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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 10:51

images-copie-29.jpeg       Depuis des décennies, la petite ville-frontière du Perthus, attire des milliers de touristes et de Roussillonnais. Dans son unique artère avenue descendant jusqu'au poste de douanes, désormais fantomatique depuis l'ouverture de l'espace européen, le promeneur part en quête de produits de consommation bon marché.

 

Comment expliquer le succès persistant de cette bourgade sans âme, alors que les prix et la fiscalité tendent à s'ajuster entre la France et l'Espagne..?

 

Parce que Le Perthus fonctionne comme un mythe.

Le mythe est écrit pour expliquer le monde, donner sens à une activité humaine. Celui de Don Juan traite de l'amour, de la séduction mais aussi de la solitude et de la mort. Prométhée, de la révolte et de la liberté des hommes. Hamlet, de l'angoisse métaphysique...

 

Le Perthus traite du consumérisme : mythe dégradé, matérialiste, il s'agit d'une rumeur, d'une fausse nouvelle : on croit faire de bonnes affaires en ce lieu impersonnel, étrange, situé entre deux Etats, sorte d'enclave destinée à un marché permanent : Le Perthus est un hypermarché, pas un village, mais une rue bourrée de magasins ouverts à tous les vents...

 

La foule y vient faire ses courses en raison d'une fiscalité moindre en Catalogne; or, depuis plusieurs mois, l'essence et le tabac ont bien augmenté; les produits sont souvent de basse qualité, ou frelatés (on se souvient de l'huile de vidange dans les bouteilles d'huile d'olive), les objets sont parfois volés ou de pacotille, les vêtements des contrefaçons...

 

Le chaland ne fait pas vraiment d'affaires dans l'étroit perthuis pyrénéen, mais il s'y rend malgré tout, encore et toujours : il s'agit d'un rite "de passage", mais on n'y passe pas, on s'arrête puis on fait marche arrière, on revient chez soi...C'est une balade, le but d'un dimanche de désoeuvrement : on y boit un coup, le pot au café castillan étant moins cher qu'en France, ou on y mange un menu insipide, mais souvent à volonté, d'où les queues à certains restaurants-cantines de la frontière, à La Junquera, en particulier...

 

Le Perthus, c'est la virée familiale, dominicale ou entre amis ou quand on s'ennuie. Comme le vide-grenier, c'est l'activité du oisif, du pauvre, c'est la culture du chômeur ou du fainéant, qui ne veut pas savoir qu'existent, entre autres, le sport, la marche, la rando, le concert, le musée, l'exposition, la balade entre amis à la campagne, à la montagne...

 

La rue-route du Perthus, à la fois passage historique, voie internationale pour les migrations estivales et vacancières, est surtout une venelle encombrée, embouteillée le plus souvent, où l'on doit rouler à petites roues, où l'on remonte à petits pas, les bras chargés de cartons de victuailles. Le Perthus est synonyme de grande bouffe, grande fête de la tripaille ! C'est un vaste hypermarché à ciel ouvert (et que dire de La Junquera, qui verra s'élever en 2013, le plus grand centre commercial d'Europe, grâce aux frères Escudero ?).

 

Certains ignorent ce paradis : ils prennent l'autoroute; ce sont les riches, les gens pressés qui roulent vers un objectif, qui vont vers une ville du sud ou une location.

Les autres, en contrebas des voies rapides, sont des misérables, à la recherche d'un produit à bas prix : ils ont le temps, la lenteur de l'éternité, toute une vie vouée à la nourriture ou à l'alcool, car retraités, inactifs ou simples vacanciers, à qui on a fait croire que ce lieu était un joyau du patrimoine catalan : ils sont indifférents au fort de Bellegarde, là-haut, à ses ruines romaines, à ses expositions...

 

Cette foule fait vivre le mythe : il est composé d'exotisme (les clichés de l'âme espagnole sont en vitrine), de désirs de consommation compulsive, maladive, de quête de moments festifs à bon marché...

 

Le Perthus, dont les hauteurs, dans la forêt des Albères, sont de toute beauté, vertes et sauvages, se résume à une artère laide et anonyme; c'est une attraction commerciale; son magnétisme est inépuisable : son mythe ne peut que perdurer !

