Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 14:25

images-1-copie-3.jpeg    (affiches du FN)    

   Ces gens-là me font peur ! Pas les militants, les enragés, les fanas, les fadas, les nostalgiques de l'ordre nazi, de l'Algérie coloniale, de la France putainiste ! Non, les simples, gens, les citoyens de base, "normaux", sans histoire et souvent sans culture, sans formation, dans la misère !

 

Je pensais que ceux qui votent FN étaient des gens sympathiques, tels mon oncle et ma tante, si gentils, prêts à vous secourir...Mais le mal rôde, gangrène le fruit...

 

L'idéologie fasciste est un cours d'eau souterrain...Le vase va bientôt déborder, ça fait peur, vous glace le sang, dépasse toute raison !

 

Et, à présent, ils s'expriment, se défoulent, surtout dans les réseaux sociaux, où les images les plus folles circulent... Ainsi, sur le "mur" d'une "amie", sur Facebook : cette militante de l'UMP, déçue par son parti et les corruptions, les tricheries, s'en est allée au FN

 

"Lors de l'élection de Monsieur Copé , je me suis présentée , au bureau de vote , ou le député Daniel Mach était présent , ainsi qu'une autre personne, dont je ne citerai pas le nom . 

Je me présente pour signer le registre et à ma grande surprise, il y avait une signature dans ma case, sous mon nom . 

Monsieur le député, m'a donc dit : "Ce n'est pas grave , vous allez signer ailleurs ..."

Ensuite , je connais une personne proche de ma famille , qui a vu un bourrage d'urne ce soir-là...

Deux de mes amies se sont présentées, un peu plus tard que moi et elles ont eu eu le même problème que moi..."

 

La montée du FN vient, -outre la crise, le chômage, des erreurs et fautes de la classe politique : mensonges, promesses, présidence bling-bling, luxe et salaires indécents, injustice généralisée, bureaucratie, mépris pour les humbles...- du surgissement du refoulé, de la part raciste qui dort en chacun de nous... Cela fait peur, et nous semblons impuissants à endiguer le phénomène...

 

J'ai été sensible au témoignage d'une élue du conseil municipal, responsable UDI, N.B. qui m'a dit hier avoir rayé de ses "mis" celui qui avait commenté ainsi sa page, à propos de Mme Taubira "guenon blanche". Il reste beaucoup de démocrates (et de Républicains) dans tous les partis, par bonheur, et cela réconforte... Mais il faut faire plus ! Mais quoi..?      J.P.Bonnel

 

images-copie-37.jpeg  Le 26 octobre dernier dans lémission Salut Les Terriens, François Gemenne a déstabilisé Florian Philippot, vice-président du FN dans un débat sur limmigration. Ce chercheur en sciences politiques, spécialisé sur les questions de gouvernance mondiale des migrations et de lenvironnement (à Sciences Po et à lUniversité de Liège et Versailles), a accepté de revenir dans un long entretien sur les mythes entourant le discours du Front national sur limmigration.

 

François Gemenne -  Beaucoup des arguments du FN, en matière dimmigration en tout cas, reposent sur des mensonges et des fantasmes. apporter un éclairage scientifique à ces questions et montrer où sont les mensonges et les fantasmes. 

 la faillite absolue du politique concernant le FN : ce dernier, au fil des ans, est parvenu à imposer son discours, son agenda, ses thèmes, comme éléments centraux du jeu politique. En réalité, dune certaine manière, le FN est déjà à lElysée.

 

Sur limmigration, la démission de la classe politique date des années 1980 : tant la gauche que la droite ont alors intégré le postulat central de lidéologie du FN, à savoir que limmigration était un problème, auquel il fallait trouver des solutions. Dès linstant où lon accepte cela, le FN a gagné. 

Je récuse avec force lidée que limmigration soit un problème, et les chiffres sont là pour le montrer. Je ne suis pas naïf ou aveugle non plus : je sais quil y a des problèmes liés à limmigration, notamment dans certains quartiers; je sais quil y a des problèmes dintégration, de discriminations, de délinquance Mais je réfute absolument lidée que ce soit limmigration elle-même qui soit un problème. La gauche comme la droite, pourtant, ont peu à peu accepté cette idée, et depuis, le discours sur limmigration nest plus quun discours purement idéologique, qui est complètement détaché des faits et des réalités empiriques. Cest notre responsabilité à tous de remettre la réalité, les faits, au coeur du débat. Cest la responsabilité des chercheurs et des journalistes, bien sûr, mais aussi des politiques et des citoyens.

La réduction en 5 ans de l’immigration légale de 200 000 entrées par an à 10 000 entrées par an telle que le préconise le Front national est-elle réalisable ?

Même avec beaucoup dimagination et de bonne volonté, jai du mal à imaginer une politique qui puisse être à ce point absurde et dévastatrice. En exagérant à peine, ça voudrait dire quon ne garderait que les footballeurs de la Ligue 1, les danseuses du Crazy Horse et les fonctionnaires de lUNESCO ! 

Regardons les chiffres pour voir ce que cette proposition signifierait réellement : en 2012, selon lINSEE, la France a délivré un peu moins de 200 000 permis de séjour a représente 0,003% de la population !). 91 000 de ces titres de séjour ont été délivrés au titre du regroupement familial, cest à dire pour permettre aux époux et aux enfants dimmigrés de les rejoindre en France : cest simplement une question de droits de lhomme, et si la France abandonnait cette politique, non seulement elle séparerait des milliers de familles, mais elle se mettrait au ban de la communauté internationale.

 Ensuite, 59 000 titres de séjour ont été délivrés à des étudiants : se passer des étudiants étrangers serait une catastrophe pour les universités et les grandes écoles. Au contraire, je crois que nous devons nous réjouir que tant détudiants étrangers veuillent encore faire leurs études en France. Puis il y a 19 000 titres de séjour pour des raisons humanitaires, il sagit des réfugiés et de personnes déplacées par des guerres, des violences ou persécutées dans leur pays : si la France voulait réduire ce chiffre, elle devrait dénoncer la Convention de Genève de 1951 sur le statut de réfugié, une des plus anciennes conventions humanitaires, dont la France a été lune des principales puissances instigatrices. Je vous laisse imaginer les conséquences à linternational. Enfin il y a eu 16 000 titres de séjour pour des raisons économiques, cest-à-dire des immigrés quon a fait venir en France pour travailler dans des secteurs où on ne trouvait pas assez de main-doeuvre. Jimagine que cest sur ce chiffre que le FN veut surtout jouer, mais cela veut dire que des secteurs entiers de léconomie seraient en grande difficulté : la construction, la restauration, la santé Enfin il y a une catégorie résiduelle, avec 13 000 titres de séjour : ce sont surtout des visiteurs pour de longues périodes, ou des mineurs présents sur le territoire qui atteignent leur majorité. Passer de 200 000 titres de séjour à 10 000 serait non seulement tout à fait irréaliste, mais aussi catastrophique pour léconomie et la société françaises. Quand le FN fait cette proposition, il prend ses électeurs pour des imbéciles, il n’y a pas dautre mot.

