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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 09:54
Hier jeudi 16/1 au théâtre, X.PY, président de la fac, JM.Pujol,maire et D.Pagès, adjointe à la culture (C) J.P.Bonnel - Vernissage à 100mètres.... - Beaux Arts de Sète
Hier jeudi 16/1 au théâtre, X.PY, président de la fac, JM.Pujol,maire et D.Pagès, adjointe à la culture (C) J.P.Bonnel - Vernissage à 100mètres.... - Beaux Arts de Sète
Hier jeudi 16/1 au théâtre, X.PY, président de la fac, JM.Pujol,maire et D.Pagès, adjointe à la culture (C) J.P.Bonnel - Vernissage à 100mètres.... - Beaux Arts de Sète

Hier jeudi 16/1 au théâtre, X.PY, président de la fac, JM.Pujol,maire et D.Pagès, adjointe à la culture (C) J.P.Bonnel - Vernissage à 100mètres.... - Beaux Arts de Sète

GRAU ne m'a pas répondu...

 alors suis allé voir PUJOL au théâtre municipal universitaire

 

En effet, ma lettre n'a pas eu d'écho auprès de l'équipe du candidat-député (à part une co-listière qui a trop mon texte bon...) : l'article a été beaucoup lu et commenté sur les réseaux, mais n'est sans doute pas encore arrivé au local de Romain G...

Place de la République : le point G...

 

Celui-ci est sans doute conscient d'avoir placé à la tête de la révolte gitane un individu violent, irresponsable, menteur, dans un contexte mafieux.

Le candidat promet beaucoup, mais ensuite il faudra payer, et la pochette-surprise sera peut-être vide... De toute manière, avec la révolte anti-Macron, le candidat La Rép en Marche est déjà battu.

Il faudrait s'allier pour gagner, mais on dirait qu'ici, tout est fait pour conforter le pouvoir en place (le maure) grâce à la division des égos : ces candidats font le jeu de M.Pujol...

 

 

Et celui-ci le sait qui jubilait, hier soir sur la scène du théâtre à usage universitaire. Avec les travaux visibles dans les rues, avec toutes ces inaugurations, le maire tient la corde, il est dans l'actualité permanente et il montre ses réalisations, quand les autres rédigent des catalogues de propositions...

 

Donc il fut un bon acteur, le J.Marc habillé d'un costume bleu, au coeur de théâtre rouge, aux fauteuils écarlates, plus confortables qu'à l'Archipel, mais faut pas être un géant, sinon tu as les genoux dans le dos de la belle bourgeoise devant toi...

 

 

M.Pujol fut bon et sa directrice de cabinet, l'adorable Caroline Sirène, charmeuse et pleine d'humour, dans les coulisses avec moi...si près de moi, est un exemple de tolérance... Et si je basculais vers le nouveau régime pujolesque..? Ah, la trahison ! Et si je m'excusais à propos des horreurs que j'ai écrites sur l'intimité du maire...

Oui, excusez-moi, cher Jean-Marc, la liberté d'expression s'arrête là où commence la liberté intime de l'autre !!!

 

 

En tout cas, il fut bon, autant que le joyeux Xavier PY, qui se félicitait de cette ouverture culturelle aux étudiants. Le public, vieux et réac du centre-ville opinait du chef et de la perruque, tout comme mon voisin et néanmoins ami de Boîte-vaut pas un clou, intermédiaire de spectacle, souteneur de piteux humoristes, qui trouvait la scène présente supérieure à celles qu'il offre, chèrement, aux citoyens ...

Il avait mis son manteau rouge de Père Noël et son chapeau-melon, qui gênait la spectatrice derrière lui, et il a dû alors montrer son crâne lisse et vide...

 

Comment un ancien "socialiste" (à l'époque Amiel-Donat) peut devenir pujolesque, c'est-à-dire opportuniste, vous le saurez en restant fidèle à ce blog irrévérencieux...(il faut l'être car les médias sont de plus en plus conformistes et aux ordres des patrons milliardaires...)

 

Bref tout le monde était content et on avait l'impression que rien n'avait changé ici : le maître de cérémonie n'a pourtant pas dit qu'on avait perdu plus de cent places...que la ville, refusant de faire classer le théâtre comme monument historique, a dû payer les travaux (avec l'agglo, pas avec l'Etat comme cela avait été affiché sur la façade de façon mensongère...que la ville devait pendant 96 ans payer l'entretien et pas l'université...). Les spectateurs, fans du maire, ne savent rien de tout ça et ne veulent pas le savoir... Pourtant J.Bernard Mathon était présent et aurait pu leur dire la vérité... L'écolo A.Langevine était là aussi, mais toujours silencieuse, l'inconnue de la Région, comme l'ombre du maître de céans...

 

M.Pujol a déclaré avoir fait installer des structures pour les handicapés, alors que cela existait avant cette fausse "rénovation", et a dit encore que la salle Cocteau serait bientôt accessible, avec son bar, mais que le public resterait debout... Il a promis le lieu ouvert aux associations culturelles...Chiche, M. Le maire, on verra et merci, et bises à Caroline..

 

J.P.Bonnel.

 

 

 

 

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 06:35
Municipales à Perpignan : un programme pour la culture.

Municipales à Perpignan : un programme pour la culture. 

"Une culture de qualité pour tous."

 

Comme le droit au travail, au logement, à la sécurité, l'accès à la culture pour tous les citoyens est une liberté fondamentale.

 

La culture, ce n'est pas seulement le savoir, l'ouverture pour obtenir un diplôme et un métier, c'est un plaisir (animations, fêtes, spectacles...) et l'ouverture à l'autre, à l'étranger, à d'autres langues et civilisations. C'est, pour les habitants, la possibilité de rencontrer des voisins ou, au contraire, des lointains, dont, sans l'activité culturelle, ils n'auraient jamais soupçonné l'existence et la faculté créatrice.

 

La culture, c'est une façon agréable de devenir citoyen averti et de s'insérer dans le tissu urbain, associatif, collectif...

 

Si la culture coûte cher, elle peut devenir aussi le moteur d'une économie, d'un territoire et, grâce à sa spécificité, son originalité, faire de la ville une "destination", susceptible de faire venir des touristes, des publics nouveaux, permettant de valoriser la cité et de développer le commerce, l'hôtellerie...

 

Avant tout, la culture doit permettre de "ré-enchanter la ville", quand elle ronronne dans ses événements traditionnels (les feux de la Saint-Jean, la Sant-Jordi...), quand elle est est morte et désertée le dimanche...

 

Pour les habitants pauvres ou marginalisés, la bibliothèque (médiathèque centrale, bib. de quartiers, antennes, foyers culturels) est primordiale pour accueillir le public et lui permettre d'accéder aux livres, revues, journaux et médias informatiques.

 

*Première initiative :

La municipalité doit ouvrir la médiathèque le dimanche et tous les jours de la semaine non-stop: cela demande la création d'emplois et le recours à des bénévoles, jeunes ou retraités, animateurs culturels, etc...

 

*Sans revenir en détail sur les suggestions avancées lors de la campagne de mars 2014, que j'ai rassemblées dans un livre (365 jours avec J.M.Pujol, chroniques des Municipales à Perpignan -Les mots en scène éditeur, 14 euros., suivi, en mars 2018, d'un autre Perpignan, une ville en sursis, 18 euros.), je proposerais quelques idées pouvant alimenter le programme d'un candidat et d'une liste citoyenne audacieuse :

 

*Parallèlement à une culture populaire de qualité (accent mis sur les bibliothèques, les actions dans tous les quartiers et surtout les "ghettos" (voir texte), la nouvelle équipe fera de Perpignan une "ville culturelle, catalane et méditerranéenne, ouverte sur l'Europe et le monde" :

 

-Maintenir une création et diffusion culturelle de qualité grâce au théâtre de l'Archipel (collaboration avec d'autres théâtres, création sur place, avant Avignon comme en 2019, ouverture sur les scolaires, comme cela est déjà fait).

 

-Inventer une culture hors du local pour que la ville ait un rayonnement national: Perpignan en a-t-elle les moyens ?

S'inspirer de Montpellier : création du MOCO, qui offre son musée à des collections privées, à des musées étrangers, pour réduire les coûts.

 

-Conserver et développer le Centre d'art contemporain Walter Benjamin, mis à l'arrêt et même à la vente par l'équipe de 2014. Arrêter ce processus et relancer ce centre unique en France (que j'animerais bien volontiers et de façon bénévole,connaissant déjà la pensée du philosophe juif allemand, en tant que président d'une association WB sans frontières, exilée à banyuls, en raison d'une incompatibilité avec le maire actuel...). Un budget de fonctionnement devra être voté pour assurer des expos, la venue de films et de conférenciers. Par là, une voie pour faire de Perpi une destination intellectuelle !

 

-Ressusciter une école d'art municipale. S'inspirer de l'exemple de Sète (voir texte plus bas). Le fonctionnement des anciens BA coûtait un million d'euros, les salaires des professeurs étant réglés par l'Etat. Sète paie les intervenants et bénéficie d'une aide de la mairie...Pourquoi pas Perpi ?

 

-Faire du Théâtre municipal un théâtre local, destiné aux troupes d'ici, du département et du territoire catalan (inviter les acteurs du Sud); après la "rénovation" entreprise par la municipalité en place, il faut voir comment articuler spectacle (le soir), répétitions et cours pour les étudiants en droit...Surprises..?

 

-La culture de haute qualité gratuite pour tous : installer un écran géant sur la façade de l'Archipel (puis du théâtre municipal) pour qu'un public nouveau assiste depuis la rue à des spectacles. Il faudra voir avec la direction, la Sacem, les troupes concernées pou trouver un arrangement: cette offre inédite sera possible, sans doute, pour les spectacles affichant complet. Ce qui est possible pour l'opéra de Vienne (Autriche) ne serait-il pas possible à Perpignan..? Ne soyons pas frileux !!! La culture, c'est aussi l'innovation, la révolution permanentes..!

 

-Conserver les associations qui gèrent le cinéma, le jazz, le disque : à ce propos, grâce à l'action de Jean Casagran (festival du disque, expos Dali...), pensons à l'installation, enfin, d'un musée du disque (des origines à aujourd'hui); il serait installé place du Puig dans l'admirable site de l'ancienne caserne, hélas dans un état lamentable, car les HLM et la ville n'ont pas veillé à une gestion propre de ce bâtiment devenu un immeuble insalubre jonché d'immondices.

Il s'agit du problème général de la propreté à St-Jacques. Il s'agit aussi de reloger les 62 familles qui habitent en ce lieu. La création d'un lieu culturel (le musée du disque et, dans une autre aile, d'un musée des arts et traditions gitanes, ou Roms, ne sera possible que dans la concertation et après une rénovation totale du quartier...

