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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 09:28
BANYULS au CNRS - Cachez ce Centre d'Art Con W.Benjamin, que nous ne saurions plus voir ! Merci.
BANYULS au CNRS - Cachez ce Centre d'Art Con W.Benjamin, que nous ne saurions plus voir ! Merci.

BANYULS au CNRS - Cachez ce Centre d'Art Con W.Benjamin, que nous ne saurions plus voir ! Merci.

Culture à Perpignan : les occasions manquées:

 

*La nuit blanche : le thème de la circulation, de l'immigration, des passages, célébrée à Paris, entre autres, de façon artistique...Rien à Perpignan...(voir ce blog, article récent)

 

**Pass Art contemporain : proposé par Télérama, dès le 18 octobre "une place achetée, une lace offerte".

Collioure (musée municipal), Sérignan (autrefois municipal, à présent régional), LAC de Sigean (Lieu d'art contemporain, privé)...participent, incitent le public à venir vers la création !

Des lieux muséaux vivants ! A Perpi, rien au Centre d'art "contemporain" (ah bon ?) Walter Benjamin (changez de nom car rien ne se fait autour du philosophe allemand: une garde honte ! une ignorance sans fond ! Quant au mépris : la municipalité refusant d'inviter l'association WB qui propose conférences, lectures, café philo...!!!)

Perpivivant(e) ? Ou Perpimort(e)..?

 

***Musée Rigaud : expo Picasso pas reconnu par Le Monde.

Le prof-historien de l'art et titulaire de la rubrique "Arts" au journal Le Monde, Philippe Dagen, a fait, comme tous les étés, son itinéraire à travers les grandes expos 2017. IL est venu près d'Estagel, au Château de JAU (voir ce blog, août 2017) et a écrit un bel article sur l'expo préparée par Sabine Doré, Catherine Millet et Jacques Henric...Le journaliste aurait pu s'arrêter à Perpi, toute proche et parler de la création (rénovation) du musée H.Rigaud... Rien ! Picasso à Perpignan, mais qu'y a-t-il créé..? Rien !

 

**** 2e Nuit de la lecture : appel à projets... On attend ceux de Perpignan-gnan...

 

La seconde édition de cette fête nationale, qui a pour ambition de développer le goût de la lecture auprès de tous les publics et d'ouvrir les lieux de culture que sont les bibliothèques et les librairies, aura lieu le 20 janvier 2018.

Bibliothécaires, libraires et associations peuvent référencer leurs événements jusqu'à la première semaine de janvier 2018 ou demander un soutien financier et/ou des chèques-lire jusqu'au 1er décembre 2017.

Participez !

Pour faire une demande de subvention

En pratique

Le samedi 20 janvier 2018, toutes les bibliothèques et librairies de France sont invitées à vous ouvrir leurs portes sur des horaires étendus.

Dès l’après-midi et toute la soirée, des animations spécifiques festives et ludiques – lectures en pyjama, lectures itinérantes, chasses au trésor, ateliers, conférences, débats, présentation des nouveautés littéraires – et de rencontres avec des auteurs, illustrateurs, conteurs, peuvent être proposées.

Fort du succès du lancement en 2017, cette deuxième édition est une nouvelle occasion de conforter les liens entre les acteurs du livre et de la lecture, en particulier les libraires, mais aussi les auteurs, les éditeurs, les écoles, les associations locales… Ainsi, des programmations croisées entre bibliothèques et librairies permettront au public de circuler des unes aux autres et de découvrir les collections d’ouvrages physiques et numériques de ces lieux de culture.

(voir site de la Région - Lire, écrire en Occitanie...)

 

 

***CATLLAR  Chapelle  du Mas Riquer - dimanche 22 octobre à 18h

 

Célia Oneto Bensaid pianiste et Marie Laure Garnier soprano

Deux artistes nouvelle génération

Pour le concert de clôture des 20 ans des Rencontres culturelles à Riquer.

Ce lieu de musique où découvertes et talents confirmés se côtoient pour le plus grand bonheur d’un public toujours fidèle et aussi renouvelé, accueille Célia Oneto Bensaid, pianiste qui a invité Marie Laure Garnier , soprano. Elles forment depuis 2011 le Duo Nitescence et nous entrainent dans un « voyage au pays de la Mélodie ».

 

Célia avait promis de revenir à Riquer, chapelle qu’elle affectionne particulièrement, car c’est ici qu’elle a créé avec sa sœur comédienne,  en juillet 2016  «  Cendrillon avec ma sœur » conte musical qui connait depuis un grand succés, elles seront  les 16 et 17 décembre à la Philharmonie de Paris.

Célia  est sortie du conservatoire national de Paris  en 2015 diplômée de 4  Masters ( piano, musique de chambre, direction de chant, accompagnement vocal) avec les meilleures mentions et félicitations du jury.

.en 2016, elle est élue révélation pianissime pour les saisons de concerts parisienne et lyonnaise.

En mars 2017 elle devient pianiste Yamaha suite aux auditions françaises de soutien aux jeunes artistes.

En avril 2017 elle est sélectionnée pour intégrer la première promotion « MOZART » de l’académie Jaroussky  à la Seine Musicale.

En juillet 2017 elle remporte le prix André Boisseaux qui va lui permettre d’enregistrer son premier cd en solo.

En septembre , elle devient lauréate du projet ‘ l’Europe du piano » des concerts et des mastersclasses  à venir à travers l’Europe.

Le 26 septembre , elle était  en concert à Chambéry où elle accompagnait

les  violonistes Renaud Capuçon et Raphaelle Moreau.

Du 16 au 19 octobre ,elle enregistre avec Raphaelle Moreau le CD « cordes féminines ».

Le 19  au soir elle sera à Genève en récital et recevra le prix du public de la société des arts de Genève.

Le 20 elle donnera un concert pour les sans abris à Paris avec le trio Marchen

 

Et le 22  octobre à 18h elle sera à Riquer

avec Marie Laure Garnier qui  a débuté son parcours artistique en Guyane, révélation Adami en 2013. Elle est aussi Lauréate  en 2014 de la fondation Cziffra tout comme Célia.

 Marie Laure est admise au conservatoire national de Paris en 2009, dans la classe de chant lyrique de Malcolm Walker et étudie aux côtés d’artistes de renom tels que Anne Le Bozec, Claire Désert ; elle obtient un master de chant de musique de chambre, ainsi qu’un diplôme d’Artiste Interprète.

 

Artiste aux multiples facettes,  elle se passionne pour l’opéra et le répertoire de musique de chambre ; elle enchaîne les récitals, des chorégies d’Orange au théâtre du BolchoÏ, de la Philharmonie de Paris à la folle journée de Nantes.

De plus Marie Laure Garnier  est particulièrement attachée au partage et à la transmission de la musique, qu’elle utilise comme un vecteur social. Aller à la rencontre de ceux qui n’ont pas forcément accès aux concerts est une source de joie pour cette artiste.

 

Le 27 août elle était au festival de l’abbaye de la Chaise Dieu en tant que soliste avec l’orchestre national de Lyon, où elle a sublimé son rôle par son engagement artistique et sa totale implication, grâce à son spectre vocal large, sa projection généreuse, elle a été comparée à Jessye Norman.

 

Au programme de ce voyage au pays de la Mélodie, un rendez vous  qui se vit dans une atmosphère sereine à partager en famille et entre amis, des œuvres de Mozart, Haydn, Schubert, Debussy, Mahler, Caplet, Bernstein , de qui nous célébrons les 60 ans de West Side Story ,œuvres qui donneront de la musique l’image parfaite de la sincérité de la jeunesse, de l’expression artistique et du sentiment.

Sur le site de Célia Oneto Bensaid vous trouverez dans la rubrique médias une dizaine de vidéos.

Tarif 10 et 12 euros

Réservation souhaitée 06 15 43 50 60   pour le  dimanche 22 octobre à 18h

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 11:12
Eoliennes à Baixas - Fête des langues à Collioure, samedi 18 octobre - Révolution d'Octobre, 20 octobre, par Serge Wolikow
Eoliennes à Baixas - Fête des langues à Collioure, samedi 18 octobre - Révolution d'Octobre, 20 octobre, par Serge Wolikow
Eoliennes à Baixas - Fête des langues à Collioure, samedi 18 octobre - Révolution d'Octobre, 20 octobre, par Serge Wolikow

Eoliennes à Baixas - Fête des langues à Collioure, samedi 18 octobre - Révolution d'Octobre, 20 octobre, par Serge Wolikow

Baixas (66) : inauguration du plus grand parc éolien de France
Le plus grand parc éolien de France vient d'être inauguré au nord de perpignan. Un parc qui produira l'équivalent de la consommation d'une ville de plus 100.000 habitants. - F3 LR - Reportage : A.Chéron et A.Sabatie

Débat : les éoliennes au pays de la tramontane :


* POUR = Inauguration en grande pompe de l'ensemble éolien catalan. 35 mats implantés sur quatre communes de la communauté urbaine de Perpignan Méditerranée.

 

Ces éoliennes géantes produiront en moyenne 96 MWatts, ce qui en fait aujourd'hui, le plus grand parc éolien de France. C'est l'équivalent du quart de la consommation électrique des Pyrénées-Orientales. Un projet qui aboutit huit ans après avoir été lancé car il a fallu des années pour convaincre.
Mais l'ambition de la communauté urbaine va plus loin. Avec 200 jours de vent par an et 330 d'ensoleillement, ce territoire pourrait devenir un espace à énergie positive.
D'autres projets de production d'énergies renouvelables doivent sortir de terre, notamment des sites photovoltaïques et des systèmes à réseau de chaleur.

L'ensemble éolien catalan, est donc la vitrine de cette ambition.
EDF y a investi 140 millions deuros mais la viabilité d'une partie du parc éolien reste suspendue à une décision de justice suite à un recours devant le tribunal administratif. La cour d'appel de Marseille doit se prononcer début juillet.

Un parc immense sur 4 communes : Pézilla-la-Rivière, Baixas, Calce et Villeneuve-la-Rivière

Les turbines fournies par le danois Vestas s'étalent au pied des collines et au milieu des vignes, à cheval sur quatre communes, Pézilla-la-Rivière, Baixas, Calce et Villeneuve-la-Rivière, une zone réputée pour ses vents intenses.

Gilles Foxonet, le maire de la commune de Baixas, a salué un projet qui confirme la volonté du département "de marier les énergies renouvelables et l'économie ancestrale locale, la viticulture".
Le parc "apporte une contribution importante à l'atteinte des objectifs ambitieux que le gouvernement a récemment fixé en matière de développement des énergies renouvelables, avec notamment un doublement d'ici 2023 du parc éolien terrestre", s'est pour sa part félicité le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy, lors de l'inauguration du site.
Une décennie d'efforts

Il est en effet le deuxième parc éolien de France, derrière l'ensemble de Fruges dans le Nord de la France (140 MW).
C'est en revanche "le plus grand des parcs éoliens de France, avec une capacité de 96 MW, (à être) sur un raccordement unique" au réseau d'électricité, a tenu à souligner le PDG d'EDF.

