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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:46

moi Canigou  *Présentation du dernier numéro de la revue "Mirmanda" 

   *Mirmanda us convida a la presentació del darrer número de la revista

 

«Els Pieds-noirs catalans. Una qüestió de país / Les Pieds-noirs catalans. Une question de pays»

 

 Dijous 31 de gener a les 18.15h a Perpinyà, a la Casa de la Generalitat (1, carrer de la Fusteria. Tel. 04.68.35.17.14)

 

Conjuntament al tast del documental sobre el mateix tema dirigit pel periodista Juli Esteve "Algèria, el meu país. Història i memòria de l'emigració valenciana a Orà i Alger".

D'aquesta manera, Mirmanda ha mirat de fer la volta a un fenòmen humà i cultural (més enlla del polític, que va portar milers de persones des del Mediterrani català meridional i central fins a les costes africanes, per (re)tornar a un Mediterrani septentrional.

 

Hi sou tots/es convidats/es!!

 

"Cinquanta anys és un temps suficient en la història contemporània per a mirar enrere i fer un estat de la qüestió. El cas de la independència d’Algèria, un procés que va ser profundament dolorós tant en la tradició colonitzadora europea com en els lligams interns de la mateixa Àfrica del Nord, representa una fita en la història de França i de bona part de països en vies d’alliberament en aquella època. (...) Els Pieds-noirs, "Potes negres" al Rosselló com a mostra precisament d’aquesta incomprensió i xoc en l’arrelament dels nouvinguts, eren tanmateix majoritàriament catalans. Això és quelcom conegut en els llocs d’origen. És, també, un fet amagat o desconegut per la historiografia francesa. Només un tal Albert Camus acaba citant i donant forma al perquè del seu interès africà, anomenant els seus orígens menorquins. I és que, efectivament, i aquesta és la novetat —tan simple com parlar-ne, fer-ho extensiu al conjunt de l’imaginari col·lectiu—, la major part d’aquests Pieds-noirs provenien del País Valencià, de les Illes Balears i, fins i tot, de l’Empordà o el Rosselló..."

 

http://mirmanda.blogspot.com.es/2012/12/nou-numero-de-mirmanda-7-els-pieds.htm

***

Mirmanda Núm. 7 (2012)

Sumari :

Editorial

Obertura literària

Joan-Daniel Bezsonoff

L’Atlàntida

Xavier Serra (compilador)

Algèria. Una oportunitat literària desaprofitada.

Emigrants i contrabandistes

(Jacint Verdaguer, Vicent Blasco Ibáñez

i Joan Fuster)

Migracions i exilis

Philippe Bouba

L’activité des associations de rapatriés

pendant l’année 1962 en Roussillon

Paqui Morales

Vincles valencians a terres africanes

Mercè Valero

Els Pieds-noirs illencs

Marta Marfany

Menorca i Algèria (1830-1962)

(Des)arrelaments

Grégory Tuban

Le double exil des républicains réfugiés

et déportés politiques en Afrique du Nord, 1939-1962

Antoni Marimon

Tan a prop i tan lluny: els illencs a l’Algèria francesa

Eric Forcada

Le monument de Sidi Ferruch d’Emile Gaudissard.

Œuvre de mémoires, mémoires d’une œuvre (1830-2012) 

Joan Lluís Mas i Alícia Marquès

Una infància catalana al Magrib i al nord de França

Addenda (a)fronterera

Joan-Francesc Castex-Ey

L’espai català transfronterer: d’un concepte a la realitat

Xavier Oliveras

Ficció i realitat en la pràctica de la cooperació transfronterera

Jordi Gomez

La frontière étatique sur l’espace catalan:

état des lieux et stratégies politiques locales

Resums

www.mirmanda.com

http//:mirmanda.blogspot.com

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 10:20

images-copie-11.jpeg  Jean Iglesis

      La Catalogne, une fenêtre ouverte sur l’avenir…

Catalunya més que mai…

 

Première puissance industrielle, seconde force agricole de l’Espagne, la Catalogne se révèle aujourd’hui comme un vivier de projets, d’espoirs et de dynamiques dans l’espace européen qui se dessine et qui s’installe.

