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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 09:17

mediterranee-de-verdeille.jpg Jean-Pierre Verdeille commentant son tableau "La Méditerranée" (photo J.P.Bonnel)

 

 

J'ai eu le grand plaisir de partager une excellente paëlla à côté de Philippe Campa, directeur général du quotidien L'Indépendant : c'est la dynamique association "Rivages des Arts" qui avait eu la bonne idée d'organiser une conférence-débat sur le journalisme.

 

D'abord, dans les chais de son domaine de Bages, Jean-Pierre Verdeille, ancien professeur et spécialiste de l'image et de la communication, présenta sa toile de grand format "La Méditerranée".

 

Ensuite, Philippe Campa retraça sa jeune et fulgurante carrière : né à Condom de mère gersoise et de père catalan, d'Argelès, il commença par des études de droit, mais le hasard -grâce à un petit boulot estival- il devint pigiste dans le journal "Sud-Ouest" puis monta toute la hiérarchie de l'entreprise, jusqu'à ce qu'on lui propose de rénover L'Indépendant, en difficulté depuis son achat par Le Monde, l'acquisition d'une coûteuse imprimerie, à Rivesaltes, puis dans l'Hérault... et la concurrence d'internet...

 

Le directeur au fort caractère, ferme à l'égard du personnel, ainsi qu' à l'égard des politiques le harcelant, mécontents d'être maltraités : journaliste recherchant l'objectivité (il est objectif puisque critiqué de tous bords !), P. Campa pense ne pas être partisan. 

 

Il l'a démontré en réponse aux critiques que j'ai pu lui adresser : si les "unes" du journal sont souvent consacrées au sensationnel, c'est la réunion de tous les rédacteurs en chef qui tranche; la décision du directeur est très rare. 

 

Si Clotilde Ripoull  a pâti d'un sondage peu scientifique avant le premier tour des municipales, ce n'est pas la faute du journal qui n'a fait que commander l'enquête à l'Ipsos... D'ailleurs, un des mots préférés de P. Campa est le mot "équilibre" !

 

Répondant avec humour et brio à toutes les questions d'un public ravi de pouvoir instaurer un dialogue direct entre les lecteurs et le responsable de leur journal préféré, P. Campa ne nous annonça pas que de bonnes nouvelles... 

 

Toujours ferme, il affirma que le journal ne publierait pas d'articles en catalan... que le site internet allait être payant à l'automne (abonnement d'un mois à moins de dix euros, une grande partie du quotidien étant accessible dès 23 heures)... que des départs à la retraite ne seraient pas renouvelés, l'entreprise de 200 salariés devant faire des économies...que le journal avait de nombreux repreneurs, des groupes de presse (La Dépêche...) ou des banques (Le crédit mutuel...)... quelques fortunes du département...

 

Mais comme il faut positiver, P. Campa nous apprit que L'Indép lançait à la rentrée une télévision "TV SUD"... à suivre...

En attendant, L'Indépendant va publier un numéro spécial de "Terres catalanes" (trimestriel qui est venu entre 10.000 et 18.000 exemplaires) consacré à Collioure...à suivre !

 

J.P.Bonnel

 

*** CONFERENCE :


L’EXIL REPUBLICAIN ESPAGNOL DE 1939 EN AFRIQUE DU NORD

Centres d'internement et Camps de concentration.

 

 

 

CONFÉRENCE sur

L ’ EXIL REPUBLICAIN ESPAGNOL DE 1939 EN AFRIQUE DU NORD

Centres d internement et Camps de concentration.

Par : Éliane Ortega Bernabeu

au PALAIS DES ROIS DE MAJORQUE (Salle Blanche)

VENDREDI 23 MAI 2014 à 18h15

Organisée par la CNT 66

 

 

*http://www.cnt-f.org/cnt66/spip.php?article852

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 10:20

images-copie-27.jpeg  Les Arlequins en pleurs, démontés, rétrogrédés ! Le Roussillon pleure, crie, se lamente : "Mon USAP ! Mon Canigou, Notre montagne sacrée ! Notre pays catalan ! Nos symboles ! L'église de Collioure ! "

Tout fout le camp...

 

Le sport, exemple pour les jeunes, imprégné des valeurs de solidarité, d'honnêteté, de citoyenneté !!!

 

Et la violence, les contrats faramineux, le dopage ou la drogue..? C'est pas sérieux !

 

NOTRE Usap ! Mais le président incapable, les entraineurs, les joueurs qui partent, on n'avait pas vu avant...

 

Non, faut de l'argent, encore et toujours : professionnels du rugby, engageons de beauxmercenaires des terres australes ! Pour quoi ? Le sport spectacle ? Etre les meileurs pour que la ville brille de mille feux... ?

 

 Hélas, le déclin...

 

Usap et catalanité ! Mais les Catalans, ils sont où ? Et Mas s'en est allé ? L'équipe, ciment d'un peuple ? D'un Etat catalan ? Et après ces bons mots, ils votent, pas pour des candidats catalans inexistants, mais pour des candidats d'extrême inspiration ...

 

Le catalanisme se résume, me semble-t-il, à une réunion familiale ou amicale autour d'une cargolade, d'une sardane (et encore ! là, c'est plus difficile !) et dans un stage, Camp Nou ou autre...

 

Et on y ajoute la chanson de L. LLach, l''Estaca, comme hymne révolutionnaire : la révolte récupérée...