 

-Créer une Sant-Jordi du livre plus ambitieuse, avec colloques, invitations d'écrivains catalans, au lieu de se contenter d'offrir des roses et d'installer des stands. André Bonet serait partant pour développer cet événement culturel de tous les Suds et, en particulier, de toute la Catalogne, en avril...

 

-Créer une nuit blanche ouverte à l'inspiration des artistes locaux. Un nocturne par mois permettant à la population de découvrir gratuitement le musée Rigaud et ses expos temporaires.

 

-Mettre en place un "pass jeunes et un "pass éudiants", comme cela se fait nationalement : une carte annuelle permettant d'accéder à tous les musées, à un spectacle de l'Archipel, du Th. municipal, du Médiator...à trois séances de cinéma (J.Vigo, Le Castillet)...Actions à décider avec les associations et les partenaires privées. Une grande concertation, une assemblée de tous les acteurs culturels est à envisager rapidement pour aller de l'avant !

 

J.P.Bonnel

à suivre...

 

*Sur la création d'une école des Beaux-Arts

 

s'inspirer de celle, municipale, qui existe à Sète et a un gros succès. Je l'ai visitée avec le directeur, grâce à ma fille qui est secrétaire de l'association :

 

*** Association LABAS Les Amis des Beaux-Arts de Sète <labas.association@gmail.com>

 

Cette année, l’association des Amis des Beaux- de Sète (LABAS) a besoin plus que jamais de ses forces vives pour mettre en œuvre tous les projets en cours et à venir !

Ce sera bien sûr un plaisir de continuer à accompagner ensemble cette belle école dans son rayonnement. Il nous faudra aussi soutenir activement le projet de restauration de la demeure qui l’héberge. Les nouvelles sont bonnes de ce côté, on peut dire qu’enfin ça bouge ! Le bâtiment sera sans doute inscrit au titre des monuments historiques par les services du patrimoine de l’Etat et un appel d’offre est lancé pour l’architecture du projet de restauration. Dans cette optique, les personnes intéressées par un travail historique sur l’école des beaux-arts sont encouragées à se manifester pour participer à ce projet.

 

Grâce à vos envies et idées, il y a aussi beaucoup de choses dans le carton.


Nous nous réunirons toute l’année autour du thème « Art et Paysage » et nous continuerons à prévoir de nombreuses activités :

  • Rencontres d’artistes, de collectionneurs, d’amateurs d’art ou de personnes institutionnelles
  • Conférences
  • Visites d’expositions ou de lieux de mémoire
  • Projets botanique et gastronomique autour du parc des beaux arts
  • Participation active à divers événements organisés par l’école
  • Échanges avec d’autres associations d’amis des arts/musées
     

téléphone : 06 17 30 53 16 ou par mail : labas.association@gmail.com

 

Vous trouverez ci-joint le dépliant de l’association avec le bulletin d’adhésion ou de renouvellement à nous renvoyer avec votre participation.

Nous vous attendons nombreux et enthousiastes !

Note : On peut apporter du salé, du sucré ou une boisson, nous dire pour l’organisation.

Catherine Judell-Dufour

Présidente de l’association LABAS

Suivez-nous sur la nouvelle page Facebook: @lesamisdesbeauxartsdesete

 

**Exemple des activités de l'Ecole des BA de Sète en 2017 :

 

PROGRAMME OCTOBRE-DÉCEMBRE 2017

MERCREDI 4 OCTOBRE
18h-19h30
Théâtre Molière, Sète
"Comprendre l'art", 1
er cours d'histoire de l'art

par Sylvie Lagnier, docteure en histoire de l'art, dans le programme de l'Université Nomade des Arts (UNA) initié par l’École des beaux-arts.
Tous les mercredi de 18h à 19h30 (sauf vacances scolaires) soit au Théâtre Molière, petite salle du RDC soit au Cinéma le Palace (24 avenue Victor Hugo).

11 octobre, au cinéma Le Palace 18 octobre, au Théâtre Molière
8 novembre, au Théâtre Molière 15 novembre, au Théâtre Molière 22 novembre, au cinéma Le Palace 29 novembre, au cinéma Le Palace 6 décembre, au Théâtre Molière 13 décembre, au cinéma Le Palace 20 décembre, au Théâtre Molière

Tarifs pour l'année:
100 euros pour les adhérents à l'association LABAS
200 euros pour les non adhérents
Gratuit pour les personnes participants déjà à un atelier à l'école des Beaux-Arts de Sète

Sur inscription : 06-17-30-53-16 ou labas.association@gmail.com

VENDREDI 20 OCTOBRE
9h-16h
Pic de Vissou (Cabrières)
Lecture de Paysage, découverte inédite et surprenante du paysage

Sous la conduite de Jean-Lou Welcome, géologue et paléonthologue ainsi que de deux artistes et enseignantes de l’École des Beaux-Arts Enna Chaton et Armelle Caron.
Trajet en bus : départ à 9h du Pont de la Savonnerie à Sète. Retour à 16h à Sète.
30 minutes de marche pour attendre le Pic de Vissou offrant une vue panoramique à 360°.

Apporter un pic nic et carnet de croquis, aquarelle, crayons. Annulé si mauvaise météo.

Tarif :
5 euros pour les adhérents à l'association LABAS
30 euros pour les non adhérents

Sur inscription : 06-17-30-53-16 ou labas.association@gmail.com (places limitées)

NOVEMBRE

Visite des différentes expositions en compagnie de Philippe Saulle, directeur de l’École des Beaux-Arts et de trois enseignants.
Départ en bus du Pont de la Savonnerie à Sète à 8h30 et retour à Sète à 20h30.

Deux sites à découvrir :
12h visite du Mac
LYON | Cité Internationale, 81 quai Charles de Gaulle, Lyon 6

15h30 visite de La Sucrière | Les Docks, 47-49 quai Rambaud, Lyon 2
Tarif réduit de groupe : 9 euros pour les deux expositions (à régler sur place)

Tarifs:
Gratuit pour les personnes participants à un atelier à l'école et étant adhérents à l'association LABAS
5 euros pour les adhérents à l'association LABAS
30 euros pour les non adhérents

Sur inscription : 06-17-30-53-16 ou labas.association@gmail.com (places limitées)

JEUDI 9 NOVEMBRE Journée (départ 8h30 retour 20h30)
Biennale d'art contemporain Lyon

Visite découverte du parc et de la maison en compagnie de Philippe Saulle.
Avant de devenir l’École des beaux-arts de Sète que nous connaissons aujourd'hui, le bâtiment, construit vers 1830, a eu une destinée particulièrement liée aux artistes et aux Beaux-arts.

Tarif :
Gratuit pour les adhérents à l'association LABAS
15 euros pour les non adhérents

Sur inscription : 06-17-30-53-16 ou labas.association@gmail.com

SAMEDI 18 NOVEMBRE 10h30
École des Beaux-Arts, Sète Visite guidée

DÉCEMBRE

SAMEDI 2 DÉCEMBRE
10h-16h
Visites d'ateliers
Collège Victor Hugo (rue Lakanal) et

Chais Saint-Raphaël (rue Révolution) à Sète

Rencontres et échanges avec les artistes résidant dans les deux sites regroupant des ateliers. Ouverture exceptionnelle de leurs ateliers.
Déjeuner : partage d'un pic-nic dans la cour des ateliers Victor Hugo si la météo le permet.

Tarif :
Gratuit pour les adhérents à l'association LABAS
15 euros pour les non adhérents

Sur inscription : 06-17-30-53-16 ou labas.association@gmail.com

La Culture à Perpignan :

 

** Catalogne : cette culture identifiée (langue, littérature arts, sentiment d'appartenir à un peuple sucé, désir d'apparaître comme une nation), se veut non identitaire, ni raciste, ni xénophobe, ni nationaliste guerrière.

 

Au contraire, ouverte aux autres, à l'Europe, avec son désir d'y adhérer, partant des expériences du local jusqu'aux valeurs de l'universel.

 

Dans la perspective d'une politique nouvelle de la ville, il s'agira d'agir dans le rapprochement des quartiers, des catégories sociales et des "communautés". 

 

Dans le domaine de la musique, favoriser l'installation de coblas sur les places, sur les terrasses au soleil, ainsi que des groupes de gitans, d'adeptes de la rumba ou de danses orientales et de chants juifs.

 

Les traditions à forte valeur mémorielle, culturelle (on ne parle pas de la cargolade, des carrefocs ou des avaleurs d'abricots et des cracheurs de noyaux..) sont à faire connaître aux autres quartiers : desséchantes doivent être favorisés. Ainsi, de la musique classique ou des airs d'opéra place Cassanyes et des choeurs gitans ou maghrébins en coeur de ville...

 

Diffuser la culture de l'autre, l'expliquer de façon à éviter les exclusions, les rejets. Dialoguer loin des terrorismes verbaux, des discours de haine, des violences racistes…

Il ne s'agit pas d'attendre que l'Autre, l'Etranger vienne dans le lieu culturel officiel de la culture domination (le théâtre, la librairie…) : des actions originales de bouquinistes, d'écrivains, de libraires ont été tentées. 

 

* projet (une conférence culturelle sur Mérimée et les Gitans a déjà eu lieu en 2019):

 

De même notre association, en accord avec des responsables gitans et avec le propriétaire du café Le Tanger, place Cassanyes, a mis en oeuvre une série de conférences-dialogues, autour des personnages gitans dans l'oeuvre de Mérimée, point de départ d'une discussion sur l'état du quartier Saint-Jacques…

 

 

- - -

Une réunion sur la culture, par la liste NOU.S a déjà eu lieu en 2019 - compte-rendu dans mon blog :

 

Liste NOU.S pour les élections municipales de mars 2019 - Projet : la culture catalane

 

Nicolas BERJOUAN, tête de liste est l'animateur de cette rencontre citoyenne. Il explique en catalan et en français les motivations à l'origine de cette initiative…

 

Cette liste est un lieu de partage,un instrument de convivialité…Qui sommes-nous ? Des gens qui sont inquiets de l'état de la cité. Cette vision relie l'état de la ville et celui du monde : il s'agit d'un combat local pour des questions globales.

Du local à l'universel, en quelque sorte…

La ville est malade, la ville régresse. Nous sommes pour un changement radical à Perpignan : refaire de cette cité une ville catalane ! Il faut inventer une autre manière de faire de la politique. Ici, M. Pujol est un fossile de la politique !

 

Aucun autre parti ne propose une analyse approfondie de la situation ! La culture est absente de cette vision. Nous somme victimes d'une politique de paupérisation de la culture locale : les sardanes et c'est tout !

Or la culture catalane devrait être une ouverture et s'inscrire dans un contexte régional plus vaste !

 

NOU.S Perpignan, c'est lutter à Perpignan !

Prenons l'exemple de l'école Arrels, dans le quartier du Vernet, un des derniers lieux de mixité sociale à Perpi…

 

Nous avons trois chemins à suivre :

-transmettre la langue, 

-donner des moyens à l'école, sinon la langue et l'identité de la ville mordront… 

-retrouver une ville de fêtes et d'animations culturelles dans les quartiers (exemple du rôle du CEDAC à ses débuts).