Dans une société en mouvement perpétuel, être catalan c’est choisir son destin, c’est mesurer tout ce que le passé nous a légué, c’est appréhender avec lucidité mais non sans humilité ce que l’avenir nous propose…

     La Catalogne, c’est la force tranquille d’un destin contrarié. Née d’un passé millénaire, elle a connu des heures glorieuses, sublimées par le règne du Royaume de Majorque (1262-1349), elle a perdu sa couronne lors du Compromis de Casp (1412), le Traité des Pyrénées lui a ravi son identité (7 novembre 1659), sa capitale : Barcelone a capitulé devant les troupes espagnoles (l1 septembre 1714) sa langue a été proscrite, bafouée, interdite (en France, édit royal du 2 avril 1700)…. Mais elle ne s’est jamais déclarée vaincue…

Au long des générations qui ont suivi, au cours de décennies baignées par plus d’ombre que de lumière, la lutte de la Catalogne s’est organisée… mesurée, patiente, clandestine… Fortement affectée au siècle dernier par la dictature franquiste (1936-1975), la Catalogne – saluée en exemple par des écrivains militants et visionnaires tels George Orwell - a accédé au statut d’autonomie en 1979. Forte d’une conscience collective, forgée de jour en jour, d’événement en événement, elle rayonne aujourd’hui de par sa singularité, de par sa diversité et de par son esprit d’ouverture…

      Etre catalan ici et maintenant, c’est moins un héritage acquis qu’une vigilance et qu’un combat de chaque instant. Tout comme en Catalogne Sud, dans la région de Valence, aux Iles Baléares, en Andorre, dans la Frange d’Aragon, à l’Alguer (Sardaigne), dans le Val d’Aran, nous sommes fiers, Catalans du Nord, de défendre au quotidien notre terre, notre langue, nos traditions, notre passé …et ce pour mieux forger notre avenir. Nous sommes fiers de faire partie de ces douze millions d’êtres humains qui ont été, sont ou ont choisi d’être catalans… comme le philosophe Ramon Llull, comme le sculpteur Aristide Maillol, comme le violoncelliste Pau Casals, comme Jordi Barre, artiste et chanteur, qui porte notre foi…oui, nous sommes fiers d’être catalans !… « sempre endavant, mai morirem… »

 

262746_10151320571514255_396219532_n.jpg   Contre l'Etat espagnol :


Lhistoire se chargera de juger la Seconde Restauration espagnole et ses protagonistes. En ce moment,il est difficile déviter un verdict sévère: le taux de chômage, entre 1980 et 2012, a toujours été supérieur à 15% deux années sur trois et supérieur à 20% deux années sur cinq. Il n’y a aucun autre pays européen qui ait connu une situation semblable. En effet, sur les trente-cinq pays classés par leFMI dans la catégorie « économies avancées », un seul (en dehors de lEspagne) a atteint un taux de chômage supérieur à 20%, et ce pour lannée 2012 uniquement, la Grèce.

LEspagne aurait-elle souffert une catastrophe naturelle ? Aurait-elle été victime dun boycott international ? Aurait-elle joué de malchance ? Non, rien de tout cela. Certes, il est vrai que lEspagne nentamait pas son périple au meilleur moment, parce que la crise politique de la transition sest produite en même temps que la plus forte crise économique survenue après la Seconde Guerre mondiale, celle du choc pétrolier, du manque de matières premières et de la dévaluation du dollar. Mais elle partait aussi avec des avantages : sa situation géographique lui a assuré la stabilité politique, lUnion européenne lui a ouvert le plus grand marché du monde et lui a octroyé des aides qui équivalent trois Plans Marshall, le nombre de touristes sest multiplié au-delà des prévisions les plus optimistes, les financiers lui ont prêté des sommes astronomiques dargent et les investisseurslui ont fait confiance à lheure dimplanter des industries productives. Et pourtant, trente-trois ans après ladoption de la Constitution, lEspagne est un pays ruiné, incapable doffrir un avenir à la plupart de ses jeunes et de garantir à ses retraités le paiement des retraites à court et à moyen terme.