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 10:41

images-copie-26.jpeg Dominique Sistach.

 

Sous la couette, Julien Verjoul attend que la pluie cesse. L'orage, plutôt, violent, sur les Pyrénées désorientées, et tellement mouillées depuis quelques jours : on attendait l'eau et puis elle arrive, par seaux, non c'est trop. 


Julien préfère le "ruixat", la saucée brutale et courte, ce mot catalan signifiant, selon la belle formule de D. Sistach : "l'averse brève et salvatrice,  qui estompe en temps la chaleur d'un été oppressant." (1)


La pluie fait, en effet, la liaison et l'actualité : Julien a lu la belle revue de sociologie (éphémère sans doute comme toutes les revues, temporaire comme son directeur de la publication...mais on a tant besoin de journaux intéressants et de périodiques intelligents...on cherche en vain dans le paysage médiatique...il faut admettre que l'information et la création se font dans les blogs, les sites personnels...) et c'est passionnant !

 

Bien sûr, D. Sistach intéresse au plus haut point avec son étude patiente sur la prostitution et le proxénétisme en Catalogne: il traite des "nouvelles frontières" et définit le statut des villes de Perpignan et de La Junquera. Il écrit sous l'égide de "l'ancien", son "maître" Alain Tarrius, ancien prof à Perpignan et Toulouse, à présent consacré à Paris.

 

    On est heureux de ce retour d'A. Tarrius, qui donne ici une contribution sur "Perpignan et les nouveaux étrangers" : Julien bénit la pluie qui lui permet de profiter de la lecture de cette revue 01, promise à durer jusqu'à 007 (Verjoul est un fan de Bond et s'est éclaté au dernier James, investissant le métro londonniens !)

 

Toujours dans les rafales fortes qui inondent le lac de La Raho, Verjoul apprécie l'analyse de Jean-Luc Panek sur le "déclin de la mixité dans les établissements scolaires de Perpignan": on s'y attendait, on en a la preuve : la pauvreté et l'indiscipline régnant dans les collèges, les bourgeois et les classes moyennes, même nos intellos laïcs et révolutionnaires style "front de gauche" mettent leurs rejetons dans le privé, ou l'école catalane, si ce n'est, faute de place ailleurs, dans le confessionnel...

 

Julien se disait : "On est mal barrés !". Par chance, il y a RUIXAT...

        Oui, exact, mais marre la pluie !!!

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 15:55

images-copie-25.jpeg  Le mouvement raëlien et son prophète - Approche sociologique complexe du charisme :  Annie Cathelin - Editions L'Harmattan - Collection "Logiques Sociales" - Février 2004


  Quelques temps passés en observateur, au sein du Mouvement Raëlien, groupe considéré comme une secte, si l'on s'en tient aux critères de dangerosité définis par l'État, ont permis de réfléchir aux composantes et à l'exercice du charisme de son leader Raël. Cet ancien journaliste sportif, de nationalité française, prétend avoir rencontré, par deux fois, des extraterrestres qui l'auraient choisi pour porter à l'humanité la révélation sur notre destinée : ils nous auraient créés par clonage et nous serions nous-mêmes amenés à devenir un jour des Créateurs, grâce au clonage. Ayant constitué autour de lui un groupe qui a pris, depuis vingt-cinq ans, des dimensions internationales, Raël se prétend le dernier Messie, celui qui annonce au monde, le début d'une ère nouvelle, la fin de l'ignorance et des illusions sur nos origines.

   Ce livre montre comment la captation des adeptes par un leader charismatique s'exerce sur des personnes en rupture de classe, en rupture avec leurs valeurs d'appartenance, qui peuvent parfois avoir elles-mêmes d'autres valeurs à proposer. Cependant tentées par la fusion sécuritaire dans une communauté qui les isole du monde, elles étouffent « dans l'oeuf » leurs velléités de contestation. La secte reste contradictoirement, à la fois, lieu d'aveuglement et lieu de contestation potentielle et d'investissement de la religiosité. Celle-ci ne saurait être réduite entièrement à un phénomène pathologique ou à un produit de l'embrigadement idéologique, mais reste l'expression d'un drame existentiel. L'efficacité du gourou sectaire tiendrait plus à la manipulation de la religiosité sincère des adeptes qu'à celle de leur fragilité psychologique et de leur crédulité sup-posées.

