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8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 10:46
Blason originel de Perpinyà la catalana - Manif samedi -
Blason originel de Perpinyà la catalana - Manif samedi -
Blason originel de Perpinyà la catalana - Manif samedi -

Blason originel de Perpinyà la catalana - Manif samedi -

 

Contre le blason d'ALIOT : manifestation des Catalans en colère

 

http://www.catnord.cat/

Perpinyà és i serà catalana

Crida a manifestar de personalitats i del món associatiu nord-català

*Point de vue diffusé par ce blog pour respecter la liberté d'expression - cette expression n'engage par le blogabonnel

Entitats i personalitats d'arreu de Catalunya Nord criden a manifestar aquest dissabte 10 d'abril a les 3 de la tarda Plaça de Catalunya - Perpinyà…+

Si seu a més de 10km de Perpinyà, per a participar ompliu l’atestació obligatòria
Hi poseu com a motiu:

Déplacement pour revendications citoyennes « Décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 ».

Crida a manifestar de personalitats i del món associatiu nord-català

07 abril 2021

Entitats i personalitats d'arreu de Catalunya Nord criden a manifestar aquest dissabte 10 d'abril a les 3 de la tarda Plaça de Catalunya - Perpinyà

Lamentem la decisió unilateral, i presa sense cap mena de concertació amb la població, de la desaparició de l’apel·lació “Perpinyà la Catalana”, amb la què era reconeguda i identificada la nostra ciutat des de fa anys i que fins ara mai s’havia posat en qüestió. Demanem que el batlle reconsideri la seva posició, que es mostra com una negació de la profunda identitat de la nostra ciutat. Pensem, efectivament, que no és negant la catalanitat de Perpinyà que participarem a la seva resplendor.

Mathieu PONS-SERRADEIL, Hervé PI, Pere MANZANARES, Guillem DALMAU, Mireille FALQUÈS, Raphaël DUMAS, Sébastià GIRARD, Jordi TAURINYÀ, Empar NOGUER, Marta SERRA, Daniela GRAU, Jean-Sébastien HAYDN, Montserrat BIOSCA, Bernard CASALS, Miquel CASANOVA, Bernard CRISTÒFOL, Teresa DALMAU i Mithé PULL SANYAS.

 
POLITIQUE
01/04/2021 18:20 CEST | Actualisé 01/04/2021 18:30 CEST
Le nouveau blason de Perpignan ne plaît pas à tout le monde

Louis Aliot, le maire Rassemblement national veut "moderniser" le blason de sa ville. Ses opposants jugent surtout le dessin retenu "ringard."

“Je voulais moderniser le blason en lui donnant son ancrage historique. C’est notre culture, la catalanité est très liée à la religion. Il n’y a pas plus catalan que Sant Joan (Saint Jean Baptiste)”, a expliqué à l’AFP Louis Aliot, élu en 2020 à la tête de cette ville de 120.000 habitants.

“Je voulais qu’en plus des valeurs catalanes, il fasse référence à la République française”, précise l’ancien député RN, qui a fait hisser, à côté du drapeau catalan, le drapeau français au sommet du Castillet, monument médiéval emblématique de la cité catalane.

  • Le HuffPost avec AFPPOLITIQUE -
  •   Jésus mal fagoté? Le retour de Saint Jean Baptiste et l’apparition du bleu-blanc-rouge sur le nouveau logo de la ville de Perpignan ont déclenché une levée de boucliers des opposants au maire Rassemblement national Louis Aliot. Créé par un artiste local, le blason, que vous pouvez retrouver ci-dessous, est constitué d’une représentation du saint patron de la ville tenant un agneau, sur fond de drapeau catalan stylisé, bordé d’une bande bleu-blanc-rouge, et sous-titré “Perpignan la rayonnante”.
*Ce que dit le maire : ses arguments:
 
“Perpignan la Catalane, c’est réducteur, tranche-t-il, en référence au logo de la précédente municipalité, que vous pouvez retrouver ci-dessous: “Perpignan est en pays catalan, tout le monde le sait. On ne met pas Barcelone la Catalane”.

Proposition de spectacles

du Théâtre du Réflexe - Canohès

envoi du 6 avril 2021

Théâtre du Réflexe

17 rue de la couloumine 66680 Canohès

06.52.19.49.69  -  theatredureflexe@hotmail.fr

 

Chers amis, spectateurs, professionnels,

depuis plus d'un an, nous restons tous dans l'attente

d'une reprise prochaine de nos activités.

Pour l'heure, nous pouvons encore donner nos cours réguliers et faire les stages des vacances scolaires.

Mais il nous tarde de vous retrouver.

Vous pouvez, dès à présent, réserver un de nos spectacles, l'acheter sans décider déjà d'une date. 

Voici nos propositions :

Pour enfants à partir de 3 ans :

  • "Rondouille et Pipelette" comédie clownesque (690 €)
  • "Pitipopiépla et l'extravagante Isabella" Duo de clowns (890 €)
  • "Mélinda et l'ogre" Histoire fantastique (890 €)

Pour Tout Public (et enfants à partir de 6 ans) :

  • "Chut !" contes théâtralisés (490 €)

Spectacles de Noël :

  • "Conte de Jean de l'ours" Spectacle interactif (490 €)
  • "Merlin l'enchanteur et la Fée Morgane" conte à deux voix (690 €)
  • "Le Père Noël prend des vacances" comédie de Noël (990 €)

A votre demande, nous vous enverrons le descriptif de chaque spectacle.

Merci de votre soutien.

 

STAGES ARTISTIQUES

du 5 avril à fin avril

pour enfants de 3 à 15 ans

Prochains stages :

du lundi 5 avril au vendredi 9 avril 2021

du lundi 12 au vendredi 16 avril 2021

du lundi 19 au vendredi 23 avril 2021

du lundi 26 au vendredi 30 avril 2021

+ TOUTES les semaines de juillet 2021

+ TOUTES les semaines d'août 2021

Initiation théâtrale, improvisation, mime, respiration,

diction, articulation, gestuelle, 

création d’un masque de théâtre, maquillage artistique.

On peut s'inscrire :

à la demi-journée (15 €)

à la journée (30 €)

à la semaine (150 €)

On peut panacher.

On vient quand on veut.

- de 7 h 30 à 10 h jeux (vous amenez vos enfants quand bon vous semble)

- de 10 h à 12 h activités artistiques

- de 12 h à 14 h repas tiré du sac puis temps de repos puis jeux

- de 14 h à 16 h activités artistiques

- de 16 h à 18 h 30 jeux (vous venez chercher vos enfants quand bon vous semble)

Inscriptions : 06.52.19.49.69

ou theatredureflexe@hotmail.fr

Protocole sanitaire respecté.

 

Bibliothèques, activités extrascolaires... Quels lieux de culture peuvent rester ouverts durant le troisième confinement ?

Si les activités organisées dans le cadre scolaire ne pourront pas avoir lieu lors de la fermeture des écoles, d'autres activités culturelles pourront se poursuivre. Tour d'horizon des lieux de culture qui vont pouvoir ouvrir après l'entrée en vigueur du troisième confinement, ce samedi soir. 

Alors que les écoles vont fermer leurs portes pendant trois semaines (quatre semaines pour les collèges et lycées), les activités de périscolaire seront bien entendu annulées comme l'a annoncé, ce jeudi matin, sur BFM TV, Gabriel Attal le porte-parole du gouvernement.

Si elles peuvent être mises entre parenthèses durant la période de vacances scolaires, les activités culturelles autorisées vont, elles, pouvoir se poursuivre dans les conditions que le gouvernement avait indiqué dans le décret du 30 octobre révisé le 19 mars 2021. 

Ainsi, les salles d'auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple nepourront accueillir du public sauf pour les cas suivants:

- les salles d'audience des juridictions ;

- les salles de vente ;

- les crématoriums et les chambres funéraires ;

- l'activité des artistes professionnels ;

- les activités encadrées à destination exclusive des personnes mineures, uniquement dans les salles à usage multiple et à l'exception des activités physiques et sportives ;

- la formation continue ou professionnelle, ou des entraînements nécessaires pour le maintien des compétences professionnelles, uniquement dans les salles à usage multiple.

Par ailleurs, les chapiteaux, tentes et structures seront également fermés sauf pour l'activité des artistes professionnels.

Autres lieux fermés: les salles de danse et salles de jeux, les musées, les salles destinées à recevoir des expositions à vocation culturelle (scientifique, technique ou artistique, etc.), ayant un caractère temporaire ;

Le décret précise aussi que les personnes de plus de onze ans accueillies dans les établissements ci-dessus doivent porter un masque de protection. La distanciation physique n'a pas à être observée pour la pratique des activités artistiques dont la nature même ne le permet pas.

Les bibliothèques, centres de documentation et de consultation d'archives sont autorisés à accueillir du public entre 6 heures et 19 heures.

Si, à l'avenir, vous ne souhaitez plus recevoir d'information, il vous suffit 

de m’envoyer un courriel avec, en objet ou en haut de votre réponse, la 

mention "désinscription".

En outre, vous pouvez être certain ou certaine que, conformément au 

règlement général sur la protection des données, applicable depuis le 25 

mai 2018, je ne communiquerai jamais vos coordonnées, ni à un particulier, 

ni à un organisme ou une entreprise. Aucune publicité, aucun cookie que vous

recevriez ne saurait être de mon fait, directement ou indirectement.

Enfin, vous avez à tout moment, simplement en me téléphonant ou m'envoyant

un courriel, la possibilité d'exercer vos droits d'accès, de rectification, de limitation, 

de portabilité et d'effacement de vos coordonnées que, du reste, je ne conserve 

que dans le but de vous envoyer l’actualité du Théâtre du Réflexe.

06.52.19.49.69        theatredureflexe@hotmail.fr

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21 mars 2021 7 21 /03 /mars /2021 09:22
X.Niel -
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X.Niel -

Le nouveau visage de Perpignan :

Xavier Niel (Free/Ecole 42), Chukri ABI NADER, Libanais, trousse les Dames de France et du Roussillon

Le maire RN accueille un riche Palestinien (saoudien ? émirat, qatari..? d'origine libanaise, c'est sûr ! Comme AD… musulman, on ne sait…) qui achète 12 commerces en déshérence dans le coeur de ville… 

Le visage de Perpignan va-t-il changer ? ET la culture, les traditions ? Un étage des Dames de France sera sans doute consacré à lavante de produits islamiques, de vêtements, orientaux, de djellabas made in Qatar… 

Ne restent que les clubs de sports : l'USAP aux mains des beaux qatari enrubannés, comme au PSG..? Le basket à l'Arabie-c'est où-dites, comme à Manchester..?

La ville est pauvre, en solde, moribonde et le nouveau maire, pour l'animer, n'a que le congrès du RN : alors, il fait feu de tout bois, lui le pourfendeur de migrants, de maghrébins, de sans-papiers venus du tiers-monde ! 

Peu importe l'investisseur: 

l'argent n'a pas d'odeur !

Plutôt que l'argent des Yankies, vive le fric des pétroleurs de la péninsule arabique ! D'ailleurs le maire a-t-il son mot à dire face à ces investissements (argent noir, liquide, comme le pétrole ?) privés..?

Un maire a très peu de pouvoir : POS, immeubles pré-emptés et puis c'est de la com…

Et si Aliot, comme d'autres maires, touchait des pots de vins, des dessous de table, pour se taire..? Et alimenter son parti, en déconfiture financière..?

"L’homme d’affaires Abi-Nader Chuki a acquis neuf locaux dans le centre-ville de Perpignan. Si le rachat des sept fonds de commerce des rues de l’Ange et Cloche d’Or étaient de notoriété publique, le Mess des officiers * et Espi viennent d’officiellement s’ajouter à la liste." le canard local.

 

* Le mess appartient encore à l'armée; M. Chuki n'achète que le fonds de commerce…

https://twitter.com/abinadercharle1/

Perpignan à vendre ? C'est la mondialisation et ceux qui ont trop d'argent investissement dans les châteaux -bordelais ou autres- les télés et radios

D'ailleurs, ces richards venus des contes des mille et une nuits vont s'emparer les médias locaux: déjà Mister Chuki achète le "menstruel" Perpignanouse; il pourra y écrire ce qu'il veut et évitera toute critique… A présent, La Semaine du Roussillon, dans le collimateur de Louis Aliot…Alliés objectifs, le maire et le Cheik…  JPB. 21 mars

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20 mars 2021 6 20 /03 /mars /2021 07:25
Les droites avec Aliot : Pujol, Alduy, Halimi...
Les droites avec Aliot : Pujol, Alduy, Halimi...
Les droites avec Aliot : Pujol, Alduy, Halimi...
Les droites avec Aliot : Pujol, Alduy, Halimi...

Les droites avec Aliot : Pujol, Alduy, Halimi...

Un quarteron de radicaux

de droite expose des photos de civils algériens français massacrés par le FLN

 

Quarteron (1)

 

Il s'agit d'une expo concoctée par leurs soins ( RN et Mairie de Perpi ) et par leur grande objectivité pour montrer que le FLN

"a tué plus de civils, -Français, Harkis...- après le 19 mars 62 (Accords d'Evian) que pendant toute la guerre civile"... 

 

Pourquoi cet acharnement à attiser les haines et l'esprit de revanche..?

Ce n'est pas avec ces discours et ces photos que l'on va apaiser les banlieues où vivent des milliers d'enfants français descendant de familles algérienne et maghébine...

 

S'agit-il une réponse au rapport Stora, qui voudraient concilier les mémoires, mais présentent des lacunes selon les responsables de l'extrême-droite et des Pieds-Noirs nostalgériques...

 

En fait, ces radicaux qui ont mal à l'Algérie refusent le débat : c'est cela qu'il aurait fallu organiser en présence de toutes les parties.

J'ai déjà écrit que B. Stora, lors de sa venue au festival du livre de Collioure, m'a dit qu'il avait demandé un débat au maire de Perpignan : M. J.Marc Pujol avait refusé...

 

JPB (20 mars)

 

(1)  

"Un quarteron de généraux en retraite" s'emparait d'Alger

Par J. P.

Publié le 23 avril 1966 

 

Le 22 avril 1961 au matin, Alger apprit qu'elle avait, dans la nuit, changé de maîtres, et Paris qu'une partie de l'armée française était en état de rébellion.

L'opération avait été conduite dans la nuit avec facilité et promptitude. Pratiquement sans coup férir, le 1er régiment étranger de parachutistes, que commandait, en l'absence du chef de corps, le commandant Elie Denoix de Saint-Marc, s'était emparé du siège de la délégation générale, des principaux états-majors et des centres vitaux de la ville. Le délégué général, M. Morin, un ministre de passage, M. Robert Buron, et leur entourage étaient prisonniers au Palais d'été. Le commandant en chef, le général Gambiez, après avoir vainement cherché à s'opposer aux parachutistes, était lui aussi captif, ainsi que le général Vézinet, commandant la région d'Alger.

À 8 h. 30, la radio d'Alger retransmet une proclamation du général Challe : " Je suis à Alger avec les généraux Zeller et Jouhaud et en liaison avec le général Salan pour tenir notre serment : garder l'Algérie. " Il attaque le " gouvernement d'abandon ", évoque la perspective de voir Mers-El-Kébir et Alger devenir des " bases soviétiques ", et ajoute que " le commandement réserve ses droits pour étendre son action à la métropole et reconstituer un ordre constitutionnel et républicain ". Dans des conversations privées, il a cependant assuré auparavant, et assurera à son procès, qu'il voulait seulement achever la pacification de l'Algérie, qui n'était pas mûre à ses yeux pour l'indépendance, pour la remettre ensuite entre les mains du gouvernement.

Derrière les généraux, les colonels Argoud, Godard, Broizat, Lacheroy, Garde, tous déjà directement ou indirectement impliqués dans l'affaire des barricades, représentent les milieux " activistes " de l'armée. Salan, réfugié en Espagne, en arrivera le dimanche matin, et sera accueilli sans enthousiasme par les trois autres membres de ce que le général de Gaulle appellera " un quarteron de généraux en retraite ".

À Paris, les chefs du putsch ont rencontré des complicités qui ont, au départ, facilité leur entreprise, mais qui ne lui permettront pas de durer. Le " complot de Paris ", autour du général Faure, avortera dans l'œuf.

Visiblement les généraux voudraient " refaire le 13 mai ", ébranler les structures de l'État, affoler la métropole. Ils n'y parviendront pas. Du moins né trouveront-ils aucun appui populaire. Le pouvoir tiendra bon, même si, après l'appel lancé le dimanche soir par le général de Gaulle : " Françaises, Français, aidez-moi ! ", le premier ministre, M. Debré, évoque dans la même nuit la possible arrivée de parachutistes sur divers aérodromes et invite les Parisiens à s'y rendre " à pied ou en voiture dès que les sirènes retentiront ".

L'armée d'Algérie ne bascule pas massivement dans le camp de la rébellion. Mais son attentisme exaspère les soldats du contingent, peu désireux d'être coupés de la métropole.

Les généraux rebelles - Challe en tout cas - veulent agir sans effusion de sang, convaincre les chefs militaires de se rallier plutôt que les y contraindre. Ils ne parviendront qu'exceptionnellement à les amener à vaincre leurs scrupules ou à sortir d'une prudente expectative. Le chef du " directoire militaire " veut en outre ne mêler que le moins possible les " activistes " civils à l'affaire….

(C) Le Monde

(2)

-Point de vue anonyme pro-Aliot :

 

La guerre d'Algérie est avant tout une guerre civile comparable en certains point à la guerre de Vendée où l'on parlait déjà de pacification.
Le 19 mars est de facto une discrimination mémorielle envers toutes les victimes d'après,
--3000 pieds noirs juifs et chrétiens tués ou disparusavec entre autres massacre de la rue d'Isly (80 morts 200 blessés pas un mot dans le rapport Stora, massacre d'Oran 700 pieds noirs juifs et chrétiens tués ou disparus ainsi qu' une centaine de musulmans.Des livres très sérieux d' historiens renommés comme Pervillé ou Jordi sont parus dont Stora ne parle pas
-60000 harkis massacrés et abandonnés.
2000 tués dûs aux attentats OAS
-2000 tués règlement de compte entre FLN.
-Exode de 800 000 pieds noirs
Pour mémoire y compris les pieds noirs , De Gaulla a abandonné 2,5 millions de personnes avec les harkis, moghaznis, députés musulmans et leurs familles, fonctionnaires.
Trois autres éléments: le 20 mars 1962 e'st paru au JO un décret interdisant aux habitants des départements d'Algérie de voter pour ratifier ou non les accords d'Evian.On leur a donc enlever le droit de vote alors qu'ils étaient tous de nationalité française.


Avant 1830, selon la doxa FLN , il y avait un état algérien constitué.Etant pied noir et ayant eu un ancêtre chrétien esclave dans les prisons d'Alger au XVIIIème siècle du temps opù Sétif et Alger était la plaqie tournante de l'esclavage des noirs et des chrétiens (crime contre l' humanité), je pourrai dans l'absolu porter plainte contre l'Etat algérien.Je suis aussi un descendant de dhimmi puisque par alliance nous avons des sépharades dans la famille.Vous voyez quand on commence à mélanger Histoire et mémoire dans une nation française qui finalement n'existe plus.
Dernière chose, dans un journal algérien il y a 15 jours B Stora dénommé le juif de Constantine a ét-é l' objet d'attaques antisémites en règle. Pas un mot dans la presse française....
Quant à lui , il se tait.


En tout cas, merci Monsieur Aliot.

- - -

À chacun sa mémoire! On ne peut pas avoir de réconciliation tant qu'on aura une Histoire officielle qui méprise les Harkis, les Français et l'Armée française

Louis ALIOT (19 mars 2021)

- - -

 

Il faut faire émerger la vérité historique. Il faut que les archives s'ouvrent. Il y a eu une volonté de ne pas ouvrir ces archives, que ce soit du côté de la France ou de celui d'Algérie. On oublie trop les victimes civiles. Il ne faut pas rester sur la Mémoire. C'est du ressenti et c'est trompeur, souvent très éloigné de la vérité historique.

Jean-Marc PUJOL (19.3.2021)

LIRE CAMUS

Etudes camusiennes en Espagne:

 

 Les universitaires camusiens de Barcelone organisent pour le 20 mars, à 18h, à Barcelone, Librairie Jaimes

 

 

sur les articles de Combat, Camus journaliste

 

Colloque Camus

 

Secretaría de la Asociación de Estudios Camusianos <contacto@aecamusianos.com>

Desde la AEC le invitamos con ilusión a la charla on line que organizamos junto con la Llibreria Jaimes y la Editorial Debate el próximo sábado 20 de marzo a las 18h

La charla se hará alrededor de la reciente publicación de "La noche de la verdad. Los artículos de Combat (1944-1947)".

 

El evento se realizará a través de la aplicación ZOOM. No hay problema de aforo por tanto, pero es necesario apuntarse previamente. Hay que enviar un correo a comunicacion@penguinrandomhouse.com indicando:

 

- en el asunto "Charla Camus 20 marzo", y

- en el correo: nombre, apellidos y dni de quien vaya a acudir.

A vuelta de correo, se le enviará el enlace. El día de la charla, deberá indicar el mismo nombre que dio.

 

Participan en la charla:

- André Abbou, de la Universidad de Paris, uno de los mayores especialistas en la parcela literaria de Albert Camus.

- María Teresa Gallego, traductora de "La noche de la verdad", con una dilatada carrera y numerosos reconocimientos.

- Hélène Rufat, de la Universitat Pompeu Fabra y presidenta de la AEC.

- María Santos-Sainz, de la Universidad de Bordeaux y escritora de "Albert Camus, periodista. De reportero en Argel a editorialista en París".