 

Larmes sportives, paradis du rugby...Tiens, c'est pas le XV qui, sous la Collaboration, interdit le rugby à XIII..? Bel exemple d'esprit sportif et républicain, vraiment...

 

 

Cette tragi-comédie est affligeante... Ces larmes de croquos me font rire ! Aux larmes, citoyens, et bien sûr, récupérons tous ces jeunes sportifs "morts au champ d'honneur", en 14/A5, Aimé...les autres...l morts dans les tranchées de la Grande Boucherie ... e vrai peuple d'amateurs courageux, récupérés eux aussi...

 

Le maire Pujol avait donc eu raison de ne pas construire un grand stade à Perpignan. Il vaut mieux encourager le basket !!!

 

L'USAP rétrogradée, humiliée, alarmée. A perdu la bataille, mais pas la guerre !

 

Perpignan, avant toute chose devrait gagner la guerre de l'économie, du chômage, du social, d'un peuple enfin réconcilié !!

 

JPB.

 

 

**** Voici ce que j'écrivais encore  dans mon blog, il y a quelques bons mois :

 

 

 

 

*    A l'occasion du match de l'Usap contre Toulon, à Barcelone, au stade de Montjuïc, on a crié à la catalanité retrouvée, à l'indépendance, presque de la Catalogne réunie... Le quotidien de Perpignan consacre sa Une et de nombreuses pages à l'événement sportif; France bleue Roussillon est sur place, en direct, un site bien informé "La Clau" prétend même qu'avec cette rencontre rugbystique, le traité des Pyrénées a été supprimé... Où va-t-on aller dans la démesure ? 

   Comme l'écrivain catalan Alex Renyé, je ne m'intéresse pas beaucoup au sport spectacle (télé ou dans la foule des stades); le sport, je préfère le pratiquer... Renyé ne voit pas dans cette rencontre un événement politique. Moi non plus : il s'agit d'un moment de fête, de retrouvailles (comme lors de la coupe du monde des Bleus du foot), de défoulement : catharsis et ubris, sans doute, de la part de jeunes, qui aiment "l'auberge espagnole" barcelonaise, sans être catalanistes, ou de personnes plus âgées, plus motivées et parlant (ou comprenant) encore le catalan.

   Cependant, une fois de retour dans le 66, les "Catalans" se dispersent, ne revendiquent plus rien et oublient la nostalgie d'un Etat catalan ressuscité, car ils sont bien intégrés à la nation française.

   L'article de Jordi Pere Cerda, dans L'Indépendant du samedi 8 avril, est décevant, hélas : j'ai un grand respect pour l'écrivain, le poète, l'ancien Résistant... Après un long historique, il conclut en écrivant : "Et maintenant tous au stade de Montjuïc puisque le sport est désormais le miroir de notre société." En effet, le sport occupe une grande place dans les médias, le foot est roi car il brasse beaucoup d'argent. Le rugby se professionnalise et va se confronter à ces probèmes qui gangrènent la société : violence, argent sale, racisme, loi des caïds, prostitution, dopage (voir les affaire récentes concernant les "anciens" de l'équipe de France de foot, se rappeler des scandales du tour de France cycliste...) Miroir, c'est vrai, mais peut-on accepter ces dérives..?

   Si c'est pour faire la fête à Barcelone, oui, mais croire que la catalanité va s'ancrer de cette manière, dans une ville, où le rugby est peu pratiquée, et qui était occupée à un vote-sondage sur la question de l'indépendance, c'est être bien naïf...

 

** USAP à Montjuich : 

 

   La voiture permet l'écoute, de paroles, de fadaises, de musique, de bruits, à vous de savoir choisir ! Pour ne pas perdre mon temps, à travers le paysage sauvage et sinistre de l'Aude qui va de Quillan au Capcir, en passant par Axat et les villages fantomatiques  d'Escouloubres et Quérigut, j'ai mis "France-culture". L'émission de Finkielkraut fut particulièrement nulle ce 9 avril: il invita Dominique Fernandez pour parler de Kundera ! Il vaut mieux qu'il cause baroque, Italie ou Russie ! C'est vrai que le "grand" critique a besoin de parler de tout, mais pour dire que La Pléiade est une collection qui cumule inutilement notes et préfaces, pas la peine de venir à France-cu...  Or, pour Kundera, muséifié déjà dans la prestigieuse édition de Gallimard ("Oeuvre définitive", est-il écrit ! Et on voulait y mettre Bazin ! On y a enterré Vian, récemment ! Et pourquoi pas Sollers, ou Catherine Angot, tant qu'on y est : Gallimard remercie ses auteurs à rentes en les momifiant dans le papier bible; or il fallait conserver cet outil éditorial (préface d'Aragon...) pour expliquer l'exil de Kundera, le contexte politique, les noms propres... Si on veut le texte seul pour le seul plaisir de la lecture, prenez un livre de poche ou la "collection banche" !