L’immigration est-elle responsable de la montée du chômage tel que laffirme le FN depuis les années 70 avec son slogan « Un million de chômeurs, cest un million d’immigrés en tro» ? Cest comme si vous disiez : sil y a trop de jeunes chômeurs, cest parce quil y a trop de jeunes !. Cest aussi absurde que cela. Toutes les études, dabord, montrent que limpact de limmigration sur le taux demploi (et donc de chômage) des populations autochtones est quasi nul. Par contre le taux de chômage de la population immigrée est plus important, cest un fait : cest dû notamment aux discriminations dont les immigrés font lobjet sur le marché de lemploi, mais aussi à des politiques migratoires contre-productives, comme cette loi de 1991 qui interdit aux demandeurs dasile de travailler pendant que leur dossier est en attente ce qui prend parfois des années.

Largument de limmigration responsable de la montée du chômage nest donc pas vérifié dans les faits, mais est de surcroît vicié à la racine, dun point de vue économique : il repose sur lidée quil y ait un stock  fixe demplois disponibles, et donc que tout accroissement de la population crée du chômage. Dabord, limmigration ne compte que pour moins dun cinquième dans laccroissement de la population française. Mais surtout, nous vivons dans une économie tertiaire, cest-à-dire une économie de services aux personnes, donc laccroissement de la population crée aussi des emplois. Les immigrés, quand ils noccupent pas des emplois dont les Français ne veulent pas, et dont les salaires ou les conditions de travail sont souvent indécents, ont aussi souvent créé leurs propres emplois, et des emplois pour les Français. Ils ont créé des sociétés, développé le commerce et les relations avec leurs pays dorigine, investi en France et dans leurs pays, souvent avec dénormes capacités dinnovation. Les immigrés sont aussi des créateurs demploi et des investisseurs limmigration en elle-même, dailleurs, est souvent un investissement très lourd et très risqué pour les migrant(e)s.

Le FN continue de s’appuyer sur le rapport de Jean-Paul Gourévitch et de Pierre Milloz pour affirmer que l’immigration repsente un coût économique pour la société française. Quel regard portez-vous sur ces rapport?

Il faut distinguer les deux, qui ne disent dailleurs pas exactement la même chose. Pierre Milloz a longtemps été militant du Front National, et son rapport de 1990 sur le coût de limmigration a été réalisé directement pour le Front National. Il en a ensuite publié plusieurs variantes, aux Editions Nationales puis aux Editions Godefroy de Bouillon, un éditeur dextrême-droite spécialisé dans les livres sur la religion musulmane. Chacun en tirera les conclusions quil voudra quant aux conclusions du rapport. Pour ma part, je trouve cela relativement cohérent que le FN sappuie sur un rapport quil a lui-même commandé et publié.

Le rapport de Jean-Paul Gourévitch est un peu différent, puisquil a été réalisé pour les Contribuables Associés, un collectif de militants qui se battent contre loppression fiscale. Il était peu vraisemblable, dans ces conditions, que le rapport estime que limmigration a un impact fiscal positif. Jean-Paul Gourévitch, soit dit au passage, a depuis révisé ses chiffres, et estime désormais le coût de limmigration à 5,5 milliards deuros.

Ce quil faut bien comprendre, cest que ces deux rapport ne sont pas des rapports de recherche. Ce sont des rapports dexpertise, de consultance, réalisés pour un commanditaire particulier, dans un but précis. Je ne veux pas jeter lopprobre sur les activités de consultance en général, mais il faut bien comprendre que ce nest pas de la recherche effectuée dans lintérêt général, ce sont des recherches effectuées pour un commanditaire spécifique dans notre cas, le FN et les Contribuables Associés, respectivement.

Dans vos travaux, vous affirmez que contrairement aux Etats-unis, l’immigration repsente un coût en France. Comment lexpliquez-vou?

Ce ne sont pas vraiment mes travaux, mais plutôt ceux de lOCDE et dautres économistes. Selon les coûts pris en compte, on arrive généralement à un coût compris entre 4 et 10 milliards. Certains travaux ceux de Xavier Chojnicki notamment mentionnent même un impact fiscal positif. Mais la plupart des travaux saccordent pour dire que ça représente un coût, assez léger mais un coût quand même. Mais la France est une exception en la matière. Aux Etats-Unis, mais aussi dans limmense majorité des pays industrialisés, limmigration rapporte bien plus quelle ne coûte. Pourquoi ne parvient-on pas, en France, à maximiser les bénéfices de limmigration ? Avant tout parce que le taux de chômage des immigrés est plus élevé quailleurs, notamment en raison des discriminations dont il font lobjet sur le marché du travail quand on ne les empêche pas carrément de travailler, comme cest le cas des demandeurs dasile ! Et on sait le rôle essentiel que joue le travail dans lintégration, outre ses bénéfices fiscaux évidents.

La France accueille t-elle davantage d’immigrés que ses voisins européen?

Tout dépend des voisins dont on parle. Elle en accueille davantage que le Luxembourg ou la Belgique, certes dans ce cas-là, le flux migratoire va plutôt dans le sens de lévasion fiscale. Mais si on compare la France à des pays européens de taille comparable, on constate quelle accueille beaucoup moins dimmigrés. En 2011 par exemple, selon la base de données officielle de lUnion européenne (Eurostat), la France a accueilli 267 000 immigrés. Le Royaume-Uni, en comparaison, en a accueilli 566 000, lAllemagne 490 000 et lItalie 385 000. Et la France est dailleurs le pays qui affiche le solde migratoire (cest-à-dire la différence entre les entrées et les sorties) le plus faible : 54 000 personnes. En 2011, il y a également 213 000 personnes qui ont quitté la France. Au Royaume-Uni, elles étaient 350 000, 249 000 en Allemagne et 82 000 en Italie. Sans limmigration, la France perdrait chaque année plusieurs dizaines de milliers dhabitants.

