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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 10:46

pinell  Michel Pinell

 

Hier, la première partie de l'entretien avec le nouvel adjoint à la culture a été bien lue sur mon blog;, malgré les réactions à "l'affaire Lola" (ouf, je n'avais rien écrit sur ce fait divers créé de toutes pièces…)

Bien sûr, au-sujet de Michel Pinell, des critiques se firent jour : conception populiste de la culture, mégalomanie (il prend tous les domaines culturels à la mairie : avec la démission du directeur de la culture, il faudra un peu partager le gâteau…), autoritarisme…comment un banquier peut s'intéresser à la culture, il ne connaît que l'art contemporain…

 

M. Pinell aura tout loisir pour répondre; c'est surtout son action et ses réalisations qui plaideront pour lui.

 

Pour l'instant, il travaille avec le comité territorial d'éducation, avec la Drac (Direction régionale de l'action culturelle), rétablissant les relations entre la DRAC et le Ministère; il lance des APU (appel à projet unique) et veut que les expositions ou les événements culturels soient préparés six mois à l'avance, afin d'informer les publics, de faire participer les scolaires, d'expliquer les "installations" déroutantes ou difficiles, ce qui n'a pas été fait, jusqu'à prédent, au Centre d'Art Contemporain. 

 

Il s'agit ainsi de bien préparer la prochaine expo du CAC sur la "valise mexicaine", autour des photos de Capa : la pédagogie ne peut qu'aider l'art et la culture ! Le 20 septembre, le vernissage de l'exposition se fera en présence de tous les écrivains qui seront primés par le Centre méditerranéen de littérature, afin d'établir des "ponts" entre tous les domaines culturels.

 

J'ai parlé hier du travail sur le terrain qui a commencé : poser des pierres, ouvrir des espaces dans les quartiers, à Cassanyes, en particulier, pour des actions durables, à demeure. 

 

Autre exemple, avec les préoccupations des commerçants qui préfèrent que la culture et l'animation se déroulent en centre-ville ; pour Michel Pinell, il faut les deux : action périphérique, aux Minimes, au figuier et centrale, place Gambetta, avec "Perpignan sur scènes", offrant des spectacles gratuits, de qualité, créés par des artistes locaux.  

 

En ce moment, la municipalité, après les soirées plus "élitistes" des Estivales, propose des actions culturelles "populaires" : les concours de fresques, de graffitis avec le street art du MOS, du FIT (à la Casa Musicale et aux Minimes) et l'expo de dessins de Berberian au Castillet. 

 

Dans l'immédiat, Michel Pinell travaille à la réorganisation des services (les bureaux seront regroupés rue Rabelais, dans le bâtiment laissé par l'Evêché); il y a des urgences : rétablir les liens entre le FILAF et la ville; Michel a été très présent à ce festival du film et du livre d'art… Mais il tient à ce que tous, animateurs, associations, gens du spectacle vivant, agissent dans la plus grande liberté. il demande cette liberté de mouvement pour lui-même : le maire ne lui demande pas (pour l'instant) des comptes; Michel voit peu J.M.Pujol: il n'est pas de ces courtisans qui le flattent à tout moment…

 

La rénovation du musée H.Rigaud (pour un coûte 8 millions d'euros) : dès le 15 septembre, deux salles du rez-de-chaussée seront ouvertes au public, montrant des reproductions des oeuvres majeures du musée des Beaux-Arts et surtout une vidéo permettant de visualiser les travaux (le work en progress), le projet scientifique, architectural et les maquettes (gratuité durant la durée des travaux- à noter que le CAC sera payant, des expos plus accessibles et motivantes permettant de faire venir le public).

 

En outre, le budget de la culture étant consacré au spectacle vivant, il s'agit d'opérer un transfert vers les arts plastiques, la peinture et la photo.  "Cependant, il faut faire des économies dans tous les domaines…On peut avoir un autre modèle économique…", suggère l'adjoint à l'action et à la médiation culturelles.

 

En tout cas, il tient à ce qu'un budget précis soit dévolu à la médiation, aux acteurs locaux : en témoigne l'opération "Perpignan en scènes".

 

Quant à L'Archipel, c'est une EPCC, il est autonome et c'est le directeur artistique, M. Reixat, qui choisit le programme et décide d'éventuelles "créations". Quant au poste de directeur administratif occupé par J.Paul Alduy -M.Pinell est vise-président), je corrige ma mauvaise source d'information : il ne touche aucun salaire !

 

Enfin, je fais part à Michel P. de mes préoccupations : l'image, et le slogan, de "Perpignan la Catalane" est-il toujours d'actualité ?  L'idée de "catalanité" n'est-elle pas réductrice ? La ville ne doit--elle pas s'ouvre sur la Méditerranée et l'Europe..? 

 

"Le problème de l'identité n'a pas encore été évoqué; pour l'instant, on pratique une communication culturelle avec la population (mails, affiches); J.Marc Pujol veut que Perpignan devienne une "destination"; une agence de développement est créée dans ce sens."

 

Je lui dis que, à mon avis, le rôle du délégué à la culture est de changer le visage de la ville et d'abord de réconcilier les citoyens avec leur ville, leur quartier (après les élections qui ont vu la poussée de l'extrémisme, en raison de l'indifférence et de l'absentéisme de la population) : Michel P. est d'accord avec cette idée de "réconciliation", d'où son action de médiation. Il veut qu'un nombre plus important de citoyens soient bien dans leur environnement urbain; il va mettre en chantier des groupes de réflexions, sur le livre, par exemple, avec des libraires, écrivains; il va être très attentif (avec l'aide de M.Saez, directeur de la médiathèque) au problème de la lecture, "qui n'est pas une pratique culturelle comme les autres"…

 

On souhaite beaucoup de réussite au responsable de la culture, qui nous tiendra, on l'espère, de façon régulière, de l'avancée de ses projets…

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 11:09

IMGP0002_2.JPG,  Michel Pinell (photo J.P.Bonnel)

 

 

   Pour ses cent jours à la mairie de Perpignan, le nouvel adjoint à la culture a bien voulu me rencontrer à la terrasse du Café de la Poste rénové. Pour l'instant, il n'a donné d'entretien que dans des médias marginaux, tels "l'Archipel contre-attaque" de Nicolas Caudeville, et donc le "blogabonnel", qui se veut culturel mais aussi polémique (voir les articles publiés lors de la campagne des municipales)...

 

Avant de se confier à la presse traditionnelle (au quotidien L'Indépendant), M.Pinell a donc montré un certain courage en acceptant de faire un premier bilan avec des médias qui ne sont pas, a priori, favorables au pouvoir en place : en effet,  à l'occasion de son entrée en fonction, j'avais critiqué Michel Pinell pour n'avoir pas commencé par une action "symbolique" dans les quartiers, par exemple...