Comme de nombreux autres projets similaires en France, il a dû faire face à l'opposition et au recours en justice de certains habitants et élus qui ont contesté le projet situé selon eux trop proche du Massif du Canigou.
Le chantier a commencé fin 2012, et s'est interrompu quelques mois en 2015 à cause d'un de ces recours.
Mais le plus gros obstacle a été la cohabitation avec un radar de Météo France, situé à proximité. L'établissement public avait en 2010 émis un avis défavorable sur le projet car le mouvement des éoliennes altérait le fonctionnement de son radar.

Des éoliennes furtives ?

EDF a donc eu recours à une technologie d'inspiration militaire imaginée par la société britannique Qinetiq et développée en partenariat avec Vestas pour mettre au point des éoliennes dites "furtives" ou discrètes.
Grâce à une sorte d'encre intégrée aux matériaux des pâles et d'une partie du mât, les ondes radars ne sont plus détournées ou bloquées par les éoliennes.

"C'est une première mondiale à l'échelle industrielle" a indiqué Thierry Le Gall responsable de la recherche de Qinetiq, qui précise que la société a été agréée par le ministère de l'Energie pour modéliser l'impact sur les radars de Météo France pour l'ensemble des projets éoliens sur le territoire français. "Sans cette première technologie, ce projet n'aurait pas pu aboutir", a expliqué M. Lévy.

Le groupe doit aussi commencer l'an prochain la construction de son premier parc éolien en mer de près 500 mégawatts, avant deux autres, également d'environ 500 mégawatts chacun.

Par Fabrice Dubault, 

* Contre l'implantation d'éoliennes :

ATTENTION GENS DES PO...

Suite au passage sur France bleu Roussillon ce matin une réponse qui j'ose espérer fera prendre conscience à beaucoup ce qui se trame sournoisement dans notre sublime département des Pyrénées Orientales. ...

Oui je le dit, ce n'est pas normal que l'ensemble des gens vivant en Roussillon ne soient pas correctement informés de cette fumisterie!

Un matin vous vous réveillerez avec un département plein d'éoliennes. ..
Et vous direz :" ho je ne savais pas "

Monsieur Pujol et Maires du département. ..
Gens du roussillon...

Les Aspres sont contre l'éolien, les vignerons dans leur grande majorité le sont...aussi.
Nous commençons à être vraiment au fait des événements.

La colère monte !

Ne pas prendre en compte l'avis de vos concitoyens, n'est pas démocratique.

Nombre de gens de la plaine ne savent pas que bientôt devant le Canigou la société Élément veut implanter 35 éoliennes. . .

Brouilla, Passa , Banyuls del Aspres , caixas, Vives, Fourques...

Vous allez imposer au département une volonté décidé au sein d'un petit comité, comme le Maire de Passa. (5 personnes dans la salle des fêtes ).

Le déplacement a une vocation Touristique.
Ne l'oublions pas...Que restera t-il a voir dans les PO après. ..

Dévaluation de l'immobilier, problème de santé,
Vues saccagées et j'en passe....

Ne soyez endormi par le lobby éolien, vous vous rendrez compte rapidement de l'erreur de votre choix.

Beaucoup de solutions existent, mais de grâce ne vendez pas le département pour une poignée d'euro.

Bien cordialement

PS. PARTAGEZ MERCI POUR LES PO.

Jean Giralt, Photographe et amoureux des paysages de notre magnifique département.

*Jean Giralt participe à cet évènement.

 
 

Informations sur les implantations de zones d’éoliennes industrielles dans les Aspres et le Vallespir.

Visibles depuis l'ensemble du département ces nouvelles zones industrielles d'éoliennes vont défigurer notre département à jamais. 
Détruisant notre qualité de vie, portant gravement atteinte aux emplois du tourisme, agritourisme, oenotourisme, poumons de l'économie de nos villages.

Considérant les questions de plus en plus nombreuses, qui nous sont posées par les habitants désemparés.
Considérant également les actes de malveillance qui commencent.

Le Collectif le vent tourne à décidé d’organiser une grande réunion publique d’information sur l’état d’avancement des projets, et les conséquences pour nous tous.

Venez vous renseigner, et nous rencontrer.

OCT27
ven 18:30Tresserre à la cave aux contes 22 av de Perpignan (à l’entrée du village en provenance de la N9)
32 personnes intéressées · 13 participants

 

Banyuls-sur-Mer accueillera du 19 au 22 octobre le deuxième festival international du documentaire méditerranéen (FIDOM).

Je me tiens à votre entière disposition pour toute demande d’information complémentaire.

 

Olivier BRUNEL

Responsable du service Communication

Communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris

Tél. 04 68 81 84 32

Port. 06 67 91 66 03

Banyuls-sur-Mer :

Le FIDOM honorera la Méditerranée et ses peuples du 19 au 22 octobre

Banyuls-sur-Mer accueillera du 19 au 22 octobre le deuxième festival international du documentaire méditerranéen (FIDOM).

 

Soutenu, entre autres, par la communauté de communes Albères-Côte Vermeille-Illibéris et la Ville de Banyuls-sur-Mer, cet événement tout public compte parmi les grandes dates de l’automne dans le département des Pyrénées-Orientales.

 

Il est initié par la société Iffwater (production et réalisation d'événements grand public autour de l’eau) en partenariat avec notamment le laboratoire Arago.

 

Le FIDOM vise deux objectifs : faire partager au plus grand nombre et sur grand écran le plaisir de (re)découvrir la mer Méditerranée, ses cultures à travers le regard de grands documentaristes et reporters ; rendre hommage à ces hommes et femmes qui rapportent de sublimes images toujours filmées dans des conditions extrêmes.

 

Pour cela, il propose 14 films dont 8 en compétition. Le jury qui décernera le palmarès au terme du week-end sera présidé par Daniel Herrero. Ce joueur de rugby (il a porté le maillot de l’équipe de France) est aujourd’hui reconnu pour ses talents d’écrivain et de conférencier.

 

Cette riche programmation comptera deux temps forts : les projections d’une version restaurée datant de 1916 de « Vingt-mille lieues sous les mers » et d’un dessin animé pour les plus jeunes.

 

Toutes les séances se dérouleront dans l’amphithéâtre Alain Guille, face à l’aquarium de Banyuls-sur-Mer. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

 

En savoir plus sur le jury

Il est composé de 6 membres :

- Daniel Herrero président du Jury 2017

Rugbyman professionnel, il a joué notamment dans l’équipe du  XV de France.

Spécialiste de l’envolée lyrique, de la pédagogie imagée, de l’allégorie philosophique, de la sociologie poétique, il est réputé en tant que conférencier, homme de médias, écrivain…

- Brigitte Berg : directrice des Documents Cinématographiques                              
- Pierre-Jean Larroque : officier de la Marine nationale / flottille 31F (la ville de Banyuls est marraine de cette flottille)                                     
- Nadia Ounaïs : directrice chargée des Relations internationales ; Vice-président, International Affairs Institut Océanographique                                                               
- Sylvie Le Martelot : restauratrice / hôtelière
- Cyril Tricot :  réalisateur / producteur                                                                                           

Infos.

Le FIDOM : http://www.fidom.tv/

Iffwater : https://www.iffwater.com/

  

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 10:09
le traité des Pyrénées - andré roger
le traité des Pyrénées - andré roger

le traité des Pyrénées - andré roger

 

- - -Stop à la destruction du centre historique de Perpignan

MISE À JOUR SUR LA PÉTITION

SAUVONS LE THEÂTRE MUNICIPAL DE PERPIGNAN !

 

Collectif pour la sauvegarde du centre historique de Perpignan

 

9 OCT. 2017 — Chères et chers signataires,

Alors que le nouveau plan de sauvegarde de Perpignan n'est toujours pas validé, nous voici confronté à de nouveaux projets destructeurs pour le patrimoine de notre belle cité catalane.

C'est ainsi que dernièrement le président de l'Université et le maire de Perpignan ont communiqué sur leur nouveau projet de réquisitionner le théâtre à l'italienne de la place de la République pour le transformer en amphithéâtre universitaire.

Nous ne pouvons rester inactifs. C'est pour cela que nous vous sollicitons encore afin de recueillir vos signatures et commentaires.

Vous trouverez plus de détails sur le lien vers notre nouvelle pétition ci-dessous.

Dés samedi prochain, le 14 octobre, à 19 heures nous organisons un rassemblement devant le théâtre Jordi Pere Cerdà pour sensibiliser la population.

Nous vous remercions de votre soutien.

 

Signez la pétition

Ministre de la Culture : SAUVONS LE THEÂTRE MUNICIPAL DE PERPIGNAN ! Oui au Théâtre ! Non à l'amphi(théâtre) !

https://www.change.org

- - -

Jean-Bernard Mathon

 

SAUVONS LE THEÂTRE MUNICIPAL DE PERPIGNAN !
OUI AU THEÂTRE, NON A L'AMPHI(THEÂTRE) !
Le bureau de l'ASPAHR, réuni hier soir, propose la création d'un collectif "Sauvons le théâtre à l'italienne de Perpignan". Ce collectif doit être le plus large possible et rassembler citoyens perpignanais, sauveteurs du patrimoine en péril (allo S. Bern !), animateurs et acteurs culturels, etc.


Le théâtre à l'italienne de Perpignan, édifié en 1813 et conçu par l'architecte Torreilles, sur les décombres du collège de jésuites, largement détérioré lors de travaux réalisés il y a une vingtaine d'année doit être conservé et restauré (les décors des balcons doivent bien être stockés quelque part ?) et demeurer une salle de spectacle dans le centre ancien. Pas question de le transformer en amphi(théâtre) pour l'université (il y a la place Deloncle avec ses bâtiments démolis il y a peu pour se faire). Ce quartier à besoin d'une animation culturelle, d'un lieu, le théâtre est fait pour ça !


J'ajoute que le théâtre municipal est classé en catégorie 5 dans le Plan de sauvegarde et ne doit donc être conservé et non modifié, sinon c'est illégal.

***La réinvention de la nation espagnole est-elle encore possible ?

3 octobre 2017,

Déclaration d’intérêts

Stéphane Michonneau ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire.

Questions de chiffres d’abord. Au-delà du problème de la recevabilité des résultats de la consultation dont les conditions de déroulement sont loin de répondre aux critères de légalité et de tranquillité que requiert ce type de vote, 2,2 millions de Catalans se sont exprimés sur un corps électoral de 5,4 millions d’inscrits – soit environ 42 %. Si 90 % des votes exprimés sont en faveur de l’indépendance, ces résultats semblent confirmer que l’indépendantisme n’a pas la majorité.

Mais il reste des inconnues : que penser des 700 000 bulletins confisqués par la police lors du scrutin ? Quel aurait été le taux de participation à un référendum légal ? Le réflexe légitimiste dans un pays où l’attachement aux institutions locales est beaucoup plus fort que celui aux institutions étatiques peut faire pencher nombre de Catalans vers l’indépendantisme, dès lors qu’ils perçoivent la Généralité et le Parlament en danger.

