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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 09:32

bib.jpg Jean-Pierre Bonnel répond à Louis Aliot depuis son lit-bibliothèque.

 

 

Rectificatif :

 

M. ALIOT cite mon nom au début du débat de ce jeudi 27 mars, face à JM. PUJOL :

 

il cite (sans le dire) un article de mon blog, dans lequel je citais le journal "La Croix" qui, sans preuve, affirmait que M. Pujol avait appartenu au mouvement extrémiste "Occident".

 

Je n'ai pas, non plus, de preuve ! Je regrette cependant que M. Pujol ne se soit jamais expliqué sur son passé politique; c'est ce que je lui ai demandé souvent : il ne m'a jamais répondu...

Je continue, bien sûr, à appeler à voter pour le maire-candidat J.M. PUJOL. 

 

jean-pierre.bonnel@orange.fr

 

- - 

 

Signataires (liste provisoire) de l'appel contre "un Perpignan frontiste" :

 

Teresa Rebull, chanteuse catalane, vivant à Banyuls    

Jean Pierre  Bonnel,  écrivain  français  né à Perpignan.

Avec le soutien de l'historien, spécialiste du Maghreb contemporain, Benjamin STORA.

 

 

*premiers signataires : ROBERT TRIQUERE Editeur - CHRISTINE LAVAILL Editrice -

 

Josep CABRE, artiste lyrique et chef de choeur, Perpignan - Christine Macé, coordinatrice Département Spectacle vivant -

 

Gentil Puig-Moreno, linguiste, directeur de la revue Vallespir, céret -

 

Paul Macé, directeur du musée MUSIC de Céret -

 

 Magdalena Juillard et le Site catalan - Yvan Bassou, citoyen stéphanois.

 

Michel Démelin et Françoise Démelin - Editions Talai

 

- Serge Llado, chansonnier - Davy Kilembe, musicien, interprète -

 

Fabien Mettay, auteur-compositeur-interprète -

 

Robert Barrero, président du Théâtre de la Rencontre, Perpignan.

 

Hugues Argence, photographe - Maria Moutot -

 

 Xavier Febrés, journaliste, écrivain catalan - Henri Francès, communication

 

- Joëlle Fournier, administratrice de production -

 

-Patrice Teisseire-Dufour, journaliste, poète.

 

Andrea Palol - Papa Faye - Jean-Charles Lannevere - Marc D. Brezovy - Jean Schmitt 

- Marielle Varillon - Michèle Durrieux - Nuage Marlène, auteur, artiste, chanteuse -

 

-Amparine Berges - Catherine Bosch-Albo - Eric Cases, consultant en communication -

 

 Amine Bouchène - Jocelyne Cold - Wassila Ltaief - Sylvette Maurin - Claude Durrieu - Cyril Garcia - Marion Bernard 

- Emmanuelle Madeline - Chhla Mehd - Hamza infrarouge - Maurice Slamiste - 

 

* LLUIS COLET, défenseur de Dali et de la Catalogne.

 

-Marc Feddaoui-Mion, intello précaire lorrain, à Perpignan depuis 2006.

-Xavier Florimond, enseignant, militant associatif.

- Ben moussa Abdelaziz, membre du mouvement du 14 avril - 

 

Adressez  votre  accord  à :   jean-pierre.bonnel@orange.fr (06.31.69.09.32)

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 09:52

Ralmon-Pichot-Girones--Promenade-sur-les-Boulevards-bd.jpg Ramon Pichot Girones, promenade sur les boulevards (expo en cours "Autour du Bateau Lavoir")

 

S'il fait beau dimanche, les citoyens iront se promener, sur les boulevards ou à la plage...

 

* Derniers échos de campagne : le candidat UMP entre l'échec de L.Aliot et la surprise J.Cresta

 

* La droite : M. J.M. Pujol, candidat à la mairie de Perpignan ne répond pas :

-ou peu :  Sur le site du quotidien L'Indépendant, pour répondre aux internautes perpignanais, Jean-Marc Pujol (7 réponses à 47 questions) arrive bon dernier avec un taux de réponse de 15%

-ou par l'intermédiaire d'un de ses conseillers ou colistiers (sur les réseaux sociaux) - 

-La stratégie est de ne pas répondre en ...répondant que celui qui critique le maire en place fait le jeu du Front national. Il faudrait voter JMP dès le premier tour (!) pour que le FN n'emporte pas la ville. OK pour la seconde partie de la phrase; quant à la première, il faut un débat démocratique et d'autres candidats proposent leurs projets : il n'y a pas que le candidat en place, même si les sondages font de lui le meilleur rempart contre le FN. (cependant beaucoup d'idées et de propositions sont identiques à L.A. et à J.M.P. Et puis les sondages sont pernicieux, orientant la campagne, la réaction et le comportement des médias, set surtout démobilisant l'électorat !!)

-Sur la dette (3900 euros Perpignan + l'Agglo), le candidat JMP compte la résorber grâce à l'inflation (il l'a déclaré dans le journal Les Echos, mais n'en a jamais parlé dans sa campagne à Perpignan...

   Si on considère ses promesses et propositions : pas d'augmentation d'impôts pendant 6 ans, mais achat de nombreux bâtiments du patrimoine militaire et religieux, aménagement des berges de la Têt, installation d'un fac de droit sur le parking Arago, un centre de formation aux métiers du sport, de nouvelles écoles, l'agrandissement du musée Rigaud et duconservatoire, achat du Mess pour y installer une vitrine touristique...on rêve : "Paroles, paroles !!! Words, words !!"

-Cependant, le candidat JMPujol connaît l'économie et le budget d'une ville : il était président de la commission des finances à la CCI, à l'époque dirigée par J.Farran, ancien député condamné pour abus de confiance et ingérence dans l'affaire du château de Corbère, sans oublier les fraudes dans la gestion du parking de l'aéroport...Le candidat UMP-ancien grand financier n'a, lui, jamais été inquiété par la justice...

-M.Pujol ne répond pas, mais ses solutions sont expéditives et tellement simples : face à la violence et au problème des ghettos de St-Jacques, St-Mathieu...revenons sur la loi Malraux des secteurs sauvegardés; rasons ce centre historique, chassons les pauvres et les gitans, faisons une belle opération immobilière...

La baguette magique : parfois, des employés municipaux engagés par clientélisme, travaillent peu ou sont souvent absents : on les met aux prudhommes ou on supprime des postes (la menace de la privatisation a, elle aussi, été brandie), on ne renouvelle pas les départs à la retraite, au lieu de rediriger ces postes vers les crèches, les centres sociaux, l'éducation, la culture, la sécurité...Une politique libérale qui ne peut pas redonner confiance aux citoyens ! Mais cette politique allège la masse salariale, première dépense d'une municipalité  ! N'y a-t-il pas d'autres solutions, plus humaines..?

