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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 10:34

2012.jpg   *  Merci à Nadia, à Pierre Barbé et à son association du centre-ville "Saint-Jean" de nous avoir permis de montrer nos livres, samedi dernier.


 

  *Verbaliser derrière un écran : Perpignan : vidéo-verbalisation dès avril 2012

Par Philippe Becker - LA SEMAINE du ROUSSILLON du  10 février 2012 (extraits) :

 

L’information couvait depuis quelque temps. C’est désormais officiel : les caméras de vidéo-surveillance de Perpignan ne serviront plus seulement à prévenir la délinquance, mais aussi à dresser des contraventions.

Mais quelques questions se posent : qu’en sera-t-il de la tolérance rendue possible par une présence humaine sur le terrain ? Un opérateur derrière un écran peut-il faire la différence entre un stationnement d’urgence – un dépôt d’enfants par exemple – et une voiture mal garée depuis longtemps ? Pour Jean-Marc Pujol « il n’y a pas de tolérance pour les gens qui ne respectent pas la loi ».

L’autre interrogation concerne les modalités de la verbalisation. En effet les mêmes opérateurs devront à la fois se charger de la délinquance et des stationnements gênants : le temps passé à verbaliser se fera-t-il au détriment du contrôle des infractions ? Nous verrons ce qu’il en sera à l’usage. Gageons toutefois que les incivilités quotidiennes pourraient, à l’image d’autres villes expérimentant le même système, fortement diminuer.

 

Jeudi 12 juillet 2012, à 20h30, chapelle basse du Couvent des Minimes - 66 Perpignan,

Dans le cadre du Festival Perpignan sur Scène

l'Association HauteVoix présente

Cédric Debarbieux

L'Affaire Calas, une lecture théâtralisée du Traité sur la Tolérance, de Voltaire (1763).

 

Durée 1h25. Entrée : 5 et 8 €  (renseignements et réservations au 04 68 62 38 66)

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 10:22

    Mon amie D.Baillieux confirme le scandale dont j'ai été été la victime :

 

" J'étais derrière le véhicule, le coffre était ouvert et je gardais les tableaux que nous devions installer chez Roger COSTE (librairie Torcatis). Nous avons fait le plus vite possible. Personne ne s'est psenté pour m'annoncer qu'elle allait nous verbaliser et ce que nous faisions à cet endroit... Nous avons stationné sans gêner la circulation dix minutes au grand maximum... Pas un policier à l'horizon, pas une gendarmette, aucun duo d'aubergines...

 

 Mon frère étant dans la police nationale à Clermont-Ferrant, je vais recueillir des éclaircissements aups de lui...Comment cela fonctionne-t-il là-bas ? J'en doute...) 

 

  Mon cousin, à la BAC, à Paris, est lui aussi étonné... La municipalité met de l'ordre dans le dispositif des ordures, de la propreté...ça commence à se voir... Il faut aussi manier le karcher dans la police...

 

Je suis pour l'ordre républicain, je suis prêt à payer l'amende, mais avant je m'insurge contre la police de la lâcheté...

 

(photo P.Yvernaut)
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 17:50

venus-du-patio-sant-jordi.jpg   Décidément la police municipale ne s'améliore pas ! En tout cas, elle s'acharne sur moi, citoyen de Perpignan la Catalane, et de nombreux autres : la mairie a besoin d'argent !

 

   L'été dernier, je m'émeus en sortant, vers 23 heures, d'un concert du CG66 au palais des Rois de Majorque : les rues adjacentes au boulevard principal, par où doit passer le tour de France cycliste doivent être déblayées ! C'est pourquoi des dizaines de policiers s'activent avec les engins de la fourrière : il faut tout enlever ! A presque minuit !

   Les gens sont scandalisés, je me mets en colère en disant qu'il est plus facile de verbaliser les bons citoyens que de surveiller les délinquants des quartiers "chauds"..! Un jeune flic ouvre alors ma portière comme s'il allait me taper dessus : il a perdu son sang froid. 

 

  Lâchetés : il est plus facile de travailler dans la nuit. Injustice : j'étais bien garé et ne gênais personne !

