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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 08:58
Lumières de Collioure

Lumières de Collioure

***ça grogne et pétitionne à Collioure :

Collioure n'est plus Collioure depuis longtemps !

Si on bétonne, ça ne peut qu'accélérer le déclin de sa beauté...

Si on installe le nouveau compteur, on risque de compter nos intimités, nos messages, notre vie privée...

Si on supprime la grande bouffe sur la plage du Boramar et les autres (diminuant comme peaux de chagrins), on respectera enfin le domaine maritime. Que les restaurateurs si peu gastronomes du font de mer aillent s'installer plus loin, plus haut !!

JPB

 

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HjS

Si vous appréciez Collioure, aidez-nous à lui conserver son cachet

SIGNEZ notre pétition sur bit.ly/2hUkPdS 

Non au BETON, Non au nouveau M-PLU ! !! OUI au Collioure qui respire !

 

Si vous n'acceptez pas de payer votre Energie plus cher, en prenant des risques de qualité de service et de santé, tout en donnant gratuitement toute votre vie privée aux marchands pour qu'ils dirigent vos achats,

SIGNEZ notre pétition STOP à LINKY sur bit.ly/2iGLnju

 

 

Comité Course contre la Montre

 

 

 

Comité Course contre la Montre

Comité d'information s'adressant aux habitants de Collioure qui refusent la pose des compteurs linky à l...

 

 

Pétition REFUS de COLLIOURE à l'installation de LINKY

 

 

Pétition REFUS de COLLIOURE à l'installation de LINKY

ATTENTION: Cette pétition est réservée aux titulaires d'un compteur (eau, gaz ou électricité) à COLLIOURE; m...

 

HjS

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FINANCES PUBLIQUES : L’OCCITANIE NOUS MÉPRISE DÉJÀ !

 

Le 16 décembre 2016, le Conseil régional d'Occitanie a attribué 4,5 millions d’euros aux Pyrénées-Orientales. Cette aide est destinée au logement social, au Bâtiment et Travaux Publics et à l'aménagement du territoire, parmi quarante dossiers. A la même date, 195 millions d'euros ont visé l’ensemble des 13 départements de la région. Le poids du Pays Catalan étant proche de 8% de la Région, nous méritions plus de 15 millions, plus de trois fois la réalité votée. Un soutien de 5,6 millions a même été accordé au financement de la première tranche d'études du TGV Toulouse-Bordeaux. La ligne Perpignan-Montpellier attendra bien 20 ou 30 ans de plus ! Plus fort encore, l'Ecole vétérinaire de Toulouse a reçu 4,9 millions et l'Institut de recherche technologique de Toulouse 3,9 millions.

 

Ces chiffres limpides, sans interprétations idéologiques, révèlent l’importance que nous accorde Carole Delga. La présidente régionale est l’amie du Pays Catalan… uniquement comme destination de week-end. Elle maîtrise la machine centralisatrice, déjà lancée à plein régime. Vous avez aimé notre spoliation par Montpellier ? Vous adorerez Toulouse, qui illustre le massacre des coins de France éloignés des métropoles à privilèges. Le jacobinisme régional est en marche, à notre détriment.

 

Il est plus que temps de reprendre notre destin en mains en fondant une Collectivité Territoriale Unique (CTU) à l'échelle de notre département. Cet outil moderne nous permettra de disposer des crédits d'Etat proportionnels à notre taille, pour impulser enfin une vraie politique de développement territorial, au bénéfice de tous.

 

 

"Oui au Pays catalan" - Communiqué de presse · 13 janvier 2017

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 09:40
La crèche de la mairie de Perpignan (photo JPB - 6/1/2017) - la crèche en cage
La crèche de la mairie de Perpignan (photo JPB - 6/1/2017) - la crèche en cage

La crèche de la mairie de Perpignan (photo JPB - 6/1/2017) - la crèche en cage

 

Profitant de l'ambiguïté de la décision du Conseil d'Etat (crèche = tradition, fête populaire, oeuvre d'art...)*, les maires "radicaux" du Midi de la France, louant les racines chrétiennes de la civilisation française, ont installé, sans débat avec la population, une crèche en leur mairie (ce n'est plus la nôtre: nous ne nous reconnaissons pas dans ce lieu qui devrait être à tous, lieu laïque, ouvert à tous les cotoyens...)

Perpignan, Saint-Cyprien, Béziers, les maires pathos installent une crèche dans "leur" mairie…Celle-ci devrait appartenir à tous les citoyens, au-delà des convictions politiques,sans signe ostentatoire religieux…

 

* La crèche de Noël

 

- A l'instar de R. Ménard, le maire de Saint-Cyprien, dans le 66, fait installer une crèche en sa mairie. Il argumente :

 

"...il y a un problème ou d'identité ou de mémoire au sein même de notre nation. Il est important de savoir quelles sont nos traditions pour savoir ce que nous sommes et où nous voulons aller."

"C'est culturel, pas cultuel"

 Thierry Del Poso, estime ne pas être en contradiction avec le principe de laïcité qui proscrit les signes religieux dans les établissements publics. "Ca n'est pas du religieux, ça n'est pas cultuel, c'est culturel. Ce qui est grave c'est qu'aujourd'hui on se pose la question de savoir si on peut le faire où pas."  

 

Il y a quelques jours, l'Association de maires de France présidé par François Baroin a recommandé aux élus de ne pas installer de crèches dans les mairies. l'AMF estime que c'est contraire à la loi de 1905. Pourtant plusieurs maires FN et LR (dont Xavier Bertrand) ont choisi cette année d'accueillir le petit Jésus dans leur mairie le 25 décembre prochain...

 

Ce maire, petit-fils de Républicains espagnols, est un élu "Les Républicains" (les mots ont plusieurs sens ! Voir "socialiste" hitlérien et socialiste français); ce Républicain vire de plus en plus vers la droite extrême : c'est le sens de l'Histoire et ça peut rapporter gros : être élu, en ces temps de confusion identitaire !

 

Or, il me semble que la crèche est un signe religieux : mise en scène de la nativité, présence de Jésus Christ...récit chrétien. 

Or, une mairie est un espace public et la laïcité, qui a pour tache de défendre toutes les religions, nous dit que seuls des espaces  publics d'ordre privé (commerce, église, musée...) peuvent montrer ces signes religieux. 

Or les mairies et autres édifices édifices officiels sont des espaces publics, des maisons du peuple, où la neutralité doit régner. On n'admet pas des prières musulmanes ou juives dans les rues, à la vue et aux oreilles de tous… Donc pas de crèche, avec la tête auréolée du bébé Christ, symbolisant l'incarnation divine...

 

Revenons sur l'argument : c'est notre culture, notre tradition.