 

Je me souviens qu' Hélène Rufat,<helene.rufat@upf.edu> de la Universitat Pompeu Fabra y presidenta de la AEC. de Barcelone avait participé à une tournée de conférences coordonnées par Jean-Pierre Bonnel <jean-pierre.bonnel@orange.fr>, membre des AIAM. Notre association avait envoyé Eugène Kouchkine dans les Pyrénées-Orientales.

Pierre COUREUX, Paris, 19 mars

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 08:21
19 mars 62 ou Perpignan en berne
19 mars 62 ou Perpignan en berne
19 mars 62 ou Perpignan en berne

19 mars 62

ou Perpignan en berne

 

On ne va pas expliquer ici la polémique liée au choix du 19 mars pour commémorer (pas célébrer, comme le disent les pro-Algérie française, les nostalgériques...) c'est-à-dire se rappeler cette histoire coloniale et la guerre qui a suivi : certains le font de façon sérieuse (1. lire le dossier du site Made in Perpignan).

 

Ce que l'on peur regretter, ici, en pays catalan, c'est le nouveau maire, comme l'ancien, avec ses origines algériennes, ses idées radicales à l'égard des étrangers, des anciens colonisés, des migrants...va mettre la ville en berne et renouer, -pour combien de millénaires encore ? - avec l'esprit de revanche, contre cette France de De Gaule, qu'on a essayé de tuer...
 

On ne va pas nier les atrocités commises par les Arabes et le FLN, répondant, de leur point de vue, à la présence française, aux injustices et puis, aux tortures et viols commis par les militaires...

 

L'apaisement des mémoires encore vives est difficile, comme le constate B. Stora dans son rapport récent. Mais ce n'est pas une raison pour renoncer et attiser les haines en se rendant encore devant la stèle dédiée à l'OAS au Haut-Vernet, ou dans le cercle algérianiste conçu (dans l'ancienne prison Ste-Claire) de façon unilatérale et sans conseil scientifique par un maire pro-OAS, pro-Occident, à l'idéologie parfois pire que celle du maire actuel, L. Aliot.. (2) 

Quant à la date, il y eut bien sûr d'autres victimes après les accords d'Evian, mais va-t-on se fâcher encore pour un symbole..? Le principal est de dire la vérité : les torts et crimes de chacun des belligérants. Apaiser les mémoires pour que les jeunes "Français d'origine algérienne" ne soient plus écartelés entre deux pays et à se mettent à les aimer vraiment tous les deux...

Pour montrer sa modération retrouvée, et affirmer la dédiabolisation, L. Aliot aurait pu profiter de cette commémoration pour atténuer les fractures dans la ville et au coeur des citoyens : réunir des personnalités de tous bords (Pieds-Noirs, Harkis, militaires, préfecture, représentants d'associations...) pour tenter un consensus. Cet événement unique, inattendu, aurait pu avoir un retentissement national...mais non ! Il faut penser aux élections et resserrer les rangs dans le parti...

Non, cela aurait été trop beau.. On continuera à mettre la ville en berne...

 

J.P.B. 19 mars 2021

- - -

(2) lire La triade nostalgérique de Roger Hillel (éditions Alter Ego, Céret, 2015- voir entretien dans LIndépendant du 5 juillet 2015)

 

1

 

Lire cet article sur Made In Perpignan
Dossier | 19 mars, une date historique ou polémique ?
 
• 18/03/2021 • Par Maïté Torres •
 

2012, François Hollande inclut dans le calendrier des commémorations le 19 mars. Cette date marque la signature des accords d’Evian ; accords qui mettent fin aux combats de l’armée française sur le sol algérien. Officiellement, le 19 mars de chaque année, la France rend “hommage à toutes les victimes civiles ou militaires qui sont tombées durant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie”.

♦ Des mémoires loins d’être apaisées

Mais loin de pacifier les mémoires, cette date est l’occasion pour les différents acteurs de rappeler leurs propres traumatismes ; qu’ils soient soldats, officiers, immigrés, Harkis, Pieds-noirs, Algériens nationalistes. Car personne ne s’accorde sur une date. Parallèlement, le Président Emmanuel Macron a commandé un rapport à l’historien Benjamin Stora ; un document de 160 pages divulgué en janvier dernier sur “les questions mémorielles” et censé “dresser un état des lieux juste et précis” sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie. Le rapport Stora s’inscrit dans la volonté nouvelle d’Emmanuel Macron de “réconciliation des peuples français et algériens”.

Selon Benjamin Stora aujourd’hui en France, plus de sept millions de résidents sont toujours concernés par l’Algérie, ou plutôt, pour être totalement exact, par la mémoire de l’Algérie.

Nous avons souhaité évoquer avec quelques-uns de ces 7 millions de résidents la guerre d’Algérie ; mais aussi sa fin, les souvenirs, les mémoiresJean-Marc Pujol ancien maire de Perpignan, Louis Aliot actuel maire s’empare de la thématique ; ou Kader ce jeune Algérien vivant à Perpignan. Nous avons aussi recueilli la parole de l’historienne Fatima Besnaci-Lancou et du chercheur Paul Max Morin ; tous deux en lien avec le Mémorial de Rivesaltes.

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11 mars 2021 4 11 /03 /mars /2021 09:59
Aliot, bal des étudiants pangermanistes, vienne,27.1.2012
Aliot, bal des étudiants pangermanistes, vienne,27.1.2012

Aliot, bal des étudiants pangermanistes, vienne,27.1.2012

ALIOT : sous le modéré, l'idéologue - Accords d'Evian

 

- - - Bien sûr, L. Aliot fera comme Pujol : pas de célébration du 19 mars 62, gerbe sur la tombe de l'OAS...et, nouveauté, une expo sur les exactions des Algériens...

Bien sûr il y en eut de tous les côtés, et la tuerie ne s'est pas achevée le 19 mars...mais il faut bien arrêter une date. On aurait pu choisir le mois de décembre...

En tout cas, cela montre que le maire veut unifier son camp, le réarmer de façon idéologique, et, au lieu d'être légaliste, il s'oppose encore à la République, à se décrets, à ses lois...

Le masque est tombé. Derrière le dédiabolisé, le notable modéré, le politicien dans le moule normal, voilà que pointe l'idéologue, l'extrémiste radical : retour des vieux chevaux de la colonisation, de la nostalgérie, du racisme...

Cet homme est dangereux car à double langage, à la violence langagière : retour de Loulou le coupeur de têtes...

 

JPB

 

* Opposé aux commémorations du 19 mars 1962, date du cessez-le-feu en Algérie, le maire RN de Perpignan a décidé d’organiser une exposition visant à montrer les exactions commises par FLN à l’encontre de pieds-noirs et de harkis. Expo interdite aux moins de 16 ans. Dans un département marqué par l’exode des harkis et des pieds-noirs, il confirme vouloir montrer l’après 19 mars qu’il considère comme oublié de l’histoire officielle de la guerre d’Algérie. Mais n’hésite pas à interpeller Benjamin Stora, auteur d’un rapport sur la Guerre d’Algérie, commandé par Emmanuel Macron. "Il est dans la posture habituelle de l’extrême droite en menant un combat idéologique à sa manière", réagit le parti communiste.

 

- - -  Sur l'opposition et les Communistes :

 

Perpignan/ Louis Aliot : « Etre la cible aujourd’hui des communistes vendus au système (…), prouve que nous sommes sur le bon chemin »

par Ouillade le Mar 9, 20219 h 47 min

Louis Aliot (RN), maire de Perpignan, répond ici à un communiqué de la section locale perpignanaise du PCF’66 que nous avons publié plus bas, dans ces mêmes colonnes, ce mardi 9 mars 2021…

 

-« Le communisme aux 100 millions de morts ne masquera jamais sa responsabilité dans la mise en place de systèmes politiques totalitaires criminels qui partout sur la planète ont ensanglanté l’humanité et entraîné des misères humaines et sociales tragiques.

Tant que le procès du communisme, de ses avatars et de ses complices, en France comme à l’étranger, n’aura pas été fait, le monde ne connaîtra pas le nécessaire apaisement des esprits et des mémoires.

Comme disait Churchill, « Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes. »

Être la cible aujourd’hui de ces communistes vendus au système, indigénistes, anticolonialistes ou islamo-gauchistes prouve que nous sommes sur le bon chemin. Celui de la vérité et de la justice. Le 19-Mars nous remettrons l’histoire à sa place et les mémoires à l’heure ».

- - -

Accords d'Evian:

 

Les accords d'Évian, résultat de négociations entre représentants de la France et du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) durant la guerre d'Algérie, sont signés le 18 mars 1962 à Évian-les-Bains et entrainent un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain. 

 

Ils sont approuvés, lors du référendum du 8 avril 1962, par 91 % des votants de France métropolitaine, les électeurs des départements d'Algérie étant exclus du scrutin. Quoi que certains disent, ces accords mettent fin officiellement à sept années et cinq mois de guerre, pour laquelle la France a déployé environ 400 000 hommes et durant laquelle de 250 000 à 400 000 Algériens pro-indépendantistes ou non sont tués (plus d'un million et demi selon l'État algérien).

 

 Pour la France, on décompte 28 500 morts du côté des militaires, 30 000 à 90 000 harkis, 4 000 à 6 000 chez les civils « européens », et environ 65 000 blessés. 

 

Même si sur le terrain, ces accords n'apportent pas la paix attendue (nouvelle période de violence et massacre d'un grand nombre de harkis, en France on a appelé cela l'épuration, même si, je sais, les liens tissés en 132 ans ne peuvent être comparés à ceux tissés en cinq ans), dire que le nombre de morts après cette date (dus aux extrémistes de l'OAS et à certains du FLN) soit supérieur à ceux d'avant 19 mars 1962 est ridicule. 

La République a ses dates (votées sous une gouvernance de gauche ou de droite), les élus républicains doivent les adopter.

L'ancien maire et l'OAS

 

 lélu a appuyé plusieurs projets très controversés : tout dabord, lérection dune stèle au Haut-Vernet en 2003 pour la « réhabilitation des héros de lAlgérie », rebaptisée « la stèle de lOAS » ; puis la construction en 2007 du « mur des Disparus » portant le nom de près de 3 000 pieds-noirs disparus en Algérie. « Je ne suis pas un nostalgique de lAlgérie française, se défend lélu. Il me paraissait injuste que ceux qui ont laissé leur peau là-bas soient oubliés. Le mur des Disparus sera la seule sépulture de ces gens. Cest un acte fondateur de justice ».

Editions Tirésias <contact@editionstiresias.com>

 

France-Agérie des livres

la guerre d’Algérie est notre actualité.

Dans le rapport remis au président de la République Benjamin Stora écrit :  « Ce "monde du contact" a été brisé par les exactions commises, notamment à la fin de la guerre d’Algérie, par certains commandos extrémistes de l’OAS, comme l’assassinat le 15 mars 1962, de l’enseignant Mouloud Feraoun et ses compagnons des centres sociaux fondés par Germaine Tillion.

Voir sur ce point d’histoire, L’assassinat de Château-Royal, par Jean-Philippe Ould Aoudia, Paris, Ed Tirésias, 1992.

Et aussi, les initiatives de Jean-François Gavoury, à propos d’une stèle érigée à Marignane en faveur de l’OAS. »

 

Depuis plus de trente ans (voir fichier) les Éditions Tirésias sont sur le terrain de la Mémoire, souvent bien avant les modes et loin de « rentes mémorielles », c’est pourquoi nous vous informons et prolongeons dans ces temps difficiles et périlleux pour leur existence sinon leur survie l’opération « Bon de commande 30 % » 

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 15:20
Des médias comme Marianne pointent l'engagement trouble de certains intellos médiatiques "de gauche" : Onfray, E. Plenel...

Des médias comme Marianne pointent l'engagement trouble de certains intellos médiatiques "de gauche" : Onfray, E. Plenel...

«L’expression “islamo-gauchisme” brouille les idées.»

Tribune pour le quotidien "L'opinion", parue le 3 mars 2021

 

L’expression « islamo-gauchisme » juxtapose deux concepts d’ordres différents : l’un religieux (« islamo »), l’autre politique (« gauchisme »). Cette expression est faite pour la polémique mais brouille les idées. Reprenons les choses par ordre : l’histoire d’abord. 

 

Dès avant la prise du pouvoir en Iran par l’ayatollah Khomeiny, le sociologue et militant iranien Ali Shariati, mort en 1977, écrivait : « L’Islam a pris les devants en Afrique et en Asie, dans la lutte contre le colonialisme et l’Occident. Pourquoi ? Parce qu’il a été leur cible… L’Islam est dans le tiers-monde l’aliment social et idéologique le plus puissant pour faire face à l’Occident. C’est une arme formidable, une réserve immense de richesses morales et culturelles qui gît dans les profondeurs des sociétés musulmanes. » L’attachement à l’Islam est nécessaire, concluait Shariati, « pour mener cette bataille défensive et pour instaurer les bases de la société nouvelle ».

 

Cette vision fut accueillie par l’imam Khomeiny comme la contribution d’un « précurseur » de la révolution islamique de 1979, bien qu’il ne partageât pas l’idée qu’il ne s’agît que d’une simple « bataille défensive. » 

Il me semble qu’on peut dater de ce ralliement anticipé d’Ali Shariati à la révolution islamique, encore en gestation, le moment où un courant important du tiers-mondisme apporte sa caution intellectuelle à l’islamisme politique par souci d’efficacité dans la lutte contre l’occidentalisation des élites des pays du « Sud » qui animait déjà le combat de Frantz Fanon en Algérie. 

Il n’y eut guère que Michel Foucault parmi les grands intellectuels dits de « gauche » en France pour adhérer un temps à cette grille de lecture. Encore aujourd’hui on trouve dans la postérité de ce qui fut l’école orientaliste française quelques pseudos-théoriciens qui, tel François Burgat, tiennent sur l’idée que l’islamisme politique serait en quelque sorte le « troisième étage » d’une fusée émancipatrice dont les deux premiers seraient constitués par les luttes pour l’indépendance politique d’abord puis pour la libération économique ensuite. 

Face à l’islamisme politique, la gauche, dans son ensemble, est restée fidèle aux partis héritiers de Mossadegh et au parti communiste Toudeh vite devenu le principal adversaire de la « Révolution islamique. » 

Voilà une première piste — essentielle — pour comprendre comment un certain « tiers-mondisme », par anti-occidentalisme — et au prix implicite d’une répudiation de l’universalisme inhérent à l’esprit des Lumières —, a pu s’abîmer dans l’islamisme radical. 

 

Il y a bien sûr, dans notre société, une deuxième explication : de bonnes âmes confondent le souci louable de l’égalité et la lutte nécessaire contre les discriminations avec la complaisance vis-à-vis de l’idéologie « victimaire-compassionnelle » qui forme le terreau d’un ressentiment social souvent teinté de ressentiment anti-occidental qui forme le fond de l’air d’une jeunesse privée de repères. Cette idéologie ne fait bien souvent qu’apporter de l’eau au moulin de ce que Gilles Kepel appelle, par ironie, des « entrepreneurs de colère ». L’enfer est pavé de bonnes intentions. 

 

Les « bonnes âmes » seraient souvent bien surprises de découvrir à quel point leur irénisme — pour ne pas parler de cécité — fait le lit des dérives islamistes. Il n’est pas besoin de citer le clientélisme électoraliste de certaines municipalités — de droite comme de gauche —, l’activisme de certaines associations pour empêcher l’application de la loi républicaine au mépris du souci de l’intégration, ou encore le ramollissement de la jurisprudence des plus hautes juridictions, dès qu’il s’agit de permettre à la souveraineté nationale de s’exercer dans un domaine aussi sensible que le droit de l’immigration. 

 

Les voies d’eau sont innombrables. Le bateau coule, mais quiconque voudrait sauver le rafiot est immédiatement soupçonné de vouloir attenter à la démocratie. La méthode est connue : il s’agit de diaboliser l’adversaire. C’est ainsi qu’Edwy Plenel peut assimiler le sort des musulmans dans la société française d’aujourd’hui à celui des juifs à la fin du XIXe siècle, au moment de l’affaire Dreyfus. 

 

Peut-être la ministre Frédérique Vidal aurait-elle dû préciser en quoi consistait l’état des lieux qu’elle réclamait, s’agissant de l’idéologie « postcoloniale » made in USA ou plus encore « décoloniale », le racialisme affiché de groupuscules fondamentalement dressés contre la République. 

 

Il est temps en effet de siffler la fin de la déconstruction, à la fois celle de la France et celle de la République. Bien sûr, la France a eu un empire colonial. Elle en a même eu deux. Elle doit assumer son histoire, mais sans se renier. L’idée de faire de l’Algérie un simple prolongement de la France était une hérésie. Mais cette faute initiale qui n’a pu être corrigée à temps, car la France n’a accepté que trop tardivement (1959) l’indépendance de l’Algérie, ne doit pas faire oublier la profondeur unique des liens tissés entre nos deux peuples. 

 

Bien sûr, il faut combattre ce que j’appelle « le regard colonial », c’est-à-dire le racisme qui imprègne encore certaines mentalités rétrogrades, soixante ans après l’indépendance de l’Algérie. 

 

Quand, dans un article du Monde du 27 février, Philippe Bernard écrit : « Qui n’admet qu’un Français d’origine algérienne n’ait pas perçu de la même façon que son compatriote d’origine portugaise ou pakistanaise ? », peut-être a-t-il raison, mais pas forcément au sens où il le croit : il y a peut-être trois millions de Franco-Algériens en France, mais plus de la moitié d’entre eux vivent très bien leur « francité ». Sans doute il y a encore beaucoup de progrès à faire dans la voie de l’intégration, mais c’est à nous de « républicaniser le regard » et de faire en sorte que les Français s’aveuglent volontairement sur la couleur de peau de leurs compatriotes. Bien sûr, « chacun doit y mettre du sien ». Mais n’est-ce pas ainsi qu’on « fera France » à nouveau, plutôt que de cultiver les germes délétères d’une future guerre civile qu’il est encore temps de prévenir. 

 

Les guerres coloniales appartiennent au passé. Ceux qui veulent les continuer aujourd’hui ne servent ni l’Algérie, ni la France. Cette frénésie pseudo « indigéniste » doit être combattue sans merci. 

 

La République s’aveugle volontairement sur la race et sur la religion. Elle ne connaît que des citoyens. Elle ne demande pas aux musulmans de renier leur foi. Elle leur demande ce qu’elle demande aux autres : une certaine discrétion dans l’expression de leur foi religieuse dans l’espace public et le respect de l’unité de la République. 

C’est un sort plus digne que celui d’être relégué au simple rôle de « masse de manœuvre » au service d’une idéologie mortifère que ne ferait que préparer les drames de demain. 

 

- - -Point de vue de l'EHESS

 

Indignée par les propos de la Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, l’EHESS propose d’initier une démarche scientifique dédiée à la fabrique des sciences sociales et de leur rôle social

Face aux récents propos de la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Frédérique Vidal, sur le prétendu « islamo-gauchisme » au sein des universités, le président de l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) défend l’autonomie de l’espace scientifique devant son Conseil Scientifique ce mardi 23 février 2021. Il estime que l’enquête ministérielle ne relève pas de l’ordre scientifique.

 

Le président de l’EHESS considère que l’enquête demandée par la Ministre ne relève pas du domaine scientifique et que le lexique employé appartient à un vocabulaire lié à la mise en œuvre d’une police de la pensée. C’est pourquoi le président de l’École tient à défendre l’autonomie de la science, et se porte entièrement solidaire des communiqués émis par ses partenaires de la Conférence des Présidents d’Université et de l’Alliance Athéna.

 

Ces structures ont rappelé leurs missions principales qui sont l’organisation du dialogue entre les acteurs majeurs de la recherche en sciences sociales, et l’alimentation du débat scientifique. Leurs réactions attestent que ses membres partagent une conception commune de la science. L’EHESS ne se prêtera pas à l’enquête annoncée de quelque manière que ce soit.

 

Au moment où la communauté scientifique affronte des difficultés quotidiennes et des attaques émanant de différentes sources – État, groupes de pression, individus – affectant l’enseignement et la recherche, l’EHESS considère qu’ouvrir cette polémique revient à affaiblir celles et ceux qui œuvrent au maintien des institutions académiques et au respect de leurs missions pédagogiques et scientifiques. Le président Christophe Prochasson fait part de sa stupéfaction devant une telle agression.

 

L’EHESS estime que seule la communauté scientifique est à même de formuler correctement comment faire des sciences sociales. L’EHESS l’a fait par le passé notamment dans l’ouvrage collectif publié en 2012 : Faire des sciences sociales. A ce titre, fidèle à ses pratiques et dans un temps long, l’EHESS formule la proposition d’être à l’initiative et d’œuvrer au lancement d’un grand colloque autour de la fabrique des sciences sociales et de leur rôle social. Avec ses partenaires du campus Condorcet notamment, cette démarche scientifique correspondrait à une réponse collective, coordonnée et efficace, aux pressions que subissent les sciences sociales.

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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 07:47
Le maire de Perpi (C) Le bourricot

Le maire de Perpi (C) Le bourricot

JMP (Jean-aiMARRE de PUJOL)

Le maire de Perpignan :

 

l'Archi-nul contre-attaque - C'est le seul candidat non déclaré qui parle de son programme !

 

Le site de Nicolas Caudeville est le média incontournable de Perpignan. On le sait depuis des lustres (Pujol la lumière croit que c'est des lampes) : ses entretiens dynamiques, humoristiques et pertinents sont connus dans le bocal perpignanais, et plus que du local...

 

Hier, au lieu d'aller à la messe, il a donné rendez-vous au maire de Perpignan, à l'Ubu café, place Rigaud, à la frontière des quartiers bourgeois et gitans. JM.Pujol a été malin d'accepter ce lieu, qui représente sa reconquêe du centre-ville, la rénovation de Saint-Jacques, avec ré-implantation de l'université de droit en son lieu d'origine...