Les échauffourées de dimanche risquent bien d’avoir consommé une rupture entre l’opinion publique catalane et le reste du pays, offrant de sérieuses chances à l’indépendantisme de remporter la mise. L’erreur du chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, consiste précisément à avoir minoré la profondeur d’un mouvement qui plonge ses racines dans la mobilisation démocratique des classes moyennes, depuis plus de cent ans.

L’internationalisation de la question catalane

Question médiatique ensuite. Les images de policiers matraquant de vieilles dames ne sont généralement pas valorisantes pour un pouvoir en place. Les Européens assistent, consternés, à une scène violente dont ils comprennent mal les tenants et aboutissants, s’interrogeant sur les raisons qui ont pu mener à un tel gâchis. Ces images ont renforcé la tendance victimiste du nationalisme catalan qui présente l’histoire comme celle d’un antagonisme séculaire entre une Catalogne persécutée, d’essence démocratique, et un État espagnol autoritaire par nature.

Il n’empêche qu’elles ont forcé des chefs d’État et l’Union européenne à réagir. Travaillée par une diplomatie espagnole efficace depuis de nombreuses années, l’Union ne s’est pas fait violence à considérer ce conflit comme du ressort de la politique intérieure espagnole, tenue qu’elle est de respecter la souveraineté des États membres. Ceci dit, la réalité régionale de l’Europe, si elle n’a pas de traduction institutionnelle dans l’Union – et pourquoi pas ? – inspire un grand nombre de peuples tels que les Flamands, les Écossais ou les Bavarois.

L’Union et les grands États craignent que le cas catalan s’étende comme une traînée de poudre à d’autres régions d’Europe : c’est méconnaître la nature du nationalisme qui dépend principalement de facteurs internes et n’est pas assimilable à une maladie contagieuse. Même en Espagne, on ne voit pas que les nationalismes basque, galicien ou andalou prennent ce chemin. Le premier, en particulier, en est revenu.

Mais quoi qu’il en soit, les Catalanistes sont en passe de réussir à internationaliser la question catalane.

Le verrou du « patriotisme constitutionnel »

Question politique, finalement la plus importante. La perspective de l’indépendance a soulevé un réel enthousiasme au sein d’une partie de la population catalane : un horizon d’émancipation, d’affirmation d’un destin collectif, un espoir d’avenir. Face à cela, le gouvernement espagnol n’offre pas d’alternative, sinon celle d’un respect de la Constitution de 1978, comme si l’histoire s’était arrêtée à un texte que la génération de la Transition démocratique a toujours considéré comme le fruit d’un compromis historique, résolvant les contradictions issues de la guerre civile.

On pourrait s’interroger sur la difficulté de Mariano Rajoy à réfléchir au-delà du cadre strict de la légalité et de l’intervention des forces de l’ordre – ce qui ne constitue pas une réponse politique au défi indépendantiste. Il y a peut-être une part de calcul politique, dans la mesure où son mouvement, le Parti populaire, ne dispose pas de majorité aux Cortes : se poser en champion de l’unité de l’Espagne, c’est satisfaire son électorat qui réclame des sanctions. Est-ce aussi engranger un ample soutien populaire en vue de futures élections législatives ? Calcul dangereux mais plausible.

 

Mais cette espèce de « patriotisme constitutionnel » qui anime la droite espagnole et rend muette la gauche repose aussi sur une vision figée, voire fétichisée, de la Constitution de 1978. À ses origines, celle-ci était plus généreuse que la lecture que les gouvernements conservateurs ont développée depuis le milieu des années 1990. 

Le recours de Mariano Rajoy déposé auprès du Tribunal constitutionnel en 2010, qui a mis en sommeil le Statut de la Catalogne pourtant approuvé par les Cortes, le Parlament et ratifié par un référendum populaire, a été vécu en Catalogne comme un déni démocratique. Dès lors, les Catalanistes ont considéré que le pacte constitutionnel avait été rompu – d’où leur fuite en avant dans l’illégalité.

Sous le catalanisme, la République

Invoquer aujourd’hui la Constitution de 1978 comme un rempart de la paix civile a peu de chances d’être entendu des nouvelles générations d’Espagnols qui n’ont vécu ni le franquisme ni la Transition. Ces derniers savent combien leurs parents et leurs grands-parents furent paralysés par la crainte d’un retour imminent de la guerre civile, une peur entretenue pour mieux borner l’horizon politique. En gagnant la démocratie, les Espagnols durent avaler la pilule de la monarchie qu’ils avaient reçue en héritage de Franco.

Aujourd’hui, les jeunes générations se débarrassent du fantôme de la guerre civile et envisagent de nouvelles options, telle que la République. L’opinion républicaine qui, il est vrai, n’a de traduction partisane qu’en Catalogne, traverse toute la société espagnole et le vieux rêve d’instauration d’une IIIe République, qu’on dit irréaliste, mine la légitimité de la royauté. À la question de l’indépendance catalane, sous le feu des projecteurs, est liée celle, sous-jacente, du régime que la classe politique n’ose pas poser.

 

Au fond, Mariano Rajoy a beau se poser en homme raisonnable ayant dépassé le stade enfantin du nationalisme, son problème demeure bien que le nationalisme espagnol, démonétisé par la dictature, peine aujourd’hui à rassembler en offrant une perspective politique aux Espagnols. Un certain désenchantement démocratique qui n’est pas le propre de l’Espagne est passé par là : le surgissement de Podemos et de Ciudadanos est un autre indice de la crise du système des partis traditionnels et de l’usure du régime issu de la Transition.

Les catalanistes, en revanche, peuvent compter sur les ressorts d’un nationalisme mobilisateur qui propose un horizon démocratique de libération nationale. Ce n’est pas tant que le nationalisme espagnol soit condamné : il a, par le passé, offert de réels espoirs d’émancipation, notamment dans les années 1930 mais aussi dans les années 1980 et 1990. Il doit, par contre, se réinventer, au bénéfice de tous les Espagnols et au premier chef, des Catalans. À moins qu’après le 1er octobre, il ne soit déjà trop tard.

Banyuls sur Mer - Le vendredi 13 octobre 2017

"Walter Benjamin et les expériences de la drogue"

Publié par  Le Site Catalan | Rubrique Conférence | Banyuls sur Mer

Un café Philo avec André Roger, psychanalyste, à Banyuls sur mer et organisé par l'Association Walter Benjamin sans frontières

Rendez-vous le Vendredi 13 octobre, à Banyuls pour un CAFE PHILO sur "W. Benjamin et les expériences de la drogue", par André Roger, psychanalyste. A partir de 18h15 au restaurant/bar-tapas de Banyuls, avenue Général de Gaule, premier étage, entrée libre.

Exposé suivi d'échanges sur le livre Haschich à Marseille ...

(pas d'obligation de consommer, ni stupéfiant, ni café, ni apéro…) Dialogue, échanges…

Contact avec l'Association Walter Benjamin sans frontières: 06.31.69.09.32.

© http://www.lesitecatalan.com/conference/17682/walter-benjamin-et-les-experiences-de-la-drogue

 

photo d'André ROGER © J.P.B.

- - -

 

12, 13 et 14 octobre 2017 au TDE

 

 

***Saint-ESTEVE (Pays cataln)

"Les concours au cinéma"

 

 

 

Le tout premier concours date de la mythologie grecque. Sur l'intervention de Zeus, le Troyen Pâris est désigné pour choisir la femme la plus belle. Trois candidates : Aphrodite, Athéna et Héra. Pâris choisit Aphrodite, qui a il est vrai a influencé le juré : elle lui a promis Hélène de Sparte.
Le cinéma s'est bien sûr emparé du sujet, il y a des années. Depuis Le Lauréat de Mike Nicholsen 1967 jusqu'à Prix de beauté d’Augusto Genina en 1930 et Le concours de Claire Simonen 2017, de nombreux films ont évoqué ce genre de compétitions.

 

Nous avons choisi de présenter cinq films sur ce thème de société, évoquant des concours de type très variés, qui nous mèneront de Tbilissi en Géorgie à Sunshine en Californie, de la prison à un marathon de danse en passant par le bureau d'une secrétaire, quelque part en France.

 


Cinq films au programme :

 

  • Jeudi 12 octobre, 20h 30 – Film : Keep smiling (Rusudan Chkonia - 2007 - 1h 30 - VOSTF)
  • Vendredi 13 octobre, 20h 30 – Film : Populaire (Régis Roinsard -– 2012 - 1h 56 - VF)
  • Samedi 14 octobre, 14h 30 – Film : Little mis sunshine(Jonathan Dayton et Valerie Faris - 2006 - 1h 40 - VOSTF)
  • Samedi 14 octobre, 17h – Film : On achève bien les chevaux(Sydney Pollack - 1969 - 2h - VF)
  • Samedi 14 octobre, 20h 30 – Film : Quatre minutes (Chris Kraus - 2008 - 1h 52 - VOSTF)
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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 11:08
Le maire de Perpignan - André ROGER, conférence sur Walter BENJAMIN à Banyuls -
Le maire de Perpignan - André ROGER, conférence sur Walter BENJAMIN à Banyuls -

Le maire de Perpignan - André ROGER, conférence sur Walter BENJAMIN à Banyuls -

Une nuit blanche à Perpignan.. grâce au maire Jean-Marc PUJOL !...

 

La 16ème édition de la "Nuit blanche" artistique, eut lieu à Paris le samedi 7 octobre dernier (2017); confiée au président du Palais de Tokyo et à la directrice du musée d'art contemporain de Bordeaux (CAPC).

Cette nouvelle édition intitulée "Faire oeuvre commune" a montré des pratiques artistiques originales, sur les thèmes de l'immigration, de la circulation, de passages, de marges et de migrations...Autant de sujets brûlants et contemporains qui, autour de circuits dans les quartiers (La Chapelle, Les Halles, la place de la République..) ont mobilisé la video, le numérique...pour des spectacles lumineux qui ont zébré le ciel parisien...

A Perpignan, nada, pas de danse nocturne, de chorégraphie dans le ciel catalan, pas d'architecture ou de peinture visuelles, sur les murs des quartiers délaissés... Cela ne correspond certes pas à l'animation catalano-folklorique d'une ville qui se veut touristique...

 

Cependant, Perpignan eut, en fin de compte, sa nuit blanche, quand ses habitants apprirent que le maire actuel réfléchissait à un nouveau mandat à la tête de la mairie (et de l'Agglo..?) en mars 2020...

 

Ohé, les gars, c'est trop dur ! Je me recouche...

 

JPB

 

***Vendredi 13 octobre, à Banyuls : CAFE PHILO sur "W. Benjamin et les expériences de la drogue", par André ROGER, psychanalyste.  A partir de 18h15...

Exposé suivi d'échanges sur le livre Haschich à Marseille ... 

 

Au restaurant/bar-tapas de Banyuls, avenue Général de Gaule, premier étage, entrée libre.

 (pas d'obligation de consommer, ni stupéfiant, ni café, ni apéro…) Dialogue, échanges…

 

Contact avec l'Association Walter Benjamin sans frontières : 06.31.69.09.32.