  

   Annie CATHELIN est sociologue et docteur en sociologie de l'université de Perpignan. Elle s'est spécialisée dans l'étude des croyances et des représentations sociales liées au phénomène sectaire et aux questions touchant à la santé et à la maladie. Elle vit dans les Pyrénées-Orientales.

 

 

- - - Extrait de Wikipédia : Carrière artistique et sportive

Claude Vorilhon passe son enfance à Ambert, en Auvergne, élevé par sa tante et sa grand-mère, une « ardente athée »1.

Guitariste, il se rend à Paris en 1961 pour devenir chanteur de rue. Sous le pseudonyme de Claude Celler, il a sorti plusieurs chansons en imitation de Jacques Brel en 1966, dont : Le miel et la cannelle, Madam' Pipi, Monsieur votre femme me trompe, Quand on se mariera, et Sacrée sale gueule ; en 1971 : Mon amour Patricia. Il entre chez Disc'AZ avec Lucien Morisse, où il fait six disques, dont Le Miel et la Cannelle. Cependant, en septembre 1970, son producteur se suicide et la carrière de Claude Celler, s'arrête là.

Un peu plus tard, il crée à Clermont-Ferrand une revue de sport automobile, Auto-Pop. Sa revue est un échec, après le choc pétrolier et l'interdiction des compétitions automobiles. En 1974, il abandonne sa profession de chroniqueur sportif et se consacre au mouvement qu'il vient de créer.

Claude Vorilhon a été marié trois fois, successivement à Marie-Paul Cristini, Lisa Sunagawa et Sophie de Niverville1.

Une rencontre avec des extraterrestres ?

Claude Vorilhon affirme avoir vécu deux expériences de rencontre rapprochée du troisième type avec des extraterrestres qui sont les fondements de son idéologie.

D'après sa description, le 13 décembre 1973 au soir (soit 13 jours après l'interdiction des compétitions automobiles par le gouvernement Messmer2 marquant la fin de son magazine Auto-Pop), alors qu'il se promène aux Puy de la Vache et au Puy de Lassolas, il prétend apercevoir une soucoupe volante qui atterrit devant lui. Un être extraterrestre en sort, parlant français et lui disant être venu pour le rencontrer et lui donner un message qu'il aura pour mission de répandre à travers toutes les nations.

Toujours selon lui, il reçoit alors son nom de prophète, « Raël », qui signifie « Le Messager ». Les entretiens dureront six jours, à raison d'une heure par jour et feront l'objet de son premier livre Le livre qui dit la vérité, lequel affirme que toutes les formes de vie sur Terre ont été créées par ces extra-terrestres, les Elohim, grâce à une maîtrise du génie génétique et une avance scientifique de 25 000 ans. Tous les nombreux prophètes que cette Terre a connus auraient été envoyés par les Elohim mais leurs messages incompris et déformés par les humains auraient été pervertis.

Claude Vorilhon affirme avoir reçu la mission d'informer le monde sur ses origines et celle de construire une ambassade en vue du retour des Elohim. Les extraterrestres lui donnent des explications sur certains mystères (qu'il rapportera dans son livre) en s'appuyant sur de nouvelles lectures des textes sacrés, tel que la Genèse. Il fonde alors, fin 1974, MADECH (mouvement pour l'accueil des Elohim créateurs de l'humanité) qui allait devenir le mouvement raélien3

Rael prétend rentrer de nouveau en contact avec les Elohim le 7 octobre 1975. Ces derniers l'auraient alors amené sur leur planète où il retrouve le Bouddha, Moïse, son « demi-frère » Jésus et Mahomet et reçoit de nombreux enseignements qu'il va décrire dans son second livre, Les extraterrestres m'ont emmené sur leur planète. Il affirme y avoir découvert des êtres merveilleux, harmonieux et pacifiques qui lui enseignent une philosophie fondée sur le plaisir, l'amour, la connaissance et la conscience.