Dans ce contexte, Felipe González et José Maria Aznar sont revenus sur la scène politique pour donner des leçons à leurs successeurs, lun à loccasion dune commémoration et lautre avec la publication dun livre.

«
González a appris aux jeunes à être fainéants », ma un jour déclaré un vieux paysan de lExtrémadoure. Il faisait allusion au P.E.R. (Plan demploi rural), mais il aurait pu évoquer les indemnisations, préretraites et invalidités massives accordées durant la reconversion ; ou la régulation du chômage qui na jamais encouragé les bénéficiaires à accepter un travail. Felipe González a un certain nombre de réussites à son compte, personne ne peut peut en douter; mais il a aussi une grande responsabilité dans la situation actuelle, entre autres parce que cest lui qui a lancé, avec « les fastes de 1992 » - -organisation simultanée des Jeux olympiques de Barcelone, de lExpo de Séville et de la Capitale de la culture à Madrid - la politique de grandes dépenses publiques somptuaires, ainsi que la politique dinfrastructures non prioritaires avec le TGV Madrid-Séville.

Aznar, quant à lui, il a démultiplié ces politiques alimentant ainsi une bulle immobilière qui allait finalement nous dévorer. À la fin de sa première législature, lEspagne avait atteint un équilibre relatif, avec un taux de chômage, 10,6%, qui commençait à être raisonnable, une inflation modérée, la balance extérieure et la balance fiscale contrôlées. Il a mis le pied sur laccélérateur en maintenant le prix de lélectricité en-dessous du coût de production, avec une hausse de la dette publique et une folle politique de travaux publics qui comprenait la rénovation de tous les aéroportset la construction du plus vaste réseau ferroviaire de grande vitesse au monde. Pour soutenir leuphorie, il a toléré lentrée de deux millions dimmigrés, dont deux tiers par laéroport Barajas de Madrid.

La seconde Restauration a été caractérisée par les grands chantiers de travaux publics, mais tous les gouvernements sans exception ont scrupuleusement veillé à ne pas articuler du point de vue logistique la zone exportatrice la plus dynamique. Il y a quelques jours, dans ce même journal, Josep Parcerisa parlait du cul-de-sac ferroviaire que constitue Llorca, entre Alicante et Almeria ; la voieentre Tarragone et Vandellòs na pas encore été dédoublée à ce jour ; le PSOE et le PP au Gouvernement et aux Cortès ont frustré laxe méditerranéen de marchandises, conçu et défendu par lUnion européenne, pour le rendre subsidiaire dun axe central impossible Une politique suicide.

Il semble quà lorigine de lautoroute de la Méditerranée la seule grande infrastructure du franquisme à ne pas répondre au schéma radial il y avait le rapport bien connu que la Banque mondiale avait rédigé en 1961 lorsque le régime franquiste avait implorait de laide à lextérieur. Aujourdhui, comme alors, il faut que lon vienne de lextérieur pour suggérer à lEspagne de concevoir rationnellement ses infrastructures ; ainsi, le commissaire aux Transports, Siim Kallas, corrige les plans espagnols en argumentant « quil faut garantir que les connexions viennent de quelque part et aillent quelque part ».

Les dirigeants espagnols auront besoin de beaucoup dhumilité pour gérer les conséquences des décisions prises par leurs prédécesseurs. Il serait souhaitable que ces derniers apprennent au moins à se taire.

Miquel PUIG

Traduction de l'article "Estarien millor callats" publié dans ARA, par Montserrat Vallribera.

 

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 11:24

 

 

"La Russie est une grande démocratie". Cette phrase de Gérard Depardieu n'a pas du faire sourire les journalistes, défenseurs des droits et artistes mis en prison par le régime autoritaire du président Poutine.

Pendant que l'acteur se félicite d'être devenu citoyen russe,deux des trois musiciennes du groupe féministe Pussy Riot croupissent dans des camps de travail pour "hooliganisme" et "incitation à la haine religieuse". Leur tort ? Avoir prononcé une prière anti-Poutine lors d'un concert à la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou.