 

Il m'en a voulu, il a été choqué par ce texte provocateur, mais, preuve de son intelligence, et sans doute pour se souvenir d'une amitié de trente ans, Michel a remisé la rancune…

 

Ayant montré ma liberté de parole, je peux donc me permettre de dire aujourd'hui que je trouve que la culture est bien partie à Perpignan; qu'elle est dans de bonnes mains, celles d'un homme honnête et expérimenté (il a déjà été conseiller municipal sous Paul Alduy et fut à l'origine de bien de créations, le CML, Visa, la tentative de faire revivre le carnaval…Voir ce blog) … d'un homme passionné, qui a préparé ses projets pendant deux ans, avant les élections, en s'entourant d'un groupe d'amis et en tenant compte des conseils des acteurs culturels.

 

Il continue à rencontrer les associations "au moins deux fois par jour, tu n'imagines pas le temps que je passe !"

 

Du temps, certes, et Michel est encore directeur d'une agence de la Banque populaire, mais il sait que la culture doit venir de la base, des gens, en travaillant et en consultant sur le terrain; il ne veut plus qu'on dise, à l'instar du toujours directeur de la culture de Perpignan, Jordi Vidal : "Pas de quartiers pour les quartiers !"

 

Surtout, il ne s'agit pas de faire du symbolique (là, il reprend ma critique…), du démagogique,: M. Pinell n'a pas voulu la culture pour la gloire, les beaux discours ou l'argent : à ce propos, il s'insurge contre ceux qui profitent de leur place à la mairie (inviter son épouse ou sa petite amie au restaurant, avec un chèque municipal, nommer son épouse commissaire d'expositions…); tous ces passe-droits, toutes ces magouilles de gens qui, souvent, prétendent avoir de grandes idées humanistes, il faut les supprimer, mettre enfin de l'éthique dans l'action politique…Michel préférerait démissionner que d'être mêlé à une affaire trouble !

 

"La culture, il faut que ça parte des quartiers !", et de citer les premières initiatives : mettre un local à la disposition d'artistes, de jeunes, lancer un festival de street art, un concours de fresques sur la façade de la médiatthèque, côté Archives municipales…On reviendra sur tous ces projets, même s'il faut du temps pour aménager des espaces dans des quartiers souvent difficiles…

 

Mais M. Pinel y croit, qui vient d'ouvrir des espaces de liberté et de créations à Cassanyes et à la Révolution française. Il y croit car il vient de là : il est né à Cassanyes, de parents d'origine catalane; ses grands-parents étaient de la Seo D'urgell et de Sarragosse; les parents de Michel , venus en France avant 1936, ont accueilli la famille qui se serait retrouvée dans les "camps de la honte" du Barcarès ou d'Argelès.

 

On comprend ainsi que Michel Pinel soit d'accord avec la conception d'une "culture pour tous", populaire et de qualité, comme le voulait Jean Vilar et comme le réclament des gens "de gauche", le plus souvent discrédités, car bobos ne connaissant rien au peuple… Michel ne se réclame d'aucun parti, n'est pas encarté, mais croit en l'action du maire actuel; Michel est d'origine populaire, d'une famille de travailleurs, de prolétaires : "de gens très pauvres qui allaient faire cuire un plat de pâtes chez le boulanger de Cassanyes"… 

 

On ne voudrait pas donner d'étiquette, mais l'action de l'adjoint à la culture peut facilement se situer plus à gauche que la théorie de certains pseudos-révolutionnaires qui excellent plus au ministère de la parole que dans l'action concrète, quotidienne….

 

(demain, les faits, les actions)

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 10:11

 

Benjamin photo meditation Walter Benjamin

 

Col-loqui-Walter-Benjamin-014-B.jpg Colloque W.Benjamin du 26 au 28 septembre 2014 (contact: musée de l'exil de La Jonquera)

 

 

Ens plau de fer-vos arribar el programa del nou Col·loqui Walter Benjamin, que tindrà lloc a Portbou entre el 26 i 28 de setembre d’enguany.

 

L’eix del col·loqui té present la commemoració del centenari de la Gran Guerra. Des de la centralitat de Walter Benjamin, es proposa una visió interdisciplinària sobre el nou escenari que va sorgir després de la  conflagració mundial. La cultura, les arts, la filosofia, la història,  les escriptures i la memòria  seran objecte d’anàlisi per part dels ponents.

 

Així mateix, el darrer dia del col·loqui es farà la Ruta a peu de Banyuls a Portbou que emula el camí que Walter Benjamin i molts altres refugiats van emprendre fugint del nazisme.

 

Tant al programa de conferències com a la ruta a peu cal inscriure’s prèviament. Al programa adjunt hi trobareu les indicacions pertinents.

 

El Col·loqui Walter Benjamin és una activitat organitzada per la Càtedra Walter Benjamin de la Universitat de Girona, que està integrada pel Consorci del MUME i l’Ajuntament de Portbou. A més, el col·loqui compta amb el patrocini de la Diputació de Girona i la col·laboració de la Nau Côclea.

 

Rebeu una salutació cordial,

 

Museu Memorial de l'Exili

Carrer Major 43-47

17700 La Jonquera

www.museuexili.cat

0034 972556533

 

- - - 

 

 

Gaza-Paris

BERNARD-HENRI LÉVY

 

Synagogue assiégée en plein Paris, rue de la Roquette, aux cris de mort aux Juif suite à la manifestation pro-palestinienne ce 13 juillet. Photo : Aline Lebail-Kremer.

 

Ainsi donc il s’est trouvé des milliers d’hommes et de femmes pour, ce dimanche, à Paris, sous couvert de « défense de la Palestine », s’en prendre à nouveau aux juifs.

A ces imbéciles doublés de salopards, ou l’inverse, on rappellera, à toutes fins utiles, que confondre juifs et Israéliens dans une même réprobation est le principe même d’un antisémitisme qui, en France, est puni par la loi.

 

On rappellera qu’aucune indignation, aucune solidarité avec quelque cause que ce soit ne saurait, je ne dis même pas autoriser, mais excuser, ce geste virtuellement pogromiste qu’est la tentative d’intrusion, par la violence, dans une synagogue.

A ces salopards doublés d’imbéciles, ou l’inverse, on redira que se rassembler derrière des Qassam en carton-pâte censés reproduire les obus tirés, à l’aveugle, sur les femmes, les enfants, les vieillards, bref, les civils d’Israël, n’est pas un acte anodin mais un geste de soutien à une entreprise terroriste.

 

A ceux d’entre eux, s’il y en a, qui avaient réellement à cœur, enfin, la cause de Gaza et qui défilaient sous des banderoles évoquant les dizaines d’innocents tués depuis qu’a commencé la contre-offensive israélienne, on n’aura pas la cruauté de demander pourquoi ils ne sont jamais là, jamais, sur le même pavé parisien, pour pleurer, non les dizaines, mais les dizaines de milliers d’autres innocents tués, depuis trois ans et demi, dans cet autre pays arabe qu’est la Syrie. Mais on fera observer que, pour ces tués-ci, pour ces dizaines de femmes, enfants, vieillards, bref, civils, qui, si la fuite en avant criminelle du Hamas n’est pas stoppée, seront, demain, des centaines, il y a, non pas un, mais deux responsables : le pilote qui, visant une rampe de missiles iraniens cachée dans la cour d’un immeuble, touche par erreur l’immeuble voisin ; mais aussi, voire d’abord, ces monstres de cynisme qui, au message du pilote annonçant qu’il va tirer et invitant les voisins à quitter le quartier pour se mettre à l’abri, répondent invariablement : « que personne ne bouge ; que chacun reste à son poste ; que 10, 100 martyrs offrent leur sang à la sainte cause, inscrite dans notre charte, de la destruction de l’Etat des juifs ».