-Enfin, au point de vue idéologique, le candidat n'a jamais répondu sur ses zones obscures : son passé de lutte anticommuniste, son hommage à l'Algérie française, son amitié pour l'ancien héros de l'Algérie française Pierre Sergent... L.Aliot connaît les atouts de JM.Pujol : ce passé lointain et occulté dans les mouvances de l'extrême-droite, ses attaches avec les rapatriés et les harkis, le ralliement de M.de Noël, ancien dirigeant du FN à Perpignan...

JM.Pujol est l'original et L.Aliot sait que les Français préfèrent l'original à la copie. Aliot, c'est la copie, c'est un frontiste modéré, c'est un avocat légaliste, c'est un parachuté en pays catalan, c'est un dirigeant parisien, c'est la tête de liste des Europénnées pour le FN : trop de casquettes, trop d'ambitions et, en fin de compte, pas grand-chose : l'attaché parlementaire et le garde du coeur de Marine Le Pen... L'échec annoncé sans avoir recours à un front républicain, assez improbable car chaque liste veut des élus )et une fusion Pujol, Codognès, Cresta est utopique...) !

 

** La gauche : pour la première fois, un sondage national, publié dans le journal "La Croix" donne Perpignan gagnable par la gauche... De l'extrême-gauche du NPA au PS, en passant par le vert J.Codognès et l'extrémiste du centre Clotilde Ripoull, tout est possible..

 

 

 

**Divendres 21 a partir de 18h30 Poéises d'Anna Dodas i Noguer :

Celebrarem el Dia Mundial de la Poesia
amb la lectura de poemes de Anna Dodas i Noguer
jove poeta catalana nascuda a Folgueroles (Osona) el 1963, que morí assassinada a Montpellier l'any 1986 abans de veure publicada la seva segona obra poètica, El volcà. Amb aquesta mort inesperada, Anna Dodas veié interromput el seu procés creador, en el qual destaquen dues obres: Paisatge amb hivern, guanyadora del Premi Amadeu Oller 1986, i El volcà, publicada pòstumament. 

-- 
Centre Cultural Català-Casal Jaume Ier
23, avinguda del Liceu 
66000 Perpinyà
Tel. (0)4 68 55 47 90
Cel : elcasalperpinya@gmail.com
   
Si no vols rebre més correus de elcasalperpinya@gmail.com, només cal que ens ho diguis.
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 11:53

19-mars-2014--mur-ducercle.jpg  photo du 19 mars 2014 devant le mur des disparus, centre national de documentation des Français d'Algérie. (psents : B.Lafontaine, R.Grau, J.M.Pujol, MM.Zidani et Parra, Olivier Amiel...)

 

Evénement en contradiction avec ce qu'a toujours déclaré M.Pujol : ne pas commémorer le 19 mars, qui, pour lui, est une honte pour la France, qui a laissé commettre des crimes en Algérie, l'armée française demeurant l'arme au pied. En effet, la guerre d'Algérie ne s'achève pas le 19 mars, mais jusqu'en 1964, des citoyens algériens, harkis, arabes ou français d'Algérie mourront : il faut reconnaître les tortures et crimes du FLN, mais aussi les tortures et les crimes de l'OAS; or, le maire de Perpignan semble surtout rendre hommage aux victimes du FLN  ce manque d'objectivité m'a toujours choqué...

 

C'est pourquoi, lors du 1er débat sur la culture (organisé par Michel Pinell-, salle des libertés), j'ai été le 1er à prendre la parole et à m'interroger sur l'identité de Perpignan : "Perpignan la Pied-Noire"..???

Des applaudissements et des réactions révoltées...

 

A la fin du débat, je suis accosté par Suzy Simon-Nicaise, conseillère municipale et directrice du "musée de l'Algérie"; elle me dit que j'ai tort et qu'on va tout m'expliquer; elle m'invite au centre de doc et on prend mes coordonnées...

 

3 ou 4 mois se passent et rien, pas de RV, pas d'invitation...

 

Je fais alors le 1er pas: je me rends au couvent Ste-Claire, parle avec la documentaliste (très sympa, d'ailleurs) et note mes coordonnées dans un cahier: on me contactera...

 

3 mois encore sans nouvelles...Pour la journée du patrimoine, je me décide et vais voir le mur des disparus et visiter le musée : je  ne remarque pas de documents qui célèbre ouvertement l'Algérie française et dans la vitrine consacrée à Camus, je ne vois pas l'extrait du roman "La Peste", coupé de son contexte et utilisé pour récupérer l'écrivain (vois le livre de Benjamin Stora : Camus brûlant).

 

Je croise Mme S.-Nicaise mais je ne lui parle pas car elle est occupée par de nombreux visiteurs..

 

Mais pas de nouvelles...Ce musée (en éternelle rénovation, je passe devant tous les jours, semble fermé..?)

 

M.le Maire ne répond pas ? Y a-t-il un pilote ? 

 

Nous prépare-t-on un musée plus objectif, plus scientifique, ouvert à toutes les guerres, tous les exils (Républicains espagnols...) comme au MUME de La Jonquera... On veut bien le croire...mais on se méfie, en ces temps de promesses électorales...


 

** historique de l'affaire du "Centre nationale de documentation des Français d'Algérie"

(né du "Cercle algérianiste"  et futur musée de l'exil à Perpignan..?)

 

Le Centre de documentation fait suite à la “stèle de l’OAS” érigée en 2003 au cimetière du Haut-Vernet et dont ils demandent le déménagement dans un lieu privé, et au “mur des Disparus” inauguré en 2007.

Après plusieurs années de polémiques, un Centre de documentation des Français d’Algérie (CDFA), a été inauguré le 29 janvier 2012, dans l’ancien couvent Ste Claire à Perpignan.

Alors que le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, lui-même pied-noir, avait annoncé son intention de « dépolitiser » l’inauguration, celle-ci s’est déroulée en présence de Gérard Longuet, ministre de la Défense, pendant le congrès annuel du Cercle algérianiste [2]. Un congrès au cours duquel Thierry Rolando, président national du Cercle algérianiste avait insisté sur « l’éternel besoin de reconnaissance du drame que nous avons vécu, de la mémoire de ceux que nous avons laissés de l’autre côté de la Méditerranée » [3].

« Nous ne remettons pas en cause la création d’un centre d’information, à condition qu’il porte sur l’histoire franco-algérienne, que ce soit un lieu de mémoire partagée et qu’il soit piloté par un comité scientifique constitué d’historiens. Comme cela avait été promis par Jean-Paul Alduy, clament d’une même voix les membres du collectif. Mais confier ce centre de documentation au seul Cercle algérianiste, c’est scandaleux. Car cela représente une subvention de 1,8 M€ au bénéfice d’une association ! Peut-être les habitants de Perpignan pourraient contester l’utilisation de ces fonds publics à des fins partisanes… » [4]

source : ligue des droits de l'Homme -  http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5133

Notes :

 

[1] Contact : ldh66@ldh-france.org – Site internet : http://www.ldh-france.org/section/p....

[2] Au cours de l’après-midi du même jour, Marine Le Pen avait organisé un grand meeting à Perpignan...