   Ainsi, j'ai peu appris avec Finkielkraut, invitant moins les philosophes que les sociologues des quartiers, de la jeunesse ou des sectes communautaires, et les écrivains à fort tirage et beau ramage médiatique... Enfin, me voici aux Angles ! Ciel et soleil accrochés au faîte du roc d'Aude. Mais la neige ! La déferlante, la fonderie, une neige à vous dégoûter de skier ! J'aime le ski de printemps au petit matin friquet, mais là, ce fut le ski d'été, la crue, la Bérézina... Mais je ne regrette pas d'être venu et d'être allé me bronzer au refuge où des centaines de Catalans (ils avaient fui Barcelone envahis par les "Catalans" d'ici, du "Nord" qu'on dit..!) festoyaient dans la salle hors sac et sur les terrasses : apéros, grillades, tapas et voix fortes...

   Vous avez compris que je ne suis pas allé dépenser à Montjuich quelques centaines d'euros pour crier avec 32000 bobos et bonobos qui croient former un peuple autour d'une équipe de rugby : une fois rentrés au bercail, les différences sociales, linguistiques...reprennent. On en reparlera...

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 14:40

UMPLO Antennes sur le château d'eau de Villeneuve de La Raho :  Animation communale les 13 et 14 mai 2014 :les opérateurs vont renforcer les antennes !!! Dès 8 h, mardi 13 mai, entrée libre, animation assurée près du château d'eau !!!!


L’eau ? ou mais

Après avoir annoncé leur départ pour le 27 mars

Surprise, quelques antennes supplémentaires vont « tenir compagnie » aux 25 toujours présentes.

Le tract ci-joint vous invite à venir assister à ce « beau » spectacle.

 

 

 

L’eau ? ou mais

Après avoir annoncé leur départ pour le 27 mars

Surprise, quelques antennes supplémentaires vont « tenir compagnie » aux 25 toujours présentes.

Le tract ci-joint vous invite à venir assister à ce « beau » spectacle.

Paulette Palau  

 

*** SAMEDI à Elne :

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J’ai le plaisir de vous communiquer, ci-joint, l’invitation et les dossiers de présentation des deux expositions qui seront présentées prochainement à Elne

Deux propositions où art et histoire fusionnent pour devenir un outil de prise de conscience précieux au service de la défense des droits humains et des droits de l’enfant

 

Samedi 17 mai

11h – Maternité suisse

« J’ai dessiné la guerre. Le regard de Françoise et Alfred Brauner »

En collaboration avec l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand

 

 

12h30 – Musée Terrus

« Josep Narro. Dessiner la vérité nue des camps du Roussillon [1939-1941] »

Exposition coproduite avec le Museu Memorial de l’Exili de La Jonquera  et avec le soutien du Conseil Général des Pyrénées-Orientales

 

La matinée s’achèvera autour d’un pot amical.

Au plaisir de vous retrouver à cette occasion

Sylvaine CANDILLE

Directrice du Pôle Culture

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04 68 37 42 82

06 79 21 46 02

 

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 11:24

 

images-copie-24.jpeg Procession du Sang.

 

 

 

L'obscène procession du vendredi saint

 

 

La croyance pratiquée dans la solitude d'une cellule, le dialogue avec le sacré, tenté dans le silence d'un retrait, d'une retraite, sont respectables et dignes d'admiration.

Je voudrais être un croyant sincère. Hélas, ne suis qu'un mécréant !

 

Un matérialiste qui s'insurge à la vue d'un cortège noir de mort et de rouges encagoulés, jouant la contrition et la pénitence ! N'est-ce pas là exhibition, prosélytisme montrés dans le centre-ville paralysé, mobilisé pour l'événement religieux, alors que la rue devrait rester laïque..?

 

Que dit le catholique franchouillard, le citoyen tenté par le vote éfen, à la vue de Musulmans priant dans une rue du quartier de la Goutte-dOr..? Qu'il y a des maisons pour ça, pour la religion, que notre République est laïque, et là encore l'extrême-droite peut poser la bonne question, tout en jouant un double jeu, et se cacher sous la robe noire et la cagoule du pseud-pénitent...

 

Quand le rituel religieux s'exprime dans l'espace public, sous la forme de la procession du vendredi saint, je prends le large, alors que des milliers de curieux et de touristes, moins mystiques et fanatisés qu'on pourrait le croire, s'emparent du parcours du funèbre cortège ! 

 

Répéter chaque année la Passion du Christ dans les villes méditerranéennes est en effet un choix motivé plus par l'argent du tourisme que par la méditation divine. A la monstration du corps flagellé, torturé, répond le voyeurisme des foules vacancières : les Catalans du Sud venaient à Perpignan, tandis que les habitants du 66 se rendaient à Barcelone pour encourager l'USAP...Célébrer un autre Veau d'or !

 

Les anciens polythéistes et les Romains superstitieux et racistes ont condamné le Juif errant et ont inventé le Christ sur la Croix; ils ont tué ce Juif qui va donner naissance au monde chrétien.

 

Pour le croyant qui veut perpétuer le rite et la tradition, les "misteris" ( mystères, symboles religieux parés de fleurs) montrent une fois l'an le saint paré d'une "aura" indéfinissable, bien analysée par W. Benjamin.

 

Pour l'athée, libertin ou raisonneur, "grand méchant homme", ce spectacle trouve sa place dans les "fantasmagories", simulacres et mensonges séducteurs, inventés par d'autres matérialistes, financiers eux, croyant plus en l'argent qu'en l'esprit saint... Aube faussement candide du financier, scapulaire de la crapule, "caparutxe "ou cape rouge du condamné, bourgeois en repentance, ou homme politique noyautant la confrérie, la procession se veut société égalitaire en miniature, faisant penser à des organisations maçonnes défendant, en théorie des valeurs humanistes, mais lieux, souvent, en fait, de pouvoirs et d'échanges d'influences...