Doctrine

Sa doctrine politique (« géniocratie ») veut instaurer que seules les personnes dotées d'un quotient intellectuel élevé soient en charge des fonctions dirigeantes4.

Claude Vorilhon s'attaque de façon virulente à l'Église catholique romaine. Il a lancé une campagne d'apostasie (« débaptisation ») et de « déchristianisation de l'Afrique » (campagne d'affichage et distribution de feuillets « Afrique, réveille-toi ! ») et ses militants ont lancé une campagne contre des prêtres pédophiles.

Rencontres médiatiques

En novembre 2005, Claude Vorilhon reçoit la visite de l'écrivain Michel Houellebecq, qui s'est inspiré de lui pour le personnage du gourou de son roman La Possibilité d'une île, ainsi que celle de l'humoriste et activiste politique Dieudonné M'bala M'bala. Cependant, ni l'un ni l'autre ne font partie du « mouvement raélien ».

Les procès

Depuis les années 1980, Raël et son mouvement ont intenté de très nombreux procès, généralement « en diffamation », à des personnalités ou des médias7,8,9,10,11,12,13,14. Un commentaire d’Ophélie Winter en 2004 avait été plus particulièrement médiatisé15.

Pour certains observateurs, les actions en justice initiées par Rael semblent lui servir de publicité au moins autant qu’à obtenir réparation16, comme dans l’affaire des « bébés clonés », qui s'est révélée être un canular ou un fait qui n'a pas été démontré, mais a en tous cas apporté une attention médiatique mondiale à Rael17.

La rencontre avec les extraterrestres

La « rencontre » est fréquemment considérée, par les associations ufologiques, comme une exploitation religieuse du phénomène OVNI18, par d'autres auteurs comme un plagiat d'autres récits19,20, comme un récit incohérent et probablement mensonger21,22, voire comme une histoire montée de toute pièce pour trouver le succès, selon certaines de ses anciennes connaissances23,24 ou pour sortir d'une dépression25.

Les anges de Raël

Les « anges » de Raël, sont des femmes censées être au service de Raël et des Elohim, dont le physique est « un critère important » et qui mettent « au service de leurs Créateurs et de leur Prophète leur beauté intérieure et extérieure », en « veillant sur tous les points à leur confort ». En attendant l'arrivée des Elohim, Raël étant le seul prophète, elles doivent « s'occuper de son bien-être »26.

Accusation de plagiat

Raël est accusé par un auteur anonyme d'avoir rédigé ses livres en plagiant divers ouvrages de science-fiction des années 1960 et 1970, en particulier ceux de l'auteur Jean Sendy31,32.

L'affaire Onfray

Le 4 mars 2006, Michel Onfray s’est vu attribuer par Raël le titre de prêtre honoraire du mouvement raélien, qu'il a refusé. Onfray a répondu le 16 mars par un article : « Raël, crétin sidéral, ou La mauvaise odeur des journalistes35. »

Bibliographie:

  • Michel Salamolard et Pierre Rottet, Le Réel de Raël: une secte à la dérive, Éd. Saint-Augustin, 2004, (ISBN 978-2940145461)
  • Annie Cathelin, Le mouvement raëlien et son prophète : Approche sociologique complexe du Charisme, Ed. L'Harmattan, 2004, (ISBN 978-2747561013)
  • Brigitte McCann, Raël : Journal d'une infiltrée, Éd. Stanké, 2004, (ISBN 978-2760409576)
  • Maryse Peloquin, Raël : voleur d'âme ou Biographie d'un menteur, Éd. Trait d'Union, 2004
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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 18:15

teresa-rebull.jpg   Monsieur François Hollande, Président de la République Française,

 Cher monsieur le Président  et cher camarade,

 

Je suis moi-même du Parti Socialiste Catalan et profondément socialiste (même si ce parti n’existe pas actuellement en actif).

Je me permets de m’adresser à vous pour une pétition, humaine, qui pose des questions qui demeurent sans réponses concrètes et que les Catalans ne cessent de réclamer.