 

 Sans doute, la France vit-elle au rythme des fêtes catholiques; ce n'est pas une raison pour que j'accepte, même si j'ai été élevé dans le rite catho ( que je rejette à présent car devenu non-croyant et scandalisé par de nombreuses actions humaines menées au nom de la religion !) : en brandissant le mot culture (comme devant des mosquées) on cache l'existence d'un culte : c'est un prétexte, lié à une conception  subjective de la culture qui est assimilée à une tradition, à une habitude ancestrale : confusion entre culte et culture, entre art et culte : on détourne la loi laïque du 9 décembre 1905 (article 28) pour exhiber l'objet cultuel ou le transformer en oeuvre d'art, grâce à la signature d'un artiste. Hypocrisie confusion, trouble chez  nos concitoyens, pour oublier et ne pas respecter la séparation de l'église et de l'Etat. 

 

Une crèche est avant tout un emblème religieux.

 

A moins que les politiciens démagogues ne considèrent qu'une crèche n'est plus qu'un objet commercial, dénué de sens, une chose vénale, comme on en trouve beaucoup à Lourdes, Rome ou Lisieux... Si la crèche n'a plus de sens cultuel, alors c'est grave et ces maires ne respectent pas leur religion qui doit être pratiquée dans des lieux destinés à la méditation mystique et à la réflexion sur la solidarité humaine !

 

J.P.B. (30.11.2015)

 

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***La mairie de Perpignan a décoré son entrée et son patio de façon abstraite, pour que l'on ne dise pas qu'il s'agit d'une crèche...Mais c'est une crèche virtuelle, un pas vers la tentation bitéroise... La décoration est dans le plus pur goût traditionnel : du blanc, des sapins, des boules, de la neige. Le goût le plus pompier qui s'accorde aux traditions les plus anciennes et vidées de leurs significations... Fête laïque ou religieuse..? Décoration popu ou provocation voulue..? Rien de tout ça, sans doute, c'est vide tel le projet municipal... 

 

Abstraction de la crèche, épure à l'entrée, puis, plus loin, au coeur du patio, encore une fois on a masqué la statue de Maillol, on l'a décorée, affublée des signes rituels de Noël...Et tout au long de l'année, Aristide est moqué : non, Perpignan n'est pas la ville de Maillol ! Allons le voir à Banyuls !

 

JPB. 25 déc 2015

 

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*Le Conseil d'Etat autorise, sous conditions, les crèches de Noël dans les bâtiments publics La plus haute juridiction administrative française autorise les crèches à condition que leur installation présente un caractère "culturel, artistique ou festif" et ne relève pas d'un prosélytisme religieux.

Le Conseil d'Etat a autorisé, mercredi 9 novembre, l'installation de crèches de Noël dans les bâtiments publics, à des conditions strictes. Dans une décision prudente, la plus haute juridiction administrative a jugé que "dans les bâtiments publics, sièges d'une collectivité publique ou d'un service public, une crèche de Noël ne peut pas être installée, sauf si des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif". Dans son texte, le Conseil d'Etat annule une décision rendue par le tribunal administratif de Melun, en 2014, autorisant le maintien d'une crèche dans les jardins de l'hôtel de ville de cette ville de Seine-et-Marne. "Cette installation ne résultait d'aucun usage local", écrit le Conseil d'Etat, qui relève "qu'aucun élément ne marque l'installation de la crèche dans un environnement artistique, culturel ou festif".

Deux arrêts cassés

A l'inverse, le Conseil d'Etat indique qu'il casse un arrêt de la cour administrative d’appel de Paris, qui avait jugé que le principe de neutralité interdisait toute installation de crèche de Noël. Il casse aussi un arrêt de la cour administrative d'appel de Nantes, "qui n’avait pas examiné si l’installation de la crèche en cause devant elle résultait d’un usage local ou si des circonstances particulières permettaient de lui reconnaître un caractère culturel, artistique ou festif".

Le 21 octobre, le rapporteur public du Conseil d'Etat avait déjà recommandé une autorisation sous conditions. Il avançait que la loi"n'interdit pas d'installer des crèches sur le domaine public", sauf quand une"intention religieuse" préside à une telle manifestation. Une crèche devait donc, selon cet avis, avoir un caractère temporaire, festif et ne pas relever d'un prosélytisme religieux.

 

 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 09:06
Bordels de Catalogne et délation (2) - Dominique SISTACH - Image de Perpignan : "C'est les putes et l'Usap !"

 

Mon texte d'hier, sur d'éventuelles révélations concernant les "personnalités" identifiées lors de l'incendie récent du "Paradise" de La Jonquera, a suscité le débat sur les réseaux sociaux : des milliers de lecteurs sont allés voir... Sur Facebook, les échanges ont été parfois rudes entre ceux qui ne voulaient pas de ces "révélations" ni entendre le mot "délation" :

-il rappelle trop les heures sombres du Régime de Vichy (le Pétainisme), 

-chacun fait ce qu'il veut : si des hommes veulent aller bordel, ça les regarde..! Remarque étonnante venant parfois d'une femme, indifférente au destin de ces femmes qui sont exploitées et risquent la mort (des prostituées sont enterrées au cimetière de La Jonquera); en outre l'existence de ces établissements semblent normale pour beaucoup, méconnaissant ainsi les trafics (argent, sale ou pas, drogue...) qui existent en ces lieux.

 

Espérons que les opposants à la "révélation" ...

 

(délation étant sans doute trop fort et clivant; cependant la délation peut être positive : un voisin a reconnu le voleur qui a dévasté votre maison, vous serez sans doute bien content...ou quelqu'un a été témoin du viol de votre enfant, l'agresseur est une personne connue : vous chercherez à vous venger...)

 

... ne sont pas ceux qui hantent le "paradise" et autres paradis artificiels...

Ceux qui sont d'accord avec la révélation de personnalités politiques estiment que les politiciens doivent être irréprochables et surtout ne pas utiliser l'argent public (frais de déplacements pour aller de l'autre côté de la frontière...)  ni être complice des agissements troubles des mafias de la prostitution.

 

      On atteint là la notion de "valeur" morale : moralisme ou éthique ..?

JPB

 

Je cite ci-dessous des extraits du remarquable article du sociologue perpignanais D. Sistach.

Il montre -entre autres - que la présence des bordels de la frontière et de Catalogne, visités en grande majorité par les habitants du 66-Pays catalan, a un impact négatif pour la ville de Perpignan, située à une trentaine de kilomètres.

 

L'image de marque de la cité "catalane" demeure floue et négative pour le touriste et l'étranger : Perpignan est la destination de quoi, de quel attrait..? Vue de loin, Perpignan, c'est "l'Usap et les putes"...

Ville de "Visa pour l'image", Perpi doit encore travailler son image...