 

  Et ça recommence : je viens de recevoir une amende forfaitaire : stationnement gênant place Arago, le 11 juin, à 14h18.

 

C'est vrai: je suis resté 10 minutes, du côté du Quick, le temps de décharger des tableaux pour la librairie Torcatis, à 200 mètres. Je ne gênais pas la circulation. La voiture n'est jamais restée seule, mais mon amie la surveillait, assise. On n'a vu personne, pas le moindre policier ! Personne n'est venu discuter (ou dialoguer) pour avoir des éclaircissements (6 camions déchargeaient aussi au même moment). 


  Le policier a-t-il pris une photo, de loin ? d'hélicoptère ? Avec son super-ordi-zoom..? En tout cas, lâcheté de la part de l'agent verbalisateur n° 748000 : il travaille à distance ! Il n'a pas le temps de parler aux gens

 

   Je veux bien reconnaître mes fautes, mais où est la police de proximité, de justice, de dialogue ? 

 

   Municipalité et police de lâcheté !

 

 

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 17:57

 Valérie : depuis que son nom, désormais célèbre, a « été pourri » sur le Net par des malfaisants et un ex-compagnon « un peu bordeline », elle a « une psychose » des informations la concernant sur le Web. Après des mois passés dans la « détresse psychologique », elle a sorti la tête de leau.  domi.JPG

 Les aléas de la vie d'un couple "normal" : « Un jour, après une brouille, on a décidé de se séparer, ça arrive à tout le monde. Cest ici que lembrouille a démarré. » Son ex-compagnon lui vole son chéquier et s'achète un abonnement à "Paris-Match"... Valérie annonce à lhomme quelle va porter plainte contre lui.

« Il est fou furieux que je décide de porter plainte pour vol. Il me menace et projette de me couler à mon boulot. Il disait quil allait balancer des insultes à mon sujet sur le Web. Il me mettait tellement la pression que jallais souvent vérifier. Et un jour, je me suis trouvée. »        

                                *Toile de Dominique BAILLIEUX :

 

 


Une vidéo (censurée)  En tapant son (vrai) prénom et son nom dans Google, une « quinzaine de liens » apparaissent « dès la première page de référencement ». Tous renvoient à une vidéo intitulée « Une bonne ... (X) par Valérie» postée sur YouTube via un compte créé avec son patronyme. Dans la vidéo, où l’« on voit une femme pratiquer une ...(X = censuré par l4elysée) » et qui contient « ladresse du lieu de travail et du village angevin» de Valérie... Même lors de la suppression de la vidéo, les liens de partage conservent une image capturée qui sert dillustration. On y voit toujours clairement la pratique de la fellation et le texte avec les informations de Valérie.

« Quand il a mis en ligne la vidéo, il a coché la case pour autoriser la vidéo et le texte à être recopiés. Jai trouvé le texte partout, sur des sites français, allemands, arabes, papous et même sur des sites de menuisiers et autres partouzeurs en DSKonneries... Jai dabord eu peur. Peur pour moi, mon travail mais aussi pour mes enfants. Ma seconde réaction a alors été de trouver la source de ces liens. »

« Je pleurais seule devant lordinateur »

Devant lampleur de la diffusion du texte, Valérie est abattue. Elle en parle à quelques membres de sa famille proche et une poignée damis. Elle écrit à Google et YouTube, remplit « des formulaires complexes » que même ses « copains qui connaissaient linformatique » avaient du mal à compléter.

Elle appelle également des structures spécialisées dans le nettoyage de-réputation. Plusieurs lui proposent de payer 200 euros demblée mais dautres suggèrent de « patienter quelques semaines que les liens redescendent ». Mais Valérie na pas envie dattendre :

« Quand ça vous arrive, vous nêtes pas patient du tout. Vous voulez que cela disparaisse immédiatement. Jexplosais, javais limpression que lon me regardait différemment. Parfois les liens descendaient puis remontaient dans le référencement huit jours plus tard. A moment-là, je nen pouvais plus. Je vérifiais matin, midi et soir si les liens partaient. Je pleurais seule devant lordinateur. »

Elle entre dans une période de détresse proche de la dépression. « Heureusement », elle est dans une période dinactivité professionnelle et « laffaire » na pas dimpact direct sur son travail.