Propos recueillis par David Doucet 

1099594235_3268136_1.jpg

 

Fallait-il écrire « Beau livre », en têtière de cet article ? Un beau livre, c'est souvent gros et beau ; ça fait rêver. Mais c'est aussi inutile qu'un voyage sous les cocotiers. Non seulement La tentation du pire, L'extrême droite en France, de 1880 à nos jours est un livre utile. Mieux : il est essentiel. Car ses auteurs principaux Pierre-Louis Basse et Caroline Kalmy, et leurs collaborateurs (Dany-Robert Dufour, Benjamin Stora, Jérôme Leroy et Adrien Gombeaud) n'y vont pas avec le dos de la cuillère : ils balancent bien ; ils swinguent. On en ressort abasourdi par la bêtise méchante, vulgaire et puérile de cette extrême droite française que certains voudraient voir prendre les rênes du pays. Dans la préface, Pierre-Louis Basse a l'intelligence de rendre hommage à Vladimir Jankélévitch qui, d'emblée, dénonça Vichy-la-honte. Riche de quelque 350 photos et illustrations, ce livre remarquable met en lumière les sales gueules des fachos de 1880 à nos jours. « Un appel vibrant à la vigilance, avant qu'il ne soit trop tard. »

 

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 10:07

images-copie-35.jpeg  Chris Evans

 

Je voulais vous parler de ce film haletant (plus que le dernier Polanski, décevant, dans son huis-clos théâtral), ce "Transperceneige", allégorie futuriste, la terre étant entrée dans une période de glaciation. Le train de l'enfer, tournant sans cesse autour de la Terre, symbolise la société où s'affrontent les classes sociales. On croit à la victoire des exploités, mais la manipulation des masses et du nouveau gourou réussit : la révolution aboutira à une nouvelle dictature...

 

Or, je me suis décidé à parler d'un sujet moins exaltant : la critique et la corruption :


 

Critiquer l'élu en place (notre maire, à Perpignan, n'a jamais été élu...), ce serait s'adonner à la mode du dénigrement; les Catalans, ce serait ça, la grogne perpétuelle, pour pas grand chose, en fin de compte...

 

Non, critiquer, c'est un droit, et la liberté de blâmer, nous l'avons héritée de Voltaire et des philosophes du 18° siècle...

 

Ainsi je ne pourrais pas écrire ce que tout le monde sait : comme tonton Dassault, père et fils, P. et J.Paul Alduy, père et fils, ont utilisé la planche à billets pour convaincre les gitans de Saint-Jacques et d'ailleurs, à Perpignan, de bien voter. On leur a donné des bons d'achat pour Noël, des cadeaux pour les enfants... Cette charité, c'est de bonne guerre, ce cynisme, c'est de la politique d'égout; elle a été suivie par  C. Bourquin, à Millas, puis par M.Chambon, sur le canton de Saint-Jacques : un renversement de vote en faveur des "socialistes", pourquoi..? 

 

   Perpignan est un petit Marseille, les morts en moins...

 

Critiquer le maire en place et l'opposition installée, divisée, sans projet, critiquer tous azimuts, ce serait faire le jeu du Front national ! Alors, face au danger, taisez-vous, le petit blogueur !!!

 

 

Mais qui a fait le jeu du FN, si ce n'est ceux qui, depuis des décennies, ont plongé le pays dans le chômage, la crise, la désindustrialisation..? F.Mitterrand ne combattant pas franchement le FN pour avoir des triangulaires au second tour, l'extrême-droite se maintenant. Jeu dangereux car le candidat FN peut être élu, ce qui est plausible à Perpignan, puisque tout le monde en a assez du "réflexe républicain".

 

Qui fait le jeu du FN si ce n'est F.Fillon et quelques élus de  l'UMP préférant voir élu un candidat FN plutôt qu'un socialiste...

 

Ce sont ces tacticiens de bas étage qui font le jeu pernicieux du fascisme rampant, se drapant dans le "patriotisme" et présent partout désormais... 

 

Les responsables de cette montée inexorable de la haine et du racisme, ce sont les irresponsables politiques qui ont préféré le marché à la justice sociale, le fossé grandissant entre les pauvres et les riches, l'installation de ghettos au coeur des villes et privilégiant l'essor périphérique (résidences, villas, hypermarchés...)

 

C'est la corruption des élus qui fait le jeu des chemises marron (et désespère les citoyens) : ainsi, la construction de la nouvelle ville du Moulin à Vent, induisant d'imposants pots de vin pour le maire d'alors (années 60), Paul Alduy; d'autres pots de vins ont été ensuite versés au fils élu maire, Jean-Paul... L'avocat de cette affaire a voulu vendre le dossier et les révélations à C.Bourquin, qui dit "non !" Et même quand cet avocat a voulu DONNER le dossier secret à l'ancien maire de Millas, celui-vi n'en voulut pas... Signe de complicité, de connivence...? Mais non, voyons, vous n'allez pas encore critiquer...

 

 

 

Critiquer fait du bien. Mais ne pas critiquer pour critiquer ! Dire la vérité !

 

Partager cet article
Repost0
4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 09:09

images-copie-5.jpeg   Alain Finkielkraut définit ainsi ses travaux :


« Je cherche d'abord à tirer au clair la métaphysique c'est-à-dire le rapport fondamental à l'être qui se manifeste dans la sensibilité, les façons d'agir, de faire, les mœurs, les habitudes caractéristiques de notre temps »

La publication de La Défaite de la pensée en 1987 marque un tournant dans son œuvre et le début d'une critique de la « barbarie du monde moderne ».

- - -

 

Dans les médias, les débats, les blogs, on se déchaîne contre l'intellectuel, qui vient de publier "L'identité malheureuse"(Stock, 19,50 euros) : il serait, lui le juif aux parents polonais, raciste; il dénoncerait l'excès d'immigrés en France, il stigmatiserait surtout l'Islam... Il serait, en bref, un relais de l'extrême droite !

  Il est vrai que, parfois, on croit percevoir le discours de Mme Le Pen, la musique militaire de l'extrême-droite... Pourquoi ? Car la fille n'a plus le discours extrémiste de son père, les jeux de mots répugnants, le fascisme ambiant de Jean-Marie : le FN a masqué sa vraie nature pour être respectable et pouvoir gagner les élections : on cache les nervis, les blousons noirs de l'antisémitisme, les voyous du racisme anti-arabe...