[3] « Pieds-noirs : "L’éternel besoin de reconnaissance" », L’indépendant du 29 janvier 2012.

[4] « Deux visions de l’histoire franco-algérienne, un seul musée », L’indépendant du 24 janvier 2012.

 

- - -

* Musées et mémoriaux comme le Mur des disparus sont les champs de bataille de cette guerre des mémoires.

Selon Jean-Marc Pujol maire de Perpignan, les pieds noirs ont été les premières victimes du FLN. Lui-même pied noir, il est l’homme politique qui a encouragé la construction du Centre et a rassemblé pour sa construction environ 2,5 millions de dollars de fonds publics, à savoir l’État et sa propre municipalité.

 

« Il a fallu cinquante ans pour que le pays reconnaisse sa responsabilité dans ce qui est arrivé aux Juifs pendant la deuxième guerre mondiale », dit M. Pujol, en faisant allusion à la demande de pardon pour le rôle de la France dans la déportation des Juifs, formulée pour la première fois par un président français, Jacques Chirac, en 1995. « Nous pensons qu’un jour nous aurons à prendre nos responsabilités pour ce qui est arrivé aux pieds noirs. »

 

Ce point de vue, qui oublie les Algériens victimes des pieds noirs, va de pair avec une vision « heureuse » de la vie quotidienne, paisible et bien intégrée, en Algérie avant la guerre. Elle ne correspond pas à la réalité ; le vote d’un Européen valait ceux de dix musulmans, 14 % seulement des enfants musulmans étaient scolarisés, et les revenus des musulmans étaient cinq fois moindres que ceux des Européens.

 

 

 

Jeudi 26 avril 2012

Perpignan, capitale des nostalgiques de l’Algérie française, par Roger Hillel *** Un article de Médiapart *** Le quotidien algérien Expression donne son point de vue

 

cropped-logo_anpnpa.jpg

    

http://www.anpnpa.org/?p=754

Inauguration du centre de documentation

des français d’Algérie.

Dimanche 29 janvier 2012, au Palais des Congrès devant une foule de pieds noirs venus de toute la France, le président du Cercle algérianiste, du maire de la ville et du ministre de Nicolas Sarkozy ont à l’unisson vanté les bienfaits de la colonisation.
En cette journée de dimanche 29 janvier 2012, la pluie, le froid, et le vent se sont abattus sur Perpignan  ainsi que le méritait l’affligeante inauguration du Centre de documentation des français d’Algérie. Affligeant les discours que devaient prononcer d’abord Thierry Rolando président national du Cercle algérianiste, une association qui regroupe des milliers de pieds noirs perdus dans la nostalgie de l’Algérie d’avant l’indépendance, puis Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan et enfin Gérard Longuet, ministre d’Etat. Un personnage à qui colle toujours à la peau son passé de fondateur en 1963 du mouvement d’extrême-droite, Occident. Ce passé, il l’a habilement exhibé après s’être fait huer pour avoir cité le nom du général de Gaulle. Et puis, pour retourner, non sans succès, son auditoire en sa faveur, il a fustigé les «adeptes de la repentance», et flatté «cette formidable entreprise de la présence française en Algérie». Puis, pour ne pas être en reste, il a achevé son discours en entonnant le chant des africains, suivi par une salle exaltée et rugissante et conclu l’inauguration par : «vive le souvenir de la France en Algérie». Ce slogan faisait écho à celui de Thierry Rolando qui avait terminé sa harangue par ce cri: «que vive l’Algérie qui fut la notre, l’Algérie Française». Il faut dire que ces deux personnages s’apprécient. Le premier n’avait-il pas la veille, au congrès national du Cercle algérianiste, salué «le parcours politique particulier» du second, ajoutant à son endroit pour s’en féliciter, qu’il avait été «le leader du mouvement Occident». Encadré par ces deux allocutions, celle du maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol se voulait larmoyante et pateline. Histoire de prouver son ouverture d’esprit, il avait parsemé son propos des mots : «Amour, vérité, justice, mémoire». Des mots sirupeux qui ne sauraient estomper son hommage au commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, l’un des fondateurs de l’OAS, fait Grand’Croix de la Légion d’honneur, le 28 novembre 2011, par le Président de la République. Jean-Marc Pujol est familier des coups bas sachant se faire  ovationner en s’insurgeant contre «ces falsificateurs de l’Histoire, ceux qui ont voulu faire croire aux lendemains qui chantent en fournissant le goulag en URSS». C’est sous de tels auspices qu’a été conçu le Centre de documentation des français Algérie désigné dans le message de Nicolas Sarkozy lu par Gérard Longuet comme «le musée consacré au souvenir des français d’Algérie». On ne saurait mieux définir ce Centre qui ouvre ses portes dans un haut-lieu historique de la ville, le Couvent Sainte-Claire, qui fit office de prison jusque en 1989. Tout un symbole : une ancienne prison pour emprisonner l’Histoire.

facade_cloitre-c3a9a.jpg

Photo LDH Toulon

«Morceaux de choix» du discours de Jean-Marc Pujol
«L’amour de notre pays perdu, de nos familles dispersées, les français d’Algérie l’ont peu à peu construit en métropole. Je dis métropole parce que je sais que pour beaucoup d’entre vous le mot France a été synonyme d’abandon, d’incompréhension, de trahison et d’injustice. La France qui nous abandonné c’est celle qui a ordonné aux soldats de ne pas sortir des casernes le 5 juillet 1962 à Oran quand les massacres commençaient, c’est celle du froid calcul politique toutes tendances confondus. Mais, n’oublions surtout pas qu’au même moment des officiers français désobéissaient pour sauver les pauvres vies emportées par la monstruosité politique (il s’agit des officiers qui créèrent l’OAS. NDLR) le temps est venu de sortir des lectures biaisées d’idéologues au service d’une cause dépassée qui travestissent la vérité pour se donner bonne conscience… déjà lorsque nous avons érigé le mur des disparus nous avons dû faire face à des campagnes de désinformation et de calomnies des falsificateurs de l’Histoire» .

A l’appel du collectif «pour une histoire franco-algérienne non falsifiée», quatre-vingt personnes se sont retrouvées place Cassanyes pour protester contre l’inauguration du Centre de documentation des français d’Algérie

Le collectif «pour une histoire franco-algérienne non falsifiée» ne voulait pas laisser sans riposte l’inauguration du Centre de documentation des français d’Algérie. Un «musée» qui mérite plutôt l’appellation de centre «de dévotion de la France en Algérie» tant sa présentation des 132 années de présence française en Algérie est conçue comme une apologie de «l’oeuvre française en Algérie». A l’heure où le ministre Longuet faisait son apparition dans le Palais des congrès, à l’instant même où il était ovationné par une salle comble de nostalgéristes debout et trépignants, quatre-vingt militants bravant le froid étaient rassemblés à quelques encablures pour sauver la face de la ville de Perpignan qui se flatte d’accueillir un centre de documentation à vocation nationale et qui n’est en fait, après la stèle OAS et le mur des disparus, que la 3ème pièce d’une lamentable opération de réhabilitation du colonialisme français pilotée par la mairie et le Cercle algérianiste.