 

Nique-ton-Pujol du pays de Caux a posé les bonnes questions. N'a pas fait dans la politesse et stylistiquement correct : le maire a eu droit aux casseroles qu'il traîne depuis des lustres (des décennies, plutôt !) : l'idéologie d'extrême-droite, l'OAS, l'Algérie française, le cercle algérianiste, la destruction du coeur de ville, avec l'école des Beaux-Arts, le Temple, la maison des syndicats, le commerce désertifié...

 

Eh bien, grâce à son calme, à son sourire quand le Normand le mettait à la Question, à sa rengaine sur ses valeurs humanistes, à ses engagements républicains...l'homme a presque convaincu.

C'était le politique fidèle à ses engagements, ne critiquant personne, ni De Gaule, ni Romain Grau, son ancien 1er adjoint qu'il a aidé pour être élu dans le parti républicain (quel ingrat, ce Grau !), ni O.Amiel, d'ailleurs il l'aime bien Olivier, mais oser s'opposer au choix du parti quand on est trésorier et qu'on veut aller jusqu'au bout, ça il ne l'avale pas ! Un autre ingrat !)

 

Bref, sans se déclarer candidat, JMP a développé son programme, mine de rien, alors que les autres distillent des "idées" sans démontrer dans les chiffres...et tandis que la gauche se cherche en se divisant, loin de l'ancienne union, loin du cartel, pour la gloriole d'Agnès, comme l'apostrophe notre maire, pour 5 mois encore, ouf !)...

 

Un bel entretien, donc, mais comment Nicolas qui a passé 6 ans à critiquer JMP, à le traiter de tous les noms, a-t-il eu l'aval du maire..?

Il y a quelques semaines, à la fête gitane, où l'idylle eut lieu, j'y étais aussi.

 

Le maire passant tout près de moi, j'ai sorti une main en sa direction. Lui de m'agresser :

"Et vous voulez me serrer la main ! Après tout ce que vous avez écrit sur moi ! Je vais vous la mettre sur la figure, ma main ! "

 

Suis-je donc son ennemi capital ?

 

Il n'a pas encore digéré mes articles sur le blogabonnel (réunis dans 2 livres qui resteront dans les annales des municipales 2014/2020 - un 3° tome va sortir);

il est rancunier le JMP (Jean-Marre de Pujol)...

 

JPB

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4 octobre 2019 5 04 /10 /octobre /2019 09:58
Eric Zemmour et Louis Aliot à Perpignan -

Eric Zemmour et Louis Aliot à Perpignan -

L'assassin de la préfecture de police avait écrit une lettre à ZEMMOUR

 

"Cher Eric Z,

 

Nos pire ennemis sont souvent nos meilleurs amis ! Je devrais te détester car tu nous insultes, nous les Musulmans de France, car tu stigmatise notre religion, car tu veux nous chasser..!!!

 

Or tu as raison : c'est en faisant croire à l'advenue du "grand remplacement", à notre rôle d'assassins, de colonisateurs, de vermines, à l'intérieur du fruit de l'Etat français, que tu fais avancer notre cause !

 

Surtout, tu crées de l'émotion, tu émeus tes concitoyens qui gobent tes sornettes, tu provoques et pousse à réagir, à se réveiller, à prendre mes larmes ! 

 

Fini le "Aux larmes, citoyens !"; à présent, passons aux armes ! 

 

Oui, tu es le héros de ta génération, tu troubles le bien-pensant et énerves les banlieues. Tu invites les Français à la guerre civile afin de repousser l'invasion des Maghrébins, immigrants et autres envahisseurs ! Tu cries à la restauration de la France catholique éternelle !

 

Tu m'enchantes et me fais pitié, en même temps, bateleur d'une histoire reconstruite à ta manière, pour propagander en direction des racistes et des âmes faibles ...

 

En effet, ce n'est pas la folie, la rancoeur, ou mon statut de handicapé, qui m'ont poussé à l'acte criminel : c'est le force de l'islam..!

C'est la volonté de rétablir le Califat d'Orient, contrecarrée par les armes des capitalistes mondialistes chrétiens qui massacrent nos populations civiles ... 

 

Bien sûr, je constate l'échec...même si tu redoutes que notre armée (de mercenaires, souvent, hélas!) se reconstitue...

Bien sûr, les attentats et crimes perpétrés par des Musulmans, en France et Europe, sont minimes : 3 homicides dus au terrorisme et les 4 miens, hier, alors que le nombre de morts par violences (conjugales...), crimes mafieux (les Bouches du Rhône ont le palmarès avec ces trafiquants...) est de 825...l'année dernière.

 

825 morts en France, de façon brutale, quand les frères musulmans ne font que quelques victimes...Bien sûr, c'est trop pour les Français qui ont ainsi un prétexte pour nous islamophobiser...Mais 95 % des Musulmans de France sont inoffensifs...Il reste du boulot à faire pour que le "ver soit vraiment dans le fruit", comme tu dis, mon zamour..!!

 

Porte-toi bien avec la Maréchale ex-pénis. Moi, je me vautre avec cent vierges..."

 

L'assassin de la préfecture de police de Paris. 3 octobre 2019

 

 

Atelier "ultramarines"

Public · Organisé par Hélène Peytavi

  •  
  • samedi 5 octobre, de 10:00 à 13:00
  •  
  • Médiathèque de Collioureavenue Général de Gaulle, 66190 Collioure
  •  
  • Pratique en atelier autour de la couleur 
  • POUR TOUTES ET TOUS
  • de 7 ans à 77 ans
  • Entrée libre de 10h -13h
  • Je vous propose d’amener des papiers colorés dans mes couleurs : du bleu, du vert, du jaune, du violet... Les participants seront amenés à les découper, à les déchirer pour les assembler dans une nouvelle composition en faisant attention aux formes qui s’assemblent. Il leur sera demandé d’être attentifs aussi aux formes qui apparaissent dans les blancs entre les couleurs. 
  • La recherche d’inspiration et du motif pourra s’appuyer sur des textes que vous pourrez mettre à disposition des participants. Cela permettra de nourrir rapidement le travail d’imagination. De se jeter à l'eau.

 

  • Exemple : La brise mène au bleu du large ses couleuvres d'eau verte. Et le pilote lit sa route entre les grandes taches de nuit mauve, couleur de cerne et d'ecchymose.
  • Saint John-Perse, Amers
  •  
  • Courte bibliographie
  • Henri Matisse. Les papiers découpés. Dessiner avec des ciseaux, éd Taschen, 
  • Rodin, dessiner, découper, éd. Hazan, 
  • Art is Arp : Dessins, collages, reliefs, sculptures, poésie, éd. Des Musées de la Ville de Strasbourg

 

 

 

Banyuls, Prix européen Walter Benjamin :

 

A 15 heures, dans le hall de la mairie, seront présentés les livres du lauréat du Prix européen de l'essai 2019, par le président de l'Assoc. W.Benjamin, J.P.Bonnel et André Roger, psychanalyste - entrée libre.

A 17 h, salle Novelty, conférence de C. Razouls sur l'année 1940, à banyuls et en France. entrée libre.

 

 

 Conférence de Claude RAZOULS,

 

le samedi 5 octobre, salle Novelty, à Banyuls, à partir de 17 heures

 

 Claude Razouls, Docteur ès Sciences, ancien Maître de Conférences, 

Université Sorbonne (ex P.et M.Curie) Paris -

  Spécialité scientifique: Océanographie biologique

  Capitaine de Frégate (H)- Branche "recherche 

scientifique"

 

Dernières publications :

 

"Diversity and geographic distribution of Marine Planktonic Copepods" 

(voir le site "Copepodes Banyuls-sur-mer)"

"Histoire électorale de banyuls sur mer, de 1945 à 2017"(voir le site: 

 

http://banyulselections.canalblog.com)

 

** le même jour, de 15h à 16h30, présentation des livres du lauréat 2019 (Prix W.Benjamin), Marc BERDET, par A.Roger et J.P.Bonnel, hall de la mairie de Banyuls.

 

entrée libre aux  2 événements.

Contact : 06 31 69 09 32

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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 11:00
Zemmour (2), sa rhétorique islamophobe

Zemmour (2), sa rhétorique islamophobe

 

*Les outils de son argumentation :

 

il s'agit de durer, d'exister dans les médias et auprès du public, d'où l'utilisation des faits divers, le recours à la polémique, à la provocation, réactivation des scandales politiques...

 

Il ne peut insulter comme le faisaient les politiques des années 1930/60, mais use de règles linguistiques pour donner corps au discours identitaire.

 

En effet, il mobilise "le même genre de rhétorique identitaire que celle de Drumont à l'égard des juifs" (se reporter au point de vue de G.Noiriel, dans Le Monde du 10 septembre dernier : dans Le Venin dans la plume, l'historien montre les analogies avec les imprécations antisémites d'Edouard Drumont au XIX° siècle)

 

En outre, l'actualité est mobilisée : les scandales, les attentats, les crimes, les catastrophes sont des thèmes priés par les lecteurs et le public populaire.

 

**L'idéologie:

Zemmour n'est pas un idéologue fasciste : on ne peut parler à son sujet ni de racisme, ni d'antisémitisme, mais d'islamophobie. Surtout de nationalisme tourné vers la critique des Musulmans...

En fit, ses propos tendent à faire naître l'émotion (pas les idées), à alimenter les pulsions haineuses; Zemmour ne développe pas un discours objectif, scientifique, mais une vision historique déformée. L'Histoire devraient jouer un rôle civique, pédagogique; or Zemmour insiste sur des détails historiques, pour en faire des hauts-faits, comme on décrit des faits-divers en laissant de côté l'analyse rationnelle des événements...

 

***Les cibles de ses diatribes : Outre les Musulmans dans leur ensemble, sur lesquels s'exerce un discours islamophobe, il vise les "dominants" pour plaire au petit peuple; cette démagogie populiste attaque les intellectuels de gauche, les universitaires, les élites cultivées, les écrivains "bien-pensants", au mépris du savoir et de la recherche, en vue d'un succès immédiat pour vendre des livres et obtenir un bon audimat à la radio ou à la télé...

 

****Les conséquences : les médias sont le plus souvent complices en raison de la quête d'audience. Le plus grave est que la violence causée par des militants d'extrême-droite est cautionnée, justifiée par les discours islamophobes de Z...Les flots de haine, les mensonges et inexactitudes diffusés par les discours zemmouriens légitiment des passages à l'acte et les insultes, violences à l'égard des "étrangers", boucs émissaires faciles de tous nos problème !!

 

Après son succès à l'émission "On n'est pas couché", Zemmour a compris qu'il faut vendre ses livres à l'occasion de rencontres spectaculaires : bateleur, homme médiatique, historien d'une France populiste, il fait venir à lui des foules "sentimentales" qui n'ont pas pris le temps d'analyser ses livres obscurs, confus et orientés...

 

JPB

 

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23 août 2019 5 23 /08 /août /2019 09:39
Louis ALIOT et SORAL - Marine Le PEN et SORAL
Louis ALIOT et SORAL - Marine Le PEN et SORAL

Louis ALIOT et SORAL - Marine Le PEN et SORAL

Droites extrêmes : ALIOT et SORAL dans le même bateau ?

 

Soral le révisionniste, passé par le FN, et L. Aliot, vice-président du FN, seraient les deux faces d'un mouvement-janus, raciste, radical de droite...

 

L.Aliot a toutes les apparences d'un démocrate : homme affable, poli, cultivé, intelligent, il a des arguments et connaît ses dossiers.

Il a mis de la distance avec Marine Le Pen par rapport au père...mais n'a pas renié les idées morbides qui sont à la source de la création du FN, avec d'anciens nazis et collabos...

Il a poursuivi Soral en justice, en raison d'injures personnelles, mais n'a pas discuté les idées du révisionniste et il ne dit rien sur sa venue dans les Pyrénées-orientales...

Pour la campagne des municipales, L.Aliot semble ses distances avec son parti : pas de signe RN, pas de recours à l'autorité de Marine...mais n'est-ce pas par tactique électorale pour "ratisser large"..?

Ce serait donc duplicité de la part du candidat à la mairie de Perpignan ? L.Aliot serait un démocrate d'illusion, un faussaire en politique..?

 

Est)-on un démocrate quand  on affirme qu'un blogueur l'énerve..? Quand on fait un procès à un caricaturiste, même quand il suggère que vous êtes un nazi..? La presse n'a-t-elle pas le droit de tout dire...sauf en matière de racisme, d'antisémitisme, bien sûr...et là, nous retrouvons les idées nauséabondes de Soral !

 

Manifestation à Céret demain samedi à 10 h devant la sous-préfecture..? Mais pourquoi pas autour de son campement en Vallespir..? Avons-nous peur de l'affrontement..?

JPB

 

ci-dessous la bio roborative de SORAL dans wikipedia

Réduire
Alain Soral
Soral Lyon.jpg
Alain Soral à Lyon en 2013.
Fonction
Président
Égalité et Réconciliation
depuis 
 
 
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Alain Gérard Robert Bonnet
Surnom
Alain Bonnet de Soral
Nationalité
Formation
Activité
Fratrie
Autres informations
Parti politique
PCF (1991-2000)
FN (2005-2009)
Œuvres principales

Alain Bonnet, dit Alain Soral (son nom d’usage étant Bonnet de Soraln 1), est un essayiste, idéologued'extrême droite et chef d’entreprise franco-suisse, né le  à Aix-les-Bains.

Alain Soral affirme avoir été membre du Parti communiste français dans les années 1990. Parallèlement, il évolue dans les médias et le monde du spectacle jusqu’au début des années 2000. Au cours de cette décennie, il devient un idéologue d’extrême droite, oscillant entre un antisémitisme traditionnel et le nouvel antisémitisme. Il se réclame à la fois du nationalisme et de la gauche — notamment du marxisme — et se présente comme un « national-socialiste français »n 2. Il devient par ailleurs l’ami, voire l’« éminence grise », de Dieudonné, ce qui permet d'observer une continuité entre ses discours et les spectacles de l'humoriste.

Après s’être rapproché du Front national (FN), dont il est un temps membre du comité central, il fonde en juin 2007, avec d’anciens membres du GUD, le mouvement Égalité et Réconciliation (E&R) qu’il préside depuis lors. Cette association, qui se présente comme « nationaliste de gauche », est souvent classée à l’extrême droite par les observateurs. Il quitte le FN en février 2009 et se présente aux élections européennes de juin 2009, en cinquième position sur la « liste antisioniste » conduite en Île-de-France par Dieudonné.

En mars 2011, il fonde la SARL Culture pour tous, qui comprend notamment la maison d’édition Kontre Kulture.

Depuis 2008, Alain Soral est régulièrement condamné, dont une peine de prison ferme en 2019, pour« diffamation », « injures raciales ou antisémites », « incitation à la haine raciale », « provocation à la haine, la discrimination ou la violence », « apologie de crimes de guerre et contre l'humanité », « négationnisme ».

Jeunesse, premiers essais et carrière dans le milieu du spectac

Frère de l’actrice Agnès Soral, née en 1960, et de la productrice Jeanne Soral, née en 1956, Alain Soral naît en Savoie2,3. Sa famille s’étant établie en région parisienne à Meudon-la-Forêt dans les années 1960, il est inscrit à la communale puis au collège Stanislas2,3. Son père est un notaire savoisien à la double nationalité française et suisse, et sa mère, une femme au foyer2. Se qualifiant lui-même d’« enfant mal-aimé », il vit une enfance difficile, en raison d’une mère qu’il décrit comme « passive et froide » et de la violence de son père qui le bat4,3,5. Sa sœur Agnès décrit ce père comme un « pervers narcissique ». Lui, déclare en mai 2003, interrogé par Mireille Dumas dans l'émission Vie privée, vie publique6 : « Quand on regarde les drames familiaux il n’y a que des monstruosités. Et moi j’assume de venir de cette monstruosité là. Par contre, je ne veux pas rester un monstre. C’est-à-dire qu’on m’a programmé pour être un monstre mais je veux échapper à cette fatalité ; j’ai fait un énorme travail et je pense y être parvenu. » Il insulte ses parents dans le dossier de presse de son long métrage Confession d’un dragueur7. Selon sa sœur Agnès, il aurait également souffert, au cours de son enfance, de l’expropriation par l’État de terrains forestiers appartenant à son père5.

Le père d’Alain Soral, qui exerce la profession de conseiller juridique[Information douteuse] [?]5, est condamné en 1973 pour escroquerie et incarcéré à la prison de Champ-Dollon2 en Suisse. Le couple se sépare dans l’année et les enfants suivent leur mère à Grenoble dans le quartier de la Capuche, puis à Annemasse dans le quartier du Brouaz3. Le souvenir d’avoir vécu son adolescence au-dessus d’une loge maçonnique aurait marqué Alain, d’après sa sœur Agnès5. À la suite d'une violente dispute avec son père, Alain Soral, alors en deuxième trimestre de terminale, abandonne sa scolarité et quitte le domicile familial pour aller vivre seul à Paris, en 19764.Il loue une chambre de bonne rue Fromentin et vit de divers « petits boulots » (chantiers, convoyages, etc.), tout en menant une existence « provo-punk » aux Halles, avant d’être reçu en 1978 aux Beaux-Arts et à l’École des hautes études en sciences sociales — les seuls établissements d’études supérieures accessibles sans baccalauréat3,n 3 — où il suit pendant quelque temps comme élève-stagiaire puis élèven 4 les séminaires de Cornelius Castoriadis9,10,11. Le cours d’histoire de l’art l’intéresse particulièrement et l’amène progressivement vers la philosophie. Il découvre la lecture, notamment les essais et les poèmes des collections 10/18 et les bacs de soldes des libraires du quartier Saint-Michel12, et il se met à lire quatre heures par jour jusqu’à ses 45 ans. Il entame une carrière de peintre dans le groupe d’artistes En avant comme avant, avec lequel il sillonne l’Europe pour des expositions. Il prend alors le nom Soral en signant ses œuvres ABS (comme Alain Bonnet de Soral)9. Il démarre également une longue initiation à la boxe française, d’abord à la salle Pariset puis à la salle Lafond9 (il devint instructeur fédéral de boxe anglaise en juin 200413)
.

 
L’actrice Agnès Soral, sœur d’Alain Soral, introduit celui-ci dans le milieu du spectacle au cours des années 1980.

Au début des années 1980, introduit par sa sœur auréolée du succès de Tchao Pantin2 (cinq césars en 1983), Alain Soral fréquente la « nébuleuse noctambulo-artistique parisienne », aux Bains-Douches ou au Palace5. Il se lie étroitement avecAlexandre Pasche et Éric Walter (devenu critique d’art sous le nom d'Hector Obalk), rencontré aux Bains-Douches et dont les parents l’hébergèrent un temps2,4. Tous trois coécrivent l’ouvrage Les Mouvements de mode expliqués aux parents, paru en 1984. Il vit néanmoins très mal que seul un des coauteurs, Hector Obalk, soit invité à l’émission Apostrophes, au point que cet épisode le marque durablement. Il déclare ainsi14 : « J’ai été manipulé par un Juif qui a tiré la couverture à lui. À partir de ce jour-là, j’ai étudié le Talmud, l’histoire du sionisme. J’ai découvert que la trahison et la solidarité étaient au fondement de cette culture. » Les Mouvements de mode expliqués aux parents est traduit en japonais et, grâce à ses droits d’auteur, Alain Soral s’installe rue Galande4. Lancé dans le milieu de la mode, il donne de 1984 à 1987 des cours sur « l’histoire et l’analyse de la mode contemporaine » à l’École supérieure des arts et techniques de la mode (Esmod)4,15 et publie en 1987 un nouvel ouvrage sur ce thème, intitulé La Création de mode, initialement manuel de cours destiné à l’Esmod. Le succès desMouvements de mode expliqués aux parents lui permet de connaître un début de notoriété médiatique : il apparaît en octobre1985 dans une émission de FR3, dans laquelle il s'exprime sur les « looks » contemporains.

À la même époque, Alain Soral décide de suivre un dragueur rencontré aux Halles, « Laurent le Kabyle », afin de se perfectionner dans la drague de rue, qu’il pratiquera de façon intensive pendant deux ans tout en vivant des cours qu'il donne à l'Esmod4 : « À 1 500 F de l’heure, ça m’a permis de passer le reste de mon temps à draguer. Une pratique un peu honteuse et plutôt désespérée que je justifiais par l’idée d’en faire aussi un livre. » Cette activité marginale fut la source de son roman autobiographique La Vie d’un vaurien et de son essai sur les techniques de drague Sociologie du dragueur qu’il publia par la suite. Il apparaît en outre périodiquement, en tant qu'invité ou comme chroniqueur, dans des émissions présentées par Thierry Ardisson ou Patrice Drevet.