 

Pere Manzanares enchaîne en affirmant :

Il ne s'agit pas ici de dresser un catalogue, une liste de "y a qu'à…"

Il y a cent ans, on parlait catalan à Perpignan; à présent la langue est "dans l'oreille" de la nouvelle génération.

Il y eut l'apport des enfants de la Retirada.

Quels sont les moyens dont on dispose pour développer la catalanité ?

Ne pas être dans la surenchère, dans la folklorisation, comme le Rassemblement national, qui n'a pas de programme…

Il faut une ambition forte et du pragmatisme, de la transversalité, pas une attitude verticale d'autorité.

 

En effet, le problème catalan devrait foncerner tout le monde-, mais les résistances sont puissantes : de la part des employés de la ville, en raison de la pression et de la pesanteur du corps administratif.

Il faut du catalan pour tous !

 

Notons l'existence d'une unique centre périscolaire bilingue à Perpignan : il faut développer les actions extra-pédagogiques, les colonies de vacances, les centre aérés avec des animateurs… Créons donc des bourses pour ces jeunes animateurs.

Dans le domaine du tourisme, il faut savoir que les premiers visiteurs viennent du sud : il faut les accompagner, les informer…

Quant aux sports, développons le foyer laïque du Haut-Vernet.

Partout, l'éthique est essentielle : soyons pour le dialogue, la concertation ! 

Nous ne sommes pas pour cette vision du monde à qui tout le monde obéit : il faut décider ensemble.

Ces éclats de programme sont suivis d'une discussion, avec les interventions, par exemple, de Jaume Pol et de Gérard Roger, deux anciens conseillers municipaux, qui dressent un bilan négatif de l'actuelle municipalité…

 

Pour contacter la liste NOU-S PERPIGNAN : 

07 66 50 75 46. contact@nousperpignan.org

www.nousperpignan.org  - et sur les réseaux sociaux…

 

* Autre réunion pour la culture : NOV 9

La Culture à Perpignan, on en parle ?

Public · Organisé par Perpignan Equilibre et Clotilde Ripoull

 

  •  

Samedi 9 novembre 2019 de 14:00 à 17:00

*Perpignan-destination

Point de vue du journal Marie-Claire :

 

Perpignan, nouvelle destination culturelle  

 

Vous allez prochainement passer par Perpignan ? Plus qu’une simple étape bien connue pour ses plages, Perpignan est aujourd’hui une destination culturelle de premier plan avec comme point d’orgue le Musée d’Art Hyacinthe Rigaud. Grâce à une rénovation minutieuse, ce Musée des Beaux-Arts réunit des collections exceptionnelles, mélange de traditions et de modernité, au cœur d’un patrimoine historique unique.

 

 

ENTRE TRADITIONS ET MODERNITÉ

Rénové et ré-ouvert en 2017, le Musée d’Art Hyacinthe Rigaud est l’héritier du Musée des Beaux Arts de Perpignan datant de 1833. Installé dès l’origine dans le vieux Perpignan, il a pris ses quartiers dans deux hôtels particuliers de charme, l’Hôtel de Lazerme et l’Hôtel de Mailly. « Véritable pont entre les traditions catalanes et la modernité d’une ville en évolution, le Musée Rigaud offre une programmation culturelle de qualité toute l’année, aussi bien pour les habitants de Perpignan, fiers de leur patrimoine, que pour une clientèle touristique qui apprécie l’art tout autant que les belles plages du département » annonce Jean-Marc Pujol, Maire de Perpignan.

 

 

UNE IDENTITE RÉGIONALE FORTE

Mettant à l’honneur Hyacinthe Rigaud, célèbre portraitiste de Louis XIV et emblème culturel de Perpignan, le Musée d’Art accueille également des expositions de peintres contemporains : Picasso lors de l’inauguration en 2017, celui-ci ayant séjourné à l‘Hôtel de Lazerme ou encore Raoul Dufy, qui a vécu 10 années à Perpignan. « Nous réunissons des collections permanentes autour de 3 axes : le gothique, avec notre chef d’œuvre le Retable de la Trinité, le baroque, autour de l’œuvre de Hyacinthe Rigaud et enfin le Perpignan moderne, qui a vu séjourner des artistes incontournables tels que Picasso et Maillol » précise Claire Muchir, Conservatrice du Musée d’Art Hyacinthe Rigaud.  

DES EXPOSITIONS SUR-MESURE

Partenaires du Musée d’Orsay, du Centre Pompidou, du Louvre et de biens d’autres, le Musée Hyacinthe Rigaud a désormais sa place parmi les plus grands musées nationaux et bénéficie d’un rayonnement à l’international. Depuis sa réouverture il y a 18 mois, le Musée a enregistré près de 145 000 entrées. « En 2019, nous aurons deux temps forts, conçus spécifiquement pour le Musée. Le premier a lieu de février à mai : une grande rétrospective d’Antoni Clavé, un artiste attaché à la ville de Perpignan. Puis cet été, nous aurons la chance d’accueillir une belle exposition sur Rodin et Maillol, Face à Face » ajoute Claire Muchir.

Avec un espace dédié aux jeunes artistes et un autre aux artistes locaux, le Musée d’Art Hyacinthe Rigaud fait la part belle à l’art moderne local, tout en permettant aux Perpignanais d’avoir accès à une offre culturelle riche, et ce, toute l’année. Quant aux touristes, ceux-ci sont heureux de découvrir Perpignan sous un autre angle, une ville d’Art mettant en lumière son patrimoine architectural et historique.

 

(C) Marie-Claire - LA RÉDACTION EN PARTENARIAT AVEC MÉDIAS FRANCE  LUNDI 18 FÉVRIER 2019

MUSEE HYACINTHE RIGAUD

21 Rue Mailly

66000 Perpignan

Tél. : 04 68 66 19 83

https://www.musee-rigaud.fr/

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 10:31
Forum des associations à Perpignan - Guy Bertrand et la rumba : Céret et Maison de la Région - MA2F et la couleur à Paris
Forum des associations à Perpignan - Guy Bertrand et la rumba : Céret et Maison de la Région - MA2F et la couleur à Paris
Forum des associations à Perpignan - Guy Bertrand et la rumba : Céret et Maison de la Région - MA2F et la couleur à Paris
Forum des associations à Perpignan - Guy Bertrand et la rumba : Céret et Maison de la Région - MA2F et la couleur à Paris

Forum des associations à Perpignan - Guy Bertrand et la rumba : Céret et Maison de la Région - MA2F et la couleur à Paris

L'ASSOCIATION WALTER BENJAMIN présente ce samedi au Forum des associations organisé par le CD 66

 

à Perpignan, site Bourquin, bureaux du CD66, près des bureaux du crédit agricole, face à Auchan, route d'Espagne, de l'autre côté de la route

 

Contact : 06 31 69 09 32

 

Merci d'avoir confirmé votre participation, puisque vous ne pouvez être présent aux réunions de préparation, veuillez trouver ci-dessous les quelques informations indispensables à avoir : 

 

- installation des stands à/c 12h30 samedi. Je ne sais pas encore exactement qu'elle place vous sera affectée, il y aura des stands dans la salle canigou, dans le patio et dehors sous des tentes.

- il y aura un food truck à/c de midi et toute l'après midi

- ouverture au public à 13h30

- il sera possible de se garer sur le parking du site Bourquin (sinon sur le parking de la mairie annexe, à 100m avant le site bourquin)

- il y aura des animations et nous espérons du beaucoup de monde

- fin de la journée 17h30 (mais peut être un peu plus tôt en fonction de l'affluence)

 

le Département organise, le 12 octobre prochain, le forum départemental des associations et du bénévolat. Cet évènement aura lieu à Perpignan (le lieu retenu vous sera prochainement communiqué).

 

Cette journée se déroulera en deux temps forts :

Le matin sera consacré aux associations avec des interventions et des tables-rondes sur le paysage associatif et le bénévolat (inscription à la conférence du matin : à partir de septembre 2019, vous serez informés par mail de l'ouverture des inscriptions).

 

L'après-midi sera consacré à la rencontre des associations et du public avec de nombreux stands et animations pour recruter des bénévoles et présenter les associations à vocation départementale.

Vous souhaitez tenir un stand l'après-midi ? Vous pouvez proposer votre candidature en remplissant le questionnaire ci-après (places limitées soumises à validation):https://wdc.cg66.fr/limesurvey/index.php/813486?lang=fr 

 

www.pass66.fr

Permanences téléphoniques : 04 68 85 89 92 - le lundi, mardi et jeudi après-midi de 14h à 16h30 et le mercredi et vendredi matin de 9h à 11h30

Permanences physiques : 30, rue Pierre Bretonneau (2ème étage) à Perpignan - sur Rendez-Vous

Le samedi 19 octobre pendant la FIAC (la Foire Internationale d’Art Contemporain) 

sera présenté officiellement à Paris dans la célèbre librairie ARTCURIAL – PARIS CHAMPS-ELYSÉES, l'ouvrage de 

 

Marc-André 2 FIGUERES (MA2F) 

LA COULEUR C’EST LA MISÈRE DE LA PEINTURE, publié par BALZAC EDITIONS.

 

DÉDICACE : par MA2F

DATE :  SAMEDI 19 OCTOBRE - de 16H30 à 18H30

 

LIEU : 7 Rond Point des Champs Elysées - 75008 PARIS

 

CONTACT : 0682251764

RÉSUMÉ DE L’OUVRAGE : Marc-André 2 Figueres nous invite à une traversée des apparences qui nous dérobe le monde pour mieux nous le révéler, décapant

la toile du réel jusqu’à la trame ultime, impalpable : la lumière. 

 

Conférence musicale avec Guy Bertrand

 

LES MUSICIENS GITANS DE LA RUMBA

 

Dans la Barcelone des années 1950, des artistes gitans vont être les créateurs de la rumba gitane catalane, un genre musical nouveau qui fait partie des musiques urbaines de cette époque. A Perpignan, vers 60/70, l’oncle Lluis Gimenez et ses neveux Roberto, Mambo et Bruno Saadna vont être les porteurs de ce ces musiques et les diffuser en France, souvent avec la complicité de Los Chavos de Lleida.

 

Avec cet ouvrage, Guy Bertrand concrétise des années de recherche et de réflexion menées en collaboration avec Jean-Paul Escudero, Bernard Leblon et des personnalités musicales de la communauté gitane catalane des Pyrénées-Orientales. Une sélection de photographies exceptionnelles illustrent l’ouvrage et permettent de pénétrer dans l’univers si riche de la rumba gitane.

 

Le samedi 12 octobre, le musée MúSIC accueille le Festival Vendanges d’Octobre d’Alenya, dans le cadre d’un partenariat, pour une visite accompagnée et un atelier musical. Il nous a semblé intéressant de jumeler la présentation de l’ouvrage par Guy Bertrand à cet accueil des festivaliers d’Alenya. Cette signature est cependant ouverte à tous et en accès libre et gratuit.