Les militants, après avoir inauguré une «place des victimes du colonialisme», puis expliqué aux passants le sens de leur initiative, devaient lancer des slogans on ne peut plus explicites :

Non ! Pas d’argent public pour les nostalgiques de l’Algérie Française.

Non au Centre de documentation des français d’Algérie.

Oui pour une histoire franco -algérienne non falsifiée.

Oui pour la vérité sur les crimes du colonialisme, halte au racisme et à la xénophobie.

Roger Hillel

  Un article de Médiapart

http://blogs.mediapart.fr/blog/banyuls/260112/contre-le-retour-des-bienfaits-de-la-colonisation

  Contre le retour des "bienfaits de la colonisation"

 Collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée à Perpignan

Notre collectif constitué de vingt organisations associatives, syndicales et politiques organise ce rassemblement pour protester contre la création dans le couvent Sainte-Claire du centre de documentation des français d'Algérie. La mairie de Perpignan en a confié la conception et la gestion au « Cercle algérianiste », une association de nostalgiques de l’Algérie française qui n’a aucune légitimité pour représenter l’ensemble des Français d’Algérie. Il a été inauguré le dimanche 29 janvier 2012 en présence des représentants de l'Etat et de la mairie. Une inauguration à laquelle l’extrême-droite xénophobe et raciste a participé.

Outre la création de ce centre, financé pour plus de 2 millions d'euros avec des crédits de la ville et de l'Etat, la mairie a accepté et favorisé en 2003 l'érection dans le cimetière nord d’une stèle dédiée à l’OAS, puis en 2007 l'édification derrière le couvent Sainte-Claire du « mur des disparus » qui ignore bien des personnes, françaises et algériennes, disparues en Algérie entre 1954 et 1964.

Le collectif entend ainsi protester contre les tentatives des nostalgiques de l’Algérie française de réhabiliter l’idée coloniale et œuvrer à l’écriture d’une histoire franco-algérienne qui ne soit pas falsifiée.

NON ! Pas d'argent public pour les nostalgiques de l'Algérie Française.

NON  au Centre de documentation des français d'Algérie.

OUI pour une histoire franco-algérienne non falsifiée.

OUI pour la vérité sur les crimes du colonialisme, halte au racisme et à la xénophobie.

**************

Cliquez sur le lien ci-dessous pour prendre connaissance d'un article du quotidien algérien "Expression"  

http://dandelotmije.over-blog.com/article-le-maire-qui-a-trompe-nos-elus-un-article-du-quotidien-algerien-expression-a-propos-du-centre-de-do-97777834.html

(blog de Michel Dandelot - le blog des anciens combattants d'Afrique du Nord)

 

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 10:09

images-1-copie-1    L. Aliot, du FN, ne commémorera pas la fin officielle de la guerre d'Algérie, on le sait... Il se dit modéré, opte pour un vernis de démocrate, mais l'extrémisme couve sous la carapace séductrice...


 

Mais le maire de Perpignan, JM Pujol, non plus, et c'est plus grave de la part d'un élu, d'un représentant du peuple, car c'est l'assemblée nationale qui a voté pour la date du 19 mars. 

 

M. Pujol est-il légaliste ? Il appartient à un parti démocratique, l'UMP, mais sa conduite est proche de celle du Front national : pas étonnant de la part d'un homme qui, de la droite extrême d'Occident (lire le dossier récent de L'Express sur "Le choc" électoral à Perpignan) en passant pour la glorification de l'Algérie française voir mon article, demain, jeudi 20 mars), jusqu'à la droite dure actuelle, tente de rallier les votes des rapatriés, des harkis, des nostalgiques du passé colonial de la France...

 

Le 19 mars : il est vrai que le président Sarkozy  a voulu supprimer cette date et instaurer celle (absurde ! quels en sont les fondements ?) du 5 décembre... Sarko qui ne voulait pas entendre parler de repentance et J. Chirac qui dut reculer quant à l'article 4 des programmes scolaires sur "le rôle positif de la présence française outre-mer..."

 

Mais M.Pujol n'a pas tout à fait tort : la guerre en Algérie n'a pas pris fin le 19 mars, et plus : des crimes affreux et des exactions inadmissibles ont été commis par le FLN, sous les yeux de l'armée française, qui n'a pas bronché... En outre, on se rappelle la promesse de De Gaule d'aider les harkis et de leur envoyer des bateaux : ils ont été égorgés par centaines par les militants nationalistes !!! On comprend que le gaullisme en ait pris un coup, après ces trahisons du Général !!! 

 

Alors pourquoi M. Pujol est-il à l'UMP, qui est, normalement, l'hériter du mouvement gaulliste.. M. Pujol est dans la contradiction; en apparence libéral et gaullien, il est très proche des positions du FN (L. Aliot a d'ailleurs montré la "porosité" des deux électorats), il "drague" les voix des harkis, des Pieds-Noirs, des gitans, des extrémistes nostalgéristes, tout en opérant des ouvertures : interdiction de Dieudonné, ouverture de sa liste à un transfuge "de gauche"...

 

M. Pujol est-il un Républicain ? On en doute !

 

En effet, il n'a pas, comme son ami UMP maire de Saint-Cyprien, célébré la Retirada (autre exil, autre tragédie, à laquelle il devrait être sensible), alors que des camps de concentration avaient été installés à Perpignan... 

 

En outre,iI n'a jamais instauré à Perpignan, depuis 13 ans, en dépit de "l'hommage permanent" qu'il croit rendre aux supplétifs de l'armée française, une journée à la mémoire des harkis !!!

 

Le maire de Perpignan, comme d'habitude, ne répondra pas... Les citoyens et les électeurs chercheront un interlocuteur plus loquace et convaincant...

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 12:48

images-3  images-2   PUJOL (UMP) et Cresta (PS), candidats à la mairie de Perpignan.

 

QUI crée le FN ? qui fait son jeu ? Le parti d'extrême-droite n'existerait pas si les partis parlementaires et de gouvernement ne s'étaient pas adonnés, depuis des décennies, aux scandales, à la corruption, au trafic d'influence, aux délits d'initiés, à la criminalité en col blanc, aux fraudes financières, aux écoutes téléphonoqies, aux pots de vin...


 

Droite et gauche, voici une classe politique corrompue depuis belle lurette et personne n'est dupe...D'où l'éloignement des électeurs, l'absention massive et surtout le défoulement en optant pour des partis extrémistes, populistes, dangereux pour la démocratie !

 

Mitterrand a montré l'exemple avec de nombreux scandales et en jouant avec le feu : favorisant le FN pour diviser la droite et avoir des triangulaires aux élections...

 

Sorko a suivi, avec sa vie bling-bling et ses propres scandales (les affaires sont dans l'actualité aujourd'hui : affaire Bettencourt, arbitrage incroyable accordé à Tapie en 2008, soutien de la Lybie à sa campagne électorale...) et les "frais de police" de son ministre de l'intérieur Guént...et son conseiller P. Buisson, de droite dure, qui l'enregistre...