Durant cette période, il échange des lettres avec son père incarcéré en Suisse et tombe en dépression4. Plutôt que d’accepter un poste de planeur-stratégie dans une grande agence de publicité, CLM BBDO, il dilapide son pécule en vêtements sur mesure à Londres2,4. De 1988 à 1990, en délicatesse avec le fisc et d’humeur suicidaire, il décide d’aller vivre à la campagne et se serait installé dans la demeure d'un ami, nommée La Bosselette, près de Dieppe, puis dans un ermitage en Côte d’Or, où il rédige son premier roman autobiographique sur le thème de la drague, La Vie d’un vaurien, inspiré du recueil d’Édouard Limonov : Journal d’un raté2,4. Le livre est publié la même année mais ne se vend pas. Cependant, Alain Soral est contacté par divers producteurs. C’est alors qu’il s’intéresse aux techniques cinématographiques. Il réalise deux spots publicitaires pour Mélodie Movies et écrit puis réalise Chouabadaballet : Une dispute amoureuse entre deux essuie-glaces, un court métrage qui sera diffusé sur Canal+2,4. Lors de son passage en 1992 dans l’émission de Mireille Dumas Bas les masques sur le thème des dragueurs de rue, il déclare16 : « Moi ce que j’aimais bien dans la drague de rue, c’est qu’il y avait un aspect lutte de classe. Le schéma qui marchait le mieux et qui était le plus réjouissant, c’était les deux paumés qui avaient pour eux leur méchanceté et leur vice de connaître un peu mieux la rue, qui arrivaient à séduire des filles de bourgeois un peu méprisantes mais qui connaissent pas bien la vie, et qui arrivaient par ce travail de séduction à capter un peu de plus-value extorquée des parents de la riche aux parents du pauvre. Pour moi il y avait un côté lutte de classes. Et moi je le dis à un moment donné, au bout de mon parcours de dragueur, j’ai pas seulement écrit un livre je suis rentré au Parti communiste ; et pour moi c’était totalement lié. »

Alain Soral affirme avoir rejoint le Parti communiste français autour de 1990 et y milite jusqu’en 2000 à la cellule Paul-Langevin17,4,2. C’est dans ce cadre internationaliste qu’il part au Zimbabwe comme reporter, à la suite du décès de son père en 1991 peu après la fin de son incarcération2,4. De retour à Paris, il écrit et réalise son second court métrage, Les Rameurs : Misère affective et culture physique à Carrières-sur-Seine en 1993, puis écrit les films Les Vauriens et Z’y va ! pourAgat Films & Cie. Il est pigiste pour le magazine féminin 20 ans pour lequel il rédige des billets d’humeur. Il écrit également dans Entrevue, à la rubrique Rumeurs14.

Entre 1994 et 1996, il approfondit ses lectures de Karl Marx, Georg Lukács, Henri Wallon, Lucien Goldmann et Michel Clouscard et se remet au journalisme, avant de partir au Brésil pour une tournée de conférences sur la création de mode. À son retour, grâce à une avance d’un éditeur, il part pour le Pays basque afin d’y rédiger au calme son essai Sociologie du dragueur, fort de ses « sept cents conquêtes »2. Écoulé à plus de 50 000 exemplaires en 2017, celui-ci deviendra le plus célèbre de ses ouvrages18. Il entre à la section de boxe de l’Aviron bayonnais, puis rencontre Maylis Bourdenx, sa future femme. Ils se marient le 4,3 et divorcent en 2009. À la suite du succès de Sociologie du dragueur — publié aux Éditions Blanche dirigées par Franck Spengler — Alain Soral joue son propre rôle au cinéma dans Parfait Amour ! de Catherine Breillat en 1996. Il poursuit sur sa lancée en 1999 avec Vers la féminisation ?, dans lequel il développe une rhétoriqueantiféministe.

Alain Soral connaît alors une nouvelle période de notoriété médiatique, s'étant affirmé comme un « bon client » des plateaux de télévision. Entre 1999 et 2004, Thierry Ardisson, avec qui il est ami depuis les années 1980, l’invite à quatre reprises dans son émission Tout le monde en parle19. En 2000, il est invité à trois reprises dans l’émission C’est mon choix d’Évelyne Thomas (produite par Jean-Luc Delarue). Alain Soral intervient également chez Paul Wermus à l’émission Piques et polémiquesen 2003 et 2004, où il prend position lors de ce dernier passage pour défendre l’humoriste Dieudonné accusé d’antisémitisme.

Le seul long métrage réalisé par Alain Soral, intitulé Confession d’un dragueur et sorti en salles en 2001, réunitThomas Dutronc et Saïd Taghmaoui.

En 2001, il réalise son premier long métrage Confession d’un dragueur avec Thomas Dutronc et Saïd Taghmaoui en tête d’affiche. Il touche 89 000  pour ce film selon Molard et D'Angelo20. Le producteur Jean-François Lepetit raconte à ce sujet : « Son scénario était prometteur. Mais au moment du tournage, j’ai réalisé que ce que je croyais être de l’ironie était en fait du premier degré. » Portant sur la drague de rue et les rapports de classe, ce film, boudé par la critique et par le public, est déprogrammé au bout d’une semaine. Alain Soral déclare par la suite, au sujet de l’échec de son film et de son parcours dans le milieu du spectacle : « J’ai été massacré par les deux cliques qui tiennent ce milieu, les pédés et les Juifs14. » Pour Agnès Soral, c’est la première fois que son frère s’estimait rejeté parce que « goy ». Elle indique également que son frère s’est vu refuser, comme elle, l’entrée dans la franc-maçonnerie en 2004 et qu’il a « rompu les ponts » avec toute sa famille en 200621.

Passage par le Parti communiste français

Les sources divergent quant à son entrée au Parti communiste français, certains enquêteurs mettant en doute sa réalité tandis qu'Alain Soral lui-même multiplie les versions concernant cette adhésion22 : au milieu des années 1980 pour certainsn 5,23, en 1991 pour Nicolas Lebourg et Joseph Beauregard24, entre 1992 et 1994 d’après un CV issu d’un dossier de presse4. Sa propre version varie souvent25 : incapable de dater son engagement, il parle parfois d’une période située entre 1991 et 1993 mais parfois aussi d’un engagement de sept ans26. L’écrivain Simon Liberati indique qu’il s’est encarté avec Alain Soral davantage par anticonformisme que par idéologie, jugeant« dommage que le parti disparaisse comme l’Église catholique avait disparu »25 et qualifiant leur petit cercle de « pieds nickelés »26. Selon les auteurs de La Galaxie Dieudonné, cette appartenance au PCF n’a cependant jamais été prouvée27. D’après Robin d’Angelo et Mathieu Molard, journalistes à StreetPress, les responsables du parti de l’époque ne se souviennent pas de son passage25. Alain Soral a mis en ligne sur son site ses cartes d’adhérents au Parti communiste français à la cellule Paul-Langevin, de 1995 à 200017. Il déclare également avoir animé pendant cette période, aux côtés de Marc Cohen, le « Collectif communiste des travailleurs des médias » (dit aussi « celluleRamón-Mercader »), faisant paraître un bulletin confidentiel aux parutions sporadiques26 intitulé La Lettre écarlate28. Cette initiative n’aurait pas de lien avec le PCF29. Selon Jean-Paul Gautier et ses coauteurs, « en réalité, ce collectif était dirigé par Henri Malberg, membre du comité central du PCF. Lors de nos investigations, nous n’avons trouvé aucun document qui laisserait entrevoir qu’Alain Soral aurait joué le rôle qu’il cherche à s’attribuer27. » D’après des témoignages recueillis par Mathieu Molard et Robin d’Angelo c’est néanmoins en côtoyant ce « courant nationaliste encore présent au PCF » qu’il devient « obsédé par les juifs »30.

Après avoir fait campagne pour le non au référendum sur le traité de Maastricht de septembre 1992, il déclare avoir participé en mai 1993, toujours avec Marc Cohen, rédacteur en chef de L’Idiot international de Jean-Edern Hallier, à la rédaction de l’appel « Vers un front national », signé par Jean-Paul Cruse — ancien membre de laGauche prolétarienne, membre du collectif et délégué SNJ-CGT de Libération, dont il est l’un des fondateurs — et publié en première page de L’Idiot.31 Cet appel, s’appuyant sur la vision de la « destruction précipitée de la vieille gauche », propose « une politique autoritaire de redressement du pays », rassemblant « les gens de l’esprit contre les gens des choses, la civilisation contre la marchandise — et la grandeur des nations contre la balkanisation du monde […] sous les ordres de Wall Street, du sionisme international, de la bourse de Francfort et des nains de Tokyo » et appelle, pour « forger une nouvelle alliance, » à la constitution d’un « front » regroupant « Pasqua, Chevènement, les communistes et les ultra-nationalistes », un nouveau front pour « un violent sursaut de nationalisme, industriel et culturel. »32Une polémique naît alors sur l’existence de convergences « rouges-bruns »33.

Alain Soral cesse ensuite d'être membre du PCF, disant s’opposer à l’abandon de son contenu révolutionnaire, tout en continuant à approuver l’ « outil d’analyse » marxiste34.

Critique des « communautarismes » homosexuel, féministe et juif

Dès le début des années 2000, il pourfend dans ses livres35 ce qu’il qualifie de communautarisme : il s’en prend vivement aussi bien aux mouvements homosexuelsou féministes qu’aux associations représentatives de la communauté juive, dans des termes qui se veulent souvent provocateurs36. Pour Alain Soral, la montée du communautarisme en France est dangereuse pour la République et constitue une atteinte au principe d’universalité républicaine car, à sa conception « fait[e] d’histoires comparées, de métissages, de transformations, » elle tendrait à substituer « un débat réduit à la compétition victimaire. Soit l’Histoire ramenée à l’éternelle persécution des femmes, des pédés, des Arabes, des Noirs, des Juifs… »37 Dans son analyse de la société contemporaine, il prétend démonter les mécanismes de ce qu’il appelle l’« idéologie du désir » promue par l’omniprésence de la publicité, les journaux féminins et le phénomène de « starisation ». Il a vivement critiqué certains mensuels féminins qui, selon lui, transforment les consciences et relèguent la femme au statut de « femme-objet » consommatrice. Il expose son idée selon laquelle le système s’accommode très bien d’une situation où les femmes travaillent et consomment et que le féminisme, vu sous cet angle, n’est pas forcément un mouvement de libération mais un « allié objectif » du capitalisme.

Les prises de position d’Alain Soral « anti-communautaristes » sont suivies avec intérêt par Les Identitaires qui tentent en vain un rapprochement avec lui au début de l’année 2004 en lui écrivant deux lettres38. En 2006, il signe avec Fabrice Robert et Philippe Vardonn 6, deux figures des Identitaires, un appel à la libération de Michel Lajoye, condamné pour des attentats à l’explosif contre des commerces et des logements de travailleurs maghrébins39.

Association avec Dieudonné
 
Après avoir critiqué Dieudonnédans un de ses livres, Alain Soral se lie d’amitié avec lui et devient même son« éminence grise ».

En 2002, Alain Soral publie Jusqu’où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante, toujours chez les Éditions Blanche, qui lui vaut un succès commercial40. L’ouvrage s'écoule à 60 000 exemplaires en un mois, sans aucune promotion ni couverture médiatique3, et à 80 000 exemplaires l’année de sa publication, « contre toute attente » d’après Emmanuel Poncet19. Cet ouvrage contribue à faire connaître Alain Soral du grand public41. Libération classe encore à l'époque Alain Soral comme un « réactionnaire de gauche » : le journal considère, à l'époque de la sortie de Jusqu’où va-t-on descendre ?, que Soral se situe dans « le mouvement croissant de libération de la parole gauloise (Camus, Houellebecq, Muray, etc.) » tout en soulignant qu'il « débite souvent avec brio une phraséologie “néoréac” en constante contradiction avec la loi Gayssot. »3.

Dans son livre, Alain Soral s’en prend, parmi de multiples cibles, à Dieudonné42, qu’il accuse de vouloir bénéficier d’une « rente de culpabilisation victimaire » dont les Français blancs seraient les victimes. Qualifiant l’humoriste d’« inculte et désormais pas drôle », il ajoute par ailleurs : « Si Dieudonné s’énerve sur le populo français […], c’est peut-être parce qu’il lui démange de montrer du doigt la communauté logiquement désignée par sa revendication d’une plus juste représentation des « communautés visibles ? » Une « communauté invisible » surreprésentée dans le showbiz en termes de quotas, mais à laquelle il doit aussi son doux statut de rigolo43. » Ayant pris connaissance de ces critiques, Dieudonné souhaite rencontrer Soral. En 2004, les deux hommes prennent contact et deviennent finalement amis et politiquement proches, étant notamment tombés d’accord, selon Soral, sur le sujet de l’« antisionisme » et du « lobby juif. »44 Dès lors, l’essayiste fait figure, de son propre aveu45, d’« éminence grise » de Dieudonné5,46, ce qui permet d’observer une continuité entre ses discours et les spectacles de l’humoriste5,45. Dominique Albertini et David Doucet relèvent que « comme Dieudonné, en effet, Soral disparaît peu à peu des médias traditionnels à mesure que s'affirme le caractère antisémite et complotiste de son discours »47.

S’estimant victimes de déboires comparables du point de vue des agressions physiques et du boycott par les médias, Alain Soral et Dieudonné se sont mutuellement soutenus48, participant conjointement à la liste Euro-Palestine aux élections européennes de 2004, avant que le premier s’en retire49, suivi par le second.

En 2006, il fait aussi partie — avec notamment Dieudonné, Thierry Meyssan et Frédéric Chatillon50 (ancien responsable du GUD) — d’une délégation qui se rend auLiban puis en Syrie, et rencontre notamment le président libanais Émile Lahoud, le général Aoun51, opposant libanais et, lors d’un passage à Damas, les dignitaires du régime syrien14, ainsi qu’Hugo Chávez, président du Venezuela. Pour Fiammetta Venner, Alain Soral admire un Chávez « aux antipodes de celui admiré par une certaine gauche française. Ce qui intéresse Alain Soral, c’est la répression virile des opposants, la revendication de chrétienté et les provocations contre les États-Unis et les Juifs. »39

 
Association avec Dieudonné
 
Après avoir critiqué Dieudonnédans un de ses livres, Alain Soral se lie d’amitié avec lui et devient même son« éminence grise ».

En 2002, Alain Soral publie Jusqu’où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante, toujours chez les Éditions Blanche, qui lui vaut un succès commercial40. L’ouvrage s'écoule à 60 000 exemplaires en un mois, sans aucune promotion ni couverture médiatique3, et à 80 000 exemplaires l’année de sa publication, « contre toute attente » d’après Emmanuel Poncet19. Cet ouvrage contribue à faire connaître Alain Soral du grand public41. Libération classe encore à l'époque Alain Soral comme un « réactionnaire de gauche » : le journal considère, à l'époque de la sortie de Jusqu’où va-t-on descendre ?, que Soral se situe dans « le mouvement croissant de libération de la parole gauloise (Camus, Houellebecq, Muray, etc.) » tout en soulignant qu'il « débite souvent avec brio une phraséologie “néoréac” en constante contradiction avec la loi Gayssot. »3.

Dans son livre, Alain Soral s’en prend, parmi de multiples cibles, à Dieudonné42, qu’il accuse de vouloir bénéficier d’une « rente de culpabilisation victimaire » dont les Français blancs seraient les victimes. Qualifiant l’humoriste d’« inculte et désormais pas drôle », il ajoute par ailleurs : « Si Dieudonné s’énerve sur le populo français […], c’est peut-être parce qu’il lui démange de montrer du doigt la communauté logiquement désignée par sa revendication d’une plus juste représentation des « communautés visibles ? » Une « communauté invisible » surreprésentée dans le showbiz en termes de quotas, mais à laquelle il doit aussi son doux statut de rigolo43. » Ayant pris connaissance de ces critiques, Dieudonné souhaite rencontrer Soral. En 2004, les deux hommes prennent contact et deviennent finalement amis et politiquement proches, étant notamment tombés d’accord, selon Soral, sur le sujet de l’« antisionisme » et du « lobby juif. »44 Dès lors, l’essayiste fait figure, de son propre aveu45, d’« éminence grise » de Dieudonné5,46, ce qui permet d’observer une continuité entre ses discours et les spectacles de l’humoriste5,45. Dominique Albertini et David Doucet relèvent que « comme Dieudonné, en effet, Soral disparaît peu à peu des médias traditionnels à mesure que s'affirme le caractère antisémite et complotiste de son discours »47.

S’estimant victimes de déboires comparables du point de vue des agressions physiques et du boycott par les médias, Alain Soral et Dieudonné se sont mutuellement soutenus48, participant conjointement à la liste Euro-Palestine aux élections européennes de 2004, avant que le premier s’en retire49, suivi par le second.

En 2006, il fait aussi partie — avec notamment Dieudonné, Thierry Meyssan et Frédéric Chatillon50 (ancien responsable du GUD) — d’une délégation qui se rend auLiban puis en Syrie, et rencontre notamment le président libanais Émile Lahoud, le général Aoun51, opposant libanais et, lors d’un passage à Damas, les dignitaires du régime syrien14, ainsi qu’Hugo Chávez, président du Venezuela. Pour Fiammetta Venner, Alain Soral admire un Chávez « aux antipodes de celui admiré par une certaine gauche française. Ce qui intéresse Alain Soral, c’est la répression virile des opposants, la revendication de chrétienté et les provocations contre les États-Unis et les Juifs. »39

Engagement au Front national

Alain Soral se dit marqué par la campagne de Jean-Pierre Chevènement lors de l’élection présidentielle française de 2002 :

« Chevènement pour mon parcours personnel est une sorte de sas. Je n’aurais jamais pu me rapprocher du FN directement. Toute mon idiosyncrasie est formatée par l’extrême gauche. C’est comme des pelures d’oignon qu’il faut enlever. Ce n’est pas possible sans médiation… Quand je vois que Chevènement au cours de la campagne du premier tour de 2002 s’effondre, n’ose pas franchir le Rubicon et on voit tout à coup qu’il n’a pas le courage d’aller au bout… Et finalement le seul qui a le courage, qui n’a pas l’appareil conceptuel finalement cohérent, le seul qui a le courage politique parce qu’il n’a jamais fait partie de la bourgeoisie politique, ce qu’on appelle l’establishment, le seul qui pourra aller jusqu’au bout d’une critique radicale du système s’il était à la limite moins mal entouré parce que c’est comme ça que je le vois, ce serait Le Pen et c’est là que je me dis je milite alors que je suis encore très lié au PC, enfin aux déçus du PC, je dis : “il faut voter Le Pen, c’est le vote révolutionnaire”52. »

Pour l’association belge RésistanceS, Alain Soral affichait dans Jusqu’où va-t-on descendre un national-populisme qui préfigurait son engagement au Front national53.

Il propose d’abord ses services au FN par l’intermédiaire de Bruno Gollnisch. Il se lie ensuite d’amitié avec Marine Le Pen, alors à la recherche de personnalités extérieures pour venir alimenter ses réflexions politiques et qui juge intéressante sa ligne sur la « gauche du travail » et la « droite des valeurs, » avant de convaincreJean-Marie Le Pen54,55,39, à qui il est présenté par Farid Smahi56. C’est durant l’automne 2005 qu’il rejoint l’équipe de campagne du Front national, où il est chargé des affaires sociales et du problème des banlieues. Ce ralliement n’est révélé par Soral que plus d’un an après, lors d’un entretien paru sur Internet le. Il explique alors sa démarche en affirmant que le Front national constitue le seul parti qui lutte efficacement contre la « déferlante capitaliste etultralibérale. » En mars 2007, il déclare avoir voté pour Jean-Marie Le Pen aux deux tours de l’élection présidentielle de 2002, après avoir néanmoins été tenté de porter sa voix sur Jean-Pierre Chevènement au premier tour28. Le rapprochement d’Alain Soral avec Jean-Marie Le Pen est cependant accueilli alors avec une certaine méfiance par diverses personnalités du Front national57.

Alain Soral inspire les discours prononcés par Jean-Marie Le Pen du 1er mai, de la fête des Bleu-blanc-rouge et de Valmy en septembre 200654,58. À l’occasion de l’élection présidentielle, il oriente la campagne de Jean-Marie Le Pen, auprès de qui il est « conseiller spécial »59, vers le national-républicanisme60. Son exposition à l’occasion d’une conférence de presse avec Louis Aliot et Marine Le Pen en février 2007 vise à faire contrepoids à l’offensive de Bruno Mégret, accusé d’utiliser l’Union des patriotes (mouvement de soutien à la candidature de Jean-Marie Le Pen) pour se remettre en selle55. Le président du FN indique alors : « Il apporte les éléments de sa propre personnalité, son talent, son intelligence. Et le fait qu’il soit un ancien communiste prouve bien la capacité de la nation et du mouvement national d’intégrer les Français quelles que soient leurs origines politiques. »61 Louis Aliot explique qu'« on le voit peu mais il arrive à convaincre Le Pen que les banlieues allaient voter pour lui, pour remplacer l’électorat qui vote pour Sarkozy »59. Marine Le Pen précisera en 2008 : « […] contrairement à ce qui a pu être dit durant la campagne présidentielle, il n’a pas été le décideur de la stratégie de Jean-Marie Le Pen. Jean-Marie Le Pen, que les Français connaissent, a évidemment toujours conservé la maîtrise totale de ses choix stratégiques et celle de sa ligne politique. »62 Le , après le net recul de Jean-Marie Le Pen à l’issue du premier tour, il déclare : « Le Pen méritait la France mais je ne suis pas sûr que la France méritait Le Pen63 » et annonce qu’il va voter pour Ségolène Royal64.

Parallèlement à son engagement au FN, Alain Soral lance en juin 2007, en compagnie de Jildaz Mahé O’Chinal et Philippe Péninque65, son propre mouvement, appelé Égalité et Réconciliation (E&R)66. Cette association qui se présente comme « un club de réflexion politique trans-courants dans la tradition du cercle Proudhondes Berth et Valois, […] entend convertir au nationalisme politique les jeunes des milieux populaires et notamment ceux issus de l’immigration. »65 Avec le soutien financier des anciens membres du GUD Frédéric Chatillon, Gildas Mahé et Philippe Péninque et la participation de Serge Ayoub, il ouvre Le Local, un bar associatif situé dans le 15e arrondissement de Paris. Néanmoins, cette association entre Soral et Ayoub n’a pas fait long feu67 et ce dernier conserve seul la gestion du Local, 68« les JNR de Batskin n’appréciant pas vraiment les militants arabes d’E&R » selon Frédéric Haziza68.Le , à l’occasion du congrès national du Front national à Bordeaux, Alain Soral qui n’était pas candidat est nommé au comité central par Jean-Marie Le Pen, réélu président du parti69.