La demande de classement de la rumba au Patrimoine immatériel de l’UNESCO sera évoquée grâce à la présence de Hervé Parent, fidèle du festival Vendanges d’Octobre.

 

Guy Bertrand sera accompagné de deux musiciens et un chanteur pour émailler sa conférence de pauses musicales.

 

Entrée libre - 11h, rendez-vous à l’accueil du musée -

Contact : Musée des instruments et des cultures du monde 14 rue Pierre Rameil 66400 CERET

contact@music-ceret.com

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 09:40
Jours de folie : L'école et le cinéma à St-Estève - Peintures murales de Casenoves - Forum des Associations à Perpignan - Collioure : Fête des langues
Jours de folie : L'école et le cinéma à St-Estève - Peintures murales de Casenoves - Forum des Associations à Perpignan - Collioure : Fête des langues
Jours de folie : L'école et le cinéma à St-Estève - Peintures murales de Casenoves - Forum des Associations à Perpignan - Collioure : Fête des langues
Jours de folie : L'école et le cinéma à St-Estève - Peintures murales de Casenoves - Forum des Associations à Perpignan - Collioure : Fête des langues

 

 

 

 

10, 11 et 12 octobre 2019

au Théâtre de l'Étang à Saint Estève

L'école et le cinéma

 

Tout le monde a des histoires d’école à raconter !

Livres, ordinateurs, marelle, devoirs, cartables et sacs à dos… : de la petite enfance, à l’adolescence, jusqu’à l’entrée dans l’âge adulte, l’école au cinéma s’est penchée sur tous les âges, de la maternelle à l’université. L’enseignant qui exerce « le plus beau métier du monde » et l’école où il exerce cristallisent toutes les tensions et les évolutions de notre société.

Un critique de cinéma a recensé plus de 150 films sur l’école, de Être et Avoir, en passant par Le maître d’école ou Éléphant, il y a beaucoup à dire sur l'éducation.

Les films sur l’école touchent tous les genres, documentaire (Entre les mursde Laurent Cantet), comédie (Les sous-doués de Claude Zidi), film historique (Saint Cyr de Patricia Mazuy) ou drame (La vague de Dennis Gansel).

Cinq films:

Jeudi 10 octobre, 20h30 Film : Le cercle des poètes disparus

(1989 - 2h08 - VF)

Vendredi 11 octobre, 20h30 Film : Ça commence aujourd'hui

(1999 - 1h57 - VF)

Samedi 12 octobre

 

 

Marcos CARRASQUER

 

"Jours de folie"

Rosa LOY

 

"Préservation du temple"

 

Vendredi 11 octobre 2019

à partir de 18h30

Au CAC àcentmètresducentredumonde

3, avenue de Grande Bretagne. 66000 PERPIGNAN

www.acentmetresducentredumonde.com

Marcos CARRASQUER 

Peintre d’origine espagnol, né en 1959 aux Pays Bas, Marcos Carrasquer vit et travaille à Paris.

« Les peintures de Marcos Carrasquer sont des interrogations sur le caractère construit des choses. À l’image de Max Ernst, l’artiste cherche volontairement « la rencontre de deux réalités distantes sur un plan étranger à toutes deux ». Ce principe d’association irrationnelle de figures hétérogènes, où le bon sens comme la logique font défaut, est proche du « modèle intérieur » que réclame André Breton. Néanmoins, si un mystérieux jeu de correspondances et d’apparences est invariablement tangible dans l’œuvre de Marcos Carrasquer, il ne s’agit pas pour autant de surréalisme. S’émane davantage une confrontation-fusion riche en références historiques et en allégories sur fond de sarcasme".

Lull,2018. Huile sur toile, 200 x 240 cm. Marcos CARRASQUER

 

Rosa LOY, née à Zwickau (République Démocratique Allemande) en 1958, vit et travaille à Leipzig, Allemagne.

"Sa quête d’une nouvelle féminité se nourrit de savoir féminin traditionnel et des mystères qu’il comporte touchant à la nature profonde de l’être humain et de la nature qui l’entoure. Ses compositions picturales foisonnantes de détails et riches de symboles, deviennent ainsi un écho de mythes anciens et de cultures tournées vers le spirituel. Les figures habitant ses paysages et ses jardins oniriques sont exclusivement des femmes, communicant entre elles ou vaquant à leurs activités dans une atmosphère d’amour et de bienveillance. Il y a ici les connotations d’un monde de contes de fées, hanté par des créatures mythiques, de trolls, et traduit en une pratique artistique fille de la poésie et de l’imagination". Karin Pernegger

 

http://www.rosa-loy.de/

Adoration, 2009. Caséine sur toile,110 x 90cm. Rosa LOY

CAC Àcentmètresducentredumonde

3, avenue de Grande Bretagne

66000 PERPIGNAN

La fête des langues à Collioure

 Quelques précisions ci-dessous de Corinne sur le déroulement de "La Fête des Langues"ce samedi. Sinon, il y aura bien sûr au menu la traditionnelle soupe de butternut et du café mais pour le reste chacun amène de quoi casser la croûte et son écoverre et couvert. Ci-joint le répertoire des "Voix libres", 10 langues chantées en 9 chansons.

> - Asimbonanga   (zoulou et anglais)

> - Keçe Kurdan    (Kurde)

> - Imaste dio      (grec)

> - Som                (catalan)

> - La la la            (arabe)

> - La lega            (italien)

> - Dime dónde vas morena  (espagnol)

> - Txoria Txori   (basque)

> - Rue des lilas    (français)

 

Programme 

Toute la journée, 10h /18h

Exposition sur le port

Atelier de création d'un moualaqat 

>

Animation de stands et jeux multilingues

Voyage sensitif et sonore au cœur des musiques des indépendances, des musiques de l'Atlantique Noir...VINIL, DISC I CULTURA !! avec JB- Aljama Disc

 

10h Ouverture

10h30 Visite guidée de l'exposition, des stands de langues et des ateliers 

11h30 Chorale "Les voix libres"

12h Apéro Quizz avec Aljama Disc

et banquet partagé au bout du quai

14h Café débat animé par Pere Manzanares - Radio Arrels, autour de quelques invités de choix

15h 30 Scène ouverte aux langues du monde chantées, contées, dansées ... venez nous offrir quelques notes de vos langues sous forme de lecture ou de chant.

 

Corinne PADROSA

> 06 52 15 53 00

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 12:08
Visages de la Méditerranée - Ciné à la frontière - Christophe Massé - AUB et la république espagnole - Comité de solidarité catalane - Homère à Thuir en catalan -
Visages de la Méditerranée - Ciné à la frontière - Christophe Massé - AUB et la république espagnole - Comité de solidarité catalane - Homère à Thuir en catalan -
Visages de la Méditerranée - Ciné à la frontière - Christophe Massé - AUB et la république espagnole - Comité de solidarité catalane - Homère à Thuir en catalan -

Homère à Thuir en catalan

 

Culture à Thuir

 

 

TROIA, UNA VERITABLE ODISSEA ! Un spectacle théâtral polyphonique pour tous les publics.

La saison 19/20 ouvre ses portes en vous proposant un voyage à travers les épisodes les plus palpitants de L’Iliade et L’Odysée, deux des œuvres mythologiques d’Homère. Trente choristes, dans un décor sur-dimensionné, feront évoluer l’histoire, tout en créant une véritable fusion entre musique et théâtre gestuel. Vous entendrez Bach, Purcell, Haëndel, Mozart, Verdi, Wagner et bien d’autres.

 

 

THEATRE DES ASPRES : un spectacle d’ouverture qui augure un long voyage et une très belle saison !

 

Le spectacle est composé de deux parties bien différenciées : L’Iliade et ses dieux olympiques responsables du sort des hommes, et L’Odysée avec les aventures d’Ulysse. 

 

Troia, una véritable Odissea ! nous parle des préoccupations qui ont toujours troublé l’humanité… la recherche du succès, du pouvoir, de l’immortalité et du besoin d’aimer et d’être aimé. Depuis 3000 ans, nous nous battons toujours pour résoudre ces conflits.

 

La compagnie catalane Cor de Teatre est un ensemble vocal qui sait se libérer des structures conventionnelles pour y incorporer mouvement, action et théâtralité et vient de créer une école pour jeunes interprètes dont l’un des principaux objectifs est d’offrir aux jeunes générations les moyens d’avoir un impact positif sur leur vie et notre société. Avec Troia, la compagnie est en tournée en Catalogne, Espagne, France, Suisse, Belgique et Allemagne.

 

NFORMATIONS PRATIQUES – www.thuir.fr

Renseignements et réservations : 04 68 84 67 87

Entrée : 15€ adulte, 13€ enfant jusqu’à 15 ans

INVITATION /  INVITACIÓ

 

OUVERTURE /  OBERTURA

de la 4éme édition de

> Cinéma à la Frontière <

Rencontres Professionnelles Eurorégionales

Cinéma – Audiovisuel

Avec le soutien de l’Eurorégion Pyrénées-Méditerranée

amb el suport decisiu de l’Euroregió Pirineus-Mediterrània

jeudi 26 septembre 2019 à 15h00

Auditori Josep Irla - Plaça Popeu Fabra, 1 – Girona

 

ECHANGES - ATELIERS - FILMS

INTERCANVIS-TALLERS-FILMS

traduction simultanée / traducció simultània

 

Avec les professionnels du cinéma et l’audiovisuel,

Les enseignants, les intervenants de l’éducation à l’image,

les institutions culturelles et éducatives

 

Amb professionals del cinema i l'audiovisual,

professors, animadors culturals de l'educació a la imatge

i institucions culturals i educatives

 

 

> INSCRIPTION / INSCRIPCIÓ <

 

Vous  souhaitez participer à toutes les propositions des Rencontres

Accès gratuit mais attention places limitées - inscription préalable obligatoire sur :

 

Voleu participar a totes les propostes de les Trobades

Entrada lliure però atenció, places limitades - inscripció recomanada en :

 

<https://framaforms.org/inscription-calf-girona-2019-15672072 

 

Association NORD/SUD FILMS

info@nordsudfilms.com

site <http://www.nordsudfilms.com >

sur Facebook : <https://www.facebook.com/nordsudfilms/

 

 www.librairietorcatis.com

Septembre 2019

 

 

Mercredi 25 Septembre

à 18h00 

Vernissage de l'exposition de Christophe Massé.

 

Dans l'espace d'exposition de la Librairie Torcatis à Perpignan du 23 septembre au 5 Octobre 2019, présentation d'un ensemble de travaux récents, acrylique & divers sur papier, du Journal de la Traversée 3, accompagné d'objets peints.

La Librairie proposera une sélection d'ouvrages, dont les derniers parus chez Paraules, à l'Atelier des Brisants, chez Pierre Mainard éditeur et chez Voix/éditions.