Pour exprimer notre soutien à celles qui sont devenues le symbole de la répression en Russie, j'ai lancé avec les élus de notre groupe une pétition sur Change.org demandant au Conseil de Paris de nommer les Pussy Riot "citoyennes d’honneur" de la ville de Paris.

Cliquez ici pour signer notre pétition et partagez-la autour de vous.

Nommer les Pussy Riot à ce titre serait un geste fort. Paris avait nommé "Citoyennes d'Honneur" la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt ou la Birmane Aung San Suu Kyi, lorsqu'elles étaient détenues. Comme elles, les Pussy Riot luttent pour la promotion de la liberté et de la démocratie dans leur pays, valeurs que la ville de Paris défend depuis toujours.

Le Conseil de Paris se prononcera dans quelques jours sur notre proposition de nommer les Pussy Riot à ce titre. Un grand soutien populaire à cette initiative est indispensable pour convaincre les membres du Conseil. Pouvez-vous nous rejoindre?

Cliquez-ici pour signer notre pétition et soutenir la candidature des Pussy Riot au titre de citoyennes d’honneur de la Ville de Paris.

Denis Baupin, député, Vice-Président de l'Assemblée Nationale, et les ÉluEs du groupe EELV à Paris

La Russie vient d'offrir la citoyenneté à Gérard Depardieu. Pour montrer notre attachement à la liberté, offrons la citoyenneté d'honneur de la Ville de Paris aux musiciennes du groupe Pussy Riot, emprisonnées en Russie.

 

Signez la pétition 

 

Qu'est-ce que Change.org ? 

Change.org est la plus grande plateforme mondiale de pétitions, donnant à 25 millions de personnes (dont vous!) le pouvoir de créer le changement qu'elles souhaitent voir. Cliquez ici pour lancer dès maintenant votre pétition sur Change.org. Découvrez ici d'autres pétitions populaires sur Change.org en France. Suivez-nous sur Twitter pour être informé(e) des pétitions qui pourraient vous intéresser.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 15:38

images-copie-6.jpeg    La droite, copéenne ou extrême, manifeste contre le projet de "Mariage pour tous" (en fait contre le mariage des homos et la possibilité d'adopter). Je ne me sens pas concerné; je trouve même la revendication des gays absurde à l'heure où un couple sur deux divorce ! Mais si c'est par amour, si c'est pour avoir des droits nouveaux, j'acquiesce !

 

Quant aux opposants qui défendent la famille, l'enfant (un père et une mère), ils ne voient pas combien la société est chamboulée : nombreuses cellules monoparentales, à cause des séparations, divorces, veuvages, unions libres...Combien d'enfants ont leur père et leur mère originels à temps complet..?

 

La famille traditionnelle a éclaté et la "nature" a du mal à suivre ! Je pense toutefois qu'un enfant sera plus assuré psychologiquement s'il est éduqué par son père et sa mère (j'ai moi-même été élevé par ma mère et je sens qu'il me manque "quelque chose"...mais je suis peut-être, là, trop traditionaliste !); ainsi je comprends que l'adoption pour un couple d'homos ou de lesbiennes puisse choquer).

 

Quant à faire un bébé in vitro, cela existe depuis longtemps pour les couples qui ne peuvent enfanter; faire un enfant de façon "extérieure" peut également choquer, mais si le désir est motivé par l'amour, par le choix d'une "porteuse" amie, saine, pourquoi pas..?

 

Ce qui choque dans l'affaire, c'est -outre l'idéologie fasciste de groupuscules droitistes- c'est le mot d'ordre "moral" de l'église et son hypocrisie : les curés cathos demandent le mariage pour eux-mêmes; au lieu de maintenir le clergé dans une continence impossible (on sait que les religieux ont des liaisons sexuelles, que les papes avaient des amants et maîtresses et que les cimetières, depuis toujours, sont remplis d'enfants d'évêques ou d'abbés !).