Et quant aux autres, quant à ceux qui considèrent ces débordements en songeant que des fièvres partagées en sont probablement la cause, quant aux médias qui ne cessent d’évoquer en boucle l’« agression » israélienne, ou la « prison » qu’est devenue Gaza, ou la « spirale » des « violences » et des « vengeances » censée alimenter cette guerre sans fin, on leur objectera :

 

1. qu’il n’y a pas agression, mais contre-attaque d’Israël face à la pluie de missiles qui, encore une fois, s’abattaient sur ses villes et qu’aucun Etat au monde n’aurait tolérés si longtemps ;

 

2. que Gaza est, en effet, une sorte de prison mais que, les Israéliens l’ayant évacuée depuis bientôt dix ans, on voit mal comment ils pourraient en être les geôliers – mais quid, par contre, du Hamas qui tient l’enclave sous le joug, qui traite ses habitants comme des otages et qui, alors qu’il lui suffirait d’un mot ou, en tout cas, d’une main tendue pour que cesse le cauchemar, préfère aller au bout de sa folie criminelle ?

 

3. qu’entre les violences et vengeances que l’on nous présente comme « symétriques », entre le meurtre des trois adolescents juifs kidnappés et retrouvés morts près de Hébron et le meurtre du jeune Palestinien brûlé vif, deux jours plus tard, par un gang de barbares qui fait honte aux idéaux d’Israël, il y a une différence qui ne change, hélas, rien au deuil des quatre familles mais qui, pour ceux qui ont la possibilité et, donc, le devoir de garder la tête froide, change tout : les autorités politiques, judiciaires et morales d’Israël se sont horrifiées du second, l’ont condamné sans réserve et ont fait en sorte que l’on traque et arrête sans tarder ses présumés coupable ; pour le premier, dont les auteurs courent toujours, il fallait avoir l’oreille bien fine pour entendre quelque mot que ce soit dans les rangs palestiniens – si, tout de même, une phrase, celle de Khaled Mechaal, chef en exil du Hamas, « félicitant » les « mains » qui ont « enlevé » les trois jeunes gens brutalement requalifiés, pour l’occasion, de « colons juifs »…

 

Je doute que ces remarques puissent avoir quelque effet sur les djihadistes du dimanche, toujours les mêmes, qui, un jour, déplorent qu’on les empêche de rire avec Dieudonné; un autre qu’on leur interdise de dire leur respect pour Mohamed Merah ; et, un autre, que la diplomatie française ne se range pas comme un seul homme derrière les « indignés » pro-Hamas.

 

Le reste de la France, en revanche, les femmes et hommes de bonne volonté, ceux qui n’ont pas renoncé au rêve de voir, un jour, cette terre enfin partagée, on aimerait tellement qu’ils brisent le cercle de la désinformation et de la paresse de la pensée ! Non, entre Israël et Hamas, les torts ne sont pas également distribués. Oui, le Hamas est une organisation fascislamiste dont il est urgent de libérer, aussi, les Gazaouites. Et, quant au chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, il en appelle aux Nations unies pour qu’elles fassent « pression » sur Israël : mais ne serait-il pas plus logique, plus digne et surtout plus efficace qu’il en appelle à ces fous de Dieu qui sont redevenus, après tout, depuis quelques semaines, ses partenaires de gouvernement pour exiger et obtenir d’eux qu’ils déposent, sans délai, les armes ?

 

Les Gazaouites méritent mieux qu’un destin de boucliers humains.

Les peuples de la région, tous ses peuples, sont fatigués de la guerre et de son cortège d’horreurs : donnons une chance à la paix.

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 11:49

100 0192 Dominique Baillieux - exposition au Barcarès (pergola tout près du Lydia) jusqu'au 24 août 2014 - vernissage ce mardi 15 juillet à 18 h.

 

*** CENSURES made in France :

 

 

* Facebook a manipulé les fils d’actualités de 700 000 utilisateurs


Facebook a tout simplement manipulé les fils d’actualités de près de 700 000 utilisateurs dans le cadre d’une étude scientifique. Une démarche qui sème le trouble sur les méthodes du réseau social.
C’est un simple article publié dans une revue scientifique qui a mis le feu aux poudres. Intitulé « Experimental evidence of massive-scale emotional contagion through social networks », l’article a été publié dans la revue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) le 17 juin 2014.
On découvre que durant une semaine (en janvier 2012), Facebook a manipulé les fils d’actualités de près de 700 000 utilisateurs anglophones. Il s’agissait de prouver à grande échelle la véracité d’un phénomène appelé « contagion émotionnelle ». Les états émotionnels pourraient être transférés entre individus via les réseaux sociaux...
la suite : http://www.presse-citron.net/facebook-a-manipule-les-fils-dactualites-de-700-000-utilisateurs/

 

C'est une folle collision des calendriers judiciaires. Au moment où Nicolas Sarkozy est mis en examen pour « corruption active », « trafic d'influence » et « recel de violation du secret professionnel » dans un dossier connexe à l'affaire Bettencourt, c'est cette même affaire Bettencourt que la justice française a décidé d'« effacer » dans la presse. C'est aussi pour cette affaire qu'Éric Woerth et bien d'autres prévenus seront jugés lors de deux procès prévus en janvier et en mars 2015... Mais saisie par Mediapart, à la suite d'un arrêt de la cour d'appel de Versailles du 4 juillet 2013 nous ordonnant une censure massive de nos articles sur l'affaire Bettencourt, la Cour de cassation a rejeté notre ...

** * “Là bas si j'y suis” de Daniel Mermet, c'est fini

L'émission de Daniel Mermet, "un journaliste hétérodoxe de 72 ans qui a hissé le reportage radiophonique au rang d’art sonore et battu le pavé des luttes sociales en France et à l’étranger depuis un quart de siècle, et qui dénonce “une décision politique”, n'est pas reconduite à la rentrée. Plusieurs de ses collaborateurs pourraient néanmoins rester sur l'antenne et prendre la suite du producteur...

la suite : http://www.telerama.fr/radio/france-inter-la-fin-de-la-bas-si-j-y-suis-de-daniel-mermet,114303.php
pétition a :
Retour de "Là-bas si j'y suis" dans sa programmation habituelle  - change.org
pétition b :
Sauvons Là bas - sauvonslabas.wesign.it/fr
lire aussi :

« Les dirigeants de Radio France ne sont plus journalistes, mais gestionnaires »  - Daniel Mermet, ropos recueillis par Daniel Psenny | lemonde.fr | 27.06.2014
France Inter envoie Daniel Mermet voir là-bas s'il y est - Sophie Gindensperger | liberation.fr | 27 juin 2014 à 13:36
janvier 2005 - juin 2012 - Mes années Mermet -  François Ruffin  | fakirpresse.info l 8/07/2013
Daniel Mermet ou les délices de « l’autogestion joyeuse » - Olivier Cyran | article11.info | mercredi 26 juin 2013

 

*** Fin des émissions de minuit (rencontres avec des écrivains) sur France-Culture : l'animateur et poète a vu sa dernière émission censurée (appel d'Ilvier Poivre D'Arvor, une demi-heure avant pour l'informer de cette non diffusion) car, au lieu d'interroger un poète...il a fait le bilan de ses quinze années, en exprimant une certaine rancoeur...