« Il y a eu un moment où lon tapait le nom de mon lieu de travail et on voyait mon nom et le texte de la vidéo apparaître. »

LA belle Valérie réagit : Elle a recours à un site qui soccupe du nettoyage de-réputation, MaViePrivee.fr (les inscriptions sont temporairement closes), qui agit pour les particuliers et leur propose de payer ce quils veulent.

« Ils ont contacté les sites pour effacer les informations et créé des tas de pages me concernant sur les réseaux sociaux pour étouffer les liens. Et effectivement les liens ont commencé à descendre. »

Elle alerte aussi la Commission nationale de linformatique et des libertés (Cnil), compétente pour traiter ce genre de dossiers gratuitement. Problème, à lépoque, elle ne peut contacter que les sites hébergés sur le territoire français ou jouer les intermédiaires avec ses homologues étrangers qui « prennent les dossiers en main au bout dun mois ».

Après six mois de bataille, il ne restait que deux sites comportant ces informations. Valérie entrevoit le bout du tunnel avec un certain soulagement tout en sachant que les démarches prendront encore un certain temps pour lun des deux sites : « Lun français et lautre en Turquie, où il n’y a pas déquivalent à la Cnil... Cela a donc été compliqué de leffacer. »

 Elle na pas porté plainte pour diffamation sur Internet contre son ex-compagnon. La procédure est « trop longue » pour réagir à ce genre de problèmes, les démarches au tribunal de grande instance pouvant prendre plusieurs mois.

Une lenteur juridique, qui nest pas propre à ce genre daffaire, inadaptée à la vitesse de circulation des informations sur le Net. Valérie continue dutiliser Internet « quotidiennement » mais a radicalement changé ses habitudes de consommation. Le traumatisme, sans doute.

« Je ne veux plus rien de moi sur Internet. Jai une psychose dinformations à mon égard sur le Net, que se soit vrai ou pas. Je veux disparaître de Google, Facebook, MySpace... Avec une simple vidéo téléchargée et un texte débile, jai mis des mois et des mois à men tirer. Ne faites confiance à personne. »

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 12:56

asphodeles.jpg   Vernissages

 

La grande majorité des habitués de vernissages artistiques profitent de l’événement pour boire abondamment et manger de façon gargantuesque, tandis que les autres causent peinture et font les esthètes. 

 

Lors de ce rituel qui débute l’exposition, on peut aisément prendre Julien pour un artiste ou pour un critique d’avant-garde, avec ses cheveux longs et sa chemise à fleurs. En vérité, ce n’est qu’un drôle de coucou, faisant son nid près des tables bien garnies des hôtes de ces hauts lieux de l’inspiration et de la création contemporaines ; il ne s’agit que d’un pique-assiette, échangeant de temps en autre quelque réflexion pointue avec une vague connaissance, un habitué de ces agapes, mais se situant plus près du phénomène d’indigestion que d’une situation de communication. 

 

D’ailleurs, comment parler quand on lorgne sur les nouveaux plateaux regorgeant de gourmandises sur canapé.. ? Comment causer avec profondeur quand le mélange des vins commence à vous  tourner les esprits..? Et puis, en fin de compte, ce n’est pas très convivial, cette rencontre : debout, dérangé sans cesse par des visiteurs qui veulent, eux aussi, participer, à la collation générale, vous stagnez à votre place, la plus proche de la sainte table, dans un perpétuel déséquilibre et l’inconfort de sentir vos deux mains occupées par des charcuteries ou des îles flottantes… 

 