**Interdire l'arme nucléaire

 


Paix : un Nobel en faveur de l’abolition de l’arme nucléaire
Le prix Nobel de la paix a été décerné cette année à la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (International Campaign to Abolish Nuclear Weapons, ICAN). Il récompense ses efforts continus depuis dix ans pour abolir l’arme nucléaire, mais aussi sa contribution majeure au traité d’interdiction des armes nucléaires adopté en juillet par cent vingt-deux pays membres des Nations unies.

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 14:45
Livre : Mélancolie de gauche - Enzo Traverso (photo jean-pierre Bonnel)
Livre : Mélancolie de gauche - Enzo Traverso (photo jean-pierre Bonnel)

Livre : Mélancolie de gauche - Enzo Traverso (photo jean-pierre Bonnel)

 

  • Colloque de Gérone (Université - 28/29 septembre 2017 - 
  •  
  • Les intellectuels et les compromissions
  • (Faye, Traverso, Jordi Font, Mari Paz Balibrea, Ferran Gallego, Maximiliano Fuentes…)

Enzo Traverso répond à Emmanuel FAYE, qui a montré l'influence du penseur nazi Heidegger sur H.Arendt 

 

Il est d'accord sur l'analyse d'Emmanuel FAYE, qui a déclaré que

 

Arendt occupe une position centrale; elle est une ressource pour la démocratie.  Mais sa conception de la polis est élitiste : les  hommes seraient naturellement inégaux (voir ses lettres à Scholem : "Je n'ai jamais été de gauche."

Pourtant elle est une référence pour l'intelligentsia française (et européenne) : paradoxe de la réception...

 

Après son passage d'Allemagne aux USA (après trois mois d'internement au camp de Gurs), Arendt devient l'agent d'Heidegger, son appui majeur et elle relégitime le très ambigu Carl Scmitt. 

 

L'essayiste Enzo Traverso répond ensuite à E. Faye en rendant hommage à son travail salutaire qui s'attaque à l'iconisation des auteurs, aux lieux communs de la pensée…

 

"J'essaie de faire de l'Histoire intellectuelle", précise-t-il, en affirmant qu'il existe un marxisme heideggérien;

Ainsi le livre horrible d'Hanna Arendt sur la révolution; d'autres textes sont jubilatoires, sur Rosa Luxembourg et les Conseils juifs…

La révolution conservatrice est hybride, paradoxale; c'est une tentative de faire coexister les contre-Lumières avec un culte de la technique tout à fait moderne...

 

Carl Schmitt n'est pas un nazi tout court; il a utilisé des catégories nazies, mais il vient de la tradition conservatrice catholique…

 

-Arendt met sur le compte de Juifs ce qui leur arrive : autodéstruction…

-Le paradigme du camp, diffusé par Heidegger et Arendt :

Celui-là est pour la technique moderne (livre de 1938 où le philosophe critique cette modernité et le national-socialisme. En 36, il dresse l'éloge de Mussolini; il occultera plus tard lors de la réécriture de ses livres.

Celle-ci n'a pas d'intentionnalité génocidaire, mais elle affirme l'essor de la technique. Elle ignore les écrits de Heidegger, mais pas la rumeur; pour elle, son ancien prof et amant devient Le Penseur: elle le disculpe.

Arendt ne distingue pas camps et de concentration et camps d'extermination; il y a une interchangeabilité entre victimes et bourreau. Les victimes peuvent devenir un jour de bourreaux…

Les camps sont les laboratoires de la modernité : chambres à gaz…C'est un phénomène irrationnel; rebut place la haine du côté des Juifs : c'est un renversement de l'Histoire, une façon de créer un nouveau mythe…

C'est vrai, le 6 février 1951, Arendt revient en Allemagne  et retrouve Heidegger dans un hôtel…

"L'ennemi, c'est le libéral, le penseur individualiste" : elle croit en la vertu du marché et à la dérégulation…

rend hommage à E. Faye, à son travail salutaire qui s'attaque à l'iconisation des auteurs, aux lieux 

communs de la pensée… 

 

On a canonisé Arendt car elle représente un planche de salut pour les intellos des années 60/70, orphelins du communisme.

Il ne faut pas faire table rase (en limitant Platon à l'esclavagisme, les Lumières au colonialisme…), sinon il n'y a plus de référence…

Arendt est inclassable : ni de droite, ni de gauche, car elle s'arqueboute sur la révolution conservatrice. Je suis contre Jen-Luc Nancy et Alain Badiou qui écrivent la banalité du nazisme heideggerien, en reprenant l'expression célèbre d'Arendt sur la "banalité du mal") : de 1945 à 51, Heiddeger est interdit d'enseignement, mais Jaspers va le défendre…

 

(JPB)

 

 

 
 
édition abonné

Enzo Traverso, la lucidité d’un « vaincu »

Avec son nouvel essai, « Mélancolie de gauche », l’historien des idées, né dans une famille « catho-communiste » italienne, s’efforce de maintenir vivant un idéal d’émancipation menacé par l’oubli.

LE MONDE DES LIVRES |  • Mis à jour le  |

image: http://img.lemde.fr/2016/12/20/2043/0/4912/3274/534/0/60/0/bfba93f_17406-1tppyw9.cj8oe3tyb9.jpg

Enzo Traverso, 2016.

 

L’effervescence gauchiste des années 1960-1970 est impensable hors d’un certain bain communiste. Pour la génération qui naît alors à la politique, la radicalisation se fait souvent contre ces parents communistes que « tout le monde n’a pas eu la chance » d’avoir. Plus tard, en 1989, les anciens soixante-huitards, qui s’étaient révoltés contre leurs papas et leurs mamans « staliniens », verront soudain disparaître ce bain-là, non seulement son eau mais ses bébés et même les bébés de ses bébés… Au moment où ils étaient censés assumer leurs propres responsabilités de parents, ils se retrouvaient doublement orphelins : de leur révolte et du monde contre lequel ils s’étaient cabrés.

En ce sens, le parcours d’Enzo Traverso paraît assez classique. L’historien des idées, qui enseigne aujourd’hui à l’université Cornell (Etats-Unis), a vu le jour à Gavi, dans le nord de l’Italie, en 1957. Son père, employé d’une chocolaterie, devient maire communiste de la ville. Sa mère est institutrice, catholique de gauche. « Bref, une famille très italienne, une famille catho-communiste »,résume Traverso. On lui demande quel est son premier souvenir politique :« Des réunions, à la maison, avec des ouvriers, quelques paysans, d’anciens résistants aussi et, au milieu, mon père qui, sans être allé à l’université, avait un diplôme et faisait office d’intellectuel. »

Et sa première manif ? « En 1973, j’ai participé, lycéen, à la campagne contre le putsch de Pinochet au Chili. Par la suite, la gauche radicale a été mon lieu de sociabilisation, celui où j’ai découvert la littérature, le cinéma, la sexualité. » Une époque aujourd’hui difficile à imaginer, où le père communiste pouvait se réjouir à mi-mots de voir son fils devenir trotskiste et ses filles féministes, pour cette raison que « les jeunes du PC lui apparaissaient comme de petits arrivistes »,précise Traverso dans un sourire d’adolescent.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/livres/article/2016/12/22/enzo-traverso-la-lucidite-d-un-vaincu_5052767_3260.html#2hbW6jxTSDpu5THi.99

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 09:17
Emmanuel FAYE et Jordi FONT (Directeur Musée de l'Exil, La Jonquera) à l'Université de Gérone (photo J.P.Bonnel) - Enzo TRAVERSO dans le public - E. FAYE avec M. PARAIRE et JP.Bonnel - M. PARAIRE (Banyulsinfos)
Emmanuel FAYE et Jordi FONT (Directeur Musée de l'Exil, La Jonquera) à l'Université de Gérone (photo J.P.Bonnel) - Enzo TRAVERSO dans le public - E. FAYE avec M. PARAIRE et JP.Bonnel - M. PARAIRE (Banyulsinfos)
Emmanuel FAYE et Jordi FONT (Directeur Musée de l'Exil, La Jonquera) à l'Université de Gérone (photo J.P.Bonnel) - Enzo TRAVERSO dans le public - E. FAYE avec M. PARAIRE et JP.Bonnel - M. PARAIRE (Banyulsinfos)
Emmanuel FAYE et Jordi FONT (Directeur Musée de l'Exil, La Jonquera) à l'Université de Gérone (photo J.P.Bonnel) - Enzo TRAVERSO dans le public - E. FAYE avec M. PARAIRE et JP.Bonnel - M. PARAIRE (Banyulsinfos)

Emmanuel FAYE et Jordi FONT (Directeur Musée de l'Exil, La Jonquera) à l'Université de Gérone (photo J.P.Bonnel) - Enzo TRAVERSO dans le public - E. FAYE avec M. PARAIRE et JP.Bonnel - M. PARAIRE (Banyulsinfos)

***Colloque Walter BENJAMIN de Girona (Gérone - Udg, 29 septembre 2017) : Les intellectuels et les compromissions

(Faye, Traverso, Jordi Font, Mari Paz Balibrea, Ferran Gallego, Maximiliano Fuentes…)

 

    Heidegger et Hannah Arendt sous le scalpel d’Emmanuel Faye

 

 

A l’occasion du colloque international Walter Benjamin qui s’est déroulé à Gérone le 29 septembre, les membres de l’association « Walter Benjamin sans frontières » ont pu assister à la conférence d’un de nos plus éminents germanistes, le professeur Emmanuel Faye, auteur, notamment, de Heidegger, l’introduction du nazisme dans la philosophie (2005). Cet ouvrage qui a fait date en démontrant, par l’analyse des textes, la compromission idéologique et pratique totale du philosophe allemand Martin Heidegger, durant la période nazie (1933-1945), constitue un travail philologique et philosophique absolument remarquable.

 

Le thème de son intervention à l’université de Gérone, « De la Révolution conservatrice à la postmodernité, Heidegger et Arendt », abordait plus précisément la question du fond conservateur de la pensée d’Hannah Arendt, célèbre philosophe juive-allemande, auteur des Origines du totalitarisme et de Condition de l’homme moderne. S’interrogeant sur les liens complexes qui unissent ces deux penseurs - Hannah Arendt fut, avant-guerre, la disciple et la maîtresse de Heidegger -, le professeur Emmanuel Faye s’est également intéressé à la question de l’influence sous-terraine qui irrigue parfois la pensée dite de gauche, ou d’extrême gauche et qui puise ses références à l’extrême droite. Il a ainsi étudié en détail des penseurs du type de Carl Schmitt, théoricien, comme Heidegger, du nazisme, dont les distinctions conceptuelles (par exemple le rapport Ami/Ennemi, en politique) ont parfois été réintroduites dans le débat philosophico-politique, hors de toute référence, cependant, au contexte nazi qui avait pu donner naissance à leur élaboration.