Le discours de Marine devient social (les anciens électeurs du PCF votent FN), laïque (contre le voile islamique à lécole), souverainiste (défense de la nation; onpense à Chévénement); ce discours hypocrite, très élaboré, prémédité, est quasi révolutionnaire: il faut faire table rase et chasser les partis de l'établishment !!! Le succès  du parti d'extrême droite (outre le contexte de crise, économique et morale et les compromissions des pouvoirs en place, de gauche et de droite (*)

 

Si le discours du philosophe fait penser à celui du FN, c'est parce que celui-ci a volé sans honte,  a pillé sans vergogne les idées de nation, de patrie, de culture française, de laïcité (qui a certes fait trop de concessions)... Or Finkielkraut défend l'intégration, critique les extrémistes islamistes et les Maghébins  fanatiques, veut protéger le passé, la mémoire de la France, toutes les valeurs qui la constituent. Alors, on fait l'amalgame...

Il est pour une immigration contrôlée qui conserve l'homogénéité du pays, il montre que le changement démographique déstabilise la France : les citoyens (des quartiers populaires surtout) ne se sentent plus chez eux : "les Français vivent l'effacement de soi." Et :

"pour la première fois dans l'histoire de l'immigration, l'accueilli refuse à l'accueillant, quel qu'il soit, la faculté d'incarner le pays d'accueil."

 

Il donne raison à M.Valls qui ne fait qu'appliquer la loi et a permis tous les recours démocratiques à la famille de la jeune Léonarda. Il pense que le Français vit désormais en exil dans son propre pays : l'intégration ne semble plus fonctionner quand on assiste à un étrange spectacle : des jeunes beurs français, partagés entre deux cultures, deux identités, sifflent l'équipe de France (donc la France !) lors d'un match de foot avec l'Algérie...

 

Le philosophe veut de l'autorité, protégeant l'identité et les valeurs républicaines, il est contre l'angélisme et prône une morale pour tous; pas celle qui dit que tout se vaut, pas celle du "droit à la différence" : on accepte la "différence" du nouveau arrivant, si celui-ci respecte la nôtre et a la volonté de s'intégrer. Et de ne pas vivre dans un ghetto, un quartier où tous les trafics prospèrent : Barbès à Paris, Canebière et porte d'Aix à Marseille, Place Cassanyes à Perpignan... 

 

Depuis longtemps, depuis De Gaule, nos dirigeants ont laissé courir et pourrir la situation, faisant venir des immigrés, des bras mal payés quand les Français ne veulent pas se salir et désirant les renvoyer quand le chômage est là. Mais ces anciens immigrés, harkis ou arabes, sont Français et toues les propositions du FN et des nostalgiques d'une France pure, des colonies, de Vichy, de l'Algérie française, etc...sont creuses, inopérantes, pernicieuses !!!

 

Que reproche-t-on au philosophe ? D'aborder des sujets qui font mal : la baisse du niveau au lycée, à l'université, l'influence du numérique, le jeunisme, la manipulation de l'affectif lors des manifs de "jeunes" pour Léonarda, la fin de l'écrit, de la bonne littérature, l'oubli de nos classiques, l'indifférence à l'égard de vrais artistes, la mode et l'argent s'emparant de tout..?

Lui reproche-t-on d'être trop laïque et de ne pas accepter les compromis, surtout à l'école : "L'enceinte scolaire délimite un espace séparé, singulier, irréductible. Elle n'est ni un appendice de la famille, ni un prolongement du forum, ni un étal de marché, ni non plus une antenne gouvernementale..." (page 41).

 

Non, une école n'est pas un marché, c'est un sanctuaire, on doit conserver son passé, son symbole : lieu de brassage, de fraternité, de culture, d'éducation, d'enseignement, de dialogue démocratique...

Une école ne doit pas subir la loi inique du marché.

 

Lisons le philosophe, mais lisons-le bien, avec attention et nous constaterons qu'il est tout en nuances ! Loin de la démagogie et des masques de l'extrême-droite et de ceux qui font son jeu (*) !


- - -

(*) Jeu stratégique dangereux de Mitterrand et de la gauche, ambiguïté de F.Fillon qui ne choisit pas entre le candidat de gauche et celui de l'extrême-droite, gestion de certaines municipalités avec le FN (Gaudin à Marseille, cas de Nice, de villes du Gard...)

Partager cet article
Repost0
2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 09:34

barcelone-marche-couvert.JPG  Marché couvert de Barcelona : la Boqueria.

 

Au lieu de proposer une vision d'envergure pour Perpignan (l'architecture, la circulation, le stationnement, le parcours touristique intramuros et dans les quartiers, le social, la réhabilitation d'habitations insalubres, la création d'entreprises...) on regarde par le petit bout et on "bat" sur un point précis, comme pour distraire la population...qui n'est jamais associée aux décisions ! On devrait commencer par là, avant de lancer des "idées" (farfelues) juste avant les élections !

 

 

Après les tentatives de Paul Alduy pour étendre Perpi dans le ghetto du Moulin à vent pour y parquer Pieds-Noirs et étudiants, et celles du fils Jean-Paul pour pousser la ville vers la nouvelle gare (échec pour l'instant), avec l'implantation de la Fnac (en danger), face à la perspective de l'avenue, le débat, avec J.M.Pujol, revient au centre-ville... On se regarde le nombril. On semble avoir peur de commerçants qui, le plus souvent n'habitent pas au centre et n'y votent pas...

 

Face au mécontentement des commerçants et des habitants du Perpi historique, il faut, fissa, des solutions : des rues à double voie, des heures gratuites pour les acheteurs, et à présent le marché ! 

 

On vit sous la loi du marché ! Alors, après avoir cassé le marché couvert de la Rép. construisons un nouveau marché couvert !

 

 

C'est évident : ville méditerranéenne, Perpi n'a pas de marché "provençal"...

 

Il lui faut donc un marché "catalan"! 

 

Regardons donc du côté de la Boqueria, placée dans un espace imposant près d'un lieu populaire, la rambla...

 

  Or, certains illuminés veulent placer le marché dans une rue ! Rue de la Cloche d'Or ? Quelle est la cloche qui a cogité ça ? C'est ridicule, étant donné l'étroitesse ! Claude Simon, qui a vécu là, va se retourner... Ces intellos de la CCI, c'est pas des prix Nobel !!!!

