon@free.fr ; ou sur la boîte mail de l'ASPAHR :aspahr2017@gmail.com

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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