Bettencourt: censuré, Mediapart va saisir la Cour européenne des droits de l'homme

02 JUILLET 2014 PAR FRANÇOIS BONNET

La Cour de cassation a validé, mercredi, la censure massive dont Mediapart est victime depuis un an et qui nous contraint à supprimer plus de 70 articles sur l'affaire Bettencourt. Cette décision inique, *atteinte à la liberté d'informer et au droit de savoir des citoyens sur tout ce qui relève de l'intérêt public, nous amène à saisir la Cour européenne des droits de l'homme.

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 15:03

 

 images-copie-17 M. J.M.Pujol, maire de Perpignan et de l'Agglo...

 

 

Bientôt 100 jours... 3 Juillet 2014, 06:00am | Publié par Jean-Marc Pujol

 

J’ai été élu Président de la Communauté d’Agglomération Perpignan-Méditerranée le 14 avril dernier. Cela fait très exactement 80 jours. L’horizon des 100 premiers jours se profile… Je sais que les médias sont toujours friands de ce type de rendez-vous.

 

En m’installant, j’ai commencé par rencontrer les syndicats, pour restaurer le nécessaire dialogue. Je connaissais déjà beaucoup de collaborateurs, que j’ai retrouvés avec plaisir, et c’est d’ailleurs autour de cette équipe que je construis naturellement mon action.

 

Cette collaboration a été active immédiatement, notamment pour mettre en action les enjeux portés par les maires de l’Agglo qui travaillent sur un vrai projet de territoire, sous l’autorité de François Calvet, sénateur-maire de Le Soler, lequel est de nature à fédérer les énergies.

 

Sur le plan des finances, Monsieur le maire de Canet, Bernard Dupont, dont la rigueur est connue et reconnue, s’occupe de mettre en ordre l’ensemble du dispositif financier.

 

On avance !

 

Aux côtés de nos engagements, nous multiplions les pistes de réflexion stimulante autour d’investissements innovants, pour positionner le territoire de l’Agglo Perpignan-Méditerranée dans la logique du dynamisme et du progrès.

 

 

- - -  Le point de vue de J.P.Bonnel :

 

Je lis le blog de M. Le Maire, mais je n'arrive pas à accéder aux commentaires; le mien, récent, n'apparaît pas…On ne va tout de même pas parler de "censure"...

 

Les 100 jours à l'Agglo, je n'en parlerai pas, car il ne s'est rien passé de glorieux…

 

Quant aux cent jours à la mairie, on peut dire que la propreté s'améliore, même à Saint-Mathieu, où je passe tous les jours. Quant aux quartiers gitans, c'est correct aux Esplanades jusqu'à la médiathèque; quant aux rues en contre-bas de la place du Puig, c'est dégueu : les Gitans semblent être indifférents à cet environnement d'excréments…

 

L'animation bat son plein à Perpi; il faut dire que c'est la saison touristiques et on enchaîne la St-Jean, les jeudis, les soldes... mais des opérations comme "Perpignan en scènes" sont à apprécier. En outre, le sympathique Pierre Barbé, déjà animateur du quartier St-Jean, fait de son mieux pour défendre le commerce; on voit tout de même que les solutions trouvées sont dérisoires face au problème (le patio ouvert pour admirer la statue de Maillol…il faudrait un guide, un itinéraire Maillol, une brochure…si on veut que les touristes viennent en ville le dimanche…). 

 

Commerce et circulation sont des thèmes mis en veilleuse, mais la solution d'un centre piétonnier avec circulation circulaire et sens unique autour est essentielle; on demande encore : "qui aura le courage d'opérer cette révolution urbaine..?"

 

Quant au reste, l'économie, la com pour attirer des entreprises et créer des emplois, on attend toujours… Quant à la dette, JMPujol pense, tel Hollande, que l'argent prêté à un taux très bas, voire nul, sert à investir : à ce rythme, on se dirige vers une dette faramineuse (mais JMP rêve à l'arrivée de l'inflation…).

 

J'avais appelé à voter pour le maire actuel (pétition des intellectuels…cf. L'Indépendant et son site) pour éviter le FN : je ne regrette pas cette décision. En outre, je suis content qu'une liste PS-Verts-Equilibre n'ait pas pu voir le jour car elle aurait permis une triangulaire et la victoire de L. Alliot…

 

Quant à dire que la droite dure de JMP et l'extrême-droite, c'est bonnet blanc et blanc bonnet, c'est faux dans les faits : le pluralisme existe ici car les associations, syndicats…sont respectés et ont tous un local...

 

La pratique frontiste, c'est le contraire : fin de l'attribution de subventions aux centres sociaux, critères financiers pour les attestation d'accueil des étrangers, fin d'abonnements de revues (Monde diplomatique, Libération…) dans les bibliothèques, refus de l'animation sociale et de la prévention de la délinquance dans les quartiers populaires en déshérence; c'est la politique de Stéphane Ravier, élu FN du 7° secteur de Marseille !!

 

Rien de tel à Perpignan ! Bien sûr, on peut parler de l'idéologie intime de JMPujol (j'en ai parlé et en reparlerai) mais, à part le musée et les signes nostalgéristes, il est absurde de parler d'un Perpignan fasciste, ou pied-noir, ou raciste !!!

 

 

Quant aux cent une nuits…on demandera un reportage à notre correspondant de Marrakech : en effet, la vie privée des hommes publics peut avoir un intérêt public…

 

* demain, sauf événement culturel : les cent jours du délégué à la culture…

 

 

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 11:33

 

fleurs-du-More--Collioure-copie-1.JPG (C) Jean-Pierre Bonnel

 

 

* Jean-Marc Pujol a écrit (blog du maire) :

 

A l’heure de la mondialisation, il faut savoir se singulariser, faire du sur-mesure, pour sortir du lot, pour attirer les investisseurs, pour séduire un très large public. Cela est valable dans tous les domaines : Economie, Culture, Sport… et Tourisme bien sûr. 

 

Promouvoir Perpignan partout en Europe, dans le monde, sera l’une de mes préoccupations durant ce mandat, que ce soit à la tête de la Ville ou de l’Agglo Perpignan-Méditerranée. Il faut savoir le dire, l’exprimer, pour cela il faut impliquer les administrés de nos collectivités, qui sont avant tout les habitants d’un territoire que nous partageons et que nous aimons en commun, il faut également développer des stratégies de communication pour réussir à convaincre. 