Association avec Dieudonné
 
Après avoir critiqué Dieudonnédans un de ses livres, Alain Soral se lie d’amitié avec lui et devient même son« éminence grise ».

En 2002, Alain Soral publie Jusqu’où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante, toujours chez les Éditions Blanche, qui lui vaut un succès commercial40. L’ouvrage s'écoule à 60 000 exemplaires en un mois, sans aucune promotion ni couverture médiatique3, et à 80 000 exemplaires l’année de sa publication, « contre toute attente » d’après Emmanuel Poncet19. Cet ouvrage contribue à faire connaître Alain Soral du grand public41. Libération classe encore à l'époque Alain Soral comme un « réactionnaire de gauche » : le journal considère, à l'époque de la sortie de Jusqu’où va-t-on descendre ?, que Soral se situe dans « le mouvement croissant de libération de la parole gauloise (Camus, Houellebecq, Muray, etc.) » tout en soulignant qu'il « débite souvent avec brio une phraséologie “néoréac” en constante contradiction avec la loi Gayssot. »3.

Dans son livre, Alain Soral s’en prend, parmi de multiples cibles, à Dieudonné42, qu’il accuse de vouloir bénéficier d’une « rente de culpabilisation victimaire » dont les Français blancs seraient les victimes. Qualifiant l’humoriste d’« inculte et désormais pas drôle », il ajoute par ailleurs : « Si Dieudonné s’énerve sur le populo français […], c’est peut-être parce qu’il lui démange de montrer du doigt la communauté logiquement désignée par sa revendication d’une plus juste représentation des « communautés visibles ? » Une « communauté invisible » surreprésentée dans le showbiz en termes de quotas, mais à laquelle il doit aussi son doux statut de rigolo43. » Ayant pris connaissance de ces critiques, Dieudonné souhaite rencontrer Soral. En 2004, les deux hommes prennent contact et deviennent finalement amis et politiquement proches, étant notamment tombés d’accord, selon Soral, sur le sujet de l’« antisionisme » et du « lobby juif. »44 Dès lors, l’essayiste fait figure, de son propre aveu45, d’« éminence grise » de Dieudonné5,46, ce qui permet d’observer une continuité entre ses discours et les spectacles de l’humoriste5,45. Dominique Albertini et David Doucet relèvent que « comme Dieudonné, en effet, Soral disparaît peu à peu des médias traditionnels à mesure que s'affirme le caractère antisémite et complotiste de son discours »47.

S’estimant victimes de déboires comparables du point de vue des agressions physiques et du boycott par les médias, Alain Soral et Dieudonné se sont mutuellement soutenus48, participant conjointement à la liste Euro-Palestine aux élections européennes de 2004, avant que le premier s’en retire49, suivi par le second.

En 2006, il fait aussi partie — avec notamment Dieudonné, Thierry Meyssan et Frédéric Chatillon50 (ancien responsable du GUD) — d’une délégation qui se rend auLiban puis en Syrie, et rencontre notamment le président libanais Émile Lahoud, le général Aoun51, opposant libanais et, lors d’un passage à Damas, les dignitaires du régime syrien14, ainsi qu’Hugo Chávez, président du Venezuela. Pour Fiammetta Venner, Alain Soral admire un Chávez « aux antipodes de celui admiré par une certaine gauche française. Ce qui intéresse Alain Soral, c’est la répression virile des opposants, la revendication de chrétienté et les provocations contre les États-Unis et les Juifs. »39

Engagement au Front national

Alain Soral se dit marqué par la campagne de Jean-Pierre Chevènement lors de l’élection présidentielle française de 2002 :

« Chevènement pour mon parcours personnel est une sorte de sas. Je n’aurais jamais pu me rapprocher du FN directement. Toute mon idiosyncrasie est formatée par l’extrême gauche. C’est comme des pelures d’oignon qu’il faut enlever. Ce n’est pas possible sans médiation… Quand je vois que Chevènement au cours de la campagne du premier tour de 2002 s’effondre, n’ose pas franchir le Rubicon et on voit tout à coup qu’il n’a pas le courage d’aller au bout… Et finalement le seul qui a le courage, qui n’a pas l’appareil conceptuel finalement cohérent, le seul qui a le courage politique parce qu’il n’a jamais fait partie de la bourgeoisie politique, ce qu’on appelle l’establishment, le seul qui pourra aller jusqu’au bout d’une critique radicale du système s’il était à la limite moins mal entouré parce que c’est comme ça que je le vois, ce serait Le Pen et c’est là que je me dis je milite alors que je suis encore très lié au PC, enfin aux déçus du PC, je dis : “il faut voter Le Pen, c’est le vote révolutionnaire”52. »

Pour l’association belge RésistanceS, Alain Soral affichait dans Jusqu’où va-t-on descendre un national-populisme qui préfigurait son engagement au Front national53.

Il propose d’abord ses services au FN par l’intermédiaire de Bruno Gollnisch. Il se lie ensuite d’amitié avec Marine Le Pen, alors à la recherche de personnalités extérieures pour venir alimenter ses réflexions politiques et qui juge intéressante sa ligne sur la « gauche du travail » et la « droite des valeurs, » avant de convaincreJean-Marie Le Pen54,55,39, à qui il est présenté par Farid Smahi56. C’est durant l’automne 2005 qu’il rejoint l’équipe de campagne du Front national, où il est chargé des affaires sociales et du problème des banlieues. Ce ralliement n’est révélé par Soral que plus d’un an après, lors d’un entretien paru sur Internet le. Il explique alors sa démarche en affirmant que le Front national constitue le seul parti qui lutte efficacement contre la « déferlante capitaliste etultralibérale. » En mars 2007, il déclare avoir voté pour Jean-Marie Le Pen aux deux tours de l’élection présidentielle de 2002, après avoir néanmoins été tenté de porter sa voix sur Jean-Pierre Chevènement au premier tour28. Le rapprochement d’Alain Soral avec Jean-Marie Le Pen est cependant accueilli alors avec une certaine méfiance par diverses personnalités du Front national57.

Alain Soral inspire les discours prononcés par Jean-Marie Le Pen du 1er mai, de la fête des Bleu-blanc-rouge et de Valmy en septembre 200654,58. À l’occasion de l’élection présidentielle, il oriente la campagne de Jean-Marie Le Pen, auprès de qui il est « conseiller spécial »59, vers le national-républicanisme60. Son exposition à l’occasion d’une conférence de presse avec Louis Aliot et Marine Le Pen en février 2007 vise à faire contrepoids à l’offensive de Bruno Mégret, accusé d’utiliser l’Union des patriotes (mouvement de soutien à la candidature de Jean-Marie Le Pen) pour se remettre en selle55. Le président du FN indique alors : « Il apporte les éléments de sa propre personnalité, son talent, son intelligence. Et le fait qu’il soit un ancien communiste prouve bien la capacité de la nation et du mouvement national d’intégrer les Français quelles que soient leurs origines politiques. »61 Louis Aliot explique qu'« on le voit peu mais il arrive à convaincre Le Pen que les banlieues allaient voter pour lui, pour remplacer l’électorat qui vote pour Sarkozy »59. Marine Le Pen précisera en 2008 : « […] contrairement à ce qui a pu être dit durant la campagne présidentielle, il n’a pas été le décideur de la stratégie de Jean-Marie Le Pen. Jean-Marie Le Pen, que les Français connaissent, a évidemment toujours conservé la maîtrise totale de ses choix stratégiques et celle de sa ligne politique. »62 Le , après le net recul de Jean-Marie Le Pen à l’issue du premier tour, il déclare : « Le Pen méritait la France mais je ne suis pas sûr que la France méritait Le Pen63 » et annonce qu’il va voter pour Ségolène Royal64.

Parallèlement à son engagement au FN, Alain Soral lance en juin 2007, en compagnie de Jildaz Mahé O’Chinal et Philippe Péninque65, son propre mouvement, appelé Égalité et Réconciliation (E&R)66. Cette association qui se présente comme « un club de réflexion politique trans-courants dans la tradition du cercle Proudhondes Berth et Valois, […] entend convertir au nationalisme politique les jeunes des milieux populaires et notamment ceux issus de l’immigration. »65 Avec le soutien financier des anciens membres du GUD Frédéric Chatillon, Gildas Mahé et Philippe Péninque et la participation de Serge Ayoub, il ouvre Le Local, un bar associatif situé dans le 15e arrondissement de Paris. Néanmoins, cette association entre Soral et Ayoub n’a pas fait long feu67 et ce dernier conserve seul la gestion du Local, 68« les JNR de Batskin n’appréciant pas vraiment les militants arabes d’E&R » selon Frédéric Haziza68.Le , à l’occasion du congrès national du Front national à Bordeaux, Alain Soral qui n’était pas candidat est nommé au comité central par Jean-Marie Le Pen, réélu président du parti69.

Départ du Front national et Liste antisioniste

Le , Alain Soral annonce sa candidature à l’investiture comme tête de liste du Front national aux élections européennes de 2009 en Île-de-France70. Six mois plus tard, le , il décide de quitter le FN après avoir été relégué à une « place d’honneur » sur la liste71. Accusant Marine Le Pen et Louis Aliot de s’être opposés à sa candidaturen 7 et de chercher à « virer tous les opposants authentiques au système, qu’ils proviennent de la vieille droite des valeurs ou de la vraie gauche sociale, » il témoigne des profondes divergences apparues depuis près de deux ans au sein du Front national et ayant conduit au départ de plusieurs personnalités de ce parti, tout en saluant Jean-Marie Le Pen, « homme facétieux et délicat ». Ce dernier dénonce pour sa part un « comportement de petit enfant qui pique une grosse colère » et commente : « Alain Soral est plus fait pour l’écriture ou le show business que pour la politique72. » Selon Laurent-David Samama, l’état-major du parti l’aurait jugé « trop obsédé par le complot sioniste »73. Alain Soral continue néanmoins d'affirmer son soutien à Marine Le Pen tout en ciblant le « suceur de sionistes » que serait Louis Aliot74 ; il soutient en particulier Jean-Marie Le Pen et Florian Philippot parce qu'« il critique la mondialisation et ne stigmatise jamais les musulmans »75,76. D’après Marc George, alors secrétaire général d’Égalité et Réconciliation, Alain Soral aurait perdu le soutien de Jean-Marie Le Pen en amont des élections européennes de 2009 après avoir vu dans ses propos sur les chambres à gaz les « lubies d’un vieil homme »77. Marine Le Pen finit par qualifier Alain Soral de « gourou » et de « pervers narcissique »78.

Il présente, avec Dieudonné et Yahia Gouasmi, alors président de la Fédération chiite de France, une « Liste antisioniste » recueillant 1,30% des suffrages en Île-de-France (2,83% en Seine-Saint-Denis) au terme d’une campagne émaillée d’incidents et d’échauffourées79. Sa présence sur cette liste lui vaut d’être qualifié d’« impayable stalino-facho-antisioniste » par le philosophe communiste-libertaire Claude Guillon80. La liste aurait été financée par la République islamique d’Iran deMahmoud Ahmadinejad à hauteur de 3 millions d’euros81.

Entre-temps, chroniqueur au journal Flash à partir de sa fondation en octobre 2008 avec d’anciens collaborateurs de National-Hebdo, il le quitte en avril 2011 le jugeant devenu trop proche du Front national82. Par ailleurs, il se montre discret à l’occasion du XIVe congrès du Front national qui doit désigner, à Tours, le successeur de Jean-Marie Le Pen à la présidence du parti. Marc George l’accuse d’avoir renoncé à soutenir Bruno Gollnisch en échange d’une promotion de la part de Marine Le Pen83.

Alain Soral continue néanmoins d’avoir une certaine influence chez une partie des militants du FN, notamment chez les jeunes, qui développent d’après l’historien Nicolas Lebourg « tout un discours “républicain” sous influence soralienne, pour pointer le poids d’un certain communautarisme » (juif)84, mais aussi chez une partie des cadres85,86. Pour Jacob Rogozinski, professeur à la faculté de Strasbourg, « des relations étroites existent toujours entre les réseaux Dieudonné-Soral et certains membres de la direction du FN, et ces passerelles font circuler dans les deux sens les hommes et les idées. Bien loin de s’opposer, soraliens et lepénistes tendent ainsi à se renforcer réciproquement. »87 S’il considère qu’il a échoué à faire bouger la ligne du FN sur l’islam du temps où il en était membre, Alain Soral s’attribue néanmoins le « virage économique antilibéral » opéré par Marine Le Pen88, ce que contestent Abel Mestre et Caroline Monnot, journalistes au Monde : « Tous les numéros 2 du Front national, hormis Bruno Gollnisch, ont plaidé pour un créneau social. La transformation de la sociologie électorale du Front national à partir de 1995a rendu ce virage obligatoire selon le vieux principe : “Il faut bien que je les suive, puisque je suis leur chef.” »89

Développement de ses propres activités politiques et commerciales
 
Après son départ du Front national, Alain Soral se concentre sur ses propres activités, en particulier le mouvement Égalité et Réconciliation et la maison d’édition Kontre Kulture.

Dès lors, s’inscrivant dans une démarche propre à l’activisme par les médias90, Alain Soral se consacre essentiellement àÉgalité et Réconciliation, dont l’objet est la « promotion des idées de l’essayiste Alain Soral sur la gauche du travail et la droite des valeurs »91 — association présentée comme « nationaliste de gauche »92 mais classée à l’extrême droite par la plupart des observateurs et qualifiée d’antisémite par certains d’entre euxn 8 — en organisant des conférences et en réalisant des entretiens sur Internet particulièrement suivis93, surtout par « un public jeune et masculin », composé de « chômeurs mais aussi [d’]étudiants ou cadres diplômés »14, disposant souvent d’un certain capital culturel77. Pour le politologue Jean-Yves Camus, si le mouvement connaît une certaine audience auprès de la génération des 18-25 ans, « pour comprendre le phénomène Soral, il faut le replacer dans le contexte des années 2000 pendant lesquelles on assiste à une course à la transgression antisémite illustrée parfaitement par l’émergence de Dieudonné. Dans les deux cas, Soral et Dieudonné, c’est moins leur discours qui suscite l’engouement que leur capacité à dire des choses transgressives qui attirent les gens »94. Pour le politologue Gilles Kepel, « Alain Soral décide de réinvestir le champ militant issu de la mouvance nationaliste révolutionnaire »95. L'historien Pascal Ory le présente comme le « premier intellectuel français de renom promu par la culture numérique »96.

En mars 2011, il fonde sa propre structure, Culture pour tous, société qui comprend : la maison d’édition Kontre Kulture qui diffuse notamment la réédition de ses livres ; Sanguis Terrae qui vend du vin ; Prenons le maquis (anciennement Instinct de survie97) qui vend du matériel survivaliste et organise des stages, en partenariat avec Piero San Giorgio, auteur de Survivre à l’effondrement économique ; et Au bon sens qui vend par des circuits courts des produits biologiques2. Alain Soral possède 80 % des parts de Culture pour tous qui est gérée par Julien Limes, secrétaire de Égalité et Réconciliation98. En 2012, la société a déclaré un chiffre d’affaires de 640 400 € pour un résultat net de 64 300 €91. D’après StreetPress, « en octobre 2014, la PME a généré plus de 170 000 euros. Ce qui, rapporté sur un an, équivaudrait à plus de 2 000 000 d’euros de chiffre d’affaires. »99 Pour l’essayiste Michel Briganti, Alain Soral s’inscrit, avec cette activité commerciale, dans une pratique répandue à l’extrême droite : « capitaliser sur une expérience militante est très classique dans ce milieu. […] En fait, tous les petits groupes d’extrême-droite animés par de fortes personnalités font du business, d’une manière ou d’une autre. » Citant Frédéric Chatillon, Serge Ayoub et Dieudonné91.

Depuis novembre 2012, à la suite de son refus de l’inviter sur le plateau de son émission sur LCP, Frédéric Haziza, journaliste à Radio J et sur LCP, fait l’objet d’une violente campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux et d’une pétition, lancée en février 2013 sur Change.org, visant à son renvoi de LCP pour « son incompétence, son tribalisme, sa partialité, sa totale agressivité et ses multiples provocations contre ceux qui ne sont pas d’accord avec lui. »100,101,102,103,104.

Alors que l’influence persistante d’Alain Soral au FN inquiète une frange du parti engagée dans une stratégie de « dédiabolisation », Louis Aliot en particulier86,Aymeric Chauprade, conseiller aux questions internationales de Marine Le Pen, déclare en août 2014, alors qu’il tente d’infléchir la ligne du FN sur le plan international dans un sens favorable à Israël : « Soral n’a pas d’influence sur Marine, il s’est auto-investi d’une mission que personne ne lui a confiée. Si sa mission est de ramener des musulmans en leur expliquant que le FN est un parti antisémite et/ou antisioniste — parce que j’ai l’impression que ça devient un peu la même chose —, il s’est trompé d’adresse. »105 Dénonçant « la trahison Chauprade », Alain Soral appelle dès lors à ne plus voter pour le FN, malgré une tentative de médiation de Jean-Marie Le Pen86, puis annonce en novembre 2014 avec Dieudonné la création d’un nouveau parti dénommé « Réconciliation nationale ». Les deux hommes justifient cette démarche par le fait que « le Front national est entré dans le système après l’éviction de Jean-Marie Le Pen » et par « l’incroyable promotion » du Suicide françaisd’Éric Zemmour, publié un mois plus tôt106. Marine Le Pen refuse de commenter sérieusement cette initiative qu’elle assimile à « du folklore » et « de la pub »107. Dans le même temps, de nombreux membres de la « dissidence », terme désignant en interne la mouvance constituée autour de Dieudonné et d’Alain Soral, se désolidarisent de ces derniers, dénonçant notamment l’autoritarisme et les outrances du président de Égalité et Réconciliation78. Le 24 juin 2015, Alain Soral et Dieudonné figurent parmi la centaine d’invités conviés à l’anniversaire de Jean-Marie Le Pen, alors que Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen ont décliné l’invitation108. Réconciliation nationale naît officiellement en juillet 2015109. Libération observe en mars 2016 que le projet « reste à cette heure lettre morte »110. En visite à Moscou en juin 2016, il appelle à voter pour Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2017, considérant que le FN est « le seul parti en France qui représente une alternative raisonnable » et « le moins pire des votes car, malheureusement, Marine Le Pen donne des signes de soumission au CRIF »111. Lors de l'entre-deux-tours de la primaire citoyenne de 2017, il appelle à voter pour Benoît Hamon face à Manuel Valls112. Dans une interview accordée à la journaliste Daria Aslamova de Komsomolskaïa Pravda qui le présente comme « l’un des meilleurs analystes de France », publiée deux jours avant l'élection présidentielle française de 2017, Alain Soral décrit Emmanuel Macron comme un « homosexuel », un « psychopathe » et un « produit de l’oligarchie française113 ».

Après les attentats du 13 novembre 2015, Alain Soral et ses soutiens sont pris pour cible par la version francophone de Dar al Islam, le magazine de l'État islamique, car « inféodés aux régimes syrien et iranien ». Alain Soral y est qualifié de « complotiste »114,115.

En décembre 2017, Facebook supprime les comptes d'Alain Soral et d'Égalité et Réconciliation, au motif que « les organisations ou les personnes qui prêchent la haine ne sont pas autorisées sur Facebook ». Puis, en janvier 2018, c'est au tour d'Instagram de fermer le compte d'Alain Soral. En réaction, celui-ci ouvre des comptes pour lui-même et son association sur le réseau social russe VKontakte, imité en cela par Dieudonné et Boris Le Lay qui ont fait l'objet de mesures similaires par les réseaux sociaux occidentaux116,117. En juin 2018, sa chaîne YouTube, qui compte environ 100 000 abonnés, est brièvement fermée en raison de « discours incitant à la haine ou à la violence »118,119. Nicolas Lebourg relève alors que le site d'Égalité et Réconciliation connaît « une décrue de son trafic et de son influence », et estime que « l’une des difficultés d’Alain Soral [est] la marginalisation de Manuel Valls. N’étant plus désigné par le plus haut sommet de l’État comme une question d’ordre public, il perd en attractivité – il faudra voir si la volonté de la LICRA de faire fermer ses outils de communication peut le relancer »120.Mediapart relève qu'il a « posté très tôt des vidéos de soutien » au mouvement des Gilets jaunes et « s’est immédiatement reconnu dans une fronde marquée par la défiance envers les partis comme les syndicats et aux contours politiques flous, lui qui définit son mouvement Égalité et réconciliation comme réunissant la “gauche du travail” et “la droite des valeurs” »121.