 

 

JPB

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*Les « bordels » de Catalogne : les clients transfrontaliers de la prostitution

 

Par Dominique Sistach

 

À l’aube des années deux-mille, la réglementation de la prostitution en club par le gouvernement catalan, après une expérience menée par la ville de Barcelone, conduisait à vouloir réduire la prostitution de rue, et les problématiques attenantes, en faisant refluer les prostitués vers les « puticlubs »1. À la croisée d’un imaginaire collectif du ‘bordel’ régulateur de l’ordre public et de l’ordre social, et sous l’influence bien réelle du lobbying des patrons de clubs et des activités récréatives (ANELA), la réglementation apparaissait comme un remède miracle pour dépasser les difficultés de gestion de l’espace public, et pour permettre le déploiement de la production de la plus-value festive. Dans la plaine de l’Emporda, on pouvait identifier une dizaine de puticlubs adhérents ou non du syndicat patronal : les plus grands ou les plus reconnus, Le Paradise, le Lady’s Dallas et le Gran Madams sur les communes de La Jonquera ou de Capmany, le Paloma Blanca à Medinya, le Nou Styl entre Gérone et Sain Féliu de Guixol, le Baby Doll et le Torre Park à l’Escala, le My Love et le Club Eden à Gérone, l’Erotica Club près de Santa Christina.

 

La population prostitutionnelle n’était désormais plus la même : les estimations médianes présentaient à la fin des années 2000 plus de 350 000 prostituées présentes dans la péninsule espagnole2, les plus hautes estimations allant jusqu’à 500 000 prostituées3 ; entre 20 000 et 40 000 prostituées seraient présentes en Catalogne. Les mouvements circulatoires de prostituées à l’échelle continentale, ou au moins à l’échelle transnationale, modifient considérablement la nature de l’activité, celle-ci étant depuis les années 1990 reconnue internationalement comme un travail si la prostitution n’est pas contrainte4. Au-delà des conditions juridiques nationales de traitement de la prostitution, la prostituée est désormais reconnue comme une « travailleuse du sexe » libre et consentante, les puticlubs catalans deviennent des « megaprostìbulos » : la prostitution n’est plus exclusivement un phénomène territorialisé de sauvegarde de l’ordre social, c’est aussi, un empire licite massifiant le commerce du corps.

L’univers des prostituées demeure un monde complexe qui résiste aux visions du monde du dehors. Leur univers inversé, en vivant la nuit et dormant le jour, dénudées en public, rhabillées dans l’intimité des entretiens, amoureuses professionnelles et méfiantes de toutes relations sociales non professionnelles, signifie l’anomalie de leur vie professionnelle. À la Jonquera, leur très grand nombre limite les effets de stigmatisation traditionnels de la prostitution de rue des espaces prohibitionnistes5. C’est leur vie quotidienne qui les marginalise, les ruptures sociales qu’impose leur activité ne les fait plus que se côtoyer entre elles sans autre devenir collectif que celui que l’on connaît dans les ‘bordels’ ou dans la rue. L’addiction aux produits stimulant et/ou reposant renforce cette réalité d’un enferment sans contrainte, d’un fil invisible à la patte, d’une auto-aliénation à l’appareil de production corporel.

...(extraits)

 

Au plus près, de Perpignan donc, peu d’observateurs durant les années 2000 semblaient en mesure de décrire le nouveau contexte prostitutionnel, le ramenant toujours à une consommation de passage, notamment, celle des chauffeurs routiers : la représentation illusoire du routier client de prostituées réfléchissant la représentation tout aussi illusoire de la « prostituée roumaine ». Les routiers consomment peu, notamment en club, à raison de leur faible revenu. Ils essaient plutôt de profiter de cette manne en louant leur cabine aux prostituées de rue pour recevoir leur faveur ou « pour tirer quelques dizaines d’euro » de leur commerce [entretiens 2002 et 2006 avec des routiers lituanien et allemand]. De même, les prostituées souvent déclarées aux services de l’immigration avec des passeports roumains proviennent en fait de toute l’Europe hors de l’Union. Ce mensonge n’est pas pieux. Il permet aux ressortissantes non communautaires, armées d’un faux passeport de l’Union de sortir de l’emprise du contrôle de l’immigration (cependant, il aggrave la dépendance de la prostituée aux réseaux criminels qui lui a revendu, souvent fort cher, le faux document – la vente de faux passeport devient un nouvel objet transactionnel des commerces illicites. Beaucoup de dealers locaux le confessent, là où la vente d’arme reste complexe, la vente de vrais-faux passeports apparaît comme un commerce d’accompagnant du trafic de drogue et du trafic prostitutionnel). Dans les deux cas, les représentations prostitutionnelles sont erronées.

 

À l’inverse, de l’autre côté de la frontière, à Gérone notamment, on assimile la prostitution au tourisme sexuel des Français de Perpignan. Les Catalans se reconnaissent une consommation socialement ludique d’un espace réservé aux hommes, au sens du club chic à l’anglaise. Au plus loin, dans la France métropolitaine, le seul fait de déclarer venir de l’espace transfrontalier catalan voit pourtant des sourires complices se dessiner.

En 2006, un chauffeur de taxi grenoblois sursautait au seul nom de Perpignan la Catalane. Manifestement, la ville n’était pas correctement positionnée dans la tête de cet amateur de rugby. Par contre, les filles de la Jonquera, elles semblaient totalement assimilées à la force de l’équipe de rugby locale comme les joyaux du département : « Perpignan, sauf votre respect, c’est l’USAP et les putes ! »1.

La frontière pyrénéenne est évanescente. Elle se subjective, se déplaçant d’un imaginaire politique commun vers un imaginaire social individué. Chacun pouvant lui donner un sens particulier, qu’elle possède toujours selon les disponibilités et les limites de tout un chacun. Au plus près, elle conserve son barrage naturel, empêchant de voir ce qui se passe au-delà. Au plus loin, la barrière naturelle disparaissant, la limite sociologique n’a plus aucun sens. Elle n’a plus vocation à protéger des risques que représente la menace prostitutionnelle. Elle n’a plus de réalité à recouvrir les petits mystères des visiteurs d’un soir.

C’est à raison que l’embarras dans les Pyrénées-Orientales fut proportionnellement croissant au développement de l’information révélée sur les puticlubs. Entre rire et gêne, certains hommes baissaient les yeux autant que leurs femmes. D’autres prêtaient déjà le nom de nouvelles responsabilités en désignant les jeunes banlieusards maghrébins comme les fautifs tout désignés de ces consommations immorales : tout concordait, l’interdit des pratiques sexuelles musulmanes correspondant à la volonté de souiller des Européennes, la morale familiale imposant des amours éloignés, le racisme français déplaçant des hommes confrontés à leur besoin… Aux nouvelles frontières morales, les représentations communes opposent les frontières politiques que l’on tisse et que l’on crée à dessein. Les regards semblent tendus par la même volonté à vouloir éloigner le danger d’une identification morale gênante. Prostituées et routiers, les ennemis du dedans et du dehors font encore office, fut-ce pour se déculpabiliser d’une faute que l’on reconnaît ainsi, malgré tout.

...