Et la graisse de ces amuse-gueule, l’huile des olives, la crème des gâteaux, qui se mêlent à la chaleur de la pièce et à la sueur de plus en plus prégnante de votre corps, finalement, tout ceci mettait Julien mal à l’aise et ne lui permettait pas d’apprécier à leur juste valeur les chefs-d’œuvre exposés sur les cimaises de cette galerie ou de ce musée… Les vernissages sont des épreuves  et comme vous faites un repas incomplet, déséquilibré, sans plat vraiment nutritif et consistant, vous sortez de cette cérémonie, vouée à l’estomac plus qu’à la jouissance esthétique, comme frustré, mais avec l’intention, tout de même, de participer activement à la prochaine… 

 

Julien rentrait chez lui avec le désir d’écrire ces moments uniques et pourtant sans cesse recommencés. Ces instants auraient dû être consacrés à la contemplation, à la méditation ; or, la grande bouffe l’immobilisait dans les basses activités du quotidien. Comment noter cette réalité.. ? Julien ressassait dans sa tête cette forte pensée de Sun Tseu :


« Employer la feinte de la fiction pour terrasser la rigueur du réel. »

 

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 14:43

costa.jpeg    Le tourisme de masse, issu des pays occidentaux, conduit les foules dans des hôtels impersonnels, des restaurants à la gastronomie "européenne", des paquebots à l'immensité, à la monstruosité luxueuse inouïe... C'est un scandale pour la raison et pour les peuples africains, asiatiques, en développement qui voit débarquer chez eux des troupeaux d'humains en quête d'exotisme, d'images insolites ou de plaisirs pervers : goûts pour la pédophilie, la prostitution à moindre coût...

 

   Ces foules peu romantiques vont faire quelque excursion ou safari touristico-voyeur, puis reviennent se mettre en sécurité dans leurs hôtels six étoiles ou leur immeuble flottant, contenant piscine, tennis, sauna, casino, thalasso, etc... Parfois, ces paquebots démesurés s'échouent : on a encore en mémoire le naufrage lamentable du Costa-Concordia au nom peu adéquat, car trompeur ! (photo ci-dessus) !!!

 

   Ce peuple grégaire, composé de classes moyennes ou de bobos à la recherche d'émotions "fortes", depuis leur refuge sécuritaire ou ou par le média photographique, se dit qu'il ne peut rien face à la misère du Tiers-Monde : donner un peu d'argent, de temps en temps, mais c'est à l'Etat de le faire, et puis, vous savez, tous ces envois humanitaires seront détournés par des mafias locales ou par les gouvernements en place... Alors, vive l'égoïsme, l'individualisme, l'exhibitionnisme, la partouze généralisée...

 

 Et vive Le Club Méd et Trigano qui vendent du vent et de la misanthropie : "Vendre du voyage, c'est vendre du rêve." Vendre, toujours, le marché, toujours et le simulacre d'un songe !!!

 

   Rachid Amirou, dans sa thèse sur "L'imaginaire touristique" (CNRS éditions, 20 euros, 2012) nous prend à revers, nous plonge dans le paradoxe. Intellos, écolos, défenseurs des pauvres et des opprimés, nous désirons protéger ces populations assaillies et perverties par le tourisme massif. Nous voudrions que ces pays "exotiques", beaux et "naturels" ne changent pas : c'était l'idée de Gauguin, se rendant en Océanie, profitant des faveurs du climat, de la mer et des femmes et n'ayant pas conscience que l'utopie était morte : les "Blancs" installés aux Marquises avaient déjà transformé -en mal- ces îles édéniques...

 

   R.Amirou écrit au contraire que notre idéologie est moralisatrice, que nous installons une "construction exotique de la pauvreté", et que ces peuples lointains, autrefois décrits par Bougainville ou victor Segalen, en fait désirent "s'agréger au mode de vie occidental". Ils veulent particper de la mondialisation et profiter des avancées du progrès au lieu d'être regardés cmme des indigènes qu'on exposerait au musée des arts premiers, à Paris ou ailleurs en Europe..?

 

  Nous nous étions trompés : ces peuples exploités, méprisés, veulent se développer comme nous et avoir une part du gâteau...

 

 Il faut les aider, de façon durable, mais surtout généreuse, en les traitant comme des êtres à part entière. L'exotisme, la pauvreté, les anciens rites, ce n'est pas l'authenticité ! " Ils aspirent, ces peuples, au mode de vie occidental." !!!