 

Ces processions qui célèbrent la douleur, la mort, la barbarie antique, paraissent relever aujourd'hui d'un désir malsain érotico-masochiste : le christianisme, qui occulte le sensuel dans la mise-en-scène austère de l'autel, mais le pratique dans l'intime avec l'enfant de choeur... Cortèges et mises en scènes de l'hypocrisie...

 

Le non-croyant n'adhère pas à ces cérémonies mortifères du Midi célébrant la mise à mort, dans la tauromachie, et celle du futur Christ, considéré à l'origine comme le gourou d'une secte nouvelle...

 

On n'osera pas montrer la filiation entre les processions contre "le mariage pour tous" et les manifestations des fêtes pascales; la tentation est pourtant grande d'y déceler la survie de l'intégrisme religieux, causeur de guerres fratricides; on ne peut échapper non plus au souvenir de ce chapitre de "Candide", où Voltaire traite de l'Inquisition, -à l'origine de ces processions-, en décrivant, au chapitre 6, un autodafé, marquant la purification de l'Eglise par des cérémonies expiatoires : les condamnés, revêtus de vêtements rituels (san-benito ou caparutxe), subissant leur peine, flagellation ou bûcher... 

 

Tentation de relire le philosophe du XVIII° siècle (et aujourd'hui, Michel Onfray *), et d'en goûter encore l'ironie. Nous préférons cette littérature-là et la "dernière tentation du Christ", exprimant son désir d'homme d'aimer le corps interdit de Marie-madeleine...

 

J.P.Bonnel

 

* Lire "Le souci des plaisirs", essai réédité en 2014 (J'ai Lu, 6;70 euros, avec des illustrations !), en particulier "éloge d'un corps non chrétien"

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 12:57

photos-0207.JPG  

 

 

Appel à signature pour la création, après l'appel  des intellectuels, artistes, écrivains, gens du spectacle... 

d'un Comité de vigilance de tous les citoyens, dans le département des Pyrénées-Orientales".

 

 

* Après avoir lu les textes ci-dessous, merci de me répondre en donnant votre accord pour participer à ce comité de vigilance destiné à surveiller * l'action de tous nos élus, sans exclusive et de façon objective (en tant que simple citoyen, sans être le porte-parole d'un parti politique).  

Nous pourrons, par la suite, nous rencontrer dans un café ou un local à Perpignan, ou ailleurs...

 

Merci à tous. 

 

jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

 

- - "M. Pujol,

 

vous venez d'être élu à la tête de la mairie de Perpignan, personne n'a l'intention de vous contester cette victoire.

Vous devez malgré tout admettre que le contexte était pour le moins particulier, il ne vous a pas échappé que le Front National était sur le point de remporter cette élection.

Il est vain et trop facile d'imputer à tel ou tel parti la responsabilité de cette situation, cela permet surtout d'éviter d'en chercher les vraies causes et les solutions pour que cela ne se reproduise pas.

 

Nous, électeurs de gauche, écologistes ou centristes, et avant tout républicains, avons pris la décision dimanche dernier de reporter notre voix sur votre liste M. Pujol.

Nous ne regrettons pas ce geste, il était tout simplement impensable pour nous tous que Perpignan devienne un trophée et une vitrine du Front National. 

Car oui, nous sommes des gens de convictions et non d'appareils!

 

Le but de notre démarche aujourd'hui est simple, M. Pujol, nous vous demandons de prendre en considération tous ces gens qui ont eu le courage (car il a fallu du courage, oui!) de croire au front républicain. 

Ces gens vous demandent de tenir compte d'eux dans les décisions que vous aurez à prendre pour la ville."

 

 

- - -* en assistant aux conseils municipaux, en se rencontrant (dans un local, un café, comme l'Ubu), en échangeant des informations, en discutant sur les réseaux sociaux (facebook...)ou en créant un site...

 

- - -

 

Bonjour M. Bonnel,

 

je me permets de vous contacter après avoir lu votre appel dans le journal, avec le collectif, à voter J.M. Pujol  pour le second tour afin de faire barrage au Front National.

 

Après réflexion, il était devenu évident pour nous aussi que c'était la seule chose à faire, et ça a marché... c'est J.M. Pujol que nous avons élu! C'est une drôle de sensation qui mêle le soulagement au sentiment de s'être fait voler notre vote, quelle victoire amère pour Perpignan!

 

Ce vote nous ne le regrettons pas malgré tout, nous l'avons mûrement réfléchi en famille mais il nous reste en travers de la gorge tout de même. Ce qui me soulagerait un petit peu, ce serait de pouvoir adresser une tribune à M. Pujol.

 

De la part de tous les gens de gauche qui ont voté pour lui pour faire barrage au FN juste afin qu'il sache que c'est grâce aussi à la mobilisation de tous ces gens qu'il peut enfin jouir du plaisir de gouverner la ville "légitimement" par élection!  Que ces gens attendent de lui qu'il ne mène pas une politique qui satisfasse les déçus de l'échec du FN, mais qu'il tienne compte de tous ces gens qui ont eu le courage (on ne peut pas en dire autant des gens du parti qu'il représente) de croire au front républicain et qu'ils sont vigilants quant aux décisions qu'il prendra pour la ville.