Tous ces points sont essentiels pour promouvoir Perpignan et son fabuleux environnement. Un vrai projet de communication démarre dans nos murs. C’est en quelque sorte le « moi-Citoyen » qui sommeille en chacun d’entre nous : pour ce faire, à compter du 13 juillet prochain, avec Pierre Barbé l’adjoint délégué au Tourisme, avec son équipe ainsi qu’avec toutes celles et tous ceux qui vibrent au rythme de l’économie touristique, nous avons décidé que le Patio de l’Hôtel-de-Ville serait ouvert au public tous les jours, dimanches et jours fériés compris, de 9h à 18h. 

Ce sera là pour tous une occasion de venir découvrir la célèbre statue du sculpteur Aristide Maillol, « La Méditerranée », au cœur même donc de l’Hôtel-de-Ville dont la façade de cailloux roulés et ses portes en fer forgé sont le symbole d’une architecture typiquement roussillonnaise. Car je n’oublie pas que le patrimoine architectural de Perpignan constitue l’une des attractions majeures de ses nombreux atouts touristiques. Il est un élan, avec la diversité des animations qui l’été envahissent le cœur de ville, pour l’activité commerciale.

 

 

 

** Point de vue de J.P.Bonnel :

 

Faire connaître Perpignan : pour attirer les touristes, en direction du commerce du centre-ville, il ne suffira pas d'un flyer distribué sur les plages; il ne suffira pas de l'animation : les jeudis de Perpignan sont intéressants, mais il faut en faire une grande manifestation surréaliste de portée nationale : s'en donner les moyens. Perpignan, ce doit être : "les jeudis tous les jours, tous les soirs" !!

 

Pour le commerce dans le secteur historique, il faudra avoir le courage de rendre la ville aux piétons (par exemple la rue des Augustins - la création d'un tramway permettrait cette piétonnisation); avoir le courage de freiner l'extension des supermarchés à la périphérie; abaisser les tarifs des parkings; pour les commerçants, avoir le courage de ne pas tous faire la même chose (le prêt-à-porter, la brasserie, le bas à vins ou à tapas, effets de mode, commerces éphémères), avoir de l'imagination… QUI aura ce courage..?

 

 

Promouvoir la ville, c'est attirer les entrepreneurs en offrant terrains, aménagements, farniente, pas chers…

 

C'est aussi, à l'image de Grenoble avoir une politique citoyenne, de mediation, de dialogue, d'innovation écologique, technologique, culturelle…

 

Faire connaître Perpignan, c'est créer une image et une identité; c'est le travail des responsables de la culture; Perpignan doit entrer dans la modernité : le catalan est une langue morte, en ville : il faut avoir le courage de l'admettre; les affaires catalanes peuvent toujours continuer leurs animations folkloriques, mais la vraie culture catalane n'est pas montrée, divulguée… 

 

Ouvrir la ville à l'Europe et à la Méditerranée : il faut que L'Archipel (gouffre financier, et le salaire de 10 000 euros mensuels donné au nouveau directeur administratif, J.P.Alduy, en hommage à sa réalisation -échec de communication et de réalisation : qui parle de ce théâtre en France..?- est une broutille), présente des spectacles issus de pays du pourtour méditerranéen, au lieu de suivre les circuits nationaux !

 

Prenons l'exemple d'Arles, ville moyenne : c'est l'image de la Provence, de la Camargue, de la romanité (vestiges romains, musée récent). Se demander quelle est l'image de Perpi… La Catalane, vraiment..?

 

Arles ne se contente pas de son passé; elle abrite les éditions Actes Sud; elle a plusieurs musées et la récente fondation Van Gogh; il y a les rencontres photos, et le futur ensemble culturel La Luma, sur une friche SNCF, complexe dédié à la photo et à l'art contemporain, abritant musée, résidences d'artistes, bibliothèque…conçu par Frank Gerhy… Arles est la ville du sud qui monte, monte…Comment en est-on arrivé là..?

 

 

***Les P O souffrent d'un déficit d'image. Comment identifier ce département quand on habite Paris ou une autre région de France..?

 

L'image économique n'existe pas : on a raté la révolution du solaire dans les années 70; on se rattrape un peu; puis il y a le bio, le vin, les pêches, mais la concurrence européenne et d'Afrique du Nord est vive...

 

Y a-t-il une image culturelle ? On a raté bien des occasions, surtout l'originalité d'une ville surréaliste grâce à Dali. De même pour Trénet, Claude Simon, Le festival "Les Estivales" qui devrait revenir au Campo Santo, qui pourrait s'étendre à tous les lieux patrimoniaux si ville et conseil général s'entendaient…

 

Bien sûr, il y a le climat et la proximité de la mer, de la montagne, de la frontière; on s'installe donc à Perpignan par défaut, car le soleil est moins cher ici, mais l'absence de motivation est claire…

 

   Les jeunes, les entrepreneurs s'installent à Barcelone grâce à l'image du farniente méditerranéen et de la présence de la culture européenne…

 

Ville et département ont perdu leur identité catalane; il s'agit de reconstruire une identité méditerranéen avant que ce territoire ne devienne une concentration de maisons de santé, de retraite, de quartiers touristiques, déserts durant une bonne partie de l'année… Une terres de vieux et de pauvres, où la jeunesse se désespère et court à l'étranger…

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 09:23

Taureau camargue Yonnet  

 

Le concept est comme d'habitude diabolique.

 

L'idée ? Toute simple : lire "Les Noirs", superbe texte de Patrick Espagnet, en pleine nuit, dans une ganaderia... au plus près des toros.

 

Noir sur noir.

Un Soulages littéraire.

 

Le principe ?

Le 5 juillet, rendez-vous à 21 h précises à Arles (le lieu de rencontre vous sera communiqué ultérieurement).

 

Le convoi prendra la route vers la ganaderia.

 

À l'arrivée, de nuit, nous partagerons un pica-pica façon "auberge espagnole" (chacun amène un plat salé ou sucré). 

 

Puis, autour du feu, lecture de la première partie des "Noirs"par Daniel St Lary.

 

Puis... nuit à la belle étoile****

 

À 4 h 30, réveil de la chambrée, et embarquement immédiat : en pleine

nuit, nous rejoindrons les Noirs dans leur pré pour assister au final.

 

Lorsqu'enfin le soleil se lèvera et que nous commencerons à détailler

les silhouettes et leur fantôme, la performance sera terminée.

 

Nous serons dimanche, 6 h du mat, et nous nous demanderons si nous n'avons pas rêvé.

 

Voilà.

 

Comme d'habitude, c'est gratuit mais ce n'est pas donné à tout le monde.

Places très limitées et inscriptions auprès de Peggy : residence@audiable.com

 

Organisation :

Arte y Toro

Avocats du Diable.

 

A très bientôt, donc.