 

Pour s'opposer à la manifestation de dimanche, la chaîne ARTE avait programmé, de façon perfide, (d'autant plus que ce n'était sans doute pas voulu!) le film antibourgeois, anticlérical (scènes à propos du Secours catholique, portrait mielleux du curé) de Claude Chabrol "La cérémonie" : film très dur, radical sur la vie bourgeoise et l'hypocrisie de la société des bien-pensants...

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 11:45

Utopie-Ecologie-au-Quotidien-2013-recto-418-ko.jpg utopies-Rencontres-de-l-Ecologie-au-Quotidien-2013.jpg XIème rencontres à DIE (Drôme), du 25 janvier au 4 février - Salle polyvalente-

 

Ensemble imaginons un futur vivable pour tous. Partageons des initiatives locales - Suscitons l'émergence de nouvelles alternatives - Vivons l'écologie civile comme un projets de société ouvert sur le monde...

 

"L'utopie, c'est la vérité de demain." Victor Hugo 

 

** Utopie à Tordères (66) :

Tordères : commune autogérée, mode d’emploi

 

Avec 180 habitants, le petit village de Tordères dans les Pyrénées-Orientales s’est fait connaître pour son fonc­tion­ne­ment muni­ci­pal inha­bi­tuel : le pou­voir y est aux vil­la­geois, et la démo­cra­tie, par­ti­ci­pa­tive. Une expé­rience d’auto-ges­tion dis­crète mais bien rodée. 

Interview de la mairesse porte-voix, Maya Lesné.

Tordères est connu pour sa démocratie par­ti­ci­pa­tive. Comment le projet et l’équipe muni­ci­pale se sont-ils cons­ti­tués ?

Aux dernières élections, le maire sortant en avait ras la cas­quette, et le précédent (qui était resté 14 ans à la mairie), plutôt procédurier et bétonneur, voulait y retourner. On a alors organisé une grande réu­nion publi­que, ouverte à tous, même aux enfants et aux ados. On n’a pas réfléchi à qui était de droite, qui était de gauche, même s’il faut bien avouer que la majorité du village vote à gauche. Nous voulions d’abord déci­der ensemble de ce que nous sou­hai­tions défendre et ensuite déter­mi­ner qui serait can­di­dat, dis­posé à défen­dre le bien commun et pas ses pro­pres inté­rêts.

Très vite, des idées essen­tiel­les se sont impo­sées, quant à la cons­ti­tu­tion de la liste et au fonc­tion­ne­ment de l’équipe muni­ci­pale : 1. Que la popu­la­tion soit tou­jours impli­quée dans les décisions du conseil municipal. 2. Que la liste ne soit pas exclu­si­ve­ment com­po­sée de nota­bles ni de retrai­tés (qui ont sou­vent soit le temps, soit l’argent – voire les deux), mais de « gens nor­maux » : hommes et femmes à parts égales, de tous âges, sans exclure les chô­meurs, les pré­cai­res ni les per­son­nes arri­vant de l’étranger.

Comment se sont déroulées les élections ?

Des 20 personnes rete­nues, seules 11 se sont finalement pré­sen­tées, afin de pou­voir faire face à la liste adverse malgré le panachage électoral. Nous avons obtenu 86 voix contre 20. Au final, la moyenne d’âge se situe autour de la qua­ran­taine, ce qui n’est pas sans poser problème : beau­coup ont des acti­vi­tés, une famille, alors que la participation au Conseil prend du temps et de l’énergie. J’ai été désignée comme mairesse, tout sim­ple­ment parce que j’étais au chômage à l’époque et que j’avais donc plus de temps. Il faut aussi dire que je suis assez grande gueule… L’important étant que ça aurait pu être n’importe lequel d’entre nous.

La suite à lire sur : article11-info-1785e604faa8e42b41027c773fe7fed7.png http://www.article11.info/?Torderes-commune-auto

Affiche-Utopie2013.Web.jpg
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 18:17

commentaire.pdf 0235  Il y a des jours où on a honte de la presse française. En région, les quotidiens font dans la facilité, le fait divers, le sensationnel, le vendable à tout prix...