 

Place Gambetta, pour cacher la cathédrale et les façades, et la galerie Castan..? De plus en plus débile ! Et le maire actuel d'affirmer : 'Place Gambetta, ce serait pas mal !" 

 

Place Rigaud ? C'est pas grand et un petit marché bio, marginal existe ! Donc, non, copie à revoir ! que des incapables, sans imagination !

 

On a l'impression, ici, d'être entourés d'imbéciles, l'élite étant partie à Paris ou à l'étranger, ou ayant été éliminée (Ce fut la politique de la terre brûlée de Bourquin pour supprimer les meilleurs soialistes, Sicre, Cansoline, Codognès, Bigorre, Olivier...).

 

On a bien, sous Paul Alduy, détruit le magnifique ensemble de Saint-Martin, pour y construire le Conservatoire ! On trouvera bien la solution pour défigurer encore un peu plus Perpignan...

 

 

Je propose de placer un marché à grande échelle à la place du parking de la trésorerie/ancien lycée. Les avocats, qui ont déjà leur café, La Paix, auront leur marché ! J'espère qu'ils vont appuyer ma suggestion...

 

Sinon, en cas de problème avec la société qui gère les parcages privés, instaurer ce marché sur le désert de la place de la Victoire, face au Castillet, près du cinéma, près de la promenade, départ d'un "itinéraire Nature" près du centre-ville ...

 

Victoire ! Pour un marché de la Victoire ! De la réussite !

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 09:40

 images-copie-3.jpeg   J-Marc Pujol, notre maire adoré, est un homme civilisé, sensible, attentif au bonheur de ses administrés. Il connaît les bonnes manières, il sait vivre dans la bonne société des gens susceptibles de voter pour lui. 

 

Les autres aussi, d'ailleurs, les indécis, les ronchons, les nouveaux arrivants, les contestataires, l'intéressent itou; c'est pourquoi M.Pujol a pris sa belle plume. Il avait déjà écrit dans de grandes affiches qui montraient son sourire et sa bonhomie, à Noël dernier, vous vous rappelez ? C'était notre Père Noël sur papier glacé, JMP...

 

C'est ça, dans des panneaux publicitaires, bien placés aux quatre coins stratégiques de la ville... Avait-il payé de sa poche cette esthétique campagne pré-électorale, cela ne nous regarde pas...

 

Quoique... 

 

Ensuite au premier de l'an, notre maire a envoyé, par la poste, sur des cartes très belles et en couleurs, ses voeux aux citoyens ! En tout cas, à ma mère, c'est sûr, j'ai gardé la carte colorée et l'enveloppe timbrée; je garde les écritures des gens célèbres; je dois être un peu conservateur et réactionnaire ! Moins, tout de même que notre maire, qu'on dit bien à droite, même si, devant le CAC W.Benjamin, il prône la Révolution et crache sur le flic dessiné sur la façade de ce centre qu'on aurait dû baptiser "Jordi Vidal".. !

 

 

Donc, revenons à l'écrivain Pujol : ma mère a reçu une autre bafouille pour son anniversaire : 90 ans, ça se respecte et M.Le Maire respecte les vieux qui votent bien. Elle a d'ailleurs toujours voté à droite, ma maman, habitant dans le centre historique et bourgeois de Perpi... mais cette fois-ci, écoeurée comme pas mal de Français, elle votera (pas FN, ce serait le réflexe irresponsable) pour le maire en place, mais pour la candidate jeune, hors parti, qui apportera enfin l'éthique dont Perpignan a besoin ! Même si je dois louer un minibus (ça rappelle les magouilles de la Canebière), je l'emmènerai voter, foi de charbonnier !!!

 

Si donc, JM. Pujol envoie chaque jour des dizaines de cartes, de voeux, de bons mots, ça doit lui coûter bonbon !

 

Mais si c'est nous qui payons, c'est comme si on se l'était envoyée à nous-mêmes, cette luxueuse carte... Alors, ça sert à quoi, ce manège..?  

 

  - Jean-Pierre Bonnel -

 

 

--- 

Jean-Marc Pujol né le 4 avril 1949 à Mostaganem 1, est un homme politique français, maire de Perpignan depuis le 22 octobre 2009.

 

Avocat fiscaliste, Jean-Marc Pujol est membre du conseil municipal de Perpignan depuis 1989. Adjoint au maire, chargé de l'urbanisme et des finances 2 depuis 1995, il était devenu premier adjoint du maire Jean-Paul Alduy auquel il a succédé en octobre 2009.

 

Il a été champion de France de chasse sous-marine par équipe en 1974 1 et président de la commission nationale de pêche sous-marine de la Fédération française d'études et de sports sous-marins (1984-1996)

.

Mandats

Notes et références

  1. aetbWikicsm.com [archive], éléments biographiques.
  2. La Gazettes des Communes [archive], lagazette.fr, 16 octobre 2009.
  3. Décret du 31 décembre 2008 [archive]

 

 

Partager cet article
Repost0
28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 20:23

images-copie-34.jpeg region-pub-et-moi-et-moi.jpg

 

On vient de dresser le classement des douze villes les plus "honnêtes" du monde...C'est une enquête sans doute un peu rapide et très lacunaire; cependant on remarque qu'aucune ville française ne figure dans cet hit-parade (Madrid, New York, Rio de Janeiro, Budapest, Prague...)

 

On cite cependant Arcachon pour les bonnes actions de ses citoyens...Mais pas Paris.. Ni Marseille... Trop de mafias, de crimes, d'insécurité, de clientélisme, d'élections truquées par des élus et des politiques malhonnêtes...

 

Ni Perpignan ni les villes du 66 ! Ni Montpellier !!  Allez savoir pourquoi ...

 

Voici quelques solutions, ou indices (touchant l'Agglo, le CG66, la municipalité actuelle de Perpi : pour une critique tous azimuts, assurant recul et objectivité... Quel est le (la) candidat(e) qui je dégagera du lot..? )  - JPBonnel

 

 

*La présidente du conseil général des Pyrénées-Orientales vient de désigner 3 nouveaux vice-présidents, ce qui porte leur nombre de 6 à 9 ! C’est donc une véritable « armée mexicaine » qui dirige le conseil général puisque, désormais, 1 élu sur 3 est un vice-président.