Rencontre avec celles et ceux qui le souhaiteront, le mercredi 25 septembre à 18h00.

C. Massé

www.librairietorcatis.com

en continu sur notre site internet

 

Ahir a la nit al Casal de Perpinyà uns 20 o 25 socis del Comitè de Solidaritat se van reunir

Farem una ressenya més extensa aviat

per ara noteu a les vostres agendes que a davant la situació actual:

  • quasi 2 anys de presó pels Jordis
  • quasi 2 anys d'exili per mig Govern
  • un any i mig de presó per l'altra part del Govern
  • més de 2 anys de persecusions i de repressió

i pel cop d'accelerador que tornen a posar des de Madrid amb noves detencions injustificades

 

el Comitè de Solidaritat Catalana 

convoca una concentració 

al peu del Castellet a Perpinyà

aquest dijous 26 de setembre a 18h30 

-- 

Heu rebut aquest missatge perquè esteu subscrit al grup "Comitè de Solidaritat Catalana" de Google Groups.

Per cancel·lar la subscripció a aquest grup i deixar de rebre els seus missatges, envieu un correu electrònic a comit-de-solidaritat-catalana+unsubscribe@googlegroups.com.

Per veure aquest debat al web, visiteu https://groups.google.com/d/msgid/comit-de-solidaritat-catalana/CALRALnLXkD6jy9FEQAAkT9-NPG5TT%3DuYOek83jGsHBBL1i0r8w%40mail.gmail.com.

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 07:58
Dali - La famille Maureso à Bages (66) - Fête gitane, avec Nick Jimenez (C) Clarisse REQUENA
Dali - La famille Maureso à Bages (66) - Fête gitane, avec Nick Jimenez (C) Clarisse REQUENA
Dali - La famille Maureso à Bages (66) - Fête gitane, avec Nick Jimenez (C) Clarisse REQUENA
Dali - La famille Maureso à Bages (66) - Fête gitane, avec Nick Jimenez (C) Clarisse REQUENA

Dali - La famille Maureso à Bages (66) - Fête gitane, avec Nick Jimenez (C) Clarisse REQUENA

Dérives de la raison : Fête gitane aux Minimes de Perpignan - Maureso, Vigo and Co - A St-André - Institut R. LLULL

EXPO MARESO à BAGES (66)

 

Ce dimanche 8 septembre à 20h fête gitane aux Minimes (Perpignan) gratuit, repas : 6 euros. Rumba et coetera...

 

Septembre à Saint-André

MARDI 10 SEPTEMBRE à 18h

au Préau de la mairie

 

Dans le cadre des Mardis de la Culture

 

Conférence

par Martine CAMIADE "L'Homme faceaux événements climatiquesaux 14e et 19e siècles".

 

Gratuit.

LES PROCHAINES CONFERENCES...

 

Mardi 17 septembre :

"LA BATAILLE DE VALMY" par le Pr Jean-François BOULANGER.

 

Mardi 24 septembre

"HISTOIRE DE LA VIGNE ET DU VIN EN ROUSSILLON" par Pierre Torrès.

 

Mardi 8 octobre :

"HISTOIRE DE LA SORCELLERIE DANS LE ROUSSILLON" par Robert Vinas.

 

GRATUIT

Au Préau de la Mairie à 18h

- - -

 

Institut Ramon Llull/ Newsletter # 100 

 

PARIS,  05/09/2019

SEPTEMBRE 2019 / PARIS, FRANCE

Paris

 

  BUREAU DE PARIS

 

PARIS,  26/09/2019

 

MiRRA, un échange musical entre le jazz des Baléares, de Catalogne et d'Île-de-France

 

En imaginant MiRRA, l’idée du collectif MiRR et de Danger Hill est de créer une dynamique de collaboration entre artistes de différents lieux, sans préjugés, frontières ni contraintes esthétiques. Elle s’incarne pour son volet parisien en deux soirées-concert au Bal Blomet et au Sunside Jazz Club, les 25 et 26 septembre. Avec les groupes Marco Mezquida et Chicuelo, Irene Reig Parisian Trio et Pere Navarro Quintet. Avec le soutien de l’Institut Ramon Llull, l’Institut d’Estudis Baleàrics et la Drac Île-de-France. 

 

RAMONVILLE,  13/09/2019

 

Nouveau focus catalan au festival de rue de Ramonville pour sa 32è édition

 

Depuis 2016, des compagnies catalanes sont régulièrement programmées au sein du Festival de rue de Ramonville, organisé par ARTO. Devant la réussite de l’édition 2018, l’association a décidé de renouveler ce « Focus Catalan » en programmant trois compagnies catalanes en tant que « Compagnies invitées » qui représenteront différents types de spectacles et de disciplines du spectacle vivant catalan. Du cirque contemporain d’Amer i Àfrica, en passant par le théâtre d’intervention de John Fisherman avec Money for free, jusqu’à la danse en espace public de Zum-zum Teatre et Quim Bigas. Du 13 au 15 septembre 2019 à Ramonville, avec le soutien de l’Institut Ramon Llull.

PARIS,  24/09/2019

 

Cours de découverte de la langue catalane à l'Ambassade d'Andorre pour la Journée Européenne de Langues

 

À l’occasion de la Journée européenne des langues, l’Ambassade d’Andorre et la délégation de l’Institut Ramon Llull à Paris proposent un cours de découverte de la langue catalane dans le cadre de la 18ème Semaine des cultures étrangères organisée par le FICEP. Encore une année, fêtez cette journée avec le Passeport pour les langues.

PARIS,  11/09/2019

 

Concert du Quartet Brossa à la Schola Cantorum de Paris

 

La Délégation du gouvernement de Catalogne en France organise à l’occasion de la fête nationale catalane une double commémoration autour de la figure de Joan Brossa, écrivain et artiste visuel lié avec Tàpies au groupe surréaliste « Dau al set », dont on fête le centenaire. Le quatuor de corde qui porte son nom s’inspire de sa créativité, de son irrévérence et de son engagement.

FRANCE,  11/09/2019

 

Nouvelle édition du "Livre des faits" du roi Jaume Ier d'Aragon chez Livre de Poche

 

Après des éditions savantes de plusieurs chroniques catalanes de l’époque, les traducteurs Agnès et Robert Vinas présentent au grand public français cet ouvrage d’une fraîcheur insoupçonné avec une nouvelle édition de poche.

VITRY-SUR-SEINE,  19/09/2019

 

Les chorégraphes catalanes Núria Guiu et Aina Alegre, aux Plateux de la Briqueterie

 

Pour sa 27ᵉ édition, le rendez-vous annuel du centre de développement chorégraphiques de Vitry se transforme en musée des émotions. Cette nouvelle édition centrée sur les états de corps et sur les relations aux autres réunit en trois jours 15 compagnies, dont les Catalanes Núria Guiu Sagarra (artiste Aerowaves Twenty 18) avec Likes et Aina Alegre, installée à Paris avec son Studio Fictif, qui présente sa dernière création : La nuit, nos autres.  Le 19 septembre.

CHARLEVILLE,  27/09/2019

 

« Choses que l'on oublie facilement », de Xavier Bobés et la première de « Bloop ! », de Pep Bou, à la Biennale Mondiale de Marionnettes de Charleville

 

Avec chaque année plus de 250 compagnies du monde entier, la Biennale Mondiale des Théâtre de Marionnettes de Charleville-Mézières se veut capitale mondiale de la marionnette. Après deux focus qui leur ont été consacrés en 2011 et 2015, les compagnies catalanes sont devenues des habituées du festival, autant dans le in que dans le off.  En 2019 c’est l’occasion d’y découvrir l’intime Choses que l’on oublie facilement de Xavier Bobés et la première française de Bloop !, de Pep Bou et ses bulles de savon.

MERCI à Jacques GAUTRAND correspondant à PARIS

 

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 10:32
Autour du ministre Riester, MM.Pujol, Aliot, Grau...

Autour du ministre Riester, MM.Pujol, Aliot, Grau...

Perpignan n'a pas besoin d'un ministre de l'inculture

 

Pour honorer Visa, il est venu, fissa, à Perpignan et surtout motiver les militants de la Rép en marche !

 

Ce commercial promu à la culture (plus personne pour s'adonner à la cul-spectacle, pour agir avec un budget si rétréci...) vient, comme les autres ministres, faire campagne pour les municipales : c'est de bonne guerre...

 

On aurait pu lui parler de culture : les disparitions (Beaux-Arts, Centre Walter Benjamin), les rénovations catastrophiques (Théâtre municipal, Musée Rigaud)...Non, pas intéressant... Il reste l'Archipel, qui sauve l'honneur. Quant à la médiathèque, attendons de voir son nouveau visage...

 

Oui, on aurait pu lui montrer un peu le patrimoine, l'architecture, l'état du quartier Saint-Jacques...Non, les élus, les invités, les expos, le rituel officiel, donc, loin des inquiétudes citoyennes... Au-dessus de la mêlée, ce ministre acculturé qui fait de la figuration..! Quelle misère !!!

 

JPB

 

Franck Riester fait ses études dans deux écoles de commerce : après l’Institut supérieur de gestion, il obtient unmastère spécialisé de management urbain, délivré par l'ESSEC.

 

Il commence sa carrière professionnelle au sein d’un grand groupe d’audit ; il se consacre ensuite au développement du garage automobile familial fondée par son grand-père, et dirige toujours aujourd'hui plusieurs concessions automobiles Peugeot1,2.

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8 août 2019 4 08 /08 /août /2019 09:59
Littérature, art et tauromachie - La corrida a un fonds culturel célébré par des identitaires incultes (à Millas and Co) - Gala et Dali décrits par la romancière Anaïs NIN -

En réponse au discours identitaire des excités de Millas :

la corrida n'a rien à voir avec la Catalogne; d'ailleurs Barcelone interdit ce jeu machiavélique et a transformé ses arènes en commerces...Ce n'est pas une culture quand elle se limite aux cris de pestiférés ayant bu trop de bières, quand elle n'est que souffrance, que spectacle indigne de gens civilisés. La corrida n'est pas notre coutume, notre tradition, notre identité...

Au-delà des origines crétoises, antiques, la tauromachie est tradition espagnole, où s'exacerbent les instincts de mort et de barbarie  d'une idéologie franquiste et fasciste : "Viva la muerte !"

 

JPB

 

*Tauromachie, art et littérature

 

Francis MARMANDE, journaliste pour le journal "Le Monde",  est doué d'un style imagé, dynamique, créatif, dans  ses chroniques de jazz, et aussi, pour (hélas!) ses reportages sur la tauromachie... 

 

C'est la plus littéraire et originale "plume" du journal ! Ancien prof de littérature à Paris, auteur de plusieurs livres envoûtants, F. Marmande vient de donner son sentiment sur l'affaire du Conseil constitutionnel "la corrida dans l'arène constitutionnelle". Il adore ce spectacle barbare, mais son texte est tout en finesse, reprenant les arguments des anti, de façon implicite et poétique : "rituel fantastique. Nous offre la possibilité de voir la comédie qui nous est jouée, la mort en face. 