 Les citoyens parlant le catalan, la langue catalane réclament et vous devez connaître largement la problématique, la possibilité d’un enseignement libre, respectant celle-ci. 

Les paroles du grand poète français  Benjamin Peret  nous donnent raison :

“La langue est le sang du peuple, sans elle le peuple disparaît”

 Or, les citoyens de langue catalane ne veulent pas mourir, ils veulent exister parce qu’ils aiment leur terre et leur culture si riche.

 Et vous le savez, Monsieur le Président, “qui s’aime soi-même aime les autres “.

C’est bien comme cela que nous aimons avec ferveur la France, dans sa beauté, sa culture, son caractère.

J’étais chanteuse de langue catalane, pour la défendre au moment où Franco l’interdisait.

J’ai été retenue à la maison d’arrêt de Figueras pour ce délit.

 

 J’ai chanté en Allemagne où plus de 10 000 étudiants des grandes écoles étudient le catalan sans problèmes administratif ni culturels.

 J’ai vu, après avoir chanté dans ma langue, un paysan du !!!!,  se lever parmi le public en chantant  dans sa langue à lui et criant : "cela fait 40 années que je n’avais pas chanté dans ma langue" !

 

 J’ai entendu un brave propriétaire terrien des Vosges s’exclamant après avoir entendu ce que je défendais : “Madame je suis aussi un Catalan !  Peut-être du  aux tracasseries administratives  et Jacobines, la négligence d’être considère comme un citoyen normal ?

 

A Paris, en Algérie, en Tunisie et au fond de nos campagnes françaises que l’on appelle "la France profonde", dans le sens culturel et amoureux de ses paysages, partout, les gens approuvent  nos sentiments et approuvent notre revendication pour la langue catalane comme un problème propre.

 

Cette langue fut démocratisée par Raimon Llull puisque le latin était pour les riches et interdit au bas peuple qui parlait seulement en catalan (pas le patois comme on entend dire).

 

Monsieur le Président je vous ai connu lors de ces exaltants discours pour faire gagner la place que mérite une culture qui va du bien être quotidien, à l’exercice de l’esprit et à la beauté négligée de l’être humain. C’est  pour cela que j’ose, même maladroitement, vous adresser ces lignes et vous inciter à nous aider et nous écouter en vous situant à la marge de  l’obscurantisme, de la vulgarité, des répressions contre notre culture.

 

Faites les pas courageux et intelligents qui rendent possible le respect et l’adhésion à cette culture catalane, pour la défense de sa langue. Dans trop de lieux où on la parle elle est encore interdite  par une ignorance déplacée à notre époque.

J’ai eu l’immense privilège de chanter pour le Président François  Mitterrand  aux élections de 1981… en catalan bien sûr !

 

Enthousiaste pour le projet que vous portez, c’est avec un profond respect que je vous salue.

 

Teresa Rebull - Banyuls sur Mer -

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 19:11

 images-copie-20.jpeg  L'exposition consacrée à "L'art en guerre", au musée d'art moderne de la ville de Paris, jusqu'au 17 février, (*) présente des oeuvres composées pendant la 2ème guerre mondiale et des analyses sur la résistance ou la collaboration des artistes français. 

 

L'article consacré aux "Visiteurs du Reich" (**) revient sur le voyage de quelques peintres à Berlin, le 6 novembre 1941 : Derain,, Vlaminck, Van Dongen, Othon Friesz, D. de Ségonzac s'y rendent, après l'excursion des écrivains collabos du 20 octobre 1941.

Maillol ne va pas à Berlin, mais se rend à la réception de l'Institut allemand à Paris, en juin de la même année, en compagnie de son épouse, de Derain, Despiau, Segonzac, Marcel Déat et, bien sûr, Robert Brasillach, originaire de Perpignan.

 

Ensuite, l'article du journaliste Léopold Sanchez se montre plus ironique à l'égard du sculpteur de Banyuls : Maillol n'est pas allé à Berlin, à cause de son âge -80 ans en 41- et a prétexté un surcroît de travail... 