 

Il faut dire que notre Pays Catalan est devenu un sanctuaire pour « vice-présidents »: avant l’inflation de « vice-présidentite » qui vient de toucher le conseil général, le président de l’agglomération Perpignan-Méditerranée s’accroche à ses 42 vice-présidents là où la loi n’en autorise que 15 … mais, puisque l’avenir du département est en jeu, « nécessité fait loi » …

 

Pour rappel, un vice-président de conseil général dans un département comme le nôtre, ce sont 2.700 € d’indemnités mensuelles au lieu de « seulement » 1.900 € pour un « simple » conseiller général. Tandis qu’un vice-président de l’agglomération de Perpignan perçoit 1.600 € d’indemnités mensuelles contre 230 € pour un « simple » conseiller communautaire …

 

Avec ces 3 désignations supplémentaires et la cohorte de vice-présidents à l’agglo, c’est sûr, le chômage (et ses 15% de record national) et la précarité (au vu de notre record national d’inscrits au RSA) peuvent trembler ! A coup sûr, ces équipes pléthoriques vont stopper la chute du Pays Catalan dans les mauvais records nationaux : chômage, RSA, défaillance des entreprises, innovation, export, etc … Malheureusement, il n’en sera rien comme c’est le cas depuis 15 ans au moins.

 

* « Pour nous, cest vous avant tout!  » Nouvelle campagne de communication de la Région Languedoc Roussillon.Une affirmation que contredit le rapport de la cour des comptes de mai 2013...

La « Région » nest pas épinglée, mais étrillée par la chambre régionale des comptes qui fustige une gestion calamiteuse

Quelques extraits des dérives constatées par la chambre régionale:

28 millions deuros de frais de communication

130 000 euros de frais de vins et spiritueux,

400 000 euros de « frais de bouche » en 2010

31 000 euros de frais de linge de lit

Un avis sévère sur les dépenses engagées pour des actions qui nont pas fait leurs preuves, comme « Lordi » ! (16 millions deuros).

La « Région » persiste et signe, avec cette nouvelle campagne !

Alors que le Languedoc Roussillon est la troisième région la plus pauvre de France (500 000 personnes sous le seuil de pauvreté, vivant avec moins de 960 euros), où le taux de chômage est parmi les plus élevés 14,8% (presque 300 000 personnes sans activité ou à activité réduite), .où les jeunes ont des difficultés à entrer sur le marché du travail, alors que les dotations de lEtat vont être réduites du fait de la rigueur budgétaire, lINSEE signale même dans son dernier rapport « En Languedoc Roussillon, à la différence de la France, les indicateurs continuent de signaler un décrochage des indicateurs régionaux pour la fin de 2013″….Il y avait surement mieux à faire avec notre argent, avec nos impôts.quune communication dauto congratulation à la « soviétique »

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 10:32

images-1-copie-1.jpegimages-3.jpegimages-2.jpeg   Louis Alliot, Jean-Marc Pujol, Jacques Cresta : Les loups sont entrés dans Perpignan

 

 

Ils rôdent dans les banlieues de la cité catalane; l'une se terre à Cabestany, l'autre a installé son gîte à Millas, le troisième habite à Pollestres. Depuis que le fumet des municipales de 2014 se propage dans les médias, ces trois loups se sont décidés à investir Perpignan.

 

En effet, la soupe est bonne et ces trois politiciens, professionnels de la politique, ne crachent pas devant l'opportunité d'un mandat, d'un salaire, d'une voiture avec chauffeur, d'une gloriole locale...

 

L'un de ces affairistes est peu connu : il est nouveau pour les Perpignanais, mais les habitants de Cabestany le connaissent car il est conseiller municipal du maire communiste depuis des lustres. Le parti bourquiniste l'a envoyé à Perpignan pour croquer le méchant Pujol, représentant de la droite dure. Jacques Cresta, joujou automate du président de Région avance donc avec un slogan à la Drucker : "Vivement Cresta ! " Cresta vient faire son cinéma ! Sa politique-spectacle ! C'est simpliste, mais ça peut marcher dans la tête des gens simples qui ne pensent qu'à "Vivement dimanche !"... Ce candidat aux dents longues a donc décidé de jouer de l'ego : moi, vive moi, moi député, maire, président de l'agglo : yo, yo et moi et moi... Un seul problème : pour devenir maire de Perpignan, il a oublié de vivre à Perpignan !

 

L'autre anima,l cruel et rusé, s'est installé à Millas, pour avoir un pied-à-terre dans le département...pour mettre de l'eau dans la piscine de sa villa pour que sa concubine, qui a le pied marin, puisse y folâtrer au lieu de s'y casser le col du fémur... Cependant Louis Alliot, qui veut s'emparer de Perpignan, devrait penser à habiter dans cette ville au lieu de perdre son temps dans le bourg bourquiniste... A Perpignan, il met sa plaque, ses plaques (avocat, local de campagne) un peu partout, boulevard Wilson et Saint-Charles, comme pour marquer son territoire, comme un chien-loup faisant pipi là où la femelle est passée...Mais Alliot n'a que faire de Perpignan, et de Millas encore moins : c'est une vedette médiatique, un leader frontiste capital et c'est d'ailleurs à Paris et dans les étranges lucarnes, qu'on le voit surtout. Ici, il peut gagner une certaine gloire, montrer que la droite extrême peut gagner une ville de plus de cent mille habitants; c'est d'ailleurs pour cela qu'il flaire Perpi, pas pour changer une ville sclérosée !

 

La meute politicienne, affairiste et clientéliste, est enfin composée du maire actuel de Perpignan. Jean-Marc Pujol a oublié d'habiter à Perpignan, étrange pour un maire de Perpignan, vous ne trouvez pas..? Il a sans doute une chambre de bonne, un studio dans le centre historique, comme d'autres ont des "baise-en-ville", mais il a préféré le village périphérique de Pollestres. Pour prendre du recul ou parce qu'il a compris que les taxes foncières à Perpignan étaient trop élevées..? Pour le soleil ou parce qu'il a vu que Perpignan est une ville sale et que circulation et stationnement sont exaspérants..? Pour être plus près de son ami Daniel Mach, dit "Macda", secrétaire de l'UMP 66 et ancien colossal videur de discothèque, car Jean-Marc a saisi l'insécurité qui ronge Perpi (colère des commerçants...)... Depuis dix ans, M.Pujol règne à Perpignan et habite un village; il veut continuer de gouverner ainsi la préfecture du 66, et être enfin élu par des citoyens, pourtant de plus en plus exaspérés et miséreux... Il sait pourtant que le coup génial, aux dernières élections, de récupération de l'ancien meneur local de FN (M.De Noëll) n'est plus possible, face à un Alliot intransigeant...