 

Je n'ai rien à voir avec les traditions, la réaction, la cruauté. Je n'aime pas la corrida." !!! J

'en avais les larmes à l'oeil ! Je ne suis pas, moi, dans la corrida pour l'apprécier! 

J'ai vu une corrida à Céret et c'était boucherie! J'en ai vu une autre à RONDA, berceau de la tauromachie, et n'ai pas apprécié non plus ! Désolé, je suis contre à jamais 

 

Littérature et Corrida (La mise-à-mour de la mort)

 

A l’heure où les traditions taurines reprennent du poil de la bête (Bourg-Madame, projet d’arènes à Perpignan, férias de Céret, Millas…), et où les opposants meuglent, souvent avec humour, il est peut-être temps de s’interroger: « Après les grèves des intermittents du spectacles et les projets du Ministère de la Culture, que restera-t-il de la fameuse exception culturelle française ? Des corridas.. ?

 

Adolescent, j’étais abonné à l’esthétique revue Faenas, qui parle de mort à chaque page. La mort, sans cesse, sous les mots, petite mort, sensuelle, dans toutes ces photos de pleine beauté. J’aimais ce support journalistique, car il parlait de l’été, qui, en terres du sud, est une saison livrée à la course ultime des taureaux.

 Pourtant cette chaleur, cette danse qui saoule, cette musique redondante, pantagruélique et obsédante, vrillante et hallucinogène, tous ces ingrédients, susceptibles de constituer un simulacre poétique, semblent, a priori, incapables de donner naissance à de la littérature. Tout au plus à une sorte de discours qui rimerait avec pensum et torture!

 

Toutefois, je jouissais fortement, par moments, à la lecture des poèmes corridesques de Cocteau ou des pages bovines d’Hemingway ou de Blasco Ibanez. 

 

Mais en même temps, chaque été, à l’annonce d’un spectacle taurin, je me retenais pour ne pas adresser un message anonyme au journal local, afin que cette fête macabre fût annulée: un engin explosif serait placé sous les gradins et la déflagration interviendrait dès l’entrée du premier matador...

 

Rassurez-vous, je manque de courage:  je n’allai jamais jusqu’à ces extrémités; à défaut de griffer les organisateurs, je me contentai de lacérer des affiches, de jeter aux orties des panneaux proclamant l’art et l’habileté des tueurs andalous à “l’habit de lumière”, c’est-à-dire, sang et or. Le sang, oui, et l'ordure, le jaune pisseux ! 

 

 

Douleur, certes ! Cependant, l’animal devrait être fier de partir, lui qui est au centre de ce cérémoniel de rythme et de chorégraphie, pour un monde vierge, qu’il méconnaît, celui de la mort, et dont il n’approche l’indépassable injustice que par l’épreuve de la souffrance. De même que le spectateur ne pense pas au supplice de l’animal, parce que celui-ci ne peut l’exprimer ni par des mots ni par des sanglots, de même le taureau “brave” ignore l’inéluctable issue, le sens de cette clôture festive, excitée par les banderilles du soleil, et qu’on invente autour de lui et de ses pas aveugles.

 

Il ne sait rien des symboles ou des paraboles de ces espèces d’hommes, qui ne savent rien de leur néant, mais qui, pour conjurer leur frayeur, s’inventent des mythes fondateurs,   prétendant, par exemple, que la corrida est un moment mystique où l’individu est confronté avec le sacré et le mystère de la mort. 

 

Dans le temps de la course, dans les libres intervalles dédiés au pain et aux jeux, ils se croient des dieux, parce qu’ils sont nés dans la patrie du soleil, de la musique répétitive et du vin doux. Ils auraient pu, aussi bien, éclore au pôle nord et passer leur vie à grignoter des harengs fumés! Non, leur destin est d’avoir la fièvre dans les yeux, omniprésents, ainsi que dans la tête, qui méconnaît l'intelligence.

 

 

27 JUIN 2014

LITTÉRATURE ET CORRIDA (2) -

CINÉMA DE LA CORRIDA - SOUFFRANCE DES ANIMAUX, JOUISSANCE DES HOMMES

  

 

Rappelons le vernissage demain samedi à 11h de l'expo "Peinture et tauromachie" au MAMOC de Céret - VIALAT vient de déclarer (vendredi à France culture), qu'il n'ira pas à ce vernissage.

Le sien c'est ce soir, vendredi, au musée Fabre de Montpellier : des toromanias, des supports et des surfaces copiées collées de Matisse... Point à la ligne...

 

**Littérature et tauromachie (suite)  :  

En fin de compte, l’animal est, en cette circonstance, le plus fort, le plus à l’aise dans sa peau, car c’est lui qui a le moins peur. Le public, tenu en haleine, se serre dans les gradins pour se sécuriser dans la chaleur fétide et la sueur collective d’une fin de journée auguste; il est tenaillé par la frayeur parce qu’il s’identifie au torero qui, seul, face au monstre massif et corné, ne peut s’ôter de l’esprit l’idée que la fin de la vie est plus douloureuse que le moment physique de la mort. Parfois, je l’avoue, je m’identifie à l’animal, en prenant sa défense ou, du moins, en essayant de me mettre à sa place, mais, franchement c’est une attitude bête, une bête attitude ! Alors, je me remets, je déglutis ma colère, je tente d’excuser l’homme pour ces spectacles sordides et de lui trouver de nobles motifs: il est chez lui, l’aficionado en cette rouge enceinte, puisque sa vie entière est corrida, course contre la montre et la mort, du berceau au travail, du lit au linceul. 

 

Jusque dans l’amour, quand le sexe est épée et le corps mis à mort pour le plus pur des trépas et l’évanouissement passager : la corrida n’est-elle pas exhibition, érection, avec dard du picador, flèches du soleil, parties du torero serrées et érigées en trophée ( le jury demeure machiste car, s’il laissait la place aux femmes, c’est du toréador, engoncé dans son habit d’or, qu’elles réclameraient les oreilles et…), jusqu’à l’orgasme des « belles étrangères », dans les tribunes.. ? 

 

Les artistes, comme Goya, dans La suerte de Varas (l’épreuve des piques), ou Francisco de los toros, ont chanté cette mise-amour de la mort, jusqu’à l’instant où la conscience fabrique les parodies obscènes du carnaval tauromachique: les cartes postales de Picasso constituent une mise à nu de notre barbarie pornographique: l’animal est doux dans sa plus violente bestialité quand l’homme se bestialise dans la mise en scène et le voyeurisme de ses actes sexuels. 

 

Je relisais, pour conforter mon opinion, les Toreros de Salon de Camillo José Cela.

Le livre, grâce à son sous-titre Farce accompagnée de clameurs et de fanfares, donne le ton. L’humour et la justesse sont inscrits de façon insolente dans tout l’ouvrage: Il ne faut pas confondre la Tauromachie de salon avec la musique de chambre, le latin de cuisine, ou quelque autre divertissement casanier... Le Torero de Salon va inventer le véritable taureau, au sens de “l’invention de la Croix”. C’est-à-dire qu’il creuse, pour le trouver, tout au fond de soi-même, dans les obscurités où sommeille le mammifère primordial...”

 

 

Avant, avant...Autrefois, au berceau de la mer achéenne, la bête était puissance, et il fallait l’intelligence de Thésée pour surprendre le Minotaure, puis ressortir de son étable labyrinthique!

Jadis, il y eut le toreo aristocrate d’un Manolete ou d’un Luis-Miguel Dominguin, qui savait travailler, et aussi parler:

« Je suis convaincu que la mort est comme un mètre carré qui tourbillonne dans l’arène. Le torero ne doit pas marcher dessus quand le taureau vient vers lui, mais personne ne sait où se situe ce mètre carré. C’est sans doute cela, le destin. » 

 

Suerte, sort, oui, d’accord, c’est beau, et on sait désormais qu’on ne fait de la bonne littérature qu’avec de mauvais sentiments !

 

De nos jours, reconnaissez-le, le mythe s’est dégradé…

 Les touristes, appelés “les Parigots”, ou les “aficionadeaux”, de Saint-Quentin, de Châtellerault ou d’ailleurs, vont à la corrida comme on rend visite aux Demoiselles d’Avignon : ils viennent, les estivants, pour la troisième mi-temps, pour le bordel ou les bodegas nocturnes; elles viennent, les estivantes de Brel ou de Ferrat, pour les bebidas ou les bibitas... 

 

L’universelle allégorie et la lutte éternelle de l’homme avec la mort, le destin, le soleil rouge et noir, circonscrites au ruedo, ce cercle magique où se déroule de drame, sont à la portée des oisifs analphabètes; ils ne savent rien du flamenco déchirant ou de la danse gitane, morisque et andalouse, ou du duende pathétique et endiablé, mais se grisent à peu de frais de l’air des paso-dobles, des flûtes basques ou des musettes locales... Il est vrai que l’artiste ne peint plus avec les antiques pinceaux acérés; tout n’est plus que tépidité: le torero ne combat plus avec l’épée brûlante de la mort, même si celle-ci est toujours promise dans son cérémonial de carton-pâte, mais il se bat avec un toro écorné, raboté, éreinté déjà, même avant d’entrevoir le toril, l’amphithéâtre, les burladores, ces planches des protections autour de l’arène, le cheval caparaçonné…

 

J’osais, malgré tous ces doutes, déclarer à Enric Catalafrances, l’organisateur des “fêtes taurines" de Collioure, que la corrida pouvait être considérée comme un des beaux-arts. 

C’est en remerciement de ce bon mot, sans doute, qu’il m’adressait chaque été une place gratuite valable pour la temporada...Cette lettre me rappelait celle que recevait chaque année mon grand-père paternel, en raison de sa fonction et de ses titres. 

 

En particulier, j’ai conservé celle qui est datée du 8 août 1951 ; le destinateur en est le “Comité permanent des fêtes de Collioure, organisateur de manifestations taurines, nautiques, artistiques, fêtes vénitiennes et feu d’artifice”:

 M. Le Directeur des Contributions indirectes, le comité se fait un honneur de vous inviter aux manifestations qui auront lieu les 15 et 16 août prochains. Sous ce pli, nous avons l’honneur de vous remettre les cartes d’entrée à la Présidence qui vous sont destinées, ainsi qu’aux membres de votre administration que vous pourriez devoir désigner. Veuillez agréer...Il parlait debeauZarts, mais pensait en secret que cela montrait simplement combien bas était tombé l’art:appelons-le, désormais, lard, et bonbons, nos bouées de graisse, nos poignées de baise, nos bourrelets cancérigènes, nos peu alertes cuisses de cheval...