 

La liste est longue, de DSK (directeur du FMI) à Cahuzac (ministre du budget et ses comptes à l'étranger)...de Copé et sa trahison de l'Ump, dont il est le président, en aidant une société de communication dirigée par deux de ses collaborateurs... 

 

A côté, l'aventure du Président de la République, casqué sur son scooter, passe pour une amourette romantique...

 

La morale publique est bafouée, l'éthique n'existe plus chez les maîtres, les élus, les puissants qui nous gouvernent. Sont complices les parlementaires, les conseillers, les maires de ces partis dominants -l'Etat PS, le clan UMP- laissant le champ libre à l'avancée inéluctable du FN.

 

MM Pujol et Cresta sont responsables, à des degrés divers, de cette situation catastrophique pour la démocratie. La politique politicienne et financière, poussée à ce stade, est un malheur pour les citoyens... Les politiciens en place sont responsables de ce suicide à petits feux de la démocratie.

 

A ce degré zéro de la politique, le réflexe est de sortir de la politique ! Et redonner ses lettres de noblesse AU politique !

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 15:08

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** PHILO :  En partenariat avec le Théâtre de lÉtang, lassociation Les Rendez-Vous de Saint Estève vous propose de participer au Café philo, débat animé par Bruno Seweryn, inspecteur de lÉducation Nationale sur le thème les intelligences multiples

 

le dimanche 16 mars, à 18h, au Théâtre de lÉtang, à Saint Estève.

 

La complexité des intelligences, cela simplifie tout !

Un parent donne de la valeur à ses enfants. Un enseignant donne de la valeur à ses élèves. Une personne donne de la valeur à d'autres personnes ou s'imagine la valeur des autres personnes par analogie et souvent par rapport à un modèle idéal, parfois de manière négative ou comme un renoncement.

On entend parfois des gens déçus dire : « le niveau baisse! », « c'était mieux avant !». Dans quarante ans, peut-être entendrons-nous : « les élèves étaient meilleurs avant! »  dans la bouche des professeurs d'alors qui penseront, émus, au talent des élèves du début du 21ème siècle.

Ce sera vrai si l'on continue à ne privilégier qu'une partie de la valeur de l'intelligence des élèves et à enseigner par et pour des talents canoniques : dire, lire et écrire, compter.

Et si bouger, chanter, collectionner, situer, méditer ou convaincre étaient des apprentissages au moins aussi importants?

Ce sera l'objet de la réflexion au cours de laquelle nous étudierons des formes de recherche, de mise en valeur et d'élaboration d'intelligences multiples que spontanément les pédagogues ont déjà utilisées et utilisent encore sans forcément savoir pourquoi. Cette théorie encore récente d'Howard GARDNER engendre des mises en œuvre joyeuses mais néanmoins en accord avec les attendus actuels et sans oublier les efforts nécessaires pour apprendre.

Comme le disait Louis PAUWELS, l'intelligence serait ce qui se passe quand rien n'empêche l'intelligence de fonctionner ?

 

Entrée libre.

 

Pour suivre les activités des Rendez-Vous, une seule adresse : www.rdvse.fr

 

Pour tous renseignements : rdvse@rdvse.fr 06 32 47 21 14

 

Les Rendez-Vous de Saint-Estève, créateurs d'évènements culturels

 220px-Meslier.jpg Jean Meslier  -  ASSOCIATION DES ATHÉES DES PYRÉNÉES - ORIENTALES

 

    

LIRE JEAN MESLIER

 

-  Le 22 avril 2013 à Pézénas (Hérault), Serge DÉRUETTE professeur à l'Université de Mons en Belgique a présenté son livre "Lire Jean Meslier" (2), au cours d'une conférence ayant pour thème "Jean MESLIER, le plus hardi des philosophes".

 

-  Jean Meslier, né à Mazerny (Ardennes) le 15 juin 1664, est un prêtre et un philosophe français. Il a été curé d'Étrépigny où il est mort le 17 juin 1729, mais bizarrement personne ne sait ce quest devenue sa dépouille. L'Église devrait avoir sa petite idée sur la question.

-  Son existence n'a été connue qu'à partir de la publication en 1762 par Voltaire, sous le titre de Testament de J. Meslier, d'un texte qu'il présentait comme un extrait d'un texte beaucoup plus volumineux, retrouvé chez lui et dans lequel il professait son athéisme avec détermination. Il nous livre dans ce texte une critique virulente et directe de la religion. Bien plus quune exposition de thèses athées ce manifeste est considéré comme le texte fondateur de l'athéisme en France.

 

-  D'après Serge DÉRUETTE, Jean MESLIER est ce curé dun minuscule village (259 habitants en 2009), perdu au fond de la campagne ardennaise qui, pendant quarante ans, consacra ses journées à ses paroissiens et ses nuits à la rédaction secrète dun énorme « Mémoire des pensées et sentiments de Jean Meslier ».

-  Etonnant mémoire qui ne circula que sous forme de manuscrits. Seuls quelques extraits furent publiés, tronqués et manipulés plus ou moins honnêtement par Voltaire. DHolbach sen inspira largement. Ce nest quen 1970 quune édition complète fut publiée. Cette édition est aujourdhui épuisée.

 

Pour Serge DÉRUETTE il ne fait aucun doute que Jean MESLIER est le plus hardi de tous les philosophes du XVIIIème siècle. Il a été le premier penseur à réunir en une seule conception du monde et de la vie, lathéisme, le matérialisme, le communisme et la pensée révolutionnaire.

 

-  Le premier théoricien systématique de lathéisme. Le premier matérialiste systématique et conséquent depuis lAntiquité. Un précurseur du féminisme, favorable au divorce, à lunion libre, à une sexualité définie comme ‘‘ce doux et violent penchant de la nature’’, à lopposé de tout libertinage.

-  Le premier théoricien à vouloir fonder une société sans classes, non par limagination utopique, mais par laction révolutionnaire. Le premier à voir dans la propriété privée lorigine et la cause de linégalité et de la domination.

 

-  Un précurseur de léthologie (1) en contestant Descartes et sa théorie des « animaux-machines ». Et le premier dans bien dautres domaines que Serge DÉRUETTE sest fait un plaisir de détailler.

-  Son audace explique sans doute le silence dans lequel son Mémoire a été tenu si longtemps. A lheure des crises économiques, de linstrumentalisation des religions comme armes politiques, JEAN MESLIER est encore en avance sur notre époque.

 

-  (1)  L'éthologie est l'étude du comportement des diverses espèces animales. L'éthologie humaine, axée sur l'étude des comportements individuels, en fait partie.

-  (2) Lire Jean MESLIER, Aden Éditions 2008, broché, format 14 x 20, 416 pages, prix 22,40 euros  

 

-  Une association avec 70 adhérents intitulée Les amis de Jean Meslier existe dans les Ardennes depuis le 10 février 2011. Elle nous a fait savoir quelle fêtera cette année le 350ème anniversaire de sa naissance.