 

Dure, dure, la vie d'un loup, de nos jours !

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 20:09

bib-nationale--gisele-freund-copie-1.jpg W.Benjamin à la bibliothèque nationale, Paris, photo G.Freund.

 

N'ayons pas peur des mots et que l'action suive le mot d'ordre :

 "La révolution ne fait que commencer"

Le centre d'Art contemporain Walter Benjamin a été inauguré hier, samedi 12 octobre  à Perpignan:

 Le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol a déclaré : "La révolution commence à Perpignan. Si j'ai voulu que naisse ce centre d'Art en liaison avec l'école, c'est pour donner du sens au Perpignan de demain. Inscrit dans la modernité et qui puisse permettre de redynamiser le cœur historique et identitaire de la ville. Cette expression artistique sera un lieu de liberté pour les Perpignanais".

 

Une inauguration qui allait de pair avec le lancement officiel de l'exposition d'art contemporain Entropia 1. Elle se tiendra conjointement dans ces nouveaux locaux et au couvent des Minimes durant 69 jours (*). Au total 280 œuvres qui selon le directeur de la culture à la ville, Jordi Vidal, "dialogueront entre elles. Notre ambition est de témoigner d'un monde en mutation en dressant une cartographie artistique des changements contemporains. Cette exposition se présente comme un parcours organisé autour duvres d'artistes reconnus internationalement mais aussi de jeunes créateurs".

(*) Du 13 octobre au 20 décembre sur les deux sites. Tous les jours sauf le lundi de 10 h 30 à 18 h. Entrée libre. Aujourd'hui de 10 h à 14 h, possibilité de se faire photographier son 'Aura' au centre d'Art contemporain.

 

----  Perpignan et les arts 

 

Ratages et occasions perdues...

 

Faire connaître Perpignan grâce à ses gloires locales. Bonne idée, mais c'est vite vu !

 

 

D'abord, Arago, : il a sa place au coeur de la ville, sa statue plantée n'importe où l'index pointé vers...le Canigou ? Non, vers Estagel, son village natal ! Alors, laissons Arago aux Fenouillèdes et à Banyuls, pour le laboratoire du CNRS...

 

Ensuite Maillol : on aurait pu garder au pays les artistes passagers, Dufy ou Picasso... Collioure et Céret ont échoué; à Perpignan, c'est un musée Dali, près de la gare, qu'on aurait dû fonder, à l'époque où des tableaux étaient accessibles...Encore un ratage ? 

 

A Perpi, quelques tableaux, pas un vrai lieu ! On essaie donc de récupérer Maillol, avec quatre statues. Mais l'artiste est à Banyuls, sa ville natale, à la métairie rebaptisée musée, et à Paris, grâce à la fondation Dina Vierny...

 

Alors reste Claude Simon, mais le prix Nobel est peu lu, inconnu des gens d'ici, du grand public et, malgré les hommages de 2013, ses livres demeurent souvent au stade de l'édition originale...

 

On peut, à la rigueur, organiser l'itinéraire, depuis la rue de la cloche d'Or jusqu'au village de Salses, à la frontière des Corbières...

 

Les élus d'ici semblent voués à l'échec (acceptation de la THT, retards du TGV...); quant à une "fondation Trénet",...Celui-ci vécut dans le quartier de la gare et fréquenta le lycée Arago puis la vie culturelle des Bausil et Bauby...Elle est improbable, cette fondation : qu'y mettra-t-on ?  La collection de disques que pourrait y installer Jean Cazagran..? Mais Narbonne s'est identifiée au chanteur et les encarts publicitaires pleuvent partout, à Perpi, un autre occasion perdue, des rideaux de fumée...

 

Demeure un musée de l'Algérie française et une stèle aux généraux de l'OAS... Camus a voulu être récupéré, mais depuis peu, la vitrine sur l'écrivain est épurée, seuls quelques livres subsistent, pas de documents, pas de citation tronquée (lire B.Stora) qui faisaient accroire que Camus était pour l'Algérie française, alors qu'il penchait pour une sorte de fédéralisme...

 

En fin de compte, tentons de faire entrer H.Rigaud dans son musée agrandi : acquisitions ou prêts..? Expos, colloques..? Seul grand artiste d'ici,  mais si peu catalan (lire Renada Portet), et si grand maître français, courtisan de Louis XIV et protégé par les plus grands...

 

Perpignan la belle célébrera-t-elle le grand centralisateur, Louis le Grand..?

 

(J.P.Bonnel)

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:07

images-copie-29.jpeg    Je reviens sur le bat du groupe "objectif 2020" animé par Romain Grau. Cette soirée ressemblait plus à un barnum qu'à un échange sur la culture; dommage que les politiciens confondent parfois culture et animation, culture et cirque, culture et escamotage...

 

Je voulais en venir à la prise de parole de M. Halimi, adjoint et avocat, pour qui j'ai de l'estime : il a la séduction et le talent de la parole, même si son discours est souvent un long fleuve futile qui charrie des pépites de rhétorique, mais peu d'idées nouvelles... M.Halimi a adressé des critiques au maire précédent sur l'image floue de la ville, mais que fit-il donc, lui, pour améliorer cette image : l'avocat a montré les limites de son influence et confessé son impuissance...

 

Ce qui me choqua et m'étonna de la part d'un homme subtil, ce fut quand M.Halimi définit la culture comme la confiture de roses de sa grand-mère... faisant par là référence à la populaire formule : la culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale... M.H. l'étala donc et le discours, élégant et facile, en surface, n'aboutit à rien, au bout du compte : on ne se souvient de rien de précis, on ne conserve que le flou d'un flot de mots... Dommage, on préfère quand l'adjoint définit la culture comme "le capital génétique d'une cité"

 

L'orateur acheva son long monologue (un homme politique ne peut se contenter d'une plaidoirie, mais il doit permettre le dialogue : l'avocat attend-il l'échange avec son public ?) en montrant les réalisations à venir : les 2000 m2 du musée des Beaux-arts réunissant l'hôtel de Lazerme et celui de Mailly, symbole du pouvoir central du "Grand" Louis et du pouvoir central (les Catalans apprécieront !); l'ouverture d'une Biennale d'art contemporain, le 12 octobre, en un lieu baptisé "Walter Benjamin" (c'est la mode ; on utilise désormais beaucoup le nom du philosophe juif allemand...).