 

Dans la mesure où Hannah Arendt, comme l’a rappelé le professeur Emmanuel Faye était à la fois une lectrice attentive de Heidegger et de Carl Schmitt, quid donc de cette influence sur la pensée d’une des icônes de la « gauche antitotalitaire » ? Sans aller jusqu’à parler d’un « fonds nazi » de la pensée d’Hannah Arendt, ce qui aurait, du fait de l’engagement politique de la célèbre philosophe, constitué une grave erreur de jugement, le professeur Faye, n’en a pas moins manqué de constater l’admiration conceptuelle constante qu’Hannah Arendt a pu témoigner à Heidegger, même et surtout après 1945. Il a notamment insisté sur le fait qu’elle n’hésitait pas à qualifier l’auteur d’Etre et Temps de « Roi secret de la pensée ». Il s’est également demandé si sa thèse sur la « banalité du mal » et sur Eichmann comme « non-penseur » ne participait pas d’un « dispositif bipolaire » tendant à opposer d’un côté Heidegger, le « Penseur », à Eichmann, le « Non-penseur » et si la conséquence de l’application des catégories heideggériennes à l’histoire contemporaine ne conduisait pas à perdre de vue la dimension intentionnelle du génocide juif par les nazis.

 

On sait, en effet, que Heidegger a élaboré, à travers sa célèbre « critique de la technique » et son concept de « Gestell » ou « dispositif », une thèse visant à assimiler la Shoah à une simple résultante de développement du « dispositif technique » déployé à l’échelle planétaire, ce déploiement aboutissant  à la « fabrication de cadavres », de façon mécanique, autrement dit aveugle. Or cette thèse, comme l’a justement fait remarquer le professeur Faye, fait perdre toute dimension d’intentionnalité aux crimes contre l’humanité perpétrés par les nazis, et tend, - en tout cas dans la pensée de Heidegger -, à dédouaner les criminels nazis de leur volonté d’extermination (Vernichtung). Si, comme le remarque Emmanuel Faye, tel n’est pas le but d’Hannah Arendt, cela n’en marque pas moins les limites des « emprunts conceptuels » à Heidegger ou à Schmitt, dans le cadre d’explications historiques même les mieux intentionnées du monde : les thèses arendtiennes sur la « banalité du mal », l’interchangeabilité des « victimes » et des « bourreaux » ou la non distinction entre « camps de concentration » et « camps d’extermination », apparaissant du point de vue historique, - dans la mesure où elles perdent de vue le caractère programmatique de l’extermination nazie - clairement fautives.

 

Une question néanmoins reste posée : dans quelle mesure la critique d’une icône de la « gauche antitotalitaire » peut être récupérée par la gauche antitotalitaire elle-même ? C’est, en effet, un des clichés de la pensée antitotalitaire, celle de Bernard-Henri Lévy et André Glucksmann en tête, que de nous expliquer, depuis quarante ans, avec force anathèmes, comment la pensée de la gauche révolutionnaire (celle de Marx, Proudhon, Lénine etc…) est à la source de tous les totalitarismes. N’est-ce pas à cette antienne qu’a cédé le professeur Emmanuel Faye lorsque, pour illustrer la thèse de la porosité de certaines pensées politique de gauche avec l’extrême droite, il a cité l’exemple de Maduro et de certains actes de répression commis au Venezuela, en relation avec le « Führerprinzip » de Heidegger ou la distinction « Ami/ Ennemi » de Carl Schmitt ? Pourtant, outre le fait que Maduro ne nous semble pas être un lecteur de ces deux auteurs, il nous parait clair qu’il n’y a pas dans l’action du gouvernement vénézuélien, malgré ses errements répressifs, de volonté de « Vernichtung » c’est-à-dire d’extermination, au sens nazi, heideggérien ou schmittien du terme. A l’exception de ce point, où nous divergeons, dans l’analyse, avec le professeur Faye, nous pouvons dire que nous avons assisté à une conférence d’une très haute tenue conceptuelle, dont nous n’avons d’ailleurs pas, ici, pu reproduire toute la richesse. Un exemple de conférence auquel nous aimerions assister plus souvent dans l’université française.

 

Michael Paraire pour l’association Walter Benjamin sans frontières

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 08:54
Montreurs d'ours dans l'Ariège - Le commando pour la chasse à l'ours - Pilar Parcerisas et J.P.Bonnel, conférence au Boulou (66) le 15.9.2017 (photo Michèle Martel, trésorière de l'assoc.W.Benjamin sans frontières
Montreurs d'ours dans l'Ariège - Le commando pour la chasse à l'ours - Pilar Parcerisas et J.P.Bonnel, conférence au Boulou (66) le 15.9.2017 (photo Michèle Martel, trésorière de l'assoc.W.Benjamin sans frontières
Montreurs d'ours dans l'Ariège - Le commando pour la chasse à l'ours - Pilar Parcerisas et J.P.Bonnel, conférence au Boulou (66) le 15.9.2017 (photo Michèle Martel, trésorière de l'assoc.W.Benjamin sans frontières
Montreurs d'ours dans l'Ariège - Le commando pour la chasse à l'ours - Pilar Parcerisas et J.P.Bonnel, conférence au Boulou (66) le 15.9.2017 (photo Michèle Martel, trésorière de l'assoc.W.Benjamin sans frontières
Montreurs d'ours dans l'Ariège - Le commando pour la chasse à l'ours - Pilar Parcerisas et J.P.Bonnel, conférence au Boulou (66) le 15.9.2017 (photo Michèle Martel, trésorière de l'assoc.W.Benjamin sans frontières

Montreurs d'ours dans l'Ariège - Le commando pour la chasse à l'ours - Pilar Parcerisas et J.P.Bonnel, conférence au Boulou (66) le 15.9.2017 (photo Michèle Martel, trésorière de l'assoc.W.Benjamin sans frontières

L'ours ou l'Homme : choisir le moins bête !

 

Après une douce soirée à la médiathèque du Boulou, grâce à Pilar venue exprès de Barcelona, et avec un public sympathique d'une trentaine de personnes...Je rentre dans la nuit froide et m'aperçois que le Canigou est coiffé d'une pyramide blanche... Neige à 1800 mètres pendant qu'on parlait d'exil, d'antisémitisme...avec Michaël Paraire, Joël Mettay, André Roger, Serge Barba, Magda Julliard, un conseiller municipal, l'adjointe à la culture, etc...

Et puis l'Ariège douce, mon Ariège, mère courage, qui fait le buzz : un commando à la sauce corse veut exterminer l'ours. Chasse à l'Ours ! Et si on chassait l'Homme quand il fait la bête ! Quand il est bête. L'animal n'est jamais bête car Bête, il l'est tout le temps, et il ne le sait pas... L'Homme, le mâle, je veux dire, lui non plus ne sait pas la profondeur de sa bêtise, surtout quand il prend un fusil...

Les Pyrénées ont vécu durant des siècles dans la cohabitation de l'ours et du paysan. L'ours était un complice; dangereux, et original, on le montrait durant les fêtes, les foires, comme on exhibait les esclaves, les Noirs, les peuples colonisés.

Aujourd'hui, l'ours (comme le loup) gêne : cet ogre mange trop de moutons ou affole les troupeaux qui se jettent dans le vide des belles falaises des ariégeoises Pyrénées. La colère monte à Auzat, la folie gagne le beau Cousserans, où Ludovic Massé, en exil, pendant 40, trouve un refuge et le calme pour écrire...

 

Pourtant on indemnise les éleveurs ! Veulent-ils la fin d'une espèce..? On a créé des parcs de nuit ou de chiens. Veulent-ils, les paysanas, en finir avec la biodiversité..? L'Etat leur paie de nouvelles cabanes, permettant d'intervenir en cas de prédation… 

Or l'excité veut monter au village et "flinguer" l'ours ! C'est sûr, l'estive monte haut, à 266OO mètres, là où rôde le monstre et la présence des brebis attire son appétit…Il faut donc redescendre et se priver de beaux pâturages…On va tester des chiens plus offensifs, procéder à des tirs d'effarouchement, en utilisant des armes non létales…Il faut certes réguler l'espèce, mais la supprimer ..???

 

En tout cas, ce commando de charognards ne respecte ni le droit français ni la législation européenne : protection de l'ours brun des Pyrénées… Déjà l'Europe a tancé la France qui, depuis quelques années, est du côté de l'éleveur : on n'a pas fait de nouveau lâcher d'ours, à l'exception de l'ours slovène arrivé du côté espagnol et résidant à présent dans les Pyrénées…A Auzat, à Nohèdes…ou plus bas, vers Leucate, comme ce maudit loup entrevu à la limite de l'aide et du Pays catalan..?

 

Qui fait l'animal ? Qui fait la bête en se croyant un homme..?

 

 

 

Patrimoine : 2 jours et on passe à un autre sujet

 

Les Libraires et Bouquinistes de l'Association La Mémoire du Livre" seront présents le samedi 16 et le dimanche 17 septembre 2017 à Saint Guilhem le Désert, dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine. Beaux Livres anciens & modernes sélectionnés seront présentés à la vente.

 

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Dans une vidéo, des hommes masqués et armés veulent « rouvrir la chasse à l’ours » en Ariège

Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Foix vendredi après des propos d’individus qui veulent « mener une résistance active face aux agents de l’Etat ».

LE MONDE | 15.09.2017 à 17h53 • Mis à jour le 15.09.2017 à 18h12 |

Par Audrey Garric

 

« Nous, montagnards d’Ariège, éleveurs, randonneurs, chasseurs, élus, citoyens, disons à l’Etat, ça suffit. » Dans une vidéo qui n’est pas sans rappelerles mises en scène du Front national de libération de la Corse, une trentaine d’hommes cagoulés et armés, filmés de nuit, annoncent qu’ils s’opposent à lapolitique du gouvernement en matière de gestion des ours dans les Pyrénées.

« Par l’introduction d’ours slovènes, puis la création d’une pouponnière leur permettant de se multiplier, l’Etat français met en place une gestion du territoire où, peu à peu, il limite aux hommes, aux femmes de la montagne, l’accès, la liberté d’être, de faire, de travailler, indiquent-ils. L’Etat est resté sourd face aux demandes de nos aînés, de nos organisations citoyennes et professionnelles. » « Nous avons décidé de rouvrir la chasse à l’ours en Ariège et de mener une résistance active face aux agents de l’Etat », conclut la voix anonyme et rocailleuse, ponctuée de deux coups de fusil.

 

« Simagrée d’organisation terroriste »

La vidéo, qui dure près de 2 minutes, a été reçue par plusieurs médias ariégeoisjeudi 14 septembre, sous la forme d’une clé USB envoyée dans une enveloppe anonyme. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Foix vendredi. La peine maximale encourue pour le chef d’accusation de « participation avec armes à un attroupement par des personnes dissimulant volontairement leur visage » est de cinq ans de prison, 75 000 euros d’amende et l’interdiction de détenir des armes. L’enquête, confiée au groupement de gendarmerie de l’Ariège, devra « déterminer s’il ne s’agit pas d’un canular et quels sont les auteurs de cette vidéo », indique Karline Bouisset, la procureure de la République.

La préfecture de l’Ariège a dénoncé, de son côté, une « dérive pathétique dans la violence et dans l’illégalité ». « Cette simagrée d’organisation terroriste, s’il ne s’agit pas d’un canular, porte préjudice à tous ceux qui défendent le développement des territoires ruraux et de montagne », assure-t-elle dans un communiqué. La préfète de l’Ariège, Marie Lajus, invite les responsables professionnels, institutionnels et politiques à « marquer leur désaccord avec ceux qui franchissent la ligne de l’illégalité et condamner cette nouvelle irruption de violence et d’usage des armes ».