   Les nouveaux "journalistes", comme les nouveaux instits, accumulent les fautes d'orthographe... A la rédaction du journal, républicain, du midi ou pas, y a-t-il un rédacteur, un chef, ou du moins un correcteur..?

 

La presse écrite est en crise, les journalistes cultivés et historiques sont partis ou ont été remerciés... Le lecteur de "L'Indépendant catalan" est affligé... Qui le lit encore... Il est vrai qu'acheté, revendu et encore à vendre, le quotidien de Perpignan va à la dérive...

 

La plus belle faute eut donc lieu dimanche 6 janvier : en couverture, première page, en couleur et en très gros caractères, ce titre :

 

"L'USAP s'est faitE peur" !!!

 

Elle s'est faite peur car c'était le temps de la fête..? Ou c'est la défaite..? 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 11:49

moi-clown.JPG        Les Catalans sont des boeufs : ils manifestent contre l'autoroute (cf. l'article de Claude Simon, dans Le Monde, il y a quelques décennies : "Massacre dans les Corbières"; contre les carrières de Vingrau et Tautavel (se rappeler le combat courageux du maire Marcel Torredemer); contre la THT...Mais tous ces projets sont devenus réalité !

 

Les Catalans se trouvent "envahis" par les touristes et ces étrangers qui achètent mas en ruines, caves et maisons de village, mais qui leur a vendu ce patrimoine ? Ils veulent l'ailloli, l'argent de l'ailloli et le cul de la crémière..!

 

 Le préfet Bernard Bonet n'avait pas tort quand il disait que les "Catalans, ce sont les Corses, l'honneur en moins" !

 

A présent, c'est l'épopée du TGV qui ne s'arrêtera pas à Perpignan, où un vaste ensemble de bureaux et de commerces "le centre du monde" ressemble à une labyrinthique salle des pas perdus... Le combat obstiné de l'ex-maire J.Paul Alduy continue pourtant : la rumeur veut qu'il se représente aux futures municipales avec une liste "centriste" (de droite, borloïste- flanqué de ce clown sans talent de Cali, qui fait de l'anti-buzz pour Vernet les bains!) Alduy contre Pujol, l'actuel maire, pied-noir de droite extrême (presque une redondance), on aura tout vu. Les Catalans font rire : la centriste (de gauche ? ex-Modem) Clotilde Ripoul se découvre catalaniste, tandis que le "PS catalan" va se déchirer encore : Amiel contre Cresta ! Qui décide des investitures : le chef de la Région, les militants, Paris..? Sans doute pas la démocratie !

 

Et l'épopée de la FNAC, voulue par J.Paul Alduy ! Va-t-elle survivre ? A Montpellier, elle est à vendre, et personne n'en veut. Crise du livre, mévente des disques : Virgin est à vendre, d Montpellier aux Champs-Elysées ! Et la grande librairie Sauramps, à Montpellier, a licencié 9 salariés: elle va déménager à la place de Virgin, en face du palais de justice...

 

A Perpignan, va-t-on renouer avec les anciennes et belles Dames de France - pardon : de Catalogne ?

 

Les Catalans sont des veaux; je veux mon visa pour Bruxelles; j'y verrai "La Tentation de Saint-Antoine", au vieux musée de la capitale ! Entre frites et chansons de Brel, j'irai à Ostende, à Bruges et jusqu'à Anvers : plat pays mais terre d'arts. D'ailleurs les Catalans y étaient vers ces "Pays bas" au temps de Charles-Quint, des hommes fiers à l'époque !

 

    A présent il se dit que les Catalans du Nord sont des Belges qui se sont arrêtés à la frontière ! Et ils voudraient, ces Catalans du Roussillon, adhérer à l'indépendance de la Catalogne, au moment où même l'Europe n'est pas assez forte contre la finance mondialisée ! Catalogne indépendante signifie petit pays mangé par l'argent étranger, américain ou quatari...

 

C'est décidé : je pars en Brelgique !

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 11:03

mairie-perpi.jpg photo JPBonnel.

 

 

   Construisons une image positive de la France. Le Français se plaint toujours, mais au lieu de pleurer sur le sort des exilés fiscaux, des milliardaires du grand écran ou de la finance, regardons ce qui marche.