 

Pensez-vous qu'il serait possible de simplement lui adresser un message par le biais de l'Indépendant qui lui rappelle cela?  Avez-vous des contacts qui permettraient d'élargir au maximum le nombre de signataires? Que pensez-vous de cette idée?

 

Je ne suis engagée dans aucun parti politique, je suis simplement et résolument de gauche. 

Je ne pense pas être revencharde en demandant juste que notre effort ne soit pas ignoré, cela également pour montrer aux gens qui ont opté pour un vote blanc que ce geste est inutile et lâche.

 

Je vous remercie par avance pour votre réponse, quelle qu'elle soit.

 

Bien cordialement.

 

Mme Sylvia Bonis

 

***Bonjour Mme S. Bonis,

 

Je suis d'accord avec votre texte, mais il ne faudrait pas que notre démarche soit axée sur le seul Pujol, pensons encore au FN...

 

Je vous propose de créer un "comité de vigilance d'intellectuels, artistes, écrivains, chercheurs, gens du spectacle, professeurs..." afin de surveiller l'action du FN à Perpignan (entrant en force à la mairie et à l'agglo), et de tous les pouvoirs en place : Conseil général, conseil régional et mairie de Perpignan.

 

Ainsi, le maire de Perpignan ne nous a pas remerciés; il ne répond pas sur les dossiers du "centre de documentation  sur l'Algérie", mais poursuit son idéologie "trouble" (une rue "Pierre Sergent" prévue au Moulin à Vent), M.Pujol ayant tous les pouvoirs et s'emparant de l'Agglo, en contradiction avec sa promesse de ne pas cumuler les mandats...

 

 

Si vous en êtes d'accrd, contactons d'abord les signataires du premier appel, nos amis, connaissances, les gens intéressés par cette démarche "hors partis"; faisons une nouvelle liste de signataires, que nous enverrons aux médias... 

à très bientôt. JPB.

 

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 08:15

eberhard.jpeg   Fabrice Eberhard.

  •  La nouvelle municipalité a eu raison de supprimer ce festival de théâtre : coût de l'opération ? autour de 40 000 euros, non compris le prêt de la cour du Château Royal...Il y a l'intention d'intégrer le théâtre, -selon Denise Snodgrass, la nouvelle adjointe à la culture, que je connais depuis longtemps et qui a fait elle-même du théâtre -, à l'automne en remplacement des "Musaïques", il y aurait un événement autour du "vin et du théâtre"...
  • Et puis Molière à Collioure ! Où l'acteur-auteur n'est jamais venu, mais a implanté son "Illustre théâtre" à Pézénas, à une heure d'ici...
  • Il y a tant à faire à Collioure : peintures, auteurs locaux et catalans à jouer au Château... Et puis, l'ancien maire, premier vice-président du CG66, en attente des résultats électoraux, n'a pas signé la convention avec le conseil général, et le nouveau maire, Jacques Manya n'a peut-être pas les mêmes rapports avec la structure départementale... Pourtant la ville de Collioure doit vivre en bonne entente avec le département, pour que le château royal soit intégré à la vie du petit port...
  • Enfin, le metteur-en-scène, choisi parce qu'il est le fils de l'ancien pasteur de Collioure n'a fait que de brèves animations populaires gratuites dans les rues... Il a commencé, avant Molière, à créer le spectacle "Matisse raconte", en s'emparant de mon texte ("Moi Matisse à Collioure", publié par Balzac éditeur), à 80% : j'ai pu me procurer le texte intégral de son spectacle et j'ai sélectionné les pages entières qu'il a pris à mon livre. Lors de la première représentation, alors que je m'étais entretenu avec Fabrice E.), il n'a pas mis mon nom sur l'affiche, ni dit un mot de mon livre qui l'a inspiré (il me l'avait dit un an avant la création su spectacle) dans les articles de presse (interview dans L'Indépendant...

 

  • Quelques heures avant la première représentation (dans le cloître du musée Peské, avec Daniel Tosi qui a composé la musique (ensuite suivront d'autres représentations, au conservatoire de Perpignan, à la cathédrale d'Elne, au Château Royal...un film sera tourné et une cassette vendue, sans que je puisse l'obtenir et avoir le moindre droit d'auteur...), j'ai prévenu Fabrice E. que j'allais, avec quelque copains, perturber son spectacle : il a alors reconnu sa dette envers mon livre, en me faisant venir sur scène, à la fin de la représentation...

Je l'ai par la suite menacé d'une procédure...

 

D'un ego sur-dimensionné, cet acteur qui ne jouait plus, mais lisait et dirigeait une troupe (du "Boramar") de jeunes, croit qu'on peut s'emparer des oeuvres des autres; incapable d'écrire, il s'est même accaparé la traduction d'une pièce de Shakespeare...

 

Si on veut que Collioure ait de l'ambition et que gràce au site incomparable du Château Royal, la ville devienne un "petit Avignon", il faut trouver des partenaires, rénover les salles et la cour du Château, trouver un acteur jeune et plus humble...

 

 

* réaction du nouveau maire :

1 / 2

Les nouvelles municipalités narbonnaise et colliourencque (de droite) viennent d'annoncer qu'elle mettaient un coup d'arrêt à leurs festivals respectifs. Sportfolio (festival de la photo de sport) à Narbonne, le festival de théâtre à Collioure.