Procès

Procès intentés contre Alain Soral
Condamnations
  • Le , la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement du  par lequel Alain Soral était condamné à une amende de 3 000 € pour incitation à la haine raciale à la suite de propos tenus dans le cadre de l’émission Complément d'enquête sur France 2, le . Entre autres propos de la même veine, celui-ci affirmait : « la formation qualifiante pour exister dans les médias aujourd’hui, c’est d’être sioniste : si t’es antisioniste, si t’es judéo-critique ou quoi que ce soit tu dégages […] »122.
  • Le , Alain Soral est condamné en première instance à 2 500 euros d’amende, un euro symbolique de dommages et intérêts, 3 000 euros au titre des frais de justice, ainsi qu’à la publication, à ses frais, du jugement dans deux journaux, pour diffamation envers le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, après avoir porté à son encontre des accusations d’enrichissement illégal et de pédophilie, dans une vidéo datée du  sur le site d’Égalité et Réconciliation123. Cette condamnation est confirmée et alourdie en appel, le , avec 2 000 euros de dommages et intérêts et 5 000 euros au titre des frais de justice124.
  • Le , le juge des référés de Bobigny, saisi par la LICRA, ordonne l’interdiction et le retrait des ventes « dans un délai d’un mois » de l’Anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme, de Paul-Éric Blanrue et la censure partielle de quatre ouvrages réédités par Kontre Kulture : La France juived’Édouard Drumont, Le Salut par les Juifs de Léon Bloy, Le Juif international d’Henry Ford et La Controverse de Sion de Douglas Reed. La maison d’édition et Alain Soral sont également condamnés à verser, « à titre de provision », 8 000 euros à la LICRA, ainsi qu’à payer une partie des frais de justice125. La LICRA a également demandé la réparation du préjudice subi pour incitation à la haine raciale et à l’antisémitisme par l’édition du livre Anthologie des propos contre les juifs, le judaïsme et le sionisme. Dans un délibéré daté du , le TGI annule cette condamnation126. Néanmoins, la condamnation d’Alain Soral est à nouveau confirmée définitivement en appel127 et l’ouvrage de Paul-Éric Blanrue figure sur le site de la maison d’édition avec la mention « interdit à la vente à partir du 13 décembre »128.
  • En , l’Union des étudiants juifs de France a déposé plainte contre Alain Soral pour une quenelle réalisée devant le mémorial de la Shoah, à Berlin, qu’il avait ensuite diffusée dans une vidéo en 129. Le , Alain Soral est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à verser 100 jours-amendes d’un montant unitaire de 100 euros pour injures à caractère racial, soit 10 000 euros d’amende, ainsi que 14 001 euros de dommages-intérêts au profit des sept associations qui s’étaient constituées parties civiles130. Le , la cour d'appel de Paris réduit la peine à 5 000 euros d'amende et 15 000 euros de dommages et intérêts aux sept associations parties civiles, auxquels s'ajoutent 500 euros à chaque fois pour les frais de justice d'appel131.
  • Le , Alain Soral est condamné à 2 000 euros d’amende, 2 000 euros de dommages et intérêts et 3 000 euros de frais de justice, pour diffamation envers le vice-président du Front national Louis Aliot, après l’avoir qualifié de « con du mois », de « suceur de sionistes », de « saloperie » et de« crétin », dans une vidéo publiée le  sur le site d’Égalité et Réconciliation. Le directeur de la publication de ce site a également été condamné à 1 500 euros d’amende avec sursis132. Ayant fait appel, Soral est à nouveau condamné à verser 2 000 euros à Louis Aliot133.
  • Le , Alain Soral est condamné à 6 000 euros d’amende, 3 000 euros de dommages et intérêts et 2 000 euros de frais de justice, pour provocation à « la haine, la discrimination ou la violence » à l’égard du journaliste français Frédéric Haziza et de la communauté juive. Il avait, en , publié une vidéo dans laquelle il estimait que Frédéric Haziza faisait « un boulot de censeur tribaliste » et dénonçait « une arrogance, une domination et une malhonnêteté communautaire ». Le tribunal a estimé qu’Alain Soral, « mû par sa vindicte personnelle à l’encontre de Frédéric Haziza (…), passant du particulier au général et radicalisant ses propos, s’est exprimé dans des termes qui, à l’évidence, visent non pas les seuls juifs sionistes, mais bien les juifs dans leur ensemble »134. Le tribunal a également ordonné à Alain Soral de supprimer les propos concernant Frédéric Haziza de la vidéo dans un délai de huit jours, sous astreinte de 1 000 euros par jour. Il a en outre été condamné à verser un euro de dommages et intérêts et 1 000 euros de frais de justice à la Ligue des droits de l’homme et à l’association « J’accuse », les parties civiles de la Licra, de SOS Racisme et de l’UEJF ayant été déclarées irrecevables pour des raisons de procédure135,136. Le , la cour d’appel de Paris confirme la condamnation d’Alain Soral à 6 000 euros d’amende pour provocation à la haine envers Frédéric Haziza et les juifs, et lui ordonne de supprimer les propos concernant Frédéric Haziza d’une vidéo circulant sur Internet137.
  • Le , le tribunal correctionnel de Paris a également condamné Alain Soral à 4 000 euros d’amende pour diffamation publique en raison de l’orientation sexuelle à l’encontre de Pierre Bergé, en raison de propos tenus dans son livre Dialogues désaccordés, coécrit avec Éric Naulleau. Outre l’amende, le tribunal correctionnel a condamné Alain Soral à verser à Pierre Bergé 10 000 euros de dommages et intérêts, solidairement avec l’éditeur du livre, Hugues Robert de Saint Vincent138. Le , la cour d'appel de Paris condamne Alain Soral à verser 17 000 euros à Pierre Bergé et demande la suppression du passage le concernant des exemplaires commercialisés ; l'éditeur préfère retirer l'ouvrage de la vente139.
  • Le , le tribunal correctionnel de Paris condamne Alain Soral à verser 60 jours-amendes de 50 euros — soit 3 000 euros —, sous peine d’emprisonnement, pour avoir lancé fin 2013 un appel aux dons sur Internet afin de payer la condamnation dont il avait écopé pour des propos diffamatoires à l’encontre de Bertrand Delanoë. Entre juillet 2013 (avant son appel aux dons) et mars 2014, les enquêteurs ont pu déterminer qu’Alain Soral et son associationÉgalité et Réconciliation ont encaissé au total plus de 350 000 euros140.
  • Le , le tribunal correctionnel de Paris condamne Alain Soral, en tant que directeur de la publication du site d'Égalité & Réconciliation, à 5 000 euros d'amende pour injures et injures antisémites, en raison de commentaires publiés sur le site par des internautes s'en prenant au journaliste Frédéric Haziza. Il doit également verser 3 000 euros de dommages et intérêts, 2 000 euros pour les frais de justice, un euro de dommages et intérêts à la LICRA et 1 000 euros pour les frais de justice141.
  • Le , le tribunal correctionnel de Paris condamne Alain Soral à 10 000 euros d'amende pour injure raciale à l’encontre de Frédéric Haziza à la suite d'un texte publié sur son site Internet. Il doit également lui verser 5 000 euros de dommages et intérêts et 3 000 euros pour les frais de justice, ainsi que 1 euro de dommages et intérêts et 1 000 euros de frais de justice à quatre associations de lutte contre le racisme. Il est par ailleurs déclaré coupable du délit de provocation à la discrimination religieuse pour d’autres passages du texte ainsi que le commentaire d’un internaute142.
  • Le , Alain Soral en tant que responsable de site est condamné143 car il a relayé un article d'Hicham Hamza, auteur du blog conspirationniste (ou complotiste)144,145,146 Panamza.com, qui est condamné en diffamation pour avoir traité Caroline Fourest de « désinformatrice » sur la base d'une séquence de son film Les Obsédés du complot. Sur son blog, il avait accusé Caroline Fourest d'avoir tronqué le sous-titrage d'un dialogue dans son reportage sur les réseaux complotistes, mais la cour a admis l'explication de la journaliste qui indiquait que la mauvaise retranscription relevait « d'une erreur de sa monteuse lors du montage du documentaire » « en raison des propos « confus » et « inaudibles »147 ».
  • En juin 2016, il écope de six mois de prison avec sursis pour « apologie de crimes de guerre et contre l’humanité » pour des propos visant Serge et Beate Klarsfeld ; il doit également verser 5 000 euros de dommages et intérêts à chacun des époux, ainsi que 2 000 euros à la LICRA148.
  • Le , Salim Laïbi, chirurgien-dentiste, polémiste, a déposé plainte avec constitution de partie civile contre Alain Soral auprès du TGI de Marseille, pour diffamation à la suite du post Facebook d'Alain Soral : « On ne l'entend plus le dentiste obèse ! Il n'appelle plus au djihad anti-Gaulois. C'est pourtant sa ligne depuis des mois ». Selon le quotidien La Provence, Alain Soral refusera de se rendre aux convocations du juge d'instruction malgré un mandat d'amener. Il est également absent à l'audition du  au TGI de Marseille, où son avocat, Me Drici Lahcen, affirme « que son client n'a pas dépassé les limites de la liberté d'expression »149 et que ce n'était pas sa page Facebook. Le , Alain Soral est condamné par le tribunal correctionnel de Marseille pour diffamation publique à une amende pénale de 2 000 euros150.
  • Le , Binti Bangoura, une top modèle et chanteuse française d’origine africaine, dépose plainte contre Alain Soral151,152. Alain Soral est convoqué le  devant le tribunal de Paris, sur citation directe, pour « injures raciales », « menaces », « harcèlement » et « envois réitérés de messages malveillants »153. En novembre 2016, il est condamné à 120 jours-amende de 50 euros (une peine transformée en emprisonnement si la totalité de l'amende n'est pas acquittée) et à verser 8 000 euros à la jeune femme (dommages-intérêts et frais de justice)154,155.
  • Le , Alain Soral est condamné à trois mois de prison ferme pour contestation de crime contre l'humanité et injure raciale, par le tribunal correctionnel de Paris, pour avoir publié sur son site — à la suite des attentats de Bruxelles — un dessin jugé négationniste156. La sentence est confirmée en novembre 2017 par la cour d'appel de Paris157.
  • Le , il est condamné à 6 000 euros d'amende pour avoir publié et mis en vente sur le site d'Égalité & Réconciliation une affiche jugée négationniste, diffamatoire et incitant à la haine envers les Juifs ; il est également condamné à verser solidairement 2 000 euros à la Licra, partie civile et à l'origine de la plainte dans ce dossier158.
  • Le , il est condamné à six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour avoir publié des caricatures antisémites sur le site d'Égalité & Réconciliation159.
  • Le , il est condamné à deux peines d'emprisonnement avec sursis pour provocation à la haine, après la diffusion de deux dessins jugés antisémites sur le site d'Égalité & Réconciliation160. Ces condamnations sont confirmées en appel le 22 mai 2019161.
  • Le , il est condamné à un an de prison ferme pour injure et provocation à la haine raciale, par le tribunal correctionnel de Bobigny162,163.
  • Le , il est condamné par la Cour d'appel de Paris à trois mois d'emprisonnement avec sursis et 5 000 euros d'amende, pour avoir indiqué de faux directeurs de la publication sur le site d'Égalité et Réconciliation. Cette condamnation est confirmée en cassation le 164.
  • Le , il est condamné à un an de prison ferme avec mandat d'arrêt pour négation de la Shoah. Son avocat, Damien Viguier, est condamné à 5 000 euros d'amende, pour complicité, dans la même affaire165.
Procédures en cours
  • Le , Alain Soral est condamné à 1 500 euros d’amende, 3 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1 000 euros au titre des frais de justice, pour diffamation envers un employé municipal de Toulouse, à la suite de propos tenus à son encontre dans une vidéo du mois de novembre 2011. Alain Soral a fait appel du jugement166.
  • Le 10 mai 2019, il fait l'objet d'une nouvelle enquête pénale après la diffusion d'une photographie le montrant en train d'effectuer une quenelle devant le tribunal de grande instance de Colmar167,168,169.
Procès intentés par Alain Soral
  • Le 3 juillet 2015, Alain Soral perd le procès en diffamation qu’il avait intenté à l’ancien président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) Jonathan Hayoun, qui l’avait cité comme ayant contribué par ses propos à inspirer des personnes ayant commis des actes de violence terroriste170.
  • Début 2015, Alain Soral a déposé deux plaintes en constitution de partie civile contre Salim Laïbi pour injures publiques à la suite de la publication de deux vidéos[réf. nécessaire].

Positions

« Communautarisme » gay et « mariage pour tous »

Un conflit a opposé en 2003 l’association Act Up-Paris à sa maison d’édition, les éditions Blanche, à laquelle elle reprochait la publication de plusieurs auteurs, dont Alain Soral171, qui répandraient des préjugés négatifs envers les homosexuels et même, selon elle, « la haine des homosexuels ». Elle est ainsi intervenue pour que son directeur de publication cesse de l’éditer172. Act Up a également vandalisé les locaux des éditions Blanche, en protestation contre sa ligne éditoriale173. Alain Soral s’est plaint des « persécutions physiques de la milice communautaire Act Up174 ».

En janvier 2013, dans le contexte de l’opposition à l’ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe, il dénonce le « mariage pour tous » comme « une machination maçonnique, satanique, antichrétienne »14.

 
  • Le , Alain Soral est condamné à 2 000 euros d’amende, 2 000 euros de dommages et intérêts et 3 000 euros de frais de justice, pour diffamation envers le vice-président du Front national Louis Aliot, après l’avoir qualifié de « con du mois », de « suceur de sionistes », de « saloperie » et de« crétin », dans une vidéo publiée le  sur le site d’Égalité et Réconciliation. Le directeur de la publication de ce site a également été condamné à 1 500 euros d’amende avec sursis132. Ayant fait appel, Soral est à nouveau condamné à verser 2 000 euros à Louis Aliot133.
  • Le , Alain Soral est condamné à 6 000 euros d’amende, 3 000 euros de dommages et intérêts et 2 000 euros de frais de justice, pour provocation à « la haine, la discrimination ou la violence » à l’égard du journaliste français Frédéric Haziza et de la communauté juive. Il avait, en , publié une vidéo dans laquelle il estimait que Frédéric Haziza faisait « un boulot de censeur tribaliste » et dénonçait « une arrogance, une domination et une malhonnêteté communautaire ». Le tribunal a estimé qu’Alain Soral, « mû par sa vindicte personnelle à l’encontre de Frédéric Haziza (…), passant du particulier au général et radicalisant ses propos, s’est exprimé dans des termes qui, à l’évidence, visent non pas les seuls juifs sionistes, mais bien les juifs dans leur ensemble »134. Le tribunal a également ordonné à Alain Soral de supprimer les propos concernant Frédéric Haziza de la vidéo dans un délai de huit jours, sous astreinte de 1 000 euros par jour. Il a en outre été condamné à verser un euro de dommages et intérêts et 1 000 euros de frais de justice à la Ligue des droits de l’homme et à l’association « J’accuse », les parties civiles de la Licra, de SOS Racisme et de l’UEJF ayant été déclarées irrecevables pour des raisons de procédure135,136. Le , la cour d’appel de Paris confirme la condamnation d’Alain Soral à 6 000 euros d’amende pour provocation à la haine envers Frédéric Haziza et les juifs, et lui ordonne de supprimer les propos concernant Frédéric Haziza d’une vidéo circulant sur Internet137.
  • Le , le tribunal correctionnel de Paris a également condamné Alain Soral à 4 000 euros d’amende pour diffamation publique en raison de l’orientation sexuelle à l’encontre de Pierre Bergé, en raison de propos tenus dans son livre Dialogues désaccordés, coécrit avec Éric Naulleau. Outre l’amende, le tribunal correctionnel a condamné Alain Soral à verser à Pierre Bergé 10 000 euros de dommages et intérêts, solidairement avec l’éditeur du livre, Hugues Robert de Saint Vincent138. Le , la cour d'appel de Paris condamne Alain Soral à verser 17 000 euros à Pierre Bergé et demande la suppression du passage le concernant des exemplaires commercialisés ; l'éditeur préfère retirer l'ouvrage de la vente139.
  • Le , le tribunal correctionnel de Paris condamne Alain Soral à verser 60 jours-amendes de 50 euros — soit 3 000 euros —, sous peine d’emprisonnement, pour avoir lancé fin 2013 un appel aux dons sur Internet afin de payer la condamnation dont il avait écopé pour des propos diffamatoires à l’encontre de Bertrand Delanoë. Entre juillet 2013 (avant son appel aux dons) et mars 2014, les enquêteurs ont pu déterminer qu’Alain Soral et son associationÉgalité et Réconciliation ont encaissé au total plus de 350 000 euros140.
  • Le , le tribunal correctionnel de Paris condamne Alain Soral, en tant que directeur de la publication du site d'Égalité & Réconciliation, à 5 000 euros d'amende pour injures et injures antisémites, en raison de commentaires publiés sur le site par des internautes s'en prenant au journaliste Frédéric Haziza. Il doit également verser 3 000 euros de dommages et intérêts, 2 000 euros pour les frais de justice, un euro de dommages et intérêts à la LICRA et 1 000 euros pour les frais de justice141.
  • Le , le tribunal correctionnel de Paris condamne Alain Soral à 10 000 euros d'amende pour injure raciale à l’encontre de Frédéric Haziza à la suite d'un texte publié sur son site Internet. Il doit également lui verser 5 000 euros de dommages et intérêts et 3 000 euros pour les frais de justice, ainsi que 1 euro de dommages et intérêts et 1 000 euros de frais de justice à quatre associations de lutte contre le racisme. Il est par ailleurs déclaré coupable du délit de provocation à la discrimination religieuse pour d’autres passages du texte ainsi que le commentaire d’un internaute142.
  • Le , Alain Soral en tant que responsable de site est condamné143 car il a relayé un article d'Hicham Hamza, auteur du blog conspirationniste (ou complotiste)144,145,146 Panamza.com, qui est condamné en diffamation pour avoir traité Caroline Fourest de « désinformatrice » sur la base d'une séquence de son film Les Obsédés du complot. Sur son blog, il avait accusé Caroline Fourest d'avoir tronqué le sous-titrage d'un dialogue dans son reportage sur les réseaux complotistes, mais la cour a admis l'explication de la journaliste qui indiquait que la mauvaise retranscription relevait « d'une erreur de sa monteuse lors du montage du documentaire » « en raison des propos « confus » et « inaudibles »147 ».
  • En juin 2016, il écope de six mois de prison avec sursis pour « apologie de crimes de guerre et contre l’humanité » pour des propos visant Serge et Beate Klarsfeld ; il doit également verser 5 000 euros de dommages et intérêts à chacun des époux, ainsi que 2 000 euros à la LICRA148.
  • Le , Salim Laïbi, chirurgien-dentiste, polémiste, a déposé plainte avec constitution de partie civile contre Alain Soral auprès du TGI de Marseille, pour diffamation à la suite du post Facebook d'Alain Soral : « On ne l'entend plus le dentiste obèse ! Il n'appelle plus au djihad anti-Gaulois. C'est pourtant sa ligne depuis des mois ». Selon le quotidien La Provence, Alain Soral refusera de se rendre aux convocations du juge d'instruction malgré un mandat d'amener. Il est également absent à l'audition du  au TGI de Marseille, où son avocat, Me Drici Lahcen, affirme « que son client n'a pas dépassé les limites de la liberté d'expression »149 et que ce n'était pas sa page Facebook. Le , Alain Soral est condamné par le tribunal correctionnel de Marseille pour diffamation publique à une amende pénale de 2 000 euros150.
  • Le , Binti Bangoura, une top modèle et chanteuse française d’origine africaine, dépose plainte contre Alain Soral151,152. Alain Soral est convoqué le  devant le tribunal de Paris, sur citation directe, pour « injures raciales », « menaces », « harcèlement » et « envois réitérés de messages malveillants »153. En novembre 2016, il est condamné à 120 jours-amende de 50 euros (une peine transformée en emprisonnement si la totalité de l'amende n'est pas acquittée) et à verser 8 000 euros à la jeune femme (dommages-intérêts et frais de justice)154,155.
  • Le , Alain Soral est condamné à trois mois de prison ferme pour contestation de crime contre l'humanité et injure raciale, par le tribunal correctionnel de Paris, pour avoir publié sur son site — à la suite des attentats de Bruxelles — un dessin jugé négationniste156. La sentence est confirmée en novembre 2017 par la cour d'appel de Paris157.
  • Le , il est condamné à 6 000 euros d'amende pour avoir publié et mis en vente sur le site d'Égalité & Réconciliation une affiche jugée négationniste, diffamatoire et incitant à la haine envers les Juifs ; il est également condamné à verser solidairement 2 000 euros à la Licra, partie civile et à l'origine de la plainte dans ce dossier158.
  • Le , il est condamné à six mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour avoir publié des caricatures antisémites sur le site d'Égalité & Réconciliation159.
  • Le , il est condamné à deux peines d'emprisonnement avec sursis pour provocation à la haine, après la diffusion de deux dessins jugés antisémites sur le site d'Égalité & Réconciliation160. Ces condamnations sont confirmées en appel le 22 mai 2019161.
  • Le , il est condamné à un an de prison ferme pour injure et provocation à la haine raciale, par le tribunal correctionnel de Bobigny162,163.
  • Le , il est condamné par la Cour d'appel de Paris à trois mois d'emprisonnement avec sursis et 5 000 euros d'amende, pour avoir indiqué de faux directeurs de la publication sur le site d'Égalité et Réconciliation. Cette condamnation est confirmée en cassation le 164.
  • Le , il est condamné à un an de prison ferme avec mandat d'arrêt pour négation de la Shoah. Son avocat, Damien Viguier, est condamné à 5 000 euros d'amende, pour complicité, dans la même affaire165.
Procédures en cours
  • Le , Alain Soral est condamné à 1 500 euros d’amende, 3 000 euros de dommages et intérêts ainsi que 1 000 euros au titre des frais de justice, pour diffamation envers un employé municipal de Toulouse, à la suite de propos tenus à son encontre dans une vidéo du mois de novembre 2011. Alain Soral a fait appel du jugement166.
  • Le 10 mai 2019, il fait l'objet d'une nouvelle enquête pénale après la diffusion d'une photographie le montrant en train d'effectuer une quenelle devant le tribunal de grande instance de Colmar167,168,169.
Procès intentés par Alain Soral
  • Le 3 juillet 2015, Alain Soral perd le procès en diffamation qu’il avait intenté à l’ancien président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) Jonathan Hayoun, qui l’avait cité comme ayant contribué par ses propos à inspirer des personnes ayant commis des actes de violence terroriste170.
  • Début 2015, Alain Soral a déposé deux plaintes en constitution de partie civile contre Salim Laïbi pour injures publiques à la suite de la publication de deux vidéos[réf. nécessaire].