 

Ces images interviennent dans un climat des plus tendus en Ariège, le département qui abrite la majorité des 39 ours du massif pyrénéen. Le 25 août, quatre agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, qui devaient établir un constat de dommages dus au plantigrade près d’Auzat, avaient été accueillis par une cinquantaine de coups de feu et « une trentaine de personnes agressives ». Si ces dernières n’ont pas fait de blessés, elles ont proféré des « propos menaçants » et crevé les pneus du véhicule des fonctionnaires. Une enquête judiciaire avait été ouverte pour « violences avec armes » tandis que le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot,« condamnait sans réserve cette agression inadmissible ».

 

 Lire le reportage :   En Ariège, la présence des ours fait sortir les fusils

Le 29 août, la majorité socialiste du conseil départemental avait demandé le retrait des ursidés et leur retour dans leur pays d’origine, la Slovénie, trois jours après que des éleveurs avaient bloqué les accès de la ville de Saint-Girons à l’heure du marché. Et au début du mois, le maire de la commune d’Ustou, Alain Servat, prenait un arrêté interdisant « toute divagation d’ours » dans sa commune, pour alerter des « dangers que représente l’animal » et « renvoyer l’Etat à sa responsabilité ».

En cause derrière cette poussée de fièvre : la multiplication des attaques cette année, après une décennie de stabilité durant laquelle le nombre d’ours avait pourtant doublé. Selon les dernières données de la préfecture de l’Ariège, le plantigrade a tué 432 bêtes, auxquelles pourraient s’ajouter 57 autres dont les dossiers n’ont pas encore été examinés. En 2016, elles étaient 162. Une explosion des chiffres qui s’explique en partie par un événement exceptionnel : dans la nuit du 16 au 17 juillet, 209 brebis du groupement pastoral du Mont-Rouch, près de Couflens, ont « déroché », c’est-à-dire chuté d’une falaise, effrayées par un ours qui a attaqué le troupeau.

« Années d’impunité et de laxisme »

Pour l’association pour la sauvegarde et le patrimoine d’Ariège-Pyrénées (Aspap), qui regroupe éleveurs, chasseurs et habitants opposés à l’ours, cette« vidéo n’est pas étonnante, vu le climat actuel en montagne ». « On ne sait pas d’où elle vient, mais je ne pense pas que ça soit un canular », juge Rémi Denjean, éleveur et membre du bureau de l’Aspap. L’association dit avoir« tendu la main à l’Etat », jeudi, en proposant la création d’une zone de présence sur le massif où les ours seraient tolérés et d’une zone sans prédateur, favorable au pastoralisme.

« Cette vidéo, bien que grotesque, contient des menaces explicites et graves contre les ours et les agents de l’Etat », dénonce de son côté Alain Reynes, le directeur de l’association Pays de l’ours-Adet, qui défend le plantigrade. Le militant rappelle que « la guerre des demoiselles », que la vidéo dit vouloir relancer, était une « résistance clandestine et délictueuse », entre 1829 et 1832 en Ariège, contre l’Etat qui souhaitait réformer le code forestier. « Des jeunes gens se déguisaient en femmes et molestaient les agents de l’Etat », détaille-t-il.

« Cette vidéo s’inscrit dans une escalade de la violence qui nécessiterait une réaction plus forte du gouvernement. C’est le résultat d’années d’impunité et de laxisme de l’Etat, qui n’est pas clair par rapport à sa politique. Va-t-il céder à la menace ? », interroge-t-il. Alain Reynes, comme d’autres responsables d’ONG, demande à Nicolas Hulot de relâcher de nouveaux ours, en priorité dans les Pyrénées-Atlantiques, pour « renforcer une population qui reste menacée » et alors que les dernières réintroductions datent de 2006, après celles de 1996 et 1997. Le ministère, de son côté, indique « étudier toutes les options », précisant qu’« aucune décision n’a été prise et qu’aucun calendrier n’est défini ».

 

 

 

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/09/15/dans-une-video-des-hommes-masques-et-armes-veulent-rouvrir-la-chasse-a-l-ours-en-ariege_5186428_1652692.html#6WtbHYARbWCSSxZY.99

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 08:24
Expo PASSAGES au BOULOU (Pays catalan) - Pilar PARCERISAS (Port-Bou) - Vitrine (livre d'Hélène Peytavi) à la médiathèque du Boulou - Soirée O'Brian à Collioure - Hélène PEYTAVI
Expo PASSAGES au BOULOU (Pays catalan) - Pilar PARCERISAS (Port-Bou) - Vitrine (livre d'Hélène Peytavi) à la médiathèque du Boulou - Soirée O'Brian à Collioure - Hélène PEYTAVI
Expo PASSAGES au BOULOU (Pays catalan) - Pilar PARCERISAS (Port-Bou) - Vitrine (livre d'Hélène Peytavi) à la médiathèque du Boulou - Soirée O'Brian à Collioure - Hélène PEYTAVI
Expo PASSAGES au BOULOU (Pays catalan) - Pilar PARCERISAS (Port-Bou) - Vitrine (livre d'Hélène Peytavi) à la médiathèque du Boulou - Soirée O'Brian à Collioure - Hélène PEYTAVI
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Expo PASSAGES au BOULOU (Pays catalan) - Pilar PARCERISAS (Port-Bou) - Vitrine (livre d'Hélène Peytavi) à la médiathèque du Boulou - Soirée O'Brian à Collioure - Hélène PEYTAVI
Expo PASSAGES au BOULOU (Pays catalan) - Pilar PARCERISAS (Port-Bou) - Vitrine (livre d'Hélène Peytavi) à la médiathèque du Boulou - Soirée O'Brian à Collioure - Hélène PEYTAVI

Expo PASSAGES au BOULOU (Pays catalan) - Pilar PARCERISAS (Port-Bou) - Vitrine (livre d'Hélène Peytavi) à la médiathèque du Boulou - Soirée O'Brian à Collioure - Hélène PEYTAVI

ANTISEMITISME en France :

 

Vol, extorsion en réunion avec violence, séquestration, une famille de Seine-St-Denis a subi une atroce agression à son domicile...Pourquoi : "Vous êtes juifs, donc vous avez de l'argent !"Les préjugés anti-sémitiques ne sont pas morts, loin de là !

Rappelons des actes anti-juifs récents : Sarah Halimi défenestrée de façon sauvage aux cris de "Allah Akbar"; l'affaire Merah, ce terroriste qui tua trois enfants de confession juive, un père de famille et trois militaires à Toulouse; l'affaire Ilan Halimi (voir le film décrit dans mon blog) en 2006 : ce jeune homme est séquestré et torturé à mort...

S'intéresser à W.Benjamin aujourd'hui, ce n'est pas simplement rendre hommage à un intellectuel juif, rappeler le contexte de 1940 (nazisme, Vichy et la Collaboration, le Franquisme), c'est lutter aussi contre toute forme de racisme...

JPB

***Hélène PEYTAVI : RUMPISSA

 

« Rumpissa » est une frise photographique composée de 5 photos prises au sommet du col de Rumpissa. Elle fait partie du livre MONTAINS AND SEA qui propose une relecture bucolique du chemin qu’emprunta Walter Benjamin en septembre 1940 pour échapper à la chasse aux juifs menée par une police aux ordres de l’occupant nazi.

La frise opère un détournement de perspective en rabattant l’ouest sur la même ligne que l’est. C’est en fait une vue reconstruite qui embrasse dans son ensemble la totalité du paysage entre mer et montagnes et qui va chercher dans la question de l’exil et de la frontière sa forme. 

Car que voit-on ? La nuit qui tombe, à cru, une couronne de montagnes étirée sur un soleil couchant et une mer endeuillée. La lune se lève et traverse le ciel. Le col est un refuge. Le bruit des feuilles dans les arbres, la nuit, le ciel étoilé : frémissement antérieur, l’écho anticipe.

Rumpissa, pause dans la chaîne des Pyrénées. 42ème parallèle. 42.4167 / 42° 25’ 0’’ Nord A ses pieds la mer, une mer qui a son propre relief. Une mer d’exil et de clandestinité, faite du prix des noyés. 

DU COL DE RUMPISSA, à l’ouest, l’éclat d’or de la montagne, à l’est, le linceul rosé de la Méditerranée. La richesse du nord puise dans l’or noir africain. Le prix du transit est élevé et c’est à la mer qu’est confiée l’équation des flux. Ce n’est pas la Méditerranée qui est cruelle mais la décision des hommes.

Travail de construction, reconstruction, déconstruction dédié à Walter Benjamin et l’exil et à Mahamadou Traoré et les 6000 noyés par an dans la Méditerranée.

Le projet Rumpissa a fait l’objet de deux traversées de la frontière entre banyuls et Portbou, d’un herbier, de textes et de dessins. Il a donné lieu à un livre MOUTAINS AND SEA publié en août 2017 aux éditions Voix.

Hélène Peytavi, septembre 2017

 

Hélène Peytavi - quelques fragments biographiques :

 

L'amour est sur la mer, où sont les vignes les plus vertes; et les dieux courent au raisin vert, les taureaux aux yeux verts chargés des plus belles filles de la terre. Saint-John Perse, in Oiseaux

Enfance dans le midi viticole. A toujours dessiné. Hélène Peytavi vit et travaille à Paris. Élève d'Agnès Carré, aux beaux-arts de la ville de Paris de 1989 à 1992. Elle développe une pratique artistique en explorant différents supports : le dessin, le dessin au doigt sur smartphone, la photographie et le livre.

Le dessin occupe une place privilégiée dans sa pratique artistique. Elle se nourrit du réel; comme d’une petite musique, partition inachevée du monde. Tout est vivant : la mer, la montagne, le temps qu’il fait, une voix. Le dessin, c’est juste ce qui se trouve juste devant soi. La couleur et souvent les formes végétales couvrent ses papiers, laissant la part belle à l’improvisation. Le dessin comme part sensible du monde. 

Ce qui l’amène à un travail de séries, où les morceaux s’assemblent, dans une sorte de déclinaison du même et d’obsession du motif.

 

helenepeytavi.blogspot.fr/

 

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Sur mon blog, témoignage d'un travail en cours sur Rumpissa, le col par lequel passe le sentier des contrebandiers sur la crête de bord de mer entre banyuls et portbou. c'est le chemin qu'emprunta dans la nuit du 25 septembre 1940 Walter Benjamin fuyant le nazisme et la police française. 

 

Juin 2017 c'est le temps des procès en Turquie contre des écrivains et des journalistes, syndicalistes et travailleurs. Ce travail sur la frontière, je le dédis à la liberté, avec une pensée toute particulière à Asli Erdogan dont le procès reprend demain. 