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 19:41

 

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  * Articles de la mort - Les faits divers :

 

 * Encoches du temps. Signaux de signification. L'eau descend du sommeil de la montagne. Le paysan évolue dans les champs culturels.

 

  * Colin avait une fiancée à Nancy : une infirmière qui, à l'occasion, venait aider la sage-femme, lors d'un accouchement. Colin, pendant la guerre de 4/18, était brancardier et, chaque jour, à l'hôpital civil de Nancy, il s'occupait des pansements des nombreux soldats blessés  il revoyait ainsi la jeune fille. Cependant cette idylle allait s'avérer éphémère : le régiment devait bientôt changer de cantonnement. Comment les deux amoureux feraient-ils, désormais, pour se retrouver..? Cette liaison était-elle finie, de façon irrémédiable ? 

  Vous le saurez en lisant, à la page six du quotidien "Le Républicain lorrain", daté du 12 août 1916, la chronique "Chiens écrasés".

 

  *  Le fait divers fait-il oublier les ennuis quotidiens, personnels, la réalité ?

Pourtant, il n'y a pas plus réaliste que ces non-événements, ces brefs moments de vie. Ils sont la vie, le réel le plus authentique; ils constituent les bas-fonds de la société, crimes, v(i)ols, réglements de compte...

Ils disent la marge, la cour des miracles, le dessous des jupes, de la ceinture, des cartes et des ponts, les impasses où l'on pisse sans retenue, les venelles grises des existences en cul-de-sac...

 Ils sont le vrai, le tragique, le sort inique, le sordide, le compact de la matière.

Justement : ils le sont tellement, tout cela, qu'ils entrent, malgré eux, dans le monde des mythes.

 

  Le fait divers, c'est la fiction tissée de réalité, la sublimation de la saloperie qui se raconte à la une des journaux mercantiles, ou dans le blanc et noir d'une littérature qui a cru exposer la lutte des classes et s'est fourvoyée dans un vénal exotisme de voyeurs...

 

  Il est fracassant, dans l'actualité, le fait divers; puis il s'estompe à tout jamais. Le Français n'a pas (n'aime pas ? Refoulement du "mal" ?) la mémoire des "scandales" politico-financiers.. Ainsi, l'affaire, tout doux, s'est endormie: suicide pou assassinat ? Affaires anesthésiées ! 

 

  Si l'on gratte au-delà du vernis  du spectacle journalistique, on découvre vite, bien sûr, que le fait divers est politique. Sans évoquer les exemples évidents et désormais historiques de certaines "affaires" célèbres (Callas, Dreyfus...), on peut citer le fait divers, non pas spontané, mais bien organisé, lui, du Mondial sportif... Mundial de foot : en effet, je reviens sur ce mois de juillet 1982 : fait d'été ! Ces rencontres de foot-ball révèlent les affrontements Nord/Sud (plus qu'Est/Ouest, d'ailleurs), le rôle silencieux des multinationales, des financiers et des publicitaires; la force du nationalisme, aussi et l'effort de certains pays pour résister à l'emprise des capitaux, des marchés réducteurs de têtes et du droit à la différence...

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 10:55

Les anarchistes espagnols : 1868-1981

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Auteur : Édouard Waintrop, Denoël, Paris, France

Collection : Médiations - Prix : 28.50 € 

 

  • La présentation de l'éditeur

L'Espagne du XIXe siècle est un pays encore traditionnel, catholique et peu industrialisé. C'est là que s'implante l'une des utopies les plus radicales de l'époque moderne : l'anarchisme. Depuis le discours de Fanelli qui expose les idées de Bakounine à Madrid en 1868, jusqu'à la fin de la guerre civile espagnole en 1939 et aux soubresauts de l'après-franquisme, ce livre retrace cette aventure inspirée, chargée de contradictions et finalement désespérée. Il raconte le destin de nombreux militants illustres ou obscurs, poseurs de bombes ou leaders syndicaux, chefs militaires ou intellectuels. Tous furent portés par le même refus de l'autorité. Bientôt pris au piège entre leur exigence révolutionnaire et les machines totalitaires des années 1930, les anarchistes espagnols finirent broyés dans la guerre civile.
Dans un ouvrage très complet, vivant, puisant à des sources neuves, Édouard Waintrop rend hommage à ce mouvement à la fois légendaire et méconnu, et analyse l'échec de l'une des formes les plus pures de l'idéal révolutionnaire.