 

Des écrivains, des grands, hélas, tels que Hemingway, Bergamin, Ibanez, Lacouture, F.Villalon, ont glorifié la corrida.

 Michel Leiris, aussi, à ses débuts, dans Miroir de la tauromachie; cependant, repenti, il a préféré, en écrivant De la littérature considérée comme une tauromachie, y voir une métaphore de l’acte d’écrire: un signe d’authenticité, de rigueur morale, d’absence de complaisance: écrire au risque de déplaire, mais c’était au temps où la corne acérée du taureau garantissait la vérité du spectacle tauromachique...Ainsi, ces écrivains ont pu décrire la tragédie artistique, codifiée, avec ses danses, ses chants, ses vivats et ses passes précises: les véroniques, les naturelles, les passes de poitrine... Elle doit bien être un art, la corrida, puisque le code des impôts stipule de manière poétique et quelque peu ironique que « cette imposition ne frappe pas les différents personnels se produisant dans l’arène. Selon la règle fiscale, les matadores (ou espadas) sont assimilés à des artistes. Ils sont exonérés à ce titre, même si leur activité ne relève pas des œuvres de l’esprit... » 

 

La corrida serait un scandale, un spectacle immoral ? Citons le début de Mort dans l’après-midi :

 

 « A mon avis, d’un point de vue moral moderne, c’est-à-dire chrétien, la course de taureaux est tout entière indéfendable ; elle comporte sans doute beaucoup de cruauté, toujours du danger, cherché ou imprévu, et toujours la mort. Je ne vais pas en tenter maintenant la défense ; je veux seulement dire honnêtement tout ce que je crois être la vérité sur cette question ; cependant, durant ces courses je me sens bien, j’ai le sentiment de vie et de mort, du mortel et de l’immortel, et, le spectacle terminé, je me sens très triste mais à merveille. » Paradoxe puissant, décelable aussi chez S. de Beauvoir, dans La force de l’âge : 

 

« La corrida est justifiée dans son sens original : un animal intelligent travaille à vaincre un animal plus puissant mais irréfléchi ; en ces temps où les paroles coûtent si peu, j’apprécie les épreuves où l’homme engage son corps, dans un corps à corps et je fustige les moralistes bourgeois qui sont de purs esprits. »

 

En ce triste été 2014, où la frustration des spectateurs est à son comble, doit-on espérer que toro et torero, unis dans le destin, ne connaissent pas le sort des festivals de l’été et soient les derniers intermittents du spectacle à nous offrir l’ultime duel, bestial en apparence, mais si proche du sacré ?  

 

Jean-Pierre Bonnel

 

--------

MERCREDI 2 JUILLET 2014, à 18h00 Librairie Torcatis,

   

MANO A MANO

entre Christian Sournia et Michel Cadet

autour des actes du colloque de décembre 2010

LE TAUREAU ET L'HOMME

        L'HOMME ET LE TORO

                DANS LE CINEMA

Ed. Trabucaire

Sous la direction de François de la Bretèque & Christian Sournia

 

Le taureau ou le toro, - ces deux graphies sont signifiantes -

pose un certain nombre de questions essentielles touchant à la

représentation cinématographique et à ses dimensions anthropologiques,

mythologiques, mais aussi sociologiques ou politiques.

 

J.P.Bonnel

(textes publiés en 2014, dans le recueil CatalognArts…)

 

Peinture et tauromachie à Céret - Littérature et corrida - Le blogabonnel

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26 juin 2014 - Torero-J.P.Formica--2011.jpg ... J'en ai vu une autre à RONDA, berceau de latauromachie, et n'ai ... Littérature et Corrida (J.Pierre Bonnel) :.

Littérature et corrida (2) - Cinéma de la corrida - Souffrance des ...

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GALA et Salvador vus par Anaïs NIN

 

 

"…Les Dali sont arrivés, mais ils étaient fatigués et sont montés dans leur chambre…Les Dali parurent au petit déjeuner. Tous deux petits de stature, s'assirent l'un près de l'autre. Tous deux d'aspect peu remarquable, elle dans les tons modérés, un peu passés, et lui dessiné au fusain comme le dessin que ferait un enfant d'un Espagnol, n'importe quel Espagnol, à part l'incroyable longueur de sa moustache. Ils se tournaient l'un vers l'autre comme s'ils recherchaient une protection, à être rassurés, ils n'étaient ni ouverts, ni confiants, ni à leur aise. Dudley était méfiant. Dali était-il vraiment fou ? Etait-ce une pose , Etait-il excentrique spontanément ou par calcul..?

 

 

Ils voulaient que je trouve la solution de l'énorme parce que je parlais espagnol, mais ils n'avaient pas prévu la puissance d'organisation de mme Dali…

 

Les exigences de mme Dali étaient accablantes. John en agit assez de lui faire les courses. Flo se sentait exclus des discussions internationales sur l'art. John était irrité par l'entrain de Dali et son activité incessante. Dali peignait tous les jours en sifflant et en chantant…

Henry était irrité de voir comme Mme Dali dorlotait son mari…J'aimais entendre parler Dali. Il était plein d'inventions et de fantaisies débridées…Me Dali était méfiante à mon égard. Dali m'aimait bien et perdait sa timidité lorsque j'apparaissais. Il me montrait son travail…"

 

 

Anaïs NIN - Journal 1939/44, Stock, pages 61/62.

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 10:35
Politique culturelle à Perpignan : où, l'ancienne harmonie J.M. Pujol- M. Pinell)

Action culturelle à Perpignan - Médiation..?

 

C'est vrai, il y eut de beaux événements, picturaux, musicaux, théâtraux à Perpi, on en va pas contester l'évidence !

On ne va pas revenir non plus sur les gâchis :

* suppression de l'Ecole d'art : Michel Pinell n'a rien dit...Ou plutôt il a contesté l'action des profs et des directeurs successifs...

 

* Défiguration de deux hôtels particuliers (De Lazerme...) pour aboutir à un musée moderne : "On ne peut pas tout garder.", répondit M.Pinell, parlant du patrimoine, pour justifier le nouveau Musée H. Rigaud...

 

* Licenciements du directeur de la culture qui avait engagé des actions au coeur du contemporain (expo aux Minimes, avec le Frac; film et expo sur Walter Benjamin : L'adjoint à la culture était d'accord avec le maire, jugeant que Jordi Vidal était dans l'illégalité, nommant son épouse commissaire d'expo...

 

* Projet de vente du Centre d'art contemporain W.Benjamin : le lieu, après rénovation a coûté un million d'euros; la mairie voudrait le revendre 650000 euros ! Quel bénéfice ! M.Pinell n'a pas bronché et son ami, le candidat Romain Grau ne s'est pas prononcé sur le sujet... Quel candidat promettra de conserver le CAC WB..? 

 

(qu'il sache que je veux bien le gérer, de façon bénévole, avec l'association W.Benjamin, le jury du Prix européen...)

 

* L'adjoint à la culture a enduré pendant cinq ans et a avalé des couleuvres; il a accepté toutes les décisions du maire, après avoir milité activement pour lui en 2014, après avoir entretenu son amitié (lui offrant des livres...). Pourquoi s'est-il révolté lors de l'affaire du théâtre municipal ? Car il n'a pas été consulté...car il fallait choisir une autre voie, quelques mois avant les municipales de 2020..? 

 

M.Pinell a-t-il l'ambition de revenir en tant qu'adjoint à la culture..? Pourquoi a-t-il trahi J.M.Pujol, après avoir été un de ses plus grands thuriféraires..?

A lui de s'exprimer, s'il le désire...

 

JPB

 

- - -

Jean-Bernard Mathon

 

L'université en centre ville / épisode 6.


L'affaire du théâtre municipal.


Les Perpignanais veulent conserver leur théâtre à l'italienne et ils l'ont fait savoir en faisant beaucoup de bruit (pétition avec 9000 signataires, plusieurs rassemblements en 2017 et 2018). Mais le maire n'écoute pas, n'entend pas ; il est obstiné.

 

Pour lui le théâtre doit être dévolu à l'université et transformé en amphi. Les travaux ont été lancés début 2019, sans permis de construire, sans architecte. Le référé suspensif a été rejeté par le tribunal administratif, mais le jugement sur le fond aura bien lieu dans les prochaines semaines ; et on verra bien. Toutes les décisions sur ce projet avaient été votées par l'ensemble du conseil municipal, y compris l'adjoint à la culture. Un massacre patrimonial de plus à imputer à l'équipe municipale. Il y avait d'autres endroits pour édifier un amphi de 450 places demandé par l'université. 

 

Cerise sur le gâteau, lors d'un récent conseil municipal le théâtre est passé dans l'escarcelle de la communauté urbaine ; il n'est plus municipal. Pourtant le centre ville, ses habitants ont besoin de ce lieu de culture !

 

9 juin 2019

 

- - -

Michel Pinell 

 

répond sur son bilan :

 

Chère Madame, juger est toujours facile. Sachez que je suis fier de mon "bilan culturel". Je suis fier de ce que j'ai fait pour tous les Perpignanais durant ces années : 

 

Live au Campo, Expos Picasso, Dufy, Clavé, Maillol Rodin, Charte de coopération culturelle, rénovation totale de la Médiathèque, projet Rigaud / Versailles ... 

 

Et oui, je défends une dame quand elle subit une invective machiste et de cela aussi je suis fier. Et oui, je pense possible de faire de la politique autrement, avec une équipe unie et un mode de gouvernance qui respecte ses citoyens et ses élus. Bravo à vous de vous investir dans la chose publique, vous avez raison de vous mobiliser car, de ce système, c'est ensemble que nous pourrons y arriver. Je suis à votre disposition pour en parler.

(sur Facebook, juin 2019)

AVIGNON à Perpignan

 

Le théâtre de l'Archipel, antichambre du festival d'Avignon, répétitions, finitions...Perpignan, destination culturelle ??

 

FESTIVAL D'AVIGNON

LAURENT GAUDÉ : «A PARTIR DE QUAND UNE FOULE DEVIENT-ELLE UN PEUPLE ?»

Par Guillaume Tion Photo Bruno Charoy

 

— 2 juillet 2019 à 17:36 (mis à jour le 3 juillet 2019 à 09:58)

Dans la pièce «Nous, l’Europe, banquet des peuples», mise en scène par Roland Auzet, le prix Goncourt 2004 appelle à retrouver le caractère épique de l’Union européenne.