 

http://helenepeytavi.blogspot.fr/2017/06/w-b.html

 

***Colloque WBenjamin à Gérone et Portbou

 

Chers ami(e)s, 

Nous sommes heureux de vous faire parvenir le programme du Colloque International Walter Benjamin, 2017, qui aura lieu pendant le 28, 29, 30 Septembre, et le 8 Octobre à Gérone et Portbou. Le colloque est organisé par la Càtedra Walter Benjamin de l'Université de Gérone et le Museu Memorial de l'Exili, avec la coorganisation de l'ICIP (Institut Català Internacional per la Pau) et le Memorial Democràtic de la Generalitat de Catalunya, l'EUROM (European Observatory on Memories) de l'Université de Barcelone, et l'Université de Perpignan Via Domitia.

Avec la collaboration : Municipalité de Portbou, Associació Passatges de Cultura contemporània, Nau Côclea, La Guerrilla Comunicacional et Radio 3

 

"Intellectuels et engagements à l’époque contemporaine. Cent ans après la Révolution d’Octobre" est le sujet qui sera discuté dans ce colloque interdisciplinaire et complet qui vise à mettre en exergue les transformations de la figure de l’intellectuel à la lumière tout d’abord de l’impact de la révolution soviétique sur une bonne partie du XXe siècle pour en arriver ensuite à la complexité  inhérente au monde globalisé. Amelia Valcárcel (Universitat de Oviedo), Enzo Traverso (Cornell University), Emmanuel Faye (Université de Rouen) ou Ferran Gallego (Universitat Autònoma de Barcelona) sont parmi des nombreux intervenants.

 

En outre, le dimanche 8 Octobre un sentier de randonnée de Banyuls à Portbou sera organisé. Un projet de Nau Coclea qui comprend également une intervention artistique.

Une inscription préalable est nécessaire afin d'assister au Colloque et participer à la randonnée :

Contact en France : 06 31 69 09 32

Colloque : info@museuexili.cat  ou 972 556533

Randonnée : (0034) 972125161

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Benvolguda amiga/benvolgut amic,

 

Ens complau de fer-vos arribar el programa del Col·loqui Internacional Walter Benjamin, 2017, que tindrà lloc els dies 28, 29,  30  de setembre,  i el 8  d’octubre a Girona i Portbou. Aquest col·loqui l’organitza la Càtedra Walter Benjamin de la Universitat de Girona i el Museu Memorial de l’Exili, amb la co-organització de l’ICIP (Institut Català Internacional per la Pau) i el Memorial Democràtic de la Generalitat de Catalunya,  l’EUROM (European Observatory on Memories) de la Universitat de Barcelona i la Universitat de Perpinyà.

 

Hi col·labora: Ajuntament de Portbou, Associació Passatges de Cultura Contemporània, Nau Côclea, La Guerrilla Comunicacional i Radio 3.

 

“Intel·lectuals i compromisos a l’època contemporània. Cent anys després de la revolució d’octubre” serà el tema a tractar en un col·loqui interdisciplinari i exhaustiu que té el propòsit de ressaltar les transformacions de la figura de l’intel·lectual a la llum, primer, de l’impacte de la revolució soviètica  en bona part del segle XX per arribar, segonament, a la complexitat inherent del món globalitzat. Amelia Valcárcel (Universitat de Oviedo), Enzo Traverso (Cornell University), Emmanuel Faye (Université de Rouen) o Ferran Gallego (Universitat Autònoma de Barcelona)  figuren entre una extensa nòmina de ponents.

 

Així mateix, el diumenge 8 d’octubre es portarà a terme la ruta a peu de Banyuls a Portbou.  Un projecte de la Nau Coclea que comptarà amb una intervenció artística.

 

Tant per assistir al Col·loqui com per a participar en la caminada cal inscriure’s prèviament:

 

Col·loqui: info@museuexili.cat o  972556533

Ruta a peu: (0034)  972125161

 

Trobareu la  informació al document que s’adjunta.

Apreciada/o amiga/o:

 

Nos complace enviarte el programa del Coloquio Internacional Walter Benjamin, 2017, que tendrá lugar los días 28, 29, 30 de septiembre, y el 8  octubre en Girona y Portbou. Este Coloquio lo organiza la Càtedra Walter Benjamin de la Universitat de Girona y el Museu Memorial de l’Exili, con la  coorganización del ICIP (Institut Català Internacional per la Pau) y el Memorial Democràtic de la Generalitat de Catalunya,  el EUROM (European Observatory on Memories) de la Universitat de Barcelona y  la Universidad de Perpiñán.

 

Colabora: Ayuntamiento de Portbou, Associació Passatges de Cultura contemporània, Nau Côclea, La Guerrilla Comunicacional y Radio 3

 

“Intelectuales y compromisos en la época contemporánea. Cien años después de la revolución de octubre” será el tema a tratar en un coloquio interdisciplinar y exhaustivo que tiene  el propósito de resaltar las transformaciones de la figura del intelectual a la luz, primero, del impacto de la revolución soviética en buena parte del siglo XX para llegar, en segundo lugar, a la complejidad inherente del mundo globalizado. Amelia Valcárcel (Universitat de Oviedo), Enzo Traverso (Cornell University), Emmanuel Faye (Université de Rouen) o Ferran Gallego (Universitat Autònoma de Barcelona)  figuran entre una extensa  nómina de ponentes.

 

Asimismo, el domingo 8 de octubre se llevará a cabo la ruta a pie de Banyuls a Portbou. Un proyecto de la Nau Coclea que contará con una intervención artística.

Tanto para asistir al Coloquio como para participar en la caminata es necesario inscribirse previamente:

 

Coloquio: info@museuexili.cat  o 972 556533

Ruta a pie: (0034)  972125161

 

Encontrarás la información en el documento que se adjunta.

 

Muy cordialmente.

 

Dear friends,

We are pleased to send you the program of the International Colloquium Walter Benjamin, 2017, which will take place on September 28, 29, 30 and 8 October in Girona and Portbou. The symposium is organized by the Càtedra Walter Benjamin of the University of Girona and the Museu Memorial de l'Exili, in collaboration with ICIP (Institut Català Internacional per la Pau) and the Memorial Democràtic of the Generalitat de Catalunya, the EUROM (European Observatory on Memories) of the University of Barcelona, and the University of Perpignan Via Domitia.

 

With the collaboration of: Portbou Townhall, Associació Passatges de Cultura contemporània, Nau Côclea, La Guerrilla Comunicacional et Radio 3

 

"Intellectuals and commitments in contemporary times. Onde hundred years after the October Revolution » is the topic to be discussed during this interdisciplinary and comprehensive conference which aims are to highlight the transformations of the figure of the intellectual in the light, firstly, of the impact of the Soviet Revolution throughout most of the 20th century and, secondly, the inherent complexity of the globalised world. Amelia Valcárcel (Universitat de Oviedo), Enzo Traverso (Cornell University), Emmanuel Faye (Université de Rouen) ou Ferran Gallego (Universitat Autònoma de Barcelona) are among an extensive list of speakers.

 

In addition, on Sunday, October 8, the walking trail from Banyuls to Portbou will be organized. It is a project by Nau Coclea which will also include an artistic intervention.

To attend the symposium and to participate in the walk trail it is necessary to register:

 

International Conference: info@museuexili.cat  or 972 556533

Walking Trail: (0034) 972125161

 

You will find all the information in the document here attached.

We are looking forward to receiving the confirmation of your participation.

With our most kind regards,

 

Jordi Font Agulló

Director del MUME

 

Maximiliano Fuentes

Director de la Càtedra Walter Benjamin, Memòria i Exili

       

Carrer Major 43-47

17700 La Jonquera

www.museuexili.cat

0034 972556533

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 08:03
Paule de Lazerme par Picasso

Paule de Lazerme par Picasso

***RIGAU(d) fermé, rideau fermé…"  =  Juste a Rigaulo !"

 

Témoignages

Invités triés sur le volet pour l'inauguration... Liste noire... Rigaud le Grand ce n'est pas Nantes, inauguré aussi avec Picasso, mais musée ouvert sur la ville : il donne  envie au public d'y entrer.

A Perpignan, il faut la deviner, l'entrée ! Alors un balisage, un circuit informatif dans la ville avec des reproductions de tableaux..? Ils peuvent cogiter à la culture municipale...

 

Demain : cercle de l'intime, la liaison entre Paule et Pablo, par Françoise GILOT...

JPB

 

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Ce matin pour des raisons professionnelles, il m'a fallu aller au musée Rigaud, délicieux petit musée mais très riche en oeuvres d'art. Je me retrouve devant la porte que je connais bien. Fermée. Pas un seul panneau indiquant les horaires. Je peste, grommelle, m'indigne jusqu'à ce qu'une âme charitable me donne la clé de l'énigme.

 Depuis les travaux de rénovation, l'entrée a changé de place. Ah bon! Et comment je le sais, qui quoi me l'indique? Rien. Je regromelle, tourne un peu en rond et finis par la trouver, cette entrée fantôme. Elle aussi fermée mais en plus pour savoir que c'était le musée, il fallait être dans les petits papiers du conservateur (e). 

Vous croyez qu'ils auraient marqué "Musée etc...) et qu'ils auraient mentionné les horaires? Nada de nada. Un autre paumé de mon espèce était lui aussi devant la porte et se posait les mêmes questions. Quoi? Quand? Un touriste cette fois ci. Et vrai amateur d'art. Il pestait tout autant que moi. Vous savez comment on a connu les horaires? En consultant son smartphone! Vive la communication à Perpignan! 

On nous bassine toute la ville avec des affiches dans tous les coins à croire qu'il ne se passe plus rien à Perpignan à part l'arrivée de Louis le quatorzième peint par Hyacinthe. Quant à Picasso, c'est le même tabac. Infernal. Mais, mais... on ne nous donne pas les horaires de ce satané musée! L'équipe de com est au top, elle a pourtant été bien payée. C'est pas demain que je retourne au musée qui, de plus, si j'en crois les amateurs, n'est pas non plus au top quant à l'aménagement intérieur. Ils nous mettent des marie-louise sur les tableaux... les amateurs comprendront.

 

témoignage de Michèle Marty (FB)

 

Clare Gallaway et moi, étrangère, je trouve trop souvent les mêmes choses. Pas d'affiche avec horaires...... offices de tourisme et musées fermés les weekends et jours fériés.....mais QUOI? c'est exactement quand on veut les rendre visite.

 

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NOUVEAU MUSEE RIGAUD : Brève visite le premier jour d'ouverture au public...
Rigaud en majesté et Picasso en chemise, deux grands maîtres de la peinture en un seul musée, voilà tout de même de quoi mettre en émoi, et moi, notre bonne vieille ville de Perpinyà ! 


Michel S me le disait à l’entrée « tu vas en avoir pour ton argent, » et effectivement, même si l’entrée est presque aussi chère qu’au Louvre ou au Luxembourg, on ne regrette pas cet investissement. Car ç’en est un que d’apporter sa modeste contribution (10 euros) à une opération que l’on voudrait voir se renouveler plus souvent en des temps où tant d’ entités capdales resserrent davantage les budgets culturels. Gros effort donc, et gros investissements pour passer de l’ancien au nouveau musée Rigaud qui n’a pas gardé que les murs et les collections, même si l’adresse a changé. Ce sont de grands espaces et une belle lumière, qui s’ouvrent désormais, par l’ancien commissariat de police,sur la rue Mailly. 