Journaliste culturel à Libération jusqu'en 2008, Édouard Waintrop dirige aujourd'hui la Quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes.

 

  • La revue de presse Marc Semo - Libération du 24 mai 2012

Bouffeurs de curés, ascètes, soldats... les combats des libertaires espagnols...
Dans cette geste, l'ex-journaliste culturel de Libération (aujourd'hui délégué général de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes), passionné depuis des années par le sujet, montre la grandeur mais aussi les limites de l'utopie libertaire et d'un communisme anti-autoritaire dans ce pays qui fut sa terre de prédilection. A la fin du XIXe siècle, ce courant était très puissant en Russie comme en France ou en Italie. «Ce n'est qu'à partir de la Première Guerre mondiale que les libertaires ont perdu leur importance dans la plupart des classes ouvrières organisées du monde occidental», relève Edouard Waintrop. Dès lors, l'histoire de l'Espagne, restée en dehors de la grande boucherie, divergea de celle du reste du continent. L'anarchisme y resta florissant, avec des courants d'autant plus radicaux qu'ils agissaient dans un pays encore très catholique et agricole. Si l'anarchisme s'implanta tôt dans la Catalogne industrielle, il avait ses bastions aussi dans les campagnes comme celles de l'Andalousie ou de l'Aragon.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 19:53

vidal La ville de Perpignan a un nouveau directeur de la culture !

 

   Après Marie Costa, classée à gauche, cette municipalité de droite (voire d'extrême-droite, signe : ce musée de l'Algérie française, qui ne représente pas les différentes tendances pieds-noirs, mais est financé par la cité, c'est-à-dire par les citoyens, nous ! et bientôt un conservateur  c'est le cas de le dire ! Mais que va dire le nouveau directeur..?), choisit un gauchiste, ou anar, en tout cas un situationniste (voir la dédicace à Guy Debord pour l'opuscule "Révélations sur l'état du monde"), responsable de la Kulture..!

 

   Je me souviens pourtant d'une rencontre à la librairie Torcatis, où Jordi Vidal proclamait que Perpignan n'était qu'un paysage de ruines, une ville moribonde... La municipalité a jugé que cet intellectuel spécialiste du cinéma (*) était trop iconoclaste, ennemi des poncifs, stéréotypes et discours post-modernistes, et trop dangereux...

 

   Il fut "récupéré" d'abord en étant nommé directeur de HEART ("haute école d'art", à la modeste appellation !). Il est enfin assimilé en dirigeant désormais le "pôle culturel"... Bonne chance ! On attend des surprises, sans trop d'illusions...

 

 

(*) ses oeuvres : Opéra Chymica, éditions Dérive 17, 1981- Révélations sur l'état du monde, éditions Dérive 17, 1984 - Résistance au Chaos, éditions Allia, 2002 -,Traité du combat moderne : films et fictions de Stanley Kubrick, éditions Allia, 2005 - Servitude et simulacre en temps réel et flux constant, réfutations des thèses réactionnaires et révisionnistes du postmodernisme, éditions Allia, 2007...

 

 

 

 

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 12:20

mignaval.jpeg   Pierre Mignaval (en noir) et ses salariés, à Sète, au siège des NPL (Nouvelles Presses du Languedoc).

 

 

 

  A propos de mon livre "Balades culturelles en Catalogne".(*)

 

Me voici donc dans un contentieux avec les NPL et son directeur Piere Mignaval: obligé de prendre un avocat puisque ce personnage (issu du net, propriétaire de "mon editeur.net" et des "éditions singulières") refuse de régler, depuis trois ans, mes droits d'auteur et même de me donner le moindre relevé des ventes ou de la diffusion de mon livre (noms des points de vente) ! Un vrai scandale ! La malhonnêteté incarnée ! Je me suis pourtant rendu à trois reprises dans les locaux des NPL, à Sète, afin de trouver un terrain d'entente et d'obtenir des documents sur les diffuseurs... Hélas !