 

M.Halimi veut aussi aider "les artistes dans leur aspiration à la liberté" (mais ils n'étaient pas dans la salle), bravo ! Il était temps... Il affirma aussi que "la culture est contre la violence, mais pour un vrai pacte social : il faut rétablir le dialogue, établir des ponts", bravo : il serait temps !!!

 

 

*** On peut conseiller à M.Halimi et à d'autres le livre collectif "Culture, les raisons d'espérer", qui vient d'être publié aux éditions Gallimard :la culture est une utopie, une solution à la crise, une source d'innovations qui ont changé le monde économique d'aujourd'hui; la culture, c'est en Europe, 8 millions d'emplois directs... Par le forum d'Avignon 2012.

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 11:06

images-copie-28.jpeg  Romain GRAU.

 

 

 

   Hier soir, mercredi 2 octobre, la salle des libertés accueillait le "Club 2020" dirigé par R.Grau sur le thème de "Culture et animation".


Dès l'entrée, il faut dire que l'animation prima et ravit sans doute la foule de militants UMP (mais où les intellos, les artistes, les créateurs, à part Patrick Lhoste, financé depuis des lustres par les institutions municipales et la famille Alduy)...

 

Il faut dire aussi que ce compte-rendu sera incomplet car je n'ai pu supporter plus de deux heures ce show à l'Américaine (on ne parla pas la langue d'ici, ni ne prononça le mot catalan), nourri de témoignages positifs sur Perpi (inutiles : on aime tous Perpignan !), d'intervention de playmate, de tours de magie, dignes d'un samedi soir avec Patrick Sébastien... 

 

Il faut, après avoir défini les termes du débat, donner vite la parole au public (au peuple); ensuite, on peut répondre et donner des solutions, ses propositions. Tous les groupes politiques font l'inverse, imposant leurs vues, sans respect pour la démocratie...

 

Le gentil R.Grau a commis l'erreur, en voulant faire du neuf, de participer à la "politique-spectacle" face au visage mortifié de Jordi Vidal, qui s'enfuit vite, en inventant un slogan inédit pour la ville "la magique"... Cette semaine de magie se déroulerait au mois de mai, libre de tout événement : c'est vrai, en mai, fais ce qu'il te plaît !", mais là, c'est trop, c'est gros : pour oublier le malaise perpignanais (chômage, commerce, TGV, communautarisme, émeutes, clientélisme, misère de certains quartiers, drogue...), on a recours à un tour de passe-passe !!!

 

Comme avant, dans l'antiquité, le cirque (Figures l'a repris) : panem et circences ... cirque-figueres.jpg

 

 

On n'organise pas un débat commençant à 19h30, en semaine, jusqu'à 22h et plus, alors que certains travaillent (encore...) le lendemain...  Michel Pinell, lors de "son " (et pour J.Marc.Pujol)  débat sur la culture, avait eu l'intelligence de le programmer un samedi matin.

 

Pourtant, la soirée commença de façon digne et sérieuse. R. Grau définit la chose, lien social, présent partout, dans l'éducation, le rayonnement économique. Il montra les tabous : la culture et l'argent, la culture et la politique, la culture et l'économie; pourtant elle a besoin de l'argent public et "depuis 20 ans, beaucoup de réalisations, utiles, efficaces; mais il reste à faire..."

 

Puis, M.F.Barbera dressa le bilan de trente ans culturels d'Alduysme, de manière objective (sans toutefois parler des coûts : L'Archipelé, etc...) Ce recul était nécessaire pour aller de l'avant. Les autres intervenants furent moins dynamiques, lisant leurs propositions sans regarder le public, ce qui est abominable...

 

Ainsi Laurence Herlin (petite voix) et l'ami Armand Gombert : celui-ci proposa une balade culturelle dans la ville par smartphone, ce qui est dans l'air du temps, paraît-il.. Ce qui me semble intolérable, les gens (les jeunes surtout) vivant avec cette prothèse; en outre, le commentaire livré par ce biais (comme les audiophones dans les musées) ne fera que massifier la culture, chacun subissant le même message au lieu de se faire une opinion personnelle sur une oeuvre...

 

Fabrice Rallo, l'animateur, reprit le fil de façon plus dynamique et conviviale; il parla d'une "culture des quatre saisons" (sans citer Vivaldi), d'une alliance "culture-commerce-tourisme" pour expliquer "la transversalité de cette soirée"... La culture est le socle de l'équilibre et de l'identité d'une ville, formule qui me plaît. Il acheva en notant que la ville a investi dans la culture, mais que "son image n'en profita pas.", ce qui me semble juste. "Il manque une communication tranversale" : la commission Pinell a intégré cette évidence depuis le début...

 

Avec l'intervention attendue de Mauice Halimi ("Maurice est toujours bon, même long"), on reparla de "culture de la mémoire", de "culture muséale", l'adjoint à la culture actuel critiquant au passage la priorité donnée par J.P.Alduy (présent mais silencieux) au "spectacle vivant". La culture "intra muros", et non dans la rue ou les quartiers, se trouvant magnifiée à présent par l'agrandissement du musée Rigaud et la création d'un centre d'art contemporain face à l'ancienne école des Beaux-arts, ancienne dépendance (internat ?) de l'ancien lycée, place Arago...

 

"Avec le pôle muséal, se retrouver sur la mémoire et l'identité perpignanaise", déclara l'avocat, tout en jetant le trouble, à propos de "Visa pour l'image" : malgré son succès et sa notoriété, l'événement n'a pas pu "transmettre l'image identitaire" de Perpignan...

 

Quelle est cette image, quid de cette identité..? 

 

Je reviendrai sur le discours halimien, mais ne parlerai pas de la suite de cette soirée "magique", qui devint nulle, insoutenable, insurmontable...ridicule, et R. Grau, dans son coin, demeurait bien mutique, conscient de la vacuité et de la fatuité des propositions de son équipe...

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blogabonnel
  • : Création et information culturelle en Catalogne et... ailleurs.
  • Contact

Profil

  • leblogabonnel
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...

Recherche

Liens