 

Des rumeurs depuis des décennies, mais jamais de preuves, de lettres, de photos...

 

Ensuite, l'article raconte : " Néanmoins Maillol reçoit régulièrement des soldats allemands chez lui, à Banyuls. Il faut dire que l'art de M. est très apprécié outre-Rhin depuis la fin 1900, grâce notamment à l'action du mécène et collectionneur Von Kessler. En 1943, M. demandera à son ami Arno Breker (le sculpteur officiel du régime nazi a vécu dans les années 1920 à Paris, fréquentant alors Cocteau, Maillol, Brancusi) d'intervenir auprès es autorités afin d'obtenir la libération de son modèle Dina Vierny, et il laissera des travailleurs de ses ateliers donner un coup de main à son collègue à Berlin..."

 

 

(*) Le Monde du 14 octobre 2012, article de P.Dagen.

(**) hors-série de "Beaux-Arts/Le Nouvel Observateur" (oct.2012-7,50 euros)- page 76.

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 18:38

madres--pascal-Y-et-Michel-C.JPG refuge-du-Caillau--pascal-et-moi.JPG   photos au refuge du Caillau. (C) Pascal Yvernault,, Michel Cristofol et J.Pierre Bonnel.

 

 

Juste avant la grande rando du samedi 30 septembre, Groupama avait fait machine arrière : le massif du Madres (à partir du col de Jau ou des lacs de Nohèdes, 66) serait ouvert à tous... Les chasses à courre, aux sangliers, pour les banquiers et sociétaires de la banque mutualiste, on n'en parle plus, ça se fera en catimini...

 

On y est pourtant allé voir de près, à partir de la barrière installée après le refuge jusqu'au sommet, donnant sur le Capcir, à partir d'un cirque admirable : 7h30 de marche, il faut partir de très bonne heure, ou bien coucher dans la petite cabane (en dur) de la Balmette, juste avant le cirque...

 

Tout était calme et beau, pas de gardes ni de chasseurs ! Seules, les pancartes "défense de ramasser les champignons" nous ont incommodés. Des ramasseurs de cèpes et de lactaires, il s'en trouvait des dizaines, mais plus bas, à partir de l'ancienne station de ski, jusqu'au refuge. Plus haut, le sol est plus sec, rien que de mauvais champignons..

 

Cette rando est enthousiasmante, par la traversée de riches forêts, par la piste sinueuse qui suit la rivière Castellane, le long de prairies et de points d'eau remplis de truites... Malgré la fatigue de la rude montée, on s'extasie à l'arrivée dans le cirque, ceint de crêtes enneigées...

 

Encore une fois, rechantons le poncif "que la montagne est belle", surtout si elle est accessible à tous, toute l'années et si sa gestion est démocratique, dans le respect des hommes et de la nature !!!

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 11:16

images-copie-15.jpeg    Acteur, vigneron, Audois, l'acteur Pierre Richard prête sa notoriété pour participer à une campagne publicitaire destinée à créer une gare TGV à Narbonne. Le slogan est simple et direct : "L'Aude veut sa gare TGV à Narbonne." C'est la photo du vigneron de Gruissan qui est plus parlante et convaincante, en présentant une figure de responsable d'entreprise ou politique, en costume et cravate, désirant se rendre à Paris (ou à Barcelone). On est loin du personnage loufoque et ébouriffé des films comiques bien connus ...

 

Les Audois ont compris la rivalité ente Rivesaltes et Perpignan; celle-ci a "fabriqué" le quartier du Centre du Monde, des bureaux (vides, encore) et une nouvelle gare avec galerie marchande (fantomatique, encore...), tandis que Rivesaltes a misé sur la proximité avec l'aéroport et avec son territoire d'entreprises, près du Camp d'internement de Rivesaltes.

 

   En annonçant tout récemment l'inauguration officielle du camp rénové devenant Mémorial  (1er juin 2015), avec musée et création de quatre emplois permanents sur le site, Christian Bourquin défend de façon implicite une virtuelle gare TGV à Rivesaltes et enfonce un coin dans les utopies décadentes des élus perpignanais...