   Bien sûr, il y a le chômage, la dette, la difficile intégration de certains fils d'immigrés, les disfonctionnements du secteur public. Mais assez de cinéma ! Laissons-les aller en Belgique ou au Luxembourg : Français de sol, de coeur et d'ailleurs, ayons le courage d'être heureux !

 

En effet, la France est encore la 5ème puissance économique mondiale (par le PIB), la première puissance militaire du continent européen, la première destination touristique mondiale. Notre pays, avec Paris, la ville-lumière et son Louvre, le plus grand musée du monde, est reconnue dans le domaine des sciences, de l'économie (des prix Nobel), de la culture, de la création artistique ! La francophonie nous permet de diffuser notre message de paix et de démocratie sur tous les continents. Et n'oublions pas la renommée de la gastronomie française, et la notoriété de ses vins...

 

Nos cadres, ingénieurs, ouvriers, tous anonymes travailleurs imaginatifs, sont en pointe dans les domaines du nucléaire (l'EPR, hélas, peut-être, par le coût et les dangers!), du TGV, du métro, des énergies alternatives (énergie issue du mouvement de la mer), des usines de désalinisation...

 

En outre, 3ème est le rang de la France dans le top 100 Global Innovators de Thomson Reuters : le pays compte 13 entreprises parmi les 100 plus innovantes dans le monde (brevets et leur influence); nous sommes appréciés et les marchés financiers ne s'y trompent pas  : bonne tenue de nos exportations, réussite des grands groupes à l'étranger, consommation intérieure qui ne fléchit pas.

 

A court terme, dans une Europe plus forte, intégrée, qui parle d'une seule voix, la France peut devenir un pays de cocagne. Le président actuel ne trépigne pas de façon hystérique, comme son prédécesseur : il semble banal, falot et se dit "normal" : il est modeste et ambitieux à la fois.

 

Quant à nous, soyons "anormaux" ! Comme on disait en 68 : "Soyons réalistes, demandons l'impossible : croire en son pays !"

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 19:01

images-1-copie-1.jpeg   Grâce à l'historien Nicolas Lebourg, on ne mourra pas idiot, on passera un réveillon culturel, on ne se goinfrera pas de foie ou d'huîtres, mais d'affiches politiques, idéologiques et angoissantes : lisez "Mort aux Bolchos, un siècle d'affiches anticommunistes" (Les Echappés, 34 euros). Avec la révolution d'Octobre et la prise du pouvoir par les Bolcheviks, le monde "libre" a eu des sueurs froides et a cru à la fin de l'Histoire ; fleurirent alors, avec plus ou moins d'imagination et de poésie, des images de propagande. 

 

Il y eut ensuite le stalinisme, le goulag...puis la chute du mur de Berlin, et le rêve émancipateur disparut. Un fascisme en remplace un autre, i la nave va... Dans ce beau livre, rempli d'horreurs, tous les partis, tous les extrêmes, et même les anarchistes, sont rassemblés, qui expriment leur haine du communisme et du PCF. 

 

On aurait pu adjoindre le fameux portrait de Staline par Aragon, en couverture des Lettres françaises : une critique radical, mais tout en douceur, qui valut au poète officiel du PC et à la regrettée revue littéraire de disparaître...En 68 j'étais abonné aux Lettres françaises et j'ai eu la surprise de recevoir un mot de Pierre Daix, m'annonçant la mort de son organe (littéraire), accompagné d'un chèque de remboursement...Beau geste, louable honnêteté !

 

   Pour oublier ces heures noires d'un XXème siècle abominable, comme l'homme des neiges, l'Andorre fait une belle pub dans la presse : un encart tout blanc, une affiche blanche comme neige, où l'on peut juste lire ; "Une nouvelle page blanche a chaque histoire, "s'élancer sur des pistes immaculées"...