(C) Dominique SISTACH

(Posted on 20 décembre 2016 by dominiquesistach in Académique, Bilan et perspectives, Cultures, Europe,Questions sociales, Sens commun, Sociologie et sciences politiques )

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 09:18
Le paradis est un lupanar

Le paradis est un lupanar

Le paradis est un bordel ! 

Des personnalités perpignanaises identifiées lors de l'incendie : 

 

 

Vendredi 30 décembre, vers 18 heures, un feu s'est déclaré près des terrasses et des jacuzzi du Paradise, la plus grande maison close d'Europe, située à la frontière entre l'Espagne et les Pyrénées-Orientales. 140 clients et prostituées ont dû être évacués, avant l'arrivée des pompiers. 

 

Pompiers…je veux parler des hommes du feu !

 

Faut-il dénoncer ? En venir à la délation ? 

 

A vous, lecteurs de décider ! Dans 2 jours, je donnerai le résultat du vote et, le cas échéant, les noms des joyeux drilles, qualifiés de "salopards" par un témoin perpignanais qui se trouvait au restaurant juste à côté du lupanar… (témoignage sue facebook).

 

Origine accidentelle

 

Dans édition numérique, le journal de Gérone Diari de Girona précise que l'incendie serait d'origine accidentelle. Le sinistre serait dû à une surchauffe du système d'éclairage. Malgré les flammes spectaculaires, seul l'endroit d'où est parti le feu aurait été touché. Le brasier a été maîtrisé rapidement. Une centaine de prostituées travaille chaque soir au Paradise, sur la commune de La Jonquera. C'est la maison close la plus proche de la frontière franco-espagnole.

 

Qui en veut au Paradise? 

2 tentatives explosives ! Mafia, concurrents..?

 

La ville catalane veut supprimer ces entreprises du sexe et interdire la racolage sur la voie publique; c'est la loi espagnole qui autorise ces commerces : un autre argument pour exiger l'indépendance :

 

Pour les habitants de La Jonquera, lassés de l'image que véhicule leur bourgade, l'attaque de dimanche soir est l'incident de trop. «Ces deux tentatives d'attentat en moins de 15 jours mettent en danger mes administrés. On a frôlé le drame !» s'indigne Sonia Martinez, maire de la localité catalane, jointe hier par téléphone. Depuis plusieurs années, l'élue se bat contre la présence de ces clubs de prostituées. Elle avait d'ailleurs tout fait pour annuler le permis de construire du Paradise, en vain. «Malheureusement ce qui vient d'arriver est tout sauf une surprise. Je savais que l'ouverture de ce club engendrerait des problèmes, j'en avais averti les autorités» explique Sonia Martinez qui a de nouveau réclamé la fermeture du Paradise.

Après la tentative d'attentat, le club a pourtant rouvert ses portes. «Je ne vais pas me laisser impressionner par ceux qui s'attaquent au Paradise, souligne José Moreno qui ajoute que ce n'est pas au maire de La Jonquera de dicter la loi. Notre activité est légale en Espagne». Depuis dimanche soir, la sécurité a toutefois été renforcée : les agents de surveillances sont plus nombreux et de nouvelles caméras ont été installées.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 09:53
Affiche contre les migrants dans le village cévenol

Affiche contre les migrants dans le village cévenol

       Accueil des migrants

 

Le contexte pré-électoral français est marqué par les débats identitaires et l'accueil (ou rejet) des migrants. Nous sommes indifférents aux milliers de civils tués, bombardés en Syrie et Irak et sommes tentés de rejeter ces hommes, femmes, enfants qui ont bravé la mer, le cynisme des passeurs et se retrouvent dans des bidonvilles. 

Nous sommes les habitants d'un pays riche, où les gens qui ont un gros patrimoine et des revenus très confortables, sont nombreux, mais nous demeurons dans l'égoïsme : ne pas être perturbé dans son quartier résidentiel, pour les riches; ne pas donner des subventions sociales à ces immigrés qui vont nous prendre nos allocations, pour les pauvres...

Il faut remercier les villages de Mosset et de Ste Marie la mer (Pays catalan) d'avoir accepté des migrants. Si les services municipaux et nationaux agissent avec cohérence, les heurts avec la population ne sont pas à redouter. Menaces, vols, viols en perspective..? C'est le discours raciste de la peur qui sème des rumeurs, des appels à l'exclusion. 

Des voix diverses, émanant de façon directe de la droite radicale et de l'extrême-droite, comme dans les exemples cités ci-dessous (le village cévenol : les Camisards, victimes d'anciennes dragonnades et d'exclusion religieuse, avaient notre sympathie), propagent, sous couvert de patriotisme et de protection des "vrais Français", des idées haineuses. Nous avons mal accueilli les Pieds-Noirs, Harkis, Républicains espagnols...Ce n'est pas une raison pour continuer dans cette voie, indigne, anti-humanitaire !

 

JPB

 

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 * Les Gitans de Perpignan - Retour sur l'enquête de l'hebdo Le petit journal catalan :

 

Le Peuple breton sʼest procuré le numéro du Petit Journal Catalan et lʼa lu en détail. 

Outre le titre « À quoi servent les gitans de Perpignan ? », on sʼétonnera également des très nombreux clichés et de cette manie de faire comprendre entre les lignes que ces gens sont « assistés ». Il est tellement facile dʼappeler « assistés » des gens que la République nʼa pas réussi à faire siens ! Car des Roms aux Maghrébins, en passant par les Gitans, ce sont généralement des pauvres dont il est question, des gens exclus, mis à lʼécart de la société. La pauvreté et lʼanalphabétisme sont évidemment un problème, mais ceux-ci ne se règleront pas à coup de stigmatisation.

Lʼarticle dont il est question présente malgré tout trois passages intéressants : le premier concerne lʼévolution des modes de vie qui a marginalisé un peu plus la communauté gitane. « Les petits métiers pratiqués traditionnellement par les Gitans de jadis ne trouvent plus de débouchés depuis longtemps, depuis que lʼon ne rempaille plus les chaises IKEA et que lʼon ne répare plus les chevilles des buffets stratifiés Conforama. ». Une analyse juste qui vaut aussi pour les rémouleurs, les mécaniciens et autres métiers manuels utiles (justement) à lʼépoque où la société de consommation était moins prenante dans nos vies.

Lʼarticle nous apprend également que les Gitans sont « les gardiens privilégiés de la langue catalane en France puisque celle-ci sert de langue vernaculaire ». « Les Gitans sont ainsi parmi les derniers citoyens de lʼhexagone à utiliser le catalan comme langue quotidienne. Pourraient-ils alors sauver lʼusage du catalan en France ? (…) Comment valoriser leur culture bilingue et en faire un pont culturel entre la Catalogne et la France ? ». Un sujet secondaire pour lʼÉtat, on le sait bien, mais une bonne question qui ramène à la question de la transfrontalité.