Quil n’y a pas encore de monument à sa mémoire, mais quelle lancera bientôt une campagne auprès des élus

pour donner son nom à des rues ou autres lieux publics.

Que Lénine avait fait inscrire son nom sur la colonne des "précurseurs du socialisme" dans le parc Alexandrovski

à Moscou et que ce monument existe toujours.

 

Association des amis de Jean Meslier (1664 1729)

Président J.C. Van Bervesseles

Siège social : 4 rue Condé - 08000 CHARLEVILLE-MEZIERES

Téléphone : (00 33) 06 85 66 98 98

http://www.jeanmeslier.fr/

Courriel : lesamisdejeanmeslier@gmail.com

 

 

 

Jean Meslier, ou Mellier, né à Mazerny (Ardennes) le 15 juin 1664, est un prêtre et philosophe des Lumières français, curé d'Étrépigny où il est mort au début de l'été 17291. Son existence n'a été connue qu'à partir de la publication en 1762 par Voltaire, sous le titre de Testament de J. Meslier, d'un texte qu'il présentait comme un extrait d'un texte beaucoup plus volumineux, retrouvé chez lui et dans lequel un curé professait avec détermination son athéisme et se livrait à une critique radicale des injustices de la société de son temps.

Ce texte, au titre original de Mémoires des pensées et sentiments de Jean Meslier...note 1, est considéré comme le texte fondateur de l'athéisme et de l'anticléricalisme militant en France.

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 09:23

photos-1920.JPG (C) J.P.Bonnel

 

La culture à Céret, suite...

 

A l'offre picturale, la mairie a ajouté l'offre musicale, en créant le formidable musée "Music", renfermant des centaines d'instruments du monde entier et donnés par un généreux mécène (voir ce blog, lors de l'inauguration par le président du Sénat, M. Bel). Il y a les sardanes, celle surtout de la Paix dessinée ici par Picasso et propriété du parti communiste français...les fêtes catalanes, le festival Querencias, mais aussi... les airs bêtes et méchants de la tauromachie; toutefois, si cette tradition est un hommage à Pablo...On rêve tout de même à un grand festival de musique "Déodat de Séverac" en hommage à ce musicien occitan, qui aima tant cette ville catalane ! 

 

Catalane, en effet, et la langue est pratiquée avec vigueur et fidélité; la dense et belle revue "Vallespir", animée par Gentil Moreno affiche bien cette persistance d'une Histoire et d'une Culture millénaire ! En outre, la FederaciO per la defensa de la llengua i de la cultura catalanes, présidée par le peintre et romancier Michel Arnaudies, oeuvre pour l'essor du catalan.

 

Le bilinguisme est à développer encore et encore ici, par l'intermédiaire des écoles, des associations, de la médiathèque, installée de façon centrale dans un magnifique bâtiment; ce lieu dynamique, pareil à une "ruche", animée par Annie Alric, propose des rencontres littéraires et artistiques : en ce moment, il faut aller voir les tableaux récents de Teresa Rebull, paysages diaprés, lumières de mimosas, roseur des fruits et "peinture silencieuse" (natures mortes) disséminés dans les salles de lecture (*)

 

La culture est bien vivante à Céret, de Querencias à Pasqüettes, des présences de livres au "Cheval dans l'arbre" jusqu'à la Maison de la Presse...les musées sont majeurs...et pourtant le visiteur, malgré la beauté du site, la présence d'étrangers riches qui vivent en Vallespir, sent que la ville se résume à une avenue protégée par le gigantisme des platanes, au coeur d'un espace urbain bien immobile, entre deux versants de montagnettes claustrantes... 

 

L'identité, certes, a été protégée, jusqu'à endormir peu à peu la Belle aux cerisiers dormants loin de la modernité des grands allers et retours vacanciers, à l'opposé d'une Collioure, plus accessibles aux foules déferlantes. On aime cette tranquillité cérétane, mais on est convaincu aussi que Céret doit se réinventer ! 

 

 

* du 8 au 26 mars - Médiathèque Ludovic Massé - 04 68 87 21 76

 

 

 

** Document : article de Jean-Michel Collet (merci à l'auteur) :

 

1100 m2 de plus pour le musée de Céret

 

le-superbe-bronze-de-joan-miro-mis-en-depot-et-qui-prefigure_371635_516x343.jpg C. Bourquin, Robert Garabé, la directrice du MAMOC

 

Le superbe bronze de Joan Miró mis en dépôt et qui préfigure le potentiel de l'extension du musée de Céret. PHOTO/Photo J.M.C.

Christian Bourquin l'a annoncé, samedi, lors du vernissage de l'exposition François Llopis. Le musée d'art moderne de Céret a été choisi par la succession Miró pour la mise en dépôt d'une sculpture, une tête réalisée en 1974, hommage au personnage légendaire de Pinocchio. "Il s'agit d'un dépôt pour cinq ans, mais cela risque de prendre racine ici", précisait Christian Bourquin lors de sa visite à l'occasion du vernissage de l'exposition Llopis. "Mais cela préfigure surtout des possibilités offertes par l'extension du musée".

Le projet d'agrandissement de l'établissement public, dans les cartons depuis de nombreuses années, est désormais sur les rails. "Je viens de faire voter une subvention par la région de 2,5 millions d'euros pour l'acquisition du foncier par la ville de Céret". Si tout va bien, pour l'inauguration de la grande exposition estivale de 2016, le musée bénéficiera de 1 100 m2 supplémentaires. "C'est une nécessité pour un bon fonctionnement et la mise en valeur des collections". Le début des travaux est prévu dans 18 mois, le chantier devant durer une année. Un agrandissement qui devrait encore mieux placer Céret dans le réseau des grands musées internationaux. (C) J.M. Collet

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 11:30

soutine.JPG Soutine à Céret. (photo J.P.Bonnel)

 

La culture à Céret 

 

Céret ne serait rien sans ses cerises. Céret, aujourd'hui, un peu à l'écart de la grande transhumance Perpignan/La Junquera, gros bourg assoupi dans le berceau du Vallespir, ne serait rien sans son musée. Celui-ci, d'art moderne, que j'aime appeler le MAMOC (Musée d'Art Moderne de Céret), a trouvé son dynamisme grâce à Henri Sicre, député-maire, et à Joséphine Matamorros, conservateur (à présent à la retraite, mais responsable encore du musée Peské de Collioure).

 

Le musée fut inauguré par F. Mitterrand et la conservatrice enchaîna les expositions sur Picasso, Soutine, les Cubistes, les Support-Surfaciens (Vialat...) en exploitant de façon exhaustive la mémoire du lieu et les empreintes de tous les artistes qui y séjournèrent : Manolo, Gris, Herbin, Havilland... 