N’ayant pas eu la chance de Picasso, d’y résider aux temps de sa splendeur, il m’est difficile de saisir le coût patrimonial et architectural de telles transformations ou bouleversements. Car, hormis quelques splendides cheminées de marbre, des sols aux magnifiques tomettes et planchers craquants, une élégante chambre dont les fresques et l’alcôve à la catalane ont été conservées, sans oublier le jardin de Babylone, et le grand escalier d’honneur, on se trouve dans un espace muséographique classique. 

 

Plafonds rabaissés, cloisonnements volants et parois sonnant creux, en plaquo peint, pour la neutralisation et la banalisation des supports, teintes à la mode comme il faut pour donner priorité à la bonne présentation des œuvres. Le musée Rigaud, ce n’est plus Carnavalet, mais ce n’est pas, et ça ne sera jamais Orsay, encore moins Beaubourg, rassurez-vous. C’est un juste, ou injuste milieu, que l’on qualifierait de macronien, si on lui cherchait un équivalent politique. Donc, n’en déplaise aux ronchons, un musée totalement dans le sens de l’histoire, celle qui se vit aujourd’hui !

 


« Beaucoup de lumière » me disait Roger C, un voisin, et c’est vrai que les œuvres sont très bien éclairées, naturellement, presque, dans certaines pièces aux hautes fenêtres. Pour le fameux tableau de la Trinité, vu le peu de hauteur de plafond, on a créé un surprenant trou pour l’enfoncer dans le sol, ce qui met Père, fils et Saint-Esprit à hauteur d’homme, il y a du pape François là-dedans ! Une astuce qui permet finalement une approche plus détaillée de la multitude de détails qu’il expose. Dommage que l’on ne fit la même chose pour l’autre grand format, le cardinal de Fleury, un peu à l’étroit sous son plafond lui aussi rabaissé. C’est que, en Marche, sans suivre les flèches, nous venons de nous retrouver, dans les salles réservées à Sa grande splendeur, celui dont ce monument porte le nom : Hyacinthe Rigaud ! 


Un temps, Guerra, son contemporain et voisin perpignanais, par ailleurs honoré du titre de peintre officiel du roi d’Espagne, fut mis en concurrence avec lui. Mais Il n’est que de mettre en vis à vis le portrait de Manuel, peint par Guerra, pourtant fort beau, avec chacun des portraits exposés de Rigau, pour constater que les deux catalans ne jouaient pas dans la même division. Ne serait-ce que le portrait de Gaspard, le frère cadet, que Hyacinthe nous restitue dans une fraîcheur étonnante. On peut même lire sur son visage l’heure précise où il posa devant son frère : cinq heures du soir, à en juger par sa barbe à peine naissante sous la transparence incarnate de ses joues… Du très grand art, comme encore cet autoportrait jusque-là caché, et dit « au manteau bleu » …
Et puis, en continuant la visite dans un autre siècle, voilà d’autres autochtones, Terrus, sans, toutefois, la moindre pièce qui permette de juger, aussi, de son grand talent de portraitiste. Bausil, sans le moindre pêcher à l’horizon. Maillol, lui, est gâté, ce n’est que justice, avec toutes les tonalités de son immense palette : peintures, bronzes ou terres cuites… On ne s’en lasse pas, avant de retrouver les Conflentois, Gustave Violet, remarquable, et le papé de Sant Climent, Georges Daniel de Monfreid, dévoilant quelques anodines pépites autour du célèbre hommage à Gauguin ! Fichtre. 


Reste plus qu’à gravir au dernier étage. Picasso y règne en invité temporaire jusqu’à la fin septembre. Il est là, en photos, l’œil croquant les femmes qui l’entourent, ou la baratina vissée sur la tête, puis, sans faucille ni marteau dinant chez Jacques, comte de Lazerme, ou posant à son tour devant la Vénus de Paris-couture. Un Picasso intime, intimidant par la qualité de ses œuvres peintes, dessinées ou sculptés dans des terres émaillées. Chez lui aussi, malgré Huguet, les portraits féminins dominent, Jacqueline, Françoise et Paule de Lazerme, en catalane et de profil, son meilleur évidemment, puisque Pablo l'a choisi… Mais c’est avec les enfants, ses enfants, que s’épanche une plus grande tendresse. Son pinceau se fait alors père, fils, et peut-être aussi saint Esprit. Comme la Trinité un étage plus bas. Vous voyez, la boucle est bouclée…


Bon, tant de beauté fatigue, je ne vous en dirai pas plus, vous n’avez qu’à y aller. Et comme le dit presque mon ami Michel S : vous en aurez pour notre argent.

Michel LLOUBES

Il est mort, l'ancien chef de l'OAS, J.Jacques SUSINI de l'armée secrète des assassinats, tortures et attentats aveugles. La barbarie, les crimes contre l'humanité !

 

L'Organisation Armée Secrète était dirigée par Raoul Salan dans la clandestinité.  C'était Susini le chef, né à Alger en juillet 1933...

Contre la trahison de De Gaulle, la tuerie de janvier 1960 est applaudie par Susini: 17 policiers mourront !

Après l'échec des généraux en Algérie, l'OAS passe à l'action, sous la houlette de ce fascisant général aux 5 étoiles... 2000 morts à son actif ! Il se réfugie en Italie en 1962, est amnistié en 68... Le PEN le place ensuite à la tête de la fédération du FN dans les Bouches-du-Rhône...

 

Feue l'OAS. Mort de l'Algérie française. Demeurent les nostalgiques, descendants de Pieds-Noirs disséminés dans le Sud : Louis ALIOT honore celui qui a voulu tuer De Gaulle. J.Marc Pujol et la mairie de Perpignan déposent des couronnes sur les tombes des héros enterrés au cimetière nord et au cercle algérianiste. Le maire de Perpignan vient d'ailleurs d'augmenter la subvention à ce "cercle intime" : 8000 euros (2000 de plus que l'a dernier, alors que des associations culturelles sont saignées...)

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 09:57
Picasso à Perpignan, près de la Vénus au collier de Maillol - L'obscène titre "Le cercle de l'intime"
Picasso à Perpignan, près de la Vénus au collier de Maillol - L'obscène titre "Le cercle de l'intime"

Picasso à Perpignan, près de la Vénus au collier de Maillol - L'obscène titre "Le cercle de l'intime"

*** Inauguration du musée Hyacinthe RIGAUD -23/6/2017 - Les affaires culturelles censurent la presse - Un musée aseptisé, débarrassé de ses décors 17 ème siècle !

Le Grand RIG ô ! 

 Le cercle de l'intime ou l'obscène exp ô ! sur Picass ô !

Oui, le titre est bien choisi, car on sait l'amour du natif de Malaga pour les femmes, sa peinture, avec les thèmes de l'érotisme, du Minotaure, de la tauromachie et du sexisme, s'inspirant du génie des maîtresses, et plus cannibalisant le corps et le talent des femmes séduites… 

Chaque femme de Pablo incarne une période de sa création; il pouvait avoir des relations avec deux ou trois dames en même temps, mais n'hésitait pas à en "jeter" soudain une pour se consacrer à une autre ou envisager la conquête d'une nouvelle.

Ainsi, lors des vacances érotico-tauromachiques à Perpignan, l'hôtel de Lazerme servait de point d'ancrage pour faire le tour des fêtes estivales consacrées à la corrida (Nîmes, Céret, Collioure…). La massive architecture classique de l'Hôtel particulier servait aussi de rencontres : Françoise Gilot, la délaissée, Jacqueline Roque, l'ultime conquête, et Mme de Lazerme, l'amante catalan, se retrouvaient sous le même toit, à la même table. C'était un cercle de famille étonnant. Pau Picasso passait d'un cercle intime à un autre de façon naturelle, et personne n'était choqué, dans le milieu bourgeois du centre-ville, de ces relations amoureuses et sexuelles : on tolérait tout de la part d'un artiste, on aurait même bien voulu appartenir au "cercle de l'intime" de ce génie, de ce sacré petit démon, rue de l'Ange..!

 

 

le journaliste et écrivain Xavier FEBRES vient de publier un livre en catalan sur Maillol. Et un article sur sa passion pour le musée Rigaud, l'ancien, le suranné, avant que les travaux nouveaux n'en fassent une machinerie contemporaine... Xavier regrette le temps de la visite dans le silence et la solitude, dans les salles anciennes aux hauts plafonds, aux dorures et décors rococo... C'était un musée de province, très peu fréquenté, malgré son prix modique et ses salles consacrées à Picasso, Maillol, Dufy... 

Les jeunes et les habitants ne venaient pas dans l'ancien hôtel des Delazerme, où Picasso passa de brèves vacances, (1) dans l'intimité d'une famille bourgeoise, dans le cercle d'in intime très intime et érotique...

Quelle idée d'avoir intitulé l'expo Picasso "Le cercle de l'intime", c'est d'une obscénité sans nom...mais c'est si vrai ! 

Et le club, autour du musée, le "Cercle Rigaud", comme on parle de "cercle de famille", en tentant de toujours l'agrandir...

 

Febres regrette...On regrette toujours le temps passé car il nous fait passer de l'autre côté... Les vieux deviennent passéistes et n'acceptent pas que les plafonds hauts soient abaissés, que les dorures soient supprimés, que le lieu perde son caractère ancien, catalan ou baroque pour n'être plus qu'impersonnel... Faut être aux normes européennes…faut économiser l'énergie…Faut plaire au public ou à ce que l'on croit être le goût du public… On met du placo pour abaisser les murs, on détruit les structures, boiseries, charpentes, du 17 ème siècle !

On installe une "fosse aux lions", une cage horrible à l'ancienne entrée, rue de l'Ange, pour sans doute, faire reculer le terrorisme…Musée fermé, une forteresse, alors qu'il faut inviter le public, sans frontière… 

 

Il faut donc perdre un peu de son caractère local, catalan, être au plus près de la concurrence, des grands musées français, imiter Paris, plaire à la mode et au goût des touristes, se compromettre avec l'esprit du temps...

A ce prix, Perpignan pourra être une "destination" et dans cette renaissance muséale, on ne cache pas que le lieu doit servir le commerce, l'économie urbaine, le tourisme mercantile, bien avant la culture…

 

La presse "officielle", celle qui écrit ce qu'on lui dit (voir l'article récent de Connaissance des Arts sur le musée Rigaud, reportage tout à fait lénifiant et aseptisé, à l'image de ce musée (ne pas écrire ce qui fâche, d'ailleurs la journaliste venue à Perpignan ne connaît rien du contexte local), a été seule invitée le jeudi 22 juin à visiter les nouveaux lieux. 

La mairie et le service culturel de la ville sont à la hauteur de leur réputation : censure, intolérance, esprit de vengeance de la part de ces "Napoléons les petits" !

Je n'ai pas été invité (je ne dois pas faire "presse" sérieuse) par un maire qui est venu m'agresser dans une librairie, lors d'un débat philosophique ! Je suis ignoré par un adjoint à la culture qui ne supporte pas la critique et se venge comme il peut, de façon mesquine ! Ce n'est pas avec ce comportement que Perpignan la moribonde va se sauver par l'art et la culture...

J.P.Bonnel

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