Le troisième point intéressant de cet article mérite également notre attention tant il est lourd de conséquences. Les gitans, de confession chrétienne, pourraient être, selon lʼarticle, « les principaux soutiens locaux du Front National » face à un islam en développement dans ces quartiers. Si on en croit lʼarticle, en effet, Louis Aliot « dialogue avec eux en permanence ». Les ennemis de mes ennemis sont-ils mes amis ? Cʼest ainsi que la Ligue du Nord italienne qui traitait plus bas que terre les italiens du sud sʼen font aujourdʼhui des alliés contre les Maghrébins, que les immigrés catholiques portugais ou polonais sont aujourdʼhui mieux perçus que des immigrés dont la confession est musulmane. On retrouve là une vieille rengaine : monter les communautés les unes contre les autres !

À quoi donc sert lʼarticle du Petit Journal Catalan ? 

Dʼabord à sʼinterroger sur les mots que nous utilisons. Car un peuple nʼa pas vocation à « servir », mais a un droit dʼexistence. Il appartient ensuite à la société de faire des ponts entre les communautés et ce nʼest pas en titrant de façon polémique que lʼon y parviendra…

 

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Saint Bauzille de Putois. Un rassemblement anti migrants ce mercredi

Publié par : Jordi Vives 24 octobre 2016 

24/10/2016 – 20h00 Saint Bauzille de Putois (Lengadoc-info.com) – La pression monte sur la commune de Saint Bauzille de Putois. Depuis l’annonce par la préfecture de l’Hérault de l’installation d’un Centre d’Accueil et d’Orientation pour les migrants de Calais dans les locaux du centre de vacances des Lutins Cévenols, la colère gronde au sein de la population.

Les « mamans de Saint Bauzille » manifestent contre l’installation des migrants

Après la décision du maire de Saint Bauzille de Putois, Michel Issert, de démissionner pour protester contre l’installation forcée et sans aucune concertation avec la municipalité, de ce centre d’accueil, c’est au tour de la population du village d’entrer en résistance. Un groupe de femmes a lancé un appel à manifester ce mercredi 26 octobre à partir de 17h, rue du Croutou. Ces mères de famille, habitant à Saint Bauzille et dans les communes alentours, sont aujourd’hui inquiètes pour leurs enfants et craignent des agressionscomme il y a eu récemment à Montpellier.

 

Saint Bauzille met la préfecture sous pression

 

Alors même que l’évacuation de la Jungle de Calais a commencé ce lundi, la question de la dissémination des migrants dans des centres d’accueil dans l’ensemble des régions de France (Corse exceptée), est loin de faire l’unanimité au sein de la population. Les manifestations d’hostilité à la création de ces centres se multiplient un peu partout en France. Aussi, le cas de Saint Bauzille de Putois inquiète les autorités. En démissionnant, le maire et son conseil municipal sont devenus des symboles de ce mouvement de contestation de la politique migratoire de l’État.

 

Pour tenter de calmer les esprits, le préfet de l’Hérault, Pierre Pouëssel, a entamé des négociations avec Michel Issert. La préfecture a d’ailleurs annoncé aujourd’hui que le nombre de migrants devant être accueillis aux Lutins Cévenols pourrait passer de 87 à une quarantaine. Une décision qui, cependant, ne change pas grand chose au village où le mot d’ordre est désormais « Saint Bauzille sans migrants ».

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 10:38
Passage DOISNEAU à Perpignan (côté dégradé) - photo JPBonnel

Passage DOISNEAU à Perpignan (côté dégradé) - photo JPBonnel

P.JUDE - D. SAMBLANET - FONTCOUVERTE (Aude) -
P.JUDE - D. SAMBLANET - FONTCOUVERTE (Aude) -
P.JUDE - D. SAMBLANET - FONTCOUVERTE (Aude) -
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P.JUDE - D. SAMBLANET - FONTCOUVERTE (Aude) -

Je suis heureux d'avoir reçu ces deux commentaires d'ados gitans de Perpignan : cela donne de l'espoir. Les quartiers Cassanyes, Vernet...ce n'est pas que saleté, dégradations, trafic de drogues, vols, condition inadmissible de la femme et absentéisme à l'école...

C'est l'écriture, la musique, la vie de famille, les traditions...

La mairie dégrade, elle aussi : elle perce le quartier, abat des maisons, fait des trous, la noire souris... Où est la cohérence ? Le projet architectural d'ensemble..? 

 

Le but, pour le maire PUJOL ou le maire virtuel ALIOT, c'est de raser : tout doit disparaître ! Les Gitans disparaissent peu à peu : sida, obésité, consanguinité, déménagement vers le Moulin à Vent ou HLM du haut Vernet... Mort lente...

Ethnocide annoncé...

Et si on construisait un village catalan, typique, avec artistes et artisans à partir de la place du PUIG et de l'admirable ancienne caserne de cavalerie (à rénover encore)..???

Projet immobilier, certes, qui est dans les têtes de "nos" élus..? Pour qui, des Bobos, des copains..? Pour quoi, des pots de vins..? On voudrait savoir jusqu'où va aller la destruction... Vous avez dit "génocide" des Gitans de Perpignan ..? Là, vous exagérez, monsieur !!!

 

J.P.Bonnel

 

** Enfants gitans de Perpignan :

réactions à mon article publié en sept 2012 :

 

-gitan du puig

Commentaire envoyé au blogabonnel, le 23/10/2016 06:31

 

fierré de etres gitan méme si on c'es pas exprimé comme vous les voiyer mtn je j'amais alles à l'ecolle je aprie tout seul à savoir un peux liré est ecrire est je 19 ans je rien je eseyer de cherches un travall ilt me fermé les porté psk ilt le voix que je sui gitan la vie gitan c'es dur parseque on est mal vue on est cretiquer tout ça mes on à un crans ceour est on est pas contres les francais au contrerait je voudres con soit plus crétiquer con vollé con tué tout ça parseque tout seque ilt dizer sessont de l'amechansité est c'es pas vrait est STP née en parles pas de setté baggare qui à hu psk ça peux déclanches un otres truck feaux désactive les commenter merci d'avance que dieu soit avec vous amen .... est j'sui du puig v

ivé les gitan enforce

 - - -

carli

commentaire du 31/08/2015 19:57

 

Bonjour, c'est article est exact, mais je voudrais , approfondir un point qui est " l'échec scolaire " des gitans.

 Quand un enfant gitan viens au monde , la première ( langue ) qu'il entend est la (langue des gitans ) .Comme ils ne vont pas à l'école maternelle, quand ils arrivent en CM1, ils ne possèdes que très peut de mots en Français , et donc ils ne peuvent intégrer une classe normale. ils sont donc orientés dans des classes ou ils sont en majorité de la même communauté.