Elle commença à suivre un autre thème : les rapports artistiques entre les villes catalanes de Céret, Cadaquès et Collioure, les trois soeurs, les trois C, mais sans convaincre, malgré la venue des responsables de la Fondation Dali de Figueres. Surtout sans pouvoir aller au terme de sa recherche...Elle continue à Collioure et dans le cadre de "Marseille, capitale..." en montrant les céramiques de Picasso.

 

Le président de Région, de Frèche à Bourquin, donna à Céret les moyens pour agrandir et magnifier le musée, qui changea de statut (EPCC). Le nouveau maire, ancien prof de maths au lycée Arago de Perpignan, bien que non identifiable clairement à gauche, joua le jeu et accepta l'aide et les nombreuses venues de C. Bourquin dans sa ville.

 

Le maire actuel, qui se représente, est un personnage truculent, toujours souriant et prêt à raconter une anecdote coquine, est allé jusqu'à jouer dans le film "L'artiste et son modèle", tourné en grande partie à Céret, sur le marché et dans un mas; avec son nez proéminent, on verrait plutôt l'édile dans une représentation de Cyrano de Bergerac... Il est à l'aise dans sa ville, car il sait la 'vraie gauche" divisée, les socialistes "historiques" voulant se venger d'un président de région qui ouvre son portefeuille (le nôtre, en fait) à ceux qui sont fidèles et serviles...

 

Quoi qu'il en soit, les élus ont compris que le développement -ou la non-mort- de Céret passe par la culture et donc par le tourisme; en effet, on va à Céret pour une expo, pas pour simplement voler des cerises dans les vergers ! On va à Albi pour Toulouse-Lautrec, à Montauban pour Ingres, à Rodez pour Soulages, à Perpignan pour H. Rigaud, à Figueres pour Dali, à pour Goya, et à Céret pour Barcelo, Soutine ou Picasso ...

 

Grâce à cette image culturelle forte, la capitale du Vallespir a trouvé son identité; elle respire ! Elle n'est plus seulement la "Mecque du cubisme", but des pèlerinages d'esthètes sincères ou de bobos prétentieux !  L'art ne se résume pas au Mamoc, mais à la présence de la galerie d'Odile Oms, montrant des artistes locaux ou des inédits de peintres confirmés; il y a aussi la Capelleta, permettant d'offrir à des artistes de moindre envergure, de montrer leurs créations. Ne pas omettre non plus le musée archéologique, instauré sous l'égide de Françoise Claustres.

 

(à suivre)  JPBonnel

 

 

 

** Mercredi 12 mars 201413:00 - Marche pour la culture :



  • Place du Castillet - Perpignan 66
  • K6_TY47YS3x.png
  • Le SMA est signataire de l’appel national « je marche pour la culture ». Et moi aussi !!!
  • Il s’agit d’un mouvement de mobilisation de l’ensemble du secteur culturel, à l’heure où la loi sur la décentralisation revient sur la clause de compétence générale, où les budgets du Ministère de la culture subissent encore des réductions, où la culture est encore mise à mal…Le principe de cette mobilisation est d’organiser des marches dans différentes villes le 12 mars.
  • PARTAGEZ!!! INVITEZ VOS AMIS SUR L'EVENEMENT !!! VENEZ LE 12 MARS PLACE DU CASTILLET A PERPIGNAN à 13H,( même deux minutes), CREEZ VOTRE PROPRE EVENEMENT DANS VOTRE VILLE, QUE LA FRANCE VOIT A QUEL POINT NOTRE BELLE REGION EST INVESTIE ET SOUCIEUSE DE LA CULTURE ICI !!!!
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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 10:23

coll-amoureux.jpg Les amoureux du moulin de Collioure (photo J.P.Bonnel, dans l'album "Les Saisons de Collioure", mars 2014, 20 euros, port compris).

 

 

 

Tour d'horizon de la culture à Collioure 

 

 

Collioure est déjà, de par la configuration du site et par son patrimoine, un lieu culturel.

 

 

Accueillir des événements artistiques, littéraires et musicaux ne peut que dynamiser ce territoire prestigieux : la culture est désormais le dépassement d'un passé voué au commerce et à la pêche, le dépassement aussi du projet restrictif  accordé au "tout tourisme". En effet, Collioure a la vocation de la culture, des arts, du dialogue entre les habitants et les artistes et artisans locaux ou internationaux. En empruntant ce chemin, le petit port s'ouvre à un destin d'avenir !

 

 

J'ai écrit ces textes -poèmes, nouvelles, impressions lors d'expositions) à différentes périodes. L'unité en est la passion pour Collioure, sa beauté, son patrimoine, ses marchés, ses moments de fête, de musique et de culture.

 

J'ai abordé le petit village catalan dans plusieurs recueils surtout dans Moi, Matisse à Collioure, et dans mon dernier album sur Les peintres en Catalogne...

 

Cette fois-ci, j'ai inséré des textes plus courts, un reportage publié dans la revue "Terres catalanes", un hommage au poète Machado, des textes bien sûr sur la peinture, en pensant à Signac, Derain, Descossy, Giner et surtout Matisse.

 

A ce propos, j'ai aussi noté mon regret car les Catalans de 1905 à 1914, époque des séjours de Matissse à Collioure, n'ont pas su garder les artistes et reconnaître leurs oeuvres en leur temps (à part René Pous, qui est allé à Nice recueillir un dessin de celui qui inventa le Fauvisme dans le petit port...). Picasso, encore, est venu lors des fêtes du 15 août, il a voulu créer un musée au château Saint-Elme, mais en vain...

 

La Catalogne fut longtemps le pays des occasions perdues, alors que de nombreux créateurs sont venus vivre et créer dans ses paysages magnifiques...

 

 

Pourtant, depuis 25 ans, la municipalité essaie de faire vivre la culture et honore la peinture. Culture et peinture sont de toutes les saisons, à Collioure ! Du plus chaud de l'été jusqu'aux nuances plus froides de l'intersaison !

 

 

Bien sûr, surtout en période estival, avec un concours de pianos, un festival de théâtre,es fêtes de la Saint-Vincent et le festival "Un livre à la mer", animé par les éditeurs d'ici et une équipe de bénévoles à laquelle je participe depuis plusieurs années...

 

On a célébré Machado, Malraux, les Antilles françaises, Camus, Saint-Exupéry, O'Brian enterré à Collioure... Il ne faut pas non plus oublier la manifestation littéraire autour de la Sant Jordi, avec des stands d'auteurs sur la placette ! Certes, il faudrait étoffer la journée, par des rencontres, des échanges entre le public et les écrivains...

 

Puis à l'automne, il n'y a pas que les Antiquaires au Château Royal, mais les musaïques, qui mêlent les joies de la musique et du vin ! Un ciné-club propose les nuits noires du mardi. Des concerts, classiques ou jazziques, ont lieu à Consolation, et Ellen Hall, une écrivaine américaine installée à Collioure, a créé un café littéraire, au premier étage des Templiers : le bulletin municipal rend compte de ces rencontres, comme de toutes les autres. 