Positions

« Communautarisme » gay et « mariage pour tous »

Un conflit a opposé en 2003 l’association Act Up-Paris à sa maison d’édition, les éditions Blanche, à laquelle elle reprochait la publication de plusieurs auteurs, dont Alain Soral171, qui répandraient des préjugés négatifs envers les homosexuels et même, selon elle, « la haine des homosexuels ». Elle est ainsi intervenue pour que son directeur de publication cesse de l’éditer172. Act Up a également vandalisé les locaux des éditions Blanche, en protestation contre sa ligne éditoriale173. Alain Soral s’est plaint des « persécutions physiques de la milice communautaire Act Up174 ».

En janvier 2013, dans le contexte de l’opposition à l’ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe, il dénonce le « mariage pour tous » comme « une machination maçonnique, satanique, antichrétienne »14.

Critique du féminisme

Le féminisme, et plus généralement les femmes, est un thème très présent dans l’œuvre d’Alain Soral (notamment dans Sociologie du dragueur, Vers la féminisation ?ou Misères du désir)175. Il voit dans le féminisme « une manie de la bourgeoisie pour détourner d’une analyse marxiste de la condition de la femme »176. Pour Jean-Paul Gautier, André Déchot et Michel Briganti, « son antiféminisme prend sa source dans les positions du PCF d’avant 1975. Empreint d’une ignorance notable des débats qui ont parcouru le mouvement des femmes, depuis près de quarante ans, et ses interactions avec les organisations démocratiques et du monde du travail, son économisme et son pseudo-marxisme viriliste l’amènent à théoriser dans son ouvrage Vers la féminisation ? que « la femme n’est pas “l’avenir de l’homme”, mais celle de la social-démocratie néolibérale, qui passe nécessairement par la dépolitisation “sociétale” des luttes sociales » »177. Mélissa Blais et Francis Dupuis-Dériinscrivent Vers la féminisation ? dans un mouvement auquel participent d’autres ouvrages tels que Le Premier Sexe d’Éric Zemmour et Big mother : Psychopathologie de la vie politique de Michel Schneider, évoquant un « renouveau de l’antiféminisme » et une « éclosion du phénomène “masculiniste” »178. Avec d’autres ouvrages (notamment Le Premier Sexe d’Éric Zemmour et Sociologie du dragueur du même Alain Soral), Vers la féminisation ? est devenu une des références francophones de la communauté de la séduction179.

Positionnement politique

Le positionnement politique d’Alain Soral est, de l’avis de la plupart des observateurs comme du sien, le fruit d’une combinaison, désignée en des termes divers, entre thèses nationalistes d’une part et socialistes ou marxistes d’autre part. Si Michel Wieviorka le qualifie de « réactionnaire de gauche » en 2005180, les observateurs s’accordent à le classer à l’extrême droite depuis son passage au Front national181,182,183 alors que l’intéressé s’en défend. Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, voit notamment en lui « celui qui, par son parcours, l’utilisation du Net, les manipulations auxquelles il se livre, les réseaux qu’il a constitués, unit et fédère, de façon inédite, le front des extrêmes »184.

D’une manière générale, l’universitaire Stéphane François estime qu’il développe, bien qu’étant « issu des milieux catholiques traditionalistes », une pensée« composite, attrape-tout » ; aussi l’essayiste Jean-Paul Gautier voit-il en lui une « girouette idéologique »185. Des observateurs issus de la gauche antilibérale comme le sociologue Philippe Corcuff, Évelyne Pieiller, rédactrice au Monde diplomatique, ou Julien Salingue, rédacteur à L’Anticapitaliste, l’accusent respectivement de« brouillage idéologique »186, d’« embrouilles idéologiques »181 et d’« enfumage idéologique »187. L’essayiste Jacques de Guillebon considère également que « son indéniable talent réside justement dans sa capacité à s’adresser à des publics très divers, en mobilisant des éléments de langage d’origines disparates », invoquantRené Guénon pour « certains musulmans », l’opposition à Vatican II pour « certains catholiques », « les racines païennes de la France » pour « les identitaires ou les férus de la Nouvelle Droite », ou encore « Valmy, la République jacobine et centralisatrice » pour les souverainistes188. Les observateurs s’accordent pour dire que ses sympathisants n’adhèrent pas en bloc à tous les pans de ce discours mouvant et protéiforme189.

Certains, tels Claude Askolovitch54 ou Frédéric Haziza190, le désignent tout d’abord comme représentatif de la mouvance « rouge-brune ». La revue intitulée La Lettre écarlate qu’il a animée, ainsi que son appel à un « Front national » en 1993, alors qu’il était engagé au Parti communiste, sont notamment caractérisés comme tel58,73,191. La journaliste Marie-France Etchegoin, mettant en cause « son copinage avec les dictatures du monde arabe », parle quant à elle d’« alliance “rouge-brun-vert” »14. Caroline Fourest, qui souligne l’évolution de son discours sur la jeunesse d’origine maghrébine et le métissage, estime quant à elle qu’Alain Soral est emblématique de la transformation des rouges-bruns en « verts-bruns »192.

Après son engagement au FN, le journaliste Claude Askolovitch en fait le théoricien d’un « lepéno-marxisme »54,193 : en février 2007, Alain Soral publie ainsi un texte intitulé « Marx voterait Le Pen »58. Selon Éric Naulleau, « on ne peut pas le comprendre si on ne le définit pas comme marxiste5 », ce que contestent cependant Évelyne Pieiller181, Guillaume Faye et Jean-Paul Gautier. Pour ce dernier, « Soral se situe en fait à la rencontre des frères Strasser (Gregor et Otto) en Allemagne et de Mussolini en Italie. Il se place sur son terrain de prédilection et sa spécialité : le double discours : marxiste et traditionaliste. C’est ainsi qu’il présente son livreComprendre l’Empire [p. 15] : “Cet essai pédagogique récapitule le parcours complet allant de la Tradition au Marxisme et du Marxisme à la Tradition qui seul permet la mise à jour du processus de domination oligarchique engagé depuis plus de deux siècles en Occident” »58. L’historien Emmanuel Kreis considère qu’Alain Soral est« plus marqué par les penseurs des droites radicales que par le marxisme dont il se réclame »194. Selon le politologue Jean-Yves Camus, Jean-Marie Le Pen qui a assisté à une réunion d'Égalité et Réconciliation ne serait « pas insensible aux idées "gaucho-nationalisme" d'Alain Soral », son mouvement se situant « à la périphérie du FN » avec pour but « d'orienter le FN vers un programme ouvriériste, anticapitaliste et social », en y attirant les français issus de l'immigration avec un langage « antisioniste » radical195. Le sociologue Philippe Corcuff résume la pensée d’Alain Soral comme « un amalgame d’extrême droite et de gauche » tout en le considérant comme l’un des principaux « pôles émetteurs », avec Éric Zemmour, Élisabeth Lévy et Alain Finkielkraut, de « l’idéologie néoconservatrice »196,197. Pierre Tevanian et l’universitaire Fatiha Kaoues affirment : « Cette étrange synthèse entre un faux socialisme et un vrai nationalisme (…) porte un nom : fascisme »191.

Pour sa part, l’intéressé récuse le classement à l’extrême droite, dont il estime être « aux antipodes »15 et qu’il interprète, « au moins depuis 1945 et plus encore depuis Mai 68 », comme « une invention du gauchisme, sous sponsoring atlantiste, soit de la droite d’affaires (ce que j’appelle la Banque) pour cacher que le national-socialisme était socialement de gauche ». L’extrême droite désigne selon lui « les néo-conservateurs, les impérialistes américano-sionistes et le pouvoir bancaire international »198. Sa Sociologie du dragueur (1996) est dédiée à la mémoire du penseur marxiste Lucien Goldmann199. Vers la féminisation ? (1999) commence sur deux phrases de Michel Clouscard et Georg Lukács199. Il dénonce également la gauche « culturo-mondaine », par opposition à la gauche sociale et ouvriériste. DansJusqu’où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante, paru en 2002, Alain Soral affirmait : « Je suis émotionnellement de gauche, orphelin du PC et nostalgique du progressisme3 » ; cet ouvrage commence sur une citation de Pier Paolo Pasolini199 : « Dans ce monde coupable qui ne fait qu'acheter et mépriser, le plus coupable c'est moi, moi qui suis desséché par l'amertume. » Depuis, il utilise plusieurs termes pour se définir : « national-républicain », « gaucho-lepéniste à la rigueur »15, républicain universaliste d’inspiration marxiste200, ou encore « national-socialiste », précisant qu’il l’est « à la française » ou encore « à la manière d’Hugo Chávez », « sans besoin de recours à une théorie raciale pour des raisons d’espace vital, ce qui correspondait à la situation allemande. L’idéologie découlant souvent de la géographie ! »14,198. Pour Jean-Yves Camus et Nicolas Lebourg, spécialistes de l'extrême droite, Alain Soral « joue la diabolisation jusqu'à se déclarer “national-socialiste”, alors même que son absence de racialisme interdit de la comparer au nazisme »201. Dans son ouvrage Comprendre l’Empire (2011), il cite Karl Marx,Pierre-Joseph Proudhon, Friedrich Nietzsche, Carl Schmitt, Georges Sorel, Georges Dumézil, Jean-Claude Michéa, Julius Evola, Maximilien de Robespierre,Bakounine, George Orwell, Henri Béraud et Michel Clouscard202,203,199,n 9. Dans ses Chroniques d’avant-guerre (2012), il déplore qu’il ne soit pas possible de fusionner le Front national et le Front de gauche et prend l’exemple libanais de Hassan Nasrallah, musulman, s’alliant au général Aoun, chrétien199. En 2017, il adresse ses encouragements à Jean-Luc Mélenchon204. D'après le journaliste Mathieu Molard, Alain Soral exploite également « l’expectative d’un désastre économique ou écologique » en relayant des « démarches de retour à la terre ou de décroissance », proches selon lui de celles professées par Pierre Rabhi205.

Références et relations étrangères

Ami d’Alexandre Douguine206, Alain Soral a préfacé les traductions françaises de ses ouvrages, reprend et diffuse ses analyses au sujet notamment du néo-eurasisme. Alain Soral se décrit par ailleurs comme « très pro-Poutine », voyant dans la Russie la promesse d’un « contre-empire »207. Le journaliste Nicolas Hénin le présente comme « l'une des grandes figures pro-Poutine de la droite radicale française »208. À l'occasion de l'élection présidentielle russe de 2012, il est invité en Russie par la branche berlinoise de l'ONG polonaise Center for European Policy Analysis (en), dirigée par Mateusz Piskorski et filiale de l’ONG russe pro-Poutine Civic Control, à rejoindre le contingent des observateurs internationaux, puis donne un entretien à la chaîne Russia Today208,209. En mars 2015, il donne un entretien à la chaîne Pierviy Kanal dans le cadre d'une émission sur le conspirationnisme après les attentats de janvier en France210. Lors d'une rencontre organisée en janvier 2016 entre Vladimir Poutine et des associations juives européennes, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) demande que Dieudonné et Alain Soral « n’utilisent pas les médias russes pour diffuser des thèses antisémites »210. En juin 2016, bénéficiant du soutien d’Alexandre Douguine qui est proche du Kremlin, il effectue une visite à Moscou où il assiste au forum « Nouvelle ère du journalisme : l’adieu au mainstream » organisée par Rossia Segodnia, la principale agence russe pro-pouvoir — il affirme avoir été « invité officiellement par le gouvernement à ce forum des médias non alignés » —, puis tient une conférence à la bibliothèque Dostoïevski lors de laquelle il appelle à l'émergence d'« un Poutine français ». Le CRIF réagit en adressant une lettre à Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France, dans laquelle il déplore l'invitation d'Alain Soral111.

Stéphane François parle d'une proximité idéologique d’Alain Soral avec la mouvance nationaliste révolutionnaire211,212,213. Ce-dernier se dit « très admiratif » du modèle social de CasaPound, mouvement néofasciste italien auquel il a rendu visite en novembre 2011 : « Ils forcent le respect par leur travail de terrain, et surtout avec une dimension sociale très importante »214. La proximité de CasaPound avec Beppe Grillo suscite sa sympathie pour ce-dernier, qu’il considère comme « le Dieudonné italien », tout en développant une certaine méfiance à son égard, craignant « qu’il soit un peu trop libertaire et utopique, trop poreux aux influences trotskistes […] »39. Alain Soral fait par ailleurs référence à Pier Paolo Pasolini, et notamment à une observation des Écrits corsaires sur le « fascisme de la société de consommation » pour défendre le fascisme mussolinien215.

En 2011, il se rend en Syrie à l’invitation d’une ONG dépendant du gouvernement de Bachar el-Assad209. En 2014, il participe à une conférence au Brésil avec Alexandre Douguine111. En 2017, il annonce vouloir demander l'asile politique en Corée du Nord après une invitation des autorités du pays et décrit très favorablement le régime qu'il rapproche de la pensée de Charles Maurras216. Le 9 septembre 2017, une semaine après que la Corée du Nord a procédé à un premier essai d'unebombe H, il participe en compagnie de Dieudonné à Pyongyang à ce qui paraît être une opération de propagande du régime nord-coréen que Soral décrit comme « la réussite totale du socialisme et même du national-socialisme » et dont il vante les mérites217.

Un idéologue progressivement compris comme antisémite

L’idéologie d’Alain Soral a progressivement évolué, comme l’observe l’écrivain Jacques de Guillebon dans le magazine Causeur : « Si à l’époque de Jusqu'où va-t-on descendre ?, il faisait feu, avec une certaine vis comica, sur tous les signes de malaise et de déréliction du temps, dans le cours des années 2000, son viseur se resserre progressivement pour se focaliser sur une seule cible. Israël, donc le sionisme, donc la « communauté [juive] organisée » devient l’ultima ratio de l’essayiste188. » D’après l’historien Jean-Paul Gautier, Alain Soral a exprimé des « saillies antisémites de plus en plus claires » et connu un « tournant ouvertementconspirationniste », ainsi qu’un « virage vers la Tradition » l’amenant notamment à basculer du républicanisme à la défense de l’absolutisme face à la Révolution française58.

Aujourd’hui, la plupart des observateurs voient en lui un « idéologue »218 ou un « théoricien de l’extrême droite »219 et de l’antisémitisme220,221, inspirant le« nouveau fascisme français »222. L’antisémitisme d’Alain Soral est protéiforme. Il se situe d’une part dans la veine de l’antisémitisme économique traditionnel en s’inspirant notamment des écrits d’Édouard Drumont et de Werner Sombart58,185,223,194,189, réédités par sa maison d’édition Kontre Kulture (La France juivenotamment). Misères du Désir (2004) et CHUTe ! (2006) se placent sous l’étoile de Louis-Ferdinand Céline, qui est d’après Louis Simon l’« écrivain fétiche de Soral (qu’il célèbre notamment pour ses pamphlets hostiles aux Juifs) »199. Alain Soral « réveille aussi un antijudaïsme qui s’appuie sur l’étude des textes religieux que sont la Torah et son interprétation réalisée dans le Talmud aux IVᵉ et Vᵉ siècles », qui selon lui « servent encore de guide aux dirigeants de la communauté juive aujourd’hui » et qui diviseraient l’humanité entre le peuple élu et « les goyims comme nous, qui sommes en fait des animaux, dont le destin est de les servir »189. S’y ajoutent des références issues de l’antisémitisme islamique224,189. Par ailleurs, Alain Soral se situe également dans la veine plus moderne du nouvel antisémitisme225,226,227,228, dont il serait devenu le « pape »229 et qui cherche à mettre en avant un « antisionisme radical »5,n 10, transformant, selon Pierre-André Taguieff, le mythe de la « conspiration juive universelle » en celui du « complot sioniste mondial »231 : ce versant de son discours identifie notamment le sort des Palestiniens desterritoires occupés à celui des « goys »189. L’historien Emmanuel Kreis associe l’antisémitisme d’Alain Soral à « une forte dimension conspirationniste »194. Alain Soral est également, selon Stéphane François, une figure du « nouvel anti-maçonnisme » qui « [intègre] au vieil anti-judéo-maçonnisme d’avant-guerre des considérations antisionistes qui se nourrissent d’un anti-maçonnisme musulman », mais qui « se nourrit encore des “textes classiques” parus au début du xxe siècle »232.

Les historiens Nicolas Lebourg et Jean-Paul Gautier le situent ainsi dans la filiation de Maurice Bardèche et François Duprat, le premier ajoutant Jean Thiriart et le second Pierre Sidos58,185,233. Le politologue Gilles Kepel relève que, « au fil des années, Alain Soral reprend progressivement les principaux mots d'ordre et argumentaires des nationalistes révolutionnaires influents, tels François Duprat, ancien membre fondateur et dirigeant du Front national, ou Jean-Gilles Malliarakis »95. Le chercheur Joël Gombin estime en 2016 qu'Alain Soral est « aujourd’hui tenant d’une authentique ligne nationaliste-révolutionnaire »76.

C’est à ce titre qu’Alain Soral est régulièrement mis en cause par Manuel Valls en tant que ministre de l’Intérieur, en particulier lors de son bras de fer avec Dieudonné fin 2013-début 2014184,219,220. Le , lors de l’université d’été du Parti socialiste, ce dernier désigne ainsi Dieudonné et Alain Soral comme les « principaux adversaires à combattre »234.

Néanmoins, si Alain Soral « se prévaut d’une grande érudition »235, certains relativisent la portée de sa pensée ou de son rôle : pour Stéphane François, « c’est surtout l’argent qui l’intéresse » via le développement de sa SARL « Culture pour tous » ; de son côté, Jean-Paul Gautier avance que « son poids politique est limité » ; pour Alain de Benoist, Alain Soral « se présente en chef de parti et en théoricien, mais en réalité il attire plus par sa véhémence »185. Aux yeux du politologue Hamdi Nabli, sa pensée, qu’il analyse conjointement à celle de Dieudonné, « est nulle. (…) conceptuellement, Soral est un homme du xixe siècle : ses idées proviennent d’un univers mental dépassé. L’application de la méthode dialectique permet l’élaboration d’un discours hyper-simpliste et engendre un manque de nuances fatal à l’analyse (géo)politique »236. Pour l’historien Emmanuel Kreis, Alain Soral développe « un discours à la cohérence pour le moins relative » : « sa logorrhée se contredit, mais il utilise un ton, une posture qui peuvent séduire »194. Enfin, Philippe Corcuff estime qu’il contribue à « la désintellectualisation en cours du débat public »196.

De son côté, l’intéressé se défend de tout antisémitisme187,237 et assure ne pas viser les « Juifs de tous les jours », qui ne feraient pas partie de la « communauté organisée », incarnée selon lui par le CRIF et la LICRA et qui aurait la main sur tous les leviers importants en France. Il affirme que l’accusation d’antisémitisme aurait changé de cible, passant de ceux qui « apprécie[nt] le projet hitlérien » à toute personne qui ne « se soumet pas au racialisme du judaïsme talmudo-sioniste »189,110. Par ailleurs, il met en avant ses « amis » juifs Jacob Cohen et Gilad Atzmon et affirme qu’il cible « l’idéologie juive » comme système de pensée et non pas les Juifs en tant que personnes199. Jacques de Guillebon relève que « chez les admirateurs d’Alain Soral », « nul ne reconnaît que son système soit fondé sur l’antisémitisme. Ils le ramènent à un antisionisme courant ou à un antijudaïsme censément acceptable par les chrétiens ou encore, (…) assurent que les diatribes de l’agitateur à propos des “communautés” ne les intéressent pas le moins du monde (sans les gêner de façon rédhibitoire pour autant) »188.

Les positions de plus en plus controversées d’Alain Soral lui valent, au cours des années 2000-2010, plusieurs agressions physiques. En septembre 2004, une de ses dédicaces est perturbée par une vingtaine de casseurs238 : l’écrivain accuse la Ligue de défense juive — qui dément être impliquée — et le Betar239. L’Expressévoque, en 2014, quatre agressions, « dont une à l’acide », dont aurait été victime Alain Soral5.

En 2015, Agnès Soral publie un ouvrage intitulé Frangin : elle y dresse un portrait de son frère qu’elle décrit comme « un enfant cassé en deux. Contrairement à moi, il n’était pas un enfant joyeux. Il a une revanche à prendre sur la vie par rapport à ses blessures et en a gardé une rancœur, une espèce de rage. Avec l’antisémitisme, il a choisi un bouc émissaire à son mal-être »240.

Polémique de 2004

Les propos d’Alain Soral sur le judaïsme, le sionisme, ou encore la Shoah, font régulièrement polémique à partir de la décennie 2000. Le parcours de sa radicalisation est entamé lorsqu’il déclare, lors d’un reportage de Complément d’enquête diffusé sur France 2 le lundi  et consacré à Dieudonné :

« Quand avec un Français, Juif sioniste, tu commences à dire “y a peut-être des problèmes qui viennent de chez vous. Vous avez peut-être fait quelques erreurs. Ce n’est pas systématiquement la faute de l’autre, totalement, si personne ne peut vous blairer partout où vous mettez les pieds.” Parce qu’en gros c’est à peu près ça leur histoire, tu vois. Ça fait quand même 2 500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans ils se font dérouiller. Il faut se dire, c’est bizarre ! C’est que tout le monde a toujours tort, sauf eux. Le mec, il se met à aboyer, à hurler, à devenir dingue, tu vois. Tu ne peux pas dialoguer. C’est-à-dire, je pense, c’est qu’il y a une psychopathologie, tu vois, du judaïsme-sionisme qui confine à la maladie mentale238 […] »

Ces propos créent alors une vive controverse et sont jugés antisémites par plusieurs observateurs, dont des représentants de la liste électorale Euro-Palestine, à laquelle il avait apporté son soutien. Alain Soral commente alors, sur le site oumma.com, la controverse provoquée par ses propos, expliquant qu’ils ont été sortis du contexte et qu’on cherche sa « mort médiatique ». Poursuivi en justice, entre autres par le B’nai B’rith, l’écrivain est condamné par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris pour diffamation raciale et incitation à la haine raciale le 4 mai 2007241, puis, au terme de quatre ans de procédure, astreint en 2008 au paiement d’une amende de 6 000 euros.