"Nous nous interrogeons sur cette programmation et nous nous prononcerons officiellement d'ici une dizaine de jours, après une réflexion d'ensemble. Pour l'heure, force est de constater qu'il y a plusieurs problèmes : les dates de cette programmation (en plein été), qui entraînent notamment le gel de toutes les autres activités d'animation dans la cité, et puis son coût, bien sûr. Nous ne sommes pas des ennemis de la culture, bien au contraire ! Mais en plein audit financier, nous sommes en droit, et c'est notre devoir, de faire des choix. Maintenant, si le conseil général veut financer véritablement ce Festival de théâtre, nous n'y voyons aucun inconvénient", estime Jacques Manya le nouveau maire de Collioure.

 

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 10:25

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En la côtoyant pendant un an au service du SMIT de l'Hôpital Saint-Jean de Perpignan, en tant qu'animateur bénévole d'un atelier d'écriture pour les malades du sida (*), je n'aurais jamais pensé que ce médecin irréprochable fît une telle carrière politique fulgurante.

 

Se plaignant, au début, du "machisme" au parti socialiste, elle fut remarquée par C. Bourquin, qui lui donna envie de devenir conseillère générale, députée, puis aujourd'hui secrétaire d'Etat... Elle atteint, seule, dans le département (à part Jean Castex, ancien conseiller de Sarkozy pour les affaires sociales, que Ségolène a battu aux législatives), une aura nationale. Cela faisait longtemps que le personnel politique médiocre du 66 n'avait pas donné à la France un ministre...

 

Elle laboura sa circonscription, elle la sportive, la coureuse de fond, la passionnée du Canigou, et défendit la cause des femmes; on lui reprocha d'avoir stigmatisé le carnaval de St-Laurent de Cerdans : elle avait raison, on peut se moquer des puissants, pas de femmes esclaves, prostituées, exploitées en Catalogne et dans la région !

 

Elle aurait pu être la tête de liste de la gauche pour les municipales; elle savait Perpignan difficilement prenable ou connaissait ses chances d'avoir une promotion au gouvernement. On pense aussi à l'échange entre la droite (à moi Perpi) et la gauche (à moi le CG). Elle m'avait affirmé, avant les élections, que J.Cresta était un bon candidat...

 

Cependant Ségolène ne doit pas sa nomination au système Bourquin, mais à ses seules qualités : travail, sérieux, franchise, naturel, présence sur le terrain... 

 

Avec l'éloignement à la Région d'un C.Bourquin malade, après l'échec et l'effacement de J.Cresta, le PS est ici un champ de ruines. S.Neuville peut le rénover et reconstruire aussi toute la gauche. Elle représente un espoir pour ce département embourbé dans le désarroi... 

(*) livre publié par Cap Béar éditions, avec témoignages des malades et du personnel médical, dirigé par Hugues Aumaître (10 euros).

 

 

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J'avais écrit dans mon blog, juin 2012 : 

 

MARDI 19 JUIN 2012

LES AMIS À LA LIBRAIRIE TORCATIS - AVEC SÉGOLÈNE NEUVILLE

 

   Beaucoup d'amis, vendredi après-midi devant la vitrine de la librairie Torcatis. Une soixantaine de peintres, d'auteurs (d'Autres Plumes et d'ailleurs...), des copains, des copines pour les livres de J.P.Bonnel et les toiles de D.Baillieux ...

segolene-n-copie-1.jpg

 

 

   Puis vint Ségolène Neuville, que je n'avais pas revue depuis notre travail en commun à l'hôpital : j'ai animé un atelier d'écriture, avec des malades du sida  (textes publiés par Cap Béar), au service des maladies infectieuses et tropicales. Ségolène était détendue, sûre d'étre élue dimanche soir, se voyant déjà sièger dans des commissions (femmes, santé) à l'assemblée nationale. Bravo, elle a eu raison de ne pas avoir peur des anathèmes de Marine Le Pen. Elle est députée, elle, la féministe, la femme qui a des valeurs, femme sincère, militante fidèle, amie irréprochable... Je lui souhaite une belle carrière à Paris ! Qu'elle reste comme elle est, spontanée, naturelle et en pleine forme, la grande sportive (course du Canigou...)

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 08:31

images-copie-22.jpeg Michel Pinell -  48 heures dans la nouvelle vie du nouvel adjoint à la culture.

 

Les premières paroles du nouveau conseiller municipal en charge de la culture ont été pour les artistes, écrivains, intellectuels...qui ont signé une pétition pour empêcher la victoire du FN à Perpignan et ont demandé à ce que les citoyens votent pour J.Marc Pujol. 

 

I had a dream... Le maire de Perpignan, avec qui j'ai longuement parlé, hier soir, (en compagnie d'André Bonet et de Michel Cadé) au vernissage de Bettina Fauchier, à l'atelier d'urbanisme, n'a pas non plus remercié ces signataires, ni le peuple de gauche ou le centre dissident, qui ont voté pour lui... JM. Pujol a remercié J.Amiel-Donat, qui lui apporta au moins un pour cent des voix... Ingratitude..?

 

 

L'adjoint à la culture a eu, dès le premier jour de son entrée en fonction, un geste fort : il s'est rendu dans le quartier le plus délabré et pauvre de Perpignan pour poser une première pierre devant le local destiné à devenir une modeste, mais juste maison de la culture pour tous, une maison de la littérature en plein ghetto, une maison des arts offrant la possibilité, pour les jeunes et les gens vivant loin de la culture, de peindre, de faire de la musique, de lire des textes, d'échanger, de vivre un moment de bonheur...