 

D'après certaines études un enfant issu de la classe moyenne connaît environs 900 mots quant il rendre en CM1, un enfant gitan ne connaît même pas 150 mots. Quand je passe dan la rue et que j'écoute ces enfants gitans , ils ne s'exprime j'aimais en français quel que soit leur âge. J'ai des amis gitans qui font ce même constat ( il y en a peut ). Je pense que la seule solution est de scolariser dès la maternelle les enfants gitans, pour qu'ils intègrent ensuite une classe normale , sinon rien ne pourra changer. Mes propos ne visent qu'a trouver une solution pour arrêter cet échec total et qui dure depuis trop longtemps.

 

Ces propos ne sont pas de nature communautaire ( le sang est rouge pour tout les humains et plus encore ). Mais certaine fois , je me demande pourquoi des évidences aussi simple , si logique ne sont pas appliquées ? 

 

Bien à vous Carli . " 

ps "désolé pour les fautes d'orthographes" , moi même je ne suis pas trop allé à l'école , mais j'avais une passion " la musique " comme les gitans " j'ai compris très vite que pour réaliser mon rêve , je devais travailler pour apprendre le solfège, il n'y a pas que le don pour être musicien , il faut être doué bien sur , mais il faut beaucoup travailler aussi . Bien à vous Carli

 

* Référence : voir le blogabonnel : article du 12 SEPTEMBRE 2012

PERPIGNAN (7) LES ENFANTS GITANS DE LA PLACE DU PUIG

 

***Céret - Galerie Odile OMS

 

du 26 octobre au 31 décembre  2016, nous vous invitons à venir découvrir l' exposition de :

 

Patrick JUDE :

« Feixes i llaques  »

 

Vernissage en présence de l’artiste, le vendredi 4 novembre à partir de 18 h.

 

Vous pouvez dores et déjà découvrir aussi les œuvres sur le site de la galerie :

 

http://www.odileoms.com/fr/expositions/patrick_jude_2821/patrick_jude/oeuvres/oeuvre_2822/

 

 

***MÉMOIRE DE GRIOTTES SUR L'ÉTANG ... DES CERISES -Guy Jacquet -

 

Attirés par les infra-sons gutturaux des mâles prats-de-molo-molos, c'est dans les vallées ensommeillées du Pallesvir Antigua que, comme chaque année bi-sexe-t'Île en temps immémoriaux (et incalculables en base 10), les femelles poussées par un instinct mystérieux, mais d'une infaillibilité avérée (à Céret aussi..), femelles donc, partent quérir LA CERISE, fruit rouge, rond et pour tout dire, un peu con(!) que la nature dispendieuse offre aux espèces sauvages et autochtones de ces contrées. 

(Répetez 10 fois cette phrases, sans respirer) 

La Cerise, donc, outre son aspect décoratif aux oreilles, juteusement (dégueulasse pour les T-shirts), est en fait le principal élément nutritif de ses peuplades grégaires (mais guère moins), qui vivent parfois aux confins du Conflent, à contre-flancs (c'est leur mœurs), sur des troncs de chênes-liège, pourtant si loin de la Belgique. (mais ils sont cons tels des flans, ''man'' !)

Cela ne manque pas d’entraîner de bizarres autant que pittoresques comportements, telle cette façon particulière et unique au monde de faire des confitures directement sous les arbres, en envoyant les fruits au moyen d'un étrange outil dont la forme se perd dans la nuit des temps et dans quelques strings ! (ci-contre le document rupestre où la cheftaine-paysanne, Isma Payague, fille et arrière petite fille d'une lignée de frappeuses de cerises, fait démonstration du style spécifique Vernetois, dit ''cop sul cap'', Encore utilisé, mais très technique et réservé à des frappeuses éprouvées au Col d'Ares, par marinade!) 

 

Mais le danger guette ! 

Vont-ils disparaître, ces témoins patrimoniaux sous les assauts répétés et dépités des tribus adverses, hordes frontistes mal marinées: j'ai nommé les Fachos de la fache foutrement instrumentalisés par les gourous cynégétiques-anemiste-phaloïdes de la secte Fache-Lèche-Paturés-Trés-Trés-Cons (à la devise ''Nihil Obstacle : Pan !'')  

 

A l'instar des baleines franches (donc pas politiques !),du fan-club d'André Claveau et Chnatal Goyave, 

des langoustes communistes cubaines, des éléphants républicains américains, des somaliens obèses,

des œuvres cons-blettes d'Ariel Dombale, des chaises électriques au Texas, des poésies mortifères de Simon Casas (bandeur en chef des arènes de Nîmes), des performances de Guy*più* Jacquet aux 400 mètres couché, du souvenir lepenien de Pétain, des lamas chauves de Montauriol, des trotskistes new-yorkais ou de la crise de la langue brésilienne au Bois de Boulogne … c'est encore un témoignage  unique et ancestral légué par des aïeux-anciens-d'avant nous, qui risque de disparaître poussé par la folie mercantile des génomes (et jeunes femmes,,, y'a pas d'raison !), génération futile MacDoïsée, issue d'un «paléolithisme posé en postulat (non,pas là: là !) néo-lacanien d'obédience post-moderniste dans la sémantique structurelle du langage ''Fuck Mac'' et ''Big-Shit'',pressenti par Ferdinand de Saussure lors de la période support-surface de l'oeuvre de B.H.L.

  

(Bourdieux / Matamoros - in My Cherry is rich, fill meu – Edition du Bidon)

Déjà, cygne ineffaple (de la Fontaine, hélas tarie), l'école supérieure hantée et diluvienne des LBCBV (lanceuses-batteuses-cerisières-du bas-Vallespir), périclite faute hémorragique de moyens (les grandes sont déjà mariées). 

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 09:20

belles_arts_perpinya_la_clau.jpg photo de Claire Poisson.

 

 

 

     En septembre, on fait sa rentrée, on va à l'école...

 

  Jean-Marc Pujol, lui, ne rentre pas !

 

Il ferme l'école, il annonce sa fermeture imminente, il se désengage, il brade les Beaux-Arts ! C'est pas beau, ça ! C'est pas un geste artistique !

 

    A moins que, après avoir fréquenté pendant deux ans l'ancien directeur de la culture de Perpignan, le maire ne soit devenu soudain situationniste… Oui, ce doit être ça : une bombe sur les BA, et je fais ma BA, me voici révolutionnaire, tuons la tradition, tuons l'infâme ! Nostalgie des bombes algéroises, ma belle OAS…

 

   Il l'a annoncé dans le journal, ce doit être vrai : les BA coûtent trop cher (pas un million, il a arrondi et puis la Drac participe aussi au salaire des profs); il vaut mieux donner au sport, ça c'est popu, l'Usap et le basquet ( mieux que Basquiat !) : 500 000 euros pour renflouer le club de la copine, et voici la somme emportée par un certain Esteban, recherché par les services fiscaux… On vous le dit : argent y a pas, tralala !!! 