 

Daniel St Lary

Jacques-Olivier Liby

 

 

 

LES AVOCATS DU DIABLE

Résidence d’écriture -- Animations en Région -- 

Prix Hemingway 

La Laune - 30600 Vauvert

Tel. : 04 66 73 16 52 - Fax : 04 66 73 16 57

residence@audiable.com

http://www.facebook.com/prix.hemingway

 

** FOOT : 

 

foot.jpg

 

 

 

*** Selon Canal Plus, qui n'est pas diffuseur de la Coupe du Monde, mais a une oreille attentive au Brésil notamment sur la vie de l''équipe de France, les femmes des Bleus seraient en passe de les remplacer dans le domaine du caprice.

"Arrivées au Brésil où elles doivent rencontrer leurs compagnons au soir de France-Equateur mercredi soir à Rio, les femmes des joueurs de l'équipe de France ont formulé plusieurs exigences à leur arrivée dans le pays hôte de la Coupe du monde. Mécontentes de l'hôtel qui avait été réservé, elles auraient obtenues d'en changer. Alors qu'un hôtel quatre étoiles leur était proposé, elles résideraient désormais dans un hôtel cinq étoiles à Copacabana", rapportent nos confrères.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 14:09

Une-Coupe-du-Monde-en-sursis_article_landscape_pm_v8.jpg (C) Joedson Alves.

 

Il y a ces manifestations sociales au Brésil, ces pauvres que l'on chasse de force de leurs bidonvilles... On nettoie la ville, les banlieues de tous ces gens indésirables ! C'est scandaleux, et pourtant je suis là, devant mon écran ! Tel un gros con...

 

Je croyais être un "spectateur engagé", mais que fais-je d'utile, de sérieux..? Comme un écrivain qui se dit engagé et reste dans son fauteuil, devant son ordi, à attendre que les mots changent le monde et ses injustices...

 

 

Je suis vraiment con, et je persiste ! Je voulais tout boyotter, ces joueurs mercenaires, des pros du muscle tels des capitaux, à la merci du plus offrant... ces hommes-sandwichs, avec leurs pubs marchandes sur le dos et leurs produits dérivés... Mais ils nous divertissent, nous font oublier notre misère, notre nullité, et que l'on est vraiment con, à bader au lieu de faire la révolution...

 

 

Ce sport est devenu populaire, mondialisé, sans concurrence ! Pourquoi ? Alors qu'il naquit au départ dans les écoles privées et huppées de l'élite britannique... Foot devenu pourtant populaire, "religion laïque du prolétariat", selon l'historien marxiste Eric Hobsawn...

 

Donc je sais tout par coeur : le salaire des joueurs, les exigences de leurs copines -femmes de grande vertu !-, le dopage, les matchs truqués, la vie de luxe des dirigeants, la dérive financière de Platini, le racisme, la haine, la violence qui peuvent s'exprimer sur les stades...Je sais tout, tout et le reste, mais je suis con, béat devant la lucarne, pourquoi..?

 

Pourtant, je me souviens de Bastia, de la bousculade du Heysel, cette bêtise, cet esprit moutonnier, qui a fait des dizaines de morts...

 

Je n'aime pas ces comportements collectifs débiles : cris, coiffures punk, maquillages et bariolages bleu-blanc-rouge sur le visage ! Ces drapeaux, ces chants nationalistes !!! Non, je déteste, mais je ne fais rien dans mon coin : inutile et con... Et toi..?

 

 

Je croyais être de gauche et contre le spectacle de cette société ultralibérale et motivée par l'argent...Et le foot est un moteur du capitalisme et l'opium d'un peuple de gauche pauvre et désespéré; qui se raccroche à un ballon... Qu'est-ce qu'on est cons..!!

 

 

Oui, l'argent-roi et la séduction de la grande messe médiatique mondialisée a dénaturé un sport qui avait un fort ancrage populaire; il reste populaire dans les banlieues, où des jeunes rêvent de sortir de leur condition en devenant des héros du ballon rond. 

 

Eux, pas cons, mais une infime minorité atteindra les lumières de la gloire. La jeunesse, rejetée, laissée dans l'anonymat, n'est plus que consommatrice et exprime un malaise identitaire difficile à définir en s'adonnant à l'imbécile rituel des dégradations d'après-match...

 

On est tous cons, décidément...

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 10:07

mai-25julian-garciaTorero.jpeg   (C) Galerie Odile OMS, Céret -

 

Rappelons le vernissage demain samedi à 11h de l'expo "Peinture et tauromachie" au MAMOC de Céret - VIALAT vient de déclarer (vendredi à France culture), qu'il n'ira pas à ce vernissage.

Le sien c'est ce soir, vendredi, au musée Fabre de Montpellier : des toromanias, des supports et des surfaces copiées collées de Matisse... Point à la ligne...

 

Littérature et tauromachie (suite)  :  

 

 

En fin de compte, l’animal est, en cette circonstance, le plus fort, le plus à l’aise dans sa peau, car c’est lui qui a le moins peur. Le public, tenu en haleine, se serre dans les gradins pour se sécuriser dans la chaleur fétide et la sueur collective d’une fin de journée auguste; il est tenaillé par la frayeur parce qu’il s’identifie au torero qui, seul, face au monstre massif et corné, ne peut s’ôter de l’esprit l’idée que la fin de la vie est plus douloureuse que le moment physique de la mort. Parfois, je l’avoue, je m’identifie à l’animal, en prenant sa défense ou, du moins, en essayant de me mettre à sa place, mais, franchement c’est une attitude bête, une bête attitude ! Alors, je me remets, je déglutis ma colère, je tente d’excuser l’homme pour ces spectacles sordides et de lui trouver de nobles motifs: il est chez lui, l’aficionado en cette rouge enceinte, puisque sa vie entière est corrida, course contre la montre et la mort, du berceau au travail, du lit au linceul. Jusque dans l’amour, quand le sexe est épée et le corps mis à mort pour le plus pur des trépas et l’évanouissement passager : la corrida n’est-elle pas exhibition, érection, avec dard du picador, flèches du soleil, parties du torero serrées et érigées en trophée ( le jury demeure machiste car s’il laissait la place aux femmes, c’est du toréador, engoncé dans son habit d’or, qu’elles réclameraient les oreilles et…), jusqu’à l’orgasme des « belles étrangères », dans les tribunes.. ? 

 

Les artistes, comme Goya, dans La suerte de Varas (l’épreuve des piques), ou Francisco de los toros, ont chanté cette mise-amour de la mort, jusqu’à l’instant où la conscience fabrique les parodies obscènes du carnaval tauromachique: les cartes postales de Picasso constituent une mise à nu de notre barbarie pornographique: l’animal est doux dans sa plus violente bestialité quand l’homme se bestialise dans la mise en scène et le voyeurisme de ses actes sexuels. Je relisais, pour conforter mon opinion, les Toreros de Salon de Camillo José Cela. Le livre, grâce à son sous-titre Farce accompagnée de clameurs et de fanfares, donne le ton. L’humour et la justesse sont inscrits de façon insolente dans tout l’ouvrage: Il ne faut pas confondre la Tauromachie de salon avec la musique de chambre, le latin de cuisine, ou quelque autre divertissement casanier... Le Torero de Salon va inventer le véritable taureau, au sens de “l’invention de la Croix”. C’est-à-dire qu’il creuse, pour le trouver, tout au fond de soi-même, dans les obscurités où sommeille le mammifère primordial...”