 

 

La culture à la base, faite par les habitants eux-mêmes, montrant leurs formes de culture, leurs traditions; on ne peut leur imposer notre vision : même à des manifestations populaires comme "Visa pour l'image", ils ne viennent pas, pourquoi ? Evénement trop institutionnalisé, médiatisé, "parisien", voire inutile : montrer l'horreur sans pouvoir la changer...

 

Une première sortie du délégué à la culture au plus près du bitume et du désarroi d'une grande frange de la population..?

 

C'était un premier avril, bien sûr...Encore un rêve, une chimère...

 

 

Certes, se rendre au festival d'art sacré, c'est bien; écouter le carillon, c'est pas mal; voir Gérard Fromanger, c'est super (et le vernissage de vendredi dernier fut très couru)...mais ne restons pas entre bobos, intellos, artistes vrais ou pseudos... Il s'agit de sortir du centre-ville, du microcosme des musées et galeries...loin des discours, foin des cocktails ! Pour des vernissages sur une place (des Esplanades, Cassanyes), au milieu de la rue rendue aux habitants, le long d'un mur dessinée par la jeunesse !

 

Une politique culturelle populaire va-t-elle naître enfin à Perpignan..?

On reste sceptique (s)...

 

 

Ce soir, cependant, après avoir posé des questions au maire au sujet du mouvement "Occident" et de l'Algérie française, j'ai eu confirmation, de la bouche de JM. Pujol : le musée de documentation sur l'Algérie voisinerait avec un centre de documentation sur La Retirada (ou exil des Républicains espagnols, catalans...) Une bonne nouvelle. On jugera sur pièces. On attend cette réalisation.

 

 

En effet, Michel Pinell, les promesses, il faudra les tenir; elles ne servent pas que pour la campagne électorale ! Sinon, on va encore désespérer les citoyens et, la prochaine fois, s'il faut encore choisir entre le FN et vous, on n'est pas du tout sûr de bien faire...

 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 19:36

manuel-valls.jpg     

 

 

   * Manuel VALLS, premier sinistre de la France - Catalan, hélas ! Petit-fils de Républicain - Fils d'un grand peintre -  Neveu du compositeur de l'hymne du Barça - Epoux de la violoniste de J.Halliday... Dommage, il aurait pu faire un bon général libéral et combatif...

 

Valls à 3 temps : 1. Le temps des cerises. 2. Le temps des queues de  cerise. 3. Le temps de noyaux...

 

 

   * J.M.Pujol, maire de Perpignan : il aurait pu ne pas dire, pour gagner des voix, qu'une rue Pierre Sergent serait offerte aux habitants (chers Pieds-Noirs) du Moulin à vent... Il aurait pu, pour gagner des voix des habitants cathos du centre-ville, ne pas dire que la place Gambetta serait débaptisée (c'est le mot idoine, ici !) et nommée "Place de la Cathédrale... Dommage...

 

 

 

* J.Paul Alduy, feu maire de Perpi, aurait pu faire pendant des décennies ce qu'il a déclaré de façon magnifique et lumineuse :

- « Les résultats de dimanche soir, au plan national et local, ne mont en aucune manière surpris et jen avais déjà décrit les mécanismes dans le dernier chapitre du livre que jai récemment publié. Notre pays traverse une très grave crise : crise économique, crise identitaire, crise du modèle social auxquelles sajoute une perte de crédibilité sans précédent des dirigeants politiques (les frasques en scooter du Président actuel, les conversations enregistrées par le premier conseiller de lancien Président, etc.)...

 

Ceci explique la forte percée du FN partout en France et plus particulièrement sur le pourtour méditerranéen où les flux migratoires sont très importants venus notamment, mais pas uniquement, du Maghreb. A Perpignan, ville frontalière, le contexte est particulièrement favorable aux thèses du FN et cela explique quon nous ait délégué le compagnon de la fille..."

   Dommage qu'il ne l'ait pas fait...

 

J.P.Bonnel

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:20

IMGP8745.JPG Gentil Puig-Moreno (à droite sur la photo)

 

 

Je viens de regarder le débat entre Jean Marc Pujol et Louis Aliot qui vont saffronter pour le second tour de lélection municipale à Perpignan. Ce débat a commencé par une joute sur qui était le plus à lextrême droite entre celui qui avance masqué et celui qui est soupçonné davoir été à Occident. Un partout la balle au centre. Les discussions suivantes sur la propreté de la ville, la sécurité, la fiscalité, la circulation, et la mort lente du commerce en centre-ville, ont fait lobjet davalanches de chiffres qui se contredisaient allègrement, sans pouvoir départager lun et lautre, et savoir déterminer qui mentait. Un challenger combatif mais pas convaincant,  face à un maire sortant laborieux dans ses arguments qui en arriverait presque à nous faire croire que tout est bien dans le meilleur des mondes après les décennies Alduy  père et fils dont il est le successeur.