 

   Pourtant l'histoire avait bien commencé; j'avais envoyé mon manuscrit aux Presses du Languedoc, à Montpellier; quelques petites semaines plus tard, son directeur, Max Chaleil, me téléphone sur le portable, m'annonçant qu'il est intéressé, qu'il faut maintenant retravailler plusieurs passages... Je relis, corrige et vais à Montpellier pour signer le contrat et travailler à la mise en page...

 

Puis vint ce Pierre Mignaval qui aurait mieux fait de rester sur le net, car il ne connaît rien aux livres et surtout car il méprise les auteurs. Eliane Comelade m'a raconté ses démêlées, elle aussi, avec ce sinistre personnage.

   J'agis seul pour obtenir droits d'auteurs et dommages et intérêts. Il vaudrait mieux que les auteurs malmenés par les marchands de papier se regroupent en entament des actions collectives ! Cette attitude ne peut que dégoûter les auteurs : la solution serait de s'auto-éditer, ou de lancer sa propre maison d'édition (voir le courage de Patrick Gifreu, avec les éditions de La Merci, qu'il a créées.), même si la reconnaissance est difficile à obtenir ! Le lecteur ou le critique littéraire "reconnaissent" les auteurs édités à compte d'éditeurs, en ignorant (ou feignant d'ignorer que ceux-ci pratiquent très largement le compte d'auteurs...)

 

   A suivre...

  (*) Merci de ne pas l'acheter en librairie (22 euros); je diffuse moi-même (!) quelques dizaines d'exemplaires au prix de 18 euros (me contacter au 0631690932).

 

--- *Sur le site officiel :  Nouvelles Presses du Languedoc 

"Elles ont été créées en 2006 par Pierre Mignaval, quand il a racheté les fameuses Presses du Languedoc fondées par Max Chaleil à Montpellier en 1977.
On y trouve aujourd'hui 18 collections et plus de 300 titres, qui ont pour vocation de présenter tous les éléments constitutifs de la culture régionale, sur un territoire qui va de l'Aquitaine à l'Italie : histoire, protestantisme, nature, langue, cuisine, etc.
La collection Itinéraires et Découvertes, par exemple, publie des guides géographiques thématiques... Sur les traces des Templiers et des Hospitaliers, de Jeannine Redon, nous fait ainsi visiter tous les sites de ces deux ordres en Languedoc."
Les Editions Singulières
"Créées en 2005, elles correspondent à une double volonté de Pierre Mignaval : ne pas se restreindre au seul cadre régional pour la thématique et la diffusion, et proposer des sujets originaux dans le domaine du roman, des essais, du livre d'opinion, de l'art, de la photo...
Et puisqu'il s'agit de publier ce type d'ouvrages depuis Sète, qui est surnommée "L'Ile Singulière", leur nom était tout trouvé !
Un exemple : Fontaines et jets d'eau - Conception et réalisation d'Eric Compan, un des rares spécialistes français en la matière, et qui travaille dans le monde entier.
On a ici 11 collections, dont une intitulée "Hors collection"...
Nouvelles Presses du Languedoc & Les Editions Singulières - 18, impasse Gaffinel - 34200 SETE - Tél. : 04 67 51 60 80 www.npl-editeur.fr
www.editions-singulieres.fr

 

** Rencontre aux Nouvelles Presses du Languedoc (en trois ans, pas une seule invitation ! je me suis invité au stand des NPL à la "Comédie du livre" de Montpellier, en 2009...)

 

A l'occasion de la rencontre annuelle organisée par Pierre Mignaval et les Nouvelles Presses du Languedoc à Sète, l'équipe de Thau Tv vous présentent quelques auteurs de cette éditions sètoise. D'autres reportages sur www.thautv.fr

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