 

Les autres, ce sont les conférences proposées par les Amis de Collioure; ce sont les vernissages de grandes expositions au musée d'art moderne de la villa Peské, animée par Joséphine Matamorros, la directrice. Ce sont aussi les expositions plus intimistes qui ont lieu dans la petite galerie du Tenyidor, près de l'ancien tribunal de pêche. Car c'est la peinture ici et maintenant, hiver comme été, à Collioure, dans les musées et galeries nombreuses, c'est la peinture partout, du bleu du ciel au vert de la mer et des vignes, jusqu'aux étincellements des feux d'artifice d'août et du premier de l'an..!

 

Bien sûr les lieux culturels sont parfois exigus, telle la bibliothèque, un peu surannées comme le Centre culturel, mais avec le Château Royal, preté par le Conseil général, c'est un labyrinthe de salles aptes à l'animation culturelle, c'est surtout une cour sublime apte à accueillir l'été des représentations musicales et théâtrales. L'hiver, l'espace en plein air devient "Cour de Noël", avec son cortège d'artisans et d'animaux parfois surréalistes, si près de la mer...

 

Bien sûr, il faut avancer, tenter de faire mieux, d'étaler les animations de qualités et des événements culturels pour tous. On rêve d' une vraie Fondation Machado installée dans la maison Quinta, avec un petit musée consacré à Machado, avec des visites commentées... On songe à un vrai cinéma... On a dans la tête l'utopie d'un musée d'art contemporain; Le président Frêche avait promis de créer un musée de l'impressionnisme; il voulait dire sans doute "musée du fauvisme"... Mais il faut des crédits, des subventions, et louer des expos clés en mains quand on ne dispose pas de réserves importantes...

 

Or l'actuel Président de la Région finance l'agrandissement du musée de Céret, de celui de Sérignan et la création du musée de la Narbonnaise...Rien n'est annoncé pour Collioure. Mais Collioure doit être contemporaine ! Elle doit être toujours Collioure, d'accord, mais il n'y a plus de place pour la nostalgie. Les Colliourenqs regrettent leur intimité, leurs traditions en famille et dans la sérénité. Et on les comprend : les Anciens ne retrouvent plus leur environnement...et les jeunes sont victimes d'une crise et d'un malaise social et moral généralisés...

 

Les foules, comme partout, "envahissent" ce petit espace, c'est le mal d'une époque qui a développé à outrance l'industrie touristique. C'est le défaut d'une qualité : Collioure est trop belle, trop connue pour ses peintres et son site incomparable. La faute à l'essor du tourisme ? La faute à la municipalité ? Il faut des boucs émissaires ! 

 

Et si c'était aussi la faute des habitants eux-mêmes qui ont vendu, à une époque, terrains et garages, caves et appartements, tout en ne voulant pas les étrangers... On ne peut avoir le beurre, l'argent...et l'éternelle beauté de Collioure !!! On doit accepter l'état de fait et la présence de ces Européens qui apportent leur contribution à la culture globale, locale et universelle...

 

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 10:25

afficheExodela-Mer.jpg L'exode et la mer  -

 

Mémoire de l'Exil -

 

 Certaines municipalités -de gauche, surtout : Collioure, avec la Fondation Machado; Saint-Cyprien, avec le Mémorial du camp, dans le parc de Valmy; Elne, avec un spectacle sur "Le trésor de la guerre d'Espagne"; de droite, à Saint-Cyprien (mais le maire est un enfant de la "Retirada"), au monument en hommage aux Républicains...ont célébré le 75° anniversaire de l'exil des Républicains.


 

Rien à Perpignan ou au Barcarès, villes où ont été implantés aussi des camps (Les Haras...), mais elles sont dirigées par des maires de droite dure ou extrême, privilégiant les commémorations en faveur de l'Algérie française et des héros de l'OAS (voir mes articles dans le blog, et d'autres, à venir). 

 

M.Pujol, d'origine pied-noir ne se sent pas d'affinité avec les Républicains, de Catalogne, d'Espagne ou d'ailleurs ? N'oublions pas que les régimes fascistes ont installé des camps en Afrique du Nord (en Algérie, lire les souvenirs de Max Aub !)

 

En ce 75 ème anniversaire de l'EXIL  (il ne faut plus dire Retirada, retraite étant un mot péjoratif, connotant l'armée en déroute , battue à la bataille de l'Ebre, les colonnes de fugitifs étant harcelés jusqu'à la frontière française...), les hommages ont été nopmbreux. Certes, il faut maintenir la flamme et se battre contre "la mémoire courte".

 

Cependant ce recours à la mémoire tragique, à la constitution d'itinéraires le long des camps et autres lieux de souffrance, mène à une mode, à un "tourisme mémoriel". C'est sans doute plus intelligent de se rendre à La Jonquera pour visiter le MUME (musée de l'exil) que de rendre visites aux putes roumaines ou latinos...

 

Cependant, ces hommages appuyés juste avant les élections du 23 mars...Et il aura fallu attendre la fin du XX siècle (1999, 60ème anniversaire) pour oublier la mauvaise conscience, pour avouer (presque) que l'on n'a pas aidé ces exilés comme on aurait dû...Qu'on ne les considérait pas comme des frères, comme des Catalans, mais comme de "sales Espagnols", nous qui, aujourd'hui, jouons au Catalanistes jusqu'à revendiquer l'indépendance pour la "Catalogne Nord"...

 

Que ces exilés ont été pillés par les soldats et les douaniers français, à leur arrivée au Perthus, au col de Balitres, ou ailleurs... Qui le dit..? Que ces pauvres hères ont été exploités, dans les camps mêmes, les villageois d'ici leur "donnant" quelques victuailles contre des bijoux..Qui l'a écrit..? La mémoire est encore censurée, refoulée, obstruée... Malgré le passage du temps et la mort des exilés et témoins de l'époque, la vérité ne sort pas de ces commémorations qui se contentent de nostalgie, de récits dramatiques, de gerbes et de discours, de bons mots et de ripailles collectives dans un restaurant du coin...

 

Oui, des livres, des expos, la maintenance de la mémoire, mais de façon objective, en disant ce qui fait mal, en avouant que tout n'a pas été blanc du côté de la République (lutte entre anars, trotskistes et staliniens), que tout n'a pas été convivial du côté des populations qui "accueillaient" ces exilés, souvent considérés comme nos ROMS d'aujourd'hui...

 

J.P.Bonnel

- - -

 

 

A l'occasion de la commémoration des 75 ans de la Retirada, le Mémorial du Camp de Rivesaltes vous propose d’assister à une mise en scène de M. Georges Bécot « L’Exode et la mer » qui évoque l'arrivée des républicains espagnols en France en 1939.


« L’Exode et la mer » est une création inspirée du roman d’Andrès Trapiello « Días y Noches » (Madrid, 2000) traduit en français sous le titre « Les cahiers de Justo Garcia » par Alice Déon (Paris, 2004).

MERCREDI 5 MARS 2014 - 19H15


A L'INSTITUT JEAN VIGO - PERPIGNAN - REPRÉSENTATION GRATUITE

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