Avant, avant...Autrefois, au berceau de la mer achéenne, la bête était puissance, et il fallait l’intelligence de Thésée pour surprendre le Minotaure, puis ressortir de son étable labyrinthique! Jadis, il y eut le toreo aristocrate d’un Manolete ou d’un Luis-Miguel Dominguin, qui savait travailler, et aussi parler: « Je suis convaincu que la mort est comme un mètre carré qui tourbillonne dans l’arène. Le torero ne doit pas marcher dessus quand le taureau vient vers lui, mais personne ne sait où se situe ce mètre carré. C’est sans doute cela, le destin. » Suerte, sort, oui, d’accord, c’est beau, et on sait désormais qu’on ne fait de la bonne littérature qu’avec de mauvais sentiments !

 

De nos jours, reconnaissez-le, le mythe s’est dégradé ; les touristes, appelés “les Parigots”, ou les “aficionadeaux”, de Saint-Quentin, de Châtellerault ou d’ailleurs, vont à la corrida comme on rend visite aux Demoiselles d’Avignon : ils viennent, les estivants, pour la troisième mi-temps, pour le bordel ou les bodegas nocturnes; elles viennent, les estivantes de Brel ou de Ferrat, pour les bebidas ou les bibitas... L’universelle allégorie et la lutte éternelle de l’homme avec la mort, le destin, le soleil rouge et noir, circonscrites au ruedo, ce cercle magique où se déroule de drame, sont à la portée des oisifs analphabètes; ils ne savent rien du flamenco déchirant ou de la danse gitane, morisque et andalouse, ou du duende pathétique et endiablé, mais se grisent à peu de frais de l’air des paso-dobles, des flûtes basques ou des musettes locales... Il est vrai que l’artiste ne peint plus avec les antiques pinceaux acérés; tout n’est plus que tépidité: le torero ne combat plus avec l’épée brûlante de la mort, même si celle-ci est toujours promise dans son cérémonial de carton-pâte, mais il se bat avec un toro écorné, raboté, éreinté déjà, même avant d’entrevoir le toril, l’amphithéâtre, les burladores, ces planches des protections autour de l’arène, le cheval caparaçonné…

 

J’osais, malgré tous ces doutes, déclarer à Enric Catalafrances, l’organisateur des “fêtes taurines" de Collioure, que la corrida pouvait être considérée comme un des beaux-arts. C’est en remerciement de ce bon mot, sans doute, qu’il m’adressait chaque été une place gratuite valable pour la temporada...Cette lettre me rappelait celle que recevait chaque année mon grand-père paternel, en raison de sa fonction et de ses titres. En particulier, j’ai conservé celle qui est datée du 8 août 1951 ; le destinateur en est le “Comité permanent des fêtes de Collioure, organisateur de manifestations taurines, nautiques, artistiques, fêtes vénitiennes et feu d’artifice”: M. Le Directeur des Contributions indirectes, le comité se fait un honneur de vous inviter aux manifestations qui auront lieu les 15 et 16 août prochains. Sous ce pli, nous avons l’honneur de vous remettre les cartes d’entrée à la Présidence qui vous sont destinées, ainsi qu’aux membres de votre administration que vous pourriez devoir désigner. Veuillez agréer...Il parlait de beauZarts, mais pensait en secret que cela montrait simplement combien bas était tombé l’art: appelons-le, désormais, lard, et bonbons, nos bouées de graisse, nos poignées de baise, nos bourrelets cancérigènes, nos peu alertes cuisses de cheval...

 

Des écrivains, des grands, hélas, tels que Hemingway, Bergamin, Ibanez, Lacouture, F.Villalon, ont glorifié la corrida. Michel Leiris, aussi, à ses débuts, dans Miroir de la tauromachie; cependant, repenti, il a préféré, en écrivant De la littérature considérée comme une tauromachie, y voir une métaphore de l’acte d’écrire: un signe d’authenticité, de rigueur morale, d’absence de complaisance: écrire au risque de déplaire, mais c’était au temps où la corne acérée du taureau garantissait la vérité du spectacle tauromachique...Ainsi, ces écrivains ont pu décrire la tragédie artistique, codifiée, avec ses danses, ses chants, ses vivats et ses passes précises: les véroniques, les naturelles, les passes de poitrine... Elle doit bien être un art, la corrida, puisque le code des impôts stipule de manière poétique et quelque peu ironique que « cette imposition ne frappe pas les différents personnels se produisant dans l’arène. Selon la règle fiscale, les matadores (ou espadas) sont assimilés à des artistes. Ils sont exonérés à ce titre, même si leur activité ne relève pas des œuvres de l’esprit... » 

 

La corrida serait un scandale, un spectacle immoral ? Citons le début de Mort dans l’après-midi : « A mon avis, d’un point de vue moral moderne, c’est-à-dire chrétien, la course de taureaux est tout entière indéfendable ; elle comporte sans doute beaucoup de cruauté, toujours du danger, cherché ou imprévu, et toujours la mort. Je ne vais pas en tenter maintenant la défense ; je veux seulement dire honnêtement tout ce que je crois être la vérité sur cette question ; cependant, durant ces courses je me sens bien, j’ai le sentiment de vie et de mort, du mortel et de l’immortel, et, le spectacle terminé, je me sens très triste mais à merveille. » Paradoxe puissant, décelable aussi chez S. de Beauvoir, dans La force de l’âge : « La corrida est justifiée dans son sens original : un animal intelligent travaille à vaincre un animal plus puissant mais irréfléchi ; en ces temps où les paroles coûtent si peu, j’apprécie les épreuves où l’homme engage son corps, dans un corps à corps et je fustige les moralistes bourgeois qui sont de purs esprits. »

 

En ce triste été 2014, où la frustration des spectateurs est à son comble, doit-on espérer que toro et torero, unis dans le destin, ne connaissent pas le sort des festivals de l’été et soient les derniers intermittents du spectacle à nous offrir l’ultime duel, bestial en apparence, mais si proche du sacré ?  

Jean-Pierre Bonnel

 

---------

MERCREDI 2 JUILLET à 18h00 Librairie Torcatis,

   

MANO A MANO

entre Christian Sournia et Michel Cadet

autour des actes du colloque de décembre 2010

LE TAUREAU ET L'HOMME

        L'HOMME ET LE TORO

                DANS LE CINEMA

Ed. Trabucaire

Sous la direction de François de la Bretèque & Christian Sournia

 

 

   

Le taureau ou le toro, - ces deux graphies sont signifiantes -

pose un certain nombre de questions essentielles touchant à la

représentation cinématographique et à ses dimensions anthropologiques,

mythologiques, mais aussi sociologiques ou politiques.