 

   A part ça, vous êtes heureux d'avoir survécu à la fin d'un monde annoncée; pour célébrer l'épopée audoise, cathare et mondiale de Bugarach, deux Catalans ont concocté une chanson pleine d'humour : Chris Cayrol (fils du regretté poète Jordi Pere Cerda) et Alain Casanova du groupe "Al Chemist" ont écrit cet hymne à l'apocalypse en trois versions, en français, en catalan et en ...maya !!! (à écouter à la Llibreria catalana, à Perpignan).

 

Cependant, ne vous réjouissez pas si vite : la fin du monde, scientifique, est annoncée à présent pour le 15 février 2013 : un astéroïde de 50 mètres de diamètre va nous frôler et peut-être nous faire bobo, mais on ne sait pas quelle hémisphère va être touchée... La collision est incertaine, mais les 120 mille tonnes du géant ne me rassurent pas... Bonnes fêtes, tout de même !images-copie-4.jpeg

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 01:04

images-copie-3.jpeg Harkis : les camps de la honte

LOUANCHI (lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news )

En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les 

quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler. 

 

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.

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Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi) Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

 

 

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Harki [(h aspiré)aʁ.ki], désigne, au sens strict, un individu servant en Algérie coloniale dans une formation paramilitaire, une harka. Il vient du mot arabe haraka signifiant littéralement « mouvement ». Le terme était déjà utilisé auparavant au sens figuré pour désigner de petits affrontements, guerres, barouds entre tribus ou contre un ennemi extérieur.

Harki désigne par extension une partie des supplétifs (avec les moghaznis , les groupes mobiles de sécurité (GMS) et les groupes d'autodéfense (GAD)) engagés dans l’armée française de 1957 à 1962, durant la guerre d'Algérie sous contrat mensuel renouvelable sans avoir un statut militaire. Les « harkas », formations très mobiles, furent d'abord employées localement pour défendre les villages, puis constituées en commandos offensifs sous la responsabilité d'officiers français. Les harkis comme les autres supplétifs obtiennent le statut d'anciens combattants en France par une loi du 9 décembre 1974.

En France, harki est souvent utilisé comme synonyme de « Français musulmans rapatriés » (FMR) à partir de 1962, «Français rapatriés de confession islamique» (FRCI) en 1970 ou « Rapatriés d'origine nord-africaine » (RONA) dans les années 1980. Aujourd’hui, deux termes se sont imposés : « FMR » et « harki », qui selon les contextes renvoient soit aux seuls harkis, soit à tous les supplétifs, soit encore à l’ensemble incluant supplétifs et non supplétifs.Pour Mohand Hamoumou, harki désigne les Algériens qui ont dû quitter leur pays en raison de leur comportement anti-indépendantiste durant la guerre d’Algérie et sont restés Français. Ces termes plus ou moins administratifs désignent les personnes de statut civil de droit local originaires d'Algérie (qualifiées d'indigènes jusqu'à la Seconde Guerre mondiale) qui se sont installées en France après l'indépendance de l'Algérie sous couvert de la loi sur les rapatriés. Comme tous les Algériens qui résidaient en France après 1962, ils purent conserver la nationalité française par simple déclaration jusqu'au 22 mars 1967.

En Algérie, harki est devenu synonyme de traître et de collaborateur; Cependant pour l'historien Mohammed Harbi, ancien membre du FLN, « l'idée selon laquelle les harkis auraient été des traîtres ou des “collabos” devrait être dépassée » car les affrontements de la Guerre d'Algérie et ceux qui ont opposé la résistance française aux collaborateurs ne peuvent pas être assimilés.

La France, en comptant les « Pieds noirs » européens, les juifs et tous les musulmans « loyalistes », aurait dû accueillir sur son sol 2,5 millions de personnes. Elle le fit vaille que vaille pour les premiers et abandonna les autres. Seuls 42 500 harkis purent trouver refuge en France métropolitaine.

Les Harkis et leurs descendants représenteraient en 2012 entre 500 000 et 800 000 personnes en France.

Le 14 avril 2012, Nicolas Sarkozy a officiellement reconnu la responsabilité du gouvernement français dans « l'abandon » des harkis après la fin de la guerre d'Algérie en 1962. (source Wikipédia)

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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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