 

Bien sûr, les beaux-arts du crû, j'en ai dit les aspects contestables dans un précédent article blogueste; on pouvait réformer, économiser quelques postes (départs à la retraite, mettre fin aux profs qui viennent de Suisse quelques heures dans le mois, assurer des enseignements en accord avec l'université et des artistes locaux, régionaux, recourir au bénévolat, trouver un juste milieu entre tradition et modernité, discuter avec la Drac qui vient de se faire houspiller par le ministère de la culture…)

 

Fermer les beaux-arts, c'est fermer les yeux sur l'avenir. C'est amputer tout un quartier culturel riche du conservatoire de musique, de Notre-Dame des Anges, de la belle galerie José Bonhomme... Notre (vraiment ?) maire veut taire de Perpignan une "destination touristique"; ce projet doit être sous-entendu par la culture (patrimoine - création contemporaine) et par l'enseignement.

 

      Perpi doit, avant tout, émerger dans sa dimension artistique ! Une destinée artistique ! Une destination artistique ! Car, quand j'emploie le mot tourisme, je pense à fric, et ça suffit de parler des "retombées" économiques sur toujours les mêmes : cafés, hôtels, restaurants, réseau tenu par une poignée de milliardaires…

 

Bref, M. Pujol, revoyez votre copie ! Pour l'instant, on vous met un zéro pointé ! Et n'oubliez pas d'aller à l'école : un petit tour aux beaux-arts, ça vous enrichira l'imagination, nom de nom...

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 22:22

Unknown-copie-7

 

Association des Usagers et amis du Petit train jaune traditionnel de Cerdagne : une Ligne de vie pour la Cerdagne et son Train jaune.

 

Fred : 

Daniel Moulis, vous êtes le président de cette association qui monte au créneau pour tenter de sauver le Train jaune. Il y a péril en la demeure ?

 

DM 

Le Train jaune est menacé depuis des années et les cheminots se sont battus pour qu’il existe encore mais la ligne est mal gérée. Avec 6 à 7 millions de déficit par an la situation est devenue intenable et aujourd’hui plus personne n’en veut à la SNCF comme au conseil Régional. Si rien n’est fait, il y en plus que pour quelques mois après plus d’un siècle de fonctionnement.

 

Fred 

Néanmoins, ce train fait partie de notre patrimoine ici en Cerdagne.

 

DM

Avec la crise que nous subissons cet argument ne suffit plus.

L’année dernière j’ai proposé un partenariat avec la SNCF qui n’y a même pas répondu.

L’idée était de refaire une Ligne de vie en Cerdagne comme il y a un siècle. Le problème est donc plus vaste que le train car aujourd’hui c’est tout une région qu’il faut sauver. C’est pourquoi j’ai mis en place il y a deux ans cette association qui se veut le moteur de cet objectif.

 

Fred 

En quoi un petit train comme le nôtre peut sauver la situation ?

 

DM

Il y a un siècle les promoteurs sont partis de rien sinon de l’idée de désenclaver la Cerdagne. Sur la monument au mort de Mt Louis on peut lire : « A Emmanuel Brousse, ministre des économies, mort pauvre ». Des milliers de gens passent devant ce monument sans lire ce qui pourrait être un vrai programme politique. Naturellement, le pluriel n’y figure pas ; c’est moi qui l’ai ajouté mais c’est vrai qu’en faisant des économies on peut déjà sauver le Train, par exemple en arrêtant de le faire tourner pour rien en concurrence avec des Bus à 1 €. De plus en ajustant simplement les horaires aux tarifs il devient forcément rentable vu l’affluence qu’il subi chaque été.

 

Fred

Vous avez dit un jour que notre Cerdagne ne sera plus Cerdagne sans ce symbole catalan !

 

DM

Effectivement, non seulement il fait partie de notre patrimoine mais aussi du paysage et nous voulons maintenant aller plus loin avant qu’il ne soit trop tard. L’an dernier j’ai suggéré de monter un centre de préparation au concours d’entrée à l’ENA et d’accès à la fonction publique au Lycée de Font-Romeu. Il faut pour cela faire venir des intervenants de haut niveau tous les mois par le train de nuit qui arrive de Paris à Latour de Carol. C’est simple comme un bonjour mais je n’ai pas trouvé la moindre volonté politique autour de moi. Les élus locaux sont ailleurs. Ils suffirait que les mairies de la Ligne achète des bons de transports à la SNCF pour faire revivre toute la vallée par notre Train jaune. Vous voyez comme c’est simple mais aujourd’hui il n’y a que le maire d’Eyne qui a adhéré à notre association. Un autre élu m’a promis de monter un site internet pour nous faire connaître ; j’attends encore. Seuls les cheminots sont montés au créneau jusqu’à présent mais comme ils ne sont pas entendus on veut les épauler et leur rendre hommage au passage. Vendredi 29 août j’étais à l’enterrement du président Bourquin ; c’était un des derniers défenseurs du Train qui est parti à Millas ce jour-là.

 

Fred

Votre assemblée générale du 20 septembre à Yravals est donc un appel au peuple ?

 

DM

C’est aussi un appel aux investisseurs. La SNCF a laissé partir des vieux wagons alors que nous avons un devoir de mémoire à mettre en place. Un simple couplage avec des Lycées professionnels permettrait de restaurer ceux qui restent en rade actuellement mais il faut des finances. Avec Gérard Martinez (à droite sur la photo) nous tentons en ce moment une approche avec la BPI (Banque publique d’investissement) mais çà ne suffit pas, il faut des fonds privés. J’en appelle donc aux bonnes volontés ce 20 septembre.

Merci Daniel Moulis

 

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Association des usagers et amis du Train jaune

Le train jaune de Cerdagne, ligne de vie ?

Le petit train jaune de Cerdagne est né comme ligne de vie il y a un siècle quand le 7 juillet 1903 les habitants de Llivia donnent l’autorisation de construire le barrage des Bouillousesi qui va lui donner son alimentation électrique.

Aujourd’hui, 100 ans plus tard le même problème se pose dans les mêmes termes mais dans un contexte différent : comment maintenir et faire vivre cette ligne ? Maintenant, tout est en place mais la crise économique aussi ce qui rend le problème plus grand qu’une simple question de transport. Si tout le monde est d’accord pour dire que ce symbole catalan doit continuer à fonctionner, personne n’est d’accord pour le voir tourner à vide 9 mois par an. A Olette, il n’y a plus de médecin ni de boulanger et l’école est aussi menacée tandis que le tourisme qui fait encore vivre quelques stations est le premier facteur social touché par la crise que nous avons en commun avec nos voisins espagnols. Voilà pour le problème mais où sont les solutions ?

De bas en haut de la ligne, de Villefranche à La Tour de Carrol, il y a des sites et des merveilles à découvrir mais comment le faire avec le train ? Il y a 10 ans, Hélène Monné de Olette, avait lancé une belle expérience en mettant des voitures électriques à disposition dans certaines gares. C’est un souvenir qui est parvenu jusqu’à nous tant il était porteur mais personne n’a relevé le défis depuis qu’Hélène fait partie de ceux qui ont quitté le pays. Des parcours découverte étaient proposés en fonction de l’autonomie des voitures mais dans le meilleurs des cas le projet ne fonctionnait que pendant la belle saison.