 

 

Laurent Gaudé, dans les locaux d'Actes Sud, à Paris, le 20 juin. Photo Bruno Charoy

  

Européennes, deuxième tour. Dans la cour du lycée Saint-Joseph, le poète-auteur-dramaturge Laurent Gaudé et le metteur en scène Roland Auzet s’interrogent sur l’Europe. L’UE techno qui distille sa dose de grisaille à chaque bulletin d’information, certes, mais aussi l’Europe de la fresque historique et ses deux siècles de construction épique. Les deux faces d’une même réalité pour un spectacle où se déploie toute une panoplie de formes. Théâtre, musique ou encore chorale sont proposés par le metteur en scène - lui-même compositeur et percussionniste - dont l’un des combats réside dans la reconnaissance du geste opératique contemporain. Sur un plateau bouillonnant dont on entend d’ici le tapage artistique et l’engagement de la parole théâtrale, comédiens de nationalités différentes et chœur de l’Opéra Grand Avignon entouré d’une quarantaine de chanteurs amateurs raconteront notre Europe sous le regard d’un «grand témoin», voire acteur de la construction, convoqué chaque soir (Susan George, Pascal Lamy, François Hollande…).

Que va-t-il sortir de ce frottement entre les mondes politiques et artistiques ? Laurent Gaudé, prix Goncourt 2004, revient pour Libé sur les enjeux de cette opération hors norme, menée à l’Archipel - scène nationale de Perpignan avant sa venue à Avignon.

Pourquoi s’emparer du sujet de l’Europe ?

En réaction à l’air du temps, au fait que ce qui paraissait inconcevable aux gens de ma génération est apparu possible : l’UE peut se déconstruire. Je voulais dire mon attachement à cette aventure politique, et les colères que je ressens par rapport à des insatisfactions ou des échecs, autrement que dans un essai ou un article de journal, qui ne sont pas mon domaine d’écriture. C’est un poème en vers libre narratif, avec un enjeu d’écriture.

Entre l’européanisme volontaire d’il y a une vingtaine d’années et la défiance généralisée d’aujourd’hui, que s’est-il passé ?

Tout dépend de l’analyse que l’on fait à l’heure actuelle. Dans votre question, il y a l’idée que la situation s’est désagrégée. Est-ce que c’est le cas ? Certes les populismes ont augmenté, Orbán ou Salvini ont brandi leur désir d’une Europe à leur image, ce qui pose le problème sur une autre ligne de front, celle de l’extrême droite. Mais l’Europe s’est aussi élargie et poursuit son aventure. Même chose concernant la lecture des résultats des européennes. On peut dire que Salvini et Le Pen ont fait un carton, mais du point de vue de l’organisation du Parlement, ce scrutin n’impacte pas les grands équilibres.

Comment analysez-vous le désamour européen ?

 

C’est une succession d’éléments. L’épisode grec a endommagé le système : on a vu pour la première fois une Europe qui pouvait être autoritaire vis-à-vis de ses citoyens et tordre le bras aux gouvernements. La question des migrants a aussi beaucoup compliqué la vie des europhiles en Italie. Je pense l’UE coupable d’avoir laissé longtemps le pays se débrouiller avec ce problème. Mais pour nuancer, il ne faut pas tout mettre sur le dos de la construction européenne. La réussite des populismes dépasse la question de la zone Euro. Il y a quelque chose avec le retour de l’homme fort. Aussi bien aux Etats-Unis qu’en Chine ou en Turquie.

La crise européenne n’est-elle pas que le reflet de problèmes internes ?

Oui, et les politiques ont joué sur ce discours en se défaussant sur «Bruxelles qui impose». Je pense que l’expérience européenne existe et se trouve en expansion. C’est une réalité peu évoquée, mais si on se place à hauteur d’homme, on sous-estime et on sous-traite la question du brassage : il y a énormément de familles binationales. La réalité presque familiale de l’europe existe. Ce brassage va augmenter, mais ne passe pas la barre du discours politique. Personne ne dit qu’il y a énormément de binationaux et que l’Europe, c’est aussi ça.

C’est cet aspect familial qui vous a attiré ?

C’est le caractère épique de l’Europe. Nous sommes héritiers d’une histoire qui se trouve être une épopée permanente. Il est fascinant que ce soit le mot qui vienne le moins vite à l’esprit. S’agissant d’Europe, on préfère ennui, administration, lenteur, mollesse. Alors que c’est épique. Pris par petits segments, on trouve l’histoire de l’UE passionnante. Dans sa globalité, on a plus de mal. Ce qui m’accroche, c’est la recherche de ce souffle et ses répercussions sur les destins individuels.

Les gilets jaunes, ça vous parle ?

La question du peuple m’intéresse : à partir de quand une foule devient-elle un peuple ? Parfois, une foule reste une foule, cela donne des jacqueries, et d’autres fois opère une transformation énigmatique : la foule se voit comme une entité souveraine, puissante. On peut alors parler de peuple. Cette question est au cœur de ma pièce précédente, Et les colosses tomberont. En France, le phénomène des gilets jaunes, malgré la réalité de la colère, de la contestation, n’a pas coagulé. Mais c’est peut-être une amorce. Un mouvement peut avoir plusieurs vagues. Nous verrons dans quelques années.

A l’heure des réseaux sociaux et de la libération des outrances, le théâtre est-il encore le lieu de la contestation politique ?

Il n’en a plus l’exclusivité, mais il le porte. Il a ça en lui, dans la nature de l’adresse… au théâtre, des gens s’adressent à un public à un moment présent. Cette nature peut porter le politique, être vecteur du débat. Le théâtre est une caisse de résonance où la parole politique passe très bien.

Vous avez écrit plusieurs versions de Nous, l’Europe ?

Assez tôt, j’ai croisé Roland Auzet. Il a vu dans mon poème un matériau possible pour le théâtre, et via sa compagnie, Act Opus, m’a commandé la pièce. J’ai ouvert un deuxième front, travaillé sur deux textes en même temps : une version poétique, et une version scénique. Ce qui est édité chez Actes Sud n’est donc pas ce qui sera joué. Mais le spectacle sera en réalité une troisième version : la version scénique modifiée par le travail sur le plateau. Et aussi par l’univers de Roland.

On nous bassine tout le temps avec la Neuvième de Beethoven, devenue l’hymne européen, mais l’Europe culturelle, ce serait quoi ?

Peut-être pas la Neuvième de Beethoven, justement. C’est un point de vue que nous partageons avec Roland, par ailleurs très impliqué dans la musique contemporaine. Cet hymne qu’on brandit ne semble pas naturel. Comme si, devant nécessairement choisir un air irréfutable, on s’était tourné vers Beethoven. Cela montre d’ailleurs bien ce dont les peuples ne se sont pas encore emparés. Normalement, l’hymne vient de la base, la colère devenue étendard. On nous a dit que c’était la Neuvième… pourquoi pas, mais ce n’est pas tripal. D’ailleurs, Roland propose un autre hymne pour l’Europe.

Lequel ?

Il faudra venir voir le spectacle !

Nous, l’Europe, banquet des peuples de Laurent Gaudé mise en scène de Roland Auzet dans la cour du lycée Saint-Joseph, du 6 au 14 juillet à 22 heures.

 
Samedi 13 Juillet à partir de 11h
Rencontre HENRI SAGELOLI
pour son ouvrage paru aux éditions Paraules
GILLES OLRY


En présence de Gilles Olry

Bien cachés, chacun dans son coin, les peintres roussillonnais ont rarement été à l’honneur. Dans le but d’augmenter leur visibilité, nous avons créé une page Facebook et invité les plus reconnus. La plupart ont répondu favorablement en nous permettant de dévoiler au quotidien leur œuvre et leur image. Le nombre de peintres qui adhèrent à ce projet de support commun, augmente lentement, par cooptation : c’est un travail spécialisé et bénévole.
 
 
 

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5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 11:32
Entrée de l'Ubu - Adel et Amiel - Salle de réunion - Tableaux de Joce Lachenardière - Affiche pour le 25 mai
Entrée de l'Ubu - Adel et Amiel - Salle de réunion - Tableaux de Joce Lachenardière - Affiche pour le 25 mai
Entrée de l'Ubu - Adel et Amiel - Salle de réunion - Tableaux de Joce Lachenardière - Affiche pour le 25 mai
Entrée de l'Ubu - Adel et Amiel - Salle de réunion - Tableaux de Joce Lachenardière - Affiche pour le 25 mai
Entrée de l'Ubu - Adel et Amiel - Salle de réunion - Tableaux de Joce Lachenardière - Affiche pour le 25 mai

Entrée de l'Ubu - Adel et Amiel - Salle de réunion - Tableaux de Joce Lachenardière - Affiche pour le 25 mai

L'UBU, café littéraire… restau, lieu de concerts, de conférences, de dialogues, etc...

Endroit mythique, culturel, symbole de la mixité sociale, à mi-chemin, dans le centre historique, entre la ville bourgeoise et le ghetto gitano-maghrébin de Saint-Jacques...Zone humaine et architecturale insolite où s'installe la nouvelle faculté de droit...

 

40 Place Hyacinthe Rigaud, 66000, Perpignan.

+33 4 68 80 03 67

Associés : Claude Pichaud, Hélène Perpere et Aadeel Essaadani

 

"…au menu des concerts de jazz, des conférences (comme la conférence des journalistes Fabien Palem et Nicolas Caudeville, sur les grands procès de Madrid des prisonniers politiques catalans, ou  la présentation le dimanche 9 juin du livre de Guy Bertrand "Rumba Gitane" avec expo photo et concert), des expositions, voir des émissions en direct sur facebook .

 

Un bar bien achalandé de vins, de bières de toutes les couleurs, café, thés, chocolat et en attendant la cuisine: des petits déjeuners de pains grillés, beurre et confiture, des planches charcuteries/ fromages ou des sandwichs !

 

 l'équipe Claude Pichaud, Hélène Perpere et Aadeel Essaadani. " (extrait par Nicolas Caudeville - cf. L'Archipel contre-attaque)

 

***Le 25 mai à 18h30, Hanna Fiedrich lit et joue le livre Le chemin ultime de Walter BENJAMIN, extraits de la mort à Port-Bou (éditions Cap Béar )

 

Enfin un endroit différent et nouveau à Perpignan. La déco est super, les habits sont magnifiques et en plus la nourriture est bonne....Tout ça avec un sourire. A visiter tout de suite.

 

Super accueil, décor très original et un menu hors de l'ordinaire :

 

Une fois la porte franchie, vous êtes dans les mains de l'adorable patronne qui, avec son sourire charmante vous invite à la détente. Elle explique le menu du jour et l'accompagne d'une excellente sélection de vins bios de la région. Avec mon compagnon, nous avons dégustées la crémeuse soupe à l'oignon à l'ancienne avec ses croûtons gratinées, les quenelles de poulet fait maison - un délice servit avec des blettes et du potiron dorées au four - j'ai opté pour la pomme (fruit) au four entrecoupée d’un fondant de roquefort sur un nid de boulgour agrémenté de dès de légumes - le dessert - une sélection de la maison avait l'air excellent aussi, malheureusement nous n'avions pas le temps de le tester. 


L'ambiance est séducteur, la patronne Irlandaise a pensée a tout - le coin enfants qui ne dérange personne, le coin détente avec canapés en velours, les tabourets proche du bar ainsi que la belle terrasse extérieur avec les petite tables a multi niveaux - ludique et originale. Très original pour Perpignan!

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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