 

Les Perpignanais doivent quand même se poser des questions alors quils savent que la ville est sale, en particulier le centre-ville. Ils y sont pour beaucoup cest évident, tant lincivilité est grande dans cette ville du sud, et cette incivilité concerne toutes les couches de la population. Ils doivent aussi se poser des questions sur la fiscalité, car tout le monde sait que les impôts locaux à Perpignan sont élevés, très élevés. Tout le monde sait que la sécurité dans la ville nest pas garantie, en  particulier en centre-ville. Tout le monde sait que la circulation est de plus en plus difficile et plus seulement aux heures de pointe. A ce propos dailleurs il a été question des places de stationnement pour les voitures, pas de développement des transports en commun !

 

Mais dans le fond, au-delà de la bataille des chiffres, peu de différences fondamentales entre les deux candidats. Lun, humble avec une vision de gestion de bon père de famille, lautre qui fait croire quil veut renverser la table mais qui na dans son programme aucun élément lui permettant de le faire. La tonalité générale, manque dimagination, manque dambition. Nous sommes malheureusement condamnés à faire un choix entre lun et lautre parce que le PS avait un mauvais candidat, et arrive à bout de souffle après une séquence Bourquin qui a fait le vide autour dun noyau de clients et daffidés pour permettre le cumul de mandats, la prolongation au maximum de temps possible du pouvoir entre les mains dun seul.

 

Alors que faire dimanche pour les électeurs Perpignanais ? Aller voter déjà parce que cest un devoir citoyen si on est respectueux de la démocratie et du droit de vote si chèrement acquis.  En ce qui me concerne si jétais électeur à Perpignan mon vote irait à Jean Marc Pujol, pas par adhésion à ses idées ni à la tradition politique quil représente, mais par rejet dun Louis Aliot qui appartient à un mouvement tout droit venu de lextrême droite et qui une fois au pouvoir saura mettre en avant  son idéologie dorigine jamais reniée 

 

(moi aussi, mais arris à ce point, j'aimerais pouvoir percevoir et analyser les mécanismes du succés du new FN bleu marine, similitudes et différences des situations économiques et politiques entre 1933 et 2014. Car, là où tu y vois des similitudes (le Hitler masqué de 1933), beaucoup d'électeurs sont séduits par les différences. C'est ce que j'aimerais pouvoir percer. Les différences, les raisons ou les conditions économiques politiques du contexte actuel, qui les poussent dans les bras du new FN. Si nous arrivons à percer ce mystère, nous aurons peut-être une de clés de la solution. C'est en tous cas, ce que me demandent mes amis de Barcelone. Pourquoi ce succés de cette nouvelle extrème doite (imcompréhensible pour eux, le pays de la liberté et des droits de l'homme...). Au delà de ces elections, il y en aura d'autres, pour faire réellement barrage, encore faut-il savoir avec quels elements theoriques et politiques nous pouvons compter, ne crois-tu pas ? Nous devrons nous y employer, specialement ici, en Catalogne du nord, et je compte sur toi.

 

 Il faut faire barrage à celles et ceux qui véhiculent, même masqués, les idées de haine, de repli sur soi.  Vote par défaut mais vote important pour éviter de donner les clés de la ville au Front National qui a les apparences de la démocratie mais nattend que davoir le pouvoir pour  retirer le masque.

 

Noublions jamais quHitler est arrivé au pouvoir par les urnes. Certains seront choqués par ces propos quils trouveront excessifs. Cest pourtant une leçon de lhistoire qui doit rester présente dans nos mémoires, compte tenu du prix que cela a coûté à une génération européenne entière. Nos parents ont crié « Plus jamais ç». Relayons ce cri.

 

 

le 3/27/2014 09:20:00 AM, écrit par   Gentil Puig-Moreno, 66400 CERET (Vallespir)

g.puig-moreno@wanadoo.fr

http://www.vallespir.cat/

http://da-vallespir.over-blog.com

http://amablemuntanyanegra.over-blog.com

 

- - - NICOLE YRLE : 

 

 

Pourquoi Paul, saisi d’un irrépressible désir, entreprend-il ce voyage en Sardaigne ? 

Cette île qu’il devait découvrir avec sa femme Lucile, morte quelques années plus tôt... Qu’est-il venu chercher ? 

Voilà qu’un rameau de corail traverse les siècles et devient bijou. Il parcourt le temps et l’espace, d’une île méditerranéenne à une autre, reliant des êtres aux personnalités fortes. 

Qu’il s’agisse de Milena, Andreas, Fabianus, Taniei ou Efisia, leurs destinées à la fois si proches et si éloignées vibrent de passions et de drames. 

Leurs existences, au cours de l’Histoire, s’écrivent sur un même livre du Moyen Âge à nos jours, entre Sardaigne, Baléares et Catalogne, entre Collioure et Alghero où chacun aspire à revenir... 

Aujourd’hui comme hier, la guerre, l’ambition, l’asservissement, la maladie et la mort, mais aussi l’amour, l’amitié, l’esprit de solidarité

et de fraternité tissent la trame de la vie humaine.

le jeudi 27 mars 2014 à 18h00

A la bibliothèque municipale de Cabestany

 En partenariat avec les éditions Cap Béar

Entrée libre et gratuite

Renseignements au 04.68.50.82.95

 site de N.Yrle : http://www.yrle.com/nic

 INCLUDEPICTURE "http://www.yrle.com/nic/nicole.jpg" \* MERGEFORMATINET 

Rencontre littéraire

 avecNicole Yrle 

 autour de son roman  Couleur corail 

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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