 

Les Audois se sont unis, pour une fois, villes, conseil général et personnalités. Leurs arguments sont massue : Narbonne, depuis l'Antiquité, a toujours été un noeud de communication essentiel, près de la mer, vers le sud et le nord, vers Toulouse et Barcelone... En outre, la gauche au pouvoir opterait pour l'Aude, premier département socialiste en voix,  plutôt que pour une ville catalane de droite (voire d'extrême-droite, aux élections de 1914)

 

Les PO vont-elles embrayer et suivre la campagne publicitaire. Le département du 66 a-t-elle une personnalité crédible au plan national..? Non, c'est évident : rien que des artistes ou écrivains de seconde zone dans ce département qui risque de voir le TGV filer de Barcelone à Narbonne sans s'arrêter !! Les Catalans peuvent se moquer des "Gavatxs" (étrangers, foresters, gens du "nord", d'outre Corbières...et autres débilités nationalistes), les Audois montrent avec P.Richard (et la championne de judo Automne Pavia) un réel dynamisme ! 

 

 

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 15:56

  *  Le journal "Le Monde" est ma drogue quotidienne, et dans ce canard j'adore le pigiste Francis MARMANDE. Pour  ses chroniques de jazz, pour (hélas!) ses reportages sur la tauromachie... C'est la plus littéraire et originale "plume" du journal ! Ancien prof de littérature à Paris, auteur de plusieurs livres envoûtants, F.Marmande vient de donner son sentiment sur l'affaire du Conseil constitutionnel "la corrida dans l'arène constitutionnelle". Il adore ce spectacle barbare, mais son texte est tout en finesse, reprenant les arguments des anti, de façon implicite et poétique : "rituel fantastique. Nous offre la possibilité de voir la comédie qui nous est jouée, la mort en face. Je n'ai rien à voir avec les traditions, la réaction, la cruauté. Je n'aime pas la corrida." !!! J'en avais les larmes à l'oeil ! Je ne suis pas, moi, assez DANS la corrida pour l'apprécier! J'ai vu une corrida à Céret et c'était boucherie! J'en ai vu une autre à RONDA, berceau de la tauromachie, et n'ai pas apprécié non plus ! Désolé, je suis contre à jamais !

 

     **TAUROMACHIE Manuel Valls parle d’une « culture qu’il faut préserver »

valls.jpg

(C) photo DR.  Le Conseil Constitutionnel a ouvert mardi 25/9/2012 (à deux jours du lancement de la Feria des Vendanges à Nîmes) le dossier de l’abolition de la tauromachie en France proposé par le Comité radicalement anticorrida (le CRAC qui a une antenne à Alès présidée par Jean-Pierre Garrigues). La séance se concentrera sur l’examen de certaines des dispositions de l’article 521-1 du Code pénal, qui prévoient des dérogations à la répression des actes de cruauté commis contre les animaux. « Peut-être la fin prochaine des corridas sur tout le territoire national ? Cela réglerait le problème définitivement » s’enthousiasme le CRAC.

Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls , d’origine catalane a exprimé son opinion à ce sujet face à Jean-Jacques Bourdin BFMTV-RMC : « C’est quelque chose que j’aime, ça fait partie de la culture de ma famille [...] C’est une culture qu’il faut aussi préserver » a-t-il précisé avant d’ajouter : « Dans un pays en crise, avec des Français qui doutent de leur identité, tout ne peut pas se ressembler. On a besoin de ces racines..."

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 15:18

du-silence-source-inconnue.jpg       Quand on revient d'un enterrement -ou d'une crémation, comme moi, ce matin- plus rien, tout d'un coup, ne semble être essentiel dans le monde, l'actualité ou la ronde des faits divers. De retour de la mort, on n'est plus encore dans la vie. Puis on se dit : profite vite de la vie !

 

Comédie du pouvoir, bal des faux-semblants, imposture de la religion enfantant des terroristes, excès de médias qui recherchent l'audience et l'argent... Tout cela est vain, mesquin, dérisoire, à mourir de rire... Mais j'ai pas, aujourd'hui, envie de mourir ! Mais j'ai compris qu'il fallait s'y préparer : je ne peux accepter le spectacle de mon corps soumis à la décomposition et à la grande bouffe des asticots... 