Polémiques de 2009

À l’occasion de sa participation à la « liste antisioniste » aux élections européennes de 2009, il est à nouveau accusé d’antisémitisme. Albert Herszkowicz, président de l’association progressiste Mémorial98, lui reproche en effet d’écrire que « Benoît XVI [va devoir] se rendre très prochainement dans cette merveilleuse démocratie du Moyen-Orient qu’est Israël pour y lécher, conformément au rite de soumission mondialiste, la dalle de Yad Vashem et y abjurer un peu plus la religion du Christ, au profit de l’hérésie siono-shoatique »242.

En juillet 2009, se réjouissant de la décision de justice favorable à Bruno Gollnisch rendue au terme du procès sur ses propos d’octobre 2004, il écrit :

« (…) Puisque la loi française le permet désormais sans risque de mise à mort judiciaire, économique et sociale… répétons donc avec le courageux Gollnisch que : “Sans remettre en cause les déportations ni les morts des camps nazis, le débat doit avoir lieu quant à savoir la façon dont les gens sont morts… et sur leschambres à gaz, sans nier a priori leur existence, il faut laisser les historiens en discuter et cette discussion devrait être libre !”
Amen et merde aux cons243 ! »

De son côté, l’intéressé se défend de tout antisémitisme187,237 et assure ne pas viser les « Juifs de tous les jours », qui ne feraient pas partie de la « communauté organisée », incarnée selon lui par le CRIF et la LICRA et qui aurait la main sur tous les leviers importants en France. Il affirme que l’accusation d’antisémitisme aurait changé de cible, passant de ceux qui « apprécie[nt] le projet hitlérien » à toute personne qui ne « se soumet pas au racialisme du judaïsme talmudo-sioniste »189,110. Par ailleurs, il met en avant ses « amis » juifs Jacob Cohen et Gilad Atzmon et affirme qu’il cible « l’idéologie juive » comme système de pensée et non pas les Juifs en tant que personnes199. Jacques de Guillebon relève que « chez les admirateurs d’Alain Soral », « nul ne reconnaît que son système soit fondé sur l’antisémitisme. Ils le ramènent à un antisionisme courant ou à un antijudaïsme censément acceptable par les chrétiens ou encore, (…) assurent que les diatribes de l’agitateur à propos des “communautés” ne les intéressent pas le moins du monde (sans les gêner de façon rédhibitoire pour autant) »188.

Les positions de plus en plus controversées d’Alain Soral lui valent, au cours des années 2000-2010, plusieurs agressions physiques. En septembre 2004, une de ses dédicaces est perturbée par une vingtaine de casseurs238 : l’écrivain accuse la Ligue de défense juive — qui dément être impliquée — et le Betar239. L’Expressévoque, en 2014, quatre agressions, « dont une à l’acide », dont aurait été victime Alain Soral5.

En 2015, Agnès Soral publie un ouvrage intitulé Frangin : elle y dresse un portrait de son frère qu’elle décrit comme « un enfant cassé en deux. Contrairement à moi, il n’était pas un enfant joyeux. Il a une revanche à prendre sur la vie par rapport à ses blessures et en a gardé une rancœur, une espèce de rage. Avec l’antisémitisme, il a choisi un bouc émissaire à son mal-être »240.

Polémique de 2004

Les propos d’Alain Soral sur le judaïsme, le sionisme, ou encore la Shoah, font régulièrement polémique à partir de la décennie 2000. Le parcours de sa radicalisation est entamé lorsqu’il déclare, lors d’un reportage de Complément d’enquête diffusé sur France 2 le lundi  et consacré à Dieudonné :

« Quand avec un Français, Juif sioniste, tu commences à dire “y a peut-être des problèmes qui viennent de chez vous. Vous avez peut-être fait quelques erreurs. Ce n’est pas systématiquement la faute de l’autre, totalement, si personne ne peut vous blairer partout où vous mettez les pieds.” Parce qu’en gros c’est à peu près ça leur histoire, tu vois. Ça fait quand même 2 500 ans, où chaque fois où ils mettent les pieds quelque part, au bout de cinquante ans ils se font dérouiller. Il faut se dire, c’est bizarre ! C’est que tout le monde a toujours tort, sauf eux. Le mec, il se met à aboyer, à hurler, à devenir dingue, tu vois. Tu ne peux pas dialoguer. C’est-à-dire, je pense, c’est qu’il y a une psychopathologie, tu vois, du judaïsme-sionisme qui confine à la maladie mentale238 […] »

Ces propos créent alors une vive controverse et sont jugés antisémites par plusieurs observateurs, dont des représentants de la liste électorale Euro-Palestine, à laquelle il avait apporté son soutien. Alain Soral commente alors, sur le site oumma.com, la controverse provoquée par ses propos, expliquant qu’ils ont été sortis du contexte et qu’on cherche sa « mort médiatique ». Poursuivi en justice, entre autres par le B’nai B’rith, l’écrivain est condamné par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris pour diffamation raciale et incitation à la haine raciale le 4 mai 2007241, puis, au terme de quatre ans de procédure, astreint en 2008 au paiement d’une amende de 6 000 euros.

Polémiques de 2009

À l’occasion de sa participation à la « liste antisioniste » aux élections européennes de 2009, il est à nouveau accusé d’antisémitisme. Albert Herszkowicz, président de l’association progressiste Mémorial98, lui reproche en effet d’écrire que « Benoît XVI [va devoir] se rendre très prochainement dans cette merveilleuse démocratie du Moyen-Orient qu’est Israël pour y lécher, conformément au rite de soumission mondialiste, la dalle de Yad Vashem et y abjurer un peu plus la religion du Christ, au profit de l’hérésie siono-shoatique »242.

En juillet 2009, se réjouissant de la décision de justice favorable à Bruno Gollnisch rendue au terme du procès sur ses propos d’octobre 2004, il écrit :

« (…) Puisque la loi française le permet désormais sans risque de mise à mort judiciaire, économique et sociale… répétons donc avec le courageux Gollnisch que : “Sans remettre en cause les déportations ni les morts des camps nazis, le débat doit avoir lieu quant à savoir la façon dont les gens sont morts… et sur leschambres à gaz, sans nier a priori leur existence, il faut laisser les historiens en discuter et cette discussion devrait être libre !”
Amen et merde aux cons243 ! »
Publication de Comprendre l’Empire (2011)
Article connexe : Comprendre l'Empire.

En février 2011, il publie Comprendre l’Empire, sous-titré « Demain la gouvernance globale ou la révolte des Nations ? », essai qui témoigne de l’accomplissement de sa mue idéologique et dont les fondements sont largement repris par son public au sein d’Égalité et Réconciliation244. Il y établit une opposition entre le nationalismeet, selon lui, l’« Empire », qui regrouperait les banques, la franc-maçonnerie, la bourgeoisie, le protestantisme, Israël et les États-Unis, le tout véhiculant sa domination par le mondialisme, « projet idéologique visant à instaurer un gouvernement mondial et à dissoudre en conséquence les nations, sous prétexte de paix universelle181 », la finance, les libéraux, les sionistes et sur la notion d’« idéologies bien-pensantes de gauche » qui justifient les actions de l’Empire sous couvert dedroits de l’homme. Cet ouvrage, qui connaît un certain succès de librairie245 — avec plus de 100 000 exemplaires vendus246 — et qui figure encore en tête des ventes de livres politiques sur Amazon.com en 201414, suscite de vives réactions.

Pierre-André Taguieff écrit ainsi dans son Court traité de complotologie qu’« on y trouve tous les poncifs de la littérature conspirationniste produite depuis le début des années 1950 » et, faisant allusion à Ernest Jouin et à Urbain Gohier, précise que « si l’habillage lexical est nouveau, la rhétorique de la dénonciation du grand complot est la même que celle qu’on trouvait dans les écrits de Mgr Jouin ou d’Urbain Gohier dans les années 1920. Soral et ses semblables se proposent toujours, comme le dénonciateur des “puissances occultes” en 1924, “d’éclairer les peuples, en leur montrant l’œuvre des Sociétés secrètes”, qui portent de nouveaux noms247. »

L’écrivain Arnaud Le Guern juge pour sa part dans Causeur245 que le livre « rappelle […] les pénibles souvenirs de lecture de Vers la féminisation ? et de Sociologie du dragueur. C’est le même enchaînement de micro-chapitres de quelques lignes qui découpent tout début de réflexion, n’en laissant que le gras indigeste ». « Essayiste brouillon quasi illisible », Alain Soral « a besoin […] d’un bouc émissaire » : « l’ennemi, c’est le juif, les juifs, Israël, les sionistes, la Liste de Schindler,Freud, Rockfeller [sic], Arthur, Woody Allen… ».

Dans son article du Monde diplomatique d’octobre 2013181, Évelyne Pieiller analyse le contenu de l’ouvrage et considère que Soral « a pour [les Juifs] une haine positivement fascinée » : « il les voit partout ». « Au cœur de ces conspirations se tiendraient, liés à l’Amérique rapace, les “Juifs”, sinon errants, du moins par nature étrangers à la nation et de surcroît portés sur l’accumulation de capital. La banque est juive, la presse est juive, le destructeur de l’unité nationale est juif… » Elle y voit l’expression d’un « antisémitisme et non l’expression d’un soutien au peuple palestinien ou d’un goût marqué pour la provocation supposée libératrice ».En 2016, l'essayiste Frédéric Balmont propose une analyse critique systématique de la pensée d'Alain Soral, mettant en perspective la dimension « philosophique » de l'œuvre (épistémologie, anthropologie, psychologie) avec le projet politique248.

Propos divers sur la Shoah, le sionisme et le judaïsme

En avril 2003, Alain Soral déclare au magazine 20 ans : « La question juive n’occupe qu’un sixième de mon livre parce qu’elle ne constitue, à mon sens, qu’un sixième des forces, causes, problèmes… qui agitent le monde actuel (…) ». Pierre Tevanian et l’universitaire Fatiha Kaoues relèvent « dans ces propos fort confus » « des relents antisémites »191.

Alain Soral estime que le souvenir de la Shoah fait l’objet d’une « mise en scène obscène » destinée à neutraliser la critique du sionisme par la culpabilisation de ceux qui pourraient la porter et ainsi empêcher l’expression de la compassion pour les Palestiniens249. En 2013, il se félicite dans une vidéo que l’équipe de France de football n’ait pas visité ce qu’il désigne comme étant « LA » chambre à gaz d’Auschwitz, « qui fait, je crois, 100 mètres carrés » et dans laquelle, d’après lui, « pour que les six millions soient un chiffre possible, quatre millions et demi d’êtres humains sont morts, en moins de deux ans, je crois, hein », ce qui constitue selon lui « le plus grand prodige de l’humanité quand vous réfléchissez aux conditions matérielles que ça implique »250. En réponse, le site Pratique de l'histoire et dévoiements négationnistes (PHDN), spécialisé dans l’étude du négationnisme, publie un article sous le titre « Alain Soral. Stupidités sur Auschwitz & malveillances haineuses »251. D’après ce site, Alain Soral reprendrait à son compte des « contre-vérités négationnistes » et les diffuserait dans une série de vidéos où il accumulerait une suite« d’erreurs ou de mensonges et de falsifications »252.

En janvier 2012, il déclare : « Si on était resté au projet de Herzl, de faire un État juif où les Juifs pourraient vivre en tant que nation comme les autres nations, sans renouer avec le projet biblique qui n’est pas un projet nationaliste — c’est un projet de domination mondiale et mondialiste au nom d’une élection divine, ce n’est pas du tout la même chose —, (…) je serais le premier des sionistes, bien évidemment  ». L’universitaire Julien Salingue en déduit que « le “sionisme” dénoncé par Soral est une entité transnationale, aux contours mal définis, qui dicterait sa politique aux banques, aux gouvernements des pays occidentaux et aux médias, et qui serait ainsi la source de la crise économique, politique et sociale. On est très loin d’Israël et des Palestiniens, et beaucoup plus près de “l’Ancien Testament” qui inspirerait “Wall Street” »187. Pour Mathieu Molard et Robin d’Angelo, journalistes à StreetPress, Alain Soral « se soucie peu d’Israël : il ne combat pas la politique de l’extrême droite israélienne, il combat le judaïsme »30.

Concernant le judaïsme, Alain Soral revendique d’être « judéophobe » dans la mesure où « ce n’est pas interdit par la loi »5. Il dénonce ainsi une « communauté organisée », à savoir « juive et sioniste cosmopolite »90 et considère qu’une « communauté qui continue à se proclamer “peuple élu” dans le monde moderne (…) constitue (…) une exception [à sa connaissance] unique, celle de ne pas s’être défait de sa mentalité primitive malgré le progrès de la Raison et d’avoir, au contraire, mis la Raison au service d’un tribalisme modernisé, élevé à l’échelle de l’univers253 ». Cette « exception » serait selon lui à la source d’une « double éthique » caractéristique du judaïsme qui inciterait à juger selon des critères différents ce qui touche les Juifs et ce qui touche les « goyim »254. Le 11 janvier 2014, lors d’un meeting à Vence, il déclare : « Les juifs nous prennent pour des goyim, c’est-à-dire des sous-hommes. La Torah dit que notre destin est d’être leurs esclaves. Si on ne se révolte pas, ici, ce sera bientôt Gaza »14.

Marie-France Etchegoin rapporte que dans Dialogues désaccordés. Combat de Blancs dans un tunnel, série d’échanges entre Éric Naulleau et Alain Soral publiée endécembre 2013, ce dernier « a pu dresser des listes » de personnalités juives ou « sionistes », « conspu[e] “cette putain fardée qu’est la raie publique (sic)parlementaire — en réalité la domination des réseaux sionistes et maçonniques” », déclare que « les révisionnistes sont les prisonniers politiques de l’Occident contemporain », que « les chambres à gaz sont “un dossier qui pue la merde et qui ne tient que par la terreur morale et judiciaire” » et que « l’assassinat de trois enfants dans une école juive par Mohammed Merah “résulte d’une opération conjointe franco-israélienne, dans le but de diaboliser les musulmans. C’est la version française, petit budget, des attentats du 11 septembre !” »14. L’écrivain Pierre Jourde, réagissant à la parution du livre, estime : « Toute la vision soralienne du monde, tout son système, globalisant, repose sur un fondement unique : Israël est le vrai maître du monde, le pouvoir financier qui nous domine et nous exploite est entre les mains des juifs, Auschwitz est le mensonge central qui articule le complot juif universel255. » Pour Aude Lancelin, directrice adjointe de la rédaction de Marianne : « La seule chose qui intéresse Soral ? Les juifs. La clé du monde pour Soral ? Les juifs. Le phénomène Soral, ce n’était donc que ça : la réapparition désinhibée des ficelles les plus grossières de l’antisémitisme256. »

En janvier 2014, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) et l’association « J’accuse ! action internationale pour la justice » portent plainte contre Alain Soral « pour injure raciale » après la diffusion en 2013 d’une photographie le montrant effectuer une « quenelle » devant le Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe, à Berlin257. Il justifie son geste en affirmant que le Mémorial a été construit « pour humilier le peuple berlinois, la plus grande victime de la guerre »14.

En mai 2014, une conférence animée par Alain Soral et Gilad Atzmon, jazzman israélo-britannique et antisioniste, est annoncée à Lyon avec pour titre « Les juifs et les autres ». Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve rappelle à cette occasion le principe républicain « du respect de l’autre, quel qu’il soit », « au vu de ce titre, raciste par nature, et au moment où des actes antisémites très graves viennent de se produire en Belgique et en France ». De son côté, le préfet du Rhône et de région Jean-François Carenco appelle « à ce que personne ne soit dupe de ces manipulations de la pensée portées par une philosophie d’essence raciste et antisémite ». Enfin, le CRIF demande l’annulation de la réunion. Alors qu’on annonce que la conférence est finalement annulée, le propriétaire de la salle ayant renoncé à la location face à la polémique, le maire de Lyon Gérard Collomb manifeste son « soulagement ». Cependant, la conférence a finalement bien lieu àMeyzieu, sans incident258,259,260.

Le 6 juin 2019, un an de prison ferme est requis contre Soral pour avoir qualifié le Panthéon de « déchetterie casher » dans une vidéo datée de juillet 2018 publiée sur son site internet, après le transfert des cendres de Simone Veil au Panthéon261.

Dans la culture populaire

En 2014, le rappeur Médine publie un titre intitulé MC Soraal, qui mélange les noms d’Alain Soral et du rappeur MC Solaar. Il entend faire passer le message suivant :« Je n’aboierai pas avec les loups. Ni avec les prétendus dissidents, ni avec les prétendus bien-pensants. Il y a une troisième voie262,263,264,265. »

Le film L'Atelier, réalisé par Laurent Cantet et sorti en 2017, met en scène Luc Borel, un idéologue fictif inspiré d'Alain Soral, et dont l'un des principaux personnages suit les vidéos sur Internet266.

Œuvres

Romans et essais
Préfaces
Bande dessinée
Films
Comme acteur
Comme réalisateur
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  • 1984 : Alain Soral apparaît déguisé en serveur, en train de danser dans une publicité pour les bonbons Mi-cho-ko29,267.

Notes et références

Notes
  1.  Sa sœur Agnès Soral explique : « En 1991, le pseudonyme de mon frère était ABS… Il souffrait de ne pas être connu et m’a demandé de l’aider pour vendre ses premiers livres qui n’avaient, à l’époque, rien de subversif. J’étais connue, j’avais déjà un nom, il ne lui restait qu’à se faire un prénom. Il est devenu Alain Soral. Mon nom à l’origine était Bonnet, originaire deSoral. Ce qui a donné le nom d’usage “Bonnet de Soral”, que portent les papiers de mon frère1. »
  2.  Alain Soral utilise le terme de « national-socialiste » tout en se distinguant de l’acception courante du terme (nazisme) : voir la section consacrée à son positionnement politique.
  3.  Alain Soral précise, dans l’entretien vidéo8 qu’il livre à la journaliste Pascale Goufan : « Comme je ne suis pas bachelier, il fallait que je sois étudiant pour des raisons de Sécurité sociale, parce que toute ma vie est guidée par la survie, j’ai passé le concours des Beaux-Arts et j’ai postulé à l’École des hautes études en sciences sociales qui sont deux cursus qu’on peut faire sans le bac. Mais en fait aux Beaux-Arts, je suis très peu allé, parce que j’étais dans une école où l’on nous disait “que l’art ne s’apprenait pas”. Alors je me suis dit : ben autant ne pas y aller. En plus le niveau était nul, les mecs étaient nuls, c’était des branleurs. C’était sale aussi. Enfin y avait tout ça, c’était le chaos, ça ne m’intéressait pas, sauf les cours d’anatomie. Je me suis intéressé aux cours d’anatomie, c’est tout. »
  4.  Alain Soral précise, toujours dans l’entretien vidéo8 avec la journaliste Pascale Goufan : « […] élève aux hautes études en sciences sociales — d’abord élève stagiaire, je crois, puis après élève […] j’y suis allé un peu parce que j’étais dans le séminaire de Castoriadis — que j’ai trouvé assez mauvais mais qui était quand même beaucoup moins nul que les sociologues actuels — qui était un marxiste psychanalytisant, c’est-à-dire un freudo-marxiste. Et ça me poussait surtout, en écoutant ses trucs, à me poser les questions de ses contradictions et de la faiblesse de sa construction théorique qui était un bricolage très facilement démontable. »
  5.  « […] Une brouille de jeunesse qui l’a opposé au critique d’art Hector Obalk, coauteur, juif, de l’un de ses livres. À la suite de ce différend, Alain Soral prend sa carte au PC en affirmant : “Ça le fera chier, car ce sont eux qui ont inventé l’antisémitisme”5. »
  6.  Philippe Vardon a longtemps présidé le groupe identitaire Nissa Rebela.
  7.  « Marine Le Pen […] n’a en revanche que peu d’empathie pour l’essayiste [Soral] : “Je me méfiais de lui […]”5. »
  8.  Cf. l’article Wikipédia consacré à Égalité et Réconciliation.
  9.  Dans une mise au point à L’Humanité en 2007 (« Aux antipodes de ma pensée » [archive], 30 mars 2007), Michel Clouscard, s’il lui reconnaît du « talent », refuse cependant qu’on associe son nom à celui d’Alain Soral, eu égard aux « menées prolepénistes » de l’intéressé. Alain Soral lui répondra dans son ouvrage Chroniques d’avant-guerre : « Clouscard n’était finalement qu’un “vieux puceau”. »199 Il continuera toutefois à en faire l'éloge et à revendiquer son héritage intellectuel, le considérant comme le grand penseur marxiste de sa génération.
  10.  En 2015, Nicolas Lebourg et Jean-Yves Camus, spécialistes de l'extrême droite, qualifient Alain Soral de « polémiste antisioniste radical » en précisant : « L'antisionisme radical nie à Israël le droit à exister en tant qu'État, confond délibérément juifs et sionistes, et considère tous les juifs comme les représentants, les relais, les agents, de l'État israélien »230.
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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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