 

Les Actes de ce Colloque s'attachent à traiter ces questions à travers les textes de spécialistes

venus d'univers différents : l'histoire, le cinéma, la littérature, le journalisme, la sémiotique, la sociologie...

Ont collaboré à cet ouvrage : Guillaume Boulangé, François de la Bretèque, Francesca Caruana, Muriel Feiner,

Thomas Gayrard, Jacques Issorel, Thierry Lecointe, Annie Maïllis, Manuel Rogriguez Blanco, Daniel Royot, Christian Sournia.

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 13:59

Torero-J.P.Formica--2011.jpg Le torero J.Pierre Formica, installation (C) Musée de Céret - Vernissage samedi 28 juin à 11h.

 

 

  *  Le journal "Le Monde" est ma drogue quotidienne, et dans ce canard j'adore le pigiste Francis MARMANDE. Pour  ses chroniques de jazz, pour (hélas!) ses reportages sur la tauromachie... 

C'est la plus littéraire et originale "plume" du journal ! Ancien prof de littérature à Paris, auteur de plusieurs livres envoûtants, F.Marmande vient de donner son sentiment sur l'affaire du Conseil constitutionnel "la corrida dans l'arène constitutionnelle". Il adore ce spectacle barbare, mais son texte est tout en finesse, reprenant les arguments des anti, de façon implicite et poétique : "rituel fantastique. Nous offre la possibilité de voir la comédie qui nous est jouée, la mort en face. 

 

Je n'ai rien à voir avec les traditions, la réaction, la cruauté. Je n'aime pas la corrida." !!! J'en avais les larmes à l'oeil ! Je ne suis pas, moi, assez DANS la corrida pour l'apprécier! J'ai vu une corrida à Céret et c'était boucherie! J'en ai vu une autre à RONDA, berceau de la tauromachie, et n'ai pas apprécié non plus ! Désolé, je suis contre à jamais !

  MAMOC-de-Ceret--28njuin-14--Saura.jpg Antonio Saura (C) MAMOC de Céret.

Etonnante coalition politique pour la défense de la tradition taurine

A Barcelone, le PS et la droite espagnole veulent sauver la corrida

Mardi 17.11.2009. 

Le Parti des Socialistes de Catalogne (PSC), le droitier Partido Popular (PP) et le parti nationaliste espagnol Ciutadans oeuvrent actuellement de concert pour que soit rejeté au Parlement Catalan l’initiative législative populaire d’une loi d’interdiction de la corrida en Catalogne du Sud. Cette fronde, qui réunit les Arènes Monumentales de Barcelone et la Fédération catalane des associations taurines, vise à freiner la « menace » d’interdiction, selon le député socialiste David Pérez, qui mène un intense lobbying auprès des députés. L’initiative législative en question, issue d’une pétition citoyenne, sera examinée mi-décembre par le Parlement Catalan, à Barcelone. En cas de vote de tous les amendements, cette initiative sera définitivement repoussée, mais en cas de rejet, la mesure anti-corrida passera par la commission Environnement du Parlement où elle sera débattue, avant un vote définitif. Pour l’instant, les partis ERC, avec 21 députés et ICV, avec 12 députés, prévoient de voter pour la loi anti-corrida , alors que le PP, doté de 14 députés et Ciutadans, détenteurs de 3 députés, y sont farouchement opposés. Les deux grands partis au Parlement catalan, le centre-droit CiU et ses 48 députés ainsi que le PSC, avec 37 députés, laisseront la liberté de vote à leurs députés.

 

toro-picasso.PNG PICASSO - MAMOC (Musée d'Art MOderne de Céret)

 

*** Littérature et Corrida (J.Pierre Bonnel) :

 

 

 Littérature et Corrida (La mise-à-mour de la mort)

 

A l’heure où les traditions taurines reprennent du poil de la bête (Bourg-Madame, projet d’arènes à Perpignan, férias de Céret, Millas…), et où les opposants meuglent, souvent avec humour, il est peut-être temps de s’interroger: « Après les grèves des intermittents du spectacles et les projets du Ministère de la Culture, que restera-t-il de la fameuse exception culturelle française ? Des corridas.. ?

 

Adolescent, j’étais abonné à l’esthétique revue Faenas, qui parle de mort à chaque page. La mort, sans cesse, sous les mots, petite mort, sensuelle, dans toutes ces photos de pleine beauté. J’aimais ce support journalistique, car il parlait de l’été, qui, en terres du sud, est une saison livrée à la course ultime des taureaux. Pourtant cette chaleur, cette danse qui saoule, cette musique redondante, pantagruélique et obsédante, vrillante et hallucinogène, tous ces ingrédients, susceptibles de constituer un simulacre poétique, semblent, a priori, incapables de donner naissance à de la littérature. Tout au plus à une sorte de discours qui rimerait avec penseum et torture!

 

Toutefois, je jouissais fortement, par moments, à la lecture des poèmes corridesques de Cocteau ou des pages bovines d’Hemingway ou de Blasco Ibanez. Mais en même temps, chaque été, à l’annonce d’un spectacle taurin, je me retenais pour ne pas adresser un message anonyme au journal local, afin que cette fête macabre fût annulée: un engin explosif serait placé sous les gradins et la déflagration interviendrait dès l’entrée du premier matador...Rassurez-vous, je manque de courage:  je n’allai jamais jusqu’à ces extrémités; à défaut de griffer les organisateurs, je me contentai de lacérer des affiches, de jeter aux orties des panneaux proclamant l’art et l’habileté des tueurs andalous à “l’habit de lumière”, c’est-à-dire, sang et or. Le sang, oui, et l'ordure, le jaune pisseux ! 

 

Douleur, certes ! Cependant, l’animal devrait être fier de partir, lui qui est au centre de ce cérémoniel de rythme et de chorégraphie, pour un monde vierge, qu’il méconnaît, celui de la mort, et dont il n’approche l’indépassable injustice que par l’épreuve de la souffrance. De même que le spectateur ne pense pas au supplice de l’animal, parce que celui-ci ne peut l’exprimer ni par des mots ni par des sanglots, de même le taureau “brave” ignore l’inéluctable issue, le sens de cette clôture festive, excitée par les banderilles du soleil, et qu’on invente autour de lui et de ses pas aveugles.

Il ne sait rien des symboles ou des paraboles de ces espèces d’hommes, qui ne savent rien de leur néant, mais qui, pour conjurer leur frayeur, s’inventent des mythes fondateurs,   prétendant, par exemple, que la corrida est un moment mystique où l’individu est confronté avec le sacré et le mystère de la mort. Dans le temps de la course, dans les libres intervalles dédiés au pain et aux jeux, ils se croient des dieux, parce qu’ils sont nés dans la patrie du soleil, de la musique répétitive et du vin doux. Ils auraient pu, aussi bien, éclore au pôle nord et passer leur vie à grignoter des harengs fumés! Non, leur destin est d’avoir la fièvre dans les yeux, omniprésents, ainsi que dans la tête, qui méconnaît l'intelligence.

 

(à suivre)

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