Des idées, tout le monde en a mais personne n’a la force ou les moyens de les mettre en place :
Mettre des vélos à disposition dans les gares – mais où va-t-on trouver les guides pour s’en servir ?
Proposer des itinéraires à thème, ils ne manquent pas sur la ligne – mais qui gère l’organisation ?
Faire venir des conférenciers de haut niveau, mais qui va en payer les frais ?

Que ce soit en France comme au niveau européen, les budgets publics restent faibles et sans garanties de renouvellement. Notre association cherche actuellement des sponsors privés et des partenaires pour redonner au Train jaune son statut de ligne de vie. Le directeur du village-club d’Yravals est le premier maillon de notre chaine d’union depuis hier ; nous cherchons les autres et en attendant il nous faut retrouver la recette de ceux qui autrefois ont soulevé des montagnes pour nous offrir ce joyaux catalan : 40 Km/h en montée, 40 en descente pour avoir le temps de découvrir notre pays. La crise a effacé les valeurs qui ont animé nos bâtisseurs et plus personne ne fait attention au message inscrit sur le monument au mort de Mt Louis dédié à Emmanuel Brousse, promoteur du Train jaune, ministre des économies, mort pauvre. Il est vrai que des lettres du monument sont déjà tombées ce qui rend la lecture plus difficile quand on passe sans s’arrêter. C’est dommage parce qu’au-delà du message nous avons là un programme politique qui pourrait à lui seul redonner vie à toute une nation.

Le Mas blanc de Bourg-madame, 28 juin 2013.

Les usager et amis du Train jaune
daniel.moulis@laposte.net

Du mardi 2 juillet 2013

 

 

 

 

 

 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 14:09

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Organisateurs Chaire MADP (Mutations de l'action publique et du droit public) Sciences Po

Conseil de Diplomatie Publique de Catalogne Date : 5 Septembre 2014

Lieu :

De 9.00 à 13.15 heures

Sciences Po. Amphithéâtre Chapsal 27, rue Saint-Guillaume. 75007 Paris

Merci de confirmer votre présence par email à info@diplocat.cat

 

PROGRAMME

9.00h Bienvenue

  •  Jean-Bernard Auby, professeur des Universités à Sciences Po et directeur de la Chaire MADP (Mutations de l'action publique et du droit public) 
  •  Albert Royo, secrétaire général du Conseil de Diplomatie Publique de Catalogne 

09.15h Table ronde : Quelle est la philosophie du droit de décider? L’autodétermination dans l’UE en tant que culmination d’un processus démocratique ?

Présidée par Anne-Marie Le Gloannec, directrice de recherches au CERI – Sciences Po

  •  Alain-G. Gagnon, professeur, département de science politique, Université du Québec et directeur du Centre de recherche interdisciplinaire sur la diversité et la démocratie (CRIDAQ) 
  •  Gérard-François Dumont, recteur, Professeur à l’Université de Paris- Sorbonne 
  •  Eduard Sagarra, professeur de Droit International Public à l’Université de Barcelone et à l’École Supérieure d’Administration et Direction d’Entreprises (ESADE) 
  •  Jean-Bernard Auby, professeur des Universités à Sciences Po et directeur de la Chaire MADP 

 

www.diplocat.cat http://www.sciencespo.fr/chaire-madp/ 1

 

10.30h Débat

11:00h Pause

11:15h Table ronde : La possible émergence des nouveaux états et l’Union Européenne

Présidée par Yves Bertoncini, directeur de Notre Europe - Institut Jacques Delors

  •  Graham Avery, conseiller principal au European Policy Centre (EPC) et directeur général honoraire de la Commission Européenne 
  •  Francina Esteve, professeur de Droit International Public et Droit de l’Union européenne à l’Université de Gérone (Catalogne) 
  •  Kai-Olaf Lang, chef de la Division de la recherche au German Institute for International and Security Affairs (SWP) 

12.30h Débat
13:00h Conférence de Clôture

  •  Roger Albinyana, secrétaire des Affaires Etrangères et de l’Union Européenne du Gouvernement de la Catalogne 
  •  Christian Lequesne, directeur de recherche au CERI - Sciences Po 
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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 08:32

Caravaggio_-_La_conversione_di_San_Paolo.jpg  Caravaggio - La conversione di San Paolo. Caravage : la conversion de Saint-Paul (Saul)

 

 

     Je n'irai pas à Millas aux funérailles de l'ancien président de région; j'espère que tous les adversaires et ennemis de C. Bourquin, tous ces politicards de tous bords qui expriment leurs condoléances avec une ardeur démonstrative obscène trouveront, en se rendant à Millas, leur chemin de Damas.

 

C'est-à-dire leur voie vers l'éthique, leur chemin vers plus de modestie et de démocratie : qu'ils se convertissent enfin à la pratique républicaine ! On en doute vraiment : après les pratiques troubles de G.Frêche et le suivisme de C. Bourquin (exclu du PS avec trente compagnons), voici Navarro assurant l'intérim et tentant de conserver ce fauteuil de potentat…

 

Rappelons que Robert Navarro, a été lui aussi exclu du PS pour malversations et abus de confiance; mis en examen en déc. 2012, la justice n'a pas encore conclu… Fraude et confiscation du pouvoir à Montpellier : la réforme territoriale donnera à Toulouse les moyens de rogner les ailes de ces politiciens dépourvus de morale !

 

La justice, méprisée par les élus de Montpellier (C. Bourquin condamné pour favoritisme envers une agence de communication : pour ces affaires, voir les rubriques parues dans les blogs de Fabrice Tomas "Perpignan-tout va bien" et "Cpolitique") apportera-t-elle la lumière aux pèlerins du chemin de Millas..?

 

- - -

 

Hier, je me suis rendu à la gare de Perpignan pour assister au discours-fleuve de Lluis Collet en hommage à Dali. J'étais très en retard, c'est vrai : rien dans l'ancienne gare rénovée et qui a supprimé tout souvenir dalinien : fresques, statue sur le toit…Et le wagon envolé…Culture et mémoire agonisant : on ne vend que sandwiches et boissons en ce lieu impersonnel…

 

Rien, non plus à la neuve gare (TGV, il paraît) : je tente de m'informer à l'accueil : ils ne savent rien et l'ordinateur non plus ! La gare est ignare ! Il y a eu pourtant un bel article dans L'Indépendant du jour. A croire que pas grand monde l'achète. A croire que le site de la gagare est inculte…

 

Chantal Gombert, maire de quartier, assure que la mairie donnera une ampleur inoubliable au voyage de Dali de 1965. Il serait temps, rien de sérieux n'ayant été fait depuis 60 ans pour que la ville soit dalinienne…

 

Perpignan : destination "Le Centre du Monde" ! devrait-on lire partout dans le monde…

 

JPB

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