 

    Je me ferai cramer, carboniser, incinérer, et plus si c'est possible ! A la poussière, retourner vite ! Et tant pis pour la résurrection des corps, je ne crois pas à ces balivernes !

   Quant à l'âme, qui demeurerait dans l'éther, je suis sceptique... Mais ce serait bien, d'observer, depuis l'infini de l'espace, le sordide remuement des humains, empêtrés dans le divertissement pour n'avoir pas à se confronter à la mort. Se fermer les yeux et attendre, pareils à des aveugles...

 

    Une crémation, sa cérémonie, ses musiques, les pleurs et les masques des parents, c'est rapide mais pathétique dans sa simplicité même. Les funérailles à l'église avec ses ors, ses orgues grandes, ses sermons pour sublimer la mort, c'est moins tragique car cela ressemble à du spectacle.

 

   La crémation, c'est pauvre, mais c'est laïque, c'est l'esprit libre, c'est pourquoi je l'aime...

 

 

   Une tristesse s'est ajoutée à la tristesse aujourd'hui : à la fin de la cérémonie, on nous apprend que le four est en panne (un seul au crématorium municipal de Perpignan, au lieu de deux au funérarium privé, Guizar & Carboneil, de Canet-village...) ! 

 

   Le corps attendra et les trois autres prévus ce jour : seront brûlés dans quelques jours.. Et cette panne (ressemblant à la grève sur la radio publique, ce vendredi) a déjà eu lieu..! 

 

    La mairie est responsable : que se passe-t-il...? N'est-ce pas là un scandale, s'ajoutant au scandale absolu de la mort..?

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 15:11

 

Marche-Madres.jpg

 

 



MARCHE POUR LA LIBÉRATION DU MADRES

             SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2012

Le Collectif "Libérons le Madres" appelle tous les amoureux de la  
montagne, attachés à la liberté de circulation sur les chemins et  
sentiers, les randonneurs à pied, à cheval, en vtt, les chasseurs, les pêcheurs, les  éleveurs, les passionnés de photos, les cueilleurs de champignons... à  un
 

             Rendez-vous au sommet du Madres

                           le samedi 29 septembre 2012 

  
pour protester contre les mesures d'interdiction de toutes sortes  
que tentent d'imposer Groupama et ses gardes sur "son" domaine privé  
de Covazet et du massif du Madres.


Nous entendons réaffirmer que la montagne du Madres est un bien  
commun qui doit rester accessible à tous, comme cela a toujours été  
le cas depuis les temps les plus anciens, contrairement à  
l'entreprise de privatisation et d'interdits décrètée sur ce  
territoire par Groupama sur toute personne traversant sa "propriété  
privée" au seul bénéfice des quelques privilégiés invités aux 5  
chasses annuelles de prestige organisées par cette société d'assurance  
mutualiste !!!  censée relever de l'économie sociale et solidaire...


Nous appelons les organisations de randonnées, les guides et  
accompagnateurs de montagne, les responsables d'associations de pêche  
et de chasse, les syndicats d'éleveurs et autres usagers de la  
montagne à mobiliser leurs adhérents pour donner à cette marche de  
libération du Madres un retentissement exceptionnel pour sauvegarder  
sur ce territoire l 'intérêt commun d"un droit de passage" consacré  
par des us et coutumes séculaires

signé le LE COLLECTIF POUR LA LIBÉRATION DU MADRES
 

RDV à 8H au col de Jau

Puis pour ceux voulant venir par les chemins de Nohèdes, Sansa, le Capcir, l’Aude, RDV à partir de 12H au sommet du Madres (plusieurs étapes possibles).

Contact : liberonslemadres@gmail.com    -     06_86_97_42_73  / 06_79_95_44_05


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  • professeur de lettres, écrivain, j'ai publié plusieurs livres dans la région Languedoc-Roussillon, sur la Catalogne, Matisse, Machado, Walter Benjamin (éditions Balzac, Cap Béar, Presses littéraires, Presses du Languedoc...
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